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Livret d'activités SVT - Classe de 3ème

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REPUBLIQUE DU BENIN

SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE

LIVRET D’ACTIVITES
TROISIEME
Auteur
Mahulé DEGBEGNI

Avec la collaboration de

Eugène AHOI Edwige BEHANZIN Déo-gracias ZOCLANCLOUNON, PhD

Edition : Août 2022


Ce livret est fourni sous forme électronique. Il est entièrement gratuit et peut être
librement distribué par tous les moyens possibles, existant ou à venir.
Il est également “libre “ dans la mesure où chaque professeur peut l’améliorer et le
modifier. Les illustrations, photos et schémas sont soit totalement libres de droits,
soit réalisées par moi-même et donc librement utilisables et modifiables.

« Afin que chacun, selon ses possibilités, puisse participer des


lumières de son siècle. »
D. Diderot, préface de « l’encyclopédie »,1750

Production attendue disponible par WhatsApp


au 95536248

Page 2 sur 40
PRESENTATION DU PROGRAMME DE LA CLASSE DE TROISIEME
Au Bénin, le programme en vigueur en SVT est l’Approche Par Compétence. Ce programme d’étude
qui met l’apprenant au centre de ses apprentissages, repose sur trois familles de compétences.
I- COMPETENCES A DEVELOPPER
A- COMPETENCES TRANSVERSALES (CT)

CT1 : Exploiter l'information disponible.


CT2 : Résoudre une situation-problème.
CT3: Exercer sa pensée critique.
CT4 : Exercer sa pensée créatrice.
CT5 : Gérer ses apprentissages ou un travail à accomplir.
CT6 : Travailler en coopération.
CT7 : Faire preuve de sens éthique.
CT8 : Communiquer de façon précise et appropriée.

B- COMPENTENCES TRANSDISCIPLINAIRES (CTD)


CTD1 : Affirmer son identité personnelle et culturelle dans un monde en constante évolution.
CTD2 : Agir individuellement et collectivement dans le respect mutuel et l’ouverture d’esprit.
CTD3 : Se préparer à intégrer la vie professionnelle dans une perspective de réalisation de soi et d’insertion
dans la société.
CTD4 : Pratiquer de saines habitudes de vie sur les plans de la santé, de la sexualité et de la sécurité.
CTD5 : Agir en harmonie avec l’environnement dans une perspective de développement durable.
CTD6 : Agir en consommateur averti par l'utilisation responsable de biens et services.

C- COMPETENCES DISCIPLINAIRES (CD)


CD1 : Elaborer une explication des faits et des phénomènes naturels en mettant en œuvre les modes de
raisonnement propres aux SVT.
CONNAISSANCES NOTIONNELLES ET TECHNIQUES
En continuité avec les acquis des classes antérieures, l’élève de la classe de troisième construira de
nouvelles connaissances sur les sujets d’étude ci-après :
A-LES ECHANGES DE MATIERES ET D’ENERGIE ENTRE L’ORGANISME ET LE MILIEU EXTERIEUR
• Approvisionnement de l’organisme en nutriments :
♣Transformations digestives des aliments :
- notion de digestion
-notion de suc digestif, d’enzyme ;
♣ Absorption digestive des aliments :
Notion d’absorption : caractéristiques de la villosité intestinale ; voies de l’absorption.
• Approvisionnement de l’organisme en dioxygène :
- rôle de la ventilation pulmonaire dans l’approvisionnement de l’organisme en dioxygène
- mécanisme assurant le passage du dioxygène de la lumière alvéolaire dans le sang
• Transport et distribution des nutriments et du dioxygène
- rôle du sang et de la lymphe dans le transport du dioxygène et des nutriments
- rôle du cœur et des vaisseaux sanguins dans le transport et la distribution des nutriments et du dioxygène
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• Utilisation des nutriments et du dioxygène apportés aux cellules : Assimilation ; mise en réserve ;
production d’énergie.

• Excrétion des déchets métaboliques et équilibre du milieu intérieur :


-rôles des reins dans l’excrétion des déchets métaboliques rôles du foie, des poumons et de la peau dans
l’excrétion des déchets métaboliques.

B-LA COMMANDE NERVEUSE ET LES REACTIONS COMPORTEMENTALES DE L’HOMME.


- Différents types de réactions comportementales : réaction volontaire, réaction réflexe
-notion de stimulus, de récepteur, de message ou influx nerveux, d’organe effecteur, d’arc réflexe, de
synapse, de messager chimique
-cerveau : siège de la sensibilité consciente, de la motricité volontaire et de l’intelligence
C-LA REPRODUCTION HUMAINE
-Déterminisme des modifications pubertaires chez le garçon et la fille (modifications physiques,
psychologiques et physiologiques) ;
-Cycle sexuel de la femme : cycle ovarien (phénomènes cellulaires, phénomènes hormonaux), cycle utérin,
-Rôle du système nerveux dans le fonctionnement des gonades, synchronisme des cycles chez la femme
-Rapprochement des gamètes, fécondation, nidation et développement embryonnaire et fœtal : notion de
gamète, de fécondation de nidation, de gestation
-Rôle du placenta dans le développement embryonnaire et fœtal

D-LES REACTIONS IMMUNITAIRES


Modalités de la réponse immunitaire
-Réponse immunitaire non spécifique ; notions de barrières naturelles, de phagocytose, d’inflammation, -
d’infection microbienne, de septicémie, de toxémie, de microbe pathogène
-réponse immunitaire spécifique à médiation cellulaire ou à médiation humorale : notions d’antigène,
d’anticorps, de soi, de non soi
-Rôles des cellules immunitaires et organes lymphoïdes dans les réactions immunitaires
Caractéristiques des réponses immunitaires spécifiques
- Acquisition, spécificité, et mémoire immunitaire
CD2 : Apprécier les apports des Sciences de la Vie et de la Terre à la compréhension du monde et à
l'amélioration des conditions de vie de l'humanité.
CONNAISSANCES NOTIONNELLES ET TECHNIQUES
En continuité avec les apprentissages liés aux échanges de matières et d’énergie entre l’organisme et le
milieu extérieur, à la commande nerveuse et aux réactions comportementales de l’homme, à la
reproduction humaine, et aux réactions immunitaires, l’élève de troisième construira des connaissances
sur :
 Les principes de quelques techniques biomédicales courantes en matière de diagnostic et/ou de
traitement des problèmes de santé posés par le dysfonctionnement du système digestif,
respiratoire, circulatoire et excréteur de l’homme.
 Les effets des psychotropes sur la transmission des messages nerveux : accoutumance, tolérance,
dépendance
 Les stratégies de lutte contre l’expansion des IST dont le VIH/SIDA, la fécondité au BENIN (stérilité
et PMA), les grossesses précoces chez les adolescentes
 Le développement des techniques biomédicales dans le domaine de l’aide à la réponse immunitaire,
et l’impact de ce développement sur l’espérance de vie des individus et sur la société :

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 L’épidémiologie des maladies microbiennes prévalant dans les villes et campagnes du Bénin : le
paludisme, le tétanos, la poliomyélite, la méningite, la tuberculose.

PLANIFICATION DES SITUATIONS D'APPRENTISSAGE PERMETTANT


D'INSTALLER LES COMPETENCES
Durée en
semaines
Situation LES ECHANGES DE MATIERE ET D’ENERGIE ENTRE
10
d’apprentissage n°1 L’ORGANISME ET LE MILIEU EXTERIEUR
Situation LA COMMANDE NERVEUSE ET LES REACTIONS 04
d’apprentissage n°2 COMPORTEMENTALES DE L’HOMME.
Situation
LA REPRODUCTION HUMAINE 04
d’apprentissage n°3

Situation LES REACTIONS IMMUNITAIRES ET LES


d’apprentissage n°4 MOYENS DE LUTTE CONTRE LES MALADIES 06
INFECTIEUSES.

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SITUATION D’APPRENTISSAGE N° 1

LES ECHANGES DE MATIERE ET D’ENERGIE ENTRE


L’ORGANISME ET LE MILIEU EXTERIEUR.

Situation de départ
Un élève de la classe de troisième découvre sur une planche conçue par les professeurs des SVT de son
école ce qui suit :

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Mesure du pouls

En exerçant avec son doigt une légère pression sur une artère superficielle reposant sur un plan osseux
résistant comme la radiale au niveau du poignet ou la temporale, on ressent une sensation de choc
périodique se produisant avec la même fréquence que les pulsions cardiaques.

Texte : Un médecin a reçu deux patients souffrant pratiquement des mêmes maux : insuffisance
respiratoire aiguë, fatigue générale, douleur aigue généralisée …. L’un d’entre eux, n’a pas uriné depuis 48h
et l’autre ne rejette que de toutes petites quantités d’urine toutes les 10h. Avant de pouvoir agir, le premier
a rendu l’âme. Le second est encore en vie et son état s’améliore depuis qu’il a reçu les premiers soins pour
l’aider à éliminer l’urine.

Tâche globale : Elaborer une explication aux divers aspects des échanges entre l’organisme et son
milieu extérieur en mettant en œuvre les modes de raisonnement propres aux SVT.

I-MISE EN SITUATION : DE LA SITUATION DE DEPART A LA FORMULATION DE LA PROBLEMATIQUE


Support : situation de départ
Consigne : exprime ta perception sur les faits évoqués dans la situation de départ puis formule sous forme
de questions de recherche, tes besoins en informations.

II-REALISATION : Collecter des données par observation, expérimentation et exploitation documentaire


pour résoudre chaque question de recherche de la problématique d’ordre scientifique.

II1 comment l’organisme s’approvisionne-t-il en nutriments ?


La réponse à cette question, la première de la problématique se fera par étapes. Les notions que tu as eues
à acquérir en classe de sixième sur les aliments et sur l’appareil digestif ainsi que les documents te
permettront d’aborder plus facilement cette question ainsi que celles qui suivront.

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Rappel : classe de sixième

Nutriments

Tout au long du tube digestif, les aliments subissent des transformations mécanique et chimique. Ces
transformations se déroulent à trois niveaux à savoir : la bouche, l’estomac et l’intestin grêle.
Dans la bouche, les aliments sont broyés par les dents et sont imprégnés de la salive qui transforme
l’amidon cuit en maltose. Au niveau de l’estomac, les aliments subissent un brassage et l’action du suc
gastrique qui transforme les protides en polypeptides. Dans l’intestin grêle, les aliments subissent
l’essentiel de leurs transformations sous l’action des sucs pancréatique et intestinal qui les simplifient en
nutriments. L’ensemble de ces transformations subies par les aliments absorbés constitue la digestion.

Séquence 1 : La digestion des aliments


Objectif : Déterminer le rôle des enzymes dans la transformation chimique des aliments en
nutriments.
Support :

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Document 1 : L’importance des enzymes dans la digestion des aliments
Au cours de la digestion, la fragmentation des grosses molécules, de nature variée (glucides, protides, et
lipides) contenues dans les aliments composés, aboutit à un nombre réduit de petites molécules. Quelles
sont les substances qui interviennent dans la digestion des aliments ?
Document 1a : Digestion in vitro de l’amidon par la salive
Fait d’observation : Lorsqu’on mâche assez longtemps du gari, ou du pain, on constate qu’il prend une
saveur sucrée au bout d’un moment. Dans le but de comprendre l’origine de ce goût sucré on te propose
cette expérience réalisée.
Expérience : Digestion in vitro de l’amidon par la salive

Après 20 minutes

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Document 1b : mode d’action d’une enzyme et leurs propriétés

Mode d’action d’une enzyme


Propriétés des enzymes

A- Relation enzyme-substrat

B- Effet de la variation du pH sur l’activité enzymatique

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C-Effet de la température sur l’activité enzymatique

TEMPERATURE EN °C VITESSE D’ACTION DE L’ENZYME


0 L’enzyme n’agit pas
37 L’action de l’enzyme est maximale
100 L’enzyme n’agit pas

Document 2 : simplification moléculaire des aliments

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Consignes d’exploitation :
 Avec l’aide de ton professeur, réalise l’expérience sur la digestion in vitro de l’amidon par la salive ;
 Donne une interprétation des résultats obtenus dans chacun des tubes A et B puis tire une
conclusion quant à l’action de la salive sur l’amidon ;
 Donne le nom de l’enzyme responsable de cette transformation puis propose une définition du mot
« enzyme » ;
 Décris le mode d’action des enzymes tout en précisant leurs propriétés ;
 A partir du document 3
• Relève les aliments qui subissent des transformations le long du tube digestif et ceux qui n’en
subissent pas ;
• Présente le bilan de la digestion des aliments.
 Fais une synthèse sur le rôle des enzymes dans la digestion des aliments.

Séquence 2 : L’absorption intestinale


Objectif : expliquer le devenir des nutriments après digestion.
Support :
Document 3a :

Figure 1 : Schéma d’une portion de l’intestin grêle

Figure 3 : Comparaison de la quantité des


nutriments dans le sang et dans la lymphe. Figure 2 : les voies sanguine et chylifère
(lymphatique) de l’absorption intestinale.

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Figure 4 : caractéristiques de la paroi de l’intestin grêle.

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Document 3b : les multiples fonctions du gros intestin.
Le gros intestin est le siège :
• D’une importante absorption d’eau ; ainsi les résidus de la digestion deviennent de plus en plus
solides et forment la matière fécale ;
• De transformation chimiques d’une partie de la cellulose sous l’action de bactéries de la flore
intestinale (ces fermentations bactériennes produisent du glucose qui est absorbé) ;
• De putréfaction des protides avec production de produits malodorants.
Les bactéries qui pullulent dans le gros intestin se multiplient rapidement. Elles constituent une part
importante des selles.

Consignes d’exploitation :
 Compare la quantité de nutriments dans le sang entrant et dans le sang sortant de l’intestin grêle
puis déduis la destination des nutriments issus de la digestion des aliments ingérés ;
 Relève les deux voies de l’absorption digestive et indique les nutriments qui empruntent chaque
voie ;
 Justifie que tous les nutriments absorbés se retrouvent finalement dans le sang ;
 Relève le nom et les caractéristiques de la structure anatomique au niveau de laquelle se fait
l’absorption des nutriments ;
 Justifie que le gros intestin est un segment important du tube digestif ;
 Fais une synthèse sur l’absorption intestinale puis reproduis le schéma de la coupe transversale
d’une villosité intestinale en y indiquant les deux voies d’absorption et en coloriant en rouge
l’artériole, en bleu la veinule et en jaune les vaisseaux lymphatiques.

Utilise les acquis construits au cours des séquences 1,2 et 3 pour expliquer l’approvisionnement de
l’organisme en nutriments.

Evaluation
PARTIE I : Restitution organisée des connaissances
Montre l’importance des transformations mécaniques dans la digestion des aliments chez l’homme.

PARTIE II : Résolution de problème à partir de documents fournis.


La consommation abusive des boissons alcoolisées est une cause fréquente et majeure de la pancréatite
(inflammation du pancréas). Les individus souffrant d’une telle maladie de pancréas, maigrissent souvent.
Pour comprendre cet amaigrissement lié à l’affection, on te fournit les documents ci-après :

Document 1 : schémas d’interprétation de la radiographie du pancréas normal et du pancréas atteint chez


des rats

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Rat sain Rat souffrant de pancréatite

Des analyses complémentaires effectuées chez ces deux rats montrent que les matières fécales du rat
atteint de la pancréatite contiennent dix (10) fois plus graisses et trois (03) fois plus de protides que celles
du rat sain.

Document 2 : Mise en évidence de l’action du suc pancréatique sur les protides et les lipides

Pour comprendre le rôle du suc pancréatique dans la digestion, on réalise les expériences suivantes : on
fait agir la trypsine et la lipase (enzymes contenues dans le suc pancréatique) sur l’albumine (protéine) et
sur le beurre (aliment riche en lipides). Le contenu est maintenu à 37°C grâce à un bain marie. Les résultats
sont donnés par le tableau suivant :
Expérience(A) Expérience(B)
Trypsine Lipase
Tube 1 Tube 2 Tube 3 Tube 4
Début de 100% Protéine 100% 100% 100%
l’expérience Lipides Protéine Lipides
Fin de 100% 100% 100% 100%
l’expérience Acide aminé Lipides Protéine Acides gras

Document de référence :
- Les protides jouent un rôle d’entretien et de renouvellement des tissus. Ils sont nécessaires pour
la croissance de l’organisme.
- Les lipides sont stockés sous forme de graisse dans les tissus adipeux. Ils favorisent la prise de
poids

Exploite les documents pour expliquer l’amaigrissement observé chez un sujet souffrant de
pancréatite. Pour cela :
- Compare les structures anatomiques des deux schémas et déduis l’anomalie révélée chez le
rat malade ;
- Dégage le rôle du suc pancréatique dans la digestion des protides et des lipides ;
- Explique à partir des informations collectées et du document de référence, l’amaigrissement
constaté chez les individus souffrant de pancréatite.

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II2 comment l’organisme s’approvisionne-t-il en dioxygène ?
Lorsque tu observes très bien une personne qui a le torse nu, tu remarques que sa poitrine se gonfle puis
se dégonfle. Cette variation du volume de la poitrine correspond à des mouvements respiratoires. La
respiration est un phénomène que tu as déjà étudié en classe de sixième. Ici, en classe de troisième, tu
approfondiras tes connaissances sur ce phénomène qui est vital pour nous.

Rappel : classe de sixième.


Respirer est une fonction vitale, assurée par les poumons dans l’espèce humaine. En 6ème, tu as étudié le
trajet de l’air et vu que la respiration se manifeste extérieurement :
• Par des mouvements respiratoires (inspiration, expiration) : c’est la ventilation pulmonaire ;
• Par des échanges gazeux respiratoire entre les poumons et l’air ambiant : on constate que l’air
expiré contient moins de dioxygène et plus de dioxygène de carbone que l’air inspiré.

Figure 1 : Mouvements de la cage thoracique lors de l’inspiration et de l’expiration

Appareil respiratoire :
L’appareil respiratoire est l’ensemble d’organes permettant la circulation de l’air et les échanges gazeux
entre l’organisme et le milieu extérieur.
Dans l’appareil respiratoire, la conduction des gaz se fait dans les fosses nasales, pharynx, larynx, trachée
artère, bronches et bronchioles. Tandis que les échanges gazeux ont lieu au niveau des alvéoles
pulmonaires.

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Les alvéoles pulmonaires :
À chaque poumon, une bronche entre et se divise en bronchioles de plus en plus fines, et ces dernières se
terminent par un ensemble de petites cavités remplies d’air : les alvéoles.

Les caractéristiques qui favorisent les échanges gazeux dans les alvéoles :
• La grande surface des alvéoles.
• La minceur de la paroi alvéolaire et la paroi des capillaires.
• La richesse des alvéoles en capillaires sanguins.
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Objectif : déduire le mécanisme des échanges gazeux respiratoires au niveau des poumons et des
organes.
Support :
Document : échanges gazeux respiratoires.
Lorsque le sang traverse chaque organe, il s’appauvrit en dioxygène et s’enrichit en dioxyde de carbone.
Jusqu’à ce qu’il arrive aux alvéoles pulmonaires, le sang retrouve sa composition normale grâce à des
échanges gazeux. Quel mécanisme permet ces échanges ?

Définition de la diffusion :
C’est le passage des molécules d’une substance d’un milieu où la pression et la concentration sont élevées
à un milieu où la pression et la concentration sont faibles.

A- Les échanges gazeux au niveau des alvéoles :

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B- Les échanges gazeux au niveau des tissus :

NB : un organe est constitué de tissus qui eux sont constitués de cellules.


Consignes d’exploitation :
1. Relève les deux types d’échanges gazeux qui ont lieu dans l’organisme ;
2. a- Compare la composition de l’air inspiré à celle de l’air expiré. Que peut-on déduire concernant les
gaz respiratoires ?
b- Compare le taux du O2 et du CO2 dans le sang entrant et sortant des poumons puis tire une
conclusion.
c- en te basant sur la loi de diffusion, précise le sens de diffusion de chaque gaz au niveau des
poumons.
3. Compare les pressions de O2 et de CO2 dans le sang entrant dans un organe à celles dans les cellules
puis déduis le sens de diffusion de chaque gaz.
4. Utilise les informations précédentes pour expliquer le mécanisme des échanges gazeux
respiratoires permettant à l’organisme de s’approvisionner en dioxygène et de se débarrasser du
dioxyde de carbone. Tu finiras ton explication par la réalisation du schéma annoté d’une alvéole
pulmonaire montrant la relation entre l’air et le sang.

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Evaluation formative
L’emphysème est une pneumopathie irréversible affectant le parenchyme(tissu) pulmonaire caractérisée
par une distension permanente des structures respiratoires associée à une détérioration des parois
alvéolaires. Il est essentiellement causé par le tabagisme. L’inflammation chronique entraîne une perte
d’élasticité du tissu conjonctif (fibrose pulmonaire). Les alvéoles et les bronchioles respiratoires sont
détruites et donnent naissance à de grandes cavités emplies d’air. Les signes cliniques sont essentiellement
des difficultés à respirer accompagnées d’une diminution de forces.

Consignes :
1) dégage la cause de l’emphysème ;
2) compare l’aspect (nombre et taille) des alvéoles du sujet malade à celui du sujet sain pour dégager
la caractéristique du parenchyme pulmonaire ainsi modifiée;
3) explique les difficultés respiratoires observées chez le sujet malade ;
4) donne ton point de vue argumenté sur le tabagisme.

II3 Comment l’oxygène et les nutriments sont-ils transportés et distribués aux différents organes ?
Dans les acquis antérieurs, nous avons vu que les nutriments et le dioxygène passent dans le sang. Ces
substances sont destinées à nos cellules qui les utilisent pour le bon fonctionnement de notre organisme.
A travers cette activité nous allons étudier le transport et la distribution des nutriments et du dioxygène
aux cellules par le sang.

Séquence 1 : le sang et l’appareil circulatoire.


Les gaz respiratoires issus de la respiration et les nutriments issus de la digestion, passent dans le
sang et constituent une partie de ce liquide vital.

Objectif : identifier les autres constituants du sang et décrire la structure de l’appareil circulatoire.
Support :
Document 1 : la composition du sang.
La centrifugation du sang oxalaté de mouton ou de cheval permet de séparer les constituants de celui-ci
pour mieux les voir. La figure 1 présente le résultat obtenu.

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Eléments figurés
(45 %)

Figure 1: representation schématique de sang centrifugé (sédimenté)


Document 2 : des vaisseaux sanguins pour transporter le sang.

 Les artères : vaisseaux L’ensemble des organes du corps


partant du cœur et sont reliés au cœur par les
distribuant le sang dans artères (en rouge) et des veines
les organes ; (en bleu)
 Les veines qui sortent des
organes, ramènent le sang
au cœur ;
 Les capillaires permettent
des échanges entre le
sang et les organes.

Figure 2 : appareil circulatoire de l’Homme.

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Figure 3 : nos vaisseaux sanguins

Consignes d’exploitation :
 Relève les constituants du sang ;
 Etablis une relation entre les propriétés structurales des différents types de vaisseaux et leur rôle
dans la circulation sanguine et reproduisant et en complétant le tableau ci-après

Vaisseaux
Artères Veines Capillaires
Caractéristiques
Paroi (élasticité et
épaisseur)
Diamètre
Vitesse du sang
Rôle

 Fais une synthèse sur la composition du sang et la structure de l’appareil respiratoire.

Séquence 2 : rôle du sang et de la lymphe.

Objectif : déduire le rôle du sang et de la lymphe dans le transport des gaz respiratoires et des
nutriments.
Support :
Document 1 : rôle du sang dans le transport des gaz respiratoires et des nutriments.
Document 1a : transport des gaz respiratoires.
Le transport de O2 dans le sang :
Dans un milieu riche en dioxygène, l’hémoglobine se combine avec ce gaz pour former l’oxyhémoglobine
(instable), la couleur du sang devient rouge vif. Dans un milieu pauvre en dioxygène, l’oxyhémoglobine se
décompose et libère le dioxygène, la couleur du sang devient rouge sombre.

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La réaction est réversible : Hémoglobine + dioxygène Oxyhémoglobine
Hb + O2 HbO2
Le sang transporte 98.5% de dioxygène sous forme d’oxyhémoglobine et 1.5% sous forme dissoute dans le
plasma.

Le transport de CO2 dans le sang :


Le sang transporte le dioxyde de carbone sous différentes formes :
- 20% à 30% sous forme de carbhémoglobine (instable) :
Hémoglobine + Dioxyde de Carbone Carbhémoglobine
Hb + CO2 HbCO2
- Sous forme dissoute dans le plasma (7-10%)
- Sous forme de bicarbonate (60-70%)

Document 1b : transport des nutriments.

Avant le repas Après le repas


Glucose 0.8 - 1g/L 1.5 – 1.8g/L
Acides aminés 0.5g/L 15g/L
Lipides 4 – 7g/L 20g/L
a- Tableau montrant l’analyse du plasma avant et après le repas.

Sang entrant Sang sortant


Glucose 1g/L 0.65g/L
Acides aminés 0.45g/L 0.22g/L
Lipides 0.005g/L 0.005g/L
b- Tableau montrant l’analyse du sang entrant et du sang sortant des organes.
Document 2 : la lymphe, intermédiaire entre le sang et les cellules.
Les échanges n’ont pas lieu directement entre le sang et les cellules. Les substances échangées passent par
un intermédiaire appelé la lymphe. Certains éléments du sang (les globules blancs et le plasma à l’exception
des grosses molécules de protéines) traversent la paroi des capillaires sanguins et vont constituer la
lymphe. Ainsi la lymphe provient du sang. On distingue la lymphe interstitielle, qui baigne les cellules de
nos organes, et la lymphe endiguée ou lymphe canalisée (ou lymphe vasculaire) qui circule dans les
vaisseaux lymphatiques. Cette dernière provient de l’écoulement de la lymphe interstitielle qui pénètre
dans les vaisseaux lymphatiques.

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Consignes d’exploitation :
• Relève les formes principales sous lesquelles chacun des gaz respiratoires est transporté ;
• Compare la composition du plasma avant et après le repas d’une part, et la composition du sang
entrant et du sang sortant des organes d’autre part puis déduis le rôle du plasma ;
• Relève les deux types de lymphe et leur origine ;
• Dégage le rôle de la lymphe interstitielle ;
• Fais une synthèse en montrant comment le sang et la lymphe assurent le transport et les échanges
des gaz respiratoires et des nutriments.

Séquence 3 : le cœur et la circulation sanguine.


Objectif : déterminer la structure du cœur et son rôle dans la circulation du sang.
Support :
Document 1 :
Le cœur un muscle creux à quatre cavités : deux oreillettes et deux ventricules. Il comporte un système de
membranes, les valvules ayant pour rôle d’imposer un sens à la circulation du sang. Le schéma qui suit est
celui de la coupe longitudinale du cœur présentant le sens de circulation.

Figure 1 : coupe longitudinale du cœur humain et sens de circulation du sang


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NB : les valvules tricuspide et bicuspide(mitrale) sont des valvules auriculo-ventriculaires. Les
valvules sigmoïdes sont aussi appelées valvules artérielles.
Document 2 : la circulation du sang dans l’organisme.
Document 2a : activité cardiaque.
Le cœur est un muscle qui contracte régulièrement 70-75 bpm. Les battements du cœur assurent la
propulsion du sang dans l’organisme. Les contractions rythmiques du muscle cardiaque et ses périodes de
repos comprend 3 phases :

Systole auriculaire : 0.1seconde Systole ventriculaire : 0.3seconde

Diastole générale : 0.4seconde

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Document 2b : la circulation sanguine.
Grâce à son activité de pompe aspirante et foulante, le cœur met en mouvement un volume sanguin
d’environ 5 litres dans un double système circulatoire :
-La contraction du ventricule droit refoule le sang rouge sombre dans l’artère pulmonaire qui aboutit aux
poumons. Là, il se débarrasse de son dioxyde de carbone et se charge du dioxygène : il devient rouge vif et
par les veines pulmonaires il atteint l’oreillette gauche. Le trajet ainsi effectué constitue la circulation
pulmonaire ou petite circulation. De l’oreillette gauche, le sang arrive dans le ventricule gauche.
-La contraction du ventricule gauche refoule le sang rouge vif dans l’artère aorte qui envoie des
ramifications dans tout le corps. Après avoir traversé les organes, le sang devenu rouge sombre est conduit
par les veines et ramené à l’oreillette droite par les deux veines caves : le trajet ainsi effectué constitue la
circulation générale ou grande circulation.

Figure 3 : Schéma simplifié de la circulation du sang


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Document 2c : pression artérielle.

Consignes d’exploitation :
 Décris l’organisation interne du cœur humain un insistant sur :
• les cavités qui le constituent et les vaisseaux rattachés à chacune d’elles ;
• les cavités qui communiquent entre elles ;
• les valvules et leurs rôles respectifs.
 Reproduis le schéma annoté de la coupe longitudinale du cœur humain,
 Explique le sens de circulation du sang dans le cœur ;
 Rends compte de la succession des divers phénomènes caractéristiques du cycle cardiaque encore
appelé révolution cardiaque en reproduisant et en complétant le modèle de tableau ci-après :
Phases de la révolution Etat des cavités Jeu des valvules (ouvertes Mouvement du sang
cardiaque (contractées ou relâchées) ou fermées)

Systole auriculaire

Systole ventriculaire

Diastole générale

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 Indique les phases de la révolution cardiaque qui correspondent aux rôles de pompe aspirante et
de pompe foulante joués par le cœur ;
 Justifie l’affirmation suivante : le cœur se repose autant qu’il travaille ;
 Compare le sang qui circule du cœur vers les poumons avec le sang qui revient des poumons vers le
cœur puis déduis le rôle de la circulation pulmonaire ;
 Compare le sang qui circule du cœur vers les organes avec le sang qui revient des organes vers le
cœur puis déduis le rôle de la circulation générale ;
 Dégage l’avantage de la disposition en parallèle des organes dans la circulation générale et de la
disposition en série des deux circuits ;
 Définis la pression artérielle puis précise à quoi correspond chacune des valeurs de la pression
artérielle suivante : 12/8 ;
 Fais une synthèse sur le lien entre l’activité cardiaque et la circulation sanguine ;
 Réalise le schéma simplifié de la circulation du sang.
Utilise les acquis construits au cours des séquences 1,2 et 3 pour expliquer comment les nutriments
et le dioxygène sont transportés et distribués aux cellules de l’organisme.
Evaluation formative
Exercice 1
Les cellules du sang baignent dans le plasma. Les autres cellules de tous les tissus baignent dans le liquide
interstitiel qui provient du plasma et ou la lymphe. L’ensemble de ces compartiments liquidiens constituent
le milieu intérieur. Sa composition est toujours stable quelles que soient les conditions de vie et les activités
de l’individu. Cette stabilité est maintenue grâce à un mécanisme régulateur assuré par divers organes dont
le foie et le pancréas. Pour comprendre l’action de ces deux organes dans le maintien de la teneur en glucose
dans le sang à 1 gramme par litre suite à l’apport de ce sucre par les aliments, les documents suivants te
sont proposés.
Document 1

Figure : Le système porte hépatique : tout le sang qui provient de l’intestin grêle traverse le foie avant de
regagner le système veineux de la circulation générale.

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Pour comprendre la fonction du foie dans la régulation de la glycémie (taux de glucose sanguin) suite à une
alimentation riche en glucide, on procède à un dosage de la glycémie dans la veine porte et dans la veine
sus-hépatique. Le tableau ci-dessous présente les résultats de ces dosages.
Mesure de la glycémie Dans la veine porte Dans la veine sus-hépatique

Après un repas riche en glucide 2,6g/L 1g/L

Par ailleurs, l’excès du glucose est stocké sous forme de glycogène dans le foie.
Document 2
Pour la régulation du taux de glucose sanguin intervient un autre organe, le pancréas. Afin de mieux
comprendre sa fonction on réalise deux expériences :
- chez un animal normal on réalise l’ablation (action d’enlever) du pancréas. On note une augmentation
importante de sa glycémie ;
- chez un animal normal ayant subi l’ablation du pancréas, on injecte un extrait pancréatique appelé
insuline. Sa glycémie redevient normale.
1-Exploite les informations tirées des documents 1 et 2 pour expliquer le maintien constant de la
glycémie par le foie et le pancréas suite à une alimentation riche en glucide. Pour cela :
- compare, à partir du document 1, la glycémie dans la veine porte à celle dans la veine sus-hépatique après
le repas puis déduis le rôle du foie ;
- relève la forme de mise en réserve du glucose dans le foie ;
- dégage des résultats des expériences du document 2, le rôle de l’insuline secrétée par le pancréas ;
- explique, en t’appuyant sur ce qui précède, l’action du foie et du pancréas dans le maintien constant de la
glycémie.
2-la constance du milieu intérieur encore appelée homéostasie est vitale pour l’organisme. Des variations
anormales dans le milieu intérieur provoquent des troubles ou des maladies qui peuvent être mortelles.
Ainsi, par exemple, un homme dont son taux sanguin de glucose dépasse 1g/L souffre d’un
dysfonctionnement de la régulation du taux de glucose dans son sang.
 A l’aide de tes connaissances, dis de quelle maladie souffre cet homme et quelles peuvent en être les
causes ;
 Cite quelques conséquences de cette maladie ;
 Explique l’intérêt du sport dans le maintien de l’équilibre du milieu intérieur.
Exercice 2 : adaptation de l’organisme à l’effort physique
Lorsque tu effectues une marche rapide ou une course, tu remarques une augmentation de ton rythme
respiratoire et de ton rythme cardiaque. Ces modifications involontaires résultent d’une adaptation de ton
organisme à l’effort physique que tu fournis. Les documents ci-après te permettront de mieux appréhender
les mécanismes d’adaptation à l’effort des organismes mammifères.
Lors de ses travaux de recherche ; un médecin a suivi un athlète chez qui il a exploré l'évolution de ses
capacités d'adaptation face à l'effort physique. Les différentes données recueillies par le médecin lui ont
permis de construire les deux tableaux suivants :

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Consignes :
• Indique à partir du tableau A, les deux organes qui consomment le plus de dioxygène pendant l'exercice
physique qu'au repos ;
• Relève les différentes variations constatées dans le tableau B en faisant une analyse par colonne ;
• Etablis le lien entre le constat fait dans le tableau A et le rôle du cœur et du sang au cours de l'effort
physique ;
• Rédige pour finir un court paragraphe pour expliquer l’adaptation de l’organisme à l’effort physique.

II4 Comment l’organisme utilise l’oxygène et les nutriments apportés aux cellules par le sang ?
Objectif : montrer que la cellule utilise les nutriments et le dioxygène pour produire de l’énergie et
fabriquer des molécules indispensables au fonctionnement de l’organisme.
Rappel
Nos aliments sont variés :
• Certains sont d’origine végétale d’autres sont d’origine animale.
• Certains sont de nature minérale d’autres sont de nature organique.
• Certains sont simples d’autres sont composés.
Dans l’organisme les aliments participent à la constitution des organes, à leur fonctionnement et leurs
fournissent de l’énergie, on parle alors d’aliments bâtisseurs, d’aliments fonctionnels et d’aliments
énergétiques.
Pour être équilibré, l’alimentation doit non seulement apporter les nutriments indispensables à
l’organisme mais elle doit aussi fournir une quantité d’énergie qui couvre exactement les dépenses
énergétiques.

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Les besoins énergétiques de l’organisme :

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Support :
Document 1 :
Des techniques perfectionnées permettent de suivre les nutriments dans le corps et d’observer leur incorporation
dans les cellules. Certains nutriments servent à construire de nouvelles molécules. Parmi ces molécules, les protéines
sont spécifiques, non seulement de la cellule qui les contient mais aussi de l’organisme lui-même. Il y a aussi les
glucides et les lipides dont la dégradation produit de l’énergie.
La figure ci-dessous illustre ce qui se passe dans les cellules lorsque les nutriments et l’oxygène y sont apportés par
le sang.

Acide urique

Figure 1 : devenir des nutriments et du dioxygène dans la cellule


Texte 1 :
L’organisme dispose de grenier pour stocker les excédants de nutriments afin de les utiliser quand il en
aura besoin. Ainsi, les glucides sont stockés dans le foie sous forme de glycogène. Quant aux protides, ils
sont stockés dans les protéines des muscles. Les lipides sont stockés sous forme de graisse dans les tissus
adipeux localisés dans la moelle jaune des os, dans l’hypoderme, dans les régions abdominales et fessières.
Les excédants de glucides sont également transformés en graisses avant d’être fixés par les tissus adipeux.
Texte 2 :
Les sels minéraux représentent 5% de notre corps et 0,7% de notre alimentation. On distingue :
- des sels minéraux à rôle plastique ou constructeur. Exemples : calcium, phosphore à l’ossification de
même que le fluor qui est surtout présent au niveau des dents où il rend l’émail plus résistant à l’action de
la carie.
- des sels minéraux à rôle fonctionnel indispensables au fonctionnement de nos organes. Exemples : L’iode
indispensable au fonctionnement de la thyroïde et dont l’absence dans l’alimentation entraîne des troubles
graves tels que le goitre (augmentation du volume du cou par suite d’une hypertrophie de la thyroïde).
Les sels minéraux sont très abondants dans les légumes verts, les fruits et dans certaines eaux.

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Consignes d’exploitation :
 Relève :
• Les deux formes d’utilisation des nutriments et dis en quoi consiste chacune d’elles ;
• Les structures de mise en réserve des nutriments et les formes de stockages ;
• L’importance de la mise en réserve des nutriments.
 Dégage l’importance des sels minéraux dans l’alimentation ;
 Rédige alors un texte relatif à l’utilisation que l’organisme fait des nutriments et du dioxygène.
Evaluation formative
A-Constatation : L’excès de poids (obésité) est certes la conséquence d’erreurs alimentaires liées à la
consommation excessive de graisses animales, de sucres qui sont transformés en lipides dans le tissu
adipeux, quand ils se trouvent en excès, d’absence de pratique sportive, mais aussi dû à une mauvaise
répartition des repas dans la journée. En effet, des études ont montré que la plus grande partie des aliments
énergétiques absorbés après quatorze heures à toutes les chances d’être mise en réserve la nuit sous forme
de graisses. Ainsi, le simple fait de décaler l’apport énergétique, en début de journée, permet une perte de
poids de 15%.
B- Les caractéristiques de l’obésité : Les histogrammes de la figure suivante permettent de comparer un
sujet normal et un sujet obèse de même âge et de même sexe dans des conditions physiologiques normales.

C-Conséquences de l’obésité : l’obésité représente des risques considérables pour la santé. En effet, cette
maladie augmente, chez les adultes, les risques des maladies cardiovasculaires, réduit l’espérance de vie,
et peut causer dans de nombreux cas le diabète, l’hypertension artérielle, le cancer de sein. Chez les enfants,
l’obésité peut augmenter le risque de problèmes respiratoires, d’apparition du diabète à l’âge adulte, des
fractures. Sur le plan social et psychologique, l’obésité est un facteur déclencheur de dépression chez
l’enfant et l’adulte (les obèses sont sujets à des moqueries liées à leur forme)
Consignes :
 Relève les causes et conséquences de l’obésité ;
 Quelles sont les caractéristiques d’un sujet obèse par rapport à un sujet normal ?
 L’obésité est-elle due à un accroissement du contenu de chaque cellule adipeuse ou à une
augmentation du nombre de ces cellules ?
 Prodigue quelques conseils pour prévenir l’obésité.

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II5 Quel est le rôle du rein dans la régulation du milieu intérieur ?
Au cours des activités précédentes, nous avons vu que les cellules sont le siège de réactions chimiques
productrices d’énergie au cours desquelles sont produits des déchets (CO2 ; acide urique et urée). Leur
élimination est appelée excrétion.

Objectifs : Montrer la contribution de l’excrétion urinaire dans le maintien de la constance du


milieu intérieur et présenter d’autres organes excréteurs.

Séquence 1 : rôles des reins dans l’élimination des déchets et dans la régulation hydrominérale du
milieu intérieur.
Support :
Document 1 : Organisation de l’appareil urinaire et coupe du rein
L’urine est formée dans les reins, organes pairs situés près de la colonne vertébrale. Elle s’écoule
régulièrement par deux conduits, les uretères, qui aboutissent à un réservoir, la vessie, fermés par deux
muscles circulaires, les sphincters. Ils se relâchent sous l’effet de la volonté, lorsque la capacité de la vessie
dépasse (chez l’homme) 200 à 400ml et que le besoin d’uriner se fait sentir. L’urine est alors évacuée à
l’extérieur par l’urètre.
Chaque rein est relié à la circulation par deux importants vaisseaux :
- Une artère rénale, apportant du sang au rein (A)
- Une veine rénale, évacuant le sang du rein (B)

Figure 1 : schéma de l’appareil urinaire de l’Homme

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Annotation : 1 : Zone externe ou granulaire ; 2 : artère ; 3 : veine ; 4 : uretère ; 5 : tube collecteur ; 6 : tube
urinifère ; 7 : bassinet.
Figure 2 : schéma de la coupe longitudinale d’un rein de mammifère.
Document 2 : Étude comparée de la composition du plasma sanguin de l’urine
Faits d’observation
- Après absorption d’une importante quantité de boisson qui augmente le volume du sang, il y a élévation
de la production d’urine.
- Après un traitement par voie buccale ou injection intraveineuse d’un antibiotique, on peut mettre en
évidence les traces de ce médicament dans l’urine du malade.
- La ligature des artères rénales d’un lapin entraine un arrêt de la production d’urine puis la mort du lapin.
Tableau : Données relatives à la constitution du plasma sanguin et de l’urine d’un sujet sain

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Les constituants de l’urine sont répartis en deux catégories :
• Les substances de la catégorie A en plus du glucose sont des substances dites à seuil car ne se
retrouvent dans l’urine que lorsque leur teneur dans le sang dépasse une certaine valeur appelée
seuil d’élimination. Les reins jouent ainsi un rôle régulateur ;
• Les substances de la catégorie C sont des déchets que les reins éliminent du sang. Les reins jouent
ainsi un rôle épurateur ;
• La présence dans l’urine des constituants de la catégorie B est une anomalie.
Document 3 :
Au microscope, le tissu rénal de la zone corticale granuleuse montre des tubes urinifères mêlés à des
vaisseaux sanguins. Chaque tube est constitué d’un glomérule et d’un tube contourné en forme de U. La
filtration du sang s’effectue au niveau des tubes urinifères.
Chaque rein comporte environ un million de tubes urinifères ou néphrons. Chaque tube à de 2 à 3 cm de
longueur et entre 20 et 50 micromètres de diamètre. On évalue à 20km la longueur totale des tubes
urinifères des deux reins. Sur toute la longueur de ces tubes sont accolés des vaisseaux sanguins à parois
minces qui permettent des échanges entre le contenu des tubes et le plasma sanguin. On estime leur surface
à 3m2 environ.

Figure 1 : Schéma d’un tube urinifère et son irrigation sanguine.

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Figure 2 : Mécanisme de l’élaboration de l’urine à partir du sang

Consignes d’exploitation :
 Décris l’organisation de l’appareil urinaire en insistant sur le rôle de ses différents organes ;
 Tire de chacun des faits d’observation, une conclusion puis dégage l’origine de l’urine ;
 Indique :
 Les substances à peine plus concentrées dans l’urine que dans le plasma et à quelle(s)
condition(s) on les retrouve dans l’urine puis définis le rôle régulateur du rein ;
 Les substances beaucoup plus concentrées dans l’urine que dans le plasma et la raison pour
laquelle on les retrouve dans l’urine puis définis le rôle épurateur du rein.
 Déduis en quoi le rein contribue au maintien constant de la composition du sang(homéostasie) ;
 Décris les différentes étapes de la formation de l’urine en indiquant les faits caractéristiques de
chaque étape et leur lieu de déroulement ;
 Rédige alors un texte explicatif relatif au rôle de l’excrétion urinaire dans le maintien constant du
milieu intérieur.
Tu achèveras ton explication par la reproduction des schémas annotés de la coupes longitudinale
du rein et de l’appareil urinaire.

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Séquence 2 : autres organes excréteurs.
Support :
Document
Plusieurs organes interviennent dans l’excrétion dont la peau est les poumons. Au niveau de la peau, la
transpiration est continue et peut être inaperçue. Elle est importante pendant l’effort physique ou en milieu
chaud. La sueur est un liquide assez comparable à l’urine. Sa composition chimique varie suivant les sujets,
le régime alimentaire et les activités pratiquées. Pendant 24h, un litre de sueur transpirée renferme 5g de
minéraux et 1g d’urée. Bien que le rôle soit faible, les glandes sudoripares allègent le travail des reins. La
sueur joue un rôle important dans le maintien de la température corporelle en refroidissant la peau par
l’évaporation de l’eau. Les glandes sudoripares sont richement vascularisées, elles sont constituées de
cellules sécrétrices qui puisent l’urée et les minéraux ans le sang. La sueur est évacuée par le canal
sudoripare vers le pore.
Quant aux poumons, ils assurent l’élimination d’eau (sous forme de vapeur) et de dioxyde de carbone issus
de la dégradation des nutriments. Au niveau de chacun de ces organes excréteurs, existe une surface
d’échange qui joue le rôle de filtre.
Consigne : exploite le document pour justifier que la peau et les poumons sont aussi des organes
qui participent au maintien de la constance du milieu intérieur.
Evaluation formative
Exercice 1 : explique comment les reins participent au maintien de la composition constante du sang.
NB : les étapes de l’élaboration de l’urine ne sont pas demandées.
Exercice 2 : Les apports en eau doivent permettre de compenser les pertes qui sont chaque jour
d’environ :
• 1.4 à 2 litres par les urines.
• 0.3 à 0.5 litre dans l’air expire.
• 0.3 à 0.5 litre par transpiration.
Ces deux dernières quantités peuvent être considérablement augmentées en cas d’effort physique intense
ou de température extérieure très élevée.
L’apport journalier en eau pour un adulte doit donc être de 2 à 3 litres en moyenne.
Les aliments, qui ont une importante teneur en eau, assurent la fourniture de 0.5 litre à 1 litre d’eau. L’eau
de boisson doit donc apporter un complément hydrique de 1.5 à 2 litres.
1. Au niveau de quels organes l’organisme perd-il de l’eau ?
2. Quels facteurs peuvent entraîner des variations de la quantité d’eau perdue ?
3. Comment l’organisme se ravitaille-t-il en eau ?
4. Comment l’organisme fait-il face à une augmentation importante de perte d’eau ?

Exercice 3 : Dysfonctionnement des reins


Des analyses révèlent parfois dans l’urine la présence de substances anormales.
L’albumine est une substance qui ne passe pas dans le tube urinaire si celui-ci est en état de
fonctionnement. Sa présence dans l’urine est donc le signe d’une altération du tube urinaire. On parle
d’albuminurie.

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La présence de glucose dans l’urine ne relève pas d’un mauvais fonctionnement des reins. C’est la
conséquence d’une hyperglycémie, c’est-à-dire lorsque le taux de glucose dépasse 1,8g/l de plasma. Cette
valeur 1.8g/l est qualifiée de seuil d’élimination urinaire du glucose. Le glucose en excès dans le sang est
évacué dans l’urine : c’est la glycosurie. Une glycosurie permanente est le signe d’une maladie appelée
diabète sucrée.
L’accumulation des cristaux dans les tubes urinifères forme des calculs urinaires qui sont la cause des
coliques néphrétiques souvent très douloureuses. L’urine renferme certaines substances très toxiques. Un
mauvais fonctionnement des reins ou l’insuffisance rénale se manifeste par une élévation progressive de
l’urée sanguine. Il provoque une maladie très grave appelée urémie qui entraine la mort dans les deux ou
trois jours qui suivent.
L’hématurie : la présence du sang dans l’urine est le signe d’une affection de l’appareil excréteur. Elle est
souvent provoquée par les bilharzies, vers parasites.
Remarque : Lorsque l’acide urique, normalement éliminé par les reins est mal évacué, il peut former des
dépôts dans les circulations qui sont à l’origine de la goutte.
En cas d’insuffisance rénale sévère, l’épuration du sang par dialyse ou hémodialyse consiste à purifier le
sang prélevé dans une artère, en le faisant passer pendant plusieurs heures dans un appareil spécialisé
(rein artificiel). Le sang purifié est redonné au malade dans une veine.
Tous les deux ou trois jours, le patient doit subir une séance d’hémodialyse. Les malades peuvent se voir
définitivement guéris par une greffe de reins provenant d’un donneur sain. Après la greffe, le rein se remet
à fonctionner dès qu’il est relié aux vaisseaux sanguins du receveur.

Consignes :
 Relève les constituants anormaux de l’urine et précise les maladies qui sont associées à leur
présence dans l’urine ;
 Précise comment peut-on épurer le sang lorsque les reins sont défaillants ;

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II-6 Structuration et intégration des acquis
Prends appui sur les connaissances notionnelles construites lors des activités précédentes pour élaborer
une explication aux échanges de matières et d’énergie entre l’organisme et le milieu extérieur.

III- RETOUR ET PROJECTION


III -1- RETOUR (Point des savoirs construits)
Support : Acquis ou savoirs construis sur les questions de recherches précédentes.
Consigne :
Sur la base de tes savoirs actuels sur ‘’ LES ECHANGES DE MATIERE ET D’ENERGIE ENTRE
L’ORGANISME ET LE MILIEU EXTERIEUR ‘’ :
- Enumère les nouveaux savoirs que tu as construits
- Rappelle les différentes démarches qui t’ont permis de construire ces nouveaux savoirs.
- Dis les notions sur lesquelles tu as besoin d’informations supplémentaires.
- Donne les situations de vie courante dans lesquelles tu peux appliquer tes savoirs construits.
III-2- PROJECTION (Réinvestissement)
Elabore pour chacun de ces trois thèmes suivant un dossier :
Thème 1 : les maladies cardiovasculaires : causes, conséquences et les moyens pour y remédier.
Thème 2 : les maladies de l’appareil urinaire : causes, conséquences et les moyens pour y remédier.
Thème 3 : les maladies nutritionnelles en relation avec les habitudes alimentaire.

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SITUATION D’APPRENTISSAGE N° 2

LA COMMANDE NERVEUSE ET LES REACTIONS


COMPORTEMENTALES DE L’HOMME.
Situation de départ
Les images ci-après illustrent quelques situations de vie courante.
Un verre, ça va. Trois verres… bonjour les dégâts Les produits toxiques de la fumée de cigarette.

L’alcool et le tabac : deux dangers pour le système nerveux

Tache globale : construire la réponse aux problématiques soulevées par les faits de la situation de départ
relatifs à la commande nerveuse.

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I-MISE EN SITUATION : DE LA SITUATION DE DEPART A LA FORMULATION DE LA PROBLEMATIQUE
Support : situation de départ
Consigne : exprime ta perception sur les faits évoqués dans la situation de départ puis formule
sous forme de questions de recherche, tes besoins en informations.

II-REALISATION : Collecter des données par observation, expérimentation et exploitation


documentaire pour résoudre chaque question de recherche de la problématique d’ordre
scientifique.
II1 En quoi les réactions comportementales de l’Homme sont-elles diversifiées ?
Objectif : expliquer la diversité des réactions comportementales.
Support :
Document 1 :
Que l’on soit en classe, à la campagne, à la maison, dans la rue, de nombreuses informations (signal
lumineux, bruit, son, coup de vent etc…) nous arrivent du milieu extérieur ou de notre propre
organisme (sensation de faim, de froid, de soif, etc…) ; ces stimuli, lorsqu’ils sont d’intensité
suffisante déclenchent nos réactions ou comportements. Ces comportements peuvent être
volontaires (sous l’effet d’une décision) ou involontaires (sans contrôle réfléchi). Voici quelques
réactions comportementales :

A B

D E

Les cinq organes de sens

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Document 2 : organisation générale du système nerveux des mammifères.

Fait clinique : une lésion ou une destruction du cerveau d’un animal empêche la réalisation de tout acte
volontaire. Cependant, ce sujet continue à présenter des réponses involontaires suite à diverses
stimulations.
Consignes d’exploitation :
 Définis : stimulus, réaction comportementale, réaction volontaire et réaction réflexe ;
 Décris chaque situation représentée dans les figures A, B, C, D et E puis reproduis et complète le
tableau ci-après :
N° Stimulus Nature et Récepteur Réactions Caractéristiques Types de
origine comportementales (Innée ou réactions
(interne ou acquises, (volontaire
externe) conscientes ou ou réflexe)
du inconscientes)
stimulus
A
B
C
D
E
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 Relève la condition nécessaire pour l’obtention d’une réaction comportementale ;
 Décris l’organisation du système nerveux de l’Homme ;
 Déduis de l’analyse du fait clinique, les centres nerveux intervenant dans chaque type de réactions
comportementales
 De l’ensemble des informations collectées, explique en quoi les réactions comportementales de
l’Homme sont diversifiées.

II2 Quels sont les mécanismes mis en jeu dans l’accomplissement d’une réaction comportementale
involontaire ? cas du réflexe de retrait.
Objectif : déterminer les éléments fonctionnels qui interviennent dans un réflexe et le sens de
conduction de l’influx nerveux.
Support :
Document 1 :
Notre organisme ne cesse de capter et d’interpréter des simulations en provenance de notre
environnement et réagit à certaines d’entre elles. Ainsi, lorsque l’on plonge la main dans de l’eau et que l’on
constate qu’elle est trop chaude, on la retire immédiatement. Pour identifier les éléments intervenant dans
l’accomplissement d’un réflexe, on réalise des expériences de section / excitation ont été réalisées sur des
grenouilles dont l’un des centres nerveux (le cerveau) a été détruit, mais l’autre centre nerveux (la moelle
épinière) est intact : la grenouille peut encore réaliser des mouvements en réaction à une stimulation ; elle
ne ressent pas la douleur.
Expérience 1 : expérience témoin
- Plonge l’extrémité d’un doigt d’une patte de la grenouille dans une solution d’acide ;
- Observe la réaction de l’animal.

Expérience 2 :
- Sur l’extrémité des doigts de la patte gauche de la grenouille décérébrée, dépose un tampon
imbibé d’éther ou de chloroforme, substance anesthésique
- Excite ensuite cette patte à l’aide d’une solution d’acide acétique dilué
- Excite avec la même solution d’acide acétique dilué, l’extrémité des doigts de la patte postérieure
droite de la grenouille.
- Observe les différentes réactions de l’animal

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Expérience 3 :
- Pose la grenouille décérébrée à plat ventre dans la cuvette à dissection (ou sur planchette à liège)
- Coupe la peau autour de sa cuisse et enlève-la avec une pince fine
- Ecarte à l’aide d’une sonde les masses musculaires de la cuisse et mets à nu le cordon blanchâtre
d’un à deux millimètres d’épaisseur (le nerf sciatique)
- Soulève le nerf sciatique à l’aide du verre étiré et fais passer un fil sous lui pour l’écarter du muscle.
- Sectionne le nerf sciatique et excite la patte correspondante
- Observe la réaction de l’animal

Expérience 4 :
- Sectionner le tendon inférieur du muscle gastrocnémien de la seconde patte à l’aide d’une paire de
ciseaux
- Excite la patte correspondante
- Observe la réaction de l’animal

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Document 2 :

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Figure 6 : trajet de l’influx nerveux

Consignes d’exploitation :
- Rends compte des résultats en reproduisant et en complétant le tableau fourni en modèle ci-après :
Expériences Résultats Conclusions

- Dégage, à partir des conclusions des résultats d’expériences et les informations fournies par le
tableau relatif au rôle des organes dans l’accomplissement d’un mouvement reflexe, les organes
intervenant dans le réflexe de retrait et précise le rôle de chacun d’eux ;
- Précise le sens de conduction du message nerveux ;
- Définis : voie efférente, voie afférente, organe récepteur et organe effecteur ;
- Rédige l’explication relative au mécanisme de reflexe de retrait que tu appuieras par le schéma de
l’arc réflexe en utilisant des rectangles et des flèches.

Evaluation
PARTIE I : Restitution organisée des connaissances
A la reprise des cours après les congés de détente, ta camarade ne fait que somnoler en classe. Tu lui
chatouilles la plante du pied et elle retire son pied sans se réveiller.
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Explique l’enchainement des mécanismes mis en jeu dans l’accomplissement de ce réflexe.
Tu appuieras ton explication par un schéma bilan en utilisant des rectangles et des flèches.

II3 Comment les informations en provenance de notre environnement sont-elles traitées par le
cerveau dans l’accomplissement d’une réaction comportementale volontaire ? cas de la saisie d’un
objet repéré par le toucher.

Objectif : établir le mécanisme de la sensation tactile puis expliquer l’accomplissement d’une


réaction volontaire.
Support :
Document 1 : mécanisme de la sensibilité de toucher ou tactile
Document 1a : les récepteurs de la peau
La peau est l’organe de sens de cette sensation. Elle est à l’origine de plusieurs types de sensations grâce à
ses multiples terminaisons nerveuses dites corpuscules (figure 1). Les sensations tactiles sont perçues par
les récepteurs tactiles situés à tous les niveaux du corps. En effet, chaque région du corps est sous le
contrôle d’un point précis de l’aire de la sensibilité générale. Les différentes parties du corps sont
représentées sur l’aire de la projection sensitive. La surface occupée sur l’aire de projection par les
différentes parties du corps n’est pas proportionnelle à leur étendue sur le corps. L’aire de projection
sensitive de l’hémisphère cérébral droit correspond à la partie gauche du corps et vice versa (figures 2 et
3). Une lésion sur chaque aire, après un accident, provoque le dysfonctionnement du système sensoriel
associé.

Les récepteurs tactiles


a) Sensibilité au contact : Les corpuscules
sensibles à la pression sont :
- les corpuscules de Meissner : sont
sensibles à des légères pressions sur la peau
(la sensibilité superficielle) ;
- les corpuscules de Pacini sont sensibles à
des fortes pressions sur la peau (la
sensibilité profonde).
b) Sensibilité thermique : Les corpuscules
sensibles aux températures sont :
- les corpuscules de Krause sensibles au
froid ;
- les corpuscules de Ruffini, sensibles à la
chaleur.
c) Sensibilité douloureuse :
Les terminaisons nerveuses libres sensibles
à la douleur et tous les récepteurs
précédents (ils donnent une sensation de
Figure 1 : coupe transversale de la peau douleur si l’excitation est très intense)

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Figure 2 : Localisation des aires de sensibilité dans le Figure 3 : L’aire de la projection sensitive et
cortex cérébral son correspondant sur le corps

Document 1b : structure des cellules nerveuses et fonctionnement d’une synapse.


La stimulation d’un récepteur sensoriel entraîne la naissance d’un message nerveux qui circule toujours
dans le sens centripète. Inversement, la commande d’une activité motrice met en jeu un message nerveux
moteur, c’est-à-dire à propagation centrifuge. Tout se passe comme s’il existait dans l’organisation du
système nerveux, des dispositifs particuliers pour orienter la circulation de l’influx nerveux selon le
contexte. Le présent document vise donc à donner une idée de ces dispositifs et de leur fonctionnement.
Le tissu nerveux présente des cellules hautement spécialisées, les neurones. Leur organisation est en
relation étroite avec leur fonction : émettre des messages, conduire le message nerveux.
L’ensemble du système nerveux est un réseau complexe de neurones qui communiquent entre eux et avec
les cellules effectrices. Les messages nerveux passent de cellule à cellule au niveau des points de contact
appelés synapse. Un messager chimique libéré en quantité plus ou moins importante va assurer la
transmission du message dans l’espace synaptique.

Figure 4 : structure d’un neurone

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Mécanisme de transmission synaptique du message
nerveux
Première étape : Un message nerveux, représenté ici par
des signaux électriques, arrive au bout de l’axone du
neurone pré-synaptique.
Deuxième étape : Il y a libération dans la fente synaptique
de messagers chimiques particuliers stockés dans les
vésicules du neurone pré-synaptique.
Troisième étape : Ces messagers, libérés dans la fente,
vont se fixer sur les récepteurs du neurone post-synaptique.
Quatrième étape : naissance du message nerveux suite à la
fixation du messager chimique.
Cinquième étape : Pour terminer, une fois ce message
chimique transmis, le messager chimique est recapturé et
détruit par le neurone pré-synaptique. Il y a un recyclage de
ces messagers qui pourront à nouveau être stockés dans ces
petites poches qu’on appelle des vésicules et utilisés lors de
la transmission d’un nouveau message.
Figure 5 : transmission du message
nerveux au niveau d’une synapse

La figure ci-après illustre le mécanisme de la sensibilité tactile et les voies de la transmission des
messages nerveux

Elaboration de la sensation tactile au


niveau du cortex cérébral
Stimulation

Naissance des messages nerveux


Conduction des messages nerveux par une
au niveau d’un récepteur
chaine de neurone qui passent par la
sensoriel
moelle épinière

Figure 6 : mécanisme de la sensibilité tactile

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Document 2 : mécanisme de la motricité volontaire

Consignes d’exploitation :
- Reproduis et complète le tableau fourni en modèle ;
Différents types de Récepteurs tactiles Localisation
sensibilité correspondants
Sensibilités au toucher
Sensibilité à la température
Sensibilité à la douleur

- Relève la relation qui existe entre chaque région du corps et l’aire de la sensibilité générale ;
- Décris la structure d’un neurone puis relève son rôle ;
- Définis récepteur tactile, récepteur sensoriel, synapse ;
- Décris le fonctionnement d’une synapse ;
- Précise le centre nerveux responsable des mouvements volontaires ;
- Décris le trajet de l’influx nerveux dans l’élaboration de la sensation tactile ;
- Décris le trajet de l’influx nerveux dans la réalisation du mouvement volontaire ;
- Rédige un texte explicatif sur le rôle du cerveau dans l’élaboration de la sensation tactile suivie
d’un mouvement volontaire ;
- Réalise le schéma du trajet de l’influx nerveux lors de l’accomplissement d’un mouvement
volontaire précédé d’une sensation tactile (cas de la saisie d’un objet repéré par le toucher)

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Evaluation
PARTIE II : Résolution de problème à partir de documents fournis.
MIA, une jeune élève de 12 ans, en classe de 6ème est née à la maison sans aucun soin particulier. Depuis
quelques années, elle éprouve des difficultés à lire, bien que ses deux yeux soient apparemment normaux.
Prise en charge par une ONG, MIA a subi des examens cliniques pour comprendre l’origine du mal dont elle
souffre. Les résultats de ces examens cliniques et autre documentation te sont proposés pour expliquer le
mal dont souffre MIA.
Document de référence : structures intervenant dans la vision
Des mammifères comme le chat, le singe et l’homme possèdent une vision binoculaire. Les cellules
sensorielles de chaque œil, partant de la rétine (récepteur sensoriel), se projettent sur le cortex visuel droit
et gauche (centre nerveux). La rétine de chaque œil, stimulée par la lumière génère des messages nerveux
qui sont transmis au cortex visuel par les nerfs optiques (conducteurs nerveux). C’est ainsi que le cortex
visuel est capable de recréer une image à la surface.
Ces structures de base, qui interviennent dans la vision sont mises en place à la naissance. Mais elles
continuent leur maturation pendant l’enfance, voire l’adolescence. Cette maturation explique en grande
partie l’amélioration de la vision au cours du développement de l’enfant.

Relation entre les structures intervenant dans la vision

Document 1 : résultats des examens cliniques de MIA


L’ophtalmologue fait réaliser à MIA, le test d’acuité visuelle dont les résultats sont présentés dans le tableau
ci-après :
Tableau : Résultat du test d’acuité visuelle chez MIA

NB : L’acuité visuelle est la capacité d’un œil à discerner un petit objet le plus loin possible.
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Au vu des résultats précédents, le spécialiste fait réaliser à MIA des examens plus approfondis qui ont
révélé la présence d’une fine membrane recouvrant son œil gauche.
Document 2 : Faits d’expériences

Expérience 1 : chez un chaton (petit du chat) âgé d’un mois, on suture (on ferme) l’oeil gauche pendant
quelques mois. Après avoir enlevé la suture, on procède à des tests visuels à l’aide d’un éclair lumineux.
L’animal ne détecte pas la lumière avec l’œil gauche tandis qu’il est capable de détecter la lumière avec l’œil
droit.
Expérience 2 : chez un chat adulte, on suture l’œil gauche pendant quelques mois. Après avoir enlevé la
suture, on procède à des tests visuels à l’aide d’un éclair lumineux. L’animal est capable de détecter la
lumière aussi ben avec son œil gauche que son œil droit.

Document 3 : évolution du nombre de cellules nerveuses du cortex visuel en fonction de l’âge (de 0
à 40 ans environs).
Des recherches effectuées chez plusieurs individus ayant une vision normale et d’autres ayant une vision
anormale comme MIA ont permis d’avoir les résultats ci-après.

Exploite les informations tirées de la documentation pour expliquer la perte de vision de l’œil
gauche de MIA. Pour cela :
- déduis des résultats cliniques de MIA, l’état de ses yeux ;
- dégage des faits d’expériences la conséquence de l’inactivité de l’œil en fonction de l’âge ;
- décris l’évolution du nombre de cellules nerveuses du cortex visuel en fonction de l’âge et de l’état de l’œil
;
- utilise les informations précédentes mises en relation avec celles du document de référence pour
expliquer la perte de la vision de l’œil gauche de MIA.

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II3 structuration et intégration des acquis
Consigne : utilise les savoirs que tu as construits tout au long de la SA pour expliquer les réactions
comportementales chez l’Homme.
III- RETOUR ET PROJECTION
III -1- RETOUR (Point des savoirs construits)
Support : Acquis ou savoirs construis sur les questions de recherches précédentes.
Consigne : fais le point des savoirs construits sur la commande nerveuse et les réactions
comportementales de l’Homme et les démarches utilisées en utilisant le modèle de tableau suivant :
Ce que j’ai appris Ce que j’ai mieux Ce que je n’ai pas Pourquoi je n’ai Démarches
compris compris pas compris utilisées pour
réussir ce que j’ai
mieux compris

III-2- PROJECTION (Réinvestissement)


Elabore un dossier sur le thème : "drogue et toxicomanie"
FICHE METHODOLOGIQUE POUR L'ELABORATION D'UN DOSSIER
1- Réfléchir aux problèmes à aborder
On ne doit, en aucun cas, se lancer tout de suite à la recherche des documents. Il faut orienter ses recherches et, pour cela, bien
comprendre le thème du dossier, rechercher le sens des mots dans le dictionnaire et se poser des questions en discutant avec
son entourage (camarades, professeurs, amis, parents…).
2- Rechercher les documents
La bibliothèque du collège peut avoir certains éléments qui permettront de constituer le dossier ;
- consulter les personnes ressources ;
- consulter le(s) fichier(s) :
· Fichier par thème
· Fichier alphabétique
· Fichier par matière
- des personnes de votre entourage peuvent connaître précisément le problème posé.
Elles vous conseilleront telles lectures (atlas, articles de revues, de journaux…) ou telles visites (bibliothèque, structure indiquée,
laboratoire…).
3- Consulter les documents
- encyclopédies, dictionnaires ;
- manuels, livres spécialisés, atlas, guides ;
- revues, journaux ;
- dossiers spécialisés édités par les laboratoires, les entreprises ;
- diapositives, bandes vidéo ; …
- pensez à faire des photocopies, à découper des illustrations dans les revues, à reprendre des schémas, mais en les simplifiant
et en les adaptant à votre sujet.
4- Constituer le dossier
Le tri des documents vous aidera à définir le plan de votre dossier. Par exemple, certains vous permettront de définir le sujet,
d'autres de le localiser, de l'analyser.
Pour la mise en place, limitez le texte et valorisez les documents. Privilégiez l'illustration, alternez dessins, schémas, photos,
graphiques.
5- Présenter le dossier
Le dossier forme un tout. Rangez-le dans une "chemise" cartonnée sur laquelle vous écrivez le titre, votre nom et la date.
Choisissez un titre, "choc".
- Présenter, sur une page, le plan de votre dossier ;
- Un sommaire facilitera la lecture.
- Insérer dans le plan chacun des documents, sans oublier de le situer, d'en indiquer l'origine, de le commenter (un titre clair ou
une phrase courte). N'hésitez pas à critiquer le document, à montrer ses qualités, ses insuffisances.
- vérifier toujours que le document correspond bien à l'idée que vous voulez développez.
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LA REPRODUTION HUMAINE.

Situation de départ
Formation d'un nouvel individu

Texte 1 :
Une jeune fille vient d’avoir ses règles pour la première fois. Elle demande à sa maman pourquoi son corps
se transforme ?

Texte 2 :
Un couple ayant les moyens très limités, après six ans de mariage a déjà eu trois enfants et attend un
quatrième. Ces enfants présentent un retard de croissance
Texte 3 :
Après le cours sur les IST/VIH-SIDA, une jeune fille se confie à sa camarade "tu sais, j’ai bien peur
maintenant car j’ai toujours eu des rapports sexuels non protégés avec mes partenaires"
Tache globale : Elaborer une explication au fonctionnement des appareils génitaux dans l’espèce humaine.

I-MISE EN SITUATION : DE LA SITUATION DE DEPART A LA FORMULATION DE LA PROBLEMATIQUE


Support : situation de départ
Consigne : exprime ta perception sur les faits évoqués dans la situation de départ puis formule sous forme
de questions de recherche, tes besoins en informations.

II-REALISATION : Collecter des données par observation, expérimentation et exploitation documentaire


pour résoudre chaque question de recherche de la problématique d’ordre scientifique.

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II1 Comment sont déclenchées les modifications pubertaires chez le garçon et la fille ?

A la sortie de l’enfance, le corps humain présente de profonds changements et la personnalité de


l’individu évolue. Garçons et filles acquièrent à la fin de ce processus la capacité de procréer. On parle
de puberté ou de période pubertaire. La présente activité vise à s’approprier les différentes
transformations qui caractérisent la période pubertaire et ce qui déclenche ces transformations.

Séquence 1 : transformations pubertaires


Objectifs :
 Identifier les modifications survenant lors de la puberté ;
 Etablir le lien existant entre les transformations du corps et le fait de devenir apte à se
reproduire.

Support :
Document 1 : Les caractères sexuels.
Dès la naissance et pendant toute l’enfance, un garçon et une fille se distinguent par leurs caractères sexuels
primaires, c’est-à-dire leurs organes génitaux : les testicules et le pénis chez le garçon ; les ovaires, l’utérus
et la vulve chez la fille. A la puberté, le corps se transforme progressivement, les caractères sexuels
secondaires apparaissent et distinguent un homme d’une femme.
Document 2 : Les changements du corps et de la personnalité.
A constituer par les élèves : cite les transformations du corps et de la personnalités observées à la puberté
chez le garçon et la fille.
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Document 3 : La croissance des organes reproducteurs.

Document 4 : Des signes du fonctionnement de l’appareil reproducteur.


Sitôt à l’âge de se reproduire, les jeunes hommes ont des éjaculations et les jeunes femmes ont des règles.
Les règles (ou menstruations) apparaissent vers 13 ans. Elles se manifestent par de faibles écoulements de
sang par la vulve pendant trois à six jours. Elles ne deviennent régulières qu’après une ou deux années. Les
éjaculations correspondent à l’émission d’un liquide blanc et épais, le sperme, par le pénis. Elles se
produisent spontanément vers 13-15 ans et surviennent souvent au cours du sommeil. Les règles et les
éjaculations sont les signes du bon fonctionnement des appareils reproducteurs.

Consignes d’exploitation :
 Définis caractères sexuels primaires, caractères sexuels secondaires et puberté ;
 A partir des documents 2 et 3, relève les modifications survenant à la puberté chez le garçon et la
fille en complétant le modèle de tableau après l’avoir reproduit :
Les modifications survenant à la puberté

Chez les filles Chez les garçons Communes aux deux sexes

 Relève les signes du fonctionnement de l’appareil reproducteur qui prouvent que le garçon et la fille
sont apte à transmettre la vie (à se reproduire) ;
 Mets en relations les informations collectées pour montrer que le fonctionnement des appareils
reproducteurs et les transformations du corps permettent à la fille et au garçon de devenir apte à
se reproduire.

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Séquence 2 : déterminisme des modifications pubertaires
Objectif : Etablir la relation entre hormones et l’apparition des caractères sexuels secondaires à la
puberté.
Support :
Document 5 :
Pour comprendre comment les caractères sexuels secondaires apparaissent les scientifiques ont fait
plusieurs expériences. Ces expériences et leurs résultats sont décrits ci-dessous.

Document 5A : expérience d’injection de testostérone (produite par les testicules)


La physiologie de la reproduction des souris est analogue à celle de l’Homme
N° Expériences Résultats

Apparition des caractères


sexuels secondaires à la puberté.
1

Castration Pas de caractères sexuels


secondaires.
2

Apparition des caractères


sexuels secondaires.
3

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Document 5B : expérience de mesure des œstrogènes (produites par les ovaires) chez la
femme.
On a mesuré au cours de la vie les taux des œstrogènes chez la femme. Les résultats sont représentés par
le graphique suivant :

Document 5C :
On a également mesuré au cours de la vie la production d’hormones cérébrales, c'est-à-dire des hormones
produites par le cerveau.

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Consignes d’exploitation :
 Définis hormone ;
 Dégage le rôle de l’hormone sexuelle mâle et celui de l’hormone sexuelle femelle ;
 Déduis du document 5C, le rôle du cerveau ;
 Identifie les premières hormones à être produites au cours de la vie chez l’Homme ;
 Fais une synthèse sur la relation entre hormones et caractères sexuels secondaires en complétant
le texte suivant : Au cours du développement de l’Homme, le cerveau va produire des ________________
qui vont agir sur les _________________ chez les garçons et les ______________ chez les filles. A leur tour ils
vont produire des _________________ qui vont permettre l’apparition et développement des
______________________________.
Utilise les acquis construits au cours des séquences 1 et 2 pour expliquer le déclenchement des
transformations pubertaires.

II2 Comment fonctionnent les appareils génitaux dans l’espèce humaine ?


Les règles et éjaculations marquent l’existence, chez les individus pubères, des corrélations entre
organes. Ces corrélations aboutissent à différentes activités génitales.

Objectif : décrire l’organisation des appareils reproducteurs de l’Homme et établir les


relations entre les gonades et les autres organes reproducteurs.
Support :
Document 1 : Eude comparée des appareils génitaux de l’homme et de la femme.

Chez la femme, les glandes annexes sont : glande


vulvaire (glande de Bartholin) ; glande cervicale
(col de l’utérus)

Figure 1a : L’appareil génital de l’Homme Figure 1b : L’appareil génital de la Femme

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Document 2 : structure et fonctionnement des gonades mâles.

Chaque testicule est formé de 200 à 300 lobules


testiculaires contenant chacun de 1 à 4 tubes
séminifères très pelotonnés. Chaque tube, d’une
longueur de plusieurs dizaines de centimètres, est un
cul-de-sac en continuité avec le canal déférent.

Figure 1 : coupe schématique de testicule

• les cercles qui apparaissent sur cette coupe


correspondent à des sections de tubes.
Chaque tube est formé d'une paroi qui
entoure une lumière. C’est dans ces tubes
séminifères que se forment les
spermatozoïdes (fère = porte, seminis =
semence)
• l'espace entre les tubes est occupé par des
cellules (cellules de Leydig) qui constituent le
tissu interstitiel riche en capillaires sanguins.

Figure 2 : Schéma des structures histologiques, supports des fonctions testiculaires

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Le sperme est un liquide blanc visqueux formé d’un
mélange de liquide séminal et prostatique et de
spermatozoïdes. Un millilitre de sperme renferme de 100
à 180 millions de spermatozoïdes. La fabrication des
spermatozoïdes est continue depuis la puberté jusqu’à la
fin de la vie.

Figure 3 : observation microscopique d’une goutte de sperme

Document 3 : structure et fonctionnement des gonades femelles.


Document 3a :
Le gonade femelle (ovaire) joue deux rôles à savoir : la production des hormones sexuelles et la production
du gamète femelle appelé ovule.
Les hormones produites par les ovaires sont de deux types : la folliculine (œstrogènes) produite par les
follicules et la progestérone, sécrétée par le corps jaune. Le fonctionnement est cyclique. Il démarre à la
puberté puis s’arrête à la ménopause (moment d’arrêt du fonctionnement des ovaires). Au cours d’un cycle,
un seul gamète est produit. La coupe schématique de l’ovaire ci-après illustre l’évolution d’un follicule au
cours d’un cycle théorique de 28 jours.

Figure 4 : Evolution d’un follicule au cours d’un cycle ovarien théorique de 28 jours
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Document 3b : les cycles sexuels chez la femme.
Le fonctionnement de l’appareil génital se caractérise par des modifications cycliques affectant les ovaires,
l’utérus, le vagin, les glandes mammaires (seins) et la température rectale.
Les modifications cycliques provoquées par les hormones ovariennes affectent également les seins, le vagin
et le cerveau. L’action sur le cerveau de la folliculine détermine la période de chaleur (rut) où la femme
accepte plus facile les rapports sexuels.

Figure 5 : évolution simultanée des structures ovariennes, du taux plasmatique des hormones
ovariennes, de la muqueuse utérine et de la température rectale au cours du cycle sexuel

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Consignes d’exploitation :
 Compare les appareils reproducteurs mâle et femelle en reproduisant et en complétant le tableau
fourni en modèle
Groupes d’organes génitaux Chez la femme Chez l’homme
Gonades ou glandes sexuelles
Voies génitales
Organe d’accouplement
Glandes annexes

 Tire une conclusion quant à l’organisation des appareils génitaux dans l’espèce humaine ;
 En vous référant au déterminisme des modifications pubertaires et au document 2, dégage les
fonctions du testicule tout en indiquant les structures du testicule qui assurent ces fonctions ;
 Relève les constituants du sperme ;
 Relève les structures ovariennes et leurs rôles ;
 Relève la différence entre le fonctionnement des testicules et celui des ovaires ;
 Décris le cycle ovarien en insistant sur ses phases et leurs caractéristiques, le phénomène qui les
sépare et le nom de la cellule libérée ;
 Relève pour chaque phase du cycle ovarien les modifications constatées au niveau de la muqueuse
utérine et au niveau de la température rectale et précise pour chaque phase l’hormone
responsable des modifications constatées ;
 Dégage la conséquence de la diminution du taux des hormones ovariennes sur la muqueuse
utérine ;
 Rédige un texte explicatif sur les relations qui existent entre les gonades et les autres organes des
appareils reproducteurs.

II3 Comment l’œuf se forme-t-il et quel est son devenir ?


Les spermatozoïdes se forment dans les tubes séminifères des testicules tandis que les ovules se
forment dans les ovaires. Ces deux cellules sexuelles doivent se rencontrer, s’unir pour former plus
tard un nouvel individu. Dans cette activité, nous aborderons les différents aspects de la rencontre
des gamètes, la conséquence de cette rencontre et le devenir du produit qui en est issu.

Séquence 1 : formation et développement de l’œuf


Objectifs : décrire les étapes de la fécondation et des premières étapes embryonnaires.
Support :
Document 1 : structure des gamètes.
Les ovules sont de grosses cellules immobiles très peu nombreuses. Leur survie est en moyenne de 48
heures. Ils ne sortent pas des voies génitales féminines où ils pourront être fécondés par des
spermatozoïdes au 1/3 externe de la trompe de Fallope.
Les spermatozoïdes sont de très petites cellules, très nombreuses. Leur survie est de l’ordre de 72 heures
dans les voies génitales féminines où ils pourront féconder un ovule.

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Figure 1 : ovule de femme (100 micromètres)

Figure 2 : spermatozoïdes humain (60 micromètres)

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Document 2 : rapprochement des gamètes et fécondation.

Dans l’espèce humaine, la fécondation est interne. Le rapport sexuel entre l’homme et la femme permet la
rencontre du spermatozoïde et de l’ovule. Au cours d’un rapport sexuel, les spermatozoïdes sont déposés
dans le vagin par le pénis en érection. Ils se déplacent dans les voies génitales féminines grâce à leur
flagelle. La plupart des spermatozoïdes meurent dans les premières heures après le rapport sexuel. Six
heures après leur émission, les spermatozoïdes rencontrent dans le tiers supérieur de la trompe l’ovule
libéré lors de la ponte ovulatoire. Ils s’agglutinent autour de lui.

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Document 3 : développement de l’œuf

Entraîné par un courant liquide, l’œuf en division progresse dans la trompe (figure 3) et va se loger dans
la paroi épaissie de l’utérus préparée pour le recevoir : c’est la nidation (figure 4) qui se déroule entre le
septième et le dixième jour après la fécondation. Fixé dans la paroi de l’utérus, l’embryon se développe
rapidement pendant les trois premiers mois au cours desquels il y a formation des annexes embryonnaires
indispensables à sa vie : l’amnios, le cordon ombilical et le placenta.
Après ces trois mois, tous les organes sont mis en place. L’embryon est appelé fœtus. Il est relié au placenta
par le cordon ombilical. Le placenta est un organe d’échanges entre la mère et le fœtus. Les substances
nutritives et même nocives ou toxiques sont puisées dans le sang maternel et cédées au sang fœtal ; le fœtus
se débarrasse de ses déchets dans le sang maternel par l’intermédiaire du placenta. Le placenta est aussi
une barrière vis-à-vis des microbes. Jamais les sangs maternel et fœtal ne sont mélangés ou en contact. Le
placenta produit également plusieurs hormones (œstrogènes, progestérone, etc…) indispensables au
maintien de la grossesse.

Figure 3 : schéma montrant le développement de


l’œuf jusqu’à la nidation. Figure 4 : implantation du
blastocyste (nidation)

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Figure 5 : le placenta : structure d’échange

Consignes d’exploitation :
 Compare le gamète mâle et le gamète femelle en reproduisant et en complétant le tableau fourni
en modèle ;

Gamètes
Spermatozoïde Ovule
Caractéristiques
Forme
Réserves nutritives
Mobilité
Volume du cytoplasme
Lieu de production
Nombre émis 6 000 000/éjaculation 1 à deux /mois
Rythme de production
Durée de vie après libération

 Relève le lieu, les étapes et le résultat de la fécondation ;


 Décris le devenir du résultat de la fécondation ;
 Relève les rôles joués par le placenta ;
 Rédige l’explication relative à la formation et au développement de l’œuf.

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Séquence 2 : l’accouchement (parturition) et la lactation
Objectifs : décrire le mécanisme par lequel le fœtus est expulsé du corps de sa mère et le
mécanisme de la lactation.
Support :
Document 4 : la naissance.

Figure 6 : les étapes de l’accouchement

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Graphe : Evolution de la quantité des hormones au cours de la gestation

Document 5 : la lactation.
Dès l’accouchement, le nouveau-né ne reçoit plus d’aliments par l’intermédiaire du placenta. L’allaitement
maternel lui fournit les éléments nécessaires à sa croissance. Les seins maternels, qui se sont modifiés
pendant la gestation produisent après l’accouchement du lait : c’est la lactation.
En effet les seins contiennent des glandes qui fabrique le lait. Les glandes puisent dans le sang maternel
des matériaux : eau, sels minéraux et les autres nutriments nécessaires à cette fabrication. Elles déversent
ensuite le lait dans les canaux qui s’ouvrent au niveau du mamelon. Les tétées répétées du mamelon
entretiennent la lactation qui est sous contrôle des hormones cérébrales. La composition du lait maternel
change au cours de l’allaitement et les changements corresponde au besoin du bébé dans le cours de sa
croissance. L’allaitement maternel donne au bébé la liberté de boire plus ou moins selon son appétit. Le
lait contient des substances appelées anticorps qui permettent au bébé de se défendre contre certaines
infections. Enfin l’allaitement maternel permet le rapprochement intime pendant plusieurs heures par jour
de la mère et de son enfant.

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Figure 7 : Sécrétion du lait et son entretien

Consignes d’exploitation :
 Décris l’évolution de la quantité des hormones ovariennes vers le 9ème mois (36 semaines après la
fécondation) de la grossesse et indique la conséquence de la variation constatée ;
 Relève :
 Les différentes étapes de l’accouchement (parturition) et les caractéristiques de chacune
d’elles ;
 Le moment où se déroule la production de lait et l’hormone qui en est responsable ;
 L’importance des tétées dans la lactation ;
 L’origine du lait maternel et son importance pour le bébé ;
 Rédige alors un texte explicatif sur le processus de l’accouchement et celui de la lactation.
Utilise les acquis construits au cours des séquences 1 et 2 pour expliquer la formation et le devenir
de l’œuf.

II4 Structuration et intégration des acquis


Support : acquis notionnels sur la reproduction humaine.
Consigne : prends appui sur les réponses aux différentes questions de recherche pour montrer comment
les organes génitaux, par leur fonctionnement, interviennent dans la reproduction humaine.

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II4 Hétero-évaluation
Exercice 1 : Questions de cours
1) Qu’est-ce qu’une cellule reproductrice ?
2) Qu’appelle-t-on caractère sexuel secondaire ?
3) Pourquoi l'urètre de l’homme est-il un uro-génital ?
4) Qu’est-ce que le cycle menstruel ?
5) A quel endroit les ovules sont-ils libérés ? A quel rythme ?
6) Quels sont les changements qui touchent l’utérus pendant un cycle ?
7) Qu’est-ce qu’une hormone ?
8) Pourquoi peu de spermatozoïdes arrivent-ils jusqu’à l’ovule ?
9) Où se passe la fécondation ?
10)Qu’est-ce que la nidation ?
11)A quel moment de la grossesse les différents organes sont ils tous déjà formés ?
12)Qu’est-ce qui déclenche l’accouchement ?
13)Quels sont les rôles du placenta ?
Exercice 2 :
A- Pendant leurs règles, certaines jeunes filles ressentent des douleurs et sont particulièrement
fatiguées, ensuite, pendant quelques jours. Comment pourriez-vous essayer d’expliquer l’origine de
ces désagréments ?
B- Le graphique ci-dessous décrit l’évolution du % de femmes ne produisant plus d’ovules en fonction
de leur âge.

B1 Quel est le nom donné à cet arrêt progressif de la formation d’ovules ?


B2 Rédigez un bref commentaire décrivant les informations apportées par ce graphique.

C- Comment l’embryon, enfermé dans le sac amniotique et l’utérus de sa mère, a-t-il accès au
dioxygène de l’air ?

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Exercice 3 : désir d’enfant.
Maeva et Loïc souhaitent concevoir un enfant ce mois-ci. Pour mettre le plus de chance de leur côté, ils
veulent savoir quel est le meilleur moment pour avoir des rapports sexuels. Le cycle de Maeva est présenté
ci-dessous :

 Ses cycles sont habituellement de 27 jours. L’ovulation ayant lieu théoriquement 14 jours avant
l’arrivée des règles, quel jour ovulera-t-elle probablement ?
 Connaissant la durée de vie d’un ovule et d’un spermatozoïde, est-il théoriquement possible que
Maeva tombe enceinte s’ils ont eu un rapport le jeudi 13 ? Le Mercredi 19 ? Le Mardi 25 ?
 Indiquez sur le calendrier la date présumée d’ovulation, et la période pendant laquelle des rapports
sexuels peuvent conduire à une fécondation.
 Maeva et Loïc ont eu des rapports sexuels pendant la période la plus propice, mais cela n’a pas
déclenché de grossesse. Quelles peuvent être la ou les raisons de cet échec ?
 Cette méthode pour optimiser les chances d’avoir un enfant a été mise au point par le Docteur Ogino.
D’autres couples l’ont utilisée, au contraire, pour ne pas concevoir d’enfant, en évitant les rapports
sexuels quelques jours avant et après la date théorique de l’ovulation. Cependant, de nombreux
bébés sont nés alors que les parents ont utilisé cette méthode. Pourquoi ?

Exercice de type partie I


1. Explique comment l’ovaire par son fonctionnement prépare l’utérus à la nidation de l’embryon.
2. Explique comment le placenta contribue à l’évolution de la grossesse.
3. Explique la relation entre le fonctionnement des ovaires et les modifications pubertaires chez la
fille.

III- RETOUR ET PROJECTION


III -1- RETOUR (Point des savoirs construits)
Support : Acquis ou savoirs construits sur les questions de recherches précédentes.
Consigne : fais le point des savoirs construits sur la commande nerveuse et les réactions
comportementales de l’Homme et les démarches utilisées en utilisant le modèle de tableau suivant :
Ce que j’ai appris Ce que j’ai mieux Ce que je n’ai pas Pourquoi je n’ai Démarches
compris compris pas compris utilisées pour
réussir ce que j’ai
mieux compris

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III-2- PROJECTION (Réinvestissement)
Elabore pour chacun de ces trois thèmes suivant un dossier :
Thème 1 : Causes et conséquences des grossesses chez les adolescentes.
Thème 2 : La contraception et des moyens de lutte contre la stérilité.
Thème 3 : Les stratégies de lutte contre l’expansion des infections sexuellement transmissibles
(IST) dont le SIDA.

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SITUATION D’APPRENTISSAGE N° 4

LES REACTIONS IMMUNITAIRES ET LES MOYENS DE


LUTTE CONTRE LES AGRESSIONS MICROBIENNES.

Situation de départ
TEXTE 1 : alerte à la méningite
« La mort de deux enfants d’une même famille, décédés d’une méningite a entraîné hier une mobilisation
exceptionnelle : il a été recommandé aux familles des enfants fréquentant la même école de se rendre le
plus rapidement possible aux urgences de l’hôpital. L’entourage immédiat des deux enfants, les
enseignants et le personnel de l’école étaient également concernés par cette mesure. Le professeur Bégué
précise : « il s’agit de deux cas graves de méningocoque C ». Il est souhaitable d’administrer une prévention
à toutes les personnes ayant été en contact direct. À la fin de la journée, 150 personnes ont reçu le
traitement antibiotique et le vaccin (…). »
Extrait modifié du journal du dimanche, 28 juin 1998
TEXTE 2 :
Deux accidentés ayant perdu beaucoup de sang sont conduits d’urgence dans un centre de santé. Dans le
but de les sauver par une transfusion sanguine, un donneur de sang s’est fait prélever. Apres analyse, le
médecin de garde a déclaré que ce sang ne peut être donné qu’à l’un des accidentés qui heureusement a eu
la vie sauve.
TEXTE 3 :
Un élève a constaté qu’à chaque fois qu’il consomme du haricot bouilli, il ressent des picotements
accompagnés d’éruptions cutanées contrairement à son petit frère friand du haricot. Il consulte à cet effet
un médecin qui lui déclare qu’il s’agit là d’une réaction allergique.

Tache globale : Elaborer une explication aux faits relatifs aux réactions immunitaires de
l’organisme.
I-MISE EN SITUATION : DE LA SITUATION DE DEPART A LA FORMULATION DE LA
PROBLEMATIQUE
Support : situation de départ
Consigne : exprime ta perception sur les faits évoqués dans la situation de départ puis formule
sous forme de questions de recherche, tes besoins en informations.

II-REALISATION : Collecter des données par observation, expérimentation et exploitation


documentaire pour résoudre chaque question de recherche de la problématique d’ordre
scientifique.

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II1 Comment l’organisme réagit-il aux agressions microbiennes ?
L’Homme vit dans un environnement qui compte des millions de microbes, dont beaucoup sont
pathogènes, pourtant c’est rare qu’il tombe malade. Cela suggère la présence d’un système de défense, c’est
le système immunitaire.
Objectifs :
 Définir les voies immunitaires qui affrontent les microbes pathogènes ;
 Préciser comment l’organisme distingue le soi du non soi.

Séquence 1 : les réactions immunitaires non spécifiques ou réactions immunitaires innées.


La réponse immunitaire innée ou non spécifique est une réponse opérationnelle dès la naissance et ne
nécessite aucun apprentissage, elle se mobilise immédiatement et sans distinction contre tous types de
microbes.
Support :
Document 1 : les constituants du système immunitaire.

Figure 1 : les principaux organes lymphoïdes

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Document 2 : les barrières naturelles contre les agressions microbiennes.

NB : La salive, les larmes et le mucus (un liquide visqueux sécrété par les muqueuses) contiennent une
protéine, le lysozyme qui agit comme une enzyme lytique capable de détruire les bactéries susceptibles de
s’introduire dans l’organisme
Figure 2 : Barrières naturelles de l’organisme

Document 3 : La réaction inflammatoire et la phagocytose.


Lorsque les barrières naturelles sont altérées, des microbes pathogènes peuvent pénétrer dans
l’organisme (contamination) et se proliférer (infection). Le système immunitaire met en place une défense
non spécifique, immédiate qui se traduit par la réaction inflammatoire et la phagocytose.

 La réaction inflammatoire.
Au niveau d’une plaie ou d’une piqûre, il s’installe un ensemble de mécanismes physiologiques de défense
visant à réparer les lésions tissulaires, c’est la réaction inflammatoire caractérisée par les symptômes
suivants :
- une rougeur et une sensation de chaleur dues à une dilatation locale des vaisseaux sanguins avec un afflux
de sang (arrivée brusque et abondante du sang) ;
- un gonflement (œdème) dû à une fuite du plasma dans les tissus lésés ;
- une sensation de la douleur due à une stimulation des terminaisons nerveuses dans la zone concernée.

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NB : L’inflammation apparaît comme un phénomène très "utile" à l’organisme qui vise à délimiter et
réparer le tissu lésé et surtout orienter les éléments actifs du système immunitaire vers les lieux de
l’infection.
Figure 3 : Réaction inflammatoire.

 La phagocytose
L’inflammation crée un environnement propice au recrutement de cellules immunitaires, en particulier
des granulocytes, des macrophages ainsi que des cellules dendritiques. Toutes ces cellules sont parfois
regroupées sous le nom de phagocytes car elles sont douées de phagocytose, c’est-à-dire de la capacité de
reconnaître un agent infectieux, de l’englober dans leur cytoplasme puis de le digérer comme le montre la
figure ci-après.

Figure 4 : les étapes de la phagocytose.


Texte :
La phagocytose est une réaction rapide d’élimination des éléments étrangers à l’organisme. Elle peut
intervenir à tout moment lorsque ces éléments se retrouvent à l’intérieur de l’organisme. Si l’infection n’est
pas stoppée au niveau de la blessure (stade local ou inflammatoire), les microbes présents dans les tissus
infectés se développent et atteignent les ganglions lymphatiques, foie, rate… (voir figure 1) : c’est le stade
régional ou ganglionnaire. Ces ganglions gonflent et deviennent douloureux. Cette réaction correspond à
la production en grande quantité de nouvelles cellules immunitaires qui s’attaquent aux microbes et les
détruisent. Si ces barrières sont successivement franchies, les microbes gagnent la circulation générale et
envahissent l’organisme tout entier : c’est la septicémie. On parle de toxémie dans le cas où l’organisme est
envahi par des toxines (substance toxique secrétée par un microbe et libérée dans le sang). La septicémie
P a g e 4 | 20
et la toxémie constituent le stade général, dernier stade d’une infection microbienne. Non traitée, la
personne infectée est vouée à la mort.

Consignes d’exploitation :
 Définis microbe pathogène puis décris le système immunitaire ;
 Identifie les barrières naturelles de l’organisme et indique leur rôle dans la protection ;
 Relève :
• les trois stades de l’évolution d’une infection microbienne et les caractéristiques de chacune
d’elles ;
• la caractéristique de la toxémie et celle de la septicémie ;
 Décris la phagocytose en insistant sur les étapes et leurs caractéristiques ;
 Rédige le texte explicatif sur la défense non spécifique de l’organisme.

Séquence 2 : les réactions immunitaires spécifiques ou réactions immunitaires acquises


Certains micro-organismes peuvent persister et/ou se multiplier à l’intérieur du phagocyte par résistance
et/ou échappement à ses effecteurs microbicides. Dans ce cas, l’organisme fait appel à d’autres voies
immunitaires : la réponse acquise spécifique.

Support :
Document 4 : réactions immunitaires spécifiques : acteurs et propriétés
Document 4a : les acteurs des réactions immunitaires spécifiques
A la suite de l’introduction d’un corps étranger dans l’organisme, deux types de réactions immunitaires
spécifiques peuvent se déclencher :
 Les réactions immunitaires au cours desquelles certains lymphocytes produisent des anticorps qui
neutralisent un antigène spécifique : ce sont des réactions immunitaires spécifiques à
médiation humorale ;
 Les réactions immunitaires au cours desquelles certains lymphocytes détruisent par contact direct
des cellules infectés par un élément étranger, un virus en particulier : ce sont des rections
immunitaires spécifiques à médiation cellulaire.
Les expériences qui suivent permettent de dégager le type de lymphocyte responsable de chaque réaction
immunitaire spécifique.

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• La toxine diphtérique est une molécule présente dans le sang et la lymphe alors que le bacille
de Koch, agent responsable de la tuberculose, se développe dans les cellules de l’organisme.
• Sérum : partie liquide, contenant des anticorps, libérée lors de la coagulation du sang.

L’étude du sérum montre que la


protection est due à la présence de
protéine : les anticorps secrétés par les
lymphocytes B

Les cobayes B et C sont des cobayes non immunisés contre la diphtérie. Les cobayes E et F sont des cobayes
non immunisés contre le bacille de Koch
NB : animal immunisé signifie animal protégé contre un antigène.

Etape 1 : Contact lymphocyte T (1) cellule infectée (2) Etape 2 : Destruction de la cellule infectée

Figure 1 : mode d’action des lymphocytes T

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Document 4b : propriétés des réactions immunitaires spécifiques
Certaines maladies, la varicelle par exemple, ne se contractent qu’une seule fois. La lutte de l’organisme
contre un microbe une seconde fois apparaît donc plus efficace que la première. La figure ci-après illustrent
les phénomènes qui se déroulent lors du premier et du second contact de l’organisme avec le même
antigène (microbe).

Figure 2 : mise en évidence de la mémoire immunitaire

Figure 3 : Mise en évidence de la spécificité de la réponse immunitaire

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Consignes d’exploitation :
 Relève les deux types de réactions immunitaires spécifiques et précise en quoi consiste chacune
d’elle ;
 Dégage l’agent responsable de chaque type de réaction spécifique ;
 Compare le temps mis par l’organisme pour réagir au second contact avec l’antigène au temps mis
pour réagir au premier contact afin de dégager la notion de mémoire immunitaire ;
 Décris l’évolution des lymphocytes B afin de dégager l’origine de la mémoire immunitaire ;
 A partir de la figure 3 du document 4b, indique pourquoi l’immunité acquise est dite "spécifique"
 Rédige alors un texte explicatif rendant compte des réactions immunitaires spécifiques et leurs
propriétés.

Séquence 3 : notion de soi et de non soi


Les réactions de la défense immunitaires visent à éliminer tout élément étranger présent dans l’organisme.
En présence de ce dernier, l’organisme peut agir de manière immédiate ou bien mettre en œuvre des
mécanismes de défense plus lents et nécessitant la reconnaissance de l’agresseur. Comment l’organisme
distingue-t-il ce qui lui est propre de ce qui lui est étranger ?

Document 5 :
Le soi constitue tout ce qui est propre à l’organisme et le non soi est tout ce qui en est étranger (c’est-à-
dire aussi bien des êtres vivants que des particules non vivantes). Pour distinguer le soi du non soi,
l’organisme utilise des repères qui se trouvent à la surface des cellules. L’étude des cellules du groupe
sanguin et de greffes de tissus permet de connaitre les indicateurs du soi.

Document 5a : les groupes sanguins et la transfusion sanguine.

1- Les marqueurs du système ABO


Quand on mélange une goutte de sang d’un sujet avec celle d’un autre sujet, on observe, parfois, des amas
formés de globules rouges (ou hématies). On dit qu'il se produit une agglutination (figures 4 et 5) et que
les deux sangs sont incompatibles. L'observation microscopique montre, que l'agglutinat a un aspect
grumeleux caractérisé par des amas formés d'hématies accolées par leurs membranes. Cette réaction
d'agglutination provoque des troubles de la circulation sanguine chez le receveur et peut entraîner sa mort.

Figure 4 : résultat du mélange de deux gouttes de sang de deux Figure 5 : observation microscopique d'un agglutinat
sujets différents

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L’agglutination est due à une réaction entre des éléments des globules rouges du donneur et des éléments
du plasma du receveur. Les facteurs plasmatiques, contenus dans le sang du donneur, sont sans danger
pour le receveur parce qu'ils se trouvent dilués dans le sang de celui-ci.
L'observation au microscope électronique, les expériences de marquage radioactif et l'étude biochimique
ont permis de localiser sur les membranes des hématies des glycoprotéines (substances constituées de
protéines combinées à des glucides) dont la partie terminale diffère d'un groupe à l'autre (figure 6) : ce
sont les marqueurs sanguins.

Figure 6 : Schéma d'interprétation : les agglutinogènes A et B sont représentés par les couleurs rouge et
bleue

En déterminant quels plasmas (ou quels sérums) agglutinent quels globules rouges, on a montré que :
- Il existe 2 types de glycoprotéines membranaires appelées agglutinogène A et agglutinogène B. Ce sont
des antigènes.
- Il existe dans le plasma deux types d’anticorps appelés agglutinines : agglutinines anti-A et agglutinines
anti-B ; Ce sont des anticorps.
- l’agglutination se produit lorsque l’agglutinogène A rencontre l’agglutinine anti A ou lorsque
l’agglutinogène B rencontre l’agglutinine anti B.
- dans le même sang, un agglutinogène ne peut pas coexister avec l’agglutinine correspondante.
- Il existe 4 groupes sanguins qu'on désigne par A, B, AB et O.
- Les quatre groupes sanguins se caractérisent comme suit :

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2. Un autre marqueur des hématies : le groupe D ou le système Rhésus :
En plus des agglutinogènes A et B, il existe un autre antigène appelé facteur Rhésus ou Rh. Ceux qui le
possèdent sont dits Rh+ (85% des sujets) et ceux qui ne le possèdent pas sont dits Rh-.
Contrairement au système ABO où on a naturellement des anticorps anti-A et anti-B, les anticorps anti-D
ou anti-Rhésus (anti-Rh+) n'apparaissent que lorsque le facteur Rh+ est introduit chez un individu Rh-.
(Dans les transfusions sanguines, on évite que le receveur Rh- soit transfusé avec du sang d’un donneur
Rh+).

Document 5b : expériences de greffe de tissus.


Dans la pratique médicale, on cherche toujours à ce que donneurs et receveurs d'organes soient des
personnes apparentées pour assurer la réussite de la greffe. En effet, la greffe d'organe peut conduire à 2
types de résultats :
* dans le cas, où le greffon provient d’un proche parent (père, mère, frère...), il est accepté, les tissus du
donneur et du receveur sont rapidement confondus, les deux tissus sont dits compatibles. On dit aussi qu'il
y a histocompatibilité.
* dans le cas où le greffon provient d’un individu non apparenté, il se nécrose puis se dessèche. Les tissus
du donneur et du receveur sont incompatibles. On dit qu'il y a histoincompatibilité. A quoi est due
l'histoincompatibilité des tissus ?
Pour répondre à cette interrogation, on a réalisé des expériences de greffe de peau (tableau).

Tableau : expériences de greffe chez les animaux

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En 1956, Jean Dausset (médecin français) a mis en évidence des marqueurs membranaires localisés sur les
membranes des globules blancs, qu'il a nommés de ce fait les marqueurs des globules blancs. Ensuite, on a
constaté que toutes les cellules nucléées de l'organisme présentent sur leur membrane des marqueurs. Les
recherches ont permis d’identifier les marqueurs tissulaires : ce sont des glycoprotéines. Ces marqueurs
sont spécifiques : chaque individu a ses propres glycoprotéines membranaires qui diffèrent de celles des
autres individus sauf les vrais jumeaux.

Consignes d’exploitation :
 Définis : agglutination, soi et non soi ;
 En exploitant les informations du document 5a, complète le tableau les groupes sanguins en
schématisant les agglutinogènes, (respecter les figurés proposés) et en nommant les agglutinines
pour chaque groupe ;
 Déduis le résultat du mélange des hématies AB avec le plasma O ;
 Préciser les transfusions possibles entre les différents groupes ;
 Dégager la règle de transfusion sanguine ;
 Relève le résultat d’expérience qui illustre la reconnaissance du soi et le résultat d’expérience qui
illustre la reconnaissance du non soi (document 5b)
 Indique, à partir des groupes sanguins et les expériences de greffe de tissus, les éléments par
lesquels l’organisme distingue le soi du non soi ;
 Sachant qu’un individu est de groupe sanguin A et de rhésus positif (Rh+), précise le groupe des
individus qui peuvent recevoir de son sang ;
 Rédige un texte explicatif sur la notion de soi et de non soi.

Utilise les acquis construits au cours des séquences 1,2 et 3 pour expliquer la réaction de
l’organisme suite à la pénétration d’un corps étranger pathogène en son sein.

II2 Comment se manifeste le dysfonctionnement du système immunitaire ?

Dans l’organisme, le système immunitaire ne fonctionnement pas toujours correctement. Il présente


chez certaines personnes une défaillance on parle alors de dysfonctionnement du système
immunitaire ou immunodéficience.

Objectifs : - Expliquer le dysfonctionnement immunitaire par excès : cas des allergies


- Expliquer le dysfonctionnement immunitaire par défaut : cas des déficiences
immunitaires.
Support :
Document 1 : Les allergies.
Document 1a : causes et symptômes.
En général, le système immunitaire est inoffensif vis-à-vis des éléments étrangers non pathogènes.
Certaines personnes peuvent développer des réponses immunitaires anormalement exagérées
contre des agents non pathogènes : on parle d’allergie.

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Asthme, rhinite, eczéma, urticaire,
conjonctivite, … sont parmi entre autres des
exemples de réactions allergiques

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Document 1b : Mécanisme de l’allergie.

Document 2 : les immunodéficiences.


Chez les sujets qui naissent avec un dysfonctionnement du système immunitaire on parle
d’immunodéficience innée ou congénitale, leur système immunitaire ne peut en aucun cas assurer la
protection de l’organisme contre les microbes, la moindre infection peut être mortelle. Ils doivent la
protection pendant les premières semaines de vie aux anticorps maternels.
Dans l’organisme il existe plusieurs types de lymphocytes : lymphocyte B, lymphocyte T parmi lesquels les
lymphocytes T4. Dans le cas du SIDA, exemple d’immunodéficience acquise, les VIH en pénétrant dans
l’organisme vont se loger dans les lymphocytes T4 et s’y multiplier détruisant ceux –ci. Lorsque le nombre
de lymphocytes T4 diminue dans l’organisme les lymphocytes B et les lymphocytes tueurs T bien que
présents en quantité normale ne peuvent pas produire des anticorps ni assurer leur rôle de tueur.

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Figure 1 : le rôle central des LT4 dans les défenses immunitaires.
Des dosages respectifs effectués dans des prélèvements de sang d’une personne infectée par le VIH ont
donné les résultats traduits par le graphe ci-dessous.

Figure 2 : Evolution du nombre de LT4 dans le sang et de la quantité de VIH dans le sang

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Consignes d’exploitation :
 Définis l’allergie puis relève les allergènes et les réactions allergiques qu’ils provoquent ;
 Décris le mécanisme de l’allergie en insistant sur les étapes et les caractéristiques de chacune
d’elles ;
 Relève des deux types d’immunodéficiences ;
 Compare l’évolution de la quantité de LT4 à celle de VIH en fonction du temps et déduis la
conséquence de la baisse du taux des LT4 ;
 Dégage le rôle des LT4 ;
 Rédige un texte explicatif sur le dysfonctionnement du système immunitaire.

II3 Quelles sont les aides à la réaction immunitaire ?


Dans certains cas, l’organisme n’arrive pas à détruire l’antigène par ses moyens propres, il est alors
nécessaire de renforcer les moyens de défense du système immunitaire.
Quels sont les moyens dont nous disposons pour aider l’organisme ?

Objectifs :
- Distinguer les différentes formes d’aide à la réponse immunitaire à travers leur
nature et leur mode d’action ;
- Indiquer l’intérêt de l’utilisation de chaque forme d’aide.
Support :
Document 1 : les moyens préventifs.

a. Les règles d’hygiène.


Une hygiène corporelle régulière et une alimentation équilibrée permet d’éviter les maladies du péril fécal
telles que la diarrhée, le choléra, la typhoïde… ainsi que les maladies liées à la malnutrition telles que le
rachitisme, le kwashiorkor… ; une vie équilibrée par l’établissement d’un bon emploi du temps et par une
bonne hygiène du système nerveux permet d’éviter le surmenage et les maladies subséquentes.
b. L’asepsie et l’antisepsie.
Après la découverte des microbes, deux méthodes ont été mise au point pour éviter l’infection des plaies.
• L’antisepsie consiste à désinfecter une plaie à l’aide de substance chimiques qui ont la propriété de
détruire les microbes et sont appelées pour cette raison des antiseptiques (sepsie en grec veut dire
putréfaction). Les antiseptiques sont très divers (alcool à 60°, éther, mercurochrome, eau
oxygénée…) mais ils présentent l’inconvénient d’altérer la peau et donc de retarder la cicatrisation.
• L’asepsie est une méthode employée dans les salles d’opération. Elle consiste à supprimer tous les
microbes dans l’environnement de l’opéré afin que la plaie ne puisse pas être contaminée. Tous les
germes microbiens doivent donc être détruits avant et pendant l’intervention chirurgicale. Pour
cela, les instruments chirurgicaux, les pansements, les vêtements utilisés sont stérilisés.
L’atmosphère est purifiée. Les techniques mises en œuvre sont variées : chauffage à 120°C à
l’autoclave, chauffage à 180°C dans un four Pasteur, exposition à des rayons ultraviolets….

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c. La vaccinothérapie
Communication de Pasteur à l'Académie des Sciences, 26 avril 1880
La vaccination des poules contre le" choléra de basse-cour", 1879
" Prenons 40 poules. Inoculons en 20 avec le virus très virulent ; Les 20 poules mourront. Inoculons les 20
autres avec le virus atténué ; Toutes seront malades, mais elles ne mourront pas. Laissez les se guérir, et
revenons ensuite pour ses 20 poules à l'inoculation du virus très infectieux. Cette fois, il ne tuera pas. La
conclusion est évidente ; La maladie se préserve d'elle même… . Le microbe affaibli qui n'amène pas la mort
se comporte comme un vaccin. …"

Document 2 : les moyens curatifs

Les moyens curatifs permettent à l’organisme de se défendre contre une maladie déclarée.
1. La sérothérapie
Exemple : le tétanos :
Une blessure par un objet souillé entraine une maladie grave : le tétanos. Pour comprendre les causes de
la maladie et comment y remédier, on présente les informations suivantes :
Les causes du tétanos :
La maladie est due à un bacille qui est une bactérie anaérobie, ce qui signifie qu’elle se développe en
absence d’oxygène. On la retrouve communément dans le sol et elle peut y produire des spores qui peuvent
survivre pendant des années. Il suffit de se blesser par un objet souillé pour risquer d’introduire le bacille
tétanique ou ses spores dans la plaie.
Les bactéries produisent une toxine agissant sur le système nerveux, en effet, la toxine se fixe sur les fibres
nerveuses qui servent normalement à calmer les muscles. Quand ils ne reçoivent pas de signaux calmants,
les muscles se contractes, causant une rigidité et deviennent très sensibles aux stimuli externes, ce qui
entraine des spasmes.
Les soins contre le tétanos : la sérothérapie
On injecte au patient un sérum antitétanique. Ce sérum contient des anticorps antitétaniques qui se fixent
à la toxine pour l’empêcher de se fixer aux cellules nerveuses. Les anticorps ou immunoglobulines
antitétaniques injectés sont un produit sanguin fabriqués par un sujet immunisé contre le tétanos.

Comparaison entre la vaccination et la sérothérapie :


Lorsqu’une personne est mordue par un chien enragé, les virus de la rage sont introduits avec la salive de
l’animal dans la plaie de cette personne, ils atteignent le cerveau et la personne peut devenir enragée et
mourir par cette maladie.
Dans ce cas de contamination par les virus de la rage, les soins urgents et immédiats consistent à injecter
à la personne mordue un sérum antirabique, plus tard on lui fait une vaccination pour l’immuniser contre
la rage.
Les soins par le sérum antirabique ou sérothérapie permettent la guérison, leur action est de courte durée
et le système immunitaire du patient n’est pas activé par le sérum. Cependant la vaccination contre cette
maladie se fait pour les personnes non contaminées, elle permet une prévention de longue durée contre la
maladie par une activation du système immunitaire à produire ses propres moyens de défense.

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2. L’antibiothérapie et la chimiothérapie
La médecine recherche en permanence de nouveau médicaments permettant de lutter efficacement contre
les maladies.
La chimiothérapie et l’antibiothérapie constituent des méthodes de traitement des infections, quand les
microbes ont réussi à pénétrer dans l’organisme.
La chimiothérapie fait appel à des substances chimiques de synthèse (comme les sulfamides), c’est-à-dire
fabriquées par l’homme et qui s’attaquent aux microbes.
L’antibiothérapie fait appel aux antibiotiques, substances chimiques fabriquées par des microbes et qui
s’opposent à la vie d’autres microbes en les inhibant (action bactériostatique) ou en les détruisant (action
bactéricide). Pour reconnaitre l’antibiotique le plus efficace contre un microbe on réalise l’antibiogramme.
Il peut être réalisé de la manière suivante. On dispose d’une boîte de pétri dont le fond est recouvert d’un
milieu nutritif et ensemencé du microbe contre lequel on veut lutter. Le microbe se développe et recouvert
toute la surface de la boîte de pétri. Des disques imprégnés d’antibiotiques différents sont déposés à
différent endroits à la surface de la boîte de pétri. L’efficacité d’un antibiotique est déduite de l’importance
du diamètre de l’auréole qui entoure chaque disque.

Document 3 : La greffe de moelle osseuse : une aide efficace au système immunitaire déficient
La greffe de moelle osseuse est la transplantation de cellules de la moelle d’un donneur sain chez un sujet
immunodéficient à cause d’une production insuffisante de cellules immunitaires. On rétablit ainsi les
réactions immunitaires du receveur souffrant d’une leucémie ou d’arrêt du fonctionnement des tissus de
la moelle osseuse ou de déficit immunitaire.
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Consignes d’exploitation :
 Relève les techniques utilisées pour aider l’organisme à lutter contre les agressions microbiennes ;
 Définis chacune des techniques d’aide ;
 Dégage le principe de la vaccination puis précise laquelle des propriétés de l’immunité spécifique
est exploitée dans la vaccination ;
 Définis vaccin, sérum ;
 Compare le vaccin et le sérum en te servant du tableau fourni en modèle

Vaccin Sérum
Contenu
Rôle
Utilisation
Efficacité
Action et durée

 Relève le mode d’action des antibiotiques ;


 Dégage l’intérêt de :
• la réalisation d’un antibiogramme ;
• la greffe de la moelle osseuse.
 Fais une synthèse relative aux aides à la réponse immunitaire.

II4 Structuration et intégration des acquis


Support : connaissances notionnelles acquises au cours de la SA.
Consigne : prend appui sur les réponses aux différentes questions de recherche pour expliquer les
réactions de défense de l’organisme contre les éléments étrangers.

Évaluation formative
Exercice 1 :
Recopie les affirmations exactes et corrige celles qui sont fausses
a. Les anticorps sont spécifiques d’un élément étranger donné.
b. La phagocytose est une réaction immunitaire qui se produit de temps en temps.
c. Tout corps étranger qui pénètre dans l’organisme constitue un antigène
d. Les lymphocytes tueurs produisent des anticorps tueurs.
Rédige une phrase avec les groupes de mots suivants :
 Vaccination, production d’anticorps, injection d’antigène
 Sérothérapie, protection immédiate, injection d’anticorps
 Vaccin, antigène, protection lente
Questions à réponse courte :
1. Quand doit-on utiliser le vaccin ?
2. Quand doit-on utiliser le sérum ?
3. Pourquoi le système immunitaire réagit plus vite quand il rencontre le même antigène pour la 2ème
fois ?

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Exercice 2 :

Dans le sang d’un nouveau né on peut trouver des anticorps. Ces anticorps sont déjà présents chez le fœtus.
En considérant que le fœtus ne produit pas d’anticorps et des substances semblables aux anticorps peuvent
traverser le placenta,
1. explique le taux élevé de certains anticorps retrouvés chez le fœtus et le nouveau né.
2. explique la présence de ces anticorps au- delà de 4 mois chez le nourrisson.
Exercice 3 : La poliomyélite est une maladie infectieuse qui provoque la destruction de certaines cellules
nerveuses commandant les mouvements de l’organisme. L’agent responsable de cette maladie, qui peut
demeurer virulent dans les eaux contaminées pendant plusieurs mois, est un virus. Il peut pénétrer dans
l’organisme par les muqueuses respiratoires et digestives.
1. Préciser les symptômes de poliomyélite.
2. Comment risque-t-on de contracter cette maladie ?
3. Comment peut-on l’éviter ?
Exercice de type partie I
1. Explique en quoi la transfusion sanguine qui doit normalement sauver des personnes en détresse,
peut être mortelle pour celui/celle qui reçoit le sang.
2. Explique comment la vaccination permet la mise en place d’une immunité acquise.
3. Explique comment la réaction immunitaire non spécifique permet à l’organisme de lutter
efficacement contre une infection.
III- RETOUR ET PROJECTION
III -1- RETOUR (Point des savoirs construits)
Support : Acquis ou savoirs construits sur les questions de recherches précédentes.
Consigne : fais le point des savoirs construits sur les réactions immunitaires et des moyens de lutte
contre les agressions microbiennes et les démarches utilisées en utilisant le modèle de tableau suivant :
Ce que j’ai appris Ce que j’ai mieux Ce que je n’ai pas Pourquoi je n’ai pas Démarches utilisées
compris compris compris pour réussir ce que j’ai
mieux compris

III-2- PROJECTION (Réinvestissement)


 Élabore un dossier scientifique sur l’épidémiologie des maladies microbiennes prévalant dans les
villes et campagnes du BENIN.

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Bibliographie
– Collection UNION, cahier d’activités 3ème.
– Collection espoir, cahier d’activités 3ème.
– Revues Sciences et Vie
– Support didactique de l’apprenant troisième, AVOCEFOHOUN et al.
– Sciences de la vie et de la terre 3eme S. Edition Nathan 1999.
– Sciences de la vie et de la terre 2de Edition Hatier 2000
– Internet.

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