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PLAN DU COURS
INTRODCUTION
CHAPITRE 1 : DEFINISTION DES CONCEPTS CLES
CHAPITRE 2 : L’HISTORIQUE DE LA PROFESSION INFIRMIERE
CHAPITRE 3 : RESPONSABILITE INFIRMIERE
CHAPITRE 4: LES FONCTIONS DE L’INFIRMIER
CHAPITRE 5: CODE DEONTOLOGIE INFIRMIER
CHAPITRE 6: LES FAUTES INFIRMIERES
CHAPITRE 7: LE SECRET PROFESSIONNEL DE L’INFIRMIER
CHAPITRE 8: LES DOMAINES D’ACTIVITE DE L’INFIRMIER
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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OBJECTIF GÉNÉRAL
A la fin de Ce cours chaque étudiant doit être capable de décrire la déontologie utilisée
dans le domaine des sciences de santé et nous apprend à savoir bien servir nos
prochains avec conscience, sans négligence, ni désobéissance avec justice et la charité.
INTRODUCTION
Dans sa pratique de tous les jours, le soignant est confronté au chevet du
malade à toutes sortes de décisions de conflits de valeurs et des dilemmes.
Quand un jeune infirmier débute sa vie à l’hôpital, il va en tout cas au
début, se comporter selon des obligations déontologiques qu’il avait apprises pendant
sa formation. Le cours de déontologie et histoire de la profession infirmière de cette
année académique concernera essentiellement les principes déontologiques de base en
vigueur dans les professions infirmière, ainsi que la question des droits des patients
et de son application concrète en accord avec les principes déontologiques. Certains
choix ont dû être opérés dans l’élaboration de ce cours.
On constate en effet que la profession d’infirmiere s’exerce dans des
secteurs d’activité très différents: les centres des santés, les écoles, les prisons, les
dispensaires, les équipes de travailleurs sociaux de rue, les hôpitaux, … Chaque fois
les infirmiers s’intègrent aux logiques spécifiques du secteur concerné et se voient
confier des missions diverses. On sait aussi qu’il existe de code déontologique propre
à la fonction d’infirmière.
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CHAPITRE 1 : DEFINITION DES CONCEPTS CLES
Le mot déontologie vient du Grec « Déon » qui veut dire devoir et «
logos » qui signifie science. Littéralement, il s’agit de la science des devoirs.
La déontologie «constitue l'ensemble des règles ou devoirs régissant la
conduite à tenir pour les membres d'une même profession, ou pour des individus
chargés d'une fonction dans la société, reposant sur de valeurs professionnelles.
1.1. DEONTOLOGIE INFIRMIERE
C’est une science qui traite les droits et devoirs professionnel de
l’infirmier.
1.2. LA JUSTICE
C’est la vertu qui dispose la volonté à donner à chacun d’une façon
individuelle, ce qui lui est dû. Elle est le tout premier fondement de la vie sociale et la
condition préalable de l’ordre qui donne la paix sociale
1.3. CHARITE
Est une disposition permanente de sympathie effective à l’égard d’autrui.
La charité n’est pas seulement bienfaisance ou solidarité naturelle, elle est également
un commandement surnaturel par excellence.
Espèces de la charité :
a) Charité négative : ne faite pas à quelqu’un ce que vous ne voulez pas que l’on
vous fasse.
b) Charité positive : faire à un autre ce que vous voulez qu’on vous fasse.
1.4. INFIRMIER
L’infirmier lui-même définit par l’OMS comme étant la personne ayant
reçu une formation de base est apte pour assurer dans son propre pays, les
responsabilités de promouvoir, de prévenir la maladie et de soigner les malades.
Selon CII/ANIC, l’infirmier est une personne qui, ayant suivi un
enseignement et une formation professionnelle officiellement reconnu, a acquis des
connaissances, des techniques, des attitudes nécessaires pour la promotion de la santé,
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la prévention et le traitement des maladies pour lesquels une compétence lui est
reconnue.
INFIRMIER AUXILIAIRE (A3)
Il est définit par l’OMS comme étant, une personne qui donne des soins
de nature comparative, moins astreignant en complément de ceux que prodiguent les
infirmiers A2, A1 ainsi que les personnes qui se spécialisent dans la pratique de
certains soins particuliers. C’est une personne préparée pour une activité limités sous
l’autorité de l’infirmier diplômé.
N.B : il n’est pas seulement qualifié et seconde un travailleur qualifié et opère sous sa
direction.
INFIRMIER DE BASE (A2)
C’est une personne ayant suivi un enseignement qui réunit les éléments
de la préparation large et qui nécessite une pratique efficace des soins infirmiers et
établit les fondations d’une formation supérieure éventuelle.
INFIRMIER GRADUE (A1)
C’est tout infirmier ayant une préparation suivi d’une spécialisation dans
une institution d’enseignement supérieur par les conditions d’admission requise à un
niveau supérieur (au dessus de 12 années de l’enseignement primaire et moyen)
N.B : il faut des enseignements théoriques et pratiques.
INFIRMIER LICENCIE (L2)
C’est un infirmier gradué qu’après avoir terminé le 1èr cycle s’inscrit au
2ème cycle pour approfondir ses connaissances.
INFIRMIER QUALIFIE
C’est un infirmier ayant un titre d’apprentissage subjectif qui ne
correspond pas forcement à la possession d’un diplôme.
INFIRMIER SPECIALISE
C’est un infirmier qu’après une formation générale a reçu une formation
spécialisée le préparant à une fonction particulière dans certains champs d’activité des
soins infirmiers modernes et hospitaliers.
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DOCTEUR EN SCIENCES INFIRMIERES
C’est une personne qui a fait sa thèse dans le domaine de nursing
L’EQUIPE MEDICO-SOCIALE
C’est une équipe constituée des médecins, des infirmiers des
puériculteurs, des anesthésistes etc…
1.5. DEVOIR
Désigne l’obligation « de donner ou de faire quelque chose au nom de la
morale, c’est-à-dire au nom de la loi, de l’honneur, de la religion, de la raison, de la
coutume ou de la bienfaisance ».
1.6. ETHIQUE
Ce concept éthique, vient du mot Grec éthico, science de la morale.
L’éthique est une réflexion de fond sur le sens de ses actes, la nature des normes qui
les guident, les objectifs qu’ils poursuivent, les limites qui les forment. (Cette partie
sera étudiée en détail en deuxième et troisième graduat).
1.7. MORALE
Dans son sens étymologique, morale vient du mot latin mos, moris au
pluriel, mores qui signifie mœurs.
En pratique, la morale est une science de comportements humains.
Elle est aussi un ensemble de règles à une culture.
1.8. DROIT
Le mot droit implique le sens de direction comprise comme un
commandement est conforme à la loi. C’est – à – dire juste
1.9. LOI
La loi est un texte voté par le parlement et promulgué par le chef de
l’Etat. Les lois sont, après la constitution et les traités internationaux ratifiés par le
parlement, les normes les plus importantes. Elles priment sur les décrets, les arrêtés,
etc. La loi est une règle obligatoire; elle doit être respectée par tous.
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1.10. EQUITÉ
Dans le domaine des soins de santé, il s’agit du fait de répondre aux
besoins de chaque personne ainsi que lui offrir la possibilité d’atteindre son plein
potentiel en tant que être humain.
Éthique médicale: Ensemble particulier des règles de conduite et de
bonnes mœurs et de vertu morale dans le domaine de la médecine.
Responsabilité infirmière est pour les infirmiers (et leurs
collaborateurs) de subir les conséquences de certaines fautes par eux commises dans
l’exercice de l’art, fautes pouvant amener une double sanction: civile et pénale.
1.11. COMPÉTENCE
Combinaison de connaissances théoriques et pratiques du jugement et
des caractéristiques personnelles qu’un professionnel doit avoir pour pratiquer de
manière sécuritaire et conforme à l’éthique dans un rôle et un environnement donnés.
Les caractéristiques comprennent sans s’y limiter les attitudes les valeurs et les
croyances.
1.12. CONFIDENTIALITÉ
Obligation éthique de garder secrets les renseignements personnels et confidentiels au
sujet d’une personne.
1.13. COMPATISSANT
Capable de communiquer par la parole et le langage corporel l’espoir
et l’intention d’alléger les souffrances d’une autre personne. La compassion doit
coexister avec la compétence. En d’autres termes c’est un processus relationnel au
cours duquel on se rend de la souffrance d’un autre, on éprouve soi-même une réaction
affective à cette souffrance et on agit de manière à la soulager ou de l’alléger.
1.14. SANCTION CIVILE
C’est la réparation pécuniaire (en argent) de la faute commise. Elle peut être supportée
par le civilement responsable.
1.15. SANCTIONS PÉNALES
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Ce sont des peines d’amendes et ou d’emprisonnement prononcées contre le coupable.
Elles sont personnelles.
1.16. SERMENT
C’est l’engagement solennel donné selon les formes et devant l’autorité qualifiée de
remplir au mieux sa fonction ou ses missions.
1.17. VALEUR
Une valeur est un repère allant vers ce que nous estimons bon, attrayant
dans la vie et digne d’intérêt.
C’est ce qui fonde nos décisions et nos actions au quotidien.
Exemples des actions: soigner quelqu’un, diagnostiquer une maladie,
prescrire un médicament, dialoguer avec un malade, mener une recherche
biomédicale …
Exemples des décisions: provoquer un avortement, pratiquer une
césarienne, enlever l’utérus d’une femme, ligaturer des trompes….
Exemples des valeurs: Santé, plaisir, bonheur, souci de l’autre, compassion,
sollicitude, responsabilité envers l’autre, solidarité communautaire, stabilité
sociale, égalité, équité, amour du prochain, fraternité, prudence, précaution,
A travers ces valeurs, l’éthique vise la vie bonne pour soi et pour les
autres ainsi que les institutions juste dans lesquelles on vit.
1.18. CONSCIENCE
Conscience (cum-scientia) est une application de la science à quelque
chose. Il s’agit ici de l’application de la sagesse sur la matière morale.
Exemple: « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».
Dans le cadre de ce cours, la conscience est guide et loi : elle a une capacité de
discernement du bien et du mal. Elle dénonce la malice et indique la voie du bien.
C’est cette raison qu’elle a pouvoir de diriger la vie morale. Les croyants présentent la
conscience comme la voix de Dieu et l’homme; elle a donc la vigilance et la sagesse.
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1.19. CERTIFICAT MÉDICAL
Ce sont des actes destinés à constater ou à interpréter des faits d'ordre
médical. La responsabilité pénale, civile et disciplinaire du soignant est engagée
chaque fois qu'il accepte de rédiger un certificat médical. La rédaction d'un certificat
ne peut se faire qu'après un examen du malade et dans des termes mesurés et objectifs.
1.20. CONSENTEMENT ÉCLAIRÉ
Processus qui consiste à donner sa permission ou à faire des choix en
matière de soins. La notion est fondée à la fois sur une doctrine juridique et sur un
principe éthique prescrivant de respecter les droits d’une personne d’obtenir les
renseignements suffisant pour prendre des décisions relatives au traitement et soins
proposés ou à sa participation à des travaux de recherche.
1.21. SECRET MEDICAL
C’est un devoir du médecin ou de l’agent de santé. Il concerne toutes
les informations confiées, mais aussi tout ce qui a pu être vu, entendu, compris, voir
interprété lors de l'exercice médical. Ainsi, sont couvertes par le secret: les
déclarations d'un malade, les diagnostics, les thérapeutiques, les dossiers.
1.22. RESPECT DE LA PERSONNE
Le respect de la personne recouvre la capacité et les droits qu’ont tous les individus
d’être les arbitres de leurs propres choix et décisions.
Il se rapporte au respect de l’autonomie et de l’autodétermination de tous
les êtres humains, dont on reconnaît la dignité et la liberté. Une composante
importante de ce principe tient à la protection particulière qu’il convient d’accorder
aux personnes vulnérables.
1.23. TÉMOIGNAGE EN JUSTICE
Dans l’acte du témoignage il y a deux éléments:
La comparution: Le fait de se présenter devant le tribunal.
La déposition: Le récit des faits dont on a été témoin. L’infirmier est tenu de
comparaître. Mais il jouit de la dispense particulière de déposer dont bénéficient
les personnes qui sont liées par le secret professionnel.
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Il a le droit de parler, mais il n’y est pas obligé. En pratique, comme le
médecin, il ne trahira pas le malade délinquant ou criminel qui s’est confié à ses soins.
Par contre, il dénoncera les crimes ou délits dont le malade a été la victime (assassinat
ou tentative d’assassinat, services, coups et blessures, séquestration, etc.).
1.24. ACTE HUMAIN
C’est un acte qui respecte la dignité humaine, réfléchi et non spontané.
1.25. ACTE D’HOMME
C’est un acte non humain, spontané et non réfléchi.
1.26. BIOETHIQUE
C’est un domaine spécialisé de l’éthique qui traite des problèmes
rattachés à la naissance, à la mort, aux soins de santé, aux nouvelles technologies
médicales, aux techniques de reproduction, à l’usage des drogues, aux greffes
d’organes, aux coûts de la santé et aux droits à la santé etc.
Elle s’applique à offrir des critères pour discerner en ces domaines,
notamment sur la qualité de la vie, l’autonomie de la personne, le droit du malade de
décider pour lui-même, le droit et le devoir de se soigner et d’être soigné, l’usage des
moyens proportionnés pour entretenir sa santé et sa vie, l’inviolabilité du corps, la
confidentialité, etc.
Le mot bioéthique est récent, proposé par V.R. Potter en 1970. La
discipline s’est vite structurée d’une façon autonome à partir de cette époque.
Autrefois il existait une éthique de la médecine. Ce qui est nouveau, c’est le caractère
multidisciplinaire d’une recherche développée avec le concours du droit, de la
médecine, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie. Dans le domaine de la
santé ont surgi des nouvelles problématiques en lien aux progrès de la biologie et des
techniques biomédicales.
1.27. CONFLIT
Lutte entre deux tendances simultanées opposées. Lorsque deux désirs
contradictoires, deux impulsions opposées se présentent en même temps à la
conscience, on vit dans une tension désagréable, un conflit psychologique. Si l'on ne
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parvient pas à le résoudre de façon satisfaisante, il peut naître de l’angoisse, voire des
troubles psycho-émotionnels.
1.28. CONTRAT
Est une convention par la quelle, une ou plusieurs personnes envers ou
plusieurs données à faire ou à ne pas faire quelque chose.
1.29. CULPABILITE
Sentiment plus ou moins diffus de commettre une faute nécessaire à toute
vie sociale mais parfois douloureux et contraignant, le sentiment de culpabilité est
l’impression de ne pas être juste, d'avoir, en fantasme ou réellement, enfreint un tabou,
de nourrir un désir défendu, d'avoir eu un comportement coupable face à telle
personne ou telle situation. Il en naît une forte angoisse et une tendance à
l'autoaccusation.
Ensemble des qualités ou dispositions, volontairement choisies,
conformes à un idéal, à faire le bien ou à éviter le mal. Ce terme a aujourd'hui une
connotation moralisatrice.
Exemple: le fait de ne pas dénoncer un voleur en classe
Vertu: Ensemble des qualités ou dispositions, volontairement choisies, conformes à un
idéal, à faire le bien ou à éviter le mal. Ce terme a aujourd'hui une connotation
moralisatrice.
Exemple: la politesse, la ponctualité…
1.30. DIGNITE
Sentiment de la valeur intrinsèque d'une personne ou d'une chose, et qui
commande le respect d'autrui. Attitude de respect de soi-même, fierté.
1.31. DILEMME
Situation qui nécessite de faire un choix entre deux solutions
contradictoires, chacune étant aussi insatisfaisante que l'autre. C'est une alternative.
1.32. ENGAGEMENT
L'engagement est un terme juridique désignant le fait de convenir de
participer à une œuvre ou à une entreprise en contrepartie d'un paiement ou d'un
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salaire. Promesse formelle, acte par lequel une personne s'oblige volontairement;
obligation qui en résulte.
1.33. HUMANITE
Désigne à la fois l'ensemble des individus appartenant à l'espèce humaine
(Homo sapiens) mais aussi les caractéristiques particulières qui définissent
l'appartenance à ce groupe.
1.34. IDENTITE SOCIALE
Le concept d'identité, montre la façon dont se construit l'image que nous
avons de nous-mêmes en fonction des contextes sociaux dans lesquels nous vivons et
des apprentissages sociaux dans lesquels nous sommes impliqués.
L'identité est par conséquent une dimension de la relation sociale qui
s'actualise dans une représentation de soi; en tant qu'élément de notre identité, le social
est bien autre chose qu'une réalité extérieure à nous; elle est le tissu qui nourrit nos
désirs et nos valeurs et les construits en une image de nous-mêmes désigner sous le
terme d'identité personnelle ou le Soi.
Il s'agit d'un processus psychologique de représentation qui se traduit par
le sentiment d'exister en tant qu'être singulier et d'être reconnu comme tel par autrui; il
donne lieu à une estime de soi et à une conscience de soi. Le concept d'identité désigne
ainsi en psychologie sociale le point d'articulation entre la personnalité de l'individu et
l'idée qu'il a de lui-même, et l'ensemble des facteurs qui dans le contexte social dans
lequel il est inscrit, agissent sur lui.
1.35. LIBERTE
La liberté est la faculté d'agir selon sa volonté en fonction des moyens
dont on dispose sans être entravé par le pouvoir d'autrui. Elle est la capacité de se
déterminer soi-même à des choix contingents.
1.36. MORALE PROFESSIONNELLE ÉTHIQUE
C’est l’ensemble des règles qui régissent une profession. Pour le cas des
professions d’infirmiers, de sages-femmes et de Techniciens médico-sanitaires, la
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morale professionnelle est donc l’ensemble des règles et normes à observer à tout prix
par chaque membre dans l’exercice de sa profession.
1.37. NORME
C'est une conformité à la majorité. La norme est ce qui engendre des
comportements dits « normaux » pour tel groupe. La norme est la règle, la limite fixée,
le chemin balisé, la frontière imposée pour arriver à un but fixé.
1.38. OBLIGATION
Est un lien des droits, un engagement par le quel , une personne est tenu à
faire ou n’est pas faire quelque chose.
1.39. PREJUGE
C’est une croyance, une opinion préconçue souvent imposée par le
milieu, l’époque, l’éducation; c’est le parti pris; c’est un jugement favorable ou
défavorable porté par avance. Exemple: avoir un préjugé sur le pronostic d’un malade.
1.40. PRINCIPE MORAL
Norme qui définit ce qu’il est nécessaire de faire ou de ne pas faire pour
atteindre ce qui est tenu pour le bien. Par exemple, les énoncés « ne fais pas aux autres
ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse » ou « tu dois respecter ton prochain » sont
des principes moraux.
1.41. QUESTION ETHIQUE
Question portant sur un sujet de réflexion ou un problème à résoudre
concernant des valeurs et des normes que se donnent les membres d’une société ou
d’un groupe pour guider et réguler leur conduite.
1.42. RECONNAISSANCE
Ensemble des signes par lesquels la singularité et l'identité de l'autre est
pleinement prise en compte. Acte psychologique construit fondant les relations sur la
base de " l'utilité" de l'autre à ses propres yeux et aux nôtres. Acte par lequel on
manifeste de la gratitude à l'égard de quelqu'un.
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1.43. REFLEXION
C’est la compréhension de l’acte posé.
Exemple: le fait de comprendre les impacts âpres l’annonce du résultat d’un test
positif VIH à un patient.
1.44. SANCTIONS
La sanction est l’acte par lequel, le pouvoir public, donne à une règles des
droits, sa force exécutoire et impérative. Il s’agit d’un moyen de contrainte pré établi
en vue de s’assurer l’observation de cette règle. Dans son sens le plus général, la
sanction est une récompense ou le châtiment appelé ou l’observation ou la violation
des droits.
1.45. VOCATION
Etymologiquement, la vocation signifie appel (vocal)
C’est une incitation intérieure, engagée votre vie, dans une voie qui semble répondre à
vos aspirations profondes et à vos capacités.
1.46. VULNERABILITE
C'est une prédisposition d'une personne à souffrir d'un stress, d'un choc...
C'est une fragilité, définie comme le contraire de la sécurité.
1.47. ART INFIRMIER
On entend par exercice de l’art infirmier, l’accomplissement des activités
suivantes :
a. Observer, identifier et établir l’état de santé sur les plans psychique, physique et
social
1. Définir les problèmes en matière de soins infirmiers ;
2. Collaborer à l’établissement du diagnostic par le médecin et à l’exécution du
traitement prescrit ;
3. Informer et conseiller le patient et sa famille … ;
4. Assurer une assistance continue, accomplir des actes et aider à leur
accomplissement en vue du maintien, de l’amélioration et du rétablissement de
la santé de personnes et de groupes qu’ils soient ou malades.
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5. Assurer l’accomplissement des mourants et l’accomplissement lors du
processus de deuil.
b. Accomplissement des prestations techniques de l’art infirmier qui ne requièrent
pas de prescription médicale ainsi que celles pour lesquelles elle est nécessaire.
Ces prestations peuvent être liées à l’établissement du diagnostic par le
médecin par le médecin l’exécution d’un traitement prescrit par le médecin ou à des
membres relevant de la médecine préventive.
c. Accomplir des actes pouvant être confiés par sa responsabilité
Les fonctions de l’infirmier(ère) englobent :
1. La fonction autonome ou indépendante de l’infirmier(ère) : c’est la prise en
charge globale du patient après avoir déterminé ses besoins ;, afin de l’aider à y
trouver une repose afin de promouvoir et/ou de retrouver la santé, ou l’aider
dans son agonie ;
2. La fonction de collaboration avec le médecin ou fonction interdépendante ou
dépendante : rôle de collaboration au diagnostic au traitement par l’observation,
la transmission de ces observations et l’exécution des prestations techniques et
des actes confiés.
1.48. CODE DE DÉONTOLOGIE
Le Code déontologique du CII pour la profession infirmière, révisé en
2012,est un guide pour une action basée sur les valeurs et nécessités sociales. Ce Code
a servi de normes aux infirmières dans le monde entier dès qu'il fut adopté en 1953. Il
est régulièrement révisé pour répondre aux réalités des soins infirmiers et de santé
dans une société en constant changement.
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CHAPITRE 2 : HISTOIRE DE LA PROFESSION INFIRMIERE
Trois moments forts sont à retenir dans l’histoire de la profession
infirmière :
2.1. L’ANTIQUITE
Une grande place accordée aux thérapies magiques (sorcier qui chasse
l’esprit du mal). Début de la maitrise des plantes 3000 av. J.C : début des civilisations
au Moyen –Orient, Asie, Egypte ; méditerranée représentation religieuse ou
superstitieuse de la maladie et des soins. Les Grecs accordaient une grande importance
à la santé et à la beauté des corps. Hippocrate (cinquième sept Av. J.C.) constitue une
médecine rationnelle et humaine. Il fallait trouver une cause à toute maladie (Cfr le
serment d’Hippocrate) 3 siècles Av J.C. en inde : première description d’un rôle
infirmier.
Le christianisme a influencé par la suite des soins infirmiers, ils sont
devenus un devoir religieux. Ainsi, sous l’impulsion des évêques apparaissent des
maisons qui accueillaient les malades, les vieillards, les orphelins.
2.2. DU MOYEN-AGE A LA REVOLUTION
Les évêques réservent des parties de leur église aux plus pauvres et au
plus démunis. 500 à 600 après J.C : naissance des hôtel-Dieu (ou maisons de Dieu,
dans les grandes villes) 540 après J.C : Hôtel-Dieu de Lyon 650 après J.C : Hôtel-Dieu
de paris soins d’entretien de la vie, de confort, c’était l’activité principale des femmes
qui n’avaient aucune formation.
L’origine des infirmières en tant que groupe social est apparentée à celle
des ordres religieux (ex .Augustines de l’Hôtel-Dieu).
Après les grandes épidémies : création de la fonction hospitalière, crée
par Roi, seigneur, évêques, bougeoirs (ex. Léproserie), dont les malades ont servies au
belge lors de leur colonisation du Congo.
La fonction soignante est repérée et organisée dans la société avec
l’apparition du mot « infirmier » en 1398, lui- même dérivé du mot
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« infirmerie »(1298). Cela désigne la personne qui soigne ses consœurs malades,
l’appellation est devenue courante vers le XVIème siècle.
Fonctions : soins courants, laver, ré confronter, nourrir, éduquer
Les diagnostics : traitement, aspect de la langue, des urines.
L’acte de soigner était totalement bénévole, l’infirmière est prise en
charge par la structure qui l’emploie, le soin n’a aucune valeur économique c’est une
valeur culturelle.
On se rend compte que l’acte de charité ne suffit plus,le soin requiert des
compétences et des formes d’organisation.
Saint-Vincent-de-Paul en 1633 créée la compagnie des filles de la charité
qui sont recrutées à partir de critère d’ordre moral : jeune filles de moins de 28 ans,
avec une réputation irréprochable, une santé robuste et de familles respectables.
Il fait des recommandations qui font référence aux besoins de la
personne. Il incitait les sœurs à avoir une fonction de conseil et d’éducation : première
forme de formation.
Les soins les plus techniques étaient donnés par des élèves en chirurgie
car les sœurs ne savaient pas lire, les femmes n’avaient pas à l’époque l’accès à la
médecine.
2.3. DE LA REVOLUTION FRANÇAISE EN 1850
Au 19ème siècle, naissait des écoles d’infirmières en Suisse à Lausanne.
En 1860, la 1ère école de garde malade était fondée par le comité et la
courte de Gasparin, protestants en furent les fondateurs.
L’enseignement porte sur l’hygiène, la petite chirurgie, la médecine
élémentaire. Les élèves apprirent à soigner, à mettre des ventouses, à donner les
premiers soins, à penser et à suivre l’administration des remèdes. Les infirmiers étaient
donc formés selon le modèle médical et leur rôle entant que professionnelle était
surtout centré sur l’assistance du médecin et les soins de base élémentaire.
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La deuxième école était fondée en 1869 à saint Thomas à Londres par
Florence NIGHTINGALE. Elle était la 1ère à promouvoir l’autonomie professionnelle
des infirmières.
Elle était née à Florence lors d’un séjour de ses parents dans cette
atmosphère de luxe ; voulut entreprendre des études infir mières malgré l’opposition
de sa famille.
En 1851, elle rentra à l’école des diaconesses où elle apprit à soigner les
malades.
Elle occupa le poste lorsqu’éclata en 1854 la guerre de crime. En
Angleterre, elle devint directrice d’une mission de santé à Londres. Voulant soigner
les blessés, elle part au front avec 38 infirmières. Elle fut mal accueillie par les
médecins mais peu à peu elle est acceptée par les autorités et devint indispensable aux
soldats. En moins d’une année, son travail fut baissé de 80 à 22 % la mortalité des
blessés.
Après la guerre, elle s’employa à organiser une école d’infirmière selon
les principes suivants :
Programme d’études de 3 ans ;
Renseignement concernant les heures de travail et de repos ;
Annexion de l’école à un hôpital ;
Fixation des conditions d’admission des élèves.
A cette période, on distingue 3 phases :
A.1. Phase 1 (Années 1870 à 1918)
Jusqu’à la fin du 18ième siècle, les hôpitaux accueillent les indigents.
L’hôpital est le dernier recours, c’est le refuge où l’on vient mourir mais pas un lieu de
soin, puisque les techniques médicales ne sont pas encore présentes. La chose qui soit
faite à l’hôpital à cette époque, c’est de nourrir les gens.
C’est la tradition chrétienne qui confie les pauvres aux religieux dans le
cadre de la charité. Les religieuses sont des assistantes morales aux mourants, aux plus
pauvres. Les découvertes de pasteur (asepsie) vont entraîner une réorganisation de
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l’hôpital. On assiste à la mise en place d’une politique d’hygiène sociale, de santé
publique pour combattre la propagation des maladies, mais pas encore leur
éradication.
Le rôle social du médecin devient plus important (grâce aux découvertes
de pasteur), notamment les diagnostics, ainsi, les gestes techniques font leur
apparition, se développent de plus en plus et par conséquent se dévalorisent selon le
principe de ce qui est rare est cher et vice versa. La dévalorisation des gestes entraîne
une dévalorisation de ceux qui les accomplissent, c’est-à6-dire les religieuses.
Les années 1870 marquent le début de l’instauration de la 3 ième
République. A la fin des années 1870, la place de République augmente face à celle du
Clergé, il n’y a pas encore de séparation d’église et l’ état mais l’idée fait son chemin.
Par conséquent, les religieuses ne font plus l’affaire auprès des médecins républicains.
On recherche aux religieuses de faire preuve d’esprit d’indépendance par
rapport aux médecins mais aussi le fait qu’elles considèrent être porteur d’un savoir-
faire et d’une tradition. Donc, on voit apparaître des tensions entre les nouvelles
générations et les religieuses. On les sanctionne également sur le fait qu’elles soient
hermétiques aux nouvelles techniques (vaccination, thermomètre, anesthésie, etc. …).
La religieuse et son habit deviennent une image du passé pour ces médecins.
La volonté de laïciser la profession apparaît en 1893 par le biais de la loi
sur l’assistance médicale gratuite et la création des écoles d’infirmières (1 année
d’étude + 1 année de stage rémunéré). L’état doit garantir (en théorie) la santé des plus
pauvres. A travers cette loi, l’infirmière laïque apparaît, amis ses qualités restent
proches de celles de la religieuse que l’on veut chasser.
L’infirmière laïque est utilisée pour représenter l’état par ses qualités
morales (enthousiasme, soucis de propreté, dévouement, etc …).
Dans les hôpitaux, il existait déjà des laïques, mais en qualité de
serveuse, aucune tache médicale ou paramédicale. Les médecins républicains vont
tentés d’utiliser cette main d’œuvre, amis ces femmes ne restaient aps à l’hôpital qui
était pour elles une situation temporaire dans l’attente d’une meilleure situation.
19
En résumé, la volonté de remplacer les religieuses par des laïques Fait
apparaître des débats autour de la notion concernant la vaccination ou la profession
ainsi que des tensions autour de la notion de soin ou de service. En d’autre terme, la
question de savoir si le métier d’infirmière relève d’une vocation ou est l’expression
d’un désir de profession se pose.
Il n’y a pas dans cette phase de définition précise de la profession en
raison de la diversité des fonctions ainsi que des diverses origines sociales des
infirmières. Au début du 20ième siècle, la profession est extrêmement divisée, on trouve
4 catégories infirmières :
LES RELIGIEUSES
Elles sont très présentes dans les hôpitaux et au chevet des malades,
24/24, elles sont religieuses avant d’être soignante et possèdent de nombreuses
qualités morales c'est-à-dire le soin chrétien.
LES INFIRMIERES ISSUES DES ECOLES PRIVEES
Souvent fondées par des femmes de la bourgeoisie ou par des médecins.
Ces écoles sont très sélectives socialement, mais dispense une éducation plus
technique.
Les infirmières issue de l’hôpital de l’assistance publique elles ont
suivies les cours du soir.
La profession n’est pas unifiée, avec des rivalités entre les « publiques »
(AP) et celles de la croix rouge. Ces tensions sont également entretenues par les
médecins qui freinent la naissance de l’apparition de notion de corps.
A.2. Phase 2 (années 1920 à années 1960) :
Des années 1920 aux années 1960 : vers une unification de la profession.
Après la seconde guerre mondiale, de nombreuses femmes souhaitent s’intégrer dans
le monde du travail. Elles se heurtent alors à la présence des bénévoles (religieuses et
Croix-Rouge).
Un premier tournant est marqué par l’apparition d’un Diplôme d’Etat. Il
existe donc des tentatives de professionnalisation. Cependant, l’état qui crée le
20
Diplôme en 1922 ne donne pas l’obligation aux hôpitaux et cliniques de n’embaucher
que des infirmières DE.
Dans le même temps, le nombre de patient commence à augmenter
régulièrement du fait des progrès de la médecine (on fait de plus en plus confiance au
médecin), le personnel soignant sortant des écoles n’est pas assez nombreux.
Fin 1920, début 1930, on assiste à la mise en place des premiers systèmes
d’assistance sociale (mutuelle en Europe par exemple), puis en 1945, la création de la
sécurité sociale. Ces éléments vont doper la demande de soin.
Les infirmières sans DE vont obtenir de l’état (exigence d’urgence du à
l’augmentation de la demande de soin) une équivalence par rapport à celles réellement
formées.
De ce fait, pénurie s’éloigne. Cependant, la concurrence entre les
infirmières DE et les infirmières non DE est forte, notamment en période de crise ou
les hôpitaux utilisent alors la seconde catégorie plus économique.
C’est aussi l’époque où on remplace les infirmières visiteurs par des
assistantes sociales. Ainsi, les infirmières se dirigent de plus en plus vers des rôles
techniques.
On voit apparaître également (1930 – 1940) des nouvelles fonctions chez
les infirmières, scolaires, du travail et militaires. On révise ainsi la profession en
spécialités qui nuit à l’unification. Pour unifier, il faut définir la profession. Les
premières définitions de l’infirmière se font vers 1943.
L’infirmière doit suivre les prescriptions médicales du médecin et les
établissements ont l’obligation d’embaucher des infirmières DE. Après 1945,
l’augmentation de la population ainsi que la naissance de la sécurité sociale fait qu’il
faut trouver plus de personnel infirmier.
L’obligation d’embaucher le personnel infirmier devient caduque ; cette
pénurie entraîne une diminution du temps de fonction, une diminution du niveau
d’étude, une diminution du niveau de recrutement et une diminution des qualifications.
21
Les gestes techniques sont en progression, ils sont de plus en plus
fréquent, les infirmières doivent acquérir ces nouvelles compétences ; d’où la
contradiction avec les anciennes lois qui prônent plus de nursing.
Fin 1960 : création des écoles de cadres infirmières dans la plus part des
colonies dont la république démocratique du Congo (ex Congo Belge).
En résumé, la profession s’appuie sur une formation qui débouche sur un
diplôme. Malgré tout, la profession demeure très hétérogène et la formation est encore
réduite. Les compétences nouvelles (techniques) ne sont pas reconnues en temps de
diplôme et de salaire.
A.3. Phase 3 (années 1960 à aujourd’hui)
Des années 1960 à nos jours : spécialisation ou polyvalence. Les
techniques de soins se développent de plus en plus pendant cette période. On impose
aux infirmières la spécialisation et la polyvalence, c’est l’injection contradictoire.
Ces infirmières sont entraîner dans une double évolution, devenir des
techniciennes et maintenir une certaine polyvalence :
– Administratif, social, …). Certaines tentatives sont faites pour résoudre ces
contradictions ;
– Création d’une catégorie par le bas : les aides-soignantes (en 1956)
- Elargissement du cadre de la profession : d’avantage de spécialisation technique
(IBODE, IADE, Puéricultrice).
En résumé, pendant cette période il y a une évolution très rapide et
importante des techniques. La profession se trouve alors enrichie mais aussi divisée,
on observe la naissance d’une ambivalence. C’est-à-dire qu’on attend un rôle
technique de plus en plus pointu et en même temps, un rôle social développé, d’où la
contradiction.
Cette contradiction conduira aux manifestations des années 80 autour du
fait de la reconnaissance sur l’utilisation de ces nouvelles techniques et la difficulté
d’être à la fois technique et sociale.
22
2.4. ORIGINE DE LA PRATIQUE INFIRMIERE
Parmi les auteurs qui retracent l’origine de la pratique soignante et de son
histoire (COLLIERE, 1982 ; GOBERT, 2002 ; HENDERSON, 1994 ; LOUX,
1995, 1st éd. 1990 ; MAGNON, 2001 ; NADOT, 1993 ; STINGLHAMBER –
VANDER BORGHT, 1994), Collière rend particulièrement bien compte de
l’importance de cette origine, de la spécificité de cette dernière au cours de son
évolution et de la nécessité de la développer afin de promouvoir la vie dans toute
situation auprès de personnes en bonne santé ou malades.
En effet, promouvoir la vie est au centre de la pratique depuis les temps
les plus reculés. « Dès que la vie apparaît, les soins existent car il faut « prendre soin »
de la vie pour qu’elle puisse demeure ».
Cette pratique soignante, qui se confond à l’origine avec la promotion de
la vie, « représente un ensemble d’actes de vie qui ont pour but et pour fonction
d’entretenir la vie des êtres vivants en vue de leur permettre de se reproduire et
perpétuer la vie du groupe ».
1. Des pratiques de vie qui se distinguent fondamentalement de celles liées à
la rupture de la vie
Si les pratiques soignantes relèvent de la promotion de la vie, elles se
distinguent de celles qui relèvent des activités à risques (chasse, pêche, …) et la guerre
qui reviennent le plus souvent aux hommes plus forts et requis pour cela. Ainsi : « les
soins au corps blessé sont et demeureront prédominâmes le fait des hommes, les
initiant à découvrir le corps du dedans, à oser l’explorer, les amenant à développer une
technologie de plus en plus précise qui deviendra celle des forgerons, des barbiers et
des chirurgiens ».
De sorte que Collière (1982) identifie très clairement deux domaines, qui
tous deux participent à assurer la continuité du groupe et de l’espèce, mais sont de
nature différentes : celle qui « assure le maintien de la vie » ey sera dévolue aux
femmes, celles qui fait « reculer la mort » et sera dévolue aux hommes.
23
2. Des pratiques en lien avec la maladie
Principalement assurée par les femmes, cette pratique, issue de la vie
quotidienne et centrée sur les activités de celle-ci de la naissance jusqu’à la mort par
des savoirs profanes va considérablement se modifier avec la naissance de la clinique
(FOUCAULT, 2005. Ainsi avec l’apparition des médecins dans l’hôpital à la fin du
XVIIIème sicle, et avec les pratiques d’autopsie d’ autre part, les infirmières qui ne
se nommaient pas comme telles et assureraient des soins auprès de personnes en santé,
vont rapidement développer leur pratique en y intégrant les médecins et en les
assistant dans leur rôle.
3. Vers la technique et la spécialisation
E.1. un mouvement de professionnalisation centré sur la pratique de la médecine et
l’administration
Ce mouvement correspond à l’évolution de la médecine et aux
nombreuses découvertes réalisées (en chimie, biologie, avancées technologiques ont
un temps fait croire que la santé leur était subordonnée. La séduction opérée par des
progrès incontestables, aussi bien en médecine qu’en chirurgie, a orientée les pratiques
infirmières en regard des besoins de al médecine et des médecins.
Plus tard, ces pratique seront aussi orientées en regard des besoins de
l’institution et de l’administration face aux avancées technologique dans les domaines
de la communication ‘FERRONI, 1994). Les infirmières vont alors être sollicitées
pour assurer de plus en plus d’activités, le plus souvent technologiques, liées aux
spécialisations médicales.
Ainsi, entre les années 1960 et 2000, plusieurs spécialisation voient le
jour et pour les quelles une formation règlementée par l’association suisse des
infirmiers (ASI) est mise sur pied. Simultanément à ce développement et grâce à lui,
les infirmières se professionnalisent.
Cependant, délaissant les soins dits de base, d’une part elles s’éloignent
de leur pratique soignante, telle que mentionnée plus haut comme étant celle qui
assure le maintien et le développement de la santé et, d’autre part elles se palaces dans
24
une dépendance médicale en confondant par là-même celle-ci au développement de
leur autonomie.
En effet, les actes de soins dits techniques sont souvent assimilés à la
complexité du rôle infirmier. Ils sont de plus reconnus par les médecins et revêtent un
certain prestige qui semble offrir un statut à l’infirmière au sein du système de santé
par l’ensemble de ses acteurs, y compris par les infirmières.
4. Des soins de vie aux soins de traitements médicaux
Peu à peu, les soins de traitement, appelés cure, de plus en plus
nombreux et de plus en plus complexes vont prendre le pas sur les soins de santé.
L’organisation sanitaire et hospitalière va distinguer les soins de santé et de vie, care,
des soins de traitement, cure. Les premiers seront délégués à de personnel moins
formé tandis que les seconds, effectués par les infirmières mieux formées, feront
l’objet de nombreuses spécialisations qui elles-mêmes seront hiérarchisées.
En effet, la reconnaissance et le prestige reviendront aux professionnelles
assurent des soins de traitement qui peu à peu.
Considérons les soins de vie relevant du « care » avec une certaine
condescendance (mépris). Or, les soins de vie « care » associés le plus souvent à des
pathologies et des situations extrêmement complexes nécessitent, au-delà des
compétences techniques, de plus en plus de connaissances spécifiques dans les
domaines de la physiologie, de la pathologie, des mécanismes de guérison, des
approches psychologiques et relationnelles pour être effectés de manière adéquate et
permettre aux soins techniques et curatifs de développer leur efficacité.
Désertés par celle qui ont le plus des connaissances, ils n’assureront plus
suffisamment le maintien de la santé. Or appelées de plus en plus à porter attention
aux aspects techniques de ces soins, les infirmières ont oublié, voir peu à peu négligé
les aspects de promotion et de maintien de al santé qu’ils doivent contenir.
A cet égard, colliere (1982) tout en reconnaissant la vertu indéniable des
soins curatifs, affirme : « sans l’accompagnement concomitant des soins courants
(alimentaires, d’hygiène, avec leur support relationnel),on assiste à la stabilisation ou à
25
l’aggravation du processus de dégénérescence : la vie se retire à chaque fois que l’on
se préoccupe davantage de ce qui meurt que ce qui vit .
Elle rappelle ainsi à l’infirmière la spécificité qui est la sienne, les soins
coutumiers liés aux activités d de l’évolution fantastique de la médecine, les
infirmières se sont professionnalisées au travers de spécialisations issues de la pratique
médicale.
Ce faisant, elles ont perdu de vue, leur pratique spécifique et son
orientation. Aujourd’hui et sur la base des acquis, elles redécouvrent l’importance de
développer l’ensemble de leur pratique vers une perspective de santé.
5. Changement de comportement vers la source réhabilitation d’une pratique
négligée
Suite à un bilan de santé alarmant, lors de sa rencontre à Ottawa en 1986
l’OMS lance un appel : »la santé pour tous en l’an 2000 ». le niveau de santé est en
effet préoccupant quelle que soit la région du monde concernée. Les pays dépensent
d’autant plus pour leur santé qu’ils sont plus riches et les coûts sont en augmentations
dans tous les pays.
La santé et une préoccupation commune à l’échelle mondiale. Les
bureaux régionaux vont à leur tour et chacun développer des recommandations sur la
base des particularités de leur population respective. Ainsi, en regard de
l’augmentation des maladies. Le bure au régional d’OMS Afrique recommande les
soins de santé primaire est une pratique centrée sur la santé (salutogenèse) et non sur
la maladie. Donc, l’OMS exige le passage d’une pratique centrée sur la maladie à une
pratique centrée sur la prévention, la promotion e le maintien de la santé.
Cette nouvelle approche rejoint la spécialité et l’origine de la pratique
infirmière, à savoir une pratique centrée sur la santé des personnes et des groupes dans
leur vie quotidienne à partir de leur situation respectives. Cependant, si cette nouvelle
orientation rejoint l’origine de la pratique soignante, elle ne la reprend pas telle qu’elle
pose un certain nombre de défaits.
26
Parmi ceux-ci, la nécessité d’intégrer l’évolution médicale,
communicationnelle, organisationnelle et contextuelle qui rend cette vision
particulièrement complexe et oblige les infirmières et l’ensemble du système à
repenser, à créer de nouvelles matières de développer cette pratique.
Ainsi l’infirmière, aujourd’hui et face à la réorientation recommandée par
l’OMS, se trouve en décalage en regard de la façon dont sa profession s’est
développée ces 50 dernières années. En effet, en déléguant de plus en plus les soins de
vie »care » et en investissant de plus en plus les soins de traitement » cure », c’est-à-
dire en les distinguant radicalement les uns des autres voir en les opposant, l’infirmière
ne sait plus où se situe son champs spécifique de compétences et d’autonomie.
2.5. LOI CADRE CREANT L’ORDRE NATIONAL DES INFIRMIERS EN
RDC (ONIC)
15 JUILLET 2016. – LOI N° 16-015 PORTANT CREATION,
ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DE L’ORDRE DES INFIRMIERS
EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO ([Link]., 5 AOUT 2016,
N° SPECIAL, COL. 1)
TITRE IER :DE LA CRÉATION, DES DÉFINITIONS, DES MISSIONS ET DE L
’INSCRIPTION AU TABLEAU DE L’ORDRE
CHAPITRE IER DE LA CRÉATION
Art. 1er. Il est créé un Ordre national des infirmiers en République démocratique du
Congo, ci-après « Ordre ». L’Ordre est doté de la personnalité juridique.
Art. 2. L’Ordre comprend tous les infirmiers autorisés à exercer leur profession en
République démocratique du Congo, quels que soient leurs statuts et
domaines d’exercice. Il a son siège à Kinshasa.
CHAPITRE II DES DÉFINITIONS
Exposé des motifs La profession infirmière en République
démocratique du Congo a connu la même évolution que dans le monde. En effet, elle a
été influencée par des facteurs sociaux, culturels, politiques et économiques. Elle s’est
transformée au fil des années, d’une profession auxiliaire à la profession médicale en
27
une profession autonome et indépendante ouvrant en collaboration avec les autres
professionnels de la santé pour l’intégration des différents secteurs de la santé afin
d’assurer le bien-être de l’individu, de la famille et de la communauté. Les
professionnels infirmiers représentent, en République démocratique du Congo,
74,28 % de l’ensemble des professionnels de la santé, selon le rapport de janvier 2015
de l’Observatoire des ressources humaines en santé.
D’où, la nécessité de créer un Ordre susceptible de réguler l’exercice
de cette profession et de sauvegarder la confiance entre le patient et l’infirmier. Ainsi,
conformément aux dispositions des articles 36 alinéa 5 et 202, point 36. c) de la
constitution du 18 février 2006, telle que modifiée à ce jour, la présente loi crée
l’Ordre des infirmiers en République démocratique du Congo, précise ses organes et
fixe son fonctionnement tant au niveau national que provincial.
Par ailleurs, elle introduit les conditions d’admission, regroupe au
sein de l’Ordre tous les infirmiers autorisés à exercer en République démocratique du
Congo quels que soient leurs statuts ou domaines d’exercices, détermine les droits et
les devoirs de l’infirmier, institue une commission de discipline de l’Ordre. Aussi,
Cette loi permet-elle l’intervention de l’Ordre dans le processus de formation et
d’évaluation de la compétence professionnelle des infirmiers.
La présente loi comprend cinq titres suivants:
- Titre Ier: De la création, des définitions, des missions et de l’inscription au tableau
de l’Ordre;
- Titre II: De l’organisation et du fonctionnement de l’Ordre;
- Titre Ill: Des droits et des devoirs;
- Titre IV: De la discipline;
- Titre V: Des dispositions transitoires, abrogatoires et finales. Telle est l’économie
de la présente loi.
Loi L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté; Le président de la République
promulgue la loi dont la teneur suit:
Art. 3. Au sens de la présente loi, on entend par:
28
1. abus professionnel: tout acte ou geste d’un infirmier qui profite de sa
position d’autorité pour abuser, violer ou exploiter un malade ou sa
famille;
2. acte infirmier: tout acte posé par un infirmier par lequel il s’engage,
dans le cadre de son rôle propre, à fournir un service à un individu, une
famille ou une communauté;
3. euthanasie: acte médical consistant à provoquer intentionnellement la
mort d’un patient afin de soulager ses souffrances physiques ou morales
considérées comme insupportables, soit en agissant à cette fin, soit en
s’abstenant d’agir; 4. exercice infirmier: tout acte qui identifie les besoins
de santé des personnes et des groupes, contribue aux méthodes de
diagnostic, prodigue et contrôle les soins infirmiers que requièrent la
promotion de la santé, la prévention de la maladie, le traitement et la
réadaptation, ainsi que le fait de prodiguer des soins selon une ordonnance
médicale;
5. faute professionnelle: tout manquement à un devoir et/ou à une règle
dont les gestes ou les actes en constituent une violation de la relation
thérapeutique que l’infirmier entretient avec les malades;
6. fraude: tout acte accompli de mauvaise foi dans l’exercice des fonctions
infirmières dans le but de tromper;
7. infirmier: toute personne qui, ayant une formation en sciences infirmières
officiellement reconnue, est capable d’assumer le rôle principal dans la
définition et l’application des normes acceptables à l’exercice clinique, à la
gestion, à la recherche et à l’enseignement des infirmiers;
8. interdiction temporaire: privation provisoire de dispenser les services
uniquement dans le domaine où il y a eu des agissements fautifs;
9. interdiction permanente: privation perpétuelle de dispenser les services
uniquement dans le domaine où il y a eu commission des agissements
fautifs;
29
10. Soins infirmiers: ceux prodigués, de manière autonome ou en
collaboration, aux individus de tous âges, aux groupes et aux communautés
qui comprennent les malades ou les bien-portants quel que soit le cadre.
CHAPITRE III DES MISSIONS
Art. 4. L’Ordre assure principalement la défense de l’honneur et de l’indépendance
de la profession infirmière d’une part, et la régulation de la profession d’autre
part.
À ce titre, il veille:
1. au respect des principes d’éthique, de moralité, de probité, de
compétence et de dévouement indispensables à l’exercice de la profession
infirmière;
2. à l’observance, par tous ses membres, des devoirs professionnels ainsi
que des règles édictées par le code de déontologie de la profession
infirmière;
3. à la promotion d’une pratique infirmière de qualité; 4. à la défense de la
profession ou des professionnels infirmiers et à assurer une conciliation en
cas de litiges;
5. à la diffusion des règles de bonnes pratiques en soins infirmiers et à la
consultation des textes législatifs et réglementaires concernant la
profession.
CHAPITRE IV : DE L’INSCRIPTION AU TABLEAU DE L’ORDRE
Art. 5. Nul ne peut exercer la profession infirmière s’il n’est inscrit au tableau de
l’Ordre.
Art. 6. L’inscription au tableau de l’Ordre est soumise aux conditions
suivantes: 1. être de la nationalité congolaise;
2. posséder le diplôme d’infirmier ou tout autre titre jugé équivalent par les
ministères ayant l’éducation en sciences de la santé dans leurs attributions;
3. être d’une bonne moralité;
30
4. prêter le serment de l’infirmier ci-après, devant le conseil de sa
juridiction:
« Conscient de mes obligations, je promets d’apporter mes soins aux
malades avec toute l’habileté et les connaissances que je possède, sans distinction de
race, de couleur, de conviction politique ou sociale, ne négligeant aucun effort
susceptible de préserver la vie, d’alléger les souffrances des malades ou de les aider à
recouvrer la santé.
Je respecterai, en toutes circonstances, la dignité et les croyances
religieuses des patients confiés à mes soins. Je garderai le secret de toutes les
confidences personnelles qui pourront m’être faites et je m’abstiendrai de tout acte
pouvant mettre en danger la vie ou la santé de mes malades.
Je m’efforcerai de maintenir mes connaissances professionnelles au
niveau le plus élevé et prêterai collaboration franche et loyale à tous les membres de
l’équipe de santé pour ce qui concerne le bien du malade.
Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour élever le niveau de ma
profession en faisant honneur au code de déontologie et en préservant l’intégrité à
laquelle se doit tout infirmier.
Je me souviendrai sans cesse que dans ma profession: l’indiscrétion
est un défaut; la sécheresse du cœur: une tare; la négligence: un crime ».
Toutefois, les infirmiers étrangers, résidents en République
démocratique du Congo, peuvent être inscrits au tableau de l’ordre à condition qu’il y
ait réciprocité entre les pays dont ils sont ressortissants et la République
démocratique du Congo.
Art. 7. La demande d’inscription au tableau est adressée au Conseil national par le
canal des conseils provinciaux.
Cette demande est accompagnée des documents suivants:
1. un certificat de nationalité;
2. une copie certifiée conforme des diplômes et certificats légalement requis
pour l’exercice de la profession d’infirmier;
31
3. un certificat de bonne conduite, vie et mœurs et civisme délivré par
l’autorité du lieu de résidence;
4. un extrait du casier judiciaire. Pour l’infirmier de nationalité étrangère,
une attestation d’honorabilité délivrée par l’Ordre étranger auquel le
requérant qui réunit les conditions indiquées à l’alinéa 2 de l’article 8
appartient ou a appartenu.
TITRE II DE L’ORGANISATION ET DU FONCTIONNEMENT
CHAPITRE IER DES ORGANES
Art. 8. L’Ordre se compose des organes suivants:
1. l’assemblée générale;
2. le Conseil national;
3. le conseil provincial;
4. le conseil urbain et le conseil territorial.
Les organes indiqués aux points 2, 3 et 4 ci-dessus exercent leur pouvoir et agissent
chacun dans les limites de ses attributions. Les membres prestant dans des communes
rurales font d’office partie des Conseils territoriaux.
CHAPITRE II : DU FONCTIONNEMENT
Section De l’assemblée générale
Art. 9. L’assemblée générale est l’organe suprême de l’Ordre. Elle détermine la
politique générale de l’Ordre et se prononce sur les programmes d’action
proposés. Elle est composée de délégués des provinces inscrits au tableau
de l’Ordre.
Art. 10. L’assemblée générale statue sur les questions qui lui sont soumises et
procède à l’élection des membres du Conseil national.
Art. 11. L’assemblée générale se réunit une fois tous les deux ans en session
ordinaire. Toutefois, elle peut se réunir en cas d’urgence, en session
extraordinaire à le demande du président ou des deux tiers des conseils
provinciaux. L’assemblée générale ne peut valablement délibérer que si elle
réunit au moins deux tiers de délégués des conseils provinciaux.
32
Art. 12. D’autres dispositions sur l’organisation et le fonctionnement de l’assemblée
générale sont déterminées dans le règlement intérieur.
Section 2 Du Conseil national
Art. 13. Le Conseil national est l’organe de gestion de l’Ordre. Il est composé de
vingt-six membres effectifs élus à la majorité simple des voix par les
collèges électoraux des conseils provinciaux lors d’une assemblée générale.
Art. 14. Les suppléants sont élus dans les mêmes conditions que les membres effectifs
et au cours du même scrutin.
Art. 15. Le vote est obligatoire. Il peut se faire par procuration ou par
correspondance. Dans les deux jours qui suivent l’élection, un exemplaire
du procès-verbal de celle-ci est transmis au ministre ayant la santé
publique dans ses attributions par le président du Conseil national.
Art. 16. Le Conseil national comprend en son sein une commission nationale de
discipline indépendante composée de sept membres.
Art. 17. La commission nationale de discipline siège au premier et dernier ressort
pour les fautes commises par les animateurs des organes indiqués à l’alinéa
1er de l’article 10 de la présente loi. Toutefois, elle connaît en appel les
décisions rendues par les commissions de discipline de première instance.
Art. 18. Le Conseil national peut tenir une séance avec les conseils nationaux des
autres Ordres professionnels pour l’examen des questions communes
intéressant leurs professions respectives.
Art. 19. Sans préjudice des dispositions prévues à l’article 6, le Conseil national
accomplit sa mission par l’intermédiaire de son bureau.
À ce titre, il:
1. veille à l’exercice légal de la profession infirmière;
2. tient à jour l’inscription des Infirmiers au tableau de l’Ordre qu’il publie
annuellement;
3. Délivre l’autorisation d’exercer la profession infirmière;
4. protège le titre d’infirmier;
33
5. élabore et soumet à l’approbation de l’assemblée générale, le Code de
déontologie;
6. met à jour le Code de déontologie et le fait valider par les instances
compétentes de l’État;
7. assure le respect de la déontologie et sanctionne les manquements par le
biais de ses commissions disciplinaires;
8. reçoit et analyse les plaintes et les dénonciations contre les membres
pour des motifs de manquement à l’éthique et aux normes de conduite;
9. assure la conciliation entre les infirmiers d’une part et entre les
infirmiers et les bénéficiaires des services de santé d’autre part;
10. assure le renforcement de capacités des membres et promeut
l’excellence professionnelle à travers la formation, la pratique,
l’organisation et la poursuite de standards élevés d’éthique professionnelle;
11. évalue les pratiques professionnelles et organise des journées
déontologiques;
12. assure des liens avec les autres organisations et soutient les intérêts
sociaux et professionnels des infirmiers;
13. sert d’interlocuteur vis-à-vis des pouvoirs publics;
14. fixe et perçoit les cotisations des membres pour son fonctionnement et
détermine la quotité à verser aux conseils provinciaux, urbains et
territoriaux;
15. donne ses avis au ministre ayant la santé dans ses attributions sur les
demandes d’autorisations d’exercice de la profession d’infirmier présentées
par les étrangers;
16. instruit les dossiers disciplinaires et prononce des sanctions contre ceux
des membres qui ont commis des fautes professionnelles;
17. maintient les relations avec les établissements de formation pour le suivi
du programme d’enseignement;
34
18. participé, à l’élaboration et à la validation des programmes de
formation des infirmiers à tous les niveaux.
Art. 20. Le Conseil national rend compte de sa gestion devant l’assemblée générale.
Art. 21. Nul ne peut être élu membre du Conseil national s’il ne répond aux
conditions suivantes:
1. être de la nationalité congolaise;
2. être inscrit au tableau de l’Ordre depuis trois ans au-moins;
3. être âgé d’au moins trente ans;
4. être d’une bonne moralité;
5. être en règle des cotisations;
6. avoir exercé la profession en République démocratique du Congo comme
infirmier pendant au moins dix ans. Sous réserve de réciprocité, l’alinéa
précédent s’applique mutatis mutandis aux infirmiers de nationalité
étrangère admis au tableau de l’Ordre.
Art. 22. Le Conseil national statue sur demande par décision motivée et prononce
l’inscription du postulant si toutes les conditions prévues aux articles 8 et 9
de la présente loi sont réunies.
Art. 23. Le mandat des membres du Conseil national est de cinq ans une fois
renouvelable. Toutefois, il peut aussi prendre fin par:
1. démission;
2. incapacité permanente;
3. radiation;
4. décès.
Art. 24. Lorsqu’un membre cesse ses fonctions avant la fin de son mandat pour un
motif quelconque, il est remplacé par le membre suppléant élu par le même
collège électoral. En cas de démission collective des membres du Conseil
national, le ministre ayant la santé publique dans ses attributions, saisi de la
démission collective, avise sans délai, les présidents des conseils provinciaux
de la démission du Conseil national.
35
Dans les vingt et un jours ouvrables qui suivent la réception de cette communication,
les conseils provinciaux se réunissent aux fins d’élire un nouveau Conseil
national, lequel achèvera !e mandat du Conseil national démissionnaire. Le
bureau du Conseil national démissionnaire expédie les affaires courantes
jusqu’à la constitution du bureau du nouveau Conseil national.
Art. 25. Les membres du Conseil national élus se réunissent pour élire au deuxième
degré les membres du bureau.
Art. 26. Le bureau est composé de:
1. un président;
2. trois vice-présidents;
3. un secrétaire général!;
4. un secrétaire général adjoint;
5. un trésorier général;
6. un trésorier général adjoint;
7. deux conseillers.
Art. 27. Le président du Conseil national convoque et préside lus réunions du bureau
et du Conseil national ainsi que l’assemblée générale. Il représente l’Ordre.
Art. 28. Les attributions des autres membres du bureau sont définies par les
dispositions du règlement intérieur.
Section 3 Du conseil provincial
Art. 29. Le conseil provincial a son siège dans le chef-lieu de la province.
Art. 30. Les membres du conseil provincial sont élus. Le vote peut se faire par
correspondance ou par procuration. Aucun membre ne peut être porteur de
plus d’une procuration. Dans les cinq jours qui suivent l’élection, une copie
du procès-verbal de celle-ci est transmise au gouverneur de province et au
Conseil national. Art. 31. Le conseil provincial comprend des membres élus
à la majorité des voix par les délégués des conseils urbains et territoriaux.
Art. 32. Le conseil provincial remplit ses missions au plan provincial, sous le contrôle
du Conseil national. Il est chargé notamment de:
36
1. assurer les fonctions de représentation de l’Ordre dans la province ainsi
que la coordination des conseils urbains et territoriaux dont les modalités
d’organisation et de fonctionnement sont repris dans le règlement intérieur
de l’Ordre;
2. étudier les projets, propositions ou demandes d’avis qui lui sont soumis
par les instances compétentes en matière de santé sur le plan provincial.
Art. 33. Les décisions du conseil provincial en matière d’inscription au tableau de
l’Ordre peuvent faire l’objet d’un recours devant le Conseil national.
Art. 34. Les audiences et délibérations du conseil provincial ne sont pas publiques.
Art. 35. Le conseil provincial est composé de 15 membres élus au suffrage direct, à la
majorité simple par l’assemblée provinciale réunissant les délégués des
conseils urbains et territoriaux.
Art. 36. Nul ne peut être membre du conseil provincial s’il ne répond aux conditions
ci-après:
1. posséder un diplôme d’infirmier ou tout autre titre jugé équivalent;
2. être de la nationalité congolaise;
3. être inscrit au tableau de l’Ordre depuis trois ans au moins;
4. avoir résidé dans le ressort du conseil provincial depuis deux ans au
moins;
5. être âgé de vingt-cinq ans au moins;
6. avoir exercé la profession en République démocratique du Congo comme
infirmier pendant au moins cinq ans;
7. être en règle des cotisations. Toutefois, les infirmiers étrangers, résidant
en République démocratique du Congo, ayant rempli les conditions prévues
aux point 1, 3, 4, 5 et 7 de l’alinéa précédent, peuvent être membres du
conseil à condition qu’il y ait réciprocité entre les pays dont ils sont
ressortissants et la République démocratique du Congo.
Art. 37. Le mandat des membres du conseil provincial est de cinq ans une fois
renouvelable. Lorsqu’un membre cesse son mandat pour un motif
37
quelconque avant la fin de celui-ci, il est remplacé par le suppléant issu du
même électorat ayant obtenu le plus des voix.
Art. 38. Le conseil provincial se réunit quatre fois l’an sur convocation de son
président et chaque fois que des circonstances l’exigent.
Art. 39. Le bureau du conseil provincial gère l’Ordre et son patrimoine au niveau
provincial. Il est représenté par son président. Tout acte relatif aux
mouvements des comptes ouverts au nom du conseil provincial est signé
conjointement par le président ou par délégation donnée au premier vice-
président et par le trésorier.
Art. 40. Le bureau du conseil provincial est composé de:
1. un président;
2. deux vice-présidents;
3. un secrétaire;
4. un secrétaire adjoint;
5. un trésorier. Les attributions des membres du conseil provincial sont définies dans
le règlement intérieur.
Section 4 : Du conseil urbain et du conseil territorial
Art. 41. Le conseil urbain a son siège dans chaque ville. Le conseil territorial a son
siège dans le chef-lieu du territoire.
Art. 42. Les conseils urbains et territoriaux sont dirigés, selon le cas, par un bureau
composé des membres élus dont l’effectif et les attributions sont déterminés
par leur règlement intérieur respectif. Toutefois, les bureaux des conseils
indiqués à l’alinéa précédent comprennent:
1. un président;
2. un vice-président;
3. un secrétaire;
4. un trésorier.
Art. 43. Les dispositions de l’article 30 de la présente loi s’appliquent mutatis
mutandis aux conseils urbains et territoriaux.
38
CHAPITRE III :DES DISPOSITIONS COMMUNES AUX CONSEILS NATIONA
L ET PROVINCIAUX
Art. 44. Nul ne peut être membre de plusieurs conseils de l’Ordre. Art. 45. Les
fonctions de membre du Conseil sont incompatibles avec celles de membre d’un
comité syndical à tous les niveaux.
CHAPITRE IV : DES RESSOURCES
Art. 46. Les ressources de l’Ordre sont constituées par:
1. les frais d’inscriptions des membres;
2. les cotisations annuelles des membres;
3. les subventions de l’État;
4. les subventions des partenaires techniques et financiers;
5. les dons et legs.
TITRE III : DES DROITS ET DES DEVOIRS
CHAPITRE IER : DES DROITS
Art. 47. L’infirmier a droit à maintenir à jour ses connaissances professionnelles.
L’État ainsi que l’Ordre organisent cette formation.
Art. 48. L’infirmier a droit aux honoraires dus aux actes tels que fixés par le Conseil
national après approbation du ministre ayant la santé publique dans ses
attributions.
Art. 49. L’infirmier a droit au respect et à la protection dans l’exercice de sa
profession.
CHAPITRE II : DES DEVOIRS
Art. 50. La vie humaine est sacrée. À travers ses actes, l’infirmier met tout en œuvre
pour la protéger.
Art. 51. L’infirmier fait preuve en tout temps d’une conduite personnelle qui honore
sa profession, améliore son image et renforce la confiance du public.
Art. 52. L’infirmier entretient avec les collègues de son secteur et ceux
d’autres domaines, des rapports de collaboration empreints de respect
mutuel. Art. 53. L’infirmier exerce sa profession conformément aux lois et
39
règlements ainsi qu’au Code de déontologie de l’infirmier en République
démocratique du Congo.
Art. 54. Dans sa mission d’aider le malade à recouvrer la santé, l’infirmier respecte,
en toute circonstance la dignité et les croyances religieuses des patients
confiés à ses soins.
Art. 55. L’infirmier apporte les soins nécessaires aux malades avec habileté, dignité,
diligence, amour et professionnalisme sans considération de sa religion, de
son origine familiale, sa condition sociale, de sa résidence, de ses opinions
ou convictions politiques, de son appartenance à une race, à une ethnie, à
une tribu, à une minorité culturelle ou linguistique.
Art. 56. Sauf dérogation établie par la loi, l’infirmier garde le secret de toutes les
confidences personnelles qui lui sont confiées ou dont il a pris connaissance
dans l’exercice de sa profession. Il s’abstient de tout acte, fait ou geste
pouvant mettre en danger la vie ou la santé des malades.
Art. 57. La pratique de l’euthanasie est interdite.
TITRE IV : DE LA DISCIPLINE
Art. 58. Les fautes professionnelles, les abus et les fraudes mentionnées au Code de
déontologie sont soumis à la commission disciplinaire de première instance
et, en appel, à la commission disciplinaire du Conseil national.
Art. 59. Les sanctions applicables par la commission de première instance sont:
1. avertissement;
2. blâme avec ou sans publication;
3. interdiction temporaire d’exercer une ou la totalité des fonctions infirmières et ne
dépassant pas trois mois.
Art. 60. Les sanctions applicables par la commission disciplinaire du Conseil
national sont:
1. interdiction permanente, avec ou sans sursis, du droit de dispenser les soins
aux patients ou d’être enseignant dans la formation de base et continue des
infirmiers; 2. radiation du tableau de l’Ordre.
40
2. Art. 61. Le conseil provincial peut être saisi par le Conseil national agissant de
sa propre initiative ou à la suite d’une plainte ou d’une dénonciation de toute
autre personne.
Art. 62. L’infirmier visé par une plainte ou une dénonciation comparait
personnellement, assisté éventuellement de son avocat, dans les trente jours
suivant la signification.
Art. 63. Aucune sanction disciplinaire ne peut être prononcée par défaut sans que
l’infirmier mis en cause ait été appelé à comparaitre dans un délai de trente
jours francs.
Art. 64. Tout membre de la commission de discipline peut être récusé par l’infirmier
en cause pour l’un des motifs ci-après:
1. un intérêt personnel dans l’affaire;
2. existence d’un lien de parenté ou d’alliance, jusqu’au quatrième degré inclus, d’une
personne ayant un intérêt personnel dans l’affaire;
3. existence d’une inimitié grave entre le membre et l’infirmier en cause. Le Conseil
statue sur la récusation et sa décision n’est susceptible d’aucun recours. Le membre
récusé se déporte.
Art. 65. Les décisions de commission sont motivées. Aucune décision ne peut être
fondée sur des motifs du genre, d’ordre religieux, philosophique, politique,
racial, ethnique ou syndical. Les décisions sont notifiées par simple lettre
avec accusé de réception ou lettre recommandée à l’infirmier en cause et au
Conseil national.
Art. 66. Si la décision est rendue par défaut, l’infirmier concerné peut faire
opposition dans un délai de trente jours francs à compter de la réception de
la notification de la décision. L’opposition est formée par lettre simple ou
recommandée avec accusé de réception adressée à la commission du ressort
qui a rendu la décision.
Art. 67. L’infirmier frappé d’une sanction disciplinaire peut, dans les trente jours qui
suivent la notification de la décision, interjeter appel contre celle-ci. Le
41
Conseil national est l’instance d’appel pour les décisions rendues par les
conseils provinciaux. En outre, il connaît en révision les décisions qui ne
sont plus susceptibles d’appel. Le conseil provincial connaît en appel les
décisions rendues par le conseil urbain ou territorial.
Art. 68. L’exercice de l’action disciplinaire n’est pas suspensif des poursuites
judiciaires, des actions civiles en réparation d’un dommage ni de l’action
disciplinaire devant l’administration ou l’entreprise dont dépend l’infirmier
fonctionnaire ou employé.
Art. 69. Les membres de la commission ayant participé à l’instruction d’une action
disciplinaire sont tenus au secret de l’instruction ou de délibération, er en
général pour tout ce qui concerne les faits dont ils ont connaissance dans
l’exercice de leurs fonctions.
Art. 70. Tout infirmier frappé par une décision temporaire ou définitive d’exercer est
privé de droit de:
1. participer aux décisions des conseils;
2. être éligible comme membre dans un conseil.
Art. 71. Tout membre d’un conseil de l’Ordre est déchu de plein droit de son mandat
lorsqu’il est frappé d’une décision, d’une sanction disciplinaire ou condamné
par une décision judiciaire définitive, pour une infraction à la législation.
Art. 72. Les décisions définitives en matière disciplinaire font l’objet de publication
dans le journal professionnel.
TITRE V :DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES, ABROGATOIRES ET FINALE
S
Art. 73. À dater de la promulgation de la présente loi, le bureau actuel du comité
national de l’Association nationale des infirmiers du Congo, Anic en sigle,
fait office du bureau du Conseil national pour une durée de trois ans. À la fin
de ce délai, ce bureau est chargé d’organiser les élections à tous les niveaux,
sous la supervision du ministre ayant la santé publique dans ses attributions.
Le Conseil national provisoire exerce les attributions de l’Ordre jusqu’à
42
l’implantation définitive de ses structures sur l’ensemble du territoire
national.
Art. 74. Sont abrogées toutes les dispositions antérieures à la présente loi. Art. 75.
La présente loi entre en vigueur à la date de sa promulgation.
Fait à Kinshasa, le 15 juillet 2016. Joseph Kabila Kabange
43
CHAPITRE 3 : RESPONSABILITÉS DANS LA PRATIQUE DE SOINS EN
RDC
3.1. DEFINITION
L’obligation pour une personne de réparer le dommage causé à autrui
L’obligation pour une personne de :
(1) Réparer le préjudice résultant soit de l’inexécution d’un contrat
(2) Réparer le préjudice résultant d’une Soit de la violation du devoir général
de ne causer aucun dommage à autrui par son fait personnel ou du fait des
choses dont on a la garde ou du fait des personnes dont on répond
3.2. TYPE DES RESPONSABILITÉS
De manière générale, la responsabilité infirmière recouvre l'ensemble des
situations dans lesquelles une infirmière peut être appelée à répondre de ses actions ou
de ses omissions du fait de ses obligations ou de son exercice professionnels. Or, en
pratique, il n'existe pas "une" mais "trois" responsabilités répondant à des principes et
+des buts si différents, qu'il est essentiel à l'infirmière soucieuse d'évaluer les risques
liés à sa pratique d'en percevoir les contours. En effet, selon que l'objectif de la mise
en cause vise soit à indemniser un patient, à réprimer un comportement jugé
dangereux pour la Société ou à sanctionner un manquement disciplinaire, la
responsabilité engagée sera tantôt civile, pénale et/ou disciplinaire.
3.2.1. La responsabilité civile
a) But
Le but de la responsabilité civile ou administrative n’est pas de punir
mais de permettre au patient victime d’obtenir des dommages et intérêts en guise de
réparation.
b) Responsabilité civile qu’est-ce?
Il s’agit d’une prescription de la justice congolaise. Selon le code civil de
la RDC ce type de responsabilité dépendra du statut du professionnel de santé
concerné. Ainsi, une infirmière libérale ou l’infirmière salariée d’une clinique privée
ont en principe un statut privé si bien qu’en cas de mise en cause, le patient devra
44
déposer sa demande auprès du Tribunal de Grande Instance. En revanche, lorsque
l’infirmière travaille pour l’Hôpital Public (hôpital général de Kinshasa [Link].), la
réclamation du patient devra normalement être d’abord présentée au Directeur de
l’Etablissement puis, en cas de refus de ce dernier, devant le Tribunal.
Attention toutefois car ce statut n'est pas figé et son appréciation est
souvent une question de circonstances. A titre d'exemple, une infirmière hospitalière
engage sa responsabilité civile personnelle et non pas celle de l'administration, si celle-
ci venait à dispenser un soin dans la rue ou à titre bénévole.
c) Les conditions de la responsabilité civile
Pour obtenir cette indemnisation, le patient doit alors rapporter la preuve
de trois éléments cumulatifs:
1. une faute
Elle peut être simple ou grave, volontaire ou involontaire, résultant d’une action ou
d’une omission établissant que l’infirmière n’a pas dispensé à son patient des soins
«attentifs, consciencieux ou conformes aux données acquises de la science».
2. un dommage
L’atteinte physique ou psychique à l’intégrité du patient, aggravation de son état,
décès
3. Un rapport de cause à effet certain entre la faute reprochée et le dommage
subi.
Une infirmière salariée peut-elle engager sa responsabilité pécuniaire personnelle?
Comme le but recherché est avant tout de donner une indemnisation au
patient, c’est généralement l’employeur de l’infirmière qui prendra en charge les
conséquences de la faute de son employée. En effet, dès lors que cet employeur tire
des bénéfices de l’activité de l’infirmière, on considère qu’il lui appartient
normalement d’en assumer les risques. Seulement si la faute commise par l’infirmière
ne se situe pas au-delà du cadre strict de la mission que lui a confié son employeur.
45
Ces hypothèses dans lesquelles l’employeur n’est pas susceptible
d’intervenir concernent principalement:
la faute volontaire
la faute détachable du service (correspondant à une faute personnelle de
comportement)
le dépassement de compétences réglementaires (exécution d’un acte médical
en dehors des limites et conditions réglementairement fixées, exécution
d’une prescription orale, décision de sortie d’un patient sans avis médical)
les soins donnés en dehors de l’établissement (soins donnés dans la rue,
soins donnés à titre bénévole…)
d) Type des responsabilités civiles
CONTRACTUELLE
Dans le domaine de soins, lorsque le professionnel de la santé agit, « IL
YA ENTRE LUI ET LE PATIENT UN CONTRAT DE PRESTATION DES
SERVICES (ECRIT OU TACITE) ». En cas de faute, celle-ci est à apprécier au
regard de ce contrat de soins. La responsabilité du praticien sera de nature
contractuelle.
La jurisprudence a développé deux types d’obligations en matière contractuelle:
A. L’obligation de moyens
B. L’obligation de résultat.
En effet, en pratique, la différence entre ces deux types de responsabilités
se fait au niveau de la preuve à rapporter par le client pour obtenir indemnisation.
a) L’obligation de résultat
Elle consiste à obliger une personne à aboutir à un certain résultat. Il y a
violation contractuelle lorsque ce résultat n’est pas atteint. Le client n’a qu’à prouver
que ce résultat n’a pas été réalisé pour obtenir indemnisation.
Exemple de la responsabilité contractuelle pour les indépendants
Un garagiste reçoit une voiture en réparation, alors que le système de freinage présente
des dysfonctionnements. Il répare mal la voiture, et le client subit un accident en
46
raison de la défaillance des freins. L’objectif du contrat de réparation, à savoir la
remise en service du système de freinage n’a pas été atteinte : le garagiste sera tenu
responsable.
B) L’obligation de moyens
Elle consiste à obliger seulement une personne à faire tout son possible
pour aboutir à un certain résultat, sans que le résultat en lui-même doive né
cessairement être atteint. Le simple fait que le résultat souhaité ne soit pas obtenu
n’engage pas la responsabilité. La responsabilité n’est engagée que si l’on n’a pas
fourni les efforts requis pour aboutir au résultat souhaité.
Exemple : un avocat est chargé par un salarié de plaider une affaire de droit du travail.
Il perd l’affaire. Même si l’objectif du contrat n’est ainsi pas atteint, il n’y a pas
automatiquement responsabilité de l’avocat. Le salarié devrait prouver que l’avocat a
commis des fautes ou qu’il n’a pas apporté à la préparation du dossier tous les soins
requis.
Exemple : un patient vient voir une diététicienne afin de maigrir. Le simple fait qu’à la
fin du traitement, le patient n’ait pas maigri n’engage pas la responsabilité de la
diététicienne, alors qu’il ne s’agit pas d’une obligation de résultat. Le patient devra
prouver une faute dans le chef de la diététicienne, c’est-à-dire que le traitement n’était
pas conforme aux règles de l’art et aux données acquises de la science.
La preuve pour la victimsera d’autant plus difficile: il ne suffira pas
d’établir que le résultat n’a pas été obtenu. Il faut qu’elle établisse que le professionnel
n’a pas mis en œuvre tous les moyens ou toutes les diligences nécessaires. En d’autres
termes, il faut qu’elle prouve une faute du professionnel.
47
Exemple : un kinésithérapeute est chargé de procéder aux exercices nécessaires afin
qu’un patient longuement hospitalisé réapprenne à marcher. Le simple fait qu’au bout
du traitement, le patient soit toujours incapable de marcher n’engage pas sa
responsabilité. La ‘victime’ doit prouver que le rééducateur a commis des fautes, c’est-
à-dire que les soins qu’il a donnés n’étaient pas conformes aux règles de l’art.
e) Les Critères de distinction importante à retenir entre les résultats et les
moyens
La jurisprudence ne décide pas aléatoirement quelles obligations
constituent une obligation de résultat ou une obligation de moyens. Elle a dégagé dans
ce contexte un critère logique, à savoir celui de l’aléa:
Si la réalisation du résultat est aléatoire, il s’agit d’une obligation de
moyens.
Si la réalisation du résultat peut être atteinte sans difficultés, il s’agit d’une
obligation de résultat. Souvent, la distinction se fait donc entre les travaux
qui nécessitent un travail essentiellement intellectuel et ceux qui requièrent
une intervention simple et essentiellement manuelle.
Exemple : la réparation d’une voiture est une intervention manuelle. Par la mise en
œuvre d’une inspection détaillée de la voiture et un remplacement des pièces, un
garagiste est toujours en mesure de réparer la voiture. Il s’agit d’une obligation de
résultat. Par la mise en œuvre des règles mathématiques connues, un ingénieur doit
réussir à construire un pont qui tient [Link] contre, même le meilleur
médecin, le meilleur avocat, le meilleur enseignant ne réussissent pas nécessairement
de guérir, donner gain de cause ou rendre intelligent leurs clients.
3.2.2. RESPONSABILITE CIVILE DELITUELLE
C’est celle qui découle d’un délit. Elle est pénale.
48
3.2.3. La responsabilité pénale
a) BUT
La responsabilité pénale a pour4 bh objectif de punir le comportement
dangereux ou illicite d’un professionnel de santé du fait des dommages qu’il a pu
causer à son patient ou du simple fait d’avoir fait courir un risque injustifié à celui-ci.
b) Les conditions ou fait generateur
LA FAUTE
Pour que la responsabilité d’une personne puisse être engagée, il faut ce
que l’on appelle: « fait générateur », c’est-à-dire un fait ou acte qui juridiquement est
de nature à entraîner une action judiciaire, soit de nature pénale, soit de nature civile,
soit de nature disciplinaire.
Dans la responsivité pénale il y a la violation de la loi (faute) appelée ici
infraction, il y a le dommage et enfin l’imputabilité.
L’IMPUTABILITE
En pratique, ce qui particularise la responsabilité pénale est son caractère
toujours strictement personnel: personne ne « couvre » donc jamais personne et
chacun doit répondre de ses gestes (mais uniquement de ses gestes). Ainsi, une
infirmière a l’obligation de refuser un ordre qui serait manifestement illégal car en
exécutant un tel ordre celle-ci se positionne comme « la main qui accomplie l’acte » et
donc comme l’auteur principal de l’acte illégal.
L‘INFRACTION
En pratique, ce qui particularise enfin la responsabilité pénale c’est
l’existence d’une infraction. En effet, il y a une infraction lorsque les lois et les
sanctions sont prévues pour chaque comportement répressible.
3.3. LE BUT DE LA LEGISLATION RELATIVE AUX SOINS INFIRMIERS
3.3.1. Reconnaissance officielle et protectrice du titre infirmier
En règle générale, depuis 1946, cette profession ne peut être exercée que
par une personne titulaire du diplôme d’Etat infirmier inscrite sur la liste
départementale des infirmiers et sur autorisation ministérielle demandée par le maire
49
d’une localité ou n’exerce ni infirmier, ni sage femme, les assistantes munies du
diplôme d’Etat.
Une fois affectée, il réclamera sa carte de l’ANIC.
3.3.2. Radiation pour non-conformité aux règles d’éthique
3.4. LE SERMENT DE FLORENCE NIGHTINGALE
En 1958, elle écrit que le but réel de l’infirmier était d’amener le malade
à des conditions meilleures afin que la nature puisse le guérir, alors que tout au débit
on mettait l’accent sur les soins à donner au malade, on insiste aujourd’hui aussi bien
sur le maintien et l’amélioration de la santé sur la prévention des maladies.
Le code de déontologie se repose sur les deux principes fondamentaux
qui sont à la fois dans les libertés essentielles de l’homme et le respect de la vie
humaine :
3.4.1. Les principes de la Croix-Rouge
1. Humanité : porter secours sans discrimination des blessées aux champs des
batailles. Alléger la souffrance des hommes.
2. Impartialité : aucune distinction de race, de religion, de condition sociale et
d’appartenance politique
3. Neutralité : garder la confiance de tous
4. Indépendance : elle est indépendante, agir toujours selon les principes de la
Croix-Rouge
5. Caractère bénévole : est une institution de secours volontaire et désintéressé
6. Universalité : toutes les sociétés ont les droits légaux et devoirs de s’entraider
(la complémentarité)
3.4.2. Les conditions d’éducation professionnelle
Sont indiquées chez un élève infirmier, intégré dans le service hospitalier
accomplissant des prestations pratiques, d’un rendement certains pour l’hôpital mais
moins bénéfique pour son éducation et son culture. Le système d’apprentissage était
au bout pour remplacer par un véritable système éducatif sous la direction d’infirmiers
professeurs grâce à l’enseignement de véritable pédagogue.
50
3.4.3. L’agréation des écoles
La réglementation concernant les écoles d’infirmiers est différente dans
divers pays. Cependant, grâce aux efforts conjugués de l’OMS, il existe une tendance
marquée en vue d’une unification des programmes d’études et de l’administration des
écoles infirmières. Ces questions sont étudiées en même temps que la situation
juridique de l’infirmier.
3.4.4. La constitution des conseils consultatifs
a. Le Conseil international des infirmiers (C.I.I.)
b. L’ANIC : Association nationale des infirmiers du Congo
c. LA SOLSICO : solidarité syndicale des infirmiers du Congo
d. L’UNIC : Union Nationale des Infirmiers du Congo
e. DySYCO : Dynamique syndical du Congo
51
CHAPITRE 4 : LES FONCTIONS DE L’INFIRMIER ET LE DROIT
4.1. FONCTIONS DE L’INFIRMIER
L’infirmier a 8 fonctions au sein de l’institution hospitalière :
1. Soigner avec compétence ;
2. Mettre en œuvre sous conduite de l’infirmier chef des techniques et des
épreuves diagnostiques ainsi qu’il administration des médicaments ;
3. Enseigner au malade des habitudes de vie saine. EX : éduquer un malade sur le
régime alimentaire, hygiène corporelle, mode de vie etc
4. Assurer une ambiance hygiénique et confortable à tous les malades ;
5. Apprécier les soins qu’exige l’état de chaque maladie et affecter au personnel
auxiliaire les soins dont l’exécution ne nécessite pas de compétence ;
6. Former les personnels auxiliaires, organiser, surveiller son travail et enfin les
sanctionner ;
7. Organiser et administrer le service infirmier ;
8. Participer à l’organisation et à l’entretien des ressources et de l’équipement
hospitalier permettant de soigner correctement les malades.
Les 5 fonctions essentielles de l’infirmier sont :
Dispenser les soins compétents et complets aux malades et aux infirmes ;
Assurer l’éducation sanitaire ;
Observer et communiquer aux membres de l’équipe médico-sociale tous
les facteurs susceptibles d’influencer les conditions de santé de l’individu ;
Sélectionner, former et guider le personnel auxiliaire ;
Participer aux recherches entreprises en vue de l’amélioration des services
de santé ;
Les 7 responsabilités de l’infirmier
Savoir reconnaitre les besoins en services infirmiers et y faire dans tous les
domaines tels qu’en médecine, en chirurgie etc. ;
52
Donner aux malades des soins infirmiers qualifiés sûrs ; aider au traitement
médical, expliquer la maladie et entreprendre l’éducation sanitaire du malade et
de sa famille ;
Se charger des soins infirmiers et de l’éducation sanitaire dans le cadre des
services à domicile et de la santé publique ; collaborer à la formation et à la
surveillance du personnel auxiliaire et l’enseignement donné aux élèves
infirmiers ;
Comprendre la notion du travail et participer à des travaux de recherche ;
Concevoir et savoir expliquer la portée de son activité professionnel et la
nécessité d’un progrès constant de la profession, car la formation de l’infirmier
doit âtre considéré comme processus continu.
4.2. LE DROIT
4.2.1. Définition
C’est l’ensemble des lois (en règle juridique) que doit observer l’homme
vivant en société, dont la violation est sanctionnée au besoin par contrainte organisée,
c’est –adire force publique.
4.2.2. But
C’est de faire régner l’ordre, la paix et l’harmonie dans la société
humaine. Ils ont établi le droit en vue du bien commun (bien, de tous).
4.2.3. Division du droit
a) Le droit naturel
Le droit naturel est dicte par la morale naturelle qui est constituée par les
religions, les mœurs, les coutumes, les habitudes et règles usuelles.
b) Le droit positif
C’est l’ensemble des règles de conduite extérieure dictées par la
législation. Le droit positif se divise en :
a. droit international
b. droit international public
53
4.2.4. Procédure Et Jurisprudence
a) Procédure
La procédure est le moyen de faire reconnaitre et sanctionner par les tribunaux les
droits des citoyens ou de l’état, quand le droit est violé ou méconnu. Elle fixe les
règles à suivre devant les tribunaux.
On distingue la procédure civile, pénale et la jurisprudence.
La procédure civile : est celle ayant trait aux conflits surgissant à
propos de droit privé, civil, commercial, social.
Procédure pénale : ou criminelle fixe les modes de poursuivre et les
instructions à suivre par les représentants de la loi, le parquet, en cas
d’infraction aux lois pénales.
b) Jurisprudence
Elle est l’ensemble des principes que l’on suit à chaque matière ;
Elle supplée souvent au silence de la loi ;
Elle est l’ensemble des décisions rendues par les tribunaux,
interprètent la loi en vue de son application.
54
CHAPITRE 5 : CODE DEONTOLOGIE DE L’INFIRMIER
5.1. DEFINITION
Le Code déontologique du CII pour la profession infirmière, révisé en
2012, est un guide pour une action basée sur les valeurs et nécessités sociales. Ce
Code a servi de normes aux infirmières dans le monde entier dès qu'il fut adopté en
1953. Il est régulièrement révisé pour répondre aux réalités des soins infirmiers et de
santé dans une société en constant changement.
5.2. LA SUBDIVISION DU CODE DE L’INFIRMIER SELON CII
Le Code déontologique du CII pour la profession infirmière comprend
quatre grands volets dans lesquels sont présentées les normes de conduite
déontologique à respecter.
Volet 1 : L’infirmière et l’individu
La responsabilité primordiale de l’infirmière consiste à donner des soins
infirmiers aux personnes qui en ont besoin.
Dans l’exercice de sa profession, l’infirmière crée une ambiance dans
laquelle les droits de l’homme, les valeurs, les coutumes et les croyances
spirituelles de ’individu, de la famille et de la collectivité sont respectés.
L’infirmière s’assure que l’individu reçoit en temps utile les informations
suffisantes et exactes, prodiguées d’une manière appropriée au plan culturel,
pour donner ou non son consentement, en pleine connaissance de cause, en
ce qui concerne les soins et le traitement qu’il devrait recevoir.
L’infirmière respecte le caractère confidentiel des informations qu’elle
possède et ne communique celles-ci qu’à bon escient. L’infirmière partage
avec la société la responsabilité du lancement et du soutien d’initiatives
permettant de satisfaire les besoins sociaux et de santé de la population, en
particulier des groupes les plus vulnérables.
L’infirmière plaide pour l’équité et pour la justice sociale dans la répartition
des ressources et dans l’accès aux soins de santé et aux autres services
55
sociaux et économiques. L’infirmière partage les valeurs professionnelles de
respect, de réactivité, de compassion, de loyauté et d’intégrité.
volet 2 : L’infirmière et la pratique
L’infirmière assume une responsabilité personnelle dans l’exercice des soins
infirmiers; elle doit maintenir à jour ses connaissances professionnelles par
une formation continue.
L’infirmière se maintient elle-même en bonne santé de manière à ne pas
compromettre sa capacité à dispenser des soins.
Lorsqu’elle accepte ou délègue des responsabilités, elle évalue avec un
esprit critique sa propre compétence et celle de ses collègues.
L’infirmière fait preuve en tout temps d’une conduite personnelle qui honore
sa profession, améliore son image et renforce la confiance du public dans le
personnel infirmier Lorsqu’elle dispense des soins, l’infirmière s’assure que
le recours aux technologies et aux pratiques scientifiques les plus récentes
est compatible avec la sécurité, la dignité et les droits des personnes.
L’infirmière s’efforce de susciter et d’entretenir une culture de pratique
propice à un comportement respectueux de la déontologie et au dialogue ou
vert.
volet 3 : L’infirmière et la profession
L’infirmière assume le rôle principal dans la définition et l’application
des normes acceptables à l’exercice clinique, à la gestion, à la recherche et à
l’enseignement des soins infirmiers.
L’infirmière contribue activement à l’élaboration d’un corpus de
connaissances professionnelles fondées sur des résultats de recherche, à l’appui de la
pratique fondée sur les preuves.
L’infirmière contribue activement à l’élaboration et à l’entretien d’un
ensemble de valeurs professionnelles fondamentales.
56
Par l’intermédiaire de son organisation professionnelle, l’infirmière
participe, dans le domaine des soins infirmiers, à l’instauration d’un environnement
favorable à la pratique de même qu’à la création et au maintien de conditions d’emploi
et de travail équitables et sûres.
L’infirmière a conscience des répercussions de l’environnement naturel
sur la santé. Elle veille, dans sa pratique, à l’entretien et à la protection de
l’environnement naturel.
L’infirmière contribue à l’instauration d’un environnement organisationnel
respectueux des règles de l’éthique. Elle met en cause les pratiques et les lieux de
travail non-conformes à l’éthique.
volet 4 : L’infirmière et ses collègues
L’infirmière entretient, avec ses collègues du secteur infirmier et d’autres
domaines, des rapports de collaboration empreints de respect.
L’infirmière prend toute mesure nécessaire pour protéger l’individu, la
famille et les collectivités lorsqu’un collègue ou une autre personne lui donnent des
soins qui le mettent en danger.
L’infirmière prend les mesures nécessaires pour aider et guider ses
collègues à promouvoir une conduite respectueuse de règles de l’éthique.
5.3. LES SERMENTS DE L’INFIRMIER
5.3.1. Définition du concept serment
Un serment est une déclaration ou engagement publique ou une promesse
solennelle. Dans notre contexte, le serment est un engagement solennel pris devant
Dieu, devant une assemblée et « devant sa conscience » d’exercer sa profession de
manière responsable.
Avant de prêter serment, le futur professionnel doit bien réfléchir,
méditer et s’auto évaluer sur son aptitude à le respecter. Dans le cas contraire, il vaut
mieux pour sa conscience qu’il désiste immédiatement.
57
5.3.2. Types de serments
Il existe le serment d’Hippocrate ou des médecins, le serment de Galien
ou des pharmaciens, le serment des infirmiers adopté par le comité national de
l’ANIC.
a) Serments de l’infirmier
SERMENT DE FLORENCE NIGHTINGALE
Je m’engage solennellement, devant Dieu et devant les hommes à mener
une vie intègre et remplir fidèlement les devoirs de ma profession.
Je m’abstiendrais de toutes pratiques délictueuses ou malfaisantes, je ne
prendrais et n’administrerais volontairement aucun remède dangereux.
Je ferais tout pour élever le niveau de ma profession et garderais, avec
une totale discrétion tous les secrets de famille que la pratique de mon service me
ferais connaître.
J’aiderais loyalement le médecin dans son travail et me dévouerais au
bien être de ceux qui seront laissés à ma garde.
SERMENT DE L’INFIRMIER ADOPTE PAR LE COMITE
NATIONAL DE L’ANIC
Conscient de mes obligations, je promets d’apporter mes soins aux
malades avec toute habileté et les connaissances que je possède, sans distinction des
races des couleurs, des convictions politiques ou sociales,ne négligeant aucun effort
susceptible de préserver la vie, d’alléger les souffrances des malades ou de les aider à
recouvrer la santé.
Je respecterais, en toute circonstance, la dignité et les croyances
religieuses du patient confié à mes soins.
Je garderai le secret de toutes confidences personnelles qui pourront
m’être faites et je m’abstiendrais de tout acte pouvant mettre en danger la vie pour la
santé du malade.
58
Je ferais tout ce qui est à mon pouvoir pour élever le niveau de ma
profession en faisant honneur au code de déontologie et en préservant l’intégrité à
laquelle se doit tout infirmier.
Je me souviendrais sans cesse que dans ma profession, l’indiscrétion est
une faute, la sécheresse du cœur : une tare : la négligence : un crime
SERMENTS DES AUTRES COLLABORATEUR
a) DES MEDECINS (HIPPOCRATE)
Je jure Apollon, Esculape, Hygiène et Panacée, et je prends à témoins
tous les dieux, toutes les déesses, d’estimer à l’égard de mes parents, celui qui m’a
enseigné l’art ; de faire commune avec lui , et s’il est besoin, de partager avec lui mes
biens , de tenir ses enfants comme mes propres frères , de leur enseigner cet art s’ils
ont besoin de l’apprendre , sans salaire ni promesse écrite ; faire participer aux
préceptes , aux leçons et à tout le reste de l’enseignement , mes fils , ceux du maitre
qui m’instruit , les disciples inscrits et engagés , suivant le règlement de la profession,
mais ceux- là seulement.
J’appliquerai les régimes pour le bien des malades, selon mon pouvoir et
mon jugement. Jamais je ne donnerai à personne, pour lui complaire, un remède
mortel ou un conseil qui le conduise à sa perte.
Je ne donnerai jamais à une femme le moyen de se faire avorter. Mais je
conserverai purs ma vie et mon art.
Dans toute maison ou j’entrerai pour le bien du malade, me tenant loin de
tout volontaire et toute séduction.
Dans l’exercice et en dehors de l’exercice de mon art quoi que je puisse
voir, que puisse entendre en soignant les malades, quoi que je perçoive qu’il ne soit
pas opportun de révéler ; je m’envelopperai dans le silence et je considérerai le tout
comme secret.
59
Si j’accomplis ce serment avec fidélité, qu’il m’arrive de jouir de ma vie
et de mon art en bonne réputation parmi les hommes. Si je m’en écarte et que je
l’enfreins, qu’il m’arrive le contraire.
b) SERMENTS DE GALIEN OU DES PHARMACIEN
Avant d’être admis dans la confrérie des pharmaciens, je me fais le
devoir de jurer solennellement; librement sur honneur et en présence de mes maîtres
de la faculté:
1. D’honorer ceux qui m’ont instruit dans les préceptes de mon art et de leur
témoigner ma reconnaissance en restant fidèle à leur enseignement ;
2. D’exercer dans l’intérêt de la santé publique, ma profession avec conscience et
de respecter non seulement la législation en vigueur, mais aussi les règles de
l’honneur, de la probité et du désintéressement ;
3. De ne jamais oublier ma responsabilité et mes devoirs envers le malade et sa
dignité humaine
En aucun cas, je consentirai à utiliser mes connaissances et mon état pour
corrompre les mœurs et favoriser des actes criminels
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses
Que je sois couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères si j’y
manque.
5.4. DEVOIR
Devoir, c’est obligé de donner ou de faire quelque chose au nom de la
morale. L’infirmier est tenu à dévouer, à se sacrifier à sa profession, etc.
Dans le sens moral, il comprend ce qu’est bon, ce qu’il faut faire.
5.5. LES QUALITES MORALES DE L’INFIRMIER :
Le dévouement est la qualité primordiale de l’infirmier ;
La douceur ;
Demeurer ferme dans un certain cas pour n’est pas constitué un
obstacle à la guérison ;
Bienveillance (aimable) ;
60
La conscience professionnelle ;
La loyauté ;
L’obéissance ;
La sincérité.
5.6. LES APTITUDES
L’aptitude est une disposition naturelle à exercer une activité donnée à
cultiver un art ou à s’en donner à une science.
L’aptitude physique : celle qui est liée à la santé physique.
La santé : L’infirmier à une santé excellente est celle exemptée de toute tare physique.
Les aptitudes intellectuelles de l’infirmier :
L’intelligence ;
Le bon sens ;
La maturité d’esprit
L’infirmier doit forcer d’améliorer par exemple :
La mémoire ;
L’esprit d’observation ;
L’esprit de prévoyance ;
L’esprit d’initiative ;
Le tout ;
La discrétion, secret professionnel.
5.7. LES DEVOIRS PROFESSIONNELS
SECTION I: DE DEVOIRS ENVERS LA PERSONNE
Article 10: L’infirmier est tenu de travailler en toutes circonstances dans l’intérêt du
malade.
Article 11: L’infirmier doit à son malade des soins attentifs et consciencieux et répond
civilement, pénalement et disciplinairement des actes.
Article 12: L’infirmier doit éviter toute forme de discrimination dans l’exercice de sa
profession. Il doit écouter, examiner, conseiller, et éduquer ou soigner
61
avec la même conscience toutes les personnes quels que soient,
notamment, leur origine, leurs mœurs, leur situation sociale ou de
famille, leur croyance ou leur religion, leur handicap, leur état de santé,
leur âge, leur sexe leur réputation, les sentiments qu’il peut éprouver à
leur égard.
Article 13: Il est interdit à tout infirmier de conseiller et proposer au malade ou à son
entourage, comme salutaire et sans danger, un remède ou un procède
illusoire ou insuffisance éprouvée.
Article 14: L’infirmier est tenu de s’assurer que le recours aux technologies, et aux
pratiques scientifiques les plus récentes est compatible avec la sécurité, la
dignité et les droites des personnes.
Article 15: L’infirmier doit respecter le droit de la personne de s’adresser au
professionnel de sante de son choix.
Article 16: L’infirmier ne doit pas abuser de la confiance de la personne confiée à ses
services.
Article 17: L’infirmier ne doit éviter les faux et usages de faux dans la tenue du
dossier du malade, rapport, registre, dossier de recherche ou tout
document lie à la profession infirmière.
Article 18: L’infirmier doit subordonner son intérêt personnel à celui de la personne
confiée à ses services.
Article 19: avant de cesser d’exercer ses prestations pour le compte d’une personne,
l’infirmier doit s’assurer que cette cessation de service n’est pas
préjudiciable à cette dernière.
Article 20: L’infirmier doit chercher à établir et maintenir une relation de confiance
avec la personne confiée à ses services, sa famille et toute autre personne
qui l’accompagne.
Article 21: L’infirmier ne doit pas faire preuve de violence physique, verbale ou
psychologique envers le malade.
62
Article 22: Pendant la durée de la relation professionnelle, l’infirmier ne peut établir
de liens d’amitié, intimes, amoureux, ou sexuels avec le malade. Pour
déterminer la durée de la relation professionnelle, l’infirmier doit tenir
compte, notamment, de la vulnérabilité du malade, de son problème de
santé, de la durée de l’épisode de soin et de la probabilité d’avoir à
redonner des soins a ce malade.
Article 23: L’infirmier doit fournir à la personne confiée a ses services, toutes les
explications nécessaires à la compréhension des soins et des services
qu’il lui prodigue.
Article 24: Lorsque le malade, en état d’exprimer sa volonté, refuse le traitement lui
prescrit, l’infirmier est tenu de respecter ce refus tout en l’informant de
conséquences qui en découlent. L’infirmier est tenu également d’en
informer l’auteur de la prescription.
Article 25: Lorsque l’obligation d’obtenir un consentement libre et éclairé incombe à
l’infirmier, ce dernier doit fournir toutes les informations requises a la
personne a la personne confiée à ses services.
Article 26: L’infirmier est tenu, dans le cadre de ses fonctions, de prendre les
précautions nécessaires pour assurer la sécurité des personnes confiées à
des services.
Article 27: L’infirmier est tenu de prendre toute mesure nécessaire pour protéger
l’individu lorsqu’ un collègue ou une autre personne lui donne des soins
qui le mettre en danger.
Article 28: L’infirmier doit éviter toute forme d’imprudence et de négligence dans les
soins et traitements prodigues au malade. Notamment, l’infirmier doit:
Procéder à l’évaluation requise par son état de sante ;
Intervenir promptement auprès du malade lorsque son état de
sante l’exige ;
Assurer la surveillance clinique et le suivi requis par son état
de sante ;
63
Prendre les moyens raisonnables pour assurer la continuité des
soins et traitements.
Article 29: L’infirmier est tenu d’établir pour chaque malade un dossier de soins
infirmiers contenant les éléments pertinents et actualises relatifs à la prise
en charge et au suivi.
Article 30: En cas de catastrophe naturelle ou en cas de danger public, il est interdit à
tout infirmier d’abandonner ses malades, sauf sur ordre officiel de
l’autorité sanitaire et administrative ayant qualité a cet effet ou lorsque
les conditions sécuritaires deviennent contraignantes.
SECTION 2: DEVOIR ENVERS LE PUBLIC
Article 31: L’infirmier est tenu de porter secours en cas d’urgence à toute personne en
danger, dans les limites de ses responsabilités professionnelles et de ses
moyens.
Article 32: L’infirmier doit éviter d’inciter quelqu’un de façon insistance à recourir à
ses services professionnels ou a collaborera une cherche.
Article 33: L’infirmier doit éviter de faire usage de son nom à des fins publicitaires;
cela constitue un fait contraire a la dignité de la profession infirmière.
Article 34: L’infirmier est tenu de partager avec la société, la responsabilité du
lancement et du soutien d’initiative permettant de satisfaire les besoins
sociaux et de sante de la population, en particulier des groupes les plus
vulnérables.
SECTION 3: DE DEVOIRS ENVERS LES PAIRS ET L’ÉQUIPES DE SANTÉ
Article 35: L’infirmier doit éviter d’induire en erreur, de surprendre la bonne foi ou
d’utiliser des procédés déloyaux en l’encontre des autres membres de
l’équipe de santé.
Article 36: L’infirmier a le devoir, dans la mesure de ses possibilités, d’échanger ses
connaissances et expériences avec ses collègues de la meme profession et
les autres professionnels de santé.
64
Article 37: L’infirmier coopère avec les membres des autres professions de santé et
maintient avec eux des relations harmonieuses, tout en gardant l’honneur
et l’indépendance de la profession infirmière.
Article 38: L’infirmier a le devoir de partager les valeurs professionnelles de respect,
de réactivité, de compassion, de loyauté et d’intégrité avec ses collègues.
Article 39: L’infirmier a le devoir d’entretenir, avec ses collègues et avec les autres
membres de l’équipe de santé, des rapports de collaboration empreints de
respect. L’infirmier a également le devoir de respecter l’indépendance
profesionnelle de ses collègues et des autres membres de l’équipe de
santé.
Article 40: L’interdit à l’infirmier de poser un acte ou d’avoir un comportement
intimidant ou menaçant susceptible de compromettre de la qualité des
soins ou la confiance du malade ou du public envers la profession.
Article 41: L’infirmier est tenu de prendre les mesures nécessaires pour aider et guider
ses collègues à promouvoir une conduite respectueuse de règles
d’éthique.
Article 42: L’infirmier doit répondre dans les meilleurs délais possibles à tout appel
ou correspondance lui adressée par l’ordre des infirmiers ou l’un de ses
organes.
Article 43: L’infirmier doit d’abstenir de calomnier un collègue, de médire de lui, ou
de se faire écho de propos capables de lui nuire dans sa vie privée ou
dans l’exercice de sa profession.
Article 44: L’infirmier a le devoir d’appliquer et de respecter la prescription médicale,
sauf urgence, écrite, quantitative et qualitative, datée et signée.
L’infirmier a également l’obligation de demander au prescripteur un
complément d’information chaque fois qu’il le juge utile, notamment s’il
est estime être insuffisamment éclairé.
Article 45: Si l’infirmier a un doute sur la prescription, il est tenu de la vérifier auprès
de son auteur ou, en cas d’impossibilité, auprès d’un autre membre de la
65
profession concernée. En cas d’impossibilité de vérification et de risques
manifestes et imminents pour la santé du malade, l’infirmier est tenu
d’adopter, en vertu de ses compétences propres, l’attitude qui lui permet
de préserver au mieux la santé du malade, et ne fait prendre à ce dernier
aucun risque injustifié.
Article 46: L’infirmier doit stimuler la coopération avec les autres disciplines liées à
celle des soins infirmiers.
Article 47: L’infirmier doit respecter la différence et la compétence des autres
professionnels impliqués dans les soins de santé.
SECTION 4: DE DEVOIRS DE CONFRATERNITÉ ET DE SOLIDARITÉ
Article 48: Les infirmier doivent entretenir, entre eux, des rapports de confraternité
pour l’intérêt ou bénéficiaire de leurs services. Les infirmiers, ayant des
dissensions entre eux, doivent chercher la conciliation.
Article 49: L’infirmier est tenu de connaitre et de valoriser le rôle que joue chacun de
se collègues et l’apport de ceux-ci au travail de l’équipe.
Article 50: Les infirmiers se doivent une assistance dans l’adversité. L’infirmier a
pour devoir de prendre la défense d’un confrère injustement attaqué.
Article 51: Lorsque l’infirmier accepte ou délègue des responsabilités, il est tenu
d’évaluer avec un esprit critique sa propre compétence et celle de ses
collègues.
SECTION 5: DE DEVOIRS ENVERS LA PRATIQUE ET LA PROFESSION
Article 52: Tout infirmier est tenu d’obtenir son inscription au tableau de l’Ordre
avant d’exercer la profession infirmière. L’infirmier inscrit au tableau de
l’Ordre est tenu de payer sa cotisation annuelle.
Article 53: L’infirmier est tenu responsable de ses décisions ainsi que des actes
professionnels qu’il est habilité à poser.
Article 54: Il est interdit à tout infirmier, dans l’exercice de sa profession, de se
soustraire de sa responsabilité, en toutes circonstances.
66
Article 55: L’infirmier est tenu de s’abstenir, même en dehors de l’exercice de sa
profession, de tout acte de nature à déconsidérer celle-ci.
Article 56: L’infirmier a le devoir de refuser tout acte susceptible de porter préjudice
à dignité.
Article 57: Il est interdit à tout infirmier de favoriser le charlatanisme sous toutes ses
formes.
Article 58: Tout infirmier est délié du devoir d’obéissance, lorsque l’ordre reçu est
manifestement contraire à la loi, à l’ordre public et aux mœurs ou
lorsqu’il peut porter atteinte à la santé du malade.
Article 59: Il est interdit à tout infirmier d’autoriser une personne non inscrite au
tableau de l’Ordre à exercer une activité réservée aux infirmiers, ni l’aide
ou l’inciter à le faire. De plus, l’infirmier ne doit pas autoriser une
personne non inscrite au tableau de l’ordre d’utiliser le titre d’infirmier
ou à laisser croire qu’elle est infirmière, ni l’aider ou l’inciter à le faire.
Article 60: L'infirmier a l'obligation de dénoncer toute personne qui se livre à
l'exercice illégal de la profession d'infirmier. L'infirmier n'est pas tenu
également de couvrir ou favoriser tout acte de nature à porter atteinte à
l'honneur et à la dignité de la profession infirmière.
Article 61: L'infirmier doit dénoncer tout acte susceptible de nuire à sa dignité et à
celle de sa profession.
Article 62: L'infirmier doit signaler tout incident ou accident qui résulte
involontairement ou volontairement de son intervention ou de son
omission et susceptible de nuire à la santé d'une personne.
Article 63: L'infirmier doit s'abstenir d'exercer sa profession lorsqu'il est dans un état
susceptible de compromettre la qualité des soins et des services,
notamment s'il est sous l'influence de boisson alcoolique, de stupéfiants,
d'hallucinogènes, de préparations narcotiques, anesthésiques ou toute
67
autre substance pouvant produire l'ivresse, l'affaiblissement ou la
perturbation des facultés mentales.
Article 64: L'infirmier a le devoir, tout en tenant compte des limites de ses habiletés, à
agir avec compétence dans l'accomplissement de ses obligations
professionnelles.
Article 65: L'infirmier doit éviter toutes sortes d'harcèlement, d'intimidation ou de
menace vis-à-vis de bénéficiaire de soins et de tout autre membre de
l'équipe de Santé.
Article 66: L'infirmier a le devoir d'actualiser et de perfectionner ses compétences afin
de garantir la qualité des soins qu'il dispense et la sécurité des
bénéficiaires de soins et services infirmiers. L'infirmier est tenu
également de prendre toutes les dispositions nécessaires pour respecter
ses obligations en matière de développement professionnel continu.
Article 67: L'infirmier doit sauvegarder en tout temps son indépendance
professionnelle. L'infirmier doit notamment exercer sa profession avec
objectivité et faire abstraction de toute intervention d'un tiers qui pourrait
influer sur l'exécution de ses obligations professionnelles au préjudice de
la personne confiée à ses services.
Article 68: L'infirmier doit réaliser toute activité lui confiée par l'Ordre, pour l'intérêt
de la profession d'infirmier.
Article 69: L'infirmier doit collaborer et répondre dans les plus brefs délais à toute
demande provenant de l'Ordre ou de l'un de ses organes.
Article 70: L'infirmier doit respecter tout engagement qu'il a envers les organes de
l'Ordre.
Article 71: L'infirmier doit s'abstenir de la vente illicite des médicaments, d'appareils
ou de produits ayant un rapport avec son activité professionnelle.
68
Article 72: L'infirmier doit veiller à son aspect extérieur qui doit être avenant, à son
équilibre personnel et à son désir de perfectionnement permanent.
Article 73: L'infirmier doit respecter l'uniforme réglementaire par le port d'une tenue
soignée, ample et plaisante. Il est interdit à tout infirmier le port des
bijoux ou de tout autre ornement dans la pratique professionnelle.
Article 74: L'infirmier doit assurer la sécurité du bénéficiaire de soins et services
infirmiers, de ses accompagnants ou de toute autre personne confiée à ses
services dans son environnement de travail.
Article 75: L'infirmier a le devoir de participer, dans le domaine des soins infirmiers,
à l'instauration d'un environnement favorable à la pratique, de même qu'à
la création et au maintien des conditions d'emploi et de travail équitables
et sûres.
Article 76: L'infirmier a le devoir d'encadrer tout apprenant en soins infirmiers.
L'infirmier doit s'assurer que l'apprenant en soins infirmiers bénéficiaire
de son encadrement s'abstienne d'exécuter une tâche qu'il estime dépasser
sa compétence professionnelle.
Article 77: L'infirmier est tenu de confier à l'apprenant en soins infirmiers que des
actes qui correspondent au degré d'autonomie ; ce degré dépend de la
personnalité de l'apprenant, d'enseignements reçus, de son expérience et
de risques inhérents à l'acte.
Article 78: L'infirmier doit informer ou sensibiliser les apprenants en soins infirmiers
sur le consentement éclairé, le respect de la vie privée, la confidentialité,
la bienfaisance et la non-malfaisance.
Article 79: L'infirmier est tenu de se maintenir lui-même en bonne santé de manière à
ne pas compromettre sa capacité à réaliser ses prestations.
69
Article 80: L'infirmier doit faire preuve en tout temps d'une conduite personnelle qui
honore sa profession, améliore son image et renforce la confiance du
public dans le personnel infirmier.
Article 81: L'infirmier est tenu de susciter et d'entretenir une culture de pratique
propice à un comportement respectueux de déontologie et au dialogue
ouvert.
Article 82: L'infirmier a le devoir de contribuer à l'instauration d'un environnement
organisationnel respectueux des règles d'éthique. Il est tellement tenu de
remettre en cause les pratiques et les lieux de travail non conformes à
l'éthique.
Article 83: L'infirmier se doit d'honorer et faire honorer sa profession. Il doit faire
preuve d'une haute moralité et de la plus grande dignité dans sa vie
professionnelle et privée.
Article 84: Il est interdit à tout infirmier d'aliéner son indépendance professionnelle
sous quelque forme que ce soit.
Article 85: Il est interdit à tout infirmier d'exercer la profession d'infirmier sous un
pseudonyme.
Article 86: Le port de l'uniforme est obligatoire pour tout infirmier dans le lieu où il
exerce. L'uniforme de tout infirmier doit être sobre c'est-à-dire simple,
discret et sans extravagance. La tenue de travail est composée soit d'une
tunique (à manches courtes et avec une longueur suffisante pour couvrir
le haut des cuisses) et d'un pantalon droit et de longueur adaptée. Les bas
de pantalon ne doivent pas être retournés. La tunique et le pantalon sont
indissociables, soit d'une robe dépassant les genoux ou d'une blouse à
manches courtes en haut du coude avec pantalon sans poche de même
couleur.
70
Article 87: L'infirmier est tenu d'enlever l'uniforme sur le lieu de travail et de le laver
chaque jour. La tenue de travail doit être dans un tissu d'entretien facile,
opaque de façon à ne pas laisser paraître les sous -vêtements.
Article 88: Il est interdit à tout infirmier de circuler en uniforme à l'extérieur de l'unité
de soins ou du secteur d'activités.
Article 89: Il est interdit à tout infirmier le port des vêtements suivants : Les
vêtements transparents ou moulants ; Les sous-vêtements apparents ; Les
vêtements tachés ou troués. Il est également interdit à tout infirmier le
port des camisoles, des hauts à bretelles minces ou courts laissant
entrevoir l'abdomen, des jeans, des pantalons courts de style short ou
bermuda, des pantalons de style Capri et les pantalons à taille basse.
Article 90: L'infirmier est tenu de porter un uniforme d'une couleur permettant de
distinguer facilement les tâches de plus, l'uniforme doit être d'une seule
couleur, sauf de couleur noire, ou de deux couleurs harmonisées,
composé de deux pièces.
Article 91: Il est interdit à tout infirmier le port d'un uniforme avec motif, même
lorsqu'il est composé de deux pièces.
Article 92: L'infirmier est tenu d'avoir une carte d'identité fixée. L'uniforme, placée de
manière à être lisible et à ne pas blesser le patient durant les soins.
Article 93: L'infirmier est tenu d'avoir des cheveux propres. Toutefois, les cheveux
mi- longs ou longs doivent être attachés par un élastique ou une barrette
sobre. La barbe doit être couverte dans certains cas, notamment lors des
soins reliés aux traitements des plaies.
Article 94: Il est interdit à tout infirmier le port des foulards, bandeaux en tissu, fleurs
et rubans. Il est également interdit à tout infirmier le port des chapeaux,
casquettes et tous les autres couvre-chefs.
71
Article 95: L'infirmier est tenu d'avoir des ongles propres, courts, sans vernis ni ajout
d'ongles artificiels ou en acrylique ou en gel, les motifs ne sont pas
permis sur les ongles.
Article 96: Il est interdit à tout infirmier le port des bracelets, bagues, y compris les
alliances ou joncs lors de la dispensation des soins. Il est également
interdit à tout infirmier le port des colliers, cravates et cordons lors de la
dispensation des soins.
Article 97: Il est interdit à tout infirmier l'usage du parfum.
Article 98: Le maquillage de tout infirmier doit être léger et ne doit en aucun cas être
composé de particules qui risquent de se détacher de la peau.
Article 99: L'infirmier est tenu de porter une montre permettant une lecture précise
des secondes.
Article 100: Les chaussures de tout infirmier doivent être solides et fermées sur
l'avant du pied protégeant les orteils, avec des talons bas, des semelles
antidérapantes, silencieuses, facilement nettoyables et réservées
exclusivement au travail.
Article 101: Toutes les dispositions relatives à la tenue vestimentaire des infirmiers
s'appliquent mutatis mutandis à tous les stagiaires infirmiers ainsi qu'à
tous les apprenants en stage dans une structure sanitaire.
72
CHAPITRE 6 : LES FAUTES INFIRMIERES
6.1. DEFINITION
Peuvent être tout manquement à l’occasion de l’accomplissement de ses
actes aux règles générales de prudence et de diligence acceptables, au respect des
règles déontologiques à la profession infirmière, à la dispensation correcte des soins
cliniques et non cliniques selon les principes de la science et de la technique
infirmière.
6.2. LA SANCTION
6.2.1. Définition
La sanction est une récompense bienheureuse à une responsabilité bien
déterminée.
6.2.2. Sortes des sanctions :
La sanction morale et légale.
a) La sanction morale :
Est herbeuse si ce dernier a bien accomplit ou malheureuse dans le cas
contraire. EX : sanction malheureuse : en cas de sanction, blâme, demande
d’explication, l’envoie.
La sanction bienheureuse : félicitation, promouvoir (promotion)
b) La sanction légale
Elle est déterminée par le code pénal ou civil.
Code pénal : il oblige la réparation de dommage et intérêt à la victime.
Les escarres provoquées par les applications de sac à glace sans protection, les plâtres,
les appareils pour bandage trop serré.
6.3. MANQUE DE SURVEILLANCE
Chute de malade agité ou en cours
Chute d’enfant de table ou de berceau qu’on abandonne sans remonter les
panneaux ;
Embolie gazeuse causée par la présence des bulles d’air dans la trousse ;
Levée précoce sans aide ;
73
Les escarres de décubitus chez le malade en coma ;
L’absorption de produit toxique laissé à la portée des enfants
6.4. ERREUR DE TECHNIQUE
EX : injections à des endroits interdits
Injection en 1m de solution non isotonique. EX : glucosé à 10%.
Erreur de voie lors de sondage, lors de tubage ;
Faute d’asepsie souvent à la base des abcès, de septicémie, des escarres
infectée, de la propagation des infections voire même des épidémies
74
CHAPITRE 7 : LE SECRET PROFESSIONNEL DE L’INFIRMIER
7.1. DEFINITION
Le secret professionnel est l’observance stricte de confidence déroulant
de malade, en rapport avec la pratique de la profession dans le but de garder la
crédibilité de l’institution. Art.48.5.
A. Définition et généralités
Le secret professionnel est tout ce que l’on a appris, surpris, deviné du
malade par le fait ou L’occasion de la profession et qui doit rester secret. C’est donc
une obligation qui découle directement de la confiance indispensable du patient à tout
membre de l’équipe de santé.
Le secret professionnel est un droit du malade et son respect absolu
implique pour l’infirmier une obligation double qui, initialement de nature purement
morale est devenu également juridique.
7.2. HISTORIQUE
Le secret professionnel est un principe reconnu depuis les temps les plus
reculés. Ainsi, les livres sacrés de l’Inde tels que les Védas en font mention. Aussi, à
ce propos, Hippocrate, écrit : « Je passerai ma vie, j’exercerai mon art dans
l’innocence et la pureté, quoique je puisse voir, quoique je perçoive, hors de
l’existence de mon art, dans le commerce ordinaire de la vie, qu’il ne soit pas opportun
de révéler, je m’envelopperai dans le silence et je considérerai le tout comme secret ».
Florence Nightingale y a également fait allusion dans son serment
adressé aux infirmiers.
A. Pourquoi le respect du secret est important ?
Le droit à la vie est l’un des plus précieux qui soient. Il est de la plus
grande nécessité que quiconque éprouve le besoin de s’adresser au professionnel de la
santé, puisse le faire en toute confiance et en toute sécurité. Il faut pouvoir sans crainte
se livrer entièrement lors d’un examen, d’une consultation et dévoiler sans restriction
75
les secrets les plus intimes, les tares personnelles ou héréditaires, le mode de vie, les
circonstances parfois pénibles ou blâmables dans lesquelles a été contracté le mal.
Seule la certitude que le professionnel de la santé a le devoir absolu de ne rien révéler
de ce qu’il apprend dans l’exercice de sa profession donne au malade la confiance
nécessaire pour se confier en toutes circonstances, avec une franchise absolue.
B. Fondements du secret professionnel
Le secret professionnel à deux fondements essentiels à retenir à savoir le
fondement moral et juridique.
a) Le fondement moral
C’est le respect du malade, c’est aussi la confiance entre le malade et le
soignant, confiance qui exige qu’on ne révèle pas ce qu’il nous confie ou ce que nous
découvrons en lui. La certitude que le professionnel de la santé ne dévoilera rien de ce
qu’il a appris, vu ou suspecté permet au malade de dire tout ce qui est nécessaire pour
être mieux soigné.
b) Le fondement légal
Sur le plan international, le conseil international des infirmiers(es) a sorti
le code de déontologie et la dernière date de 1973. Ainsi tous les pays membres de ce
conseil et même les autres s’y inspirent pour exercer.
En RDC, des textes légaux prescrivent le secret professionnel (Lire la
constitution de la RDC a cet effet).
C. Quels sont les actes, faits ou éléments qui doivent être couvert par le secret
professionnel ?
Il y a deux situations de faits sont à relever : les faits médicaux et les
faits extra-médicaux.
a. Les faits médicaux
Ils concernent tout ce qui se rattache à l’existence de la maladie
(diagnostic, résultats d’examens, traitement). Ils concernent aussi tout ce qui a
provoqué la maladie (toxicomanie, agression, viol, tentative de suicide, maladie
76
naturelle...) et aussi les maladies de toute forme (héréditaires, la tuberculose,
l’épilepsie, l’aliénation mentale, les maladies vénériennes et le Sida, les Hémorroïdes,
blessures même minimes, H.T.A., cardiopathie, néphropathie, l’accouchement d’une
femme non mariée etc. Bref tous les faits appris dans l’exercice ou confiés au cours
de l’exercice de la profession. Les faits quatre suivants ne sont pas couverts par le
secret professionnel à savoir :
1. les faits même médicaux appris par un professionnel de la santé en sa qualité de
parent ou ami.
2. Il n’y a pas d’obligation légale lorsque le professionnel apprend accidentellement
le fait en dehors de tout soin.
3. Ne divulgue pas le secret, si le professionnel est désigné pour rechercher des faits
rentrant dans l’ordre des secrets auxquels il est tenu. Par exemple : professionnel
désigné pour expertise ou par le pourvoir judiciaire.
4. Il n’y a pas divulgation de secret professionnel lorsque l’infirmier partage les faits
observés aux autres membres de l’équipe de santé. En effet, les révélations faites
aux personnes susceptibles de recevoir le secret professionnel ne sont pas
punissables ; ces personnes sont tenues au secret et la révélation est faite dans
l’intérêt du malade ou de la société. Ainsi, à l’intérieur de l’équipe de soins, on
peut et on doit dire ce qui est nécessaire pour un meilleur soin (observations,
résultats des examens,...). Ces informations tenues par plusieurs membres de
l’équipe permettent de dégager la notion de secret partagé. Lorsqu’il s’agit des
personnes à l’extérieur de l’équipe, ne rien dire à la famille, ni aux amis du
malade.
b. Les faits secrets extra-médicaux :
Concernant les faits qui n’ont pas de rapport avec la maladie, les
Infirmiers(es), les Sages-femmes et les Techniciens médicaux-sanitaires, sont obligés
de garder silence et la discrétion pour tous ces faits car de fois , ils permettent
l’identification du malade.
77
D. Les personnes tenues au secret professionnel
Tout le personnel de la santé : Professeurs en sciences infirmières, en
médecine, les infirmiers, les médecins, Pharmaciens, Biologistes, Techniciens
supérieurs en soins infirmiers, laborantins, filles et garçons de salle ; tout le personnel
administratif de l’hôpital, tout le personnel d’entretien, les stagiaires de tous bords
(tous les niveaux).
E. Le délit (infraction) de divulgation du secret professionnel
Ce délit existe même si vous n’avez pas l’intention de nuire. Il n’y a pas
de circonstance atténuante (article 310 du code pénal).
Par ailleurs, seul le malade a le droit strictement personnel (aucun tiers,
ni héritiers) de délier le professionnel de son devoir de silence. Cependant le
professionnel demeure seul juge de la conduite à tenir car le malade peut ne pas
mesurer la portée de son autorisation.
F. Circonstances particulières de révélation du secret professionnel
Dans certains cas particuliers, il n’a pas délit lors de divulgation du secret à savoir :
a) La révélation aux parents du malade : par exemple le cas des mineurs consultés
à la demande des parents : ces derniers ont droit à la vérité. Mais, si le
professionnel est consulté par le mineur à l’insu des parents, le secret doit être
conservé ;
b) L’examen prénuptial : si le professionnel a été consulté par l’un ou l’autre des
fiancés, il doit garder le secret ; si les futurs mariés consentent d’un commun
accord à consulter et à se communiquer les conclusions avant de contracter le
mariage, il n’y a pas de secret.
c) Les certificats : Ils sont demandés à la requête des intéressés et doivent leur être
remis. Le médecin qui établit et délivre le certificat n’est pas tenu au secret
envers son client. La divulgation d’un certificat ne peut venir que du malade lui-
même.
d) Secret professionnel en justice et les déclarations obligatoires ou autorisées ;
78
e) déclarations de décès ;
f) déclarations de maladies contagieuses et épidémiques.
Les dénonciations des crimes : Empoisonnements, sévices, coups et
blessures commis sur la personne des enfants particulièrement la séquestration,
l’avortement criminel...
Ce qu’il faut retenir :
Le secret médical protège la vie privée du malade en permettant les soins.
L’agent de santé doit protéger le secret médical dont il a la garde. Ce rôle
de gardien de secret est un devoir d’ordre public (protégé par la loi).
Etude de cas : Cas d’annonce tardive de SIDA
Il s’agit d’un homme de 50 ans, consultant pour un bilan médical à cause
d’une fièvre qui dure depuis plusieurs mois. L’interrogatoire ne révèle aucun facteur
de risque. Le patient est angoissé, mais ne pose aucune question sur sa maladie. Un
diagnostic de sida phase 2 est posé. Le médecin tarde à annoncer au patient son
diagnostic. Mais au cours d’un entretien, le patient parvient à avouer avoir eu une
expérience homosexuelle. Au bout d’un mois, sur insistance constante de l’équipe
paramédicale auprès de l’équipe médicale, le médecin indique au patient la nature de
sa maladie, en présence de son épouse, souhaitée par le patient même. Celui-ci révèle
enfin à son épouse qu’il a eu une expérience homosexuelle.
Mais à la suite de cet entretien, les relations entre le patient et sa femme se sont
dégradées et elle ne venait plus voir celui-ci que par devoir. Le patient décède par la
suite. Quelles questions d’éthique et de déontologie vous inspire ce cas ?
En résumé
La responsabilité primordiale de l’infirmière consiste à donner des soins
infirmiers aux personnes qui en ont besoin.
Dans l’exercice de sa profession, l’infirmière crée une ambiance dans
laquelle les droits de l’homme, les valeurs, les coutumes et les croyances spirituelles
de l’individu, de la famille et de la collectivité sont respectés.
79
L’infirmière s’assure que l’individu reçoit suffisamment d’informations
pour donner ou non son consentement, en pleine connaissance de cause, en ce qui
concerne les soins et le traitement qu’il devrait recevoir.
L’infirmière respecte le caractère confidentiel des informations qu’elle
possède et ne communique celles-ci qu’à bon escient. L’infirmière partage avec la
société la responsabilité du lancement et du soutien d’initiatives permettant de
satisfaire les besoins sociaux et de santé de la population, en particulier des groupes
les plus vulnérables.
Elle partage également la responsabilité de l’entretien et de la protection
de l’environnement naturel contre l’épuisement des ressources, la pollution, la
dégradation et la destruction.
.
80
CHAPITRE 8 : LES DOMAINES D’ACTIVITES DE L’INFIRMIER
Les infirmiers (ères) peuvent servir : Dans les hôpitaux, les cliniques,
les dispensaires, centres de santé, zone de santé et à domicile. Ils peuvent aussi servir
dans une activité médico-sociale, infirmier hygiéniste, infirmier de consultation dans
la médecine du travail, à la mine, dans les entreprises, dans le chemin de fer, au
marché, dans les écoles, etc.
Dans les organismes internationaux :
O.M.S : organisation mondiale de la santé ;
O.N.U : organisation des nations unies ;
P.N.U.D : programme des nations unies pour le développement
U.N.E.S.C.O. : organisation des nations unies pour l’Education, la
science et la culture.
U.N.I.C.E.F. : fonds des nations unies pour l’enfance.
8.1. MISSION RESPECTIVE DE L’INFIRMIER DANS LES
DIFFERENTES ACTIVITES
Selon l’arrêté du janvier 1962, dans son article 3 stipule que peuvent être
exécutées par les infirmiers qualifiés les techniques suivantes :
Les perfusions intraveineuses, transfusion du sang ;
Les élongations verticales et osseuses par traction manuelle ou
mécanique ;
L’enseignement de l’E.C.G. et E.E.G ;
Electrothérapie avec usage du rayon infra rouge, de rayon ultra violet
etc. ;
L’anesthésie générale ;
L’emploi des signes vitaux ;
Le pansement la ventouse ; l’enveloppe humide et douche médicaux ;
Pulvérisation et la vaporisation par appareils ;
Les injections: IM,IV,ID ;S/C ;
81
Prise de sang au niveau de membre ;
Auto hémothérapie ;
Tubage gastrique, sondage vésicale et urétral ;
Injection vaginale simple ;
Aérosol et oxygénation par masque etc. ;
Massage simple ;
La rééducation fonctionnelle orthopédie et de langage.
8.2. INFIRMIER MONITEUR
L’esquivant de l’E.A.S.I. dans les pays européens, il est formé pour
l’encadrement des élèves et l’enseignement en soins infirmiers.
8.3. LA MEDECINE SOCIALE CONCERNE LES CONSEQUENCES
SOCIALES DES MALADIES AINSI QUE SES CAUSES :
Considérations ;
Son exercice.
Cet aspect doit tenir compte de considération qui influe sur la mortalité,
la morbidité, profession, l’habitation, genre de vie, mœurs et les ressources.
Il tient compte de la fréquence, la durée et de la convalescence de
maladies. Il compte aussi de séquelles nécessitant des interventions, la psychologie du
malade, les effets sur la famille, l’entourage, les descendants. Sur le plan nationale :
l’hospitalisation, le chômage et la validité.
8.4. LE ROLE DE SERVICE SOCIAL A L’HOPITAL
a) découvrir les choses morales ignorées jusque là et qui en tienne l’aggravation de
la maladie ;
b) résoudre les difficultés morales et matériels qui handicapent le traitement ;
c) orienter le malade au service approprié ;
d) intéresser le malade au service approprié ;
e) prolonger l’influence à domicile ;
f) permettre à la famille de se suffire à elle-même ;
g) faire l’éducation sanitaire, l’hygiène de malade et sa famille ;
82
h) organiser la prévention et le dépistage de tout les collatéraux.
SERMENT DE L’INFIRMIER (ERE) ADOPTE PAR LA COMITE NATIONAL
DE L’ONIC/RDC
Conscient de mes obligations, je promets d’adopter les soins aux
malades avec toutes l’habilité et les connaissances que je possède, sans distinction de
race, de couleur, de conviction politique ou sociale, ne négligeant aucun effort
susceptible de préserver la vie, d’alléger les souffrances des malades ou de les aider à
recouvrer la santé.
Je resterai, en toutes circonstances, la dignité et les croyances
religieuses des patients confiés à mes soins. Je garderai le secret de toutes les
confidences personnelles qui pourront m’être faite et je m’abstiendrai de tout acte
pouvant mettre en danger ou la santé du malade.
Je m’efforcerai de maintenir mes connaissances professionnelles au
niveau le plus élevé et prêterai collaboration franche et loyale à tous les membres de
l’équipe de santé pour tout ce qui concerne le bien du malade.
Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour élever le niveau de ma
profession en faisant honneur au code de déontologie et préservant l’intégrité à
laquelle se doit tout (e ) infirmier (ère ).
Je me souviendrai sans cesse que dans ma profession l’indiscrétion est
une faute, la sécheresse du cœur est une tare; la négligence est un crime.
(ONIC/RDC).
83
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