Memoire MR Nembot Lele HBP + Abstrat Corrigé
Memoire MR Nembot Lele HBP + Abstrat Corrigé
SOMMAIRE
SOMMAIRE ............................................................................................................................... i
DEDICACE ................................................................................................................................ ii
ABSTRACT .............................................................................................................................. ix
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 1
CONCLUSION ........................................................................................................................ 57
SUGGESTIONS....................................................................................................................... 58
RÉFÉRENCES ......................................................................................................................... 59
ANNEXE .................................................................................................................................. A
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« FACTEURS DE RISQUE DE L’HYPERTROPHIE BENIGNE DE LA PROSTATE CHEZ
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DEDICACE
A
Mes parents
M et Mme LELE
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REMERCIEMENTS
Ce document est le fruit d’un travail laborieux qui ne pouvait être réalisée sans le soutien
moral, matériel et financier de plusieurs personnes. Raison pour laquelle nous ne saurons
débuter la rédaction de ce travail sans penser à tous ceux/celles qui ont contribué de prêt ou de
loin à sa réalisation. Sur ce, je tiens à remercier les personnes suivantes :
Pr ASSOB NGUEDIA Jules Clement, notre encadreur, pour ses conseils, ses
critiques, ses encouragements et surtout pour l’honneur qu’il nous donne en acceptant
de superviser personnellement ce travail ;
M. KUE Richard, promoteur de l’institut universitaire de la pointe de Bafoussam pour
le cadre somptueux et la qualité des enseignants recrutés pour notre formation ;
Madame KWEUDJEU, chef d’établissement de l’INSSAS pour sa disponibilité envers
tous les étudiants ;
Tout le staff administratif de l’institut universitaire de la pointe pour tous vos conseils,
et la formation de qualité que vous nous avez fourni ;
AU MEDECIN CHEF pour m’avoir donnée l’occasion d’effectuer ma collecte de
donnée au sein de sa structure hospitalière ;
AU PERSONNEL DU LABORATOIRE de l’Hôpital Mbouo Bandjoun pour vos
conseils et votre supervision lors de notre stage de collecte ;
A toute ma grande famille pour le soutien moral, financier, et matériel depuis le début
de notre formation jusqu’à la fin ;
Tous mes amis et camarades de la promotion pour votre collaboration et la convivialité
qui a régné et le soutien psychologique tout au long de notre formation ;
Tous ceux et celles qui de près ou de loin ont contribué à la réalisation de ce travail.
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Résumé
L’adénome de la prostate est une maladie en pleine évolution dans les pays en voie de
développement, présent plus chez les hommes âgés. Cette pathologie peut conduire à une
obstruction de l’urètre et une hernie de la muqueuse des troubles du bas de l’appareil urinaire
et de la sexualité, altérant ainsi la qualité de vie des patients, des troubles urinaires, des
difficultés d’érection avec une répercussion sur la vie sociale des hommes. De ce fait, afin de
déterminer les facteurs de risque de l’hypertrophie bénigne de la prostate nous nous sommes
proposé de contribuer à la baisse des risques d’HBP dans la population d’étude Pour cela nous
nous sommes posés la question de savoir : Quelle sont les facteurs de risque de l’hypertrophie
bénigne de la prostate chez les hommes âgés de 40 ans et plus venus en consultation à l’hôpital
protestant de Mbouo Bandjoun ? Notre étude avait pour objectif général de déterminer les
facteurs de risque de l’hypertrophie bénigne de la prostate chez les hommes âgés de 40 ans et
plus venus en consultation à l’hôpital protestant de Mbouo Bandjoun du 29 Mai au 24 Juin
2023,
Il s’agissait d’une étude descriptive transversale à visée analytique en utilisant une fiche
de consentement éclairé, un questionnaire, et nous avons reçu 53 participants remplissant nos
critères d’inclusion. La quantification de l’antigène spécifique de la prostate a été faite par la
méthode d’ELISA. Les logiciels Microsoft Office Word et Excel 2010 ainsi SPSS 20 ont été
utilisés pour le traitement des données.
A l’issu de notre étude il ressort que sur les 53 patients, 22 étaient porteur d’un seuil
pathologique de l’antigène prostatite soit une fréquence de 42%.la tranche d’âges la plus
affectée par cette pathologie est celle des hommes âgés entre [60-69] ans avec une fréquence
de 32,1% suivi de celle comprise entre [70-79] ans avec une fréquence de 26,4%. La moins
représentée était celle comprise entre [40-49] ans avec une fréquence de 3,8%. Comme
principales étiologies de l’HBP nous avons l’âge, la profession (agriculture), l’hérédité,
l’obésité, l’alimentation avec P< 0 ,05. L’activité sportive n’était pas significative
Ces résultats montrent que l’HBP reste un problème de santé publique responsable de
nombreux cas de mortalité et de morbidité. Par conséquent le personnel soignant devrait mener
des campagnes de sensibilisation pour le changement de comportement des populations enfin
de diminuer les étiologies de cette pathologie.
Mots clés : Hypertrophie, Bénigne, Prostate.
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Abstract
Prostate adenoma is an evolving disease in developing countries, present more in older
men. This pathology can lead to obstruction of the urethra and herniation of the mucosa of the
lower urinary tract and sexuality disorders, thereby impairing the quality of life of patients,
urinary disorders, erection difficulties with an impact on the social life of men. Therefore, in
order to determine the risk factors for benign prostatic hyperplasia, we proposed to contribute
to the reduction of the risks of BPH in the study population. For this, we asked ourselves the
question of: What are the risk factors for benign prostatic hyperplasia in men aged 40 and over
who come to the Protestant Hospital of Mbouo Bandjoun for consultation? The general
objective of our study was to determine the risk factors for benign prostatic hyperplasia in men
aged 40 and over who came for consultation at the Protestant Hospital of Mbouo Bandjoun
from May 29 to June 24, 2023,
This was a cross-sectional descriptive study with analytical intent using an informed
consent form, a questionnaire, and we received 53 participants fulfilling our inclusion criteria.
The quantification of the specific antigen of the prostate was made by the ELISA method.
Microsoft Office Word and Excel 2010 and SPSS 20 software were used for data processing.
At the end of our study, it appears that out of the 53 patients, 22 were carriers of a
pathological threshold of the prostatitis antigen, i.e. a frequency of 42%. The age group most
affected by this pathology is that of men. aged between [60-69] years with a frequency of 32.1%
followed by those between [70-79] years with a frequency of 26.4%. The least represented was
those between [40-49] years with a frequency of 3.8%. As main etiologies of BPH we have age,
profession (agriculture), heredity, obesity, diet with P<0.05. Sports activity was not significant
These results show that BPH remains a public health problem responsible for many cases
of mortality and morbidity. Therefore, the nursing staff should carry out awareness campaigns
for the change of behavior of the populations finally to reduce the etiologies of this pathology.
Keywords: Hypertrophy, Benign, Prostate.
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INTRODUCTION
La prostate est une glande de l’appareil génital masculin située sous la vessie qui entoure
l’urètre par lequel l’urine s’évacue. Au cours du vieillissement, la prostate se développe et
augmente de volume en raison d’une prolifération cellulaire excessive dans la zone de transition
dont la cause reste encore mal connue [1]. Ce phénomène physiologique, d’évolution
généralement lente, peut entrainer des troubles urinaires en raison de la pression exercée sur
l’urètre et la vessie. L’hypertrophie bénigne de la prostate constitue alors la première cause de
symptômes du bas de l’appareil urinaire même si ces symptômes sont très variables d’un
individu à l’autre. En France, deux millions d’hommes sont atteints de trouble urinaires associés
à l’HBP avec une augmentation constante de cent mille nouveaux cas chaque année. Mais en
réalité ils seraient plus de cinq millions à l’être car cette affection est sous-diagnostiquée [2].
L’hypertrophie bénigne de la prostate ou HBP, anciennement appelée adénome de la prostate,
est définie histologiquement par une hyperplasie stromale et épithéliale de la zone de transition
et péri urétrale de la prostate. Elle touche 50% des hommes de plus de 60 ans [3]. Par contre les
lésions histologiques de l’HBP se présentent chez 8% des hommes de 30 ans, 40% des hommes
de 50 ans et 80% des hommes de 80 ans [4]. L’HBP est la pathologie la plus fréquente chez
l’homme vieillissant, et constitue une cause majeure de troubles du bas appareil urinaire et de
la sexualité, altérant ainsi la qualité de vie des patients. Cinquante-deux pour cent (52%) des
hommes présentant des troubles urinaires se plaignaient aussi de difficultés d’érection avec une
répercussion sur la vie sociale des hommes expliquant la fréquence des troubles anxieux et la
symptomatologie dépressive [5]. En plus de l’altération de la qualité de vie, l’HBP expose à un
risque important d’insuffisance rénale, d’infection urinaire et de calcul rénal chez un patient
fragilisé par l’âge mais aussi par les poly pathologies. Il est probable que la fréquence de cette
pathologie augmente au cours des années à venir puisque les données démographiques du
Sénégal ont montré une augmentation de l’espérance de vie passant de 63,5 ans en 2013 à 73,4
ans en 2035 [6]. C’est dans ce contexte que notre étude s’est proposée de déterminer les facteurs
de risque de l’hypertrophie bénigne de la prostate chez les hommes de 40 ans et plus de venus
en consultation à l’hôpital protestant de Mbouo Bandjoun.
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cause de la non disponibilité des registres, soit 12000 cas sont attendus chaque année [14]. A
Yaoundé le nombre de patients atteints de l’HBP est rare. Dans l’hôpital centrale de Yaoundé
on a reçu 329 patients âgés de 45 à 79 ans. La moyenne d’âge des patients, d’une HBP était de
61,6 ans. 181patients (56 ,9%) avaient un score jugé modéré à sévère, 200 patients (60,8%)
avaient un score de gêne supérieure à 3. Il y avait une corrélation entre l’IPSS et l’âge, l’IPSS
et le score de gêne. 184 patients porteur d’une HBP dont 118 avaient une HBP symptomatique
parmi lesquels 17 avaient un traitement médical et 35 avaient été perdus de vue. 10 patients
avaient un cancer de la prostate. L’hypertrophie de la prostate limite la croissance des tissus
prostatiques et le grossissement de la prostate pour les hommes des creux qui souhaitent
soulager les symptômes de l’HBP pour des hommes qui veulent limiter la fréquence d’envies
pressantes d’uriner. Une technique non chirurgicale pour le traitement de la prostate avec 96%
de réussite [14].
I.2. Justification du choix du thème
I.2.1. Justification personnel
Notre choix a été sur ce sujet d’étude suite à l’opération d’un patient souffrant d’une
hypertrophie bénigne de la prostate durant l’un des stages académiques. A cet effet nous nous
sommes dont engagés à travailler sur ce thème afin de pouvoir d’abord connaître et maitriser
les facteurs influençant ou favorisant la survenue de la pathologie des personnes souffrant de
cette maladie. Ensuite de sensibiliser les hommes en bonne santé sur les méthodes préventives
et enfin d’apporter un plus pour l’éradication de cette pathologie et de protéger les hommes
contre l’HBP.
I.2.1. Justification scientifique
L'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) est un processus de croissance excessive
des cellules épithéliales et stromale. Cette multiplication aboutit à une augmentation de la taille
de toute la glande qui peut être responsable d’un obstacle à l’écoulement normal de l’urine C’est
une tumeur bénigne de la prostate, essentiellement au dépend de la zone transitionnelle. Quoi
qu’elle ne menace pas directement le pronostic vital, l’HBP peut générer de graves
complications telles que la rétention urinaire, une hématurie massive, la formation de calculs,
l’infection urinaire à répétition, et l’insuffisance rénale [15].
L’HBP est une affection répandue chez les hommes de plus de 50 ans. Elle touche
environ 10% des sujets de moins de 40 ans et atteint environ 80% des hommes à 80 ans [15].
Le vieillissement et la présence de testicules fonctionnels ont été pendant longtemps les deux
seuls facteurs de risque évoqués dans le développement de l'HBP [16]. Aujourd’hui d’autres
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I.4. Problématique
L’HBP aussi appelée hyperplasie bénigne de la prostate ou encore adénome Prostatique
est une tumeur bénigne qui se développe aux dépens de la partie crâniale de la prostate. Elle
touche les sujets âgés de plus de 50 ans ; en cas d’hypertrophie bénigne de la prostate, la prostate
devient plus grande et exerce plus de pression sur l’urètre et la vessie, interférant ainsi avec
l’écoulement normale de l’urine.
Aux Etats Unis la chirurgie de l’adénome est la plus fréquente après celle de la cataracte [21].
On estime que 65000 français bénéficient chaque année d’une intervention pour HBP [21].
En Afrique selon certaines études, l’adénectomie prostatique vient au premier rang des activités
chirurgicales des services d’urologie [21].
Au service d’urologie du CHU Gabriel Touré, elle représentait 59.3% en 2012 et
51.35% en 2014 à Bamako commune VI [22].
Plus précisément au Mali, plusieurs études ont été faites sur l’adénome de la prostate,
ces études ont montré que l’adénome de la prostate entraine des troubles mictionnels chez 50%
des sujets de plus de 50 ans. Ainsi un homme sur quatre en souffre entre 50 et 54ans et trois sur
quatre en 65 et 70ans et qui pourrait être expliqué par le fait qu’il y a que deux services
d’urologie pour faire face à l’ensemble des problèmes liés aux pathologies urologiques [23].
Ainsi, selon les estimations faites en 2002, 12000 nouveaux cas de cancer sont enregistrés.
Au Cameroun chaque année avec 25000 personnes vivant avec la maladie. Ces chiffres
pourraient doubler d’ici 2024 si rien n’est fait. Plus de 80% des personnes atteintes se font
dépister à un stade très avancé de la maladie et la plupart décèdent dans les 12 mois qui suivent
le diagnostic [24]. Au vue de l’impact de cette pathologie, nous nous sommes proposé d’évaluer
la prévalence et les facteurs favorisant la survenue de l’Hypertrophie Bénigne de la Prostate.
L’hypertrophie de la prostate limite la croissance des tissus prostatiques et le grossissement de
la prostate pour les hommes qui veulent limiter la fréquence d’envies pressantes d’uriner. Une
technique non chirurgicale pour le traitement de la prostate avec 96% de réussite car en absence
de gêne une surveillance annuelle est recommandé pour les patients présentant des symptômes
discrets ou modérés.
I.5. Question de recherches
I.5.1. Question principale
Quels sont les facteurs de risques de l’hypertrophie bénigne de la prostate chez les
hommes de 40 ans et plus venus en consultation à l’hôpital protestant de Mbouo Bandjoun ?
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Evaluer et sensibiliser les hommes sur cette pathologie au counseling lors de leur
consultation à l’hôpital protestant de Mbouo Bandjoun.
I.8.2. Intérêt physique
Contribuer et améliorer l’état de santé de notre population d’étude
Attribuer grâce à l’étude les nouvelles données statiques de la pathologie l’hôpital
protestant de Mbouo Bandjoun.
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CHAPITRE II :
CADRE CONCEPTUEL ET REVUE DE LA LITTERATURE
2.1. Cadre conceptuel
Définition
Les différents concepts à définir sont les suivants : Prévalence, prostate, homme âgé,
hypertrophie bégnine de la prostate.
Prévalence : En épidémiologie la prévalence désigne l’état de santé d’une population à
un moment donné. La prévalence d’une maladie particulière représente ainsi le nombre de
Personnes atteintes par cette maladie à un instant donné [25]. D’après le dictionnaire Larousse
de poche La prévalence est un nom féminin qui désigne le rapport du nombre de cas d’un trouble
morbide à l’effectif total de la Population, sans distinction entre les cas nouveaux et les cas
anciens à un moment ou pendant une période donnée [26].
Homme âgé : selon le dictionnaire Larousse c’est personne dont l’âge est avancé
personne du 3e âge [26].
Prostate : est une glande génitale masculine entourant les premiers centimètres de
l’urètre, située juste sous le col vésical, La glande prostatique est située sous la vessie ; elle a
une forme de poire avec une large base supérieure en continuité avec la vessie, un sommet
inférieur en continuité avec le sphincter strié, une face antérieure, une face postérieure et des
faces latérales [27].
L'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) : est un processus de croissance
excessive des cellules épithéliales et stromale. Cette multiplication aboutit à une augmentation
de la taille de toute la glande qui peut être responsable d’un obstacle à l’écoulement normal de
l’urine [28].
2.2. Revue de la littérature
2.2.1. Rappels anatomiques et physiologique de la prostate
2.2.1.a. Rappels anatomiques
Définition : [29]
La prostate est un organe génital masculin, situé à un carrefour stratégique entre la voie
urinaire et la voie génitale.
Elle peut être le siège de trois (3) affections : (Le cancer de la prostate ; L’adénome de la prostate
ou l’hypertrophie bénigne de la prostate ; La prostatite.)
Localisation
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La prostate est une glande exocrine, impaire, de l’appareil génital masculin qui se situe
au carrefour des voies génitales et urinaires. Elle se trouve dans le petit bassin au niveau de la
partie antérieure de la cavité pelvienne : [29].
• A l’arrière de la symphyse pubienne
• En-dessous de la vessie
• Au-dessus du diaphragme uro-génital
• En avant du rectum
• Entre les muscles élévateurs de l’anus de chaque côté.
Dimensions Moyennes chez l’Adulte :
La prostate s'accroît et n'est vraiment développée qu'à la puberté, Ces dimensions sont les
suivantes [30] :
Hauteur ; 2,5 à 3 cm
Largeur à la base ; 4 cm
Épaisseur à la base ; 4 cm
Poids ; 25g.
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La face antérieure, plane et verticale, est située en arrière de la symphyse pubienne à laquelle
elle est rattachée par les ligaments pub prostatiques et séparée par un tissu cellulo-graisseux.
Entre ces ligaments se trouve le plexus de Santorini (plexus veineux rétro-pubien).
Deux faces inféro-latérales convexes qui sont au contact des muscles élévateurs de l’anus
La face postérieure, oblique, est divisée en deux lobes latéraux par un sillon médian vertical.
Elle est séparée du rectum par le fascia de Denon Villiers (fascia recto-vésical), entre ces
deux se trouve un espace virtuel à l’état physiologique appelé l’espace rétro prostatique.
La base qui est la partie supérieure horizontale de la prostate est délimitée en deux versants
par la fente prostatique :
Le versant antérieur urétéro-vésical compris entre le col vésical en avant à qui il fait face et
la fente prostatique en arrière.
Le versant postérieur où les vésicules séminales et les canaux déférents convergent pour
former les canaux éjaculateurs qui se jetteront dans la fente prostatique.
L’apex, dénommé aussi sommet, est la partie inférieure de la prostate en contact avec le
diaphragme uro-génital et il est recouvert par la partie postérieure du sphincter strié de
l’urètre qui émerge en arrière de l’apex.
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• Le lobe moyen (médian) crânial est compris entre l’urètre et les canaux
éjaculateurs
• Les lobes latéraux droite et gauche situés en arrière des canaux éjaculateurs et en
dessous du lobe moyen.
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musculaires lisses, lui conférant une motricité autonome qui empêche l’écoulement
spontané de l’urine dans la vessie.
Le sphincter strié, externe, qui entoure l’urètre distal au niveau de l’apex est formé
de fibres musculaires striées lui conférant une motricité volontaire permettant de
contrôler la miction.
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Une zone de transition : forme les 5 % de tissu prostatique restant. Elle est
constituée de deux petits lobes situés autour de l’urètre juste au-dessus du veru montanum.
Elle est le site exclusif de l’hypertrophie prostatique. Cette zone donne toutefois naissance
à 20 % des cancers de la prostate qui restent habituellement de bon pronostic. Elle est
exclusivement explorée par la Résection Endo-Urétrale (REU) et par l’adénectomie ;
rarement représenté dans les PBP.
Le sphincter prostatique : c’est une bande étroite qui entoure les faces latérales
et postérieures de l’urètre proximal. Il contient des fibres musculaires lisses denses et des
éléments glandulaires qui sont le point de départ exclusif de l’hypertrophie prostatique du
type lobe médian [37].
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jusqu’au veru montanum. Ses ramifications vascularisent l’urètre ainsi que la partie
péri-urétrale et les conduits éjaculateurs.
• La branche prostatique parcoure la capsule prostatique, elle donne des
ramifications latérales et postérieures qui vont pénétrer la capsule et vasculariser les
deux tiers de la prostate par sa zone périphérique.
L’artère honteuse interne vascularise l’apex et le sphincter externe strié.
L’artère du conduit déférent et l’artère rectale moyenne ont un rôle accessoire.
Vascularisation veineuse
La prostate est drainée par deux réseaux veineux : [34]
• Le réseau veineux du plexus rétro-pubien (de Santorini) drainé par les
veines pudendales internes
• Latéralement, le plexus prostatique drainé par les veines vésicales
Les veines pudendales et vésicales s’abouchent dans les veines iliaques internes au niveau
du collecteur terminal.
Drainage Lymphatique [38]
Les lymphatiques provenant de la glande prostatique forment un réseau péri prostatique
et s'unissent en plusieurs pédicules principaux pour gagner les ganglions iliaques internes,
externes, obturateurs et pré sacrés.
Innervation de la prostate
La prostate est innervée par le système nerveux autonome qui comprend un
contingent sympathique dont les fibres proviennent des nerfs hypogastriques et un
contingent parasympathique dont les fibres sont issues des nerfs sacrés S2-S4. Les nerfs
sympathiques et parasympathiques sont contenus au niveau du plexus pelvien [39].
2.2.1.F. Rappels physiologique de la prostate
▪ Le développement de la prostate :
Gil Vernet a démontré que la physiologie de la prostate est en rapport avec celle du
testicule.
En effet, par les hormones qu’il secrète, le testicule dirige le développement de la prostate de
la période embryonnaire à la vieillesse.
Pendant la vie intra-utérine, la prostate acquiert un énorme développement dû à la
grande prolifération des cellules de Leydig responsables de la sécrétion des androgènes.
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dans leur capacitation. Sa concentration physiologique plasmatique est de 3 μg/L, elle ne varie
pas en fonction de l’âge. Son dosage présente un intérêt dans le diagnostic du cancer de la
prostate [42].
De par leurs activités enzymatiques le PSA et la PAP, favorisent la pénétration des
spermatozoïdes dans la glaire cervicale.
• Protéine de sécrétion prostatique (PSP-94) : Cette protéine, non glycolysée
composée de 94 acides aminés, est fabriquée par les cellules épithéliales prostatiques en
quantité importante. Son mécanisme d’action n’est pas clairement établi, des suppositions
biologiques concernant l’inhibition de la motilité des spermatozoïdes et la prévention de la
réaction acrosomique dans le sperme ont été émises. Sa concentration dans le plasma séminal
est de 1,3g/L [43].
▪ Les sécrétions non protéiques prostatiques :
Elles concernent les polyamines dont la spermine qui stimule la motilité et la maturation
des spermatozoïdes. Elles participent aussi à la croissance cellulaire prostatique. L’acide
citrique est un anion également présent en grande quantité dans le fluide prostatique et permet
aux spermatozoïdes de produire de l’énergie par l’intermédiaire du cycle de Krebs. Le zinc,
aussi présent, est un cation qui se fixe à la séménogéline permettant son hydrolyse par le PSA.
Il participe donc à la liquéfaction du sperme. De plus son activité antibactérienne permet aux
spermatozoïdes d’augmenter leur survie dans le vagin. Le cholestérol et des phospholipides
sont aussi sécrétés par la prostate et leur rapport cholestérol/phospholipide aurait une influence
protectrice envers les spermatozoïdes sur les modifications de température du liquide séminale
[44].
▪ Le liquide séminal:
Les vésicules séminales sécrètent un liquide formulé de fructose, de prostaglandines et
de protéines de coagulation. Le fructose constitue une source d’énergie pour les
spermatozoïdes, les prostaglandines contribuent à la motilité et la viabilité de ceux-ci, et les
protéines de coagulation permettent au sperme de coaguler avant l’éjaculation. Le liquide
séminal rejoint l’urètre par le veru montanum et représente environ 60% de l’éjaculat final [44].
▪ L’éjaculation :
Elle comprend deux phases distinctes : l’émission et l’expulsion. Durant l’émission, le
sperme s’accumule dans l’urètre prostatique qui se dilate, les deux sphincters lisse et strié
(externe) sont alors fermés. Lors de l’expulsion, le système sympathique entraine la contraction
des myofibres lisses de la prostate et de l’urètre afin d’évacuer le sperme. Conjointement, le
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actifs, est connue sous le nom de « prostatique chronique ». Aujourd’hui on parle de syndrome
inflammatoire pelvien. Les symptômes principaux sont : douleurs au niveau de la vessie avec
pression et gêne à la miction, des testicules, brûlures urétrales ou à l’extrémité du rectum,
souvent associés à un syndrome fonctionnel du colon ou des hémorroïdes. Cette affection se
manifestant par des phases alternant, poussées aigües ou subaigües, sur un fond de douleur et
de gêne chronique, n’a aucun caractère malin ou dangereux. Elle ne prédispose en rien la
prostate au développement ultérieur d’un cancer et est rarement douloureuse ou anormale à
l’examen rectal [49].
2.3. L’hypertrophie bénigne de la prostate
2.3.1. Historique et définition
Le rapport du congrès de l’AFU du novembre 2018 sur l’HBP peut se permettre de
participer à la commémoration du centenaire de l’armistice de 1998 en évoquant le père la
victoire qui disait en 1919 après avoir lui-même subi avec succès l’ablation de sa prostate et
échoué dans sa démarche vers l’élection «il y’a deux choses dont on peut se passer en France :
la prostate et la présidence de la république ». La chirurgie avait en effet été démystifié dès
1923 par Georges Marion qui y consacrait dans l’encyclopédie d’urologie et concluait que la
prostatectomie par voie Transe vésicale avait acquis droit de cité avec une mortalité allant selon
les autres de 3 à 10%.
2.3.2. Épidémiologie
Le cancer de la prostate est une affection fréquente et représente environ 25% de la
totalité des cancers. Basée sur des données d’autopsies prostatiques recensées au cours de
plusieurs études menées dans le monde, la prévalence de l’HBP histologique a été estimée de :
• 10% pour les hommes d’une trentaine d’années
• 20% pour les hommes d’une quarantaine d’années
• 50 à 60% pour les hommes d’une soixantaine d’années
• 80 à 90 % pour les hommes de quatre-vingt ans et plus [50]. Dans le monde, on estime
à 543000 le nombre de nouveaux cas par an. En Afrique, 27400 nouveaux cas ont été découverts
en 2000. En 2003 aux États-Unis, les nouveaux cas sont estimés à 220900. En France en 2000,
son incidence était proche de 40000. En effet, la relation avec l’âge est évidente, et aucun facteur
favorisant de l’hypertrophie bénigne de la prostate, (race, environnement, alimentation,
habitudes sexuelles, tabac, pathologies associées) n’a pu être établi de façon formelle, que ce
soit dans le déterminisme des lésions microscopiques ou dans la survenue de la
symptomatologie obstructive. Il est permis de penser que la presque totalité des hommes auront
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une manifestation clinique liée à la prostate soit dans sa composante adénomateuse, soit dans
sa composante carcinomateuse. En effet, certaines études ont montré que 100% des hommes à
100 ans ont une lésion cancéreuse de la prostate même si elle n’a pas de manifestation clinique.
Il constitue le 2ème cancer le plus fréquent chez l’homme cette prévalence est
certainement sous-estimée dans la mesure où plusieurs de ces tumeurs demeurent silencieuses
pendant toute la vie. Ainsi, les études autoptiques révèlent que 30% des cas surviennent chez
les hommes de 50 à 59 ans ; 40% entre 70 et 79 ans ; 67% à plus de 80 ans. L’incidence
augmente régulièrement, varie selon la race : 22 pour 100 000 chez les Noirs contre 14 pour
100 000 chez les Blancs. Elle varie également selon l’immigration : 0,8 % chez les populations
chinoises de Shanghai contre 25% chez les populations chinoises de Los Angeles. La fréquence
varie selon les continents : 16 à 25% aux États Unis, 7 à 15% en Europe, 4% en Asie. La
mortalité liée à ce cancer est très élevée : c’est la 2ème cause de décès par cancer après le cancer
bronchique et la 1ère chez les hommes âgés de plus de 70 ans [51].
2.3.3. Physiopathologie de l’hypertrophie bénigne de la prostate
La prostate est une petite glande de la taille d'une noix située sous la vessie. Elle sécrète
des fluides entrant dans la composition du sperme. Elle entoure la partie supérieure de l'urètre,
le tube urinaire, à l'endroit où celui-ci rejoint la vessie. Cette glande a tendance à prendre du
volume à l’approche de la quarantaine, et continue à grossir avec l'âge. Chez certains hommes,
avec l’âge, la prostate devient trop volumineuse et gêne l'émission d'urine. Cette croissance
excessive est appelée hypertrophie bénigne de la prostate, ou adénome prostatique [52].
L'étirement et la compression circulaire de l'urètre prostatique par le fibroadénome
augmentent la résistance de ce dernier à l’écoulement, et constituent donc un obstacle à la
vidange vésicale. L'HBP évolue le plus souvent en trois phases successives d’atteinte du muscle
vésical : une phase de compensation ou de lutte vésicale, une phase de décompensation ou de
résidu, et une phase terminale ou de distension. Devant l'obstacle, la vessie s'hypertrophie afin
d'assurer une vidange complète lors de la miction. Elle améliore ainsi sa contractilité, mais
diminue sa compliance. Sur le plan anatomique, des trabéculations apparaissent, et les
dépressions (cellules) situées entre ces trabéculations peuvent devenir de véritables diverticules.
Si l'obstruction persiste, le muscle vésical décompense, se sclérose, et est donc incapable
d'assurer une contraction suffisante pour vaincre l'obstacle. Ceci entraîne une stagnation
chronique d'urine. Au stade terminal, à la suite de la progression de la fibrose du détrusor, la
vessie perd son pouvoir de contractilité et se distend. A tout moment, l'adénome peut entraîner
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des répercussions sur le haut appareil urinaire (urétéro hydronéphrose et insuffisance rénale
chronique) [52].
2.3.4. FACTEURS DE RISQUE DE L’HYPERTROPHIE BENIGNE DE LA
PROSTATE
- L’âge
Chez les hommes vieillissants la prostate à tendance à augmenter de volume donc de
poids qui est de 20 à 25 grammes à l’état physiologique chez un homme de 20 à 30 ans. Ce
phénomène a fait l’objet d’études employant principalement l’échographie transrectale pour
mesurer l’évolution de la prostate au cours des décennies. Elles démontrent que le poids de la
prostate passe de 25 à 30 grammes pour les hommes dans la quarantaine, de 30 à 40 grammes
dans la cinquantaine et de 35 à 45 grammes dans la soixantaine. Dans le même temps la zone
de transition qui est de 15 grammes dans la quarantaine passe environ à 25 grammes pour les
hommes âgés de soixante et soixante-dix ans. Bien que le volume ne soit pas directement corrélé
à la gravité des symptômes, il représente un facteur de risque de progression de l’HBP. Les
hommes détenant une prostate de plus gros volume sont plus à risque de développer des signes
cliniques de l’HBP [52].
- Hérédité
Il semblerait que l’hérédité puisse jouer un rôle dans la survenue de l’HBP car les sujets
ayant unparent de premiers degrés concernés par une HBP ont un risque supérieur de 30% d’en
développer une [52].
Une étude cas-témoins a été réalisée, à partir de 909 prostatectomies pour cause d’HBP clinique,
chez des hommes âgés de moins de 64 ans et possédant une prostate volumineuse. Les résultats
montrent que le risque de prostatectomie est quatre fois plus élevé chez les hommes appartenant
à la même famille et est six fois plus élevé chez les frères des cas affectés que chez les témoins.
Les chercheurs ont estimé que 50% des hommes, âgés de moins de 60 ans, opérés pour une
HBP présentaient une forme héréditaire. La transmission héréditaire semble être autosomique
dominante [53]. Dans les formes d’HBP héréditaires, les hommes possèdent des prostates de
volume plus important avec une composante fibromusculaire plus élevée. De plus leurs
symptômes cliniques apparaissent plus tôt que chez les hommes touchés par une HBP de forme
non héréditaire [53].
- Facteur génétique
Le gêne du récepteur aux androgènes (RA) contient huit exons dont l’exon1 qui code
l’activité transcriptionnelle de ce récepteur. L’exon1 comporte des répétitions variables de
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codons CAGet GGC. Le nombre de codons CAG varie de 6 à 40 dans la population normale et
un faible nombre de répétition coïncide avec une activité transcriptionnelle importante du
récepteur aux androgènes. Chez les hommes dont le nombre de codons CAG, du gène RA, est
≤19 (inférieure ou égale à 19) ont un risque supérieur de 76% d’avoir recours à un traitement
chirurgical de l’HBP que les hommes ayant un nombre de codon CAG ≥25 (supérieure ou égale
à 25). De plus une relation semble s’établir entre un faible nombre de codons CAG et la présence
de symptômes urinaires obstructifs. L’association entre le nombre de codons CAG du gêne RA
et le recours à la chirurgie reste similaire quel que soit l’âge. On peut donc estimer que les
hommes possédant un gêne RA avec une forte activité transcriptionnelle en raison d’une chaine
de polyglutamine (CAG) plus courte courent un risque accru de développer une HBP
cliniquement pertinente [52].
- Syndrome métabolique
Le syndrome métabolique (Mets) est la combinaison d’un ensemble de troubles
métaboliques tels que l’obésité, l’hypertension artérielle, la dyslipidémie,
l’hypertriglycéridémie et l’hyperglycémie ou le diabète non insulino-dépendant (dans lequel il
existe une insulino-résistance avec hyper insulinémie compensatrice et une intolérance au
glucose) .Pour définir les relations entre le Met’s et l’HBP, nous avons décrit de manière isolée
les possibles influences des différents troubles métaboliques qui le composent dans l’émergence
et la progressions de l’HBP plutôt que de les exprimer sous la forme d’une seule et même entité
[52].
- Hyperglycémie ou diabète non insulino-dépendant
L'insuline présente une similarité structurelle avec l'IGF-1 (insulin-like growth factor)
qui est associé au risque d’HBP. L’insuline peut se lier au récepteur de l’IGF-1, entrainant
l’activation de sa voie de signalisation qui stimule la croissance et la prolifération des cellules
prostatite. Par ailleurs, à mesure que la concentration en insuline augmente, la protéine de liaison
de l’IGF-1 diminue accentuant ainsi sa biodisponibilité. L'hyper-insulinémie conduit à une
activité accrue du système nerveux sympathique et contribue à augmenter le tonus des muscles
lisses de la prostate, causant des troubles urinaires plus importants indépendamment de
l’accroissement de la prostate. L'hyperglycémie produit une élévation du calcium dans les
cellules musculaires lisses et le tissus neural, ce qui induit l’activation du système nerveux
sympathique pouvant aggraver les symptômes urinaires liés à l’HBP [52]. L’hyper-
insulinémie chronique et l’intolérance au glucose peuvent occasionner une inflammation
prostatique telle qu'observée chez les patients atteints du syndrome métabolique. Elle pourrait
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(CD-8) dans l'épithélium. Des analyses de l'expression des marqueurs d'activation des
lymphocytes T ont démontré que ces médiateurs de l'inflammation restent chroniquement
activés. L'accumulation locale de lymphocytes activés peut entraîner de fortes concentrations
de cytokines pro inflammatoires, en particulier l’interleukine 15 (IL-15) dans les cellules
stromales, l’interféron gamma dans les cellules basales et stromales et l’IL-8 dans les cellules
épithéliales. L’IL-8 stimule l’hyper prolifération cellulaire épithéliale mais aussi stromales
engendrant des lésions du tissu prostatique. Un processus de cicatrisation du tissu lésé se met en
place qui active des processus hyper prolifératifs entrainant la réactivation cyclique de
l’inflammation prostatique et le développement de nodules de l’HBP [52].
Symptomatologie de l’HBP
Les symptômes sont de deux types, obstructifs et irritatifs. Lors d’hypertrophie bénigne
de la prostate, uriner devient difficile : l'émission d'urine est lente à démarrer, le flux est faible
et saccadé, et des gouttes d'urine continuent à s'écouler pendant une minute ou deux. Après
avoir uriné, l'impression que la vessie n'est pas vraiment vide persiste. L’envie d’uriner est plus
fréquente, ce qui s'avère gênant la nuit. Les hommes qui souffrent d'hypertrophie bénigne de la
prostate sont d’avantage sujets aux calculs urinaires dans la vessie ou aux infections urinaires à
répétition [52].
Symptômes du bas de l’appareil urinaire
Comme expliqué précédemment, l’HBP peut occasionner une obstruction sous vésicale
créant un obstacle mécanique et fonctionnel de la vidange mictionnelle responsable de
l’apparition de symptômes du bas de l’appareil urinaire. Cet obstacle retentit sur le
fonctionnement vésical puisque le détrusor va s’hypertrophier afin d’amplifier sa force de
contraction et permettre la vidange vésicale malgré l’obstacle. Cette modification de
l’architecture musculaire peut aussi s’accompagner d’un trouble de l’excitabilité musculaire
(hypertonie vésicale) et provoquer des impériosités.
Ce phénomène est appelé « vessie de lutte ». A ce stade de compensation, la vessie se vide sans
résidu post-mictionnel mais des signes cliniques apparaissent durant les différentes phases de
la miction [8].
Tableau I : Le score IPSS de l’OMS SCORE IPSS/QL
Au cours du dernier mois Jamais Rarement Parfois Souvent Fréquemment Toujours
ou des dernières semaines
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1. Avez-vous eu la 0 1 2 3 4 5
sensation de ne pas bien
vider votre vessie après
avoir uriné ?
3. Avez-vous constaté 0 1 2 3 4 5
l’interruption du jet en
urinant ?
4. Vous était-il difficile de 0 1 2 3 4 5
vous retenir pour uriner ?
5. Le jet était-il ralenti ? 0 1 2 3 4 5
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I.3.5. Complication
Complications aigues
Après une phase de compensation, le détrusor hypertrophié subit progressivement une
diminution de sa capacité contractile. Il n’arrive plus à compenser la résistance mictionnelle,
dès lors un volume résiduel post-mictionnel apparaît et se majore au fil du temps. La paroi de
la vessie s’amincit et se distend. La stase de ce résidu provoque une augmentation de la pression
intra vésicale qui conduit à la formation de diverticule et forme un terrain propice aux
complications aigues [8].
Rétention urinaire aigue
La rétention urinaire se définit par l’impossibilité brutale et douloureuse d’uriner dû à
l’adénome formant un globe vésical. Elle constitue une urgence urologique avec drainage des
urines à l’aide d’une sonde vésicale ou d’un cathéter sous-pubien afin de soulager le patient.
Le plus souvent, elle nécessite un geste chirurgical [8].
Infection urinaire
L’infection urinaire est caractérisée par des brulures, des douleurs pendant la miction,
une pollakiurie diurne et nocturne importante et impérieuse. En plus de ces symptômes, elle
s’accompagne d’une forte fièvre pouvant entrainer des malaises et une hématurie peut
apparaitre en fin de miction. Elle n’est rarement uniquement liée aux germes présents dans le
résidu post-mictionnel. Il s’agit généralement d’une prostatite aigue due à l’infection de
l’adénome. Elle nécessite de réaliser un antibiogramme afin de mettre en place un traitement
antibiotique adapté.
Elle peut également, par voie rétrograde, causer une orchite-épididymite se manifestant
par une tuméfaction ainsi qu’un toucher sensible et douloureux des bourses [8].
Hématurie
Dans le cadre d’un adénome prostatique, elle est peu fréquente. Elle est macroscopique
et fréquemment initiale lors de la miction toutefois si le saignement prostatique est abondant,
elle peut être totale.
Il est important d’éliminer les autres étiologies de saignements de l’appareil urinaire tels
que les tumeurs, les infections, les calculs … [8].
Insuffisance rénale aigue obstructive
Elle est secondaire à une rétention aigue d’urine ce qui la rend assez rare car la douleur
induite par celle-ci amène souvent à consulter en urgence [53].
Complications chroniques
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de 90 % : cela signifie que lorsque le PSA total est < 4 ng/ml, l’absence de cancer de la prostate
est réelle dans 9 cas sur 10. Le taux de détection varie de 0,9 à 3,4 % et la proportion d’hommes
de 50 à 75 ans avec un PSA > 4 ng/ml est de l’ordre de 10 %. Les données de la littérature
sont insuffisantes pour estimer les performances du test de dosage de PSA sérique total dans
les populations présentant des facteurs de risque [61].
I.4. Diagnostic
I.4.1. Diagnostic clinique
I.4.1.a. Examen physique
Le patient doit préalablement vider sa vessie avant de réaliser l’examen physique. Cet
examen comporte différents gestes à réaliser par le praticien. Il effectue une palpation sous-
pubienne afin de rechercher un globe vésical et une palpation rénale pour rechercher une
dilatation rénale signe d’hydronéphrose. Il réalise un contrôle des organes génitaux externes
pour la recherche d’une sténose du méat ou d’un phimosis ainsi qu’un contrôle neurologique
périnéal avec vérification du tonus sphinctérien. Enfin, il procède au toucher rectal pour
estimer le volume de la prostate et exclure la présence d’un cancer. En cas d’HBP, la prostate
est ferme, lisse, régulière, indolore avec un volume augmenté qui provoque la disparition du
sillon médian. Si le toucher est douloureux pour le patient, c’est un signe d’infection
(prostatite) [62].
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est en effet spécifique du tissu prostatique, pas du cancer de la prostate. Souvent, Cependant,
des taux très élevés de PSA traduisent l’existence d’un cancer de la pr ostate évolué et disséminé
par le biais de métastases à distance. Un taux anormal de PSA est supérieur à 4,0 ng/ml, mais
cela ne signifie pas automatiquement qu’il existe un cancer de la prostate. L’âge du patient, la
taille de la prostate, une infection de la prostate peuvent avoir une influence sur ce taux. A
l’inverse, un patient peut avoir un taux normal de PSA et cependant avoir un cancer de la
prostate. Voici pourquoi il est impératif de pratiquer à la fois le toucher rectale et le dosage de
la PSA qui sont les deux facteurs du dépistage précoce du cancer de la prostate [63].
Imagerie
Echographie abdominale et sus pubienne
Elle permet d’explorer un éventuel retentissement d’un obstacle prostatique sur les reins,
les uretères, la vessie ou une pathologie associée. Après miction elle permet de calculer un
éventuel résidu post mictionnel simplement et rapidement. Le volume global de la prostate est
mesuré. L’avantage de cette technique est sa facilité sa rapidité d’exécution et son innocuité
[63].
Echographie endorectale de la prostate
Il s’agit de la voie d’exploration échographique de la prostate la plus performante. Cette
technique permet une analyse fine des différentes zones composant la prostate. Elle permet
d’attirer l’attention sur une pathologie débutante asymptomatique. Un cancer de petit volume
peut apparaître comme une image hypo-échogène. C’est une technique qui visualise les lésions
d’adénome de la prostate et de démontrer les remaniements tissulaires (kyste, abcès,
calcification).
Biopsie prostatiques
Il s’agit du prélèvement à l’aide d’une longue aiguille ; conçue à cet effet pour plusieurs
échantillons de la prostate, d’environs 15 mm de longueur et 1 mm d’épaisseur chacun, qui sont
ensuite étudiés au microscope par un spécialiste en anatomo-pathologie pour déterminer si le
cancer est présent. L’acte doit aujourd’hui être réalisé sous anesthésie locale de façon à être
totalement indolore.
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Des aides-soignants
Des gardiens
Des chauffeurs
Des odontologistes
Des gardiens
Des kinésithérapeutes
Des agents d’entretien.
DESCRIPTION DU SERVICE DE LABORATOIRE
DESCRIPTION
Le laboratoire de L’Hôpital Protestant de Mbouo Bandjoun est structuré en un bâtiment
contenant plusieurs salles repartit comme suite :
La salle d’accueil et d’attente des résultats
Une salle de prélèvement sanguin
Une salle de prélèvement pour les examens tels que le PCV, le PU ...
Deux douches (une pour le personnel et la seconde pour les patients)
La salle où est effectuée les examens d’hématologie
Une salle pour l’analyse des examens sérologiques et biochimiques
Une salle pour l’analyse des examens bactériologiques et de parasitologies
Une salle où sont effectués la réalisation des milieux de cultures et l’ensemencement de
ces milieux par des produits pathologiques
Deux salles de gardes (une pour les étudiants stagiaires et une pour le personnel)
Le bureau du major
Un magasin
Une douche externe où est gardé le matériel pour le nettoyage du laboratoire
Comme ressource matériel nous pouvons citer :
3 microscopes,
2 centrifugeuses électroniques,
2 spectrophotomètres pour les examens de biochimie,
3 photomètres,
4 réfrigérateurs
1 poupinelle,
le Coulter,
1 automate, d’hématologie,
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DIRECTEUR
Dr SADO Joseph
AUMONIER
Past TCHADJEU silvio
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- Descriptive car elle nous a permis de décrire les circonstances pouvant influencer sur
la survenue de l’HBP
- Transversale car l’enquête étais de courte durée et adaptée dans le temps
- Analytique car elle nous a permis de procédé par une voie d’analyse
3.3. Durée et Période d’étude
Notre étude c’est ’étendue sur une durée de (07) mois (janvier 2023 à Juillet 2023) ;
avec une période collecte de données d’une durée de quatre (04) semaines (du 29 mai – 24 juin)
3.4. Méthode d’échantillonnage
3.4.1. Population d’étude
3.4.1.1. Population cible
Nous avons considéré l’ensemble des hommes âgés d’au moins 40 ans de la ville de
Bandjoun
3.4.1.2. Population d’étude
Tous les hommes de 40ans et plus venus en consultation à l’hôpital protestant de Mbouo
Bandjoun pendant notre période d’étude ayant donné leur consentement éclairé.
3.4.2. Critères d’étude
3.4.2.1. Critère d’inclusion
Etaient inclus dans cette étude, tous les hommes de 40 ans et plus venus consulté à
l’hôpital protestant de Mbouo Bandjoun et ayant sans contrainte accepter de participer à l’étude.
3.4.2.2. Critère de non inclusion
Les patients de sexe masculins de 40 ans et plus venues en consultation à l’hôpital protestant
de Mbouo Bandjoun ne désirant pas de faire partir de notre étude.
3.4.2.3. Critère d’exclusion
Les patients de sexe masculin de moins de 40 ans.
3.4.3. Echantillonnage
3.4.3.1. Techniques d’échantillonnage
Pour le bon déroulement de notre étude, nous avons utilisé une méthode non probabiliste
dite de convenance qui consiste à inclure les patients dans l’étude au fur et à mesure qu’ils se
présentaient au laboratoire
Taille de l’échantillon
Notre étude c’est réaliser sur des patients venus consultés à l’hôpital protestant de Mbouo
Bandjoun. Nous avons obtenu la taille de notre échantillon en utilisant la formule de Lorenz
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nécessaires pour la bonne réalisation du test, étiqueter les tubes nécessaires au recueil du
spécimen, et faire le prélèvement.
Techniques de prélèvement
Le prélèvement était fait généralement au niveau du pli du coude du participant. En effet,
le participant convenablement assit, instruit de former le point pour permettre la turgescence de
la veine, la zone de prélèvement était localisée puis désinfectée avec un coton imbibé d’alcool
à 70°C. Ensuite, une ponction veineuse était effectuée délicatement et environ 4,5ml de sang
étaient recueillis. Enfin, le garrot était immédiatement détaché, l’aiguille retirée et un coton sec
était posé sur le site de ponction. Directement après la ponction veineuse, le tube contenant le
sang prélevé était étiqueté par un code d’identification unique à chaque participant ; puis porté
à la centrifugation à 3000tr/min pendant 3 à 5 min pour obtenir le sérum qui sera utilisé pour
l’analyse
II.7.2. Phase analytique
Ici la technique utilisée est celle d’ELISA qui est une technique immunologique utilisée
pour trouver et mesurer les protéines spécifiques, telles que des antigènes, des anticorps, et des
hormones dans les échantillons biologiques
II.7.2.1. But
Le but de la méthode ELISA directe est de détecter et de quantifier un antigène spécifique
dans un échantillon. Elle peut être utilisée pour diagnostiquer des maladies infectieuses, détecter
des allergènes dans les aliments, et bien d'autres applications.
II.7.2.2. Le principe
L'ELISA directe repose sur le principe de la reconnaissance spécifique entre un anticorps
et un antigène. L'échantillon à analyser est ajouté à un puits d'une microplaque recouvert d'un
anticorps spécifique à l'antigène d'intérêt. Si l'antigène est présent dans l'échantillon, il va se
lier aux anticorps immobilisés ; les anticorps non liés aux antigènes sont éliminés. Le substrat
est converti par l'enzyme de manière à émettre un signal chromo-génique ou fluorescent, la
quantification du résultat se fait par spectrophotométrie.
II.7.2.3. Mode opératoire
- Préparation des échantillons : L'échantillon à analyser (sérum, plasma, liquide biologique,
etc.) est collecté et préparé pour l'analyse.
- Revêtement de la microplaque : Des anticorps spécifiques à l'antigène d'intérêt sont
adsorbés sur les parois des puits d'une microplaque.
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- Blocage : Pour éviter les réactions non spécifiques, les puits sont ensuite bloqués pour
empêcher la fixation d'autres protéines non pertinentes.
- Incubation de l'échantillon : L'échantillon est ajouté dans les puits et incubé. Si l'antigène
est présent dans l'échantillon, il va se lier aux anticorps immobilisés.
- Lavage : Les puits sont lavés pour éliminer les éventuels contaminants et les substances
non liées.
- Révélation : Un anticorps secondaire conjugué à une enzyme, spécifique à l'anticorps de
l'étape précédente, est ajouté. Cet anticorps secondaire va se lier à l'antigène et former un
complexe.
- Développement : Un substrat réactif est ajouté pour révéler l'activité de l'enzyme
conjuguée. La réaction enzyme-substrat produit un changement de couleur dans les puits
contenant le complexe.
- Lecture des résultats : La lecture de la couleur se fait à l'aide d'un spectrophotomètre. Une
plus grande intensité de couleur correspond à une plus grande quantité d'antigène présent
dans l'échantillon.
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negatif
positif 58%
42%
negatif
positif
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20 32,1%
26,4% [40-49]
Frequence%
15
18,9% 18,9%
[50-59]
10
[60-69]
5 3,8%
[70-79]
0
[80-89]
[40-49] [50-59] [60-69] [70-79] [80-89]
Tranche d'age
Il ressort de cet histogramme que les tranches d’âge la plus représentée était celle comprise
entre [60-69] ans avec une fréquence de 32,1% suivi de celle comprise entre [70-79] ans avec
une fréquence de 26,4%. La moins représentée était celle comprise entre [40-49] ans avec une
fréquence de 3,8%.
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45,3%
25
20
FREQUENCE%
26,4%
15
10
15,1%
9,4%
5 3,8%
0
agriculteur chauffeur commercent enseignant infirmier
PROFESSION
Il ressort de cette figure que la professions la plus représentée était celle des agriculteurs
avec une fréquence de 45,3% suivi de celle des commercent avec une fréquence de 26,4% ; et
la moins représentée était celle des infirmiers avec une fréquence de 3,8 %.
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25 39,6%
32,1%
FREQUENCE%
20
24,5% celibataire
15
monogamie
10
polygamie
5 3,8%
Veuf
0
celibataire monogamie polygamie Veuf
STATUT MATRIMONIAL
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L’analyse statistique nous a permis de dire qu’il existe un lien significatif entre l’âge
avancé et la survenue de l’hypertrophie bégnine de la prostate par le test khi2 avec un (p =
0,020).
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L’analyse statistique nous a permis de dire qu’il existe un lien significatif entre le
surpoids et la survenue de l’hypertrophie bégnine de la prostate par le test khi2 avec un (p =
0,006).
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PSA Total
VARIABLE Normale Elevée
non
% Effectif 23 (43,4%) 17 (32,1%) 40 (75,5%)
ACTIVITE
SPORTIVE Oui
% Effectif 8 (15,1%) 5 (9,4%) 13 (24,5%)
Total
% Effectif 31 (58,5%) 22 (41,5%) 53 (100,0%)
Le test statistique de khi-deux (P= 0,797) montre qu’il n’existe pas de lien significatif
entre l’activité sportive et la survenue de l’hypertrophie bégnine de la prostate.
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PSA Total
VARIABLE Normale Elevée
PROSTATE DANS NON % Effectif
LA FAMILLE 30 (56,6%) 14 (26,4%) 44 (83,0%)
OUI % Effectif
1 (1,9%) 8 (15,1%) 9 (17,0%)
Total % Effectif
31 (58,5%) 22 (41,5%) 53 (100,0%)
Le test statistique de khi-deux (p=0,002) montre qu’il existe un lien génétique dans la
transmission de l’hypertrophie bégnine de la prostate.
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son étude un taux de cultivateur de 41,2% [70]. Ceci pourrait s’expliquer par le fait que la
plupart des habitants de l’ouest Cameroun sont des agriculteurs d’une part ; Et d’autre part, du
fait qu’après la retraite, la majorité des fonctionnaires se retrouvent dans les travaux
champêtres, et l’utilisation des produits chimiques et pesticides, favoriserait le développement
du cancer de la prostate.
Statut matrimonial
Nos résultats ont montré que 39,6% de nos répondants étaient des monogames ce résultat
s’éloigne de celui trouvé par Seydou BENGALY au Mali 2018 [71] ou les monogames ont
représenté 75,5% des patients. Ceci peut être dû au fait qu’il n’a pris en considération le décès
de la conjointe.
V.1.4. FACTEURS FAVORISANTS LA SURVENUE DE LA MALADIE
L’INDICE DE MASSE CORPOREL
Il ressort de cette étude que le surpoids augmenterait le risque de développer
l’hypertrophie bénigne de la prostate avec une fréquence 13,2% ces résultats sont similaires à
celui de Parsons JK et al qui stipule que Chez les hommes obèses, l’augmentation de 1 kg/m2
(kilogramme par mètre carré) de l’indice de masse corporelle (IMC) correspond à une
augmentation de 0,41 millilitre du volume de la prostate. Les patients obèses auraient un risque
3,5 fois plus élevé d'avoir une prostate élargie que lespatients non obèses ayant une fréquence 70
% plus élevé chez les patients obèses que chez ceux non obèses [72].
TYPE D’ALIMENT CONSOMME
Il ressort de cette étude que la consommation des aliments riches en graisse
augmenteraient le risque de développer l’hypertrophie bénigne de la prostate avec une
fréquence de 22,1% ces résultats sont contradictoires à celui de Amarenco G et al qui stipule
que la consommation d’aliment riche en glucide augmenterait le risque de développer une HBP.
Ceci pourrait s’expliquer par le fait que L'hyperglycémie produit une élévation du calcium dans
les cellules musculaires lisses et le tissu neural ce qui induit l’activation du système nerveux
sympathique pouvant aggraver les symptômes urinaires liés à l’HBP [73].
L’HEREDITE
Il ressort de cette étude que l’hérédité augmente le risque de développer l’hypertrophie
bénigne de la prostate avec une fréquence de 15,1% ces résultats sont similaires à celui
de Giovannucci et al qui a eu une fréquence de 30%. Ceci pourrait s expliqué par le fait que
l’hérédité semble être autosomique dominante car les sujets ayant un parent de premiers degrés
concernés, possèdent des prostates de volume plus important avec une composante
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fibromusculaire plus élevée ayant un risque supérieur de développer une hypertrophie bénigne
de la prostate [73].
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V.2.LIMITTES DE L’ETUDE
Au cours de la réalisation de notre étude, nous nous sommes butés à plusieurs failles :
La période de collecte de données de courte durée
Le refus des patients à participer à l’étude
L’absence de l’évaluation des autres paramètres ou marqueurs biologiques tels que :
Biopsie prostatique, échographie endorectale de la prostate, échographie abdominale et
sus pubienne qui permettent de mieux évaluer la fonction prostatique.
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Conclusion
Parvenu au terme de notre étude qui a duré 7 mois avec une phase de collecte des données
1mois (allant de la période du 29 mai au 24juin 2023) dont le Thème portait sur les facteurs de
risques de l’hypertrophie bénigne de la prostate chez les hommes de 40 ans et plus venus en
consultation à l’hôpital protestant de Mbouo Bandjoun; qui avait pour objectif général de
déterminés les facteurs de risques de l’hypertrophie bénigne de la prostate chez les patients de
40 ans et plus venus en consultation. Il ressort de cette étude que les tranches d’âge les plus
représentées étaient [60-69] ans soit 32,1% et là plus infectée était de la même tranche d’âge
que la précédente ; les hommes célibataires étaient les plus atteintes par la maladie soit 31%,
la profession la plus touchée était celle des agriculteurs soit 45,3%. Notre étude a montré que
la prévalence de l’antigène spécifique de la prostate (PSA) à l’hôpital protestant de Mbouo
Bandjoun était élevée soit 42%. Il existe une relation statistiquement significative (P<0,05) la
tranche d’âge, l’indice de masse corporel, la prostate dans la famille, le régime alimentaire. Au
regard de ces résultats, il est nécessaire d’améliorer les stratégies de la sensibilisation de la
population sur les facteurs de risques de l’hypertrophie bénigne de la prostate ainsi que les
complications et les moyens de préventions afin de réduire la mortalité.
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SUGGESTIONS
Au terme de cette étude, nous suggérons :
Au ministère de la santé publique :
- De faire d’avantage des campagnes de sensibilisation sur l’hypertrophie bénigne de la
prostate ;
- De renforcer la prise en charge des pathologies prostatiques dans le programme national
de prise en charge des personnes âgées ;
- De subventionner les traitements chirurgicaux.
Aux formations sanitaires :
- De sensibiliser la communauté via des causeries éducatives sur les facteurs liés à la
survenue de l’HBP ;
- D’entreprendre via des causeries éducatives en encourageant les patients à ce faire
consulter dès l’apparition des premiers signes de la maladie pour éviter toutes
complications ;
- Pratiquer systématiquement le toucher rectal au cours de l’examen clinique de tous
patients âgés.
Population d’étude
- De consommer régulièrement les aliments riches en protéines, le soja et d’éviter la
consommation excessive d’alcool et du tabac ;
- Il est important pour les hommes âgés de se faire consulter par des médecins au moins
deux fois par an en dehors de toute symptomatologie ;
- De pratiquer régulièrement une activités physique et sportive.
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62
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« FACTEURS DE RISQUE DE L’HYPERTROPHIE BENIGNE DE LA PROSTATE CHEZ
LES HOMMES DE 40 ANS ET PLUS VENUS EN CONSULTATION A L’HOPITAL
PROTESTANT DE MBOUO BANDJOUN »
61. Lebdai S, Descazeaud A. Prise en charge des symptômes du bas appareil urinaires liés
à l’hypertrophie bénigne de prostate. Prog En Urol. 1 nov 2014;24(14):929-33.
62. Davody. (2015). Diagnostic de l'adénome de la prostate.
63. Nouvelles de PROCURE. 2020.Conseils pour aider à prévenir une HBP . 2020.
64. Filymady Sangaré, thèse de médecine Aspect épidémio-clinique de l’hypertrophie de
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65. Bah. A.H : Etude épidémio-clinique et anatomopathologique de l’adénome de la
prostate à l’hôpital Somine Dolo de Mopti. Thèse Med ; 2008
66. SANOGO. B. G: Etude épidémio-clinique de l’adénome de la prostate sur terrain
diabétique au service d’urologie de l’hôpital N P G : Thèse .Méd. Bamako, M113‐2004.
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71. Seydou BENGALY Hypertrophie de la prostate au service d’Urologie du CHU Gabriel
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ANNEXE
ANNEXE1 : FICHE DE CONSENTEMENT ECLAIRE
Consentement de participation
Je soussigné…………………………………………Code…………………........
Cher(es) répondant,
Afin de nous aider à rédiger notre mémoire de fin d’étude sur le thème : « prévalence et facteur
favorisant l’hypertrophie bénigne de la prostate chez les hommes de 40 ans et plus venus en
consultation à l’hôpital protestant de Mbouo Bandjoun », en vue de l’obtention de notre licence
professionnelle en technique de laboratoire.
Les résultats de cette étude nous permettront d’avoir une idée sur la prévalence de
l’hypertrophie bénigne de la prostate chez les hommes de 40 ans et plus afin de pouvoir prévenir
cela.
A cet effet, ce questionnaire est mis à votre disposition et nous vous prions de bien
vouloir répondre à toutes les questions en tout honnêteté en cochant tout simplement la case
correspondante selon son choix.
Le respect scrupuleux de l’anonymat est une garantie de la confidentialité de vos réponses.
Nous vous remercions de votre bonne compréhension.
Nom de l’étudiant : NEMBOT Wilfried
J’accepte de Participer en toute liberté sans Aucune obligation
Signature du répondant signature de l’investigateur
A
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B
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a- Oui b-Non
6. Quel est votre régime alimentaire ?
a- Fruits et légumes b- Viandes rouges c- Les huiles végétales
d- Autres…………………..
7. Une personne de votre famille a-t-elle déjà souffert d’un cancer de la
prostate ? a-Oui b- Non
FICHE DES RESULTATS
PSA……………………………………………………………………………
C
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Sommaire ..........................................................................................................................................i
DEDICACE ..................................................................................................................................... ii
Abstract ...........................................................................................................................................ix
INTRODUCTION ............................................................................................................................ 1
D
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CONCLUSION .............................................................................................................................. 57
SUGGESTIONS............................................................................................................................. 58
RÉFÉRENCES ............................................................................................................................... 59
ANNEXE ........................................................................................................................................ A
H
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