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Séries entières
Khôlles - Classes prépa Thierry Sageaux, Lycée Gustave Eiel.
Rayon de convergence
Exercice 2. ˇ “(
1) Si an est le nombre de diviseurs√ de n, quel est le rayon de convergence de an z n ? P
P
2) Si an est la nième décimale de 2, quel est le rayon de convergence de la série entière an z n ?
ExerciceP3. ˇ “ P an n
1) Si an z n est une série entière de rayon de convergence ρ > 0, alors montrer que z a pour
n!
rayon de convergence +∞.
P an n
2) Réciproquement, si z a pour rayon de convergence ρ > 0. Que dire du rayon de convergence
n!
de an z n ?
P
Exercice
P4.
ˇ“
an
Soit an z n une série entière de rayon de convergence R. On pose bn = et on note R0 le
1 + |an |
rayon de convergence de la série bn z n .
P
1) Démontrer que R0 ≥ max(1, R),
2) Démontrer que R0 = max(1, R).
Exercice 5. Calculs de rayons
Trouver le rayon de convergence de la série entière an z n :
P
√
1) an n→∞
−→ ` 6= 0. 6) an 2 = n!, ak = 0 si k∈
/ 12) an+2 = 2an+1 + an ,
N. a0 = a1 = 1.
2) (an ) est périodique non 13) an = Ckn .
nulle. 7) an = (ln n) . − ln n n
14) an = e
√
3) an = 8) an = e . − e(n−1) .
2 2
d .
P 2 n (n+1)
1
d|n 1.4.7 . . . (3n − 2)
Z
n n 9) an = . 15) an = (1 + t2 )n dt.
4) an = . n!
√t=0 √
5)
n!
a2n = a , a2n+1 = bn ,
n 10) an = √
1
√ . 16) an = n n − n+1 n + 1.
n
n cos nθ
0 < a < b. ln n 17) an = √ .
n + (−1)n
1 1
11) an = 1+ + ··· + .
2 n
Exercice 8. ˇ “(
Soit S une série entière de rayon de convergence non nul. On suppose qu'il existe α > 0 tel que, pour
tout x ∈] − α, α[, on ait S(x) = 0.
Montrer que S est identiquement nulle.
ExerciceP9. ˇ “ Produit
P d'Hadamard
1) Si an z n et bn z n sont deux séries entières de rayons de convergence respectifs R et R0 . Montrer
que le rayon de convergence ρ de la série an bn z n vérie ρ ≥ RR0 .
P
2) Donner un exemple d'inégalité stricte.
Exercice 10. Mines MP 2003 ∞ 2kπ
Quel est le rayon de convergence de la série entière : cosk + α xk où α ∈ R ?
P
n=0 5
2 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
Exercice
P 13. Transformation de rayons
Soit an z n une série entière de rayon de convergence R > 0. Déterminer les rayons de convergence
des séries :
1) a2n z n . 2)
P an n
z . P n! an n
P
n! 3) z .
nn
Exercice 14. Séries paire etP
impaire
On suppose que les sériesP a2n z n et a2n+1 z n ont pour rayons de convergence R et R0 . Déterminer
P
le rayon de convergence de an z n .
Exercice 17. ˇ +∞
“( Théorème de Tauber
Soit S(x) = an xn une série entière de rayon de convergence 1. On suppose de plus que S(x) admet
P
n=0
une limite lorsque x tend vers 1− et on note ` cette limite.
+∞
1) La série an est-elle nécessairement convergente ?
P
n=0
+∞
2) On suppose désormais que an ≥ 0 pour tout n ∈ N. Démontrer que la série an converge vers `.
P
n=0
3 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
3) Application : On suppose que R = +∞ et que f est bornée sur C. Montrer que f est constante.
Exercice 19. ˇ “ Théorème d'Abel +∞
Soit (an ) une suite de réels telle que an xn soit de rayon de convergence 1. On note f la somme de
P
n=0
+∞ +∞
cette série entière. On suppose que la série numérique an converge et on note les restes Rn = ak .
P P
n=0 k=n+1
1) Démontrer que, pour tout x ∈ [0, 1[ et tout n ≥ 1, on a :
+∞ n +∞
ak (xk − 1) + (x − 1) Rk xk + Rn (xn+1 − 1).
P P P
f (x) − ak =
K=0 k=0 k=n+1
+∞
2) En déduire que ak .
P
lim− f (x) =
x→1 k=0
Exercice 20. ˇ “(
Soit f l'application dénie sur ] − 1, 1[ par f (t) = cos(α Arcsin t) avec α ∈ R.
Déterminer un DSE de f .
Exercice 21. ˇ “ Z +∞
k!
1) Pour tout k ∈ N, démontrer que t2k+1 e−t dt = .
2
0 2
Z +∞
2) Déterminer le DSE en 0 de f : x 7−→ e−t sin(tx)dt.
2
0
a) en procédant à une intégration terme à terme.
b) en déterminant une équation diérentielle dont la focntion est solution.
Exercice 22. ˇ “ +∞
Soit f (x) = .
2
e−n en ix
P
n=0
1) Justier que f est une fonction de classe C ∞ sur R.
|f (k) (0)|
2) Montrer que, pour chaque k, on a ≥ k k e−k .
k!
3) En déduire que f n'est pas développable en série entière en 0.
Exercice 23. ˘ “
P (−1)n
Pour x > −1, on pose u(x) = .Démontrer que u est développable en série entière au
n≥0 x + n
voisinage de 0.
Exercice 24. ˇ “ P
Inverse d'une fonction développable en série entière.
Soit f (z) = an z n une série entière de rayon de convergence strictement positif. On suppose que
n≥0
a0 6= 0. On veut prouver que la fonction 1/f est développable en série entière au voisinage de 0.
1
1) Si on suppose que = bn z n , avec rayon de convergence strictement positif. Quelle relation
P
f n≥0
vérie la suite (bn ) ?
2) Soit (bn ) la suite dénie par la relation de récurrence précédente. Montrer qu'il existe une constante
Cn
C > 0 telle que, pour tout n ≥ 0, on a |bn | ≤ .
|a0 |
3) En déduire que 1/f est développable en série entière.
Exercice 25. ˇ “ Série entière du nombre de dérangements
4 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
Pour tous couples (k, n) ∈ [[1, +∞[[×[[0, n]], on note Dn,k le nombre de bijections de l'ensemble [[1, n]]
ayant k points xes.
On pose D0,0 = 1 et dn = Dn,0 .
n
1) Montrer que n! = Dn,k .
P
k=0
2) Montrer que Dn,k = nk Dn−k,0 .
P dn n
3) Montrer que la série entière z a un rayon de convergence supérieur ou égal à 1.
n≥0 n!
P dn n 1
4) On pose f (x) = x . Montrer que ex f (x) = pour |x| < 1.
n≥0 n! 1 − x
P (−1)k
5) En déduire que dn = n! .
k≥0 k!
6) Soit pn la probabilité pour qu'une permutation prise au hasard soit un dérangement. Quelle est la
limite de pn quand n → +∞ ?
2) (x − 1) ln(x
√
2
− 5x + 6). 1+x t=x Z
3) x ln(x + x2 + 1 ). 8) arctan(x + 1) . x
13) e2t dt.
2
√ −2x2
e
4) 3 2
x−2
. 9) Zarctan(x + 3 ). t=0
√
x −x −x+1 x
ln(t2 − 5t/2 + 1) arcsin x
1 10) dt. 14) .
5) .
p
t=0 t x(1 − x)
1 + x − 2x3 (1 + x) sin x 2
6)
1−x
.
11) . 15) sin
1
arcsin x .
x 3
(1 + 2x − x2 )2
Exercice 29. ex 2
/(1 − x)
2
ex ex
Développer en série entière puis .
1−x 1−x
Exercice 30. Mines-Ponts MP 2004 √
Développer en série entière f (x) = 1 + x2 .
p
x+
5 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
1 ∞ (−1)p γ
3) Montrer alors que pour x ∈ ]0, 1[ on a : ζ(1 + x) − = x .
p p
P
x p=0 p!
6 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
∞
3) La somme S = kAk est-elle inversible ?
P
k=1
Exercice 43. n
, Ensi P 91
P
P (n)xP
Rayon et somme de P (n)xn où P est un polynôme de degré p.
∞
Exercice 46. (1 − q n x)
Q
n=1
∞
Soit q ∈ ] − 1, 1[ et f (x) = (1 − q n x).
Q
n=1
1) Montrer que f (x) existe pour tout x ∈ R et que f est développable en série entière au voisinage
de 0. On admettra que si une fonction g est DSE alors eg l'est.
2) A l'aide de la relation : f (x) = (1 − qx)f (qx), calculer les coecients du développement de f et le
rayon de convergence.
n=1
CNS sur α pour que f soit développable en série entière en tout point de R.
7 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
∞
max(kϕ0n k∞ , . . . , kϕn k∞ ) et f (x) = an xn ϕ(λn x) où (λn ) est une suite de réels strictement positifs,
(n) P
n=0
tendant vers +∞ et telle que |an |Mn /λn converge.
P
1) Montrer que f est bien dénie, est de classe C ∞ sur R et vérie f (n) (0) = n! an .
2) Construction de ϕ : à l'aide de fonctions du type x 7−→ exp(−1/x) construire une fonction ψ de
classe C ∞ sur [0, +∞[ nulle sur [0, 1] ∪ [2, +∞[ et strictement positive sur ]1, 2[.
Z +∞ Z . +∞
Vérier alors que ϕ(x) = ψ(t) dt ψ(t) dt convient.
t=|x| t=0
Étude au bord
0
n'admet pas un développement en série entière.
Équations diérentielles
8 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
9 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
Montrer que Z vérie l'équation diérentielle : 2xZ 0 (x) − 2Z 2 (x) + Z(x) = 3xζ(2) (écrire Z(x) comme
somme d'une série double, intervertir les sommations, remplacer et . . . simplier).
n−1
En déduire la relation de récurrence : ∀ n ≥ 2, (n + 21 )ζ(2n) = ζ(2p)ζ(2n − 2p).
P
p=1
Intégrales
Exercice 65. ˇ “( Z x
−t2
Soit f la fonction dénie sur ]0, +∞[ par f (x) = e 2 dt. Le but est de déterminer un développe-
0
n 2k
t
ment en série de f . On dénit Sn (t) = (−1)k .
P
k=0 2k k!
1) a) Ecrire la formule de Taylor avec reste intégral à l'ordre n pour la fonction exp sur l'intervalle
[0, t2 ].
2
b) En déduire le signe de e
−t2 −t2
2 − Sn (t) suivant les valeurs de n. En conclure que S2q+1 (t) ≤ e 2 ≤
S2q (t).
t2n
2) Montrer que ∀n 6= 0, on a e − Sn (t)
−t2
2 ≤ .
2n n!
3) a) Déduire des résultats précédents que
n x2k+1 x2n+1
(−1)k .
P
∀n ∈ N, ∀x ∈]0, +∞[, f (x) − ≤ n
k=0 2k k!(2k + 1) 2 n!(2n + 1)
+∞ x2k+1
b) En conclure que l'on a nalement f (x) = (−1)k .
P
k=0 2k k!(2k + 1)
Z 1
Exercice 66. tt dt
t=0
1 ∞
(−1)n−1
Z
1) A l'aide d'un développement en série entière, montrer que tt dt = .
X
t=0 n=1
nn
2) Calculer la valeur commune des deux membres à 10−5 près.
Z 1
Exercice 67. ln(t) ln(1 − t) dt
t=0
1
∞ 1 π2
Z
On admet que . Calculer ln(t) ln(1 − t) dt.
P
2
=
n=1 n 6 t=0
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#154 Séries entières
∞ xn x 1
ln(1 − t) ln(1 − t)
Z Z
Montrer que pour x ∈ ] − 1, 1[ : dt. En déduire la valeur de dt.
P
2
=−
n=1 n t=0 t t=0 t
Exercice 71. ˘ +∞
“
Soit f (z) = an z n une série entière de rayon de convergence R > 0. On pose 0 ≤ 0 < R.
P
n=0
1) Montrer que, pour tout entier naturel k, la série de fonctions θ 7−→ f (reiθ )e−ikθ converge norma-
lement sur [0, 2π]. Z 2π
2) En déduire que, pour tout k entier naturel, on a 2πr ak = f (reiθ )e−ikθ dθ.
k
0
3) Application : on suppose que R = +∞ et que f est bornée sur C. Montrer que f est constante.
Exercice 72. ˘ “ Norme L2∞ ∞
Soit f (z) = an z n une série de rayon R > 0. Montrer, pour 0 ≤ r < R : |an |2 r2n =
P P
n=0 n=0
Z 2π
1
|f (reiθ )|2 dθ.
2π θ=0
Analycité
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#154 Séries entières
12 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
Divers
Z 2π
1
an = ϕ(reiθ )e−inθ dθ.
2πrn θ=0
2) Soit E l'ensemble des fonctions de D dans C continues et dont la restriction à D est somme d'une
série entière. Montrer que f 7−→ kf k = sup{|f (z)|, z ∈ D} dénit une norme sur E et que pour cette
norme E est complet.
3) Montrer que l'ensemble des polynômes à coecients complexes est dense dans E .
Exercice 81. Centrale MP 2002 ◦
1) Développer en série entière f : z 7−→ z(1 − z)−2 . Montrer que f est injective sur D(0, 1).
+∞
2) Soit f (z) = z + an z n la somme d'une série entière de rayon de convergence au moins 1 à
P
n=2
◦
coecients réels. On suppose f injective sur D(0, 1) et on veut prouver : ∀ n ≥ 1, |an | ≤ n.
a) Montrer pour |z| < 1 queZ f (z) ∈ R ⇔ z ∈ R et en déduire : Im(z) ≥ 0 ⇒ Im(f (z)) ≥ 0.
π
b) Pour 0 < r < 1 calculer Im(f (reit )) sin nt dt. En déduire |an |rn ≤ n|a1 |r et conclure.
t=0
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#154 Séries entières
Exercice 1.
1) Vrai. Il sut d'écrire la dénition du rayon de convergence comme limite.
2) Faux. Il sut de prendre an = n1 et de regarder en −1 par exemple.
3) Vrai. Si la série a un rayon de convergence R, alors la série est uniformément convergente sur tout
disque centré en l'origine de rayon 0 < r < R.
4) Faux. Si an = n12 , la série a pour rayon de convergence 1 et la série converge en 1 et en −1.
1
5) Vrai. an = et bn = 1.
n+1
6) Vrai. |an ρ | = |(−1)n an ρn |.
n
7) Vrai. Comme la suite est convergente, elle est bornée, ce qui assure que le rayon de convergence est
au moins 1. De plus, an ρn ∼ `ρn qui diverge si ρ > 1. Donc le rayon de convergence est exactement 1.
8) Vrai. Même raisonnement que précédemment. Elle est bornée, donc R ≥ 1 et comme (an ) ne tend
pas vers 0, R ≤ 1.
9)
Exercice 2.
1) On a 1 ≤ an ≤ n, ce qui entraîne |xn | ≤ |an xn | ≤ n|xn |. Ainsi, pour |x| < 1, la série converge et
elle diverge si |x| > 1.
Donc R = 1.
2) Encore une fois, c'est 1 car la suite (an ) ne tend pas vers 0 et est bornée.
Exercice 3.
1) Si 0 < r < ρ, d'après le lemme d'Abel, on sait que la suite (an rn ) est bornée, i.e. il existe M >0
tel que |an rn | ≤ M .
|an |Rn Rn |an |Rn
Pour tout R > 0, on a = |an |rn n
≤ C pour C > 0. Donc ≤ M C . La suite
n! n!r P an n n!
(an R ) est bornée pour tout n, donc le rayon de convergence de
n
z est +∞.
n!
2) Si r > ρ, onsait que (|an |r /n!) tend vers +∞. IL existe donc C > 0 tel que, pour x > 0,
n
x n
n
|an |x ≥ Cn! qui tend vers +∞. Par comparaison, la suite (an xn ) n'est jamais bornée si x 6= 0.
r
Le rayon de convergence est donc nul.
Exercice 4.
1) Comme 1 ≤ |bn | ≤ |an |, on a bien R0 ≥ max(1, R).
2) SI R0 = 1, alors R ≤ 1 et la relation est réalisée.
|bn |
Si R0 > 1, la série bn est convergente, donc (bn ) tend vers 0. On a de plus |an | = . Ainsi,
P
1 − |bn |
(bn rn ) est bornée et (an rn ) aussi. Donc R ≥ R0 .
Exercice 5.
1) R = 1. 7) R = 1. (k − 1)k−1
2) R = 1. 8) R = 1. 13) R = .
kk
3) R = 1. 1
9) R = . 14) R = 0.
1 1
4) R = . 3
10) R = 1. 15) R = , 2t ≤ 1 + t2 ≤ 2.
e 2
5)
1
R= √ .
11) R = √
1.
16)
ln n
R = 1, an ∼ 2 .
b 12) R = 2 − 1. n
6) R = 1. 17) R = 1.
Exercice 6.
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#154 Séries entières
Avec Cauchy.
Exercice 7.
1 1
1) L'équivalence sin √ ∼ √ et d'Alembert donne un rayon de convergence de 1.
n n
1
2) La suite sin √ est décroissante et positive. D'après le critère des séries alternées, la série
n
converge en −1. En 1, on la compare à une série de Riemanndivergente.
N 1
3) a) D'après ce qui précède, il existe N ≥ 1 tel que sin √ ≥ M + 1.
P
n=1 n
N 1
Si l'on xe N , la fonction h : x 7−→ xn est continue en 1. Cec i donne l'existence
P
sin √
n=1 n
de δ > 0 tel que, pour tout x ∈]1 − δ, 1], h(x) ≥ h(1) − 1.
b) Pour tout M > 0, on peut trouver δ > 0 tel que, pour tout x ∈]1 − δ, 1[, f (x) ≥ M . Donc la
limite est +∞.
4) a) Si x ∈ [0, 1], on a
1 1 n 1 1 1 1 C
sin √ − sin √ x ≤ sin √ − sin √ ≤ √ −√ ≤ 3
n n−1 n n−1 n n−1 n2
d'après les accroissements nis. Comme la série de terme générale n− 2 converge, la série dénissant g est
3
Exercice 8.
S (n) (0)
On pose S(x) = an xn . On a an = . Mais la nullité de S sur un intervalle d'intérieur non
P
n!
vide assure que S (0) = 0 pour tout n ∈ N. Ainsi, S est identiquement nulle.
(n)
Exercice 9.
1) Si 0 ≤ λ ≤ RR0 , alors il existe r < R et r0 < R0 tel que λ = rr0 et les suites (an rn ) et (bn r0n ) sont
bornées. On a donc (an bn rn r0n ) qui est bornée et comme ceci est vrai pour tout λ < RR0 , on a bien
ρ ≥ RR0 .
2) Il sut de prendre z 2n et z 2n+1 dont le produit d'Hadamard est nul, donc de rayon inni
P P
alors que RR0 = 1 × 1 = 1.
Exercice 10.
2kπ
La suite cos +α est périodique de période 5, donc prend au plus cinq valeurs distinctes.
5 k∈N
1
soit a celle de plus grande valeur absolue. Alors R = .
|a|
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#154 Séries entières
Exercice 12.
1) (an ) est bornée et (nan ) ne l'est pas, donc Ra = 1. |bn | ∼ |an | donc Rb = 1.
2)
P Il y a doute seulement pour x = ±1. Le critère de convergence d'Abel (hors programme) s'applique,
an xn converge si x = ±1. bn = an − 61 a3n + (n−5/3 ) et le critère d'Abel s'applique aussi à a3n xn
P
(linéariser le cos3 ), il y a aussi convergence pour x = ±1.
Exercice 13.
1) R0 = R2 .
2) R0 = ∞.
3) R0 = eR.
Exercice
√ 14.
√
min( R, R0 ).
Exercice 15. ∞
1
1) Série produit de a(z) et ak+n+1 ρk .
P
⇒ bn =
z−ρ k=0
2) Si a(ρ) 6= 0 : b(z) converge pour |z| < ρ et tend vers l'inni pour z > ρ− ⇒ R = ρ.
M M
Si a(ρ) = 0 : ∀ r > ρ, |ap | ≤ ⇒ |bn | ≤ n ⇒ R = ∞.
rp r (r − ρ)
Exercice 16.
1) ] − 1, 2[.
2) Pour 0 ≤ k ≤ 4n , on a |ak | ≤ C44
n
.
24 (atteint pour k = 4n /2).
/2 n
n
Exercice 17. +∞ 1
1) Contre-exemple : an = (−1)n . On a alors an xn = .
P
n=0 1+x
2) Les sommes partielles de la série sont croissantes et majorée par ` (passage à la limite de la
majoration de la série entière).
+∞ +∞
Soit ε > 0 et x ∈ [0, 1[ tel que S(x) ≥ ` − ε, on obtient an xn ≥ ` − ε.
P P
an ≥
n=0 n=0
Exercice 18. +∞
1) On applique le lemme d'Abel qui arme que la série |an |rn est convergente. Puisque |an rn ei(n−k)θ | =
P
n=0
+∞
|an |rn pour tout θ ∈ [0, 2π]. On en déduit la convergence normale de la série an rn ei(n−k)θ .
P
n=0
2) La série converge normalement, donc uniformément sur [0, 2π]. On peut inverser intégale et somme,
ce qui donne
Z 2π +∞ Z 2π
f (reiθ )e−ikθ dθ = ei(n−k)θ dθ
X
an rn
0 n=0 0
Z 2π
La dernière intégrale vaut 0 si k 6= n et 2π sinon. Donc f (reiθ )e−ikθ dθ = 2πak rk .
0
Z 2π
1
3) Si k ≥ 1, alors ak = f (reiθ )e−ikθ dθ. Si on pose M un majorant de |f (z)|, on trouve
2πrk 0
16 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
Z 2π
1 M
|ak | ≤ M dθ = −→ 0 .
2πrk 0 rk r→+∞
Donc tous les ak avec k ≥ 1 sont nuls. Ainsi, f est constante.
Exercice 19.
1) On remarque que
+∞ n +∞
ak (xk − 1) + ak xk − Rn
P P P
f (x) − ak =
K=0 k=0 k=n+1
On utilise l'astuce de la somme d'Abel (et on fait tendre vers +∞ les sommes partielles) :
+∞ +∞ +∞ +∞
ak xk = (Rk+1 − Rk )xk = Rk (xk+1 − xk ) + Rn xn+1 = (x − 1) Rk xk + Rn xn+1
P P P P
k=n+1 k=n+1 k=n+1 k=n+1
d'où le résultat.
2) Pour tout ε > 0, on peut xer n tel que si k ≥ n, alors |Rk | ≤ ε. Donc si x ∈ [0, 1[,
+∞ +∞
Rk xk ≤ ε|x − 1| × xk ≤ ε
P P
(x − 1)
k=n+1 k=n+1
+∞
Ce qui donne nalement pour tout x ∈]1 − δ, 1[, on a f (x) − ak xk ≤ 4ε.
P
k=0
Exercice 20.
On commence par trouver une équation diérentielle dont elle est solution : (1 − t2 )y 00 − ty 0 + α2 y = 0
avec y(0) = 1 et y 0 (0)
P = 0.n
On écrit y(t) = an t sur ]−R, R[. En dérivant et en sommant, on trouve
P
(n + 1)(n + 2)an+2 + (−n(n − 1) − n +
n≥0 n≥0
Ce qui donne (n + 1)(n + 2)an+2 = (n2 − α2 )an . On trouve a2p+1 = 0 pour tout p et
(−4)p α α α α
a2p = −p+1 − p + 2 ... +p−1
(2p)! 2 2 2 2
dont le rayon de convergence est 1.
Exercice 21. Z +∞
1) En +∞, t2k e−t = o(t−2 ), d'où la convergence. On pose Ik = t2k+1 e−t dt. Avec une IPP, on
2 2
0
1 k!
trouve Ik = kIk et comme I0 = , on trouve Ik = .
2 2
P (−1)k
+∞
2) a) On fait un DSE du sinus : sin(xt) = (tx)2k+1 .
k=0 (2k + 1)!
Z +∞
(−1)k |x|2k+1 k!
Or (tx)2k+1 e−t dt ≤ |x|2k+1 = ak .
2
Ik =
0 (2k + 1)! (2k + 1)! 2(2k + 1)!
Le critère de d'Alembert assure la convergence de ak car aak+1 −→ 0.
P
k
k≥0
17 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
+∞ +∞
+∞ (−1)k X (−1)k k!
Z
Donc f (x) = (tx)2k+1 e−t dt = x2k+1 .
P 2
∂x
Z +∞
1 1
Donc f (x) = te−t cos(tx)dt = − f (x) par IPP.
2
0
0 2 2
−a
On résout l'équa di 2y 0 + xy = 1, ce qui donne ak+2 = k
et le même résultat que
k+2
précédemment.
Exercice 22.
1) En posant un (x) = e−n en ix , on trouve u(k)
2
2 k −n n ix
n (x) = (in ) e e . Comme n2k e−n = O(n−n ), il
2 2
Du fait de la convergence de la série des M n−2 , on déduit que la série des dérivées k-ièmes (k)
P
un
n≥0
converge normalement sur R pour tout k ≥ 0. Donc f = un est de classe C ∞ .
P
n≥0
2) On poursuit le raisonnement précédent : |f (k) (0)| = n2k e−n ≥ k 2k e−k . Comme k k ≥ k!, on
P
n≥0
trouve
f (k) (0) k k k −k
≥ k e ≥ k k e−k
k! k!
P f (k) (0) k
3) Si la fonction était développable en série entière, on aurait f (x) = x , mais cette série
n≥0 k!
f (k) (0) x k
diverge pour x 6= 0 car ≥ kk −→ +∞.
k! e
Exercice 23. Z 1
1
On commence par remarquer que = tx+n−1 dx. On a donc
x+n 0
+∞
Z 1
(−1)n tx+n−1 dt.
P
u(x) =
n=1 0
N
On veut permuter la série et l'intégrale en posant fN (t) = (−1)n tx+n−1 .
P
n=1
On a donc
+∞ −tx
• fN (t) converge simplement vers (−1)n tx+n−1 = = f (t).
P
n=1 1+t
• |fN (t)| ≤ tx en majorant par le premier terme de la somme alternée. !
Z 1 x Z 1 +∞
t (ln t)n n
En appliquant la convergence dominée, on obtient u(x) = − dt = − dt
X
x
0 1+t 0 n=0
n!(1 + t)
+∞ n
(ln t)
car tx = exp(x ln t) = xn .
P
n=0 n!
N (ln t)n n
On permute à nouveau dans l'autre sens en posant gN (t) = x .
P
n=0 n!(1 + t)
18 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
tx
• gN converge simplement vers
1+t
N | ln t|n |x|n P | ln t|n |x|n
+∞ 1 1
• On majore : |gN (t)| ≤ . Cette
P
≤ ≤ exp(|x|| ln t|) ≤
n=0 n!(1 + t) n=0 n!(1 + t) 1 + t (1 + t)tx
dernière fonction est intégrable si |x| < 1.
Avec la convergence dominée, on trouve
1
(ln t)n
+∞
Z
dt xn
P
u(x) = −
n=0 0 n!(1 + t)
ce qui est valable pour |x| < 1. Donc u est développable en série entière.
Exercice 24.
1) On utilise le produit de Cauchy qui assure que cn z n = 1. On a donc (bn ) qui satisfait b0 = 1
P
a0
n≥0
n
et bn = −1
ak bn−k .
P
a0
k=1
P Rk
2) Soit R > 0 tel que |an | ≤ Rn pour tout n ≥ 1. On choisit C > 0 assez grand pour que k
≤ |a0 |.
k≥1 C
Cn
Il sut de prouver par récurrence que |bn | ≤ . L'hérédité vient du fait que
|a0 |
1 P n Rk C n Cn 1 +∞ P Rk Cn
|bn | ≤ ≤ × ≤ .
|a0 | k=1 C k |a0 | |a0 | |a0 | k=1 C k |a0 |
1
3) Si g(z) = bn z n , alors f (z)g(z) = 1 dans un voisinage de 0, donc g = dans un voisinage de 0.
P
n≥0 f
Exercice 25.
1) On forme une partition des permutations de [[1, n]] en fonction du nombre de points xes.
2) On compte le nombre de choix possible pour les points xes et on multiplie par les permutations
sans points xes sur les autres.
d |z|n
3) On a 0 ≤ dn ≤ n! et donc n ≤ |z|n qui converge absolument si |z| < 1.
n!
4) f et exp ont un rayon de convergence supérieur à 1, donc le produit de Cauchy est absolument
+∞ n dn−k 1
convergent pour |x| < 1. De plus, ex f (x) = bn xn avec bn = × .
P P
n=0 k=0 (n − k)! n!
n d 1 1 P n 1 Pn
Mais k n
Dn,k = 1.
P
× = k dn−k =
k=0 k! (n − k)! n! k=0 n! k=0
+∞ 1
Donc ex f (x) = .
P n
x =
n=0 1 − x
e−x +∞ n (−1)k
5) xn et le résultat vient de l'identication.
P P
f (x) = =
1 − x n=0 k=0 k!
d n (−1)k
6) On a pn = n = −→ e−1 .
P
n! k=0 k!
Exercice 26.
un+1 xn
On a ∼ |x|. Le rayon de convergence est donc de 1. De plus, un = (n + 1)xn + . On a donc
un n
+∞
un = f (x) + g(x).
P
n=1
+∞ ∂ +∞ ∂ 1 1 +∞
En posant f (x) = − 1 et g(x) =
P xn
(n + 1)xn =
P P n
x = = 2 n =
n=1 ∂x n=0 ∂x 1−x (1 − x) n=1
− ln |1 − x|.
19 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
+∞ 1
D'où − 1 − ln |1 − x|.
P
un =
n=1 (1 − x)2
Exercice 29.
2 2
ex ex ∞
1 1
(x2n + x2n+1 ).
P
= (1 + x) = 1 + + · · · +
1−x 1 − x2 n=0 1! n!
Exercice 30.
f (sh y) = ey/2 d'où l'équation diérentielle : (1 + x2 )f 00 (x) + xf 0 (x) = 41 f (x).
∞
En posant f (x) = an xn on obtient 4(k + 1)(k + 2)ak+2 = −(2k + 1)(2k − 1)ak avec a0 = f (0) = 1
P
n=0
2p−1 2p
(−1)p+1 C4p−2 (−1)p C4p
et a1 = f 0 (0) = 21 , d'où a2p = si p ≥ 1 et a2p+1 = si p ≥ 0.
p24p 24p+1 (2p + 1)
Le rayon de convergence de la série correspondante est 1, ce qui valide la méthode (avec le thm.
d'unicité de Cauchy-Lipschitz).
20 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
Exercice 31. √ !n √ !n !
1 1+ 5 1− 5
an = an−1 + an−2 ⇒ an = √ − .
5 2 2
Exercice 32.
1+x
Coecient de xn dans ( xk )( (k + 1)xk )( (k + 1)2 xk ) =
P P P
(1 − x)6
(2n + 5)(n + 4)(n + 3)(n + 2)(n + 1)
⇒ cn = n+5 + n+4 .
5 5 =
120
Exercice 33.
1) Par télescopage inni sur la somme donnée.
Exercice 34.
La fraction rationnelle f admet deux pôles, x1 = eiα et x2 e−iα . Donc f admet un DSE de rayon de
convergence R = |x1 | = |x2 | = 1.
De plus,
x sin α x sin α 1 1
f (x) = = −
(x − x1 )(x − x2 ) x1 − x2 x − x1 x − x2
" −1 1
#
x sin α x1
= + x2 x
x1 − x2 1 − xx1 1 − x2
x sin α h x x i
= −e−iα 1 + · · · + ( iα )n + . . . + eiα 1 + · · · + ( −iα )n + . . .
2i sin α e e
e − e−iα −(n+1)iα
iα (n+1)iα
e − e
=x + · · · + xn + ...
2i 2i
Exercice 35.
ex sh α + e−x sh α
On a f (x) = ex ch α
1 x(ch α+sh α)
+ ex(ch α−sh α) =
1 h xeα i
.
−α
= e e + exe
2 2 2
On peut développer les deux exponentiels dont le rayon de convergence est inni.
enα xn e−nα xn xn enα + e−nα P xn
1 +∞ +∞ +∞
. Par conséquent, f (x) = ch nα.
P P
f (x) = + =
2 n=0 n! n! n=0 n! 2 n=0 n!
Exercice 36.
On remarque que f est paire. On passe aux complexes :
√ eiα Arctan x + e−iα Arctan x
f (x) = ( 1 + x2 )α
2
√ √
Or 1 + ix = 1 + x2 ei Arctan x et 1 + ix = 1 + x2 e−i Arctan x . Ainsi,
1
f (x) = [(1 + ix)α + (1 − ix)α ].
2
α(α − 1) 2 α(α − 1) 2
Et comme (1 + ix)α = 1 + αix − x + . . . et (1 − ix)α = 1 − αix − x + . . . , les deux
2! 2!
séries étant de rayon 1, alors
α(α − 1) 2 α(α − 1) . . . (α − 2p + 1) 2p
f (x) = 1 − x + · · · + (−1)p x + ...
2! (2p)!
21 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
Exercice 37.
xn
La convergence de cette série est triviale car |un | ≤ qui possède un rayon de convergence inni.
iθ n! n
(e−iθ x)n
1 (e x)
• On peut utiliser les complexes : un = − . Donc
2i n! n!
P (eiθ x)n +∞ P (e−iθ x)n ex cos θ
1 +∞ 1 h xeiθ i
= ex cos θ sin(x sin θ).
−iθ
f (x) = − = e − exe = xi sin θ − e−xi sin θ ]
2i n=0 n! n=0 n! 2i 2i [e
• Ou par equa di : f + f 00 = 2 cos θf 0 qui est du deuxième ordre.
Exercice 38.
√ √ √ √
1) −1 + x Argth x pour 0 ≤ x < 1 et −1 − −x arctan −x pour −1 ≤ x ≤ 0.
x + x2
2) 3
.
(1 − x)
x(1 + 4x + x2 )
3) .
(1 − x)4
2(1 − x2 ) ln(1 − x) + x2 + 2x
4) (décomposer en éléments simples).
4x3
1
5) − (x + (x2 + 1) arctan x) (décomposer en éléments simples).
2 √
u u
6) −1 + Argth u − arctan u, u = 4 x.
4 2
1 5 √ 1 5 √
7) + √ Argth x pour 0 ≤ x < 1 et + √ arctan −x pour −1 < x ≤ 0.
2(1 − x) 2 x 2(1 − x) 2 −x
1
8) − ln(1 − 2x ch a + x ). 2
2
5 cos 2θ − 4
9) 1− (linéariser).
(5 − 4 cos 2θ)2
2x − 1 2 ln(1 − x)
10) − .
(1 √ − x)2 x √
11) ch x pour x ≥ 0 et cos −x pour x ≤ 0.
2 2
ex ex cos 2θ
12) − cos(x2 sin 2θ).
2 2
13) (x + 15x2 + 25x3 + √ 10x + x )e .
4 5 x
x −x/2
e + 2e cos(x 3/2)
14) , (f 000 = f ).
√ 3
1 − 1 − 4x − 2x
15) √ .
2x 1 − 4x
2
x −1
16) .
2
ln(1 − x)
17) − .
1−x
Exercice
√
39.
1−x
R= 2 − 1, Σ = .
1 − 2x − x2
Exercice 40.
2) S'il existe λ ∈ Sp(A) tel que |λ| ≥ 1 et si x est un vecteur propre associé alors kAk x = kλk x 6→ 0
donc la série diverge.
Si toutes les valeurs propres de A sont de module < 1, comme kAk = λk Pλ (k) où les Pλ sont
P
λ
des polynômes à coecients matriciels, la série converge absolument.
22 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
∞ ∞
3) S = (k + 1)Ak+1 = AS + Ak+1 = AS + A(I − A)−1 donc S = A(I − A)−2 est inversible ssi
P P
k=0 k=0
A l'est.
Exercice 41.
1) χA (λ) = −λ3 + 2λ2 + λ − 1. χA (−1) > 0, χA (0) < 0, χA (1) > 0, χA (2) > 0, χA (3) < 0 donc χA
admet une racine dans chacun des intervalles ] − 1, 0[, ]0, 1[ et ]2, 3[.
2) Cayley-Hamilton : tn = 2tn−1 + tn−2 − tn−3 .
3) Soient −1 < α < 0 < β < 1 < 2 < γ < 3 les valeurs propres de A. On a tn z n = (αz)n +(βz)n +(γz)n
∞
donc la série tn z n converge si et seulement si |γz| < 1 et vaut :
P
n=0
1 1 1 1 χ0 1 −z 2 − 4z + 3
+ + = = 3 .
1 − αz 1 − βz 1 − γz z χ z z − z 2 − 2z + 1
Exercice 42.
1
t3
Z
ln 2 π
=− 3
dt = + √ − 1.
t=0 1+t 3 3 3
Exercice 43.
R = 1. On décompose P sous la forme : P = a0 +a1 (X+1)+a2 (X+1)(X+2)+· · ·+ap (X+1) . . . (X+p).
∞ a0 a1 p! ap
Alors P (n)xn = .
P
+ 2
+ ··· +
n=0 1 − x (1 − x) (1 − x)p+1
Exercice
∞
44. ∞ cos nθ
P sin nθ 2 sin θ 1
, = ln 2 − ln(5 − 4 cos θ).
P
n
= n
n=1 2 5 − 4 cos θ n=1 n2 2
Exercice 45.
∞ e−t ∞ P n (−1)k 1
un tn = tn donc un − n → ∞− > .
P P
f (t) = =
n=0 1 − t n=0 k=0 k! e
Exercice 46.
1 ∞ ∞ P ∞ q kn xk ∞ q k xk
1) Pour |x| < : ln f (x) = ln(1 − q n x) = − ,
P P P
=− k
q n=1 n=1 k=1 k k=1 k(1 − q )
f = eln f est DSE par composition.
q n(n+1)/2
2) an = , R = ∞.
(q − 1) . . . (q n − 1)
Exercice 47.
∞ |f (k) (0)|
|f (k) (0)| = n2k e−n ≥ k 2k e−k , donc ≥ k k e−k ⇒ R = 0.
P
n=0 k!
Exercice 48.
Il y a dérivation terme à terme facilement et indéniment.
∞ P
∞ p
α (inx)
DSE au voisinage de 0 : on envisage de permuter les Σ dans : fα (x) = e−n , ce qui est
P
n=1 p=0 p!
∞
légitime si la série e−n en|x| converge. On en déduit qu'une condition susante pour que f soit DSE
P α
n=1
au voisinage de 0 est α ≥ 1 (avec convergence si x ∈ ] − 1, 1[ pour α = 1 et pour tout x ∈ R si α > 1).
23 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
∞
Cas α < 1 : |f (k) (0)| = e−n nk ≥ e−N N k avec N = bk 1/α c donc pour r > 0 xé et k tendant vers
P α α
n=1
f (k) (0)rk 1 f (k) (0)rk
l'inni on a ln ∼ −1 k ln(k) et la série de terme général diverge grossièrement.
k! α k!
∞ P
∞ (in(x − a))p
DSE au voisinage de a 6= 0 : même raisonnement en écrivant f (x) = .
α
e−n eina
P
n=1 p=0 p!
En conclusion, f est analytique sur R si et seulement si α ≥ 1.
Exercice 49.
1) Pour x 6= 0 la série comporte un nombre ni de termes non nuls au voisinage de x, donc est
∞ ∞
C∞ au voisinage de x. On a |f (k) (x)| = an λk−n
(k)
|an |λk−n Mn ≤ cste(k) +
P P
n ϕn (λn x) ≤ n
n=0 n=0
∞
|an |Mn /λn en supposant λn ≥ 1 pour n ≥ k , donc f (k)
est bornée sur R. Ceci implique que f
P
n=k+1
k
est C ∞ en 0 et on a le développemment limité : f (x) = an xn + (xk ) car φ ≡ 1 au voisinage de 0
P
n=0
donc f (k) (0) =k! ak .
1
2) ψ(x) = exp
sur ]1, 2[, ψ(x) = 0 ailleurs.
(1 − x)(x − 2)
Exercice 50.
1) R = 1.
2) x = −1 ⇒ cv (série alternée), x = 1 ⇒ dv.
3) f est croissante sur [0, 1[ donc L existe dans [0, +∞].
N 1 N 1
xn sin √ ≥ sin √ ⇒ L = +∞.
P P
L = sup f (x) ≥ sup
[0,1[ [0,1[ n=1 n n=1 n
Exercice 51.
On considère wn = (a0 + · · · + an )xn . Cette série wn est la série produit de un = xn et de vn = an xn .
+∞ f (x) 1
Pour |x| < 1n wn converge vers car un et vn convergent uniformément vers et f (x).
P
n=0 1−x 1−x
+∞ +∞ +∞ +∞
Posons S = f (1) = an et rn = uk . On a alors (S − rn )xn pour |x| < 1. Donc
P P P P
wn =
n=0 k=n+1 n=0 n=0
f (x) S +∞
rn xn .
P
= −
1−x 1 − x n=0
+∞
Soit |f (x) − S| = |1 − x| rn xn .
P
n=0
Or ∀ε > 0, ∃M0 ∈ N tel que ∀n ≥ M0 , |rn | ≤ 2ε . Ce qui permet d'écrire, en coupant en deux :
M0
X +∞
X
|f (x) − S| ≤ |1 − x| rn xn + |1 − x| |rn ||xn |
n=0 n=M0
M0
X ε |xM0 |
≤ |1 − x| rn xn + |1
−x|
n=0
2 |1
−x|
M0 M0
X ε X ε
≤ |1 − x| rn xn + ≤ |1 − x| |rn | +
n=0
2 n=0
2
M
P0 ε
Si A = |rn |, pour |1 − x| ≤ , nous avons |f (x) − S| ≤ ε pour x dans un voisinage de 1. Donc
n=0 2A
lim f (x) = f (1).
x→1−
24 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
Exercice 52. −1
On cherche une équa di vériée par f (x). On remarque que f est impaire et que |f (x)| ≤ e x2 |x|e x2 =
1
Z x
−1 2 12 −1 2
|x|, donc lim f (x) = 0 et f 0 (x) = e x2 e x2 − e x2 d t = 1 − f (x). Ainsi,
1
ex
x→0 x3 0 x3
x f + 2f − x3 = 0.
3 0
+∞ +∞
On pose y = an xn et on a y 0 = nan xn−1 , ce qui donne 2a1 = 0, 2a2 = 0, 2a3 + a1 − 1 = 0 ⇒
P P
n=1 n=1
a3 = 21 , . . . , 2an + (n − 2)an−2 = 0. Donc ∀p,
(2p − 1)(2p − 3) . . . 3 × 1 (2p)!
a2p = 0 et a2p+1 = (−1)p−1 p
= (−1)p−1 .
2 p!
a2p+1 2 2p − 1 2 a2p+1
Le rayon de convergence de cette série est nul car x = x et si x 6= 0, lim =
a2p−1 2 p→+∞ a2p−1
+∞, donc f (x) n'admet pas de DSE.
D'autre part,
x x x
x3 x3 1 3t2
Z Z Z
−1 −1
dt − e x2 dt − + 1)dt
1 1 1
f (x) − = e x2 e t2 =e x2 e t2 e (
t2
2 0 2 0 0 2
x
3t2 −12
Z
−1
= −e x2 e t dt
0 2
−1
Z x
−1 3e t2
>e x2 x5 dt
0 2t3
Z x −12
e t dt
3
f (x) − x2 3x2
3 12 2 3 12 2 1 −12
Par conséquent, < e x x = e x x e x < .
x3 2 0 t3 2 2 4
x3 n
Donc f (x) = + x3 ε(x). De la même manière, on demande que |f (x) − an xn | ≤ xn ε(x) donc f
P
2 n=1
admet un DL au voisinage de 0 à tout ordre.
Exercice 53.
N
1) Fonction croissante. lim an .
P
A(x) ≥
x→1 −
n=0
2) Dém de type Césaro.
Exercice 54.
Continuité radiale.
Exercice 55. ∞
cn bn−1 b0
ak un,k et le thm de convergence dominée s'applique.
P
= a0 + a1 + · · · + an =
bn bn bn k=0
Exercice∞ 56.
5n−2 xn
(R = ∞).
P
y= Q
n=1 (3k + 2)
2≤k≤n
N = 8 ⇒ 0.409954 ≤ y(1) ≤ 0.409973.
25 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
2) Pour 0 ≤ x < π/2 la série est à termes positifs et les sommes partielles sont majorées par tan x.
Pour −π/2 < x ≤ 0, il y a convergence absolue.
4) Si R > π/2, f aurait une limite nie en π/2.
Exercice 58.
1) Produit de deux séries ⇒ R ≥ 1. f (x) − x → 1− − > +∞ ⇒ R = 1.
Ck 4k
2) (1 − x2 )y0 = xy + 1 ⇒ (n + 2)an+2 = (n + 1)an ⇒ a2k = a0 2k
k
, a2k+1 = a1 k
.
4 (2k + 1)C2k
∞ 4k x2k+1
a0 = 0, a1 = 1 ⇒ y = .
P
k
k=0 (2k + 1)C2k
Z x ∞
X 22k−1 x2k
3) arcsin2 x = 2 f (t) dt = k
.
t=0 k=1
k 2 C2k
Exercice 59.
1) R = 4. r r !
r
x 4−x 4−x x π ∞ 1
2) + c . f (x) = 1 + + o(x) ⇒ c = . ⇒
P
y=4 − arctan n
=
(4 − x)3 x x 2 2 C
n=0 2n
4 2π
+ √ .
3 9 3
Exercice 60.
√
1) R = 2.
√ 2
2) Stirling ⇒ an 2 2n+1 ∼ √ ⇒ DV.
πn √
2 arcsin(x/ 2 )
3) 2 0
(x − 2)y + xy + 2 = 0 ⇒ f (x) = √ .
2 − x2
Exercice 61.
2) f 0 (x) = ex f (x).
Exercice 62.
1) an ≤ n! par récurrence.
1
2) 2f 0 = f 2 ⇒ f (x) = .
1 − x/2
3) an = n! 2−n .
Exercice 63.
xn x
.
P P
Z(x) = 2n
= 2
n,p≥1 p p≥1 p − x
p2 1 x
Z 0 (x) = .
P P P
2 − x)2
= 2−x
+ 2 − x)2
p≥1 (p p≥1 p p≥1 (p
x2 x2 1 1 P x2
Z 2 (x) =
P P
2 2
= 2 2 2
− 2 + 2 2
p,q≥1 (p − x)(q − x) p6=q q − p p −x q −x p≥1 (p − x)
x2
Z 2 (x) − xZ 0 (x) + Z(x) = 2 .
P
2 2 2
p6=q (q − p )(p − x)
1 1 P 1 1 1 1 1 3
A p xé, = 2.
P
2 − p2
= − = +
q6=p q 2p q6=p q − p q + p 2p p 2p 4p
3 P x2 3
Donc Z 2 (x) − xZ 0 (x) + Z(x) = = (Z(x) − xζ(2)).
2 p≥1 p (p2 − x)
2 2
Rmq : 2Z(x2 ) = 1 − πx cotan(πx) (Euler).
26 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
Exercice 64.
α = π/4, β = π/2.
Exercice 65.
1) a) La formule de Taylor avec reste intégral donne :
n xk x
(x − u)n (n+1)
Z
g (k) (0) +
P
g(x) = g (u)du
k=0 k! 0 n!
et avec g = exp,
t2 n
t2k (−1)n+1 t2
n
Z
−t2 2
k
e−u du.
P
e 2 = (−1) k + −u
k=0 2 k! n! 0 2
b) On a
t2 n
(−1)n+1 t2
Z
−t2 2
e 2 − Sn (t) = −u e−u du
n! 0 2
−t2
qui est du signe de (−1)n+1 . On a clairement S2q+1 (t) ≤ e 2 ≤ S2q (t).
2) De ce qui précède, on a e 2 − S2p (t) ≤ |S2p−1 (t) − S2p (t)| et e 2 − S2p+1 (t) ≤ |S2p+1 (t) −
−t2 −t2
−t2 t2n
e 2 − Sn (t) ≤ |Sn (t) − Sn−1 (t)| = .
2n n!
3) a) De la relation précédente, découle
−t2n −t2 t2n
n
≤ e 2 − Sn (t) ≤ n
2 n! 2 n!
D'où en intégrant sur [0, x], on trouve
−x2n+1 Pn
k x2k+1 x2n+1
≤ f (x) − (−1) ≤
2n n!(2n + 1) k=0 2k k!(2k + 1) 2n n!(2n + 1)
et le résultat demandé.
b) Par le théorème d'encadrement, on a bien que la limite de l'expression précédente vaut 0. Donc
+∞ x2k+1
(−1)k .
P
f (x) =
k=0 2k k!(2k + 1)
Exercice 66.
∞ tk lnk t
1) tt = exp(t ln t) = .
P
k=0 k!
2) 0.78343
ExerciceZ67.
1 ∞
∞ tn ln t 1 π2
dt = .
P X
= − 2
=2−
n=1 t=0 n n=1
n(n + 1) 6
Exercice 68.
π2
Développer en série entière ln(1 − t2 ). I = − 4 ln 2.
2
Exercice 69.
27 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
Il sut de dériver la somme une fois que la convergence est assurée. On obtient facilement le déve-
loppement de ln(1 − x).
Exercice 70.
x2 y2
On paramétrise l'ellipse d'équation 2
+ 2 = 1, ce qui donne x = a sin t et y = b cos t. On doit
π
a Z πb r
b2
Z 2 2 p
calculer I = 4 x0 (t)2 + y 0 (t)2 dt = 4 1 − e2 sin tdt où e = 1 − 2 est l'excentricité. Une
p 2
0 0 a
décomposition en série entière donne le bon résultat.
Exercice 71. +∞
1) Pour la convergence de |an |rn , on utilise le lemme d'Abel. D'autre part, comme |an rn ei(n−−k)θ | =
P
n=0
+∞
|an |r , on a la convergence normale de
n
an rn einθ .
P
n=0
Z 2π +∞
Z 2π X +∞ Z 2π
2) On a f (reiθ )e−ikθ dθ = an rn ei(n−k)θ dθ = ei(n−k)θ car la convergence
X
an rn
0 0 n=0 n=0 0
Z 2π
est normale (uniforme susait en fait). Or e = 0 si n 6= k et 2πsinon. D'où le résultat
i(n−k)θ
0
demandé. Z 2π
1
3) On vient de montrer que ak = k f (reiθ )e−ikθ dθ. En prenant M un majorant de |f (z)| sur
2πr 0
M
C, on trouve |ak | ≤ k r → +∞0, ce qui entraîne que f est constante.
r −→
Exercice 72.
On veut calculer
+∞ 2
Z 2π Z 2π
|f (reiθ )|2 dθ = dθ =
X
an rn einθ
θ=0 θ=0 n=0
On sait que la convergence est uniforme (en fait même normale - voir exercice précédent). On peut donc
inverser somme et intégrale :
Z 2π Z +∞
2π X Z 2π
|f (re )| dθ = dθ + 2 cos((n − k)θ)dθ
X
iθ 2
a2n r2n an ak r n+k
θ=0 θ=0 n=0 n<k | θ=0 {z }
=0
D'où le résultat.
Exercice 73.
Exercice 74.
1) calcul.
2) Soit 0 < r0 < d et R(θ) le rayon de la série de Taylor de f en r0 eiθ . Le cercle de centre 0 et de
rayon r0 est recouvert par les disques ouverts D(r0 eiθ , 21 R(θ)), θ variant de 0 à 2π , donc on peut en
extraire un recouvrement ni ; soit ρ le rayon minimum des disques extraits. Alors pour 0 ≤ θ ≤ 2π
on a R(θ) ≥ ρ (cf. analycité de la somme d'une série entière dans le disque ouvert de convergence).
28 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
2π
f (reiθ )
Z
ce qui démontre l'analycité de ϕ = r 7−→ dθ sur ]0, d[.
θ=0 einθ
Enn, ϕ(r) = an rn au voisinage de 0 d'où ϕ(r) = an rn sur [0, d[ par prolongement analytique.
2π 2π ∞ ∞ 2π ∞
f (reiθ ) iθ zk X zk f (reiθ )
Z Z Z
1 1
3) re dθ = d d ak z k .
X X
iθ
g(z) = f (re ) θ = θ =
2π θ=0 reiθ − z 2π θ=0 rk eikθ 2π θ=0 rk eikθ
k=0 k=0 k=0
Le rayon est au moins égal à r car f est bornée sur D(0, r).
4) résulte de 3.
5) D'après 1, |an | ≤ kf k∞ /rn pour tout r > 0 donc an = 0 si n ≥ 1.
6) 1/P est analytique bornée sur C.
7) On peut passer à la limite uniforme (ou dominée) dans 3.
∞ ∞
8) an z n ⇒ f ◦ g(z) = an g n (z) et il y a convergence localement uniforme.
P P
f (z) =
n=0 n=0
Exercice 76.
2 ⇒ 1 : évident.
1 ⇒ 2 : Soit a > 0 et M = sup(|f (z)|e−a|z| ).
Z 2π
1 f (Reiθ ) eaR eaR ea n
an = n inθ
dθ ⇒ |an | ≤ M n ≤ M inf n = M .
2π θ=0 R e R R>0 R n
√ ea
Donc n n! kan k ≤ n n! − n → ∞− > a. CQFD
p
n
Exercice 77.
1) f (z) = f (z).
2) Im(f ) est de signe constant sur le connexe D ∩ Ω+ et f (z) ∼ z au voisinage de 0.
3) Intégrer terme à terme.
4) Im(f (reiθ )) sin θ ≥ 0 par 2.
Exercice 78.
1) La structure d'anneau ne pose pas de problème, le neutre additif étant la série nulle et le neutre
multiplicatif étant la série égale à 1. Pour l'intégrité, on raisonne sur les coecients du produit de
Cauchy en partant du plus petit et par récurrence forte.
Pour qu'une série soit inversible, il faut et il sut que le rayon soit R ni. On obtient la série
inverse de rayon de convergence R1 en résolvant les équations a0 b0 = 1 ⇒ b0 = a10 , a0 b1 + a1 b0 =
0 ⇒ b1 = −a a20
1
...
2) Evident.
3) La fonction f est C ∞ et à dérivées majorées sur ] − 21 , 12 [, donc développable en série entière.
1 − 2x
On écrit (2 − f (x))2 = , donc
1−x
∞ ∞ ∞
un xn + un xn xk
P P P
4−4 = (1 − 2x)
n=0 n=0 k=0
29 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
n+1
Ce qui donne comme coecient de xn+1 : −4un+1 +
P
uk un+1−k = 1 − 2 ⇔ −un+1 +
k=0
n
uk un+1−k = −1 car u0 = 1.
P
k=1
4) L'unicité vient de la résolution du système dont la seule indétermination est b20 = 1 qui est xée
par l'énoncé : b0 = 1. Par récurrence forte, on trouve b.
Il reste à montrer que b ∈ A. Si l'on détaille le système, on trouve au rang n + 1 : 2bn+1 +
n n n
bk bn+1−k = an+1 , ce qui donne 2|bn+1 | ≤ |an+1 | + uk un+1−k . Donc
P P P
|bk ||bn+1−k | ≤ 1 +
k=1 k=1 k=1
2|bn+1 | ≤ 2un+1 .
5) On peut toujours se ramener à a0 = 1 en divisant a par a0 . Quant à la condition |an | ≤ 1, s'il
existe un nombre ni de valeur an qui ne la satisfont pas, pas de souci pour la convergence. S'il existe
une innité de an de module plus grand que 1, cela signie que le rayon de convergence est nul. Donc
a∈/ A. Ainsi, il existe toujours deux (b0 = ±1) solutions à l'équation b ∗ b = a.
Exercice 79. ∞
On pose, sous réserve de convergence, f (t) = zn tn . Alors :
P
n=1
p
X p
X ∞
X p
X p
X p−j
X
n iω n n iω j
f (t) = zn t + e pj zn−j t = zn t + e pj t f (t) − zn tn
n=1 j=1 n=p+1 n=1 j=1 n=1
soit :
p
X p
X p
X p−j
X
1− eiω pj tj f (t) = P (t)f (t) = zn tn − eiω pj tj zn tn = Q(t),
j=1 n=1 j=1 n=1
∞
donc f (t) = Q(t)/P (t). Réciproquement, soit Q(t)/P (t) = an tn : en remontant les calculs précédents
P
n=1
on voit que (an ) vérie la même relation de récurrence que (zn ) avec les mêmes premiers termes d'où
zn = an pour tout n.
p
Si |t| < 1 alors eiω pj tj < 1 donc P n'a pas de racine dans le disque unité ouvert. Si P n'a pas
P
j=1
non plus de racine sur le cercle unité alors le développement en série entière de Q(t)/P (t) a un rayon > 1
et zn − n → ∞− > 0. Si P admet des racines dans U on peut déja dire que la suite (zn ) est bornée par
max(|z1 |, . . . , |zp |) puis. . . ?
Exercice 80.
2) Complétude : soit (fk ) une suite d'éléments de E de Cauchy, fk (z) = an,k z n . On a à k et n
P
n∈N
xés, par convergence dominée :
Z 2π Z 2π
1 1
fk (eiθ )e−inθ dθ = lim fk (reiθ )e−inθ dθ = an,k .
2π θ=0 r→1− 2πrn θ=0
La suite (fk ) converge uniformément sur D vers une fonction ϕ : D −→ C continue. On note :
Z 2π
1
an = ϕ(eiθ )e−inθ dθ = lim an,k .
2π θ=0 k→∞
30 Thierry Sageaux
#154 Séries entières
La suite (an ) est bornée, donc le rayon de convergence de an z n est supérieur ou égal à 1. Pour
P
n∈N
z ∈ D xé on a alors :
Z 2π X Z 2π
1 1 fk (eiθ )
z dθ = dθ
X
n iθ −inθ n
fk (z) = an,k z = fk (e )e
2π θ=0 2π θ=0 1 − ze−iθ
n∈N n∈N
Z 2π Z 2π X
1 ϕ(eiθ ) 1
d dθ =
X
iθ −inθ n
− k → ∞− > −iθ
θ = ϕ(e )e z an z n
2π θ=0 1 − ze 2π θ=0
n∈N n∈N
(1)
ce qui prouve que ϕ ∈ E . Enn on a kfk − ϕk − k → ∞− > 0 par convergence uniforme, d'où
ϕ = lim fk dans E .
k→∞ nz
3) Soit f ∈ E et fn (z) = f . Comme f est uniformément continue, fn converge uniformément
n+1
vers f sur D. Soit ε > 0 et n tel que kf − fn k∞ ≤ ε. Comme fn est développable en série entière
1
avec un rayon au moins égal à 1 + , son développement converge uniformément vers fn sur D donc
n
il existe P ∈ C[X] tel que kfn − P k∞ ≤ ε.
Exercice 81. ∞
z
1) nz n (R = 1).
P
2
=
(1 − z) n=1
◦ z t (z − t)(1 − zt)
Pour z, t ∈ D(0, 1) on a 2
− 2
= , quantité nulle si et seulement si
(1 − z) (1 − t) (1 − z)2 (1 − t)2
z
z = t, d'où l'injectivité de z 7−→ .
(1 − z)2
2) a) f (z) ∈ R ⇔ f (z) = f (z) = f (z) ⇔ z = z ⇔ z ∈ R.
Par injectivité, on en déduit que Im(f (z)) garde un signe constant sur chaque demi-disque
limité
Z πpar ] − 1, 1[, et comme f (z) =nz + z→0 (z), ce signe est celui de Im z .
πa r
b) Im(f (reit )) sin nt dt = n .
t=0 2 Z π
π|an |rn
On a | sin(nt)| ≤ n sin(t) pour 0 ≤ t ≤ π par récurrence, donc ≤n Im(f (reit )) sin t dt =
2 t=0
nπa1 r
. On en déduit |an |rn ≤ n|a1 |r et on conclut |an | ≤ n en faisant tendre r vers 1.
2
31 Thierry Sageaux