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Réseaux Industriels et Bus de Terrain

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Cours : Réseaux et Communications Industriels 0

REPUBLIQUE ALGERENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE


Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique

UNIVERSITÉ MOHAMED EL BACHIR EL IBRAHIMI DE BORDJ BOU


ARRÉRIDJ
Faculté des sciences et technologie
Département d'électronique
Domaine : Sciences et techniques Filière : Electronique
Spécialité : Master 02: Electronique des systèmes embarqués
Semestre : 03

Email :[Link]@[Link]

Cours : Réseaux et Communications


Industriels

2024-2025

Atoui AISSA Chapitre 01


Cours : Réseaux et Communications Industriels 1

Chapitre 1. Généralités sur les bus de terrain (04 semaines)

1.1-Définitions (Bus, Terrain, Réseau, Réseau local, Réseau local industriel (RLI), Réseau local
d’entreprise, Quelques noms des réseaux locaux industriels).

1.2-Présentation de l’environnement industriel.

1.3-Architecture d’un RLI (réseaux de terrain, réseaux d’atelier, réseaux d’usine).

1.4-Caractéristiques d’un RLI (le nombre de nœuds, la quantité d’information, le temps de


transmission).

1.5-Caractéristiques des données échangées dans un RLI (Nature des messages échangés, Taille
des messages).

1.6-Rôle d’un RLI dans une installation industrielle.

1.7-Architecture OSI et RLI (Adaptation du modèle OSI aux RLI, Caractéristiques de la couche
physique pour les RLI, Caractéristiques de la sous-couche MAC pour les RLI).

Atoui AISSA Chapitre 01


Cours : Réseaux et Communications Industriels 2

1. Introduction
Généralement le terme « réseau de terrain » regroupe tous les bus de communication
utilisés dans le monde industriel, néanmoins, on peut distinguer trois bus de complexités
différentes :

- Le réseau d’usine : c’est un réseau local industriel basé sur Ethernet de type MAP
- Le réseau d’atelier : pour relier les unités intelligentes ou à intelligence limité.
- Le réseau de terrain ou capteurs/actionneurs pour relier les nœuds à intelligence
limitée ou nulle.
Réseaux et bus de terrain
– Terrain
Indique une couverture limitée ou délimitée géographiquement (usine, atelier, voiture...)
– Bus
Au sens informatique industriel, conducteur ou ensemble de conducteurs, communs à
plusieurs circuits permettant l'échange de données entre eux
- Liaisons communes
- Plusieurs circuits
- Référence à la topologie de la configuration
– Réseau
Ensemble de lignes de communication qui desservent une même unité géographique
Peut être composé d'un seul bus
- Caractérisé par une topologie.
- Permet une gestion répartie : diagnostic, maintenance...

– Un bus de terrain est un système de communication entre plusieurs ensembles


communiquant
Capteurs, microcontrôleurs, actionneurs, mémoires

Le niveau terrain est le plus proche de la production ; il correspond aux différentes


machines qui assurent la fabrication, la transformation, l’assemblage autour d’un objet
ou d’un ensemble.

Les réseaux de terrain fonctionnent au sein d’environnements perturbés du point de vue


électromagnétique, le support utilisé est généralement un câble coaxial blindé ou une paire
torsadée travaillant en mode différentiel ou encore une fibre optique pour une plus grande

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immunité au bruit. Les distances de communications sont assez faibles par rapport aux autres
types de réseaux, souvent inférieures à quelques dizaines de mètres.

Une topologie en bus est généralement adoptée pour sa facilité de mise en place,
d’évolution (ajout ou retrait de systèmes) et d’extension (répéteurs). Les réseaux de terrain
sont de plus en plus intégrés dans le monde industriel. En 2000, l’Europe utilisait plus de
700,000 réseaux de terrain.

– But initial

Le but initial des bus de terrain était de remplacer les anciens systèmes analogiques de courant
4 - 20 mA

-Moyen de transmission permettant de transmettre un signal analogique sur


une grande distance sans perte ou modification notable de ce signal –

– Objectifs
*Améliorer la qualité
- Améliorer la fiabilité du système de transmission
* Améliorer l'efficacité
Précision, formalisation des échanges entre équipements, …

* Réduire les coûts d'installation et de maintenance


Réutilisation possible du câblage existant, moins de câblage, …

*Permettre un contrôle décentralisé du système


Décentralisation du contrôle, du traitement des alarmes, diagnostics aux
différents équipements de terrain
Intelligence déportée au niveau de ces équipements

* Interopérabilité
Système ouvert

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Après l’apparition de la communication numérique, cette technique a été rapidement


remplacée par les bus de terrain.

1.2-Présentation de l’environnement industriel.

1 Introduction
L’histoire des réseaux locaux industriels remonte à la fin des années 70, avec l’apparition
des équipements industriels numériques intelligents et des réseaux informatique de bureaux.
Leur apparition est venue répondre,

- premièrement, à la demande croissante de productivité dans le domaine industriel par


l’automatisation de la communication entre les différents équipements industriels (de contrôle

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et de mesure) de façon à éliminer les pertes de temps et les risques d’erreurs dus aux
interventions humaines,

- deuxièmement, au besoin d’interconnexion des équipements industriels informatisés


hétérogènes qui ont été introduits dans le milieu industriel d’une manière anarchique, c’est-
àdire en résolvant chaque problème à part sans prendre en compte l’intégrité de tout le système
industriel.

Les réseaux locaux industriels ont été donc introduits petit à petit dans les systèmes
automatisés, à des stades divers selon les domaines d’application. Ils sont nés avec le
développement de l’électronique et des matériels numériques programmables. L’apparition des
régulateurs numériques et des automates programmables a conduit les offreurs à mettre sur le
marché des réseaux pour les interconnecter et rapatrier à moindre coût de câblage les
informations nécessaires à la conduite par les opérateurs dans les salles de commande

Fig 1 – Communication industrielle

2. Présentation de l’environnement industriel

L’environnement industriel englobe tous les équipements qui participent à la chaîne de


production que ce soit pour la fabrication, le contrôle ou la maintenance. Ces équipements
peuvent être des :
machines à outils,

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- robots،
- contrôleurs à logique programmée (PLC)،
- capteurs،
- actionneurs،
- stations de supervision،
- …etc.
Ainsi que les moyens nécessaires à leur interconnexion tel que les câbles, les
passerelles, les routeurs,… etc.
Dans les environnements industriels d’aujourd’hui, la plus part des tâches se font d’une façon
automatique ce qui maximise les taux de production, garantit une meilleure sécurité du
personnel, et augmente la rentabilité de l’industrie en générale.
L’automatisation de l’industrie permet d’atteindre des objectifs très intéressants :
-Commercialiser rapidement les nouveaux produits،
- Réagir à court terme et avec souplesse aux exigences du marché,
- Réduire le temps de mise sur marché,
- Produire de manière efficace et économique,
- Exploiter de façon optimale les capacités des machines,
- Minimiser les temps improductifs,
- …etc.

De telles objectifs ne sont parfaitement atteints que si toutes les machines d’une installation
sont complètement automatisées et fonctionnent en parfaite interaction, ce qui peut être atteint
par :
- l’utilisation de machines automatisées,
- L’utilisation des PLC (contrôleurs à logique programmée) qui permettent
d’automatiser l’utilisation de certains équipement non automatisés.
- L’utilisation des robots pour automatiser les tâches « intelligentes « telles que la
soudure, le montage, assemblage, … etc.
- L’utilisation des réseaux informatiques industriels pour garantir l’interopérabilité
des équipements automatisés.
Les installations industrielles, permettent de mettre en œuvre un grand nombre de
fonctions qui sont largement interdépendantes et qui peuvent être organisé hiérarchiquement en
quatre niveaux d’abstraction :

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1. Le niveau Entreprise (niveau 3)


On trouve à ce niveau des services de gestion tel que :
La gestion commerciale,
La gestion du personnel,
La gestion financière, …
2. Le niveau usine (niveau 2)
Ce niveau englobe des tâches de gestion de la production tel que :
La GPAO : gestion de production assistée par ordinateur,
La CFAO : Contrôle de fabrication assisté par ordinateur,
La CAO : Conception assisté par ordinateur,
Des services de transport,
Le contrôle de qualité,….
3. Le niveau atelier ou cellule (niveau 1)
Contient plusieurs îlots de fabrication, de vision, de supervision, des robots, des
automates, …etc.
4. Le niveau terrain (niveau 0)
C’est le niveau le plus bas, qui contient les équipements de fabrication proprement dite tel que :
- Les machines automatisées de production qui sont des machines programmables qui
peuvent selon le programme chargé exécuter des tâches complexes sans intervention humaine،
-Les capteurs qui sont des instruments de mesure qui peuvent fournir à des machines
intelligentes (tel que les ordinateurs ou les contrôleurs) des informations telle que la
température، la pression، la tension، la couleur، les variations، …etc.
- Les actionneurs qui sont des instruments qui peuvent être activés par des machines
intelligentes tel que les vannes، les interrupteurs، les alarmes، etc.

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Fig 2 – Les différents niveaux d’abstraction dans un environnement industriel intégré

Parmi toutes les composantes d’une installation industrielle, les réseaux de communication
jouent un rôle central dans les solutions automatisées, ils permettent essentiellement :

- un flux d’information continu depuis le niveau capteurs/actionneur jusqu’au niveau


gestion de l’entreprise

- la disponibilité des informations en tout point de l’installation

- échange rapide des informations entre les différentes parties de l’installation

- un diagnostic, et une maintenance efficaces

- des fonctions de sécurités intégrées empêchant les accès non autorisés


- … etc.

1.3-Architecture d’un RLI (réseaux de terrain, réseaux d’atelier, réseaux


d’usine).

Un réseau local industriel, en une première approximation, est un réseau local utilisé dans une
usine ou tout système de production pour connecter diverses machines afin d’assurer la

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commande, la surveillance, la supervision, la conduite, la maintenance, le suivi de produit, la


gestion, en un mot, l’exploitation de l’installation de production

Fig 3 – Architecture globale d’un RLI

Néanmoins, à chaque niveau d’abstraction, dans un environnement industriel, correspond


un réseau permettant de relier ses différents éléments. Entre deux niveaux différents il doit y
avoir une passerelle si les deux réseaux sont hétérogènes.
On distingue donc trois types de réseaux :

Les réseaux de terrain connectent les capteurs, les actionneurs et les dispositifs comme les
automates, les régulateurs et plus généralement tout matériel supportant des processus
d’application ayant besoin d’avoir accès aux équipements de terrain. Ils doivent offrir au
minimum les mêmes services que les systèmes d’entrées/sorties industrielles, mais d’autres très

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importants (de synchronisation par exemple) seront aussi définis pour faciliter la distribution
des applications.
Les réseaux d’atelier (ou de cellule) connectent, dans une cellule ou un atelier, les
dispositifs de commande de robots, de machines-outils, de contrôle de la qualité (lasers
machines à mesurer). Ces réseaux se rencontrent essentiellement dans les industries
manufacturières.
Les réseaux d’usine un réseau qui irrigue l’ensemble de l’usine, interconnectant des
ateliers, des cellules avec des services de gestion, les bureaux d’études ou des méthodes.

1.4-Caractéristiques d’un RLI (le nombre de nœuds, la quantité


d’information, le temps de transmission).

L’aspect connexion de machines, même s’il est fondamental, n’est pas le seul à considérer.
Ce sont surtout les processus d’application répartis sur les machines qui sont mis en relation
par les réseaux. Et ce sont ces types de relations qui définissent les caractéristiques d’un réseau
ou d’un autre. Les besoins en communication sont alors très diversifiés selon les matériels
connectés et les applications qu’ils supportent, ce qui explique que les réseaux locaux
industriels sont nombreux et variés. Il est évident que le trafic entre des capteurs, des
actionneurs et des automates n’est pas le même qu’entre un système de CFAO et un contrôleur
de cellule de fabrication. Les besoins diffèrent selon des critères tel que la taille des données à
transmettre et les contraintes de temps associées. Le schéma suivant représente les
caractéristiques essentielles des réseaux des différents niveaux d’un système industriel.

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Fig 4 – Caractéristiques des différents niveaux d’un RLI

Le triangle du milieu représente le nombre de nœuds reliés par le réseau de chaque


niveau : ce nombre diminue en montant les niveaux : le niveau terrain comporte un nombre très
important de nœuds tel que les capteurs les actionneurs, les machines, les robots, …etc, qui
peuvent être même reliés à travers plusieurs réseaux locaux. Le niveau atelier en comporte un
nombre moins important, à savoir quelques stations de supervision et quelques robots. Le
niveau usine quant à lui ne comporte que quelques stations de gestion de production et de
conception.

Le triangle gauche représente la quantité d’information échangée dans chaque niveau. Cette
quantité est très importante au niveau usine où on a besoin de transmettre des fichiers de
données tel que les plans, les programmes,…etc. En descendant les niveaux, la taille des
données diminue pour arriver à quelques bits entre les capteurs et les actionneurs.

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Le triangle droit représente la vitesse de transmission requise à chaque niveau.


Effectivement au niveau terrain la vitesse de transmission doit être très élevée pour pouvoir
émettre les messages en temps réel. Cependant, au niveau usine le temps réel n’est pas fortement
exigé : la perte de quelques secondes lors du transfert d’un fichier n’est pas vraiment
catastrophique.

a. Caractéristiques du trafic
Au contraire d’un réseau local de bureau où les messages ont la même priorité, les données
échangées dans un réseau industriel varient selon leur priorité en terme d’urgence de transfert,
et selon leurs taille :
1) Nature des messages échangés
Un réseau industriel évolue en général en temps réel où la contrainte temporelle est très
importante, plusieurs événements doivent être pris en charge en temps réel et leur retard
peut engendrer des dégâts catastrophiques. A cet effet les messages échangés peuvent
être :

Urgents : ce type de message peut être trouvé dans le niveau terrain tel que
le transfert d’une information d’alarme (dépassement de seuil permis), ou l’ordre de fermeture
d’une vanne,…etc.
- Non urgents : tout autre type de message tel que le chargement d’un
programme exécutable sur une machine ou le transfert d’un rapport.

2) Taille des messages

La charge du trafic peut être très irrégulière en taille de message et en leur nombre, tout dépend
du niveau concerné. Ces messages peuvent être :

- Courts : tel que la valeur d’une mesure envoyée par un capteur, ou un ordre de
démarrage pour une machine.
- Longs : tel qu’un fichier ou un programme.
b. Qualités requises

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- Fiabilité : la plupart des machines industrielles représentent des sources sérieuses de


perturbation des communications. On parle même de pollution magnétique dans les
environnements industriels, et si on ajoute les risques auxquels sont exposés les
moyens de communication dans une usine, on aperçoit rapidement que les messages
acheminés nécessitent un très haut degré de fiabilité pou pouvoir être transmis sans
erreurs, sans perte et sans retard, et cela au niveau physique ou au niveau des
protocoles.
- Performance : il faut garantir la continuité du fonctionnement même en régime
dégradé c’est-à-dire ne cas de panne de certains composants. Il faut avoir une bonne
tolérance aux pannes et pouvoir reprendre certaines activités après les anomalies.

c. Services spécifiques
Un réseau local industriel peut être caractérisé par plusieurs phénomènes de communication
spécifiques dont la prise en compte et l’apport de solution permet de garantir le bon
fonctionnement du réseau :
Diffusion : la diffusion peut être simultanée c-à-d que plusieurs émetteurs doivent
pouvoir envoyer vers plusieurs récepteurs en même temps. Le transfert simultané,
par exemple, de plusieurs ordres à plusieurs actionneurs.

Fig 5 – La diffusion dans un RLI

- Concentration : plusieurs équipements peuvent demander la prise en


compte en même temps, tel qu’une requête de prise de mesure simultanée
de plusieurs capteurs :

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Fig 6 – La concentration dans un RLI


Périodicité : plusieurs traitement peuvent être périodiques tel que le
prélèvement périodique des mesures de quelques capteurs (mesures
cycliques).

1.7-Architecture OSI et RLI (Adaptation du modèle OSI aux RLI,


Caractéristiques de la couche physique pour les RLI, Caractéristiques de la
sous-couche MAC pour les RLI).

Le modèle OSI
Le modèle OSI (Open System Interconnection) définit une structuration des systèmes de
communications en sept couches. Chacune d’entre elles représente une catégorie de problèmes
que l’on rencontre dans un réseau.
Découper les problèmes en couche présente des avantages :

-Lorsque l’on met en place un réseau, il suffit de trouver une solution pour chacune
des couches.

-L’utilisation de couches permet également de changer de solution technique pour


une couche sans pour autant être obligé de tout repenser.

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-Chaque couche garantit à la couche supérieure que le travail qui lui a été confié a été
réalisé sans erreur.

3.3.1 Couche physique


Dans cette couche on ne va s’occuper que des problèmes strictement matériels (support
physique pour le réseau). Pour le support, on doit également préciser toutes ses caractéristiques.

* Pour du câble :
· Type (coaxial, paires torsadées, ...)
· si un blindage est nécessaire
· le type du signal électrique envoyé (tension, intensité,...)
· nature des signaux (carrés, sinusoïdaux, ...)
· limitations (Longueur, nombre de stations)
*Pour des communications Hertziennes
· Fréquences
· Types de modulation (Phase, amplitude,...)
* Fibre Optique
· Couleur du laser

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· Section du câble
· Nombre de brins
3.3.2 Couche liaison de données
Elle fiabilise les échanges de données entre deux stations. En effet, dans cette couche on cherche
à savoir comment deux stations sur le même support physique (couche 1) vont être identifiées.

3.3.3 Couche réseau


Elle assure la recherche d’un chemin et l’acheminement des données entre deux stations. En
effet, elle transporte des blocs d'octets de taille limitée. Elle se charge aussi du routage et a donc
besoin d'un plan d'adressage. Un service réseau possède une qualité qui se mesure par le taux
de pertes et de duplications qui ne sont pas signalées à la couche transport.

3.3.4 Couche transport


Elle assure le contrôle de bout en bout entre les stations terminales. En effet, elle transporte des
blocs d'octets de longueur quelconque. Elle essaye de faire le transfert si possible sans perte,
sans duplication et sans erreur, au meilleur "rapport qualité/prix".
3.3.5 Couche session
Elle synchronise et gère les échanges pour le compte de la couche présentation.
Organisation de la communication:

• Droit à la parole (half/full duplex => communication l'une après l'autre ou


simultanée).
• Notion d'activité : on peut la démarrer, l'arrêter, l'interrompre et la
recommencer.
• Points de synchronisation.
• Etc.

3.3.6 Couche présentation


Elle permet d’accepter des syntaxes différentes pour les données échangées entre les couches
applications.
En effet, il existe de multiples manières de coder les informations en informatique suivant le
matériel et les logiciels utilisés. Par exemple :
• Plusieurs codes existent pour coder les caractères (ASCII, BCIDC, etc.).
• Les nombres peuvent être codés sur un nombre d'octets différents.
• Les octets de poids fort et de poids faible peuvent être répartis différemment,
autrement dit, un nombre peut être lu de gauche à droite ou de droite à gauche.

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• Etc.
On définit donc un modèle général, commun, que l'on va utiliser pour effectuer le
transfert.

3.3.7 Couche application


Elle donne aux processus d’application le moyen d’accéder à l’environnement OSI. C'est elle
qui contient les processus de l'application répartie. Autrement dit, c'est elle qui contient
l'application informatique (le programme) qui désire communiquer avec un ordinateur distant.
3.4. Les réseaux industriels et le modèle OSI
Les réseaux industriels n’utilisent pas la totalité des sept couches du modèle OSI. En effet les
couches réseaux, transport, session et présentation ont disparu de la modèle générale donnante
naissance au modèle réduit composé uniquement des couches physiques, liaison de données
(MAC et LLC) et application.

3.4.1. Couche physique


a. Supports de transmission
Voici succinctement quelques-uns des supports de transmission les plus utilisés.

La paire torsadée
C’est un câble téléphonique constitué à l'origine de deux fils de cuivre isolés et enroulés l'un
sur l'autre (d'où le nom). Actuellement on utilise plutôt des câbles constitués de 2 ou 4 paires
torsadées. Celles-ci sont très répandues, de connexion facile et de faible coût, mais elles
possèdent une faible immunité aux bruits.
Pour améliorer leurs performances on utilise la paire torsadée blindée plus résistante aux
perturbations électromagnétiques et qui autorise un débit pouvant aller jusqu'à 16 Mbits/s.
D'une manière générale les performances (et les coûts) de ce support dépendent de la qualité

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Cours : Réseaux et Communications Industriels 18

des matériaux employés et des détails de réalisation

.
Le câble coaxial
Le câble coaxial est un câble utilisé également en téléphonie et en télévision, il est constitué
d'un cœur qui est un fil de cuivre. Ce cœur est dans une gaine isolante elle-même entourée par
une tresse de cuivre, le tout est recouvert d'une gaine isolante. Certains coaxiaux «large bande»
peuvent atteindre un débit maximal de 150 Mhz mais leurs encombrement est nettement
supérieur à celui de la paire torsadée, leurs performances n'atteignant pas celles de la fibre
optique. Le câble coaxial a tendance à disparaître des nouveaux plans decâblage.

La fibre optique
La fibre optique est un support d'apparition plus récente, mais son utilisation prend de l'ampleur
de jour en jour, car elle permettra des débits de plusieurs Gbit/s sur de très longues distances.
Elle est particulièrement adaptée à l'interconnexion des réseaux par exemple entre plusieurs
bâtiments d'un même site. En plus de ses capacités de transmission, ses grands avantages sont :

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· Immunité aux interférences électromagnétiques


· Grande difficulté d'écoute, contrairement aux supports électriques, ce qui la rend également
attrayante dans les contextes où la confidentialité est requise.
D'un point de vue technique, une fibre optique est constituée d'un cœur et d'une gaine en silice
de quelques mm recouvert d'un isolant. À une extrémité une diode électroluminescente (LED)
ou une diode laser émet un signal lumineux et à l'autre une photodiode ou un phototransistor
est capable de reconnaître ce signal

Les différents rayons lumineux issus de la source sont guidés par le fil de verre en
suivant un principe de réflexion interne qui se produit au niveau de la frontière entre le cœur et
la gaine. Si la réflexion ne laisse subsister qu'un seul rayon, le diamètre du fil étant très réduit,
alors on parle de fibre monomode, sinon, lorsqu'il existe plusieurs rayons simultanément, on
parle de fibre multi mode. Enfin, la bande passante d'une fibre optique étant très large (plusieurs
MHz), il est aisé de faire du multiplexage fréquentiel pour faire transiter simultanément
plusieurs communications.

Les liaisons sans fil sont possibles grâce à des liaisons infrarouges, laser ou hertziennes
sur de courtes distances et grâce aux faisceaux hertziens pour les liaisons satellitaires. Les débits
sont très élevés mais les transmissions sont sensibles aux perturbations et les possibilités
d'écoute sont nombreuses.

b. Topologie
La manière dont les stations du réseau sont reliées entre elles s'appelle la topologie du
réseau, et elle a une grande importance pratique pour les diverses applications que l'on veut en
faire.
On trouve les topologies suivantes :

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Cours : Réseaux et Communications Industriels 20

[Link]
Un réseau a une topologie bus quand le support est strictement linéaire et que toutes
les stations y sont raccordées. Si la transmission est bidirectionnelle, toutes les stations
connectées reçoivent les signaux émis sur le bus. C’est une topologie à diffusion physique
comme la radio.

[Link]
Un réseau a une topologie d’anneau quand toutes ses stations sont connectées en chaîne les unes
aux autres par une liaison bipoint de la dernière à la première.
Chaque station joue donc un rôle intermédiaire. Toutes les stations reçoivent toutes les trames
d'information et les font passer à leur voisine. La circulation de l'information se fait en sens
unique.

[Link]
Un réseau a une topologie étoile quand les stations sont raccordées par des liaisons point à point
à des nœuds qui sont chargés de réémettre la trame. Le nœud est une sorte de répéteur ou de
commutateur selon le cas.

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Cours : Réseaux et Communications Industriels 21

Deux stations peuvent échanger des données à condition d'en passer par le nœud. C'est une
topologie peu utilisée actuellement.

[Link]é
Un réseau a une topologie maillée quand il existe plusieurs chemins possibles pour transmettre
une trame d’un équipement à un autre. Un algorithme de routage est alors nécessaire pour
déterminer le chemin à utiliser.
Cette topologie se rencontre dans les grands réseaux de distribution.

c. Synchronisation
La synchronisation au niveau physique est la fonction qui consiste à déterminer les
instants d’échantillonnage du signal reçu pour y connaître l’information émise. Il s’agit de
synchroniser les signaux d’horloge qui pilotent l’échantillonnage à la réception sur les signaux
d’horloge de l’émetteur.

[Link] Synchrone
La transmission synchrone suppose que la synchronisation est établie en permanence
sur le canal y compris pendant les moments de silence. Ceci implique que le canal soit
unidirectionnel.

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Si les communications sont bidirectionnelles il faut alors deux canaux unidirectionnels.


Le moyen le plus courant est de transporter sous une forme ou une autre les signaux de l’horloge
de l’émetteur

[Link] Asynchrone
La transmission asynchrone ne suppose une synchronisation des deux horloges qu’en
début de transmission. On fait l’hypothèse que, pendant la transmission, l’horloge du récepteur
ne dévirera pas suffisamment pour conduire à des sur échantillonnages ou à des sous
échantillonnages. Ceci implique que les trames ne soient pas trop longues, ou que les moments
élémentaires sont assez longs, c’est à dire que l’on ait une vitesse de modulation et donc un
débit binaire trop élevés.

[Link] asynchrone synchronisée

La transmission asynchrone synchronisée est une transmission dans laquelle il y a


synchronisation entre les horloges du récepteur et de l’émetteur en début, puis en cours de
transmission. Ce mode de transmission est le plus répandu dans les réseaux industriels, car
adapté aux transmissions bidirectionnelles.
3.4.2. Couche liaison de données
La couche liaison de données se divise en deux sous couches : la sous couche
MAC et la sous couche LLC.
a. Sous couche MAC
Le rôle de la sous couche MAC « Medium Access Control » est d’assurer l’accès au
support de communication.
En effet, les différents protocoles MAC gèrent le droit de parole dans le réseau ou le
droit d’émission sur le support comme on gère les prises de parole entre personnes dans une
assemblée.
Il existe différentes méthodes pour contrôler l'accès au réseau et s'assurer que deux
stations ne transmettent jamais des trames simultanément sur le réseau.
a.1. Gestion par compétition
Dans les méthodes d’accès par compétition, chaque station peut émettre dès qu’elle le désire
quand le support est inoccupé, à condition de pouvoir détecter ses conflits d’accès avec les
autres stations.
L’accès par compétition nécessite une topologie qui offre la diffusion physique de façon à ce
que chaque station puisse détecter qu’un autre est en train d’émettre.

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Les principales méthodes d’accès par compétition sont : la méthode CSMA (Carrier Sense
Multiple Access) et ses variantes.

Le CSMA permet à chaque station de déterminer si le câble est déjà utilisé par une autre
station, cela empêche une quelconque machine d'interrompre une transmission.
Cependant, la CSMA ne peut pas empêcher tous les conflits possibles. Il se pourrait très
bien que lors de la vérification de l'état du câble, celui-ci apparaisse libre pour deux stations qui
enverraient alors simultanément leurs trames, ce qui générerait une collision. Il faut alors
détecter et résoudre ce conflit.

a.2. Gestion par multiplexage temporel synchrone

Le multiplexage temporel « TDMA » (Time Division Multiple Access) consiste à allouer le


médium aux diverses stations à tour de rôle pendant un intervalle de temps donné. Si toutes les
stations ont le même temps de parole de façon cyclique, on parle de multiplexage temporel
synchrone.
Chaque station sait à quel moment elle doit émettre ce qui implique une bonne synchronisation
des horloges.
Les horloges peuvent être resynchronisées par différents algorithmes. Le plus courant est
qu’une station maître sur le réseau émette une trame spéciale en début de cycle à destination de
toutes les autres qui recalent leurs horloges à cet instant.

a.3. Gestion par droit de parole explicite ou par consultation


Le principe de base de ce type de protocole est qu’une station ne peut émettre que
lorsqu’elle en a reçu explicitement le droit. Un message spécial doit donc être transmis à une
station pour lui donner ce droit d’émettre « La technique du jeton ».
Il existe plusieurs critères qui permettent de distinguer différents protocoles de la technique du
jeton :
· La topologie en bus du réseau
· La topologie en anneau du réseau
· L’émission des jetons par une seule station (gestion centralisée) ou non (gestion distribuée)
· Le nombre de jetons en circulation

Atoui AISSA Chapitre 01

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