Travaux Dirigés – S4 Correction PCSI 2017 – 2018
T RAVAUX D IRIGÉS DE S4
Exercice 1 : Constructions de Fresnel
En utilisant une construction de Fresnel si nécessaire, calculer l’amplitude Sm du signal sinusoïdal
s(t) = s1 (t) + s2 (t) avec s1 (t) = S1 cos(ωt) et s2 (t) = S2 cos(ωt + ϕ) dans les cas suivants :
1. S1 = 2S2 = 10 et ϕ = 0
2. S1 = 2S2 = 10 et ϕ = π
3. S1 = S2 = 10 et ϕ = π
2
4. S1 = 2S2 = 10 et ϕ = − π3
On représente chaque grandeur sinusoïdale s1 (t) = S1 cos(ωt + 0) et s2 (t) = S2 cos(ωt + ϕ) par un
vecteur de Fresnel associé à l’instant t = 0.
Ainsi le vecteur
• S~1 fait un angle nul avec l’axe de référence des phases horizontal et a la norme S1
• S~2 fait un angle ϕ avec l’axe de référence des phases horizontal et a la norme S2
On trace le vecteur S ~ =S ~1 + S~2 et il ne reste plus qu’à mesurer ou à calculer sa norme, Sm . On
pourrait aussi déterminer la phase à l’origine de s(t) puisqu’il s’agit de l’angle que fait ce vecteur
fait avec l’axe de référence.
1. S1 = 2S2 = 10 et ϕ = 0.
~2
S ~1
S ~
S
0 5 10 15
Signaux en phase S = S1 + S2 = 15.
2. S1 = 2S2 = 10 et ϕ = π
~2
S ~1
S
~
S
−5 0 5 10
Signaux en opposition de phase S = |S1 − S2 | = 5.
3. S1 = S2 = 10 et ϕ = π
2
10
~2
S
~1
S J
0
~
S 5 10
5 − π3
π ~1 I
4 S −5 ~
S
~S 2
0
0 5 10
Signaux en quadrature sin π4 = 10
S
⇒ S ≃ 14 (ci-dessus à gauche).
1
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4. S1 = 2S2 = 10 et ϕ = − π3 , figure ci-dessus à droite.
√
On peut mesurer directement S ou calculer S = OI 2 + OH 2 avec OI = S2 sin π3 ≃ 4,33 et
OH = S1 + S2 cos π3 = 10 + 2,5 = 12,5 soit finalement Sm ≃ 13,2.
Exercice 2 : Mesure d’un déphasage à l’oscilloscope
À l’aide d’un oscilloscope, on acquiert les signaux suivants :
b v(t) (V)
2
v1
v2 1
0 t (ms)
-8 -7 -6 -5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6 7 8
-1
-2
Mesurez graphiquement
1. L’amplitude, la valeur moyenne, la période et la fréquence de chaque signal. Ces signaux
sont-ils synchrones ?
2. v2 est-il en avance ou en retard par rapport à v1 ? Quel est le décalage temporel ? En déduire
la phase de v2 par rapport à v1 .
3. Quelle est la phase à l’origine de chacun de ces deux signaux ? (On considérera un signal
de la forme A sin(ωt + ϕ))
1. pour v1 : le signal monte est symétrique par rapport à l’axe des abscisses, il est donc de
valeur moyenne nulle. On lit graphiquement V1,max ≃ 1,3 V donc l’amplitude est 1,3 V
(ne pas oublier l’unité). Pour la période, on remarque que le signal coupe v = 1 V en
descendant à -6,-3,0,3. . . ms. La période est donc 3,0 ms (attention à l’unité) et la fréquence
de 3,3.102 Hz (attention au nombre de chiffres significatifs).
pour v2 , Vmax = 1 V et Vmin = −0,6 V. Le signal étant sinusoÏdal, on peut faire simplement
la valeur moyenne de ces deux valeurs pour avoir la valeur moyenne du signal et il n’est
pas nécessaire de calculer l’intégrale, d’où vof f set = 0,2 V et l’amplitude est Vpp /2 = 0,8 V.
La fréquence et la période sont les mêmes (par exemple coupe v = 0,8 V en descendant
toutes les 3 s).
La fréquence étant la même, les signaux sont synchrones.
2. v2 atteint son maximum avant v1 , il est donc en avance. Pour le décalage temporel, il vaut
mieux regarder le moment où le signal coupe sa valeur moyenne plutôt que le maximum
pour les incertitudes. Par exemple en -1,1 ms pour v1 et en -2,1 ms pour v2 (attention hv2 i =
6
0, on a donc un décalage de 1 ms. Par une règle de trois, on a donc |φ2/1 | ≃ 2π 3
≃ 120° (2
chiffres significatifs même si l’écriture laisse ici un doute sur le 3e)
Il reste à trouver LE SIGNE du déphasage : ici, on est en avance donc le déphasage est
positif (regarder par exemple cos(x) et cos(x+0,1), cos(x+0.1) atteint son maximum lorsque
x + 0,1 = 0 donc x = −0,1, il est donc en avance et son déphasage est positif)
φ2/1 = + ≃ 2π 3
2
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3. On considère un signal de la forme a ∗ sin(2πf t + φ1 . On voir que le sinus est décalé de
1,1 ms vers la gauche, donc un déphasage de 2π3
∗ 1,1 = 2,3 rad (la valeur exacte est en fait
2,356 = 3π/4 : notre mesure est plutôt bonne). Pour l’autre, il suffit de faire la somme : 4,4
ou -1,9.
Exercice 3 : Station de radio
Un émetteur E et un récepteur M d’ondes radio se trouvent au sol à la distance D l’un de l’autre.
Une couche atmosphérique réfléchissante horizontale se comporte comme un miroir plan vis-à-
vis des ondes radio. Lorsque l’altitude de la couche réfléchissante est H, l’onde directe et l’onde
réfléchie sont en phase ; quand l’altitude devient H + h, Mne reçoit aucun signal.
1. Établir la relation liant D, H, h et la longueur d’onde λ, en supposant que h est petit devant
D et H. On rappelle pour les approximations que (1 + ǫ)α ≈ 1 + αǫ si | ǫ |≪ 1
2. On donne H = 80,0 km, D = 200 km et λ = 400 m. Calculer h.
q
D2
1. Avec un schéma, la distance parcourue par l’onde dans le premier cas est d1 = 2 4
+ H2
q
2
et dans le 2e cas d2 = 2 D4 + (H + h)2 . Dans le premier cas, les interférences entre le trajet
direct et le trajet réfléchie sont constructives, dans le deuxième cas, elles sont destructives,
il y a donc eu une demi longueur d’onde de plus.
q q q q
D2 D2 D2 2
D’où d2 −d1 = λ
2
⇒2 4
+ (H + h)2 −2 4
+ H2 = λ
2
⇒ 4
+ H 2 (1 +h 2
H
) − D4 + H2 =
q q
D2 D2
λ
4
On utilise la formule fournie pour le carré : 4
+ H 2 (1 + 2 Hh ) − 4
+ H 2 = λ4
q q
D2 2
+ H 2 + 2hH) − D4 + H 2 =
4
λ
4
puis pour la racine on factorise
q s q
D2 h D2 λ
4
+ H2 1+2
2
− 4
+ H2 = 4
H 1+ D 2
4H
on réutilisela formule
q q
D2 2 h D2 λ
4
+ H 2 1 + 2
2
−
4
+ H2 = 4
H 1+ D 2
4H
On simplifie avec le moins
q
D2 h λ
4
+ H2 D2
= 4
H 1+
4H 2
q
D2 h λ
1+ 4H 2 1+ D 2
= 4
2 4H
h λ
q = 4
D2
1+
4H 2
q
d’où h = λ
4
1 + D 2 /4H 2 .
2. h = 160m.
Exercice 4 : Radar Routier
Pour mesurer la vitesse d’un véhicule, un radar émet dans sa direction une onde électromagné-
tique sinusoïdale de fréquence ν. Après réflexion sur le véhicule, l’onde revient en présentant un
retard τ dont nous admettrons qu’il ne dépend que du trajet parcouru par l’onde dans l’air.
1. À quelle vitesse (valeur numérique) les ondes électromagnétiques se déplacent elles dans
l’air ?
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2. Dans le cas où le véhicule est immobile à une distance d du radar, l’onde reçue et l’onde
émise ont-elles même fréquence ? Quel est leur déphasage au niveau de l’émetteur ? Préci-
ser la nature de l’onde résultante dans l’espace séparant le radar du véhicule cible.
3. Le véhicule se déplace désormais à vitesse constante, notée V , en s’éloignant de l’émme-
teur. Quelle est l’évolution du déphasage ? montrer que l’onde réfléchie n’a plus la même
fréquence que l’onde émise.
4. La fréquence d’émission est de l’ordre de ν = 2.1010 Hz, en déduire l’ordre de grandeur de
la différence de fréquence ∆ν pour un véhicule respectant les limitations de vitesse.
5. Quel phénomène apparait sur l’onde résultante entre l’émetteur et le récepteur ?
6. La différence ∆ν étant très faible par rapport à ν, on ne peut pas mesurer directement la
fréquence reçue pour en déduire la vitesse. Combien de chiffres significatifs seraient néces-
saire pour mesurer ν avec une précision suffisante pour verbaliser le conducteur lorsqu’il
dépasse de 5 km/h la vitesse autorisée ?
7. Pour mesurer ∆ν précisément malgré les variations éventuelles de ν, on se propose de
réaliser la multiplication entre le signal reçu et le signal émis (en supposant qu’ils ont été
traités pour avoir la même amplitude). On applique ensuite un filtre passe bas de fréquence
de coupure 104 Hz, c’est-à-dire un dispositif qui élimine les fréquences au delà de 104 Hz
et laisse invariante les fréquence en deçà de 104 Hz, quel est le signal résultant ? Ce signal
est-il sensible au variation éventuelle de ν ?
1. à la vitesse de la lumière, qui est presque la même dans l’air est dans le vide, soit c ≃
3.108 m/s
2. le véhicule étant immobile et le déphasage n’étant du qu’à la propagation d’après l’énoncé,
le déphasage est constant, et donc la fréquence est la même (cf la question suivante). En
écrivant le signal sous la forme A cos(ωt − kx), le déphasage du à la propagation est ϕ =
−k × 2d = − 2πνc
× 2d. On a une onde stationnaire entre les deux objets
3. On remplace cette fois d par d(t) = d0 + vt Le déphasage varie donc au cours du temps,
ce qui revient à avoir une fréquence reçue différentes. En effet, le signal reçu est : s(t) =
A cos(ωt + ϕ(t)) = A cos(ωt − 2k(d0 + vt)) = A cos((ω − 2kv)t − 2kd0 ), la fréquence reçue est
donc ω−2kv
2π
= ν(1 − 2v/c) car k = ω/c
4. La différence de fréquence ∆ν est donc ∆ν = f (−2v/c) Si on considère un véhicule à
130 km/h=36 m/s, alors on trouve ∆ν = 4,8.103 Hz
5. On a donc un phénomène de battements
6. Si l’on considère un conducteur à 135 km/h=37,5 m/s 5000-4800=200 Hz il faut donc
être capable de mesurer 2.1010 ± 2.102 Hz soit 9 chiffres significatifs ! (et pas 8, prendre
un exemple avec une différence moins grande entre les ordres de grandeurs pour s’en
convaincre)
7. On a donc cos νt cos((ν + ∆ν)t + ϕ0 ) On utilise la formule avec les produits de cosinus :
cos a cos b = 21 (cos(a − b) + cos(a + b)) donc le signal après multiplication est :
1
(cos(∆νt + ϕ0 ) + cos((2ν + ∆ν)t + ϕ0 ))
2
Le deuxième cosinus est éliminé par le filtre et il reste simplement à mesurer ∆ν comme
étant la fréquence du signal restant. Cette méthode s’appelle détection synchrone (mais je
ne garantis pas que ça soit exactement celle là qui est employée pour les radars)
Exercice 5 : Interférence ultrasonores
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Une expérience d’interférences d’ondes ultra-sonores est réa-
M
lisée en plaçant deux émetteurs E1 et E2 cote à cote relié à un ×
E1 b
R
même générateur. La fréquence d’émission est égale à 40 kHz,
θ
ce qui correspond à une longueur d’onde λ = 8,5 mm. A part x
O
à la question 3, les sources émettent des ondes en phase.
On note O le point milieu du segment délimité par les émet- E2 b
teurs distants de a = 4 cm, et Ox l’axe situé sur la médiatrice
de ce segment.
On déplace le microphone sur un grand cercle de rayon R = 0,5 m et on relève l’évolution de
−−→
l’amplitue mesurée en fonction de l’angle θ que fait la direction OM avec l’axe x.
1. Distance interfrange
(a) Faire une figure pour un angle θ faible mais non nul. Rajouter sur la figure l’arc de
cercle de centre M passant par E2 , on note H son intersection avec la droite (E1 M).
Que représente E1 H ?
(b) Montrer que les distances E1 M et E2 M peuvent s’écrire :
s
a sin θ a2
E1 M = R 1 − +
R 4R2
s
a sin θ a2
E2 M = R 1 + +
R 4R2
√
(c) On admet la formule suivante : si ǫ ≪ 1, alors 1 + ǫ ≃ 1 + 12 ǫ (On pourra essayer
avec quelques valeurs à la calculatrice). On se place dans le cas où a ≪ R, montrez que
E1 H ≃ a sin θ puis en déduire le déphasage entre les ondes reçues en M en fonction de
θ,a,λ.
(d) Quelles sont, dans l’intervalle [−30°, 30°], les valeurs de θ où on observe un maximum
d’amplitude résultante ?
2. Minima d’amplitude
(a) Sur l’intervalle d’étude précédent, quelles sont les positions où un minimum d’ampli-
tude est attendu ?
(b) Si les ondes reçues ont même amplitude, quelle valeur d’amplitude minimale est pré-
vue par la théorie ?
(c) Quels défauts peuvent expliquer un écart entre prévision et observation ?
3. Inversion de phase
Le dispositif permet d’inverser le signal émis par l’un des émetteurs (ce qui revient à le
déphaser de π).
(a) Quel est l’état d’interférence sur l’axe Ox ?
(b) Quelles sont les positions des nouveaux points de maximum et de minimum d’ampli-
tude ?
(c) Qu’advient-il si l’on inverse également l’autre signal ?
5
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M
×
E2 b
R
θ x
O
E1 b H
1. (a) E1 H est la différence de distance parcourue par les
deux ondes
√
(b) On utilise pour cela les coordonnées : E1 M = ∆x2 + ∆y 2 , on développe ensuite en
utilisant sin2 + cos2 = 1, puis on factorise par R2 .
a2 a2
(c) E1 H = E1 M − E2 M = R 1 + a sin θ
2R
+ 8R2
−R 1 − a sin θ
2R
+ 8R2
= a sin θ. Le déphasage
est donc 2πa sin θ/λ
(d) Les interférences constructives sont obtenues lorsque l’ordre d’interférence est entier :
p = a sin θ/λ c’est-à-dire sin θ = pλ/a avec p entier.
p 0 ±1 ±2
θ 0 ±12° ±25°
(a) C’est avec p demi-entier soit p = ±1/2 ⇒ θ = ±6°et p = ±3/2 ⇒ θ = ±19°
(b) si l’amplitude incidente est la même, alors l’amplitude résultante s’annule.
(c) L’état d’amplitude nulle est particulièrement sensible à tout parasite, en particulier
i. si l’amplitude n’est pas exactement la même, à cause du générateur ou de la distance
parcourue
ii. la présence de parasites qui viennent s’ajouter en ce point
iii. la taille du récepteur qui moyenne sur une zone où l’intensité n’est pas nulle.
2. sur l’axe Ox, la distance est parcourue est la même et n’est donc pas source de déphasage.
Les interférences sont donc destructives.
3. on échange les lieux de max et de mini
4. on revient à l’état d’avant
Exercice 6 : Exploitation de battement
v(t) (V)
b 2
0 t (µs)
-1
-2
-6 -5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6
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Un étudiant patient compte le nombre de fois où le signal coupe l’axe des abscisses sur le gra-
phique ci-dessus et trouve 120. Quelles sont les fréquences des signaux originaux ? Leur ampli-
tude ? Tracer le spectre en amplitude de v.
Attention au facteur 2 : un cosinus coupe l’axe des abscisse 2 fois par période. La pseudo période
est donc 12,0/60 = 0,200 µs et la fréquence moyenne est donc f = 5,00 MHz.
On mesure 5,0 µs pour la période des battements, d’où f2 − f1 = 0,20 MHz. Les deux fréquences
sont donc f2 = 5,10 MHz et f1 = 4,9 MHz.
Pour les amplitudes, il est bon d’avoir la représentation de Fresnel en tête. L’amplitude maximale
est atteinte lorsque les deux signaux sont en phases et faut A+A′ et elle est minimale lorsqu’ils sont
en opposition de phase et vaut |A − A′ |. On ne peut pas déterminer quelle amplitude correspond
à quelle fréquence mais ici la valeur maximale est 1,6 V et la valeur minimale est 0,6 V donc on a
1,1 V et 0,5 V.
Le spectre contient deux pics, d’amplitude différente (facteur presque 2 entre les 2) centré autour
de 5 MHz et proche l’un de l’autre. On ne sait pas si c’est celui de « gauche » le plus grand ou celui
de « droite » donc les deux représentations sont possibles.
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Exercice 7 : Contrôle actif du bruit en conduite
On s’intéresse à un système conçu pour l’élimination d’un bruit
b indésirable transporté par une conduite. Le bruit est détecté
par un premier micro dont le signal est reçu par un contrô-
leur électronique. Le contrôleur, qui est le centre du système,
envoie sur un haut- parleur la tension adéquate pour générer
une onde de signal exactement opposé à celui du bruit de ma-
nière à ce que l’onde résultante au point A (voir figure) et en
aval de A soit nulle.
1. Exprimer, en fonction de L, l et la célérité c du son, le temps disponible pour le calcul du
signal envoyé sur le haut-parleur.
2. On suppose le bruit sinusoïdal de pulsation ω. On appelle ϕ1 la phase initiale du signal
détecté par le micro 1 et ϕHP la phase initiale du signal émis par le haut-parleur. Exprimer,
en fonction de ω, c, L et l, la valeur que doit avoir ∆ϕ = ϕHP − ϕ1 .
3. L’onde émise par le haut-parleur se propage dans la conduite dans les deux sens à partir
de A. Expliquer l’utilité du micro 2.
1. L’onde reçue par le micro 1 met un temps L/c à se propager jusqu’en A, toutefois il faut
que le son émis par le HP soit émis avant puisqu’il doit parcourir une distance l. Cela lui
prend un temps l/c, d’où le temps disponible (L − l)/c
2. en A, les deux ondes doivent être déphasées de π.
au niveau de l’onde incidente en A : sb = s0 cos(ωt − kL + φ1 )
au niveau de l’onde créée en A : sb = s0 cos(ωt − kl + φHP )
d’où (−kl + φHP ) − (−kL + φ1 ) = ±π
d’où φHP − φ1 = k(l − L) ± π = ωc (l − L) ± π
3. L’onde mesurée par le micro 1 est en fait le bruit i+ l’onde émise par le HP. Le 2e micro
doit permettre en mesurant le résultat du contrôle actif d’améliorer la réduction de bruit
via une rétroaction.
Exercice 8 : Trombone de Koenig
Un trombone de Koenig (figure ci-dessous) est destiné à mesurer la célérité du son dans l’air. Le
tube T2 peut coulisser par rapport au tube T1 fixe.
On crée un son de fréquence 1500 Hz à l’aide d’un haut-parleur et on récupère un signal à l’aide
d’un micro.
1. Lorsqu’on fait varier la longueur du trombone, on observe des variations de l’amplitude
du signal reçu au niveau du micro : expliquer pourquoi.
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2. Entre deux minima d’intensité, on a fait coulisser T2 d’une distance d = 11,5 cm. En déduire
la célérité du son dans l’air.
1. Le son parvient au micro en passant soit par le tube T1 , soit par le tube T2 .
Le chemin parcouru dans chaque cas étant différent, le son arrive avec un certain dépha-
sage ∆ϕ = ϕ2 − ϕ1 qui dépend de la position du tube T2 .
Les deux signaux étant synchrones mais déphasés on assiste à un phénomène d’interfé-
rence.
2. Le micro captera un minimum d’intensité si les signaux passant pas T1 et par T2 sont en
opposition de phase (interférences destructives), c’est à dire si la différence de parcours est
un multiple entier de λ.
Si on déplace T2 de d, la différence de parcours est 2d (Cf. figure) et on en déduit
c
λ = 2d = 2 × 11,5 = 23 cm. ⇒ λ = cT = ⇒ c = λ.f = 0,23 × 1500 = 345 m.s−1
f
C’est bien cohérent avec la célérité du son dans l’air.