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Histoire des relations internationales 1945-1975

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Cours d’Histoire des relations internationales

Jeudi, le 04 janvier 2024


Introduction générale
 Justification et objectif du cours : pourquoi un cours d’histoire des
relations internationales dans un cursus universitaire de droit public et
professionnel ? Selon Jasper Griffin « nous étudions l’histoire pour deux sortes
de raisons : la première c’est la curiosité envers le passé : qu’est-il arrivé, qui a
fait quoi et pourquoi ? Et la seconde : c’est l’espoir de comprendre le présent :
comment situer et interpréter notre propre époque, nos expériences et nos
espoirs pour l’avenir » ? (ODD Arn Western, la guerre civile froide, 2007, p.13).
Le choix de ce cours obéit à ces deux considérations. En effet, l’intérêt de cette
tranche histoire des relations internationales provient de ce que les faits étudiés
dans cette période ont des conséquences telles qu’ils sont structurés les relations
internationales pendant près d’une cinquantaine d’années dans le cadre de qu’on
a appelé la guerre froide ou le système bipolaire. Ainsi, plusieurs décennies
après sa fin, on en ressent toujours les effets au plan international d’où la
pertinence de ce cours magistral.
 L’objectif de ce cours est de familiariser les apprenants avec le système
international en leur fournissant les clés pour en saisir le fondement, décrire les
permanences et les ruptures et comprendre l’évolution actuelle (objectif
général). De cet objectif général, découle les objectifs spécifiques suivants :
l’étudiant doit être capable de définir et expliquer les grands des relations
internationales au 20e siècle, identifier avec précision les principaux acteurs de
la scène internationale et déterminer les relations qui les unissaient. (Les enjeux
ici, sont les grandes questions de l’époque de 1945 au milieu des années 1970).
 Définition du concept, objet du cours, problématique et plan : le terme ou
vocable international apparait pour la première fois au 19e siècle et signifie
littéralement : « entre les nations » (du coup, les premiers qui s’intéressent la
définisse comme « les rapports entre les nations »). Pour Jean-Baptiste
DUROSEL et Pierre RENOUVAIN « l’étude des relations internationales
revient ou n s’attache à analyser les relations entre les communautés politiques
organisées dans le cadre de territoire c’est-à-dire les Etats ». (Cette définition
deviendra insuffisante avec le temps par l’avènement des autres sujets et des
rapports nouveaux). Mais pour d’autres, tout fait social même le plus anodin
peut avoir des effets internationaux ; par conséquent, les relations internationales
se définissent comme étant « les rapports et le flux de toute nature qui traverse
les frontières étatiques et ne sont pas soumis à l’emprise ou contrôle d’un
pouvoir étatique unique et auxquels, participent des acteurs qui se rattachent à
des sociétés étatiques différentes ». Ce cours d’Histoire des relations
internationales a pour objet, l’étude des évolutions et de transformations des
relations internationales de la fin de la seconde guerre mondiale au milieu des
années 1970 et tente de comprendre, comment les alliés d’hier sont passés de
l’entente de guerre à la rupture, puis à l’affrontement avant de se résoudre à
coopérer à nouveau ? (Problématique). Le cours s’organise en 4 chapitres : le
1er étudie la naissance d’un monde nouveau (1945-1947) ; le 2e traite de
l’affrontement entre les alliés ou la guerre froide (1947-1955) ; le 3e s’intéresse
à la coexistence pacifique (1956-1962) et dernier est relatif à la détente EST-
OUEST (1962-1975).
Chapitre 1er : La naissance d’un nouveau monde (1945-1947)
Introduction
À la fin de la seconde guerre mondiale, se met en place un nouvel ordre mondial
dominé par deux superbes puissances : l’URSS et les USA. Unis hier dans la
guerre contre l’Allemagne et ses co-alliés, les alliés vont se diviser dans la
victoire. Ce chapitre étudie les derniers instants de l’alliance de guerre, la fin
cette alliance et les nouveaux rapports de force qui consacrent la division du
monde.
I. Les derniers instants de l’alliance (1945-1946)
En 1943, pour les besoins de la guerre des pays d’idéologies différentes, les
USA, la GB (pays capitaliste) et l’URSS (pays socialiste) forment une grande
alliance pour combattre l’Allemagne Nazie, l’Italie fasciste et le Japon
militariste. En 1945, les alliés malgré des divergences naissantes, organisent la
conférence de Yalta (en URSS du 04 au 11 février 1945) et de Postdam en
Allemagne (27 juillet au 02 août 1945) qui préparent l’après-guerre en Europe
et dans le monde. Ils décident de la délimitation de l’Allemagne et de Berlin en
quatre zones d’occupation, de la dénazification, du jugement des criminels de
guerre nazi, du montant de réparation, du démantèlement de l’industrie
allemande, de la capitulation du Japon… D’un commun accord, ils créent
l’ONU le 25 juin 1945 et organisent le procès de Nuremberg (octobre 1945-
octobre 1946). Mais, cette alliance ne survivra pas à la guerre.
II. La fin de la grande alliance : les principaux points de désaccord
(1946-1947)
1. La question allemande
(L’Allemagne a été à l’origine de la seconde guerre mondiale, le centre des
relations internationales).
À Yalta et à Postdam, les alliés s’étaient mis d’accord pour que l’Allemagne ne
représente plus un danger pour les relations internationales mais, cet accord va
voler en éclat dès 1946 : les questions allemandes exaspèrent ou aggravent les
divergences entre les alliés. L’URSS qui entend transformer l’Allemagne en
pays exclusivement agricole se livre à un démontage systématique des usines de
sa zone d’occupation. À l’inverse, les USA et la GB renoncent dès 1946 au
démantèlement de l’industrie allemande et à la dénazification craignant une
révolution sociale et une extension du communisme. Pour Staline, cette volte-
face des occidentaux cachent mal leur intention d’armer l’Allemagne contre
l’URSS. Par conséquent, il se prépare à construire un régime communiste dans
sa zone. Dès lors, la division de l’Allemagne est en marche.
2. La poussée ou le déploiement soviétique
La déclaration sur « l’Europe libérée de l’occupation allemande » signée par les
alliés dispose que les peuples libérés de l’occupation allemande choisissent
librement le gouvernement sous lequel, ils souhaiteraient vivre mais, la notion
de liberté n’est pas interprétée de la même manière en occident qu’en URSS. En
effet, dans les pays libérés par l’armée rouge, les élections sont truquées pour
favoriser l’arrivée au pouvoir des communistes minoritaires. Ainsi, la Roumanie,
la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, l’Albanie et la Yougoslavie deviennent
communistes. La Grèce est sous la menace d’une rébellion communiste
soutenue par Staline tandis que la Turquie subit les pressions de Moscou.
3. Les nouveaux rapports de force et le discours de FULTON aux USA
Tout oppose désormais les Etats Unis et l’URSS qui se distinguent comme les
principales puissances de l’après-guerre. Forts de leur bombe atomique acquise
en 1945, les USA sont devenus la première puissance nucléaire au monde. Les
Etats Unis bénéficient également d’une nette supériorité économique
(agriculture, finance, transport, technologie, industrie). Contrairement aux Etats
unis, l’URSS sort de la guerre idéologiquement plus forte : son influence gagne
une grande partie de l’Europe. Sa victoire sur les troupes de HITLER lui assure
un privilège sans précédent tandis qu’elle dispose d’un grand nombre de force
militaire classique. Elle est la principale puissance européenne.
Le 05 mars 1946, à l’université de Fulton aux Etats unis CHURCHILL alors,
ancien premier ministre britannique, prédit dans un discours la division des
alliés. Il déclare que : « Varsovie, Berlin, Prague, Vienne, Budapest, Belgrade,
Bucarest et Sofia (…) se trouve dans ce que je dois appeler l’aspect soviétique »
et que « de Stettin, dans la Baltique, à Trieste dans la triadique, un rideau de fer
est descendu à travers le continent... ». Quelques années plus tard, cette
prédiction devient réalité.
III. L’émergence d’un nouveau monde bipolaire (1947)
En réalité en 1947 tous les ingrédients de la division du monde en deux blocs
étaient réunis. Mais c’est ce qui a mit le feu aux poudres.
1. Les initiatives américaines
• « La doctrine Truman » ou la politique d’endiguement (containment)
développée par le président Harry Church Truman, la doctrine Truman consiste à
accepter le statut quo (la réalité) avec l’URSS et à stopper toute nouvelle
expansion du communisme dans le monde. Le 12 mars 1947, Truman déclare au
congrès que les Etats unis doivent arrêter la progression du communisme dans le
monde en apportant une aide financière massive aux pays qui veulent rester «
libres ». C’est la doctrine Truman ou politique d’endiguement dont les premiers
bénéficiaires sont la Grèce (250 000 000 de dollars) et la Turquie (150 000 000
de dollars).
• Le plan Marshall (05 juin 1947) : baptisé du nom du secrétaire d’Etat
américain Georges Marshall qui le propose dans un discours à l’université
d’Harvard. Le plan Marshall est un vaste plan d’assistance américaine pour le
relèvement de l’Europe. Ce plan a deux objectifs.
D’une part, aider l’Europe à se relever économiquement pour ne pas
compromettre la prospérité américaine. En 1946, 44% des exportations
américaines ont pris le chemin de l’Europe ; par conséquent, si l’Europe ne
sortait pas de la crise, elle n’importerait plus des Etats unis ce qui serait
catastrophique pour l’économie américaine. D’autre part, si la crise économique
n’était pas résorbée, la propagande communiste pourrait séduire les victimes de
la crise et le pays européens auraient basculé dans le camp communiste.
À priori, cette aide n’excluait aucun pays européen mais, elle a coupé l’Europe
en deux.
2. Les réponses soviétiques aux initiatives américaines
Comme réplique aux initiatives américaines, l’URSS prend trois (3) mesures
décisives :
• Le refus du plan Marshall (juin 1947) : (tous ceux qui refusent le plan
sont à l’Ouest et ceux qui l’accepte à l’Est ; d’où la division Est-Ouest). L’URSS
considère que le plan Marshall est une « machine de guerre » destinée à lutter
contre son influence dans les pays sous son contrôle aussi, refuse t’elle ce plan
et pousse ses pays à en faire de même.
• La doctrine Jdanov (octobre 1947) : elle est la réponse soviétique à la
politique d’endiguement américaine ou doctrine Truman développée par le
troisième secrétaire du parti communiste, elle se résume en trois points
essentiels :
 Désormais, le monde est divisé en deux « camps » irréconciliables. Il
s’agit du camp impérialiste dirigé par les Etats unis et le camp anti-impérialiste
et de la nouvelle démocratie conduit par l’URSS ;
 L’URSS est le chef de file du camp de la « démocratie et de la paix » ;
 Partout où ils peuvent, les partis communistes doivent prendre le pouvoir.
• La création du Kominform (septembre 1947) : l’URSS crée avec les pays
sous son contrôle le Kominform ou bureau d’information des partis
communistes chargé de coordonner les actions des partis communistes de ce
pays et de diffuser les consignes de Moscou.
Conclusion
L’alliance de guerre formée en 1943 par les Etats unis, la Grande Bretagne et
l’URSS (rejointe par la suite par la France), n’a duré que le temps du conflit. En
effet, à mesure que se dessinait la victoire des alliés, les ambitions particulières
des grandes puissances (Etats unis et URSS) reprirent le dessus provoquant
l’effritement de l’alliance. 1947 est l’année de rupture qui ouvre la voie à un
monde bipolaire.
Vendredi, le 05 janvier 2024
Chapitre 2 : La guerre froide (1947-1955)
La première 1947-1955 est celle qui mérite le nom et une autre a continué
jusqu’en 1991 par des rapports très durs pour les générations futures ; 1953-
1962 coexistence pacifique ; 1963-1985 la détente Est-Ouest. Le premier champ
de la guerre froide est l’Allemagne, puis en Asie pour finir en Afrique.
Introduction
« La guerre froide désigne couramment la confrontation entre soviéto-
américaine qui a suivi la dissolution après 1945 de la coalition antihitlérienne
jusqu’aux années 1990. Dans cette guerre, il s’agit pour les deux conquérants de
marquer le maximum de point en employant toutes les ressources de
l’intimidation, de la propagande, subversion, voire de la guerre locale mais, en
se gardant de s’affronter directement (encyclopédie universalisme corpus ou
volume 11, p.7-8) ».
Ce chapitre étudie les premières manifestations de cette guerre et l’organisation
des blocs.
I. Les conflits de guerre froide
1. En Europe
1.1. La question de l’Allemagne
L’Allemagne est le premier enjeu de la guerre froide. Deux faits majeurs
caractérisent cet enjeu :
• Le blocus de berlin et la division de l’Allemagne en deux Etats
Les occidentaux effrayés par le coup d’Etat communiste de Prague en
Tchécoslovaquie, considèrent que le danger majeur de l’après-guerre n’est plus
le désir de vengeance de l'Allemagne mais, la menace soviétique. Ils décident
donc de reconstruire dans leurs zones d’occupation, un Etat Allemand fort,
capable de faire barrage au communisme ; à ce titre, les trois zones occidentales
fusionnent et créent en 1948 une nouvelle monnaie : le Deutschemark.
Mécontents, les soviétiques choisissent de riposter à partir de Berlin situé
géographiquement dans la zone soviétique. Berlin est divisé en quatre (4)
secteurs d’occupation entre les vainqueurs de la guerre. En juin 1948, l'URSS
organise le blocus et la partie occidentale de Berlin Ouest en fermant tous les
accès terrestres de la ville qui traversent sa zone. Les Etats unis répliquent par
un gigantesque pont aérien qui sauve Berlin Ouest de l’asphyxie économique.
Devant la détermination des américains, l’URSS lève le blocus en Mai 1949.
Cette épreuve de force consacre la division de L'Allemagne en deux Etats il
s’agit de la République Fédéral d'Allemagne (RFA) pro-occidentale créée dès
1949 et la République Démocratique Allemande (RDA) procommuniste qui voit
le jour en octobre 1949.
• Le réarmement des deux Allemagnes
Pour les alliés, le militarisme allemand est la principale cause de la seconde
guerre mondiale. Par conséquent, ces derniers avaient convenu à Yalta et à
Postdam de désarmer l'Allemagne pour l’empêcher de prendre sa revanche ;
cependant, sous la poussée des évènements de 1948 et de 1949, les occidentaux
changent d’avis et décident de réarmer l'Allemagne dans le cadre de l’OTAN.
Cette décision devient effective en 1954 avec l’entrée de la RFA dans l’OTAN ;
en contrepartie, l’URSS approuve l’insertion de la RDA dans le pacte de
Varsovie en mai 1955.
1.2. Le coup d’Etat de Prague
Apres sa libération par l’armée rouge, la Tchécoslovaquie était dirigée en 1948
par un gouvernement de front national composé de libéraux, de socialistes et de
communistes. Encouragés par l’appel de Jdanov, les communistes minoritaires
manœuvrent alors pour contrôler tout l’appareil d’Etat ; pour enrayer cette
manœuvre les ministres libéraux démissionnent pour provoquer des élections
anticipées. Mais, les communistes s’appuyant sur les milices populaires et les
ouvriers qu’ils ont armés, en profitent pour prendre le pouvoir en imposant un
gouvernement communiste, c’est le coup de Prague.
Ces évènements achèvent de convaincre les deux grands qu’il n'est plus possible
de s’étendre en Europe sans provoquer une confrontation nucléaire avec
l’adversaire : l’URSS ayant acquis le statut de puissance nucléaire en 1949.
Dans ces conditions, les deux grands décident de poursuivre leurs confrontations
à l’extérieur de l'Europe notamment dans les territoires nouvellement
débarrassés du joug colonial.
2. En Asie
2.1. La guerre civile chinoise
Depuis 1927, une guerre oppose le parti du QUOMITANG qui est le parti
nationaliste dirigé par Tchang Kai Tcheck au communiste de Mao Tsétung. La
guerre froide étant, les Etats unis volent au secours des nationalistes en leur
accordant une aide de deux milliards de dollar pour battre les communistes
soutenus par Moscou. Mais, corrompus, mal organisés et vomis par la
population les groupes de Tchang sont finalement battus et la Chine rejoint le
camp communiste en octobre 1949.
2.2. L’Indochine dans la guerre froide de 1950 à 1954
L'Indochine est la péninsule de l'Asie du Sud qui s’étend du Gold du Bengale à
la mer de Chine méridionale. En 1945, celle-ci était dominée par la France qui y
possédait une colonie : la Cochinchine.
Et plusieurs autres protectorats : l’Anname, le Toquin, le Cambodge, le Laos.
Mais à partir de 1946, la France y était opposée aux rebelles du Vietminh : les
tendances communistes en lutte pour indépendance du Vietnam.
Apres avoir longtemps considéré comme étant une guerre coloniale les Etats
unis prennent position en faveur de la France lorsqu’en juin 1950, la Corée du
Nord attaque la Corée du Sud.
Il réalise en fin qu’il s’agit d’une guerre contre l’expansionnisme communiste en
Asie du Sud est soutenu par Pékin et Moscou alors, ils consentent à aider la
France en prenant en charge 80% du coût de la guerre. Mais en dépit de cette
haine massive, le Vietminh l’emporte sur les français à la bataille de Dien Dien
Fou le 07 mai 1954.
2.3. La guerre de Corée de 1950 à 1953
Elle est une péninsule située entre la mer du Japon et la mer jaune, colonie
japonaise de 1910 à 1945. Elle est occupée après la défaite japonaise en 1945,
par les troupes soviétiques et américaines de part et d’autre du 38ème parallèle
Nord. Les deux grands ne parviennent pas à s’entendre sur la forme de
gouvernement centrale à mettre en place et la Corée est alors divisée en deux
Etats distincts : la Corée du Nord proche de l’URSS et la Corée du Sud allié des
Etats unis. Ces deux Etats rêvent de réunifier la Corée sur leurs idéologies
respectives. Le 25 juin 1950, le Nord attaque par surprise le Sud en application
de la doctrine Truman. Les Etats unis en l’absence de l’URSS, prennent la tête
de la coalition internationale chargée de défendre la Corée du Sud.
À son tour encouragée par l’URSS la Chine se porte au secours de la Corée du
Nord avec des milliers de volontaires : le front se stabilise, la guerre dure trois
(3) années et s’achève par l’armistice de PAN MUN JON en juillet 1953 qui,
consacre le retour au statu quo.
Pendant ce temps, les deux grands organisent leur camp respectif.
II. La structuration des blocs
Elle s’opère idéologiquement, militairement et économiquement.
1. Sur le plan idéologique
• Dans le bloc occidental, la ligne de conduite idéologique est la doctrine
Truman. Cependant, cette ligne idéologique va évoluer dans le temps suivant les
circonstances (doctrine à la base du déclanchement de la guerre froide et les
Etats unis vont évoluer en 1950 vers autres stratégies après le départ de Truman :
la ligne pacifique, la guerre fraiche) ;
• Dans le camp soviétique, la ligne idéologique est représentée par la
doctrine Jdanov (elle va s’appliquer également dans les relations internes : pour
les traitres qu’externes). Celle-ci a donné lieu à une chasse aux sorcières contre
les vallées de l’impérialisme.
2. Sur le plan militaire
• Dans le camp occidental : les Etats unis créent deux organisations
militaires majeures : d’abord, l’organisation du traité de l’Atlantique Nord
(OTAN). Face à la menace soviétique, les pays européens se rapprochent des
Etas unis, détenteurs de l’arme atomique avec qui, ils signent, le 12 avril 1949 le
Pacte Atlantique qui donne naissance en 1950 à une structure militaire
dénommée l’OTAN. Elle couvre militairement l’Europe de l’Ouest et
l’atlantique Nord (Etats unis, Canada). Ensuite, l’organisation du traité de l’Asie
du Sud-Est (OTASE) crée à l’issu du traité de Manille en 1952, l’OTASE
regroupe les Etats unis, la France l’Angleterre, la Nouvelle Zélande, la
Thaïlande, l’Australie, les Philippines et le Pakistan. En plus des organisations
militaires, les Etats unis signent plusieurs pactes bilatéraux avec la Corée du
Sud, le Japon, le Pakistan, la Turquie, les Philippines, l’Australie et la Nouvelle
Zélande pour encercler militairement l’URSS (les Etats unis signent avec
l’Egypte, l’Afrique du Sud les accords au lieu des pactes : territoire moins
important et possible de conduire à une guerre ouverte).
• En réplique, l’URSS crée le pacte de Varsovie en 1955 qui regroupe les
pays de l’Europe de l’Est (après acquisition de la bombe H en 1953).
3. Sur le plan économique
Les seize pays de l’Europe de l’Ouest bénéficiaires du plan Marshall, donnent
naissance à l’organisation européenne de coopération économique (OECE) en
1948. Partisans de l’économie des marchés, ils froment avec les Etats unis, le
bloc de l’Ouest qui cherche à dominer le monde.
De son côté, l’IURSS crée avec ses alliés, le marché commun des pays de
l’Europe de l’Est dénommé le Conseil d’assistance économique mutuelle
(CAEM ou COMECON) le 25 janvier 1949.
Conclusion
La guerre froide a contribué à renforcer les divergences entre les vainqueurs de
la seconde guerre mondiale. Les tensions qui en ont résulté sont l’expression de
la volonté hégémonique de deux modes de vie et d’idéologie qui s’affrontent
pour le contrôle du monde. Forte heureusement, celle-ci est suivi d’une période
d’apaisement : la coexistence pacifique.
Le 08 janvier 2024
Chapitre 3 : La coexistence pacifique (1956-1962)
Introduction
Après la période de tension, les deux grands comprennent qu’il leur faut changer
d’approche pour éviter de s’affronter directement. Ainsi, en ne renonçant pas à
leur rivalité, ils décident de coopérer et de dialoguer dans différents domaines :
c’est la coexistence pacifique. Définie au 20e congrès des partis communistes en
1959, la coexistence pacifique est la nouvelle ligne de la politique extérieure
soviétique. Elle vise à faire baisser la tension entre les deux grands afin de
favoriser le règlement pacifiques des crises en cours et à diminuer les coûts de la
compétition militaire (la question allemande, de l’occidental et les deux Corée).
C’est aussi une période, celle qui part du congrès de partis communiste de
l’union soviétique (PCIS) en 1956 à la crise de Cuba en 1962 et caractérisée par
une pause dans l’affrontement. Elle tire en réalité son origine dans les
évènements de 1953. Ce chapitre étudie successivement ici, les facteurs, les
manifestations et les limites de cette coexistence pacifique.
I. Les facteurs de la coexistence pacifique
Elle débute en réalité, en 1953 mais, ne sera concrétisée qu’en 1956 comme une
approche pacifique.
Plusieurs facteurs préparent dans les années 50, la voie à cette évolution.
1. La disparition des « pères » de la guerre froide
En 1953, les deux principaux rivaux initiateurs de la guerre froide, quittent la
scène internationale. En URSS, Joseph DJOUGACHVLI STALINE, premier
secrétaire du parti communiste soviétique, décède en mars 1953. Champion de
la lutte anti-impérialiste, il n’a pas hésité à croiser le fer avec les occidentaux. Sa
politique d’expansion du communisme en Europe orientale et en Asie après
1945, a été à l’origine des nombreuses crises entre l’Est et l’Ouest.
Aux Etats unis, Harry Sire TRUMAN, partisan de la lutte contre le
communisme, quitte la Présidence américaine après deux mandats. Farouche
opposant au communisme, il est l’auteur de la politique d’endiguement qui porte
son nom. Ses successeurs se montreront moins rigides que lui avec l’URSS.
2. Le vingtième congrès du parti communiste (1956)
Du 14 au 25 février 1956, a lieu le 20e congrès du PCIS qui sonne le glas du
Stalinisme. À cette occasion, les nouveaux dirigeants condamnent les essais de
Staline et remettent en cause sa méthode : c’est la « déstalinisation », marquée
par « l’ouverture des camps, la réhabilitation des victimes, l’assouplissement de
la censure ». Elle affecte plusieurs domaines.
Concernant les Etats unis, les successeurs de Staline sans renoncer à la lutte
contre l’impérialisme ou compétition, parlent désormais de coexistence
pacifique avec : « deux mondes, deux systèmes idéologiques ».
3. « L’équilibre de la terreur »
Au début des années 60, les deux grands disposent des grands stocks d’arsenaux
atomiques et peuvent s’autodétruire mutuellement ou détruire l’ennemi plusieurs
fois. Les Etats unis peuvent détruire la planète 42 fois et les Soviétiques, 24
fois ; soit 66 fois à eux deux : c’est l’équilibre de la terreur : en cas
d’affrontement, il n’y a ni vainqueur, ni vaincu.
4. L’élargissement des clubs nucléaires
Les Etats unis mettent au point la première bombe atomique (bombe A) en juin
1945. Ils sont rejoints par l’URSS en 1949. En 1952, les Américains fabriquent
la première bombe thermonucléaire ou bombe à hydrogène (bombe H), plus
puissante que la bombe A. En 1953, c’est au tour des Soviétiques d’accéder à la
bombe H. dès lors, plusieurs de leurs alliés accèdent aussi à l’arme nucléaire. Le
Royaume unis fait exploser sa première A en 1957 et sa première bombe H, en
1960. La France obtient sa bombe A en 1960 et la bombe H en 1964. La Chine
rejoint le club en 1964 avec la bombe A et bombe H, en 1968. Devant le nombre
croissant des possesseurs de l’arme atomique qui remet en cause leur monopole,
les deux grands se rapprochent pour mieux contrôler l’acquisition de cette arme.
5. La contestation de l’hégémonie de l’URSS et des Etats unis dans leur
camp
Dans le camp soviétique, la Chine s’oppose ouvertement à l’hégémonie de
l’URSS. Elle dénonce la politique de déstalinisation des nouveaux maîtres du
KREMLIN et de la coexistence pacifique. En effet, la Chine, partisane du
marxisme pur et dur, considère Staline comme un héros en raison de sa politique
de confrontation avec l’impérialisme et pour avoir démontrer que le socialisme
pouvait conduire au développement. Des faits, grâce à la politique de
collectivisation et d’industrialisation de Staline dans les années 1920-1930,
l’URSS a pu rattraper son retard sur l’Europe de l’Ouest et devenir la troisième
puissance économique en 1937. En revanche, Moscou voit Pékin comme un
rival donc il faut se méfier. Il lui reproche la contestation de son leadership sur le
camp soviétique et ses expériences socialistes peu orthodoxes (exemple du
grand Bon).
Dans le camp occidental, la France conteste le leadership américain. Fort de son
économie en pleine croissance et de sa bombe atomique, elle ne veut plus
dépendre militairement des Etats unis et mène une politique indépendante de
Washington.
6. L’avènement du tiers monde
En avril 1955 à Bandoeng en Indonésie, les pays indépendants d’Asie et
d’Afrique expriment au cours d’une conférence, leur volonté de suivre « une
troisième voie » dans les relations internationales. Ils condamnent fermement le
colonialisme. En septembre 1960, au sommet des non alliés de Belgrade en
Yougoslavie, ils prônent la coexistence pacifique, le désarmement et rejettent la
politique de bloc. L’URSS et les Etas unis en compétition pour le contrôle du
monde, ne peuvent ignorer le tiers monde qui remet en cause le principe du
système bipolaire.
Le 09 janvier 2024
II. Les manifestations de la coexistence pacifique
1. Le dénouement de la crise de Corée (juillet 1953)
Du vivant de Staline, il n’était pas possible pour l’URSS de franc-juger dans ses
rapports avec les Etats unis mais, après sa mort, ses successeurs optent pour la
négociation. Cette nouvelle approche des relations Est-Ouest aboutit au
compromis de Pan Min Jen en juillet 1953 qui met fin à la guerre de Corée.
2. Le règlement de la question indochinoise (juillet 1954)
La fin du conflit indochinois participe également de la décrispation entre les
deux grands. Ce dernier pousse les deux belligérants : France et Vietminh à la
négociation afin de trouver un compromis politique. Ainsi, sous leur pression,
les deux parties signent les accords de Genève en juillet 1954, mettant fin à la
guerre d’Indochine. Il s’agit de la première guerre.
3. La signature du traité d’Etat Autriche (mai 1955)
Comme l’Allemagne, l’Autriche a été libérée du marxisme par les troupes
américaines à l’Ouest et les troupes soviétiques à l’Est puis, divisée en quatre
secteurs d’occupation entre les alliés. Instruit par les blocages sur l’Allemagne,
l’URSS refuse de retirer ses troupes de l’Autriche. Mais, en février 1955,
Moscou se dit prête à se retirer de l’Autriche en échange de la neutralité du pays
et s’oppose à toute intégration de celle-ci à la République fédérale d’Allemagne
(RFA). Le 15 mai 1955, les alliés signent le traité d’Etat autrichien qui reconnait
l’indépendance d’Autriche.
4. La reprise des sommets Est-Ouest (1953-1955)
Depuis la rupture de 1947, les deux n’ont pu se réunir pour discuter des
questions internationales. Il faut attendre à partir de 1953 pour voir les
rencontres diplomatiques entre les deux blocs reprendre avec plus ou moins de
succès. À titre d’exemple de rencontre :
• La conférence des quatre ministres des affaires étrangères à Berlin, du 23
janvier au 18 février 1954 ;
• Le sommet de Genève : du 18-23 juillet 1955 ; réunissant le président
américain Eisenhower, le premier ministre britannique : Antony Eden et français
Edgar Faure et les dirigeants soviétiques : Nikita KHROUCHTCHEV, Nicholas
Boulganine
• La conférence au sommet des ministres des affaires étrangères du 27
octobre au 16 novembre 1955 ;
• La visite du chancelier Konrad Adenauer à Moscou ;
• La visite du numéro 1 soviétique Nikita KHROUCHTCHEV aux Etats
unis en septembre 1955.
III. Les limites de la coexistence pacifique
La baisse de la tension entre les deux grands est leur volonté de régler
pacifiquement les problèmes du monde ne signifie pas la fin de la belligérance
Est-Ouest. Celle-ci est encore présente à travers la répression des révoltes au
sein du camp socialiste : la seconde crise de Berlin et la crise de fusée de Cuba.
1. La répression des révoltes au sein du camp socialistes
• La révolte des populations de Berlin Est (juillet 1953)
Après la mort de Staline, les populations de Berlin est qui vivaient dans la
famine, le chômage et la misère, se révoltent contre le régime communiste et
l’URSS. L’armée rouge réprime dans le sang les manifestations. Cette
intervention brutale de Moscou signifiait que la déstabilisation et la coexistence
pacifique n’autorisait pas la remise en cause des acquis de la guerre froide
(régime communiste et appartenance au camp socialiste)
• La révolte hongroise (novembre 1956)
La grave crise économique qui frappe leur pays et les conséquences de la
dictature en place poussent les Hongrois à se révolter ou rebeller contre le
régime communiste soutenu par Moscou. Sous la direction d’Imre Nagy, ils
proclament la neutralité de la Hongrie, dénoncent le pacte de Varsovie et
décident d’instaurer le multipartisme. Craignant de perdre une base stratégique
au centre de l’Europe et rejetant toute idée de remettre en cause le socialisme
Moscou intervient militairement en novembre 1956, pour réprimer dans le sang,
la révolte hongroise.
2. La seconde crise de Berlin (1958-1961)
Celle-ci nait du statut de Berlin situé au cœur de la zone soviétique et divisé en
secteur d’occupation entre les alliés. Le 10 novembre 1958, l’URSS propose que
le Berlin Ouest soit rattaché à la RDA ou placé sous contrôle des Nations unis.
En cas de refus des occidentaux, Moscou menace de signer un traité de paix
séparé avec la RDA qui mettrait sous son contrôle les voies d’accès à Berlin
Ouest. Les occidentaux refusent les propositions soviétiques. En représailles,
l’URSS et le gouvernement de la RDA font construire dans la nuit du 12-13
août 1961, le « mur de Berlin » qui sépare les secteurs Est et Ouest de Berlin.
Pour les occidentaux, c’est « le mur de la honte ».
3. La crise de fusée de Cuba (octobre 1962)
Cuba est île sud-américaine située à 150 kilomètres des Etats unis. Depuis 1901,
les Etats unis contrôlent Cuba par le biais des vastes entreprises agricoles, du
tourisme et des dictateurs à sa solde. En 1958, une gueria dirigée par Fidel
Castro reversait le dictateur Fulgencio BATISTA, l’homme de main des
Américains. Cependant, le nationalisme intra jugent du nouveau régime et sa
politique de nationalisation des entreprises américaines, lui attire rapidement
l’hostilité des Etats unis qui cherchent alors à le renverser avec le concours des
îlets cubains mais, l’opération mal préparée échoue dans la baie de pochon le 15
avril 1961. Menacée et au bord de l’asphyxie économique en raison de
l’embargo économique imposé par les Etats unis, Cuba se tourne vers l’URSS.
À la demande de Gastro, l’URSS déploie des fusées d’une portée de 3000 km
capables d’atteindre les Etats unis, le Canada. Quant elles sont découvertes par
les avions expions U2 américain, les Etats unis d’un blocus de l’Ile par la marine
américaine US Navy. De leur côté, les Soviétiques refusent d’abdiquer mais,
après une semaine dramatique (du 22-29 octobre 1962), les deux grands
parviennent à un compromis. Les Etats unis renoncent à agresser Cuba et
promettent de retirer les fusées américaines installées en Turquie. En échange,
l’URSS accepte de démanteler ses fusées de Cuba. Cet accord sauve l’honneur
de deux grands mais, le vainqueur reste John KENEDI.
Le 10 janvier 2024
Conclusion
La coexistence pacifique correspond à la baisse de tension entre les deux camps
qui acceptent de faire des concessions sans renoncer à leurs idéologies
respectives ; ce qui explique la tenance des accords et des crises dans cette
période. Et le rappel à l’ordre dans le camp soviétique. Après avoir frôler la
catastrophe nucléaire, les deux grands consentent à aller au-delà de la
coexistence pacifique afin d’ouvrir une nouvelle aire de leur relation à savoir, la
détente.
Chapitre 4 : La détente Est-Ouest (1962-1975)
Elle apparait pour la première fois dans les années 1950 puis, avec la fin de la
crise de Cuba.
La crise de Cuba a fait prendre conscience aux deux grands de la nécessité d’une
véritable détente. On désigne par détente, la période qui part de 1962 à 1975
marquée par une amélioration substantielle des relations Est-Ouest, faites de
négociation et de rapprochement. Ce chapitre étudie les facteurs, les
manifestations ou phases et les difficultés liés à cette détente.
I. L es facteurs de la détente
Quelles sont les raisons de la détente ou les facteurs ?
1. Les leçons ou enseignements de Cuba
La crise des missiles de Cuba a fait craindre une guerre nucléaire entre les Etats
unis et l’URSS qui, aurait été catastrophique pour le monde entier. Pour éviter
un tel scénario à l’avenir, les deux grands décident de se concerter régulièrement
pour régler ensemble les grands problèmes du monde afin de prévenir toute
incompréhension et les risques d’une escalade nucléaire. À cette fin, ils font
installer un téléphone « rouge » entre le KREMLIN et la maison blanche le 30
août 1963. Cette ligne est utilisée pour la fin fois 05 juin 1967, par KREMLIN
pour avertir le gouvernement américain du déclanchement de la guerre de « six
jours » (en Israël).
2. Les contestations au sein des camps
Dans le camp soviétique, à partir des années 1960, l’URSS est contestée par ses
alliés communistes. La Yougoslavie prend la tête du mouvement des non-alliés
en 1961, tandis que la Roumanie se rapproche de la RFA et des Etats unis. La
Chine populaire accuse le parti communiste de « revisionnisme » et critique la
déstabilisation du leader soviétique KHROUCHTCHEV. Après la suppression
de l’aide technique et financière soviétique, Pékin rompt avec l’URSS en 1963.
Détentrice de l’arme atomique en 1964, la Chine mène désormais, une politique
autonome imitée par l’Albanie qui sort du pacte de Varsovie en 1968.
Dans le cas occidental, le leadership américain est remis en cause par Paris qui,
critique sévèrement la politique américaine. Elle exige que Français et
Britannique soient associés à la direction de l’OTAN au même titre que les
Américains, ce que Washington refuse. À l’inverse, les Américains revendiquent
la direction d’une force nucléaire atlantique et multilatérale mais, Paris s’y
oppose, préférant garder son autonomie nucléaire.
3. Les difficultés de deux grands
• L’URSS est essoufflée économiquement : en effet, en 1965, la croissance
économique soviétique marque le pas et l’URSS a besoin du commerce avec
l’occident pour relancer son économie. Par conséquent, elle est prête à
rapprocher des Américains afin de réduire ses dépenses militaires et de restaurer
son prestige international ;
• Aux Etats unis : la guerre de Vietnam en raison de sa durée ou longueur
(1965-1973), des moyens colossaux engagés et de la résistance du Vietnam du
Nord. En effet, la guerre est devenue goûteuse en homme (57 000 Américains
tués) et ruineuse économiquement (120-127 000 000 000 de dollar de dépense)
avec un déficit budgétaire et un dollar faible. Par conséquent, le nouveau
Président Richard Nilson cherche à mettre fin à la guerre et réoriente la
politique extérieure américaine ouvrant ainsi, la possibilité d’une réelle détente
Est-Ouest.
II. Les manifestations de la détente

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