UM V
FSR
Filière SVI- Semestre 5
2014/2015
Acquérir les connaissances de base dans le
domaine de la biologie moléculaire
Se familiariser avec les outils
méthodologiques modernes en biologie
moléculaire
S’initier à déchiffrer une portion d’un
génome et de prévoir son expression
Etre en mesure d’envisager les
changements de la séquence susceptibles
d’influencer l’expression.
[Link]
DE
SEPARATION
ET
2
D ANALYSE
DES
ACIDES
NUCLÉIQUES
Plan
du
cours
• Initiation
aux
techniques
usuelles
de
biologie
I
moléculaire
• Le
Dogme
Central
II
II.1
• La
réplication
• La
transcription
II.2
• Transcription
chez
les
Procaryotes
• Transcription
chez
les
Eucaryotes
II.3
• La
traduction
• La
régulation
génétique
chez
les
II.4
bactéries
I.
Initiation
aux
techniques
usuelles
de
biologie
moléculaire
1 • Introduction à la biologie moléculaire
• Méthodes d’étude des Acides nucléiques
2
(extraction et purification)
• Séparation des acides nucléiques
3
et électrophorèse
4 • Endonucléases de restriction
5 • Vecteurs de clonage (plasmides)
6 • Marquage des acides nucléiques
7 • Amplification par PCR
1. Introduction à la Biologie Moléculaire
Historique
Au
XXe
siècle,
suite
à
l'élaboration
des
lois
de
la
génétique,
de
la
découverte
des
chromosomes
et
de
l'identi@ication
de
l'ADN
comme
support
de
l'information
génétique,
est
apparue
La
biologie
moléculaire.
Au
croisement
de
la
génétique,
de
la
biochimie
et
de
la
physique,
la
biologie
moléculaire
est
une
discipline
scienti@ique
dont
l'objet
est
la
compréhension
des
mécanismes
de
fonctionnement
de
la
cellule
au
niveau
moléculaire.
1. Introduction à la Biologie Moléculaire
Biologie
Moléculaire
?
Etude
des
gènes
portant
l’information
génétique,
leurs
transformations
et
leurs
fonctions.
Le
terme
«
biologie
moléculaire
»
désigne
également
par
extension
l'ensemble
des
techniques
de
manipulations
d'acides
nucléiques
(ADN,
ARN),
appelées
aussi
techniques
de
génie
génétique.
1. Introduction à la Biologie Moléculaire
Que
faut
il
étudier
?
•
Les
complexes
macromoléculaires
de
l’ADN,
de
l’ARN
et
des
protéines
•
Transfert
de
l’information:
Réplication,
Transcription
et
Traduction
1. Introduction à la Biologie Moléculaire
Quelles
sont
les
conséquences
du
développement
de
la
biologie
moléculaire
?
•
des
connaissances
dans
le
domaine
fondamental
•
des
applications
pratiques
:
-‐
production
de
protéines
d’intérêt
médical
-‐
vaccins
-‐
diagnostic
en
médecine
-‐
plantes
et
animaux
transgéniques…
1. Introduction à la Biologie Moléculaire
RAPPELS:
ADN
/
ARN
STRUCTURES
/
FONCTIONS
1. Introduction à la Biologie Moléculaire
RAPPEL
Ø
50%
du
poids
sec
de
la
plupart
des
cellules
=
protéines
Ø
Protéine
=
polymère
(chaîne)
d'acides
aminés
Ø
Chaque
protéine
est
caractérisée
par
sa
séquence
d'acides
aminés.
Ex. le lysozyme (126 AA)
Lys-Val-Phé-Gly-Arg-Cys-Glu-Leu-Ala-Ala-Ala-Met-Lys-Arg-His-Gly-Leu-Asp-
Asn-Tyr-Arg-Gly-Tyr-Ser-Leu-Gly-Asn-Trp-Val-Cys-Ala-Ala-Lys-Phe-Glu-Ser-
Asn-Thr-Gln-Ala-Thr-Asn-Arg-Asn-Thr-Asp-Gly-Ser-Thr-Asp-Tyr-Gly-Ilu-Leu-
Gln-Ilu-Asn-Ser-Arg-Trp-Trp-Cys-Asn-Asp-Gly-Arg-Thr-Pro-Gly-Ser-Arg-Asn-
Leu-Cys-Asn-Ilu-Pro-Cys-Ser-Ala-Leu-Leu-Ser-Ser-Asp-Ilu-Thr-Ala-Ser-Val-
Asn-Cys-Ala-Lys-Lys-Ilu-Val-Ser-Asp-Gly-Asp-Gly-Met-Asn-Ala-Trp-Val-Trp-
Arg-Asn-Arg-Cys-Lys-Gly-Thr-Asp-Val-Gln-Ala-Trp-Ilu-Arg-Gly-Cys-Arg-Leu
1. Introduction à la Biologie Moléculaire
RAPPEL
ü On
connaît
actuellement
~
8000
protéines
différentes.
ü On
en
découvre
une
centaine
de
nouvelles
par
mois.
ü Nombre
total
de
protéines
que
peut
fabriquer
l'organisme
humain
=
???
(quelque
chose
entre
50
000
et
150
000).
ü Chaque
cellule
fabrique
les
protéines
dont
elle
a
besoin.
ü Pour
fabriquer
une
protéine,
il
faut
deux
choses:
• Des
acides
aminés.
• La
«
recette
»
:
quels
acides
aminés
faut-‐il
assembler
et
dans
quel
ordre
?
1. Introduction à la Biologie Moléculaire
RAPPEL
«
Recettes
»
contenues
dans
le
noyau
Noyau
contient
une
matière
appelée
chromatine
Chromatine
=
protéines
appelées
histones
et
l’ADN
ADN
=
«
recettes
»
des
protéines
1. Introduction à la Biologie Moléculaire
RAPPEL
ü
Crick
et
Watson,
1953
ü
Découverte
de
la
structure
de
la
molécule
d'ADN
ü
ADN
et
ARN
=
acides
nucléiques
ü
Les
acides
nucléiques
=
polymères
de
nucléotides
1. Introduction à la Biologie Moléculaire
RAPPEL
ü
NUCLÉOTIDE
=
ose
+
base
azotée
+
acide
phosphorique
Base
azotée
Groupement
phosphate
4 1
Sucre
3 2
1. Introduction à la Biologie Moléculaire
RAPPEL
ü
Les
bases
azotées
:
puriques
ou
pyrimidiques
Uracile
1. Introduction à la Biologie Moléculaire
ADN
:
structure
ü
ADN
=
Acide
DésoxyriboNucléique
ü
Polymères
de
nucléotides
reliés
entre
eux
par
des
fonctions
esters
4 1
5 5 3 2
3
Liaison 3 OH-5 P
ü
Ose
=
désoxyribose
ü
Les
bases
:
Adénine,
Guanine,
Cytosine
et
Thymine
ü
Si
on
sépare
une
molécule
d'ADN
en
nucléotides,
on
obtient
toujours
:
A=T
et
G=C
ü
Pourquoi
?
1. Introduction à la Biologie Moléculaire
ADN
:
structure
ü
Hypothèse
de
Crick
et
Watson
:
A
peut
s'apparier
avec
T
et
C
avec
G:
A
avec
T
:
deux
liaisons
hydrogène
C
avec
G
:
trois
liaisons
hydrogène
1. Introduction à la Biologie Moléculaire
ADN
:
structure
Ø
Donc
la
molécule
d ADN
est
formée
de
2
brins
de
nucléotides
Ø
Ces
deux
brins
ont
trois
propriétés
essentielles
:
Ø
antiparallèles
Ø
complémentaires
Ø
hélicoïdaux
1. Introduction à la Biologie Moléculaire
ADN
des
différents
être
vivants
ü
Dans
tous
les
organismes
:
• Support
de
l information
génétique
• Structure
en
double
hélice
(sauf
certains
virus)
ü
Différences
:
• Nombre
de
molécules
d ADN
:
1
pour
E.
Coli
et
46
pour
l Homme
• Longueur
:
quelques
milliers
de
nucléotides
à
plusieurs
millions
• Forme
:
linéaire
ou
circulaire
• Localisation
dans
la
cellule
:
séparé
ou
non
du
cytoplasme
par
une
membrane
• Séquence
en
bases
ü
Virus
:
génomes
les
plus
petits
(quelques
milliers
de
nucléotides)
à
ADN
ou
à
ARN
1. Introduction à la Biologie Moléculaire
ADN
des
différents
être
vivants
ü
Procaryotes
:
ADN
dans
le
cytoplasme
Un
seul
chromosome
«
circulaire
»
=
continu
Plusieurs
millions
de
nucléotides
Présence
de
plasmides
=
petits
morceaux
d ADN
circulaires,
indépendants
de
l ADN
principal
ü
Eucaryotes
:
ADN
dans
le
noyau
Plusieurs
chromosomes
avec
ADN
fortement
compacté
et
linéaire
ADN
Plusieurs
milliards
de
nucléotides
ADN
associé
à
des
protéines
Histones
ü
Cas
de
l ADN
des
mitochondries
:
ADN
circulaire
Code
génétique
différent
de
l ADN
nucléaire
Transmission
maternelle
uniquement
1. Introduction à la Biologie Moléculaire
RAPPEL
Procaryote/Eucaryote
Cellule
animale
Bactérie
Cellule
végétale
1. Introduction à la Biologie Moléculaire
Les
3
domaines
du
vivant
1. Introduction à la Biologie Moléculaire
ARN
:
structure
Ø
ARN
=
Acide
RiboNucléique
Ø
Polymères
de
nucléotides
reliés
entre
eux
par
des
fonctions
esters
5
HOH2C
OH
Ø
Ose
=
ribose
4
1
Ribose
3
2
OH
OH
Ø
Les
bases
:
Adénine,
Guanine,
Cytosine
et
Uracile
Ø
ARN
=
un
seul
brin
Ø
Appariement
entre
2
ARN
différents,
entre
un
brin
d’ADN
et
un
brin
d’ARN
ou
sur
lui
même
:
A
avec
U
et
G
avec
C
1. Introduction à la Biologie Moléculaire
Les
différents
ARNs
:
Ø
ARNr
=
ARN
ribosomique
Participent,
avec
les
protéines
ribosomiques,
à
la
formation
des
ribosomes
(molécules
nécessaires
à
la
synthèse
des
protéines)
Ø
ARNt
=
ARN
de
transfert
Transfert
les
acides
aminés
vers
le
lieu
de
synthèse
des
protéines
Ø
ARNm
=
ARN
messagers
Portent
l information
génétique
de
l ADN
vers
le
lieu
de
synthèse
des
protéines
Ø
ARNsn=
ARN
small
nuclear
Présent
dans
le
noyau
uniquement
Participent
à
la
régulation
post-‐transcriptionnelle
1 • Introduction à la biologie moléculaire
• Méthodes d’étude des Acides nucléiques
2
(extraction et purification)
• Séparation des acides nucléiques
3
et électrophorèse
4 • Endonucléases de restriction
5 • Vecteurs de clonage (plasmides)
6 • Marquage des acides nucléiques
7 • Amplification par PCR
2. Méthodes d’étude des Acides nucléiques
(extraction et purification)
Décrire les gestes qui permettent de réaliser
l’extraction et la purification d’ADN génomique.
Faire la distinction entre les démarches à suivre
en fonction des types d’organismes .
Expliquer le principe de l’extraction de l’ARN
messager en vue de la réalisation d’une banque
d’ADNc.
Expliquer le principe de dosage des acides
nucléiques et le calcul des quantités d’acides
nucléiques à partir des données brutes fournies
par un spectrophotomètre.
[Link]
de
l’ADN
Différents ADN
ADN génomique
La totalité de l'ADN à
l'intérieur du noyau
=ADN nucléaire
=ADN chromosomique
Différent d :
ADN Mitochondrial
ADN Chloroplastique
ADN Extra-chromosomique
(plasmides)
[Link]
de
l’ADN
2.1.1.
Extraction
de
l’ADN
génomique
=technique
permettant
d'isoler
l'ADN
de
cellules
ou
de
tissus.
L'ADN
extrait
à
digestion,
hybridation
(Southern
blot),
séquençage,
PCR,
clonage…
Différents
protocoles
pour
extraire
l'ADN
avec
même
schéma
de
principe
:
•Lyse
des
cellules
•Elimination
des
protéines
•Elimination
des
autres
acides
nucléiques
(ARN...)
•Concentration
de
l'ADN
par
précipitation
à
l'alcool
[Link]
de
l’ADN
2.1.1.
Extraction
de
l’ADN
génomique
Différentes
variantes
employées:
L ADN
génomique
est
issu
de
tissu
(organisme
animal
ou
végétal)
Ou
de
cellules
(micro-‐organisme,
@luides
biologiques…)
Plusieurs
techniques
sont
utilisées:
Phénol/Chloroforme
à
ADN
pur
Kits
commerciaux
à
extractions
rapides
à
l'aide
de
réactifs
prêts
à
l'emploi.
2.1.1.
Extraction
de
l’ADN
génomique
Préparation
du
matériel
pour
l’extraction
CAS
1:
à
partir
de
matière
fraiche
FEUILLES
FRAICHES
2.1.1.
Extraction
de
l’ADN
génomique
Préparation
du
matériel
pour
l extraction
CAS
2:
à
partir
de
matière
sèche
FEUILLES
LYOPHILSEES
2.1.1.
Extraction
de
l’ADN
génomique
Préparation d'ADN génomique
lyse des cellules ou des tissus •disperser les bicouches lipidiques des
membranes
=broyage ou pas + extraction/détergents
•dénaturer les protéines srtt celles
associées à l'ADN dans la chromatine
l'ADN : très longs filaments
Solution très visqueuse s'opposant aux écoulements
hydrodynamiques.
déprotéinisation de la solution protéines dénaturées à précipité à
l'interface phénol-eau = « gâteau »
=extraction / solvants organiques, en
l'ADN en solution dans la phase
général du phénol +/-chloroforme
aqueuse
précipitation de l ADN
L ADN collecté/centrifugation
=addition d'éthanol ou d'isopropanol
dans la phase aqueuse à dissous dans Tampon ou Eau pure.
Pour éliminer les ARNsà Traitement par l ARNase.
2.1.1.
Extraction
de
l’ADN
génomique
Ethanol
mobilise
l eau
du
milieu
&
diminue
la
solubilité
de
l’ADN
Pour
éliminer
les
traces
de
phénol
et
d'autres
contaminants
(prot.,
enz…)
à
dialyse
ou
puri@ication
par
chromatographie
en
colonne
de
gel
dénaturant
ou
d'adsorption.
33
Commentaire
:
La
puri@ication
d'une
solution
d'ADN
se
fait
le
plus
souvent
par
précipitations
répétées
dans
l'alcool.
Une
solution
d'ADN,
portée
à
haute
force
ionique
par
addition
de
NaCl
3
M
(1/10
du
volume),
est
additionnée
d'un
large
excès
d'éthanol
absolu
à
-‐20°C.
Au
bout
de
quelques
minutes
au
maximum,
on
voit
apparaître
un
précipité
blanchâtre,
translucide
et
@ilamenteux
(la
«
méduse
»)
constitué
de
longs
@ilaments
d'ADN
précipité.
On
recueille
ce
précipité
par
centrifugation
à
10000
g
pendant
un
quart
d'heure
environ.
Pour
laver
l'ADN
on
resuspend
le
précipité
dans
de
l'éthanol
à
75
%
toujours
à
-‐20°C.
puis
on
centrifuge
à
nouveau.
Le
culot
de
cette
dernière
centrifugation
est
égoutté,
puis
séché
sous
vide.
On
peut
conserver
l'ADN
à
sec
ou
le
redissoudre
immédiatement
soit
dans
de
l'eau
pure
stérile,
soit
dans
un
tampon
Tris-‐EDTA.
2.1.1.
Extraction
de
l’ADN
génomique
2.1.1.
Extraction
de
l’ADN
génomique
Exemple
1
GENOMIC
DNA
ISOLATION
FROM
RICE
SEEDLINGS
• DNA
extraction
buffer
– Cell
wall
and
cell
membranes’
disruption
with
SDS/Mercaptoethanol
• Protein
denaturation
– Chloroform/
phenol
• DNA
precipitation
– Absolute
Ethanol
• Washing
– 70%
Ethanol
• DNA
renaturation
– TE
buffer
2.1.1.
Extraction
de
l’ADN
génomique
Exemple
2
GENOMIC
DNA
ISOLATION
FROM
DATE
PALM
SEEDLINGS
• DNA
extraction
buffer
– Cell
wall
and
cell
membranes’
disruption
with
CATB
&
PVPP
• Protein
denaturation
– Dichloromethane
• DNA
precipitation
– Absolute
Isopropanol
• Washing
– 70%
alcohol
• DNA
renaturation
– TE
buffer
2.1.1.
Extraction
de
l’ADN
génomique
Comparaison de différentes méthodes:
méthode classique versus kits comerciaux
Phénol/ Kit Puregene Kit Qiagen
Chloroforme
Quantité/ 2 3 1
Rendement
Pureté de l extrait 3 1 2
Rapidité 1 2 3
Coût 3 2 1
Sécurité du 1 3 3
manipulateur
1= la moins bonne; 3= la meilleure.
2.1.1.
Extraction
de
l’ADN
génomique
RECAPITULATIF
L extraction/puri[ication
de
l'ADN
=
2
Etapes:
Extraction
à
digestion
des
tissus
et
lyse
des
cellules
Puri@ication
à
séparation
de
l ADN
des
autres
constituants
cellulaires.
2.1.2.
Extraction
de
l’ADN
plasmidique
Les
plasmides:
Généralités
ü Petites
molécules
d’ADN
double
brin,
habituellement
circulaires
ü A
localisation
extrachromosomique
ü Présents
chez
la
plupart
des
espèces
bactériennes
(qques
levures
et
mycètes)
Chromosome
bactérien
circulaire
Plasmides
4millions
pb
Milliers
pb
Bactérie
40
2.1.2.
Extraction
de
l’ADN
plasmidique
Les
plasmides:
Généralités
ü A
réplication
autonome
(=réplicons)
indépendamment
des
chromosomes
ü A
taille
très
variable
(1Kb
à
1
Mb)
ü Portent
un
nombre
de
gènes
très
réduit
(≤30)
ü A
information
génétique
non-‐essentielle
pour
l’hôte
mais
procurant
un
avantage
sélectif
ü En
nbr.
variable:
Plasmide
à
copie
unique
Plasmides
à
copies
multiples
(1
à
3/cellule
hôte)
(20
à
2000/cellule
hôte)
Plasmide
Stringent
Plasmide
relâché
Réplication
stringente
Réplication
relâchée
41
2.1.2.
Extraction
de
l’ADN
plasmidique
Les
plasmides:
Généralités
ADN
double
brin
Superhélical
avec
3
formes:
•
Confèrent
à
la
bactérie-‐hôte
une
grande
souplesse
génétique.
•
Augmentent
son
patrimoine
génétique.
•
Procure
un
avantage
sélectif.
Différentes
formes
d'un
plasmide
L'axe
de
la
double
hélice
d'ADN
peut
lui-‐même
s'enrouler
en
une
super
hélice
droite
ou
gauche.
Cette
forme
superenroulée
de
l'ADN
joue
un
rôle
b i o l o g i q u e
t r è s
i m p o r t a n t
(compaction,
stabilité
de
l'ADN).
Une
coupure
sur
un
seul
des
deux
brins
d'ADN
superenroulé
(forme
I)
déverrouille
la
superhélicité
et
permet
le
relâchement
spontané
de
la
molécule
sous
forme
circulaire
ouverte
(forme
II).
La
réparation
de
cette
coupure
par
une
ligase
produit
une
forme
circulaire
fermée
(forme
Ir).
Une
coupure
sur
les
deux
brins
d'une
molécule
superenroulée
ou
d'une
molécule
circulaire
fermée
produit
une
molécule
linéaire
(forme
III).
43
2.1.2.
Extraction
de
l’ADN
plasmidique
Les
plasmides:
Généralités
Les
plasmides
peuvent
être
éliminés
des
cellules
hôtes=CURAGE
(curing)
" Spontané/Induit
"
Principe:
traitements
inhibant
la
réplication
des
plasmides
sans
affecter
la
reproduction
des
cellules
hôtes
à
Plasmides
inhibés
progressivement
&
dilués
au
cours
de
la
multiplication
bactérienne
Méthodes
de
curage:
" Mutagènes
dérivés
de
l’acridine
" Radiations
UV
ou
ionisantes
" Privation
de
thymine
" Températures
supra-‐optimales
44
2.1.2.
Extraction
de
l’ADN
plasmidique
Puri[ication
des
plasmides:
La
lyse
alcaline
ü Parmi
les
techniques
les
plus
courantes
de
la
biologie
moléculaire
=
noms
abrégés:
miniprep,
midiprep
et
maxiprep
(volume
de
la
culture
bactérienne).
BUT
:
Extraire
de
façon
rapide
l'ADN
plasmidique
a@in
de
l'analyser
avec
des
enzymes
de
restriction
et
électrophorèse
en
gel
d'agarose.
Obtenir
plusieurs
mg
d'ADN
partiellement
puri@ié
et
Réaliser
plusieurs
digestions
enzymatiques
pour
véri@ier
un
clone,
ou
établir
une
carte
de
restriction.
ü Préparation
sélective
de
l'ADN
du
plasmide
contenu
dans
les
bactéries,
tout
en
éliminant
l'ADN
du
chromosome
bactérien.
ü Différentes
variantes
ou
améliorations
de
cette
méthode
existent
ü kits
commerciaux
(grd
nbr)
avec
petites
colonnes
de
résine
chromatographique
échangeuse
d'ion
à
améliorer
la
pureté
de
l'ADN.
45
2.1.2.
Extraction
de
l’ADN
plasmidique
Puri[ication
des
plasmides:
La
lyse
alcaline
Lyse
des
cellules
/détergent
(SDS)
en
présence
de
soude
(pH
13)
Dénaturation
de
l'ADN
total
Neutralisation
rapide
/acétate
de
potassium
(pH
5,5)
Renaturation
de
l’ADN
plasmidique
Précipitation
de
l’ADN
Chromosomique
Concentration
de
l'ADN
plasmidique
par
précipitation
à
l'alcool
Récupération
de
l’ADN
par
centrifugation
Suspension
de
l’ADN
plasmidique
dans
TE
ou
Eau
pure
Elimination
des
ARN/ribonucléases
(hydrolyse
sélective
des
ARN/
ADN
intact)
46
[Link]
de
l’ARN
=technique
permettant
d'isoler
l’ARN
de
cellules
ou
de
tissus.
L’ARN
extrait
à
hybridation
(Northern
blot),
banques
ADNc,
RT-‐
PCR…
Différents
protocoles
pour
extraire
l ARN
avec
même
schéma
de
principe
:
" Lyse
cellulaire
mécanique
(congélation,
billes
de
céramique
ou
détergents)
ou
enzymatique
(lysozyme
ou
la
lyticase)+Protection
des
ARN
de
l’action
des
ARNases.
"
2
grands
principes:
1)
les
différences
de
propriétés
physico-‐chimiques
ARN/protéines
;
2)
l’adsorption
sélective
des
ARN
sur
support
solide.
[Link]
de
l’ARN
Inhibition
des
ARNases
au
cours
de
l’extraction
des
ARNs
Le pyrocarbonate d'éthyle ou diéthyl pyrocarbonate,
diéthyl dicarbonate, DEPC, est un composé organique utilisé en
biochimie pour sa capacité à réagir spécifiquement avec les
acides aminés histidine et, dans une moindre mesure, tyrosine
des protéines.
Utilisation en Extraction des ARN
Cette particularité permet d'utiliser cette molécule pour
inactiver les RNases. Ces protéines sont en effet très résistantes
aux agents dénaturants. La réaction avec le DEPC modifie les
histidines du site actif de ces enzymes.
L'inactivation des RNAses est recommandée au cours
d'expériences mettant en jeu des ARNs afin d'éviter leur
dégradation.
[Link]
de
l’ARN
Au laboratoire
• La vaisselle de laboratoire peut être décontaminée par
trempage dans une solution à 1% de DEPC pendant environ
une heure.
• L'eau utilisée pour faire les diverses solutions en contact avec
les ARN est aussi traitée avec le DEPC. On obtient ainsi de
l'eau sans RNases.
• Le DEPC n'ayant pas réagi est dégradé en éthanol et dioxyde
de carbone par une courte phase de chauffage sous pression à
120 °C dans une autoclave.
Ce produit est considéré comme mutagène
àA manipuler avec précaution …
[Link]
de
l’ARN
Extraction
des
ARN
totaux
Broyage/Homogéneisation
Trizol
(pH
5)
Séparation
de
l’ARN
Chloroforme
Précipitation
de
l’ARN
Ethanol
Absolu
froids
…
Suspension
de
l’ARN
Eau
pure
(RNAse
free)
GuSCN:
agent
[Link]
de
l’ARN
puissant
de
Extraction
des
ARN
totaux
beta2-‐
mercaptoéthanol
à
dénaturation
des
rupture
des
ponts
protéinesà
Lyse
disulfures
protéiques
+Phénol/Chlrfà
accélérer
la
procédure
d'extraction
Pour
extraire
l’ARN
d’un
tissu
ou
d’une
suspension
de
cellules,
il
faut
51
impérativement
inhiber
toute
trace
d ARNase.
Commentaire
:
L'homogénéisation
dans
le
tube
de
Potter
se
fait
dans
un
tampon
Tris-‐EDTA
en
présence
de
thiocyanate
de
guanidinium
4
M
et
de
SDS.
Les
débris
cellulaires
sont
sédimentés
en
10
min
à
10
°C.
Le
surnageant
contenant
les
acides
nucléiques
est
déposé
sur
un
gradient
de
densité
comprenant
au
fond
du
tube
une
solution
très
dense
de
CsCl
5,7
M
surmontée
d'une
couche
intermédiaire
de
CsCl
2,4
M.
Ce
gradient
est
ultracentrifugé
durant
24
heures
à
30000
tours/min
à
la
température
ambiante.
On
peut
alors
recueillir
un
culot
d'ARN
de
masses
moléculaires
élevées
qui
seront
soumis
à
l'extraction
par
le
phénol
et
le
chloroforme.
[Link]
de
l’ARN
Puri[ication
des
ARNm
Parmi
les
acides
ribonucléiques
extraits
des
cellules
à
les
ARN
messagers
=
ARNm
=
classe
la
plus
étudiée
se
caractérisent
par
la
présence
du
côté
3'-‐terminal
d'une
longue
queue
poly(A)
synthétisée
à
la
phase
post-‐transcriptionnelle.
PURIFICATION
chromatographie
d'af[inité
entre
cette
queue
poly(A)
et
une
colonne
dont
la
phase
@ixe
est
pourvue
de
fragments
d'oligo(dT)
de
quelques
dizaines
de
nucléotides
qui
peuvent
s'hybrider
avec
les
RNA
poly(A).
[Link]
de
l’ARN
Puri[ication
des
ARNm
Commentaire
:
Après avoir lavé la colonne en milieu alcalin
(potasse), on charge les ARN totaux à haute force
ionique (KCl 0,5 M) puis on rince la colonne avec du
KCl 0,1 M en surveillant l'absorbance de l'éluat à
260 nm pour s'assurer de l'élimination des ARN non
retenus par la colonne (ARNr, ARNt,... ). Enfin, on
élue la fraction retenue par la colonne en abaissant
la concentration de KCl à 0,01 M et en élevant la
température.
Un micro essai avec la reverse transcriptase permet
de s'assurer de la qualité de ce RNA poly(A) comme
matrice pour la synthèse de cDNA.
[Link]
de
l’ARN
Puri[ication
des
ARNm
[Link]érisation
des
acides
nucléiques
2.3.1.
Spectres
d absorption
des
acides
nucléiques
Les spectres d absorption des acides nucléiques présentent
une bande d absorption maximale autour de 260 nm.
[Link]érisation
des
acides
nucléiques
2.3.1.
Spectres
d absorption
des
acides
nucléiques
Tous les nucléotides ont leur λmax autour de 260 nm, valeur qui
n est pas affectée par le composant glucidique et le phosphate.
[Link]érisation
des
acides
nucléiques
2.3.1.
Spectres
d absorption
des
acides
nucléiques
[Link]érisation
des
acides
nucléiques
2.3.2. Dosage des acides nucléiques
ü L absorbance à 260 nm peut être mesurée pour estimer la
concentration d acide nucléique.
ü Cette estimation est indispensable après extraction d ADN
à partir d un matériel biologique.
ü P o u r d e s d é t e r m i n a t i o n s a p p r o x i m a t i v e s d e l a
concentration des acides nucléiques purs, on peut assumer
qu une solution aqueuse contenant 50 µg/ml d ADN
double brin ou 25µg/ml d ADN simple brin ou 40 µg/ml
d ARN donne une valeur de A260nm = 1.
ü Dosage très sensible; on peut descendre jusqu à une
concentration massique de 2-3 µg/mL.
[Link]érisation
des
acides
nucléiques
2.3.2. Dosage des acides nucléiques
ü L absorbance à la longueur d onde caractéristique de 280
nm (i.e. A280nm) est communément utilisée pour estimer la
concentration totale de protéines dans un échantillon.
ü Les protéines sont des interférents. Il est donc indispensable
de mesurer également l absorption à 280 nm.
ü Pour des échantillons d ADN pur, A260nm/A280nm= 1.8.
Un rapport < 1.8 indique la présence de protéines, tandis
qu un rapport > 1.8 indique la présence d ARN.
1 • Introduction à la biologie moléculaire
• Méthodes d’étude des Acides nucléiques
2
(extraction et purification)
• Séparation des acides nucléiques:
3
électrophorèse
4 • Endonucléases de restriction
5 • Vecteurs de clonage (plasmides)
6 • Marquage des acides nucléiques
7 • Amplification par PCR
3. Séparation des acides nucléiques:
électrophorèse
La technique la plus utilisée pour la séparation
des acides nucléiques: L électrophorèse
Principe général:
Dans un milieu donné, la séparation des particules se fait en
fonction de leur charge électrique et pour des charges
identiques, en fonction de leur taille.
3. Séparation des acides nucléiques:
électrophorèse
= technique de biologie moléculaire à séparer des fragments
d ADN de différentes tailles en les faisant migrer dans un
gel en les soumettant à un courant électrique.
" Le gel est constitué d'une matrice de polymère baignant dans
un tampon conducteur.
" Deux principaux polymères sont utilisés : l'agarose et le
polyacrylamide.
Cette technique est assez simple à mettre en œuvre si on dispose
des bons outils et de quelques astuces. 65
3. Séparation des acides nucléiques:
électrophorèse
Principe:
basée sur la séparation des acides nucléiques chargés
négativement à pH 7~8, vers l'anode (+) sous l'effet d'un
champ électrique. Cette séparation s'effectue à travers la
matrice du gel en fonction de la taille des molécules.
3. Séparation des acides nucléiques:
électrophorèse
Les
applications
de
l électrophorèse
des
acides
nucléiques
ü Estimation du poids moléculaire de fragments
d'ADN après une digestion par des enzymes de
restriction
ü Analyse d'ADN ou d'ARN après une amplification
par PCR
ü Séparation de fragments d ADN digérés avant
Southern blot ou d'ARN dans le cas de Northern
Blot.
3. Séparation des acides nucléiques:
électrophorèse
[Link]èse
sur
gel
d’agarose
ü L agarose = polymère à base d'agar purifié. Différentes
puretés d'agarose sont disponibles. En général, de l'agarose
de grande pureté à solidification lente est utilisé lorsque
l'ADN doit être extrait du gel après migration.
ü L'agarose est utilisé à des concentrations de 0,5% à 2%
(poids/volume) et permet de séparer des molécules de très
grande taille, principalement de l'ADN ou de l'ARN ;
3. Séparation des acides nucléiques:
électrophorèse
[Link]èse
sur
gel
d’agarose
3. Séparation des acides nucléiques: électrophorèse
[Link]èse
sur
gel
d’agarose
Pouvoir de séparation d'ADN linéaire, double
brin, selon la concentration d'agarose du gel
3. Séparation des acides nucléiques: électrophorèse
[Link]èse
sur
gel
d’agarose
Le pouvoir de résolution d un gel d agarose dépend
du % d agarose. Il peut varier de 0,5 à 2%
3. Séparation des acides nucléiques: électrophorèse
[Link]èse
sur
gel
d’agarose
Le gel d agarose n est pas résolutif pour de petits
fragments d ADN (Inférieurs à 100 pb)
Un gel d'agarose avant éclairage sous
ultraviolets
Le gel est exposé à des
rayonnements ultraviolets,
le BET colore l'ADN en une
couleur rouge-orangée
Photographie
du gel Puits :
1. Echelle de marqueur de poids
moléculaire (1kbplus) 2. vide, 3. Un
produit de PCR d'une taille
légèrement supérieure à 500 paires
de bases 4. Fragment d'environ 4.5kb
d'un Plasmide digéré par une enzyme
de restriction
Bromure
d'éthidium
Le
bromure
d'éthidium
(EtBr)
=
à
la
fois
un
agent
intercalant
et
un
@luorochrome.
Structure
aromatique
plane
à
s'intercaler
entre
les
paires
de
bases
à
détorsion
de
la
double
hélice
et
émission
de
lumière
(@luorescence)
dans
le
rouge-‐orange
lorsque
le
complexe
ADN-‐EtBr
est
excité
en
lumière
utraviolette.
C'est l'une des principales méthodes de détection de l'ADN dans les gels
d'électrophorèse. Il peut être remplacé par l’iodure
de
propidium
3. Séparation des acides nucléiques: électrophorèse
[Link]èse
sur
gel
d’agarose
Les
avantages
de
l'électrophorèse
en
gel
d'agarose
sont:
ü préparation
aisée,
rapide,
et
peu
coûteuse
des
gels
d'agarose
ü pas
de
dénaturation
des
échantillons
ü l'agarose
plus
ferme
et
moins
toxique
que
le
gel
de
polyacrylamide
ü les
échantillons
peuvent
être
récupérés
en
vue
d'analyses
supplémentaires
3. Séparation des acides nucléiques: électrophorèse
[Link]èse
sur
gel
de
polyacrylamide
ü L'acrylamide
est
le
nom
usuel
du
2-‐propénamide
(amide
acrylique)
de
formule
brute
C3H5NO.
ü En
biologie
moléculaire,
on
utilise
l'acrylamide
polymérisé
(polyacrylamide)
pour
réaliser
des
électrophorèses.
ü Le
polyacrylamide
est
utilisé
à
des
concentrations
de
4%
à
20%
(poids/volume)
et
permet
de
séparer
des
molécules
plus
petites
d'acides
nucléiques.
ü On
peut
aussi
faire
varier
sa
réticulation
(taux
de
rami@ication)
lors
de
la
polymérisation
pour
moduler
les
paramètres
de
séparation
;
3. Séparation des acides nucléiques: électrophorèse
[Link]èse
sur
gel
de
polyacrylamide
3. Séparation des acides nucléiques: électrophorèse
[Link]èse
sur
gel
de
polyacrylamide
3. Séparation des acides nucléiques: électrophorèse
[Link]èse
sur
gel
de
polyacrylamide
3. Séparation des acides nucléiques: électrophorèse
[Link]èse
sur
gel
de
polyacrylamide
GEL D ACRYLAMIDE NATIF (L ADN est double brin)
Efficace pour les petits fragments d ADN entre 20 &
2000 paires de bases. (cartographie)
3. Séparation des acides nucléiques: électrophorèse
[Link]èse
sur
gel
de
polyacrylamide
GEL D ACRYLAMIDE DENATURANT
(L ADN est simple brin)
+ agent
chaotropique: l'urée
Efficace pour les très petits fragments d ADN entre 1 & 400 paires de bases.
(séquençage)
3. Séparation des acides nucléiques: électrophorèse
[Link]
facteurs
affectant
la
migration
ü La
longueur
de
la
molécule
d'ADN
:
la
séparation
se
fait
en
fonction
du
poids
moléculaire
et
donc
de
la
taille
de
l'ADN.
ü La
conformation
de
l'ADN:
l'ADN
plasmidique,
non
digéré
par
une
enzyme
de
restriction,
migre
à
différentes
vitesses
(du
plus
lent
au
plus
rapide)
:
ADN
circulaire,
ADN
linéaire
et
ADN
superenroulé.
ü La
concentration
du
gel:
l'augmentation
de
la
concentration
réduit
la
vitesse
de
migration
et
permet
la
séparation
de
fragment
d'ADN
de
plus
petite
taille.
ü Le
voltage:
plus
le
voltage
est
important,
plus
la
vitesse
de
migration
augmente.
Toutefois
le
voltage
est
limité
en
intensité
(5V/cm):
un
fort
voltage
à
augmentation
de
température
(fondre
le
gel).
3. Séparation des acides nucléiques: électrophorèse
ASPECT DE L'ADN GENOMIQUE SUR GEL D AGAROSE
ADN natif
non digéré
3. Séparation des acides nucléiques: électrophorèse
ASPECT DE L'ADN GENOMIQUE SUR GEL D AGAROSE
INTACT DNA SAMPLES DEGRADED DNA SAMPLES
Agarose gel electrophoresis of DNA purified Genomic DNA from 8 blood samples stored at 4°C for 1
with SpinClean™ Genomic DNA purification Kit. week. DNA was purified using the QIAamp DNA Blood
M : 1 kb ladder marker, Mini Kit. When blood is stored at 4°C the DNA is
line 1: Chicken whole blood(20ul sample volume), rapidly degraded due to apoptosis; the resulting
line 2 : Human whole blood(100ul sample volume), apoptotic banding pattern can clearly be seen in these
line 3 : [Link], line 4 : [Link], samples. M1: lambda–HindIII; M2:100 bp ladder.
line 5 : Streptomyces hygroscopicus subsp.
3. Séparation des acides nucléiques: électrophorèse
Vérification de l’integrité de l’ADN
High Quality Genomic DNA
>95% DNA will be of high molecular
weight, migrating as intact band near the
top of the gel
Very little evidence of smaller fragments
indicated by a smear of many different
sized DNA fragments
A260 1.0 50 ug/mL
DNA
A260 / A280 1.6-1.8 High Purity
1.0
A260 40 ug/mL
(in water)
RNA
1.9-2.1
A260 / A280 High Purity
(in 10 mM Tris-Cl, pH 7.5)
3. Séparation des acides nucléiques: électrophorèse
ASPECT DES ARN SUR GEL D AGAROSE
ARN
totaux
Marqueur
de
non
dégradés
PM
(1kb)
ARN
totaux
dégradés
1 • Introduction à la biologie moléculaire
• Méthodes d’étude des Acides nucléiques
2
(extraction et purification)
• Séparation des acides nucléiques
3
et électrophorèse
4 • Endonucléases de restriction
5 • Vecteurs de clonage (plasmides)
6 • Marquage des acides nucléiques
7 • Amplification par PCR
4.
Endoncléases
de
restriction
4.1.
Généralités
Ces
enzymes,
naturellement
présentes
chez
les
bactéries,
sont
devenues
des
outils
important
en
génie
génétique.
4.
Endonucléases
de
restriction
4.1.
Généralités
4.
Endonucléases
de
restriction
4.2.
Nomenclature
4.
Endonucléases
de
restriction
4.2.
Nomenclature
Sites = 4 à 6
paires de bases
à
Coupure
fréquente
~ 3kb
Sites = 8
paires de bases
à
Coupure rare
~ 100-200kb
4.
Endonucléases
de
restriction
4.3.
Fragment
de
restriction
Le
nom
d'enzyme
de
restriction
provient
de
ce
mécanisme,
en
effet
la
présence
de
ces
enzymes
dans
les
bactéries
restreint
l'infectiosité
des
bactériophages.
4.
Endonucléases
de
restriction
4.4.
Système
de
restriction-‐modi[ication
4.
Endonucléases
de
restriction
4.5.
Restriction:
La
réaction
générale
4.
Endonucléases
de
restriction
4.6.
Exemples
4.
Endonucléases
de
restriction
4.6.
Exemples
Autres
enzymes
coupant
l’ADN
La
DNase
La
DNase1
est
une
endonucléase
qui
dégrade
l ADN
double
brin
ou
simple
brin.
L e s
c o u p u r e s
( « n i c k s » )
s o n t
complètement
aléatoires
sans
spéci[icité
de
site.
Les
produits
de
la
réaction
sont
des
oligonucléotides
qui
possèdent
un
groupement
phosphate
en
5 .
L activité
dépend
des
ions
bivalents
(Mg2+
et
Mn2+)
Autres
enzymes
coupant
l’ADN
La
Nucléase
S1
La nucléase S1 dégrade l ADN simple brin.
Nettoie les extrémités simples brins.
Coupe un misappariement
Sans activité sur le double brin «parfait »
Sans activité sur les hybrides ADN/ARN
Cette enzyme est extraite d un champignon
Autres
enzymes
coupant
l’ADN
L’Exonucléase
III
Cette enzyme catalyse l hydrolyse séquentielle des nucléotides d un ADN
3 à5
à partir d une extrémités 3 OH libre. Elle possède en plus une activité
3 phosphatase.
Ces trois types d enzyme ne font pas partie
des endonucléases de restriction.
1 • Introduction à la biologie moléculaire
• Méthodes d’étude des Acides nucléiques
2
(extraction et purification)
• Séparation des acides nucléiques
3
et électrophorèse
4 • Endonucléases de restriction
5 • Vecteurs de clonage (plasmides)
6 • Marquage des acides nucléiques
7 • Amplification par PCR
5.
Vecteurs
de
clonage
5.1.
Dé[inition
Un
vecteur
est
un
transporteur
capable
de
conduire
une
molécule
à
pénétrer
dans
une
cellule
alors
qu’elle
n’est
pas
captée
spontanément
par
cette
cellule.
Les
vecteurs
sont
principalement
étudiés
pour
transporter
des
médicaments
dans
un
type
déterminé
de
cellules
de
l’organisme
d’un
malade,
tout
en
mettant
ce
médicament
à
l’abri
des
enzymes
de
détoxi@ication
du
sujet.
5.
Vecteurs
de
clonage
5.2.
Propriétés
En
biologie
moléculaire,
certains
vecteurs
sont
étudiés
pour
faire
entrer
un
acide
nucléique
dans
une
cellule
et
permettre
la
réplication
ou
l’expression
de
cet
acide
nucléique
dans
la
cellule
qui
le
reçoit.
Un
vecteur
de
clonage:
•est
capable
de
réplication
autonome
dans
une
cellule
hôte
donnée
(origine
de
réplication
de
type
procaryotique
et/
ou
eucaryotique)
•possède
un
polylinker
ou
site
multiple
de
clonage
•supporte
l’insertion
d’un
fragment
d’ADN
plus
ou
moins
grand
5.
Vecteurs
de
clonage
5.3.
Types
de
vecteurs
Les
plasmides
bactériens,
les
bactériophages
et
de
nombreux
virus
sont
des
vecteurs
naturels
permettant
la
transfection
de
différents
types
de
cellules-‐hôtes.
D’autres
vecteurs
encore
plus
performants
ont
été
obtenus
arti@iciellement
à
partir
de
ceux-‐là
grâce
à
des
manipulations
génétiques
(BAC/YAC).
5.
Vecteurs
de
clonage
5.4.
Les
plasmides:
vecteurs
de
clonage
ü Molécule
d’ADN
de
taille
réduite,
d'origine
bactérienne
ü Molécule
d’ADN
circulaire
ü Peut
être
considérée
comme
un
minichromosome
capable
de
réplication
autonome
ü Confère
la
résistance
à
un
ou
plusieurs
antibiotiques
5.
Vecteurs
de
clonage
5.4.
Les
plasmides:
vecteurs
de
clonage
5.
Vecteurs
de
clonage
5.5.
Les
cellules
hôtes
Les
cellules
qui
sont
habituellement
transfectées
par
des
vecteurs
contenant
des
fragments
d’ADN,
sont
destinées
à
permettre
d’ampli@ier
ce
vecteur
en
même
temps
que
leur
croissance.
Des
bactéries
comme
Escherichia
coli
sont
utilisées
pour
recevoir
des
plasmides.
Certaines
souches
de
cette
espèce
sont
plus
particulièrement
développées
pour
permettre
la
transfection
de
certain
vecteurs
:
ü souche
DH5α
pour
les
plasmides
pUC18
ou
pUC19
ü souche
HB
101
pour
le
plasmide
pBR322,
ü souche
JM
109
dépourvue
d’opéron
lactose
pour
les
vecteurs
à
β-‐galactosidase.
1 • Introduction à la biologie moléculaire
• Méthodes d’étude des Acides nucléiques
2
(extraction et purification)
• Séparation des acides nucléiques
3
et électrophorèse
4 • Endonucléases de restriction
5 • Vecteurs de clonage (plasmides)
6 • Marquage des acides nucléiques
7 • Amplification par PCR
6.
Marquage
des
acides
nucléiques
6.1.
Les
sondes
d'acides
nucléiques
Une
sonde
est
un
marqueur
qu’on
introduit
dans
un
milieu
biologique
pour
que
ses
propriétés
vis-‐à-‐vis
des
constituants
de
ce
milieu
soient
révélées
par
l’émission
d’un
signal
détectable
par
nos
instruments
de
mesure.
Les
oligonucléotides
sont
employés
comme
sondes
parce
qu’ils
peuvent
s’hybrider
spéci@iquement
avec
une
séquence
d’un
acide
nucléique
dans
un
milieu
biologique.
Lorsqu’elles
sont
marquées
(atomes
radioactifs,
biotine,
@luorochromes)
leur
présence
dans
le
milieu
peut
être
suivie.
6.
Marquage
des
acides
nucléiques
6.1.
Les
sondes
d'acides
nucléiques
Donc
par
dé@inition:
Une
sonde
nucléique
=
Séquence
d'ADN
ou
d'ARN
marquée
(par
un
composé
@luorescent,
un
radioisotope,
ou
une
enzyme)
que
l'on
utilise
pour
détecter
des
séquences
homologues
(complémentaires)
par
hybridation
in
situ
ou
in
vitro.
6.
Marquage
des
acides
nucléiques
6.1.
Les
sondes
d'acides
nucléiques
Fragment
d'ADN
ou
ARN
marqué:
ü sonde
radioactive
(incorporation
de
nucléotides
radioactifs)
ü sonde
froide
générée
in
vitro
avec
une
séquence
complémentaire
de
la
séquence
recherchée:
ü fragment
de
restriction
ü produit
PCR
ü synthèse
"commerciale"
6.
Marquage
des
acides
nucléiques
6.2.
Les
sondes
radioactives
(chaudes)
• sondes
mono
ou
double
brins
• Phosphate32
(radio-‐isotope
le
+
utilisé),
Soufre35,
H3
(tritium)
• Incorporé
dans
la
sonde
enzymatiquement
au
moyen
d'un
ou
plusieurs
nucléotides
triP
radiomarqués
marquage
en
5':
T4
polynucléotide
kinase
ajoute
un
P32
en
5'
(sonde
peu
radioactive)
marquage
en
3'
:
ü avec
une
ADN
polymérase:
ADN
pol
I
ou
T4,
Taq
pol
(PCR)
(sondes
très
radioactives)
ü avec
une
exonucléase
ü avec
une
terminal
transférase
6.
Marquage
des
acides
nucléiques
6.3.
Les
sondes
froides
ü Marquage
par
la
Digoxygenine:
ü Marquage
par
la
biotine-‐streptavidine:
1 • Introduction à la biologie moléculaire
• Méthodes d’étude des Acides nucléiques
2
(extraction et purification)
• Séparation des acides nucléiques
3
et électrophorèse
4 • Endonucléases de restriction
5 • Vecteurs de clonage (plasmides)
6 • Marquage des acides nucléiques
7 • Amplification par PCR
7.
L’
ampli[ication
d’un
Fragment
d’ADN
par
PCR
(Polymerase
Chain
Reaction)
7.1.
Historique
ü Procédure rapide pour l’amplification enzymatique
in vitro d’un segment d’ ADN spécifique
ü D é v e l o p p é e p a r K a r y M u l l i s e n 1 9 8 5
(Nobel prize in 1993)
ü Les bases théoriques ont été décrites par Kleppe K.
en 1971
7.
La
PCR:
Polymerase
Chain
Reaction
[Link] de la PCR
But?
àmultiplier
une
séquence
d
’ADN
à
des
millions
d’exemplaires
en
quelques
heures.
L’enzyme
clé
=
Taq
Polymérase
Taq
T
A
A
T
G
C
C
G
C
C
T
A
T
T
A
T
T
A
C
G
G
C
G
G
A
T
A
A
T
T
T
G
G
C
………
………
L’ADN
polymérase
synthétise
l’ADN
double
brin
en
présence
de
matrice
et
d’amorce.
àAugmentation
de
la
production
de
l’ADN
double
brin
au
cours
des
cycles.
Comment?
115
7.
La
PCR:
Polymerase
Chain
Reaction
[Link] de la PCR
L
’hybridation
de
séquences
complémentaires
T°
(94°C):
dénaturation
………
………
T
A
A
T
G
C
C
G
C
C
T
A
T
T
A
A
A
C
C
G
A
T
T
A
C
G
G
C
G
G
A
T
A
A
T
T
T
G
G
C
………
………
T°
:
hybridation
des
brins
complémentaires
………
………
T
A
A
T
G
C
C
G
C
C
T
A
T
T
A
A
A
C
C
G
A
T
T
A
C
G
G
C
G
G
A
T
A
A
T
T
T
G
G
C
………
………
ü l’ADN
double
brin
(ds)
se
dénature
à
haute
température.
ü L’ADN
simple
brin
est
capable
de
s’hybrider
avec
un
autre
brin
complémentaire
à
température
adéquate.
116
7.
La
PCR:
Polymerase
Chain
Reaction
[Link] de la PCR
Les
réactifs:
Taq
T A A T G C C G C C T A T T
A T T A C G G C G G A T A A T T T G G C
……… ………
Enzyme
Taq
polymérase
extraite
de
la
bactérie
Thermus
aquaticus.
Température
d
’activité:
72°C.
Thermostable
à
95°C.
ADN
cible
Séquence à amplifier
2
Amorces
oligonucléotidiques
(=
Primers)
:
courtes
séquences
d
’ADN
(20-‐30
bases)
complémentaires
de
séquences
encadrant
le
fragment
à
ampli@ier
Séquence à amplifier
G T
A
C A T G Des
nucléotides=
dNTP(dATP,
dCTP,
dGTP,
dTTP)
=
déoxynucléotides-‐
C G A G
T C triphosphates
Tampon:
solution
de
composition
adéquate
pour
le
bon
fonctionnement
de
l’enzyme
(Tris-‐HCl
10mM,
MgCl2
1.5mM,
KCl
50mM,
pH
8.3).
7.
La
PCR:
Polymerase
Chain
Reaction
[Link] de la PCR
Le
matériel:
ü Thermocycleur:
Machine automatisée qui
contrôle les changements
des températures
indispensables pour
chaque étape de la PCR:
• Température de Dénaturation
• Température d’Hybridation
• Température d’Elongation
118
7.
La
PCR:
Polymerase
Chain
Reaction
[Link] de la PCR
Le
sénario:
A
dNTPs
C
T
G
A
T
C
Amorce
G
T
A
A
T
A
A
G
C
5’
T-‐G-‐C-‐A-‐T-‐G-‐A-‐C-‐C-‐G-‐T-‐G-‐G-‐A-‐C-‐T-‐T-‐A-‐A-‐A
C
G
3’
A-‐C-‐G-‐T-‐A-‐C-‐T-‐G-‐G-‐C-‐A-‐C-‐C-‐T-‐G-‐A-‐A-‐T-‐T-‐T-‐G-‐C-‐A-‐T-‐T-‐G-‐C-‐A
5’
ADN
polymérase
Extension
119
7.
La
PCR:
Polymerase
Chain
Reaction
[Link] de la PCR
7.
La
PCR:
Polymerase
Chain
Reaction
[Link] de la PCR
1:
94°C:
dénaturation
2:
55°C:
hybridation
3:
72°C:
polymérisation
7.
La
PCR:
Polymerase
Chain
Reaction
[Link] de la PCR
122
LE
PRINCIPE
ET
LES
ETAPES
DE
LA
PCR
EN
DETAIL
1/10
(Planches
complémentaires)
2/10
3/10
4/10
5/10
6/10
7/10
8/10
9/10
10/10