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Comptabilité Des Sociétés

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TABLE DES MATIERES

1ère PARTIE : LA CONSTITUTION DES SOCIETES COMMERCIALES


VUE D’ENSEMBLE

Chapitre 1 : La Constitution des sociétés commerciales ……………… 004

I - Généralités
1.1. Définition de la société commerciale …………………………………….. 004
1.2. Règles générales de constitution ………………………………………….. 004
1.2.1. Conditions de fond ………………………………………………….. 004
1.2.2. Conditions de forme ………………………………………………… 005

II – Les types de sociétés …………………………………………………………………… 008

III – Les aspects Fiscaux de la Constitution …………………………………………….. 008


3.1. Immatriculation au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier.. 008
3.2. Enregistrement des statuts de la Société ……………………………… 009

IV – Les aspects Comptables de la Constitution …………………………………….. 010


4.1. Note de débours du notaire ………………………………………………….. 010
4.2. Frais supportés par les fondateurs …………………………………………. 011
4.3. Opérations d’apports ……………………………………………………………… 012
4.4. Plan des comptes ………………………………………………………………… 012
4.5. Comptabilisation …………………………………………………………………. 013

Chapitre 2 : La Constitution d’une Société Anonyme (SA) . 014

I – Les dispositions juridiques …………………………………………………………………. 014


1.1. Définition ………………………………………………………………………….. 014
1.2. Formation du capital social ….……………………………………………. 014
1.3. Nature des apports et valeur nominale ………………………………….. 015
1.4. Exemple de bulletin de souscription ………………………………………. 016

II – Les aspects Comptables de la constitution d’une S.A. ………………………. 017


2.1. Libération intégrale des actions de numéraire ………………………. 017
2.2. Apports en numéraire libérés progressivement …………………………. 019
Exercices …………………………………………………………………………………………… 026

1
Chapitre 3 : La Constitution de la SARL……………………………… 030

I – Les formalités juridiques et fiscales ………………………………………………. 030

II – Les aspects comptables de la constitution …………………………………….. 031

Chapitre 4 : La Constitution de la société en nom collectif et de la


société en commandite simple ……………………………………………… 033

I – Les aspects juridiques de la constitution…………………………………………. 033


1.1. Généralités …………………………………………………………………………. 033
1.2. Rédaction de statuts…………………………………………………………….. 034
1.3. Capital social ……………………………………………………………………….. 034
1.4. Nomination du gérant ………………………………………………………….. 034

II – Les aspects fiscaux de la constitution…………………………………………… 035

III – Les aspects comptables de la Constitution …………………………………… 035


3.1. Apports intégralement libérés à la constitution ………………..…….. 035
3.2. Libération progressive des apports ……………………………………….. 037
3.3. Apports comportant les créances ………………………………………….. 039

Chapitre 5 : L’affectation du résultat ……………………………………… 041

I – Les règles générales d’affectation …………………………………………………… 041

II – La répartition des bénéfices dans une SNC ……………………………………… 041


2.1. Prescriptions légales …………………………………………………………….. 041
2.2. Exemple d’application ………………………………………………………….. 042

III – La répartition des bénéfices dans les SA ………………………………………… 044


3.1. Prescriptions légales …………………………………………………………….. 044
3.2. Affectation du résultat …………………………………………………………. 045
3.3. Exemple d’application …………………………………………………………… 046
3.4. Cas particuliers ……………………………………………………………………. 048

Chapitres 6 : Les comptes courants des associés …………… 049

I – Les généralités …………………………………………………………………………………… 049


1.1. Définition …………………………………………………………………………….. 049
1.2. Objectif ………………………………………………………………………………. 049
1.3. Règles juridiques …………………………………………………………………. 049

II – Les intérêts des comptes courants des associés ………………………… 049

III – Les aspects comptables ………………………………………………………………. 050

Chapitre 7 : L’évaluation des titres sociaux ……………………….. 052

2
I – Les généralités …………………………………………………………………………………. 052
1.1. Dans le domaine économique et financier …………………………….. 052
1.2. Dans le domaine fiscal ……………………………………………………….. 052

II – La méthode fondée sur la valeur boursière du titre ……………………….. 052


2.1. Principe ……………………………………………………………………………… 052
2.2. Application………………………………………………………………………….. 052

III – La méthode fondée sur le bénéfice ……………………………………………….. 053


3.1. Valeur financière du titre ……………………………………………………. 053
3.2. Valeur de rendement …………………………………………………………. 055

IV – La valeur fondée sur le patrimoine ……………………………………………….. 057


4.1. Actif net …………………………………………………………………………… 057
4.2. valeur mathématique …………………………………………………………. 060
Exercices …………………………………………………………………………………………. 068

2ème PARTIE : LES MODIFICATIONS DU CAPITAL

Chapitre 8 : L’Augmentation du capital ……………………………… 070

I – Les buts …………………………………………………………………………………………… 070


II – La justification et la nature d’une augmentation du capital ………………. 070
2.1. Augmentation de capital par apports nouveaux …………………… 071
2.2. Augmentation de capital par conversion des dettes……………….. 088
2.3. Augmentation de capital par conversion des obligations ……….. 090
2.4. Augmentation de capital par incorporation des réserves ……….. 091
2.5. Double augmentation de capital …………………………………………. 094

Exercices ………………………………………………………………………………………… 100

Chapitre 9: La réduction du capital ……………………………….. 103

I- La réduction du capital non motivée par des pertes ………………………. 103


1.1. Réduction de la valeur nominale des titres …………………………… 103
1.2. Réduction du nombre de titres ……………………………………………. 106
1.3. Réduction par rachat des titres en bourse…………………………….. 106

II – La réduction motivée par des pertes ……………………………………………. 108


Exercices ………………………………………………………………………………………….. 109

Chapitres 10: L’Amortissement du capital …………………………… 110


I – La définition …………………………………………………………………………………….. 110
II – Les conséquences de l’amortissement ………………………………………….. 110
III – Les modalités pratiques de l’amortissement …………………………………… 110
IV – Les aspects comptables de l’opération …………………………………………… 111

Exercices d’ensemble ……………………………………………………………………………… 113

3
1ère PARTIE : LA CONSTITUTION DES
SOCIETES COMMERCIALES
VUE D’ENSEMBLE

CHAPITRE 1 : LA CONSTITUTION DES SOCIETES


COMMERCIALES

I – GENERALITES

1.1. Définition de la société commerciale


L’article 4 de l’Acte Uniforme sur les sociétés énonce que « la société
commerciale est créée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent, par un
contrat, d’affecter à une activité des biens en numéraire ou en nature, dans le but de
partager le bénéfice ou de profiter de l’économie qui pourra en résulter. Les associés
s’engagent à contribuer aux pertes dans les conditions prévues par le présent Acte
Uniforme ».
L’article 5 énonce que la société commerciale peut être également créée dans
les cas prévus par le présent acte uniforme par une seule personne dénommée
« associé unique », par un acte écrit.

1.2. Règles générales de constitution


La loi pose un certain nombre de règles de constitution afin de protéger les
tiers et les associés eux- mêmes. Ces règles concernent les conditions de fonds et les
conditions de forme.

1.2.1. Conditions de fond


1.2.1.1 L’intention des associés

Elle doit inspirer les parties à l’acte de société. Cela suppose qu’il en ait au
moins deux. Cette intention de s’associer, la tradition juridique la qualifie « d’affectio
societatis », autrement dit l’attachement ou l’esprit de collaboration qui doit lier les
fondateurs du projet social dans l’acceptation des aléas communs.
1.2.1.2. Les apports

L’article 4 impose à l’associé « d’affecter à une activité des biens en


numéraire ou en nature », chaque associé doit faire un apport à la société
(A U S C G I E, art 37) sous forme d’argent : apport en numéraire, droit portant sur
des biens en nature, mobilier ou immobiliers corporels ou incorporels, apports en
nature, d’industrie : l’associé apporte son travail, ses connaissances, sa main
d’œuvre.

4
1.2.1.3. La participation aux bénéfices et aux pertes

Le partage des bénéfices comme des pertes est un événement essentiel. Les
règles de partage étant laissées à l’appréciation des associés sont donc interdites des
clauses dites « léonines » :

· Attribuant tout le bénéfice à un seul associé ;


· Affranchissant un associé de sa contribution aux pertes.

C’est ainsi que l’article 4 de l’Acte Uniforme sur les sociétés dispose que les
associés mettent leurs apports en commun dans le but de partager le bénéfice ou de
profiter de l’économie qui pourra en résulter. Ils s’engagent à contribuer aux pertes.
Ce texte important introduit d’une part, la notion de bénéfice ou d’économie par les
éléments caractéristiques de la société, et pose d’autre part, une règle de répartition
des profits et des pertes.

1.2.2. Conditions de forme

1.2.2.1. Le contrat
Il est écrit, il porte le nom de statut. Cet écrit est fait par actes notariés ou
sous seing privé. Les statuts de toute société commerciale énoncent :

· La forme de la société ;
· sa dénomination commerciale suivie, le cas échéant de son sigle ;
· la nature et le domaine de son activité ;
· son siège social ;
· sa durée ;
· l’identité des apporteurs en nature ; la nature et l’évaluation de l’apport
effectué par chacun d’eux, le nombre et la valeur des titres sociaux
remis en contrepartie de chaque apport ;
· l’identité des apporteurs en numéraires avec pour chacun d’eux le
montant des apports, le nombre et la valeur des titres sociaux remis en
contrepartie de chaque apport ;
· l’identité des bénéficiaires d’avantages particuliers et la nature de ceux-
ci ;
· le montant du capital social ;
· le nombre et la valeur des titres sociaux émis ;
· les stipulations relatives à la répartition du résultat, à la constitution des
réserves et à la répartition du boni de liquidation ;
· les modalités de son fonctionnement.

1.2.2.2. La publicité
C’est une formalité en vue d’informer les tiers de la création de la société. Elle
se réalise par :

· l’immatriculation au registre de commerce et du crédit mobilier


· l’insertion d’un extrait des statuts au journal d’annonces légales
· le dépôt au registre de commerce et du crédit mobilier d’une
déclaration de régularité et de conformité
· la déclaration d’existence aux différentes administrations fiscales
(impôts) et sociales (CNPS) etc…
5
1.2.2.3. Feuillet du registre de commerce et du crédit mobilier

REGISTRE DU COMMERCE ET DU CREDIT MOBILIER


TRIBUNAL DE PREMIERE INSTANCE DE_____________________________

DECALRATION AUX FINS D’IMMATRICULATION

Déposé le ________________à _____h_____mn


N°__________ du registre chronologique
N°__________ du registre analytique.

Le soussigné,___________________________demeurant à_________________________________
Agissant pour___________________________requiert son immatriculation au Registre du Commerce
du Tribunal de Première Instance de _______________avec les mentions suivantes dont il affirme
l’exactitude.
Raison de commerce__________________________________________________________________
Noms sous lequel est exercé le commerce_________________________________________________
Enseigne de l’Etablissement commercial__________________________________________________
Nom, prénom(surnom et pseudonyme)___________________________________________________
Date et lieu de naissance______________________________________________________________
Nationalité d’origine (s’il y a lieu)________________________________________________________
Autre nationalité, mode et date d’acquisition_______________________________________________
Date d’arrivée au Cameroun____________________________________________________________
Autorisation de faire le commerce (pour un niveau ou une femme mariée)_______________________
Régime matrimonial__________________________________________________________________
Objet du commerce__________________________________________________________________
Adresse du principal établissement______________________________________________________
Et à l’étranger______________________________________________________________________
Succursales ou agences au Cameroun___________________________________________________
A l’étranger________________________________________________________________________
Fondé de pouvoirs : noms, prénoms, domicile, état civil, nationalité___________________________

Directeur ou chef de la principale succursale ou agence au Cameroun : nom, prénom, domicile, état
civil, nationalité____________________________________________________________________

Etablissements précédemment exploités :________________________________________________


Actuellement exploités dans le ressort d’autres tribunaux :___________________________________
Date de commencement d’exploitation de l’établissement commercial__________________________
Brevets d’inventions d’exploitations_____________________________________________________
Marque de fabrique ou de commerce déposée, employée____________________________________

Fait en triple exemplaires à ……………. , le ………….…..

Signature

Cadre réservé à la légalisation de la signature s’il y a lieu

Le greffier en chef du Tribunal de Première Instance de____________soussigné, certifie que


le contenu de la présente déclaration a été reporté au registre analytique du registre du commerce et
du crédit mobilier, que le requérant est immatriculé audit registre sous le
N°_______________________

A_________________le ________________

LE GREFFIER EN CHEF.
6
II – LES TYPES DE SOCIETES

Pour réaliser son objet social, toute société a besoin des moyens financiers,
matériels et humains. Cet ensemble coordonné dans un ordre fait réaliser à
l’entreprise des économies ou des bénéfices.

L’homme est au centre des organes de gestion, du contrôle, de direction et


d’administration pour assurer le fonctionnement de toute société d’où sa richesse
première de toute organisation.

L’acte uniforme OHADA reconnaît six formes de sociétés commerciales :

§ la société Anonyme
§ la société à responsabilité limitée
§ la société en nom collectif
§ la société en commandite simple
§ la société en participation
§ le groupement d’intérêt économique

III – LES ASPECTS FISCAUX DE LA CONSTITUTION

Les formalités fiscales à la constitution d’une société se rapportent à :

§ son immatriculation au registre du commerce et du crédit mobilier


(RCCM)
§ L’enregistrement des statuts

3.1. Immatriculation au registre du commerce et du crédit mobilier

Les articles 351 et 545 –A du code général des Impôts (CGI) fixent à 20 000
Francs (vingt mille) les droits d’immatriculation au registre du commerce et du crédit
mobilier. A ces droits s’ajoutent les frais de greffe qui sont actuellement de 7 500
Francs environ et les droits fixes d’enregistrement du procès- verbal du notaire fixés
forfaitairement à 4 000 Francs et exigés quand les formalités sont accomplies par le
Notaire : articles 353-3 et 545-b du CGI. Ce qui entraîne les coûts suivants :

§ Un droit fixe ________________________________ 20 000 F


§ Frais de greffe ______________________________ 7 500 F
§ L’enregistrement du procès–verbal _______________ 4 000 F
Total 31 500 F

7
3.2. Enregistrement des statuts

L’article 276 du Code Général des Impôts rend obligatoire l’enregistrement de


l’acte de constitution de la société dans un délai de quinze (15) jours à un mois (01)
à compter de sa constitution, pour celles faites devant un notaire, et de un à trois
mois pour les autres cas. Toutefois, si l’acte de constitution est établi hors d’un état
membre de la zone CEMAC, son enregistrement doit se faire dans les six mois qui
suivent sa constitution.

Les droits sont acquittés en un seul versement dans les délais prescrits.

En application des dispositions des articles 280 et 310, 340 à 344 et 543 à 545
du Code Général des Impôts, l’assiette sur laquelle sont assis les droits
d’enregistrement est fonction de la structure des apports.

3.2.1. Catégories d’apports

On distingue :

· L’apport pur et simple


· L’apport à titre onéreux

v L’apport pur et simple : Il est rémunéré par des actions. Sa valeur


correspond toujours à la valeur d’émission des actions en contrepartie
desquelles il est remis.

v L’apport à titre onéreux : L’associé reçoit directement ou indirectement


de la société un droit de créance. L’associé ne reçoit pas des actions, mais des
numéraires, une créance sur la société ou alors une prise en charge d’un
passif grevant l’apport.

3.2.2. Droits perçus sur les apports purs et simples

Ils sont appliqués suivant les articles 346 et 544 du Code Général des Impôts
et sont assis sur le capital social qui est divisé en tranches, leur taux étant dégressif.

Tranches du capital Taux Maximum


0 à 750 millions 2% 750 000
750 millions à 1500 millions 1,5% 1 500 000
1500 millions à 3000 millions 1% 3 000 000
3000 millions à 5000 millions 0,5% 5 000 000
Supérieurs à 5000 millions 0,25% 2 500 000

N.B. : Les droits ci-dessus concernent l’acte de formation de la société qui ne contient ni
obligation, ni libération, ni transmission de bien meubles ou immeubles entre les associés
ou autres personnes.

8
3.2.3. Droits perçus sur les apports à titres onéreux

Les apports à titres onéreux sont rémunérés par un équivalent soustrait des
risques sociaux. Dans ce cas, l’apport prend le caractère d’une vente à la société,
c’est la raison pour laquelle le droit de mutation afférent à la nature du bien apporté
est exigible. Les règles d’assiette et de liquidation du droit à percevoir sont analogues
à celles qui seraient appliquées dans le cas d’une vente ordinaire ayant pour objet les
biens apportés (articles 295 et 296 du CGI).

Ainsi, les droits ci-après sont perçus sur :

Ø Un apport d’immeuble bâti, fonds de commerce clientèle 15% de la valeur


de l’immeuble
Ø Un apport d’immeuble non bâti ou d’un immeuble rural ou d’un bail ou
alors la jouissance d’un fonds de commerce 10%
Ø Un apport d’espèces 0%
Ø Un apport mobilier, d’immeubles ruraux non bâtis, des baux ruraux à
usage commercial 5%
Ø Un apport des créances, des marchandises, d’actions, d’obligations,
d’immeubles à usage d’habitation 2%

Remarque :

Pour le calcul des droits de mutation, l’imputation des biens apportés se fait
dans l’intérêt de l’entreprise.

IV – LES ASPECTS COMPTABLES DE LA CONSTITUTION

La constitution d’une société entraîne diverses dépenses, notamment la note


de débours du notaire et les frais supportés par les fondateurs.

4.1. Note de débours du notaire

Ce sont les frais engagés par le notaire au moment de la constitution de la


société, il les récupère à la fin de l’opération.

La note de débours du notaire comprend principalement :

· Les honoraires de rédaction des statutsà A


· Les frais d’immatriculation du RCCM --à B
· Les droits d’enregistrement (droits dégressifs + droits de
mutation) -à C
· Frais de timbre postaux --à D
· Emolument du notaire --à E
· La TVA --à F

N= A+B+C+D+E+F

9
La comptabilisation qui s’en suit est :

4454 Etat, TVA récup/ sces ext & autres charges F


628 Frais de télécommunication D
632 Rémunération d’intermédiaires A+E
646 Droits d’enregistrement B+C
4712 Créditeurs divers (notaire) N
Constatation des frais de constitution

2011 Frais de constitution N


781 Transfert de charges d’exploitation N
Immobilisation des frais de constitution

4.2. Frais supportés par les fondateurs

Les frais supportés par les fondateurs lors de la constitution de la société


concernent :

· Rédaction des actes et autres consultations ______________ A


· Transports _________________________________________B
· Impôts et taxes _ ___________________________________C
· Timbres poste (communication) _______________________ D
· Hôtel et hébergement _______________________________ E
· Restaurant ________________________________________ F
· TVA ______________________________________________G

N= A+B+C+D+E+F+G

N.B. : la prise en compte par la société des frais supportés par les fondateurs n’est possible
que si l’assemblée générale constitutive adopte une résolution dans ce sens.

Les écritures qui en résulteraient sont :

4454 Etat, TVA récup/ sces ext & autres charges G


618 Autres frais de transport B
628 Frais de télécommunication D
632 Rémunération d’intermédiaires A
658 Charges diverses E+F
646 Droits d’enregistrement C
4712 Créditeurs divers (fondateur) N
Prise en compte des frais des fondateurs

2011 Frais de constitution N


781 Transfert de charges d’exploitation N
Immobilisation des frais de constitution

10
4.3. Opérations d’apports

Du point de vue comptable, il existe 2 types d’apports :

· les apports en nature


· les apports en numéraire

o Les apports en nature sont intégralement libérés à la


constitution, tandis que les apports en numéraires peuvent
l’être partiellement ou alors intégralement libérés à la
constitution. Néanmoins, les opérations d’apport sont fonction
de la nature juridique de chaque type de société.

4.4. Plan des comptes

Deux principaux comptes sont concernés par la comptabilité des sociétés :

· Le compte 101 Capital Social


· Le compte 461 Associés, Opérations sur le Capital

o Le compte 101 éclate en 5 sous comptes

1011 « capital souscrit, non appelé »


1012 « capital souscrit, appelé, non versé »
1013 « capital souscrit, appelé, versé, non amorti »
1014 « capital souscrit, appelé, versé, amorti »
1018 « capital souscrit soumis à des conditions
particulières »

o Le compte 461 éclate en 9 sous comptes

4611 « Associés, apports en nature »


4612 « Associés, apports en numéraire »
4613 « Associés, capital souscrit appelé non versé »
4614 « Associés, capital souscrit appelé versé »
4615 « Associés, versement reçu sur augmentation du
capital »
4616 « Associés versement anticipés »
4617 « Actionnaires défaillants »
4618 « Associés autres apports »
4619 « Associés capital à rembourser »

A cet ensemble de comptes, il faut ajouter le compte de transition 109


« actionnaires capital souscrit non appelé ».

11
4.5. Comptabilisation

4.5.1. Principes d’enregistrements comptables

N° Intitulé de Place au bilan Il est débité Il est crédité Il est soldé


compte
1011 Capital souscrit Au passif Lors de l’appel d’une Lors de la Quand la
non appelé partie du capital. souscription du libération des
montant du apports est
capital souscrit terminée
1012 Capital souscrit Après la libération du Lors de l’appel Après chaque
appelé non versé capital souscrit et d’une partie du phase d’appel
Première ligne des appelé capital. des capitaux
1013 Capital souscrit capitaux propres Lors de la clôture Lors la Jamais sauf
appelé, versé non dela souscription de libération du disparition de
amorti la quote-part du capital appelé la société
capital appelé et (augmentation)
libéré (augmentation)
109 Actionnaires, 2ème ligne du passif Lors de la Lors de l’appel Quand la
capital souscrit en négatif souscription pour d’une partie du libération est
non appelé constater la créance capital totale et
terminée
4613 Actionnaires, Eventuellement dans Lors des appels du Des versements Après chaque
capital souscrit l’actif circulant montant appelé effectués en phase d’appel
appelé non versé libération d’un de capitaux
apport
4616 Actionnaires, Dettes diverses Lors de la libération Du montant des Quand la
versements du capital appelé versements libération des
anticipés effectués par apports
anticipation versés par
anticipation
est terminée
4617 Actionnaires Eventuellement dans a) Du montant Lors du Lors du
défaillants l’actif circulant appelé non réglé et remplacement paiement du
(créances diverses) éventuellement du de l’actionnaire solde par la
montant non encore défaillant par le société.
appelé nouvel
b) Des intérêts de actionnaire : Du
retard produit de la
c) des frais vente forcée
des actions (du
solde réglé
éventuellement)
467 Actionnaires, Eventuellement dans Lors de l’appel d’une Lors de la Quand la
restant dû sur l’actif circulant partie du capital libération du libération des
capital appelé (créances diverses) capital souscrit, apports est
appelé ; ou lors terminée ; ou
de la lors de la
constatation de constatation
la défaillance de la
défaillance

12
CHAPITRE 2 : LA CONSTITUTION D’UNE SOCIETE
ANONYME (SA)

I – LES DISPOSITIONS JURIDIQUES

1.1. Définition

L’article 385 de l’Acte Uniforme OHADA définit la S.A. (société anonyme)


comme :

Une société dans laquelle les associés, appelés « actionnaires », ne sont


responsables des dettes sociales qu’à concurrence de leurs apports. Les droits des
actionnaires y sont représentés par des titres appelés « actions »

La SA peut être constituée par un seul actionnaire, on parle de société


unipersonnelle
La SA est désignée par une dénomination sociale qui doit être immédiatement
précédé ou suivie des mots « Société Anonyme » ou du sigle « SA » et du mode
d’administration de la société, à savoir :

· SA avec conseil d’administration


· SA avec administrateur général

1.2. Formation du capital social

Le capital comprend la somme des apports en nature et en numéraire des


actionnaires. Ces derniers reçoivent en échange de leur participation au capital
social des titres négociables, représentatifs de leurs apports : les actions.

Le capital minimum est fixé à 10 000 000 Fcfa ; à 100 000 000 Fcfa si
l’entreprise fait appel public à l’épargne.

La SA ne peut être constituée que si ce montant est atteint. La réduction de


capital en dessous de ce montant entraîne de plein droit la dissolution de la société ;

Le capital doit être entièrement souscrit avant la date de la signature des


statuts ou de la tenue de l’assemblée générale constitutive.

13
1.3. Nature des apports et valeur nominale

Selon la nature du bien apporté, on distingue :

· Les apports en numéraires dont le montant est libéré en espèces ou par


compensation des créances certaines liquides et exigibles sur la société ou
par incorporation des réserves, bénéfices ou primes d’émission. Ces actions
sont libérées d’au moins d’un quart de leur valeur nominale à la
souscription. Les trois (03) autres quarts doivent être libérés dans les 3 ans
à compter de l’immatriculation de la société au RCCM (1) ;

· Les apports en nature : il s’agit des biens meubles et immeubles. Les


apports en nature doivent être libérés entièrement à la souscription et
évalués par un commissaire aux apports ;

· L’apport en industrie : l’associé apporte son travail, ses connaissances


difficilement évaluables. Les apports en industrie ne font jamais partie du
capital de la société. Ils sont rémunérés sur l’exploitation.

La valeur nominale (V.N) ne peut être inférieure à 10 000 Fcfa.

Remarque :

Le retrait des fonds provenant des souscriptions des actions de numéraires ne


peut avoir lieu qu’après immatriculation de la société au RCCM.

Tant que le capital n’est pas entièrement libéré, la société ne peut procéder ni
à une augmentation du capital (sauf apport en nature) ni à une émission d’obligation
(l’entreprise émet des obligations lorsqu’elle fait face à un problème de financement)

________________________________
(1)
Registre de Commerce et de Crédit Mobilier
14
1.4. Exemple de bulletin de souscription

Bulletin de souscription de la société en formation


dénommée « _____________________________»
Je soussigné :
Nom_________________________________________________________________
Prénom_______________________________________________________________
Profession____________________________________________________________
Domicile______________________________________________________________
Après avoir pris connaissance des statuts de la société anonyme en formation
dénommée____________________________________________________________

Ayant pour objet principal________________________________________________


Avec siège social à _____________________________________________________
Au capital de _________________francs divisé en ________ actions dont_________
Actions attribuées en rémunération d’apport en nature et_______________________
Actions à souscrire en espèces et à libérer du____________________ à la
souscription, desquels statuts une copie certifiée conforme par le fondateur a été
déposée au greffe du tribunal, chambre commerciale de__________________ à la
date du_______________________________________________________________
1) déclare y adhérer et souscrire ____________ actions de __________francs
chacune de ladite société.
A l’appui de ma souscription, je verse à Me_______________ notaire à _____
Chargé de recevoir en dépôt le montant des souscriptions la somme de
francs____________ pour la délibération____________________(_intégrale
ou du quart ou de la moitié) desdites actions et je m’engage à verser le reste
en conformité des appels qui seront décidés par le conseil d’administration. Je
reconnais qu’un double du présent bulletin de souscription m’a été remis.
2) et donne pouvoir à M___________________________de me représenter à
l’assemblée générale constitutive de cette société, de signer à cet effet toutes
feuilles de présence, de prendre part à toutes délibération, d’approuver ou
modifier les statuts et tous votes, de conférer et d’accepter toutes fonctions,
de signer tous procès verbaux et pièces, et généralement, de faire le
nécessaire.

Fait à______________ le _______________

15
II – LES ASPECTS COMPTABLES DE LA CONSTITUTION D’UNE S.A.

Les écritures comptables consécutives aux apports sont différentes selon que
les actions de numéraires sont intégralement libérées à la constitution ou non.

2.1. Libération intégrale des actions de numéraire

4611 Associés, apport en nature X


4612 Associés, apports en numéraires X
1011 Cap souscrit, appelé, non versé X
Souscription du capital à la constitution

109 Actionnaires, Capital souscrit, non appelé x


4611 Associés, apport en nature x
4612 Associés, apports en numéraire x
Constatation créance

47 Débiteurs Divers x
5211 Banques, compte Bloqué x
Dépot fonds chez notaire

1011 Capital souscrit, non appelé x


1012 Capital souscrit, appelé, non versé x
Appel

467 Actionnaires, restant du sur cap. Appelé x


109 Actionnaires, Capital souscrit, non appelé x
Appel

5211 Banques, comptes bloqués x


47 Débiteurs Divers x
Déblocage fonds

2 Immobilisations x
3 Stocks x
4 Tiers x
5 Trésorerie x
467 Actionnaires, restant du sur cap. Appelé x
Libération des apports

1012 Capital souscrit, appelé, non versé x


1013 Capital souscrit, appelé, versé non amorti x
Libération de tout le capital

16
Application :

Le 02 janvier 2003, une SA au capital de 20 000 000 F (actions de 10 000 F)


est constituée par devant Maître BINYOM Notaire . Les apports sont les suivants :

· Immeuble …………….. 1 500 000


· Fonds commercial ….. 3 500 000
· Marchandises …………. 1 000 000
· Espèces ………………….. 14 000 000

Les versements sont déposés chez Maître BINYOM ; La société est


définitivement constituée le 05/01/03 date à laquelle sont transférés les apports en
nature.

Le 10 janvier, le notaire vire les fonds sur le compte ouvert au nom de la


société et prélève la somme hors taxe de 140 000 F pour ses honoraires.

Travail à faire :

1) liquider les droits


2) comptabiliser la constitution

Solution :

1) liquidation des droits


- droits fixes 20 000
- droits de greffe 7 500
- droits d’enregistrement 4 000
Total 31 500

- droits dégressifs 20 000 000 x 2% = 400 000


- honoraires = 140 000
- TVA (140 000 x 19,25%) = 26 950
566 950
Total droits : 566 950 + 31 500 = 598 450

17
2) Ecritures comptables

05/01/03
461 1 Associés, apports en nature 6 000 000
4612 Associés, apports en numéraire 14 000 000
1011 Cap souscrit, appelé, non versé 20 000 000
Souscription du capital à la constitution

109 Actionnaires, Capital souscrit, non appelé 20 000 000
4611 Associés, apport en nature 6 000 000
4612 Associés, apports en numéraire 14 000 000
Constat créance

47 Débiteurs Divers 14 000 000


5211 Banques, compte Bloqué 14 000 000
Dépot fonds chez notaire

5210 Banques, compte bloqué 14 000 000


47 Débiteurs Divers 14 000 000
Déblocage fonds

215 Fonds commercial 3 500 000


231 Bâtiments industriels 1 500 000
311 Marchandises 1 000 000
4711 Débiteur divers (notaire) 14 000 000
461 Associé apports en nature 6 000 000
462 Associés apports en numéraires 14 000 000
Libération intégrale du capital
10 / 01/ 2003
632 Rémunération d’intermédiaire 140 000
646 Droits d’enregistrement 431 500
445 Etat, TVA récupérable 26 950
5211 Banque 571 500
Frais de constitution

2011 Frais de constitution 571 500
781 Transfert charges d’exploitation 571 500
Immobilisation frais de constitution

2.2. Apports en numéraire libérés progressivement

Il convient de rappeler que les appels de capital sont procédés par le conseil
d’administration. Il donne un délai aux actionnaires pour libérer la quote part du
capital appelé. Chaque actionnaire est tenu de libérer ses actions à chaque appel
lancé par le conseil d’administration.

Aux écritures comptables, on distingue deux cas de figure.

18
2.2.1. Les libérations ultérieures sont effectuées normalement
c’est-à-dire sans problème

Exemple : le 1er juin 2004, la SA MOUNGO Fruits est constituée avec un capital de
50 000 000 F libéré du minimum légal (actions de 10 000 F). Tous les apports sont
en numéraires. La société est définitivement constituée le 06 juin. Le même jour, le
notaire Maître MBOCK verse les sommes reçues au compte bancaire de la société,
en prélevant 500 000 F HT pour ses honoraires.

Le 05 octobre, la SA MOUNGO Fruits appelle le 2e/4, les versements sont faits


à la banque et l’opération est terminée le 10 octobre.

Travail à faire :

1) Enregistrer les opérations de constitution de la société SA MOUNGO Fruits.


2) Enregistrer l’appel et la libération du 2/4.

Solution :

· Droits d’enregistrement au RC et du CM
- Droits fixes 20 000
- Droits de greffe 7 500 31 500
- Droits d’enregistrement 4 000

· Droits d’enregistrement
- Droits dégressifs : 50 000 000 x 2% = 1 000 000
750 000 (plafond)
- Honoraires 500 000
- TVA (500 000 x 19,25%) 96 250
1 346 250

19
1) Enregistrement des opérations de constitution.

06/06/N
4612 Associés, apports en numéraires 50 000 000
1011 Capital souscrit, non appelé 50 000 000
Souscription
109 Actionnaires, Capital souscrit, non appelé 50 000 000
4612 Associés, apports en numéraires 50 000 000
Constatation de la créance

521 Banques, compte bloqué 12 500 000
47 Débiteurs Divers 12 500 000
Dépôt des fonds chez le Notaire

1011 Capital souscrit, non appelé 12 500 000
1012 Capital souscrit, appelé, non versé 12 500 000
Appel du premier quart

467 Actionnaires, restant du sur capital appelé 12 500 000


109 Actionnaires, Capital souscrit, non appelé 12 500 000

5211 Banques 12 500 000


467 Actionnaires, restant du sur capital appelé 12 500 000
Libération du premier quart

1012 Capital souscrit, appelé, non versé 12 500 000


1013 Capital souscrit, appelé, versé, non amorti 12 500 000
Libération du premier quart

632 Rémunération d’intermédiaire 500 000


646 Droits d’enregistrement 781 500
445 Eta, TVA récupérable 96 250
5211 Banques 1 377 750
Frais de constitution

2011 Frais de constitution 1 281 500
781 Transfert de charges d’exploitation 1 281 500
Immobilisation des frais de constitution

20
2) Enregistrement de l’appel et la libération du 2e quart

1011 Capital souscrit, non appelé 12 500 000


1012 Cap souscrit, appelé, non versé 12 500 000
Appel du 2e/4

467 Actionnaire,, restant dû/cap appelé 12 500 000


109 Act capital souscrit non appelé 12 500 000
Appel du 2e/4

5211 Banques 12 500 000


467 Act restant dû /capital appelé 12 500 000
Libération du 2e/4

1012 Capital souscrit, appelé, non versé 12 500 000


1013 Capital souscrit, appelé, versé non amorti 12 500 000
Constatation libération 2e/4

2.2.2. Les libérations ultérieures posent des problèmes


particuliers

Les problèmes particuliers qui peuvent se poser lors des appels ultérieurs de
capital sont :
· Les versements anticipés
· Les versements en retard
· Le non versement par certains actionnaires (actionnaires défaillants)

v Les versements anticipés

Certains actionnaires préfèrent se libérer par anticipation. Le versement


anticipé va donc correspondre au montant versé par l’actionnaire en plus de la
fraction du capital effectivement appelée.

Exemple : Un actionnaire titulaire de 20 actions de nominale 10 000 F, libère


intégralement ses actions à la constitution alors que la société n’a appelé que le
minimum légal. Le versement anticipé sera égal dans ce cas :

10 000 (4/4 –1/4) x 20 = 150 000 ou


(10 000 x ¾) x 20 = 150 000

Ce versement anticipé est enregistré au crédit du compte 4616 « Associés,


versements anticipés ».

Ce compte s’amortit au fur et à mesure que la société procède aux nouveaux


appels de capital.

N.B. : Les versements anticipés donnent droit à l’intérêt statutaire.

21
Exemple : Le 02 février 2005 la SA MOUNGO Fruits procède à l’appel du 3e/4. Un
groupe d’actionnaires propriétaires de 2 400 actions se libèrent intégralement le
8/02.

Travail à faire : comptabiliser l’appel et la libération du 3e/4

Solution :

Appel 3e/4 : 5 000 x 2 500 = 12 500 000


Anticipation : 2400 x 2 500 = 6 000 000

1011 Capital souscrit, non appelé 12 500 000


1012 Cap souscrit, appelé, non versé 12 500 000
Appel du 3e/4

467 Actionnaire, restant dû/cap appelé 12 500 000


109 Act capital souscrit, non appelé 12 500 000
Exigibilité du 3e/4

521 Banques 18 500 000


467 Act restant dû /capital appelé 12 500 000
4616 Associés, versements anticipés 6 000 000
Libération du 3e/4

1012 Capital souscrit appelé, non versé 12 500 000


1013 Capital souscrit appelé versé 12 500 000
Constatation libération 3e/4

Le 1er avril, la SA MOUNGO Fruits procède à l’appel du dernier quart. Le 06


avril l’opération est achevée.

Travail à faire : comptabiliser l’appel et la libération du dernier quart.

Solution :

1011 Capital souscrit, non appelé 12 500 000


1012 Cap souscrit, appelé, non versé 12 500 000
Appel du dernier quart

467 Actionnaire, restant dû/cap appelé 12 500 000


109 Act, capital souscrit non appelé 12 500 000
Exigibilité du dernier quart

521 Banque 6 500 000


4616 Associés, versements anticipés 6 000 000
467 Act restant dû /capital appelé 12 500 000
Libération du dernier quart

1012 Cap souscrit, appelé, non versé 12 500 000


1013 Capital souscrit, appelé, versé, non amorti 12 500 000
Pour solde du compte débité
1013 Capital souscrit, appelé, versé, non amorti 50 000 000
101 Capital social 50 000 000
Pour solde du compte débité

22
v Actionnaire défaillant

Il y a défaillance lorsqu’à la fin des opérations de libération, on constate qu’un


ou plusieurs actionnaires ne se sont pas libérés. Dans ce cas, l’entreprise adresse à
l’actionnaire concerné une mise en demeure dont la durée est d’un mois. Resté sans
effet, la société peut vendre les actions. La vente des actions entraîne des frais
auxquels il convient d’ajouter l’intérêt de retard.

Les frais de vente et l’intérêt de retard sont à la charge de l’actionnaire


défaillant.

Exemple : SACK a souscrit 200 actions de numéraires à la constitution d’une SA au


capital de 10 000 000 Fcfa (actions de 10 000 Fcfa) entièrement de numéraires et
libéré de moitié à la constitution. A l’appel du 3e quart SACK ne répond pas et après
une mise en demeure, les actions sont vendues aux enchères à DOBILL pour un
montant de 800 000 F. La société impute à SACK les intérêts de retard pour 2 mois
à un taux annuel de 12%, le remboursement des frais de vente hors taxes de 20 000
Fcfa. Dobill substitue Sack.

Travail à faire : passer les écritures relatives à l’appel du 3e/4

Solution :

1. Calculs annexes

Montant appelé : 1 000 x 2 500 = 2 500 000


Capital actionnaire défaillant : 200 x 2 500 = 500 000
Intérêt = 500 000 x 2 x 12 = 10 000
1 200

23
2. Ecritures comptables

1011 Capital souscrit non appelé 2 500 000


1012 Cap souscrit appelé non versé 2 500 000
Appel du 3eme quart

467 Actionnaire restant dû/cap appelé 2 500 000


109 Act capital souscrit non appelé 2 500 000
Appel du 3e quart

5211 Banques 2 000 000


467 Act restant dû /capital appelé 2 000 000
Libération de 800 actions

4617 Actionnaires défaillants 1 000 000


467 Act., restant dû /capital appelé 500 000
109 Act., capital souscrit non appelé 500 000
Act. Sack, (3e et 4e quarts non appelé

521 Banques 800 000


4617 Actionnaires défaillants 800 000
Ventes des actions

632 Rémunération d’intermédiaires 20 000


445 Etat, TVA récupérable 3 850
521 Banques 23 850
Paiement frais de vente

109 Act., capital souscrit non appelé 500 000


4617 Actionnaires défaillants 500 000
Remplacement Sack par Dobill
Pour le 4e quart

4617 Actionnaires défaillants 23 850


781 Transferts des charges d’exploitation 23 850
Imputation frais de vente au compte de
l’actionnaire défaillant

4617 Actionnaires défaillants 10 000


7711 Intérêts reçus 10 000
Intérêts de retard

1012 Capital souscrit appelé non versé 2 500 000


1013 Capital souscrit appelé versé 2 500 000
Pour solde compte débité

3. Calcul du résultat réalisé par l’actionnaire défaillant

Décaissement : 200 (2500 x2) = 1 000 000


Encaissement : = 1 266 150
Résultat (gain) 266 150

24
4. Détermination du solde de l’actionnaire défaillant

D 4617 actionnaire défaillant C

Val. Actions : 1 000 000 800 000 : Vente


I.R : 10 000 500 000
Frais 23 850

SC : 1 266 150

1 800 000 800 000

Remarque : Il n’est pas toujours facile de vendre les actions de l’actionnaire


défaillant, c’est pour cette raison que cette vente se fait toujours au profit des
autres actionnaires à un prix inférieur à leur valeur de libération .

25
EXERCICES

I - Le 1/07/N, une SA est constituée dans les conditions suivantes :

Apport en société du patrimoine des établissements MBOCK.

Fonds commercial 6 200 000


Marchandises 8 000 000
Matériel d’exploitation 4 000 000
Créances 2 400 000
Capital 10 000 000
Fournisseurs 6 000 000
Autres dettes 4 600 000

D’autres associés apportent en espèces 40 000 000 Fcfa de nominal 10 000 Fcfa.
1) Déterminer le nombre d’actions distribuées à chaque type d’apport
2) Calculer les droits d’enregistrement
3) Passer les écritures de constitution

II - Constitution de la société

A) Souscription et libération

- La SA SALO a été constituée le 1er juillet 2004, au capital de Fcfa 11 250 000
(actions de 10 000 Fcfa), avec des apports en numéraire libérés de moitié au
1er juillet 2005.

Total numéraires Fcfa 5 625 000


Libéré Fcfa 3 375 000

- Monsieur ROBOAM a procédé à une libération totale anticipée

Un apport d’un fonds de commerce pour Fcfa 10 290 000


Sous déduction d’un passif financier de Fcfa 4 665 000

Les frais de constitution se sont élevés à :

о 661 500 Fcfa de droits d’enregistrement (payés par chèque le 1er juillet 2004)
о 7 950 Fcfa de frais juridiques (payés par chèque le 5 juillet 2004 ; TVA 1 486
Fcfa)
о 27 300 Fcfa de frais d’insertion dans un journal d’annonces légales (payés par
chèque le 05 juillet 2004 ; TVA 5 105 Fcfa)

Question : 1) Enregistrer toutes les écritures de constitution de la SA SALO et de


régularisation des frais de constitution au 31/12/2004 qui seront étalés sur 3 ans.
26
B) Appel du capital

L’appel du capital restant de la SA SALO est effectué le 30 juin 2005. Tous les
actionnaires opèrent la libération, à l’exception de Madame BIBI qui a souscrit
50 actions. Ces titres sont vendus aux enchères publiques en septembre 2005 pour
135 000 (titres entièrement libérés).

Les frais de cette opération s’élèvent à Fcfa 12 750 (payés par chèque ; TVA 2 454
Fcfa).

En octobre 2005, la SA SALO envoie à Madame BIBI le solde de son compte


(règlement par chèque le 10), compte tenu de l’imputation des frais et d’un intérêt
de retard de 6 750 Fcfa.

Question : 2) Enregistrer les écritures relatives à ces opérations.

III - Détermination des apports à partir de la balance

La SA PHILA est créée le 1er janvier 2003 et a pour activité la réparation des
toitures, le chef comptable a extrait de sa balance les comptes relatifs aux opérations
de constitution. Il vous demande d’en prendre connaissance et de répondre aux
questions ci-dessous. La valeur d’une action est de Fcfa 10 000.

N° MOUVEMENTS MOUVEMENTS
COMPTES
CPTES DEBITS CREDITS
1011 Capital souscrit non appelé 12 500 000
1012 Capital souscrit et appelé mais non versé 21 250 000 21 250 000
1013 Capital souscrit appelé versé 21 250 000
109 Actionnaires, capital souscrit non appelé 12 500 000
2011 Frais de constitution 2 315 250
4611 Actionnaires, apporteurs en nature 8 750 000 8 750 000
4612 Actionnaires, apporteurs en numéraire 12 500 000 12 500 000
4616 Actionnaires, versement anticipés 250 000

Travail à faire :

Opérer la justification des comptes et soldes suivants :

1. Montant du capital et nombre d’actions émises ?


2. Nombre d’actions d’apport en nature et d’apport en numéraire ?
3. Lors de la phase constitutive, quelle fraction des actions de numéraire a
été libérée ?
4. Lors de la phase constitutive, les statuts autorisaient les actions de
numéraire à se libérer intégralement. Combien d’actions ont usé de
cette possibilité ?

27
5. Le 1er juillet 2003, il a été opéré l’appel d’un quart de la valeur
nominale des actions de numéraire. Tous les versements ont été opérés
à bonne date, à l’exception de l’actionnaire Emmanuel. Les actions
détenues par celui-ci ont fait l’objet d’une procédure de vente (valeur
unitaire de vente des titres : 6 450 Fcfa).

Après l’imputation d’un intérêt de retard au taux annuel de 12% calculé sur
une période de deux mois, et d’un montant de Fcfa 570 de frais, cet actionnaire a
reçu (par virement bancaire) la somme de Fcfa 214 080.

Question :

5.1. Combien d’actions avait-il souscrit ?


5.2. Quelles ont été les écritures enregistrées par la société ?
5.3. Quel a été le résultat net de l’opération pour l’actionnaire
Emmanuel ?

IV - Reconstitution du bilan – défaillance

Le Directeur comptable de la société SA RUTHANA créée le 1er janvier 2002 et


régulièrement constitué, veut recruter un comptable. Il le soumet à un test et pour
cela il lui remet un bilan simplifié de la société qui est donné dans le tableau suivant :

ACTIF PASSIF
Compte 109 - capital souscrit non appelé ? Compte 101 – capital social 27 000 000
Compte 2011 – frais de constitution ?
Compte 215 – fond commercial 3 201 450
Compte 240 – outillage industriel 735 210
Compte 411 – créances clients 365 880 Compte 462 – compte courant M IRMA 225 000
Compte 52 Banque ? Compte 4616 – actionnaires, vers, anticipés ?

TOTAL 3 060 000 TOTAL 30 600 000

Travail à faire :

1) Reconstituer le bilan ci-dessus sachant que :

· Le capital est constitué de 300 actions


· L’activité n’a pas encore démarré et que de ce fait, les postes de ce
bilan correspondent aux apports effectués, exception faite d’une
machine acquise le 20 janvier 2002 et payée directement par
l’actionnaire majoritaire Monsieur IRMA
· Les frais de constitution ont représenté 1% du capital social total
· Les actionnaires ont versé par anticipation la moitié des sommes
restant à appeler.

28
2) Déterminer le solde du compte 52 »banque »
3) Quels est le pourcentage du capital restant à appeler ?
4) Passer les écritures ayant permis de présenter le bilan ci-dessus. Les apports
ont été réalisés le 02 janvier 2002, les versement sont faits chez le notaire,
qui les reverse à la banque le 25/01/2002.

5) Serait il possible de distribuer un dividende si le résultat de l’exercice2002


était bénéficiaire ? sinon quand pourrait on y procéder le plus rapidement
possible ?

6) Le 1er janvier 2004, le conseil d’administration décide d’appeler le solde des


numéraires. Au 1er février 2004, la défaillance d’un actionnaire ayant souscrit
30% du capital en numéraire est constatée (tous les titres du numéraire ont
effectué les mêmes versements anticipés). Comme prévu dans la mise en
demeure qui a été adressée, les titres sont exécutés au bout de 45 jours, pour
un montant total de 211 980 Fcfa. Les intérêts sont calculés au taux de 12%.

Passer toutes les écritures, y compris celles du solde du compte 4617


« actionnaires défaillants ».

29
CHAPITRE 3 : LA CONSTITUTION DE LA SARL

Dans la société à responsabilité limitée, les associés ne sont responsables des


dettes sociales qu’à concurrence de leurs apports. En outre, leurs droits sont
représentés par des parts sociales.

I – LES FORMALITES JURIDIQUES ET FISCALES

Les formalités de constitution de la SARL sont identiques à celles de la S.A.,


tant sur le plan fiscal que comptable.

Cependant, le capital ne peut être inférieur à 1 000 000 Fcfa. Il est divisé en
parts sociales de valeur nominale égale à 5 000 Fcfa au moins la part.

La SARL peut être constituée par une ou plusieurs personnes physiques ou


morales et elle est désignée par une dénomination sociale qui doit être
immédiatement précédée ou suivie en caractères lisibles des mots « SARL ».

Les apports des associés peuvent être en espèces ou en nature. Ils doivent
obligatoirement être libérés totalement à la constitution.

L’acte constitutif de la société contient une évaluation des apports en nature.

La procédure de vérification de la valeur des apports en nature dans les SARL


par les commissaires aux apports n’est obligatoire que si la valeur de l’apport est
supérieure à 5 000 000 Fcfa.

Les fonds provenant de la libération du capital sont déposés chez le notaire ou


dans une banque. Ils sont indisponibles jusqu’au jour de l’immatriculation de la
société au registre de commerce et du crédit mobilier.

Si la société n’est pas immatriculée au RC et CM, dans les six mois après le
dépôt des fonds, sur leur demande, les apporteurs peuvent obtenir du Président du
tribunal, l’autorisation de retirer le montant de leurs apports.

Dans la SARL, aucune décision n’est valablement prise si elle n’a pas été
adoptée par les associés représentant plus de la moitié du capital social, lors de la
première convocation de l’assemblée, d’où la condition majeure de majorité et de
quorum.

II – LES ASPECTS COMPTABLES DE LA CONSTITUTION

La comptabilité de la constitution d’une SARL présente les particularités


suivantes :

30
· Il n’y a pas d’ouverture des comptes de promesse d’apport. Le compte
capital social est directement crédité par le débit des comptes de l’actif
enregistrant les différents apports des associés
· Il n’y a pas de compte de défaillance ou des libérations anticipées des
apports.

Exemple : Le 05 mai N, DOBILL, DIKOUME, BISOMBI et BELINGA se réunissent à


Douala pour créer une SARL dont l’objet est la vente de produits vivriers.

· DOBILL apporte un véhicule d’une valeur de 5 000 000 Fcfa


· DIKOUME apporte un terrain bâti d’une valeur de 10 000 000 Fcfa
(terrain 2 500 000, local 7 500 000 Fcfa où seront exposés et gardés les vivres
frais.
· BELINGA apporte les espèces pour 2 500 000 Fcfa
· BISOMBI apporte un matériel de réfrigération pour 3 000 000 Fcfa et une
somme de 500 000 Fcfa .

1) La note de débours du notaire Maître OKALLA s’élève à 1 220 285 Fcfa


comprenant :

Ø 551 500 F de droits d’enregistrement et d’immatriculation au RC et CM


Ø 10 000 F de frais postaux
Ø 500 000 F d’honoraire pour la rédaction des différents actes
Ø 55 000 F de remboursement de frais de transport, 103 785 de TVA.

2) Le capital social s’est reparti comme suit :

Ø DOBILL 5 000 000


Ø DIKOUME 9 200 000
Ø BISOMBI 3 300 000
Ø BELINGA 2 500 000

Travail à faire:

1) Analyser les apports


2) Passer les écritures de constitution de la SARL

Solution :

1) Analyse des apports

APPORTS PURS ET APPORTS A TITRE


ASSOCIES
SIMPLES ONEREUX
DOBILL 5 000 000 -
DIKOUME 9 200 000 800 000
BISOMBI 3 300 000 200 000
BELINGA 2 500 000 -
TOTAL 20 000 000 1 000 000

31
2) Enregistrement comptable

05/05/N
4611 Associés, apports en nature 17 000 000
4612 Associés, apports en numéraires 3 000 000
1013 Cap.l souscrit, appelé, versé, non amorti 20 000 000
Promesse d’apport

223 Terrains bâtis 2 500 000


231 Bâtiments ind, agri, adm et cciaux/sol p 7 500 000
241 Matériel et out industriels et ccial 3 000 000
245 Matériel de transport 5 000 000
5211 Banques 3 000 000
4611 Associés, apports en nature 17 000 000
4612 Associés, apports en numéraires 3 000 000
462 Associés compte courant 1 000 000
Constitution d’une SARL

628 Frais de télécommunication 10 000


632 Rémunération d’intermédiaire 500 000
646 Droit d’enregistrement 551 500
661 Frais de transport 55 000
445 Etat, TVA récupérable 103 785
4711 Débiteurs divers (Notaire) 1 220 285
Suivant note de débours (M.OKALA)

2011 Frais de constitution 1 116 500


781 Transport des charges d’exploitation 1 116 500
Immobilisation des Frais de constitution

32
CHAPITRE 4 : LA CONSTITUTION DE LA SOCIETE EN
NOM COLLECTIF ET DE LA SOCIETE EN
COMMANDITE SIMPLE

La société en nom collectif (SNC) et la société en commandite simple (SCS)


sont des sociétés de personnes. Elles ont des aspects juridiques, fiscaux et
comptables assez spéciaux par rapport aux précédentes.

I – LES ASPECTS JURIDIQUES DE LA CONSTITUTION

Ces aspects vont porter sur les points suivants :

Ø Généralités
Ø Rédaction des statuts
Ø Capital social
Ø Nomination du gérant

1.1. Généralités

Elles se rapportent à chacune des deux sociétés à savoir : la société en nom


collectif et la société en commandite simple.

1.1.1. Société en nom collectif

Elle est constituée par deux ou plusieurs commerçants, pour faire le


commerce sous une raison sociale. Dans cette société, tous les associés sont
définitivement et solidairement responsables des dettes de la société.

1.1.2. Société en commandite simple

La société en commandite simple est constituée par au moins deux personnes.


Elle a deux catégories d’associés : les commandités et les commanditaires.

Ø Les commandités sont tous des commerçants, ils sont des associés
indéfiniment et solidairement responsables des dettes sociales comme dans
les SNC.
Ø Les commanditaires sont des associés, simples bailleurs de fonds, qui ne
doivent pas s’immiscer dans les actes de gestion de la société. Ils ne sont
responsables des engagements de la société qu’à concurrence de leurs
apports.

1.2. Rédaction des statuts

Les statuts peuvent être soit sous seing privé, soit authentiques suivant la
volonté des associés.

33
Les statuts doivent remplir toutes les conditions de fond et de forme imposées
aux statuts des sociétés commerciales.

L’acte constitutif de ces sociétés doit préciser :

Ø Le nom de tous les associés


Ø et dans les sociétés en commandites simple, le montant des apports de
tous les associés,la valeur de chaque associé commandité ou
commanditaire, la part globale des associés commandités, la part
globale des associés commanditaires

1.3. Capital social

Le capital social de ces sociétés est divisé en parts sociales de même valeur
nominale. Celles-ci ne sont pas représentées par des titres négociables ou cessibles,
le capital minimum ou maximum est fixé par les statuts et non par la loi et les textes
réglementaires.

Les parts sociales ne peuvent être cédées qu’avec le consentement unanime


des associés.

Les apports peuvent être en nature, en numéraire ou en industrie.

Les apports en nature sont entièrement libérés à la constitution et les apports


numéraires peuvent l’être intégralement ou progressivement. Aucun délai n’est fixé
pour la libération des apports en numéraires.

1.4. Nomination du gérant

Dans la SNC, tous les associés sont en principe gérants.

Dans la SCS, cette prérogative revient aux seuls associés commandités car
l’associé commanditaire ne peut effectuer aucun acte de gestion.

II – LES ASPECTS FISCAUX DE LA CONSTITUTION

Les formalités fiscales de ces sociétés sont les mêmes que dans les autres
sociétés commerciales.

III – LES ASPECTS COMPTABLES DE LA CONSTITUTION

Les apports de numéraires libérés intégralement s’enregistrent comme ceux


des SARL. Quand la libération est progressive, elle s’apparente à celle de la société
anonyme.

34
3.1. Apports sont intégralement libérés à la constitution

Le 05 janvier N, ALIMA, NDOUMBE et MAKANI créent une SNC au capital de


18 000 000 Fcfa dénommée NDOUMBE et Cie. NDOUMBE est nommé gérant
statutaire, les apports sont constitués comme suit :

- ALIMA apporte des espèces pour 5 600 000 Fcfa


- MAKANI apporte des espèces pour 5 600 000 Fcfa
- NDOUMBE apporte un fonds de commerce qu’il exploitait déjà et
dont le bilan au 31/12/ N-1 se présente ainsi.

Actif Bilan au 31/12/N-1 Passif

Matériel et mobilier 11 600 000 Capital 6800 000


Clients 3 600 000 Fournisseurs 8 000 000
Caisse 1 800 000 Etat (TPRCM) 2 200 000

Total actif 17 000 000 Total passif 17 000 000

Le fonds de commerce est évalué a 10 000 000. La société NDOUMBE et Cie


accepte de prendre tout ce passif en charge.

Travail à faire :

Après avoir calculé les droits d’enregistrement, passer les écritures de


constitution de la société NDOUMBE et Cie.

Solution :
Analyse des apports

Associés Montant Apport purs et simples Apports à titre onéreux


ALIMA 5 600 000 5 600 000 -
NDOUMBE 27 000 000 16 800 000 10 200 000
MAKANI 5 600 000 5 600 000 -
TOTAL 38 200 000 28 000 000 10 200 000

Apport P. et S. Ndoumbe : 16 800 00 = 6 800 000 +10 000 000

- Calcul des droits

a) Droits d’immatriculation au RC et CM
§ Droits d’enregistrement au registre de commerce 20 000
§ Frais de greffe 7 500
TOTAL 27 500

b) Droits d’enregistrement (DD+DM)


§ Droits dégressif : 28 000 000 x 2% = 560 000
35
§ Droits de mutation (on impute l’apport à titre onéreux sur les éléments de
l’actif) imputation du passif sur l’actif.
Caisse : 1 800 000 x 0 % = 0
Clients : 3 600 000 x 2% = 72 000
Mobilier : 11 800 000 x 5% = 590 000
Fonds commercial : 10 000 000 x 15% = 1 500 000
2 162 000
Total droits d’enregistrement
27 500 +560 000+ 1 500 000 = 2 087 500

- Comptabilisation

5/01/N
4611 Associés apports en nature 16 800 000
4612 Associés, apport en numéraire 11 200 000
101 Capital social 28 000 000
Promesse d’apports

215 Fonds commercial 10 000 000


244 Matériel et mobilier 11 600 000
411 Clients 3 600 000
571 Caisse 1 800 000
52 Banque 11 200 000
4611 Associés apports en nature 16 800 000
4612 Associés, apport en numaire 11 200 000
401 Fournisseurs 8 000 000
4471 Impôts sur le revenu 2 200 000
Constitution d’une SNC NDOUMBE & Cie

646 Droits d’enregistrement 2 087 500


571 Caisse 2 087 500
Règlement droit d’enregistrement

2011 Frais de constitution 2 087 500


781 Transfert de charges d’exploitation 2 087 500
Immobilisation frais de constitution

3.2. Libération progressive des apports


Reprendre l’exercice ci-dessus dans l’hypothèse que :

§ Les apports en nature sont libérés intégralement à la constitution


§ ALIMA et MAKANI ont libéré leurs apports à raison de 1/4 à la constitution
le 05/01/N, ½ le 05/06/N et le reste le 30 octobre.

Travail à faire :

Passer les différentes écritures dans le journal de la société NDOUMBE et Cie.

Solution :
· Tableau de libération.

DATES MONTANTS DES LIBERATIONS


ALIMA NDOUMBE MAKANI TOTAL
05/01 1 120 000 6 800 000 1 120 000 9 040 000
05/09 2 800 000 - 2 800 000 5 600 000
36
30/10 1 680 000 - 1 680 000 3 360 000
TOTAL 5 600 000 6 800 000 5 600 000 18 000 000

· Comptabilisation

05/01/N
4611 NDOUMBE, son cpte apport en nature 6 800 000
4612 ALIMA, son compte d’apport en numéraire 5 600 000
4613 MAKANI, son compte d’apport en numéraire 5 600 000
1011 Capital souscrit, non appelé 18 000 000
Promesse d’apports

109 Actionnaires, Capital souscrit, non appelé 18 000 000
4611 NDOUMBE, son cpte apport en nature 6 800 000
4612 ALIMA, son compte d’apport en numéraire 5 600 000
4613 MAKANI, son compte d’apport en numéraire 5 600 000
Constat créance

1011 Capital souscrit, non appelé 9 600 000


1012 Capital souscrit, appelé, non versé 9 600 000
Appel 1er quart et apport en nature

467 Actionnaires, restant dû /capital appelé 9 600 000


109 Actionnaires, capital souscrit, non appelé 9 600 000
Appel 1er quart numéraire et apport en nature
52 Banque 2 800 000
215 Fonds commercial 10 000 000
244 Matériel et mobilier industriel 6 600 000
411 Clients 3 600 000
571 Caisse 1 800 000
401 Fournisseurs 8 000 000
4471 Etat, impôts sur le revenu 7 200 000
467 Actionnaires, restant dû /capital appelé 9 600 000
Libération apport en nature et du 1er quart nu m.

646 Droits d’enregistrement 1 269 900


521 Banque 1 269 900
Paiements droits d’enregistrement

2011 Frais de constitution 1 269 500


781 Transfert de charges d’ exploitation 1 269 500
Immobilisation frais de constitution
05/06/N
1012 Capital souscrit appelé non versé 9 600 000
1013 Capital souscrit appelé versé non amorti 9 600 000
Libération du capital

1011 Capital souscrit non appelé 5 600 000


1012 Capital souscrit appelé non versé 5 600 000
Appel ½ apports en numéraire

467 Actionnaires, restant dû /capital appelé 5 600 000


109 Actionnaires, capital souscrit, non appelé 5 600 000
Appel ½ apports en numéraire
521 Banques locales 5 600 000
467 Actionnaires, restant dû /capital appelé 5 600 000
Libération ½ apport en numéraire

1012 Capital souscrit appelé non versé 5 600 000

37
1013 Capital souscrit appelé versé non amorti 5 600 000
Libération ½ apport

30/10/N

1011 Capital souscrit non appelé 2 800 000


1012 Capital souscrit appelé non versé 2 800 000
Appel reste apport en numéraire

467 Actionnaires, restant dû /capital appelé 2 800 000


109 Actionnaires, capital souscrit, non appelé 2 800 000
Appel reste apports en numéraire

521 Banques locales 2 800 000


467 Actionnaires, restant dû /capital appelé 2 800 000
Libération reste apports en numéraire

1012 Capital souscrit appelé non versé 2 800 000
1013 Capital souscrit appelé versé non amorti 2 800 000
Libération reste apports en numéraire l

1013 Capital souscrit appelé versé non amorti 18 000 000
101 Capital social 18 000 000
Pour solde du compte débité

Remarque :

La constitution de la société en commandite simple se fait dans les mêmes


conditions que ci-dessus.

3.3. Apports comportant les créances

Lorsque les créances font partie des apports en nature, elles peuvent être
analysées de deux manières :

o Les créances sont individualisées dans le bilan de la nouvelle entreprise


au nom de l’apporteur, ce dernier se substituant à eux en cas de non
paiement,
o Les créances peuvent être reprises à forfait lorsque les associés
estiment qu’elles ne sont recouvrables que dans une certaine
proportion.

Exemple :

La SNC les frères réunis au capital de 11 000 000 Fcfa a été créée le 01/01/N
entre :

· BISSECK qui apporte :


- Fonds commercial 3 700 000
38
- Marchandises 450 000
- Créances sur clients 630 000
- Chèque bancaire 3 220 000
· LAMET apporte 3 000 000 F et un chèque sur la SGBC.

La constitution de la société s’est faite par devant Maître YOMBA qui a par
ailleurs perçu à cet effet 120 000 FHT d’honoraires.

Travail à faire :

1) liquider les droits d’enregistrement


2) comptabiliser la constitution aux deux hypothèses évoquées ci-dessus.

N.B. : Pour la deuxième hypothèse, les créances sont reprises à 80% de leur valeur
comptable.

Solution :

1) Liquidation des droits d’enregistrement

· Immatriculation au RC et CM
- Droit fixe 20 000
- Droit greffe 7 500 31 500
- Enregistrement PV 4 000

· Droits dégressif
- 11 000 000 x 2% = 220 000
- honoraires notarial = 120 000 363 100
- TVA( 120 000 x 19,25%)= 23 100

Total frais 394 600

2) Comptabilisation

· 1ère hypothèse

4611 Associés apports en nature 11 000 000


101 Capital social 11 000 000
Promesse d’apports

215 Fonds de commerce 3 700 000


311 Marchandises 450 000
411 Clients 630 000
521 Banque 6 220 000
4611 Associés apports en nature 11 000 000
Libération des apports

6324 Honoraires 120 000


646 Droits d’enregistrement 251 500
445 Etat, TVA récupérable 23 100
4711 Débiteurs divers (notaire) 394 600
Constatation frais de constitution
39
2011 Frais de constitution 371 500
781 Transfert de charges d’exploitation 371 500
Immobilisation frais constitution

Ici, les écritures restent les mêmes que ci-dessus à la seule différence qu’on
calcule le montant de la provision et on crédite le compte « 4912 créances
douteuses » du montant de la provision.

· 2ème hypothèse

4611 Associés apports en nature 11 000 000


101 Capital social 11 000 000
Promesse d’apports

215 Fonds de commerce 3 700 000


311 Marchandises 450 000
411 Clients 630 000
521 Banque 6 220 000
4611 Associés apports en nature 10 874 000
4912 Créances douteuses 126000
Libération des apports

6324 Honoraires 120 000


646 Droits d’enregistrement 191 500
445 Etat, TVA récupérable 23 100
4711 Débiteurs divers (notaire) 334 600
Constatation frais de constitution

2011 Frais de constitution 311 500


781 Transfert de charges d’exploitation 311 500
Immobilisation frais constitution

N.B. : Pour le cas de cet exercice, il n’y a pas de droits de mutation parce qu’il n’y a pas
d’apports à titre onéreux.

40
CHAPITRE 5 : L’AFFECTATION DU RESULTAT

La recherche du bénéfice est un des éléments fondamentaux du contrat de


société. Le bénéfice dégagé par l’exploitation social appartient à l’Etat et aux
associés. La répartition diffère selon le type de société.

I – LES REGLES GENERALES D’AFFECTATION

Dans toute société commerciale, une assemblée générale des associés doit
être réunie dans un délai de 6 mois à partir de la clôture des comptes. Prorogation
de ce délai peut être accordée par décision de justice sur requête des dirigeants.

Lors de cette assemblée, les associés doivent en particulier :

· approuver les comptes qui leur sont présentés


· décider de l’affectation des résultats. (articles 140, 142 du droit des
sociétés OHADA).

Pour les sociétés soumises à l’impôt sur le résultat (IS), le résultat affecté est
un résultat net d’impôt.

Pour les sociétés soumises à l’IRPP, le résultat affecté ne tient pas compte de
l’imposition qui intervient au nom de chaque associé.

Dans tous les cas et de façon générale, le résultat peut recevoir les
affectations suivantes :

· la mise en réserve
· la distribution
· le report à nouveau (RAN)

Remarque : dès le début de l’exercice suivant celui au cours duquel le résultat a été
réalisé, ce résultat s’inscrit au compte 130 résultat en instance d’affectation : 1301
(bénéfice) et 1302 ( perte).

II – LA REPARTITION DES BENEFICES DANS UNE SNC OU UNE SCS

2.1. Prescriptions légales

La constitution des réserves légales n’est pas obligatoire. Mais les statuts
peuvent prévoir la constitution d’autres réserves (statutaires) les réserves dans une
entreprise contribuent à améliorer la crédibilité de l’entreprise, à améliorer l’épargne
car les réserves sont gardées dans les banques.

41
Dans ce cas, le bénéfice à distribuer est égal au résultat de l’exercice N+RAN
(N-1) – réserves statutaires.

La répartition du bénéfice entre les associés se fait proportionnellement à


leurs apports.

2.2. Exemple d’application

La SNC PECK et Cie au capital de 10 000 000 F est constituée comme suit :

· PECK gérant 400 parts


· DIKOUME 400 parts
· AMBASSA 200 parts

Les statuts indiquent que les bénéfices doivent être répartis de la façon
suivante :

· Après déduction du prélèvement mensuel du gérant, constitution


d’une réserve de 10%, le reste est partagé proportionnellement aux
apports.
· Pour l’exercice écoulé, PECK a prélevé 400 000F par mois. Le
bénéfice figurant au compte du résultat de l’exerice est de 15 000
000 Fcfa.
· L’assemblée générale des actionnaires a eu lieu le 15 août (jour
férié)

Travail à faire :

1) Etablir le projet d’affectation du résultat


2) Passer les écritures relatives à la répartition des bénéfices

Tableau n°10 : projet d’affectation du bénéfice de l’exercice du…………….au…………….

Affections Montants Origines Montants


Réserves statutaires RAN (n-1) (perte) (1)
Autres réserves RAN (n-1) (bénéfice)
Dividendes (2) Résultat net de l’exercice
Autres affectations Prélèvement réserves (3)
R.A.N
TOTAL ( A) TOTAL ( B)

_____________________________
(1)
Les montants négatifs sont à porter entre parenthèses ou précéder du signe (-)
(2)
S’il existe plusieurs catégories d’ayant droits aux dividendes, indiquer le montant pour chacune
d’elles.
(3)
Indiquer les postes de réserves sur lesquels les prélèvements sont effectués.

42
Solution :

1) Présentation du projet d’affectation des résultats.

Affections Montants Origines Montants


Réserves statutaires RAN (n-1) (perte) (1)
Autres réserves 1 500 000 RAN (n-1) (bénéfice)
Dividendes (2) Résultat net de l’exercice 15 000 000
PECK : Dividendes : 13 500 000x 400/ 1000 5 400 000
DIKOUME : 13 500 000x 400/1000 5 400 000
AMBASSA : 13 500 000x 200/1000 2 700 000
(3)
Autres affectations Prélèvement réserves
R.A.N
TOTAL ( A) 15 000 000 TOTAL ( B) 15 000 000

§ Calculs annexes :

Réserves statutaires : 15 000 000x 10% = 1 500 000


Reste : 15 000 000 – 1 500 000 = 3 500 000
Calcul IRCM : 13 500 000 x 0,165 = 2 227 500

Remarque : Le prélèvement chaque mois de 400 000 a été déduit mensuellement


et enregistrer comme frais de personnel.

2) Comptabilisation :

1301 Résultat à affecter 15 000 000


112 Réserves statutaires 1 500 000
4651 Associé PECK 5 400 000
4652 Associé DIKOUME 5 400 000
4653 Associé AMBASSA 2 700 000
D’après projet d’affectation bénéfice

4651 Associé PECK 891 000


4652 Associé DIKOUME 891 000
4653 Associé AMBASSA 445 500
4424 impôts & taxes recouvrables sur les stés 2 227 500

D’après calcul de la TPRCM

43
III – LA REPARTITION DES BENEFICES DANS LES SA.

La répartition des bénéfices dans les SA est plus complexe que dans les
sociétés de personnes pour des raisons suivantes :

§ Le capital étant la seule garantie des tiers qui n’ont aucun recours contre les
associés, il est de règle de ne pas distribuer tous les bénéfices, mais d’en
conserver une partie sous forme de réserves qui accroissent le crédit de
l’entreprise.
§ La constitution des réserves s’impose également pour répondre au
développement de la société et des moyens d’exploitation.

La répartition est prévue par une clause des statuts mais elle est influencée
par de nombreuses dispositions réglementaires.

3.1. Prescriptions légales

Les prescriptions légales concernent les éléments de la répartition des


résultats. A ce titre indicatif, ces éléments sont les suivants :

3.1.1. Réserve légale

La loi oblige les sociétés à doter chaque année une réserve légale
représentant 10% du bénéfice à repartir diminué le cas échéant des pertes
antérieures. Cette dotation cesse d’être obligatoire lorsque la réserve atteint 20% du
capital social y compris le capital non appelé.

Les sociétés ne dotent généralement pas la réserve légale au delà du


minimum légal qui devient ainsi le maximum dans les faits.

Le bénéfice distribuable est constitué par le bénéfice de l’exercice augmenté


du report bénéficiaire et diminué des pertes antérieures, ainsi que de la réserve
légale et éventuellement d’une réserve statutaire.

3.1.2. Les autres réserves

§ La réserve statutaire : elle est stipulée par les statuts, sa dotation


chaque année est obligatoire tant que les statuts ne sont pas modifiés.
§ Les réserves facultatives : elles sont laissées à l’appréciation du conseil
d’administration, mais doivent toujours être approuvées par l’assemblée
générale des actionnaires.

3.1.3. Intérêt statutaire ou premier dividende

44
L’intérêt statutaire rémunère les sommes mises à la disposition de la société
par les actionnaires. Il est calculé comme un intérêt sur le montant libéré des
actions. Le taux est fixé par l’entreprise.

3.1.4. Le Super dividende ou deuxième dividende

Il rémunère le risque pris à un moment donné par l’actionnaire qui a accepté


d’investir dans la société. Toutes les actions entièrement libérées ou non, amorties
ou non, ont droit au super dividende.

3.1.5. Le report à nouveau

Le report à nouveau représente la quote-part du résultat qui n’est ni


distribuée, ni affectée à un compte de réserve.

3.2. Affectation du résultat

L’affectation du résultat est une opération qui est décidée par les organes
compétents de l’entreprise. Le résultat d’un exercice est affecté au cours de l’exercice
suivant.

. Entreprise individuelle

· En cas d’imputation de perte


Débit Crédit
103 Capital personnel X
139 Pertes X

· En cas d’affectation de résultat bénéficiaire


Débit Crédit
131 Résultat net bénéficiaire X
103 Capital personnel X

. Société de capitaux
· En cas d’affectation des pertes
Débit Crédit
12 Report à nouveau X
1309 Résultat en instance d’affectation : perte X

· En cas d’affectation de bénéfice


Débit Crédit
1301 Résultat en instance d’affectation : Bénéfice X
121 Report à nouveau créditeur X
111 Réserve légale X
112 Réserves statutaires X
129 Report à nouveau débiteur X
121 Report à nouveau de la période X
118 Autres Réserves X
45
465 Associés dividendes à payer X
4424 Etat, impôts et taxes recouvrables sur les associés
(net à la source)

3.3. Exemple d’application

Une SA a réalisé un bénéfice de 6 000 000 suivant


l’extrait des statuts,
Il est prévu :

§ Une dotation à la réserve légale


§ Une somme nécessaire pour servir aux actions un intérêt de 5% du
capital
§ Sur le surplus, il est prévu une dotation d’une réserve jugée utile et qui
reviendra aux actions à titre de complément de dividende.
Travail à faire :

1) Etablir le tableau de répartition de bénéfice sachant que le conseil


d’administration a prévu une somme de 2 700 000 F au titre de la réserve de
prévoyance et 200 000 F pour le report à nouveau. Le capital de la société
libéré non amorti s’élève à 20 000 000 Fcfa (actions de 10 000).
2) Comptabiliser la répartition de bénéfice.

Solution :

1) établissement du tableau de répartition de bénéfice.

AFFECTATIONS MONTANTS ORIGINE MONTANTS


Réserve légale (6 000 000 x 10%) 600 000 Bénéfice à répartir 6 000 000
Intérêt statutaire (5% x 10 000 x 2 000) 1 000 000
Réserve de prévoyance 2 700 000
Superdividende 1 500 000
Report à nouveau 200 000

TOTAL 6 000 000 TOTAL 6 000 000

Super dividende = 6 000 000 – (600 000 + 1 000 000 + 2 700 000 + 200 000)
= 6 000 000 – 4 500 000
= 1 500 000.
Dividende à payer : 1 000 000 + 1 500 000 = 2 500 000
Calcul de la TPRCM : 2 500 x 16,5% = 412 500.

2) Comptabilisation

1301 Résultat en instance d’affectation : bénéfice 6 000 000


111 Réserve légale 600 000
112 Réserve prévoyance 2 700 000
121 Report à nouveau 200 000
465 Actionnaires dividendes à payer 2 500 000
Suivant tableau répartition bénéfice

46
465 Actionnaires dividendes à payer 412 500
4424 impôts et taxes recouvrables sur les Asso 412 500
Retenue à la source, TPRCM

3.4. Cas particuliers de répartition de bénéfice

Les actions sont partiellement libérées

Dans ce cas,

· l’intérêt statutaire ou 1 er dividende est calculé sur la fraction du capital


libéré et non amorti ;
· toutes les actions ont droit au superdividende.

Exemple : La SA SODIP a un capital de 10 000 000F (actions de 10 000) réparti en


600 actions « A » et 400 actions « B ».

Les actions « A » sont entièrement libérées tandis que les actions « B » sont
libérées du 1er quart depuis plus d’un an et 2ème quart depuis 6 mois.

Les statuts accordent le 1er dividende de 5% sur le capital libéré et non


amorti.

Le projet de répartition du bénéfice fait apparaître un super dividende global


de 600 000 F.

Travail à faire : Calculer le dividende de chaque type d’action.

Solution :

Détermination du dividende revenant à chaque type d’action.

Eléments Total Actions A (600) Actions B (400)


er
1 dividende 375 000 600 x 500 = 300 000 400 x 2500 x 5% = 50 000
400 x 2500 x 5%/2 = 25 000
75 000
Super dividende 600 000 360 000 240 000
660 000 315 000
Dividende par action 1 100 787,5

N.B. : Action « A » : Au titre de l’intérêt statutaire, on aura

1 action = 10 000
Intérêt statutaire 5% 10 000 = 500
Intérêt statutaire global : 600 x 500 = 300 000

47
CHAPITRE 6 : LES COMPTES COURANTS DES
ASSOCIES

En dehors des opérations sur le capital, tels que les apports, il existe aussi
d’autres relations financières entre les sociétés et leurs associés telle que l’ouverture
d’un compte courant des associés.

I – LES GENERALITES

1.1. Définition

Le compte courant est le contrat par lequel deux personnes prévoyant avoir à
faire entre elles une série d’opérations, stipulent que les créances et les dettes
réciproques à naître de ces opérations ne seront pas réglées séparément, mais
figureront dans un compte unique, où elles perdront leur individualité et seront
remplacées par des articles de crédit et de débit, pour se résoudre, lors de la clôture
du compte, par voie de compensation en un solde, seul exigible.

Fréquemment les associés laissent des fonds à la disposition de la société


(salaires non prélevés, part de bénéfice…), dépôts sur lesquels parfois ils font régler
par la société des dettes personnelles (impôts, loyers, etc…).

1.2. Objectif

Les fonds déposés par les associés ou les dirigeants en compte courant
permettent à la société de faire face à ses problèmes de trésorerie. C’est ainsi que
ces sommes peuvent être utilisées dans l’acquisition des biens indispensables au
fonctionnement de l’entreprise.

1.3. Règles juridiques

o Dans les SARL les comptes des associés ne peuvent être débiteurs
o Dans les SA et les SARL, un prêt ou une créance (compte débiteur)
à un administrateur est une convention interdite selon les articles
356 et 450 du droit des sociétés OHADA.

II – LES INTERETS DES COMPTES COURANTS DES ASSOCIES

Le compte courant est souvent rémunéré par des intérêts qui profitent à son
titulaire, même quand l’entreprise ne réalise pas de bénéfice. En outre, l’associé a

48
droit au remboursement de sa créance quelle que soit la marche, bonne ou mauvaise
de l’entreprise.

v Aspect fiscal

Selon l’article 7 du Code Général des Impôts, les intérêts servis aux associés à
raison des sommes qu’ils laissent ou mettent à la disposition de la société en sus de
leurs parts de capital, quelle que soit la forme de la société, sont admis dans la limite
de ceux calculés au taux des avances de la banque centrale majoré de deux points.

En règle générale, les intérêts rémunérant les comptes courants des associés
ne sont admis comme des charges déductibles, pour la détermination du bénéfice
fiscal, que pour leur partie obtenue par application d’un taux d’intérêt égal à celui de
la banque centrale augmenté de deux points. Cette condition est d’ordre général.

La partie non déductible de ces intérêts est assimilée à une distribution des
bénéfices, et fiscalement, elle est traitée comme telle.

III – L’ASPECT COMPTABLE

La comptabilisation des opérations se rapportant à la gestion des comptes


courants des associés concerne les mouvements de dépôts et de retraits des fonds et
l’enregistrement des intérêts sur les comptes courants.

Le compte 462 « Associés comptes courants » est crédité et débité des


avances et retraits temporaires effectués par les associés en comptes courants. Les
comptes courants ne doivent pas présenter de solde débiteur.

Le compte 466 « Groupes compte courant » est débité des fonds avancés
temporairement aux associés du groupe par l’entreprise (si non les enregistrer en
classe 2 au compte 2711 « prêts participatifs »). Ce compte est crédité des fonds mis
temporairement à la dispositrion de l’entreprise par les associés du groupe (si les
dépôts sont non temporaires, on les enregistre dans la classe 1 au compte 1811
« dettes liées à des participations groupes ».

Lorsque les opérations avec les associés portent sur les achats de
marchandises, il faut les enregistrer dans le compte 40 ou 41 et non au compte 46.
Lorsque les opérations avec les associés portent sur les opérations financières on les
enregistre aux comptes 16, 18, 27 et non au compte 46. Ainsi, les emprunts et les
prêts aux associés seront portés aux comptes 27 et 16. La dette des associés
représentative du capital souscrit non appelé sera portée au débit du compte 109
« Actionnaires capital non appelé ».

Remarque :

L’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) frappe toutes les
sommes perçues parun associé, il est dû par l’associé et non par la société.

Application :

49
La société de TRANSFORMATION DE BOIS SA (STB) au capital de 15 000 000
Fcfa a effectué au cours de l’exercice antérieur et l’exercice en cours les opérations
suivantes :

- le 30 avril N elle a avancé à l’un de ses associés, non dirigeant Monsieur BENGA
detenant 5% du capital, une somme de 1 250 000 Fcfa remboursée le 30 mars N+1.
- le 31 juillet N+1 le même associé Monsieur BENGA a perçu des intérêts annuels sur
son compte courant dont le solde s’élève à 8 000 000 Fcfa.

La STB SA rémunère ses comptes courants au taux de 13%. Le taux d’intérêt


des avances de la banque centrale est de 8,5%.

Travail à faire :

Comptabiliser toutes ces opérations effectuées par STB SA avec l’associé


Monsieur BENGA.

Solution :

1) Calculs préliminaires

- Interêts payés par BENGA :


1 250 000 X 13 % = 162 500
- Intérêts perçus par Monsieur BENGA sur les 8 000 000 Fcfa avancés à STB SA
8 000 000 x 13% = 1 040 000 Fcfa
- IRPP sur les intérêts perçus
1 040 000 x 16,5% = 171 600 Fcfa
- TVA sur les intérêts perçus
840 000 x 19,25% = 161 700 Fcfa
- Intérêts nets perçus par Monsieur BENGA
1 001 700 – 171 600 = 868 400Fcfa

2) Comptabilisation

30/04/N
462 Associés comptes courants 1 250 000
52 Banque 1 250 000
Avce faite à M. BENGA et retenue à la source
30/03/N+1
462 Associés comptes courants 162 500
771 Intérêts des prêts 162 500
Intérêts à verser par BENGA

52 Banque 1 412 500


462 Associés compte courant 1 412 500
Remboursement du prêt par M. BENGA
31/07/N+1
6742 Intérêts sur les comptes courants 1 040 000
462 Associés comptes courants 1 040 000
Intérêts servis aux comptes courants

462 Associés comptes courants 1 040 000
4471 Etat, impôt général sur le revenu 171 600
50
52 Banque 868 400
Paiement à M. BENGA des intérêts sur son
compte courant et retenue à la source de l’IRPP

51
CHAPITRE 7 : L’EVALUATION DES TITRES SOCIAUX

I – LES GENERALITES

Les titres sociaux (actions, parts sociales) représentent les droits sur le
patrimoine des sociétés. Ces titres ont une valeur nominale, or dès les premières
opérations commerciales, la valeur de ce patrimoine évolue et la valeur réelle des
titres diffère de leur valeur nominale. On est donc amené à déterminer cette valeur
réelle. En tout état de cause, l’évaluation des titres sociaux est nécessaire.

1.1. Dans le domaine économique et financier

Lorsqu’il s’agit de :

- transmettre un titre
- augmenter le capital
- évaluer un portefeuille de titres
- procéder à une fusion de sociétés

1.2. Dans le domaine fiscal

Lorsqu’il faut :

- fixer le prix de cession du titre en vue du paiement des droits


d’enregistrement
- évaluer un portefeuille de titre à la fin d’un exercice en vue de constituer
ou d’accumuler une éventuelle provision.

Le problème de l’évaluation est donc extrêmement complexe et il est difficile


d’énoncer les principes trop rigides quant au choix de la méthode à retenir.

Parmi les procédés théoriques de calcul, on distingue :

- la méthode fondée sur la valeur boursière


- la méthode fondée sur le bénéfice
- la méthode fondée sur le patrimoine

II – LA METHODE FONDEE SUR LA VALEUR BOURSIERE DU TITRE

2.1. Principe
Cette méthode ne concerne que les titres cotés en bourse. Elle permet aussi
d’obtenir la valeur boursière globale de l’entreprise qui correspond à la valeur de la
société (valeur de transaction).

52
Valeur boursière globale = Valeur boursière x nombre de titres
(ou capitalisation boursière du titre).

La valeur du titre peut être :


- la valeur du dernier mois
- une valeur moyenne

2.2 Application :

Calculer la valeur du titre, puis ensuite la valeur globale de l’entreprise EDIMO


selon les informations suivantes :

La société EDIMO est une SA au capital de 250 000 000 F représenté par des
actions de valeur nominale 10 000 F.

Premier cas : A la fin de l’exercice N, on a relevé que le cours du dernier mois de


l’action en bourse est de 35 000F.

Deuxième cas : On a relevé à la fin de l’exercice N les cours trimestriels unitaires


moyens suivants : 25 000 F, 35 000 F, 35 000 F, et 32 500 F.

Solution :

§ Nombre d’actions
250 000 000 : 10 000 = 25 000 actions

1) Valeur du titre = 35 000 F


- Valeur globale : 25 000 x 35 000 = 875 000 000 F

2) Valeur du titre :
V= 25 000 + 35 000 + 35 000 + 32 000 à V = 31 875
4
- Valeur globale : 25 000 x 31 875 = 796 875 000 F.

III – LA METHODE FONDEE SUR LE BENEFICE

Cette méthode privilégie l’optique financière qui considère que le titre est un
placement dont la rentabilité dépend du revenu procuré. On peut distinguer :

- la valeur financière du titre


- la valeur de rendement

53
3. 1. Valeur financière du titre

3.1.1. Définition

C’est la valeur qui, placée pendant un an à un taux donné procure un intérêt


égal au dividende distribué. Cette valeur représente la capitalisation des dividendes à
un taux donné.

3.1.2. Formulation

Si nous désignons par « d », le dividende revenant au titre, par « t » le taux


d’intérêt ou de capitalisation pour 1F de capital investi, la valeur financière (VF)
s’écrira :
VF = dx 100
t.

Remarques :

- Le dividende (d) peut être soit celui d’un exercice, soit le dividende moyen calculé
sur plusieurs exercices.

- La valeur financière se calcule avec le dividende brut.

Applications :

1er cas : dividende d’un exercice

La SA EDIMO a réalisé au 31/12/N un bénéfice de 90 000 000 avant impôts


sur les sociétés.

Travail à faire :

Calculer :
- le résultat net d’impôt
- le dividende brut ainsi que le dividende net par action
- la valeur financière de l’action si l’on considère un taux d’intérêt de 12,5%
l’an.

Solution :

- Calcul du résultat net d’impôt


R= 90 000 000 (1 - 0,385) = 55 350 000

- Calcul du dividende brut


Dividende brut = 55 350 000 = 2 214
25 000

54
- Calcul du dividende net
Dividende net = 2 214 (1 - 0,165) = 1 848

- Calcul de la valeur financière

Vf= 2 214 : 0,125 --à VF = 17 712

2e cas : Dividende moyen

Reconsidérons le thème ci-dessus sachant que pour les exercices précédents,


l’entreprise a calculé les dividendes bruts par action suivants :

3 283 ,8 (N-2) ; 3 000 (N-1) et 2 214 (N)

Travail à faire :

Calculer la valeur financière.

Solution :

- Calcul du dividende moyen

d = 3 283,8 +3000 +2 214 --à d = 2 832,6


3
- Calcul de la valeur financière

Vf = d x 100 = 2 832,6 x100 --à VF = 22 660, 8


t 12,5

3.2. Valeur de rendement

3.2.1. Définition

C’est la valeur qui placée à un taux donné pendant un an procure un intérêt


égal à l’ensemble des sommes revenant au porteur d’un titre sous forme de
dividende et de réserve. Il s’agit donc de la capitalisation du résultat.

3.2.2. Formulation

Si nous désignons par :

- R le rendement par titre


- d le dividende par titre
- r la réserve par titre
R= d+r
- le rendement par titre s’écrit :
- t le taux de capitalisation pour 100 F du capital, la valeur de rendement VR
s’écrit : VR = Rx100/t

55
Application :

La SA SODIP est constituée par un capital de 20 000 actions de 10 000 F


chacune. Au 31/12/N, elle a réalisé un résultat net de 17 000 000 F. L’Assemblée
Générale des Actionnaires en a décidé la répartition suivante :

Résultat à repartir 51 000 000


Réserve légale 10% 5 100 000
Bénéfice distribuable 45 900 000
Réserve facultative 15 900 000
Dividendes 28 500 000
R.A.N 1 500 000
Solde 0

Travail à faire:

Sachant que le taux de capitalisation est de 12,5% l’an, calculer la valeur de


rendement de l’action.

1èe Solution : Soit d le dividende par action


r les réserves par action.

d = 28 500 000 = 1 425


20 000

r = 5 100 000 + 15 900 000 + 1 500 000 = 1 125


20 000

VR = d + r = (1 425 +1 125 ) X 100 -----à VR = 20 400 F


t 12,5

2ème Solution :

- Bénéfice par action : 51 000 000 =2 550 F


20 000

- Valeur de rendement : 2 550 x 100 = 20 400 F


12,5

Remarque :

Tout comme pour le calcul de la valeur financière :

- La valeur de rendement se calcule avec la valeur brute ;

56
- Le revenu par action ( R ) peut être aussi calculé à partir d’une moyenne
découlant de plusieurs exercices.

IV– LA VALEUR FONDEE SUR LE PATRIMOINE

Cette valeur est appelée « valeur mathématique » ou encore « actif net »

Il faut distinguer l’actif net comptable de l’actif net corrigé.

4.1. Actif net

4.1.1. L’actif net comptable (ANC)

C’est celui calculé à partir du bilan comptable. Il s’agit donc de la valeur de


l’entreprise. L’actif net comptable se calcule par la formule suivante :

ANC = Actif réel - dettes

Ou

ANC = Capitaux propres – Actif fictif

Par actif fictif, il faut entendre les actifs sans valeur. Le SYSCO OHADA les
regroupe sous la rubrique « charges immobilisées » constituée des postes suivants :

· Frais d’établissements (201)


· Charges à repartir (202)
· Primes de remboursement des obligations (206)

Application :

Au 31/12/N, le bilan de la société SODIP se présente ainsi en milliers de


Francs :

Charges Immobilisées Capital (20 000 actions) 200 000


- Frais d’établissements 15 000 Réserves légales 10 000
- Charges à répartir 3 000 Autres réserves 180 000
RAN 500
Autres actifs Subvention d’invest 20 000
- Immob Incorporelles 20 000 Dettes financières 190 000
- Autres Immob Corpo 430 000 Autres dettes 80 500
- Stock 55 000
- Créances 121 000
-Trésorerie 37 000
681 000 681 000

57
Travail à faire :

Calculer l’A N C de cette société.

A N C = Actif réel – dettes


= (20 000 + 430 000 + 55 000 + 121 000 + 37 000) – (190 000 + 80 500)
= 663 000 – 270 500

ANC = 392 500

ou

ANC = Capitaux propres – Actif fictif


= (200 000 + 10 000 + 180 000 + 500 + 20 000 ) – (15 000 + 3 000)
= 410 500 – 18 000

ANC = 392 500

4.1.2. Actif net corrigé

Certaines valeurs comptables ne correspondent pas toujours aux valeurs


réelles même si les comptes sont réputés donner une image fidèle de l’entreprise.
Cela se justifie par :

· L’application de certains principes comptables fondamentaux,


· L’application de certaines règles fiscales (réserves latentes, réserves occultes)

De plus, il faudrait tenir compte de l’incidence fiscale due au fait que :

· Différents postes inclus dans les capitaux propres ne sont pas libérés d’impôt
(cas des provisions pour hausse de prix, des amortissements dérogatoires, des
subventions d’investissement). Il faut déduire les impositions futures.
· Les plus values dégagées lors des évaluations, traduisent un enregistrement
qui serait imposé en cas de réalisation, l’impôt latent doit être pris en compte
si une cession est envisagée.

Par souci de prudence, on ne tient pas compte des économies d’impôt


possibles, mais non certaines, découlant des moins –values.

Calcul de l’actif net corrigé

Les estimations réalisées hors comptabilité conduisent :

58
· Soit à rectifier les valeurs des éléments de l’actif et du passif,
· Soit à dégager les plus ou moins- values se répercutant sur l’ANC calculé.

Deux méthodes de calcul de l’Actif Net Corrigé existent.

1ère méthode
AN = actif réel corrigé – passif exigible corrigé

AN = Capitaux propres + values d’évaluation


ème
2 méthode y compris impôts latents
-Actif fictif

Application :

Reconsidérons la société SODIP ci-dessus et calculons l’AN en tenant compte


des informations suivantes :

· Le fonds commercial peut être estimé à 50 000 000


· La valeur réelle des autres immobilisations serait de 500 000 000
· Un stock d’une valeur de 20 000 000 est déprécié à 40%
· Une créance de 4 000 000 ne sera pas recouvrée
· La subvention d’équipement doit être reportée au résultat de l’exercice
prochain
· La société sera appelée à régler un litige non provisionné de 7 000 000.

DETERMINATION DES PLUS ET MOINS VALUES

Actif net corrigé Valeurs Valeurs Plus values Moins values


comptables réelles
Fonds commercial 0 50 000 000 50 000 000 -
Immobilisations incorporels 20 000 000 20 000 000
Autres immobilisations Corpor. 430 000 000 500 000 000 70 000 000

Stocks 55 000 000 47 000 000 8 000 000

Créances 121 000 000 117 000 000 4 000 000


Trésorerie 37 000 000 37 000 000
Total 663 000 000 771 000 000 120 000 000 12 000 000

Dettes réelles -
Dettes financières 190 000 000 190 000 000 - -
Autres dettes 80 500 000 80 500 000 -
Charge prov à honorer - 7 000 000 - 7 000 000
Impôt latent sur subvention 7 700 000 - 7 700 000
(20 000 000 x 38,5%) -

Total
270 500 000 285 200 000 0 14 700 000

59
Actif net corrigé = Capitaux propres + Plus value – Moins value - Actif fictif
410 500 000 + 120 000 000 – 26 700 000 – 18 000 000
Actif net corrigé = 485 800 000

Remarque :

La valeur liquidative :
Lorsque l’évaluation est faite dans la perspective d’une cessation immédiate de
l’activité, les actifs ont en général une valeur vénale faible. Des frais de liquidation
réduisent encore cette valeur peu significative. On peut citer parmi ces frais :

· Le prix de récupération des composants,


· Le prix de braderie pour des stocks,
· Les honoraires,
· Les indemnités de licenciement, de rupture de contrat.

4.2. Valeur mathématique

4.2.1. Principe

La valeur mathématique (Vm) du titre s’obtient en divisant l’actif net par le


nombre d’actions. On distingue la valeur bilantielle et la valeur intrinsèque.

La valeur mathématique comptable (ou bilantielle)

Elle est calculée à partir du bilan comptable

Vm = Actif net comptable


Nombre de titres

Exemple : Vm = 392 500 000


20 000

Vm = 19 625

La valeur mathématique réelle (ou intrinsèque)

Elle est calculée à partir de la valeur corrigée ou économique.

Exemple : Vm= Actif net corrigé = Vm =485 800 000 3


Nombre de titres 000

60
Vm = 24 290

Remarques :

La Vm ainsi calculée peut être : ex-coupon ou coupon attaché

1) La valeur est dite ex-coupon lorsqu’elle est calculée à partir d’un bilan après
affectation du résultat (cf. cas ci-dessus).

2) La valeur est dite coupon attaché lorsqu’elle est calculée à partir d’un bilan
avant affectation du résultat. Pratiquement, il suffit d’ajouter la dividende à la
valeur ex-coupon pour obtenir la valeur coupon attaché.

Vm coupon attaché = Vm ex-coupon + dividende

En considérant le thème ci-dessus et en supposant que l’actionnaire a perçu


lors de la dernière distribution un dividende de 4 500.

Travail à faire :

Quelle serait la Vm coupon attaché de l’action ?

Solution :

Vm ex- coupon 24 290


Coupon +4 500

Vm coupon attaché 28 790

4.2.2. Cas particuliers

Dans la pratique, il existe des difficultés généralement dues au fait que :

· Les actions sont inégalement libérées (cas des SA)


· Il existe des actions amorties
· Il existe des participations

4.2.2.1. Les actions sont inégalement libérées

Dans ce cas :

· Le capital est reparti entre les actions à concurrence de la fraction


libérée,
61
· Les réserves ainsi que la plus-value sont réparties équitablement entre
les actions

Application : Calcul de la valeur mathématique.

Reconsidérons le thème ci-dessus, en supposant que dans les 20 000 actions


constituant la capital social, 15 000 actions dites « action A » sont entièrement
libérées alors que les 5 000 « actions B » ne sont libérées que de ¾.

Travail à faire : calculer pour chaque catégorie de titre la Vm.

Solution :

Calcul de la situation nette par catégorie d’actions

ELEMENTS ACTIONS A ACTIONS B


Capital 150 000 000 37 500 000
Réserve légale 7 500 000 2 500 000
Autres réserves 135 000 000 45 000 000
Report à nouveau 375 000 125 000
Subventions d’investissement 15 000 000 5 000 000
Plus values 90 000 000 30 000 000
Moins values _ 20 025 000 _6 675 000
Actif fictif _ 13 500 000 _ 4 500 000
Situation nette 364 350 000 108 950 000

VMA = 364 350 000 = 24 290

1 5 000

VMB = 108 950 000 = 21 790

5 000

4.2.2.2. Il existe des actions amorties

Lorsqu’il existe des actions amorties, il faut procéder à la répartition de l’actif


net en sachant que : les actions amorties n’ont pas droit au capital. Par contre, tout
comme les autres actions, elles ont des droits sur :

· Les réserves (réserves obligatoires, réserves facultatives et RAN)


· Les plus-values ainsi que tout élément de l’actif net.

62
N.B. : Il convient de préciser que : « le poste capital amorti » qui apparaît au bilan a un
caractère de réserve appartenant aux actions, sauf dans le cas où la réserve utilisée pour
l’opération était une propriété commune.

Dans cette hypothèse, le poste capital amorti sera rattaché à l’actif net
commun.

Application :

Le capital social de la SA SOGESTIC est de 70 000 000 Fcfa et représenté par


des actions de valeur nominale 10 000 Fcfa soit 3 000 « actions A » entièrement
libérées et non amorties et 4 000 « actions B » amorties de 50%.

Il existe des plus-values latentes sur les actifs de 24 000 000 Fcfa . Par
ailleurs, une plus-value du passif (caution évaluée à 6 000 000 F) doit être prise en
considération.

Travail à faire :

Calculer la valeur mathématique de chaque catégorie d’action

L’extrait du bilan est le suivant :

Capital appelé libéré et non amorti…… 50 000 000


Capital amorti…………………………………. 20 000 000
Prime d’émission……………………………… 10 000 000
Réserve légale…………………………………. 8 000 000
Autres réserves……………………………….. 25 000 000
RAN……………………………………………….. 5 000 000
Dettes……………………………………………. 80 000 000

Solution :
*Réserves communes
Capital amorti 20 000 000
Prime d’émission 10 000 000
Réserve légale 8 000 000
Autres réserves 25 000 000
RAN 5 000 000
Plus-values sur les actifs 24 000 000
Plus-values du passif 6 000 000
98 000 000

Réserves communes par action = 98 000 000 = 14 000 F


7 000

63
· Valeur mathématique
Actions (A) Actions (B)
Non amorties Amorties 1/2
Apport non remboursé 10 000 5 000
Part de réserves communes 14 000 14 000
Valeur mathématique 24 000 19 000

4.2.2.3. Il existe des participations

On parle de participations lorsqu’une entreprise détient les titres d’une autre


entreprise. La participation peut-être :

· Simple : dans ce cas, une société A par exemple détient les titres d’une
société B,
· Réciproque ou croisée : dans ce cas, A détient les titres de B alors que B
détient aussi les titres de A,
· Circulaire : dans ce cas, « A » détient les titres de « B » , « B » détient les
titres de « C » et « C » détient les titres de « A ».

· Participation simple

Dans ce cas, le principe est le suivant :

- On commence par évaluer la société dont les titres sont détenus ;


- Puis compte tenu des résultats de la première évaluation, on détermine
l’actif net de la société participante c'est-à-dire de celle qui détient les
titres de la première.

Application : Valeur mathématique en cas de participation.

Considérons deux sociétés A et B dont les bilans résumés se présentent


ainsi :

Bilans en milliers de francs

ACTIF A B PASSIF A B
Charges Immob. 10 000 4 000 Capital 100 000 80 000
Autres Immob. Corpo 250 000 146 000 Réserves 200 000 120 000
Participation 20 000 Primes 50 000 20 000
Stocks 70 000 90 000 Dettes 170 000 90 000
Créances et disponibilités 170 000 70 000
520 000 310 000 TOTAL 520 000 310 000

· (1) Actions de 10 000 F chez « A » et de 5 000 F chez « B »


64
· Les participations représentent les 4 000 actions « B » acquises à 5 000 F
· Fonds commercial : 15 000 000 chez A et 24 000 000 F chez B
· Plus values sur autres immobilisations 5 000 000F chez A et sur créance de
4 000 000 F chez B.
· Moins values sur stocks de 30 000 000 F chez A et 10 000 000 F chez B

Travail à faire :

Evaluer les titres des sociétés A et B.

Solution :

La société A détient les actions de B, il convient de déterminer en priorité la


valeur réelle de la participation.

Valeur mathématique société B

Actif B
o Capital 80 000 000
o Réserves 120 000 000
o Primes 20 000 000
· + value sur fonds commercial 24 000 000
· - value sur stocks - 10 000 000
· + value sur créances + 4 000 000
· - charges immobilisées - 4 000 000
Actif net 234 000 000

Valeur mathématique d’une action B = 234 000 000 = 14 625


16 000

Actif net société A

o Capital 100 000 000


o Réserves 200 000 000
o Primes 50 000 000
· + value sur action B 38 500 000
(14 625 – 5000) x 4 000
· + value sur fonds commercial 15 000 000
· + value sur autres immob + 5 000 000
· - value sur stock - 30 000 000
· - charges immobilisées -10 000 000
Actif net 368 500 000

Valeur mathématique d’une action A = 368 500 000 = 36 850


10 000
65
· Participations croisées ou réciproques

Lorsque la société dont on évalue l’actif net détient les actions ou parts d’une
autre société qui elle-même détient les actions ou parts de la première, la situation
devient alors plus complexe, la valeur du titre de l’une dépend de l’autre société. Les
calculs font alors appel à un système de deux équations de premier degré.

Application : Valeur mathématique et participations croisées.

Deux sociétés A et B se présentent ainsi à la date du 31/12/N (bilan résumé


après affectation de résultat).

ACTIF A B PASSIF A B
Charges immob. 8 000 5 000 Capital (2) 100 000 200 000
Fonds commercial 12 000 - Réserves 180 000 100 000
Autres Immob. Corp. 256 000 215 000 RAN 5 000 - 4 000
Participation (1) 25 000 20 000 Dettes 275 000 314 000
Actif circulant 259 000 370 000
TOTAL 560 000 610 000 TOTAL 560 000 610 000

(1) Titres « B » détenus par A : 5 000 actions à 5 000 F l’action


Titres « A » détenus par B : 2 000 actions à 10 000 F l’action
(2) Action de 10 000 F chez « A »
Action de 5 000 chez « B »

Autres :

1) Fonds commercial : 20 000 000F chez « A » et 15 000 000 F chez « B »


2) Autres immobilisations 296 000 000 F chez « A » et 245 000 000F chez « B »
3) Pertes probables de 20% sur les actifs circulants.

Travail à faire : calculer la Vm dans chaque société.

Solution : Soient x et y les valeurs respectives des actions de A et de B on a :

Actifs nets corrigés

Eléments A B
Capital 100 000 000 200 000 000
Réserves + 180 000 000 100 000 000
RAN + 5 000 000 - 4 000 000
Plus values :
Sur fonds commercial + 8 000 000 + 15 000 000
Sur autres immobilisation + 40 000 000 + 30 000 000
Sur titres immobilisés + 5000 y – 25 000 000 + 2000 x – 20 000 000
Moins- values s/ actif circulants - 51 800 000 (1) - 74 000 000 (2)
259 000 000 x 0,2 (1)
370 000 000 x 0,2 (2)
Charges immobilisées - 8000 000 - 5 000 000
Actif net corrigé 5000 y + 248 200 000 2000 x + 242 000 000
Nombre d’actions 10 000 40 000

66
Valeur de 10 000 actions A : 10 000 x = 5000 y + 248 200 000
Valeur de 40 000 actions B : 40 000 y = 2000 x + 242 000 000

Les valeurs mathématiques x et y sont solutions du système

10 000 x = 5 000 y + 248 200 000


40 000 y = 2000 x + 242 000 000 qui peut se simplifier en :

10 x = 5 y + 248 200 (1)


40 y = 2 x + 242 000 (2)

2) X = 40 Y – 242 000 = 20Y – 121 000


2 2

En remplacant X par sa valeur dans (1) on a :

10(20Y- 121 000) = 5Y + 248 200


200Y – 1 210 000 = 5 Y + 248 200
195 Y = 1 458 200 Y = 1 458 200 = 7477,948718
195

Y = 7477,948718

X= 20Y – 121 000. En remplaçant Y par sa valeur on a :

20 x 7477,948718 – 121 000 X = 28558,9743

67
EXERCICES :

I - Au 31/12 /N, le bilan d’une entreprise se présente comme suit :

Actif Passif

Eléments Montants Amortis et Montant Eléments Montants


bruts Provisions Nets Nets
Charges immob 1 000 000 600 000 400 000 Capital (1000 act°) 40 000 000
Bâtiments 60 000 000 15 000 000 45 000 000 Réserve légale 2 700 000
Matériels 20 000 000 7 500 000 12 500 000 Réserve facultative 15 000 000
Stocks 11 000 000 1 000 000 10 000 000 RAN 800 000
Clients 4 200 000 200 000 4 000 000 Dettes financières 11 000 000
Banque 2 000 000 - 2 000 000 Autres dettes 4 400 000

73 900 000 73 900 000

Renseignements complémentaires

Valeur réelle de certains éléments de l’actif :

- Bâtiments 52 000 000


- Fonds commercial 2 000 000
- Matériels 12 000 000
- Créances 3 800 000

Pour les autres éléments, considérer la valeur du bilan

Travail à faire : calculer la valeur mathématique.

II - Participation simple

Soient les bilans suivants des sociétés A et B.

Actif Passif
Eléments Société A Société B Eléments Société A Société B
Titres de 50 000 - 50 000 000 Capital 500 000 000 200 000 000
Autres val d’actif
580 000 000 200 000 000 Réserves 20 000 000 10 000 000
Passif exigible 60 000 000 40 000 000
TOTAL 580 000 000 250 000 000 TOTAL 580 000 000 250 000 000

68
Valeur nominale des titres : Société A : 50 000 F
Société B : 20 000 F

Travail à faire : Déterminer la valeur mathématique de la société B.

III - Participation croisé

Soient les extraits des bilans des sociétés A et B ci-dessous.

Actif Passif

Eléments Ste A Sté B Eléments Sté A Sté B


Titres A 50 000 - 50 000 000 Capital 500 000 000 200 000 000
Titres B 20 000 F 20 000 000 _ Reserves 10 000 000
Autres val d’actif 580 000 000 200 000 000 Passif exigible 20 000 000 40 000 000
80 000 000
TOTAL 600 000 000 250 000 000 TOTAL 600 000 000 250 000 000

Travail à faire :

Sachant que les valeurs nominales des actions sont :

- Société A : 50 000 F
- Société B : 20 000 F
Calculer les valeurs mathématiques de la société A et de la société B .

IV - La société SODIP a distribué aux actionnaires les dividendes bruts suivants :

N–2 600
N–1 800
N 1 000

Elle a également doté les réserves suivantes :

N–2 4 000 000


N–1 3 600 000
N 4 200 000

Le capital est composé de 6 000 actions ; le taux d’intérêt est de 8 %

Travail à faire :

Déterminer la valeur de rendement.

69
70
2ème PARTIE : LES MODIFICATIONS DU CAPITAL

Le capital social est intangible (règle de fixité du capital). Juridiquement, il ne


peut varier que sur décision de l’Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) des
actionnaires car il s’agit d’une décision de politique générale (décision stratégique) et
non de gestion courante.

Trois types d’opérations peuvent entraîner une modification du capital :

· L’augmentation du capital ;
· La réduction du capital ;
· L’amortissement du capital.

CHAPITRE 8 : L’AUGMENTATION DU CAPITAL

Elle fait l’objet d’une réglementation assez fournie dans l’acte uniforme (article
562 à 626).

I – LES BUTS

Une entreprise peut être amenée à augmenter son capital pour plusieurs
raisons :

· La nécessité d’accroître les ressources de la société ;


· La nécessité d’assainir la situation financière compromise par le
passif exigible très lourd ;
· La nécessité de capitaliser les réserves.

II – LA JUSTIFICATION ET LA NATURE D’UNE AUGMENTATION DU


CAPITAL

L’article 562 précise les modalités pouvant justifier une augmentation de


capital :

"Le capital social est augmenté, soit par émission d’actions nouvelles, soit par
majoration du montant nominal des actions existantes"

Les actions nouvelles sont libérées, soit par compensation avec des créances
certaines liquides et exigible sur la société, soit par incorporation de réserves,
bénéfices ou primes d’émission, soit par apport en nature.

Nous retenons ici le cas des Sociétés Anonymes (SA), parce qu’il permet
d’étudier toutes les variantes adaptées à d’autres types de sociétés. Les deux (2)
premières modalités impliquent généralement l’utilisation :

71
· Soit d’un droit préférentiel de souscription ;
· Soit d’un droit d’attribution

L’augmentation du capital doit se réaliser dans un délai de 3 ans, à compter


de l’AGE qui a décidé ou autorisé l’augmentation.

2.1. Augmentation du capital par apports nouveaux

Les apports nouveaux peuvent être effectués en numéraires ou en nature.

2.1.1. Apports nouveaux en numéraires

Dans ce cas, le capital ancien doit :

· Etre intégralement libéré ;


· Les actions nouvelles en numéraires doivent être libérées au moins
du ¼ de leur valeur nominale.

2.1.1.1. Problèmes financiers

v Fixation du prix d’émission (E)

L’article 563 stipule que les actions nouvelles sont émises :

· Soit à leur valeur nominale (VN)


· Soit à ce montant majoré d’une prime d’émission (PE)

Dans le deuxième cas, l’opération se justifie par le fait que la société qui
réalise une augmentation de capital dispose souvent des réserves et ou des plus-
values.

v Limites extrêmes du prix d’émission

Le prix d’émission (E) doit varier entre :

· La valeur nominale (VN) de l’action ancienne ;


· Et sa valeur mathématique ou valeur boursière (VM)

D’où
VN < E < VM

En effet :

Si E>VM, l’entreprise risque de ne pas trouver de souscripteurs (limite


économique).

72
Si E<VN, l’opération est illégale et qualifiée de fictive car la loi interdit
d’émettre les titres à un prix inférieur à la valeur nominale des actions anciennes. VN
est donc une limite légale (Art. 563).

Lorsque E =VN, l’émission est au pair c’est-à-dire sans prime d’émission.

En général, l’écart entre E et la valeur mathématique ou boursière VM est


d’autant plus grand que l’entreprise est moins connue et peu prometteuse.

v La prime d’émission (PE)

La prime d’émission représente la jouissance des nouveaux actionnaires sur


des réserves déjà constituées. Elle a donc pour but d’atténuer lors d’une
augmentation de capital une baisse trop importante de la valeur de l’action ancienne.

PE = E - VN

N.B. :

Ø La prime est versée intégralement au moment de la souscription même


si les actions sont libérées par fraction.

Ø La prime a un caractère de réserve et à ce titre elle fait partie du


passif.

Ø Du point de vue fiscal, la prime d’émission est soumise au droit


dégressif.

SOUHAIT DES DIRIGEANTS

La prime d’émission étant un moyen de financement sans rémunération, les


dirigeants souhaiteraient que le prix d’émission (E) soit plus élevé. Le nombre
d’actions à émettre est alors plus faible, et la baisse de valeur des titres sera réduite.

v Le droit de souscription

Les anciens actionnaires ont un droit préférentiel de souscription, c’est-à-dire


de souscrire de préférence des nouvelles actions émises. On distingue :

· La souscription à titre irréductible

La souscription peut être faite par les actionnaires anciens à concurrence des
actions qu’ils possèdent. On parle de souscription à titre irréductible.

Exemple : Capital 50 000 000 (5 000 actions)


Actions nouvelles 2 000
Quotité : 2 000 = 2/5
73
5 000

C’est-à-dire deux actions nouvelles pour cinq actions anciennes. En d’autres


termes, celui qui avait cinq actions anciennes reçoit deux actions nouvelles à titre
irréductible.

· La souscription à titre réductible

Il peut arriver que tous les droits préférentiels pour la souscription des actions
nouvelles ne soient pas exercés :

o Soit parce qu’il existe des rompus


o Soit parce que certains actionnaires anciens n’ont ni exercé leurs
droits, ni accepté de les céder.

La loi reconnaît aux actionnaires de souscrire à titre réductible un nombre


d’actions supérieur à celui qu’ils pouvaient souscrire à titre préférentiel. Dans ce cas,
les actions non souscrites leur seront attribuées proportionnellement à leurs droits
préférentiels et dans la limite de leur commande.

Application :

Les Savonneries Africaines SA au Capital de 400 000 000 F envisagent une


augmentation de leur capacité de production actuellement de 100 000 tonnes de
savon par an. L’AGE des actionnaires retient une augmentation de capital en
numéraires avec émission de 10 000 actions. Ces actions de valeur nominale 10 000
F comme les anciennes seront émises à un prix à déterminer par la direction
financière. On sait que préalablement à cette opération une étude économique du
patrimoine de l’entreprise relève que :

o Les réserves constituées s’élèvent à 250 000 000 F


o Les plus-values latentes sont évaluées à 110 000 000 F
o Les valeurs comptables des charges immobilisées sont de
20 000 000 F.

On demande :

1. de calculer la VM de l’action avant l’opération ;


2. de dire en estimant que la VM soit proche de la valeur boursière,
quelles sont les limites extrêmes du prix d’émission ? Justifier votre
réponse ;
3. quel doit être le montant maximum de la prime d’émission ?
4. en retenant un prix d’émission de 16 000 F
- calculer la prime par action ainsi que le montant global pour
l’émission
- M. NING dispose pour cette opération d’une somme de
30 338 000 F. Combien d’actions doit-il souscrire au maximum ?

74
Solution :

1) VM avant

VM = 400 000 000 + 250 000 000 + 110 000 000 – 20 000 000
40 000

VM avant augmentation = 740 000 000 = 18 500


40 000

2) 10 000 < E 18 500

· Si le prix d’émission (E) est supérieur à 18 500 F l’entreprise ne trouvera pas


de souscripteurs (limite économique)

3) Le montant maximum de la prime d’émission


18 500 – 10 000 = 8 500 F
VM – VN

Si E = 16 000 F
· Prime par action = E – VN
= 16 000 – 10 000 = 6 000 F

· Montant global de l’émission = 16 000 F x 10 000 actions


= 160 000 000 F

· M. NING doit souscrire au maximum :


30 338 000/16 000 soit 1896.125 actions ≈ 1896 actions

4) Le droit préférentiel de souscription (DS)

a) justification :

o La loi donne à chaque actionnaire le droit de souscription dans le cadre


d’une augmentation du capital en numéraire, un nombre d’actions
nouvelles proportionnel à sa participation dans le capital ancien. Ce
droit ne peut être réduit : aussi est-il appelé droit de souscription à titre
irréductible (Art. 573).
o L’exercice de ce droit permet à l’actionnaire ancien de compenser :
- La perte sur ses actions anciennes (V-V’)
Avec V = VM avant l’opération
V’ = VM après l’opération
- Par le gain sur les actions nouvelles (V’-E)
o L’actionnaire ancien qui refuse de souscrire les actions nouvelles ou
alors qui ne voudrait pas utiliser tous ses droits doit céder (vendre) les
droits, non utilisés.
75
REMARQUE :

Lors d’une augmentation de capital par apports nouveaux, un droit de


souscription est attaché à chaque action ancienne ; autrement dit chaque action
ancienne représente un droit préférentiel de souscription (Art. 574).

Application :

Reconsidérons les Savonneries Africaines (SA) :

1) calculer la perte subie par chacune des actions anciennes,


2) évaluer le gain sur les actions nouvelles,
3) déterminer le rapport de souscription et montrer que pour les actions
l’existence d’un droit de souscription garantie l’équité de l’opération.

Solution :

1) Perte subie par une action ancienne

V’ = VM après augmentation = 740 000 000 + 16 000 x 10 000 = 18 000


50 000
V – V’ = 18 500 – 18 000 = 500 F

2) Gain sur les actions nouvelles


V’ – E = 18 000 – 16 000 = 2 000 F

3) Rapport de souscription ou quotité


10 000 actions nouvelles pour 40 000 actions anciennes soit 1 action nouvelle
pour 4 actions anciennes

10 000 = 1
40 000 4

on sait que V – V’ = q (V’ – E)


q = V – V’ = 500 = 1
V’ – E 2000 4

4) Formule générale de la valeur théorique du DS

a) Si la valeur du DS permet de compenser la perte sur les actions anciennes


alors
DS = V – V’

Cette manière de procéder est une réflexion du point de vue de l’actionnaire ancien.

b) Pour ce qui est du nouvel actionnaire celui-ci doit : (si le rapport de


souscription est de N’/q soit « q » droits pour « N’ » actions nouvelles).
76
· Acheter « q » droits soit (qds)
· Payer le prix d’émission de N’ actions nouvelles soit (N’ E)
· Recevoir N’ actions nouvelles de valeur V’ chacune soit (N’V’).

D’où l’équation s qds + N’E = N’V’

(où ds est l’inconnue)

Ø qds = N’V’ – N’E ds = N’ (V’ – E)


q
Ø qds = N’ (V’ – E)

c) Cependant il existe une formule générale de calcul du ds fondée sur la


perte de valeur de l’action ancienne.

Si nous désignons par :

N’ = le nombre d’actions nouvelles,


N = le nombre d’actions anciennes,
E = le prix d’émission de l’action.
V = la VM avant l’opération,
V’ = la VM après l’opération.

On peut écrire :

Actif net avant augmentation du capital NV


Augmentation de capital ………………………………………… N’E
Actif net après l’opération ………………………………………. NV + N’E

Valeur mathématique après l’opération : NV + N’E = V’


N + N’

On sait que ds = v – v’
D’où : ds = V – NV + N’E
N + N’

Ce qui revient à

ds = NV + NV’ – N’E
N + N’

ds = N’V – N’E
N + N’

ds = (V-E) N’
N + N’
77
Remarque :

Lorsque l’action est cotée en bourse , le ds est négocié en bourse ; dans ce


cas, il est influencé par l’état du marché boursier et les perspectives d’avenir de la
société qui augmente son capital. Le cours boursier est alors différent du cours
théorique du ds.

Application :

Calcul du droit de souscription.

Reconsidérer les Savonneries Africaines puis calculer la valeur théorique du ds


de 3 manières différentes.

Solution :

a) du point de vue de l’ancien actionnaire


ds = V – V’ = 18 500 – 18 000 = 500 F
ds = 500

b) du point de vue du nouvel actionnaire.


On sait que q = 1
4
- il faut 1 action nouvelle pour 4 actions anciennes
1 action nouvelle vaut 16 000
- pour une action nouvelle, il doit acheter 4 droits et payer le prix
d’émission ce qui donne :

Le ds + E = V’ = ds = V’ – E = 18 000 – 16 000 = 500 ds = 500


4 4

c) par la formule générale


ds = (V-E) N’ = (18 500 – 16 000) 10 000
N+N’ 40 000 + 10 000 ds = 500

5) Etude de quelques particularités concernant le ds

a) prise en compte des frais

Lorsque la VM après augmentation du capital tient compte des frais divers qui
en découlent, le calcul de la valeur théorique du ds en est influencé. La formule
générale devient :

ds = (V-E’) N’
Avec E’ = E – Frais divers par action (F)
N’+N
78
Application : Droit de souscription et frais d’augmentation de capital

Une entreprise dont le capital est de 500 000 000 Fcfa (action de 10 000 F)
décide de le porter à 800 000 000 F par émission d’actions nouvelles souscrites en
numéraires de nominal 10 000 F payable à 14 000 F frais divers : 900 000.

Calculer la valeur théorique du ds attaché à l’action ancienne sachant que


l’action, en bourse avant cette opération est cotée au prix de 17 000 F. Il y a 30 000
actions nouvelles émises.

Solution :

Nombre d’actions émises


300 000 000 = 30 000 actions
10 000
frais divers par action = 900 000 = 30 F/actions
30 000

E’ = E – frais divers par action


= 14 000 – 30 = 13 970 F
ds = (V-E’) N’ = (17 000 – 13 970) 30 000
N’+N 50 000 + 30 000

ds = 3 030 x 3/8 = 1 136,25 ds = 1 136,25


· vérification
V = 17 000
V = 17 000 x 50 000 + 14 000 x 30 000 – 900 000 = 1 269 100 000 = 15 863,75
80 000 80 000

ds = V – V’ = 17 000 – 15 863,75
ds = 1 136,25

b) Il existe des actions émises sans droit

L’Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) des actionnaires peut décider de


supprimer totalement ou partiellement le droit préférentiel de souscription. Une telle
décision étant généralement soutenue par des considérations financières (Art. 586).

Exemple :

Une banque prospère qui sollicite les actions d’une société.

Lorsque la suppression des droits est partielle, le ds s’écrit :

ds = (V – E) (N’-n)
N + N’

79
Avec n = nombre d’actions créées sans droits.

Application : Suppression partielle du ds

Reconsidérons le thème ci-dessus en supposant que dans les 30 000 actions


nouvelles, 10 000 sont émises sans droit au profit de la CBC.

Solution :

ds = (V-E) (N’-n) = (17 000 – 14 000) (30 000 – 10 000)


N+N’ 50 000 + 30 000

ds = 750

2.1.1.2. Modalités pratiques : souscriptions réductibles et


souscriptions irréductibles

Les actions nouvelles sont souscrites ou réparties :

· Soit à titre irréductible c’est-à-dire proportionnellement au nombre de droits


détenus en tenant compte de la demande des actionnaires ;
· Soit à titre réductible pour les actions laissées par les anciens actionnaires qui
n’en veulent pas (Art. 575).

Application : Souscriptions réductibles et irréductibles

Reprenons l’exemple ci-dessus en supposant que les demandes des actions se


présentent ainsi :

Actionnaires Actions détenues Actions demandées


ABA 10 000 7 000
BECAM 8 000 -
CERA 7 000 4 000
DOUN 5 000 3 800
AUTRES 20 000 17 000
50 000 31 800

1er Travail à faire : Procéder à la répartition des 30 000 nouvelles actions en


distinguant les souscriptions à titre irréductible et les souscriptions à titre réductible.

2ème Travail à faire :


1- Que doivent débourser pour cette opération les actionnaires ABA et Autres ?
2- Evaluer les revenus encaissés par BECAM et CERA du fait de la négociation
des droits non utilisés.

80
Solution :

1er Travail à faire :

Actionnaires Actions Souscription Actions Demande Souscription Total


détenues à titre demandées non à titre
irréductible satisfaite Réductible
ABA 10 000 6 000 7 000 1 000 1 000 7 000
BECAM 8 000 4 800 0 - 0 0
CERA 7 000 4 200 4 000 * 0 4 000
DOUN 5 000 3 000 3 800 800 800 3 800
AUTRES 20 000 12 000 17 000 5 000 3 200 15 200
50 000 30 000 31 800 6 800 5 000 30 000

Quotité = 30 000 = 3 ; actions nouvelles pour 5 actions anciennes


50 000 5

Actions non attribuées = 4 800 + 200 = 5 000


ABA + DOUN + Autres = 5 000
ABA = DOUN = Autres = 5 000 = 1
10 000 5 000 20 000 35 000 7

ABA : 10 000x 1/7 = 1 429 or il ne lui faut que 1 000 actions pour avoir ses 7 000
actions.
Les 429 actions qui restent seront réparties entre DOUN et les autres.

DOUN : 5 000 x 1/7 = 714


AUTRES = 20 000 x 1/7 = 2857

Le partage des 429 actions se fera de la manière suivante :

DOUN + AUTRES = 429

DOUN = AUTRES = 429


5 000 20 000 25 000

DOUN = 429 x 5 000 = 86


25 000

AUTRES = 429 x 20 000 = 343


25 000

DOUN aura finalement : 714 + 86 = 800


AUTRES auront : 2 857 + 343 = 3 200

2ème Travail à faire :


1- Somme déboursée par :
o ABA = 7 000 x 14 000 + 1 136,25 x 1 000 x 5/3 = 99 893 750
81
o Autres = 15 200 x 14 000 + 1 136,25 x 3 200 x 5/3 = 218 860 000

2- Revenus encaissés par :


o BECAM 8 000 x 1 136,25 = 9 090 000
o CERA 333 x 1 136,25 = 378 371, 25

Détermination du nombre de droits à vendre par CERA


7 000 4 200
X 200
Nombre de droits
X = 333
Somme à encaisser :
333 x 1 136,25 = 378 371, 25

2.1.1.3. Aspects comptables

Ø Les comptes utilisés

· 109 « Actionnaires, capital souscrit, non appelé »


· 1011 « Capital souscrit, non appelé »
· 1012 « Capital souscrit, appelé, non versé »
· 105 « Primes liées aux capitaux propres »
· 1013 « Capital souscrit, appelé, versé, non amorti »
· 4615 « Associés, Versements reçus sur augmentation du
capitall »
· 467 « Actionnaires, restant dû sur capital appelé »

Ø Processus comptable

Les étapes suivantes traduisent sur le plan Comptable, les augmentations du


capital.

· A la clôture de la souscription

4615 Assoc. , vers. reçus sur aug. du capital X


1013 Capital souscrit, appelé, versé, non amorti X
(quote–part du capital appelé, libéré)
1051 Prime d’émission X
(la totalité de la prime d’émission)
4616 Actionnaires, versement anticipés X
(pour la quote-part versé par anticipation)

· Constatation de la partie non libérée du capital

109 Actionnaires, capital souscrit non appelé X


1011 Capital souscrit non appelé X

82
· Au moment du déblocage des fonds

52 Banques X
4615 Associé, vers. remis sur augment° de capi X

· Frais d’augmentation du capital

6324 Honoraires X
6325 Frais d’actes X
52 Banques X
Imputation des frais

· Immobilisation des frais

201 Frais d’établissements X


78 Transferts de charges X
Immobilisation

· Appel ultérieur

1011 Capital souscrit, non appelé X


1012 Capital souscrit, appelé, non versé X
Suivant AGE

467 Actionnaires, cap. restant dû sur cap .appelé X


109 Actionnaires, capital souscrit non appelé X
Exigibilité

52 Banques X
4616 Actionnaires, versement anticipés X
467 Action. cap. restant dû sur cap appelé X
Libération du capital appelé

1012 Capital souscrit, appelé, non versé X


1013 Capital souscrit, appelé, versé non amorti X
pour virement d’ordre

Application : Augmentation de capital : apports en numéraires à émettre

Une SA dont la valeur boursière de l’action est de 25 000 F, décide d’émettre


2 000 actions nouvelles de nominale 10 000 F au prix de 18 000 F.
83
Les frais de cette opération se résument en :

· Frais d’impression des titres 200 000 F HT


· Frais de publicité 300 000 FHT
· Commissions bancaires 150 000 HT.

Les versements exigés (minimum légal) sont effectués par les souscripteurs au
compte de l’entreprise ouvert à la SGBC.

Sachant que le capital de cette société est constitué de 3 000 actions de


10 000 F chacune.

On vous demande :

1- de passer au journal toutes les écritures relatives à l’appel et à la libération


du premier et du deuxième quart ;
2- de calculer la valeur théorique du droit préférentiel de souscription
3- d’évaluer les dépenses à engager par un actionnaire dont le nombre
d’actions passerait de 300 à 900 à la fin de l’opération.

Solution :

4615 Associés, vers ; reçus sur augmt ; de capital 21 000 000


1013 Capital souscrit appelé versé non amorti 5 000 000
1051 Primes d’émission 16 000 000

109 Actionnaires, capital souscrit non appelé 15 000 000


1011 Capital souscrit non appelé 15 000 000
Constatation de la partie non appelée du capital

52 Banques 21 000 000


4615 Asso. Versements reçus sur augmentat° de capi 21 000 000

8311 Publicité, publications, relations publiques 300 000


8312 Frais sur titres 200 000
8313 Autres frais bancaires 150 000
4454 Etat, TVA récupérable sur services extérieurs 125 125
52 Banques 775 125
Frais d’augmentation

2015 Frais d’établissements 650 000


78 Transfert de charges 650 000
Immobilisation des frais

84
85
1012 Capital souscrit appelé non versé 5 000 000
1011 Capital souscrit appelé versé non amorti 5 000 000
Régularisation du capital

1011 Capital souscrit non appelé 5 000 000


1012 Capital souscrit appelé non versé 5 000 000
Appel du 2e quart suivant AGE

467 Act. capital restant dû sur capital appelé 5 000 000


109 Actionnaires capital souscrit non appelé 5 000 000
Exigibilité du 2e quart

5211 Banque SGBC 5 000 000


467 Act. capital restant dû sur capital appelé 5 000 000
Suivant avis de crédit n°

1012 Capital souscrit appelé non versé 5 000 000


1013 Capital souscrit appelé versé non amorti 5 000 000
Régularisation ou capital

2) Calcul du ds
V = 25 000 F E = 18 000 F
ds = (V-E) N’ = (25 000 – 18 000) x 2 000______ = 2 800
N+N’ 2 000 + 3 000

3) q = 2 000 = 2 actions nouvelles pour 3 actions anciennes


3 000
Si le nombre d’actions passe de 300 à 900 on a :
Nombre de droits qui lui revient
300 x 2 = 200 droits
3
Nombre de droits à acheter
400 x 3 = 600 ds
2

La dépense à engager sera :

600 x 18 000 = 10 800 000 (prix d’émission)


600 x 2 800 = 1 680 000 (droits achetés)
soit 12 480 000

N.B. : L’immobilisation des frais se fait à la clôture de l’exercice.

La prime d’émission est libérée intégralement même si le capital est libéré par
fraction.

86
2.1.1.4. Aspects comptables dans les livres de l’actionnaire

1 – Comptes utilisés

L’acquisition des titres est portée soit au débit de :

· 26 « Titres de participation » : pour l’enregistrement des droits durables dans


le capital d’une autre entreprise,
· 274 « Titres immobilisés» : pour les placements à long terme sans intention
d’une participation,
· 50 « Titres de placements » : pour les titres cessibles en vue d’en tirer un
revenu direct, immédiat.

En outre, il faut préciser que la part non libérée des titres constitue une dette portée
au crédit du compte 472-Versements restant à effectuer sur titres non libérés.

q Souscription d’actions

Deux cas peuvent se présenter :

· L’actionnaire utilise juste les droits qu’il détient ;


· L’actionnaire acquiert les droits pour la souscription.
2 actions nouvelles 3 anciennes
400 X

1er cas : Exercice des droits détenus

La société AWA souscrit 20 000 actions émises par la société « B » en utilisant


uniquement les droits détenus.

Les actions de nominale 10 000 F sont émises avec une prime de 2 000 F et
sont libérées de moitié à la souscription le 1/5 /N, par virement bancaire. Les frais
s’élèvent à 1 000 000 F HT.

Travail à faire : Passer les écritures dans les livres de l’actionnaire « A »

Solution :

261 Titres de participation 241 000 000


(10 000 + 2 000) x 20 000 + 1 000 000
521 Banques locales 141 000 000
4726 Versements restant à effectuer sur
Titres non libérés 100 000 000
(10 000 x ½ x 20 000)

87
2e cas : Acquisition des droits de souscription

Supposons que la société ci-dessus n’était pas actionnaire de la société « B ».


Elle aurait alors acheté des droits nécessaires pour la souscription de 20 000 actions.
La valeur d’un droit étant de 850F et le rapport de souscription de 5 droits
pour 2 actions, passer dans les livres de la société « A » les écritures qui en
découlent.
Solution :
Q = 2 actions nouvelles pour 5 actions anciennes
5
Nombre de droits = 20 000 x 5 = 50 000 droits
2
Valeur des droits = 50 000 droits x 850 F/droit
Valeur d’entrée des titres = Valeur nominale + Valeur des droits
= 20 000 x 10 000 + 40 000 000 + 42 500 000
= 282 500 000

261 Titres de participation 282 500 000

521 Banques locales 182 500 000


(10 000 x ½ ) x 20 000 + 42 500 000 +
40 000 00
472 Versements restant à effectuer sur titre 100 000 000
(10 000 x ½) x 20 000

Valeur d’entrée des titres = valeur nominale + valeur des droits

Remarques :

o Lorsque l’entreprise utilise les droits détenus pour la souscription des titres
nouveaux, la valeur de ces droits n’est pas prise en compte.
o Par contre, lorsqu’elle achète des droits pour la souscription, la valeur des
droits acquis vient en augmentation du porte feuille titre.

Par ailleurs, l’actionnaire qui ne veut pas utiliser ses droits doit les céder. Cette
cession est assimilée à la vente de titres qui selon OHADA s’enregistre ainsi.

1er cas : Cas des titres de participation et des titres immobilisés

5./485 Trésorerie ou créances/cessions des titres PV


Prod des cessions des immobil financières PV
Vente des titres

816 VC des cessions des immobilisations


Financières ……………………………………………..
VE
26/27 Titres ………………………………………..
Sortie des droits cédés VE

PV = Prix de vente VE = Valeur d’entrée PD= Provision pour dépréciation

88
2e cas : Cas des titres de placement

521 Banques locales PV


677 Pertes sur titres de placement Perte
777 Gains sur cessions des titres de placement Profit
50 Titres de placement VN
Cession

2.1.2. Apports en nature

Dans le cas où les apports nouveaux sont en nature, la même procédure


qu’en cas de constitution est observée. Il faut noter cependant que :

· Les actions d’apport sont libérées immédiatement : (elles restent cependant


attachées à la souche pendant 2 ans au moins).(Art. 626).

L’écriture comptable est la suivante

2. Comptes d’actif immobilisé X


3. Comptes de stocks X
4. Comptes de tiers X
(créances non liquides, non exigibles, non certaines)
1013 Capital souscrit, appelé, versé, non amorti X
1052 Prime d’apport X

· Les formalités de publicité doivent être remplies.

Par ailleurs, la loi ne prévoit pas de droits préférentiels lors de l’émission


d’actions en échange d’actions en nature. C’est pourquoi ces actions sont
généralement émises à la valeur des actions anciennes. L’excédent de ce montant
sur la valeur nominale constitue, lorsqu’il existe, la prime d’apport.

2.2 Augmentation de capital par conversion des dettes

L’opération peut se réaliser :

· Soit par conversion (compensation des dettes),


· Soit par conversion des obligations

L’option pour une augmentation de capital par conversion des dettes se


justifie lorsque :

· Les dettes de la société sont trop importantes du fait d’une trésorerie difficile ;

89
· Mais aussi par le souci de donner aux obligataires la facilité de demander le
transfert de leurs créances en actions sans que cette opération ne soit
justifiée par une situation trop difficile.

v Avantages de l’opération

· Pour le créancier

La conversion de la créance en actions permet d’éviter une liquidation aux


conséquences toujours fâcheuses.

Elle donne aussi souvent aux principaux créanciers l’occasion de prendre la


direction de l’affaire.

· Pour la société

L’opération entraîne la suppression des intérêts sur le capital emprunté. La


situation financière de la société est assainie.

· Aspect juridique

Le consentement propre de chaque créancier est nécessaire même quand


l’ensemble est groupé en une masse.

· Aspect comptable

1 – Compensation des créances ordinaires

Cette opération se rencontre dans les cas suivants :

· La société techniquement saine a des besoins de trésorerie,


· Les associés ou dirigeants disposent d’un compte courant généralement
bloqué.

Application :

Augmentation du capital par conversion des dettes.

Une société émet à 16 000 F, 5 000 actions de 10 000F souscrites par les
fournisseurs (2/5e) et le solde par un organisme financier contre le solde d’un
emprunt remboursable dans 10 ans.

Travail à faire : Passer les écritures dans les livres de la SA

90
Solution :

Prime de conversion= 6 000 x 5 000 = 30 000 000


Souscription fournisseurs : 5 000 x 10 000 x 2/5 = 20 000 000
Souscription organisme financier : 5 000 x 10 000 x 3/5 = 30 000 000

4615 Associés opérations sur le capital 80 000 000


1013 Capital souscrit, appelé, versé 50 000 000
1054 Primes de conversion 30 000 000
Souscription des actions

401 Fournisseurs 32 000 000


53 Etablissements financiers et assimilés 48 000 000
4615 Associés opérations sur le capital 80 000 000
Compensation

2. 3. Augmentation de capital par conversion des obligations


en actions

Dans ce cas, les obligations ont été émises dans la perspective d’être au gré
des porteurs, de convertir en actions soit à tout moment, soit dans un délai dit
d’option.

Application :

Une SA convertit 800 obligations de 24 000 F en actions. 1 obligation donne


droit à 2 actions de 10 000 F chacune.

Travail à faire : Passer les écritures

Solution :

§ Diminution de l’emprunt : 800 x 24 000 = 19 200 000


§ Augmentation du capital de : 2 x 800 = 1 600 actions
o Montant nominal : 1 600 actions x 10 000 = 16 000 000
o Prime d’émission = 3 200 000

1612 Emprunts obligataires convertibles 19 200 000


1013 Capital souscrit, appelé, versé 16 000 000
1051 Primes d’émission 3 200 000
Conversion de l’emprunt obligataire

91
2.4 Augmentation du capital par incorporation des
réserves

Cette opération se traduit par un simple jeu d’écriture. Elle n’apporte pas les
ressources nouvelles dans la société car les actionnaires n’effectuent aucun apport
effectif.

Elle peut se réaliser de la manière suivante :

· Incorporation des réserves et distribution d’actions gratuites


· Incorporation des réserves et élévation de la valeur nominale de l’action

v Intérêt de l’opération

· Pour la société

o La société améliore son image puisque le capital juridique se rapproche du


capital de fait ;
o Le crédit de la société augmente ;
o La situation financière est consolidée car les réserves capitalisées ne sont
plus distribuables.

· Pour les actionnaires

o Il s’agit d’enregistrer l’opération traduisant pour les actionnaires la volonté


des dirigeants d’accroître leur dividende (augmentation de l’intérêt
statutaire) ;
o Le cours en bourse de l’action baisse, ce qui facilite les transactions.

Inconvénients pour la société

L’opération entraîne les frais souvent très élevés (impression des titres,
gestion du service des titres…).

Quelles réserves incorporer au capital

En principe toutes les réserves ou fraction de réserve appartenant aux


actionnaires sont susceptibles d’être capitalisées y compris les primes liées au capital
et les écarts de conversion ; pourvu que ces réserves aient une contre partie réelle à
l’actif.

2.1.6. Distribution d’actions gratuites et droits


d’attribution

92
Les actions sont distribuées aux actionnaires proportionnellement à leur droit
sur le capital ancien. Les actionnaires qui n’en veulent pas doivent céder leur droit
d’attribution.

· Calcul du droit d’attribution

Le droit d’attribution permet de compenser la perte de valeur de l’action


ancienne. Il est donc égal à la différence entre la valeur de l’action avant l’opération
et sa valeur après l’opération d’où : da = V-V’
Toutefois, l’opération n’entraînant pas de ressources nouvelles pour
l’entreprise, on en déduit que le prix d’émission des actions gratuites (E) ;
E = 0 ; d’où :

da = (V-E) N’
N + N’

= (V-0) N’
N + N’

Da = V x N’
N + N’

Dans ce cas l’acquéreur des droits doit présenter qda pour recevoir P actions
de valeur mathématique V’ chacune; d’où la démarche suivante pour cet actionnaire:

· Acheter qda
· Payer O prix d’émission
· Recevoir P actions de V’ chacune ;

soit la relation :

qda + O x P = PV’
qda = PV’

da = P x V’
q

Application : Calcul du droit d’attribution

Une société dont le capital est constitué par 8 000 actions de 10 000 F décide
de l’augmenter par incorporation de 20 000 000 F de réserves suivie d’une
distribution d’actions gratuites de valeur nominale de 10 000F. La valeur boursière de
l’action avant cette opération est de 15 000 F.

Travail à faire :

1- Présenter dans les livres de l’entreprise les enregistrements sachant que les
frais qui en découlent se sont élevés à 2 300 000 F hors TVA.

93
2- Calculer de trois manières différentes, le droit préférentiel d’attribution. En
déduire la dépense à engager par un actionnaire qui reçoit 400 actions
gratuites alors qu’il ne disposait que de 300 droits d’attribution.

Solution :

a) Actionnaire ancien
V = 15 000
V’ = 15 000 x 8 000 = 120 000 000 = 12 000 F
8 000 + 2 000 10 000
da = V – V’ = 15 000 – 12 000

da = 3 000 F

b) Actionnaire nouveau
Q = 2 000 / 8 000 = ¼

Pour 1 action gratuite, il faut 4 droits


· Il achète 4 droits
· Il reçoit 1 action
· Cette action vaut 12 000 F
4 da = 12 000 -à da = 12 000 Da = 3 000
4
c) Formule
DA = V N’ = 15 000 2000 = 15 000 x 1 = 3000
N + N’ 8000 + 2000 5

Dépenses à engager par un actionnaire qui reçoit 400 actions gratuites.

· Nombre de droits donnant 400 actions gratuites


400 x 4 da = 1 600 da
· Nombre de droits à acheter
1 600 da – 300 da = 1 300 da
Dépense = 1 300 x 3 000

Dépense = 3 900 000

Enregistrements :

11 Réserves 20 000 000


1013 Capital souscrit, appelé, versé, non amorti 20 000 000
(Augmentation de capital)

6324 Honoraires 2 300 000


4454 TVA récupérable sur serv. Ext 430 100
521 Banques locales 2 730 100
Fin exercice

94
2015 Frais de modification du capital 2 300 000
78 Transferts de charges 2 300 000

2.5. Double augmentation du capital

L’entreprise peut procéder à une augmentation combinée associant les


apports en numéraire et l’incorporation des réserves. Cette double opération pouvant
être :

§ Soit simultanée ;
§ Soit successive.
2.5.1. Augmentations simultanées

Les opérations d’apports en numéraires et d’incorporation des réserves


s’effectuent au même moment. Par conséquent à chaque action ancienne sont
attachés à la fois 1 droit de souscription (ds) et 1 droit d’attribution (da).

v Calcul des droits de souscription et d’attribution

Le principe est le suivant :

o Déterminer la valeur de l’action avant toute opération ;


o Calculer la valeur de l’action après toute opération ;
o Calculer les droits d’attribution et de souscription dans un ordre
indifférent ;
o Vérifier que ds + da = V – V’

Application : Calcul des droits dans une augmentation simultanée.

Soit une SA dont le capital est de 70 000 000 (action de 10 000 F) qui décide
d’augmenter son capital en émettant 5 000 actions nouvelles de 10 000 F :

o 3 000 actions de numéraires au prix de 12 000 F


o 2 000 actions gratuites distribuées après incorporation des réserves.

Sachant que la valeur boursière de l’action avant cette opération est de


30 000 F,

1- Calculer la VM de l’action après l’augmentation de capital.


2- Calculer les valeurs théoriques des droits de souscription et d’attribution.
3- Vérifier ces valeurs
4- Passer au journal de la société toutes les écritures relatives à l’augmentation
de capital
5- Passer les écritures d’appel er de réalisation du dernier quart
6- Combien d’action de numéraire et d’actions gratuites devrait posséder au
maximum un actionnaire ancien propriétaire de 1 400 actions.

95
Cet actionnaire se retrouve à la fin de l’opération avec 3 500 actions soit 2 100
actions nouvelles dont 630 actions gratuites.

Evaluer le budget engagé pour cette opération par cet actionnaire.

Solution :

1°) V = 30 000 F
V’ = 30 000 x 7 000 + 3 000 x 12 000 = 246 000 000
7 000 + 3 000 + 2 000 12 000

V’ = 20 500 F

2°) da + ds = 30 000 – 20 500


da + ds = 9 500 F

· Actions payantes : 3 000 pour 7 000 anciennes soit q = 3


7
il faut donc 7ds pour pouvoir acheter 3 actions
7 ds + 3 x 12 000 = 3 x 20 500

ds = 3 642,857

· Actions gratuites : 2 000 pour 7 000 anciennes soit q = 2


7
il faut donc 7 da pour se faire attribuer 2 actions
7 da = 2 x 20 500 = da = 2 x 20 500
7
da = 5 857,143

3°) Vérification : da + ds = 5 857,143 + 3 642,857 = 9 500 F

N.B. : En cas d’augmentation simultanée, les actions émises en espèces doivent être
entièrement libérées Art.606.

4°) Ecritures d’augmentation de capital

4615 Associés versements reçus sur augmentation 36 000 000


1013 Capital souscrit appelé, versé, non amorti 30 000 000
1051 Primes d’émission 6 000 000
Promesse d’apport

11 Réserves 20 000 000


1013 Capital souscrit appelé, versé non amorti 20 000 000
Incorporation de réserves

521/47 Banques locales 36 000 000
96
4615 Associés versements reçus sur aug de capital 36 000 000
Pour solde de c/ crédité

5°) a) un ancien propriétaire de 1 400 actions devrait avoir au maximum :

· 1 400 x 3/7 actions de numéraire, soit 600 actions payantes


· 1 400 x 2/7 actions gratuites, soit 400 actions gratuites

b) Budget engagé pour l’opération


2 100 – 630 = 1 470 actions de numéraire

· Actions de numéraire acquises en plus


1 470 – 600 = 870 actions
ds nécessaires = 870 x 7/3 = 2 030 ds
· Actions gratuites acquises en plus

· Actions gratuites acquises en plus


da nécessaires = 230 x 7/2 = 805 da

Budget
· Actions
(1 470 x 10 000) 14 700 000
· Prime d’émission
(1 470 x 2 000) 2 940 000
· ds achetés
(2 030 x 3 642,857) 7 395 000
· da achetés
(805 x 5 857,143) 4 715 000
Montant total 29 750 000

2.5.2. Augmentations successives

L’augmentation successive correspond pratiquement à deux (2) opérations


différentes l’un après l’autre.

Dans ce cas, les actions issues de la première augmentation participent à la


seconde opération.

Le principe est le suivant :

o déterminer la VM avant toute opération : V


o calculer la VM après la première opération (V’)
o en déduire le da ou le ds selon le cas = V – V’
o calculer la valeur mathématique après la seconde opération (V’’)
o vérifier que la différence V-V’’ = da + ds.

97
Application :

Reconsidérons le thème ci-dessus en supposant que les 2 opérations sont


successives, à savoir l’émission d’actions de numéraire puis en suite incorporant des
réserves. Les apports sont libérés de ¾ à la souscription.

Travail à faire :

1- Passer les écritures d’augmentation de capital


2- Enregistre l’appel et la réalisation du dernier quart.

Solution :

1°) V = 30 000
V’ = 30 000 x 7 000 + 3 000 x 12 000 = 246 000 000
7 000 + 3 000 10 000
V’ = 24 600 F
ds = 30 000 – 24 600

ds = 5 400

2°) V’’ = 30 000 x 7 000 + 3 000 x 12 000 = 246 000 000


7 000 + 3 000 + 2 000 12 000
V’’ = 20 500
da = 24 600 – 20 500

da = 4 100

3°) Vérification :

V’’ = 30 000 – 20 500 = 9 500


da + ds = 4 100 + 5 400 = 9 500

98
4°) Ecritures d’augmentation

4615 Associés versements reçus sur augmentation 28 500 000


1013 Capital souscrit, appelé, versé, non amorti 22 500 000
1051 Primes d’émission 6 000 000
Clôture souscription

109 Actionnaires, capital souscrit non appelé 7 500 000
1011 Capital souscrit non appelé 7 500 000
Constatation partie non appelé
11 Réserves 20 000 000
1013 Capital souscrit appelé, versé non amorti 20 000 000
Incorporation de réserves
52 Banques locales 28 500 000
4615 Associés versements reçus sur augmentation 28 500 000
Déblocage de fonds

1011 Capital souscrit non appelé 7 500 000


1012 Capital souscrit, appelé, non versé 7 500 000
Appel du dernier quart

467 Actionnaires, restant dû sur capital appelé 7 500 000


109 Actionnaires, cap. souscrit, non appelé 7 500 000
Exigibilité du dernier quart

521 Banques locales 7 500 000


467 Actionnaires, restant dû sur cap. appelé 7 500 000
Libération du dernier quart

1012 Capital souscrit, appelé, non versé 7 500 000


1013 Capital souscrit, appelé ; versé 7 500 000

1013 Capital souscrit appelé, versé 50 000 000


101 Capital social 50 000 000
Pour solde du c/ débité

5°) a) Un ancien propriétaire de 1 400 actions devrait avoir au maximum :

· 1 400 x 3/7 actions de numéraires, soit 600 actions payantes


· 1 400 x 2/7 actions gratuites, soit 400 actions gratuites

b) Budget engagé pour l’opération


2 100 – 630 = 1 470 actions de numéraires

· Actions de numéraires acquises en plus


1 470 – 600 = 870 x 5 = 2 030 ds

· Actions gratuites acquises en plus


99
630 – 400 = 230 actions
da = 230 x 7/2 = 805 da

Budget
· Actions 1 470 x 10 000 = 14 700 000
· Prime d’émission 1 470 x 2 000 = 2 940 000
· ds achetés 2 030 x 5 400 = 10 962 000
· da achetés 805 x 4 100 = 3 300 500
Total 31 902 500

100
EXERCICES

I- Le 01/01/N, la SA WATTARA décide de doubler son capital par l’émission


d’actions de numéraires de valeur nominale 10 000 F

Extrait du bilan de la S.A. WATTARA au 31/12/N-1

Charges immobilisées 2 000 000 Capital social 200 000 000


Immobilisations 146 296 000 Réserves 82 000 000
Actif circulant 214 514 000 Dettes financières 40 000 000
Autres dettes 41 500 000
Total 363 500 000 Total 363 500 000

Le prix d’émission de l’action nouvelle est 13 500 F les apports sont libérés
comme suit :

· ½ immédiatement par versement à la banque


· le reste à libérer dans 2 ans.

Travail à faire :

1- Calculer le ds attaché à l’action ancienne


2- Passer les écritures d’augmentation de capital sachant que les frais
d’augmentation réglés par chèque s’élèvent à 2 000 000 F

II - Une SA au capital de 100 000 000 (10 000 actions de 10 000 F) augmente son
capital en émettant 5 000 actions nouvelles réservées aux anciens actionnaires. On
dispose des renseignements suivants :

Actionnaires Nombre d’actions Nombre d’actions


anciennes possédées nouvelles demandées
JOJO 2 000 1 500
JACQUES 1 000 -
BELLO 500 250
AUGUSTIN 1 500 750
NJOH 800 -
NDI 1 200 750
EBOA 1 000 750
EKINDI 2 000 1 500

Travail à faire: Repartir les actions

101
III - Une SA au capital de 40 000 000 (4 000 actions de 10 000 F) reçoit pour
augmentation de son capital un terrain d’une autre société d’un montant de
28 000 000 F.

L’ensemble des capitaux propres de la société est de 60 000 000 F. Mais l’actif
comprend des charges immobilisées pour 4 000 000 F.

Travail à faire :

1- déterminer le nombre d’actions d’apport à attribuer au nouvel actionnaire


2- déterminer la prime d’émission
3- déterminer l’augmentation du capital
4- peut-on calculer le ds
5- passer les écritures
6- sachant que le prix d’émission est fixé à 12 500 F par action, reprendre les 5
premières questions
7- le prix d’émission est fixé à 12 000 F, reprendre les 5 premières questions.

IV - Le groupe KOULIBALY est une SA au capital de 90 000 000 (9 000 actions de


10 000 F). Le 31/12/N, son bilan présente les postes suivants :

- Capital 90 000 000


- Prime d’émission 6 000 000
- Réserve légale 7 450 000
- Réserve facultative 75 380 000
- report à nouveau 470 000 (créditeur)

L’Assemblée Générale des Actionnaires (AGA) a décidé de distribuer le


01/01/N+1 à ses actionnaires 8 000 actions gratuites de nominal 10 000 F. La
somme nécessaire à cette augmentation de capital sera prélevée sur la réserve
facultative et la prime d’émission.

Travail à faire :

1- Calculer le droit d’attribution


2- Passer les écritures

V- Une Sa au capital de 30 000 F divisé en actions de 10 000 F cotées 16 000 F


en bourse décide d’incorporer à son capital 10 000 000 F de réserves suivi de la
distribution gratuite de 1 000 actions.

102
Ensuite, elle décide de porter son capital de 40 000 000 F à 60 000 000 F par
émission à 11 250 F d’actions de 10 000 F en numéraire intégralement libérées par
chèque à la souscription.

Travail à faire :

1- Calculer le da et le ds
2- Passer au journal les écritures d’augmentation de capital.

VI - La SA DOSSOU au capital de 50 000 000 divisé en 2 500 actions de valeur


nominale 20 000 F coté 28 000 F en bourse, augmente son capital, en réalisant
simultanément les deux (2) opérations suivantes :

· Emission à 21 000 F l’une de 1 000 actions nouvelles de valeur nominale


20 000 F libéré du minimum légal.
· Incorporation au capital d’une réserve facultative en répartissant 500 actions
gratuites.

Travail à faire :

1- Calculer le da et le ds attachés à chaque action ancienne.


2- Passer les écritures correspondantes au journal.

103
CHAPITRE 9 : LA REDUCTION DU CAPITAL

La société peut réduire son capital pour deux raisons principales :

· Le capital peut être pléthorique eu égard aux besoins de l’entreprise ; dans


ce cas, la société rembourse aux associés la partie excédentaire du capital.

· La société ayant réalisé de forts résultats déficitaires sans pouvoir les


compenser par les bénéfices, on va donc ramener le montant du capital à
sa valeur réelle. Cette opération est appelée « assainissement financier ».

La réduction du capital ne doit en aucun cas, quelle que soit la forme de la


société, porter atteinte à l’égalité des actionnaires.

Elle peut être ou non motivée par des pertes.

En aucun cas, la réduction du capital ne doit porter atteinte à l’égalité


des actionnaires sauf consentement exprès des actionnaires défavorisés (Art. 628).

I – LA REDUCTION DU CAPITAL NON MOTIVEE PAR DES PERTES

Dans ce cas, il s’agit d’un remboursement de capital. Ce remboursement


pouvant s’effectuer de deux manières suivantes :

· Soit en réduisant la valeur nominale du titre ;


· Soit en réduisant le nombre de titres (directement ou par rachat en
bourse) ;

1.1. Réduction de la valeur nominale des titres

Cette opération n’est possible que si elle ne porte pas la valeur du titre en
dessous du minimum légal. Plusieurs cas peuvent se présenter notamment dans les
sociétés anonymes.

1.1.1. Les titres sont entièrement libérés

Dans ce cas, on constate tout simplement la mise à la disposition des associés


des sommes leur revenant puis le remboursement effectif.

104
Application : Réduction de la valeur nominale du titre

Une SA au capital 20 000 000 (actions de 20 000 F) décide de réduire celui-ci


de 25% par règlement des sommes correspondantes aux actionnaires par chèque.

Travail à faire : Passer au journal les écritures correspondantes dans le journal de


l’entreprise.

Solution :

Remboursement de 20 000 x 25% par action, soit 5 000 F/action


Montant à rembourser = 5 000 x 1 000 actions = 5 000 000 F

101 3 Capital souscrit, appelé, non amorti 5 000 000


4619 Associés capital à rembourser 5 000 000
Réduction du capital

4619 Associés capital à rembourser 5 000 000


521 Banques locales 5 000 000
Paiement du remboursement

1.1.2. Les titres sont libérés d’une fraction égale pour


tous

Dans ce cas, il faut commencer par rétablir l’égalité des engagements et des
droits entre les actionnaires en annulant les versements non encore effectués soit en
partie, soit en totalité selon le cas.

Application : Réduction du capital : Actions partiellement libérées

Une SA au capital de 20 000 000 (actions de 20 000 F) libérées de ¾ qui


décide de réduire son capital de moitié. La BICEC est chargée de l’opération.

Solution :

· L’engagement de verser le dernier quart est annulé


20 000 x ¼ x 1 000 = 5 000 000 F
· Somme à rembourser par action
20 000 000 F x 1 = 10 000 000 F – 5 000 000 F = 5 000 000 F
5 000 000 / 1000 = 5 000 F/action
Réduction totale = 10 000 000 (5 000 000 + 5 000 x 1 000)

1011 Capital souscrit non appelé 5 000 000


109 Actionnaire, capital souscrit non appelé 5 000 000
Annulation engagement du dernier ¼

1013 Capital souscrit, appelé versé 5 000 000


4619 Associés capital à rembourser 5 000 000
105
Réduction du capital

4619 Associés capital à rembourser 5 000 000


5211 BICEC 5 000 000
Paiement du remboursement

106
Les titres sont inégalement libérés

Ce cas se rencontre surtout dans les SA du fait qu’il peut exister :

o Des actions d’apport entièrement libérés ;


o Des actions de numéraires libérées par fraction ;
o Des actions de numéraires libérées par anticipation.

Application : Réduction du capital : Actions inégalement libérées

Soit une SA au capital de 20 000 000 (actions de 20 000 F) formé de :


- 400 actions d’apports entièrement libérés ;
- 600 actions de numéraires libérées de moitié (dont 150 libérées
par anticipation du 3e quart).
- L’AGE décide d’une réduction de 50% du capital.

Travail à faire : Passer au journal toutes les écritures qui en découlent, sachant
que le remboursement effectif s’effectue par banque.

Solution :

Comptes concernés

Au passif

109 Actionnaires, capital souscrit non appelé 5 250 000


1011 Capital souscrit non appelé 5 250 000
1013 Capital souscrit appelé versé 4 000 000
4616 Associés vers anticipés 750 000
(150 x 5 000)

1011 Capital souscrit non appelé 5 250 000


1013 Capital souscrit, appelé, versé 4 000 000
4616 Associés vers anticipés 750 000

4619 Associés capital à rembourser 4 750 000


109 Actionnaires, capital souscrit non appelé 5 250 000
Annulation engagements

4619 Associés capital à rembourser 4 750 000


521 Banques locales 4 750 000
Remboursement

107
1.2. Réduction du nombre de titres

On rembourse à chaque actionnaire un certain nombre de titres qui est


proportionnel au nombre de titres possédés. Il arrive cependant qu’il se pose un
problème de « rompus » (titre excédent le multiple immédiatement inférieur).

Sur le plan comptable, on constate :

· La réduction du capital

101 Capital social


4619 Associés, capital à rembourser

· Le remboursement effectif

4619 = Associés, capital à rembourser


5… Trésorerie

1.3. Réduction par rachat de titres en bourse

Une société ne peut racheter ses propres actions que si l’Assemblée Générale
Extraordinaire (AGE) lui autorise la réduction du capital en l’absence d’une perte,
puis ensuite par l’annulation des actions rachetées (Art. 639)

Sur le plan juridique :

o L’offre doit être faite à tous les actionnaires et un avis d’achat publié
dans un Journal d’Annonce Légale (JAL) ;
o L’égalité des actions doit être respectée ;
o Les actions rachetées doivent être annulées dans un délai d’un mois à
compter de l’expiration du délai de rachat.

Sur le plan comptable deux situations peuvent se présenter :

1- La rachat est fait à un prix inférieur à la valeur nominale.

Une telle situation fait apparaître un bonis de rachat (gain financier),


enregistré au crédit du compte 778 « revenus financiers et produits assimilés ».

108
Le processus comptable est le suivant :

a) Rachat

50 Titres de placement __________________ A


52 Banque _____________________________ A

b) Annulation des titres

1013 Capital souscrit, appelé, versé, non amorti __________________ C


50 Titres de placement __________________________ A
778 Gains sur opérations financières __________________ f

2- Rachat à un prix > à la valeur nominale


Cette opération fait apparaître une perte sur rachat portée au débit du compte
678.

a) Rachat

502 Actions cotées __________________ A


52 Banque _____________________________ A

b) Annulation des titres

1013 Capital souscrit, appelé, versé, non amorti_____________ C


11 Réserves ________________________________________ C
678 Perte sur opération fin. f
50 Titres de placements _______________________ A

109
Application : Réduction du capital par rachat des titres

Une Sa au capital de 20 000 000 F cfa (actions de 10 000 F) le réduit en le


ramenant à 15 000 000 F par rachat en remboursement de 500 actions propres de
10 000 F au prix de 11 000 F. Les frais de négociation s’élèvent à 400 F par titre
racheté. TVA en sus. L’opération est dirigée par la SGBC.

Passer au journal toutes les écritures.

502 Actions cotées 5 500 000


5211 SGBC 5 500 000
(Rachat) (11 000 x 500)

1013 Capital souscrit, appelé, versé, non amorti 5 000 000


678 Pertes sur risques financiers 500 000
(11 000 – 10 000) x 500
502 Actions cotées 5 500 000
(Annulation des titres)

6311 Frais sur titres 200 000


(500 x 400)
4454 Etat TVA récupérable sur services 35 600
5211 SGBC 235 600
Engagement des frais
Fin exercice
2015 Frais de modification du capital 200 000
7817 Transfert de charges 200 000
Immobilisation des frais

II – LA REDUCTION MOTIVEE PAR DES PERTES

Ce cas s’impose lorsque la société a subi une perte importante qu’elle ne peut
espérer rapidement compenser par des bénéfices futures.

Au niveau de la comptabilité, l’opération se constate par l’article suivant :

11 Réserves
1013 Capital souscrit, appelé, versé, non amorti
12 Report à nouveau
1309 Résultat en instance d’affectation : perte

Remarque :

Il peut arriver que la société réduise son capital pour amortir les pertes et
procéder ensuite à une augmentation. Cet assainissement financier qui a pour but
d’inciter les nouveaux actionnaires à entrer dans la société est appelé le coup de
l’accordéon.
110
EXERCICES

1- La KONATE SA au capital de 30 000 000 F (3 000 actions de 10 000 F) décide


de réduire son capital de 10 000 000 F. Les remboursements se font par
l’intermédiaire de la BICEC.
Passer les écritures de réduction de capital.

2- Une SA au capital de 20 000 000 F décide de réduire son capital de moitié.


Les actions de valeur nominale 10 000 F étaient libérées de ¾.
Passer les écritures nécessaires.

3- La SARL BINETA au capital de 100 000 000 F (5 000 actions de 20 000 F)


réduit son capital à 50 000 000 F en baissant la valeur nominale des actions
de 10 000 F.
2 500 actions « A » étaient entièrement libérées
2 500 actions « B » ne l’étaient que de moitié, mais quelques 1 250 actions
« B » s’étaient libérées de façon anticipée en versant les deux derniers quarts.

Travail à faire :

- Préciser les modalités de la réduction de capital


- Passer les écritures qui s’imposent au journal.

4- Une société au capital de 20 000 000 F (2 000 actions de 10 000 F) réduit son
capital à 6 000 000 F par remboursement des actions à la suite de la vente
d’une partie de son actif. Les actions remboursées le sont par chèque à la
SGBC.

Travail à faire :

- Déterminer le nombre d’actions remboursé


- Passer les écritures au journal

5- Une SA au capital de 20 000 000 F (2 000 actions de 10 000 F) rachète 800


de ses actions à 8 700 F l’action. Frais d’achat 150 F par action.
Passer les écritures.

111
CHAPITRE 10 : L’AMORTISSEMENT DU CAPITAL

L’amortissement du capital est décidé par l’Assemblée Générale Ordinaire


(AGO) lorsqu’il est prévu dans les statuts. Dans le cas contraire, c’est l’Assemblée
Générale Extraordinaire (AGE) qui décide (Art. 652).

I – LA DEFINITION

C’est l’opération par laquelle une société rembourse le capital aux actionnaires
reconstitué soit par leur prélèvement sur les bénéfices, soit sur une réserve (sauf la
réserve légale) de manière à maintenir la garantie des créanciers.

L’amortissement du capital diffère de la réduction du capital par


remboursement en ce que :

· L’amortissement du capital se fait grâce aux bénéfices ou aux réserves : la


société verse aux actionnaires sous un nom différent les bénéfices ou réserves
qu’elle aurait dû leur verser comme dividendes.
· L’amortissement du capital ne porte pas atteinte au chiffre nominal du capital.
D’où l’inutilité des formalités de publicité.

II – LES CONSEQUENCES DE L’AMORTISSEMENT

L’action complètement amortie est échangée contre un autre titre appelé


action de jouissance.

L’action de jouissance perd :

· Le droit au remboursement futur du capital,


· Le droit à l’intérêt statutaire (ou premier dividende).

Par contre, l’action de jouissance conserve :

· Le droit de vote aux assemblées,


· Le droit au superdividende lors de la répartition des bénéfices,
· Le droit aux réserves et aux plus-values de liquidation,
· Le droit au bonis (capital social – actif net) de liquidation en cas de
dissolution de la société.

III – LES MODALITES PRATIQUES DE L’AMORTISSEMENT

· L’amortissement se fait par prélèvement sur les réserves, ou, (cas


rares) sur le bénéfice. Par conséquent ; la loi exige qu’une réserve au
moins égale au montant à rembourser soit préalablement constituée ;
· Le seul procédé légal est l’amortissement par remboursement égal sur
chaque action d’une même catégorie.

112
IV – L’ASPECT COMPTABLE DE L’OPERATION

Au niveau de la comptabilité, on distingue quatre (4) étapes :

a) Constatation de l’amortissement

1013 Capital souscrit, appelé, versé, non amorti X


1014 Capital souscrit, appelé, versé, amorti X
Constatation de l’amortissement

130 Résultat en instance d’affectation X


118 Autres réserves X
4619 Associés, capital à rembourser X

b) remboursement effectif

4619 Associés capital à rembourser X


5… Trésorerie X

Application : Amortissement du capital dans une société anonyme

Une SA dont le capital est de 100 000 000 F (actions de 10 000 F), décide de
l’amortir du quart. Cette somme est prélevée des réserves. L’opération est assurée
par la SGBC. Commissions 500 000 F.

Passer toutes les écritures relatives à cette opération sachant que l’extrait du
compte 11… « Réserves » présente un solde de 50 000 000 F (propriété exclusive
des actionnaires).

1013 Capital souscrit, appelé, versé, non amorti 25 000 000


1014 Capital souscrit, appelé, versé, amorti 25 000 000
(Décision d’amortissement)

11 Réserves 25 000 000


4619 Associés, capital à rembourser 25 000 000
Amortissement du ¼ du capital

4619 Associés capital à rembourser 25 000 000


5211 SGBC 25 000 000
(Remboursement effectif)

631 Frais bancaires 500 000


5211 SGBC 500 000
Commissions
113
114
EXERCICES D’ENSEMBLE

I - La société SODIP au capital de 20 000 000 F, procède à une augmentation de


capital en numéraire de 10 000 000 F. La possession de 2 actions anciennes de
20 000F permettant de souscrire une action nouvelle de 20 000 F.

La valeur mathématique de l’action avant ouverture de la période de


souscription est de 32 500 F, le prix d’émission de l’action nouvelle est fixé à
25 000 F, les frais d’émission s’élèvent à 600 F par action. Les versements relatifs à
l’opération d’augmentation du capital sont effectués par la BICEC.

Travail à faire :

1) Calculer la valeur du droit de souscription


1) Présenter à la société SODIP, les écritures relatives à l’augmentation du capital
2) Un actionnaire possédant 21 actions de la société SODIP a acheté en bourse 9
droits pour 22 300 F. Après l’opération combien possède-t- il d’actions ?

II - La société anonyme FROICAM qui a été créée en 1995 se propose de procéder


à une augmentation de capital en novembre N, par création d’actions de numéraires,
afin de le porter à 400 000 000 F.

Les actions (anciennes et nouvelles) ont un nominal de 20 000 F ;le prix


d’émission de l’action est égal à 80% de la valeur mathématique comptable et
permet de limiter la baisse de l’action, après augmentation de capital à 8% de cette
valeur.

Le 30 novembre, on constate que toutes les actions nouvelles ont été


souscrites et que les actionnaires se sont libérés par versement bancaire du montant
exigé (seul le minimum légal a été appelé).

Travail à faire :

1) déterminer le nombre d’actions à émettre


2) exprimer la valeur théorique du droits de souscription en fonction de la valeur
mathématique de l’action avant augmentation de capital.
3) Vérifier les deux question précédentes dans l’hypothèse où la valeur
mathématique de l’action avant augmentation est égale à 30 000F.
4) Enregistrer au journal les écritures relatives à l’augmentation (reprendre
l’hypothèse de la 3e question)
5) Passer les écritures d’appel le 31 janvier et libération du solde le 15 février
2000.

115
III - Le 1er/07/N, une SA est constituée dans les conditions suivantes :

Apport en société du patrimoine des ETS ALLY.

· Fonds de commercial 6 200 000


· Marchandises 8 000 000
· Matériel d’exploitation 4 000 000
· Créances 2 400 000
· Capital 10 000 000
· Fournisseurs 6 000 000
· Autres dettes 4 600 000

D’autres associés apportent en espèces 40 000 000 F. La valeur de nominale


de l’action est de 10 000 Fcfa.

Travail à faire :

1) Déterminer le nombre d’actions à attribuer à chaque type d’apport


2) Calculer le montant des droits d’enregistrement.

IV - Augmentation de capital ; calcul des valeurs mathématiques de droits de


souscription et d’attribution.

Le 02/01/2003, M. ABEL, entrepreneur individuel a constitué avec d’autres


actionnaires la société anonyme SAWA. Chacun des nouveaux actionnaires apportera
1 000 000 Fcfa. Le capital de la société anonyme est de 5 500 000 Fcfa (actions de
10 000 Fcfa) 500 actions.

Les apports seront libérés de moitié le 30 avril 2005. Le reste sera libéré le
01/12/2003. Le bilan de l’entreprise ABEL est le suivant :

POSTES BRUT AMORT/PROV NET POSTES NET


Immobilisations 2 460 000 1 000 000 1 460 000 Capital 1 500 000
Stocks 600 000 60 000 540 000 Emprunt 1 000 000
Créances 600 000 600 000 Fournisseurs 200 000
Disponibilités 100 000 100 000
Total 3 760 000 1 060 000 2 700 000 Total 2 700 000

L’actif est repris à sa valeur comptable, c’est à dire pour 2 700 000.

Travail à faire :

1) Déterminer les apports de M. ABEL à la création de l’entreprise.


2) Passer les écritures de constitution, d’appel, et libération de la dernière part.

116
L’extrait du bilan de la société SAWA au 31 décembre 2004 se présente
comme ci-après :

Capital (550 actions) : 5 500 000


Réserves légales : 500 000
Autres réserves : 4 750 000
Report à nouveau : 25 000
Total 6 050 000

La société décide le 1er janvier 2005 de procéder à :

3) L’augmentation du capital par émission de 100 actions nouvelles à 10 500


Fcfa. Les fonds sont libérés dès la souscription :

Calculer :
· la valeur mathématique avant l’augmentation, la valeur mathématique
après augmentation.
· La prime d’émission, le droit préférentiel de souscription et passer
l’écriture de l’augmentation du capital

4) L’augmentation par incorporation des réserves.

La société SAWA a décidé d’augmenter le capital par incorporation de réserves


de 450 000 Fcfa.

· Calculer la valeur mathématique après augmentation du capital sans


tenir compte de l’augmentation précédente par émission d’actions
nouvelles.
· Calculer le rapport d’attribution et le droit d’attribution.
· Comptabiliser cette augmentation.

V - variation des capitaux propres

Au 31/12/2004, après affectation du résultat 2003, l’extrait du bilan de la SA


DAMASE se présente comme suit :

Intitulés Montants Intitulés Montants


Frais d’établissement 25 000 Capital (200 actions) 4 000 000
Réserve légale 400 000
Réserve facultative 2 500 000
Réserves diverses 1 200 000
Provision spéciale réévaluation 50 000
Report à nouveau (débiteur) (3 000 000)
Résultat de l’exercice (débiteur) (4 100 000)
Compte courant associé principal 2 000 000

117
Il est envisagé d’opérer un assainissement de la présentation des capitaux
propres, par imputation du report à nouveau débiteur sur les postes de réserve
facultative et de réserve diverses.

Questions :

1) Analyser la situation
a. que constater- vous ?
b. qu’en pensez- vous ?
2) Quelle autre formule juridique préconiseriez-vous ?
3) Effectuer tous les calculs et passer les écritures comptables qui découlent de
votre solution.

VI - L’extrait de la balance après inventaire mais avant calcul de l’impôt sur les
sociétés de la SA NNAM se présente comme suit le 31 décembre 2000.

1011 Capital souscrit, non appelé 15 000 000


1013 Capital souscrit appelé versé 35 000 000
1014 Capital souscrit appelé, versé, amorti 10 000 000
1051 Prime d’émission 3 000 000
111 Réserve légale 3 500 000
112 Réserves statutaires 4 800 000
121 Report à nouveau 440 000

L’entreprise a émis trois(03) catégories d’actions de même valeur nominale :

· 1000 actions A dont la valeur nominale est amortie de moitié ;


· 1000 actions B intégralement libérées et non amorties,
· 1000 actions C émises et libérées partiellement le 01 septembre 2000 (la
prime d’émission provient de cette augmentation)

Le bénéfice fiscal de l’exercice 2000 est de 54 498 000 Fcfa et comprend en


particulier des intérêt excédentaires des comptes courants d’associés, qui ont été
réintégrés. La totalité de ces intérêts se chiffre à 840 000 Fcfa et seulement 604 000
Fcfa ont été considérés comme charges fiscalement déductibles.

Les statuts de la société prévoient que l’affectation des résultats se fera de la


manière suivante :

· dotation à la réserve légale au taux de 10 %


· attribution d’un intérêt statutaire de 6% du capital libéré et non amorti
· dotation d’une réserve statutaire de 20% du solde
· le reste, sous réserve d’un report à nouveau éventuel, appartient aux
actionnaires (le superdividende est arrondi à la centaine de francs
inférieure)

118
Travail à faire :

a) calculer l’impôt total à payer pour l’exercice 2000


b) présenter le tableau de répartition des bénéfices sachant que le
bénéfice comptable avant impôt était de 41 681 730 Fcfa ;
c) calculer le coupon brut pour chaque catégorie d’action ;
d) passer au journal les écritures nécessaires compte tenu de la TPRCM au
taux de 16,5%

VII - La SA KONE, dont le capital est composé de 1000 actions de 10 000 Fcfa de
valeur nominale, procède à une émission de actions de 10 000 Fcfa de valeur
nominale à souscrire en numéraire à 15 000Fcfa et à une attribution de 200 actions
gratuites de 10 000 Fcfa de valeur nominale ;

Avant les deux opérations, la valeur mathématique de l’action KONE est de


22 000 Fcfa.

Travail à faire :

1) calculer dans les hypothèses suivantes et sans utiliser la formule, la valeur du


DA et de DS.
- Hypothèse 1 : augmentations successives, l’émission en numéraire
précède l’attribution gratuite
- hypothèse 2 : augmentations successives, l’attribution gratuite
précède l’émission en numéraire
- hypothèse 3 : opérations simultanées.

2) passer les écritures découlant de chaque hypothèse sachant que les


actionnaires se sont libérés du minimum légal à la souscription, que les fonds ont été
déposés chez Me EKINDI, notaire, qui les a virés sur le compte de la société
moyennant des honoraires qui s’élèvent HT à 10% des sommes totales reçues.

N.B. : Les opérations étaient closes le 30/09/2000.

Le 01/12/2000, la société appelle le 2e quart, EYANGO qui n’était pas un


ancien actionnaire s’étant procuré 10 actions gratuites après avoir acheté les droits
nécessaires aux prix suivants :

DS=2 100 ; DA= 2 300

A l’appel du 2e quart, EYANGO est défaillant, sa défaillance concerne tous ses


titres qui font en conséquence l’objet d’une vente aux enchères ; ces titres sont
vendus libérés de moitié pour un prix total de 135 000 Fcfa.

Travail à faire :
1) passer les écritures relatives à l’appel du 2e quart
2) calculer puis analyser la perte ou le gain de l’actionnaire EYANGO.

N.B. : Les deux questions ci-dessus doivent être traitées dans l’optique de la
première hypothèse.
119
COMPTABILITE – OHADA

TOME 3

COMPTABILITE DES
SOCIETES

120

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