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Droit de l’informatique

et RGPD
Introduction
 A l’origine, réseau internet mis en place par la communauté de chercheurs et par
les militaires (1ers travaux pratiques et théoriques datent des années 60).
 L’outil essentiel d’internet, le web, est mis en place début des années 90.
 Ouverture au grand public au milieu des années 90, avec ses limites comme la
« fracture numérique ».
 Concrètement, on va passer d’un projet de communication militaire à un réseau
mondial participatif.
 1ère génération du web, Web 1.0, permet seulement de créer des liens entre les sites : le
mouvement est limité et les internautes n’interfèrent pas sur le contenu.
 Web 2.0 apparaît début des années 2000, mais il faut attendre 2006 en France pour voir
cette technologie s’installer dans les foyers. C’est la naissance du Web social : les
internautes sont désormais acteurs de la plateforme.
 Aujourd’hui, on parle du web 3.0 avec la blockchain et les cryptomonnaies ou les NFT
notamment.
 Le web 4.0 renverrait à un web intelligent grâce à l’IA
 Le web 5.0 concernerait quant à lui le métaverse, qui réunirait finalement les autres
formes du web
Introduction
Internet comme phénomène social
 On comprend donc qu’internet est phénomène social, dont la place s’est
accrue avec l’arrivée d’un internet mobile, la 3G et l’accès via les
smartphones.
 Les gens trouvent dans internet un moyen de communication et d’organisation des
évènements, des manifestations… Dans des contextes de censure médiatique,
lorsque les journalistes pro sont empêchés d’enquêter, la possibilité ainsi offerte à
la population, privée de libertés, de diffuser des infos est une revanche des
mouvements de libération démocratique.
 En 2014, à Hong Kong, c’est par ex l’application Fire Chat qui permettait aux manifestants
pro démocratie de communiquer

 A l’inverse, outil de communication qui permet également de mettre en relation


des personnes qui n’ont pas les meilleurs intérêts en tête : attentats de 2015 avec
la propagande via les réseaux sociaux ; désinformation (page pro-Trump qui étaient
gérées depuis l’Asie)….
Introduction
Internet comme enjeu économique
 Au 1er janvier 2024 :
 5,35 milliards d’internautes (+1,8% par rapport à 2023), soit 66,2% de la population
mondiale. 92.6% de la population française utilise internet.
 5,61 milliards de mobinautes (+2.5%)
 5,04 milliards d’utilisateurs actifs sur les réseaux sociaux (+5,6%)
 En moyenne, 6h40 passés par jour sur internet (en France, 5h25)
 La France s’inscrit comme le 2ème marché e-commerce d’Europe (159,9 milliards d’€ de
CA, soit +10.5%)
 Le développement du commerce électronique est de plus en plus lié à la collecte
des données personnelles, tant pour affiner le service proposé par une offre
personnalisée que par la volonté d’utiliser l’information collectée pour la
valoriser, en termes de monétisation.
 Pour de nombreux modèles d’affaires des services de contenus sur internet, la
collecte et revente des données personnelles permet de financer un service
proposé gratuitement aux utilisateurs.
 « Si c’est gratuit, c’est que vous êtes le produit ».
Introduction
Un droit de l’internet ?
 Internet véhicule un contenu, régi par différentes réglementations : droit des données
personnelles, droit des contrats, droit de la consommation, droit de la concurrence, droit de
la responsabilité, droit de la propriété intellectuelle, droit pénal….
 On pourrait définir « le droit de l’internet » comme l’ensemble des règles de droit, d’origine
légale, jurisprudentielle, ou issues spontanément des pratiques professionnelles, applicables au
réseau d’internet.
 En France, cadre posé par la loi « Informatique et Libertés » en 1978 + loi Hadopi en 2009.
C’est un droit qui reste cependant limité car le caractère international de l’outil rend
difficile sa mise en œuvre (existence de paradis numériques sans régulation).
 Naissance de nouvelles activités grâce à internet:
 L’intermédiation commerciale (Ebay, vendeurs tiers sur Amazon)
 Le référencement (« tricher » dans les catalogues en ligne en privilégiant certains produits).
 Diffusion de données illicites (atteinte au droit d’auteur)
 Notion de droit de l’internet a finalement évolué, et on parle aujourd’hui de « droit du
numérique »
 Englobe non seulement le droit touchant au contenu de l’internet, mais aussi au contenant,
c’est-à-dire aux infrastructures des communications électroniques.
Introduction

 Module 1 :
 Le NDD et sa protection
 Les contrats techniques : avec le FAI et avec l’hébergeur
 Module 2 :
 La protection du site par le droit d’auteur
 La cession des droits sur le site et le contrat de prestation de service pour la création du
site
 Module 3 :
 La protection des logiciels et des bases de données
 Les contrats d’exploitation / contrats de licence
 Module 4
 Blockchain & Smart contracts
 Module 5
 RGPD
Module 1
 Le nom de domaine et sa protection
 Les contrats techniques :
 Le contrat avec le fournisseur d’accès internet
 Le contrat avec l’hébergeur
Le nom de domaine et sa protection
 Le NDD, c’est une adresse « lisible par un humain » d’un ensemble de sites web ou
de services. C’est en qq sorte un « masque » sur une adresse IP, qui nous permet
de nommer le lien du site vers lequel on veut aller de façon compréhensible,
plutôt qu’énoncer une suite de chiffre
 Par ex, [Link] sera plus facile à retenir que son adresse [Link]
 D’un point de vue professionnel, c’est un identifiant de l’entreprise et de ses
produits parmi d’autres, plus classiques (nom commercial, enseigne, marque,
dénomination sociale…). Il est indispensable à l’identité de toute marque, société,
souhaitant se positionner sur le réseau internet.
 Il peut servir de signe distinctif permettant de déposer une marque.
 Il est composé d’un radical / corps (en général le nom commercial), et d’un
suffixe / extension qui est soit géographique, soit générique, soit personnalisé.
 Le NDD est un objet de droit, et un objet de propriété :
 Objet de droit, car on a des droits sur le NDD que l’on a acquis
 Un objet de propriété car il peut être cédé ou transmis par succession
Le nom de domaine et sa protection
 La règle est celle du « 1er arrivé, 1er servi » mais il faut respecter certaines
conditions.
 Si le NDD est disponible, il sera effectivement attribué à la 1e personne physique ou
morale qui en demandera l’enregistrement. L’attribution ici effectuée ne préjuge pas de
la légitimité de la personne qui a réservé le NDD.
 Il faut donc avoir un intérêt légitime à enregistrer le signe, et être de bonne foi. A
défaut, la personne qui enregistre le NDD pourrait être condamnée à le transférer
gratuitement à son titulaire légitime.
 Avant de le réserver, il faut vérifier la disponibilité du NDD (recherche d’antériorité),
aussi bien sur internet que dans l’environnement physique, notamment pour vérifier que
le NDD ne correspond pas à un signe sur lequel qqun aurait déjà une légitimité, sans
avoir de site internet.
 C’est aussi un droit d’occupation : il ne suffit pas de réserver le NDD pour
prétendre avoir des droits dessus.
 Il faut l’occuper. Face à un tiers qui aurait déposé une marque portant le même nom,
avant que le site ne soit accessible, je serai en tort.
 Limites : certains mots sont interdits (car réservés techniquement par le système),
et l’enregistrement peut être refusé si le NDD est contraire à l’ordre public ou aux
bonnes mœurs, ou s’il est similaire au nom de l’Etat, d’une collectivité
territoriale ou d’un organisme public.
Le nom de domaine et sa protection
Les comportements susceptibles de porter atteinte
L’utilisation du nom de famille
 Créer un NDD en utilisant le nom de famille d’une personne connue revient à «
s’approprier sans son consentement un attribut de sa personnalité dans des
conditions de nature à semer la confusion dans l’esprit du public ».
 Pourquoi est-ce répréhensible ?
 L’utilisateur peut légitimement croire se trouver sur un site contrôlé par la personne, ce
qui n’est pas le cas
 Cela fait obstacle à l’utilisation de son propre nom par la personne pour assurer sa
propre communication
 Donc l’enregistrement ou le renouvellement peut être refusé, ou le NDD supprimé
s’il est susceptible de porter atteinte à des droits de PI ou de la personnalité, sauf
si la personne justifie d’un intérêt légitime et agit de bonne foi
 On pourra tout à fait établir la mauvaise foi du titulaire du nom de domaine s’il a obtenu
ou demandé l’enregistrement de ce nom principalement en vue de le vendre, de le louer
et de le transférer de quelque manière que ce soit à son titulaire légitime (et non pour
l’exploiter effectivement), ou dans le but de nuire au titulaire légitime, ou encore pour
profiter de la renommée du titulaire légitime.
Le nom de domaine et sa protection
Les comportements susceptibles de porter atteinte
L’utilisation du nom de famille
Nom de famille et marque :
 On ne peut pas adopter comme nom de marque un signe portant atteinte au
droit de la personnalité d’un tiers (nom de famille, pseudo, image).
 Inversement, l’existence d’une marque ne peut pas empêcher une personne
homonyme d’utiliser son nom de famille.
 Par contre, le prénom n’ouvre aucun droit, notamment face à une marque.
 TGI Nanterre, 14.03.2005, jurisprudence Milka : les enfants de Milka Budimir,
couturière, lui achètent le nom de domaine [Link] pour promouvoir son activité.
La société Kraft Foods la poursuit en justice pour cybersquatting afin d’obtenir le
transfert du domaine. Le tribunal va ordonner le transfert, mais sans condamner
Mme Budimir car étant de bonne foi.
Le nom de domaine et sa protection
Les comportements susceptibles de porter atteinte
Le cybersquatting & comportements proches
 Une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre la cyberfraude du
18.10.2018 prévoyait de sanctionner plusieurs comportements (n’a pas été
votée)
 Le cybersquatting « technique consistant à acheter des NDD de manière abusive en
ce qu’ils correspondent à un droit antérieur comme une marque […] pour
détourner une partie du trafic attaché à cette marque afin de générer des
recettes publicitaires ou de procéder au vol de données personnelles ». (2 ans et
4.000€)
 Framing : proposer des sites via des liens hypertextes. L’utilisateur clique sur le
lien, le contenu du site tiers apparaît, mais avec l’interface du 1er site. Le cadre
d’origine, qui comprend logo et autres infos du site tiers, n’apparaît pas.
 Le « grabbing » ou « gang name » : enregistrer des NDD de marques renommées
pour les revendre. L’objectif est de détourner la procédure d’attribution des NDD.
 Le typosquatting : détournement basé sur les fautes de frappes que peuvent
commettre des internautes
Le nom de domaine et sa protection
Les comportements susceptibles de porter atteinte
Le cybersquatting & comportements proches
 La loi n’a pas été votée, donc on garde 2 comportements : le cybersquatting
et le typosquatting
 Cybersquatting : réserver un NDD correspondant à une marque, entreprise ou
organisation dans le but de les revendre au prix fort aux ayants-droits
légitimes, de leur nuire en se faisant passer pour eux, ou de profiter de leur
notoriété.
 A pu se développer à cause du « 1er arrivé, 1er servi », sans qu’on ne prenne en
compte les éventuels dépôts de marque antérieurs.
 Typosquattage : réserver sciemment comme NDD un signe ressemblant à un
nom de domaine connu, voire à une marque connue ou au nom de famille de
quelqu’un de connu, en se basant sur les fautes de frappes.
Le nom de domaine et sa protection
Les comportements susceptibles de porter atteinte
Le cybersquatting & comportements proches
 La technique du « sucks » : enregistrer un NDD correspondant à un nom connu
en ajoutant le suffixe « sucks ». Connotation péjorative, elle a pour finalité
de critiquer le titulaire (ex : Air France).
 Slamming: pratique qui vise à tromper des clients pour leur vendre des
services non sollicités. Par ex, envoyer au titulaire d’un NDD pour l’inciter à
renouveler l’enregistrement pour éviter le risque prétendu de leur
suppression. Souvent, l’opération comprend une fausse facture de
renouvellement, l’objectif étant de piéger le destinataire qui va transférer la
gestion de son NDD.
 Parasitisme via meta-tags : inscrire dans le code source html le nom d’une
marque pour permettre le référencement automatique du site dans les
moteurs de recherche.
Le nom de domaine et sa protection
Les comportements susceptibles de porter atteinte
Les actions en justice
 La contrefaçon de marque : reproduction, imitation ou utilisation totale ou partielle d’une
marque, d’un modèle, brevet […] sans l’autorisation de son auteur.
 Pour le cybersquatting, on sanctionne au titre de la contrefaçon de marque par imitation, quand le
cybersquatteur a une activité similaire à la marque protégée
 Pour être répréhensible, l’usage de la marque d’un autre doit être pratiquée à des fins
commerciales ou publicitaires. Si le but est l’information, même critique, ce n’est pas une
contrefaçon (liberté d’expression).
 Principe de territorialité : les tribunaux français ont compétence dès lors que le site est accessible
depuis le territoire français ([Link], 9.12.2003, Cristal)
 Principe de spécialité : la marque n’est protégée que pour les produits ou services pour lesquels
elle a été déposée, ou ceux qui sont similaires. Donc un NDD proche d’une marque, mais avec des
produits ou services complètement différents : pas de souci
 Marque notoire & marque renommée sont protégées sans application du principe de spécialité.
Ici, le NDD proche sera nécessairement sanctionné pour contrefaçon, quand bien même les
produits et services seraient totalement différents de ceux de la marque.
 Marque notoire : celle connue d’une large fraction du grand public
 Marque renommée : celle connue d’une partie significative du public intéressé par le produit ou
service désigné
Le nom de domaine et sa protection
Les comportements susceptibles de porter atteinte
Les actions en justice
 2e possibilité s’il n’y a pas de protection par le droit des marques : la concurrence
déloyale. On se base souvent sur le parasitisme et le détournement de clientèle :
 Parasitisme : pratique qui consiste à profiter de la réputation, du savoir-faire ou des
investissements d’un tiers en se plaçant dans son sillage, sans rien dépenser
 Fondement de la responsabilité civile, donc il faut démontrer l’existence d’une faute,
d’un préjudice, et un lien de causalité entre la faute et le préjudice
 L’action en concurrence déloyale & action en contrefaçon sont cumulables.
 On préférera le parasitisme quand le cybersquatteur a une activité différente
 Pour l’utilisation d’un NDD dans les méta-tags, on parle de détournement de clientèle et
donc un acte de parasitisme
 Si 2 entreprises sont toutes les 2 légitimes et qu’elles exercent dans le même
secteur d’activité, à défaut d’accord entre elles, on va essayer de trouver un
élément qui permettra de les distinguer (l’une conservera le NDD, et l’autre
l’enseigne ou le nom commercial en apportant un élément de distinction).
Le contrat de fourniture d’accès à internet
Les éléments constitutifs du contrat
L’objet du contrat
 Il va porter sur la mise en réseau de l’ordinateur du client, pour pouvoir utiliser les
services internet. C’est une prestation technique qui vise à connecter un ordinateur au
réseau mondial.
 L’action du FAI ne porte pas sur le contenu même de la communication établie, mais
uniquement sur le contenant, c’est-à-dire la mise en place de la liaison.

 Ce sont des contrats onéreux, qualifiés de contrats de louage d’ouvrage, ou contrats


d’entreprise : pas de forme particulière requise, mais sur le fond ils doivent respecter
les règles sur la formation du contrat (consentement, objet…).
 Ils doivent aussi respecter les règles du droit de la concurrence :
 [Link] de Paris, 23.02.2009, Free, Neuf, Cegetel c/ France Telecom & Orange sports :
l’offre Orange foot imposait un accès internet chez Orange pour accéder aux chaînes de télé.
Le tribunal a considéré qu’il s’agissait d’une vente subordonnée : le consommateur est privé de
sa liberté de contracter et les 2 produits, distincts, dissociables et non-complémentaires, ne
sont pas disponibles séparément sur le marché, donc il y avait atteinte au droit de la
concurrence.
Le contrat de fourniture d’accès à internet
Les éléments constitutifs du contrat
Le rôle de la publicité dans la détermination de la prestation
 La pub a un certain rôle dans la détermination de la prestation offerte : est considérée
comme un engagement contractuel de nature à engager le FAI sur le fondement du
droit des contrats
 Par ex, certains FAI qui avaient promis une certaine vitesse de débit, par publicité,
qu’ils n’ont plus été en mesure d’assurer ensuite. Ont été condamnés à respecter leurs
informations publicitaires, quand bien même elles n’auraient pas été reprises dans le
contrat d’abonnement.
 Le contrat d’accès porte uniquement sur la connexion entre l’ordi et le réseau. Cette
prestation doit se distinguer de toute autre, et on ne peut lier cet objet contractuel à
un autre, sinon vente liée ([Link] Paris de 2008)
 En l’occurrence, Orange avait été condamné pour vente liée et concurrence déloyale vàv
des autres FAI. Le tribunal avait enjoint Orange à cesser de proposer cette offre, sous
astreinte de 50.000€ par jour de retard.
Le contrat de fourniture d’accès à internet
Les parties au contrat
 Le FAI : « Personnes dont l’activité est d’offrir un accès à des services de communication au
public en ligne ».
 Le client consommateur : Si le client est un particulier qui veut utiliser internet pour un
usage personnel, le FAI lui proposera un contrat qui combine plusieurs services (« triple
play »)
 Le contrat d’abonnement ne pourra pas être négocié : c’est un contrat d’adhésion.
 Il faudra faire attention aux clauses abusives : clause qui va créer un déséquilibre significatif
entre les droits et obligations des parties au contrat, elles sont réputées non-écrites. Ex :
 Imposer au consommateur de vérifier la compatibilité de son équipement personnel, l’opérateur
déclinant toute responsabilité
 Indiquer que le consommateur doit installer le modem sous sa propre responsabilité : manquement aux
obligations d’information et de conseil
 Stipuler que l’opérateur ne sera tenu d’aucune responsabilité en cas d’impossibilité d’accès aux services :
clause générale d’exclusion de responsabilité.

 Le client professionnel : le contrat devra être négocié (service rendu, débit ou technique
utilisée…)
Le contrat de fourniture d’accès à internet
Les obligations des parties
Les obligations du client
Il a plusieurs obligations :
 Payer le prix + les frais s’ils sont indiqués dans le contrat
 Avoir un matériel adéquat, et des logiciels adaptés à l’utilisation d’internet
 S’identifier clairement et avec exactitude à l’égard du prestataire
 Respecter la loi et la Nétiquette. Le contrat peut aussi prévoir une obligation
de ne pas spammer, car considéré comme contraire à la Nétiquette (peut
bloquer les serveurs)
 Sécuriser sa connexion internet (Hadopi 2009) pour éviter que la connexion ne
permette des téléchargements illégaux et des actes de contrefaçons
Le contrat de fourniture d’accès à internet
Les obligations des parties
Les obligations du fournisseur d’accès
 L’obligation de donner accès au réseau :
 Obligation principale, sous réserve de périodes de maintenance. C’est une obligation de
résultat, qu’il le fasse lui-même ou via des sous-traitants.
 L’obligation d’indiquer le prix de la prestation et les frais annexes (le prix de
l’abonnement, conditions de sa révision, frais supplémentaires et mode de paiement).
 Obligation de conseil et d’information : mettre en garde l’utilisateur sur le risque de
défaut de connexion lié à l’insuffisance de son matériel, ainsi que les risques de virus.
 Il doit prévenir de l’existence de moyens techniques permettant de restreindre l’accès à
certains services, ou de les sélectionner, et leur proposer au moins l’un de ces moyens (par ex
le contrôle parental).
 L’obligation de conservation des données d’identification du client (pendant 1 an) car il
peut être enjoint sur réquisition judiciaire à identifier le client à partir de son adresse
IP et à transmettre ces infos.
 Il s’agit de coopérer dans la lutte contre les contenus illicites diffusés sur internet.
Le contrat de fourniture d’accès à internet
Les obligations des parties
La responsabilité du fournisseur d’accès
 Simple transporteur d’informations, il bénéficie d’une irresponsabilité
générale, tant civile que pénale, tant qu’il reste dans ce rôle technique.
 Il a certaines obligations à respecter, notamment sur la conservation des
données, qu’il doit pouvoir transmettre à qui de droit en cas de besoin. S’il
faillit à ses obligations, il sera alors responsable.
 Blocage d’accès aux contenus illicites
 Signalement des contenus illicites
 Informations sur certains contenus illicites
 Conservation des données d’identification et de connexion
 Marquage numérique des vidéos

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