ARTICLE WA Rey Zoudji
ARTICLE WA Rey Zoudji
Wladimir Andreff
Le football est le segment le plus vaste et le plus mondialisé du marché des spectacles
sportifs. A son sommet, la Coupe du monde FIFA est le premier spectacle sportif mondial; au
cours de sa seule phase finale, elle attire plus de 3,2 millions de spectateurs dans les stades,
une audience cumulée de 26 milliards de téléspectateurs et des droits de retransmission
télévisée de 2,1 milliards €, selon les chiffres pour 2010 en Afrique du Sud – contre 1,2
milliard $ (890 millions €) pour les Jeux Olympiques d’été de Londres 2012 et 820 millions $
(600 millions €) pour les Jeux d’hiver de Vancouver 20101. D’après les mêmes critères, la
Coupe d’Europe des nations, dite Euro, dépasse les championnats du monde de toutes les
autres disciplines sportives, même la Coupe du monde de rugby, et la Coupe d’Afrique des
Nations est récemment devenue un évènement médiatique significatif.
Si l’on se tourne vers les spectacles élaborés à partir de compétitions internationales de
clubs, la Ligue des Champions de l’UEFA est, sans conteste, la plus importante au monde par
son audience et ses revenus qui permettent à l’organisateur de distribuer des primes
considérables aux clubs qualifiés pour y participer. Entre les bonus de participation, les bonus
pour les matchs joués, et les primes pour: victoires en phase de groupe, 1/8e de finale, ¼ de
finale, ½ finale, finaliste et vainqueur, la Ligue des Champions répartit 35 millions € entre les
clubs participants, à quoi s’ajoute une prime variable de market pool indexée sur la valeur du
marché national du football télévisé de chaque club. Moins bien dotée que la Ligue des
Champions, l’Europa ligue (ex-Coupe de l’UEFA), est plus attractive et plus riche que les
Coupes d’Europe de tous les autres sports.
Enfin, sur le plan des compétitions nationales de clubs, nul autre sport que le football
européen ne parvient à attirer constamment 45.000 spectateurs en moyenne par match
(Bundesliga), ou même 35.000 (English Premier League - EPL) ou 30.000 (Liga de Futbol
espagnole - LF), pas même les sports nord-américains (baseball, football US) et a fortiori
aucun autre sport européen. Pour comparaison, l’affluence moyenne par match en France est,
en 1ère division professionnelle, de 22.000 spectateurs pour le football, 14.000 pour le rugby,
3.500 pour le basketball, 2.000 pour le handball et 1.200 pour le volleyball.
Comment les économistes analysent-ils cette réalité quantitativement favorable au
football?Sur le marché du spectacle football, la FIFA dispose d’un monopole mondial en
ayant l’exclusivité d’organisation de la Coupe du monde, l’UEFA d’un monopole à l’échelle
européenne pour l’organisation de l’Euro, de la Ligue des Champions2 et de l’Europa ligue.
Les règles de la FIFA interdisant de créer plus d’une fédération dans chaque pays, cette
dernière a un monopole sur le football national et sa ligue professionnelle sur le haut niveau.
Chaque club professionnel a un monopole local sur le spectacle football de haut niveau pour
au moins l’une des quatre raisons suivantes: a/ le club professionnel est le seul à offrir du
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Les règles de la FIFA prévoient qu’un joueur peut être transféré avant l’âge de 18 ans si: a/ la famille du joueur
quitte son pays pour des raisons non liées au football; b/ à l’intérieur de l’Union européenne, la mobilité de ces
joueurs est autorisée si et seulement si les clubs s’engagent à leur fournir à la fois une formation scolaire et un
entraînement sportif; c/ le joueur réside à l’étranger près de la frontière du pays où se situe son club.
Opérant sur des marchés mondiaux, les grands clubs de football sont devenus des FTN
(Andreff, 2010b). Les principaux sponsors qui investissent dans le football le sont aussi. La
liste des sponsors des clubs de football européens, en particulier ceux qui sont qualifiés pour
participer aux compétitions de l’UEFA, se renouvelle chaque année. Ils ne sont pas
nécessairement de la même nationalité que le club sponsorisé (ex: Gazprom/Schalke 04, City
Bank/Werder Brême, Samsung/Chelsea, Emirates Airlines/Arsenal, Fedcom/Monaco, Milan
AC/Bwin, etc.). Les sponsors diffusent mondialement des messages publicitaires associant
leur nom à l’image du club sponsorisé; la notoriété du club de football devient mondiale. Les
matchs de niveau européen sont toujours retransmis dans deux pays au moins, souvent plus. A
l’approche de la finale, le nombre de chaînes de TV de différentes nationalités intéressées
augmente et la diffusion tend à se mondialiser. Les matchs des phases finales de la Ligue des
champions sont retransmis dans la quasi-totalité des pays européens et hors d’Europe. Les
matchs de l’EPL sont retransmis dans 200 pays et génèrent une audience d’un milliard de
téléspectateurs. On l’a vu, la main-d’œuvre provient de plusieurs pays; il n’est pas rare que
certains clubs anglais n’alignent aucun joueur anglais lors d’un match. En 2011, un club
européen de 1ère division employait en moyenne 24,5 joueurs, dont 8,2 expatriés (parmi
lesquels 1,1 Brésilien), 7,2 d’entre eux ayant été recrutés à l’étranger.
C’est surtout du côté des finances que les grands clubs sont devenus des FTN en
suivant deux évolutions. L’une est que la propriété (du capital) d’un nombre croissant de
clubs est acquise par des intérêts étrangers. Dans l’EPL, 13 des 20 clubs n’appartiennent plus
à des propriétaires anglais (Chelsea-Abramovitch, Manchester City-cheikh Mansour,
Liverpool-New England Sports Venture, USA, etc.). Le phénomène se propage dans les
autres ligues; en Ligue 1, PSG, Monaco et Nantes ont des propriétaires étrangers, ainsi que
Lens en Ligue 2.
Plus encore que la propriété des grands clubs, la mondialisation affecte leur modèle de
financement. Selon cette deuxième évolution, en passant en vingt ans d’un modèle SSSL à un
modèle MMMMG (Andreff&Staudohar, 2000), leur financement s’est globalisé. Dans le
premier modèle, jusqu’au début des années 1990, les finances des clubs étaient avant tout
alimentées par les Spectateurs – c'est-à-dire les recettes au guichet. Venaient ensuite les
Subventions publiques, les donations privées et les cotisations des adhérents. La troisième
source de financement, qui est montée en puissance dans les années 1970, consistait en
revenus tirés des Sponsors. A cette époque, les revenus provenant des droits de retransmission
télévisée ne formaient qu’une part minime du financement (0 % en 1971 et 1 % en 1981 pour
les clubs français de première division, Tableau 2). Ces sources de financement étaient
Locales (spectateurs et sponsors locaux, collectivités territoriales), tout au plus nationales.
Le second modèle de financement est apparu dans les grands clubs de football
européens au cours des années 1990-2000. Les Médias sont la première source de
financement, en particulier les droits de retransmission télévisée, mais également par la prise
de contrôle de certains clubs par des chaînes de télévision (ex: Girondins de Bordeaux par
M6). Une autre source de fonds provient de Magnats comme Joe Lewis, propriétaire du
groupe ENIC contrôlant à la fois Glasgow Rangers, Vicenza, Slavia Prague et AEK Athènes
FC, Agnelli (Juventus), Berlusconi (Milan AC), Glazer puis Ashley (Manchester United) ou
Lerner (Aston Villa). Pour ces hommes d’affaires, l’investissement dans un club
s’accompagne de sa gestion par des managers professionnels. La troisième tendance est le
développement du Merchandising, qui a représenté jusqu’à 34 % des revenus de Manchester
United en 1998. La quatrième source de financement est le marché, ou plutôt les Marchés.
Certains clubs se spécialisent dans la formation de jeunes joueurs et tirent ensuite une valeur
ajoutée de leur transfert sur le marché mondial des footballeurs professionnels. D’autres clubs
ont fait appel au marché du capital en se transformant en sociétés par actions, puis en
introduisant leurs titres en Bourse. Enfin, le modèle de financement contemporain est de plus
en plus Global ou mondial: les financeurs sont aussi bien locaux ou nationaux qu’étrangers,
allant de consortiums (comme le consortium américain finançant Derby County) à des FTN
de diverses industries et des Etats étrangers (le PSG est financé par un fonds souverain du
Qatar).
De toutes ces nouvelles sources de financement, les médias sont devenus tellement importants
que l’on parle parfois de télé-dépendance du football – italien et français en particulier. En
revanche, la Bourse qui semblait devoir être une source de financement prometteuse avec plus
de 40 clubs européens cotés au tournant des années 2000, s’est avérée relativement décevante.
Ils ne sont plus qu’une vingtaine de clubs cotés: 5 clubs anglais, 1 allemand, 5 danois, 2
français (O.L. et Istres), 3 italiens, 1 néerlandais, 3 portugais, 1 suédois et 4 turcs (Drut,
2011). Quasiment tous ont vu la valeur de leur titre s’effondrer sur la durée. L’action de
l’Olympique Lyonnais est tombée à 30% de sa valeur d’introduction en Bourse, celle du FC
Istres de 4 à 1,65€. L’explication économique de ce déclin repose sur trois facteurs: a/
l’investissement n’est pas très rentable si l’on compare l’évolution de l’indice DJ StoXX
Football (les clubs cotés) à celle des autres indices boursiers; b/ l’investissement est très
risqué car la valeur de l’action est soumise aux aléas des résultats sportifs (le cours de l’action
chute après chaque défaite sur le terrain); c/ surtout l’essentiel du capital des clubs de football
est composé d’actifs intangibles, dont la valeur est très volatile, sauf pour les (rares) clubs
propriétaires de leurs stades – détenant des actifs tangibles (Agliettaet al., 2008).
Le nouveau mode de financement du football professionnel n’a pas trouvé son
équilibre. L’inflation de la masse salariale des clubs de football, accentuée après l’arrêt
Bosman, exige sans cesse de nouveaux revenus qui s’avèrent insuffisants malgré les nouvelles
sources de financement. Il s’ensuit un cercle vicieux entre les hausses salariales des clubs de
football et la nécessité de faire monter les enchères pour obtenir un prix plus élevé pour les
droits de retransmission (Andreff, 2011). Résultat: beaucoup de clubs européens sont
régulièrement en déficit financier. L’UEFA recensait, sur l’ensemble de tous les clubs des
premières divisions de football européennes, 56% de clubs en déficit en 2010 et 63% en 2011.
L’accumulation de ces déficits conduit les clubs à s’endetter pour des montants de plus en
plus considérables, comme l’illustre le cas des Ligue 1 et Ligue 2 en France (Tableau 3), qui
pourtant sont moins en difficulté que la LC, la LF et l’EPL qui flirte avec les 2 milliards € de
dette. La Ligue 1 a été en déficit neuf ans au cours des douze dernières années, en raison de
l’indiscipline financière récurrente de certains clubs, mais pas de tous.
Tableau 3: Résultat net et dette du football professionnel en France
(en millions €)
Ligue 1 2000- 2001- 2002- 2003- 2004- 2005- 2006- 2007- 2008- 2009- 2010- 2011-
2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Résultat net -54 -46 -151 -36 -33 28 43 25 -15 -114 -97 -82
Dette 521 503 458 364 466 532 579 690 593 610 611 625
Ligue 2 2000- 2001- 2002- 2003- 2004- 2005- 2006- 2007- 2008- 2009- 2010- 2011-
2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Résultat net -14 -20 -16 -8 6 5 4 2 -19 -16 -33 -53
Dette 38 56 56 58 58 65 86 80 129 78 97 164
Source: DNCG
Dans n’importe quel secteur économique, une entreprise en propriété privée qui est
régulièrement en déficit et endettée est mise en faillite, … mais pas dans le football! Au pire,
un club trop endetté est relégué dans une division inférieure (par la DNCG dans la Ligue du
Football Professionnel en France), et reviendra quelques saisons plus tard au plus haut niveau
où il recommencera une gestion déficitaire. Il y a un réel problème de mauvaise gouvernance
(et gestion) dans le football mondial, européen et spécialement dans les cinq principales ligues
européennes, y compris française (Andreff, 2007). Les performances sportives spectaculaires
et l’attractivité du football, en un mot son succès, se paient par des déficits financiers et des
dettes qui soit ne sont pas remboursées (arriérés de paiement, arriérés fiscaux), soit sont
comblés à fonds perdus par l’Etat (Italie) ou par des banques (Espagne), soit sont renfloués
par de richissimes émirs pétroliers, oligarques russes ou fonds d’investissement internationaux
qui finissent par racheter le club.
Face à cette situation qui crée une distorsion de la concurrence économique entre les clubs et
porte atteinte à l’équité des compétitions sportives (européennes et championnats nationaux),
l’UEFA a lancé la mise en place du fairplay financier qui entre en vigueur pendant cette
saison 2013-14. L’objectif à terme est que les clubs de football européens ne fassent plus de
déficits systématiques et que ceux qui en feraient ne pourraient plus être renfloués par des
investisseurs à fonds perdus comme aujourd’hui. Pour l’heure, un club qui a accumulé une
perte globale supérieure à 5 millions € sur les trois exercices 2011, 2012 et 2013 ou qui a
couvert ses pertes par une injection exceptionnelle de capital supérieure à 45 millions € sur
trois ans, est menacé de sanctions par l’UEFA, pouvant aller jusqu’à sa non-qualification pour
la licence UEFA, et donc l’impossibilité de participer aux compétitions européennes, malgré
sa qualification sur le terrain. Il reste à voir comment sera appliqué le fairplay financier dans
la pratique et sur la durée. En 2014, quatorze clubs européens ont été sanctionnés par l’UEFA
- d’une amende substantielle et d’un plafonnement du montant financier de leur recrutement
de joueurs -, dont Manchester City et le Paris-Saint-Germain.
La corruption peut remonter jusqu’aux plus hautes instances du football, mais il est souvent
difficile ou impossible de la mettre en évidence. Elle est pourtant présente parfois lors de
l’attribution de la Coupe du monde à un pays hôte, lors de la nomination d’une personnalité à
un poste de décision important dans la hiérarchie du football ou lors de la construction de
nouveaux stades (Maennig, 2005). Pour s’en tenir à des évidences démontrées, le secrétaire
général de la FIFA a rédigé un rapport remis à la justice en 2002 accusant le président de la
FIFA de malversations et de corruption pour détourner des fonds vers certains membres de la
FIFA tels les présidents de la CONMEBOL et de la CAF. En 2010, la FIFA a suspendu deux
membres de son comité exécutif suspectés d’avoir vendu leurs votes lors de l’attribution de la
Coupe du monde 2022 au Qatar ainsi que le président qatari de la confédération (AFC) du
football d’Asie pour présomption de fraude.
Pour être la plus connue et la plus dense, l’expérience de corruption des résultats dans le
football italien n’est pas un cas isolé. Les championnats malaisiens et chinois ont été un temps
suspendus vers la fin des années 1990, car trop de matchs étaient truqués par des réseaux
illicites de parieurs. En Russie, lors de la saison 1996, la majorité des buts marqués le furent
sur penalty et plusieurs dirigeants de clubs furent assassinés. En Colombie, depuis que la
mafia de la drogue a mis la main sur les paris sportifs, beaucoup de résultats sont peu
crédibles et l’affluence moyenne aux stades a chuté de 30.000 à 5.000 spectateurs. En
Espagne et au Portugal en 2004, au Brésil en 2006, plusieurs dirigeants de clubs et quelques
arbitres de football ont été arrêtés pour corruption. Même dans la très sérieuse Bundesliga,
l’arbitre Robert Hoyzer a été condamné à la prison pour avoir truqué des matchs en 2004 sur
lesquels il pariait lui-même en relation avec un réseau de parieurs truqueurs et de criminels
croates. Tout ceci montre combien la corruption a pris une dimension mondiale dans le
football, suivant en cela l’origine mondialisée des fonds affluant dans ce sport.
Les formes les plus extrêmes de la corruption dans le football ont cependant émergé quand la
mondialisation économique a été renforcée par la dérégulation du marché des paris sportifs et
la possibilité de parier en ligne sur Internet. A partir des années 2000, quiconque peut parier
en ligne à tout moment. Le volume des paris sportifs, dont sur le football, a littéralement
explosé, les opportunités de trucage et de fraude aussi, dans les mêmes proportions. Les
opérateurs de paris sportifs et les bookmakers en ligne ont différencié leur offre de live
betting, paris en direct qui représentent maintenant 60% de tous les paris sportifs. Ils ont
proposé des paris pendant (et non avant) le déroulement du match - in-play betting, des paris
avec handicap sur l’une des deux équipes, des paris sur l’écart de buts (ou de points) - spread
betting, ou même sur des faits de jeu autres que le 1-2-3 (victoire-nul-défaite) ou les scores,
par exemple, le nombre de cartons jaunes, de corners, à quelle minute le premier but et ainsi
de suite – c’est le proposition betting. Ces paris sont beaucoup plus risqués que l’ancien 1-2-3
et attirent particulièrement les parieurs frauduleux et les criminels. Ils sont décrits dans Hill
(2009).
Malgré la mise en place d’un système de surveillance de 30.000 matchs de football par saison
dans 43 ligues européennes, 10% de tous les matchs étaient suspectés de trucage en 2011 et en
2012 on a la certitude que près de 700 matchs ont été truqués, ce qu’a divulgué le Conseil de
l’Europe. On trouve la grande majorité de ces matchs truqués dans les divisions inférieures du
football professionnel. Les trucages et les fraudes sont souvent liés à des réseaux de parieurs
frauduleux qui parient à partir de pays d’Asie ou d’Europe centrale sur des matchs se jouant
en Europe de l’Ouest. Dans ces pays et notamment en Chine, en Malaisie, aux Philippines et à
Singapour, le montant des mises des parieurs n’est pas régulé (limité). En 2007, Interpol a
démantelé 272 opérateurs et bookmakers irréguliers, arrêté 1.300 personnes organisant des
paris suspects liés à des matchs truqués, la plupart dans le football, et saisi 16 millions $. On
atteint là une mondialisation de la corruption dans le football qui n’est pas sans danger pour
son avenir. Les grandes organisations internationales, les plus hautes instances du football
international, d’autres fédérations sportives internationales se préoccupent depuis quelques
années de trouver les moyens de lutter contre le fléau des matchs truqués nourrissant des paris
sportifs frauduleux. Elles n’en sont pas encore venues à prendre des mesures radicales telles
que, par exemple, une taxe mondiale sur les paris sportifs, dont un modèle est esquissé dans
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