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Memoire MR Nembot Lele HBP + Abstrat Corrigé

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« FACTEURS DE RISQUE DE L’HYPERTROPHIE BENIGNE DE LA PROSTATE CHEZ

LES HOMMES DE 40 ANS ET PLUS VENUS EN CONSULTATION A L’HOPITAL


PROTESTANT DE MBOUO BANDJOUN»

SOMMAIRE

SOMMAIRE ............................................................................................................................... i

DEDICACE ................................................................................................................................ ii

REMERCIEMENTS ................................................................................................................. iii

LISTES DES ABRÉVIATIONS ............................................................................................... iv

LISTE DES FIGURES ............................................................................................................... v

LISTE DES TABLEAUX ......................................................................................................... vi

LISTE DES ANNEXES ........................................................................................................... vii

RESUME ................................................................................................................................. viii

ABSTRACT .............................................................................................................................. ix

INTRODUCTION ...................................................................................................................... 1

CHAPITRE I : CADRE CONCEPTUEL DE L’ETUDE ........................................................ 2

CHAPITRE II : CADRE CONCEPTUEL ET REVUE DE LA LITTERATURE .................... 8

CHAPITRE III : MATÉRIEL ET MÉTHODES ..................................................................... 35

CHAPITRE IV : RESULTATS ET INTERPRETATIONS .................................................. 44

CHAPITRE V : DISCUSSIONS ET LIMITES DE L’ETUDE ............................................. 53

CONCLUSION ........................................................................................................................ 57

SUGGESTIONS....................................................................................................................... 58

RÉFÉRENCES ......................................................................................................................... 59

ANNEXE .................................................................................................................................. A

TABLE DES MATIÈRES ........................................................................................................ D

i
Rédigé par NEMBOT LELE Ronel Wilfried
« FACTEURS DE RISQUE DE L’HYPERTROPHIE BENIGNE DE LA PROSTATE CHEZ
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DEDICACE

A
Mes parents

M et Mme LELE

ii
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REMERCIEMENTS
Ce document est le fruit d’un travail laborieux qui ne pouvait être réalisée sans le soutien
moral, matériel et financier de plusieurs personnes. Raison pour laquelle nous ne saurons
débuter la rédaction de ce travail sans penser à tous ceux/celles qui ont contribué de prêt ou de
loin à sa réalisation. Sur ce, je tiens à remercier les personnes suivantes :
 Pr ASSOB NGUEDIA Jules Clement, notre encadreur, pour ses conseils, ses
critiques, ses encouragements et surtout pour l’honneur qu’il nous donne en acceptant
de superviser personnellement ce travail ;
 M. KUE Richard, promoteur de l’institut universitaire de la pointe de Bafoussam pour
le cadre somptueux et la qualité des enseignants recrutés pour notre formation ;
 Madame KWEUDJEU, chef d’établissement de l’INSSAS pour sa disponibilité envers
tous les étudiants ;
 Tout le staff administratif de l’institut universitaire de la pointe pour tous vos conseils,
et la formation de qualité que vous nous avez fourni ;
 AU MEDECIN CHEF pour m’avoir donnée l’occasion d’effectuer ma collecte de
donnée au sein de sa structure hospitalière ;
 AU PERSONNEL DU LABORATOIRE de l’Hôpital Mbouo Bandjoun pour vos
conseils et votre supervision lors de notre stage de collecte ;
 A toute ma grande famille pour le soutien moral, financier, et matériel depuis le début
de notre formation jusqu’à la fin ;
 Tous mes amis et camarades de la promotion pour votre collaboration et la convivialité
qui a régné et le soutien psychologique tout au long de notre formation ;
 Tous ceux et celles qui de près ou de loin ont contribué à la réalisation de ce travail.

iii
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LISTES DES ABRÉVIATIONS


AC : Anticorps
AG : Antigène
AP : Adénome de la Prostate
ATCD : Antécédent
DHT : Dihydrotestostérone
ELISA : Enzyme Linked ImmunoSorbent Assay
HBP : hypertrophie Bénigne de la Prostate
IPSS : International prostate symptômes scores
OMS : Organisation mondiale de la santé
PAP : Phosphatase Acide Prostatique
PSA : Antigène Spécifique de la Prostate
SPSS: Statistical Package for Social Sciences
TGF-beta: transforming grow factor beta
TR : Touché rectal
T° : Température
TMB : Tétra méthyl-benzidine
TR : Toucher rectale
USIC : Unité de soin intensif en chirurgie
USNM : Unité de soin normalisé en médecine
VPN : valeur prédictive négative
VPP : valeur prédictive positive

iv
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LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Localisation de la prostate ......................................................................................... 9

Figure 2 : Morphologie externe de la prostate ......................................................................... 10

Figure 3 : Lobes prostatiques .................................................................................................. 11

Figure 4 : Les conduits de la prostate ...................................................................................... 12

Figure 5 : Anatomie zonale de la prostate. ............................................................................... 13

Figure 6 : Les phases de l'éjaculation ...................................................................................... 17

Figure 7 : Réponse de la vessie à l'HBP ................................................................................... 28

Figure 8 : La structure du PSA ................................................................................................. 29

Figure 9 : Toucher rectal .......................................................................................................... 31

Figure 10 : Biopsie prostatique ............................................................................................... 33

Figure 11 : Prévalence globale ................................................................................................. 44

Figure 12 : Répartition des répondants en fonction de la tranche d’âge. ................................. 45

Figure 13 : La figure ci-dessous représente la répartition des répondants en fonction de la


profession. ................................................................................................................................ 46

Figure 14 : répartition des répondantes en fonction du statut matrimonial .............................. 47

v
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LISTE DES TABLEAUX

Tableau I : Le score IPSS de l’OMS SCORE IPSS/QL ........................................................... 24

Tableau II : Prévalence de L’HBP en fonction de la tranche d’âge. ........................................ 48

Tableau III : Prévalence de l’HBP en fonction de l’indice de masse corporel ........................ 49

Tableau IV : Distribution des résultats en fonction de l’activité sportive ................................ 50

Tableau V : Distribution des résultats en fonction de la prostate dans la famille .................... 51

Tableau VI : Distribution des résultats en fonction de régime alimentaire .............................. 52

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LISTE DES ANNEXES


ANNEXE1 : Fiche de consentement eclaire ......................................................................... A
ANNEXE2 : Fiche des questionnaires de collecte de donnees .............................................. B
ANNEXE3 : Accord de principe du DRSP-Ouest ................................................................. C
ANNEXE4 : Autorisation administrative du chef d’établissement d’INSSAS ..................... C
ANNEXE5 : Autorisation du médecin de l'hôpital protestant de Mbouo Bandjoun ............. C

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Résumé
L’adénome de la prostate est une maladie en pleine évolution dans les pays en voie de
développement, présent plus chez les hommes âgés. Cette pathologie peut conduire à une
obstruction de l’urètre et une hernie de la muqueuse des troubles du bas de l’appareil urinaire
et de la sexualité, altérant ainsi la qualité de vie des patients, des troubles urinaires, des
difficultés d’érection avec une répercussion sur la vie sociale des hommes. De ce fait, afin de
déterminer les facteurs de risque de l’hypertrophie bénigne de la prostate nous nous sommes
proposé de contribuer à la baisse des risques d’HBP dans la population d’étude Pour cela nous
nous sommes posés la question de savoir : Quelle sont les facteurs de risque de l’hypertrophie
bénigne de la prostate chez les hommes âgés de 40 ans et plus venus en consultation à l’hôpital
protestant de Mbouo Bandjoun ? Notre étude avait pour objectif général de déterminer les
facteurs de risque de l’hypertrophie bénigne de la prostate chez les hommes âgés de 40 ans et
plus venus en consultation à l’hôpital protestant de Mbouo Bandjoun du 29 Mai au 24 Juin
2023,
Il s’agissait d’une étude descriptive transversale à visée analytique en utilisant une fiche
de consentement éclairé, un questionnaire, et nous avons reçu 53 participants remplissant nos
critères d’inclusion. La quantification de l’antigène spécifique de la prostate a été faite par la
méthode d’ELISA. Les logiciels Microsoft Office Word et Excel 2010 ainsi SPSS 20 ont été
utilisés pour le traitement des données.
A l’issu de notre étude il ressort que sur les 53 patients, 22 étaient porteur d’un seuil
pathologique de l’antigène prostatite soit une fréquence de 42%.la tranche d’âges la plus
affectée par cette pathologie est celle des hommes âgés entre [60-69] ans avec une fréquence
de 32,1% suivi de celle comprise entre [70-79] ans avec une fréquence de 26,4%. La moins
représentée était celle comprise entre [40-49] ans avec une fréquence de 3,8%. Comme
principales étiologies de l’HBP nous avons l’âge, la profession (agriculture), l’hérédité,
l’obésité, l’alimentation avec P< 0 ,05. L’activité sportive n’était pas significative
Ces résultats montrent que l’HBP reste un problème de santé publique responsable de
nombreux cas de mortalité et de morbidité. Par conséquent le personnel soignant devrait mener
des campagnes de sensibilisation pour le changement de comportement des populations enfin
de diminuer les étiologies de cette pathologie.
Mots clés : Hypertrophie, Bénigne, Prostate.

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Abstract
Prostate adenoma is an evolving disease in developing countries, present more in older
men. This pathology can lead to obstruction of the urethra and herniation of the mucosa of the
lower urinary tract and sexuality disorders, thereby impairing the quality of life of patients,
urinary disorders, erection difficulties with an impact on the social life of men. Therefore, in
order to determine the risk factors for benign prostatic hyperplasia, we proposed to contribute
to the reduction of the risks of BPH in the study population. For this, we asked ourselves the
question of: What are the risk factors for benign prostatic hyperplasia in men aged 40 and over
who come to the Protestant Hospital of Mbouo Bandjoun for consultation? The general
objective of our study was to determine the risk factors for benign prostatic hyperplasia in men
aged 40 and over who came for consultation at the Protestant Hospital of Mbouo Bandjoun
from May 29 to June 24, 2023,
This was a cross-sectional descriptive study with analytical intent using an informed
consent form, a questionnaire, and we received 53 participants fulfilling our inclusion criteria.
The quantification of the specific antigen of the prostate was made by the ELISA method.
Microsoft Office Word and Excel 2010 and SPSS 20 software were used for data processing.
At the end of our study, it appears that out of the 53 patients, 22 were carriers of a
pathological threshold of the prostatitis antigen, i.e. a frequency of 42%. The age group most
affected by this pathology is that of men. aged between [60-69] years with a frequency of 32.1%
followed by those between [70-79] years with a frequency of 26.4%. The least represented was
those between [40-49] years with a frequency of 3.8%. As main etiologies of BPH we have age,
profession (agriculture), heredity, obesity, diet with P<0.05. Sports activity was not significant
These results show that BPH remains a public health problem responsible for many cases
of mortality and morbidity. Therefore, the nursing staff should carry out awareness campaigns
for the change of behavior of the populations finally to reduce the etiologies of this pathology.
Keywords: Hypertrophy, Benign, Prostate.

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INTRODUCTION
La prostate est une glande de l’appareil génital masculin située sous la vessie qui entoure
l’urètre par lequel l’urine s’évacue. Au cours du vieillissement, la prostate se développe et
augmente de volume en raison d’une prolifération cellulaire excessive dans la zone de transition
dont la cause reste encore mal connue [1]. Ce phénomène physiologique, d’évolution
généralement lente, peut entrainer des troubles urinaires en raison de la pression exercée sur
l’urètre et la vessie. L’hypertrophie bénigne de la prostate constitue alors la première cause de
symptômes du bas de l’appareil urinaire même si ces symptômes sont très variables d’un
individu à l’autre. En France, deux millions d’hommes sont atteints de trouble urinaires associés
à l’HBP avec une augmentation constante de cent mille nouveaux cas chaque année. Mais en
réalité ils seraient plus de cinq millions à l’être car cette affection est sous-diagnostiquée [2].
L’hypertrophie bénigne de la prostate ou HBP, anciennement appelée adénome de la prostate,
est définie histologiquement par une hyperplasie stromale et épithéliale de la zone de transition
et péri urétrale de la prostate. Elle touche 50% des hommes de plus de 60 ans [3]. Par contre les
lésions histologiques de l’HBP se présentent chez 8% des hommes de 30 ans, 40% des hommes
de 50 ans et 80% des hommes de 80 ans [4]. L’HBP est la pathologie la plus fréquente chez
l’homme vieillissant, et constitue une cause majeure de troubles du bas appareil urinaire et de
la sexualité, altérant ainsi la qualité de vie des patients. Cinquante-deux pour cent (52%) des
hommes présentant des troubles urinaires se plaignaient aussi de difficultés d’érection avec une
répercussion sur la vie sociale des hommes expliquant la fréquence des troubles anxieux et la
symptomatologie dépressive [5]. En plus de l’altération de la qualité de vie, l’HBP expose à un
risque important d’insuffisance rénale, d’infection urinaire et de calcul rénal chez un patient
fragilisé par l’âge mais aussi par les poly pathologies. Il est probable que la fréquence de cette
pathologie augmente au cours des années à venir puisque les données démographiques du
Sénégal ont montré une augmentation de l’espérance de vie passant de 63,5 ans en 2013 à 73,4
ans en 2035 [6]. C’est dans ce contexte que notre étude s’est proposée de déterminer les facteurs
de risque de l’hypertrophie bénigne de la prostate chez les hommes de 40 ans et plus de venus
en consultation à l’hôpital protestant de Mbouo Bandjoun.

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CHAPITRE I : CADRE CONCEPTUEL DE L’ETUDE


I.1. Contexte de l’étude
La glande prostatique est située sous la vessie ; elle a une forme de poire avec une large
base supérieure en continuité avec la vessie, un sommet inférieur en continuité avec le sphincter
strié, une face antérieure, une face postérieure et des faces latérales [7].
Son poids évolue avec l’âge : d’un gramme chez le nourrisson, la prostate pèse environ
20g chez l’adulte jeune ; 30 à 60 g au-delà de 60 ans. Chez l’adulte jeune une prostate normale
a une longueur d’environ 3 cm, une épaisseur de 4 cm ainsi qu’une hauteur de 2 cm. La prostate
est composée pour 30 % de stroma fibromusculaire et pour 70% d’éléments glandulaires [7].
La capsule prostatique qui entoure la glande est composée de collagène, d’élastine et
des muscles lisses. Elle a une épaisseur de 0.5 mm aux faces postérieure et latérales [7].
L’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) est la tumeur bénigne la plus fréquente
chez les hommes passé cinquante ans. En effet, un homme sur deux est concerné à l’âge de
soixante ans et 80% le sont à quatre-vingt ans [8]. La prostate est une glande de l’appareil
génital masculin située sous la vessie qui entoure l’urètre par lequel l’urine s’évacue. Au cours
du vieillissement, la prostate se développe et augmente de volume en raison d’une prolifération
cellulaire excessive dans la zone de transition dont la cause reste encore mal connue. Ce
phénomène physiologique, d’évolution généralement lente, peut entrainer des troubles urinaires
en raison de la pression exercée sur l’urètre et la vessie. L’hypertrophie bénigne de la prostate
constitue alors la première cause de symptômes du bas de l’appareil urinaire même si ces
symptômes sont très variables d’un individu à l’autre [9].
Il s’agit d’une pathologie fréquemment rencontrée chez les sujets du 3ème âge ;
l’adénome prostatique a vu sa fréquence augmentée en même temps que l’espérance de vie et
est devenu la 3ème cause de dépense de santé publique dans les pays industrialisés [10].
Aux Etats Unis la chirurgie de l’adénome est la plus fréquente après celle de la cataracte
[11]. On estime que 65000 français bénéficient chaque année d’une intervention pour HBP
[11].
En Afrique selon certaines études, l’adénectomie prostatique vient au premier rang des
activités chirurgicales des services d’urologie [11]. Au service d’urologie du CHU Gabriel
Touré, elle représentait 59.3% en 2012 [12]. Et 51.35% en 2014 à Bamako commune VI [12].
AU Cameroun, plus de 50% des hommes âgés de 60 ans et 90% de ceux de plus de 80 ans sont
atteints de l’hypertrophie bégnine de la prostate [13]. Le Cameroun est un pays sous développé
situé en Afrique centrale, les données sur l’hypertrophie bégnine de la prostate sont rares à

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cause de la non disponibilité des registres, soit 12000 cas sont attendus chaque année [14]. A
Yaoundé le nombre de patients atteints de l’HBP est rare. Dans l’hôpital centrale de Yaoundé
on a reçu 329 patients âgés de 45 à 79 ans. La moyenne d’âge des patients, d’une HBP était de
61,6 ans. 181patients (56 ,9%) avaient un score jugé modéré à sévère, 200 patients (60,8%)
avaient un score de gêne supérieure à 3. Il y avait une corrélation entre l’IPSS et l’âge, l’IPSS
et le score de gêne. 184 patients porteur d’une HBP dont 118 avaient une HBP symptomatique
parmi lesquels 17 avaient un traitement médical et 35 avaient été perdus de vue. 10 patients
avaient un cancer de la prostate. L’hypertrophie de la prostate limite la croissance des tissus
prostatiques et le grossissement de la prostate pour les hommes des creux qui souhaitent
soulager les symptômes de l’HBP pour des hommes qui veulent limiter la fréquence d’envies
pressantes d’uriner. Une technique non chirurgicale pour le traitement de la prostate avec 96%
de réussite [14].
I.2. Justification du choix du thème
I.2.1. Justification personnel
Notre choix a été sur ce sujet d’étude suite à l’opération d’un patient souffrant d’une
hypertrophie bénigne de la prostate durant l’un des stages académiques. A cet effet nous nous
sommes dont engagés à travailler sur ce thème afin de pouvoir d’abord connaître et maitriser
les facteurs influençant ou favorisant la survenue de la pathologie des personnes souffrant de
cette maladie. Ensuite de sensibiliser les hommes en bonne santé sur les méthodes préventives
et enfin d’apporter un plus pour l’éradication de cette pathologie et de protéger les hommes
contre l’HBP.
I.2.1. Justification scientifique
L'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) est un processus de croissance excessive
des cellules épithéliales et stromale. Cette multiplication aboutit à une augmentation de la taille
de toute la glande qui peut être responsable d’un obstacle à l’écoulement normal de l’urine C’est
une tumeur bénigne de la prostate, essentiellement au dépend de la zone transitionnelle. Quoi
qu’elle ne menace pas directement le pronostic vital, l’HBP peut générer de graves
complications telles que la rétention urinaire, une hématurie massive, la formation de calculs,
l’infection urinaire à répétition, et l’insuffisance rénale [15].
L’HBP est une affection répandue chez les hommes de plus de 50 ans. Elle touche
environ 10% des sujets de moins de 40 ans et atteint environ 80% des hommes à 80 ans [15].
Le vieillissement et la présence de testicules fonctionnels ont été pendant longtemps les deux
seuls facteurs de risque évoqués dans le développement de l'HBP [16]. Aujourd’hui d’autres

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facteurs sont également identifiés. Certains sont intrinsèques à l’individu notamment le


patrimoine génétique D’autres par contre sont liés à l’environnement et favorisés par le mode
de vie ; ce sont des facteurs modifiables, qui peuvent être ciblés par les stratégies préventives
de l’HBP [17].
L’Afrique sub-saharienne est particulièrement concernée à cause de la transition
épidémiologique due à la rapide modernisation et l’adoption du mode de vie occidental [18].
Cependant environ un homme sur deux incommodes par des symptômes urinaires. On réduit le
risque de complication sévère c’est dans cette optique que nous avons décidé de mener notre
étude sur cette pathologie.
I.3. Enonce du problème
Le gouvernement camerounais a mis sur pieds des stratégies de lutte contre
l’hypertrophie bégnine de la prostate tel que les médicaments, à l’exemple des alphas bloquants
qui contribuent au relâchement des fibres musculaires lisses de la prostate et du col de la vessie.
La vidange de la vessie à chaque miction, est la meilleure, ce qui réduit les envies fréquente
d’urine Comme aphabloquant nous avons flomax, le terazosine, le doxazine, et enfin, le
gouvernement a mis sur pieds des interventions chirurgicales dans le cas où les traitements
médicamenteux n’apportent pas d’amélioration [19]. La prostectomie totale. Malgré toutes ces
mesures prises par le gouvernement camerounais, la déclaration annuelle des maladies montre
que l’hypertrophie bégnine de la prostate est une maladie dangereuse pour le monde entier. En
2002, 12000 cas d’HBP sont enregistrés avec 25000 personnes vivant avec la maladie. C’est
ainsi au terme de la semaine épidémiologie, on a enregistré 50% des hommes âgés de 50 ans
souffrant de la maladie en 2011 contre 80% des cas en 2015 [20]. Pendant la période d’étude
allant 21 AOUT au 22 Novembre 2012, 2371 tumeurs de l’appareil urogénital ont été enregistré
mais nous avons constaté que les tumeurs de la prostate dominent largement la série : 520
tumeurs malignes (32,78%) contre 1066(67,22%) tumeurs bénigne à type hypertrophie bénigne
en 2012.
Le problème de la recherche posé dans ce travail est celui de persistance de
l’hypertrophie bégnine de la prostate dans nos populations, dans nos familles, dans notre
formation sanitaire malgré les efforts du gouvernement. C’est dans cette optique que nous avons
décidé de déterminer la prévalence et les facteurs favorisants l’hypertrophie bégnine de la
prostate chez les hommes âgés de 40 ans et plus : cas des personnes venues en consultations à
l’hôpital protestant de Mbouo Bandjoun

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I.4. Problématique
L’HBP aussi appelée hyperplasie bénigne de la prostate ou encore adénome Prostatique
est une tumeur bénigne qui se développe aux dépens de la partie crâniale de la prostate. Elle
touche les sujets âgés de plus de 50 ans ; en cas d’hypertrophie bénigne de la prostate, la prostate
devient plus grande et exerce plus de pression sur l’urètre et la vessie, interférant ainsi avec
l’écoulement normale de l’urine.
Aux Etats Unis la chirurgie de l’adénome est la plus fréquente après celle de la cataracte [21].
On estime que 65000 français bénéficient chaque année d’une intervention pour HBP [21].
En Afrique selon certaines études, l’adénectomie prostatique vient au premier rang des activités
chirurgicales des services d’urologie [21].
Au service d’urologie du CHU Gabriel Touré, elle représentait 59.3% en 2012 et
51.35% en 2014 à Bamako commune VI [22].
Plus précisément au Mali, plusieurs études ont été faites sur l’adénome de la prostate,
ces études ont montré que l’adénome de la prostate entraine des troubles mictionnels chez 50%
des sujets de plus de 50 ans. Ainsi un homme sur quatre en souffre entre 50 et 54ans et trois sur
quatre en 65 et 70ans et qui pourrait être expliqué par le fait qu’il y a que deux services
d’urologie pour faire face à l’ensemble des problèmes liés aux pathologies urologiques [23].
Ainsi, selon les estimations faites en 2002, 12000 nouveaux cas de cancer sont enregistrés.
Au Cameroun chaque année avec 25000 personnes vivant avec la maladie. Ces chiffres
pourraient doubler d’ici 2024 si rien n’est fait. Plus de 80% des personnes atteintes se font
dépister à un stade très avancé de la maladie et la plupart décèdent dans les 12 mois qui suivent
le diagnostic [24]. Au vue de l’impact de cette pathologie, nous nous sommes proposé d’évaluer
la prévalence et les facteurs favorisant la survenue de l’Hypertrophie Bénigne de la Prostate.
L’hypertrophie de la prostate limite la croissance des tissus prostatiques et le grossissement de
la prostate pour les hommes qui veulent limiter la fréquence d’envies pressantes d’uriner. Une
technique non chirurgicale pour le traitement de la prostate avec 96% de réussite car en absence
de gêne une surveillance annuelle est recommandé pour les patients présentant des symptômes
discrets ou modérés.
I.5. Question de recherches
I.5.1. Question principale
Quels sont les facteurs de risques de l’hypertrophie bénigne de la prostate chez les
hommes de 40 ans et plus venus en consultation à l’hôpital protestant de Mbouo Bandjoun ?

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I.5.2. Question secondaire


 Quels est la fréquence de la PSA chez les hommes de 40 ans et plus venus en
consultation à l’hôpital protestant de Mbouo Bandjoun ?
 Quels sont les caractéristiques sociodémographiques de nos répondants ?
 Quels sont les facteurs de risque de l’hypertrophie bénigne de la Prostate chez les
hommes de 40 ans et plus venus en consultation ?
I.6. Hypothèse de recherche
I.6.1 Hypothèse principale
La prévalence de l’hypertrophie bénigne de la prostate chez les hommes de 40 ans et
plus consultant l’hôpital protestant de Mbouo Bandjoun serait élevée.
I.6.2. Hypothèse secondaire
 Le taux de PSA chez nos répondants serait élevé
 L’âge, le statut matrimonial, la profession, pourraient être les principales
caractéristiques sociodémographiques de nos répondants.
 Le manque d’exercice physique, mauvaise alimentation, l’antécédent familial
pourraient être les facteurs favorisants la survenue de l’hypertrophie bénigne de la
prostate chez nos répondants.
I.7. Objectifs de recherche
I.7.1 Objectif générale
Déterminer les facteurs de risque de l’hypertrophie bénigne de la prostate chez les
patients de 40 ans et plus venus en consultation à l’hôpital de protestant Mbouo Bandjoun.
I.7.2. Objectif spécifique
 Déterminer Le taux de PSA chez nos répondants.
 Déterminer les caractéristiques sociodémographiques des hommes de 40 ans et plus
consultant l’hôpital protestant de Mbouo Bandjoun.
 Identifier les facteurs favorisant la survenue de l’hypertrophie bénigne de la prostate
chez les hommes de 40 ans et plus venus en consultation à l’hôpital protestant de Mbouo
Bandjoun.
I.8. Intérêt de l’étude
I.8.1. Intérêt pratique
 Connaitre et maitriser la technique utilisée lors du dépistage de la prostate.

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 Evaluer et sensibiliser les hommes sur cette pathologie au counseling lors de leur
consultation à l’hôpital protestant de Mbouo Bandjoun.
I.8.2. Intérêt physique
 Contribuer et améliorer l’état de santé de notre population d’étude
 Attribuer grâce à l’étude les nouvelles données statiques de la pathologie l’hôpital
protestant de Mbouo Bandjoun.

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CHAPITRE II :
CADRE CONCEPTUEL ET REVUE DE LA LITTERATURE
2.1. Cadre conceptuel
 Définition
Les différents concepts à définir sont les suivants : Prévalence, prostate, homme âgé,
hypertrophie bégnine de la prostate.
Prévalence : En épidémiologie la prévalence désigne l’état de santé d’une population à
un moment donné. La prévalence d’une maladie particulière représente ainsi le nombre de
Personnes atteintes par cette maladie à un instant donné [25]. D’après le dictionnaire Larousse
de poche La prévalence est un nom féminin qui désigne le rapport du nombre de cas d’un trouble
morbide à l’effectif total de la Population, sans distinction entre les cas nouveaux et les cas
anciens à un moment ou pendant une période donnée [26].
Homme âgé : selon le dictionnaire Larousse c’est personne dont l’âge est avancé
personne du 3e âge [26].
Prostate : est une glande génitale masculine entourant les premiers centimètres de
l’urètre, située juste sous le col vésical, La glande prostatique est située sous la vessie ; elle a
une forme de poire avec une large base supérieure en continuité avec la vessie, un sommet
inférieur en continuité avec le sphincter strié, une face antérieure, une face postérieure et des
faces latérales [27].
L'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) : est un processus de croissance
excessive des cellules épithéliales et stromale. Cette multiplication aboutit à une augmentation
de la taille de toute la glande qui peut être responsable d’un obstacle à l’écoulement normal de
l’urine [28].
2.2. Revue de la littérature
2.2.1. Rappels anatomiques et physiologique de la prostate
2.2.1.a. Rappels anatomiques
 Définition : [29]
La prostate est un organe génital masculin, situé à un carrefour stratégique entre la voie
urinaire et la voie génitale.
Elle peut être le siège de trois (3) affections : (Le cancer de la prostate ; L’adénome de la prostate
ou l’hypertrophie bénigne de la prostate ; La prostatite.)
 Localisation

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La prostate est une glande exocrine, impaire, de l’appareil génital masculin qui se situe
au carrefour des voies génitales et urinaires. Elle se trouve dans le petit bassin au niveau de la
partie antérieure de la cavité pelvienne : [29].
• A l’arrière de la symphyse pubienne
• En-dessous de la vessie
• Au-dessus du diaphragme uro-génital
• En avant du rectum
• Entre les muscles élévateurs de l’anus de chaque côté.
Dimensions Moyennes chez l’Adulte :
La prostate s'accroît et n'est vraiment développée qu'à la puberté, Ces dimensions sont les
suivantes [30] :
Hauteur ; 2,5 à 3 cm
Largeur à la base ; 4 cm
Épaisseur à la base ; 4 cm
Poids ; 25g.

Figure 1 : Localisation de la prostate [31].


2.2.1.b. Morphologie extérieure
Elle présente un aspect en châtaigne en Europe, et en noix de cola en Afrique dont la
partie basse est en contact avec la vessie et dont l’apex pointe vers le diaphragme urogénital,
de couleur blanchâtre de consistance est ferme, régulière et élastique. Elle est de couleur
blanche, gris blanchâtre ou rose pâle en fonction de son activité. Chez le jeune adulte (20 ans),
la prostate mesure 3cm de hauteur, 4cm de largeur, 2,5cm d’épaisseur pour un poids environ de
20 à 25 grammes.
Sa constitution externe décrit quatre faces (antérieur, postérieur et latérales), une base
supérieure et un sommet (apex) inférieur : [32].

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 La face antérieure, plane et verticale, est située en arrière de la symphyse pubienne à laquelle
elle est rattachée par les ligaments pub prostatiques et séparée par un tissu cellulo-graisseux.
Entre ces ligaments se trouve le plexus de Santorini (plexus veineux rétro-pubien).
 Deux faces inféro-latérales convexes qui sont au contact des muscles élévateurs de l’anus
 La face postérieure, oblique, est divisée en deux lobes latéraux par un sillon médian vertical.
Elle est séparée du rectum par le fascia de Denon Villiers (fascia recto-vésical), entre ces
deux se trouve un espace virtuel à l’état physiologique appelé l’espace rétro prostatique.
 La base qui est la partie supérieure horizontale de la prostate est délimitée en deux versants
par la fente prostatique :
 Le versant antérieur urétéro-vésical compris entre le col vésical en avant à qui il fait face et
la fente prostatique en arrière.
 Le versant postérieur où les vésicules séminales et les canaux déférents convergent pour
former les canaux éjaculateurs qui se jetteront dans la fente prostatique.
 L’apex, dénommé aussi sommet, est la partie inférieure de la prostate en contact avec le
diaphragme uro-génital et il est recouvert par la partie postérieure du sphincter strié de
l’urètre qui émerge en arrière de l’apex.

Figure 2 : Morphologie externe de la prostate [33].


2.2.1.C. Morphologie interne
La prostate est enveloppée par la capsule prostatique d’où partent en profondeur des
prolongements internes (septums) façonnant des cloisons entre les lobules et créant des lobes
prostatiques formés de 30 à 40 glandes prostatiques. La loge est traversée par différents canaux
tels que l’urètre, les canaux éjaculateurs ou l’utricule. Quatre lobes se distinguent par leur
disposition envers ces canaux : [34].
• Le lobe ventral ou l’isthme situé en avant de l’urètre

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• Le lobe moyen (médian) crânial est compris entre l’urètre et les canaux
éjaculateurs
• Les lobes latéraux droite et gauche situés en arrière des canaux éjaculateurs et en
dessous du lobe moyen.

Figure 3 : Lobes prostatiques [35].


L’urètre prostatique débute au niveau du col vésical, il traverse la prostate
verticalement jusqu’à l’apex. A mi-chemin, il présente un angle à 130 degrés vers l’avant
le divisant en un segment proximal et distal (membraneux) mesurant chacun 15
millimètres. Au niveau de cet angle, le veru montanum fait saillie dans la paroi
postérieure de l’urètre. Il est constitué de fibres musculaires lisses qui se contractent lors
de l’érection empêchant une éjaculation rétrograde [36]. A son niveau s’abouche
l’utricule en position médiane et les canaux éjaculateurs de chaque côté de l’utricule.
Les deux canaux éjaculateurs naissent de l’union des ampoules des canaux
déférents émanent des testicules et du col des vésicules séminales. Ils ont une longueur
de 2,5 cm et suivent un trajet oblique en avant entre les lobes latéraux et le lobe moyen.
Ils véhiculent les spermatozoïdes stockés dans les ampoules déferentielles et le liquide
séminal produit en parti par les vésicules séminales.
L’utricule prostatique se trouve en arrière de l’urètre proximal et s’abouche dans
le veru montanum entre les deux canaux éjaculateurs.
L’appareil sphinctérien comprend:
 Le sphincter lisse, interne, en continuité avec le détrusor au niveau du col vésical
qui entoure l’urètre proximal sur son premier centimètre. Il est formé de fibres

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musculaires lisses, lui conférant une motricité autonome qui empêche l’écoulement
spontané de l’urine dans la vessie.
 Le sphincter strié, externe, qui entoure l’urètre distal au niveau de l’apex est formé
de fibres musculaires striées lui conférant une motricité volontaire permettant de
contrôler la miction.

Figure 4 : Les conduits de la prostate [29].


2.2.1.D. Anatomie zonale
En 1981 Mc Neal a décrit cinq zones anatomiques : quatre zones glandulaires et
une zone distale.
Une zone antérieure : constituée de stroma fibromusculaire, elle occupe 30 % de
la prostate et recouvre la partie antérolatérale de la prostate. Elle ne subit aucun processus
pathologique.
Une zone périphérique : elle constitue 75 % de la glande prostatique, et la partie
postérieure et inferieure de la glande, elle est constituée d’éléments glandulaires. C’est le
siège de 70 % des cancers. Elle ne se modifie pas avec l’âge. C’est un cancer moins bien
différencié que celui de la zone de transition. Les grades de Gleason représentés sont les
grades 3, 4, 5, en combinaison, soit un score supérieur ou égal à 6. Elle est explorée par le
toucher rectal, l’échographie endorectale et, sur le plan histopathologie par la ponction
biopsie de prostate (PBP).
Une zone centrale : elle constitue 25 % du poids de la glande prostatique et est
traversée par les canaux éjaculateurs. Elle est à l’origine de 10 % des cancers de la
prostate. Elle est explorée par le toucher rectal, l’échographie endorectale, la ponction
biopsie de prostate (PBP).

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Une zone de transition : forme les 5 % de tissu prostatique restant. Elle est
constituée de deux petits lobes situés autour de l’urètre juste au-dessus du veru montanum.
Elle est le site exclusif de l’hypertrophie prostatique. Cette zone donne toutefois naissance
à 20 % des cancers de la prostate qui restent habituellement de bon pronostic. Elle est
exclusivement explorée par la Résection Endo-Urétrale (REU) et par l’adénectomie ;
rarement représenté dans les PBP.
Le sphincter prostatique : c’est une bande étroite qui entoure les faces latérales
et postérieures de l’urètre proximal. Il contient des fibres musculaires lisses denses et des
éléments glandulaires qui sont le point de départ exclusif de l’hypertrophie prostatique du
type lobe médian [37].

Figure 5 : Anatomie zonale de la prostate [37].


2.2.1.E. Vascularisation de la prostate
 Vascularisation artérielle
La prostate est principalement vascularisée par l’artère vésicale inférieure issue de
l’artère iliaque interne. L’artère vésicale se divise en deux branches collatérales : [38]
• La branche vésico-prostatique longe la base prostatique et pénètre dans la prostate
par le col vésical qu’elle vascularise. Puis elle descend le long de l’urètre proximal

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jusqu’au veru montanum. Ses ramifications vascularisent l’urètre ainsi que la partie
péri-urétrale et les conduits éjaculateurs.
• La branche prostatique parcoure la capsule prostatique, elle donne des
ramifications latérales et postérieures qui vont pénétrer la capsule et vasculariser les
deux tiers de la prostate par sa zone périphérique.
L’artère honteuse interne vascularise l’apex et le sphincter externe strié.
L’artère du conduit déférent et l’artère rectale moyenne ont un rôle accessoire.
 Vascularisation veineuse
La prostate est drainée par deux réseaux veineux : [34]
• Le réseau veineux du plexus rétro-pubien (de Santorini) drainé par les
veines pudendales internes
• Latéralement, le plexus prostatique drainé par les veines vésicales
Les veines pudendales et vésicales s’abouchent dans les veines iliaques internes au niveau
du collecteur terminal.
 Drainage Lymphatique [38]
Les lymphatiques provenant de la glande prostatique forment un réseau péri prostatique
et s'unissent en plusieurs pédicules principaux pour gagner les ganglions iliaques internes,
externes, obturateurs et pré sacrés.
 Innervation de la prostate
La prostate est innervée par le système nerveux autonome qui comprend un
contingent sympathique dont les fibres proviennent des nerfs hypogastriques et un
contingent parasympathique dont les fibres sont issues des nerfs sacrés S2-S4. Les nerfs
sympathiques et parasympathiques sont contenus au niveau du plexus pelvien [39].
2.2.1.F. Rappels physiologique de la prostate
▪ Le développement de la prostate :
Gil Vernet a démontré que la physiologie de la prostate est en rapport avec celle du
testicule.
En effet, par les hormones qu’il secrète, le testicule dirige le développement de la prostate de
la période embryonnaire à la vieillesse.
Pendant la vie intra-utérine, la prostate acquiert un énorme développement dû à la
grande prolifération des cellules de Leydig responsables de la sécrétion des androgènes.

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Pendant l’enfance, la prostate ne se modifie pas. A la puberté, il y a production


excessive des androgènes entrainant un accroissement excessif de la prostate jusqu’à atteindre
les dimensions rencontrées chez l’adulte.
Le volume de la prostate reste constant jusqu’à 45 ans. A partir de cet âge, elle peut
subir soit une hypertrophie soit une atrophie [40].
▪ Fonctions de la prostate
Sécrétion prostatique et éjaculation
La prostate est une glande sécrétrice qui produit 30% du volume de l’éjaculat final
constitué en grande partie par le plasma séminal et d’une fraction mineure de spermatozoïdes.
Son fluide prostatique provenant des cellules sécrétrices prostatiques constitue la fraction
initiale de l’éjaculat. Il a un aspect laiteux et un pH légèrement acide (6,5) car il contient des
acides citriques. Ses autres constituants sont majoritairement des protéines accompagnées de
lipides et d’électrolytes.
Bien que nous retrouvons de nombreuses protéines dans le fluide prostatique, trois
d’entre- elles (PSA, PAP, PSP-94) sont considérées comme les principales :
• L’antigène spécifique de la prostate (PSA) : C’est une glycoprotéine produite
exclusivement par les cellules épithéliales prostatiques, elle agit comme une sérine protéase et
appartient à la famille des Kallikréines. Le gène du PSA est localisé sur le chromosome 19 et
sous la dépendance des androgènes. Il liquéfie le sperme par hydrolyse de la séménogéline et
de la fibronectine, sécrétées par les vésicules séminales, qui gélifient l’éjaculat. De plus le PSA
facilite la mobilité des spermatozoïdes. Sa concentration dans le fluide prostatique est d’environ
3g/L, au niveau plasmatique il circule sous forme liée aux protéines (70%) ou sous forme libre
(30%) et sa concentration plasmatique doit être égale ou inférieure à 4 nano grammes(ng)/L (10
mille fois inférieure au fluide plasmatique). Une élévation plasmatique du PSA est observée en
cas de cancer, d’inflammation, d’infection prostatique et d’hypertrophie bénigne de la prostate
[41].
• Phosphatases acides prostatiques (PAP) : Ce sont des glycoprotéines qui
correspondent à un groupe de trois iso enzymes : 2a, 2b et 4, synthétisées et sécrétées au niveau
épithélial sous contrôle androgénique. Elles hydrolysent des esters phosphorés en milieu acide
mais généralement on évoque uniquement l’iso enzyme 2a puisqu’elle représente 95 à 99% de
l’activité phosphatase totale de la prostate. Elle est la protéine la plus abondante (25%) dans le
fluide prostatique mais son rôle physiologique reste méconnu. Du fait que les spermatozoïdes
possèdent à leur surface des protéines phosphorylées, il est supposé que la PAP pourrait agir

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dans leur capacitation. Sa concentration physiologique plasmatique est de 3 μg/L, elle ne varie
pas en fonction de l’âge. Son dosage présente un intérêt dans le diagnostic du cancer de la
prostate [42].
De par leurs activités enzymatiques le PSA et la PAP, favorisent la pénétration des
spermatozoïdes dans la glaire cervicale.
• Protéine de sécrétion prostatique (PSP-94) : Cette protéine, non glycolysée
composée de 94 acides aminés, est fabriquée par les cellules épithéliales prostatiques en
quantité importante. Son mécanisme d’action n’est pas clairement établi, des suppositions
biologiques concernant l’inhibition de la motilité des spermatozoïdes et la prévention de la
réaction acrosomique dans le sperme ont été émises. Sa concentration dans le plasma séminal
est de 1,3g/L [43].
▪ Les sécrétions non protéiques prostatiques :
Elles concernent les polyamines dont la spermine qui stimule la motilité et la maturation
des spermatozoïdes. Elles participent aussi à la croissance cellulaire prostatique. L’acide
citrique est un anion également présent en grande quantité dans le fluide prostatique et permet
aux spermatozoïdes de produire de l’énergie par l’intermédiaire du cycle de Krebs. Le zinc,
aussi présent, est un cation qui se fixe à la séménogéline permettant son hydrolyse par le PSA.
Il participe donc à la liquéfaction du sperme. De plus son activité antibactérienne permet aux
spermatozoïdes d’augmenter leur survie dans le vagin. Le cholestérol et des phospholipides
sont aussi sécrétés par la prostate et leur rapport cholestérol/phospholipide aurait une influence
protectrice envers les spermatozoïdes sur les modifications de température du liquide séminale
[44].
▪ Le liquide séminal:
Les vésicules séminales sécrètent un liquide formulé de fructose, de prostaglandines et
de protéines de coagulation. Le fructose constitue une source d’énergie pour les
spermatozoïdes, les prostaglandines contribuent à la motilité et la viabilité de ceux-ci, et les
protéines de coagulation permettent au sperme de coaguler avant l’éjaculation. Le liquide
séminal rejoint l’urètre par le veru montanum et représente environ 60% de l’éjaculat final [44].
▪ L’éjaculation :
Elle comprend deux phases distinctes : l’émission et l’expulsion. Durant l’émission, le
sperme s’accumule dans l’urètre prostatique qui se dilate, les deux sphincters lisse et strié
(externe) sont alors fermés. Lors de l’expulsion, le système sympathique entraine la contraction
des myofibres lisses de la prostate et de l’urètre afin d’évacuer le sperme. Conjointement, le

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système somatique ordonne l’ouverture du sphincter strié permettant ainsi l’expulsion du


sperme [44].

Figure 6 : Les phases de l'éjaculation [44]


2.2.1.G. Physiologie Hormonale
La croissance et les fonctions prostatiques sont régulées par les androgènes (testostérone
et dihydrotestostérone), les estrogènes mais également par des facteurs de croissance. La
croissance de la prostate, qui pèse 2 grammes chez l’enfant et 20 grammes à la puberté, est
corrélée avec l’augmentation du taux de testostérone jusqu’à l’âge adulte (18-20ans). Après la
puberté, le poids de la prostate se stabilise et reste assez constant jusqu’à cinquante ans. La
testostérone libre parvient jusqu’à la prostate par les vaisseaux sanguins puis elle est captée par
les cellules prostatiques. Elle est alors convertie en dihydrotestostérone (DHT), androgène deux
fois plus puissant que la testostérone, par la 5⍺-réductase. Cette enzyme comprend deux
isozymes : 5⍺RD1 présente dans les cellules stromales et 5⍺RD2 exprimée par les cellules
épithéliales qui possède une affinité plus élevée envers la testostérone après la puberté. La DHT
présente une affinité, deux à cinq fois, supérieure à celle de la testostérone pour se lier au
récepteur des androgènes (AR). Ce récepteur est d’abord exprimé par les cellules stromales lors
du développement et de la différenciation de la glande prostatique puis il se retrouve davantage
dans les cellules épithéliales lumineuses lorsque la prostate a atteint sa taille mature [45].
Lorsqu’il est activé par la DHT, il régule l’expression de gènes impliqués dans le
développement et les fonctions prostatiques. Ainsi, il participe à la régulation de la croissance
prostatique en émettant à la fois des signaux de prolifération et de survie dans les cellules
épithéliales tout en les limitant dans les cellules stromales [46].
2.2.1.H. Maladie de la prostate
Les pathologies de la prostate peuvent être classées en trois groupes
▪ L’adénome de la prostate ou l’hypertrophie bénigne de la prostate :

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L’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) liée au vieillissement, aussi appelée


communément adénome prostatique, est la tumeur bénigne la plus fréquente chez l’homme. Il
s’agit d’une augmentation du volume de la prostate due à la prolifération physiologique du
tissus épithélial et stromale dans les zones de transition et péri-urétrale de la prostate qui peut
se manifester dès 30 ans et qui s’accentue avec l’âge. Elle peut rester asymptomatique ou
devenir clinique (symptomatique) lorsqu’elle entraine des symptômes du bas de l’appareil
urinaire (SBAU) dus à une obstruction sous vésicale (OSV) [47].
▪ Le cancer de la prostate [48]
Le cancer de la prostate se situe au 1er rang des cancers incidents chez l’homme et
représente la 3e cause de décès par tumeurs chez l’homme en France. Ainsi, 71 220 cas
incidents (taux standardisé [monde] 125,7 pour 100 000) et 8 685 décès par cancer de la prostate
(taux standardisé [monde] 10,8 pour 100 000) ont été estimés pour 2011 en France.
A ce jour, il n’y a pas de démonstration robuste du bénéfice d’un dépistage du cancer
de la prostate par dosage de l’antigène spécifique prostatique (PSA) en population générale,
que ce soit en termes de diminution de la mortalité ou d’amélioration de la qualité de vie. Ainsi,
aucun programme de dépistage du cancer de la prostate n’est recommandé en population
générale, en France comme aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande ou au Royaume-Uni
En cas de suspicion de cancer, il faudra alors recourir à une biopsie de la prostate
(prélèvements par ponction) guidée sous échographie endorectale afin de faire analyser le tissu
et de déterminer ainsi le type de cancer et son degré d’agressivité. Une fois le diagnostic posé,
le choix du traitement dépendra de plusieurs facteurs : âge du patient, qualité de vie, antécédents
opératoires, localisation du cancer à l’organe seul ou présence de métastases à distance. Quel
que soit le type de traitement choisi, le patient doit être informé par rapport aux altérations
fonctionnelles probables ainsi que des possibles effets secondaires après traitement : sexualité,
perte de la puissance et du désir, troubles urinaires.
▪ La prostatite
Ce terme désigne les différentes formes d’inflammation de la prostate. La forme
classique est la prostatite aiguë bactérienne, qui se manifeste avec un état fébrile et la baisse de
l’état général, par des symptômes urinaires irritatifs et obstructifs. A l’examen, la prostate est
molle, rénitente, douloureuse. Le massage de la glande à travers l’urètre est formellement
contrindiqué, en raison du risque de dissémination sanguine de l’infection. Les bactéries
entraînant une infection aigüe sont les germes qui colonisent les intestins ou les voies urinaires
(E. Coli). La forme la plus fréquemment retrouvée, chez les hommes jeunes, sexuellement

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actifs, est connue sous le nom de « prostatique chronique ». Aujourd’hui on parle de syndrome
inflammatoire pelvien. Les symptômes principaux sont : douleurs au niveau de la vessie avec
pression et gêne à la miction, des testicules, brûlures urétrales ou à l’extrémité du rectum,
souvent associés à un syndrome fonctionnel du colon ou des hémorroïdes. Cette affection se
manifestant par des phases alternant, poussées aigües ou subaigües, sur un fond de douleur et
de gêne chronique, n’a aucun caractère malin ou dangereux. Elle ne prédispose en rien la
prostate au développement ultérieur d’un cancer et est rarement douloureuse ou anormale à
l’examen rectal [49].
2.3. L’hypertrophie bénigne de la prostate
2.3.1. Historique et définition
Le rapport du congrès de l’AFU du novembre 2018 sur l’HBP peut se permettre de
participer à la commémoration du centenaire de l’armistice de 1998 en évoquant le père la
victoire qui disait en 1919 après avoir lui-même subi avec succès l’ablation de sa prostate et
échoué dans sa démarche vers l’élection «il y’a deux choses dont on peut se passer en France :
la prostate et la présidence de la république ». La chirurgie avait en effet été démystifié dès
1923 par Georges Marion qui y consacrait dans l’encyclopédie d’urologie et concluait que la
prostatectomie par voie Transe vésicale avait acquis droit de cité avec une mortalité allant selon
les autres de 3 à 10%.
2.3.2. Épidémiologie
Le cancer de la prostate est une affection fréquente et représente environ 25% de la
totalité des cancers. Basée sur des données d’autopsies prostatiques recensées au cours de
plusieurs études menées dans le monde, la prévalence de l’HBP histologique a été estimée de :
• 10% pour les hommes d’une trentaine d’années
• 20% pour les hommes d’une quarantaine d’années
• 50 à 60% pour les hommes d’une soixantaine d’années
• 80 à 90 % pour les hommes de quatre-vingt ans et plus [50]. Dans le monde, on estime
à 543000 le nombre de nouveaux cas par an. En Afrique, 27400 nouveaux cas ont été découverts
en 2000. En 2003 aux États-Unis, les nouveaux cas sont estimés à 220900. En France en 2000,
son incidence était proche de 40000. En effet, la relation avec l’âge est évidente, et aucun facteur
favorisant de l’hypertrophie bénigne de la prostate, (race, environnement, alimentation,
habitudes sexuelles, tabac, pathologies associées) n’a pu être établi de façon formelle, que ce
soit dans le déterminisme des lésions microscopiques ou dans la survenue de la
symptomatologie obstructive. Il est permis de penser que la presque totalité des hommes auront

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une manifestation clinique liée à la prostate soit dans sa composante adénomateuse, soit dans
sa composante carcinomateuse. En effet, certaines études ont montré que 100% des hommes à
100 ans ont une lésion cancéreuse de la prostate même si elle n’a pas de manifestation clinique.
Il constitue le 2ème cancer le plus fréquent chez l’homme cette prévalence est
certainement sous-estimée dans la mesure où plusieurs de ces tumeurs demeurent silencieuses
pendant toute la vie. Ainsi, les études autoptiques révèlent que 30% des cas surviennent chez
les hommes de 50 à 59 ans ; 40% entre 70 et 79 ans ; 67% à plus de 80 ans. L’incidence
augmente régulièrement, varie selon la race : 22 pour 100 000 chez les Noirs contre 14 pour
100 000 chez les Blancs. Elle varie également selon l’immigration : 0,8 % chez les populations
chinoises de Shanghai contre 25% chez les populations chinoises de Los Angeles. La fréquence
varie selon les continents : 16 à 25% aux États Unis, 7 à 15% en Europe, 4% en Asie. La
mortalité liée à ce cancer est très élevée : c’est la 2ème cause de décès par cancer après le cancer
bronchique et la 1ère chez les hommes âgés de plus de 70 ans [51].
2.3.3. Physiopathologie de l’hypertrophie bénigne de la prostate
La prostate est une petite glande de la taille d'une noix située sous la vessie. Elle sécrète
des fluides entrant dans la composition du sperme. Elle entoure la partie supérieure de l'urètre,
le tube urinaire, à l'endroit où celui-ci rejoint la vessie. Cette glande a tendance à prendre du
volume à l’approche de la quarantaine, et continue à grossir avec l'âge. Chez certains hommes,
avec l’âge, la prostate devient trop volumineuse et gêne l'émission d'urine. Cette croissance
excessive est appelée hypertrophie bénigne de la prostate, ou adénome prostatique [52].
L'étirement et la compression circulaire de l'urètre prostatique par le fibroadénome
augmentent la résistance de ce dernier à l’écoulement, et constituent donc un obstacle à la
vidange vésicale. L'HBP évolue le plus souvent en trois phases successives d’atteinte du muscle
vésical : une phase de compensation ou de lutte vésicale, une phase de décompensation ou de
résidu, et une phase terminale ou de distension. Devant l'obstacle, la vessie s'hypertrophie afin
d'assurer une vidange complète lors de la miction. Elle améliore ainsi sa contractilité, mais
diminue sa compliance. Sur le plan anatomique, des trabéculations apparaissent, et les
dépressions (cellules) situées entre ces trabéculations peuvent devenir de véritables diverticules.
Si l'obstruction persiste, le muscle vésical décompense, se sclérose, et est donc incapable
d'assurer une contraction suffisante pour vaincre l'obstacle. Ceci entraîne une stagnation
chronique d'urine. Au stade terminal, à la suite de la progression de la fibrose du détrusor, la
vessie perd son pouvoir de contractilité et se distend. A tout moment, l'adénome peut entraîner

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des répercussions sur le haut appareil urinaire (urétéro hydronéphrose et insuffisance rénale
chronique) [52].
2.3.4. FACTEURS DE RISQUE DE L’HYPERTROPHIE BENIGNE DE LA
PROSTATE
- L’âge
Chez les hommes vieillissants la prostate à tendance à augmenter de volume donc de
poids qui est de 20 à 25 grammes à l’état physiologique chez un homme de 20 à 30 ans. Ce
phénomène a fait l’objet d’études employant principalement l’échographie transrectale pour
mesurer l’évolution de la prostate au cours des décennies. Elles démontrent que le poids de la
prostate passe de 25 à 30 grammes pour les hommes dans la quarantaine, de 30 à 40 grammes
dans la cinquantaine et de 35 à 45 grammes dans la soixantaine. Dans le même temps la zone
de transition qui est de 15 grammes dans la quarantaine passe environ à 25 grammes pour les
hommes âgés de soixante et soixante-dix ans. Bien que le volume ne soit pas directement corrélé
à la gravité des symptômes, il représente un facteur de risque de progression de l’HBP. Les
hommes détenant une prostate de plus gros volume sont plus à risque de développer des signes
cliniques de l’HBP [52].
- Hérédité
Il semblerait que l’hérédité puisse jouer un rôle dans la survenue de l’HBP car les sujets
ayant unparent de premiers degrés concernés par une HBP ont un risque supérieur de 30% d’en
développer une [52].
Une étude cas-témoins a été réalisée, à partir de 909 prostatectomies pour cause d’HBP clinique,
chez des hommes âgés de moins de 64 ans et possédant une prostate volumineuse. Les résultats
montrent que le risque de prostatectomie est quatre fois plus élevé chez les hommes appartenant
à la même famille et est six fois plus élevé chez les frères des cas affectés que chez les témoins.
Les chercheurs ont estimé que 50% des hommes, âgés de moins de 60 ans, opérés pour une
HBP présentaient une forme héréditaire. La transmission héréditaire semble être autosomique
dominante [53]. Dans les formes d’HBP héréditaires, les hommes possèdent des prostates de
volume plus important avec une composante fibromusculaire plus élevée. De plus leurs
symptômes cliniques apparaissent plus tôt que chez les hommes touchés par une HBP de forme
non héréditaire [53].
- Facteur génétique
Le gêne du récepteur aux androgènes (RA) contient huit exons dont l’exon1 qui code
l’activité transcriptionnelle de ce récepteur. L’exon1 comporte des répétitions variables de

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codons CAGet GGC. Le nombre de codons CAG varie de 6 à 40 dans la population normale et
un faible nombre de répétition coïncide avec une activité transcriptionnelle importante du
récepteur aux androgènes. Chez les hommes dont le nombre de codons CAG, du gène RA, est
≤19 (inférieure ou égale à 19) ont un risque supérieur de 76% d’avoir recours à un traitement
chirurgical de l’HBP que les hommes ayant un nombre de codon CAG ≥25 (supérieure ou égale
à 25). De plus une relation semble s’établir entre un faible nombre de codons CAG et la présence
de symptômes urinaires obstructifs. L’association entre le nombre de codons CAG du gêne RA
et le recours à la chirurgie reste similaire quel que soit l’âge. On peut donc estimer que les
hommes possédant un gêne RA avec une forte activité transcriptionnelle en raison d’une chaine
de polyglutamine (CAG) plus courte courent un risque accru de développer une HBP
cliniquement pertinente [52].
- Syndrome métabolique
Le syndrome métabolique (Mets) est la combinaison d’un ensemble de troubles
métaboliques tels que l’obésité, l’hypertension artérielle, la dyslipidémie,
l’hypertriglycéridémie et l’hyperglycémie ou le diabète non insulino-dépendant (dans lequel il
existe une insulino-résistance avec hyper insulinémie compensatrice et une intolérance au
glucose) .Pour définir les relations entre le Met’s et l’HBP, nous avons décrit de manière isolée
les possibles influences des différents troubles métaboliques qui le composent dans l’émergence
et la progressions de l’HBP plutôt que de les exprimer sous la forme d’une seule et même entité
[52].
- Hyperglycémie ou diabète non insulino-dépendant
L'insuline présente une similarité structurelle avec l'IGF-1 (insulin-like growth factor)
qui est associé au risque d’HBP. L’insuline peut se lier au récepteur de l’IGF-1, entrainant
l’activation de sa voie de signalisation qui stimule la croissance et la prolifération des cellules
prostatite. Par ailleurs, à mesure que la concentration en insuline augmente, la protéine de liaison
de l’IGF-1 diminue accentuant ainsi sa biodisponibilité. L'hyper-insulinémie conduit à une
activité accrue du système nerveux sympathique et contribue à augmenter le tonus des muscles
lisses de la prostate, causant des troubles urinaires plus importants indépendamment de
l’accroissement de la prostate. L'hyperglycémie produit une élévation du calcium dans les
cellules musculaires lisses et le tissus neural, ce qui induit l’activation du système nerveux
sympathique pouvant aggraver les symptômes urinaires liés à l’HBP [52]. L’hyper-
insulinémie chronique et l’intolérance au glucose peuvent occasionner une inflammation
prostatique telle qu'observée chez les patients atteints du syndrome métabolique. Elle pourrait

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jouer un rôle important dans le développement et la progression de l'HBP. L'activité des


lymphocytes T dans les infiltrats inflammatoires de la prostate pourrait provoquer une
stimulation de la prolifération des cellules stromales et épithéliales qui est soutenue par un
mécanisme auto-immun. S’en suive, des lésions tissulaires et un processus chronique consécutif
de cicatrisation répétitive induite par l'inflammation, qui peuvent conduire au développement
de nodules d’HBP [52].
- Obésité
Chez les hommes obèses, l’augmentation de 1 kg/m2 (kilogramme par mètre carré) de
l’indice de masse corporelle (IMC) correspond à une augmentation de 0,41 millilitre du volume
de la prostate. Les patients obèses ont un risque 3,5 fois plus élevé d'avoir une prostate élargie
que les patients non obèses. Une analyse plus poussée de plus de 16 000 prostatectomies
radicales a confirmé que chaque augmentation de 1 kg/m2 de l'indice de masse corporelle était
associée à une augmentation de 0,45 gramme du poids total de la prostate. Et que le risque
d'hypertrophie de la prostate est 70 % plus élevé chez les patients obèses que chez ceux non
obèses [52].
- Hypertension artérielle
L'hypertension artérielle se produit chez environ 25% des patients atteints d’HBP. Des
études épidémiologiques ont montré que les hommes hypertendus sont plus susceptibles de
développer une HBP et de suivre un traitement médical et chirurgical que les hommes en bonne
santé. Ces études ont émis l'hypothèse que les nerfs noradrénergiques pourraient contribuer à
la composante dynamique de l’obstruction sous vésicale lors d’une HBP [52].
- L’inflammation
L’hypertrophie bénigne de la prostate est fréquemment associée à une inflammation
chronique prostatique. Lors d’un essai de réduction des manifestations cliniques du cancer de la
prostate par le Dutastéride, une corrélation entre l’inflammation et l’HBP symptomatique a
également été confirmée puisque 43% des hommes symptomatiques présentaient un infiltrat
inflammatoire chronique [79].De plus, l’inflammation était associée à une prostate plus large,
des niveaux de PSA plus élevés et un risque plus important de rétention urinaire. La prostate
est normalement peuplée d'un petit nombre de lymphocyte T et B, de macrophages et de
mastocytes. Différentes études ont attesté que le tissu prostatique de patients porteurs d'HBP
contenait une infiltration disséminée de lymphocytes T et B et de nombreux macrophages. La
réponse immunitaire au niveau de la prostate est principalement médiée par les lymphocytes T,
avec des lymphocytes T régulateur (CD-4) dans le stroma et des lymphocytes T cytotoxiques

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(CD-8) dans l'épithélium. Des analyses de l'expression des marqueurs d'activation des
lymphocytes T ont démontré que ces médiateurs de l'inflammation restent chroniquement
activés. L'accumulation locale de lymphocytes activés peut entraîner de fortes concentrations
de cytokines pro inflammatoires, en particulier l’interleukine 15 (IL-15) dans les cellules
stromales, l’interféron gamma dans les cellules basales et stromales et l’IL-8 dans les cellules
épithéliales. L’IL-8 stimule l’hyper prolifération cellulaire épithéliale mais aussi stromales
engendrant des lésions du tissu prostatique. Un processus de cicatrisation du tissu lésé se met en
place qui active des processus hyper prolifératifs entrainant la réactivation cyclique de
l’inflammation prostatique et le développement de nodules de l’HBP [52].
 Symptomatologie de l’HBP
Les symptômes sont de deux types, obstructifs et irritatifs. Lors d’hypertrophie bénigne
de la prostate, uriner devient difficile : l'émission d'urine est lente à démarrer, le flux est faible
et saccadé, et des gouttes d'urine continuent à s'écouler pendant une minute ou deux. Après
avoir uriné, l'impression que la vessie n'est pas vraiment vide persiste. L’envie d’uriner est plus
fréquente, ce qui s'avère gênant la nuit. Les hommes qui souffrent d'hypertrophie bénigne de la
prostate sont d’avantage sujets aux calculs urinaires dans la vessie ou aux infections urinaires à
répétition [52].
 Symptômes du bas de l’appareil urinaire
Comme expliqué précédemment, l’HBP peut occasionner une obstruction sous vésicale
créant un obstacle mécanique et fonctionnel de la vidange mictionnelle responsable de
l’apparition de symptômes du bas de l’appareil urinaire. Cet obstacle retentit sur le
fonctionnement vésical puisque le détrusor va s’hypertrophier afin d’amplifier sa force de
contraction et permettre la vidange vésicale malgré l’obstacle. Cette modification de
l’architecture musculaire peut aussi s’accompagner d’un trouble de l’excitabilité musculaire
(hypertonie vésicale) et provoquer des impériosités.
Ce phénomène est appelé « vessie de lutte ». A ce stade de compensation, la vessie se vide sans
résidu post-mictionnel mais des signes cliniques apparaissent durant les différentes phases de
la miction [8].
Tableau I : Le score IPSS de l’OMS SCORE IPSS/QL
Au cours du dernier mois Jamais Rarement Parfois Souvent Fréquemment Toujours
ou des dernières semaines

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1. Avez-vous eu la 0 1 2 3 4 5
sensation de ne pas bien
vider votre vessie après
avoir uriné ?

2. Avez eu besoin d’uriner à 0 1 2 3 4 5


nouveau moins de 2 heures
après avoir fini d’uriner ?

3. Avez-vous constaté 0 1 2 3 4 5
l’interruption du jet en
urinant ?
4. Vous était-il difficile de 0 1 2 3 4 5
vous retenir pour uriner ?
5. Le jet était-il ralenti ? 0 1 2 3 4 5

6. Devez-vous pousser pour 0 1 2 3 4 5


uriner ?

Jamais 1fois 2 fois 3 fois 4 fois 5 fois


7. Combien de fois vous 0 1 2 3 4 5
levez vous la nuit ?
Score= somme des questions 1 à 7 :
0-7 : peu symptomatique ;
8-19 : modérément symptomatique ;
20-35 : très symptomatique
Si vous deviez passer le reste de votre vie avec vos troubles urinaires tels qu’ils
sont actuellement, comment le ressentiriez-vous
Evaluation de la qualité de vie liée aux symptômes urinaires.

Réjouit Heureux Satisfait Insatisfait Très Malheureux Très éprouvé


insatisfait
0 1 2 3 4 5 6

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I.3.5. Complication
 Complications aigues
Après une phase de compensation, le détrusor hypertrophié subit progressivement une
diminution de sa capacité contractile. Il n’arrive plus à compenser la résistance mictionnelle,
dès lors un volume résiduel post-mictionnel apparaît et se majore au fil du temps. La paroi de
la vessie s’amincit et se distend. La stase de ce résidu provoque une augmentation de la pression
intra vésicale qui conduit à la formation de diverticule et forme un terrain propice aux
complications aigues [8].
 Rétention urinaire aigue
La rétention urinaire se définit par l’impossibilité brutale et douloureuse d’uriner dû à
l’adénome formant un globe vésical. Elle constitue une urgence urologique avec drainage des
urines à l’aide d’une sonde vésicale ou d’un cathéter sous-pubien afin de soulager le patient.
Le plus souvent, elle nécessite un geste chirurgical [8].
 Infection urinaire
L’infection urinaire est caractérisée par des brulures, des douleurs pendant la miction,
une pollakiurie diurne et nocturne importante et impérieuse. En plus de ces symptômes, elle
s’accompagne d’une forte fièvre pouvant entrainer des malaises et une hématurie peut
apparaitre en fin de miction. Elle n’est rarement uniquement liée aux germes présents dans le
résidu post-mictionnel. Il s’agit généralement d’une prostatite aigue due à l’infection de
l’adénome. Elle nécessite de réaliser un antibiogramme afin de mettre en place un traitement
antibiotique adapté.
Elle peut également, par voie rétrograde, causer une orchite-épididymite se manifestant
par une tuméfaction ainsi qu’un toucher sensible et douloureux des bourses [8].
 Hématurie
Dans le cadre d’un adénome prostatique, elle est peu fréquente. Elle est macroscopique
et fréquemment initiale lors de la miction toutefois si le saignement prostatique est abondant,
elle peut être totale.
Il est important d’éliminer les autres étiologies de saignements de l’appareil urinaire tels
que les tumeurs, les infections, les calculs … [8].
 Insuffisance rénale aigue obstructive
Elle est secondaire à une rétention aigue d’urine ce qui la rend assez rare car la douleur
induite par celle-ci amène souvent à consulter en urgence [53].
 Complications chroniques

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L’adénome empêchant la vidange complète vésicale nécessite des mesures


thérapeutiques afin de le faire disparaître. En leurs absences, le résidu post-mictionnel s’accroit
considérablement et égalise voire dépasse le volume vésical fonctionnel (300mL jusqu’à 1L).
La conséquence majeure peut être l’incompétence du détrusor donnant lieu à une miction par
regorgement, la vessie est définie de « claquée » car elle est hypo active. L’altération chronique
du détrusor va engendrer des complications chroniques [53].
 Rétention vésicale chronique
L’adénome prostatique forme un globe au niveau col vésical responsable de
l’incontinence urinaire par regorgement. Le patient ne ressent plus le besoin d’uriner et évacue
le trop plein vésical sous forme de fuites urinaires permanentes et indolores.
 Lithiase vésicale
La stagnation des urines génère la formation de calculs vésicaux pouvant mesurer
plusieurs centimètres. Ils sont formés par l’agrégation de substances minérales et organiques
contenues dans les urines. Ils peuvent occasionner des infections urinaires, des douleurs et des
hématuries par irritation de la paroi vésicale.
 Insuffisance rénale chronique obstructive
L’hyperpression intra vésicale due à la rétention chronique d’urine va conduire au reflux
urinaire dans les néphrons par l’un ou les deux uretères, ce phénomène est appelé
hydronéphrose. Sous l’effet de la pression hydrostatique, les tubules vont se dilater et la
filtration glomérulaire diminue ce qui va activer des phénomènes inflammatoires. Cette
inflammation va provoquer une fibrose pouvant détruire le parenchyme et causer l’insuffisance
rénale chronique obstructive [53].

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Figure 7 : Réponse de la vessie à l'HBP [54]


 Dysfonctions sexuelles
Les SBAU et les dysfonctions sexuelles sont des troubles que l’on retrouve
fréquemment chez les hommes âgés. Partant de ce constat, l’enquête MSAM-7 ('Multinational
Survey of the A ging Male') a été menée en 2004 auprès d’échantillons d'hommes âgés de 50 à
80 ans dans 6 pays européens et aux États Unis. L’objet de cette enquête était de « rechercher
systématiquement la relation entre les SBAU, généralement causés par une HBP et la
dysfonction sexuelle de l’homme âgé ». Il s'agit jusqu’alors de la plus grande étude jamais
réalisée de la prévalence des SBAU et de la dysfonction sexuelle (les troubles de l'éjaculation
et les troubles de l’érection). Sur les 34 800 questionnaires envoyés dans le cadre de cette étude,
12 815 jugés recevables, ont été analysés [55].
2.3.6. Diagnostic de l’hypertrophie bénigne de la prostate
Le bilan initial permet de faire le diagnostic d'HBP, d'évaluer les répercussions de
l'HBP, de poser l'indication d'un éventuel traitement et d'en définir les modalités. Ce bilan
comporte l'interrogatoire et l'IPSS (International Prostate Symptoms Score), l'examen clinique,

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l'analyse d'urines, la biologie sanguine, la débitmètre et l'échographie. Une cystoscopie et un


uroscanner doivent être réalisés s’il existe une hématurie. Les examens de dépistage du cancer
de la prostate sont le dosage sanguin de l’antigène spécifique prostatique (PSA) et l’examen
clinique de la prostate par toucher rectal effectué par un médecin [56].
2.3.6.a. L’Antigène Spécifique de la Prostate (PSA) :
 Définition
L’Antigène Spécifique de la Prostate (PSA) est une enzyme produite par les cellules
de la prostate qui contribue à la fonction du sperme. Dans des circonstances normales, la
prostate libère une petite quantité de cette substance dans la circulation sanguine. Il en résulte
que l’on peut facilement la mesurer au moyen d’un test sanguin ordinaire. Cependant, le taux
peut changer selon une variété de facteurs tels que la race du patient, son âge, la taille de sa
prostate et la présence de différentes maladies affectant la prostate [57].
 Structure
Le PSA est produit exclusivement chez l’homme par la glande prostatique plus
spécifiquement par les cellules épithéliales prostatiques en grande quantité et par les cellules
épithéliales des glandes péri-urétrales en petite quantité [57].
Le PSA ou Kallicréine-3 (KLK3) est une sérine protéase de la famille des Kallikréines
humaines. Il est sécrété dans le liquide prostatique ou liquide séminal par les cellules
épithéliales glandulaires prostatiques sous forme inactive du Pro PSA constitue de 244 acides
aminés et une masse de 28 kDa, famille de 14 protéines identifiées à ce jour et codées par un
cluster de gènes situés sur le chromosome 19q13 ; son expression est régulée par les
androgènes. Le PSA est une serine-protéase (EC : 3.4.21.77), présente dans le sperme, à des
taux élevés [58].

Figure 8 : La structure du PSA [59]


 Caractéristiques biochimiques :

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Le PSA est un marqueur biologique de la prostate, sa sécrétion est liée principalement à


l’activité prostatique. Son taux sérique est augmenté dans l’hypertrophie bénigne de la
prostate, le cancer de la prostate, et les prostatites.
Sa valeur seuil dépend de la technique de dosage utilisée, mais se situe généralement à 4
ng/ml, au-delà de laquelle, le taux est considéré comme anormal.
Le PSA est une glycoprotéine appartenant à la famille des Kallikréines composée de 240
acides aminés, produire par la glande prostatique, et joue un rôle dans la fluidification du
sperme [60]. Le gène codant la molécule se situe sur le chromosome 19.
La demi-vie du PSA est estimée entre 2,2 et 3,2 jours. On peut estimer qu’il faut alors 2 à
3 semaines pour que le PSA retourne à sa valeur initiale après manipulation ou intervention
prostatique [60].
Le PSA se retrouve dans le sérum d’hommes sains, qui ne présentent pas de pathologies
prostatiques, car une faible quantité de PSA franchit la membrane basale cellulaire des cellules
épithéliales des acini prostatiques. S’il y a une agression prostatique, par un cancer, un
traumatisme, une hypertrophie bénigne, une prostatite, une inflammation ou un infarctus, la
barrière cellulaire est rompue et le PSA se déverse dans le sang en quantité plus ou moins
importante selon la pathologie incriminée [60].
Il existe différentes formes circulantes de PSA dans le sang. On le retrouve sous forme
libre et sous forme complexé ou liée [60].
Le dosage du PSA sérique libre et le calcul du rapport entre la concentration sérique en
PSA libre et la concentration sérique en PSA total pour les patients dont la concentration
sérique en PSA total est comprise entre 4 et 10 ng/ml pourraient éviter des biopsies chez des
patients qui ne sont pas atteints de CaP, tout en gardant une bonne sensibilité. Cependant il
existe à ce jour des problèmes de standardisation de la mesure. Par ailleurs, le seuil optimal
n’a pas été défini et il n’a été retrouvé aucune donnée sur l’utilisation de ce test comme outil
de diagnostic précoce en population générale ou en population à risque. L’utilisation du PSA
libre n’est pas recommandée en 1re intention comme élément du diagnostic précoce du CaP
[61].
Au seuil de 4 ng/ml, la sensibilité du dosage du PSA sérique total pour le diagnostic
précoce du CaP est de l’ordre de 75 % et la spécificité de l’ordre de 90 %. En situation de
dépistage individuel, la valeur prédictive positive (VPP) est de l’ordre de 30 %, ce qui signifie
que parmi les personnes qui ont un PSA total > 4 ng/ml, 3 sur 10 ont un CaP et 7 sur 10 n’ont
en réalité pas de CaP. Dans ce même cadre, la valeur prédictive négative (VPN) est de l’ordre

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de 90 % : cela signifie que lorsque le PSA total est < 4 ng/ml, l’absence de cancer de la prostate
est réelle dans 9 cas sur 10. Le taux de détection varie de 0,9 à 3,4 % et la proportion d’hommes
de 50 à 75 ans avec un PSA > 4 ng/ml est de l’ordre de 10 %. Les données de la littérature
sont insuffisantes pour estimer les performances du test de dosage de PSA sérique total dans
les populations présentant des facteurs de risque [61].
I.4. Diagnostic
I.4.1. Diagnostic clinique
I.4.1.a. Examen physique
Le patient doit préalablement vider sa vessie avant de réaliser l’examen physique. Cet
examen comporte différents gestes à réaliser par le praticien. Il effectue une palpation sous-
pubienne afin de rechercher un globe vésical et une palpation rénale pour rechercher une
dilatation rénale signe d’hydronéphrose. Il réalise un contrôle des organes génitaux externes
pour la recherche d’une sténose du méat ou d’un phimosis ainsi qu’un contrôle neurologique
périnéal avec vérification du tonus sphinctérien. Enfin, il procède au toucher rectal pour
estimer le volume de la prostate et exclure la présence d’un cancer. En cas d’HBP, la prostate
est ferme, lisse, régulière, indolore avec un volume augmenté qui provoque la disparition du
sillon médian. Si le toucher est douloureux pour le patient, c’est un signe d’infection
(prostatite) [62].

FIGURE 9 : TOUCHER RECTAL [63]


I.4.2. Diagnostic biologique
 Dosage sanguin de la PSA
Le dosage de la PSA spécifique est utilisé pour apprécier la valeur d’une enz yme
habituellement produite exclusivement par les cellules de la prostate. La PSA n’est retrouvée
en quantité significative dans aucun autre organe du corps humain.
Des taux de PSA supérieurs aux valeurs normales peuvent être associés à des maladies
inflammatoires prostatiques, une hypertrophie adénomateuse. L’antigène prostatique spécifique

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est en effet spécifique du tissu prostatique, pas du cancer de la prostate. Souvent, Cependant,
des taux très élevés de PSA traduisent l’existence d’un cancer de la pr ostate évolué et disséminé
par le biais de métastases à distance. Un taux anormal de PSA est supérieur à 4,0 ng/ml, mais
cela ne signifie pas automatiquement qu’il existe un cancer de la prostate. L’âge du patient, la
taille de la prostate, une infection de la prostate peuvent avoir une influence sur ce taux. A
l’inverse, un patient peut avoir un taux normal de PSA et cependant avoir un cancer de la
prostate. Voici pourquoi il est impératif de pratiquer à la fois le toucher rectale et le dosage de
la PSA qui sont les deux facteurs du dépistage précoce du cancer de la prostate [63].
 Imagerie
 Echographie abdominale et sus pubienne
Elle permet d’explorer un éventuel retentissement d’un obstacle prostatique sur les reins,
les uretères, la vessie ou une pathologie associée. Après miction elle permet de calculer un
éventuel résidu post mictionnel simplement et rapidement. Le volume global de la prostate est
mesuré. L’avantage de cette technique est sa facilité sa rapidité d’exécution et son innocuité
[63].
 Echographie endorectale de la prostate
Il s’agit de la voie d’exploration échographique de la prostate la plus performante. Cette
technique permet une analyse fine des différentes zones composant la prostate. Elle permet
d’attirer l’attention sur une pathologie débutante asymptomatique. Un cancer de petit volume
peut apparaître comme une image hypo-échogène. C’est une technique qui visualise les lésions
d’adénome de la prostate et de démontrer les remaniements tissulaires (kyste, abcès,
calcification).
 Biopsie prostatiques
Il s’agit du prélèvement à l’aide d’une longue aiguille ; conçue à cet effet pour plusieurs
échantillons de la prostate, d’environs 15 mm de longueur et 1 mm d’épaisseur chacun, qui sont
ensuite étudiés au microscope par un spécialiste en anatomo-pathologie pour déterminer si le
cancer est présent. L’acte doit aujourd’hui être réalisé sous anesthésie locale de façon à être
totalement indolore.

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FIGURE 10 : BIOPSIE PROSTATIQUE [63]


2.5. Traitement
Les buts du traitement sont de protéger la vessie, le rein et de soulager les symptômes
gênants. En général, les symptômes de l'hypertrophie bénigne de la prostate sont suffisamment
mineurs pour ne pas justifier de traitement et ils ne s'aggravent pas avec le temps. Seuls 15 %
des cas d'HBP nécessitent une prise en charge médicale pour éviter les complications Il existe
des traitements médicaux et chirurgicaux [52].
2.5.1. Les traitements médicaux
Lorsqu’un traitement s’avère nécessaire, les médicaments de premier choix sont les
alpha-bloquants. Ces médicaments détendent les muscles de la vessie, du canal par où passe
l'urine et de la prostate et facilitent le passage de l'urine. En cas d’échec de ce traitement, le
médecin peut y associer des médicaments qui bloquent l'action de la testostérone, l’hormone
sexuelle masculine La phytothérapie, les alpha-bloquants (Terazosine, alfuzosine, tamsulosine)
et les inhibiteurs de la 5-alpha réductase (finastéride, dutastéride) sont utilisés pour améliorer
la dysurie. Une association d’un inhibiteur de la 5alpha réductase et d’un alpha-bloquant est un
bon choix pour certains patients. Les anticholinergiques sont utilisés pour améliorer la
composante irritative des symptômes. Les inhibiteurs de phosphodiestérases de type 5 sont en
cours d’évaluation pour atténuer les symptômes irritatifs [52].
2.5.2. Les traitements chirurgicaux
Un traitement chirurgical est mis en œuvre pour enlever une partie de la prostate. Ils
sont indiqués lorsqu'il existe des signes de gravité (complications) et en cas d’échec ou
d’intolérance au traitement médical. Ils consistent en une ablation Trans urétrale de l’adénome
par résection ou destruction par laser lorsque le volume prostatique est inférieur à 60cc, et en
une adénectomie par voie Trans vésicale ou rétro-pubienne lorsque le volume prostatique est
supérieur à 60cc La mise au point de traitements médicaux nouveaux et de thérapeutiques dés

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obstructives alternatives permettront peut-être un meilleur traitement à la carte des plaintes en


rapport avec l’HBP [56].
2.6. Prévention de l’HBP
De fait, les 3 principaux facteurs de risque de l'HBP sont l'âge, les antécédents familiaux
et l’origine raciale, que vous ne pouvez modifier. Même si vous ne pouvez pas contrôler tous
les facteurs de risque d'HBP, de nombreux petits changements de style de vie peuvent aider à
garder votre prostate en bonne santé [63].
Il n’est guère possible d’empêcher l’adénome de la prostate de survenir. Néanmoins, vous
pouvez essayer de prévenir l'inconfort et les complications qu'il provoque.
• Libérez votre prostate. Si vous aviez une activité sexuelle importante et régulière,
continuez à garder le rythme. Une étude australienne a montré que la masturbation
quotidienne limitait le développement de l'hypertrophie bénigne de la prostate.
• Urinez quand vous en avez envie. Se retenir longtemps d'uriner peut irriter la vessie.
• Après 19 heures, buvez modérément pour éviter de devoir vous lever la nuit.
• Evitez certains aliments. Les plats épicés et salés, l’alcool, les boissons riches en
caféine (café, thé, colas) et le chocolat aggravent les symptômes de l'HBP.
• En cas de rhume, évitez de prendre des médicaments contenant un décongestionnant
(Comme la pseudo éphédrine). Ces substances rendent l'émission d'urine plus difficile.
Faites de l’exercice. Un bon tonus musculaire permet de mieux contrôler son envie
d'uriner. Evitez les sports qui bousculent la vessie (VTT, équitation, tennis, volleyball,
etc.) [52].

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CHAPITRE III : MATÉRIEL ET MÉTHODES


3.1 Présentation du site de collecte des données
Notre étude a eu lieu à l’hôpital protestant de Mbouo Bandjoun
3.1.1. Historique
 HISTORIQUE
 1928 : Pose de la première pierre de l’HPM
 1928 -1930 : L’hôpital est dirigé par une infirmière française Mlle MARCHAUD
 1959 à 1962 : L’hôpital est dirigé par Mlle DOLMAJON infirmière française
toujours ensuite par Mlle LAUVS Geneviève médecin française qui de 1963 à 1971
créa une école d’accoucheuse de Mbouo
 1972 à 1975 : Il fut sous la direction du Dr DONT ensuite celle du Dr
TCHAKOUNTE Paul gastro-entérologue qui est le premier médecin camerounais à
être sous la direction de cet hôpital puis, le Dr GHAKA médecin camerounais
ophtalmologue
 Depuis 2006 à nos jours : Dirige par Dr Lazare KAMDEM KUATE directeur
médecin chef de l’hôpital.
3.1.2. Situation géographique
L’hôpital protestant de Mbouo est situé dans la région de l’Ouest-Cameroun dans le
département du Koung-khi dans l’arrondissement de Pouomogne non loin de l’axe national n2
Douala-Bafoussam entre Bandjoun et Bafoussam.
3.1.3. Description du lieu
L’Hôpital protestant de Mbouo Bandjoun est subdivise en 14 bâtiments. Ses bâtiments
abritent le service de gynécologie obstétrique, consultation, maintenance ; soins buccodentaire,
médecine, laboratoire ; imagerie médical ; l’hospitalisation moyen et haut standing, bloc
opératoire, soins intensifs, hospitalisation chirurgie, buanderie, bloc administratif et morgue.
 ORGANISATION
L’Hôpital Protestant de Mbouo Bandjoun comprend personnels composés de :
 Un médecin chef
 Des médecins adjoints
 Des techniciens de laboratoire
 Des sages-femmes
 Des infirmiers

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 Des aides-soignants
 Des gardiens
 Des chauffeurs
 Des odontologistes
 Des gardiens
 Des kinésithérapeutes
 Des agents d’entretien.
DESCRIPTION DU SERVICE DE LABORATOIRE
 DESCRIPTION
Le laboratoire de L’Hôpital Protestant de Mbouo Bandjoun est structuré en un bâtiment
contenant plusieurs salles repartit comme suite :
 La salle d’accueil et d’attente des résultats
 Une salle de prélèvement sanguin
 Une salle de prélèvement pour les examens tels que le PCV, le PU ...
 Deux douches (une pour le personnel et la seconde pour les patients)
 La salle où est effectuée les examens d’hématologie
 Une salle pour l’analyse des examens sérologiques et biochimiques
 Une salle pour l’analyse des examens bactériologiques et de parasitologies
 Une salle où sont effectués la réalisation des milieux de cultures et l’ensemencement de
ces milieux par des produits pathologiques
 Deux salles de gardes (une pour les étudiants stagiaires et une pour le personnel)
 Le bureau du major
 Un magasin
 Une douche externe où est gardé le matériel pour le nettoyage du laboratoire
Comme ressource matériel nous pouvons citer :
 3 microscopes,
 2 centrifugeuses électroniques,
 2 spectrophotomètres pour les examens de biochimie,
 3 photomètres,
 4 réfrigérateurs
 1 poupinelle,
 le Coulter,
 1 automate, d’hématologie,

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 Plusieurs poubelles pour les déchets Lames, lamelles, Micropipettes, Tubes

II.1.4. Organigramme du lieu


COMITE DE SUIVI
DE GESTION

DIRECTEUR
Dr SADO Joseph

AUMONIER
Past TCHADJEU silvio

GESTIONNAIRE SURVEILLANTE GENERALE COORDONATEUR


M. NGANSOP Honoré M. NJUITCHA Cristophe MEDICAL P.I.
DrKOUOTOU Adamou B

3.2. Type d’étude


Pour atteindre nos objectifs nous avons procéder à une étude descriptive
transversale à visée analytique

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- Descriptive car elle nous a permis de décrire les circonstances pouvant influencer sur
la survenue de l’HBP
- Transversale car l’enquête étais de courte durée et adaptée dans le temps
- Analytique car elle nous a permis de procédé par une voie d’analyse
3.3. Durée et Période d’étude
Notre étude c’est ’étendue sur une durée de (07) mois (janvier 2023 à Juillet 2023) ;
avec une période collecte de données d’une durée de quatre (04) semaines (du 29 mai – 24 juin)
3.4. Méthode d’échantillonnage
3.4.1. Population d’étude
3.4.1.1. Population cible
Nous avons considéré l’ensemble des hommes âgés d’au moins 40 ans de la ville de
Bandjoun
3.4.1.2. Population d’étude
Tous les hommes de 40ans et plus venus en consultation à l’hôpital protestant de Mbouo
Bandjoun pendant notre période d’étude ayant donné leur consentement éclairé.
3.4.2. Critères d’étude
3.4.2.1. Critère d’inclusion
Etaient inclus dans cette étude, tous les hommes de 40 ans et plus venus consulté à
l’hôpital protestant de Mbouo Bandjoun et ayant sans contrainte accepter de participer à l’étude.
3.4.2.2. Critère de non inclusion
Les patients de sexe masculins de 40 ans et plus venues en consultation à l’hôpital protestant
de Mbouo Bandjoun ne désirant pas de faire partir de notre étude.
3.4.2.3. Critère d’exclusion
Les patients de sexe masculin de moins de 40 ans.
3.4.3. Echantillonnage
3.4.3.1. Techniques d’échantillonnage
Pour le bon déroulement de notre étude, nous avons utilisé une méthode non probabiliste
dite de convenance qui consiste à inclure les patients dans l’étude au fur et à mesure qu’ils se
présentaient au laboratoire
Taille de l’échantillon
Notre étude c’est réaliser sur des patients venus consultés à l’hôpital protestant de Mbouo
Bandjoun. Nous avons obtenu la taille de notre échantillon en utilisant la formule de Lorenz

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La prévalence de l’hypertrophie bénigne de la prostate au Cameroun est de 7,13%


N = Z2x P x Q / d2
Z = erreur opérationnelle : 1,96
D = erreur aléatoire : 5%
P = prévalence de la maladie : 7,13% [23].
Q = 1 – P : 92,87%
N = (1,96)2 x 0,0713(0,9287) / (0,05) 2 = 101,75 ;
N = taille minimale requise : 101
 Considération éthique de la recherche
Dans le cadre du respect de l’éthique de la recherche, nous respecterons la démarche
administrative suivante:
 Demande d’autorisation d’enquête du chef venant de l’institut universitaire de la pointe
 L’autorisation de collecte de donnée de notre chef d’établissement
 Accord du principe du DRSP
 Accord du comité régional de clairance éthique de l’ouest
 L’autorisation de collecte du Directeur de l’Hôpital Protestant de Mbouo Bandjoun qui nous
Permettrons de mener notre étude dans son centre
 Consentement libre et éclairé de tous les patients qui accepteront de faire partir de notre
étude.
Tous les patients qui vont fait l’objet de notre étude vont recevoir un code d’identification.
Ce même code sera porté sur l’échantillon du laboratoire. Ces patients seront entretenus sur le
but de la recherche, son intérêt et sur l’importance de leur participation à l’étude. Ceux qui
accepterons de faire partir de l’étude signerons la fiche de consentement éclairé et rempli un
questionnaire prévu à cet effet. En le signant, ils reconnaitront avoir donné leur approbation
quant à leur participation à l’étude. Instruments de collecte des données
Pour mener à bien ce travail, nous allons utiliser pour la collecte des données un
questionnaire et une fiche de consentement éclairé que le patient signera après lecture et
remplissage du questionnaire.
 Description de l’instrument de la collecte des données
Notre instrument va contenir les informations suivantes :
- L’identification du patient tout en respectant les règles de codification
- Un ensemble de questions relatives aux connaissances du patient sur l’hypertrophie
bénigne de la prostate et les méthodes de prévention.

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 La validation de cet instrument


La fiche des questionnaires et la fiche de consentement du patient seront lues par mon
directeur de mémoire ainsi que le médecin chef de l’hôpital afin que cet instrument soit validé.
 Pré-test
Il s’effectuera avec la fiche de questionnaire ceci afin de vérifier la faisabilité de notre
test et d’apporter des corrections si possibles.
3.6. Procédure de Réalisation
3.6.1. Matériels
 Tube
 Coton hydrophile
 Alcool à 70°
 Garrot
 Seringue
 Stylo à bille bleu et rouge
 Chaine ELISA (laveur, incubateur, lecteur)
 Coffret PSA
 Minuterie
3.6.2. Instrument de collecte de données
La collecte des données se déroulera à base d’une fiche de collecte et d’un questionnaire
permettant d’évaluer les paramètres sociodémographiques (âge, profession, niveau scolaire…),
la connaissance sur l’hypertrophie bénigne de la prostate, les symptômes, facteurs de risque et
enfin les résultats.
Après un entretien avec les participants, nous allons procéder au prélèvement d’un
échantillon de sang pour l’analyse. Cette phase sera exécutée au sein du service du Laboratoire.
Elle avait consisté spécifiquement au recrutement des participants selon les critères d’inclusion
et de non inclusion. Ensuite, on avait effectué le prélèvement sanguin dans un tube sec pour
obtenir du sérum après remplissage et signature de la fiche de collecte des données.
3.7. Procédure au laboratoire
3.7.1. Phase pré analytique
Phase pré analytique
Cette phase sera la plus importante car il sera question d’accueillir, de faire part au patient
de notre étude, l’enregistrer, lui donner un code d’identification, lui fournir les conditions

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nécessaires pour la bonne réalisation du test, étiqueter les tubes nécessaires au recueil du
spécimen, et faire le prélèvement.
Techniques de prélèvement
Le prélèvement était fait généralement au niveau du pli du coude du participant. En effet,
le participant convenablement assit, instruit de former le point pour permettre la turgescence de
la veine, la zone de prélèvement était localisée puis désinfectée avec un coton imbibé d’alcool
à 70°C. Ensuite, une ponction veineuse était effectuée délicatement et environ 4,5ml de sang
étaient recueillis. Enfin, le garrot était immédiatement détaché, l’aiguille retirée et un coton sec
était posé sur le site de ponction. Directement après la ponction veineuse, le tube contenant le
sang prélevé était étiqueté par un code d’identification unique à chaque participant ; puis porté
à la centrifugation à 3000tr/min pendant 3 à 5 min pour obtenir le sérum qui sera utilisé pour
l’analyse
II.7.2. Phase analytique
Ici la technique utilisée est celle d’ELISA qui est une technique immunologique utilisée
pour trouver et mesurer les protéines spécifiques, telles que des antigènes, des anticorps, et des
hormones dans les échantillons biologiques
II.7.2.1. But
Le but de la méthode ELISA directe est de détecter et de quantifier un antigène spécifique
dans un échantillon. Elle peut être utilisée pour diagnostiquer des maladies infectieuses, détecter
des allergènes dans les aliments, et bien d'autres applications.
II.7.2.2. Le principe
L'ELISA directe repose sur le principe de la reconnaissance spécifique entre un anticorps
et un antigène. L'échantillon à analyser est ajouté à un puits d'une microplaque recouvert d'un
anticorps spécifique à l'antigène d'intérêt. Si l'antigène est présent dans l'échantillon, il va se
lier aux anticorps immobilisés ; les anticorps non liés aux antigènes sont éliminés. Le substrat
est converti par l'enzyme de manière à émettre un signal chromo-génique ou fluorescent, la
quantification du résultat se fait par spectrophotométrie.
II.7.2.3. Mode opératoire
- Préparation des échantillons : L'échantillon à analyser (sérum, plasma, liquide biologique,
etc.) est collecté et préparé pour l'analyse.
- Revêtement de la microplaque : Des anticorps spécifiques à l'antigène d'intérêt sont
adsorbés sur les parois des puits d'une microplaque.

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- Blocage : Pour éviter les réactions non spécifiques, les puits sont ensuite bloqués pour
empêcher la fixation d'autres protéines non pertinentes.
- Incubation de l'échantillon : L'échantillon est ajouté dans les puits et incubé. Si l'antigène
est présent dans l'échantillon, il va se lier aux anticorps immobilisés.
- Lavage : Les puits sont lavés pour éliminer les éventuels contaminants et les substances
non liées.
- Révélation : Un anticorps secondaire conjugué à une enzyme, spécifique à l'anticorps de
l'étape précédente, est ajouté. Cet anticorps secondaire va se lier à l'antigène et former un
complexe.
- Développement : Un substrat réactif est ajouté pour révéler l'activité de l'enzyme
conjuguée. La réaction enzyme-substrat produit un changement de couleur dans les puits
contenant le complexe.
- Lecture des résultats : La lecture de la couleur se fait à l'aide d'un spectrophotomètre. Une
plus grande intensité de couleur correspond à une plus grande quantité d'antigène présent
dans l'échantillon.

II.7.2.4. Présentation des résultats


Un résultat qualitatif indiquera la présence ou l'absence d'un antigène dans l'échantillon.
Les valeurs seuils sont alors déterminées par l'analyste et peuvent être basées sur la statistique.
Deux ou trois écarts-types sont généralement utilisés pour distinguer l'échantillon positif du
négatif. Dans l'utilisation quantitative de l'ELISA, la densité optique ou les unités de
fluorescence de l'échantillon sont interpolées sur une courbe d’étalonnage, de manière à
déterminer la concentration de l'échantillon.
II.7.2.5. Intérêts et limites
Dans une gamme de concentration de 10 à 1000 ng/ml, la méthode possède une
reproductibilité et une sensibilité identique à celles du dosage radio-immunologique. Les
avantages de la méthode sont multiples : les anticorps monoclonaux rendent la détection

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spécifique, quantification possible, technique sensible grâce aux anticorps secondaires,


techniques très accessible via des kits (1 an de validité). Cependant, il y a une difficulté dans
l'interprétation des résultats pour le dosage quantitatif, dont la reproductibilité n'est pas
satisfaisante, et la réaction enzymatique rend cette technique dépendant de la température, du
pH et de l'éclairement.
Les interprétations des résultats seront faites en fonction de l’âge et ayant comme valeur
normale :
- Entre 40 à 49 ans : 0,0 à 2,5ng/ml
- Entre 50 à 59 ans : 0,0 à 3,5ng /ml
- Entre 60 à 69 ans : 0,0 à 4,5ng /ml
- Entre 70 à 79 ans et plus : 0,0 à 6,5ng/ml
Un résultat est considéré comme positif lorsqu’il est au-dessus de ses valeurs données en
fonction des tranches d’âge. Mais en général la littérature considère une valeur ≥10ng/ml
comme positif quel qu’en soit l’âge.
II.7.3. Phase post-analytique
Cette phase consistera à l’enregistrement des résultats dans les registres du laboratoire,
puis dans le cahier des collectes enfin dans le carnet du patient, pour qu’il aille rencontrer le
médecin qui la prescrit quand le résultat était positif.
 Méthodes d'analyses statistiques des données
Les données obtenues lors des collectes seront stockés dans le logiciel Microsoft Word 2016
pour la saisie du texte, le logiciel Microsoft Excel 2016 pour entrer les données statistiques et
la réalisation des graphique et le logiciel SPSS version 20 pour le calcul des données
statistiques.

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CHAPITRE IV : RESULTATS ET INTERPRETATIONS


La présente étude a vu la participation de 53 patients dans notre étude qui était de type
descriptive transversale a visée analytique à l’Hôpital protestant de Mbouo Bandjoun de la
période allant du 29 mai au 24 juin 2023 dans le but de déterminer les facteurs de risque de
l’hypertrophie bénigne de la prostate chez les hommes de 40 ans et plus. Les résultats seront
donnés en tableau et en graphe
4.1. PRÉVALENCE GLOBALE DE LA PSA
La figure si dessous nous donne la prévalence globale de l’infection dans notre
population d’étude.

negatif
positif 58%
42%

negatif
positif

Figure 11 : Prévalence globale de la PSA


Il ressort de cette figure que la prévalence globale de notre étude était de 42%.

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4.2. CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DE LA POPULATION


D’ÉTUDE
4.2.1. REPARTITION DES REPONDANTS EN FONCTION DE LA TRANCHE
D’AGE
La figure ci-dessous représente la répartition de nos répondants en fonction de la tranche
d’âge. Notre étude a porté sur un échantillon de 53 patients reçues au laboratoire de
l’hôpital protestant de Mbouo Bandjoun.

20 32,1%
26,4% [40-49]
Frequence%

15
18,9% 18,9%
[50-59]
10
[60-69]
5 3,8%
[70-79]
0
[80-89]
[40-49] [50-59] [60-69] [70-79] [80-89]
Tranche d'age

Figure 12 : Répartition des répondants en fonction de la tranche d’âge.

Il ressort de cet histogramme que les tranches d’âge la plus représentée était celle comprise
entre [60-69] ans avec une fréquence de 32,1% suivi de celle comprise entre [70-79] ans avec
une fréquence de 26,4%. La moins représentée était celle comprise entre [40-49] ans avec une
fréquence de 3,8%.

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4.2.2. REPARTITION DES REPONDANTS EN FONCTION DE LA PROFESSION


La figure ci-dessous représente la répartition des répondants en fonction de la profession

45,3%
25

20
FREQUENCE%

26,4%
15

10
15,1%
9,4%
5 3,8%

0
agriculteur chauffeur commercent enseignant infirmier
PROFESSION

Figure 13 : La figure ci-dessous représente la répartition des répondants en


fonction de la profession.

Il ressort de cette figure que la professions la plus représentée était celle des agriculteurs
avec une fréquence de 45,3% suivi de celle des commercent avec une fréquence de 26,4% ; et
la moins représentée était celle des infirmiers avec une fréquence de 3,8 %.

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4.2.3. REPARTITION DES REPONDANTES EN FONCTION DU STATUT


MATRIMONIAL
La figure si dessous nous donne la répartition des répondantes en fonction du statut matrimonial

25 39,6%
32,1%
FREQUENCE%

20
24,5% celibataire
15
monogamie
10
polygamie
5 3,8%
Veuf
0
celibataire monogamie polygamie Veuf
STATUT MATRIMONIAL

Figure 14 : répartition des répondantes en fonction du statut matrimonial


Il ressort de cette figure que 39,6% de nos répondants étaient des monogames tandis
que, 32,1% étaient veufs, 24,5% étaient polygames et 3,8% étaient célibataires.

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4.3. DISTRIBUTION DES RESULTSTS EN FONCTION DES FACTEURS


FAVORISANTS LA SURVENUE DE LA MALADIE
4.3.1. Répartition des résultats en fonction de la tranche d’âge
Le tableau ci-dessous présente la répartition des répondants en fonction de la tranche
d’âge. Il ressort de ce tableau que sur la tranche d’âge la plus représentée était celle de [60-69]
avec une fréquence de 22,6%.

Tableau II : Prévalence de L’HBP en fonction de la tranche d’âge.

VARIABLE PSA Total


Normale Elevée
TRANCHE [40-49] % Effectif 2 (3,8%) 0 (0,0%) 2 (3,8%)
D’AGE
[50-59] % Effectif 6 (11,3%) 4 (7,5%) 10 (18,9%)

[60-69] % Effectif 5 (9,4%) 12 (22,6%) 17 (32,1%)

[70-79] % Effectif 12 (22,6%) 2 (3,8%) 14 (26,4%)

[80-89] % Effectif 5 (9,4%) 5 (9,4%) 10 (18,9%)

Total % Effectif 30 (56,6%) 23 (43,4%) 53 (100,0%)

Khi 2: 11,705 ddl : 4 p : 0,020

L’analyse statistique nous a permis de dire qu’il existe un lien significatif entre l’âge
avancé et la survenue de l’hypertrophie bégnine de la prostate par le test khi2 avec un (p =
0,020).

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4.3.2. Répartition des résultats en fonction de l’indice de masse corporel


Le tableau ci-dessous présente la répartition des répondants en fonction de l’indice de
masse corporel. Il ressort de ce tableau que sur les 19 personnes étant en surpoids 7 étaient teste
positif soit une prévalence de 13,2%.

Tableau III : Prévalence de l’HBP en fonction de l’indice de masse corporel

VARIABLE PSA Total


Normale Elevée
IMC
Normal %Effectif 3 (5,7%) 11 (20,8%) 14 (26,4%)

Surpoids %Effectif 12 (22,6%) 7 (13,2%) 19 (35,8%)

Obésité %Effectif 8 (15,1%) 3 (5,7%) 11 (20,8%)

Obésité %Effectif 8 (15,1%) 1 (1,9%) 9 (17,0%)


morbide
Total
%Effectif 31 (58,5%) 22 (41,5%) 53 (100,0%)
Khi2: 12,435 ddl: 3 p: 0,006

L’analyse statistique nous a permis de dire qu’il existe un lien significatif entre le
surpoids et la survenue de l’hypertrophie bégnine de la prostate par le test khi2 avec un (p =
0,006).

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4.3.3. Distribution des résultats en fonction de l’activité sportive

Le tableau nous présente la répartition des répondants en fonction de l’activité sportive


Il ressort de ce tableau que sur 40 personnes de notre population d’étude qui ne
pratiquaient pas d’activité sportive, 17 étaient positif soit une fréquence de 32,1%.

Tableau IV : Distribution des résultats en fonction de l’activité sportive

PSA Total
VARIABLE Normale Elevée
non
% Effectif 23 (43,4%) 17 (32,1%) 40 (75,5%)
ACTIVITE
SPORTIVE Oui
% Effectif 8 (15,1%) 5 (9,4%) 13 (24,5%)

Total
% Effectif 31 (58,5%) 22 (41,5%) 53 (100,0%)

Khi2 : 0,066 ddl : 1 p : 0,797

Le test statistique de khi-deux (P= 0,797) montre qu’il n’existe pas de lien significatif
entre l’activité sportive et la survenue de l’hypertrophie bégnine de la prostate.

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4.3.4. Distribution des résultats en fonction de la prostate dans la famille


De ce tableau ressort la répartition de notre population d’étude en fonction de la
transmission familiale de l’hypertrophie bégnine de la prostate.
Il ressort de ce tableau que 15,1% nos répondants ayant l’hypertrophie bégnine de la
prostate avaient des cas dans leurs familles.

Tableau V : Distribution des résultats en fonction de la prostate dans la famille

PSA Total
VARIABLE Normale Elevée
PROSTATE DANS NON % Effectif
LA FAMILLE 30 (56,6%) 14 (26,4%) 44 (83,0%)

OUI % Effectif
1 (1,9%) 8 (15,1%) 9 (17,0%)

Total % Effectif
31 (58,5%) 22 (41,5%) 53 (100,0%)

P : 10,023 ddl : 1 p : 0,002

Le test statistique de khi-deux (p=0,002) montre qu’il existe un lien génétique dans la
transmission de l’hypertrophie bégnine de la prostate.

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4.3.5. Distribution des résultats en fonction du régime alimentaire


Le tableau nous présente la répartition des répondants en fonction du régime
alimentaire
Il ressort de ce tableau que 22,6% de notre population d’étude qui avaient un régime
alimentaire constituer de graisses étaient testés positif.

Tableau VI : Distribution des résultats en fonction de régime alimentaire

VARIABLE PSA Total


Normale Elevée
REGIME Graisses % Effectif 5 (9,4%) 12 (22,6%) 17 (32,1%)
ALIMENTAIRE
fruits et % du total 4 (7,5%) 4 (7,5%) 8 (15,1%)
legumes
Glucides % du total 6 (11,3%) 3 (5,7%) 9 (17,0%)

Autre % du total 6 (11,3%) 2 (3,8%) 8 (15,1%)


proteins
Lipides % du total 10 (18,9%) 1 (1,9%) 11 (20,8%)

Total Effectif 31 (58,5%) 22 (41,5%) 53


(100,0%)

Khi 2: 12,066 ddl: 4 p: 0,017

Toutefois le test statistique de khi-deux (P<0,05) montre qu’il existe un lien


significatif entre le régime alimentaire et la survenue de l’hypertrophie bégnine de la prostate.

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CHAPITRE V : DISCUSSIONS ET LIMITES DE L’ETUDE


V.1. DISCUSSIONS
L’étude que nous avons menée avait pour objectif général de déterminer les facteurs
de risques liés à la survenue de l’HBP chez les hommes de 40 ans et plus reçu à l’Hôpital
protestant de Mbouo Bandjoun.
V.1.2. PRÉVALENCE GLOBALE DE L’HYPERTROPHIE BEGNINE DE LA
PROSTATE
Il ressort de notre étude que la prévalence globale était de 42% ce résultat est en accord
avec celui de Filymady Sangaré, 2015 [64]. Qui a trouvé que l’adénomectomie a occupé 44,7%
des activités pathologiques urologiques du service. Bah. A. H. [65]. A rapporté 48,6% dans son
étude de 12 mois à l’hôpital Somine dolo de Mopti ; Sanogo. B. Gniré. [66] et Berthé. I. ont
rapporté respectivement 41,28% et 58,1%. L’HBP demeure le premier motif de consultation en
urologie [67].
V.1.3. CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DE LA POPULATION
D’ÉTUDE
 TRANCHE D’AGE
Il ressort de notre étude que la tranche d’âge la plus représentée était celle comprise
entre [60-69] ans avec une fréquence de 32,1% ce résultat est comparable à ceux de Malé M à
Mopti et Mouad EL MOUHTADI au Maroc en 2018 tous avaient trouvé respectivement 41%
pour une tranche d’âge de 60-70 ans. [68]. Abdoulaye Ndiath et al à l’hôpital Aristide Le
Dantec (HALD) à Dakar (Sénégal) avait trouvé une tranche d´âge 60-69 ans dans 46% des cas.
Ces résultats s’expliquent par la fréquence des pathologies prostatiques dans cette tranche d’âge
[69]. Nous pouvons dire que l’adénome de la prostate est une pathologie du sujet âgé avec une
fréquence nettement élevé entre 60 et 79 ans KOSAR, 2009. En effet, les études menées par
MBAKOP en 2004 au Cameroun, montre que l’adénome de la prostate est absent avant 50 ans :
Dû surement aux déséquilibres hormonaux touchant la prolifération des cellules prostatiques,
qui est moins prononcé en dessous de 50 ans. Cette prévalence est élevée comparée à celle
trouvée par l’OMS en 2012 au Cameroun qui est de 7,3% et de 13,7% en Afrique. Cela
s’explique par le fait que nous avions travaillé avec des patients présentant certains facteurs liés
à l’adénome prostatique.
 PROFESSION
Nos résultats ont montré que la profession la plus représentée était celle des agriculteurs
avec une fréquence de 45,3% ces résultats sont similaires à celui de DIARRA B a rapporté dans

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son étude un taux de cultivateur de 41,2% [70]. Ceci pourrait s’expliquer par le fait que la
plupart des habitants de l’ouest Cameroun sont des agriculteurs d’une part ; Et d’autre part, du
fait qu’après la retraite, la majorité des fonctionnaires se retrouvent dans les travaux
champêtres, et l’utilisation des produits chimiques et pesticides, favoriserait le développement
du cancer de la prostate.
 Statut matrimonial
Nos résultats ont montré que 39,6% de nos répondants étaient des monogames ce résultat
s’éloigne de celui trouvé par Seydou BENGALY au Mali 2018 [71] ou les monogames ont
représenté 75,5% des patients. Ceci peut être dû au fait qu’il n’a pris en considération le décès
de la conjointe.
V.1.4. FACTEURS FAVORISANTS LA SURVENUE DE LA MALADIE
 L’INDICE DE MASSE CORPOREL
Il ressort de cette étude que le surpoids augmenterait le risque de développer
l’hypertrophie bénigne de la prostate avec une fréquence 13,2% ces résultats sont similaires à
celui de Parsons JK et al qui stipule que Chez les hommes obèses, l’augmentation de 1 kg/m2
(kilogramme par mètre carré) de l’indice de masse corporelle (IMC) correspond à une
augmentation de 0,41 millilitre du volume de la prostate. Les patients obèses auraient un risque
3,5 fois plus élevé d'avoir une prostate élargie que lespatients non obèses ayant une fréquence 70
% plus élevé chez les patients obèses que chez ceux non obèses [72].
 TYPE D’ALIMENT CONSOMME
Il ressort de cette étude que la consommation des aliments riches en graisse
augmenteraient le risque de développer l’hypertrophie bénigne de la prostate avec une
fréquence de 22,1% ces résultats sont contradictoires à celui de Amarenco G et al qui stipule
que la consommation d’aliment riche en glucide augmenterait le risque de développer une HBP.
Ceci pourrait s’expliquer par le fait que L'hyperglycémie produit une élévation du calcium dans
les cellules musculaires lisses et le tissu neural ce qui induit l’activation du système nerveux
sympathique pouvant aggraver les symptômes urinaires liés à l’HBP [73].
 L’HEREDITE
Il ressort de cette étude que l’hérédité augmente le risque de développer l’hypertrophie
bénigne de la prostate avec une fréquence de 15,1% ces résultats sont similaires à celui
de Giovannucci et al qui a eu une fréquence de 30%. Ceci pourrait s expliqué par le fait que
l’hérédité semble être autosomique dominante car les sujets ayant un parent de premiers degrés
concernés, possèdent des prostates de volume plus important avec une composante

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fibromusculaire plus élevée ayant un risque supérieur de développer une hypertrophie bénigne
de la prostate [73].

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V.2.LIMITTES DE L’ETUDE
Au cours de la réalisation de notre étude, nous nous sommes butés à plusieurs failles :
 La période de collecte de données de courte durée
 Le refus des patients à participer à l’étude
 L’absence de l’évaluation des autres paramètres ou marqueurs biologiques tels que :
Biopsie prostatique, échographie endorectale de la prostate, échographie abdominale et
sus pubienne qui permettent de mieux évaluer la fonction prostatique.

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Conclusion
Parvenu au terme de notre étude qui a duré 7 mois avec une phase de collecte des données
1mois (allant de la période du 29 mai au 24juin 2023) dont le Thème portait sur les facteurs de
risques de l’hypertrophie bénigne de la prostate chez les hommes de 40 ans et plus venus en
consultation à l’hôpital protestant de Mbouo Bandjoun; qui avait pour objectif général de
déterminés les facteurs de risques de l’hypertrophie bénigne de la prostate chez les patients de
40 ans et plus venus en consultation. Il ressort de cette étude que les tranches d’âge les plus
représentées étaient [60-69] ans soit 32,1% et là plus infectée était de la même tranche d’âge
que la précédente ; les hommes célibataires étaient les plus atteintes par la maladie soit 31%,
la profession la plus touchée était celle des agriculteurs soit 45,3%. Notre étude a montré que
la prévalence de l’antigène spécifique de la prostate (PSA) à l’hôpital protestant de Mbouo
Bandjoun était élevée soit 42%. Il existe une relation statistiquement significative (P<0,05) la
tranche d’âge, l’indice de masse corporel, la prostate dans la famille, le régime alimentaire. Au
regard de ces résultats, il est nécessaire d’améliorer les stratégies de la sensibilisation de la
population sur les facteurs de risques de l’hypertrophie bénigne de la prostate ainsi que les
complications et les moyens de préventions afin de réduire la mortalité.

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SUGGESTIONS
Au terme de cette étude, nous suggérons :
 Au ministère de la santé publique :
- De faire d’avantage des campagnes de sensibilisation sur l’hypertrophie bénigne de la
prostate ;
- De renforcer la prise en charge des pathologies prostatiques dans le programme national
de prise en charge des personnes âgées ;
- De subventionner les traitements chirurgicaux.
 Aux formations sanitaires :
- De sensibiliser la communauté via des causeries éducatives sur les facteurs liés à la
survenue de l’HBP ;
- D’entreprendre via des causeries éducatives en encourageant les patients à ce faire
consulter dès l’apparition des premiers signes de la maladie pour éviter toutes
complications ;
- Pratiquer systématiquement le toucher rectal au cours de l’examen clinique de tous
patients âgés.
 Population d’étude
- De consommer régulièrement les aliments riches en protéines, le soja et d’éviter la
consommation excessive d’alcool et du tabac ;
- Il est important pour les hommes âgés de se faire consulter par des médecins au moins
deux fois par an en dehors de toute symptomatologie ;
- De pratiquer régulièrement une activités physique et sportive.

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54. Rosen R, Altwein J, Boyle P, Kirby RS, Lukacs B, Meulaman E, et al. Troubles urinaires
du bas appareil et dysfonction sexuelle masculine : l’Enquête MSAM-7 ou Enquête
Multinationale de l’Homme Agé. Prog En Urol. 2004;14:332-44.
55. T.Hald, 2006.
56. Monge, Marie. Cancérologie et biologie Marqueurs tumoraux organe par organe. Ed.
Elsevier Masson, 313 pages.
57. Durand, G., & Beaudeux, J. L. Biochimie médicale. Marqueurs actuels et perspectives.
Deuxième édition revue et augmentée. Lavoisier, pages (428-429), 2011
58. BELANGER, Alain, VAN HALBEEK, et al. Masse moléculaire de structure glucidique
de l’antigène spécifique de la prostate : études pour l’établissement d’une norme
internationale PSA. La prostate, vol.27, no4, p. 187-197
59. Benchikh El Fegoun A, Villers A. [Molecular forms of PSA]. Prog Urol, 2007
Apr;17(2):165–71
60. association française d'urologie et santé, agence nationale d'accréditation et d'évaluation
en. 2004.Eléments d'information des hommes envisageant la réalisation d'un dépistage
individuel du cance de la prostate. Recommandations pour la pratique clinique. [éd.]
Anaes.s.l. : Saint-Denis La Plaine, 2004.

62
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« FACTEURS DE RISQUE DE L’HYPERTROPHIE BENIGNE DE LA PROSTATE CHEZ
LES HOMMES DE 40 ANS ET PLUS VENUS EN CONSULTATION A L’HOPITAL
PROTESTANT DE MBOUO BANDJOUN »

61. Lebdai S, Descazeaud A. Prise en charge des symptômes du bas appareil urinaires liés
à l’hypertrophie bénigne de prostate. Prog En Urol. 1 nov 2014;24(14):929-33.
62. Davody. (2015). Diagnostic de l'adénome de la prostate.
63. Nouvelles de PROCURE. 2020.Conseils pour aider à prévenir une HBP . 2020.
64. Filymady Sangaré, thèse de médecine Aspect épidémio-clinique de l’hypertrophie de
la prostate à l’hôpital de Sikasso 2015
65. Bah. A.H : Etude épidémio-clinique et anatomopathologique de l’adénome de la
prostate à l’hôpital Somine Dolo de Mopti. Thèse Med ; 2008
66. SANOGO. B. G: Etude épidémio-clinique de l’adénome de la prostate sur terrain
diabétique au service d’urologie de l’hôpital N P G : Thèse .Méd. Bamako, M113‐2004.
67. BERTHE. I: Evaluation de la qualité de vie des patients après adénomectomie selon le
score IPSS dans le service d’Urologie du C H U Gabriel Touré. Thèse de Med. Bamako‐
FMPOS‐2007‐M‐128.
68. Malé M Résection transurétrale de la prostate dans le service de chirurgie générale de
l’hôpital Sominé Dolo de Mopti. Thèse de médecine 2018.N°18M165.
69. Mouad EL MOUHTADI Devenir des patients à long terme après résection trans-
uréthrale de la prostate. M. Thèse N° 136. Année 2018. 162p
70. DIARRA. B : Adénome de la prostate chez les patients âgés de 45-55ans au service
d’urologie du CHU. Gabriel Toure Thèse de Med Bamako. 2012
71. Seydou BENGALY Hypertrophie de la prostate au service d’Urologie du CHU Gabriel
Tour Thèse Médecine Mali. 2017
72. Parsons JK, Carter HB, Partin AW, Windham BG, Metter EJ, Ferrucci L, et al.
Metabolic Factors Associated with Benign Prostatic Hyperplasia. J Clin
Endocrinol Metab. juill 2006;91(7):2562-8.
73. Amarenco G, Serikoff A, Chartier-Kastler E, Grise P, Fatton B, Bruyère F, et
al. Troublesvésicosphinctériens et syndrome métabolique. Prog En Urol. 1 avr
2012;22(4):207-13.

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ANNEXE
ANNEXE1 : FICHE DE CONSENTEMENT ECLAIRE

Consentement de participation
Je soussigné…………………………………………Code…………………........
Cher(es) répondant,
Afin de nous aider à rédiger notre mémoire de fin d’étude sur le thème : « prévalence et facteur
favorisant l’hypertrophie bénigne de la prostate chez les hommes de 40 ans et plus venus en
consultation à l’hôpital protestant de Mbouo Bandjoun », en vue de l’obtention de notre licence
professionnelle en technique de laboratoire.
Les résultats de cette étude nous permettront d’avoir une idée sur la prévalence de
l’hypertrophie bénigne de la prostate chez les hommes de 40 ans et plus afin de pouvoir prévenir
cela.
A cet effet, ce questionnaire est mis à votre disposition et nous vous prions de bien
vouloir répondre à toutes les questions en tout honnêteté en cochant tout simplement la case
correspondante selon son choix.
Le respect scrupuleux de l’anonymat est une garantie de la confidentialité de vos réponses.
Nous vous remercions de votre bonne compréhension.
Nom de l’étudiant : NEMBOT Wilfried
J’accepte de Participer en toute liberté sans Aucune obligation
Signature du répondant signature de l’investigateur

A
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ANNEXE2 : FICHE DES QUESTIONNAIRES DE COLLECTE DE DONNEES


CODE…………………………, Date ……………………… ;
Age : ……………………………………………….
Veuillez cocher la case qui correspond à votre réponse. Si vous
commettez d’erreur, noircissez entièrement la case déjà cochée et cochez
ensuite celle qui vous convient
I - IDENTIFICATION DES REPONDANTS
1. Quelle est votre tranche d’âge ?
a- 40-49 ans b- 50 -59 ans c- 60-69 ans
d-70-79 ans e-80-89 ans 90 et plus
2. Quel est votre niveau d’études ?

a- Non scolarisé b-Secondaire c- Primaire


Universitaire
3. Quel est votre régime matrimonial ?
a- Célibataire b – Divorce c- Marié
d- Veuf e-Monogame f- polygame
4. Quelle est votre occupation?
a- Agriculteur b- b- Commerçant c- salariés
d –Autres ___________________
5. Quel est votre tranche de poids ?
a- 50-59kgs b-70-79kgs c- 60-69kgs
d-80 et plus e-Aucune idée
II- FATEURS FAVORISANTS
1-Selon vous peut-on prévenir le cancer de la prostate ? a- Oui b-Non
2-si oui comment l’éviter ?
a- En fumant du tabac b- Consommer l’alcool c- Faisant du sport
3-La prise d’un traitement préventif permet de prévenir ce cancer ?
a- Oui b-Non
4.Faites-vous régulièrement le sport ?
a- Oui b-Non
5.L’alimentation pauvre en graisses peut prévenir le cancer de prostate ?

B
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a- Oui b-Non
6. Quel est votre régime alimentaire ?
a- Fruits et légumes b- Viandes rouges c- Les huiles végétales
d- Autres…………………..
7. Une personne de votre famille a-t-elle déjà souffert d’un cancer de la
prostate ? a-Oui b- Non
FICHE DES RESULTATS
PSA……………………………………………………………………………

ANNEXE3 : Accord de principe du DRSP-Ouest


ANNEXE4 : Autorisation administrative du chef d’établissement d’INSSAS
ANNEXE5 : Autorisation du médecin de l'hôpital protestant de Mbouo Bandjoun

C
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TABLE DES MATIÈRES

Sommaire ..........................................................................................................................................i

DEDICACE ..................................................................................................................................... ii

REMERCIEMENTS ...................................................................................................................... iii

LISTES DES ABRÉVIATIONS .....................................................................................................iv

LISTE DES FIGURES ..................................................................................................................... v

LISTE DES TABLEAUX ...............................................................................................................vi

LISTE DES ANNEXES ................................................................................................................ vii

Résumé ......................................................................................................................................... viii

Abstract ...........................................................................................................................................ix

INTRODUCTION ............................................................................................................................ 1

CHAPITRE I : CADRE CONCEPTUEL DE L’ETUDE .............................................................. 2

I.1. Contexte de l’étude ................................................................................................................ 2


I.2. Justification du choix du thème ............................................................................................. 3
I.2.1. Justification personnel .................................................................................................... 3
I.2.1. Justification scientifique ................................................................................................. 3
I.3. Enonce du problème .............................................................................................................. 4
I.4. Problématique ........................................................................................................................ 5
I.5. Question de recherches .......................................................................................................... 5
I.5.1. Question principale ......................................................................................................... 5
I.5.2. Question secondaire ........................................................................................................ 6
I.6. Hypothèse de recherche ......................................................................................................... 6
I.6.1 Hypothèse principale........................................................................................................ 6
I.6.2. Hypothèse secondaire ..................................................................................................... 6
I.7. Objectifs de recherche ............................................................................................................ 6
I.7.1 Objectif générale .............................................................................................................. 6

D
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I.7.2. Objectif spécifique .......................................................................................................... 6


I.8. Intérêt de l’étude .................................................................................................................... 6
I.8.1. Intérêt pratique ................................................................................................................ 6
I.8.2. Intérêt physique ............................................................................................................... 7
CHAPITRE II : ................................................................................................................................. 8

CADRE CONCEPTUEL ET REVUE DE LA LITTERATURE .................................................... 8

2.1. Cadre conceptuel ................................................................................................................... 8


Définition ........................................................................................................................... 8
2.2. Revue de la littérature............................................................................................................ 8
2.2.1. Rappels anatomiques et physiologique de la prostate .................................................... 8
Figure 1 : Localisation de la prostate [31]........................................................................................ 9

Figure 2 : Morphologie externe de la prostate [33]. ....................................................................... 10

Figure 3 : Lobes prostatiques [35]................................................................................................. 11

Figure 4 : Les conduits de la prostate [29]. ................................................................................... 12

Figure 5 : Anatomie zonale de la prostate [37]. ............................................................................. 13

2.2.1.E. Vascularisation de la prostate .................................................................................. 13


2.2.1.F. Rappels physiologique de la prostate ....................................................................... 14
Figure 6 : Les phases de l'éjaculation [44] ..................................................................................... 17

2.3. L’hypertrophie bénigne de la prostate ................................................................................ 19


2.3.1. Historique et définition................................................................................................. 19
2.3.2. Épidémiologie .............................................................................................................. 19
2.3.3. Physiopathologie de l’hypertrophie bénigne de la prostate ......................................... 20
2.3.4. FACTEURS DE RISQUE DE L’HYPERTROPHIE BENIGNE DE LA PROSTATE
................................................................................................................................................ 21
Tableau I : Le score IPSS de l’OMS SCORE IPSS/QL ................................................................. 24

I.3.5. Complication ................................................................................................................. 26


Figure 7 : Réponse de la vessie à l'HBP [54] ................................................................................. 28

2.3.6. Diagnostic de l’hypertrophie bénigne de la prostate .................................................... 28


Figure 8 : La structure du PSA [59] ............................................................................................... 29

E
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I.4. Diagnostic ............................................................................................................................ 31


I.4.1. Diagnostic clinique ....................................................................................................... 31
FIGURE 9 : TOUCHER RECTAL [63] ........................................................................................ 31

I.4.2. Diagnostic biologique ................................................................................................... 31


FIGURE 10 : BIOPSIE PROSTATIQUE [63] .............................................................................. 33

2.5. Traitement ........................................................................................................................... 33


2.5.1. Les traitements médicaux ............................................................................................ 33
2.5.2. Les traitements chirurgicaux ...................................................................................... 33
2.6. Prévention de l’HBP............................................................................................................ 34
CHAPITRE III : MATÉRIEL ET MÉTHODES ........................................................................... 35

3.1 Présentation du site de collecte des données ........................................................................ 35


3.1.1. Historique ..................................................................................................................... 35
3.1.2. Situation géographique ................................................................................................. 35
3.1.3. Description du lieu ....................................................................................................... 35
DESCRIPTION DU SERVICE DE LABORATOIRE .......................................................... 36
3.2. Type d’étude ........................................................................................................................ 37
3.3. Durée et Période d’étude ..................................................................................................... 38
3.4. Méthode d’échantillonnage ................................................................................................. 38
3.4.1. Population d’étude............................................................................................................ 38
3.4.1.1. Population cible ......................................................................................................... 38
3.4.1.2. Population d’étude..................................................................................................... 38
3.4.2. Critères d’étude ................................................................................................................ 38
3.4.2.1. Critère d’inclusion ..................................................................................................... 38
3.4.2.2. Critère de non inclusion ............................................................................................ 38
3.4.2.3. Critère d’exclusion .................................................................................................... 38
3.4.3. Echantillonnage ................................................................................................................ 38
3.4.3.1. Techniques d’échantillonnage ................................................................................... 38
3.6. Procédure de Réalisation ..................................................................................................... 40
3.6.1. Matériels ....................................................................................................................... 40
3.6.2. Instrument de collecte de données ................................................................................... 40
3.7. Procédure au laboratoire...................................................................................................... 40

F
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3.7.1. Phase pré analytique ..................................................................................................... 40


II.7.2. Phase analytique .......................................................................................................... 41
II.7.2.2. Le principe ................................................................................................................ 41
II.7.2.3. Mode opératoire ........................................................................................................ 41
II.7.2.4. Présentation des résultats .......................................................................................... 42
II.7.2.5. Interprétation des résultats ........................................................................................ 42
II.7.2.6. Intérêts et limites ...................................................................................................... 42
II.7.3. Phase post-analytique ...................................................................................................... 43
CHAPITRE IV : RESULTATS ET INTERPRETATIONS ........................................................ 44

4.1. PRÉVALENCE GLOBALE DE L’HYPERTROPHIE BENIGNE DE LA PROSTATE .. 44


Figure 11 : Prévalence globale ....................................................................................................... 44

4.2. CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DE LA POPULATION


D’ÉTUDE................................................................................................................................... 45
4.2.1. REPARTITION DES REPONDANTS EN FONCTION DE LA TRANCHE D’AGE
................................................................................................................................................ 45
Figure 12 : Répartition des répondants en fonction de la tranche d’âge. ....................................... 45

4.2.2. REPARTITION DES REPONDANTS EN FONCTION DE LA PROFESSION ...... 46


Figure 13 : La figure ci-dessous représente la répartition des répondants en fonction de la
profession. ...................................................................................................................................... 46

4.2.3. REPARTITION DES REPONDANTES EN FONCTION DU STATUT


MATRIMONIAL ................................................................................................................... 47
Figure 14 : répartition des répondantes en fonction du statut matrimonial .................................... 47

4.3. DISTRIBUTION DES RESULTSTS EN FONCTION DES FACTEURS FAVORISANTS


LA SURVENUE DE LA MALADIE ........................................................................................ 48
4.3.1. Répartition des résultats en fonction de la tranche d’âge ............................................. 48
Tableau II : Prévalence de L’HBP en fonction de la tranche d’âge. .............................................. 48

4.3.2. Répartition des résultats en fonction de l’indice de masse corporel ................................ 49


Tableau III : Prévalence de l’HBP en fonction de l’indice de masse corporel .............................. 49

4.3.3. Distribution des résultats en fonction de l’activité sportive ............................................. 50


Tableau IV : Distribution des résultats en fonction de l’activité sportive .............................. 50

4.3.4. Distribution des résultats en fonction de la prostate dans la famille ............................ 51

G
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Tableau V : Distribution des résultats en fonction de la prostate dans la famille .......................... 51

4.3.5. Distribution des résultats en fonction du régime alimentaire ....................................... 52


Tableau VI : Distribution des résultats en fonction de régime alimentaire ............................ 52

CHAPITRE V : DISCUSSIONS ET LIMITES DE L’ETUDE ................................................... 53

V.1. DISCUSSIONS .................................................................................................................. 53


V.1.2. PRÉVALENCE GLOBALE DE L’HYPERTROPHIE BEGNINE DE LA
PROSTATE ............................................................................................................................ 53
V.1.3. CARACTÉRISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES DE LA POPULATION
D’ÉTUDE............................................................................................................................... 53
TRANCHE D’AGE ..................................................................................................... 53
V.1.4. FACTEURS FAVORISANTS LA SURVENUE DE LA MALADIE ....................... 54
V.2.LIMITTES DE L’ETUDE....................................................................................................... 56

CONCLUSION .............................................................................................................................. 57

SUGGESTIONS............................................................................................................................. 58

RÉFÉRENCES ............................................................................................................................... 59

ANNEXE ........................................................................................................................................ A

ANNEXE1 : FICHE DE CONSENTEMENT ECLAIRE .......................................................... A


ANNEXE2 : FICHE DES QUESTIONNAIRES DE COLLECTE DE DONNEES .................. B
ANNEXE3 : Accord de principe du DRSP-Ouest ...................................................................... C
ANNEXE4 : Autorisation administrative du chef d’établissement d’INSSAS .......................... C
ANNEXE5 : Autorisation du médecin de l'hôpital protestant de Mbouo Bandjoun .................. C
TABLE DES MATIÈRES .............................................................................................................. D

H
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