II) PSYCHOLOGIE DES INDIVIDUS ET DES GROUPES :
1- LA PSYCHANALYSE
Freud a présenté l’appareil psychique en forme d’un Iceberg: la partie cachée l’Inconscient est plus énorme et c’est elle qui commande la petite
partie flottante le Conscient:
L’inconscient est constitué de contenus refoulés des représentations refoulées des pulsions souvent sexuelles ou agressives, n’ayant pu accéder
au système préconscient/conscient.
La Pulsion : est une Poussée de Désire qui a sa source dans une excitation corporelle et dont le but est de supprimer l’état de tension qui règne
à la source pulsionnelle: “Le concept de pulsion nous apparaît comme concept limite entre le psychique et le somatique, comme le représentant
psychique des excitations issues de l’intérieur du corps et parvenant au psychisme…” (Freud, Métapsychologie)
L’Inconscient se définit comme le siège des pulsions/désirs et souvenirs refoulés et font face à une résistance à leur réapparition consciente.
A. Signification du refoulement :
Le refoulement est un moyen de défense par lequel le sujet évite ou croit éviter ou bloquer un désir pour s’éloigner de dangers dus à des conflits
avec la morale externe ou des aspirations morales internes.
Le refoulement est une fausse solution car les désirs inconscients vont toujours chercher à se manifester, ce qui entraîne des conflits internes au
psychisme. Le désir qui ne trouve pas une voie ou une substitution pour se réaliser se manifeste sous forme de symptômes.
« La psychanalyse en tant que thérapeutique va donc se donner pour mission d’aller rechercher, de faire
ressurgir à la conscience, les souvenirs, les désirs refoulés afin de résoudre ces conflits. »
L’analyse est donc un voyage dans le refoulé et une enquête dans le passé, ce qui explique l’importance de l’enfance pour la psychanalyse.
Pour l’Agent Socio- Educatif (ASE), ce fondement théorique est très important pour mener un travail d’aide et de
suivi des patients tout en respectant leurs récits qui fondent le roman ou l’histoire personnelle et familiale de chacun, en
donnant une bonne écoute active et objective en forme d’entretien d’aide détaillé comme TP.
La mission de l’écoutant dans le cadre de la cure ou la relation d’aide est de laisser parler le patient et de l’écouter, la libre parole entrecoupée de
silences, d’hésitations : Résistance, de Lapsus, permet aux éléments inconscients sources de troubles d’apparaître progressivement à la conscience.
B. Le retour à l’enfance
Le plus souvent, ces discours soulève le passé et les souvenirs de l’enfance qui font référence à la sexualité, le complexe d’Œdipe, le narcissisme,
les rêves, les complexes et les conflits des Désirs et Interdits.
Le complexe d’Œdipe qui se manifeste par le désir du parent de sexe opposé et la haine du parent de même sexe, mais cette sexualité ne se
manifeste pas de la même façon que la sexualité adulte.
En revanche chez l’enfant la pulsion sexuelle comme Libido s’organise également autour de zones du corps nomées Zones Erogènes : la bouche,
l’anus, l’urètre, l’épiderme...
Dans le but de procurer un plaisir sensuel sachant que le lien est étroit entre sensualité et sexualité chez l’enfant privé de langage, tout passe par
le plaisir du corps, principalement l’affectivité. L’enfant va donc vivre différentes périodes au cours desquelles sa sexualité va s’organiser autour d’une
zone érogène privilégiée.
Le Stade Oral (première année de la vie). C’est le plaisir du suçotement. Cette activité rythmique, séparée du besoin de nutrition, procure à l’enfant
ses premières jouissances. Assez rapidement se manifeste aussi le plaisir de mordre, manière pour l’enfant de satisfaire son désir de s’approprier cet
aimé et tout puissant objet qu’est le sein maternel.
Le Stade Anal (deuxième et troisième années de la vie). Ce sont les plaisirs qui ont un rapport aux excréments, c’est aussi la jouissance liée à l’usage
des sphincters anaux (défécation, rétention).
Le Stade Phallique (entre trois et cinq ans). L’enfant découvre son corps, le plaisir est alors lié aux organes génitaux (onanisme). C’est aussi le
plaisir de voir et celui d’exhiber. L’enfant prend aussi le parent de sexe opposé comme objet de désir et entre en rivalité avec celui du même sexe.
Le Stade de Latence, de refoulement, de mise en sommeil de l’activité sexuelle. La honte et le dégoût apparaissent et s’établissent en gardiennes
pour contenir ce qui a été refoulé, c’est la formation de la personnalité morale par intériorisation des interdits parentaux et sociaux.
Le stade de Puberté où la sexualité se manifeste à nouveau et cette fois ci elle est cadrée dans les résistances et Prohibitions qui se sont établies
dans les stades précédents pour suivre la voie sociale acceptée, c’est la Sexualité Génitale recherchant l’Objet d’Amour à l’extérieur du familial.
C. L’influence de l’enfance sur la personnalité adulte :
Si au cours de l’enfance le sujet est victime de traumatismes (carence affective, jalousie résultant de la naissance d’un frère ou d’une soeur, violence,
etc...), la frustration de certains désirs pourra entraîner à l’âge adulte une régression vers les stades de l’enfance, des Fixations Infantiles pourront
rompre ou détourner le refoulement, il reste toujours quelque chose de la sexualité infantile dans la sexualité adulte : déviance, névrose, troubles
pathologiques, échec du refoulement…
« Les désirs mal refoulés apparaissent sous une forme déguisée, s’il n’y a pas de désirs mal refoulés durant
l’enfance, il ne peut y avoir de troubles graves. »
L’Agent Socio- Educatif est suscité de mener des liens entre les souvenirs du patient et ses plaintes et troubles. Tous signes
de maladie ou symptômes est un message du passé, des occupations et des refoulés de l’enfance de chaque cas. Ce là est
possible si l’ASE arrive à comprendre la complexité et la richesse de ses expériences de vie.
D. Ça, Moi et Surmoi
Le ça : le contenu du ça est essentiellement pulsionnel et entièrement inconscient, concerne les exigences somatiques essentielles (faim, soif),
l’agressivité et les désirs sexuels.
Le moi : Volonté, pensée et conscience principalement, n’est inconsciente dans le moi que la partie périphérique proche du ça et qui refoule ou
adapte les pulsions en fonction du principe de réalité auquel le moi est soumis.
Le Surmoi : se défend contre le ça et se soumettre aux exigences des Prohibitions et Incestes parentaux de la période Œdipienne et correspond à
l’intériorisation inconsciente et préconsciente de tous les interdits parentaux, sociaux et Educatifs, Acculturation et Socialisation du passé enfantin.
L’appareil psychique humain constitué de ces trois instances est considéré comme base de l’équilibre de la vie psychique, physique puis sociale tant
que le moi avec ses Mécanismes de Défense assure un bon contrôles des limites du surmoi et les exigences pulsionnelles du ça, comme il est présenté
dans les trois schémas suivants : personnalité dite Equilibrée avec un MOI fort, personnalité de tendance Névrotique sous Pression d’un Surmoi
Dominant et personnalité de tendance Psychotique sous Emprise des Pulsions du Ça:
Le Ça : désirs, souvenirs et Jouissances, le Surmoi : interdits, morale et lois intégrées et le Moi : équilibre entre ces
instance et la réalité avec des mécanismes de défense adaptatifs.
2- LE BEHAVIORISME
Pour la psychologie behavioriste, fondée par John Broadus WATSON aux États-Unis en 1913, il faut écarter tout recours explicatif à la vie intérieure,
à la conscience, aux prédispositions, pour étudier scientifiquement le comportement des organismes vivants et leurs relations avec l’environnement.
L’Apprentissage dans le monde Animal offre un terrain de recherche privilégié, dans la mesure où il se prête à l’expérimentation. Ainsi, certains
chercheurs étudient le comportement des rats dans des dispositifs spéciaux où l’obtention de nourriture dépend d’une pression sur un levier en fonction
de certaines incitations. En associant la récompense à une réponse spécifique, on renforce l’association stimulus-réponse. On explique donc tous les
processus d’apprentissage par le conditionnement. Sur ces bases et en variant les conditions d’expérience et les animaux testés, on a tenté de dégager
les formes et les lois de l’apprentissage. Il est significatif à cet égard que le Behaviorisme prétende transposer ces lois du monde animal au monde
humain.
La forme élémentaire d’apprentissage est l’accoutumance ou la disparition d’une réaction par sa répétition, puis viennent les différentes formes
de conditionnement, de type classique ou opérant, lorsque des techniques de renforcement entrent en jeu (pour les problèmes de labyrinthes, par
exemple, ou dans la plupart des dressages).
Le Béhaviorisme interprète donc tout comportement (humain ou animal) en termes de “stimulus - réaction”. Le stimulus étant ce qui provient de
l’extérieur de l’organisme et la réaction ce que cet organisme fait après avoir été affecté par ce stimulus, Watson ne s’intéresse qu’à ces deux termes
et laisse de côté tout ce qui se passe entre deux, dans le psychisme du sujet et son Aménagement Interne.
La transposition des résultats acquis par l’observation des animaux sur le plan humain, l’analyse de tout comportement en termes de stimulus-
réponse font la force du Behaviorisme comme psychologie scientifique, mais elles trahissent également ses points faibles : peut-on en effet expliquer
tout apprentissage par le conditionnement ?
3- LA PSYCHOLOGIE COGNITIVE :
La psychologie cognitive étudie l’ensemble des fonctions cognitives : la perception, l’attention, la mémoire, le langage et les activités intellectuelles.
Contre le Béhaviorisme, qui avait éliminé les phénomènes mentaux du champ d’étude de la psychologie pour ne considérer que les seuls comportements,
la psychologie cognitive rétablit l’esprit au centre de ses préoccupations.
A. Les travaux de John PIAGET :
Piaget qui passe le plus souvent pour un spécialiste de la psychologie de l’enfant refuse ce terme, opposant à la psychologie de l’enfant; étude de
l’enfant pour lui-même, la «Psychologie génétique», qui «cherche, dans l’étude de l’enfant, la solution de problèmes généraux, tel celui du mécanisme
de l’intelligence, de la perception, etc.».
B. L’évolution psychologique de l’enfant:
Pour Piaget, l’intelligence de l’enfant se développe selon différents stades.
1. Le premier, le stade ” sensori-moteur ”, va de la naissance jusqu’à dix-huit mois ou deux ans : le bébé apprend à connaitre le monde par les objets
qu’il utilise.
2. Vers deux ans, l’enfant passe au stade ” préopératoire ” : il peut se représenter certains actes sans les accomplir ; c’est la période du jeu
symbolique, qui correspond à l’acquisition du langage (voir La Construction du réel chez l’enfant, 1937).
3. Vers sept ou huit ans, l’enfant entre dans la période des "opérations concrètes": il se socialise, notamment sous l’influence de l’école.
4. Enfin, vers onze ou douze ans, il atteint le stade des ” opérations formelles ”, celui de l’abstraction.
Ce schéma type varie, bien entendu, selon les individus. Chacun construit son intelligence - donnée par l’hérédité comme potentialité - selon un
rythme et une durée qui lui sont propres.
Cette conception a des conséquences sur le plan pédagogique : l’enfant ne peut apprendre que s’il est apte à construire les schémas lui permettant
d’assimiler les connaissances qu’on veut lui transmettre. L’enseignement doit donc être adapté aux différents stades de développement de l’enfant, et
différencié, puisque ce développement se produit à un rythme et selon une durée variables pour chaque individu.
4- PSYCHOLOGIE DU BIEN-ETRE:
La douceur des soins est l’axe central de la psychologie de soutien, en parlant de Psychothérapies douces, Sophrologie, Méditation, Relaxation,
Concentration, Yoga, Zen, Chais ou même Shiatsu comme technique de faire face au déséquilibre émotionnel, somatique ou rationnel c’est la quête
d’une sérénité et force de soi.
Les découvertes de la psychologie sont utilisées comme modalité de diagnostic, test, soutien, thérapie ou accompagnement, et chacune de ces
utilisations représente entre deux et trois pratiques que l’ASE doit saisir comme "arsenal" professionnel de ses tâches quotidienne de la bonne écoute,
le questionnement … au toucher relaxant.
L’ASE est suscité de maîtriser ce profile de conscience psychologique avec ses grands sens d’influence, de positivisme
et d’objectivité estimable, telle sont les qualités de travail de relaxation à mener avec les patients face à leur indécision,
souffrance ou douleur morale.
La relaxation est un moyen, une technique médico-psychologique permettant de mettre au repos son corps et son esprit. Elle permet aussi
d'éviter ou de traiter des déséquilibres physiques ou psychiques.