Conseils pour l’apprentissage du cours
Ce document est destiné à vous guider dans votre apprentissage du cours afin de le rendre plus efficace. Il
propose quelques méthodes dont l’efficacité a pu être démontrée par des études scientifiques. Il ne prétend
pas décrire toutes les méthodes qui marchent et réciproquement tous les conseils prodigués ne conviendront
pas nécessairement à chacun d’entre vous. Il ne s’agit pas non plus d’une recette miracle qui vous assurera un
succès immédiat en évaluation. S’il vous permet de mieux vous organiser dans votre travail personnel et vous
donne le sentiment d’arriver mieux préparés en devoir et en colle, il aura rempli son rôle.
1 Introduction
1.1 La CPGE, apprendre à apprendre
Les deux (ou trois) années de classes préparatoires sci-
entifiques, comme leur nom l’indique, vous préparent
aux concours d’entrée aux grandes écoles d’ingénieur.
Les critères de recrutement de ces écoles sont bien
connus : maîtrise des savoirs fondamentaux, organi-
sation, rigueur, esprit de synthèse, faculté à commu-
niquer, adaptabilité, curiosité, créativité ; ce sont les
qualités attendues des futur.e.s ingénieur.e.s que vous
êtes. À l’entrée en première année de prépa (en “sup”),
vous êtes généralement concentrés sur le premier de ces
critères, mais les autres sont tout aussi voire plus impor-
tants !
La réussite en CPGE repose avant tout sur votre faculté à organiser votre travail personnel de manière à
apprendre efficacement, c’est-à-dire vous approprier une quantité donnée de connaissances, de concepts
et de méthodes, en un minimum de temps.
Le degré d’exigence est sensiblement plus élevé
en classes prépa qu’au lycée, principalement en
termes de rythme de travail, c’est pourquoi une
large proportion d’étudiants se sent débordée après
quelques semaines de cours devant la quantité de
choses à apprendre. Les premiers résultats, surtout
s’ils sont très éloignés de ceux connus en termi-
nale, peuvent être vécus de manière brutale. Vous
vous doutez bien que votre niveau n’a pas baissé
drastiquement entre la terminale et la CPGE, vous
n’êtes donc pas devenu du jour au lendemain de
“mauvais élèves” !
Dès le début de la première année vous êtes évalués en fonction de ce qui est attendu aux concours. Cela
ne signifie pas que vous êtes évalués comme aux concours, car l’enseignement en CPGE se construit avec une
certaine progressivité dans l’intensité du rythme de travail, entre le début et la fin de la première année d’une
part, entre la première année et la deuxième année d’autre part, mais vous êtes évalués selon les critères évoqués
au début de ce paragraphe, qui sont différents du baccalauréat. La transition entre le secondaire et les études
supérieures nécessite donc une adaptation de votre part, plus ou moins importante selon la quantité de travail
que vous fournissiez en terminale. Votre réussite dépendra de votre faculté à vous adapter à ces circonstances.
Pensez que c’est non seulement ce que l’on attend de vous pour les concours mais également dans votre vie
professionnelle ; vous êtes déjà en train de vous préparer aux exigences de la vie active. Cela vous demandera
beaucoup d’efforts mais vous en serez grandement récompensés.
Les progrès que vous ferez dans vos méthodes d’apprentissage vous serviront non seulement pour les
concours mais également pour toute votre carrière professionnelle.
C’est en cela que la prépa c’est surtout “apprendre à ap-
prendre” ; dans les années futures vous vous servirez
probablement davantage de vos progrès en termes de
méthodes de travail qu’en termes de connaissances sci-
entifiques. D’ailleurs en entreprise les recruteurs ap-
précient particulièrement le profil “passé par une classe
prépa”. Considérez donc qu’aujourd’hui vous faites
face à un défi qui façonnera la suite de vos études et
votre parcours professionnel ; adapter vos méthodes
de travail à un cadre plus exigeant que ce que vous
avez connu jusqu’à présent pour devenir plus efficace,
rigoureux, performant.
Il serait toutefois réducteur de résumer l’enseignement en CPGE à un simple “formatage” aux exigences des
écoles d’ingénieurs. L’enseignement y est fondé sur la rigueur (qu’elle soit scientifique ou littéraire) et la
satisfaction d’accéder à la compréhension des phénomènes dans leur fondements, par le raisonnement et la
logique. Plus vous serez à l’aise dans l’apprentissage et plus vous prendrez plaisir à acquérir ces savoirs. Le
cadre de la prépa incite à l’entraide entre les étudiants ; il favorise la communication et l’esprit de groupe. Tout
cela vous fera grandir en tant que scientifique et en tant que personne.
1.2 Motivation
Et si, avant de faire le point sur vos méthodes de tra-
vail, vous preniez un moment pour réfléchir à vos ob-
jectifs ? Avez-vous une école en perspective ? Un
domaine d’étude qui vous passionne ? des projets pro-
fessionnels ? La classe préparatoire offre de très nom-
breux débouchés auxquels il peut être intéressant de
réfléchir dès à présent. Avoir un objectif à atteindre
vous aidera à entretenir votre motivation, facteur im-
portant pour réussir à gérer ses efforts jusqu’aux con-
cours. Ne vous fermez aucune porte et n’ayez pas peur
d’être ambitieux. Vous pourrez trouver des informa-
tions en suivant les liens ci-dessous :
Informations sur les école d’ingénieurs (site officiel des con-
cours d’entrée aux grandes écoles) :
Lien vers les sites des différentes banques de concours
Ressources sur les métiers de l’ingénierie (site du CEA) :
Métiers de la physique
Métiers de la chimie
Métiers de l’électronique, de l’informatique et des mathématiques
Ressources sur les métiers de la chimie (site de l’ONISEP) :
Les métiers et l’emploi dans l’industrie chimique
un pdf intitulé “les métiers de l’industrie de la chimie” est disponible en bas de page
1.3 Les conditions d’un travail efficace
1.3.1 Besoins fondamentaux
Progresser en CPGE vous demandera un travail soutenu et régulier pendant deux à trois ans. Cette période
s’accompagne d’une modification notable de votre cadre de travail. Considérez que les points énoncés ci-
dessous sont désormais pour vous des besoins fondamentaux :
• du temps (en particulier le week-end),
• un lieu de travail personnel et calme,
• du repos,
• des encouragements et du soutien.
Chacun.e d’entre vous doit gérer, en plus du travail scolaire, des contraintes matérielles (logement, alimenta-
tion, fournitures scolaires), familiales (participer aux tâches domestiques et familiales) voire administratives
(rendez-vous médicaux, inscription à l’université, demande de bourses, etc). Bien entendu chaque situation est
différente et il est parfois difficile de concilier le travail scolaire avec le reste. Vous devez néanmoins prendre
conscience que vous êtes légitimes à réclamer ces besoins fondamentaux car ils vous sont nécessaires pour
votre progression.
1.3.2 Le sommeil
Une bonne forme physique et mentale est indispensable pour travailler effi-
cacement ; vos besoins en sommeil doivent donc être pleinement assouvis.
Être attentif en classe vous fait gagner du temps dans votre travail du soir ; un
sommeil complet favorise également la mémorisation. Privilégiez donc une
heure de coucher qui satisfasse votre besoin personnel quotidien en sommeil.
Pour être en bonne forme il est avantageux de mettre en place une “rou-
tine” au niveau des heures de lever et de coucher (week-end inclus).
Vous serez d’attaque dès le réveil et votre corps soutiendra mieux la
charge de travail.
1.4 Gérer son temps
Chaque semaine de travail apporte son lot de notes de cours à mémoriser, exercices à chercher, devoirs maison à
rédiger, colles et devoirs surveillés à préparer. Dans l’idéal les cours doivent être relus et compris d’une séance
à l’autre, à défaut au moins d’une semaine sur l’autre, et ce dans toutes les matières. En pratique, comme nous
le verrons par la suite, il s’agira surtout d’établir une hiérarchie dans vos notes de cours, des notions de base
jusqu’aux applications. Vous avancerez aussi loin que possible dans le temps que vous consacrerez à chaque
matière.
Comme on l’a évoqué pour le temps de sommeil, vous gagneriez
à établir une routine dans votre travail quotidien. Un planning de
la semaine peut également vous servir à organiser votre temps de
travail de manière à couvrir toutes les matières, ce planning pou-
vant être adapté en fonction des colles/du devoir surveillé de la se-
maine, etc. Vous pourriez par exemple fractionner votre travail du
soir en plusieurs séances dont vous fixerez la durée, entrecoupées
éventuellement de pauses, en changeant de matière à chaque fois.
Une alarme vous permettra de rester concentré sur votre activité sans
être obligé de regarder régulièrement l’heure qu’il est.
Exemple : lundi : 16h15-17h : physique (revoir le cours du matin), 20h-21h : chimie (revoir les chapitres au
programme de la colle du lendemain), 21h-22h30 : maths (revoir le cours de la journée + avancer le DM).
Combien de temps faut-il consacrer chaque jour au travail person-
nel ? C’est une question importante et comme vous pouvez vous en
douter, la réponse est différente d’une personne à l’autre. Voyons les
choses sous cet angle : vous avez des besoins incompressibles (som-
meil, pauses/repos en journée, repas, loisirs, parler avec/voir des amis/la
famille, faire du sport, etc). Une fois ces besoins pris en compte, le reste
du temps devrait dans l’idéal être consacré au travail scolaire.
Bien entendu plus le temps consacré par exemple aux loisirs, au sport ou
au sorties sera grand et plus, mécaniquement, le temps de travail sera ré-
duit. Vous aurez donc des arbitrages à faire et devrez sans doute réduire
voire arrêter temporairement certaines activités. À vous de trouver un équilibre entre vos études et vos autres
activités. À titre indicatif nous donnons ici un ordre de grandeur du temps de travail efficace qui permet de
suivre le rythme des cours :
• le soir en semaine (ça commence à la fin des cours) : minimum deux heures de travail efficace (on ne
compte pas les pauses!!), trois à quatre heures c’est mieux ;
• le week-end : minimum cinq heures par jour de travail efficace (deux le matin et trois l’après-midi/soir
par exemple), six à sept heures c’est mieux.
• pendant les vacances : mieux vaut travailler un peu moins mais tous les jours que deux fois plus pendant
une semaine et rien pendant l’autre. Disons minimum trois à quatre heures par jour de travail efficace en
moyenne sur les quinze jours, cinq à six heures c’est mieux.
Il ne s’agit pas ici d’injonctions ; vous pouvez travailler moins et vous progresserez malgré tout, mais moins
vite et vous serez probablement amenés à faire des choix entre les différentes matières (ce qui n’est pas du tout
conseillé!).
Si cette charge de travail est beaucoup plus grande que celle que vous connaissez actuellement pour ces pre-
mières semaines de PCSI, essayez d’y aller progressivement, à votre rythme. Si à l’heure actuelle vous ne
travaillez pas ou peu le soir/le week-end, commencez par exemple par organiser des séances de 1h-1h30 (en
semaine une le soir, le week-end une le matin et une autre l’après-midi par exemple). Vous pourrez ensuite
rallonger les séances et/ou en rajouter pour monter en régime une fois que vous vous sentirez prêts.
Quelque soit votre rythme de travail actuel ou futur, nous allons voir dans les paragraphes suivants comment
rendre ces plages de travail les plus productives possibles.
1.5 Éloigner les sources de distraction
Votre travail sera plus productif si vos séances se font sans interruption sur des
plages successives d’au moins 1h complète. Vous devez travailler seul.e (sauf cas
particuliers) et dans le silence (un casque anti-bruit peut aider, avec ou sans musique
selon ce qui vous convient le mieux habituellement).
Vous possédez un téléphone, possiblement un ordinateur, des jeux vidéos ou autres
sources éventuelles de procrastination. Celles-ci doivent être éloignées (rangées,
mises en veille) pendant votre temps de travail. C’est la condition sine qua none de
votre progression. Si vous avez du mal à rester concentré.e pendant une heure entière, commencez par des
plages de trente minutes et essayez de les allonger au fur et à mesure.
2 Méthodes de travail
2.1 Ça veut dire quoi “apprendre son cours” ?
Créativité
Application
Compréhension
Mémorisation
Votre progression peut être vue comme un escalier à quatre marches, chacune d’entre elle étant nécessaire pour
gravir la suivante. Il y a donc une hiérarchie à établir dans votre méthodologie de travail.
• dans un premier temps vous devez passer par une phase de mémorisation des briques élémentaires du
cours que sont les théorèmes, définitions, lois, formules à appliquer, vocabulaire (en anglais), citations
(en français/philo). Elles sont généralement bien mises en évidence dans vos notes et poly de cours, de
sorte que vous puissiez les identifier sans peine. Votre devez les connaître PAR CŒUR ET SANS LA
MOINDRE FAUTE. C’est un point fondamental de votre apprentissage ; tout le reste, et notamment les
phases de compréhension et d’application, en dépendent. Tant que votre connaissance de ces éléments
demeure vague et approximative, toute tentative de compréhension et d’application de ces notions restera
au mieux inefficace, au pire vouée à l’échec, et ce quelque soit le temps que vous passiez à travailler.
• une fois les éléments de base acquis il s’agit de comprendre dans quel contexte on les utilise et avec
quelle finalité. Dans les matières scientifiques cette étape de l’apprentissage prend généralement, dans
votre cours, la forme de démonstrations mathématiques. En anglais, on vous expliquera par exemple
des règles grammaticales et les situations dans lesquelles elles s’emploient. Illustrons également avec un
exemple issu de la physique :
– mémorisation : loi d’additivité des tensions, définition de la convention récepteur/générateur pour
la représentation schématique d’un dipôle, définition de l’association en série/en dérivation de deux
dipôles, loi d’Ohm pour un résistor (en convention récepteur ou générateur).
– compréhension : comprendre ce que signifie que deux dipôles sont équivalents l’un à l’autre (ils
ont exactement la même loi d’évolution i = f (u)), savoir comment utiliser les outils ci-dessus pour
démontrer qu’une association de résistors en série/en dérivation est équivalente à un résistor unique.
• Les démonstrations de cours sont déjà des mises en applications des éléments de base, guidées par
l’enseignant.e. Vous mesurerez vos progrès à votre faculté à articuler les différentes parties d’un chapitre,
voire différents chapitres abordés au cours de l’année, pour répondre à une problématique nouvelle mais
proche de celles vues pendant les séances de cours. Ceci prend corps dans les exercices d’application
effectués en cours, les travaux dirigés ou les devoirs maison, et font l’objet d’une évaluation en colles
et en devoirs surveillés. La phase d’application est intimement liée à la phase de compréhension en ce
qu’elles se nourrissent l’une l’autre : une bonne compréhension des notions est indispensable pour
se lancer dans la recherche d’un exercice et réciproquement réfléchir à un exercice vous permettra
de tester votre compréhension des notions.
• La dernière marche est celle de la créativité, c’est-à-dire la faculté d’imaginer des raisonnements, des
méthodes de résolution originales à partir du bagage de connaissances et de méthodes dont vous dis-
posez. Elle ne peut pleinement s’exprimer qu’avec une excellente maîtrise de tous les domaines abordés
précédemment. Les questions qui évaluent la créativité, aux écrits ou aux oraux des concours, sont
généralement les plus difficiles et permettent de trier les meilleurs candidats.
Avant de passer à la suite, fixez-vous un objectif à court terme.
• Si vous avez beaucoup de difficultés à assimiler votre cours et à le restituer en colle ou en devoir, votre
objectif immédiat doit être de progresser en mémorisation. Vous aurez alors rapidement les outils pour
tenter de comprendre et assimiler les démonstrations de cours. Votre objectif à moyen terme (quelques
semaines) sera ensuite d’être capable de refaire seul.e et sans aide les exercices d’application directe vus
en cours ainsi que ceux qui ont été corrigés pendant les séances de TD. À ce niveau là vous pourrez viser
au minimum la moyenne aux devoirs.
• Si vous êtes plutôt à l’aise avec le cours, fixez-vous comme objectif de vous entraîner sur un maximum
d’exercices variés afin de reconnaître et corriger les erreurs les plus fréquentes, gagner en rapidité et
mémoriser les exercices classiques qui tombent régulièrement aux concours.
2.2 Mémorisation
Nous allons voir dans ce paragraphe comment fixer des connaissances dans votre mémoire à long terme. Tout
d’abord brisons un mythe : recopier votre cours sur des fiches n’est pas une méthode de mémorisation
efficace. Elle est très chronophage et ses bénéfices ne se manifestent qu’à court terme et de façon limitée.
Pour conserver une information en mémoire sur le long terme et éviter qu’elle ne s’évapore au fil du temps,
il est nécessaire de réactiver régulièrement cette information. Le graphe ci-dessous, qui porte le nom de
courbe d’Ebbinghaus ou bien courbe de l’oubli, illustre de façon schématique et simplifiée le rôle joué par
les réactivations sur l’ancrage de l’information dans la mémoire. La première réactivation doit s’effectuer
rapidement après la séance de cours, les autres sont ensuite de plus en plus espacées. Au fur et à mesure des
réactivations le “temps caractéristique d’oubli” augmente et l’information est fixée sur un plus long terme.
Mémorisation
mémorisation
parfaite
oubli
Temps
Première activation Réactivations
de la mémoire pendant
la séance de cours
On peut se demander combien de réactivations sont nécessaires et comment les espacer ? Il n’y a pas de
réponses absolues mais, comme ordre d’idée, vous pouvez tabler sur trois à quatre réactivations, par exemple le
soir même, puis deux jours plus tard, ensuite le week-end et enfin la veille de la colle/du devoir. Évidemment
cela sera à adapter en fonction des circonstances.
Il y a plusieurs manières de réactiver les informations ; nous en présentons quelques une dans ce document.
Vous pouvez n’en utiliser aucune si vous êtes déjà satisfait de votre méthode actuelle, ou en utiliser seulement
une partie selon ce qui vous convient le mieux. Ce n’est pas une liste exhaustive, vous pourrez en trouver
d’autres si besoin en cherchant sur internet.
2.2.1 Méthode de la feuille blanche
Cette méthode est à employer pour la première réactivation. Le soir qui suit votre séance de cours prenez
une feuille blanche et écrivez tout ce dont vous vous souvenez, sans forcément que cela soit dans l’ordre
chronologique. Cela devrait vous prendre au maximum cinq à dix minutes. Ensuite vérifiez et compléter en
relisant attentivement vos notes de cours.
2.2.2 Test à l’écrit
Pour réactiver une information une bonne méthode consiste à faire un test rapide de connaissance, à rédiger
à l’écrit. Pour cette méthode il est important d’avoir trié en amont les informations dans vos notes de cours
pour identifier les points à mémoriser. Par exemple le soir qui suit la séance de cours parcourez rapidement vos
notes et faites une liste de ce qui vous semble important à mémoriser.
Remarque : en physique ces points sont clairement identifiés avec un ♥ dans les fiches Suis-je au point.
Au moment de la réactivation prenez votre liste de points à mémoriser et tentez de les restituer à l’écrit. Con-
sidérez qu’une réponse est correcte si vous avez écrit au mot près la définition/le théorème/la citation ou sans
aucune erreur la formule mathématique. Ce test ne devrait pas vous prendre plus de cinq à dix minutes (pour
un chapitre dans une matière).
2.2.3 Flashcards
Cette méthode est semblable à la précédente (il s’agit de tester
vos connaissances) mais le support est différent. Une flash-
card est une carte (tient dans la paume de la main) sur laquelle
l’intitulé d’une information à restituer est écrite au recto et la
réponse au verso. Elle est généralement cartonnée ou en pa-
pier épais de sorte qu’elle soit suffisamment épaisse pour ne
pas lire au travers. Pour chaque chapitre vous pouvez fabri-
quer une flashcard pour chaque point à mémoriser. Il faudra
trouver un moyen de les ranger/classer pour pouvoir y accéder
facilement, par exemple dans une petite boîte de rangement à
compartiments.
Les flashcards prennent un peu de temps à fabriquer (pas non plus besoin de faire des œuvres d’art ; une feuille
canson, un peu de découpage et c’est bon!) mais elle vous permettront de vous tester rapidement et de vous
corriger immédiatement.
2.2.4 Carte mentale
La carte mentale est une représentation graphique, un diagramme, d’idées ou de concepts connexes qui aide
à mieux organiser et comprendre les informations liées à un sujet principal. Cette arborescence peut être
représentée par un nuage situé au centre (sujet principal) et des branches ou/et ramifications qui sont les idées
ou mots-clés qui y sont liés. Elle permet de comprendre plus facilement les liens entre différents concepts et de
les mémoriser plus rapidement.
Il est plus intéressant de créer une carte mentale personnelle, à la main, en utilisant des dessins et de la couleurs
pour stimuler la mémoire visuelle. Vous trouverez en page suivante un exemple en lien avec le cours de
physique.
.
2.3 Compréhension
Pour vérifier que votre cours est compris, fiez-vous à la maxime de Nicolas Boileau : “Ce que l’on conçoit bien
s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément” (L’art poétique). Essayez d’expliquer un point
de cours à un.e camarade, de la façon la plus claire et précise possible, et répondez à ses questions éventuelles.
Une hésitation de votre part peut être le signe que vous n’avez pas aussi bien compris que vous ne l’imagniez.
Généralement cette méthode révèle assez vite les failles dans votre compréhension des notions abordées.
Une autre méthode classique consiste à vérifier que vous savez refaire seul une démonstration ou appliquer
les méthodes vues en cours sur un exercice d’application directe.
En cas de difficultés de compréhension, n’hésitez pas à poser des questions à vos professeurs ou à vos camarades
pour lever les blocages.
2.4 Application
Comme nous l’avons évoqué au 2.1., vous serez principalement évalués (en colle, en devoir) sur votre capacité
à appliquer les méthodes vues en cours. Plus vous vous entraînerez sur des exercices variés et mieux vous serez
préparés dans l’optique des concours.
Dans les matières scientifiques, l’application passe très généralement par le raisonnement mathématique.
L’aptitude au calcul mathématique est un facteur très discriminant dans la réussite en CPGE scientifique
et aux concours. Ceux qui sont à l’aise sont particulièrement avantagés ; à l’inverse ceux qui ont des la-
cunes sont extrêmement pénalisés. Dans ce dernier cas, il faudra réserver dans votre emploi du temps, de
façon prioritaire, des plages de travail consacrées à l’entraînement au calcul mathématique. L’utilisation du
Cahier de calcul en maths (lien cliquable) peut s’avérer utile. Voici par exemple quelques points qui sont parti-
culièrement importants en physique/chimie/SII :
• trigonométrie,
• études de fonctions (graphe, recherche d’extréma, tableau de variation, régression linéaire),
• résolutions d’équations (premier degré, deuxième degré, systèmes d’équations),
• manipulation d’équations (produit en croix, simplifications de fractions),
• manipulation de fonctions usuelles (exponentielle, logarithme, puissances),
• calculs de dérivées, de primitives, d’intégrales,
• résolution d’équations différentielles,
• manipulation des nombres complexes (partie réelle/imaginaire, calcul de module, d’argument),
• manipulation de vecteurs (somme de vecteurs, produit scalaire, produit vectoriel (vu en cours d’année)),
• etc.
Conclusion
Les conseils et outils présentés dans ce document vous aideront à modifier vos habitudes de travail pour gagner
en efficacité. Ils fonctionneront d’autant mieux que vous ferez preuve d’autodiscipline (on se fixe des règles
et on s’y tient). Cela vous demandera de grands efforts mais ils s’avéreront payants sur le long terme. Il
est important de se fixer des objectifs réalistes et de toujours croire en soi. Inutile de chercher à trop en
faire, piochez dans le document ce qui pourrait vous convenir, adaptez votre rythme de travail après quelques
semaines en fonction de vos sensations (en intensifiant si vous vous en sentez capable, en ralentissant si vous
vous essoufflez).
Votre progression ne sera probablement pas linéaire ; vous connaîtrez des hauts et des bas en termes de réussite
et de motivation, peut-être des phases de stagnation un peu frustrantes. Cela ne doit pas vous faire dévier de vos
nouvelles résolutions. Gardez le cap et croyez en vos capacités. Comme le disait Jean-Pierre Raffarin (ancien
1er ministre) en 2002 : “La route est droite mais la pente est forte”. Apprendre à apprendre est une entreprise
exigeante, mais qui portera des fruits pour le reste de votre vie.
Ressources
Ce document est inspiré d’une vidéo publiée sur la chaîne YouTube “ScienceEtonnante” de David Louapre.
MIEUX APPRENDRE & ÉTUDIER : les (vraies) techniques scientifiques
Voici une vidéo du même auteur plus spécifiquement consacrée aux cartes mentales :
Les CARTES MENTALES (mind map) : écrire et prendre ses notes autrement
Je vous recommande cette chaîne YouTube (sur votre temps de loisirs ! :) ) sur laquelle on trouve de nombreuses
vidéos très intéressantes, principalement consacrées à la physique.