Réseaux Industriels et Bus de Terrain
Réseaux Industriels et Bus de Terrain
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2024-2025
1.1-Définitions (Bus, Terrain, Réseau, Réseau local, Réseau local industriel (RLI), Réseau local
d’entreprise, Quelques noms des réseaux locaux industriels).
1.5-Caractéristiques des données échangées dans un RLI (Nature des messages échangés, Taille
des messages).
1.7-Architecture OSI et RLI (Adaptation du modèle OSI aux RLI, Caractéristiques de la couche
physique pour les RLI, Caractéristiques de la sous-couche MAC pour les RLI).
1. Introduction
Généralement le terme « réseau de terrain » regroupe tous les bus de communication
utilisés dans le monde industriel, néanmoins, on peut distinguer trois bus de complexités
différentes :
- Le réseau d’usine : c’est un réseau local industriel basé sur Ethernet de type MAP
- Le réseau d’atelier : pour relier les unités intelligentes ou à intelligence limité.
- Le réseau de terrain ou capteurs/actionneurs pour relier les nœuds à intelligence
limitée ou nulle.
Réseaux et bus de terrain
– Terrain
Indique une couverture limitée ou délimitée géographiquement (usine, atelier, voiture...)
– Bus
Au sens informatique industriel, conducteur ou ensemble de conducteurs, communs à
plusieurs circuits permettant l'échange de données entre eux
- Liaisons communes
- Plusieurs circuits
- Référence à la topologie de la configuration
– Réseau
Ensemble de lignes de communication qui desservent une même unité géographique
Peut être composé d'un seul bus
- Caractérisé par une topologie.
- Permet une gestion répartie : diagnostic, maintenance...
immunité au bruit. Les distances de communications sont assez faibles par rapport aux autres
types de réseaux, souvent inférieures à quelques dizaines de mètres.
Une topologie en bus est généralement adoptée pour sa facilité de mise en place,
d’évolution (ajout ou retrait de systèmes) et d’extension (répéteurs). Les réseaux de terrain
sont de plus en plus intégrés dans le monde industriel. En 2000, l’Europe utilisait plus de
700,000 réseaux de terrain.
– But initial
Le but initial des bus de terrain était de remplacer les anciens systèmes analogiques de courant
4 - 20 mA
– Objectifs
*Améliorer la qualité
- Améliorer la fiabilité du système de transmission
* Améliorer l'efficacité
Précision, formalisation des échanges entre équipements, …
* Interopérabilité
Système ouvert
1 Introduction
L’histoire des réseaux locaux industriels remonte à la fin des années 70, avec l’apparition
des équipements industriels numériques intelligents et des réseaux informatique de bureaux.
Leur apparition est venue répondre,
et de mesure) de façon à éliminer les pertes de temps et les risques d’erreurs dus aux
interventions humaines,
Les réseaux locaux industriels ont été donc introduits petit à petit dans les systèmes
automatisés, à des stades divers selon les domaines d’application. Ils sont nés avec le
développement de l’électronique et des matériels numériques programmables. L’apparition des
régulateurs numériques et des automates programmables a conduit les offreurs à mettre sur le
marché des réseaux pour les interconnecter et rapatrier à moindre coût de câblage les
informations nécessaires à la conduite par les opérateurs dans les salles de commande
- robots،
- contrôleurs à logique programmée (PLC)،
- capteurs،
- actionneurs،
- stations de supervision،
- …etc.
Ainsi que les moyens nécessaires à leur interconnexion tel que les câbles, les
passerelles, les routeurs,… etc.
Dans les environnements industriels d’aujourd’hui, la plus part des tâches se font d’une façon
automatique ce qui maximise les taux de production, garantit une meilleure sécurité du
personnel, et augmente la rentabilité de l’industrie en générale.
L’automatisation de l’industrie permet d’atteindre des objectifs très intéressants :
-Commercialiser rapidement les nouveaux produits،
- Réagir à court terme et avec souplesse aux exigences du marché,
- Réduire le temps de mise sur marché,
- Produire de manière efficace et économique,
- Exploiter de façon optimale les capacités des machines,
- Minimiser les temps improductifs,
- …etc.
De telles objectifs ne sont parfaitement atteints que si toutes les machines d’une installation
sont complètement automatisées et fonctionnent en parfaite interaction, ce qui peut être atteint
par :
- l’utilisation de machines automatisées,
- L’utilisation des PLC (contrôleurs à logique programmée) qui permettent
d’automatiser l’utilisation de certains équipement non automatisés.
- L’utilisation des robots pour automatiser les tâches « intelligentes « telles que la
soudure, le montage, assemblage, … etc.
- L’utilisation des réseaux informatiques industriels pour garantir l’interopérabilité
des équipements automatisés.
Les installations industrielles, permettent de mettre en œuvre un grand nombre de
fonctions qui sont largement interdépendantes et qui peuvent être organisé hiérarchiquement en
quatre niveaux d’abstraction :
Parmi toutes les composantes d’une installation industrielle, les réseaux de communication
jouent un rôle central dans les solutions automatisées, ils permettent essentiellement :
Un réseau local industriel, en une première approximation, est un réseau local utilisé dans une
usine ou tout système de production pour connecter diverses machines afin d’assurer la
Les réseaux de terrain connectent les capteurs, les actionneurs et les dispositifs comme les
automates, les régulateurs et plus généralement tout matériel supportant des processus
d’application ayant besoin d’avoir accès aux équipements de terrain. Ils doivent offrir au
minimum les mêmes services que les systèmes d’entrées/sorties industrielles, mais d’autres très
importants (de synchronisation par exemple) seront aussi définis pour faciliter la distribution
des applications.
Les réseaux d’atelier (ou de cellule) connectent, dans une cellule ou un atelier, les
dispositifs de commande de robots, de machines-outils, de contrôle de la qualité (lasers
machines à mesurer). Ces réseaux se rencontrent essentiellement dans les industries
manufacturières.
Les réseaux d’usine un réseau qui irrigue l’ensemble de l’usine, interconnectant des
ateliers, des cellules avec des services de gestion, les bureaux d’études ou des méthodes.
L’aspect connexion de machines, même s’il est fondamental, n’est pas le seul à considérer.
Ce sont surtout les processus d’application répartis sur les machines qui sont mis en relation
par les réseaux. Et ce sont ces types de relations qui définissent les caractéristiques d’un réseau
ou d’un autre. Les besoins en communication sont alors très diversifiés selon les matériels
connectés et les applications qu’ils supportent, ce qui explique que les réseaux locaux
industriels sont nombreux et variés. Il est évident que le trafic entre des capteurs, des
actionneurs et des automates n’est pas le même qu’entre un système de CFAO et un contrôleur
de cellule de fabrication. Les besoins diffèrent selon des critères tel que la taille des données à
transmettre et les contraintes de temps associées. Le schéma suivant représente les
caractéristiques essentielles des réseaux des différents niveaux d’un système industriel.
Le triangle gauche représente la quantité d’information échangée dans chaque niveau. Cette
quantité est très importante au niveau usine où on a besoin de transmettre des fichiers de
données tel que les plans, les programmes,…etc. En descendant les niveaux, la taille des
données diminue pour arriver à quelques bits entre les capteurs et les actionneurs.
a. Caractéristiques du trafic
Au contraire d’un réseau local de bureau où les messages ont la même priorité, les données
échangées dans un réseau industriel varient selon leur priorité en terme d’urgence de transfert,
et selon leurs taille :
1) Nature des messages échangés
Un réseau industriel évolue en général en temps réel où la contrainte temporelle est très
importante, plusieurs événements doivent être pris en charge en temps réel et leur retard
peut engendrer des dégâts catastrophiques. A cet effet les messages échangés peuvent
être :
Urgents : ce type de message peut être trouvé dans le niveau terrain tel que
le transfert d’une information d’alarme (dépassement de seuil permis), ou l’ordre de fermeture
d’une vanne,…etc.
- Non urgents : tout autre type de message tel que le chargement d’un
programme exécutable sur une machine ou le transfert d’un rapport.
La charge du trafic peut être très irrégulière en taille de message et en leur nombre, tout dépend
du niveau concerné. Ces messages peuvent être :
- Courts : tel que la valeur d’une mesure envoyée par un capteur, ou un ordre de
démarrage pour une machine.
- Longs : tel qu’un fichier ou un programme.
b. Qualités requises
c. Services spécifiques
Un réseau local industriel peut être caractérisé par plusieurs phénomènes de communication
spécifiques dont la prise en compte et l’apport de solution permet de garantir le bon
fonctionnement du réseau :
Diffusion : la diffusion peut être simultanée c-à-d que plusieurs émetteurs doivent
pouvoir envoyer vers plusieurs récepteurs en même temps. Le transfert simultané,
par exemple, de plusieurs ordres à plusieurs actionneurs.
Le modèle OSI
Le modèle OSI (Open System Interconnection) définit une structuration des systèmes de
communications en sept couches. Chacune d’entre elles représente une catégorie de problèmes
que l’on rencontre dans un réseau.
Découper les problèmes en couche présente des avantages :
-Lorsque l’on met en place un réseau, il suffit de trouver une solution pour chacune
des couches.
-Chaque couche garantit à la couche supérieure que le travail qui lui a été confié a été
réalisé sans erreur.
* Pour du câble :
· Type (coaxial, paires torsadées, ...)
· si un blindage est nécessaire
· le type du signal électrique envoyé (tension, intensité,...)
· nature des signaux (carrés, sinusoïdaux, ...)
· limitations (Longueur, nombre de stations)
*Pour des communications Hertziennes
· Fréquences
· Types de modulation (Phase, amplitude,...)
* Fibre Optique
· Couleur du laser
· Section du câble
· Nombre de brins
3.3.2 Couche liaison de données
Elle fiabilise les échanges de données entre deux stations. En effet, dans cette couche on cherche
à savoir comment deux stations sur le même support physique (couche 1) vont être identifiées.
• Etc.
On définit donc un modèle général, commun, que l'on va utiliser pour effectuer le
transfert.
La paire torsadée
C’est un câble téléphonique constitué à l'origine de deux fils de cuivre isolés et enroulés l'un
sur l'autre (d'où le nom). Actuellement on utilise plutôt des câbles constitués de 2 ou 4 paires
torsadées. Celles-ci sont très répandues, de connexion facile et de faible coût, mais elles
possèdent une faible immunité aux bruits.
Pour améliorer leurs performances on utilise la paire torsadée blindée plus résistante aux
perturbations électromagnétiques et qui autorise un débit pouvant aller jusqu'à 16 Mbits/s.
D'une manière générale les performances (et les coûts) de ce support dépendent de la qualité
.
Le câble coaxial
Le câble coaxial est un câble utilisé également en téléphonie et en télévision, il est constitué
d'un cœur qui est un fil de cuivre. Ce cœur est dans une gaine isolante elle-même entourée par
une tresse de cuivre, le tout est recouvert d'une gaine isolante. Certains coaxiaux «large bande»
peuvent atteindre un débit maximal de 150 Mhz mais leurs encombrement est nettement
supérieur à celui de la paire torsadée, leurs performances n'atteignant pas celles de la fibre
optique. Le câble coaxial a tendance à disparaître des nouveaux plans decâblage.
La fibre optique
La fibre optique est un support d'apparition plus récente, mais son utilisation prend de l'ampleur
de jour en jour, car elle permettra des débits de plusieurs Gbit/s sur de très longues distances.
Elle est particulièrement adaptée à l'interconnexion des réseaux par exemple entre plusieurs
bâtiments d'un même site. En plus de ses capacités de transmission, ses grands avantages sont :
Les différents rayons lumineux issus de la source sont guidés par le fil de verre en
suivant un principe de réflexion interne qui se produit au niveau de la frontière entre le cœur et
la gaine. Si la réflexion ne laisse subsister qu'un seul rayon, le diamètre du fil étant très réduit,
alors on parle de fibre monomode, sinon, lorsqu'il existe plusieurs rayons simultanément, on
parle de fibre multi mode. Enfin, la bande passante d'une fibre optique étant très large (plusieurs
MHz), il est aisé de faire du multiplexage fréquentiel pour faire transiter simultanément
plusieurs communications.
Les liaisons sans fil sont possibles grâce à des liaisons infrarouges, laser ou hertziennes
sur de courtes distances et grâce aux faisceaux hertziens pour les liaisons satellitaires. Les débits
sont très élevés mais les transmissions sont sensibles aux perturbations et les possibilités
d'écoute sont nombreuses.
b. Topologie
La manière dont les stations du réseau sont reliées entre elles s'appelle la topologie du
réseau, et elle a une grande importance pratique pour les diverses applications que l'on veut en
faire.
On trouve les topologies suivantes :
[Link]
Un réseau a une topologie bus quand le support est strictement linéaire et que toutes
les stations y sont raccordées. Si la transmission est bidirectionnelle, toutes les stations
connectées reçoivent les signaux émis sur le bus. C’est une topologie à diffusion physique
comme la radio.
[Link]
Un réseau a une topologie d’anneau quand toutes ses stations sont connectées en chaîne les unes
aux autres par une liaison bipoint de la dernière à la première.
Chaque station joue donc un rôle intermédiaire. Toutes les stations reçoivent toutes les trames
d'information et les font passer à leur voisine. La circulation de l'information se fait en sens
unique.
[Link]
Un réseau a une topologie étoile quand les stations sont raccordées par des liaisons point à point
à des nœuds qui sont chargés de réémettre la trame. Le nœud est une sorte de répéteur ou de
commutateur selon le cas.
Deux stations peuvent échanger des données à condition d'en passer par le nœud. C'est une
topologie peu utilisée actuellement.
[Link]é
Un réseau a une topologie maillée quand il existe plusieurs chemins possibles pour transmettre
une trame d’un équipement à un autre. Un algorithme de routage est alors nécessaire pour
déterminer le chemin à utiliser.
Cette topologie se rencontre dans les grands réseaux de distribution.
c. Synchronisation
La synchronisation au niveau physique est la fonction qui consiste à déterminer les
instants d’échantillonnage du signal reçu pour y connaître l’information émise. Il s’agit de
synchroniser les signaux d’horloge qui pilotent l’échantillonnage à la réception sur les signaux
d’horloge de l’émetteur.
[Link] Synchrone
La transmission synchrone suppose que la synchronisation est établie en permanence
sur le canal y compris pendant les moments de silence. Ceci implique que le canal soit
unidirectionnel.
[Link] Asynchrone
La transmission asynchrone ne suppose une synchronisation des deux horloges qu’en
début de transmission. On fait l’hypothèse que, pendant la transmission, l’horloge du récepteur
ne dévirera pas suffisamment pour conduire à des sur échantillonnages ou à des sous
échantillonnages. Ceci implique que les trames ne soient pas trop longues, ou que les moments
élémentaires sont assez longs, c’est à dire que l’on ait une vitesse de modulation et donc un
débit binaire trop élevés.
Les principales méthodes d’accès par compétition sont : la méthode CSMA (Carrier Sense
Multiple Access) et ses variantes.
Le CSMA permet à chaque station de déterminer si le câble est déjà utilisé par une autre
station, cela empêche une quelconque machine d'interrompre une transmission.
Cependant, la CSMA ne peut pas empêcher tous les conflits possibles. Il se pourrait très
bien que lors de la vérification de l'état du câble, celui-ci apparaisse libre pour deux stations qui
enverraient alors simultanément leurs trames, ce qui générerait une collision. Il faut alors
détecter et résoudre ce conflit.