Ens 20 0262
Ens 20 0262
Yaoundé 1er.
UNIVERSITE DE YAOUNDE I
UNIVERSITY OF YAOUNDE I
INFRASTRUCTURES TOURISTIQUES ET
CONTRIBUTION AU DEVELOPPEMENT DE
L’ARRONDISSEMENT DE YAOUNDE 1er
Présenté par :
Sous la direction du :
Pr. NGAPGUE Jean Noel
Maitre de conférences
Abstract
Tourism is an industry which necessitates huge means and exercises a series of undesirable
effects on almost all the sectors of the economy. This calls for transport means to assure the
movement of visitors, as well as different accommodation means to lodge tourists. However by
its geographical situation, the subdivision of Yaoundé 1, seat of institutions of the Republic of
Cameroon, with its hotel infrastructures of international class is one of the favorite destination
of tourists, businessmen, diplomats, congress men and university students. It abounds with
multiple touristic attractions such as historical and artistic sites able to welcome tourists. In fact,
we are out to show the contribution of touristic infrastructures to the economic, social and
cultural development of the Yaoundé 1 subdivision.
The main hypothesis here aims at understanding the background of the development of
Yaounde 1 subdivision through touristic infrastructures. However, the field survey helped us
for qualitative and quantitative data collection on the contribution of touristic infrastructures to
the development of Yaounde 1 subdivision.
This study reveals that a majority of touristic infrastructures are concentrated in the citycentre
of Yaounde particularly in the subdivision of Yaoundé 1, and leads to its development through
the creation of direct and indirect jobs which reduces the unemploment rate in Cameroon. Also,
these touristic infrastructures attract many tourists during cultural and sport events, seminars,
conferences, international exhibitions, organized in different structures such as palais
polyvalent des sports, la falaise hotel, Hilton hotel.
The solutions for this development to be effective and lasting are the construction, arrangement
of other touristic infrastructures and the participation of authorities to cultural and sport
manifestations.
Key words : tourism, touristic infrastructures, development, contribution, subdivision,
Yaoundé
DEDICACE
A
Mes parents NGO KAMAL Christine et feu DJANG LI NDOMBOL Guillaume qui
m’ont soutenu durant ma formation.
REMERCIEMENTS
Nous adressons nos sincères remerciements à notre encadreur, le professeur NGAPGUE
Jean Noël, qui nous a accordé son attention, sa patience et son sens de l’humour, il nous a
également appris à faire la recherche. Et ceci nous a permis de réaliser notre travail.
Nous remercions aussi tous les enseignants du département de géographie, ainsi que les
enseignants des autres départements surtout à ceux qui nous ont soutenus avec des conseils et
les encouragements pendant notre formation.
Nous adressons également nos remerciements à nos camarades de la 55e promotion qui
ont fait preuve de solidarité et de collaboration durant toutes les années que nous avons passées
ensemble. Surtout : ELOUNDOU Joseph, NGAKO Christ, NKONG A KOS Yolande, NEN
OURE Carine, NANGA TITTI, ABADA ABADA Charles, NGOCK David, ZITA BELLE
EPOCH.
Nous ne pouvons pas oublier de signifier notre gratitude aux membres de notre famille à l’instar
de Mr YEM BINAM BIENVENU, Mr BIDJONG BI NDOMBOL, Mr NSONGANG Roger
pour leur soutien multiforme qui nous a permis de terminer notre formation. nous remercions
nos frères et sœurs qui n’ont cessé de nous encourager à l’occurrence de : NGO DJANG LI
NDOMBOL DJANG, NGO DJANG Prisca, DJANG LI NDOMBOL Guillaume, MBADI
Catherine, NGO DJANG Crescence, DJANG LI NDOMBOL Pierre, DJANG LI NDOMBOL
Désiré, MBADI DJANG Charles Paul, NGO DJANG Victorine, NTOL NJIE Jules. Et aux
autres membres de la famille, ma grand-mère NGO NDOMBOL Prisca et mon oncle MBAME
NDOMBOL Saturnin. La liste est loin d’être exhaustive. Tous ont contribué d’une manière ou
d’une autre à la réalisation de mon travail.
Un merci spécial à tous mes neveux et nièces qui durant la formation nous ont soutenu avec des
encouragements et surtout à ma petite KAMAL Christine qui nous a toujours tenu éveillé
pendant le travail avec ses petits cris.
Nous ne saurons oublier nos amis qui nous ont soutenu matériellement, financièrement,
moralement et spirituellement lorsque nous étions prêt à faillir notamment : BINDOSSEKIN
BANDOLOKOK Cezare, MA’A Ruth Gaëlle, Gilbert YONKEU, BIKELE Thomas, ODI
AMOUGOU, Mme ANGUISSA, Mr AWONO J. P, Mr BIYINA, Mme Alvine du Hilton hôtel.
PLANCHES
PHOTOGRAPHIES
Tableau de figures
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 8
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.
figure 1: carte de localisation de la zone d’etude ............ ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
figure 2 : schema synoptique de la recherche ................. ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
figure 3: nombres d’annees au service dans les hotels et restaurants de l’arrondissement de
yaounde 1er. ............................................................. ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
figure 4 : schema synoptique de la methodologie de la recherche .ERREUR ! SIGNET NON
DEFINI.
figure 5: carte de localisations des attraits touristiques de l’arrondissement de
yaounde 1er .............................................................. ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
figure 6: principaux intervenants dans le tourisme. ........ ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
figure 7 : carte des infrastructures hotelieres de l’arrondissement de yaounde 1er .. ERREUR !
SIGNET NON DEFINI.
figure 8 : les postes de travail occupes par les employes dans les structures hotelieres
.................................................................................. ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
figure 9 :la periode des recrutements dans les structures hotelieres .........ERREUR ! SIGNET
NON DEFINI.
figure 10: les possibilites de recrutement dans les structures hotelieres ...ERREUR ! SIGNET
NON DEFINI.
figure 11 :les infrastructures collees a la chaine touristique ...........ERREUR ! SIGNET NON
DEFINI.
figure 12: les lieux d’implantations des infrastructures ..ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
figure 13: les principaux facteurs determinants de la relation tourisme- pauvrete. .. ERREUR !
SIGNET NON DEFINI.
figure 14 :le salaire des employes du hilton hotel ......... ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
figure 15: les prix des chambres de l’hotel hilton de yaounde .......ERREUR ! SIGNET NON
DEFINI.
figure 16: prix approximatif des mets proposes dans les restaurants des hotels. ................... 100
figure 17 :le mode de formation du personnel des hotels de l’arrondissement de yaounde 1er.
.................................................................................. ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
figure 18: les methodes ou les strategies utilisees pour impulser le tourisme au cameroun.
.................................................................................. ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
figure 19: les categories d’acteurs intervenants dans les manifestations culturelles ou
sportives. ..................................................................ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
Abstract…………………………………………………………………………………………………………………………………………….ii
DEDICACE………………………………………………………………………………………………………………………………………….iii
REMERCIEMENTS …………………………………………………………………………………………………………………………….iv
INTRODUCTION GENERALE........................................................................................................... 14
PARTIE I : CADRAGE GENERALE DE L’ETUDE .......................................................................... 16
CHAPITRE I : EXPLORATION ET CADRAGE SCIENTIFIQUE DU SUJET ........................ 16
I - Exploration du sujet. ......................................................................................................................... 17
I.1 Contexte général de l’étude. ....................................................................................................... 17
I.2 Justification du choix du sujet..................................................................................................... 17
I.3. Délimitation du sujet .................................................................................................................. 18
I.3.1. Délimitation thématique...................................................................................................... 18
I.3.2. Délimitation spatiale ............................................................................................................ 19
I.4 Cadrage du sujet......................................................................................................................... 21
I.4.1. Problématique ..................................................................................................................... 21
I.4.2. Questions de recherche ........................................................................................................ 21
I.5.3. Objectifs de recherche......................................................................................................... 22
I.4.4. Hypothèses de recherche...................................................................................................... 22
I.4.4.1. Hypothèse principale ........................................................................................................ 22
I.5.5 Revue de la littérature .......................................................................................................... 24
I.6 Cadre théorique et conceptuel ...................................................................................................... 27
INTRODUCTION GENERALE
INTRODUCTION GENERALE
La rédaction d’un mémoire est l’aboutissement d’un processus qui marque la fin de
formation à l’ENS des élèves-professeurs du 2nd cycle. C’est un exercice académique destiné à
produire un document de recherche en vue de l’obtention du DIPES II. Ainsi, pour permettre
aux étudiants de la 55e promotion dont nous faisons partie, de satisfaire cette exigence
académique, le département de géographie à formuler la thématique centrale
suivante « tourisme et développement ». La réflexion sur cette thématique s’appesantira sur 4
principaux axes à savoir : la typologie et les activités touristiques ; les infrastructures
touristiques ; les politiques de tourisme et les potentiels touristiques. Notre sujet intitulé
infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de Yaoundé
1er s’inscrit dans le deuxième axe à savoir les infrastructures touristiques.
Toutefois, Le tourisme est la plus vaste industrie du monde et le principal élément de la
croissance économique dans bons nombres de pays. Ainsi, les pouvoirs publics ont fait du
développement du tourisme la priorité de leurs programmes en dix points pour construire
l’avenir du Cameroun lors du dernier septennat (1997-2004). Pour appuyer cette décision et
promouvoir la destination camerounaise, un bureau d’informations touristiques a été ouvert en
octobre 2000 à Paris ainsi que le conseil national du tourisme. A cet effet, le plan national
marketing est mis en place ainsi que la libération du secteur hôtelier qui ont permis une
augmentation de plus de 82% du taux d’occupation des hôtels sur l’exercice 2000 – 2001 et
un accroissement considérable de la capacité depuis cette période.
I - Exploration du sujet
Tout travail de recherche scientifique ne saurait être mené sans une situation du thème
dans son contexte général. C’est ce que nous qualifions ici d’insertion du sujet ; à travers la
contextualisation de l’étude que nous voulons mener, la justification du sujet et sa délimitation.
Le tourisme s’accentue malgré les chocs pétroliers de 1973 et la récession économique qui
frappe particulièrement les régions émettrices des pays développés. Ainsi, à une quarantaine
d’années, de 1950 à 1987, le nombre de touristes internationaux a pratiquement décuplé passant
de 30 à 350 millions. Et le nombre d’arrivées de touristes internationaux dans le monde entier
a augmenté de 23.3 millions en 1980 à 919 en 2008, correspondant à un taux annuel moyen de
6.4 pour cent. Les revenus produits par ces touristes c'est-à-dire les recettes du
tourismeinternational ont augmenté de 2.1 milliards de dollars.
Les pays en voie de développement attirent de plus en plus de visiteurs, à la recherche de
sensations nouvelles, d’authenticité, de cultures nouvelles. A titre d’exemple, le nombre de
visiteurs au Zimbabwe a presque doublé en quatre années, passant de 375000 en 1988 à 658000
en 1992(Mac Ivor, 1994). Au Kenya le tourisme représente la plus contribution du PNB, avec
environ 419 millions de dollars de revenus (Norton-Griffiths et Southey, 1995).
Le tourisme n'est encore que très peu développé au Cameroun. En 2002, le tourismereprésentait
2,5 % du PIB, en 2005, il n'en représente que 1.8 %, soit 25 USD parhabitant. Toutefois, le
gouvernement a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de développer ce secteur. Récemment,
pour pallier la faiblesse du tourisme au Cameroun, le gouvernement a lancé un plan
d'aménagement à long terme, susceptible de porter la masse de visiteurs au Cameroun de 200
000 personnes actuellement à 500 000 d'ici la fin 2009.
Selon l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), le tourisme doit améliorer les
conditions de vie des populations. Le Cameroun en miniature obéit à ces objectifs visés par cet
organisme. Le problème nait à partir d’un constat : l’envie de certains auteurs de trouver un
gain. Dans un premier temps, trouver des paysages naturels, des paysages authentiques
semblent rester les premiers souhaits des touristes dès leur pays de départ et d’autre part, l’envie
des acteurs des pays d’accueil de valoriser leur patrimoine. Ces envies des uns des autres sont
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 17
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.
La délimitation du sujet consiste à circonscrire notre sujet d’étude par rapport au temps
et à l’espace dans lesquels elle est menée. Au niveau de la délimitation thématique, dans quel
domaine d’analyse doit-on situer le problème que pose le sujet. En d’autres termes, qu’est ce
qui est lié au déclenchement du processus que nous voulons étudier au centre- ville de Yaoundé.
Notre thème de recherche est tiré de la thématique centrale des mémoires de DIPESII
du département de géographie de l’ENS de Yaoundé intitulée : « le tourisme et le
développement »cette thématique a été divisée en trois axes de recherche dont le nôtre (axe II)
est intitulé « les infrastructures touristiques » cette thématique a été définie par les responsables
du département de géographie de l’école normale supérieure de Yaoundé, dans le but d’orienter
les thèmes de recherche des étudiants de géographie en quête du diplômedes professeurs des
lycées d’enseignement secondaires ( DIPES II ) pour l’année académique 2015 – 2016. De fait,
l’OMT ne reconnaissant pas le Cameroun comme destination touristique, celui –ci s’est lancé
dans une politique touristique dans le but de positionner le Cameroun parmi les zones les plus
fréquentées d’Afrique et aussi comme destination touristique. C’est le cas de la construction
des infrastructures hôtelières, routières, sanitaires, sécuritaires, etc. Ainsi, ces infrastructures
constituent alors des structures compétentes pour l’accueil d’un bon nombre de touristes venant
de tous les horizons. Elles sont intéressantes grâce à leur capacité d’accueil, leur confort et leur
qualité de prestations. Pour cela, notre étude vient montrer la contribution des infrastructures
touristiques au développement de l’arrondissement de Yaound1er.
Notre travail s’articule autour d’une question principale, de laquelle déroulent trois
questions spécifiques de recherche.
I.4.2.1 Question principale
thème. Les ouvrages ayant trait au tourisme dans le monde en général et au Cameroun en
particulier. Ces différents ouvrages exploités dans les bibliothèques nous ont permis d’avoir un
certain nombre de données sur les infrastructures touristiques et leur contribution dans le
développement.
souffre de beaucoup d’handicaps qui freinent son développement. Très peu d’études
géographiques concernant le tourisme dans le cas spécifique de Yaoundé ont été menées.
I.5.5.2 Impact de l’hôtel sur le plan social
Nous pouvons évoquer le travail de NGOULEU NGANSOB Carole Andrée qui, dans son
mémoire de maitrise intitulé stratégie commerciale en hôtellerie : cas de Yaoundé Hilton nous
donne les informations sur le fonctionnement d’un grand établissement hôtelier en l’occurrence
le Yaoundé hôtel Hilton. MIENJE TIAKO Monique dans son mémoire de maitrise
intitulé « les équipements de loisirs et leur utilisation dans la ville de Yaoundé montre
l’importance des équipements de loisirs dans la ville de Yaoundé. Cependant, ces équipements
sont très peu nombreux et mal entretenus. Tous ces travaux aussi intéressant soient ils
n’abordent que les aspects concernant l’étude que nous propose de mener sur les problèmes du
développement touristique au Cameroun. C’est ainsi que Dafni MICHALOPOULOU dans
son livre intitulé « le développement des complexes touristiques et de l’immobilier de loisir
haut de gamme en Grèce : quelle intégration dans les nouvelles orientations stratégiques du
tourisme » on peut diviser l’offre touristique de la Grèce en 4 catégories : le tourisme de masse,
le tourisme d’affaire, les formes alternatives du tourisme et le tourisme maritime. Pour lui, le
développement du tourisme est une source de création d’emplois impactant l’ensemble des
classes sociales et provoquant des effets bénéfiques pour le développement du pays.
GNAMMON- ADIKO A. (1996) dans son article sur les femmes, la restauration rapide et
l’aménagement de la ville d’Abidjan, étudie la manière donc se manifeste dans l’espace les
conflits entre les activités féminines de la restauration de la rue et les autorités en charge de
l’aménagement urbain. Elle relève que ces activités qui se développent grâce à l’urbanisation
doivent être intégrées dans les politiques d’aménagement urbain. Ainsi, HATCHEU Emil
TCHAWE (1996) dans son article intitulé « alimentation et ajustement structurel » présente la
restauration de rue au marché Mokolo. Dans son article, il parle de sa consommation chez les
vendeurs dudit marché et son rôle économique, car elle permet aux consommateurs de se nourrir
sur place au lieu de rentrer à la maison pour dîner et limite ainsi les dépenses en frais de transport
de ces derniers.
La sécurité alimentaire a toujours été une préoccupation mondiale. En 1966, dans le
pacte international relatif aux droits économiques et socio-culturels, les Etats reconnaissaient
« le droit de toute personne à un niveau de la vie suffisant, y compris une nourriture suffisante ».
il ressort du sommet mondial pour l’alimentation de Rome de 1996, auquel ont participé les
chefs d’Etats et de gouvernement de 185 pays, que tout être à droit à une nourriture saine et
nutritive et à droit d’être à l’abri de la faim. De même le premier alinéa de l’article 25 de la
déclaration universelle des droits de l’homme précise bien que « toute personne a droit à un
niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et celui de sa famille, notamment
pour l’alimentation,… ».
Ainsi, ASSAKO ASSAKO R.J (2002) dans son article intitulé la « restauration urbaine
et écologique en Afrique : le cas de la consommation de la viande de brousse à Douala
(Cameroun) présente la commercialisation de la viande de brousse en milieu urbain et étudie
les conséquences de ce commerce sur la préservation et la protection des espèces animales.
Cette consommation prise dans le cadre de la composition moyenne des repas parait
négligeable, mais de manière générale, elle présente des risques sur la préservation des espèces
animales.
P.Claval (1976) montre que les couts du transport dépendent du débit, du type de voie
et de moyen de transport utilisé. Pour l’auteur, le problème essentiel de l’économie des
transports est le frais variable de déplacement qui dépend des infrastructures. Si le frais était
proportionnel aux distances, la solution la plus avantageuse pour la communauté serait de suivre
les lignes très fréquentées que les spécialistes appellent « lignes de désirs ». Il mentionne que
les conditions de l’économie des transports conduisent à dessiner les réseaux hiérarchisés
d’itinéraire. Ainsi, BEAUJEU-GARNIER(1980) examine les différents moyens de transport
et constate que la répartition de ceux-ci varie considérablement d’un pays à un autre, d’une
agglomération à une autre et selon les niveaux sociaux. L’auteur fait allusion aux couts des
transports en tenant compte des couts des investissements et de la rentabilité de l’exploitation.
Il conclut en montrant que le transport influence sur l’ensemble des activités humaines et en
particulier sur la taille et le développement urbain. Dans cette même lancée, GODARD et
TEURNIER (2000) portent leur regard sur les transports urbains en Afrique. Ils pensent que la
croissance urbaine sans précédent que connait l’Afrique subsaharienne a accru de manière
exponentielle, les besoins de déplacement alors que les systèmes de transport connaissent les
difficultés à les satisfaire. Ceux-ci en Afrique francophone surtout, ont longtemps été conçus
sur le modèle français de l’entreprise publique bénéficiant d’un monopole d’exploitation. Ce
modèle n’a pas résisté dans un contexte de crise financière ou les subventions des Etats
africains aux entreprises ont cessé. Nicolas PEYPOCH et Bernardin SOLONANDRASANA
« attraction touristique et la durée des séjours en Languedoc – Roussillon. Selon eux, la durée
des séjours est le rapport entre le nombre de nuitée et le nombre d’arrivées, différents points
peuvent être soulignés selon le type d’hébergement. Ainsi, les campings sont beaucoup plus
fréquentés que les hôtels.
I.6.1.1. Fonctionnalisme
C’est une théorie qui met l’accent non seulement sur la fonction, mais sur la
fonctionnalité en ce sens que la société est considérée comme un organe. Chaque élément à une
fonction et chaque élément assure une fonction pour permettre à l’ensemble du système de
fonctionner harmonieusement. La nécessité pour un système de fonctionner comme un
ensemble. Dès lors, le fonctionnalisme considère les crises comme les dysfonctionnements, des
anomalies.
MALINOWSKI B. (1945) est considéré comme le père du fonctionnalisme absolu, mais
d’autres auteurs se sont également penchés sur cette théorie.
Ainsi, RADCLIFFE-BRONW (1958) s’est inspiré de l’image de l’organisme humain.
Pour lui, la société est comparable à un organisme humain. Or un organisme est composé
d’organes qui assurent des rôles spécifiques et des fonctions complémentaires de celles des
autres membres de l’organisme. De son point de vu, la société fonctionne sur ce modèle c'est-
à-dire dans un système social ou les éléments entretiennent des rapports d’interdépendance
nécessaire à la vie du groupe.
PARSONS (1975) quant à lui, pense que la société est considérée comme un système
d’interaction. Les acteurs y entretiennent les rapports de réciprocité. Il considère que le globe
forme un système qui se subdivise en plusieurs sous-systèmes ; ces sous-systèmes forment le
statut et le rôle que l’individu joue et assume dans la société. Somme toute, la société humaine
est comparable à un organisme humain qui constitue de ce point de vue précis un tout ou chaque
partie apparait comme un de celui-ci. De ce fait, aucun maillon ne doit être négligé sous peine
d’aboutir à un disfonctionnement de tout le système. Autrement dit, la société est un système
dont l’équilibre dépend de l’intégration de ces diverses composantes.
Dans le cadre de notre mémoire, nous utilisons cette approche pour démontrer est une
interaction entre différents partenaires et composantes. Nous avons considéré que les
infrastructures et les structures constituent autant de maillons, c'est-à-dire autant de partie du
tout qu’est le tourisme. Pour cela l’analyse de ce système doit prendre en compte chacun de ces
maillons. Les infrastructures et les structures constituent les éléments à intégrer dans l’activité
touristique. Celles-ci ont des rôles à jouer dans l’essor du tourisme en général et dans
l’arrondissement de Yaoundé I (hôtel Hilton) en particulier
I.6.1.2. Théorie de la place centrale
Les travaux de nombreux auteurs sur le tourisme développent plusieurs thèmes entre
autre le tourisme de l’environnement, le tourisme et le climat, le tourisme durable etc… Le
tourisme est un phénomène de société qui met en mouvement, sur les distances de plus en plus
grandes, des dizaines de millions de personnes en quête d’un « ailleurs » pour passer leur
« temps libre » dans un autre cadre que celui de leur habitat et de leurs déplacements quotidiens,
assimilés à l’ensemble des contraintes du milieu de travail. L’analyse spatiale du tourisme n’est
pas différente de celle de Losch et de Christaller. Elle mène à considérer des phénomènes de
délocalisation, de transfert, et de relocalisation autour de catégorie largement consacrés par
l’usage, ou se distinguent les « zones d’émissions » de la demande et les « zones de
réceptions » (ou d’accueil) des visiteurs. Schématiquement, la carte touristique dans le monde
s’organise suivant le principe « centre – périphérie », les grands pays industrialisés émetteurs
adressant leurs visiteurs aux zones environnantes, suivant une intensité décroissante avec la
distance à parcourir ; en bordure immédiate des grandes zones émettrices ou se dessinent les
bassins de réceptions majeurs. Le tourisme est en fait un mécanisme d’échange entre pays
économiquement pauvres ayant de grandes richesses naturelles et culturelles d’une part, et des
pays riches dont les ménages disposent du budget monétaire, en général un transfert de la
prospérité des centres vers les périphéries.
Ce cadre renvoie à la définition des concepts ou des mots clés qui sou –tendent notre
étude. Il s’agit des termes : touriste, infrastructure touristique et site touristique.
I.6.2.1. Touriste
Selon le petit Larousse le touriste est tout visiteur qui effectue un séjour d’au moins 24
heures (ou une nuitée) dans le pays visité et dont les motifs du voyage peuvent être l’agrément,
les vacances, la santé, les études, la religion, le sport, les affaires, la famille, la mission, la
réunion, etc.
Un touriste est soit un voyager, soit un visiteur. Cette personne se déplace entre deux ou
plusieurs pays ou entre deux ou plusieurs localités de son pays de résidence habituelle. Donc,
le tourisme est le déplacement hors du lieu de résidence habituel pour plus de 24 heures dans le
but de loisirs, but professionnel (tourisme d’affaire) ou un but sanitaire (tourisme de santé). Le
changement de lieu, la durée et les motifs du séjour sont 3 caractéristiques du tourisme, ils
déterminent ses formes, la classification des touristes et la répartition des nuitées. Sur cette base,
on distingue le tourisme intérieur et le tourisme extérieur (avec franchissement des frontières et
les motifs. L’organisation mondiale du tourisme propose la classification suivante des motifs
des visites :
Traitement médical
Religion et pèlerinage.
Le tourisme est donc un ensemble de secteurs d’activités tels que le transport,
l’hébergement, la restauration, les loisirs, les spéculations, le sport et les entreprises de voyage.
Ces différentes définitions prouvent bien que le tourisme est une industrie de grande
envergure donc tous les secteurs doivent être valorisés pour augmenter sa rentabilité.
I.6.2.3. Sites touristiques
Dans le vocabulaire économique et politique, ce terme très vulgarisé est employé avec
la grande imprécision. Si on veut lui trouver ou lui donner une signification précise ; il convient
de le confronter au terme croissance. Alors que la croissance est simplement l’augmentation
des dimensions économiques, le développement désigne les processus tendant à la fois à la
diffusion harmonieuse des effets de la croissance dans la société entière et l’acquisition d’une
autonomie de croissance. Il implique des transformations qualificatives et des modifications
des structures sociales et économiques. Par rapport à une image de référence du développement
qui est généralement celle des pays industriels, on évalue la position des divers pays en les
qualifiant de pays sous-développés, de pays en développement ou des pays à développement
lent. Les critères de mesure les plus simples sont le quotient individuel de produit intérieur brut
et ses rythmes d’évolution, mais de plus en plus aussi le taux d’endettement.
Le développement est également le processus politique, social (réduction jusqu’à la
disparition de toute forme de pauvreté ; mal nutrition, insécurité, injustice …), économique et
environnemental (lutte contre les problèmes comme la désertification, la déforestation,
l’assainissement des villes) cohérent et harmonieux engendrant un état de vie, de pensée
favorable à l’amélioration durable et désireux des conditions de vie. Il engendre trois grands
aspects : environnemental, social et économique. C’est aussi le processus de passage des
sociétés traditionnelles vers la modernisation (GEORGES. P, 1970). Pour que le
développement puisse répondre aux critères de durabilité, il faut que celle-ci émane des
populations locales. Le développement doit influencer la qualité de vie ou même sortir le peuple
de la misère. Bernard Bret définit le développement comme « l’amélioration des conditions et
de la qualité de vie d’une population, et renvoie à l’organisation sociale servant de cadre à la
production du bien-être. En plus, c’est aussi un processus de progrès de la qualité de la vie à
qui il serait arbitraire de fixer un terme, mais auquel il est nécessaire de fixer un cap ».
Variables
indépendantes
Dimensions Indicateurs
- Superficie de l’hôtel
- Degré de transformation de l’hôtel
Spatiale - Surfaces réservées (aires de jeu, piscines, magasins,
parkings …)
- Capacité d’accueil
Economique - Nombre de services (restaurant, piscine, air de jeu)
- Nombre d’acteurs (privé, étatique, partenaire)
- Contrôle sanitaire et hygiénique
- type de nationalité
Infrastructures Socio-Culturelle - Nombre d’entrées par jour
touristiques - Nombre d’emplois directs et indirects crées
- Nombre de touristes
- Nombre de cars de transport vivriers
- Effectif du personnel
- Type de services sécuritaire
Sécuritaire
- Nombre de restaurants
- Prix d’une nuitée
- Prix d’un repas
- Type de chambres
Développement - Recyclage du personnel
- Nombre de routes, d’écoles de formation
- Taux d’organisation de concerts de
musique, conférences, de séminaires
- Accroissement des recettes municipales
- Nombre des banques installées
Socio-culturelle - Nombre d’emplois
- Nombre de touristes
- Multiplication des activités
- Types de sports pratiqués
- Genres musicaux
Temporelle - Taux de fréquentation de l’hôtel
- Heures d’ouverture des restaurants et bars
- Heures d’arrivée des clients
- Rythme d’occupation des chambres.
Notre sujet présente un triple enjeu sur le plan académique, scientifique et pratique.
consister à émettre les hypothèses qui vont être vérifiées à partir des enquêtes menées sur le
terrain, afin d’établir le lien qui existe entre les infrastructures touristiques et le développement.
I.6.4.3. Sur le plan pratique
II.1 Méthodologie.
La méthodologie renvoie à une procédure logique comprenant un ensemble de pratiques
et méthodes mise en œuvre pour atteindre un résultat de recherche. Dans le cadre de notre
travail, la vérification de nos hypothèses de recherche nous conduira tour à tour à utiliser une
méthodologie générale plus théorique ; puis une méthodologie spécifique plus empirique.
II.1.1.Méthodologie générale
Cette méthode est l’ensemble des techniques pouvant permettre mener une enquête dans
le cadre de la recherche scientifique.Dans le but de vérifier les hypothèses, nous nous sommes
appuyés sur une méthode qui privilégie une démarche hypothético-déductive.
II.1.1.1Démarche hypothético-déductive
C’est une approche scientifique qui consiste à formuler les hypothèses dont on déduit
les conséquences observables ; lesquelles permettent de la valider ou pas. Elle se base sur la
méthode expérimentale initiée par ROGER BACON. Au départ réservé aux sciences de la
nature (biologie, physique, chimie ;…), elle a dépassé son champ d’application initial pour
s’étendre aux sciences humaines. Cette démarche nous a permis de vérifier nos hypothèses dans
notre zone d’étude qui est l’arrondissement de Yaoundé 1er. Cette démarche a l’avantage de
favoriser une confrontation permanente des faits observés sur le terrain avec des théories
énoncées au départ. Elle consiste aussi à détacher le phénomène étudié de son contexte pour
mieux évaluer la multiplicité et la diversité des facteurs et acteurs qui peuvent l’influencer
comme François DELPELTEAU (2000) l’a formalisé dans sa démarche.
La recherche analogique
Cette recherche s’est faite dans les bibliothèques et les centres documentaires. Elle nous
a permis d’entrer en contact avec divers types de documents. Suivant les bibliothèques et les
centres de recherche, nous avons exploité et analysé des travaux d’horizons divers. Les
bibliothèques qui nous ont servi dans le cadre de la recherche documentaire :
La recherche électronique
Le monde étant dominé par les nouvelles technologiques de l’informatique et de la
communication, nous nous sommes appesantis sur la nouvelle donnée en menant des recherches
de type électronique afin de compléter au mieux les informations et de comprendre davantage
le sujet soumis à notre étude. Ainsi, nous avons régulièrement consulté le site Google, le site
de l’hôtel (www.hilton.cm) et les annuaires tels que Yahoo, Alta vista, googlechrome,
googlescholar, ainsi, nous avons consulté un grand nombre de données. Celle-ci nous a permis
de connaitre ceux qui ont abordé ce sujet avant nous. Après avoir fait ce balayage sur le
minimum de documents présentsdans les différentes bibliothèques en rapport avec notre sujet,
après une recherche numérique suffisante, il ressort que notre sujet n’a pas été traité. D’où
l’originalité de ce sujet de recherche et sa pertinence sous divers points d’où notre motivation
à y travailler davantage.
II.2.3 Données primaires
Cette phase s’est déroulée de la manière suivante : nous avons effectué des descentes
sur le terrain afin de soumettre nos questionnaires à une population cible, aussi de toucher du
doigt le phénomène à étudier et recueillir les informations.
Elle s’est déroulée au moins de novembre 2015 et a consisté à faire une descente
préliminaire afin de s’assurer de la faisabilité de la recherche dans cette zone en ce qui concerne
le site et la situation. Elle nous a permis d’avoir une appréhension scientifique sur l’ampleur du
phénomène que nous comptons étudier. Elle nous a également permis de bien cadrer et orienter
notre thème de recherche.
Elle s’est effectuée en fonction de nos objectifs de recherche. Etant donné que nous site
est un peu restreint pour fournir des informations, nous avons fait plusieurs descentes sur le
terrain en passant les journées entières à observer le fonctionnement de la structure hôtelière à
étudier.
II.2.3.3 Enquête proprement dite
II.2.4 Echantillonnage
Il s’agit d’interroger les employés de l’hôtel, des restaurants et certains responsables des
structures touristiques essentiellement ceux susceptible de répondre à notre questionnaire.
Pour choisir notre échantillon, nous avons basés notre étude sur le type de données recherché.
Etant donné que notre population cible est subdivisée en sous-groupe, nous avons choisi
d’effectuer un échantillonnage probabiliste de type stratifié. Cette méthode consiste à diviser
la population en strates relativement homogènes puis à extraire des échantillons séparés de
chaque strate. Pour constituer nos strates, on a utilisé comme variable de stratification le
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 38
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.
niveau d’intervention des infrastructures touristique notamment : les employés des hôtels, Les
employés des restaurants, les responsables des hôtels, les autorités administratives, les
autorités municipales.Ainsi, nous avons utilisés deux méthodes d’échantillonnages : la
méthode probabiliste et la méthode non probabiliste.
La première strate est composée des personnes ressources des différents services publiques et
privés en enquêtés nous avons utilisé une méthode d’échantillonnage non probabiliste plus
précisément l’échantillonnage volontaire. Cette méthode nous a permis d’administrer les
guides d’entretien à quelques responsables des hôtels, des restaurants et des autorités
administratives soit 15 guides d’entretiens.
La deuxième strate constitue des employés des restaurants et hôtels. Dans l’arrondissement de
Yaoundé 1er, nous avons listés 46 hôtels classés ou non, 10 restaurants et nous n’avons pas pu
avoir le total des employés de ces structures malheureusement l’échantillon n’a pas été tiré.
Etant donné que dans les 46 hôtels, nous n’avons enquêtés que 30 hôtels. Ce qui fait que dans
certains hôtels, nous avons interrogés 3 employés et dans d’autres 2 employés et à la fin,
nous avons pu avoir 85 questionnaires des employés des hôtels. Et concernant les restaurants,
sur les 10 nous n’avons pu enquêtés que 4 restaurants dont 2 employés dans chacun et nous
avons obtenus 8 questionnaires des employés de restaurants. C’est pour cette raison qu’à la fin
nous avons obtenus un nombre total de 93 questionnaires et 15 guides d’entretiens avec
lesquels nous avons procédés à la suite de notre travail
Un autre critère nous a intéressés dans cette étude, c’est celui du nombre d’année que
les employés ont passé dans ces structures. Ceci devient donc le critère qui prouve la fiabilité
des informations données par les employés. Nous constatons que les plus jeunes employés dans
le service ont au moins 2ans d’expériences sur le terrain d’où 48,9%, pourtant ceux qui ont
entre 5 et 10 ans représente 38.8%, de 10 à 15 ans nous avons 8.9 % et les plus de 20ans 4.4.
En effet, nous dirons que les employés de ces structures ont une expérience qui les permet de
nous fournir les informations importantes. Tout ceci est représenté sur un graphique.
48,90%
50,00%
40,00% 33,30%
30,00%
20,00%
8,90%
10,00% 4,40% 4,40%
0,00%
1 à 5 ans 5 à 10 ans 10 à 15 ans 15 à 20 ans 20 et plus
Logiciels Usages
Microsoft Excel, Word 2010, Pour la saisie des données des résumés et la conception
2013 des tableaux statistiques et graphiques
Ces logiciels nous ont permis n’ont seulement de dresser les cartes thématiques afin de délimiter
notre zone d’étude, d’obtenir les images et photographies de notre zone d’étude pour mieux
observer le tourisme dans cette zone. Les photographies exploitées proviennent d’une part de
nos propres prises à l’aide de l’appareil photo numériques qui a servi à photographier les
différents phénomènes et éléments, observés sur le terrain, d’autres part elles viennent des
autres structures ressources fréquentées pendant notre recherche ( INC, INS, INTERNET).
Pendant la collecte des données, nous nous sommes heurtés à de nombreuses difficultés
qui sont d’ordre économique, spatio – temporel, socio – culturel et documentaire.
Problème
Exploitation et
documentaire hypothèse
Exploration et s
1 cadrage
scientifique du
sujet Choix de la
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Population cible Page 43
Pré-enquêtes
Données
secondaires
Choix du site de
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.
INTRODUCTION
Le tourisme est devenu aujourd’hui une véritable industrie qui mobilise d’énormes
moyens, et de ce fait exerce un effet d’entrainement indéniable sur pratiquement tous les
secteurs de l’économie. Il fait appel en effet à des moyens de transport pour acheminer les
visiteurs vers leurs destinations et met en contribution les structures d’hébergement et de
restauration. Ainsi, lorsqu’on fait allusion à la ville de Yaoundé, l’on ne voit pas en elle l’aspect
touristique mais les institutions politiques. En effet, le présent chapitre va prendre l’exemple de
l’arrondissement de Yaoundé 1er pour montrer que la ville recèle les infrastructures touristiques,
autrement dit que la ville est également une zone touristique défendue par l’Etat et les acteurs
de développement dans le secteur d’activité économique. La collecte des données auprès des
employés de l’hôtel et certaines autorités administratives nous a permis de connaitre les
différentes autres infrastructures dans l’arrondissement de Yaoundé 1er. Dans ce chapitre nous
allons d’abord montrer l’évolution du tourisme, ensuite présenter les attractions touristiques et
les manifestations qui susceptibles de faire venir les touristes et enfin les acteurs qui
interviennent dans la promotion du tourisme au Cameroun.
Cette partie va nous permettre de présenter les activités touristiques depuis la naissance
à son évolution et les formes qu’elle a prise de nos jours.
III.1.1 Historique et évolution
Depuis les années, les populations humaines ont connu des déplacements individuels ou
communautaires pour diverses raisons (conditions climatiques, pèlerinage, découvertes, santé,
loisir…). Ainsi, ces voyages ont évolués avec la période de grandes découvertes. Vers le XVe
siècle et surtout avec la révolution industrielle du XVIIIe siècle pour revêtir de nos jours des
formes différentes aux motifs encore multiples. Les récits des grands voyageurs ont créées les
gens la volonté voire le besoin de connaitre le monde. En 1800, pour la première fois, le terme
« tourist » désignant ceux qui réalisaient le grand tour. En 1811, le voyage motivé par la
recherche de l’agrément et du loisir, fut désigné par le mot « tourism ». Ainsi, Thomas Cook
crée un premier type de commerce qui est appelé aujourd’hui agence de voyage. On remarque
également une évolution au niveau des moyens d’hébergement notamment l’apparition des
palaces et l’espace touristique s’enrichit des stations thermales, de stations de bain de mer, de
stations montagnards et de station d’hiver…
Les départs touristiques ont commencé à intéresser le peuple qu’à la suite de la
révolution industrielle et notamment avec les progrès en matière de transport (chemin de fer,
paquebots et aviations plus tard) et avec les innovations dans le secteur hôtelier et des systèmes
de commercialisations des voyages.
Pendant longtemps le tourisme s’est avéré être une notion difficile à appréhender et ce
à cause à la fois des ambiguïtés rencontrées au niveau des tentatives de définitions mais aussi
et surtout à la nature complexe de l’activité. En effet, l’originalité profonde de l’échange
touristique réside dans le fait que ce ne sont pas les marchandises qui voyages mais les hommes
qui se déplacent. C’est le consommateur qui va à l’encontre du profit afin d’en utiliser sur place
les différentes composantes, tant naturelles (le paysages, le climat), que matérielle (équipement
et services) et humaines (sociétés et civilisations, attraits historiques et socioculturels).
III.2 Yaoundé 1er : une histoire vivante et des traditions vivantes
Le tourisme culturel est tout déplacement de personnes hors de sa résidence pour plus
de 24 heures vers une destination spécifiquement culturelle, qu’elle soit musée, patrimoine ou
événement.
- Le palais polyvalent de sport de Warda à Yaoundé (PAPOSY) : inauguré en 2009 par
le président de la république, il est situé au cœur de la Yaoundé et a une superficie de
12000m2 et avec une salle couverte d’une capacité de 5200 places. Ce complexe à
vocation sportive et culturelles et répond aux exigences internationales en matières
d’infrastructures sportives. Le palais de sports est l’installation qui permet de recevoir
les manifestations sportives en salle où se tiennent les compétitions nationales et
internationales sports collectifs (basket, volley-ball…) où tout autre sport d’intérieur
(boxe, judo). Il peut aussi recevoir les manifestations sportives.
- Le centre culturel camerounais (CCC) : inauguré le 11 mai 2015, c’est un espace de
promotion de la culture camerounais ; c’est également un outil de production et de
diffusion de l’art camerounais. Le centre culturel camerounais inscrit sa vision dans la
logique de régénération culturelle engagée par les pouvoirs publics pour le
développement d’une culture camerounaise forte et fièrement assumé. Le centre culturel
camerounais et la salle de projection cinématographique « SITA – BELLA »
nourrissent l’ambition de faire de Yaoundé une ville qui vit et respire pleinement la
culture camerounaise dans ce qu’elle a de particulier et dans tous ses aspects. Ce centre
culturel est doté d’un espace de détente (café, restaurant, cuisine), d’un hall
Au cœur se trouve un petit havre de la paix à l’abri de la vie trépidante de la ville. Cet
endroit clos et gardé accueille en moyenne 150 visiteurs par jour. Le bois Sainte Anastasie est
aussi un restaurant qui propose les mets locaux. Il offre pendant les vacances et les fêtes un
grand manège pour les enfants qui affluent en longueur de journée et les touristes qui veulent
toucher du doigt la culture locale des populations. Aussi l’aspect verdoyant et calme du Bois
Sainte Anastasie donne aux touristes un air pur dégagé des arbres, de l’étang et du ruisseau qui
le traverse. C’est un ensemble de :
- D’un parc d’attractions, un espace vert très agréable calme, reposant où il fait bon de se
promener, lire ou méditer en contemplant la rivière OKOZOA ou le statut
du « penseur ». il est décoré d’une variété de fleurs et d’arbres.
- D’un magnifique restaurant appelé « restaurant du bois sainte Anastasie » composé de
3 salles de réceptions ;
- D’un service de régie de la communauté urbaine de Yaoundé, constitué d’un régisseur
dont le rôle est d’organiser, d’embellir, de contrôler, de coordonner et superviser les
activités de bois.
A B
C D
sur la photo D, nous voyons une belle végétation très attirante, sa couleur verte des feuilles des
arbres reflète le soleil et crée une ombre agréable pour un temps de repos.
les cascades du Mfoundi
Elles sont inaugurées le 21 juillet 2014 situé à côté du ministère de l’enseignement supérieur
en face du bois sainte Anastasie, et sont l’un des premiers cadres de détente crée par la
communauté urbaine de Yaoundé (CUY).Les cascades du Mfoundi ont une singularité par
rapport aux autres lieux de loisirs de la CUY, leur position géographique : le prolongement du
boulevard du 20 mai. Il offre un magnifique restaurant qui propose les mets nationaux et
internationaux. A l’entrée, un coin shopping permettant d’acheter des objets d’art.
Le parc kiriakide
Le parc d’attractions de Djougolo est un espace réservé ; avec son écurie d’une dizaine
de chevaux, son aire de jeux, son lac et ses pirogues, constitue une sortie familiale idéale pour
un après- midi de détente et de sport.
III.2.4 Musée national
III.2.5Bâtiments et monuments
A B
C
D
Sur la photo suivant nous voyons une inscription médecin colonel Eugène Jamot 1876
et le visage de ce médecin au bord gauche de la statue deux hommes, une femme et deux enfants
apparemment ses patients déjà en bonne santé et à l’arrière une maison et un palmier derrière
la maison. Autour de la statue, les petites fleurs de toutes couleurs ornent cet endroit et font
penser à la préservation de l’environnement grâce au climat de propriété qui règne à ses
endroits. Cette statue placée en plein carrefour peut susciter à un touriste l’envie de revoir
cette figure emblématique qui a fait tant de bonnes œuvres au Cameroun.
III.2.6Autres attractions touristiques
- Le quartier des banques ou quartier hippodrome, il est situé non loin de l’hôtel de ville
et regroupe plusieurs banques, des structures hôtelières et des sociétés publiques, privées et
parapubliques.
-Le quartier Etoudi situé au nord de Yaoundé abritant d’un côté la gare routière pour se
rendre à l’ouest du pays avec sa vie mouvementée et d’autre part la présidence de la
république.
Le secteur de la culture et du tourisme ne sont généralement pas considéré comme
prioritaires car non conçus comme le moteur du développement. L’une des causes est
l’insuffisance de concentration entre les acteurs de ces deux secteurs. En effet, s’il existe bien
une complémentarité entre les domaines du tourisme et la culture, il n’y a pas suffisamment de
synergies entre l’un et l’autre. La culture est perçue comme un outil d’affirmation de l’identité
ou comme un producteur de biens et services culturels, alors que le tourisme est envisagé
comme un axe de développement. Ce manque de cohésion entre les deux se traduit par une
vision désintégrée et une faible planification. Et pourtant ces deux domaines devaient faire
chemin car la culture complète le tourisme et lui donne une autre image surtout dans les zones
qui n’ont un grand potentiel touristique. La culture ayant disparue dans certains pays devait
amener les touristes à voir les rites, les rituels, les cérémonies traditionnelles. Alors on ne peut
pas souligner les attractions touristiques sans faire allusion aux différents évènements qui
appellent les visiteurs dans une région.
C’est d’une foire d’exposition organisée chaque fin d’année au boulevard du 20 mai.
Cet événement est surnommé YA-FE, il est créée en 2005. Pendant son déroulement on retrouve
les manèges, les toboggans et autres balançoires installés au bon milieu du site et près de 200
stands qui sont aménagés. Les entreprises du secteur agroalimentaires du textile et du
cosmétique font les ventes promotionnelles de leurs produits. Les jeux de tombola bref tout ce
qui peut permettre à un visiteur de se divertir.
III.3.2 Semaine culturelle
La Soirée patrimoniale
Elle a eu lieu en janvier dernier au centre culturel camerounais, elle avait pour but de
mettre en exergue par le moyen des arts de la scène et des arts spécifiques, la richesse et la
diversité des valeurs. Les savoirs faire à l’instar de la coiffure, des costumes, de l’art culinaires,
les arts de scène, à travers la danse, les contes, l’épopée et les instruments de musique
traditionnelle seront mis à contribution pour confectionner un banquet culturel ancré dans une
entité culturelle singulière.
III.3.3 Salons
Ce sont les phénomènes qui conditionnent les fréquentations des touristes dans
l’arrondissement de Yaoundé 1er car c’est une zone qui englobe la majorité des attractions
touristiques dela ville de Yaoundé.
La ville de Yaoundé est favorable au tourisme grâce à son relief constitué de collines
qui lui donne un climat agréable et indiqué pour passer un séjour agréable dans les différentes
Sur le plan morphologique, la ville de Yaoundé est située en grande partie dans le bassin
versant du court d’eau Mfoundi. On y retrouve 4 types de terrain :
- Les crêtes de faibles pentes dont les terrains sont facilement urbanisables
- Les collines aménageables dont les pentes varient entre 5 et 15%
- Les collines très difficiles à aménager de pentes supérieures à 15%
- Les fonds de vallées inondables.
Le réseau hydrographique est très dense et essentiellement composé du cours d’eau
Mfoundi et ses affluents qui assurent de façon naturelle le drainage des eaux de ruissellement.
III.4.1.3 Choix des périodes de manifestations
Etant donné que le climat favorable que bénéficie la ville de Yaoundé est dû à son relief de
collines et de vallées, les organisateurs des manifestations choisissent les moments bien
indiqués pour organisées ses différentes cérémonies. Généralement se sont les mois de
novembre, décembre, janvier, février et mars que ses événements sont organisés et c’est ainsi
en cette période qu’il y a de grandes fréquentations touristiques au Cameroun. Les touristes se
déplacent dans le but de passer les vacances d’été soit en famille, soit seul. Selon ESSONO.
François « la saison touristique offerte par le Cameroun aux touristes s’étend de novembre à
mai ».
III.4.2 Fonction de Yaoundé comme ville capitale politique
La promotion du tourisme nécessite des acteurs clés pour son développement et la ville
de Yaoundé en compte plusieurs. Il s’agit du ministère du tourisme et loisirs, de l’Office
National Camerounais du Tourisme, le conseil national du tourisme et les autres administrateurs
(les collectivités décentralisées). Dans le but de développer les activités touristiques, l’Etat
camerounais a mis sur pied les organismes capables de promouvoir le tourisme au Cameroun à
savoir :
III.4.2.1 Sur le plan international
Vu que le tourisme est devenu une véritable industrie pour les pays du monde entier, le
Cameroun a créé les institutions capables de développer le tourisme ou de faire du Cameroun
une destination touristique à l’instar du :
Ministère du tourisme.
Le décret n° 2005/ 450 du 09 novembre 2005 portant organisation du ministère du
tourisme assigne à ce dernier pour mission l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation de la
politique du gouvernement dans le domaine du tourisme en général. Ce décret institue une
direction de la promotion du tourisme et des sites touristiques chargées :
Du développement de la promotion et la conception des circuits touristiques ;
La réalisation et de la diffusion des documentaires et les bulletins d’informations ;
Du suivi de l‘activité partenariale ;
De l’élaboration et du suivi de l’application de la réglementation relative aux sites
touristiques ;
La détermination des zones touristiques ;
L’établissement et l’actualisation de la carte touristique nationale et de la gestion et
l’exploitation des parcs nationaux et autres sites à des fins touristiques.
Office National Camerounais du Tourisme
Depuis 2010, le Cameroun a atteint la barre de 573000 touristes par an, soit 2 fois plus
qu’en 2005, un chiffre que le pays convoitait des décennies auparavant. Depuis lors, cette nation
compte parmi les destinations touristiques au sens de l’organisation mondiale du tourisme. Pour
atteindre ce cap, le Cameroun a mis en place de nombreuses mesures incitatives dont la création
de l’office national du tourisme (ONT) en 1960, aujourd’hui en hibernation pour « restriction
du budgétaire »
Cette structure publique avait pour mission essentielle de fournir l’information
touristique aux visiteurs. Elle faisait des dénombrements à travers les communes et les régions
du pays. Dans la présentation du bilan de fin d’année 2012 au palais de congrès de Yaoundé, le
secrétaire général au ministère du tourisme et loisirs (MINTOUL), Angeline flore NGOMO, a
reconnu que l’absence de l’ONT constituait l’un des principaux handicaps au décollage effectif
du tourisme camerounais, par ailleurs qualifiés « d’Afrique en miniature ». Elle renseigne
néanmoins que « le nombre d’arrivées de touristes aux postes aériens, terrestres et maritime est
passé de 604052 en 2011 à 817226 en 2005, soit un accroissement de 35 pourcents. Le tourisme
contribue à hauteur de 2.5 pourcents du PIB. En absence de l’ONT, le CNT est effectif depuis
mai 1999 par un décret présidentiel.
Conseil national du tourisme
Crée par la loi n°98/ 006 du 14 avril 1998, organisé par le décret n°99/ 112 du 27mai
1999 et présidé par le premier ministre, le conseil national du tourisme(CNT) et est chargée
de :
Etudier et de proposer au gouvernement toutes mesures ou tous aménagements
susceptibles de faciliter l’entrée et le séjour des touristes au Cameroun ainsi que leur
sortie et leur sécurité ;
Faire au gouvernement toutes les recommandations concourant au développement
du tourisme, notamment la promotion des investissements, l’organisation, les
aménagements et le partenariat touristique.
Pour atteindre le cap de 2millions de touriste par an, le Cameroun compte sur la mise
en place des offices communaux et intercommunaux du tourisme. En 2012, les ateliers de
renforcement des capacités ont été organisés dans les régions de l’Est, sud – ouest, nord et
extrême - nord du pays en préjuge à la mise sur pied de ces offices.
Les communes
Elles sont les leviers indispensables dans le développement du tourisme, grâce à la
décentralisation on remarque un grand rôle joué par ces collectivités. Les communes
fournissent les informations nécessaires aux différentes recherches.
Les communautés locales
Elles se retrouvent généralement à la périphérie et à l’intérieur des sites touristiques et sont
dépositaires d’un savoir traditionnel étendu et d’une richesse culturelle qui ne sont pas toujours
exploités de façon optimale. Ces derniers maitrisent l’origine, la naissance et même l’évolution
des sites touristiques. Elles sont mieux placées pour fournir les informations nécessaires à la
valorisation des sites touristiques.
Bon nombre de personnes travaillent directement ou indirectement pour le secteur
du tourisme à savoir : les guides touristiques, les hôteliers, des restaurateurs, les transporteurs,
les agents de change. Ces derniers jouent un rôle important dans le secteur du tourisme.
- Les guides régionaux ou nationaux ils sont pour la plupart agrées par le MINTOUR.
D’après le MINTOUR (2010) on compte 75 guides régionaux et 53 guides nationaux.
Les transporteurs ce secteur est aussi important que les autres, nous pouvons citer :
- Le transport aérien qui regroupe les compagnies aériennes ;
- Le transport ferroviaire qui permet des grands pôles de fréquentations touristique ;
- Le transport routier qui est assuré par les agences de transport, les agents de location de
voitures, les taxis et autres transporteurs personnels dans le but de mobiliser les touristes
dans l’ensemble du territoire (Jean – Marie KENNE 2011).
Ainsi, ce sont ces différents acteurs cités plus haut qui font marcher le tourisme dans un
pays et leur performance amène le pays dans la persévérance d’où le développement de ce
secteur d’activités.
INTRODUCTION
On ne peut pas parler de tourisme, sans faire allusion aux infrastructures touristiques qui
sont nécessaires au développement de l’activité touristique. Ces infrastructures concernent les
établissements d’hébergement, les voies de communication, la sécurité et autres. La figure ci-
dessous nous présente la classification des infrastructures touristiques observables dans
Yaoundé.
Restaurant Transports :
Automobiles,
Avions,
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 64
Divers :
Location voiture,
Stations-services, Hébergement:
Bus,
Epiceries, Hotel, motels, resorts
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.
Source : Dupont, I, contribution des dimensions économiques du tourisme et des voyages, Paris
Harmattan, 2002, P13.
Figure 6: principaux intervenants dans le tourisme
VI.2Infrastructures touristiques
Pour qu’une région soit aisément visité, il faut qu’elle soit doté d’infrastructures
permettant aux visiteurs de se nourrir, se divertir, se loger, se déplacer et surtout il faut que les
touristes ou excursionnistes se sentent à l’aise et en sécurité pendant leur séjour. De tout la ville
de Yaoundé, l’arrondissement de Yaoundé 1er regorge plus d’infrastructures touristiques car la
majorité des infrastructures se trouvent au centre et il a à son territoire le plus grand hôtel du
Cameroun.
VI.2.1 Voies de communications
- La compagnie nationale
La compagnie nationale, Cameroon Airlines corporation (Camair–Co), « l’étoile du
Cameroun » créée par décret présidentiel N° 2006/293 du 11septembre 2006. Cette compagnie
assure les déplacements des voyageurs à l’intérieur du pays tout comme à l’international. A
l’intérieur, elle dessert au quotidien les villes de Douala, Yaoundé, Garoua et Maroua.
Il ne sera pas normal pour moi d’oublier de mentionner que les touristes séjournant
dans les hôtels de Yaoundé ne sont pas coupés du reste du monde. Car ils restent toujours en
contact avec les membres de leur famille. Tout ceci, grâce à l’essor du secteur de la
communication qui a connu une croissance rapide depuis sa libération en 1999 par l’attribution
de deux licences de la téléphonie mobile à deux opérateurs qui sont Orange et MTN et
l’opérateur public qui s’occupe beaucoup plus du téléphone fixe (CAMTEL). A ces opérateurs,
ce sont ajoutés d’autres tels : VIETTEL… ainsi, ce secteur favorise la communication au point
où certains touristes avant d’arriver au Cameroun peuvent faire les réservations dans les hôtels
à partir de leur pays d’origine. Etant au Cameroun, ils sont capables de communiquer avec leur
famille. Dans le Hilton par exemple, il existe tout un service le business center qui est constitué
des équipements tels que : les imprimantes, le Fax, les PC, les services de photocopies noir –
blanc et couleur.
Parlant des structures sécuritaires, il est indispensable aux touristes de se sentir à l’aise
dans leur région d’accueil. Connaitre l’organe de sécurité est un paramètre très important pour
sa protection en cas de divers danger, que ce soit corporel ou physique. Ainsi l’arrondissement
de Yaoundé 1er abrite à son sein la délégation de la sureté nationale qui assure la sécurité dans
toute la ville avec ses différentes subdivisions dont le commissariat central et de nombreux
postes de police. Dans chaque quartier se trouve au moins un poste de police donc les forces de
l’ordre restent en veille pour assurer la sécurité dans la ville. Ces structures disposent d’un
arsenal humain et matériel capable d’intervenir en cas de danger.
IV.2.4 Structures sanitaires
Quant aux structures de santé, nous dirons que la santé a une grande valeur et mérite
qu’on lui accorde plus d’attention. Dans l’arrondissement de Yaoundé 1er, nous enregistrons un
certain nombre de centres hospitaliers et de centre de santé à savoir l’hôpital Jamot de Yaoundé
construit par les français dans le but de mettre fin à la maladie du sommeil ; l’hôpital de district
de Djougolo.
Tableau 6 : quelques centres hospitaliers dans l’arrondissement de Yaoundé 1er
Le rôle du système bancaire dans l’activité économique peut être diversement appréhendé.
Toutefois, sa contribution au niveau de la croissance économique a fait l’objet d’une attention
particulière. Au Cameroun, trois types de structures financières peuvent prétendre à la qualité
d’intermédiaires financiers. Deux sont du secteur officiel : les banques commerciales et les
établissements des microfinances. Le troisième est du secteur informel, il s’agit des tontines.
La microfiance suscite un intérêt grandissant, elle est d’ailleurs considérée par le
gouvernement comme l’élément de la stratégie de réduction de la pauvreté. Actuellement, le
paysage bancaire de l’arrondissement de Yaoundé 1er compte des banques commerciales en
activité. Il s’agit de :
Afriland first bank autrefois connu sous la dénomination de CCEI (caisse d’épargne et
d’investissement), la BICEC (banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit),
CBC ( commercialbank of cameroon), crédit lyonnais camerounais, ECOBANK, SGBC (
société générale de banques au Cameroun), UBC ( union bank of cameroon).
Le bois d’Ebène c’est un restaurant-cabaret qui propose les spécialités locales, il est
situé entre la BEAC et Elig- Essono. Il offre chaque soir la musique dans une
cacophonie alternant, karaoké, orchestres et chanteurs live. Côté cuisine, l’honneur
revient aux plats camerounais classiques et un bon choix de viande de brousse comme
le varan. Ici, l’art et l’artisanat local sont bien mis en valeur.
Le parallèle night- club c’est également un restaurant cabaret situé à Mballa 2, entrée
CRTV. Ici, grillades et orchestres sont au menu, la spécialité de la maison reste le
poulet DG et le poisson grillé sur braises. Au sein de cet établissement un artiste
expose des objets réalisés en noix de coco, des masques, des portes clé, des boucles
d’oreilles, des bracelets et des colliers.
Le safari c’est une discothèque située à l’hippodrome, avenue Winston Churchill, à
côté de l’hôtel indépendance. C’est le plus connu de Yaoundé où il règne une
ambiance garantie.
Olympic night –club, il est situé à l’avenue Narvick, c’est la boite de nuit du Djeuga
Palace.
Le cesar night-club est également une discothèque situé à l’avenue Foch à côté de
l’ancien cinéma le capitole.
Le Katios night-club se trouve au centre- ville de Yaoundé, c’est un club qui permet
de passer des bons moments.
Noah country club c’est un club tennis avec une superbe piscine situé au quartier
Etoudi. Dans cet endroit, on y retrouve une grande piscine bordée de verdure, des
cours de tennis et de basket, une paillote pour les boissons et la restauration rapide.
C’est un endroit calme, plein de charmes pour se détendre, nager et siroter une castel
au pied des cocotiers.
Le Fitness club du Hilton propose des séances d’aquagym et d’aérobic, des cours de
yoga, de karaté et de danses africaines. L’hôtel offre aussi les cours de tennis, de
squash et une piscine.
L’hôtel est un établissement commercial d’hébergement qui offre des chambres ou des
appartements meublés en location, soit à une clientèle de passage, soit à une clientèle qui
effectue un séjour caractérisé par une location à la semaine, ou au mois, mais qui par exception
n’y élit pas un domicile ; outre l’hébergement, l’hôtel peut comporter un service de restauration.
IV.2.8.2 Classification des hôtels
La classification des hôtels peut s’opérer selon certains critères : le confort, la durée
d’exploitation, la fonction, la taille, l’appartenance à une chaine volontaire ou intégrée.
Plusieurs normes sont prises en compte dans le classement des hôtels.
Selon la catégorie de confort, on peut citer le nombre de chambres, l’espace et la
disposition des locaux communs, l’équipement général de l’établissement, l’équipement et le
confort des chambres, l’étendue et la qualité du service. Le fonctionnement de l’hôtel dépend
d’une organisation du travail très technique, avec une hiérarchie des compétences, la
spécialisation et la collaboration étroite entre les services. Les hôtes doivent avoir une structure
souple et flexible pour s’adapter aux fluctuations de la demande touristique. L’hôtellerie est une
activité qui réclame de gros investissements contrairement aux agences de voyages.
Les établissements d’hébergement comprennent :
L’hôtel de tourisme
La résidence hôtelière de tourisme
Le relais de tourisme
Le motel de tourisme
Le ressort
Le palace
Le complexe hôtelier
Ainsi, ils sont classés en catégorie croissante selon le système d’étoiles d’une à cinq étoiles.
Selon le décret N°99/ 443/PM du 25 mars 1999 ;
- Une étoile correspond à un hôtel dont l’immeuble, le mobilier, l’agencement, les
installations et la décoration sont de qualité courante et en bon état d’entretien. Ce genre
d’hôtel comprend un restaurant, un bar ou un night-club, avec une capacité d’accueil de
minimum 10 chambres.
- Deux étoiles respectent les mêmes qualités qu’étoiles mais avec une capacité de 20
chambres
- Ainsi que les trois étoiles
- Quatre étoiles c’est un hôtel dont l’immeuble, le mobilier, l’agencement, les
installations et la décoration sont d’une capacité et d’un goût excellent et en parfait état
Hôtel 5* 01 248
Hôtel 4* 03 399
Hôtel 3* 07 466
Hôtel 2* 17 682
Hôtel 1* 65 1336
Source : rapport technique n°1 : état des lieux, Géo Image Solution et Madia, 2014
On peut distinguer :
- L’hôtellerie homologuée
- L’hôtellerie indépendante
Les hôtels homologués comprennent six catégories : sans étoiles, 1 étoile, 2 étoiles,
3 étoiles, 4 étoiles, 5 étoiles. En effet, la détermination du nombre d’étoiles dépend d’un certain
nombre de critères propres à chaque pays.
Les hôtels indépendants ou hôtels de chaîne sont répartis en hôtels indépendants,
chaîne volontaire et chaînes intégrées.
IV.2.8.4 Quelques hôtels de l’arrondissement de Yaoundé 1er
Une piscine est un bassin artificiel, étanche, rempli d’eau et dont les dimensions
permettent à l’être humain de s’y plonger au moins partiellement. Cette piscine a été
installée au Hilton dans le but de permettre aux visiteurs de se divertir et propose les
cours de rotation. L’accès à cette piscine est payante soit en cash ou sur abonnement.
Hilton fitness c’est un espace personnalisé qui permet de trouver le parfait équilibre lors
des séjours dans cette structure. Il est doté des machines d’entrainement
cardiovasculaires et musculaires de dernière génération et également un programme sur
mesure afin de mieux sentir votre forme. Il offre un camp de tennis et de squash.
La musique elle se joue dans les différents restaurants. Les balafons se jouent dans le
bar panoramique.
Le Hilton hôtel peut faire fonctionner de vaste évènement, c’est un espace de réunions
qui contient 16 salles de réunions et la magnifique Bouma Hall, une des plus grandes salles de
l’hôtel pouvant accueillir 900 invités. Ce lieu élégant rayonne d’une ambiance traditionnelle et
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 76
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.
moderne avec un plafond en forme de dôme unique des lustres ornés et lambris arabe. Les
différentes salles sont dotées d’un accès internet sans fil haut débit, d’une climatisation, de
fauteuils ergonomiques et d’équipements de conférence. Le Hilton possède l’expertise et les
équipements nécessaires pour donner vie aux évènements. Comme autres salles, nous avons :
la salle Essingan, la salle Bibolo, la salle Bété, La salle mont Cameroun, la salle Bamboutos,
la salle mont kilimajaro, la salle mont Kenya.
L’hôtel Hilton de Yaoundé a développé les loisirs qui attirent les clients dans cette structure à
l’instar :
Le business Center il comprend les équipements tels que :
- Plusieurs PC - FAX - imprimantes
- Les services de photocopie noir sur blanc et couleur
Accès internet haut débit un accès internet haut débit avec ou sans fil disponible dans
les chambres, les espaces publics et les salles de réunions.
Autres services
- Un centre commercial avec 14 boutiques donc les bijouteries, des shoppings, les
banques qui sont au service de change et de vente des billets d’avion, la vente et la
recharge des cartes prépayés. Parlant des boutiques celles – ci permettent aux clients de
se ravitailler, et on retrouve une boutique réservée à la vente à des objets de l’artisanat.
- Le casino situé dans la galerie commerciale du hall
- Un parking souterrain pour les clients de l’hôtel.
L’arrondissement de Yaoundé 1er compte quelques hôtels illustrés dans ce tableau :
Tableau 9 : les hôtels de l’arrondissement de Yaoundé 1er.
14 Toun’gou 2 étoiles 27
En somme, il est noté que l’arrondissement de Yaoundé 1er regorge une multitude
d’infrastructures touristiques, celle- ci sont en forte croissance car l’hébergement constitue le
pivot auquel s’organisent les autres éléments ((la restauration, l’offre de biens et de services
divers et les activités ludiques) de l’offre touristique. Les voies de communications permettent
aux touristes de se déplacer d’un endroit à une autre à un laps de temps. Ainsi, les structures
sécuritaires et sanitaires volent au secours en cas de danger ou en cas d’urgence. Aussi, le
présent chapitre nous a permis d’identifier les différentes structures touristiques que cet
arrondissement comporte, alors nous avons constaté que c’est le plus fourni de tous les autres
arrondissements de la ville de Yaoundé. C’est ainsi que nous allons voir leur impact sur le
développement de cet arrondissement dans le prochain chapitre.
INTRODUCTION
La plupart des pays africains a trouvé bon de développer le secteur touristique et d’en
faire le moteur pour le reste de l’économie. C’est ainsi que M.D. Davis, expert de la banque
mondiale déclarait en 1966 « le tourisme représente pour les pays le vrai moteur de
développement, de la même façon que le fit d’industrie pour l’Europe du XIXe siècle ». Ainsi,
le développement du tourisme est le facteur incontournable du développement du tourisme au
Cameroun en général et dans l’arrondissement en particulier. Les structures touristiques jouent
un rôle intéressant dans le développement de l’arrondissement de Yaoundé 1er sur le plan
économique, social et culturel. Dans ce chapitre nous allons montrer l’influence des
infrastructures touristiques au développement de l’arrondissement de la ville de Yaoundé.
V.1 Tourisme et développement de l’arrondissement de Yaoundé 1er à travers les
infrastructures touristiques
V.1.1Développement économique
Le développement doit être engendré par la population elle – même et non par une
aide extérieure.
De nos jours, l’expression du tourisme durable pour un développement durable ne cesse
d’être prononcée. Dès lors, qu’est- ce qu’un tourisme durable et pour quel développement ?
Le tourisme durable peut se définir comme l’ensemble des matières du tourisme qui
peuvent perdurer au détriment des effets destructeurs sur une société déterminée et son
entourage. Puisque son impact mine et invalide l’économie locale et nationale d’où le
développement du secteur. Par ailleurs, le tourisme durable désigne :
Toute forme de développement, d’aménagement ou d’activités touristiques qui
représente et préserve à long terme les ressources naturelles, culturelles et sociales, et
contribuent de manière positive et équitable au développement économique et à
l’épanouissement des individus qui vivent, travaillent et séjournent dans ces espaces. Le
tourisme est donc invité pleinement à s’intégrer dans l’économie locale et participer de manière
positive au développement local, se baser sur le mécanisme efficace de coopération à tous les
niveaux : local, national et international considérer ses effets induits sur le patrimoine culturel
et sur les éléments, les activités et les dynamiques traditionnelles de chaque population locale.
La culture et leurs intérêts doivent être les points de référence incontournable lors de la
conception des stratégies touristiques dans les pays en voie de développement (NIZESETE).
Selon cette stratégie, le tourisme est un facteur de développement et joue un rôle
important dans la lutte contre la pauvreté. Ainsi, les structures hôtelières contribuent au
développement du tourisme à travers leurs services rendus. Elles ont un fort pouvoir d’achat en
se procurant des produits divers venant d’autres entreprises ou fournisseurs qui les procurent
les produits agricoles ou de l’élevage permettant l’alimentation des visiteurs. Avec les recettes
faites, ces différentes entreprises parviennent à payer les impôts d’où une répercussion positive
sur l’économie du pays. En effet, nous pouvons dire avec Joseph OWONA que « le Cameroun
peut et doit compter sur son tourisme pour sortir de la pauvreté ».
Le tourisme au Cameroun est l’un des secteurs les plus productifs et contribue
fortement au développement de l’économie Camerounaise. Le secteur se classe en effet parmi
les industries les plus importantes grâce à l’augmentation du chiffre d’affaire et de sa
contribution substantielle quant à la hausse du revenu national, l’augmentation de l’emploi et
le développement régional. L’industrie touristique joue un rôle important surtout dans le secteur
hôtelier comme le Hilton car il induit une forte fréquence touristique de l’étranger, qui influence
notamment l’afflux des devises. Le tourisme est de nos jours parmi les secteurs les plus
dynamiques de l’économie du Cameroun. Pour cette raison, un des principaux objectifs de
l’Etat et de la communauté des affaires est de fournir les moyens suffisants à la préservation
ainsi qu’à l’accroissement de la compétitivité du secteur touristique.
de progrès social. Il est l’un des phénomènes qui peut être le plus marquant du développement
économique et social de notre société ».
D’après F. VELLAS, le tourisme joue un rôle primordial tant au niveau économique
qu’au niveau social. Et qu’il est intéressant et utile pour le développement économique et social
de notre société, qu’elle soit réceptrice ou émettrice du tourisme. Nul ne peut ignorer de nos
jours le rôle capital que le tourisme peut jouer en tant que secteur moteur du développement
économique. Ce secteur contribue considérablement à l’apport des devises, à la promotion de
l’emploi, de la culture et du développement régional. Pour citer LOUIS DUPONT, « le tourisme
est indéniablement un puissant facteur de développement économique dont l’importance varie
évidemment selon le potentiel touristique de chaque pays et ses possibilités économiques dans
d’autres domaines ».
Les infrastructures touristiques sont des véritables industries qui fonctionnent avec des
structures rattachées dans divers domaines.
Le secteur agricole joue un rôle important dans l’alimentation des touristes, les
structures hôtelières surtout dans le service de la restauration s’associent aux agriculteurs pour
nourrir les clients logés dans les hôtels. Ainsi, ceci génère les revenus dans le domaine agricole
d’où la contribution de l’agriculture dans le développement du tourisme.
Les sondages de l’université d’EGEE et de SETE montrent que l’industrie du tourisme permet
aux pays de créer des nouvelles opportunités d’emploi. En effet, l’organisation des recherches
pour la coopération et le développement économique (OCDE) a montré que le tourisme crée
des emplois qui peuvent être occupés par une grande partie de la population active notamment
les femmes, les jeunes et les employés non qualifiés. Le tourisme camerounais permet aux
entreprises qui offrent des services touristiques à la consommation communautaire comme les
compagnies aériennes les hôtels, les compagnies de location des voitures, … de créer des
emplois directs. Le tourisme contribue à maintenir la population dans la région en créant de
nouveaux emplois qui sont rattachées aux activités directes du tourisme ou aux autres activités
productives et commerciales qui sont complémentaires du tourisme. De plus le tourisme
augmente le nombre d’emplois dans le secteur qui soutient les entreprises touristiques comme
l’agriculture. Par exemple certaines entreprises travaillent en collaboration avec le Hilton Hôtel
à l’instar de l’Etablissement les cotylédons qui cultive de grandes plantations d’ananas, de
tomates, d’oranges, de pastèques, … et livre ses produits à cet hôtel. Nous avons aussi
l’établissement soutien des enfants démunis qui livre les produits prés à la consommation
comme les mets de pistache, l’arachide grillé et écrasé, le bâton de manioc. La société Mahima
qui livre les produits Camlait tels que les yaourts dolait nature, les jus de fruit naturel. En effet,
il faut souligner que les établissements travaillant en collaboration avec le Hilton emploient une
partie de la population camerounaise pour exercer dans l’entreprise mais aussi pour effectuer
les transactions entre l’hôtel et la société.
Casino Whisky
Le passage d’une monnaie à une autre se fait par l’intermédiaire du taux de change.
Celui –ci est obtenu par la confrontation de l’offre et de la demande d’une monnaie sur le
marché des changes. Cette situation de différence monétaire se répercute sur le mouvement des
touristes d’où une importante de prendre en compte la « valeur » de la monnaie de destination.
Pour cela les banques sont à la disposition de tous les clients désirant de changer les devises
ou d’acheter le billet d’avion ou faire un transfert d’argent. Ces banques sont installées dans
toute la ville et même à l’intérieur de certains hôtels qui effectuent les différentes transactions
pour éviter les déplacements des visiteurs concernant ce service. Les touristes venus en visite
au Cameroun et séjournant dans les structures hôtelières de l’arrondissement de Yaoundé 1er
ont la possibilité d’obtenir le franc CFA camerounais en changeant les euros, le dollar, le livre.
Sur le plan des échanges commerciaux, la fluctuation des prix de change reste une arme
redoutable de politique économique. En effet, les taux de change peuvent contribuer
efficacement à atteindre les objectifs économiques. Nous pensons à l’augmentation des emplois
et du revenu, mais aussi de la stabilisation des prix.
Les infrastructures touristiques créent des emplois qui font vivre beaucoup de
personnes. Grâce aux revenus du tourisme, certaines personnes assurent l’alimentation et la
scolarité de leurs enfants comme le confirme un Virgile lors de notre enquêtes sur le terrain
« grâce à mon salaire, je réussis à survenir aux besoins de ma famille et surtout à scolariser mes
enfants qui sont au nombre de 05 ». Certains employés de ces structures surtout les grandes
comme le Djeuga palace, le Hilton de Yaoundé, l’hôtel la falaise sont à l’abri du besoin. Étant
donné que le taux de chômage est très élevé au Cameroun, les jeunes diplômés cherchent les
emplois rémunérateurs. Ainsi, les structures touristiques offrent les emplois directs et indirects.
Selon Robert Lanquar l’emploi direct désigne un emploi dans une entreprise
touristique et emploi indirect un emploi dans une entreprise fournisseur du secteur touristique.
L’emploi direct est une fonction exercée au sein d’une entreprise d’hébergement et/ou de
restauration dans un établissement de loisir ou bien toute autre initiative considérée comme
touristique par l’organisation mondiale du tourisme. Dans cette catégorie, on peut aussi compter
ceux qui travaillent pour l’éclosion d’une économie touristique. L’emploi indirect renvoie à une
activité stimulée en raison de la demande exprimée par les touristes. Ce sont les activités
connexes telles que les agents de change, les vendeurs dans les différentes boutiques et les
chauffeurs. Et parlant d’emploi certains jeunes pratiquent les activités en dehors des services
offerts par les structures touristiques telles que le call – box, la vente des cartes prépayées, le
change des devises autour de ces structures hôtelières.
Les structures hôtelières particulièrement emplois toutes catégories de personnes
et dans les différents services tels que : l’informatique, la restauration, l’hébergement, la
sécurité.
RESTAURATEUR 8,90%
INFORMATICIEN 8,90%
VIRGILE 8,90%
RÉCEPTIONNISTE 22,20%
CUISINIER 8,90%
Figure8 : les postes de travail occupés par les employés dans les structures hôtelières
33,30% 66,70%
Suivant la figure, la période des recrutements n’a pas une durée précise, ainsi, la durée
indéterminée représente 66.70% et le recrutement de chaque année 33.30%. Alors, la proportion
élevée de la durée indéterminée, nous laisse voir que les recrutements peuvent se faire en
n’importe quel moment parce que certains stagiaires sont retenus après leur formation dans
cette structure. Par exemple Mlle Vanessa Nguele, diplômé de l’institut Samba supérieur dans
la filière « gestion des entreprises hôtelières », la jeune Vanessa s’est trouvé stagiaire au Hilton
hôtel et est devenu demi chef de rang au Panoramique car elle est élue meilleure employée en
2013 (magazine Hilton, 2014). Ainsi, il n’existe pas véritablement une période réservée au
recrutement.
Les infrastructures touristiques recrutent les employés de plusieurs manières suivant le
schéma suivant :
17,80%
entretien
26,70%
stage
55,60%
sur étude de dossier
Dans ce graphique, nous constatons que les recrutements se font plus sur étude de
dossier qui représente 55,60% dont les employés sont formés dans les centres de formation qui
sont en partenariat avec la structure hôtelière et il faut avoir un curriculum vitae bien fourni
pour être recrutés dans cette structure. En ce qui concerne la formation en hôtellerie et en
restauration, il n’y a pas assez de centre de formation pour ces différents métiers en dehors des
écoles privées qui ne sont pas favorable à toute la population en termes de finances. Ainsi, en
dehors de l’étude du dossier, nous enregistrons des entretiens qui représentent 18% du mode de
recrutement et le stage préférable pour tous les promoteurs des hôtels parce que l’employé
connait les réalités de terrain et supposé maitriser le métier. Le stage représente alors 27%.
V.2.2 Sur le plan culturel
Cameroun dans les taxes et les impôts. Alors nous avons énumérés quelques événements à
l’instar de :
Le forum de la CEEAC
Les partenaires de la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale se
sont réunis à Yaoundé au Hilton le 21 novembre 2012, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture
du forum pour la valorisation de la culture au service de l’intégration et du développement.
V.2.3Artisanat
Aussi, l’installation de l’hôtel Azur au carrefour bastos a changé cet endroit car en face de
l’hôtel on a ELECAM, la banque mondiale, les ambassades d’Espagne, d’Arabie Saoudite et
du Nigéria.
V.3.1 Banques et micro- finances
Généralement les banques et les microfinances se retrouvent à proximité de certains hôtels pour
faciliter les transactions avec les touristes lors de leurs séjours dans la ville. Ces banques sont
de plus en plus rapprochées des structures touristiques par exemple au Hilton hôtel de
Yaoundé : Au rez de chaussée, certains micro –finances et les banques se sont implantées pour
favoriser les opérations touristiques à savoir : western union, express exchange, la FCI qui s’est
installée à l’intérieur de l’hôtel. Ces différentes banques s’occupent du transfert d’argent, de
change de devises, de la vente des cartes prépayées, la vente des billets d’avion… En face de
l’Hôtel, c’est la direction du crédit foncier, une banque le crédit communautaire de l’Afrique
(CCA) et à l’arrière gauche de l’hôtel on retrouve la BEAC et le compost.
V.3.2 Supermarchés et boulangerie
Le marché central de Yaoundé qui est constitué de plusieurs boutiques dans lesquelles
les touristes peuvent se ravitailler. Certains supermarchés ont vu le jour à l’instar du
supermarché Mahima au carrefour Warda, le supermarché Score devenu Casino. Nous
remarquons également la construction d’une boulangerie moulin de France au boulevard du 20
mai qui propose la pâtisserie française et respecte les normes française de vente. Ces différentes
structures favorisent l’approvisionnement des hôtels en produits nécessaires pour l’alimentation
des touristes. Ainsi, nous voyons sur ce graphique :
50,00%
44,40%
45,00% 42,20%
40,00%
35,00%
30,00%
25,00%
20,00%
15,00%
8,90%
10,00%
4,40%
5,00%
0,00%
les banques les les routes les
microfinances supermarchés
4,40%
48,90%
50,00% 17,80%
30,00%
64,40%
20,00%
4,40% 8,90%
10,00% 4,40% 4,40%
0,00%
0,00% 110,00%
à 5 ans 5 à 10 ans 30,00%10 à 15 ans
20,00% 40,00% 15 à 50,00%
20 ans 20 et plus
60,00% 70,00%
population en visite au Cameroun. Autour des hôtels comme nous l’avons dit plus haut, on
retrouve les banques, les immeubles ministériels, les supermarchés et autres.
L’hôtel est une industrie qui peut facilement réduire la pauvreté car il est créé des
emplois,alors les principaux moyens pour les personnes pauvres de tirer un revenu de la
présence des touristes consistent à leur vendre directement des produits et des services. Par
exemple les agents de changes dans la rue du Hilton, les chauffeurs, les photographies, les
prestataires de services. L’interaction des visiteurs avec des acteurs de cette économie
informelle peut constituer une bonne source de revenus pour les pauvres et permettre aux
visiteurs de vivre une expérience originale et enrichissante. Il est important d’informer les
touristes sur les produits locaux à disposition, et de former les populations locales pour que
leurs produits respectent les critères de qualité des visiteurs.
Il est nécessaire que les rentrées que le tourisme procure aux gouvernements
nationaux et régionaux puissent être utilisées pour réduire la pauvreté. Ainsi, va faire en sorte
que les pauvres puissent profiter du tourisme sans être directement engagées dans le secteur
touristique. Alors les mesures dans lesquelles les recettes fiscales tirées du tourisme seront
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 94
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.
mises au service de la lutte contre la pauvreté dépendront des priorités et des programmes
arrêtés à l’échelon national ou régional. Dans le but de réduire la pauvreté et en terme
d’engagement social, le Hilton hôtel avec le programme « blueenergy » qui rassemble le
personnel bénévoles de l’hôtel, de nombreuses actions ont été menées en faveur des
communautés les plus défavorisées sous forme de dons en espèces et en nature.
Le tourisme est une activité économique fixe qui nécessite un déplacement d’un
endroit à un autre. D’où l’implication de plusieurs autres secteurs de l’économie (transport,
hébergement, restauration…) pour son installation et son fonctionnement. Les effets induits du
tourisme dépassent largement le secteur tertiaire pour s'étendre aux domaines de l’industrie et
de l’agriculture. Tout investissement comme la construction des hôtels et des sites touristiqques,
et plus largement toute dépense d’investissement par exemple l’achat du matériel pour
l’ornement des chambres que ce soit à l’étranger que ce soit au Cameroun ou de consommation,
entraine des courants de revenus engendrés tout au long des circuits. En effet, il suffit qu’un
investisseur se lance dans un projet de développement avec des achats de biens d’équipements
pour que les usines qui produisent ces biens augmentent aussi leur production pour répondre
aux besoins des clients. Nous sommes là dans une chaîne de cause à effets. Ce que François
Vellas a appelé l’effet multiplicateur.
Le multiplicateur mesure la relation entre l’investissement nouveau et
l’augmentation de la production et du revenu. La formule du multiplicateur est la suivante :
AR=kAI
AI = accroissement de l’investissement.
AR = accroissement du revenu
AC = accroissement de la consommation.
𝑘 = 1/1 − (𝐴𝐶/𝐴𝑅)
Les fuites dans le circuit sont dues à l’épargne, aux impôts, mais aussi aux dépenses
effectuées à l’étranger ou portant sur des produits importés. Ainsi, François Vellas (1985)
rappelle que quatre types de multiplicateurs sont utilisés dans le tourisme international :
- Le multiplicateur de ventes mesure le surcroit de chiffre d’affaires direct, indirect et
induit provoqué par une dépense touristique supplémentaire ;
- Le multiplicateur de production mesure le surcroit de production et tient compte des
changements intervenus au niveau des stocks ;
- Le multiplicateur de recettes mesure les revenus engendrés par une dépense touristique
supplémentaire, c’est en général celui que l’on calcule ;
- Le multiplicateur d’emplois indique les répercussions en termes d’emploi du surcroit
d’activité économique.
Il faut noter que le poids du multiplicateur dépend non seulement de la taille de l’activité
ou de l’investissement mais aussi de la zone où l’investissement se fait : plus la gamme
d’activités économiques est large, plus le volume des échanges entre ces activités est élevé et
plus le chiffre du multiplicateur est important. Si par contre, l’activité est faible et la tendance
à importer forte, la valeur du multiplicateur sera faible, comme c’est le cas dans de nombreux
pays en développement. Les fuites dans le circuit réduisent alors les avantages économiques
nés du multiplicateur et donc l’impact sur l’économique.
« Les relations existantes entre tourisme et pauvreté sont multiples et dynamiques. A l’intérieur
de ce cadre, la relation entre le secteur touristique et les secteurs connexes est une condition
préalable de la réduction de la pauvreté. Le graphique ci – dessus présente une proposition
d’analyse des principaux facteurs qui déterminent la relation entre tourisme et pauvreté » (BIT,
2011).
Possibilité de
Tourisme et pro Education et
subsistance non
pauvreté formation
agricole.
Entreprises et
PME
Source de
moyens
d’existence
Responsabilité
Accès des
Emplois et sociale
pauvres aux
marchés
autonomisation d’entreprise
13,30%; 13%
26,70%; 27%
33,30%; 33%
26,70%; 27%
50 à 100 000 Frs 100 à 150 000 Frs 150 à 200 000 Frs plus de 200 000 Frs
De ce graphique, il ressort que les salaires vont de 50000 à plus de 200000 et que la
majorité des employés 33,30% de personnes ont 100000 et plus. Il est bien vrai que le cout de
vie devient de plus en plus dur au Cameroun, mais les salariés qui n’ont pas une grande famille
arrivent à s’en sortir en nourrissant leur famille avec ce maigre salaire. Lors de nos différentes
descentes sur le terrain un Virgile de cette structure nous a dit « je suis un chef de famille et je
réussis à survenir aux besoins de ma famille en terme de ration et scolariser ceux qui ont l’âge
d’aller à l’école ». Juste pour dire que ce salaire à des avantages et sort certaines personnes de
l’envie et du besoin. Alors cet hôtel contribue à la baisse du taux de chômage au Cameroun.
Les effets du tourisme se font ressentir dans cette structure où nous voyons le prix des
chambres très exorbitant dans certaines structures touristiques, ce qui empêche certains locaux
de passer la nuit dans cette structure et même les internationaux qui ne sont pas nantis. Selon
certains employés de l’hôtel, une nuitée au Hilton va de 130000 à 180000 FCFA. Ce qui est un
frein au développement du dit tourisme. Ainsi, ce graphique nous montre les prix des
chambres :
;
8,90%
24,40%
31,10%
35,60%
130 000 à 150 000 150 000 à 170 000 170 000 à 180 000 180 000 et plus
Dans ce graphique, il ressort que les prix des chambres sont très élevés dans cette
structure hôtelière, car 35,60% des chambres vont de 150000 à170000. Ce qui amène les
locaux à réduire les fréquentations dans cette structure.
Aussi, on peut mentionner les habitudes alimentaires, dans cette structure, on propose
les mets camerounais mais surtout les mets internationaux. Les plats internationaux tels que
le steak sandwich, le poulet à la basquaise, friosséde poulet à l’Estragon, mix grill de viande,
filet de bœuf au poivre de penja et ces plats sont beaucoup plus servis sur commande et coutent
très chers. Les mets étrangers sont les mieux consommés dans les structures hôtelières du
Cameroun car même les nationaux les préfèrent. C’est pourquoi en 1971, le commissaire
général au tourisme a constaté ce fléau, la tendance à la consommation des produits
camerounais dans les établissements hôteliers semble connaitre un ralentissement au profit des
produits similaires provenant de l’importation (…) qu’on évite le déracinement auquel nous
conduiraient le maintien et le développement de certains habitudes et de certains gouts copiés
de l’étranger. Cette population consomme des mets étrangers qui aliène les populations
d’accueil, car on sait que dans les sociétés traditionnelles africaines, certains aliments ont des
vertus thérapeutiques mais quand on se décide de ne pas les consommer ; c’est un véritable
danger pour notre culture et pour notre santé. Ces mets proposés dans ces hôtels sont chers car
selon les enquêtes sur le terrain aucun plat ne va en dessous de 5000 FCFA, nous constatons
sur ce graphique :
95,60%
4,40%
D’après les enquêtes approfondies sur le terrain, nous nous sommes rendu compte que
les mets proposés et surtout ceux étrangers sont chers dans les restaurants des grands hôtels
comme le djeuga palace et le Hilton hôtels, les prix des mets font au-delà de 5000fcfa. Ce qui
signifie qu’il n’est pas facile à un camerounais pauvre de passer le temps dans ces structures.
Au niveau des boisons hygiéniques, les clients ont à leur disposition les boissons
étrangères proposées par les multinationales des pays occidentaux qui ont gagnées le marché
au détriment du vin de palme ou du raphia. Les touristes et les nationaux dépensent plus de
1500 FCFA pour s’acheter une bière au lieu de 250 FCFA pour un litre de vin de palme ou de
raphia. La consommation des produits étrangers par les locaux entre dans la politique de
libéralisme commercial du Cameroun qui est un véritable frein pour l’économie nationale. Le
tableau ci – dessus nous donne les prix de quelques bières et whisky proposé par le Hilton.
Tableau 11 : les prix des boissons et vins
Boissons gazeuses
Coca cola 2100
Red bull 4800
Eau minéral
Tangui 1,5l 2700
San Pellegrino 6900
Bière et mix
Bière pression 100cl « le terrible » 6500
Castel, ‘’33’’ export, Mutzig 3500
Heineken 3700
de whisky dans le but de rencontrer un homme pour passer la nuit avec lui. D’autres filles au
lieu de s’assoir dans ces bars préfèrent plutôt laisser leur numéro de téléphone à la réception de
l’hôtel. Au cas où un client a besoin d’une compagnie, elle est directement appelée et mise au
service du client. Il n’y a pas que des filles mais déjà aussi des jeunes garçons qui se cherchent
dans ces structures comme de vulgaire prostitué, ils se font payer par leur mari homosexuel
plus nantis. Malheureusement, quelques fois ces jeunes se trouvent victimes des abus, des
trahisons et parfois perdent leur vie à cause de cette pratique. Lorsque nous avons approchés
certains responsables de cet hôtel, ils se sont opposés énergiquement à ces déclarations.
Pourtant selon la loi cette pratique est condamnée dans l’article 5 du chapitre I portant sur ces
dispositions générales,
Le gouvernement veille au respect de la charte du tourisme et du code du tourisme
de l’organisation mondiale du tourisme évitant les Etats et les personnes à empêcher toute
possibilité d’utiliser le tourisme aux fins d’exploitation de la prostitution d’autrui. A cet égard,
il est tenu de prendre les mesures appropriées pour lutter contre le tourisme sexuel mettant en
cause les enfants. (Loi n°98/006 du 14 avril 1998)
Ce phénomène s’explique par le fait que certaines filles sont issues des familles très
pauvres et d’autres veulent à tous prix imités leurs amis. Tout ceci dans le but de faire la
concurrence au niveau de la tenue vestimentaire. Nous avons aussi les filles qui travaillent dans
le bar de l’hôtel et dans les restaurants de l’hôtel qui sont de véritable cible pour les touristes.
C’est pour cette raison que Bayé Dieng, I, et Als déclare « le méfait du tourisme est qu’il
développe la prostitution, la prostitution se développe avec le tourisme, ce sont les phénomènes
intimement liés ».
L’insécurité est l’une des causes de la chute des fréquentations touristiques. Depuis
la crise économique et la dévaluation du franc FCA, la jeunesse camerounaise s’est trouvée
confronter à un taux de chômage de plus en plus élevé. Les populations rurales qualifiées et non
qualifiées se rendent à la recherche des meilleurs conditions de vie mais leurs rêves sont vains.
Les ruraux étant dans les grandes métropoles manquent de logement, de travail et même de quoi
se nourrir. Ceci gonflent certains quartiers dans les villes et favorisent le phénomène de vol et
de délinquance juvénile. Ainsi, nous constatons les braquages à la machette ou au revolver, en
pleine journée dans la ville de Yaoundé, et les vols simples se multiplient au jour le jour. Les
touristes logés dans les hôtels sont de véritables victimes de cette insécurité lors de leur
déplacement dans la ville. Alors les différents maux donnent une mauvaise image au Cameroun
comme destination touristique. Actuellement dans la partie septentrionale du Cameroun, y
trouvons une certaine insécurité qui prédomine. Les terroristes sèment la terreur dans cette
région avec la prise en otages des touristes en visite au Cameroun et ceci crée la peur chez les
touristes d’où la diminution des fréquentations touristiques au Cameroun et ce phénomène fait
perdre également une partie de ces clients.
Bref, malgré une volonté prononcée du gouvernement de s’appuyer sur le tourisme
pour relancer l’économie nationale, le Cameroun reste toujours une destination très peu
sollicité. Les maux qui minent l’essor du tourisme au Cameroun sont : l’insécurité, les
tracasseries administratives, les contrôles inopinés et non justifiés, les taxes divers et de tous
bords nécessité une parfaite maitrise des forces et faiblesses du secteur d’où l’importance de
rapprocher les promoteurs et les décideurs du secteur touristique (FOUTSOP, C, R, 2009).
46,70%
48,90%
4,40%
Parvenu au terme de notre travail, nous dirons que ces hôtels sont beaucoup plus
installés au centre-ville de la capitale et leur présence à apporter un changement dans
l’arrondissement de Yaoundé 1er et aussi celui-ci a favorisée la naissance ou la construction
d’autres infrastructures qui permettent de vanter les produits touristiques camerounais à
l’étranger. Mais le développement se veut toujours les limites pour pouvoir améliorer la
situation et de faire du Cameroun une destination touristique parmi tant d’autres pays. On ne
peut pas parler des problèmes sans apporter les propositions pour un tourisme prospère au
Cameroun.
INTRODUCTION
Après avoir abordé les différents contours de nos objectifs de recherche, il sera
question de confronter les résultats de notre travail avec les hypothèses émises au début du
travail pour vérifier si elles sont infirmées ou affirmées. Si nous pouvons les valider ou non et
aussi vérifier si les objectifs de la recherche ont été atteints. Ainsi nous proposerons des
réserves afin de relever les limites et aussi proposer les perspectives pour une meilleure prise
en main du problème que pose la recherche.
VI.1 Vérification des hypothèses
safari, la sanza, le katios. Au vu de ce qui précède, nous dirons que cette hypothèse peut être
validée.
VI.1.2 Hypothèse 2
A la question spécifique quelles sont les mesures ou les stratégies à mettre en place
pour booster le développement de l’arrondissement de Yaoundé 1er à travers les infrastructures
touristiques, il en découle l’hypothèse « le Cameroun a mis en place les méthodes efficaces de
contrôle des infrastructures touristiques qui sont une source de revenu pour le pays ». Après
avoir effectué différentes analyses, il en résulte que l’Etat camerounais s’est beaucoup investi
pour relever le nombre d’infrastructures touristiques en donnant l’autorisation aux promoteurs
de construire les structures touristiques. C’est pour cette raison que cet arrondissement à 46
hôtels sur 116 qui se trouve dans la capitale du Cameroun. Aussi, la commune urbaine de
Yaoundé s’est lancée dans l’aménagement des espaces verts, espaces récréatifs et la
construction des infrastructures touristiques afin de permettre ou favoriser le développement du
tourisme. Nous avons comme exemple le parc sainte Anastasie, les cascades du Mfoundi,
L’espace vert entourant le rond- point Nlongkak, en face de l’hôtel de ville de Yaoundé et aussi
les immeubles comme ceux abritant les services de premier ministère, le centre international de
l’artisanat. Tout ceci montre que le gouvernement s’est investi en faveur du tourisme. Au vu de
ce qui précède, nous dirons donc que cette hypothèse est validée.
Bien que nous ayons accordé une grande importance à notre recherche sur le terrain,
nous remarquons toujours des limites dans cette méthodologie au niveau de la collecte et le
dépouillement des données.
- La collecte des données.
La collecte des données n’a pas été facile à cause de la méfiance et l’hostilité des
responsables de cet hôtel qui donne les informations à peine. La non disponibilité ou le manque
de documents pouvant nous aider dans la recherche, aussi les rendez – vous non honorés des
responsables. La disparition des demandes au secrétariat des ressources humaines. Egalement
les informations recueillies ou proposées par certains responsables ou employés de l’hôtel
étaient soient limitées, soient inexactes. Ainsi, tous ces freins ne nous ont pas permis de mener
une recherche efficiente.
Nous pouvons aussi évoqués la non disponibilité de certains responsables qui n’ont
pas accordés beaucoup de temps et d’intérêt à nos guide d’entretien soit en refusant de remplir,
soit remplissant en moitié. Ce qui a provoqué la perte de certains guides d’entretien. Ces
différentes défaillances ont limitées la teneur des résultats obtenus dans la recherche.
- Le dépouillement et le traitement des données :
Pour dépouiller et traiter les données d’enquêtes, nous avons utilisé les logiciels tels
que : SPSS et EXCEL (CSPRO). Car ne maitrisant pas l’usage d’autres outils comme le logiciel
SPSS, nous avons commis certaines erreurs dans la saisie des données. Pour les corriger, nous
avons perdu beaucoup de temps.
- L’exploitation du questionnaire :
Les questionnaires ont été dépouillés quantitativement et qualitativement suivant
les techniques de traitements numériques des données avec les logiciels comme le SPSS et
EXCEL. Nous avons rencontré les difficultés au niveau du remplissage des réponses par les
employés de l’hôtel Hilton. Certains ne remplissaient que des parties qui les concernaient
directement et d’autres choisissaient des questionnaires qu’ils trouvaient peu abordable à leur
connaissance, laissant ainsi des parties vides qui étaient destinées à nous produire des réponses
efficaces pour notre recherche. D’où la perte de plusieurs informations importantes pour nous.
VI.2.3. Contraintes financières, matérielles du temps
VI.3 Recommandations
Pour faire connaitre les produits touristiques, il faut communiquer à travers les
instruments qu’offrent aujourd’hui les différentes techniques de la communication. A savoir,
les dépliants, les affiches, les participations aux foires, l’acquisition des films, la mise en ligne
d’un site internet, etc. les hôtels devraient disposer une bonne qualité d’information dans leurs
sites afin de mieux valoriser le tourisme camerounais. sur ces sitesdevraient apparaitre quelques
noms ou images des sites touristiques camerounais.
Il faut également doter le Cameroun d’un réseau de voies de communication
fiables (voies ferroviaires et les routes notamment). Il faut y ajouter la facilitation des voyages,
des visites et des séjours touristiques au Cameroun (visa touristique, accueil, change monétaire,
santé). Les promoteurs des infrastructures touristiques pourraient contribuer à la réalisation de
ces infrastructures en sensibilisant les pouvoirs publics sur l’apport du tourisme au Cameroun.
VI.4 Stratégies pour le développement du tourisme
VI.4.1 Au niveau des hôtels
Il sera important dans cette partie de montrer les méthodes que ces hôtels doivent
mettre en jeu pour impulser le développement dans l’arrondissement de Yaoundé 1er.
Pour améliorer le tourisme au Cameroun, les structures touristiques devraient
utiliser une stratégie plus performante pour vanter la destination touristique camerounaise à
travers l’internet. Le choix d’une destination par internet tient compte des facteurs tels que :
- La lisibilité qui est l’une des caractéristiques les plus importantes d’un site Web. Il s’agit
de la capacité de l’internaute d’arriver à comprendre le contenu en un clic et de trouver
une fin à sa requête. D’après Gonzalez (2005) cité par Victor et Kanopée (2007), la
lisibilité est le degré selon lequel le site Web facilite la capacité du consommateur à
trouver son chemin.
- L’ergonomie du site subdivisé en trois parties traitées sous le nom de design. Les
travaux de Katerattanakul (2002) ont démontré que le design est une variable qui mesure
la navigabilité d’un site internet et qui peut être découpé en trois sous variables qui sont :
le design visant la facilité de la transaction, le plaisir et la recherche d’informations
(Kaffo. C, F.Nkankeu, 2011). Ainsi, ces hôtels devraient mettre ces facteurs en jeu pour
que leurs sites soient plus accessibles en termes d’informations concernant les attraits
touristiques de l’arrondissement de Yaoundé 1er. Ce qui attirerait encore plus de
touristes au Cameroun.
- Etudier l’influence de notre culture sur les domaines opérationnels du tourisme
camerounais que sont (hébergement, loisir et restauration) et qui peuvent constituer de
puissants canaux de distribution de la culture, et des vecteurs d’expansion de cette
identité touristique. Donc les structures touristiques devraient mettre les mets locaux à
la disposition des clients, qu’ils soient étrangers ou locaux afin de promouvoir la culture
camerounaise.
Pendant leur séjour, il faut pouvoir les héberger dans les établissements
d’hébergement aux normes internationales comme le Hilton Hôtel de Yaoundé. Dans le
secteur du tourisme, les normes ne peuvent varier que dans le sens d’une amélioration
du confort, même si on intègre les matériaux locaux.
Pour transformer les attractions nationales en produits touristiques, il faut
les aménager, les rendre accessible et les entretenir. Pour accueillir les touristes et les
conduire à leur lieu de résidence, il faut disposer d’un matériel roulant pouvant soutenir
la concurrence c’est-à-dire aux normes de bien – être exigées par les touristes.
Or, « l’état déplorable du matériel roulant utilisés par les opérateurs du sol,… constitue
un facteur incalculable de risque » et de désavantage compétitif. C’est pour cette raison
que récemment pour pallier à la faiblesse du tourisme au Cameroun, le gouvernement a
lancé un plan d’aménagement sur de long terme, susceptible de porter la masse de
visiteurs au Cameroun de 200000 personnes. Le gouvernement a signé des conventions
de coopération en ouvrant des bureaux touristiques dans les grandes villes européennes
telles que Paris, Londres et Madrid. Ces derniers ont pour but de vanter « le produit »
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 110
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.
camerounais à l’étranger afin d’inciter des voyageurs à venir. Ces programmes passent
également par la recherche des investisseurs.
En 1990 s’est tenue la réunion du comité national de facilitation (CNF)
qui a proposé à l’issue de ses travaux l’assouplissement des conditions d’acquisitions
des visas, un meilleur accueil dans les ambassades et les aéroports, l’élimination des
longues files d’attentes au débarquement, la libéralisation des prises de vue
photographiques, les problèmes d’échanges dans les aéroports, la promotion de la
gastronomie camerounaise, l’exploitation des retombées du World Cup 90
(FOUTSOP,C, R, 2009).
4,40%
4,40%
100% 26,70%
80% 13,30%
60%
51,10%
40%
20%
0%
organisation des concerts de musique, des séminaires ou des conférences sur le thème du tourisme
le payement des impôts
l'aménagement des sites touristiques
la construction d'autres infrastructures hôtelières
les recettes faites par les clients de l'hôtel
Figure 18 : les méthodes ou les stratégies utilisées pour impulser le tourisme au Cameroun.
Selon notre graphique, nous constatons qu’il est nécessaire de construire les
infrastructures dans le but de mieux développer le tourisme au Cameroun. En outre, le pic le
plus élevé sur ce graphique représente 51,10% des recettes faites par les clients alors la présence
des infrastructures apportera les revenus dans l’économie camerounaise si elles sont construites.
Il est aussi important d’aménager les sites touristiques ici, nous avons 26,70% qui pourront
impulser le développement touristique de la région où le site touristique est aménagé. Nous
n’allons pas négliger les autres paramètres qui sont la construction d’autres infrastructures qui
représentent 13,30% le payement des impôts et l’organisation des concerts de musique, des
séminaires ou conférences qui quant à eux ont un pourcentage de 4,40%. Ces derniers ont une
grande part de contribution dans l’économie camerounaise. Bref, la présence de tous les autres
éléments se résume aux recettes faites par les touristes lors de leurs visites.
La meilleure contribution du gouvernement à la promotion de la croissance du tourisme
consistera à fournir les services et les infrastructures efficaces nécessaires au développement
économique du tourisme :
- L’amélioration du climat de l’investissement privé
- La stimulation de l’investissement dans le secteur privé en lui apportant un appui mieux
ciblé et efficace
- Valorisation de toutes les potentialités touristiques existantes
- La diversification de l’économie grâce à la mise en valeur de toutes les potentialités
touristiques dont dispose le pays
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 112
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.
MCS
AUTORITES ORGANISATEURS
LOCALES DES
DECISIONNAIRES MANIFESTATIONS
En effet, cette figure nous montre les différents intervenants dans les manifestations
culturelles et sportives qui interviennent dans le développement du tourisme et le rôle que joue
chaque membre. La figure ci-dessus se présente sous une forme triangulaire : au sommet nous
voyons des PME, les entreprises et les associations qui jouent le rôle direct ou indirect dans
l’activité touristique. Alors que les autorités locales à leur tour organisent et financent les
manifestations qui attirent les touristes. Et quant aux organisateurs leur rôle se limite à
l’organisation et à l’animation des dits événements.
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 114
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.
Le projet de reconquête des abords du Mfoundi, territoire de création pour les artistes
CONCLUSION GENERALE
CONCLUSION GENERALE
Notre réflexion dans cette étude s’est attardée autour du sujet « infrastructures
touristiques et la contribution audéveloppement de l’arrondissement de Yaoundé 1er». Il a été
question pour nous de montrer la participation des infrastructures au développement de
l’arrondissement de Yaoundé 1er. Ainsi, dans le sillage d’un cadrage méthodologie préétabli,
nous avons commencés à identifier les attractions touristiques dans l’arrondissement de
Yaoundé 1er, ensuite présenter les infrastructures de l’arrondissement de Yaoundé 1 er et le
Hilton comme une grande infrastructure hôtelière implantée dans la ville de Yaoundé. Enfin,
l’impact des infrastructures touristiques sur le plan économique, social et culturel de
l’arrondissement de Yaoundé1er et quelques limites que présentent les hôtels et les autres
structures. Cependant, après analyse des résultats nous avons retenu qu’il y a une grande variété
d’infrastructures touristiques dans l’arrondissement de Yaoundé 1er.Elles sont en majorité
situées au centre -ville et est entouré de structures publiques, parapubliques et privées qui
apporte un plus à leur renommée par l’organisation des séminaires, conférences et
l’hébergement des hautes personnalités en visite au Cameroun. Ces structures contribuent
efficacement au développement de l’arrondissement car elles offrent des emplois et payent les
impôts et les taxes qui ont des avantages dans l’économie camerounaise, mais également les
limites observées au niveau des hôtels qui se situent au niveau des prix de nuitée, les habitudes
alimentaires, le phénomène de prostitution. Pour apporter des améliorations, nous avons
soulevé les stratégies pouvant faire du Cameroun une destination touristique digne telles que la
construction d’autres infrastructures touristiques sur le modèle du Hilton hôtel et l’organisation
les manifestations culturelles et sportivesqui permettent de vendre l’image d’un pays. Pour
parvenir à ces résultats, nous avons bâtis un raisonnement fondé sur les hypothèses de recherche
dont la vérification n’a été possible qu’à partir d’une collecte de données secondaires dans les
centres de documentation ; et primaires grâce aux enquêtes de terrain. Nous avons ensuite
procédé à un traitement quantitatif et qualitatif de ces données pour les rendre exploitables dans
notre analyse.Toutefois, l’arrondissement de Yaoundé 1er regorge une multitude
d’infrastructures et dans celles – ci nous observons beaucoup plus le tourisme des affaires dans
les hôtels de grande envergure.
BIBLIOGRAPHIE
Ouvrages et articles
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tourisme et développement durable de Kinu Jean Michel Salomon, acte de colloque du
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Ngaoundéré, IREST-PARIS 1 – Panthéon – Sorbonne, PP 14-15.
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Cameroun, région et pôle de développement, Imprimerie saint Paul de Yaoundé.P.259.
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pp.1-22 ; 9fig. 1tab. Rio de Janeiro, Brésil.
- Tinard Yves (1994). Le tourisme, Edition Ediscience, P. 225.
Mémoires et thèses
- ArsèneGherous E. Said Sakete (2009). Analyse comparative des attentes touristiques de
leur perception dans l’évaluation de la qualité de service hotelier. Mémoire online. P. 18.
Webographie
- Outil sur la réduction de la pauvreté en zone rurale, BIT, Génève 2011,
http/www.ilo.org/wcms P.5/groups/public/…édition
emp/document/instructionalmaterial/wcms-176291. Pdf.
ANNEXES
DEPARTEMENT DE GEOGRAPHIE
Q13 Quelles sont les activités implantées avec l’arrivée de votre hôtel ? |__|
1 - les banques 2 – les micro- finances 3 – les écoles de formation
4 – les routes 5 – les super marchés
Q14 |__|
Ou sont – elles implantées ? …………………………………………………..
Q16 Quel est le prix moyen d’une chambre dans votre Hôtel ?
……………………………………………………………………………………..
Selon vous qu’est ce qui peut impulser le développement du tourisme dans votre |__|__
structure ?
1 – les recettes faites par les clients de l’hôtel
Q17 2– la construction d’autres infrastructures hôtelières
3 – l’aménagement des sites touristiques
4– le payement des impôts
5 – organisation des concerts de musique, des séminaires ou des conférences
sur le thème du tourisme
Avec quels magasins traitez- vous pour l’achat des produits (whisky, boisson,
nappe de tables…) ?
Q24 ……………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………
Quels sont les livreurs ou les grossistes des produits dans votre structure ?
Q25 ……………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………
Si non quelle est l’origine des produits consommés (poulet, poisson, viande du
bœuf, vins …) dans votre Hôtel ?
……………………………………………………………………………………
Q27 ……………………………………………………………………………………
Quelques questions
1) Quelle est l’année de création de votre hôtel et son mode de
fonctionnement ?
2) Avez-vous un site internet accessible ? ou les magazines que
vous mettez à la disposition de vos clients ou votre personne ?
3) Combien de clients recevez-vous par jour, par mois et par an et
quelles sont leurs nationalités ?
4) Quelles sont les catégories de vos chambres et le nombre de lits
dans chaque chambre ?
5) Quelle est votre source d’approvisionnement en denrées
alimentaires ? avez-vous un poulailler, une porcherie ou une
plantation ?
6) Quels sont les horaires d’ouverture de vos différents restaurants
et quel est leur mode de fonctionnement ?
7) Quels sont les mets que vous proposez à vos clients ? (petit
déjeuner, déjeuner et souper)
8) Quel est le mode de transport utilisé pour l’écoulement des
denrées alimentaires ?
9) Quelles sont les aires de loisirs présentes dans votre hôtel ?
10) Quelle est la contribution de votre hôtel au développement
du Cameroun ?