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©Arnaud de Saint Julien - MPSI Lycée La Merci 2016-2017 1

CORRIGÉ du DS n°1 du samedi 24 septembre

Durée : 4 heures de 8h à 12h. Les calculatrices sont interdites.


Les copies illisibles ou mal présentées seront pénalisées.

1 Plutôt calculatoire
Exercice 1 (Calcul de sommes) Soit n ∈ N∗ . Calculer les sommes suivantes :

1. On a
n n n
X 1 X 1 1 1X 1 i
= × = ( )
i=1
24i+1 i=1
2 4
(2 )i 2 i=1 16
1 1/16 − (1/16)n+1
=
2 1 − 1/16
1
= (1 − (1/16)n )
30

2. On a
n−1   n   n  
X
k n X n 1 X n
(−1) 3k = (−3) = i−1
(−3)i
k+1 i=1
i −3 i=1 i
k=0
n  
!
1 X n i 1
= (−3) − 1 = ((1 − 3)n − 1)
−3 i=0
i −3

1 − (−2)n
=
3

3. Ici, il y a un découpage plus pratique que l’autre. On a


j
n X n j n
X i2 X i2 X 1 X X 1 j(j + 1)(2j + 1)
= = i2 =
j(j + 1) j=1 i=1
j(j + 1) j=1
j(j + 1) i=1 j=1
j(j + 1) 6
16i6j6n
 
n n n  
1X 1 X X 1 n(n + 1)
= (2j + 1) = 2 j+ 1 =
 2 +n
6 j=1 6 j=1 j=1
6 2

Ainsi
X i2 n(n + 2)
= .
j(j + 1) 6
16i6j6n

Exercice 2 (Une somme classique par récurrence) Démontrer par récurrence que pour tout n ∈
N∗ , on a :
n
X n(n + 1)
(−1)k k 2 = (−1)n .
2
k=1
P1
C’est vrai pour n = 1 puisque k 2
k=1 (−1) k = −1 et (−1)1 1(1+1)
2 = −1.
Supposons que c’est vrai pour un certain n ∈ N∗ .
On a
n+1 n
X X n(n + 1)
(−1)k k 2 = (−1)k k 2 + (−1)n+1 (n + 1)2 = (−1)n + (−1)n+1 (n + 1)2
2
k=1 k=1
(−1)n (n + 1) (−1)n (n + 1) (n + 1)(n + 2)
= (n − 2(n + 1)) = (−n − 2) = (−1)n+1
2 2 2

ce qui prouve que c’est vrai pour n + 1.


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Exercice 3 (Nombres complexes et Brevet de trigonométrie) Les trois questions sont indé-
pendantes.

1−cos(2x)
1. On a cos(2x) = cos2 x − sin2 x = 1 − 2 sin2 x, donc sin2 x = 2 .
Ainsi
π π π
!
1
Z 2
Z 2
Z 2
2
sin x dx = 1 dx − cos(2x) dx
0 2 0 0
 π/2 !
1 π sin(2x) π
= − =
2 2 2 0 4

2. Donner le module et l’argument principal du nombre complexe



Z = (1 + e 5 )2016 .

On a avec la technique de l’angle moitié


 iπ −iπ iπ
2016 i2016π π
Z = e 10 (e 10 + e 10 ) = e 10 (2 cos )2016
10

2016π 2020π 4π 4π i2016π −4iπ −2iπ


Or 10 = 10 − 10 = 101 × 2π − 10 . Ainsi e 10 =e 10 =e 5 .

On a donc écrit Z sous la forme Z = re avec r > 0, on en déduit que :

π 2016 −2π
|Z| = (2 cos ) et arg(Z) = .
10 5

3. Représenter en justifiant l’ensemble des points d’affixe z tel que (z − 1)2 ∈ iR.
Soit z = x + iy avec x et y dans R. On a (z − 1)2 = ((x − 1) + iy)2 = (x − 1)2 − y 2 + 2i(x − 1)y.
De plus

(z − 1)2 ∈ iR ⇔ Re((z − 1)2 ) = 0


⇔ (x − 1)2 − y 2 = 0
⇔ (x − 1 − y)(x − 1 + y) = 0
⇔ (x − 1 − y) = 0 ou (x − 1 + y) = 0
⇔ y = x − 1 ou y = −x + 1

L’ensemble cherché est donc la réunion des droites d’équation y = x − 1 et y = −x + 1 .

2 Moins calculatoire
Exercice 4 (Négations en vrac) Pour chaque assertion, écrire sa négation puis préciser si l’asser-
tion est vraie.

1. P : ∀x ∈] − 1, 1[, ∃y ∈] − 1, 1[, y < x.


non P : ∃x ∈] − 1, 1[, ∀y ∈] − 1, 1[, y > x.
P est vraie. En effet, soit x ∈] − 1, 1[. On pose y = −1+x
2 ∈] − 1, 1[, c’est la moyenne de −1 et x.
On a y < x.
2. P : ∀x ∈ [0, +∞[, x2 > x > 0.
non P : ∃x ∈ [0, +∞[, x2 < x ou x < 0.
P est fausse car si P était vraie pour x = 21 , on aurait x2 > x, donc 1
4 > 12 , ce qui est faux.
3. P : ∀x ∈ R, (x 6 3 ⇒ x2 6 9).
non P : ∃x ∈ R, x 6 3 et x2 > 9.
P est fausse car non P est vraie. En effet si x = −5, on a x ≤ 3 et x2 = 25 > 9.
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Exercice 5 (Questions en vrac) Les questions sont indépendantes.

1. On a P ({x}) = {∅, {x}} et P (P ({x})) = {∅, {∅}, {{x}} , {∅, {x}} } .

2. Soit P et Q deux assertions. L’assertion (P ⇒ Q) est équivalente à l’assertion (non P ou Q),


car leurs négations sont identiques. En effet, non (P ⇒ Q) = (P et non Q) et d’après les lois de
Morgan non (non P ou Q) = (P et(non Q)).
Remarque : on pouvait aussi montrer que les deux assertions avaient les mêmes tables de vérité.

P Q non P non P ou Q P ⇒Q
V V F V V
V F F F F
F V V V V
F F V V V

3. On a
X \ (Y ∩ Z) = X ∩Y ∩Z

= X ∩ Y ∪Z Lois de Morgan
= (X ∩ Y ) ∪ (X ∩ Z) distributivité
= (X \ Y ) ∪ (X \ Z)

4. Soit A, B et C trois parties d’un ensemble E. On suppose que


A∪B =A∪C et A ∩ B = A ∩ C.

Soit x ∈ B. Donc x ∈ A ∪ B = A ∪ C. Si x ∈/ C, alors x ∈ A, donc x ∈ A ∩ B = A ∩ C et alors


x ∈ C, contradiction. On conclut donc que x ∈ C et donc que B est inclus dans C. On montre
de même que C est inclus dans B et donc que B = C.
Le résultat ne subsiste pas si l’on suppose seulement que A ∪ B = A ∪ C. En effet par exemple
si A = R, B = [0, 1] et C = [2, 3], on a A ∪ B = A ∪ C = R mais A ∩ B = [0, 1] 6= A ∩ C = [2, 3].

3 Pour finir
Exercice 6 (Une équation fonctionnelle) Le but de l’exercice est de déterminer toutes les fonc-
tions f définies sur R vérifiant la propriété :
P: ∀(x, y) ∈ R2 , f (x) + f (y) = f (x)f (y)
Dans cet exercice, nous résolvons une équation où l’inconnue n’est pas un nombre mais une fonction
(comme pour une équation différentielle). On dit que c’est une équation fonctionnelle (les équations
différentielles sont des cas particuliers d’équations fonctionnelles).
Une technique classique est de faire un raisonnement par analyse-synthèse.

1. Analyse : soit f une fonction vérifiant la propriété P.


(a) Prenons x = y = 0. On a alors f (0) + f (0) = f (0)f (0). Ainsi f (0)(2 − f (0)) = 0 d’où
f (0) ∈ {0, 2}.
(b) Si f (0) = 0, alors en prenant y = 0, on a pour tout x ∈ R, f (x) + 0 = f (x) × 0 = 0 donc
f (x) = 0. Ainsi f est la fonction nulle.
(c) On suppose maintenant que f (0) 6= 0 donc que f (0) = 2.
Alors en prenant y = 0, on a pour tout x ∈ R, f (x) + 2 = f (x) × 2 donc f (x) = 2. Ainsi f
est la fonction constante égale à 2.
2. Synthèse : quelles sont les fonctions vérifiant la propriété P ? On vient donc de voir qu’il n’y avait
que deux fonctions solutions candidates. Sont-elles bien solutions ?
Si f est la fonction nulle, pour tous réels x et y, on a f (x) + f (y) = 0 = f (x)f (y), f est donc
bien solution.
Si g est la fonction constante égale à 2, alors pour tous réels x et y, on a g(x) + g(y) = 2 + 2 = 4
et g(x)g(y) = 2 × 2 = 4 donc g(x) + g(y) = g(x)g(y). Ainsi g est aussi solution.
Cette équation fonctionnelle admet deux solutions : la fonction nulle et la fonction constante égale à 2 .
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Exercice 7 (Le dernier) Soit n ∈ N∗ et x1 , . . . , xn des réels tels que


n
X n
X
x2k = xk = n.
k=1 k=1

Démontrer que x1 = x2 = · · · = xn = 1.
On a
n
X n
X n
X n
X n
X
(xk − 1)2 = (x2k − 2xk + 1) = x2k − 2 xk + 1 = n − 2n + n = 0.
k=1 k=1 k=1 k=1 k=1

Cette somme de termes positifs (c’est une somme de carrés) est nulle, donc chacun de ces termes
est nul donc, pour tout k ∈ J1, nK, on a (xk − 1)2 = 0, ce qui donne xk = 1.

Fin de l’énoncé 1

1. Bonus : soit x1 , . . . , xn des réels strictement positifs, démontrer que


n
! n
!
X X 1
xk > n2 .
xk
k=1 k=1
1
Indication : si x est un réel strictement positif, on remarquera que x + x
est minoré par un certain entier.

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