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Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de

Yaoundé 1er.

UNIVERSITE DE YAOUNDE I

UNIVERSITY OF YAOUNDE I

ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE DE HIGHER TEACHER TRAINING COLLEGE


YAOUNDE YAOUNDE
******** *******
DÉPARTEMENT DE GÉOGRAPHIE DEPARTMENT OF GEOGRAPHY
******** ********

INFRASTRUCTURES TOURISTIQUES ET
CONTRIBUTION AU DEVELOPPEMENT DE
L’ARRONDISSEMENT DE YAOUNDE 1er

Mémoire en vue de l’obtention du Diplôme de Professeur de l’Enseignement Secondaire


Général deuxième grade (D.I.P.E.S. II)

Présenté par :

NGO DJANG ANNE GISELE


Licenciée en Géographie physique 08J693

Sous la direction du :
Pr. NGAPGUE Jean Noel
Maitre de conférences

Année Académique: 2015-2016

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 1


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 2


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Abstract
Tourism is an industry which necessitates huge means and exercises a series of undesirable
effects on almost all the sectors of the economy. This calls for transport means to assure the
movement of visitors, as well as different accommodation means to lodge tourists. However by
its geographical situation, the subdivision of Yaoundé 1, seat of institutions of the Republic of
Cameroon, with its hotel infrastructures of international class is one of the favorite destination
of tourists, businessmen, diplomats, congress men and university students. It abounds with
multiple touristic attractions such as historical and artistic sites able to welcome tourists. In fact,
we are out to show the contribution of touristic infrastructures to the economic, social and
cultural development of the Yaoundé 1 subdivision.
The main hypothesis here aims at understanding the background of the development of
Yaounde 1 subdivision through touristic infrastructures. However, the field survey helped us
for qualitative and quantitative data collection on the contribution of touristic infrastructures to
the development of Yaounde 1 subdivision.
This study reveals that a majority of touristic infrastructures are concentrated in the citycentre
of Yaounde particularly in the subdivision of Yaoundé 1, and leads to its development through
the creation of direct and indirect jobs which reduces the unemploment rate in Cameroon. Also,
these touristic infrastructures attract many tourists during cultural and sport events, seminars,
conferences, international exhibitions, organized in different structures such as palais
polyvalent des sports, la falaise hotel, Hilton hotel.
The solutions for this development to be effective and lasting are the construction, arrangement
of other touristic infrastructures and the participation of authorities to cultural and sport
manifestations.
Key words : tourism, touristic infrastructures, development, contribution, subdivision,
Yaoundé

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 3


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

DEDICACE
A
Mes parents NGO KAMAL Christine et feu DJANG LI NDOMBOL Guillaume qui
m’ont soutenu durant ma formation.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 4


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

REMERCIEMENTS
Nous adressons nos sincères remerciements à notre encadreur, le professeur NGAPGUE
Jean Noël, qui nous a accordé son attention, sa patience et son sens de l’humour, il nous a
également appris à faire la recherche. Et ceci nous a permis de réaliser notre travail.
Nous remercions aussi tous les enseignants du département de géographie, ainsi que les
enseignants des autres départements surtout à ceux qui nous ont soutenus avec des conseils et
les encouragements pendant notre formation.
Nous adressons également nos remerciements à nos camarades de la 55e promotion qui
ont fait preuve de solidarité et de collaboration durant toutes les années que nous avons passées
ensemble. Surtout : ELOUNDOU Joseph, NGAKO Christ, NKONG A KOS Yolande, NEN
OURE Carine, NANGA TITTI, ABADA ABADA Charles, NGOCK David, ZITA BELLE
EPOCH.
Nous ne pouvons pas oublier de signifier notre gratitude aux membres de notre famille à l’instar
de Mr YEM BINAM BIENVENU, Mr BIDJONG BI NDOMBOL, Mr NSONGANG Roger
pour leur soutien multiforme qui nous a permis de terminer notre formation. nous remercions
nos frères et sœurs qui n’ont cessé de nous encourager à l’occurrence de : NGO DJANG LI
NDOMBOL DJANG, NGO DJANG Prisca, DJANG LI NDOMBOL Guillaume, MBADI
Catherine, NGO DJANG Crescence, DJANG LI NDOMBOL Pierre, DJANG LI NDOMBOL
Désiré, MBADI DJANG Charles Paul, NGO DJANG Victorine, NTOL NJIE Jules. Et aux
autres membres de la famille, ma grand-mère NGO NDOMBOL Prisca et mon oncle MBAME
NDOMBOL Saturnin. La liste est loin d’être exhaustive. Tous ont contribué d’une manière ou
d’une autre à la réalisation de mon travail.
Un merci spécial à tous mes neveux et nièces qui durant la formation nous ont soutenu avec des
encouragements et surtout à ma petite KAMAL Christine qui nous a toujours tenu éveillé
pendant le travail avec ses petits cris.
Nous ne saurons oublier nos amis qui nous ont soutenu matériellement, financièrement,
moralement et spirituellement lorsque nous étions prêt à faillir notamment : BINDOSSEKIN
BANDOLOKOK Cezare, MA’A Ruth Gaëlle, Gilbert YONKEU, BIKELE Thomas, ODI
AMOUGOU, Mme ANGUISSA, Mr AWONO J. P, Mr BIYINA, Mme Alvine du Hilton hôtel.

LISTES DE SIGLES ET ABREVIATIONS


Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 5
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

- OMT : Organisation Mondiale du Tourisme


- ONT : Organisation National du Tourisme
- BM : Banque Mondiale
- ONU : Organisation des Nations Unies
- PIB : Produit National Brut
- CNF : Conseil National de Facilitation
- CADDEL : Conférence Africaine de la Décentralisation et du Développement Local
- OCDE : Organisation de la Recherche pour la Coopération et le Développement
Economique
- INC : Institut National de Cartographie
- MINTOUR : Ministère de Tourisme
- MINTOUL: Ministère du tourisme et loisir
- CAMTEL : Cameroun Télécommunications
- BEAC : Banque des Etats de l’Afrique Centrale
- CCA : Crédit Communautaire de l’Afrique
- SNI : Société Nationale d’Investissement
- CHC : Cameroon Hotel Corporation
- SIALY : Salon International de l’Agriculture et l’Agroalimentaire de Yaoundé
- CUY : Communauté Urbaine de Yaoundé
- MINPESA : Ministère des Petites et Moyennes Entreprises de l’Economie Social et de
l’Artisanat
- MTN : Mobile Telephone Networks
- CCC : Centre Culturel Camerounais
- PAPOSY : Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé
- FIMU : Foire International de Musique et Métiers de Musique
- BIT : Bureau International de Tourisme
- PME : Petites et Moyennes Entreprises
- TVA : Taxe surla Valeur Ajoutée
- MCS : Manifestation Culturelle et Sportive

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 6


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Conceptualisation de l’infrastructure touristique ……………………………… 13


Tableau 2 : conceptualisation de développement……………………………………………14
Tableau 3 : la répartition des guides d’entretien aux enquêtés …………………………..….25
Tableau 4 : récapitulatif des logiciels et leurs usages ……………………………………….26
Tableau 5 : tableau récapitulatif des compagnies aériennes desservant le Cameroun …..…50
Tableau 6 : quelques centres hospitaliers dans l’arrondissement de Yaoundé 1er………….51
Tableau 7 : quelques centres de santé ……………………………………………………….52
Tableau 8 : offre d’hébergement dans la ville de Yaoundé …………………………………54
Tableau 9 : les hôtels de l’arrondissement de Yaoundé 1er………………………………55-56
Tableau 10 : récapitulatif des fournisseurs du Hilton en produits …………………………. 69
Tableau 11 : les prix des boissons et vins …………………………………………………...83

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 7


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

LISTE DES PLANCHES ET PHOTOGRAPHIES

PLANCHES

Planche 1 : Parc saint Anastasie de Yaoundé ……………………………………………………. 35


Planche 2 : les bâtiments imposants ………………………………………………………………. 38

PHOTOGRAPHIES

Photo 1 : musée national de Yaoundé ……………………………………………………………. .36


Photo 2 : Stèle Eugène Jamot ………………………………………………………………………. 39
Photo 3 : cathédrale de notre dame de victoire à Yaoundé ………………………………..…… 40
Photo 4 : la vue de face de l’hôtel Hilton de Yaoundé ………………………………………….. 58
Photo 5 : une chambre de l’hôtel Hilton ………………………………………………………….. 61
Photo 6 : restaurant la cascade ………………………………………………………………...….. 62

Tableau de figures
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 8
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

figure 1: carte de localisation de la zone d’etude ............ ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
figure 2 : schema synoptique de la recherche ................. ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
figure 3: nombres d’annees au service dans les hotels et restaurants de l’arrondissement de
yaounde 1er. ............................................................. ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
figure 4 : schema synoptique de la methodologie de la recherche .ERREUR ! SIGNET NON
DEFINI.
figure 5: carte de localisations des attraits touristiques de l’arrondissement de
yaounde 1er .............................................................. ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
figure 6: principaux intervenants dans le tourisme. ........ ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
figure 7 : carte des infrastructures hotelieres de l’arrondissement de yaounde 1er .. ERREUR !
SIGNET NON DEFINI.
figure 8 : les postes de travail occupes par les employes dans les structures hotelieres
.................................................................................. ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
figure 9 :la periode des recrutements dans les structures hotelieres .........ERREUR ! SIGNET
NON DEFINI.
figure 10: les possibilites de recrutement dans les structures hotelieres ...ERREUR ! SIGNET
NON DEFINI.
figure 11 :les infrastructures collees a la chaine touristique ...........ERREUR ! SIGNET NON
DEFINI.
figure 12: les lieux d’implantations des infrastructures ..ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
figure 13: les principaux facteurs determinants de la relation tourisme- pauvrete. .. ERREUR !
SIGNET NON DEFINI.
figure 14 :le salaire des employes du hilton hotel ......... ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
figure 15: les prix des chambres de l’hotel hilton de yaounde .......ERREUR ! SIGNET NON
DEFINI.
figure 16: prix approximatif des mets proposes dans les restaurants des hotels. ................... 100
figure 17 :le mode de formation du personnel des hotels de l’arrondissement de yaounde 1er.
.................................................................................. ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
figure 18: les methodes ou les strategies utilisees pour impulser le tourisme au cameroun.
.................................................................................. ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
figure 19: les categories d’acteurs intervenants dans les manifestations culturelles ou
sportives. ..................................................................ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 9


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Tableau des matières

LISTE DES ENSEIGNANTS DU DEPARTEMENT DE GEOGRAPHIE…………………………………………………………..i

Abstract…………………………………………………………………………………………………………………………………………….ii

DEDICACE………………………………………………………………………………………………………………………………………….iii

REMERCIEMENTS …………………………………………………………………………………………………………………………….iv

LISTES DES SIGLES ET ABBREVIATIONS……………………………………………………………………………………..….…..v

LISTES DES TABLEAUX……………………………………………………………………………………………………………………….vi

LISTES DE PLANCHES ET PHOTOGRAPHIES………………………………………………………………………………………..vii

INTRODUCTION GENERALE........................................................................................................... 14
PARTIE I : CADRAGE GENERALE DE L’ETUDE .......................................................................... 16
CHAPITRE I : EXPLORATION ET CADRAGE SCIENTIFIQUE DU SUJET ........................ 16
I - Exploration du sujet. ......................................................................................................................... 17
I.1 Contexte général de l’étude. ....................................................................................................... 17
I.2 Justification du choix du sujet..................................................................................................... 17
I.3. Délimitation du sujet .................................................................................................................. 18
I.3.1. Délimitation thématique...................................................................................................... 18
I.3.2. Délimitation spatiale ............................................................................................................ 19
I.4 Cadrage du sujet......................................................................................................................... 21
I.4.1. Problématique ..................................................................................................................... 21
I.4.2. Questions de recherche ........................................................................................................ 21
I.5.3. Objectifs de recherche......................................................................................................... 22
I.4.4. Hypothèses de recherche...................................................................................................... 22
I.4.4.1. Hypothèse principale ........................................................................................................ 22
I.5.5 Revue de la littérature .......................................................................................................... 24
I.6 Cadre théorique et conceptuel ...................................................................................................... 27

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 10


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

I.6.1 Cadre théorique ................................................................................................................... 27


I.6.2. Cadre conceptuel .................................................................................................................. 29
I.6.3. Cadre opératoire ................................................................................................................... 32
I.6.4. Intérêt de la recherche .......................................................................................................... 34
CHAPITRE II : METHODOLOGIE DE COLLECTE, TRAITEMENT DES DONNEES DE LA
RECHERCHE ET DIFFICULTES RENCONTREES.................................................................... 35
II.1 Méthodologie. ........................................................................................................................... 36
II.1.1. Méthodologie générale ....................................................................................................... 36
II.2 Méthodologie spécifique .......................................................................................................... 36
II.2.1 La collecte des données ...................................................................................................... 36
II.2.2 La recherche documentaire ou données secondaires ......................................................... 36
II.2.3 Données primaires ............................................................................................................. 37
II.2.4 Echantillonnage ................................................................................................................ 38
II.3 Traitement des données ............................................................................................................. 40
II.3.1 Traitement statistique des données ................................................................................. 40
II.3.2 Difficultés rencontrées sur le terrain.................................................................................. 41
II.3.3 Structure du mémoire ........................................................................................................ 42
PARTIE II : EXPLOITATION DES DONNEES ET PRESENTATION DES RESULTATS ............ 45
CHAPITRE III : TOURISME ET ATTRAITS TOURISTIQUES DANS
L’ARRONDISSEMENT DE YAOUNDE I ...................................................................................... 45
III.1 Activités touristiques ............................................................................................................... 46
III.1.1 Historique et évolution ...................................................................................................... 46
III.1.2 Caractéristiques et composantes du phénomène touristique ............................................. 47
III.2 Yaoundé 1er : une histoire vivante et des traditions vivantes .................................................... 47
III.2.1 Attractions sportives et culturelles ................................................................................... 47
III.2.2 Potentiel artistique ............................................................................................................. 48
Source : enquête de terrain ............................................................................................................ 49
III.2.3 Parcs d’attractions ou espaces récréatifs ........................................................................... 49
III.2.4 Musée national .................................................................................................................. 52
III.2.5 Bâtiments et monuments ................................................................................................... 53
III.2.6 Autres attractions touristiques ........................................................................................... 55
III.3 Manifestations à caractère sportif et culturel .......................................................................... 57
III.3.1 Foires d’exposition ........................................................................................................... 57
III.3.2 Semaine culturelle ............................................................................................................ 58
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 11
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

III.3.3 Salons ............................................................................................................................... 58


III.4 Facteurs favorisants les différentes activités touristiques à Yaoundé 1er ................................. 58
III.4.1 Yaoundé une ville de collines située en milieu tropical .................................................... 58
III.4.2 Fonction de Yaoundé comme ville capitale politique ....................................................... 59
III.4.3 Yaoundé comme ville artisanale ..................................................................................... 62
CHAPITRE IV : TYPOLOGIE DES INFRASTRUCTURES TOURISTIQUES DE
L’ARRONDISSEMENT DE YAOUNDE I ...................................................................................... 63
IV.1 Infrastructures liées à l’activité touristique .............................................................................. 64
VI.2 Infrastructures touristiques ...................................................................................................... 65
VI.2.1 Voies de communications ................................................................................................ 66
IV.2.2 Opérateurs téléphoniques .................................................................................................. 67
IV.2.3 Structures sécuritaires ........................................................................................................ 68
IV.2.4 Structures sanitaires .......................................................................................................... 68
IV.2.5 Banques et micro-finances ............................................................................................... 69
IV.2.6 établissement de divertissement ..................................................................................... 69
IV.2.8 Infrastructures hôtelières de l’arrondissement de Yaoundé 1er ......................................... 70
PARTIE III : DEVELOPPEMENT DE L’ARRONDISSEMENT DE YAOUNDE 1er A TRAVERS
LES INFRASTRUCTURES TOURISTIQUES, CRITIQUES ET RECOMMANDATIONS ............. 82
CHAPITRE V: IMPACTS DES INFRASTRUCTURES SUR LE PLAN ECONOMIQUE,
SOCIAL ET CULTUREL DE L’ARRONDISSEMENT DE YAOUNDE 1ER ............................ 83
V.1 Tourisme et développement de l’arrondissement de Yaoundé 1er à travers les infrastructures
touristiques ........................................................................................................................................ 83
V.1.1 Développement économique ............................................................................................... 83
V.1.2 Sur le plan de la restauration .............................................................................................. 85
V.1.3 Fluctuation des taux de changes ........................................................................................ 86
V.1.4 Agences de location de voitures ........................................................................................ 86
V.2 Implication des structures touristiques dans le développement socio – culturel de
l’arrondissement de Yaoundé 1er ...................................................................................................... 87
V.2.1 Sur le plan social ................................................................................................................ 87
Mode de recrutement des employés .................................................................................................. 88
V.2.2 Sur le plan culturel .............................................................................................................. 90
V.2.3 Artisanat ............................................................................................................................ 91
V.3 Activités implantées avec l’arrivée des structures touristiques ................................................ 91
V.3.1 Banques et micro- finances ............................................................................................... 92

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 12


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

V.3.2 Supermarchés et boulangerie ............................................................................................ 92


V.4 les infrastructures touristiques: influence touristique dans l’arrondissement de Yaoundé 1 er. 94
V.4.1 Renommée. ......................................................................................................................... 94
V.4.2 Capacité d’accueil et son confort ....................................................................................... 94
V.5 infrastructures et la réduction de la pauvreté ........................................................................... 94
V.5.1 Evolution des emplois ....................................................................................................... 94
V.6 Problèmes liés à l’activité touristique...................................................................................... 99
V.6.1 les manquements des structures touristiques ..................................................................... 99
V.6.2 Obstacles sur le plan national du Cameroun .................................................................... 103
CHAPITRE VI: CRITIQUES DES RESULTATS ET RECOMMANDATIONS ...................... 104
VI.1 Vérification des hypothèses ................................................................................................... 105
VI.1.1 Hypothèse 1..................................................................................................................... 105
VI.1.2 Hypothèse 2..................................................................................................................... 106
VI.1.3 Hypothèse 3..................................................................................................................... 106
VI.2. Critique des résultats .............................................................................................................. 107
VI.2.1. Limites du cadrage général ............................................................................................. 107
VI.2.2. Limites de la méthodologie ............................................................................................. 107
VI.2.3. Contraintes financières, matérielles du temps ................................................................. 108
VI.3 Recommandations .............................................................................................................. 108
VI.4 Stratégies pour le développement du tourisme ...................................................................... 109
VI.4.1 Au niveau de l’hôtel ........................................................................................................ 109
VI.4.2 Suggestions pour l’arrondissement de Yaoundé 1er afin de développer le tourisme
camerounais................................................................................................................................. 110
CONCLUSION GENERALE ............................................................................................................. 116
Ouvrages et articles ............................................................................................................................. 118
Mémoires et thèses .............................................................................................................................. 118

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 13


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

INTRODUCTION GENERALE

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 14


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

INTRODUCTION GENERALE

La rédaction d’un mémoire est l’aboutissement d’un processus qui marque la fin de
formation à l’ENS des élèves-professeurs du 2nd cycle. C’est un exercice académique destiné à
produire un document de recherche en vue de l’obtention du DIPES II. Ainsi, pour permettre
aux étudiants de la 55e promotion dont nous faisons partie, de satisfaire cette exigence
académique, le département de géographie à formuler la thématique centrale
suivante « tourisme et développement ». La réflexion sur cette thématique s’appesantira sur 4
principaux axes à savoir : la typologie et les activités touristiques ; les infrastructures
touristiques ; les politiques de tourisme et les potentiels touristiques. Notre sujet intitulé
infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de Yaoundé
1er s’inscrit dans le deuxième axe à savoir les infrastructures touristiques.
Toutefois, Le tourisme est la plus vaste industrie du monde et le principal élément de la
croissance économique dans bons nombres de pays. Ainsi, les pouvoirs publics ont fait du
développement du tourisme la priorité de leurs programmes en dix points pour construire
l’avenir du Cameroun lors du dernier septennat (1997-2004). Pour appuyer cette décision et
promouvoir la destination camerounaise, un bureau d’informations touristiques a été ouvert en
octobre 2000 à Paris ainsi que le conseil national du tourisme. A cet effet, le plan national
marketing est mis en place ainsi que la libération du secteur hôtelier qui ont permis une
augmentation de plus de 82% du taux d’occupation des hôtels sur l’exercice 2000 – 2001 et
un accroissement considérable de la capacité depuis cette période.

A cet effet, les infrastructures touristiques contribuent au développement de certaines


régions car elles créent des emplois et augmente le nombre de touristes à un moment donné de
l’année. Ainsi, les infrastructures doivent être développées afin de promouvoir le tourisme
camerounais qui est source de revenu pour l’économie du pays. Ces constats sont faits à travers
multiples descentes sur le terrain, des enquêtes et de traitement de données collectées.
Pour atteindre notre objectif principal qui est de montrer en quoi les infrastructures
touristiques contribuent au développement de l’arrondissement de Yaoundé 1er. Nous avons
structuré notre travail en 3 grandes parties formant 6 chapitres ainsi qu’il suit :
- Le premier chapitre concerne l’exploration du sujet et la revue de la littérature en passant
par le cadre conceptuel et théorique et la formulation des questions de recherche ;
- Le deuxième chapitre est centré sur la méthodologie de collecte, de traitement des
données de la recherche et les difficultés rencontrées;
- Le 3èmechapitre nous amène à l’exploitation des données et la présentation des résultats
dont le travail consiste à présenter le tourisme et les attraits touristiques de
l’arrondissement de Yaoundé 1er ;

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 15


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

- Le 4ème chapitre consiste à présenter la typologie des infrastructures de l’arrondissement


de Yaoundé 1er ;
- Le 5ème chapitre nous permet de montrer les impacts les infrastructures touristiques sur
le plan économique, social et culturel de l’arrondissement de Yaoundé 1er.
- Et la 6ème porte sur la critique des résultats obtenus et les recommandations.

PARTIE I : CADRAGE GENERALE


DE L’ETUDE

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 16


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

CHAPITRE I : EXPLORATION ET CADRAGE


SCIENTIFIQUE DU SUJET

I - Exploration du sujet
Tout travail de recherche scientifique ne saurait être mené sans une situation du thème
dans son contexte général. C’est ce que nous qualifions ici d’insertion du sujet ; à travers la
contextualisation de l’étude que nous voulons mener, la justification du sujet et sa délimitation.

I.1 Contexte général de l’étude

Le tourisme s’accentue malgré les chocs pétroliers de 1973 et la récession économique qui
frappe particulièrement les régions émettrices des pays développés. Ainsi, à une quarantaine
d’années, de 1950 à 1987, le nombre de touristes internationaux a pratiquement décuplé passant
de 30 à 350 millions. Et le nombre d’arrivées de touristes internationaux dans le monde entier
a augmenté de 23.3 millions en 1980 à 919 en 2008, correspondant à un taux annuel moyen de
6.4 pour cent. Les revenus produits par ces touristes c'est-à-dire les recettes du
tourismeinternational ont augmenté de 2.1 milliards de dollars.
Les pays en voie de développement attirent de plus en plus de visiteurs, à la recherche de
sensations nouvelles, d’authenticité, de cultures nouvelles. A titre d’exemple, le nombre de
visiteurs au Zimbabwe a presque doublé en quatre années, passant de 375000 en 1988 à 658000
en 1992(Mac Ivor, 1994). Au Kenya le tourisme représente la plus contribution du PNB, avec
environ 419 millions de dollars de revenus (Norton-Griffiths et Southey, 1995).
Le tourisme n'est encore que très peu développé au Cameroun. En 2002, le tourismereprésentait
2,5 % du PIB, en 2005, il n'en représente que 1.8 %, soit 25 USD parhabitant. Toutefois, le
gouvernement a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de développer ce secteur. Récemment,
pour pallier la faiblesse du tourisme au Cameroun, le gouvernement a lancé un plan
d'aménagement à long terme, susceptible de porter la masse de visiteurs au Cameroun de 200
000 personnes actuellement à 500 000 d'ici la fin 2009.
Selon l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), le tourisme doit améliorer les
conditions de vie des populations. Le Cameroun en miniature obéit à ces objectifs visés par cet
organisme. Le problème nait à partir d’un constat : l’envie de certains auteurs de trouver un
gain. Dans un premier temps, trouver des paysages naturels, des paysages authentiques
semblent rester les premiers souhaits des touristes dès leur pays de départ et d’autre part, l’envie
des acteurs des pays d’accueil de valoriser leur patrimoine. Ces envies des uns des autres sont
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 17
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

renforcées par des politiques d’organisation de l’activité touristique, sa démocratisation, sa


décentralisation et sa conception du développement économique, social et culturel dans le
respect des équilibres et les volontés locales : aujourd’hui ces politiques répondent à de
nouveaux enjeux et intègrent la notion d’infrastructures touristiques et le développement du
Cameroun.

I.2 Justification du choix du sujet

Le tourisme est la plus vaste industrie du monde et le principal élément de la croissance


économique dans bons nombres de pays. Au regard de cela et de la situation particulière de
cette industrie au Cameroun, nous avons pensé à susciter des relances de la promotion de
tourisme au Cameroun. Pour ce pays, tous les indicateurs et les critères de développement du
tourisme sont en dessous des exigences et des standards internationaux (ENDJA, 2011). On
peut citer le nombre de visiteurs étrangers : 190000 touristes en 2004 selon l’organisation
mondiale du tourisme (OMT) et 411000 en 2005. Selonles autorités camerounaises, en dessous
des 500000 visiteurs requis pour rentrer dans le classement international. On peut aussi
souligner le très faible du tourisme dans l’économie camerounaise 1.5% du PIB en 2008,
nettement en recul par rapport à 2005, ou il représentait 2.4% du PIB. En 2008, les emplois
directement liés au tourisme sont de 48000, soit 1.3% des salariés pour un volume de 132000
emplois induits.
Le choix des infrastructures touristiquesse justifie par le fait que celles -ci se situent
dans l’arrondissement de Yaoundé 1er et attire un grand nombre de touristes car elle est
considérée comme destination touristique. L’arrondissement de Yaoundé 1er comporte toutes
les catégories d’établissement hôtelier et les plus grands attraits touristiques de la ville de
Yaoundé. Il est classés premier en termes de fréquentations touristiques dans la ville de
Yaoundé. Au vu de toutes ces activités ci – dessus cités, le choix de notre étude est clairement
justifié. D’oùla prise en considération des différents contours du sujet et notre thématique
centrale : tourisme et développement, nous permettra de mettre en jeu de moyens pour valoriser
cette activité en proposant les solutions pour un tourisme de valeur au Cameroun.

I.3. Délimitation du sujet

La délimitation du sujet consiste à circonscrire notre sujet d’étude par rapport au temps
et à l’espace dans lesquels elle est menée. Au niveau de la délimitation thématique, dans quel
domaine d’analyse doit-on situer le problème que pose le sujet. En d’autres termes, qu’est ce
qui est lié au déclenchement du processus que nous voulons étudier au centre- ville de Yaoundé.

I.3.1. Délimitation thématique

Notre thème de recherche est tiré de la thématique centrale des mémoires de DIPESII
du département de géographie de l’ENS de Yaoundé intitulée : « le tourisme et le
développement »cette thématique a été divisée en trois axes de recherche dont le nôtre (axe II)

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 18


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

est intitulé « les infrastructures touristiques » cette thématique a été définie par les responsables
du département de géographie de l’école normale supérieure de Yaoundé, dans le but d’orienter
les thèmes de recherche des étudiants de géographie en quête du diplômedes professeurs des
lycées d’enseignement secondaires ( DIPES II ) pour l’année académique 2015 – 2016. De fait,
l’OMT ne reconnaissant pas le Cameroun comme destination touristique, celui –ci s’est lancé
dans une politique touristique dans le but de positionner le Cameroun parmi les zones les plus
fréquentées d’Afrique et aussi comme destination touristique. C’est le cas de la construction
des infrastructures hôtelières, routières, sanitaires, sécuritaires, etc. Ainsi, ces infrastructures
constituent alors des structures compétentes pour l’accueil d’un bon nombre de touristes venant
de tous les horizons. Elles sont intéressantes grâce à leur capacité d’accueil, leur confort et leur
qualité de prestations. Pour cela, notre étude vient montrer la contribution des infrastructures
touristiques au développement de l’arrondissement de Yaound1er.

I.3.2. Délimitation spatiale


L’arrondissement de Yaoundé 1er a été créé en 1987 du décret n°87-1365 du 24
septembre 1987 portant création de la communauté urbaine de Yaoundé. Il est
limité :
 Au nord par l’arrondissement d’Obala
 Au nord-ouest par l’arrondissement d’Okola
 Au sud par l’arrondissement de Yaoundé IVe (notamment le ruisseau
Ewoé)
 Au sud –ouest par l’arrondissement de Yaoundé IIIe (notamment la rivière
Mfoundi et le boulevard du 20 mai)
 A l’ouest par l’arrondissement de Yaoundé IIe (carrefour Warda nouvelle
route bastos à la pénétrance de la présidence de la république)
 A l’est et au nord –est par l’arrondissement de Soa
Ainsi, notre étude porte sur la contribution des infrastructures touristiques au développement
de l’arrondissement de Yaoundé 1ergrâce à la création des emplois et des revenus apportés par
les différentes infrastructures implantées dans cet arrondissement. La plupart des infrastructures
se localisent au centre - ville de Yaoundé encore appelé centre des affaires et offrent des
conditions propices au développement du tourisme camerounais qui est le moteur de l’économie
camerounaise. L’arrondissement de Yaoundé 1er détient les attractions touristiques susceptibles
d’attirer les touristes.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 19


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Figure 1 : carte de localisation de la zone d’étude

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 20


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

I.4 Cadrage du sujet


I.4.1. Problématique
Au fil des décennies, le tourisme a connu un essor continu et s’est diversifié de plus en
plus au point de devenir un des secteurs économiques à la croissance la plus rapide du monde.
Le tourisme moderne est étroitement lié au développement et englobe un nombre grandissant
de nouvelles destinations. Ce dynamisme en fait un moteur essentiel du progrès socio –
économique. Aujourd’hui, le volume d’affaire du secteur touristique égale, voire dépassé celui
des industries pétrolières, agroalimentaires et automobile. Le tourisme est désormais un des
grands acteurs du commerce international, et en même temps, il constitue une des principales
sources de revenu de beaucoup de pays en développement. Cette croissance va de pair avec
l’accentuation de la diversité et la concurrence entre les destinations.
L’expansion générale du tourisme dans les pays industrialisés et développés présente
des avantages économiques et crée des emplois dans de nombreux services qui y sont liés à
l’agriculture, aux télécommunications en passant par le bâtiment. La contribution du tourisme
au bien- être économique dépend de la qualité et des recettes de l’offre touristique. L’OMT
offre son assistance aux destinations pour qu’elles se positionnent de façon durable sur les
marchés nationaux et internationaux qui ne cesse de se complexifier. En sa qualité d’institution
des nations unies se consacrant au tourisme soulignent que ce sont surtout les pays en
développement qui devraient bénéficier du tourisme durable et elle intervient pour les aider à
traduire cette possibilité dans la réalité (OMT, 2015).
Le tourisme se définit comme l’ensemble des activités déployées par des personnes au
cours de leurs voyages et leurs séjours des lieux situés en dehors de leur environnement
habituel, pendant une période consécutive qui ne dépasse pas une année, à des fins de loisirs,
pour des affaires et autres motifs non liés à l’exercice d’une activité rémunérée dans le lieu
visité (MINTOUR 2000). Le tourisme camerounais éprouve de sérieuses difficultéspour se
positionner comme une activité économiquement rentable. Le problème qui se pose ici est celui
de la contribution des infrastructures hôtelières au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er. En effet, nous bénéficions de la construction des infrastructures touristiques au
Cameroun donc des établissements d’hébergement qui s’occupent en partie de l’hébergement
des touristes en visite au Cameroun et surtout dans l’arrondissement de Yaoundé 1er. Ces hôtels
sont des structures hôtelières située en partie à côté du centre des affaires et reçoit un bon
nombre de touristes venus de tous les horizons du monde entier. Ils offrent un très grand nombre
de services tels que la restauration, l’hébergement et le loisir. En effet, grâce à ces nombreuses
prestations, ces hôtels offrent des services qui contribuent au développement de certains
secteurs d’activités tels que l’agriculture, le transport, le commerce. Ainsi, Ceux-ci se ravitaille
en denrées alimentaires à travers les partenairesqui assurent la distribution des vivres frais.Alors
l’implantation de ces derniers dans la ville apporté un développement remarquable avec
l’apparition d’autres activités collées à cette chaîne.

I.4.2. Questions de recherche

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 21


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Notre travail s’articule autour d’une question principale, de laquelle déroulent trois
questions spécifiques de recherche.
I.4.2.1 Question principale

Dans quelle mesureles infrastructures touristiques contribuent-elles au développement


économique, social et culturel de l’arrondissement de Yaoundé 1er?
I.4.2.2. Question secondaire

QS1 : Quelles sont les attractions touristiques de l’arrondissement de Yaoundé 1er?


QS2 : Est- ce que les infrastructures touristiques ont une influence sur le développement de
l’arrondissement de Yaoundé 1er?
QS3 :Quelles sont les mesures ou les stratégies à mettre en place pour booster le développement
de l’arrondissement de Yaoundé 1er à travers les infrastructures touristiques?
I.5.3. Objectifs de recherche
I.5.3.1. Objectif principal

Montrer que les infrastructures touristiques participent au développement économique,


social et culturel de l’arrondissement de Yaoundé 1er à travers leur changement apporté
I.4.3.2. Objectif secondaire

 présenter les attractions touristiques de l’arrondissement de Yaoundé 1er.


 montrer que les infrastructures touristiques ont une influence positive et négative sur le
développement de l’arrondissement de Yaoundé 1er.
 montrer les stratégies qui peuvent participer à l’amélioration du tourisme Yaoundé 1er et
surtout la satisfaction de la curiosité des touristes l’hors de leurs visites au Cameroun.
I.4.4. Hypothèses de recherche
I.4.4.1. Hypothèse principale

Les infrastructures touristiques seraient à l’origine du développement économique,


social et culturel de l’arrondissement de Yaoundé 1erà travers ses services offerts et les emplois
créés.

I.4.4.2. Hypothèse secondaire

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 22


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

 l’arrondissement de Yaoundé 1er a une multitude d’attractions touristiques qui attirent un


certain nombre de touristes au Cameroun.
 les infrastructures touristiques ont une influence positive et négative sur le développement
du tourisme dans l’arrondissement de Yaoundé 1er parce qu’elles créent les emplois.
 le Cameroun doit mettre en place les méthodes efficaces de contrôle des infrastructures
touristiques qui sont source de revenu.

QP : dans quelle HP :Les OP :Montrer


mesureles infrastructures que les
infrastructures touristiques seraient à infrastructures
touristiques l’origine du touristiques
contribuent-elles au développement participent au
développement économique, social et développement
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 23
économique, social culturel de économique, social
et culturel de l’arrondissement de et culturel de
l’arrondissement de Yaoundé 1erà travers l’arrondissement de
Yaoundé ? ses services offerts et Yaoundé
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Figure 2 :schéma synoptique de la recherche

I.5.5 Revue de la littérature

La revue de littérature dérive essentiellement de la recherche documentaire. Ainsi, nous


avons analysé un certain nombre de publications et de travaux scientifiques ayant trait à notre

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 24


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

thème. Les ouvrages ayant trait au tourisme dans le monde en général et au Cameroun en
particulier. Ces différents ouvrages exploités dans les bibliothèques nous ont permis d’avoir un
certain nombre de données sur les infrastructures touristiques et leur contribution dans le
développement.

I.5.5.1 Activités liées aux industries touristiques

Les structures hôtelières sont inégalement réparties au Cameroun et l’analyse des


arrivées et des nuitées par région permet de constater que les régions du littoral et du centre
exercent une attraction réelle sur les visiteurs pour des raisons évidentes. Sur le plan de la
qualité et de la quantité des infrastructures, ces deux villes disposent la plus grande capacité
d’accueil. Ainsi, la durée moyenne de séjour oscille autour de 2 ou 3 jours pour les structures
de 4 et 5 étoiles. De même les structures hôtelières offrent les services tels que la restauration,
l’animation sportive et ludique, le transport et les structures complémentaires de loisirs. En
effet, nous allons vérifier si tout cela existe dans notre infrastructure ou si toutes ces règles sont
respectées. (TCHINDJANG Mesmin)
NOURREDDINE HADDAD dans son mémoire de master « les déterminants du choix
stratégique de l’entreprise touristique en Tunisie » selon lui, le tourisme ne peut pas se résumer
à la seule branche d’activités de l’hôtellerie et de la restauration mais plutôt considéré comme
une agrégation, une somme de plusieurs branches ou mieux comme une somme de parties. Il
peut grandement contribuer au développement rural, à la modernisation de l’agriculture, au
développement de la collectivité et à l’épanouissement de la société, notamment des femmes.
MAINET Nicolas(1979) dans sa thèse de doctorat intitulé « les aspects géographiques du
tourisme au Cameroun ». En effet, dans sa thèse, fait ressortir l’importance des aléas naturels
et humains dans la définition des centres d’intérêt touristique. Ainsi, définit- elle plusieurs
critères indispensables et susceptibles de faire d’une région un centre touristique. Ces critères
sont : les plages, les stations d’altitudes, les paysages naturels, la faune, l’artisanat, le folklore,
le nombre de lit dans les hôtels de catégories supérieurs, le nombre de routes bitumées, la durée
de la saison favorable au tourisme, la population etc. ainsi, dans la méthodologie de la
planification « tourisme international et projets touristiques dans les pays en développement »
Pierre FABRE(1990) dit qu’implicitement ou explicitement tous les organismes d’Etat guident
le développement d’un pays selon une politique globale qui se désagrège aux différents niveaux
sectoriels, le choix du développement d’un secteur touristique est en lui- même la conséquence.
C’est pourquoi dans l’inventaire des richesses naturelles et culturelles du Cameroun, la nouvelle
politique touristique du Cameroun élaborée en 1994 par le ministre du tourisme n’accorde pas
une grande importance à certains secteurs du tourisme national (tourisme religieux, tourisme
culturel). Engelbert François ESSONO(2000) dans son œuvre intituléele tourisme au
Cameroun : régions et pôles de développement jette un regard synoptique sur le secteur
touristique camerounais en mettant l’accent sur la répartition géographique des différentes
potentialités touristiques naturelles et touristiques du pays, sur l’aménagement et la promotion
de notre tourisme dans les différents pôles touristiques, tout en spécifiant les contributions de
l’état et des investisseurs privés dans le développement du tourisme au Cameroun. Aussi, Ngo
Nkot Esther Lucie dans son mémoire de maitrise intitulé tourisme et le développement
économique d’un pays l’exemple du Cameroun nous montre l’importance du secteur touristique
au niveau économique, social et culturel des pays tel que le Cameroun. Cependant, ce secteur
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 25
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

souffre de beaucoup d’handicaps qui freinent son développement. Très peu d’études
géographiques concernant le tourisme dans le cas spécifique de Yaoundé ont été menées.
I.5.5.2 Impact de l’hôtel sur le plan social

Nous pouvons évoquer le travail de NGOULEU NGANSOB Carole Andrée qui, dans son
mémoire de maitrise intitulé stratégie commerciale en hôtellerie : cas de Yaoundé Hilton nous
donne les informations sur le fonctionnement d’un grand établissement hôtelier en l’occurrence
le Yaoundé hôtel Hilton. MIENJE TIAKO Monique dans son mémoire de maitrise
intitulé « les équipements de loisirs et leur utilisation dans la ville de Yaoundé montre
l’importance des équipements de loisirs dans la ville de Yaoundé. Cependant, ces équipements
sont très peu nombreux et mal entretenus. Tous ces travaux aussi intéressant soient ils
n’abordent que les aspects concernant l’étude que nous propose de mener sur les problèmes du
développement touristique au Cameroun. C’est ainsi que Dafni MICHALOPOULOU dans
son livre intitulé « le développement des complexes touristiques et de l’immobilier de loisir
haut de gamme en Grèce : quelle intégration dans les nouvelles orientations stratégiques du
tourisme » on peut diviser l’offre touristique de la Grèce en 4 catégories : le tourisme de masse,
le tourisme d’affaire, les formes alternatives du tourisme et le tourisme maritime. Pour lui, le
développement du tourisme est une source de création d’emplois impactant l’ensemble des
classes sociales et provoquant des effets bénéfiques pour le développement du pays.
GNAMMON- ADIKO A. (1996) dans son article sur les femmes, la restauration rapide et
l’aménagement de la ville d’Abidjan, étudie la manière donc se manifeste dans l’espace les
conflits entre les activités féminines de la restauration de la rue et les autorités en charge de
l’aménagement urbain. Elle relève que ces activités qui se développent grâce à l’urbanisation
doivent être intégrées dans les politiques d’aménagement urbain. Ainsi, HATCHEU Emil
TCHAWE (1996) dans son article intitulé « alimentation et ajustement structurel » présente la
restauration de rue au marché Mokolo. Dans son article, il parle de sa consommation chez les
vendeurs dudit marché et son rôle économique, car elle permet aux consommateurs de se nourrir
sur place au lieu de rentrer à la maison pour dîner et limite ainsi les dépenses en frais de transport
de ces derniers.
La sécurité alimentaire a toujours été une préoccupation mondiale. En 1966, dans le
pacte international relatif aux droits économiques et socio-culturels, les Etats reconnaissaient
« le droit de toute personne à un niveau de la vie suffisant, y compris une nourriture suffisante ».
il ressort du sommet mondial pour l’alimentation de Rome de 1996, auquel ont participé les
chefs d’Etats et de gouvernement de 185 pays, que tout être à droit à une nourriture saine et
nutritive et à droit d’être à l’abri de la faim. De même le premier alinéa de l’article 25 de la
déclaration universelle des droits de l’homme précise bien que « toute personne a droit à un
niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et celui de sa famille, notamment
pour l’alimentation,… ».
Ainsi, ASSAKO ASSAKO R.J (2002) dans son article intitulé la « restauration urbaine
et écologique en Afrique : le cas de la consommation de la viande de brousse à Douala
(Cameroun) présente la commercialisation de la viande de brousse en milieu urbain et étudie
les conséquences de ce commerce sur la préservation et la protection des espèces animales.
Cette consommation prise dans le cadre de la composition moyenne des repas parait

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 26


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

négligeable, mais de manière générale, elle présente des risques sur la préservation des espèces
animales.
P.Claval (1976) montre que les couts du transport dépendent du débit, du type de voie
et de moyen de transport utilisé. Pour l’auteur, le problème essentiel de l’économie des
transports est le frais variable de déplacement qui dépend des infrastructures. Si le frais était
proportionnel aux distances, la solution la plus avantageuse pour la communauté serait de suivre
les lignes très fréquentées que les spécialistes appellent « lignes de désirs ». Il mentionne que
les conditions de l’économie des transports conduisent à dessiner les réseaux hiérarchisés
d’itinéraire. Ainsi, BEAUJEU-GARNIER(1980) examine les différents moyens de transport
et constate que la répartition de ceux-ci varie considérablement d’un pays à un autre, d’une
agglomération à une autre et selon les niveaux sociaux. L’auteur fait allusion aux couts des
transports en tenant compte des couts des investissements et de la rentabilité de l’exploitation.
Il conclut en montrant que le transport influence sur l’ensemble des activités humaines et en
particulier sur la taille et le développement urbain. Dans cette même lancée, GODARD et
TEURNIER (2000) portent leur regard sur les transports urbains en Afrique. Ils pensent que la
croissance urbaine sans précédent que connait l’Afrique subsaharienne a accru de manière
exponentielle, les besoins de déplacement alors que les systèmes de transport connaissent les
difficultés à les satisfaire. Ceux-ci en Afrique francophone surtout, ont longtemps été conçus
sur le modèle français de l’entreprise publique bénéficiant d’un monopole d’exploitation. Ce
modèle n’a pas résisté dans un contexte de crise financière ou les subventions des Etats
africains aux entreprises ont cessé. Nicolas PEYPOCH et Bernardin SOLONANDRASANA
« attraction touristique et la durée des séjours en Languedoc – Roussillon. Selon eux, la durée
des séjours est le rapport entre le nombre de nuitée et le nombre d’arrivées, différents points
peuvent être soulignés selon le type d’hébergement. Ainsi, les campings sont beaucoup plus
fréquentés que les hôtels.

I.6 Cadre théorique et conceptuel

I.6.1 Cadre théorique

I.6.1.1. Fonctionnalisme
C’est une théorie qui met l’accent non seulement sur la fonction, mais sur la
fonctionnalité en ce sens que la société est considérée comme un organe. Chaque élément à une
fonction et chaque élément assure une fonction pour permettre à l’ensemble du système de
fonctionner harmonieusement. La nécessité pour un système de fonctionner comme un
ensemble. Dès lors, le fonctionnalisme considère les crises comme les dysfonctionnements, des
anomalies.
MALINOWSKI B. (1945) est considéré comme le père du fonctionnalisme absolu, mais
d’autres auteurs se sont également penchés sur cette théorie.
Ainsi, RADCLIFFE-BRONW (1958) s’est inspiré de l’image de l’organisme humain.
Pour lui, la société est comparable à un organisme humain. Or un organisme est composé
d’organes qui assurent des rôles spécifiques et des fonctions complémentaires de celles des
autres membres de l’organisme. De son point de vu, la société fonctionne sur ce modèle c'est-
à-dire dans un système social ou les éléments entretiennent des rapports d’interdépendance
nécessaire à la vie du groupe.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 27


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

PARSONS (1975) quant à lui, pense que la société est considérée comme un système
d’interaction. Les acteurs y entretiennent les rapports de réciprocité. Il considère que le globe
forme un système qui se subdivise en plusieurs sous-systèmes ; ces sous-systèmes forment le
statut et le rôle que l’individu joue et assume dans la société. Somme toute, la société humaine
est comparable à un organisme humain qui constitue de ce point de vue précis un tout ou chaque
partie apparait comme un de celui-ci. De ce fait, aucun maillon ne doit être négligé sous peine
d’aboutir à un disfonctionnement de tout le système. Autrement dit, la société est un système
dont l’équilibre dépend de l’intégration de ces diverses composantes.
Dans le cadre de notre mémoire, nous utilisons cette approche pour démontrer est une
interaction entre différents partenaires et composantes. Nous avons considéré que les
infrastructures et les structures constituent autant de maillons, c'est-à-dire autant de partie du
tout qu’est le tourisme. Pour cela l’analyse de ce système doit prendre en compte chacun de ces
maillons. Les infrastructures et les structures constituent les éléments à intégrer dans l’activité
touristique. Celles-ci ont des rôles à jouer dans l’essor du tourisme en général et dans
l’arrondissement de Yaoundé I (hôtel Hilton) en particulier
I.6.1.2. Théorie de la place centrale

Les travaux de nombreux auteurs sur le tourisme développent plusieurs thèmes entre
autre le tourisme de l’environnement, le tourisme et le climat, le tourisme durable etc… Le
tourisme est un phénomène de société qui met en mouvement, sur les distances de plus en plus
grandes, des dizaines de millions de personnes en quête d’un « ailleurs » pour passer leur
« temps libre » dans un autre cadre que celui de leur habitat et de leurs déplacements quotidiens,
assimilés à l’ensemble des contraintes du milieu de travail. L’analyse spatiale du tourisme n’est
pas différente de celle de Losch et de Christaller. Elle mène à considérer des phénomènes de
délocalisation, de transfert, et de relocalisation autour de catégorie largement consacrés par
l’usage, ou se distinguent les « zones d’émissions » de la demande et les « zones de
réceptions » (ou d’accueil) des visiteurs. Schématiquement, la carte touristique dans le monde
s’organise suivant le principe « centre – périphérie », les grands pays industrialisés émetteurs
adressant leurs visiteurs aux zones environnantes, suivant une intensité décroissante avec la
distance à parcourir ; en bordure immédiate des grandes zones émettrices ou se dessinent les
bassins de réceptions majeurs. Le tourisme est en fait un mécanisme d’échange entre pays
économiquement pauvres ayant de grandes richesses naturelles et culturelles d’une part, et des
pays riches dont les ménages disposent du budget monétaire, en général un transfert de la
prospérité des centres vers les périphéries.

I.6.1.3. théorie du développement durable


Traduit de l’expression anglaise « sustainabledeveloppment », le développement
durable est une approche à la confluence de trois préoccupations à savoir : écologique,
économique et sociales. Il est né de la prise de conscience des distorsions actuelles entre
croissance économiques et les dimensions environnementales, sociales et culturelles du
développement. Ainsi le développement durable est un processus visant à concilier l’écologie,

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 28


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

l’économie et le social. Les actions de développement devraient être écologiquement viables,


écologiquement bénéfiques et socialement acceptables.
Dans le rapport HARLEM BRUNDTLAND (premier ministre de Norvège) de 1987
intitulé « Our commun future » ou « notre avenir à tous », la définition suivante est donnée au
développement durable « un développement qui répond aux besoins du présent sans
compromettre la possibilité pour les générations futures de pouvoir satisfaire leurs besoins ».
Ainsi les générations présentes ont le droit d’utiliser les ressources, mais aussi le devoir d’en
assurer la pérennité. Perçu par certaines personnes comme le culte de la nature, le
développement durable est un moyen de lutte contre la pauvreté.
Dans le cadre de notre travail nous voulons montrer que la plupart des infrastructures
touristiques connaissent des études environnementales hors de leur implantation d’où leur
respect des normes environnementales. Ainsi, celles- ci sont construites pour favoriser le
développement du Cameroun à travers les recettes obtenues hors des visites touristiques.

I.6.2. Cadre conceptuel

Ce cadre renvoie à la définition des concepts ou des mots clés qui sou –tendent notre
étude. Il s’agit des termes : touriste, infrastructure touristique et site touristique.

I.6.2.1. Touriste

Selon le petit Larousse le touriste est tout visiteur qui effectue un séjour d’au moins 24
heures (ou une nuitée) dans le pays visité et dont les motifs du voyage peuvent être l’agrément,
les vacances, la santé, les études, la religion, le sport, les affaires, la famille, la mission, la
réunion, etc.
Un touriste est soit un voyager, soit un visiteur. Cette personne se déplace entre deux ou
plusieurs pays ou entre deux ou plusieurs localités de son pays de résidence habituelle. Donc,
le tourisme est le déplacement hors du lieu de résidence habituel pour plus de 24 heures dans le
but de loisirs, but professionnel (tourisme d’affaire) ou un but sanitaire (tourisme de santé). Le
changement de lieu, la durée et les motifs du séjour sont 3 caractéristiques du tourisme, ils
déterminent ses formes, la classification des touristes et la répartition des nuitées. Sur cette base,
on distingue le tourisme intérieur et le tourisme extérieur (avec franchissement des frontières et
les motifs. L’organisation mondiale du tourisme propose la classification suivante des motifs
des visites :

 Loisirs, détente et vacances


 Visites à des parents et amis
 Affaires et motifs professionnels

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 29


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

 Traitement médical
 Religion et pèlerinage.
Le tourisme est donc un ensemble de secteurs d’activités tels que le transport,
l’hébergement, la restauration, les loisirs, les spéculations, le sport et les entreprises de voyage.

I.6.2.2. Infrastructure touristique

C’est l’ensemble des équipements économiques et technologiquesnécessaires pour la


distraction et l’hébergement des touristes. On peut avoir les infrastructures routières, les
infrastructures touristiques… d’après le dictionnaire TOUT L’UNIVERS, l’infrastructure est
l’ensemble des ouvrages et des équipements au sol nécessaire au trafic routier ferroviaire,
fluvial, maritime. Chez les marxistes, c’est l’ensemble des moyens et des rapports de production
qui forment la base matérielle de la société.
Le terme « touristique » quant à lui vient du mot touriste. Il définit tout ce qui est relatif
au tourisme. C’est le fait de voyager, de parcourir pour son plaisir à un lieu autre que celui où
l’on vit habituellement, même s’il s’agit d’un petit déplacement ou le but principal du voyage
est autre.
Pour le MINTOUR(2000), c’est l’ensemble des activités déployées par les personnes
au cours de leurs voyages et de leurs séjours dans les lieux situés en dehors de leur
environnement habituel pendant une période consécutive qui ne dépasse pas une année, à des
fins de loisirs pour les affaires et autres motifs non liés à l’exercice d’une activité rémunérée
dans le lieu visité.
L. Ausher déclare en 1927 au conseil national économique à Paris « jadis, le tourisme
était l’art égoïste de bien voyager. Aujourd’hui, il est devenu l’industrie nationale du bien
recevoir. Il en résulte qu’il est passé tout d’un bloc du domaine de l’agrément individuel ou
collectif à celui de l’économie générale. » Ainsi, cet auteur fait ressortir le poids du tourisme.
Un séjour touristique qui touche à la fois les secteurs du transport, de l’hébergement, de la
restauration et de l’animation.
Pour montrer l’importance de cette activité dans l’économie des pays en développement,
le ministre du tourisme ivoirien MATTHIEU EKRA disait : le tourisme peutapparaitre comme
une entreprise, la première sans doute, de distribution des richesses mondiales, les nantis
visitant les pays pauvres pour leur plaisir, mais créant à cette occasion les emplois, une activité,
des ressources, là où il n’y avait que le sable, le soleil et la brousse disponible.
C’est dans ce même ordre d’idée que la déclaration de MINILLE sur le tourisme de
1980 stipule : « le tourisme s’étend comme une activité essentielle à la vie des nations, en raison
de ses effets directs sur les secteurs sociaux, culturels, éducatifs et économiques des activités
nationales, et sur leurs relations internationales partout dans le monde ». Son épanouissement
est lié au développement socio-économique des nations et dépend de l’accès de l’homme au
repos créatif, aux vacances et à la liberté de voyage, dans le cadre du temps libre et des loisirs
dont il souligne le caractère profondément humain. Son existence même et son développement
intégralement lié à un état de paix durable auquel, pour sa part il est appelé à contribuer.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 30


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Ces différentes définitions prouvent bien que le tourisme est une industrie de grande
envergure donc tous les secteurs doivent être valorisés pour augmenter sa rentabilité.
I.6.2.3. Sites touristiques

Le site touristique renvoie à un ensemble d’éléments disparates des faits du milieu


physique et ou humain dont le caractère est de plaire aux visiteurs, de distraire et d’effectuer
sur lui une certaine attraction ou une certaine émotion. Il associe loisir et découverte selon le
cas des pratiques touristiques. L’OMT (1980) conçoit le site touristique comme étant un
argument de poids dans la définition du lieu touristique. Or, d’après LOZATO (2003), un site
touristique est un espace ou un lieu ayant des faits naturels ou produit par des sociétés humaines
dont la finalité est la détente, le loisir et l’agrément. Une ressource n’a d’intérêt qu’en fonction
de l’attraction qu’elle peut exercer sur le touriste du fait qu’elle peut découler de la rareté et de
l’originalité ou manifester des caractères exceptionnels. Ne peut être considéré comme site
touristique qu’un espace naturel ou humain aménagé pour des fins de loisir, de détente et de
découverte ou alors des sites naturellement singuliers par leur caractère (grandiose qui suffisent
à attirer les touristes).
I.6.2.4. Développement

Dans le vocabulaire économique et politique, ce terme très vulgarisé est employé avec
la grande imprécision. Si on veut lui trouver ou lui donner une signification précise ; il convient
de le confronter au terme croissance. Alors que la croissance est simplement l’augmentation
des dimensions économiques, le développement désigne les processus tendant à la fois à la
diffusion harmonieuse des effets de la croissance dans la société entière et l’acquisition d’une
autonomie de croissance. Il implique des transformations qualificatives et des modifications
des structures sociales et économiques. Par rapport à une image de référence du développement
qui est généralement celle des pays industriels, on évalue la position des divers pays en les
qualifiant de pays sous-développés, de pays en développement ou des pays à développement
lent. Les critères de mesure les plus simples sont le quotient individuel de produit intérieur brut
et ses rythmes d’évolution, mais de plus en plus aussi le taux d’endettement.
Le développement est également le processus politique, social (réduction jusqu’à la
disparition de toute forme de pauvreté ; mal nutrition, insécurité, injustice …), économique et
environnemental (lutte contre les problèmes comme la désertification, la déforestation,
l’assainissement des villes) cohérent et harmonieux engendrant un état de vie, de pensée
favorable à l’amélioration durable et désireux des conditions de vie. Il engendre trois grands
aspects : environnemental, social et économique. C’est aussi le processus de passage des
sociétés traditionnelles vers la modernisation (GEORGES. P, 1970). Pour que le
développement puisse répondre aux critères de durabilité, il faut que celle-ci émane des
populations locales. Le développement doit influencer la qualité de vie ou même sortir le peuple
de la misère. Bernard Bret définit le développement comme « l’amélioration des conditions et
de la qualité de vie d’une population, et renvoie à l’organisation sociale servant de cadre à la
production du bien-être. En plus, c’est aussi un processus de progrès de la qualité de la vie à
qui il serait arbitraire de fixer un terme, mais auquel il est nécessaire de fixer un cap ».

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 31


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

I.6.3. Cadre opératoire

De notre thème, nous amène à identifier deux variables


- La variable indépendante ou cause : est la caractéristique physique et sociale qui rend
une certaine valeur à la suite d’une manipulation pratiquée par le chercheur. Ici, la
variable indépendante est l’infrastructure touristique

Tableau 1 : Conceptualisation de l’infrastructure touristique

Variables
indépendantes
Dimensions Indicateurs

- Superficie de l’hôtel
- Degré de transformation de l’hôtel
Spatiale - Surfaces réservées (aires de jeu, piscines, magasins,
parkings …)

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 32


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

- Capacité d’accueil
Economique - Nombre de services (restaurant, piscine, air de jeu)
- Nombre d’acteurs (privé, étatique, partenaire)
- Contrôle sanitaire et hygiénique

- type de nationalité
Infrastructures Socio-Culturelle - Nombre d’entrées par jour
touristiques - Nombre d’emplois directs et indirects crées
- Nombre de touristes
- Nombre de cars de transport vivriers

- Effectif du personnel
- Type de services sécuritaire
Sécuritaire

Source : enquête sur le terrain


- La variable dépendante ou effet : c’est le comportement que reflète la variable
indépendante, celui que le chercheur étudie et explique. Ici, cette variable désigne le
développement.

Tableau 2 : conceptualisation de développement.

Concepts Dimensions Indicateurs


Spatiale - Surface occupée par l’infrastructure
- Surface non occupée
Economique - Chiffre d’affaire de l’hôtel
- Taux d’accueil
- Taux de remplissage de l’hôtel
- Nombre de chambres
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 33
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

- Nombre de restaurants
- Prix d’une nuitée
- Prix d’un repas
- Type de chambres
Développement - Recyclage du personnel
- Nombre de routes, d’écoles de formation
- Taux d’organisation de concerts de
musique, conférences, de séminaires
- Accroissement des recettes municipales
- Nombre des banques installées
Socio-culturelle - Nombre d’emplois
- Nombre de touristes
- Multiplication des activités
- Types de sports pratiqués
- Genres musicaux
Temporelle - Taux de fréquentation de l’hôtel
- Heures d’ouverture des restaurants et bars
- Heures d’arrivée des clients
- Rythme d’occupation des chambres.

I.6.4. Intérêt de la recherche

Notre sujet présente un triple enjeu sur le plan académique, scientifique et pratique.

I.6.4.1. Sur le plan académique

Ce travail permet aux jeunes étudiants chercheurs de s’arrimer à la démarche de la


recherche scientifique qui se veut objective, méthodique et pratique. Elle permet aux étudiants
de toucher du doigt les phénomènes généralement perçus à distance afin de concrétiser les
enseignements perçus dans le cadre des cours magistraux. Elle vise aussi à développer les
facultés physiques et mentales de l’étudiant dans la recherche, sa capacité à pouvoir collecter
les données brutes, les traiter et produire des résultats objectifs, concrets généralisables qu’il
pourra présenter devant le jury. Ainsi, cela lui permettra non seulement à développer les
aptitudes à restituer les résultats mais aussi à obtenir son DIPES II. Dans la bibliothèque de
l’école normale supérieure de Yaoundé, nous constatons qu’il n’y a pas de document relatif à
notre travail. En fait, l’intérêt voué à ce travail est qu’il puisse aider d’autres étudiants et en
particulier les élèves professeurs de l’E.N.S de Yaoundé à s’orienter dans leur recherche et
enrichir leur travail.
I.6.4.2. Sur le plan scientifique

L’intérêt se situe ici dans la contribution de notre travail à l’évolution de la science, à


travers la démarche méthodologique adaptée et les résultats obtenus. En fait, cette démarche à

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 34


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

consister à émettre les hypothèses qui vont être vérifiées à partir des enquêtes menées sur le
terrain, afin d’établir le lien qui existe entre les infrastructures touristiques et le développement.
I.6.4.3. Sur le plan pratique

Cette étude nous permettra de manipuler et surtout maitriser l’utilisation de quelques


outils en liaison avec l’informatique. Ainsi, notre étude permettra aux chercheurs de mieux
connaitre l’importance du tourisme et sa participation dans le développement du Cameroun.

CHAPITRE II : METHODOLOGIE DE COLLECTE,


TRAITEMENT DES DONNEES DE LA RECHERCHE ET
DIFFICULTES RENCONTREES

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 35


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

II.1 Méthodologie.
La méthodologie renvoie à une procédure logique comprenant un ensemble de pratiques
et méthodes mise en œuvre pour atteindre un résultat de recherche. Dans le cadre de notre
travail, la vérification de nos hypothèses de recherche nous conduira tour à tour à utiliser une
méthodologie générale plus théorique ; puis une méthodologie spécifique plus empirique.
II.1.1.Méthodologie générale
Cette méthode est l’ensemble des techniques pouvant permettre mener une enquête dans
le cadre de la recherche scientifique.Dans le but de vérifier les hypothèses, nous nous sommes
appuyés sur une méthode qui privilégie une démarche hypothético-déductive.

II.1.1.1Démarche hypothético-déductive
C’est une approche scientifique qui consiste à formuler les hypothèses dont on déduit
les conséquences observables ; lesquelles permettent de la valider ou pas. Elle se base sur la
méthode expérimentale initiée par ROGER BACON. Au départ réservé aux sciences de la
nature (biologie, physique, chimie ;…), elle a dépassé son champ d’application initial pour
s’étendre aux sciences humaines. Cette démarche nous a permis de vérifier nos hypothèses dans
notre zone d’étude qui est l’arrondissement de Yaoundé 1er. Cette démarche a l’avantage de
favoriser une confrontation permanente des faits observés sur le terrain avec des théories
énoncées au départ. Elle consiste aussi à détacher le phénomène étudié de son contexte pour
mieux évaluer la multiplicité et la diversité des facteurs et acteurs qui peuvent l’influencer
comme François DELPELTEAU (2000) l’a formalisé dans sa démarche.

II.2 Méthodologie spécifique


Dans le but d’appuyer davantage la méthodologie générale, nous avons adoptés une
méthodologie spécifique basée sur la collecte, l’analyse, le dépouillement et le traitement des
données.

II.2.1 La collecte des données

Cette phase consiste en la recherche documentaire, à l’observation de terrain, à


l’élaboration du guide d’entretien et du questionnaire et aux entretiens.

II.2.2La recherche documentaire ou données secondaires


Elle consiste à recenser l’essentiel des documents ayant un rapport avec notre sujet. Elle
s’est déclinée en une recherche analogique et recherche électronique.

 La recherche analogique
Cette recherche s’est faite dans les bibliothèques et les centres documentaires. Elle nous
a permis d’entrer en contact avec divers types de documents. Suivant les bibliothèques et les
centres de recherche, nous avons exploité et analysé des travaux d’horizons divers. Les
bibliothèques qui nous ont servi dans le cadre de la recherche documentaire :

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 36


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

- La bibliothèque de l’école normale supérieure de Yaoundé : nous avons consulté


certains mémoires traitant les problèmes du tourisme au Cameroun, la valorisation du
tourisme au Cameroun
- La bibliothèque de Master de l’université de Yaoundé I : nous avons consulté les thèses,
les ouvrages et les mémoires. Ainsi, ces mémoires nous ont permis de connaitre le
contenu global du mémoire.
Les centres de recherche :
- L’institut national de cartographie (INC) nous a permis d’obtenir les cartes de
l’arrondissement de Yaoundé I
- L’institut de recherche pour le développement ou nous avons consultés les documents
relatifs au développement.

 La recherche électronique
Le monde étant dominé par les nouvelles technologiques de l’informatique et de la
communication, nous nous sommes appesantis sur la nouvelle donnée en menant des recherches
de type électronique afin de compléter au mieux les informations et de comprendre davantage
le sujet soumis à notre étude. Ainsi, nous avons régulièrement consulté le site Google, le site
de l’hôtel (www.hilton.cm) et les annuaires tels que Yahoo, Alta vista, googlechrome,
googlescholar, ainsi, nous avons consulté un grand nombre de données. Celle-ci nous a permis
de connaitre ceux qui ont abordé ce sujet avant nous. Après avoir fait ce balayage sur le
minimum de documents présentsdans les différentes bibliothèques en rapport avec notre sujet,
après une recherche numérique suffisante, il ressort que notre sujet n’a pas été traité. D’où
l’originalité de ce sujet de recherche et sa pertinence sous divers points d’où notre motivation
à y travailler davantage.
II.2.3 Données primaires

Cette phase s’est déroulée de la manière suivante : nous avons effectué des descentes
sur le terrain afin de soumettre nos questionnaires à une population cible, aussi de toucher du
doigt le phénomène à étudier et recueillir les informations.

II.2.3.1 Pré – enquête

Elle s’est déroulée au moins de novembre 2015 et a consisté à faire une descente
préliminaire afin de s’assurer de la faisabilité de la recherche dans cette zone en ce qui concerne
le site et la situation. Elle nous a permis d’avoir une appréhension scientifique sur l’ampleur du
phénomène que nous comptons étudier. Elle nous a également permis de bien cadrer et orienter
notre thème de recherche.

II.2.3.2 Observation directe

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 37


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Elle s’est effectuée en fonction de nos objectifs de recherche. Etant donné que nous site
est un peu restreint pour fournir des informations, nous avons fait plusieurs descentes sur le
terrain en passant les journées entières à observer le fonctionnement de la structure hôtelière à
étudier.
II.2.3.3 Enquête proprement dite

Cette enquête est meublée : l’élaboration du questionnaire, l’administration du


questionnaire, et le déroulement de l’enquête. C’est une étape importante car elle fait appel aux
qualités physiques, mentales et morales du chercheur. Pour ce faire, nous avons créé un climat
de confiance, de respect et d’humilité. Ainsi, nous avons eu certains entretiens avec les
responsables de cette structure.
 Les entretiens
Il s’agit des interviews directes à l’aide des guides d’entretiens réalisées auprès des
autorités et les personnes ressources, notamment un guide par responsable à savoir : la
responsable des ressources humaines, la secrétaire des ressources humaines, le chef cuisinier,
le directeur des opérations et la secrétaire du business center
 Les données quantitatives
Nous avons procédés par l’administration des questionnaires aux employés de l’hôtel.

II.2.4 Echantillonnage

Il s’agit d’interroger les employés de l’hôtel, des restaurants et certains responsables des
structures touristiques essentiellement ceux susceptible de répondre à notre questionnaire.

II.2.4.1 Types d’enquêtes


Nous avons procédés à l’enquête par sondage et les outils que nous avons utilisés sont
les questionnaires et les guides d’entretien. Les questionnaires ont été administrés aux employés
et les guides d’entretien aux responsables des différents structures.
II.2.4.2 Techniques d’échantillonnage

Pour choisir notre échantillon, nous avons basés notre étude sur le type de données recherché.
Etant donné que notre population cible est subdivisée en sous-groupe, nous avons choisi
d’effectuer un échantillonnage probabiliste de type stratifié. Cette méthode consiste à diviser
la population en strates relativement homogènes puis à extraire des échantillons séparés de
chaque strate. Pour constituer nos strates, on a utilisé comme variable de stratification le
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 38
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

niveau d’intervention des infrastructures touristique notamment : les employés des hôtels, Les
employés des restaurants, les responsables des hôtels, les autorités administratives, les
autorités municipales.Ainsi, nous avons utilisés deux méthodes d’échantillonnages : la
méthode probabiliste et la méthode non probabiliste.

La première strate est composée des personnes ressources des différents services publiques et
privés en enquêtés nous avons utilisé une méthode d’échantillonnage non probabiliste plus
précisément l’échantillonnage volontaire. Cette méthode nous a permis d’administrer les
guides d’entretien à quelques responsables des hôtels, des restaurants et des autorités
administratives soit 15 guides d’entretiens.

La deuxième strate constitue des employés des restaurants et hôtels. Dans l’arrondissement de
Yaoundé 1er, nous avons listés 46 hôtels classés ou non, 10 restaurants et nous n’avons pas pu
avoir le total des employés de ces structures malheureusement l’échantillon n’a pas été tiré.
Etant donné que dans les 46 hôtels, nous n’avons enquêtés que 30 hôtels. Ce qui fait que dans
certains hôtels, nous avons interrogés 3 employés et dans d’autres 2 employés et à la fin,
nous avons pu avoir 85 questionnaires des employés des hôtels. Et concernant les restaurants,
sur les 10 nous n’avons pu enquêtés que 4 restaurants dont 2 employés dans chacun et nous
avons obtenus 8 questionnaires des employés de restaurants. C’est pour cette raison qu’à la fin
nous avons obtenus un nombre total de 93 questionnaires et 15 guides d’entretiens avec
lesquels nous avons procédés à la suite de notre travail

Un autre critère nous a intéressés dans cette étude, c’est celui du nombre d’année que
les employés ont passé dans ces structures. Ceci devient donc le critère qui prouve la fiabilité
des informations données par les employés. Nous constatons que les plus jeunes employés dans
le service ont au moins 2ans d’expériences sur le terrain d’où 48,9%, pourtant ceux qui ont
entre 5 et 10 ans représente 38.8%, de 10 à 15 ans nous avons 8.9 % et les plus de 20ans 4.4.
En effet, nous dirons que les employés de ces structures ont une expérience qui les permet de
nous fournir les informations importantes. Tout ceci est représenté sur un graphique.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 39


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

48,90%
50,00%

40,00% 33,30%

30,00%

20,00%
8,90%
10,00% 4,40% 4,40%

0,00%
1 à 5 ans 5 à 10 ans 10 à 15 ans 15 à 20 ans 20 et plus

Source : enquêtes de terrain

Figure3 : nombres d’années au service dans les hôtels et restaurants de l’arrondissement de


Yaoundé 1er.

II.3 Traitement des données


Plusieurs outils d’analyse et de traitement des
informations nous ont permis d’élaborer notre travail. Ces outils sont à la base de la
compréhension du thème de notre étude.

II.3.1 Traitement statistique des données


II.3.1.1 Saisie des informations quantitatives de l’enquête
Pour traiter et analyser les informations acquises sur le terrain, les logiciels ont été à la
base de la réalisation : c’est le cas du logiciel statistique package for social science (SPSS) 18,
du logiciel Microsoft Excel 2007 grâce auxquels nous avons saisie et analysés les informations
obtenues de l’enquêtes sur le terrain. Il s’est fait en deux phases : une première phase où nous
avons pu confectionner le masque de saisie des données brutes issues du terrain, la deuxième
phase par contre, a consisté à l’introduction des données collectées dans le masque de saisie
puis, au traitement numérique des données afin de disposer des tableaux de fréquence à travers
cette interface de données.

II.3.1.2 Traitement des données iconographiques


II.3.1.2.1 Confection des cartes
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 40
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

La carte étant l’outil primordial dugéographe a aussi fait l’objet du traitement


numérique en particulier. La carte du Cameroun 1/50000 obtenue à l’institut national de
cartographie (INC), nous a permis de réaliser la carte de localisation de notre zone d’étude.
Grâce aux logiciels de graphisme Adobe Illustrator9.0, au logiciel SIG (MAPINFO et
ARCGIS), d’autres cartes ont été réalisées.

II.3.1.2.2 Traitement des photos


Pour traiter des photographies les logiciels tels que Microsoft office Picturemanagement
et le logiciel Adobe photo shop ont constitué l’outil d’analyse.
Tableau 4 : récapitulatif des logiciels et leurs usages

Logiciels Usages

IBM SPSS Pour la saisie et le dépouillement des questionnaires

Adobe Illustrator, Ogis, Arcgis Pour la réalisation de la carte de localisation

Microsoft Excel, Word 2010, Pour la saisie des données des résumés et la conception
2013 des tableaux statistiques et graphiques

Google earth Pour télécharger les documents

photo filtre Pour le traitement des cartes et des photos

Ces logiciels nous ont permis n’ont seulement de dresser les cartes thématiques afin de délimiter
notre zone d’étude, d’obtenir les images et photographies de notre zone d’étude pour mieux
observer le tourisme dans cette zone. Les photographies exploitées proviennent d’une part de
nos propres prises à l’aide de l’appareil photo numériques qui a servi à photographier les
différents phénomènes et éléments, observés sur le terrain, d’autres part elles viennent des
autres structures ressources fréquentées pendant notre recherche ( INC, INS, INTERNET).

II.3.2 Difficultés rencontrées sur le terrain

Pendant la collecte des données, nous nous sommes heurtés à de nombreuses difficultés
qui sont d’ordre économique, spatio – temporel, socio – culturel et documentaire.

 Les difficultés économiques


 La recherche scientifique a besoin de la mobilisation d’un certain nombre de
moyens financiers pour qu’elle soit facile, mais étant donné que nous sommes
des simples étudiants sans salaires, nous rencontrons donc beaucoup de
difficultés sur le terrain durant la collecte de données.
 Il en de même pour les déplacements dans la ville, de nombreux rendez-vous
sans suite. Parfois, on peut se trouver à faire 10 tours dans un bureau sans
toutefois rencontrer les responsables de ce services.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 41


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

 Les difficultés spatio – temporel


La difficulté ici est liée au temps qui nous est imparti pour faire la recherche
 La première descente sur le terrain a été à la période des perturbations avec des
problèmes au niveau de la direction générale où nous voyons le directeur refusé
de prendre ses fonctions. Ce qui fait donc apparaitre le désordre au niveau même
des demandes déposées pour souhaiter entrer en possession d’un certain nombre
de données. Ces demandes sont en quelques sortes rejetés ou perdues.
 L’accès au site difficile car la structure reste réticente au niveau des
informations.

 Les difficultés d’ordre socio – culturel


Sur le terrain, nous avons fait face aux difficultés liés aux comportements des enquêtés.
 L’indisponibilité des responsables de la structure pouvant fournir les
informations ;
 Les tracasseries protocolaires des services publics (rendez – vous n’ont
respectés par les responsables, demande d’audiences…) ;
 Le caractère renfermé de la structure sur elle-même, ne voulant pas fournir les
informations de peur d’être exposé au contrôle ;
 L’esprit de suspicion et de crainte de certains enquêtés à notre égard, voyant en
nous des relais de l’administration venant leur interroger illicitement ;
 Le refus et la réticence de certaines personnes à répondre à nos questions et à
notre questionnaire parce qu’il ne trouve pas d’intérêt à cela ;
 L’attitude désintéressé de certains enquêtés, de personnes ressources qui
tenaient à monnayer leurs services avant de nous fournir la moindre
information.

 Les difficultés documentaires


 Le caractère obsolète et dépassé des documents consultés dont les données ne
sont pas très importantes pour notre thème de recherche ;
 La commercialisation des informations et des données par les responsables des
certains structures hôtelières ;
 Le refus de fournir les documents nécessaires par les responsables de la structure
hôtelière.
II.3.3 Structure du mémoire

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 42


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Conformément à la norme des mémoires en vigueur au département de géographie de


l’école normale de Yaoundé (ENS), notre travail s’articule autour de 3 grandes parties. Chaque
partie constituée de deux chapitres selon la norme.
La première partie de ce travail porte sur le cadrage général du sujet et les applications
méthodologiques. Le premier chapitre donne les orientations du sujet et s’appuie sur un cadre
théorique et conceptuel. Pourtant le deuxième chapitre explique les différentes démarches
méthodologiques et leur implication dans l’étude
La deuxième partie a consisté à l’exploitation des données et présentation des résultats.
Concernant le troisième chapitre, nous avons montrés le tourisme et attraits touristiques dans
l’arrondissement de Yaoundé 1er. Et le quatrième chapitre s’attèle à la typologie des
infrastructures touristiques de l’arrondissement de Yaoundé 1er pour mieux cerner le sujet.
En ce qui concerne la troisième partie, elle a consisté à la présentation et à la critique
des résultats tout en faisant intervenir la vérification des hypothèses. Dans le chapitre cinq, il
sera question de présenter l’impact direct et indirect des infrastructures touristiques sur le
développement économique, social et culturel de l’arrondissement de Yaoundé 1er. Et quant au
sixième chapitre, nous nous sommes attardés à la vérification des hypothèses et à la critique des
résultats tout en donnant quelques suggestions pour un tourisme plus prospère au Cameroun.
Cette partie du travail nous a permis de donnéune vue d’ensemble à notre sujet en
mettant en relief tous les contours. En effet, passant du cadre théorique au cadre conceptuel et
théorique, de la méthodologie aux difficultés rencontrées, nous avons essayés d’expliquer pour
mieux comprendre le sujet. Malgré les difficultés rencontrées, nous nous sommes efforcés à
surpasser ses problèmes et nous avons aboutis aux résultats suivants démontrés sur cette figure :

Problème
Exploitation et
documentaire hypothèse
Exploration et s
1 cadrage
scientifique du
sujet Choix de la
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Population cible Page 43
Pré-enquêtes
Données
secondaires
Choix du site de
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Figure 4 : schéma synoptique de la méthodologie de la recherche

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 44


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

PARTIE II : EXPLOITATION DES


DONNEES ET PRESENTATION
DES RESULTATS

CHAPITRE III : TOURISME ET ATTRAITS TOURISTIQUES


DANS L’ARRONDISSEMENT DE YAOUNDE I

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 45


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

INTRODUCTION

Le tourisme est devenu aujourd’hui une véritable industrie qui mobilise d’énormes
moyens, et de ce fait exerce un effet d’entrainement indéniable sur pratiquement tous les
secteurs de l’économie. Il fait appel en effet à des moyens de transport pour acheminer les
visiteurs vers leurs destinations et met en contribution les structures d’hébergement et de
restauration. Ainsi, lorsqu’on fait allusion à la ville de Yaoundé, l’on ne voit pas en elle l’aspect
touristique mais les institutions politiques. En effet, le présent chapitre va prendre l’exemple de
l’arrondissement de Yaoundé 1er pour montrer que la ville recèle les infrastructures touristiques,
autrement dit que la ville est également une zone touristique défendue par l’Etat et les acteurs
de développement dans le secteur d’activité économique. La collecte des données auprès des
employés de l’hôtel et certaines autorités administratives nous a permis de connaitre les
différentes autres infrastructures dans l’arrondissement de Yaoundé 1er. Dans ce chapitre nous
allons d’abord montrer l’évolution du tourisme, ensuite présenter les attractions touristiques et
les manifestations qui susceptibles de faire venir les touristes et enfin les acteurs qui
interviennent dans la promotion du tourisme au Cameroun.

III.1 Activités touristiques

Cette partie va nous permettre de présenter les activités touristiques depuis la naissance
à son évolution et les formes qu’elle a prise de nos jours.
III.1.1 Historique et évolution

Depuis les années, les populations humaines ont connu des déplacements individuels ou
communautaires pour diverses raisons (conditions climatiques, pèlerinage, découvertes, santé,
loisir…). Ainsi, ces voyages ont évolués avec la période de grandes découvertes. Vers le XVe
siècle et surtout avec la révolution industrielle du XVIIIe siècle pour revêtir de nos jours des
formes différentes aux motifs encore multiples. Les récits des grands voyageurs ont créées les
gens la volonté voire le besoin de connaitre le monde. En 1800, pour la première fois, le terme
« tourist » désignant ceux qui réalisaient le grand tour. En 1811, le voyage motivé par la
recherche de l’agrément et du loisir, fut désigné par le mot « tourism ». Ainsi, Thomas Cook
crée un premier type de commerce qui est appelé aujourd’hui agence de voyage. On remarque
également une évolution au niveau des moyens d’hébergement notamment l’apparition des
palaces et l’espace touristique s’enrichit des stations thermales, de stations de bain de mer, de
stations montagnards et de station d’hiver…
Les départs touristiques ont commencé à intéresser le peuple qu’à la suite de la
révolution industrielle et notamment avec les progrès en matière de transport (chemin de fer,
paquebots et aviations plus tard) et avec les innovations dans le secteur hôtelier et des systèmes
de commercialisations des voyages.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 46


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

III.1.2 Caractéristiques et composantes du phénomène touristique

Pendant longtemps le tourisme s’est avéré être une notion difficile à appréhender et ce
à cause à la fois des ambiguïtés rencontrées au niveau des tentatives de définitions mais aussi
et surtout à la nature complexe de l’activité. En effet, l’originalité profonde de l’échange
touristique réside dans le fait que ce ne sont pas les marchandises qui voyages mais les hommes
qui se déplacent. C’est le consommateur qui va à l’encontre du profit afin d’en utiliser sur place
les différentes composantes, tant naturelles (le paysages, le climat), que matérielle (équipement
et services) et humaines (sociétés et civilisations, attraits historiques et socioculturels).
III.2 Yaoundé 1er : une histoire vivante et des traditions vivantes

Doté de plusieurs sites dont plusieurs sont inscrits au registre du patrimoine


camerounais, l’arrondissement de Yaoundé 1er est l’une des plus attractives zone de Yaoundé
car il recouvre toutes les grandes infrastructures hôtelières, les infrastructures sportives et
culturelles de la ville. Ses activités culturelles sont centrées autour des infrastructures
sportives, culturelles et artisanales qui attirent un grand nombre de touristes soit pour assister
aux soirées, les foires d’exposition.
Parmi les principales attractions touristiques et culturelles figurent :

III.2.1 Attractions sportives et culturelles

Le tourisme culturel est tout déplacement de personnes hors de sa résidence pour plus
de 24 heures vers une destination spécifiquement culturelle, qu’elle soit musée, patrimoine ou
événement.
- Le palais polyvalent de sport de Warda à Yaoundé (PAPOSY) : inauguré en 2009 par
le président de la république, il est situé au cœur de la Yaoundé et a une superficie de
12000m2 et avec une salle couverte d’une capacité de 5200 places. Ce complexe à
vocation sportive et culturelles et répond aux exigences internationales en matières
d’infrastructures sportives. Le palais de sports est l’installation qui permet de recevoir
les manifestations sportives en salle où se tiennent les compétitions nationales et
internationales sports collectifs (basket, volley-ball…) où tout autre sport d’intérieur
(boxe, judo). Il peut aussi recevoir les manifestations sportives.
- Le centre culturel camerounais (CCC) : inauguré le 11 mai 2015, c’est un espace de
promotion de la culture camerounais ; c’est également un outil de production et de
diffusion de l’art camerounais. Le centre culturel camerounais inscrit sa vision dans la
logique de régénération culturelle engagée par les pouvoirs publics pour le
développement d’une culture camerounaise forte et fièrement assumé. Le centre culturel
camerounais et la salle de projection cinématographique « SITA – BELLA »
nourrissent l’ambition de faire de Yaoundé une ville qui vit et respire pleinement la
culture camerounaise dans ce qu’elle a de particulier et dans tous ses aspects. Ce centre
culturel est doté d’un espace de détente (café, restaurant, cuisine), d’un hall

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 47


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

d’exposition (peinture, photos, sculpture, bandes dessinées), salles d’orchestre, de


danse, de spectacle…).
III.2.2 Potentiel artistique

Il s’agit de l’art et l’artisanat, la sculpture, la peinture. Par définition, l’artisanest un


ouvrier qui exerce individuellement et à son propre nom, une petite activité de façon manuelle
ou mécanique (Zeutibeu, B, 2005). Par artisan nous entendons l’ensemble des procédés par
lesquels une population transforme les matériaux que lui procure la nature pour en faire des
objets utiles et beaux (Mveng, E, 1980). Ainsi, l’artisanat de l’arrondissement de Yaoundé 1er
attire de plus en plus les touristes surtout avec la création du :
- centre international de l’artisanal de Yaoundé (CIAY)
C’est un bâtiment imposant qui attire les regards par son architecture originale. Il se dresse en
plein cœur de la capitale camerounaise au lieu- dit carrefour intendance. Le CIAY est ouvert au
professionnel du secteur ainsi qu’aux visiteurs. Le complexe abrite plusieurs bâtiments dont 40
bureaux. On retrouve également les stands d’exposition, des galeries marchandes, des salles de
formation, des boutiques et diverses commodités. Cet édifice est en parfaite partenariat entre le
ministère des petites et moyennes entreprises de l’économie sociale et de l’artisanat
(MINPESSA) et la commune urbaine de Yaoundé (CUY). Ainsi, les touristes en séjour à
Yaoundé pourront désormais avoir un lieu indiqué pour acquérir des objets d’art.
- Le marché d’œuvre artisanale propose une gamme d’outil dont :
 La bijouterie, depuis la toute première représentation artistique, la population
n’a cessé d’évoluer avec la culture authentique et originale. La maitrise par
l’homme des éléments naturels est une représentation pérenne pour la ville de
Yaoundé en particulier et l’arrondissement de Yaoundé 1er en particulier.
 La poterie : l’originalité de la poterie camerounaise réside dans le fait qu’elle
subit une cuisson sommaire qui lui confère une côte fragile conditionnant ainsi
sa beauté. Ces figures et ses motifs dont la fantaisie est quelques fois insolites
invite à plonger dans l’histoire profonde des ancêtres.
 Le bois sculpté : du forgeron qui rythme le battement du village jusqu’au
sculpteur qui manie avec doigté, l’outil trace des formes d’une élégance
inégalable. Les coffrets, les meubles ou les simples louches et plats creusés avec
raffinement, sont les réalisations qui rappelleront à jamais le lien indéfectible de
la région à la nature.
 La vannerie : cet art remonte selon les chercheurs, à la préhistoire et qui n’était
pour les femmes qu’un moyen de produire des objets voués à un intérêt
domestique, a évolué vers la création d’ornementations diverses. Les matières
premières de cet art sont de nature végétale.
Beaucoup de touristes apprécient ces objets et en achètent pour exporter dans leur pays
et ils sont beaucoup plus intéressés par les produits de la vannerie. Ainsi, les touristes séjournant
aux Hilton se déplacent pour acheter ses produits. De plus, il existe une boutique dans cet hôtel
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 48
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

où on retrouve uniquement les produits artistiques, ainsi, si le touriste se procure de quelques


objets, il sera très difficile d’oublier sa visite au Cameroun. Ainsi, nous avons pu énumérer
quelques attraits touristiques sur la carte suivante :

Source : enquête de terrain


Figure 5 : carte de localisations des attraits touristiques de l’arrondissement de Yaoundé 1er

III.2.3 Parcs d’attractions ou espaces récréatifs

Bois Sainte Anastasie de Yaoundé.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 49


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Au cœur se trouve un petit havre de la paix à l’abri de la vie trépidante de la ville. Cet
endroit clos et gardé accueille en moyenne 150 visiteurs par jour. Le bois Sainte Anastasie est
aussi un restaurant qui propose les mets locaux. Il offre pendant les vacances et les fêtes un
grand manège pour les enfants qui affluent en longueur de journée et les touristes qui veulent
toucher du doigt la culture locale des populations. Aussi l’aspect verdoyant et calme du Bois
Sainte Anastasie donne aux touristes un air pur dégagé des arbres, de l’étang et du ruisseau qui
le traverse. C’est un ensemble de :
- D’un parc d’attractions, un espace vert très agréable calme, reposant où il fait bon de se
promener, lire ou méditer en contemplant la rivière OKOZOA ou le statut
du « penseur ». il est décoré d’une variété de fleurs et d’arbres.
- D’un magnifique restaurant appelé « restaurant du bois sainte Anastasie » composé de
3 salles de réceptions ;
- D’un service de régie de la communauté urbaine de Yaoundé, constitué d’un régisseur
dont le rôle est d’organiser, d’embellir, de contrôler, de coordonner et superviser les
activités de bois.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 50


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Source: NGO DJANG ANNE ; Mai 2016.

A B

C D

Planche 1 : Parc saint Anastasie de Yaoundé


A travers cette planche, nous percevons le parc sainte Anastasie de Warda à Yaoundé
dans toute sa beauté, cet espace de distractions offre un climat doux et attirant pour passer un
bon moment. Sur la photo, nous avons le magnifique restaurant ouvert au public qui offre le
buffet ordinaire à partir de 5000 FCFA, aussi ce restaurant respecte les règles de diététiques
de la tradition musulmane. Il reçoit également les cérémonies de mariages. Sur la photo B, il y
a un panneau montrant les directions du poste de police et derrière ce panneau c’est la plaque
intitulé : bois sainte Anastasie et tout autour les fleurs montre toutes leurs beautés avec une
couleur verte. Sur la photo C, la statue d’un homme d’emblée dans les soucis « l’homme
penseur », il est décoré par les pierres et autour une variété de fleurs et d’arbres. En face de la
statue, le supermarché est visible d’un côté. Ce supermarché favorise les temps de repos dans
le parc car les visiteurs ont la possibilité de se ressourcer avant d’aller s’installer u parc. Et

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 51


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

sur la photo D, nous voyons une belle végétation très attirante, sa couleur verte des feuilles des
arbres reflète le soleil et crée une ombre agréable pour un temps de repos.
les cascades du Mfoundi
Elles sont inaugurées le 21 juillet 2014 situé à côté du ministère de l’enseignement supérieur
en face du bois sainte Anastasie, et sont l’un des premiers cadres de détente crée par la
communauté urbaine de Yaoundé (CUY).Les cascades du Mfoundi ont une singularité par
rapport aux autres lieux de loisirs de la CUY, leur position géographique : le prolongement du
boulevard du 20 mai. Il offre un magnifique restaurant qui propose les mets nationaux et
internationaux. A l’entrée, un coin shopping permettant d’acheter des objets d’art.
Le parc kiriakide
Le parc d’attractions de Djougolo est un espace réservé ; avec son écurie d’une dizaine
de chevaux, son aire de jeux, son lac et ses pirogues, constitue une sortie familiale idéale pour
un après- midi de détente et de sport.
III.2.4 Musée national

Depuis 1972, le musée national de Yaoundé dépend du ministère de l’information et de


la culture. Comme son nom l’indique, le musée national de Yaoundé est le noyau de tous les
musées publics du Cameroun, malgré le fait qu’il cherche à se doter d’un espace digne du
prestige. La collection du musée national comprend surtout les objets d’arts traditionnels, les
tableaux modernes, les sculptures, et les spécimens archéologiques de la préhistoire et de la
civilisation des Sao du nord- Cameroun. On retrouve également les outils du paléolithique et
du néolithique : pierres taillées et pierres polies, ainsi que les poteries très anciennes de la
période Sao, les statues de bois jumelles découvertes dans le département du Mbam. C’est ainsi
que l’illustre la photo suivante :

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 52


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Source : NGO DJANG Anne ; Avril 2016.


Photo 1 : musée national de Yaoundé
L’aperçu de cette photo nous laisse voir la beauté du musée national avec sa couleur blanche
qui est signe de paix. A l’arrière- plan, c’est le musée en lui-même où sont concentrés tous les
objets d’art. A l’avant gauche et droite des fleurs vertes font signe de la protection de
l’environnement car il règne une propriété favorable aux visites.

III.2.5Bâtiments et monuments

La majorité des bâtiments publics de l’arrondissement de Yaoundé 1er datent de


plusieurs décennies par exemple le plus vieux bâtiment situé derrière le ministère des finances,
à côté du petit cimetière allemand. Il a été construit par les allemands de 1896 à 1899. Parmi
les bâtiments les plus imposants, on peut citer : le siège de la BEAC, la tour de la SNI, l’hôtel
Hilton de Yaoundé, le palais de l’unité, le palais des sports et certains bâtiments ministériels à
l’instar de l’immeuble étoile.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 53


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

A B

C
D

source : NGO DJANG Anne ; Mai 2016.


Planche 2 : les bâtiments imposants
Sur cette planche, nous avons les bâtiments qui attirent à la première vue avec soit leur
hauteur ou soit leur forme. La photo A, présente l’immeuble des postes et télécommunications
qui s’impose au niveau du carrefour de l’éducation, en B c’est le palais des sports qui fait appel
à un grand nombre de visiteurs dans le but de participer aux compétitions organisées, l’image
C quant à elle s’impose par sa hauteur et est l’un des plus grands immeubles de la ville de
Yaoundé et enfin l’image D est appelé immeuble étoile ou primature qui abrite les services du
premier ministère du Cameroun. En effet, ces immeubles par leur forme, leur hauteur et leur
beauté séduisent certains visiteurs se trouvant dans la ville de Yaoundé.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 54


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Quelques monuments qui attirent les touristes :


- Les stèles du Dr docteur Eugène Jamot et voici la photo qui illustre ce monument :

Source : NGO DJANG Anne ; Mai 2016.


Photo 2 : Stèle Eugène Jamot

Sur la photo suivant nous voyons une inscription médecin colonel Eugène Jamot 1876
et le visage de ce médecin au bord gauche de la statue deux hommes, une femme et deux enfants
apparemment ses patients déjà en bonne santé et à l’arrière une maison et un palmier derrière
la maison. Autour de la statue, les petites fleurs de toutes couleurs ornent cet endroit et font
penser à la préservation de l’environnement grâce au climat de propriété qui règne à ses
endroits. Cette statue placée en plein carrefour peut susciter à un touriste l’envie de revoir
cette figure emblématique qui a fait tant de bonnes œuvres au Cameroun.
III.2.6Autres attractions touristiques

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 55


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

L’arrondissement de Yaoundé 1er est également doté d’autres éléments susceptibles


d’attirer les touristes au Cameroun à l’occurrence :
- Le centre commercial : il se trouve au centre- ville autour de l’avenue Kennedy, il est
constitué des magasins, des boutiques, les sièges sociaux ou les représentations de
certaines entreprises, des vendeurs à la sauvette.
- La cathédrale Notre Dame de Victoire de Yaoundé.
Pendant la seconde guerre mondiale, l’ingénieur français Xavier VOGT exprime le
désir au cœur de Yaoundé un sanctuaire dédié à Notre Dame. Elle a une capacité d’accueil de
5000 personne. Ici, les pèlerins et les chrétiens viennent se recueillir pour prier, adorer et
contempler les statuettes érigées à la mémoire de Notre Dame. C’est aussi un lieu de grands
évènements et de grandes fêtes chrétiennes. Ainsi, la photo ci-dessus illustre :

Source : NGO DJANG ANNE ; Mai 2016.


Photo 3: cathédrale de notre dame de victoire à Yaoundé

Au vu de cette photo, il ressort que la cathédrale a un toit en forme triangulaire et au


milieu du bâtiment une croix est positionnée. Au côté, deux pylônes de 30 mètres de chaque
côté de la façade, des cloches au- dessus de chacun d’eux. Ainsi, la forme de son bâti et son
histoire font d’elle un site touristique reconnu parmi les sites nationaux du Cameroun.

- Le quartier des banques ou quartier hippodrome, il est situé non loin de l’hôtel de ville
et regroupe plusieurs banques, des structures hôtelières et des sociétés publiques, privées et
parapubliques.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 56


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

-Le quartier Etoudi situé au nord de Yaoundé abritant d’un côté la gare routière pour se
rendre à l’ouest du pays avec sa vie mouvementée et d’autre part la présidence de la
république.
Le secteur de la culture et du tourisme ne sont généralement pas considéré comme
prioritaires car non conçus comme le moteur du développement. L’une des causes est
l’insuffisance de concentration entre les acteurs de ces deux secteurs. En effet, s’il existe bien
une complémentarité entre les domaines du tourisme et la culture, il n’y a pas suffisamment de
synergies entre l’un et l’autre. La culture est perçue comme un outil d’affirmation de l’identité
ou comme un producteur de biens et services culturels, alors que le tourisme est envisagé
comme un axe de développement. Ce manque de cohésion entre les deux se traduit par une
vision désintégrée et une faible planification. Et pourtant ces deux domaines devaient faire
chemin car la culture complète le tourisme et lui donne une autre image surtout dans les zones
qui n’ont un grand potentiel touristique. La culture ayant disparue dans certains pays devait
amener les touristes à voir les rites, les rituels, les cérémonies traditionnelles. Alors on ne peut
pas souligner les attractions touristiques sans faire allusion aux différents évènements qui
appellent les visiteurs dans une région.

III.3 Manifestations à caractère sportif et culturel

L’arrondissement étant doté d’attractions touristiques est confronté à l’organisation


des manifestations à son sein chaque année, chaque mois, voire chaque semaine et ses
manifestations ou événements se tiennent dans infrastructures citées plus haut et font appel aux
visiteurs venant de tous les horizons pour assister à celle – ci. Nous pouvons donc citer :
III.3.1 Foires d’exposition

 La foire aux métiers


La quatrième édition de foire aux métiers de Yaoundé s’est tenue du 26 au 27
novembre 2014. Ce carrefour des métiers pour les jeunes est l’occasion de partager avec les
professionnels leur expérience et les réalités propres aux métiers. Cette édition se tient chaque
année à l’esplanade de l’hôtel de ville de Yaoundé. Ce type d’événement est à l’origine des
étrangers qui viennent voir le bien fondé du métier camerounais.
 La foire internationale de musique et de métiers de musique
La foire internationale de musique constitue un grand marché de la musique et de
métiers de musique, la dernière édition s’est tenue du 25 au 30 novembre 2014 au palais
polyvalent des sports de Yaoundé. Elle veut une plate- forme d’échanges entre les créateurs
d’œuvres musicales et les auxiliaires de la création : interprètes, techniciens, régisseurs de
spectacles et un espace d’exposition- vente regroupant dans les stands spécialisés, des produits
variés : des phonogrammes, des vidéogrammes, les instruments de musique traditionnels et
modernes.
 Yaoundé en fête

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 57


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

C’est d’une foire d’exposition organisée chaque fin d’année au boulevard du 20 mai.
Cet événement est surnommé YA-FE, il est créée en 2005. Pendant son déroulement on retrouve
les manèges, les toboggans et autres balançoires installés au bon milieu du site et près de 200
stands qui sont aménagés. Les entreprises du secteur agroalimentaires du textile et du
cosmétique font les ventes promotionnelles de leurs produits. Les jeux de tombola bref tout ce
qui peut permettre à un visiteur de se divertir.
III.3.2 Semaine culturelle

 La Soirée patrimoniale
Elle a eu lieu en janvier dernier au centre culturel camerounais, elle avait pour but de
mettre en exergue par le moyen des arts de la scène et des arts spécifiques, la richesse et la
diversité des valeurs. Les savoirs faire à l’instar de la coiffure, des costumes, de l’art culinaires,
les arts de scène, à travers la danse, les contes, l’épopée et les instruments de musique
traditionnelle seront mis à contribution pour confectionner un banquet culturel ancré dans une
entité culturelle singulière.

III.3.3 Salons

 Le salon international de l’agriculture et l’agroalimentaire


Ce salon se tient tous les deux ans à l’esplanade de l’hôtel de ville de Yaoundé abrégé
SIALY. La SIALY est une réponse à l’appel incessant des pouvoirs publics à promouvoir le
potentiel camerounais en matière agricole et agroindustrielle. Et en 2015, la république italienne
était l’invité spécial du SIALY. Ce type d’événement appel un grand nombre de touristes ou de
visiteurs par exemple la république italiennes invités en 2015, cela veut dire que les italiens se
sont déplacés pour assister à cet événement et ont été logés dans les hôtels de Yaoundé 1er et en
particulier à l’hôtel Hilton de Yaoundé.
Ces différentes manifestations organisées chaque fois favorisent le tourisme au
Cameroun parce que les visiteurs se déplacent pour assister à ces événements qui sont éducatifs
et ce dans le but de promouvoir la culture au Cameroun. Parlant des attractions touristiques,
nous n’allons pas oubliés les institutions qui encourage le tourisme au Cameroun.
III.4 Facteurs favorisants les différentes activités touristiques à Yaoundé 1er

Ce sont les phénomènes qui conditionnent les fréquentations des touristes dans
l’arrondissement de Yaoundé 1er car c’est une zone qui englobe la majorité des attractions
touristiques dela ville de Yaoundé.

III.4.1 Yaoundé une ville de collines située en milieu tropical

La ville de Yaoundé est favorable au tourisme grâce à son relief constitué de collines
qui lui donne un climat agréable et indiqué pour passer un séjour agréable dans les différentes

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 58


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

structures hôtelières de Yaoundé. Généralement, les touristes internationaux choisissent surtout


le mois de Janvier et deMars pour descendre en grand nombre dans les hôtels car c’est une
période au cours de laquelle le soleil se lève tôt et les journées sont chaudes et aussi le mois de
décembre qui se justifie par les fêtes de fin d’année. Ainsi, certains phénomènes favorisent la
fréquentation touristique dans la ville de Yaoundé et surtout à l’hôtel Hilton.
III.4.1.1 Climat

L’arrondissement de Yaoundé 1er bénéficie du climat de la ville de Yaoundé, il est de


type équatorial caractérisé par l’alternance de deux saisons sèches et deux saisons pluvieuses.
On enregistre une température moyenne de 23.5° contrastée entre 16 et 31°c selon les saisons
et 1650 mm d’eau par an. Les vents fréquents sont humides et soufflent en direction du sud-
ouest, les vents violents sont orientés vers le nord- ouest. La végétation est du type intertropical
avec prédominance de la forêt humide méridionale (Wéthé. J.1999 ; 2001). Ce climat permet
aux touristes de passer un séjour agréable car il est doux et humide.Ceux – ci préfèrent la saison
sèche qui s’étend du mois de novembre au mois de mars pour un meilleur séjour au Cameroun
et surtout dans les structures hôtelières de l’arrondissement de Yaoundé 1er.
III.4.1.2 Relief et hydrographie

Sur le plan morphologique, la ville de Yaoundé est située en grande partie dans le bassin
versant du court d’eau Mfoundi. On y retrouve 4 types de terrain :
- Les crêtes de faibles pentes dont les terrains sont facilement urbanisables
- Les collines aménageables dont les pentes varient entre 5 et 15%
- Les collines très difficiles à aménager de pentes supérieures à 15%
- Les fonds de vallées inondables.
Le réseau hydrographique est très dense et essentiellement composé du cours d’eau
Mfoundi et ses affluents qui assurent de façon naturelle le drainage des eaux de ruissellement.
III.4.1.3 Choix des périodes de manifestations

Etant donné que le climat favorable que bénéficie la ville de Yaoundé est dû à son relief de
collines et de vallées, les organisateurs des manifestations choisissent les moments bien
indiqués pour organisées ses différentes cérémonies. Généralement se sont les mois de
novembre, décembre, janvier, février et mars que ses événements sont organisés et c’est ainsi
en cette période qu’il y a de grandes fréquentations touristiques au Cameroun. Les touristes se
déplacent dans le but de passer les vacances d’été soit en famille, soit seul. Selon ESSONO.
François « la saison touristique offerte par le Cameroun aux touristes s’étend de novembre à
mai ».
III.4.2 Fonction de Yaoundé comme ville capitale politique

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 59


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

La promotion du tourisme nécessite des acteurs clés pour son développement et la ville
de Yaoundé en compte plusieurs. Il s’agit du ministère du tourisme et loisirs, de l’Office
National Camerounais du Tourisme, le conseil national du tourisme et les autres administrateurs
(les collectivités décentralisées). Dans le but de développer les activités touristiques, l’Etat
camerounais a mis sur pied les organismes capables de promouvoir le tourisme au Cameroun à
savoir :
III.4.2.1 Sur le plan international

Vu que le tourisme est devenu une véritable industrie pour les pays du monde entier, le
Cameroun a créé les institutions capables de développer le tourisme ou de faire du Cameroun
une destination touristique à l’instar du :
Ministère du tourisme.
Le décret n° 2005/ 450 du 09 novembre 2005 portant organisation du ministère du
tourisme assigne à ce dernier pour mission l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation de la
politique du gouvernement dans le domaine du tourisme en général. Ce décret institue une
direction de la promotion du tourisme et des sites touristiques chargées :
 Du développement de la promotion et la conception des circuits touristiques ;
 La réalisation et de la diffusion des documentaires et les bulletins d’informations ;
 Du suivi de l‘activité partenariale ;
 De l’élaboration et du suivi de l’application de la réglementation relative aux sites
touristiques ;
 La détermination des zones touristiques ;
 L’établissement et l’actualisation de la carte touristique nationale et de la gestion et
l’exploitation des parcs nationaux et autres sites à des fins touristiques.
Office National Camerounais du Tourisme
Depuis 2010, le Cameroun a atteint la barre de 573000 touristes par an, soit 2 fois plus
qu’en 2005, un chiffre que le pays convoitait des décennies auparavant. Depuis lors, cette nation
compte parmi les destinations touristiques au sens de l’organisation mondiale du tourisme. Pour
atteindre ce cap, le Cameroun a mis en place de nombreuses mesures incitatives dont la création
de l’office national du tourisme (ONT) en 1960, aujourd’hui en hibernation pour « restriction
du budgétaire »
Cette structure publique avait pour mission essentielle de fournir l’information
touristique aux visiteurs. Elle faisait des dénombrements à travers les communes et les régions
du pays. Dans la présentation du bilan de fin d’année 2012 au palais de congrès de Yaoundé, le
secrétaire général au ministère du tourisme et loisirs (MINTOUL), Angeline flore NGOMO, a
reconnu que l’absence de l’ONT constituait l’un des principaux handicaps au décollage effectif
du tourisme camerounais, par ailleurs qualifiés « d’Afrique en miniature ». Elle renseigne

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 60


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

néanmoins que « le nombre d’arrivées de touristes aux postes aériens, terrestres et maritime est
passé de 604052 en 2011 à 817226 en 2005, soit un accroissement de 35 pourcents. Le tourisme
contribue à hauteur de 2.5 pourcents du PIB. En absence de l’ONT, le CNT est effectif depuis
mai 1999 par un décret présidentiel.
Conseil national du tourisme
Crée par la loi n°98/ 006 du 14 avril 1998, organisé par le décret n°99/ 112 du 27mai
1999 et présidé par le premier ministre, le conseil national du tourisme(CNT) et est chargée
de :
 Etudier et de proposer au gouvernement toutes mesures ou tous aménagements
susceptibles de faciliter l’entrée et le séjour des touristes au Cameroun ainsi que leur
sortie et leur sécurité ;
 Faire au gouvernement toutes les recommandations concourant au développement
du tourisme, notamment la promotion des investissements, l’organisation, les
aménagements et le partenariat touristique.
Pour atteindre le cap de 2millions de touriste par an, le Cameroun compte sur la mise
en place des offices communaux et intercommunaux du tourisme. En 2012, les ateliers de
renforcement des capacités ont été organisés dans les régions de l’Est, sud – ouest, nord et
extrême - nord du pays en préjuge à la mise sur pied de ces offices.

III.4.2.2 Sur le plan national

Les communes
Elles sont les leviers indispensables dans le développement du tourisme, grâce à la
décentralisation on remarque un grand rôle joué par ces collectivités. Les communes
fournissent les informations nécessaires aux différentes recherches.
Les communautés locales
Elles se retrouvent généralement à la périphérie et à l’intérieur des sites touristiques et sont
dépositaires d’un savoir traditionnel étendu et d’une richesse culturelle qui ne sont pas toujours
exploités de façon optimale. Ces derniers maitrisent l’origine, la naissance et même l’évolution
des sites touristiques. Elles sont mieux placées pour fournir les informations nécessaires à la
valorisation des sites touristiques.
Bon nombre de personnes travaillent directement ou indirectement pour le secteur
du tourisme à savoir : les guides touristiques, les hôteliers, des restaurateurs, les transporteurs,
les agents de change. Ces derniers jouent un rôle important dans le secteur du tourisme.

 Parlant des guides touristiques, le MINTOUR distingue :


- Les guides locaux et villageoises qui sont les ressortissants des communautés riveraines
des sites attractifs. Ils sont parfois formés dans le tas ou lors des ateliers de formation.
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 61
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

- Les guides régionaux ou nationaux ils sont pour la plupart agrées par le MINTOUR.
D’après le MINTOUR (2010) on compte 75 guides régionaux et 53 guides nationaux.

 Les hôteliers selon le MINTOUR (2007) les établissements d’hébergement classés au


Cameroun sont au nombre de 1591, soit une capacité d’accueil de 24600 lits et les
établissements clandestins.

 Quant aux restaurateurs, le MINTOUR recense 338 établissements de restauration au


Cameroun. Ces opérateurs participent à la promotion de l’art culinaire au Cameroun.
Certains restaurateurs exercent dans le secteur informel avec des conditions d’hygiènes
peu rassurantes.

 Les transporteurs ce secteur est aussi important que les autres, nous pouvons citer :
- Le transport aérien qui regroupe les compagnies aériennes ;
- Le transport ferroviaire qui permet des grands pôles de fréquentations touristique ;
- Le transport routier qui est assuré par les agences de transport, les agents de location de
voitures, les taxis et autres transporteurs personnels dans le but de mobiliser les touristes
dans l’ensemble du territoire (Jean – Marie KENNE 2011).
Ainsi, ce sont ces différents acteurs cités plus haut qui font marcher le tourisme dans un
pays et leur performance amène le pays dans la persévérance d’où le développement de ce
secteur d’activités.

III.4.3 Yaoundé comme ville artisanale

L’artisanat est la transformation des produits ou matières premières en produits semi-


finis. Elle se caractérise par un outillage simple ou coûteux, une main d’œuvre peu nombreuse
généralement familiale. Les artisans transforment ou fabriquent une gamme de produits
agricoles, du bois, de l’argile, du coton, du bronze, du fer, du cuivre, de l’or et de l’argent.
Ainsi, l’art camerounais est caractérisé par une très grande densité de style lié à son histoire et
sa géographie (diversité des ethnies, des langues, des religions…). Cette diversité culturelle
permet le développement d’une grande créativité sur tous les supports de l’art contemporain
(l’art plastique, peinture, sculpture, photographie) et inspiré par son art traditionnel (masque,
statuettes, architecture…). Les événements artistiques, les lieux d’exposition et les galeries
d’art se développent au Cameroun.
L’arrondissement de Yaoundé 1er englobe la majorité des centres artistiques de la ville
donc le centre international de l’artisanat de Yaoundé, le marché de l’artisanat et quelques
galeries d’art.

En somme, ce chapitre nous a permis de répertorier les différentes attractions touristiques


présentes dans l’arrondissement de Yaoundé 1er car la vaste majorité des attractions de la ville

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 62


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

se concentrent au centre-ville en général, à proximité des grandes avenues comme le boulevard


du 20 mai. Cela conviendra tout autant aux touristes qui désirent visiter les sites historiques et
les musées ou profités des attractions alentours, ainsi que les voyageurs d’affaires qui doivent
se rendre dans le quartier des affaires. Cet arrondissement ne procède pas seulement des
attractions touristiques mais aussi les infrastructures hôtelières, sanitaires, sécuritaires sans
oublier les voies de communication et ceci fera l’objet du second chapitre.

CHAPITRE IV : TYPOLOGIE DES


INFRASTRUCTURES TOURISTIQUES DE
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 63
L’ARRONDISSEMENT DE YAOUNDE I
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

INTRODUCTION

Le Cameroun pays de richesses et de patrimoines naturels essaie chaque année


d’accueillir de plus en plus les touristes. Quant à l’arrondissement de Yaoundé 1er, il regorge la
majorité des infrastructures de la ville qui sont plus concentrées au centre –ville. Ces
infrastructures sont réparties dans l’hôtellerie, la restauration, les voies de communications, la
sécurité et la santé. Ainsi, ces différentes structures ne sont pas très visibles au passage mais
leur étude permet de mieux les recentrer. La collecte de données nous laisse voir qu’il existe
une quinzaine d’infrastructures hôtelières dans l’arrondissement de Yaoundé 1er. Dans ce
chapitre, il sera question d’identifier les différentes infrastructures de l’arrondissement de
Yaoundé 1er, de présenter l’hôtel Hilton de Yaoundé et montrer les infrastructures implantées
avec l’arrivée du Hilton dans la ville.

IV.1Infrastructures liées à l’activité touristique

On ne peut pas parler de tourisme, sans faire allusion aux infrastructures touristiques qui
sont nécessaires au développement de l’activité touristique. Ces infrastructures concernent les
établissements d’hébergement, les voies de communication, la sécurité et autres. La figure ci-
dessous nous présente la classification des infrastructures touristiques observables dans
Yaoundé.

Restaurant Transports :

Automobiles,

Avions,
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 64
Divers :
Location voiture,
Stations-services, Hébergement:
Bus,
Epiceries, Hotel, motels, resorts
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Source : Dupont, I, contribution des dimensions économiques du tourisme et des voyages, Paris
Harmattan, 2002, P13.
Figure 6: principaux intervenants dans le tourisme

Ce tableau va nous permettre de mieux étudier les établissements d’hébergements, de


restauration, de loisirs, de communication et aussi ceux qui ne sont pas mentionner dans notre
tableau.

VI.2Infrastructures touristiques

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 65


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Pour qu’une région soit aisément visité, il faut qu’elle soit doté d’infrastructures
permettant aux visiteurs de se nourrir, se divertir, se loger, se déplacer et surtout il faut que les
touristes ou excursionnistes se sentent à l’aise et en sécurité pendant leur séjour. De tout la ville
de Yaoundé, l’arrondissement de Yaoundé 1er regorge plus d’infrastructures touristiques car la
majorité des infrastructures se trouvent au centre et il a à son territoire le plus grand hôtel du
Cameroun.
VI.2.1 Voies de communications

Il s’agit de l’ensemble de moyens permettant de s’ouvrir à l’extérieur à l ‘instar des


routes, les forces armées et les centres hospitaliers de l’arrondissement de Yaoundé 1er. Dans le
cadre des voies de communications, on peut parler des transports routiers et aériens.
La ville de Yaoundé dispose d’un réseau routier bitumé reliant tous ces quartiers et les
villes du Cameroun. Les grands axes routiers du Cameroun passent par Yaoundé et en font un
« plaque tournante » :
- L’axe nord- sud : NangaEboko, Mbandjock, Obala, Yaoundé, Sagmélima
- L’axe Est littoral : Batouri, Bertoua, AbongMbang, Ayos, Yaoundé, Douala
- L’axe sud- nord- ouest : Ebolowa, Yaoundé, Bafia, Bafoussam, Bamenda.
Il faut mentionner que la route centrale de la ville de Yaoundé passe par l’hôtel Hilton
de Yaoundé, elle relie l’aéroport international et le palais de l’unité.
Concernant le transport aérien, il est le mieux utilisé car le nombre important de
touristes ou de visiteurs empruntent l’avion qui s’explique par la rapidité des liaisons entre les
foyers émetteurs de tourismes internationaux et le Cameroun : une durée de voyage de six
heures et demie par vol Paris – Douala. L’avion se présente comme le moyen le plus utilisé.
Les arrivées par air se situent à 66% en 1977 contre 33.75% à la route et 0.04% à la mer
(ESSONO Engelbert). Et en 2010, les chiffres changent de telles sortes que les voyages par
terre sont à 49,05%, 41,59% par air et 9,36% par mer (MINTOUR). Alors, on remarque une
légère évolution dans le transport terrestre après 33 ans, tout ceci grâce à la perfection des
moyens de transports. Yaoundé dispose d’un aéroport international situé dans la périphérie de
la ville précisément à Nsimalen pour le déplacement des touristes. Ainsi, l’Hôtel Hilton situé
au cœur de la ville de Yaoundé est une structure efficace pour les voyages d’affaires et
d’agrément. Il met à la disposition de ces clients un bus accessible qui fait les navettes gratuites
(assuré pour les vols internationaux) vers l’aéroport de Yaoundé situé à 26 km de l’Hôtel Hilton.

- La compagnie nationale
La compagnie nationale, Cameroon Airlines corporation (Camair–Co), « l’étoile du
Cameroun » créée par décret présidentiel N° 2006/293 du 11septembre 2006. Cette compagnie
assure les déplacements des voyageurs à l’intérieur du pays tout comme à l’international. A
l’intérieur, elle dessert au quotidien les villes de Douala, Yaoundé, Garoua et Maroua.

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Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

- Les compagnies étrangères


Les principales compagnies étrangères desservant le Cameroun sont : Air France,
Swiss, Ethiopian Airlines et Brussels Airlines (MINTOUL 2012).

Tableau 5 : tableau récapitulatif des compagnies aériennes desservant le Cameroun

Compagnies aériennes Villes desservies

Camair– Co Douala, Yaoundé, Maroua, Garoua

Air France Douala et Yaoundé

Swiss international Airlines Douala et Yaoundé

Royal Air Maroc Douala et Yaoundé

Kenya Airways Douala et Yaoundé

Delta Douala et Yaoundé

Lufthansa Douala et Yaoundé

United Douala et Yaoundé

Us Airways Douala et Yaoundé

Source : le ministère du transport, 2012


Ces différentes compagnies aériennes permettent aux touristes d’arrivées au
Cameroun dans des conditions jugées bonnes et ceux – ci occupent les hôtels selon leurs choix.
Mais ceux-ci préfère le Hilton hôtel grâce à sa position géographique et sa renommée comme
le plus grand et meilleur du Cameroun.

IV.2.2 Opérateurs téléphoniques

Il ne sera pas normal pour moi d’oublier de mentionner que les touristes séjournant
dans les hôtels de Yaoundé ne sont pas coupés du reste du monde. Car ils restent toujours en
contact avec les membres de leur famille. Tout ceci, grâce à l’essor du secteur de la
communication qui a connu une croissance rapide depuis sa libération en 1999 par l’attribution
de deux licences de la téléphonie mobile à deux opérateurs qui sont Orange et MTN et
l’opérateur public qui s’occupe beaucoup plus du téléphone fixe (CAMTEL). A ces opérateurs,
ce sont ajoutés d’autres tels : VIETTEL… ainsi, ce secteur favorise la communication au point
où certains touristes avant d’arriver au Cameroun peuvent faire les réservations dans les hôtels
à partir de leur pays d’origine. Etant au Cameroun, ils sont capables de communiquer avec leur
famille. Dans le Hilton par exemple, il existe tout un service le business center qui est constitué
des équipements tels que : les imprimantes, le Fax, les PC, les services de photocopies noir –
blanc et couleur.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 67


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

IV.2.3 Structures sécuritaires

Parlant des structures sécuritaires, il est indispensable aux touristes de se sentir à l’aise
dans leur région d’accueil. Connaitre l’organe de sécurité est un paramètre très important pour
sa protection en cas de divers danger, que ce soit corporel ou physique. Ainsi l’arrondissement
de Yaoundé 1er abrite à son sein la délégation de la sureté nationale qui assure la sécurité dans
toute la ville avec ses différentes subdivisions dont le commissariat central et de nombreux
postes de police. Dans chaque quartier se trouve au moins un poste de police donc les forces de
l’ordre restent en veille pour assurer la sécurité dans la ville. Ces structures disposent d’un
arsenal humain et matériel capable d’intervenir en cas de danger.
IV.2.4 Structures sanitaires

Quant aux structures de santé, nous dirons que la santé a une grande valeur et mérite
qu’on lui accorde plus d’attention. Dans l’arrondissement de Yaoundé 1er, nous enregistrons un
certain nombre de centres hospitaliers et de centre de santé à savoir l’hôpital Jamot de Yaoundé
construit par les français dans le but de mettre fin à la maladie du sommeil ; l’hôpital de district
de Djougolo.
Tableau 6 : quelques centres hospitaliers dans l’arrondissement de Yaoundé 1er

Centres hospitaliers secteurs

Hôpital de district de Djougolo Privé

Hôpital Jamot de Yaoundé public

Hôpital de district de DjougoloOlembé public

Source : enquête de terrain

Tableau 7 : quelques centres de santé

Centre de santé secteurs

Dispensaire de Messassi public

Dispensaire de Nkolondom Privé

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Yaoundé 1er.

Centre de santé main douce Privé

Centre de santé la rosée Privé

Dispensaire CESPAC Public

Source : enquête de terrain


Pour se procurer des médicaments en dehors des différents hôpitaux ou centres de santé,
on peut citer des pharmacies qui courent au secours des personnes en détresse. Celles – ci
travaillent 24h/24 avec rotation, donc une travaille aujourd’hui pendant que les autres sont en
repos, de telle sorte qu’il y ait les médicaments à la disposition de celui qui en a besoin. On peut
énumérer la pharmacie du boulevard, la pharmacie du soleil, la pharmacie de lumière
IV.2.5 Banques et micro-finances

Le rôle du système bancaire dans l’activité économique peut être diversement appréhendé.
Toutefois, sa contribution au niveau de la croissance économique a fait l’objet d’une attention
particulière. Au Cameroun, trois types de structures financières peuvent prétendre à la qualité
d’intermédiaires financiers. Deux sont du secteur officiel : les banques commerciales et les
établissements des microfinances. Le troisième est du secteur informel, il s’agit des tontines.
La microfiance suscite un intérêt grandissant, elle est d’ailleurs considérée par le
gouvernement comme l’élément de la stratégie de réduction de la pauvreté. Actuellement, le
paysage bancaire de l’arrondissement de Yaoundé 1er compte des banques commerciales en
activité. Il s’agit de :

Afriland first bank autrefois connu sous la dénomination de CCEI (caisse d’épargne et
d’investissement), la BICEC (banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit),
CBC ( commercialbank of cameroon), crédit lyonnais camerounais, ECOBANK, SGBC (
société générale de banques au Cameroun), UBC ( union bank of cameroon).

IV.2.6 établissement de divertissement

L’arrondissement de Yaoundé 1er compte quelques de restaurants et boites de nuit.On peut


noter plusieurs bars dancing où les touristes peuvent boire en dansant, parmi lesquels nous
pouvons citer le katios night-club, le Djeuga palace, la sanza night-club. Ces établissements
réservent un confort qui attire les touristes. On a donc :

 Le bois d’Ebène c’est un restaurant-cabaret qui propose les spécialités locales, il est
situé entre la BEAC et Elig- Essono. Il offre chaque soir la musique dans une
cacophonie alternant, karaoké, orchestres et chanteurs live. Côté cuisine, l’honneur
revient aux plats camerounais classiques et un bon choix de viande de brousse comme
le varan. Ici, l’art et l’artisanat local sont bien mis en valeur.

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Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

 Le parallèle night- club c’est également un restaurant cabaret situé à Mballa 2, entrée
CRTV. Ici, grillades et orchestres sont au menu, la spécialité de la maison reste le
poulet DG et le poisson grillé sur braises. Au sein de cet établissement un artiste
expose des objets réalisés en noix de coco, des masques, des portes clé, des boucles
d’oreilles, des bracelets et des colliers.
 Le safari c’est une discothèque située à l’hippodrome, avenue Winston Churchill, à
côté de l’hôtel indépendance. C’est le plus connu de Yaoundé où il règne une
ambiance garantie.
 Olympic night –club, il est situé à l’avenue Narvick, c’est la boite de nuit du Djeuga
Palace.
 Le cesar night-club est également une discothèque situé à l’avenue Foch à côté de
l’ancien cinéma le capitole.
 Le Katios night-club se trouve au centre- ville de Yaoundé, c’est un club qui permet
de passer des bons moments.
 Noah country club c’est un club tennis avec une superbe piscine situé au quartier
Etoudi. Dans cet endroit, on y retrouve une grande piscine bordée de verdure, des
cours de tennis et de basket, une paillote pour les boissons et la restauration rapide.
C’est un endroit calme, plein de charmes pour se détendre, nager et siroter une castel
au pied des cocotiers.
 Le Fitness club du Hilton propose des séances d’aquagym et d’aérobic, des cours de
yoga, de karaté et de danses africaines. L’hôtel offre aussi les cours de tennis, de
squash et une piscine.

IV.2.7 restaurantsde l’arrondissement de Yaoundé 1er

L’arrondissement de Yaoundé 1er présente les restaurants aux spécificités nationales et


internationales dont quelques- uns sont :

 La marmite du boulevard situé au centre-ville et proche de l’hôtel Hilton, il présente


des spécialités camerounaise en buffet ou à la carte ;
 Le restaurant la salsa situé au carrefour bastos, il offre la cuisine française, russe,
camerounaise et bien d’autres ;
 Chez wou, il propose la cuisine chinoise, il est possible de manger la cuisine chinoise
au Cameroun à travers ce restaurant ;
 La terrasse situé au camp SIG de l’hippodrome, il propose les mets européens. C’est
un cadre idéal sous les palmiers.

IV.2.8 Infrastructures hôtelières de l’arrondissement de Yaoundé 1er


IV.2.8.1 HOTEL : définition et les formes d’hôtellerie

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 70


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

L’hôtel est un établissement commercial d’hébergement qui offre des chambres ou des
appartements meublés en location, soit à une clientèle de passage, soit à une clientèle qui
effectue un séjour caractérisé par une location à la semaine, ou au mois, mais qui par exception
n’y élit pas un domicile ; outre l’hébergement, l’hôtel peut comporter un service de restauration.
IV.2.8.2 Classification des hôtels

La classification des hôtels peut s’opérer selon certains critères : le confort, la durée
d’exploitation, la fonction, la taille, l’appartenance à une chaine volontaire ou intégrée.
Plusieurs normes sont prises en compte dans le classement des hôtels.
Selon la catégorie de confort, on peut citer le nombre de chambres, l’espace et la
disposition des locaux communs, l’équipement général de l’établissement, l’équipement et le
confort des chambres, l’étendue et la qualité du service. Le fonctionnement de l’hôtel dépend
d’une organisation du travail très technique, avec une hiérarchie des compétences, la
spécialisation et la collaboration étroite entre les services. Les hôtes doivent avoir une structure
souple et flexible pour s’adapter aux fluctuations de la demande touristique. L’hôtellerie est une
activité qui réclame de gros investissements contrairement aux agences de voyages.
Les établissements d’hébergement comprennent :
 L’hôtel de tourisme
 La résidence hôtelière de tourisme
 Le relais de tourisme
 Le motel de tourisme
 Le ressort
 Le palace
 Le complexe hôtelier
Ainsi, ils sont classés en catégorie croissante selon le système d’étoiles d’une à cinq étoiles.
Selon le décret N°99/ 443/PM du 25 mars 1999 ;
- Une étoile correspond à un hôtel dont l’immeuble, le mobilier, l’agencement, les
installations et la décoration sont de qualité courante et en bon état d’entretien. Ce genre
d’hôtel comprend un restaurant, un bar ou un night-club, avec une capacité d’accueil de
minimum 10 chambres.
- Deux étoiles respectent les mêmes qualités qu’étoiles mais avec une capacité de 20
chambres
- Ainsi que les trois étoiles
- Quatre étoiles c’est un hôtel dont l’immeuble, le mobilier, l’agencement, les
installations et la décoration sont d’une capacité et d’un goût excellent et en parfait état

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 71


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

d’entretien. Avec un restaurant de première classe, un bar climatisé et plusieurs salles


d’une capacité de trente personnes et une salle de banquets.
- Cinq étoiles c’est l’hôtel dont l’emplacement ou les immeubles y compris l’architecture
et l’emplacement, le mobilier, l’agencement, les installations et la décoration sont de la
plus haute qualité, du meilleur goût excellent et en parfait état d’entretien.
La ville de Yaoundé siège des institutions du Cameroun dispose d’un parc hôtelier
important des infrastructures de restauration et de nombreux sites et attraits touristiques. Toutes
ces dispositions font de la capitale une destination privilégiée des touristes de plus en plus
nombreux à arriver. En effet, le tableau suivant montre les catégories d’hôtels existantes dans
le ville de Yaoundé ainsi que leur nombre.

Tableau 8 : offre d’hébergement dans la ville de Yaoundé

Catégories d’hôtels Nombre d’hôtel Nombre de chambres

Hôtel 5* 01 248

Hôtel 4* 03 399

Hôtel 3* 07 466

Hôtel 2* 17 682

Hôtel 1* 65 1336

Hôtel de classes exceptionnelles 01 12

Hôtels non classés 22 454

TOTAL 116 3623

Source : rapport technique n°1 : état des lieux, Géo Image Solution et Madia, 2014

IV.2.8.3 Différentes formes d’hôtellerie

On peut distinguer :
- L’hôtellerie homologuée
- L’hôtellerie indépendante

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 72


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Les hôtels homologués comprennent six catégories : sans étoiles, 1 étoile, 2 étoiles,
3 étoiles, 4 étoiles, 5 étoiles. En effet, la détermination du nombre d’étoiles dépend d’un certain
nombre de critères propres à chaque pays.
Les hôtels indépendants ou hôtels de chaîne sont répartis en hôtels indépendants,
chaîne volontaire et chaînes intégrées.
IV.2.8.4 Quelques hôtels de l’arrondissement de Yaoundé 1er

La carte hôtelière del’arrondissement de Yaoundé 1er est la plus fournie de la ville de


Yaoundé. Cette commune regroupe à elle seule plus du tiers des établissements hôteliers de la
ville soit 46 sur 116 que compte la ville ; c’est le seul arrondissement qui comporte toutes les
catégories d’hôtels en termes d’étoiles et d’établissement non classés. Ainsi, nous allons classer
les structures hôtelières de la plus petite catégorie à la plus grande en prenant le Hilton qui est
la plus grande structure hôtelière de la région comme un exemple palpable.
Hôtel le diplomate situé à la rue Joseph – Mballa –Eloundem, il est constitué de
chambres simples qui sont appréciables et bien équipées de salles de bains avec eau
chaude, la climatisation, la télévision et parfois un frigo de chambres. Le petit
établissement complète son offre par un bar restaurant, un parking gardé et un pressing.
C’est un hôtel une étoile.
Hôtel Azur est un hôtel 2 étoiles situé au quartier bastos en face ELECAM, cet hôtel a
des chambres spacieuses, très équipés et se présentent avec des lits simples ou en
éventail. La salle de restauration est également spacieuse et lumineuse, ce qui rend
l’atmosphère de cet hôtel assez agréable. Il met à la disposition de clients : un parking
surveillé, un bar restaurant et une salle de conférence où se réunissent parfois les
militants du RDPC.
L’hôtel Merina constitué de 95 chambres donc les chambres standards, ces chambres
sont climatisées avec le téléviseur, téléphone international et des structures des loisirs.
Cet hôtel offre un bus gratuit qui fait des navettes jusqu’à l’aéroport international de
Nsimalen. C’est un hôtel 3 étoiles.
Le Djeuga Palace est un hôtel 4 étoiles situé à l’avenue Narvick. Cet hôtel offre quelques
atouts, car les chambres dans leurs couleurs vives et pastel sont vastes et accueillantes.
La décoration est très bien choisie et les salles de bains sont luxueuses. Chaque chambre
possède un coin séjour, une table- bureau, un coffre –fort, un mini – bar et accès à
internet. Dans le standing de l’hôtel, on retrouve un restaurant, un bar, une discothèque,
un casino, un parking surveillé, une belle piscine et une terrasse.
L’hôtel Hilton est un hôtel 5 étoiles qui se situe au centre- ville de la capitale du
Cameroun

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 73


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Source : NGO DJANG ANNE ; Mai 2016.


Photo 4 : la vue de face de l’hôtel Hilton de Yaoundé
Au vue de ces photos, il en découle que le Hilton est une grande structure hôtelière de
par sa superficie et la hauteur de son bâtiment. En dehors de ces services internes, il nous
présente quelques boutiques au rez de chaussée, lorsque nous observons attentivement la photo,
nous voyons la plaque des Western union, la société Kodak, la marmite du boulevard qui sont
au services des clients de l’hôtel et la population à proximité ou pas. Egalement un parking
devant l’hôtel et là nous pouvons voir quelques voitures garées devant cette structure. Toujours
devant l’hôtel, on retrouve les arbres d’ornements.
.
Il possède 03 types de chambres :
 les chambres standards ce sont les chambres lumineuses et modernes, décorée
dans les tons frais et apaisants, avec un fauteuil et un lit « queen » idéal pour
une bonne nuit de sommeil. Un large bureau avec accès internet sans fil haut
débit qui permet de travailler confortablement. Ces chambres spacieuses
possèdent un balcon offrant une vue sur la ville et la piscine.
 les chambres exécutives avec le salon et le coin de travail séparés, elles sont
équipées d’un lit (King) de baies vitrées coulissants et un balcon donnant accès
à la ville.
 les suites elles sont inspirées des traditions locales. Il comprend 6 suites qui
offrent plus d’aisance et de style
Cet hôtel compte 248 chambres dont 48 chambres de haut standing, 6 suites
présidentielles, 3 étages non-fumeurs et 1 étage exécutif (haut standing).

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 74


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Source : Google earth


Photo 5 : une chambre de l’hôtel Hilton
A l’arrière-plan de la photo suivante, nous avons une petite véranda avec une table
et les chaises permettant d’accueillir les visiteurs pour le client logé dans l’hôtel. Et au premier
plan, un lit de trois place, couvert d’un drap tout blanc qui reflète le confort total de la chambre.
Le Hilton Hôtel compte 05 restaurants et bar qui sont fonctionnels et au service
de la clientèle. On peut citer :
 Le safoutier c’est un restaurant constitué d’un buffet contemporain, qui doit son nom à
un célèbre arbre fruitier camerounais, il sert les classiques de la cuisine internationale
ainsi, des spécificités locales. Il propose également des soirées à thème. Il est ouvert de
06h à 23heures.
 Le pachy c’est un restaurant – brasserie de style contemporain offre les repas d’affaires,
des dîners romantiques ou toute occasion spéciale. Le pachy propose succulentes
spécialités d’inspiration française dans la convivialité et l’atmosphère chaleureuse et un
espace privé pouvant accueillir 40 invités. Il est ouvert de 12h à 17 heures.
 O VIVE il est situé au rez de chaussée à côté de la piscine offrant de cocktail léger et
rafraichissant au soleil. Ce restaurant sert de somptueux brunches et barbecues. O vive
est ouvert de 10h30 à 22h30.
 La cascade : le bar la cascade offre un petit déjeuner léger ou un thé, il est ouvert 24h/24.
 Le panoramique situé sur le toit de l’hôtel offre un cocktail ou repas léger qui
s’accompagne de la musique Jazz ou de musiques traditionnelles camerounaises. Il est
ouvert de 15h à 1 heure du matin.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 75


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Source : Google earth


Photo 6 : restaurant la cascade
Cette photo nous présente le restaurant la cascade, à l’arrière- plan la couleur bleue
reflétée par la piscine et à l’avant- plan c’est la réception des clients représentée par les
chaises, les tables et le couvert (verre, plat et mouchoir de tableau), sans oublier l’ornement
fait par les objets d’art.
L’hôtel Hilton de Yaoundé est un espace très agréable pour passer de bon moment car
il offre à sa clientèle des différents endroits pour le divertissement. En ce qui concerne le loisir,
le Hilton propose à ses clients :

 Une piscine est un bassin artificiel, étanche, rempli d’eau et dont les dimensions
permettent à l’être humain de s’y plonger au moins partiellement. Cette piscine a été
installée au Hilton dans le but de permettre aux visiteurs de se divertir et propose les
cours de rotation. L’accès à cette piscine est payante soit en cash ou sur abonnement.

 Hilton fitness c’est un espace personnalisé qui permet de trouver le parfait équilibre lors
des séjours dans cette structure. Il est doté des machines d’entrainement
cardiovasculaires et musculaires de dernière génération et également un programme sur
mesure afin de mieux sentir votre forme. Il offre un camp de tennis et de squash.

 La musique elle se joue dans les différents restaurants. Les balafons se jouent dans le
bar panoramique.
Le Hilton hôtel peut faire fonctionner de vaste évènement, c’est un espace de réunions
qui contient 16 salles de réunions et la magnifique Bouma Hall, une des plus grandes salles de
l’hôtel pouvant accueillir 900 invités. Ce lieu élégant rayonne d’une ambiance traditionnelle et
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 76
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

moderne avec un plafond en forme de dôme unique des lustres ornés et lambris arabe. Les
différentes salles sont dotées d’un accès internet sans fil haut débit, d’une climatisation, de
fauteuils ergonomiques et d’équipements de conférence. Le Hilton possède l’expertise et les
équipements nécessaires pour donner vie aux évènements. Comme autres salles, nous avons :
la salle Essingan, la salle Bibolo, la salle Bété, La salle mont Cameroun, la salle Bamboutos,
la salle mont kilimajaro, la salle mont Kenya.
L’hôtel Hilton de Yaoundé a développé les loisirs qui attirent les clients dans cette structure à
l’instar :
 Le business Center il comprend les équipements tels que :
- Plusieurs PC - FAX - imprimantes
- Les services de photocopie noir sur blanc et couleur
 Accès internet haut débit un accès internet haut débit avec ou sans fil disponible dans
les chambres, les espaces publics et les salles de réunions.
 Autres services
- Un centre commercial avec 14 boutiques donc les bijouteries, des shoppings, les
banques qui sont au service de change et de vente des billets d’avion, la vente et la
recharge des cartes prépayés. Parlant des boutiques celles – ci permettent aux clients de
se ravitailler, et on retrouve une boutique réservée à la vente à des objets de l’artisanat.
- Le casino situé dans la galerie commerciale du hall
- Un parking souterrain pour les clients de l’hôtel.
L’arrondissement de Yaoundé 1er compte quelques hôtels illustrés dans ce tableau :
Tableau 9 : les hôtels de l’arrondissement de Yaoundé 1er.

Numéro Nom Catégorie Nombre de


chambres

01 Hôtel Hilton 5 étoiles 248

02 Hôtel la falaise 4 étoiles 125

03 Djeuga palace hôtel 4 étoiles 164

04 Franco hôtel 4 étoiles 66

05 Central hôtel 3 étoiles 27

06 Mérina hôtel 3 étoiles 95

07 Aurélia hôtel 3 étoiles 21

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Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

08 Azur hôtel 2 étoiles 72

09 Indépendance hôtel 2 étoiles 40

10 Royal hôtel 2 étoiles 47

11 Makombé hôtel 2 étoiles 33

12 Meuni palace hôtel 2 étoiles 120

13 Prestige palace hôtel 2 étoiles 45

14 Toun’gou 2 étoiles 27

15 Nguela hôtel 1 étoile Non connu

16 Clamantis hôtel 1 étoile 18

17 Edoly hôtel 1 étoile 22

18 Girafe hôtel 1 étoile Non connu

19 Grand palmier hôtel 1 étoile Non connu

20 Grand moulin hôtel 1 étoile 31

21 La vallée hôtel 1 étoile 14

22 Idéal hôtel 1 étoile Non connu

23 Laginaque hôtel 1 étoile 10

24 Le diplomate hôtel 1 étoile 32

25 Le palais hôtel 1 étoile 24

26 Liegne hôtel 1 étoile 22

27 Masque hôtel 1 étoile Non connu

28 Meumi hôtel 1 étoile 120

29 Platanes hôtel 1 étoile 19

30 Rêve hôtel 1 étoile 12

31 Tango hôtel 1 étoile 46

32 Tchasselois hôtel 1 étoile 16

33 Vava hôtel 1 étoile Non connu

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 78


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Total des chambres 1370


Source : la carte hôtelière du MINTOUL, 2015.

Plusieurs autres hôtels de catégorienon-classée c’est-à-dire n’ayant pas d’étoile figurent


dans la carte hôtelière de la commune de Yaoundé 1er. Ces établissements se distinguent des
auberges par lesservices qu’ils offrent au même titre que les hôtels mais ne respectent pas tous
les critères declassements des hôtels. Au nombre dehuit (08)établissements, ils représentent
environ cent dix (110)chambres. Pour compléter la carte, s’identifient trois hôtels appartements
(Djeuga Appart, Nézafi Appartet Meumi Résidence) et un hôtel de classe exceptionnelle. Cela
se justifie sur la carte suivante :

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 79


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Source : enquête de terrain 20 janvier 2016

Figure 7 : carte des infrastructures hôtelières de l’arrondissement de Yaoundé 1er

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 80


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

En somme, il est noté que l’arrondissement de Yaoundé 1er regorge une multitude
d’infrastructures touristiques, celle- ci sont en forte croissance car l’hébergement constitue le
pivot auquel s’organisent les autres éléments ((la restauration, l’offre de biens et de services
divers et les activités ludiques) de l’offre touristique. Les voies de communications permettent
aux touristes de se déplacer d’un endroit à une autre à un laps de temps. Ainsi, les structures
sécuritaires et sanitaires volent au secours en cas de danger ou en cas d’urgence. Aussi, le
présent chapitre nous a permis d’identifier les différentes structures touristiques que cet
arrondissement comporte, alors nous avons constaté que c’est le plus fourni de tous les autres
arrondissements de la ville de Yaoundé. C’est ainsi que nous allons voir leur impact sur le
développement de cet arrondissement dans le prochain chapitre.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 81


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

PARTIE III : DEVELOPPEMENT


DE L’ARRONDISSEMENT DE
YAOUNDE 1er A TRAVERS LES
INFRASTRUCTURES
TOURISTIQUES, CRITIQUES ET
RECOMMANDATIONS

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 82


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

CHAPITRE V: IMPACTS DES INFRASTRUCTURES


SUR LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE, SOCIAL
ET CULTUREL DE L’ARRONDISSEMENT DE
YAOUNDE 1ER

INTRODUCTION

La plupart des pays africains a trouvé bon de développer le secteur touristique et d’en
faire le moteur pour le reste de l’économie. C’est ainsi que M.D. Davis, expert de la banque
mondiale déclarait en 1966 « le tourisme représente pour les pays le vrai moteur de
développement, de la même façon que le fit d’industrie pour l’Europe du XIXe siècle ». Ainsi,
le développement du tourisme est le facteur incontournable du développement du tourisme au
Cameroun en général et dans l’arrondissement en particulier. Les structures touristiques jouent
un rôle intéressant dans le développement de l’arrondissement de Yaoundé 1er sur le plan
économique, social et culturel. Dans ce chapitre nous allons montrer l’influence des
infrastructures touristiques au développement de l’arrondissement de la ville de Yaoundé.
V.1 Tourisme et développement de l’arrondissement de Yaoundé 1er à travers les
infrastructures touristiques

La ville de Yaoundé et en particulier l’arrondissement de Yaoundé 1er est doté d’une


multitude d’infrastructures qui joue un rôle important dans le développement de cet
arrondissement. Elles créent des activités connexes à la chaine touristiques qui sont capables
de générer des revenus. Par exemple le commerce autour de ces structures, l’agriculture qui
alimente les touristes.

V.1.1Développement économique

Selon le dicton HATIER « le développement est l’ensemble des transformations


techniques, sociale, culturelles qui permettent l’apparition et la prolongation de la croissance
économique, ainsi que l’élévation du niveau de vie. C’est aussi l’aboutissement d’une
combinaison de changement touchant la totalité des structures économiques, sociales,
culturelles et démographiques. Il est par nature un phénomène qualitatif de transformation
sociétale (éducation, santé, libertés civiques et politiques).
Le PNUD propose 4 critères pour mesurer le niveau de développement d’un pays :
 La production qui permet d’enclencher un processus d’accumulation ;
 La justice sociale : les richesses doivent être partagé au profit de tous ;
 La durabilité : les générations futures doivent être prises en compte ;
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 83
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

 Le développement doit être engendré par la population elle – même et non par une
aide extérieure.
De nos jours, l’expression du tourisme durable pour un développement durable ne cesse
d’être prononcée. Dès lors, qu’est- ce qu’un tourisme durable et pour quel développement ?
Le tourisme durable peut se définir comme l’ensemble des matières du tourisme qui
peuvent perdurer au détriment des effets destructeurs sur une société déterminée et son
entourage. Puisque son impact mine et invalide l’économie locale et nationale d’où le
développement du secteur. Par ailleurs, le tourisme durable désigne :
Toute forme de développement, d’aménagement ou d’activités touristiques qui
représente et préserve à long terme les ressources naturelles, culturelles et sociales, et
contribuent de manière positive et équitable au développement économique et à
l’épanouissement des individus qui vivent, travaillent et séjournent dans ces espaces. Le
tourisme est donc invité pleinement à s’intégrer dans l’économie locale et participer de manière
positive au développement local, se baser sur le mécanisme efficace de coopération à tous les
niveaux : local, national et international considérer ses effets induits sur le patrimoine culturel
et sur les éléments, les activités et les dynamiques traditionnelles de chaque population locale.
La culture et leurs intérêts doivent être les points de référence incontournable lors de la
conception des stratégies touristiques dans les pays en voie de développement (NIZESETE).
Selon cette stratégie, le tourisme est un facteur de développement et joue un rôle
important dans la lutte contre la pauvreté. Ainsi, les structures hôtelières contribuent au
développement du tourisme à travers leurs services rendus. Elles ont un fort pouvoir d’achat en
se procurant des produits divers venant d’autres entreprises ou fournisseurs qui les procurent
les produits agricoles ou de l’élevage permettant l’alimentation des visiteurs. Avec les recettes
faites, ces différentes entreprises parviennent à payer les impôts d’où une répercussion positive
sur l’économie du pays. En effet, nous pouvons dire avec Joseph OWONA que « le Cameroun
peut et doit compter sur son tourisme pour sortir de la pauvreté ».
Le tourisme au Cameroun est l’un des secteurs les plus productifs et contribue
fortement au développement de l’économie Camerounaise. Le secteur se classe en effet parmi
les industries les plus importantes grâce à l’augmentation du chiffre d’affaire et de sa
contribution substantielle quant à la hausse du revenu national, l’augmentation de l’emploi et
le développement régional. L’industrie touristique joue un rôle important surtout dans le secteur
hôtelier comme le Hilton car il induit une forte fréquence touristique de l’étranger, qui influence
notamment l’afflux des devises. Le tourisme est de nos jours parmi les secteurs les plus
dynamiques de l’économie du Cameroun. Pour cette raison, un des principaux objectifs de
l’Etat et de la communauté des affaires est de fournir les moyens suffisants à la préservation
ainsi qu’à l’accroissement de la compétitivité du secteur touristique.

F. VELLAS, « le tourisme réalise aussi le passage d’une société jadis fermée,


composée d’Etats clos, repliés sur eux même ; à une société ouverte, universelle où les contacts
entre les hommes sont devenus une réalité quotidienne. Le tourisme satisfait un besoin
profondément ressenti des connaissances des autres, d’échange et aussi d’évasion, de santé et

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 84


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

de progrès social. Il est l’un des phénomènes qui peut être le plus marquant du développement
économique et social de notre société ».
D’après F. VELLAS, le tourisme joue un rôle primordial tant au niveau économique
qu’au niveau social. Et qu’il est intéressant et utile pour le développement économique et social
de notre société, qu’elle soit réceptrice ou émettrice du tourisme. Nul ne peut ignorer de nos
jours le rôle capital que le tourisme peut jouer en tant que secteur moteur du développement
économique. Ce secteur contribue considérablement à l’apport des devises, à la promotion de
l’emploi, de la culture et du développement régional. Pour citer LOUIS DUPONT, « le tourisme
est indéniablement un puissant facteur de développement économique dont l’importance varie
évidemment selon le potentiel touristique de chaque pays et ses possibilités économiques dans
d’autres domaines ».
Les infrastructures touristiques sont des véritables industries qui fonctionnent avec des
structures rattachées dans divers domaines.

V.1.2 Sur le plan de la restauration

Le secteur agricole joue un rôle important dans l’alimentation des touristes, les
structures hôtelières surtout dans le service de la restauration s’associent aux agriculteurs pour
nourrir les clients logés dans les hôtels. Ainsi, ceci génère les revenus dans le domaine agricole
d’où la contribution de l’agriculture dans le développement du tourisme.
Les sondages de l’université d’EGEE et de SETE montrent que l’industrie du tourisme permet
aux pays de créer des nouvelles opportunités d’emploi. En effet, l’organisation des recherches
pour la coopération et le développement économique (OCDE) a montré que le tourisme crée
des emplois qui peuvent être occupés par une grande partie de la population active notamment
les femmes, les jeunes et les employés non qualifiés. Le tourisme camerounais permet aux
entreprises qui offrent des services touristiques à la consommation communautaire comme les
compagnies aériennes les hôtels, les compagnies de location des voitures, … de créer des
emplois directs. Le tourisme contribue à maintenir la population dans la région en créant de
nouveaux emplois qui sont rattachées aux activités directes du tourisme ou aux autres activités
productives et commerciales qui sont complémentaires du tourisme. De plus le tourisme
augmente le nombre d’emplois dans le secteur qui soutient les entreprises touristiques comme
l’agriculture. Par exemple certaines entreprises travaillent en collaboration avec le Hilton Hôtel
à l’instar de l’Etablissement les cotylédons qui cultive de grandes plantations d’ananas, de
tomates, d’oranges, de pastèques, … et livre ses produits à cet hôtel. Nous avons aussi
l’établissement soutien des enfants démunis qui livre les produits prés à la consommation
comme les mets de pistache, l’arachide grillé et écrasé, le bâton de manioc. La société Mahima
qui livre les produits Camlait tels que les yaourts dolait nature, les jus de fruit naturel. En effet,
il faut souligner que les établissements travaillant en collaboration avec le Hilton emploient une
partie de la population camerounaise pour exercer dans l’entreprise mais aussi pour effectuer
les transactions entre l’hôtel et la société.

Tableau 10 : récapitulatif des fournisseurs du Hilton en produits

Les fournisseurs Produits livrés

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 85


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Ets les cotylédons Fruits et légumes (patate, pomme de terre,


tomate, salade…)
Mets de pistache, bâton de manioc, arachide
Ets les enfants démunis grillé et écrasé

Société Mahima Yaourt dolait nature, jus naturel

Casino Whisky

Les brasseries du Cameroun Eau minérale, boisson, jus

Guinness Cameroun Les produits Guinness tels Guinness en grand


modèle et petit, ice black, Guinness smooth

Source : enquête de terrain


Il faut aussi noter la valeur ajoutée du tourisme, sa contribution à la croissance des
revenus et des effets bénéfiques du tourisme sur le développement régional. Nous constatons
comme dépense touristique directe toutes les dépenses totales que les visiteurs effectuent pour
profiter des services de leur destination touristique. Etant donné que l’argent passe par beaucoup
d’intermédiaires, les revenus sont créés. Par exemple : l’agriculture trouve un marché élargi
pour vendre ses produits en ravitaillant les hôtels et les restaurants. L’artisanat trouve aussi un
nouveau marché pour vendre ses produits permettant aux nombreuses familles de trouver un
revenu supplémentaire pour survenir à leurs besoins.
V.1.3 Fluctuation des taux de changes

Le passage d’une monnaie à une autre se fait par l’intermédiaire du taux de change.
Celui –ci est obtenu par la confrontation de l’offre et de la demande d’une monnaie sur le
marché des changes. Cette situation de différence monétaire se répercute sur le mouvement des
touristes d’où une importante de prendre en compte la « valeur » de la monnaie de destination.
Pour cela les banques sont à la disposition de tous les clients désirant de changer les devises
ou d’acheter le billet d’avion ou faire un transfert d’argent. Ces banques sont installées dans
toute la ville et même à l’intérieur de certains hôtels qui effectuent les différentes transactions
pour éviter les déplacements des visiteurs concernant ce service. Les touristes venus en visite
au Cameroun et séjournant dans les structures hôtelières de l’arrondissement de Yaoundé 1er
ont la possibilité d’obtenir le franc CFA camerounais en changeant les euros, le dollar, le livre.
Sur le plan des échanges commerciaux, la fluctuation des prix de change reste une arme
redoutable de politique économique. En effet, les taux de change peuvent contribuer
efficacement à atteindre les objectifs économiques. Nous pensons à l’augmentation des emplois
et du revenu, mais aussi de la stabilisation des prix.

V.1.4 Agences de location de voitures

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 86


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Les agences de location de voyages sont les entreprises qui travaillent en


collaboration avec des hôtels car elles mettent à disposition des touristes des véhicules les
permettant de se déplacer pendant leur séjour dans la ville c’est-à-dire acheminer les touristes
vers leurs destinations. Ces agences de location de voitures font des prospectionsdes meilleures
destinations touristiques et organisent des séjours. Elle contribue réellement au développement
de l’économie avec les recettes faites étant donné que c’est un secteur réglementé et reconnu
par l’Etat car elles paient les impôts comme tous les autres secteurs d’activités.
V.2 Implication des structures touristiques dans le développement socio – culturel de
l’arrondissement de Yaoundé 1er
V.2.1 Sur le plan social

Les infrastructures touristiques créent des emplois qui font vivre beaucoup de
personnes. Grâce aux revenus du tourisme, certaines personnes assurent l’alimentation et la
scolarité de leurs enfants comme le confirme un Virgile lors de notre enquêtes sur le terrain
« grâce à mon salaire, je réussis à survenir aux besoins de ma famille et surtout à scolariser mes
enfants qui sont au nombre de 05 ». Certains employés de ces structures surtout les grandes
comme le Djeuga palace, le Hilton de Yaoundé, l’hôtel la falaise sont à l’abri du besoin. Étant
donné que le taux de chômage est très élevé au Cameroun, les jeunes diplômés cherchent les
emplois rémunérateurs. Ainsi, les structures touristiques offrent les emplois directs et indirects.
Selon Robert Lanquar l’emploi direct désigne un emploi dans une entreprise
touristique et emploi indirect un emploi dans une entreprise fournisseur du secteur touristique.
L’emploi direct est une fonction exercée au sein d’une entreprise d’hébergement et/ou de
restauration dans un établissement de loisir ou bien toute autre initiative considérée comme
touristique par l’organisation mondiale du tourisme. Dans cette catégorie, on peut aussi compter
ceux qui travaillent pour l’éclosion d’une économie touristique. L’emploi indirect renvoie à une
activité stimulée en raison de la demande exprimée par les touristes. Ce sont les activités
connexes telles que les agents de change, les vendeurs dans les différentes boutiques et les
chauffeurs. Et parlant d’emploi certains jeunes pratiquent les activités en dehors des services
offerts par les structures touristiques telles que le call – box, la vente des cartes prépayées, le
change des devises autour de ces structures hôtelières.
Les structures hôtelières particulièrement emplois toutes catégories de personnes
et dans les différents services tels que : l’informatique, la restauration, l’hébergement, la
sécurité.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 87


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

AUTRE À PRÉCISER 42,20%

RESTAURATEUR 8,90%

INFORMATICIEN 8,90%

VIRGILE 8,90%

RÉCEPTIONNISTE 22,20%

CUISINIER 8,90%

Source : enquête de terrain

Figure8 : les postes de travail occupés par les employés dans les structures hôtelières

De ce graphique, il en ressort que les établissements hôteliers offrent une multitude


d’emplois répartis dans plusieurs domaines tels que : la restauration, l’informatique, la sécurité,
la réception. Mais, les emplois n’ont cités représentent un pourcentage de 42,20% ce qui veut
dire qu’il y a les emplois dans d’autres domaines. Ils peuvent être directs ou indirects.
Mode de recrutement des employés
Le service permettant de recruter les employés est le service de gestion, celui – ci
utilise les meilleurs systèmes des ressources humaines pour recruter et retenir le meilleur
personnel de l’industrie et les diplômés les plus talentueux. Il entretient des relations fortes avec
certaines meilleures écoles hôtelières du Cameroun. Les candidats sont suivis et recrutés en
ligne, grâce à la base de données. Le service de gestion examine des statistiques du taux de
renouvellement du personnel, le coût du dépistage de drogues et les recherches de fond. Ces
recrutements n’ont pas un temps précis en ce qui concerne certains services comme la sécurité,
la restauration…car pendant nos différentes descentes sur le terrain, nous avons vu certains
jeunes remplir les formulaires de recrutement. Mais suivant nos recherches, nous n’avons pas
pu avoir la période à laquelle se font des recrutements dans les diff »rets établissements. Alors
voici la figure montrant cela :

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 88


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

chaque année une durée indéterminée

33,30% 66,70%

0% 20% 40% 60% 80% 100%

Source : enquête de terrain


Figure9 : la période des recrutements dans les structures hôtelières

Suivant la figure, la période des recrutements n’a pas une durée précise, ainsi, la durée
indéterminée représente 66.70% et le recrutement de chaque année 33.30%. Alors, la proportion
élevée de la durée indéterminée, nous laisse voir que les recrutements peuvent se faire en
n’importe quel moment parce que certains stagiaires sont retenus après leur formation dans
cette structure. Par exemple Mlle Vanessa Nguele, diplômé de l’institut Samba supérieur dans
la filière « gestion des entreprises hôtelières », la jeune Vanessa s’est trouvé stagiaire au Hilton
hôtel et est devenu demi chef de rang au Panoramique car elle est élue meilleure employée en
2013 (magazine Hilton, 2014). Ainsi, il n’existe pas véritablement une période réservée au
recrutement.
Les infrastructures touristiques recrutent les employés de plusieurs manières suivant le
schéma suivant :

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 89


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

17,80%
entretien

26,70%
stage

55,60%
sur étude de dossier

0,00% 10,00% 20,00% 30,00% 40,00% 50,00% 60,00%

Source : enquête de terrain


Figure10 : les possibilités de recrutement dans les structures hôtelières

Dans ce graphique, nous constatons que les recrutements se font plus sur étude de
dossier qui représente 55,60% dont les employés sont formés dans les centres de formation qui
sont en partenariat avec la structure hôtelière et il faut avoir un curriculum vitae bien fourni
pour être recrutés dans cette structure. En ce qui concerne la formation en hôtellerie et en
restauration, il n’y a pas assez de centre de formation pour ces différents métiers en dehors des
écoles privées qui ne sont pas favorable à toute la population en termes de finances. Ainsi, en
dehors de l’étude du dossier, nous enregistrons des entretiens qui représentent 18% du mode de
recrutement et le stage préférable pour tous les promoteurs des hôtels parce que l’employé
connait les réalités de terrain et supposé maitriser le métier. Le stage représente alors 27%.
V.2.2 Sur le plan culturel

Le brassage des peuples et des cultures, les employés du service hôtelier, de


restauration, les touristes et visiteurs s’imprègnent chaque jour dans la culture l’un de l’autre
notamment les habitudes alimentaires, vestimentaires. Le tourisme apparait comme le poumon
du développement, l’armature d’unité et d’intégration, processus de solidarité nationale et
mondiale. Il apparait aussi que les cultures n’ont pas de limites, ni des frontières. En effet, le
tourisme est l’accélérateur de processus car les français, les américains, les allemands, les
algériens, les algériens et bien d’autres passent un peu de temps dans les structures hôtelières
de l’arrondissement de Yaoundé 1er et copient les habitudes des camerounais par exemple.
En fait, les événements sont organisés dans les différentes salles des établissements
hôtelières à l’instar du Hilton de Yaoundé, Du Djeuga palace… et ceux-ci sont rentables car la
location des salles génère les revenus qui ont une petite contribution dans l’économie du

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 90


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Cameroun dans les taxes et les impôts. Alors nous avons énumérés quelques événements à
l’instar de :

 La rentrée culturelle et artistique camerounaise 2016


Cette manifestation s’est tenue le 22 janvier 2016 au Hilton hôtel, cette soirée pluri-
artistique avait pour but de présenter l’essentiel des formes d’expression artistique. Selon le
ministre des arts et de la culture Narcisse Mouelle KOMBI, cette soirée vise à déclencher la
production et davantage l’expression du génie artistique camerounais pendant les douze mois
de l’année.

 Le forum de la CEEAC
Les partenaires de la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale se
sont réunis à Yaoundé au Hilton le 21 novembre 2012, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture
du forum pour la valorisation de la culture au service de l’intégration et du développement.

Le tourisme permet de sauvegarder certains métiers qui tendent à disparaitre à


l’instar de l’artisanat, la poterie et bien d’autres. Ce métier emploie une population de plus en
plus nombreuse, il était considéré auparavant comme un métier exercé uniquement par les
vieillards est aujourd’hui pris en considération par les jeunes. Par exemple au centre artisanat
de Yaoundé, nous retrouvons les jeunes qui exercent ce métier. L’hôtel Hilton vante aussi les
produits de l’artisanat, car ils se trouvent parmi les outils d’ornement. Lorsque nous
franchissons l’entrée de l’hôtel, nous voyons un tableau composé uniquement des produits de
l’artisanat et la grande boutique qui propose les produits artisanaux.

V.2.3Artisanat

L’arrondissement de Yaoundé 1er compte un secteur artisanal dynamique, en dépit d’un


ensemble de difficultés liées au manque d’équipements, à une formation professionnelle
déficiente et à une morosité du marché, le secteur essaye de jouer un rôle d’entrainement dans
l’économie. Il constitue un secteur important, de par les emplois qu’il crée et les revenus qu’il
génère. Quant à l’hôtel, il expose un certain nombre d’objet artisanal que les touristes achètent
dans sa galerie lors de leurs séjours.

V.3 Activités implantées avec l’arrivée des structures touristiques

L’implantation d’une grande structure hôtelière comme le Hilton apporte toujours un


changement dans sa zone. Depuis sa création en1987 par l’initiative du chef de l’Etat, le Hilton
avec sa bonne position géographique a fait connaitre un développement remarquable dans le
centre- ville de Yaoundé. Ainsi, on note un réseau routier de plus en plus développé au fil de
temps, la construction d’autres infrastructures soit du secteur public, soit du secteur privé.
Derrière le Hilton nous remarquons les immeubles abritant les services du premier ministère,
le ministère des finances, le ministère du tourisme et loisirs et le ministère du commerce.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 91


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Aussi, l’installation de l’hôtel Azur au carrefour bastos a changé cet endroit car en face de
l’hôtel on a ELECAM, la banque mondiale, les ambassades d’Espagne, d’Arabie Saoudite et
du Nigéria.
V.3.1 Banques et micro- finances

Généralement les banques et les microfinances se retrouvent à proximité de certains hôtels pour
faciliter les transactions avec les touristes lors de leurs séjours dans la ville. Ces banques sont
de plus en plus rapprochées des structures touristiques par exemple au Hilton hôtel de
Yaoundé : Au rez de chaussée, certains micro –finances et les banques se sont implantées pour
favoriser les opérations touristiques à savoir : western union, express exchange, la FCI qui s’est
installée à l’intérieur de l’hôtel. Ces différentes banques s’occupent du transfert d’argent, de
change de devises, de la vente des cartes prépayées, la vente des billets d’avion… En face de
l’Hôtel, c’est la direction du crédit foncier, une banque le crédit communautaire de l’Afrique
(CCA) et à l’arrière gauche de l’hôtel on retrouve la BEAC et le compost.
V.3.2 Supermarchés et boulangerie

Le marché central de Yaoundé qui est constitué de plusieurs boutiques dans lesquelles
les touristes peuvent se ravitailler. Certains supermarchés ont vu le jour à l’instar du
supermarché Mahima au carrefour Warda, le supermarché Score devenu Casino. Nous
remarquons également la construction d’une boulangerie moulin de France au boulevard du 20
mai qui propose la pâtisserie française et respecte les normes française de vente. Ces différentes
structures favorisent l’approvisionnement des hôtels en produits nécessaires pour l’alimentation
des touristes. Ainsi, nous voyons sur ce graphique :

50,00%
44,40%
45,00% 42,20%
40,00%

35,00%

30,00%

25,00%

20,00%

15,00%
8,90%
10,00%
4,40%
5,00%

0,00%
les banques les les routes les
microfinances supermarchés

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 92


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Source : enquête de terrain


Figure11 : les infrastructures collées à la chaine touristique

De ce graphique, il en ressort que les banques représentent 44,40%, les micro-finances


4,40%, les routes 42,20% et les supermarchés 8,90%. Nous voyons donc que les banques
représentent la plus grande proportion les infrastructures installées autour des hôtels, car ces
banques travaillent en partenariat directs avec les hôtels et facile les transactions en termes de
changes de devises, du transfert d’argent et autres services.
La construction des structures touristiques de Yaoundé a une influence dans
l’arrondissement de Yaoundé 1ergrâce à leur renommée et à leur confort et elles ont favorisés
l’installation d’autres infrastructures qui attirentles touristesau Cameroun. Pour le vérifier, nous
avons le graphique suivant :

4,40%

48,90%
50,00% 17,80%

40,00% 8,90% 33,30%

30,00%
64,40%

20,00%
4,40% 8,90%
10,00% 4,40% 4,40%

0,00%
0,00% 110,00%
à 5 ans 5 à 10 ans 30,00%10 à 15 ans
20,00% 40,00% 15 à 50,00%
20 ans 20 et plus
60,00% 70,00%

à proximité dans la ville en face de l'hôtel autour de l'hôtel rez de chaussée

Source : enquête de terrain

Figure 12: les lieux d’implantations des infrastructures

Dans ce graphique, nous constatons que la majorité des infrastructures se trouve au


centre des affaires et généralement autour des infrastructures hôtelières car nous avons un
pourcentage de 64,40% des personnes qui l’affirme réellement. Vue la position géographique
de ces structures au milieu du centre – ville de Yaoundé a une influence sur les activités
économiques, sociales et culturelles.C’est pour cette raison qu’ils accueillent une grande

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 93


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

population en visite au Cameroun. Autour des hôtels comme nous l’avons dit plus haut, on
retrouve les banques, les immeubles ministériels, les supermarchés et autres.

V.4 les infrastructures touristiques:influence touristique dans l’arrondissement de


Yaoundé 1er

Situé en majorité en plein cœur de la capitale Yaoundé, les structures de


l’arrondissement de Yaoundé 1er accueillent un nombre important de touristes venant de tous
les pays du monde. Leur position géographique, au centre-ville leur donne la possibilité
d’accueillir ou recevoir toutes formes de manifestations.
V.4.1 Renommée.
Les hôtels sont les lieux par excellence où se déroulent des réunions, des séminaires
nationaux et internationaux. Ils accueillent des hôtes importantes qui viennent visiter, découvrir
ou signer des partenariats avec notre pays le Cameroun. La visite du premier ministre italien en
fait une illustration puisqu’il a passé son séjour en se logeant dans l’hôtel Hilton de Yaoundé.
V.4.2 Capacité d’accueil et son confort

L’arrondissement de Yaoundé 1er englobe un grand nombre d’infrastructures touristiques dont


les plus importantes sont concentrées au centre –ville. Ces structures ont une capacité
d’accueil très importantes pour les évènements, les cérémonies, les séminaires par exemple la
cathédrale notre dame de victoires qui peut accueillir environ 5000 personnes, la célèbre salle
de réunions Bouma de l’hôtel Hilton (900 personnes). Ses structures ont également un confort
à couper le souffle par exemple les chambres d’hôtel climatisées.

V.5infrastructures et la réduction de la pauvreté


V.5.1 Evolution des emplois

L’hôtel est une industrie qui peut facilement réduire la pauvreté car il est créé des
emplois,alors les principaux moyens pour les personnes pauvres de tirer un revenu de la
présence des touristes consistent à leur vendre directement des produits et des services. Par
exemple les agents de changes dans la rue du Hilton, les chauffeurs, les photographies, les
prestataires de services. L’interaction des visiteurs avec des acteurs de cette économie
informelle peut constituer une bonne source de revenus pour les pauvres et permettre aux
visiteurs de vivre une expérience originale et enrichissante. Il est important d’informer les
touristes sur les produits locaux à disposition, et de former les populations locales pour que
leurs produits respectent les critères de qualité des visiteurs.
Il est nécessaire que les rentrées que le tourisme procure aux gouvernements
nationaux et régionaux puissent être utilisées pour réduire la pauvreté. Ainsi, va faire en sorte
que les pauvres puissent profiter du tourisme sans être directement engagées dans le secteur
touristique. Alors les mesures dans lesquelles les recettes fiscales tirées du tourisme seront
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 94
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

mises au service de la lutte contre la pauvreté dépendront des priorités et des programmes
arrêtés à l’échelon national ou régional. Dans le but de réduire la pauvreté et en terme
d’engagement social, le Hilton hôtel avec le programme « blueenergy » qui rassemble le
personnel bénévoles de l’hôtel, de nombreuses actions ont été menées en faveur des
communautés les plus défavorisées sous forme de dons en espèces et en nature.
Le tourisme est une activité économique fixe qui nécessite un déplacement d’un
endroit à un autre. D’où l’implication de plusieurs autres secteurs de l’économie (transport,
hébergement, restauration…) pour son installation et son fonctionnement. Les effets induits du
tourisme dépassent largement le secteur tertiaire pour s'étendre aux domaines de l’industrie et
de l’agriculture. Tout investissement comme la construction des hôtels et des sites touristiqques,
et plus largement toute dépense d’investissement par exemple l’achat du matériel pour
l’ornement des chambres que ce soit à l’étranger que ce soit au Cameroun ou de consommation,
entraine des courants de revenus engendrés tout au long des circuits. En effet, il suffit qu’un
investisseur se lance dans un projet de développement avec des achats de biens d’équipements
pour que les usines qui produisent ces biens augmentent aussi leur production pour répondre
aux besoins des clients. Nous sommes là dans une chaîne de cause à effets. Ce que François
Vellas a appelé l’effet multiplicateur.
Le multiplicateur mesure la relation entre l’investissement nouveau et
l’augmentation de la production et du revenu. La formule du multiplicateur est la suivante :
AR=kAI
AI = accroissement de l’investissement.
AR = accroissement du revenu
AC = accroissement de la consommation.
𝑘 = 1/1 − (𝐴𝐶/𝐴𝑅)

AC/AR = prospection marginale à consommer


k, le coefficient d’accroissement à appliquer à la dépense initiale, est le multiplicateur, qui est
l’investissement proportionnel à la propension marginale à consommer

Les fuites dans le circuit sont dues à l’épargne, aux impôts, mais aussi aux dépenses
effectuées à l’étranger ou portant sur des produits importés. Ainsi, François Vellas (1985)
rappelle que quatre types de multiplicateurs sont utilisés dans le tourisme international :
- Le multiplicateur de ventes mesure le surcroit de chiffre d’affaires direct, indirect et
induit provoqué par une dépense touristique supplémentaire ;
- Le multiplicateur de production mesure le surcroit de production et tient compte des
changements intervenus au niveau des stocks ;
- Le multiplicateur de recettes mesure les revenus engendrés par une dépense touristique
supplémentaire, c’est en général celui que l’on calcule ;
- Le multiplicateur d’emplois indique les répercussions en termes d’emploi du surcroit
d’activité économique.

Il faut noter que le poids du multiplicateur dépend non seulement de la taille de l’activité
ou de l’investissement mais aussi de la zone où l’investissement se fait : plus la gamme

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 95


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

d’activités économiques est large, plus le volume des échanges entre ces activités est élevé et
plus le chiffre du multiplicateur est important. Si par contre, l’activité est faible et la tendance
à importer forte, la valeur du multiplicateur sera faible, comme c’est le cas dans de nombreux
pays en développement. Les fuites dans le circuit réduisent alors les avantages économiques
nés du multiplicateur et donc l’impact sur l’économique.
« Les relations existantes entre tourisme et pauvreté sont multiples et dynamiques. A l’intérieur
de ce cadre, la relation entre le secteur touristique et les secteurs connexes est une condition
préalable de la réduction de la pauvreté. Le graphique ci – dessus présente une proposition
d’analyse des principaux facteurs qui déterminent la relation entre tourisme et pauvreté » (BIT,
2011).

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 96


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Possibilité de
Tourisme et pro Education et
subsistance non
pauvreté formation
agricole.

Entreprises et
PME
Source de
moyens
d’existence

Tourisme et Soins de santé


pauvreté infrastructures
et services.
Croissance et
diversité dans
les zones
reculées
Gestion durable
de
l’environnement

Responsabilité
Accès des
Emplois et sociale
pauvres aux
marchés
autonomisation d’entreprise

Source : BIT, Genève adapté par NGO DJANG Anne


Figure 13: les principaux facteurs déterminants de la relation tourisme- pauvreté.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 97


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

V.5.2 les catégories de personnel et leur paie


Les hôtels emploient toutes catégories de personnes dans différents services donc
le maitre d’hôtel, les serveurs, les garçons de café, les chefs cuisinier, les barmans, les
réceptionnistes, les portiers, les virgiles, les agents d’exécution directe…et ces emplois tendent
à diminuer le taux de chômage au Cameroun dont sortir certaines familles de l’abus du besoins.
Les activités touristiques constituent un phénomène important dans la vie des populations, car
l’hôtel crée également des emplois indirects à l’instar des chauffeurs et des agents de change,
les prestataires de services.Le salaire perçu par les emplois permet à ceci de survenir à leurs
besoins et à ceux de leur famille respective. Ainsi, lors des enquêtes certains employés nous ont
dit qu’ils survenaient aux besoins de leur famille à travers leurs salaires. Voyons sur cette
figure qui présente les salaires des emplois de l’hôtel.

13,30%; 13%
26,70%; 27%

33,30%; 33%

26,70%; 27%

50 à 100 000 Frs 100 à 150 000 Frs 150 à 200 000 Frs plus de 200 000 Frs

Source : enquête de terrain


Figure 14: le salaire des employés du Hilton hôtel

De ce graphique, il ressort que les salaires vont de 50000 à plus de 200000 et que la
majorité des employés 33,30% de personnes ont 100000 et plus. Il est bien vrai que le cout de
vie devient de plus en plus dur au Cameroun, mais les salariés qui n’ont pas une grande famille
arrivent à s’en sortir en nourrissant leur famille avec ce maigre salaire. Lors de nos différentes
descentes sur le terrain un Virgile de cette structure nous a dit « je suis un chef de famille et je
réussis à survenir aux besoins de ma famille en terme de ration et scolariser ceux qui ont l’âge
d’aller à l’école ». Juste pour dire que ce salaire à des avantages et sort certaines personnes de
l’envie et du besoin. Alors cet hôtel contribue à la baisse du taux de chômage au Cameroun.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 98


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

V.6 Problèmes liés à l’activité touristique

Le tourisme est l’un des moyens pour le développement social et économique du


Cameroun en général et l’arrondissement de Yaoundé 1er en particulier. En effet, il est le
catalyseur, une démarche pour l’amélioration des conditions de vie de la population de la région
concerné. Ainsi, nous pouvons aussi parler du côté négatif de cette activité, c’est ainsi que nous
avons pris le cas de deux hôtels dans les premières limites : Hilton Hôtel de Yaoundé et le
Djeuga palace.
V.6.1les manquements des structures touristiques

Les effets du tourisme se font ressentir dans cette structure où nous voyons le prix des
chambres très exorbitant dans certaines structures touristiques, ce qui empêche certains locaux
de passer la nuit dans cette structure et même les internationaux qui ne sont pas nantis. Selon
certains employés de l’hôtel, une nuitée au Hilton va de 130000 à 180000 FCFA. Ce qui est un
frein au développement du dit tourisme. Ainsi, ce graphique nous montre les prix des
chambres :
;

8,90%

24,40%

31,10%

35,60%

130 000 à 150 000 150 000 à 170 000 170 000 à 180 000 180 000 et plus

Source : enquête de terrain


Figure15 : les prix des chambres de l’hôtel Hilton de Yaoundé.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 99


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Dans ce graphique, il ressort que les prix des chambres sont très élevés dans cette
structure hôtelière, car 35,60% des chambres vont de 150000 à170000. Ce qui amène les
locaux à réduire les fréquentations dans cette structure.
Aussi, on peut mentionner les habitudes alimentaires, dans cette structure, on propose
les mets camerounais mais surtout les mets internationaux. Les plats internationaux tels que
le steak sandwich, le poulet à la basquaise, friosséde poulet à l’Estragon, mix grill de viande,
filet de bœuf au poivre de penja et ces plats sont beaucoup plus servis sur commande et coutent
très chers. Les mets étrangers sont les mieux consommés dans les structures hôtelières du
Cameroun car même les nationaux les préfèrent. C’est pourquoi en 1971, le commissaire
général au tourisme a constaté ce fléau, la tendance à la consommation des produits
camerounais dans les établissements hôteliers semble connaitre un ralentissement au profit des
produits similaires provenant de l’importation (…) qu’on évite le déracinement auquel nous
conduiraient le maintien et le développement de certains habitudes et de certains gouts copiés
de l’étranger. Cette population consomme des mets étrangers qui aliène les populations
d’accueil, car on sait que dans les sociétés traditionnelles africaines, certains aliments ont des
vertus thérapeutiques mais quand on se décide de ne pas les consommer ; c’est un véritable
danger pour notre culture et pour notre santé. Ces mets proposés dans ces hôtels sont chers car
selon les enquêtes sur le terrain aucun plat ne va en dessous de 5000 FCFA, nous constatons
sur ce graphique :

95,60%

4,40%

entre 3000 et 4000 5000 et plus

Source : enquête de terrain


Figure 16 : prix approximatif des mets proposés dans les restaurants des hôtels.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 100


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

D’après les enquêtes approfondies sur le terrain, nous nous sommes rendu compte que
les mets proposés et surtout ceux étrangers sont chers dans les restaurants des grands hôtels
comme le djeuga palace et le Hilton hôtels, les prix des mets font au-delà de 5000fcfa. Ce qui
signifie qu’il n’est pas facile à un camerounais pauvre de passer le temps dans ces structures.
Au niveau des boisons hygiéniques, les clients ont à leur disposition les boissons
étrangères proposées par les multinationales des pays occidentaux qui ont gagnées le marché
au détriment du vin de palme ou du raphia. Les touristes et les nationaux dépensent plus de
1500 FCFA pour s’acheter une bière au lieu de 250 FCFA pour un litre de vin de palme ou de
raphia. La consommation des produits étrangers par les locaux entre dans la politique de
libéralisme commercial du Cameroun qui est un véritable frein pour l’économie nationale. Le
tableau ci – dessus nous donne les prix de quelques bières et whisky proposé par le Hilton.
Tableau 11 : les prix des boissons et vins

Boisson, vins, champagnes Prix (FCFA)

Boissons gazeuses
Coca cola 2100
Red bull 4800

Eau minéral
Tangui 1,5l 2700
San Pellegrino 6900

Bière et mix
Bière pression 100cl « le terrible » 6500
Castel, ‘’33’’ export, Mutzig 3500
Heineken 3700

Les apéritifs (6cl)


Martini
Campari 4800
Pastis

Champagnes et vins 6300 à 225200

Source : enquête de terrain


Egalement, nous avons le phénomène de prostitution qui ralentit le tourisme au
Cameroun. Selon certaines sources non officielles, certains filles font de la prostitution
moderne c’est dire elles vont dans les bars des Hôtels et s’achètent une bière ou une bouteille

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 101


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

de whisky dans le but de rencontrer un homme pour passer la nuit avec lui. D’autres filles au
lieu de s’assoir dans ces bars préfèrent plutôt laisser leur numéro de téléphone à la réception de
l’hôtel. Au cas où un client a besoin d’une compagnie, elle est directement appelée et mise au
service du client. Il n’y a pas que des filles mais déjà aussi des jeunes garçons qui se cherchent
dans ces structures comme de vulgaire prostitué, ils se font payer par leur mari homosexuel
plus nantis. Malheureusement, quelques fois ces jeunes se trouvent victimes des abus, des
trahisons et parfois perdent leur vie à cause de cette pratique. Lorsque nous avons approchés
certains responsables de cet hôtel, ils se sont opposés énergiquement à ces déclarations.
Pourtant selon la loi cette pratique est condamnée dans l’article 5 du chapitre I portant sur ces
dispositions générales,
Le gouvernement veille au respect de la charte du tourisme et du code du tourisme
de l’organisation mondiale du tourisme évitant les Etats et les personnes à empêcher toute
possibilité d’utiliser le tourisme aux fins d’exploitation de la prostitution d’autrui. A cet égard,
il est tenu de prendre les mesures appropriées pour lutter contre le tourisme sexuel mettant en
cause les enfants. (Loi n°98/006 du 14 avril 1998)
Ce phénomène s’explique par le fait que certaines filles sont issues des familles très
pauvres et d’autres veulent à tous prix imités leurs amis. Tout ceci dans le but de faire la
concurrence au niveau de la tenue vestimentaire. Nous avons aussi les filles qui travaillent dans
le bar de l’hôtel et dans les restaurants de l’hôtel qui sont de véritable cible pour les touristes.
C’est pour cette raison que Bayé Dieng, I, et Als déclare « le méfait du tourisme est qu’il
développe la prostitution, la prostitution se développe avec le tourisme, ce sont les phénomènes
intimement liés ».
L’insécurité est l’une des causes de la chute des fréquentations touristiques. Depuis
la crise économique et la dévaluation du franc FCA, la jeunesse camerounaise s’est trouvée
confronter à un taux de chômage de plus en plus élevé. Les populations rurales qualifiées et non
qualifiées se rendent à la recherche des meilleurs conditions de vie mais leurs rêves sont vains.
Les ruraux étant dans les grandes métropoles manquent de logement, de travail et même de quoi
se nourrir. Ceci gonflent certains quartiers dans les villes et favorisent le phénomène de vol et
de délinquance juvénile. Ainsi, nous constatons les braquages à la machette ou au revolver, en
pleine journée dans la ville de Yaoundé, et les vols simples se multiplient au jour le jour. Les
touristes logés dans les hôtels sont de véritables victimes de cette insécurité lors de leur
déplacement dans la ville. Alors les différents maux donnent une mauvaise image au Cameroun
comme destination touristique. Actuellement dans la partie septentrionale du Cameroun, y
trouvons une certaine insécurité qui prédomine. Les terroristes sèment la terreur dans cette
région avec la prise en otages des touristes en visite au Cameroun et ceci crée la peur chez les
touristes d’où la diminution des fréquentations touristiques au Cameroun et ce phénomène fait
perdre également une partie de ces clients.
Bref, malgré une volonté prononcée du gouvernement de s’appuyer sur le tourisme
pour relancer l’économie nationale, le Cameroun reste toujours une destination très peu
sollicité. Les maux qui minent l’essor du tourisme au Cameroun sont : l’insécurité, les
tracasseries administratives, les contrôles inopinés et non justifiés, les taxes divers et de tous
bords nécessité une parfaite maitrise des forces et faiblesses du secteur d’où l’importance de
rapprocher les promoteurs et les décideurs du secteur touristique (FOUTSOP, C, R, 2009).

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 102


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Un réseau routier défectueux, inadapté ou vétuste, non entretenu à rénover ou à


créer. Il existe au Cameroun très peu de routes bitumées. Les données de 1994 montrent qu’il
existait 62131 km de routes avec 3719 km de routes bitumées seulement. L’accès aux sites étant
rendu difficile par la qualité des routes, leur valorisation touristique diminue en conséquence
(TCHINDJANG, M ; FODOUOP, K, 2000). Au niveau des fréquentations des structures
hôtelières se phénomènes fait surface au manque, car, il existe une seule route qui conduit à
l’aéroport international de Nsimalen. Les touristes se trouvent confronter aux problèmes de
l’embouteillage. Le véhicule peut facilement faire plus de deux heures de route quittant
d’ODZA pour le centre-ville. La majorité des grands hôtels se situent en plein centre des
affaires de Yaoundé à l’instar du Hôtel Hilton, du Djeuga Palace, de l’hôtel la falaise.
L’insuffisance et le manque d’information pour vanter les produits touristiques à
l’extérieur du pays et déclencher ainsi le flux. Sur le site des hôtels, Il n’existe pas assez
d’informations qui puissent permettre aux touristes de choisir le Cameroun comme destination
touristique. Ces établissements sontretissant à fournir les informations à l’administration du
tourisme. Au Cameroun on ne collecte pas les données d’entrée et sortie aux frontières
(terrestre, maritime et aériennes). Cette carence réduit de manière significative les statistiques
des touristes qui entrent dans notre pays et prive l’information sur la demande touristique.
V.6.2 Obstacles sur le plan national du Cameroun

La gestion inadéquate et l’insuffisance des outils statistiques découlant des


observations ou des relevés. Ainsi, les données dans les fréquentations de certaines périodes
sont soit perdues soit inexistantes et traduisent la légèreté avec laquelle les dites données sont
relevées, conservées ou transmisses aux services compétents.
La cherté de la destination touristique camerounaise et les tracasseries policières,
les contrôles routiers fréquents, le visa d’entrée couteux et le prix du billet d’avion qui ne facilite
pas les fréquentations touristiques au Cameroun.
La coopération avec le secteur privé est latente. En effet, le gouvernement
camerounais est trop regardant en matière de recettes et d’impôts, ce qui gêne énormément les
opérations privées engagées dans le tourisme. Dans ce sens, les données de fréquentations et de
recettes sont parfois revues à la baisse.
L’insuffisance de la formation professionnelle en matière de tourisme, celle-ci se
limite aux métiers d’hôtellerie et ne met nullement l’accent sur l’inventaire des ressources
naturelles et des potentialités touristiques du pays. Au Cameroun, il n’existe pas suffisamment
de centre de formation pour former les jeunes dans le secteur du tourisme et une grande structure
devrait avoir un centre de formation pour former son personnel. Mais, nous constatons que ceux
-ci sont recrutés par les entretiens, les stages et l’étude du dossier car, il n’existe une formation
propre pour ces hôtels. La figure ci – dessous montre le mode de recrutement du personnel des
hôtels de l’arrondissement de Yaoundé 1er.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 103


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

46,70%

48,90%

4,40%

0,00% 10,00% 20,00% 30,00% 40,00% 50,00% 60,00%

aucun à travers le stage à travers les centres de formation

Source : enquête de terrain


Figure 17 : le mode de formation du personnel des hôtels de l’arrondissement de Yaoundé 1er.
A travers ce graphique, nous constatons que la majorité des employés sont formés à
travers le stage dont 48,90%, les promoteurs comme nous l’avons dit plus haut préfèrent prendre
ceux qui sont déjà bien formés c’est-à-dire les stagiaires maitrisant la pratique ou le terrain dans
lequel il exerce. Le stage permet de plus professionnaliser les connaissances donc se familiariser
avec l’environnement. Pourtant les centres de formation représentent 4,40%, ceci montre qu’il
n’y a pas assez de centre de formation au Cameroun dans le domaine d’hôtellerie et de
restauration.

Parvenu au terme de notre travail, nous dirons que ces hôtels sont beaucoup plus
installés au centre-ville de la capitale et leur présence à apporter un changement dans
l’arrondissement de Yaoundé 1er et aussi celui-ci a favorisée la naissance ou la construction
d’autres infrastructures qui permettent de vanter les produits touristiques camerounais à
l’étranger. Mais le développement se veut toujours les limites pour pouvoir améliorer la
situation et de faire du Cameroun une destination touristique parmi tant d’autres pays. On ne
peut pas parler des problèmes sans apporter les propositions pour un tourisme prospère au
Cameroun.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 104


CHAPITRE VI: CRITIQUES DES RESULTATS ET
RECOMMANDATIONS
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

INTRODUCTION

Après avoir abordé les différents contours de nos objectifs de recherche, il sera
question de confronter les résultats de notre travail avec les hypothèses émises au début du
travail pour vérifier si elles sont infirmées ou affirmées. Si nous pouvons les valider ou non et
aussi vérifier si les objectifs de la recherche ont été atteints. Ainsi nous proposerons des
réserves afin de relever les limites et aussi proposer les perspectives pour une meilleure prise
en main du problème que pose la recherche.
VI.1 Vérification des hypothèses

Notre travail a été abordé sur la démarche hypothético-déductive qui consiste à


vérifier les hypothèses à la fin de la rédaction, il est parti d’une hypothèse centrale selon laquelle
la contribution des infrastructures touristiques dans le développement économique, social et
culturel de l’arrondissement de Yaoundé 1er. Grace à cette renommée, les structures
touristiques reçoivent un bon nombre de touristes qui viennent de tous les pays. Il est donc
nécessaire de développer les infrastructures de grande envergure au Cameroun comme le Hilton
(hôtel 5 étoiles), la falaise (4 étoiles), le palais polyvalent des sports, le centre international de
l’artisanat ; pour mieux attirer les visiteurs et faire du Cameroun une destination touristique. De
cette hypothèse centrale ont découlé trois hypothèses secondaires.
VI.1.1 Hypothèse 1

Partant de la question spécifique : quelles sont les attractions touristiques de


l’arrondissement de Yaoundé 1er ?Nous avons émis comme hypothèse « l’arrondissement de
Yaoundé 1er a une multitude d’attractions touristiques qui attire un certain nombre de touristes
au Cameroun ». Afin de valider cette hypothèse ou non, nous avons effectué une analyse et une
exploitation des données primaires et secondaires collectées qui nous ont montré que de
nombreuses infrastructures touristiques donc les attraits touristiques et les hôtels sont en grand
nombre dans cet arrondissement. Parlant d’attraits touristiques, nous pouvons énumérer le
palais polyvalent des sports qui attirent les touristes à partir de l’organisation des compétitions,
le centre international de l’artisanat qui amène les visiteurs à connaitre plus sur l’art
camerounais, la cathédrale notre dame de victoire, les cascades du Mfoundi, le musée national.
Les touristes en visite peuvent loger dans les différents hôtels de l’arrondissement de Yaoundé
1erqui regroupe toutes les catégories d’hôtels à l’instar du Hilton hôtel à caractère international
5 étoiles, le Djeuga palace 4 étoiles, mérina hôtel 3 étoiles, Azur hôtel 2 étoiles, masque hôtel
1étoiles et ceux non classés. Il a aussi des établissements de loisirs, les plus connus sont le

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 105


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

safari, la sanza, le katios. Au vu de ce qui précède, nous dirons que cette hypothèse peut être
validée.
VI.1.2 Hypothèse 2

A la question spécifique : est-ce que les infrastructures touristiques ont une


influence sur le développement de l’arrondissement de Yaoundé 1er? Nous avons émis
l’hypothèse suivante : « les infrastructures touristiques ont une influence positive et négative
sur le développement de l’arrondissement de Yaoundé 1er parce qu’elles créent les emplois».
Notre étude révèle que les infrastructures touristiques ont une grande importance dans le
développement d’une région car elles créent des emplois qui sont source de vie pour des
familles respectives. Ces structures créent non seulement des emplois directs mais aussi
indirects car à côté des infrastructures touristiques se retrouvent toujours d’autres activités
connexes à la chaîne. Egalement dans les différentes infrastructures sont organisées des
séminaires, des colloques, des conférences et ses événements ont une importance sur
l’économie du Cameroun. Les évènements et accueils de certaines grandes personnalités en
visite au Cameroun, se font dans les hôtels. Par exemple : Le président italien Sergeo
MATTARELLO en visite au Cameroun en mars dernier passe quatre jours au Cameroun et
séjourne à l’hôtel Hilton de Yaoundé et en 2005, le président de la république du Nigeria son
Excellence MUHAMMADU Buhari. Les différents contrats sont signés en leur sein, les
conférences régionales et sous régionales au Cameroun sont tenus dans certains hôtels de
l’arrondissement de Yaoundé 1er, lors de la conférence africaine de la décentralisation et du
développement présidée en 2010 par MARAFAT HAMIDOU YAYA, ces hôtels ont été parmi
les hôtels sélectionnés pour héberger certains participants des représentants des pays africains.
Alors nous pouvons valider cette hypothèse à moitié parce qu’il existe aussi d’autres
infrastructures et sites touristiques qui attirent les touristes au Cameroun.
VI.1.3 Hypothèse 3

A la question spécifique quelles sont les mesures ou les stratégies à mettre en place
pour booster le développement de l’arrondissement de Yaoundé 1er à travers les infrastructures
touristiques, il en découle l’hypothèse « le Cameroun a mis en place les méthodes efficaces de
contrôle des infrastructures touristiques qui sont une source de revenu pour le pays ». Après
avoir effectué différentes analyses, il en résulte que l’Etat camerounais s’est beaucoup investi
pour relever le nombre d’infrastructures touristiques en donnant l’autorisation aux promoteurs
de construire les structures touristiques. C’est pour cette raison que cet arrondissement à 46
hôtels sur 116 qui se trouve dans la capitale du Cameroun. Aussi, la commune urbaine de
Yaoundé s’est lancée dans l’aménagement des espaces verts, espaces récréatifs et la
construction des infrastructures touristiques afin de permettre ou favoriser le développement du
tourisme. Nous avons comme exemple le parc sainte Anastasie, les cascades du Mfoundi,
L’espace vert entourant le rond- point Nlongkak, en face de l’hôtel de ville de Yaoundé et aussi
les immeubles comme ceux abritant les services de premier ministère, le centre international de
l’artisanat. Tout ceci montre que le gouvernement s’est investi en faveur du tourisme. Au vu de
ce qui précède, nous dirons donc que cette hypothèse est validée.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 106


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Au vu de ce que nous venons d’évoquer, il résulte qu’effectivement les


infrastructures touristiques ont contribué d’une manière ou d’une autre au développement de
l’arrondissement de Yaoundé 1er, car il est les hôtels sont les lieux les plus fréquentés par les
touristes en visite au Cameroun. C’est pourquoi l’Etat doit encore développer ou construire
d’autres infrastructures comme prévu dans les projets structurants afin de faire du Cameroun
une destination touristique plus connue en Afrique.

VI.2. Critique des résultats

En recherche scientifique il n’existe pas de travail parfait. C’est pourquoi il est


nécessaire que le chercheur fasse la critique des résultats de son travail fait.

VI.2.1. Limites du cadrage général

Le cadrage général du sujet s’articule autour des rubriques suivantes : la


délimitation thématique du sujet avec ses démembrements et le cadre opératoire des variables.
La délimitation thématique du sujet, lorsqu’elle est bien cernée, permet une meilleure
comparaison des indicateurs du phénomène. Pour mesurer le développement touristique du
Cameroun, nous aurions dû faire intervenir toutes les infrastructures de la ville de Yaoundé.
Parce qu’une seule infrastructure ne peut pas nous permettre de généraliser les conclusions.
De même lorsque les variables sont bien opérationnalisées, ceci permet une bonne
couverture des dimensions et les indicateurs à mesurer. Malgré un cadrage opératoire optimal,
nous n’avons pas pu intégrer plusieurs indicateurs et sous-indicateurs pour une meilleure
représentation de nos variables dépendantes.
VI.2.2. Limites de la méthodologie

Bien que nous ayons accordé une grande importance à notre recherche sur le terrain,
nous remarquons toujours des limites dans cette méthodologie au niveau de la collecte et le
dépouillement des données.
- La collecte des données.
La collecte des données n’a pas été facile à cause de la méfiance et l’hostilité des
responsables de cet hôtel qui donne les informations à peine. La non disponibilité ou le manque
de documents pouvant nous aider dans la recherche, aussi les rendez – vous non honorés des
responsables. La disparition des demandes au secrétariat des ressources humaines. Egalement
les informations recueillies ou proposées par certains responsables ou employés de l’hôtel
étaient soient limitées, soient inexactes. Ainsi, tous ces freins ne nous ont pas permis de mener
une recherche efficiente.
Nous pouvons aussi évoqués la non disponibilité de certains responsables qui n’ont
pas accordés beaucoup de temps et d’intérêt à nos guide d’entretien soit en refusant de remplir,

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 107


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

soit remplissant en moitié. Ce qui a provoqué la perte de certains guides d’entretien. Ces
différentes défaillances ont limitées la teneur des résultats obtenus dans la recherche.
- Le dépouillement et le traitement des données :
Pour dépouiller et traiter les données d’enquêtes, nous avons utilisé les logiciels tels
que : SPSS et EXCEL (CSPRO). Car ne maitrisant pas l’usage d’autres outils comme le logiciel
SPSS, nous avons commis certaines erreurs dans la saisie des données. Pour les corriger, nous
avons perdu beaucoup de temps.
- L’exploitation du questionnaire :
Les questionnaires ont été dépouillés quantitativement et qualitativement suivant
les techniques de traitements numériques des données avec les logiciels comme le SPSS et
EXCEL. Nous avons rencontré les difficultés au niveau du remplissage des réponses par les
employés de l’hôtel Hilton. Certains ne remplissaient que des parties qui les concernaient
directement et d’autres choisissaient des questionnaires qu’ils trouvaient peu abordable à leur
connaissance, laissant ainsi des parties vides qui étaient destinées à nous produire des réponses
efficaces pour notre recherche. D’où la perte de plusieurs informations importantes pour nous.
VI.2.3. Contraintes financières, matérielles du temps

 Les contraintes financières :


Pendant les enquêtes sur le terrain, nous ne disposions pas assez de moyens
financiers pour payer certains frais exigés par certains employés avant de nous fournir des
informations ou de répondre au questionnaire qui leur a été proposé à cet effet. Ainsi cette
situation nous a rendu l’enquête difficile d’où la perte de temps. Les contraintes financières
nous ont empêchés de réaliser certaines cartes pour illustrer le travail que nous avons abattu.
Le coût desdéplacements pour s’y rendre à l’hôtel tout le temps qu’il y a nécessité, le coût de
location du GPS par jour de travail, nous ont été contraignant afin de localiser les informations
et de les positionner sur les fonds de carte.

 Les contraintes matérielles :


Elles se sont ressenties au niveau de la documentation et du matériel technique tel
que le GPS. Nous avons eu du mal à entrer en possession des textes, lois, décrets, arrêtés et
notes de service. Les personnes disposées à nous fournir le GPS pour une période couvrant
notre recherche. Heureusement que nous avons travaillé de façon discontinue et efficace pour
localiser les infrastructures touristiques autour de notre zone d’étude.

 Les contraintes de temps :


Le temps de travail imparti était trop réduit à cause du stage pratique qui a été sur une longue
période ainsi que les cours de rattrapage que nous avons commencé pendant que nous rédigions
nos mémoires.

VI.3 Recommandations

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 108


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

. Pour promouvoir le tourisme au Cameroun à travers les infrastructures touristiques, les


promoteurs de ces structures devraient :
 Revoir les prix des chambres et des repas
Les locaux trouvent les difficultés de logement dans ces structures d’hébergement à cause des
prix des chambres et mêmes des repas, en effet, les promoteurs devraient trouver une stratégie
pour pallier à cette situation. Ils pourraient par exemple prévoir des chambres moins coûteux
pour les camerounais, ainsi qu’un restaurant à la camerounaise car les locaux selon la définition
du MINTOUL sont aussi considérés comme les touristes.
 Promouvoir l’art culinaire
Sous l’appellation de l’art culinaire se retrouvent les produits alimentaires dont l’origine est
clairement identifiable et que consomment… des expatriés, à l’exclusion des produits frais
(UNESCO, 1999). L’ensemble tourisme- cuisine est indissociable. Et dans l’idée de découverte,
le promoteur des infrastructures touristiques gagneraient à développer un restaurant africain
dans lequel on proposerait uniquement les mets camerounais. Mieux encore dans leur contact
avec les visiteurs, certains cuisiniers se verraient enseigner ces méthodes de la cuisine locale
aux étrangers. Pendant leur séjour une politique de marketing bien structurée pourrait leur être
destinée de façon à tuer en eux le doute.

 Les hôtels devraient créer leurs propres activités liées à la chaine


touristiques comme les activités agricoles. Un grand hôtel doit avoir une plantation et un cheptel
pour promouvoir l’agriculture qui est aussi source de revenu pour l’économie camerounaise. Et
en développant ses différentes activités, il devait employer les jeunes camerounais qui sont à la
recherche du travail. Ainsi, cela accroitrait les revenus partant du vendeur de terrain à exploiter
au chauffeur transportant ses marchandises pour le ravitaillement des restaurants de ces
infrastructures touristiques. Car, selon certains responsables des infrastructures touristiques de
l’arrondissement de Yaoundé 1erlors du remplissage des guides d’entretien : « nous ne
disposons pas de plantation, ni de cheptel mais travaillons avec des fournisseurs ou
partenaires ».

 Pour faire connaitre les produits touristiques, il faut communiquer à travers les
instruments qu’offrent aujourd’hui les différentes techniques de la communication. A savoir,
les dépliants, les affiches, les participations aux foires, l’acquisition des films, la mise en ligne
d’un site internet, etc. les hôtels devraient disposer une bonne qualité d’information dans leurs
sites afin de mieux valoriser le tourisme camerounais. sur ces sitesdevraient apparaitre quelques
noms ou images des sites touristiques camerounais.
 Il faut également doter le Cameroun d’un réseau de voies de communication
fiables (voies ferroviaires et les routes notamment). Il faut y ajouter la facilitation des voyages,
des visites et des séjours touristiques au Cameroun (visa touristique, accueil, change monétaire,
santé). Les promoteurs des infrastructures touristiques pourraient contribuer à la réalisation de
ces infrastructures en sensibilisant les pouvoirs publics sur l’apport du tourisme au Cameroun.
VI.4 Stratégies pour le développement du tourisme
VI.4.1 Au niveau des hôtels

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 109


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Il sera important dans cette partie de montrer les méthodes que ces hôtels doivent
mettre en jeu pour impulser le développement dans l’arrondissement de Yaoundé 1er.
Pour améliorer le tourisme au Cameroun, les structures touristiques devraient
utiliser une stratégie plus performante pour vanter la destination touristique camerounaise à
travers l’internet. Le choix d’une destination par internet tient compte des facteurs tels que :
- La lisibilité qui est l’une des caractéristiques les plus importantes d’un site Web. Il s’agit
de la capacité de l’internaute d’arriver à comprendre le contenu en un clic et de trouver
une fin à sa requête. D’après Gonzalez (2005) cité par Victor et Kanopée (2007), la
lisibilité est le degré selon lequel le site Web facilite la capacité du consommateur à
trouver son chemin.
- L’ergonomie du site subdivisé en trois parties traitées sous le nom de design. Les
travaux de Katerattanakul (2002) ont démontré que le design est une variable qui mesure
la navigabilité d’un site internet et qui peut être découpé en trois sous variables qui sont :
le design visant la facilité de la transaction, le plaisir et la recherche d’informations
(Kaffo. C, F.Nkankeu, 2011). Ainsi, ces hôtels devraient mettre ces facteurs en jeu pour
que leurs sites soient plus accessibles en termes d’informations concernant les attraits
touristiques de l’arrondissement de Yaoundé 1er. Ce qui attirerait encore plus de
touristes au Cameroun.
- Etudier l’influence de notre culture sur les domaines opérationnels du tourisme
camerounais que sont (hébergement, loisir et restauration) et qui peuvent constituer de
puissants canaux de distribution de la culture, et des vecteurs d’expansion de cette
identité touristique. Donc les structures touristiques devraient mettre les mets locaux à
la disposition des clients, qu’ils soient étrangers ou locaux afin de promouvoir la culture
camerounaise.

VI.4.2 Suggestions pour l’arrondissement de Yaoundé 1er afin de développer le tourisme


camerounais.

 Pendant leur séjour, il faut pouvoir les héberger dans les établissements
d’hébergement aux normes internationales comme le Hilton Hôtel de Yaoundé. Dans le
secteur du tourisme, les normes ne peuvent varier que dans le sens d’une amélioration
du confort, même si on intègre les matériaux locaux.
 Pour transformer les attractions nationales en produits touristiques, il faut
les aménager, les rendre accessible et les entretenir. Pour accueillir les touristes et les
conduire à leur lieu de résidence, il faut disposer d’un matériel roulant pouvant soutenir
la concurrence c’est-à-dire aux normes de bien – être exigées par les touristes.
Or, « l’état déplorable du matériel roulant utilisés par les opérateurs du sol,… constitue
un facteur incalculable de risque » et de désavantage compétitif. C’est pour cette raison
que récemment pour pallier à la faiblesse du tourisme au Cameroun, le gouvernement a
lancé un plan d’aménagement sur de long terme, susceptible de porter la masse de
visiteurs au Cameroun de 200000 personnes. Le gouvernement a signé des conventions
de coopération en ouvrant des bureaux touristiques dans les grandes villes européennes
telles que Paris, Londres et Madrid. Ces derniers ont pour but de vanter « le produit »
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 110
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

camerounais à l’étranger afin d’inciter des voyageurs à venir. Ces programmes passent
également par la recherche des investisseurs.
 En 1990 s’est tenue la réunion du comité national de facilitation (CNF)
qui a proposé à l’issue de ses travaux l’assouplissement des conditions d’acquisitions
des visas, un meilleur accueil dans les ambassades et les aéroports, l’élimination des
longues files d’attentes au débarquement, la libéralisation des prises de vue
photographiques, les problèmes d’échanges dans les aéroports, la promotion de la
gastronomie camerounaise, l’exploitation des retombées du World Cup 90
(FOUTSOP,C, R, 2009).

 La mise en place des actions promotionnelles de la destination touristique


Les autorités en charge du développement du tourisme devraient participer aux
différentes foires et salons mondiaux de tourisme qui contribuent à vendre l’image des
destinations touristiques camerounaises. C’est pourquoi le ministre du tourisme déclare à
propos de l’importance accordée à ces manifestations dans la stratégie gouvernementale de
relance de l’ensemble de ce secteur « nous entendons satisfaire, à travers notre présence à ce
type de manifestations, davantage promouvoir notre destination, la faire connaitre davantage,
la faire vendre. Nous venons ici consolider les acquis. Notre pays se présente à ce jour comme
une alternative sérieuse aux grandes destinations touristiques africaines dont le produit
touristique arrive à saturation » (Godong, 2006). C’est pour dire que la participation aux foires
et salons est capitale pour vendre l’image du Cameroun.
 Pour une optimisation du tourisme dans l’arrondissement de Yaoundé 1eret au
Cameroun en général, il faut construire d’autres infrastructures hôtelières comme le Hilton de
Yaoundé qui respecte les normes internationales et aménager les sites touristiques. Car la
présence de nombreux sites touristiques attirerait plus de touristes à Yaoundé et à base des
recettes faites par les touristes, le niveau de vie des camerounais connaitra un changement c’est
ce que nous voyons sur ce graphique :

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 111


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

4,40%
4,40%
100% 26,70%
80% 13,30%
60%
51,10%
40%
20%
0%

organisation des concerts de musique, des séminaires ou des conférences sur le thème du tourisme
le payement des impôts
l'aménagement des sites touristiques
la construction d'autres infrastructures hôtelières
les recettes faites par les clients de l'hôtel

Source : enquête de terrain

Figure 18 : les méthodes ou les stratégies utilisées pour impulser le tourisme au Cameroun.

Selon notre graphique, nous constatons qu’il est nécessaire de construire les
infrastructures dans le but de mieux développer le tourisme au Cameroun. En outre, le pic le
plus élevé sur ce graphique représente 51,10% des recettes faites par les clients alors la présence
des infrastructures apportera les revenus dans l’économie camerounaise si elles sont construites.
Il est aussi important d’aménager les sites touristiques ici, nous avons 26,70% qui pourront
impulser le développement touristique de la région où le site touristique est aménagé. Nous
n’allons pas négliger les autres paramètres qui sont la construction d’autres infrastructures qui
représentent 13,30% le payement des impôts et l’organisation des concerts de musique, des
séminaires ou conférences qui quant à eux ont un pourcentage de 4,40%. Ces derniers ont une
grande part de contribution dans l’économie camerounaise. Bref, la présence de tous les autres
éléments se résume aux recettes faites par les touristes lors de leurs visites.
La meilleure contribution du gouvernement à la promotion de la croissance du tourisme
consistera à fournir les services et les infrastructures efficaces nécessaires au développement
économique du tourisme :
- L’amélioration du climat de l’investissement privé
- La stimulation de l’investissement dans le secteur privé en lui apportant un appui mieux
ciblé et efficace
- Valorisation de toutes les potentialités touristiques existantes
- La diversification de l’économie grâce à la mise en valeur de toutes les potentialités
touristiques dont dispose le pays
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 112
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

- Canalisation de toutes les potentialités touristiques du pays vers la promotion d’une


économie compétitive
 Les manifestations culturelles et sportives (MCS) peuvent constituer un levier pour
accroitre le développement du tourisme au Cameroun.
L’arrondissement de Yaoundé 1eraccueille de nombreuses manifestations
culturelles et sportives, c’est-à-dire des évènements qui peuvent jouer un rôle majeur dans la
commercialisation de l’image du lieu d’accueil avant, durant et après la manifestation elle –
même. Les PME (Petites et Moyennes Entreprises) dont les activités sont liées au tourisme,
peuvent grandement bénéficier de telles manifestations. En effet, les loisirs culturels et sportifs
constituent l’une des toutes premières motivations dans le choix des destinations touristiques.
Dans le contexte actuel de concurrence entre destinations touristiques, l’offre en matière
d’hôtellerie et de restauration ne suffit pas pour apporter un avantage concurrentiel suffisant.
La compétitivité touristique d’une destination repose fortement sur son offre en matière de
loisirs, culturels, sportifs, environnementaux. Cette offre de loisirs permet de mieux valoriser
le patrimoine naturel et culturel du territoire. Les offres touristiques se doivent donc d’être plus
imaginatives pour apporter un plus par rapport aux autres destinations.
Ainsi, le centre culturel camerounais envisage de promouvoir la culture camerounaise
dans sa diversité et offrir une gamme d’outils fonctionnels qui permettront la rencontre entre
l’offre et la demande culturelle, entre l’artiste et le public. Cette vision est portée par les valeurs
identitaires et culturelles d’un Cameroun tourné vers son patrimoine culturel et son histoire.
Par conséquent, le centre international de l’artisanat de Yaoundé a lancé un projet qui consiste
à la construction d’une galerie d’art virtuelle. Elle servira à faire le commerce électronique, ce
qui signifie qu’un acheteur basé à New York pourra avoir accès à l’œuvre exposée au village
artisanal.

Les PME se décomposent en deux groupes :


- Les structures dont l’activité est directement liée au tourisme, par exemple : les
structures hébergement, les restaurants, les cafés, les bars, les agences de voyage ainsi
que les entreprises culturelles ou sportives.
- Les structures dont le lien au tourisme est indirect, par exemple les fournisseurs et les
sous- traitants ainsi que toutes les activités connexes générées par le développement
touristique. Dès lors, ces différentes activités sont source de développement
économique et de créations d’emplois.
C’est pour cette raison que le développement touristique et le développement territorial sont
intimement liés :
- Les autorités locales décisionnaires : régions, communes, groupements de communes…
ces décideurs jouent un rôle dans l’organisation et le financement des manifestations
culturelles et sportives.
- Les organisateurs des manifestations culturelles et sportives : associations culturelles ou
sportives, sociétés d’organisations évènementielles, fédérations.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 113


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

ENTREPRISES, PME ET ASSOCIATIONS


D’ENTREPRISES

MCS
AUTORITES ORGANISATEURS
LOCALES DES
DECISIONNAIRES MANIFESTATIONS

Source : la commission européenne, 2007

Figure 19 : les catégories d’acteurs intervenants dans les manifestations culturelles ou


sportives.

En effet, cette figure nous montre les différents intervenants dans les manifestations
culturelles et sportives qui interviennent dans le développement du tourisme et le rôle que joue
chaque membre. La figure ci-dessus se présente sous une forme triangulaire : au sommet nous
voyons des PME, les entreprises et les associations qui jouent le rôle direct ou indirect dans
l’activité touristique. Alors que les autorités locales à leur tour organisent et financent les
manifestations qui attirent les touristes. Et quant aux organisateurs leur rôle se limite à
l’organisation et à l’animation des dits événements.
Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 114
Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Pour mieux promouvoir le tourisme et surtout la culture camerounaise, le plan


directeur d’urbanisme 2020 préconise après la concertation du ministère de la culture :

 La construction d’un grand musée des civilisations

 La construction d’une grande salle de spectacles

 La mise en valeur du patrimoine de l’architecture d’époque traditionnelle et coloniale

 La construction d’une grande maison de la culture

 La construction de centres socioculturels dans les différents centres secondaires

 La construction de grands complexes touristiques (activités hôtelières et de loisirs)

 L’aménagement culturel des carrefours places et jardins entre autres

 Le projet de reconquête des abords du Mfoundi, territoire de création pour les artistes

 L’aménagement touristique du site du lac en jardins thématiques préconisés par le


MINCULT. Ainsi, la ville de Yaoundé étant au carrefour des cultures camerounaises
riches de 200 ethnies. Sa population cosmopolite est liée à de nombreux foyers culturels
malheureusement non perceptibles par le grand public. Alors ces foyers pourraient
contribuer à la richesse culturelle de Cameroun.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 115


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

CONCLUSION GENERALE

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 116


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

CONCLUSION GENERALE

Notre réflexion dans cette étude s’est attardée autour du sujet « infrastructures
touristiques et la contribution audéveloppement de l’arrondissement de Yaoundé 1er». Il a été
question pour nous de montrer la participation des infrastructures au développement de
l’arrondissement de Yaoundé 1er. Ainsi, dans le sillage d’un cadrage méthodologie préétabli,
nous avons commencés à identifier les attractions touristiques dans l’arrondissement de
Yaoundé 1er, ensuite présenter les infrastructures de l’arrondissement de Yaoundé 1 er et le
Hilton comme une grande infrastructure hôtelière implantée dans la ville de Yaoundé. Enfin,
l’impact des infrastructures touristiques sur le plan économique, social et culturel de
l’arrondissement de Yaoundé1er et quelques limites que présentent les hôtels et les autres
structures. Cependant, après analyse des résultats nous avons retenu qu’il y a une grande variété
d’infrastructures touristiques dans l’arrondissement de Yaoundé 1er.Elles sont en majorité
situées au centre -ville et est entouré de structures publiques, parapubliques et privées qui
apporte un plus à leur renommée par l’organisation des séminaires, conférences et
l’hébergement des hautes personnalités en visite au Cameroun. Ces structures contribuent
efficacement au développement de l’arrondissement car elles offrent des emplois et payent les
impôts et les taxes qui ont des avantages dans l’économie camerounaise, mais également les
limites observées au niveau des hôtels qui se situent au niveau des prix de nuitée, les habitudes
alimentaires, le phénomène de prostitution. Pour apporter des améliorations, nous avons
soulevé les stratégies pouvant faire du Cameroun une destination touristique digne telles que la
construction d’autres infrastructures touristiques sur le modèle du Hilton hôtel et l’organisation
les manifestations culturelles et sportivesqui permettent de vendre l’image d’un pays. Pour
parvenir à ces résultats, nous avons bâtis un raisonnement fondé sur les hypothèses de recherche
dont la vérification n’a été possible qu’à partir d’une collecte de données secondaires dans les
centres de documentation ; et primaires grâce aux enquêtes de terrain. Nous avons ensuite
procédé à un traitement quantitatif et qualitatif de ces données pour les rendre exploitables dans
notre analyse.Toutefois, l’arrondissement de Yaoundé 1er regorge une multitude
d’infrastructures et dans celles – ci nous observons beaucoup plus le tourisme des affaires dans
les hôtels de grande envergure.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 117


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

BIBLIOGRAPHIE

Ouvrages et articles

- Bailly A, Ferras R. et Pumain D., Paris, Editions Economica, Chapitre 43 ; pp.827-844.

- Baye Dieng, et al, touristes-rois en Afrique, Karthala, Paris, 1982, P. 26.

- Caze, G. &Knafou, R. (1995). Le tourisme. In l’Encyclopédie de la Géographie. Ed.

- Dupont, I(2000) contribution des dimensions économiques du tourisme et des voyages,


Paris Harmattan, P13.
- Fabre, Pierre. (1990). Tourisme international et projet touristique dans les pays en
développement : méthodologie de planification. Cameroun : Yaoundé, rapport
MINTOUR, 420 pages.

- François Velas (2003). Les enjeux du tourisme dans les pays en développement ; P. 37, in
tourisme et développement durable de Kinu Jean Michel Salomon, acte de colloque du
CeregmiaSchoclcher.
- Frank Michel (1996), tourisme, touristes, sociétés, in revue des sciences humaines,
histoire et anthropologie, N°12, P. 103.
- LozatoGiotart Jean Pierre (1989). Géographie du tourisme : de l’espace regardé à l’espace
consommé. 3e édition. Paris, Barcelone, Milan : Masson, 309 pages.
- Nizesete, D, « potentiel touristique du Cameroun et stratégie de mise en valeur »,
Ngaoundéré, IREST-PARIS 1 – Panthéon – Sorbonne, PP 14-15.
- Owona, J.( 2000) dans préface du livre de Engelbert François Essono, le tourisme au
Cameroun, région et pôle de développement, Imprimerie saint Paul de Yaoundé.P.259.
- SeedouMuktharSonko (2013). Le tourisme rural et la réduction de la pauvreté. Economies
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- Tchindjang, M. et KengneFodouop, (2003). Le Cameroun, un pays aux potentialités
touristiques sous-exploitées. BoletimGoiano de Geografia Vol 23 N°1, Jan/juin 2003.
pp.1-22 ; 9fig. 1tab. Rio de Janeiro, Brésil.
- Tinard Yves (1994). Le tourisme, Edition Ediscience, P. 225.

Mémoires et thèses
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leur perception dans l’évaluation de la qualité de service hotelier. Mémoire online. P. 18.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 118


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

- Boumeggouti, I(1995) ; le tourisme international au Maroc : espaces et produits


touristiques (étude des principaux éléments d’un système), thèse présentée en vue de
l’obtention du doctorat (nouveau régime) à l’université de Paris I Panthéon – Sorbonne.

- DafniMichalopoulou 2011 « développement des complexes touristiques et de


l’immobilier de loisir haut de gamme en Grèce : quelle intégration dans les nouvelles
orientations du tourisme ? ». mémoire professionnel.
- Mainet, N (1979). Les aspects géographiques du tourisme au Cameroun. thèse de doctorat
3e cycle Université de Bordeaux III. 248 Pages.
- Ossoko. S 2001 « les problèmes du développement au Cameroun : le cas de Yaoundé »,
rapport de licence, Université de Yaoundé II. P 77.

Webographie
- Outil sur la réduction de la pauvreté en zone rurale, BIT, Génève 2011,
http/www.ilo.org/wcms P.5/groups/public/…édition
emp/document/instructionalmaterial/wcms-176291. Pdf.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 119


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

ANNEXES

ECOLE NORMALE SUPERIEURE DE YAOUNDE

DEPARTEMENT DE GEOGRAPHIE

QUESTIONNAIRE D’ENQUÊTE ADRESSE AUX EMPLOYÉS DE L’HÔTEL

Thème : INFRASTRUCTURES TOURISTIQUE ET CONTRUBUTION AU DEVELOPPEMENT DE


L’ARRONDISSEMENT DE YAOUNDE 1er.

Numéro du questionnaire : |__|__||__|

Date de l’enquête : |__||__||__||__||__|__||__||__|

SECTION1: INDENTIFICATION DU RÉPONDANT

NUMERO DU QUESTIONNAIRE (À ne pas remplir) |__|__||_


Q _|
Q01 Votre sexe |__|
1 = Masculin 2 = Féminin
Q02 Votre âge
1 = -20 ans 2 = 20-24 3 = 25-29 4 = 30-34 5 = 35-39 6 = 40-44 |__|
7 = 45-49 8 = 50-54 9 = 55-59 10 = 60-64 11 = 65+…
Q03 Quel est votre statut matrimonial |__|
1 = Célibataire 2 = Marié 3 = Divorcé 4 = Veuf
Q04 Votre niveau d’instruction |__|
1 = Sans niveau 2 = Primaire 3 = Secondaire 4 = Supérieur
Q05 Quelle est votre profession ? |__|
1= cuisinier 2= réceptionniste 3= Virgile 4= informaticien 5 – directeur des
opérations 6 – restaurateur 7 – autres à préciser …………………………..

SECTION 2 : -PERSONNEL DE L’HÔTEL

Quel est votre revenu mensuel ? |__|


Q06 1- moins de 50 000frs 2- 50 à 100 000frs 3- 100 à 150 000frs 4- 150 à
200 000frs 5 - plus de 200 000frs
Q07 Qu’est- ce qui vous a poussé à travailler dans cette structure ? |__|
1 – chômage 2 – survenir à vos besoins
.
Q08 Depuis combien de temps travailler vous dans cette structure ? |__|
1- 1 à 5ans 2 – 5 à 10 ans 3 – 10 à 15 ans 4 – 15 à 20 ans
5- 20 et plus
Q09 |__|

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 120


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

En quelle année avez – vous été recruté ? …………………………………………..


Q10 Comment se font les recrutements dans votre structure ? |__|
1 – sur étude du dossier 2 – sur concours 3 – stage
Après combien de temps faites – vous des recrutements ?
Q11 1 – chaque semaine 2 – après un moins 3 – tous les six mois
4 – chaque année 5 – une durée indéterminée
Q12 Comment vos employés sont – ils formés ?
1 – A travers les centres de santé 2 – A travers le stage

SECTION 3 : INFRASTRUCTURES TOURISTIQUES DE L’HOTEL ET DEVELOPPEMENT

Q13 Quelles sont les activités implantées avec l’arrivée de votre hôtel ? |__|
1 - les banques 2 – les micro- finances 3 – les écoles de formation
4 – les routes 5 – les super marchés

Q14 |__|
Ou sont – elles implantées ? …………………………………………………..

Q15 Quels sont les prix de vos repas?


1 – 3000 2 – entre 3000 et 4000 3 – entre 4000 et 5000
4 – 5000 et plus

Q16 Quel est le prix moyen d’une chambre dans votre Hôtel ?
……………………………………………………………………………………..

Selon vous qu’est ce qui peut impulser le développement du tourisme dans votre |__|__
structure ?
1 – les recettes faites par les clients de l’hôtel
Q17 2– la construction d’autres infrastructures hôtelières
3 – l’aménagement des sites touristiques
4– le payement des impôts
5 – organisation des concerts de musique, des séminaires ou des conférences
sur le thème du tourisme

Quelle est l’origine du matériel (lits, matelas…) destiné au fonctionnement des


chambres de l’Hôtel ?
Q18 1 – il est importé 2 – il est acheté au pays 3 – l’Hôtel a une menuiserie
4 – les partenaires
Quelle est la provenance du matériel pour l’habillement des salles ?

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 121


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Q19 1 – il est importé 2 – il est acheté au pays 3 – partenaires locaux

4 – partenaires internationaux 5 – une maison de fabrication

Avez- vous des voitures pour le transport du personnel ?

Q20 1 – oui 2 – non

Si oui combien de voitures sont- ils à la disposition de ces derniers ?

Q21 1–1à2 2–2à3 3–3à4 4 – 5 et plus

Q22 Quelles est la provenance des denrées alimentaires ?


1 – les partenaires 2 – La plantation
Q23 Combien de voitures possédez- vous pour ce service?
1–2à3 2–4à5 3–5à6 4 – 6 et plus

Avec quels magasins traitez- vous pour l’achat des produits (whisky, boisson,
nappe de tables…) ?
Q24 ……………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………

Quels sont les livreurs ou les grossistes des produits dans votre structure ?
Q25 ……………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………

Est- ce que le Hilton a un cheptel (élevage) ?


Q26 1 – oui 2 - non

Si non quelle est l’origine des produits consommés (poulet, poisson, viande du
bœuf, vins …) dans votre Hôtel ?
……………………………………………………………………………………
Q27 ……………………………………………………………………………………

Qu’est- ce que vous avez comme loisirs spécifiques ?


……………………………………………………………………………………
Q28 ……………………………………………………………………………………

Ces aires de loisirs sont- elles à la disposition des clients ?


Q29 1 – oui 2 – non

Parmi les Hôtels de Yaoundé, qu’est- ce que votre hôtel a de particulier ?


Q30 ……………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 122


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

NGO DJANG ANNE


ENS

Quelques questions
1) Quelle est l’année de création de votre hôtel et son mode de
fonctionnement ?
2) Avez-vous un site internet accessible ? ou les magazines que
vous mettez à la disposition de vos clients ou votre personne ?
3) Combien de clients recevez-vous par jour, par mois et par an et
quelles sont leurs nationalités ?
4) Quelles sont les catégories de vos chambres et le nombre de lits
dans chaque chambre ?
5) Quelle est votre source d’approvisionnement en denrées
alimentaires ? avez-vous un poulailler, une porcherie ou une
plantation ?
6) Quels sont les horaires d’ouverture de vos différents restaurants
et quel est leur mode de fonctionnement ?
7) Quels sont les mets que vous proposez à vos clients ? (petit
déjeuner, déjeuner et souper)
8) Quel est le mode de transport utilisé pour l’écoulement des
denrées alimentaires ?
9) Quelles sont les aires de loisirs présentes dans votre hôtel ?
10) Quelle est la contribution de votre hôtel au développement
du Cameroun ?

Je voudrais également que vous m’accordez une autorisation


pour l’administration du questionnaire auprès de vos clients et de
votre personne.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 123


Infrastructures touristiques et contribution au développement de l’arrondissement de
Yaoundé 1er.

Mémoire présenté par NGO DJANG ANNE GISELE Page 124

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