Évaluation de la condition mentale → se renseigner sur l’histoire de santé mentale du patient.
Connaître le cosmos mental du patient → contexte de vie, origines, ressources (soutien, forces),
obstacles (stress, difficultés).
Qui est-il → identité, vécu, ATCD? D’où vient-il → environnement familial, social et culturel?
Ressources → identifier les points forts, soutiens (famille, amis, communauté), compétences du
patient (gestion du stress, capacité à demander de l’aide).
Obstacles → noter les difficultés spécifiques du patient, telles que : troubles de santé mentale,
traumatismes, facteurs sociaux ou environnementaux.
Dossier médical → grande partie de ces informations est disponible dans les ATCD médicaux et
psychosociaux.
Réunion interdisciplinaire → infirmière responsable présente un résumé de ces informations à
l’équipe soignante lors de la première rencontre pour une prise en charge globale et
personnalisée.
Évaluation de l’état de santé physique.
Nutrition → sous ou sur alimentation, potomanie peut causer déséquilibre électrolytique.
Élimination.
Sommeil.
Mobilité → symptômes parkinsoniens, extrapyramidaux, syndrome métabolique.
État de la peau.
etc.
Examen de l’état mental.
Apparence.
Comportement moteur → démarche de la personne.
Langage → débit, volume, vitesse… + dans le contenant que dans le contenu, soliloquie.
État émotionnel → humeur (comment tu te sens à l’intérieur de toi) et affect (comment cela
paraît dans ton visage → concordant ou non avec l’humeur?).
Opération de la pensée.
Fonctions cognitives.
Perceptions → 5 sens → hallucinations et illusions.
Jugement et autocritique → bon jugement de façon générale? Pour l’autocritique, c’est de voir
la maladie.
Évaluer la dimension psychosociale.
Environnement physique et sociale.
Relation et réseau de soutien → éco carte et génogramme.
Facteurs de stress.
Facultés adaptatives.
Situation financière.
Problèmes judiciaires.
Culture et spiritualité.
Projet de vie et objectif.
Dépistage des risques.
Risque suicidaire.
Risque d’agression.
Abus de substances.
ASPECTS LÉGAUX ET ÉTHIQUES
Les patients ont le droit de choisir le professionnel ou l’établissement, d’être accompagné et
assisté, d’avoir accès au dossier, à la confidentialité du dossier et au consentement et au refus de
soins :
Notion de consentement libre et éclairée.
Majeur inapte et refus catégorique de recevoir des soins → consulter le représentant légal,
déterminer l’incapacité d’une personne à consentir aux soins requis par son état de santé,
obtenir un consentement substitué, intervention au tribunal.
Exceptions au consentement aux soins (situation d’urgence) → quand sa vie est en danger ou
son intégrité est menacée; et son consentement, ou celui de la personne qui doit consentir
pour elle, ne peut pas être obtenu en temps utile → le personnel médical ne peut
prodiguer que les soins nécessaires pour remédier au danger ou intégrité.
Autorisation de soins ou ordonnance de traitement → procédure judiciaire qui permet d’imposer
des soins (examens, prélèvements, traitements, etc.) et/ou un hébergement requis d’un mineur ou
d’un majeur inapte à consentir aux soins :
Situations justifiant l’intervention :
Refus injustifié du représentant légal.
Refus catégorique du majeur inapte.
L’inaptitude à consentir aux soins d’un client ne permet pas de lui administrer un traitement sans
consentement. Il faut obtenir le consentement de son représentant légal ou de la personne autorisée à
consentir pour lui ou encore une autorisation judiciaire de soins → à noter qu’un client apte peut
refuser n’importe quel soin, peu importe les conséquences y compris la mort : sa volonté prime
toujours.
→ le client est obligé de recevoir les soins précisés dans l’autorisation de soins.
→ durée variable, peut aller de 1 – 5 ans, selon l’ordonnance du tribunal.
Mesures de garde → mesure d’exception qui permet de garder une personne dans un établissement
de santé et de services sociaux contre sa volonté, lorsque son état mental présente un danger grave
et imminent pour elle-même ou autrui → estimation de la dangerosité évaluée par le médecin et/ou le
tribunal dépendamment du type de mesures.
Mesure exceptionnelle permettant à un établissement de garder une personne contre
son gré pour une période maximale de 72h, si l’état mental de cette personne
présente un danger grave et immédiat pour elle-même et autrui. Ce type de garde est
uniquement un arrêt d’agir → elle ne nécessite pas donc l’intervention du tribunal.
Garde Pendant cette période, on peut légalement interdire à la personne de quitter
préventiv l’établissement, mais on ne peut pas l’obliger à recevoir des traitements. Tous
e les médecins peuvent décider que la personne reste en garde préventive.
Pour que le patient reste à l’hôpital (garde provisoire), il faut que 2
psychiatres/médecins généralistes (si aucuns psychiatres) évaluent le patient sur 2
jours différents dans un délais MAX de 96h.
Autorisée par le tribunal pour soumettre la personne à une évaluation psychiatrique.
Peut être demandée par un établissement ou un particulier (p.ex. membre de la
famille). La durée de la garde peut varier selon si la personne était ou non en garde
préventive, mais ne peut durer + de 7 jours :
Premier examen psychiatrique : dans les 24h suivant la prise en
charge.
Garde Second examen psychiatrique : réalisée par un autre médecin dans les
provisoire 48 – 96h, selon le cas.
Si les 2 examens confirment la nécessité de la garde, celle-ci peut être
prolongée de 48h supplémentaires.
La prochaine étape du processus consiste à obtenir du tribunal une
ordonnance de garde autorisée.
Si l’évaluation psychiatrique conclut que la garde provisoire n’est pas ou n’est plus
justifiée, celle-ci prend fin à ce moment et le client peut quitter l’établissement.
Ne peut être ordonnée qu’en raison d’une dangerosité en lien avec l’état mental →
doit être important ou « clairement envisageable dans le présent ou dans un avenir
rapproché » et être établie par les 2 rapports psychiatriques préparés durant la garde
provisoire → autorisée par le tribunal pour garder la personne contre son gré dans un
établissement de santé.
Garde La durée de cette garde est variable, généralement de 21 jours à 6 mois (pour
autorisée une garde de + de 21 jours → examens périodiques pour s’assurer de la
pertinence de la mesure → premier examen 21 jours et ensuite tous les 3
mois). L’établissement doit vérifier régulièrement la pertinence de cette
garde!
Il est important de retenir que tous clients placés sous garde conservent tous les
droits des clients du système de santé, hormis le droit à la liberté.
Mesures de contrôle → normes minimales de surveillance établies par le CISSS de la Montérégie-
Centre : la surveillance doit être plus fréquente que les normes établies lorsque le risque de préjudice
est ↑ en raison de l’état clinique ou en présence de facteurs aggravants. L’infirmière doit être informée
rapidement de toute observation inhabituelle.
Surveillance initiale par Surveillances subséquentes par un
le professionnel habilité membre de l’équipe de soins
Milieux de soins Contentio
Pour toute mesure de Substance
n Isolement
contrôle chimique
physique
Urgence Q15min. Q15min.
Courte durée
Q30min. Q30min. Selon la
santé physique Doit être effectuée au max
molécule
Unités de 15 minutes après
administrée et
psychiatrie adulte l’instauration de la mesure Q15min. Q15min.
l’état clinique de
et pédopsychiatrie de contrôle.
la personne.
Longue durée
Q1h Q1h
CHSLD
Paramètres de surveillance et soins à prodiguer pendant l’utilisation d’une mesure de
contrôle
Paramètres Observations et interventions
Accès à un moyen de communication (cloche d’appel p.ex.);
Position du lit au + bas;
Aménagement de l’environnement;
Sécurité de la
Accès rapide au dispositif de retrait de la mesure;
personne
Désactivation du système de contrôle du lit;
Respect de la fréquence établie de la surveillance;
Protection de la personne des dangers environnants.
Respect des valeurs, des HDV et de l’autonomie résiduelle;
Dignité de la
Habillement;
personne
Maintien de la communication et de la relation.
Alignement corporel;
Repositionnement et exercices actifs et passifs à la fréquence déterminée
par les professionnels (max aux 2h);
Si la contention physique est requise sur une période prolongée, on doit
procéder, en alternance, à la libération des membres sous contention en
Confort s’assurant de la sécurité de toutes les personnes impliquées.
Conditions environnementales :
Température ambiante;
Bruits environnants;
Luminosité.
SV Fréquence déterminée selon l’évaluation (inf., MD, pharmacien) :
PA;
FC;
Fréquence et amplitude respiratoires;
Saturation;
Température.
Rougeur;
Œdème;
Intégrité de la Coloration;
peau Chaleur;
Douleur;
Lésion.
Hydratation;
Réponse aux Alimentation;
besoins Élimination;
fondamentaux Hygiène;
Mobilité.
État mental incluant l’état de conscience;
Réactions Réactions de l’usager, de la famille et des proches face à la mesure;
affectives et Description des comportements (évaluation clinique du professionnel
psychologiques habileté requise si Δ de comportement ou observation d’un comportement
inhabituel).
Inspection du État du matériel;
matériel de Ajustement adéquat;
contention Conformité de l’installation selon les normes du fabricant.
Retrait du matériel potentiellement dangereux à proximité de la personne
Inspection de
selon son état clinique;
l’environnement
Aménagement de la salle d’isolement conforme aux normes du ministère.
Notes au dossier
Documentation (utiliser le formulaire de
Surveillance
Dossier médical déclaration des mesures de contrôle de
recommandée
l’établissement prévu à cette fin)
Une note d’évolution minimalement à q fois que la Surveillance accrue
mesure est utilisée, décrivant : (tournées) aux
Modalités de la mesure; 15min. ou + souvent
État clinique, dont l’éval. de la condition en soins aigues.
physique et mentale;
Évaluation du risque de lésion; Surveillance aux h
Comportements et réactions de l’usager; (tournées) ou +
Contexte Évaluation et pertinence de la mesure, en souvent pour les
d’intervention équipe inter. de façon régulière; soins de longue
PLANIFIÉE Modification au PTI, s’il y a lieu. durée.
Consentement : pour documenter le
consentement, le formulaire à cette fin doit être
utilisé. Il doit contenir les raisons probables de
l’utilisation des mesures de contrôle, le type de
mesure utilisée, la surveillance requise lors de
l’utilisation de ces mesures ainsi que les modalités
particulières les accompagnant, s’il y a lieu.
Contexte À l’instauration de la mesure, une note d’évolution Surveillance accrue
d’intervention NON- doit être rédigée, précisant : (tournées) aux
PLANIFIÉE Raison motivant l’utilisation de la mesure; 15min. ou +
Pacification tentée et les résultats; souvent.
Mesures de remplacement utilisées et les
résultats;
Documents d’évaluation ou outils validés
utilisés;
Consentement ou refus de l’usager;
Réaction de l’usager;
Date et heure du début de la mesure;
Modification au plan d’intervention et PTI,
s’il y a lieu.
Consentement : les intervenants tenteront en tout
temps d’obtenir le consentement et la collaboration
de l’usager. Cependant, dans une situation de
danger imminent, le consentement n’est pas requis.
Pendant l’application de la mesure, la
documentation suivante doit apparaître :
Surveiller l’état clinique s’il y a eu maîtrise
physique du patient; la prise des SV,
incluant la SatO2, doit être faite aussitôt que
l’état clinique du patient le permet. Le suivi
des SV doit être fait régulièrement (après
30 minutes, après 1h…), selon l’évaluation
clinique de l’inf.
Besoins physiologiques;
État psychologique;
Comportements;
Condition médicale, p.ex. : les EI de rx PRN
qui a été administrée;
Confort.
À q modification ou réévaluation, ou lors de la
cessation de la mesure, une note d’évolution de
l’inf. doit être rédigée et préciser les éléments
suivants :
Raison de la modification, du maintien ou
de la cessation;
Nouvelles modalités;
Information transmise au patient;
Réaction du patient;
Date et heure de la modification ou de la
cessation;
Modification au plan d’intervention et PTI,
s’il y a lieu.
Toute mesure de contrôle…
1. …doit être envisagée comme une mesure d’exception ne s’appliquant qu’à la personne dont
les comportements sont susceptibles de mettre sa santé, sa sécurité ou celles d’autrui en
danger immédiat, dans le respect de la personne, de sa liberté de mouvement, de son
autonomie et de sa dignité, et uniquement lorsque les mesures de remplacement ont échoué
(dernier recours).
2. …requiert une évaluation clinique initiale et continue afin de déterminer la nature du problème
et son étiologie, les interventions infirmières requises, les mesures de remplacement les +
appropriées, les mesures de contention envisagées (si elles sont justifiées) ainsi que les
modifications à apporter au PSTI, s’il y a lieu.
3. …est fondée sur une approche individualisée dans un contexte interdisciplinaire.
4. …doit toujours viser un objectif thérapeutique et ne jamais être une mesure punitive.
5. …requiert le consentement libre et éclairé de la personne ou de son représentant légal, sauf en
situation d’intervention non planifiée.
6. …constitue une mesure dont la durée d’application est limitée au temps minimal indispensable
et dont la pertinence est réévaluée de façon continue.
7. …doit toujours être optimale sans être excessive, de manière à ne pas brimer inutilement la
liberté ni compromettre la sécurité de la personne ou d’autrui.
8. …exige une surveillance dont les modalités sont déterminées selon la condition de la personne
et le protocole d’application.
9. …doit être balisée par des procédures et évaluée aux fins de conformité du protocole
d’application.
Stratégies d’intervention permettant d’éviter le recours aux mesures de contrôle →
réaménagement des lieux physiques, retirer pour un repos à la chambre personnelle ou d’observation,
canaliser les énergies sur une autre activité physique, proposer des méthodes de relaxation,
pacification dans l’approche OMÉGA, se centrer sur le vécu de la personne (perceptions, émotions),
explorer avec la personne les causes ou facteurs déclencheurs d’une crise, proposer une Rx PRN, etc.
Les médecins, ergothérapeute, physiothérapeute et l’infirmière peuvent décider de l’utilisation des
mesures de contrôle (loi sur les infirmières et infirmiers) → l’infirmière qui prend une telle décision se
doit de connaître les principes d’utilisation des mesures de contrôle avant de les appliquer, procéder à
l’évaluation initiale et continue de la condition de santé physique et mentale de la personne, impliquer
la personne, partager son évaluation avec l’équipe interdisciplinaire.
→ l’infirmière se réfère au protocole des mesures de contrôle, choisit le contexte de
l’intervention, choisit le type de mesure de contrôle, valide la présence ou non de contre-
indications, prévoit un nombre suffisant d’intervenants pour appliquer la mesure, dirige
l’intervention, planifie et assure le niveau et paramètre de surveillance requis par la condition
de la personne.
Contre-indications → condition cardiaque (arythmie, angine, IC), condition respiratoire (MPOC,
insuffisance pulmonaire), épilepsie, victime de viol, prudence face aux symptômes psychotiques
(vérifier le contenu), malformations vertébrales, ostéoporose, autres.
→ l’infirmière met fin à la mesure dès que les indications l’ayant justifiée ne sont plus
présentes et explique à la personne et aux intervenants les motifs de sa décision, informe le
MD traitant ou son remplaçant de la condition de santé de l’usager et des motifs qui l’ont
amenée à utiliser des mesures de contrôle, procède au retour post situationnel avec la
personne, réévalue le PTI et PSTI en équipe interdisciplinaire de façon régulière.
Retour post situationnel → permettre à la personne d’exprimer sa perception des événements, de
comprendre ce qui s’est passé et de proposer des alternatives en prévention d’autres événements.
Cela permet à l’infirmière de comprendre ce qui a déclenché la crise, de rassurer la personne, de
vérifier avec la personne si elle est toujours d’accord avec ce qui a été décidé et d’explorer avec la
personne si d’autres mesures de remplacement pourraient éviter des situations semblables.
On documente au dossier la condition de santé, les mesures de remplacement utilisées et les
résultats, les membres de l’équipe interdisciplinaire consultés, la raison motivant l’utilisation de la
mesure, le(s) mesure(s) de contrôle utilisée(s) et les résultats, date et heure du début de la mesure,
contexte d’application et recherche de consentement, comportements et réactions de la personne,
fréquence des surveillances et des réévaluations, paramètres des surveillances et des soins à
prodiguer, date et heure de la cessation de la mesure. Pour le retour post-situationnel → révision du
PTI.
Mesures de protection → assurer la protection des personnes jugées inaptes, administration de leurs
biens de même que l’exercice de leurs droits. Pour déterminer quel type de niveau de protection est le
+ approprié à la situation d’un majeur inapte, il faut obtenir une évaluation médicale et psychosociale.
Mandat de protection → notion de consentement substitué → permet à une personne apte
(mandant) de désigner la personne (mandataire) qui pourra s’occuper d’elle et de ses biens
lorsqu’elle deviendra inapte. Cela peut se faire devant 2 témoins ou devant 1 notaire et
prendre effet après avoir été homologué par le tribunal et qu’on a fait la preuve que la
personne est devenue inapte aux moyens d’évaluations médicales et psychosociales.
Responsabilités professionnelles :
Connaitre réglementation de son champ de compétence et normes de soins.
Documenter les dossiers.
Respecter la confidentialité et le secret professionnel.
Prévenir les fautes professionnelles.
Détenir une assurance responsabilité professionnelle.
Confidentialité et secret professionnel → notions étroitement liées.
→ secret professionnel → obligation de ne pas divulguer des faits confidentiels appris dans
l’exercice de sa profession, soit par révélations ou par observations, et hors des cas prévus par
la loi.
→ confidentialité est tous renseignements venus à la connaissance d’un professionnel ou
d’un employé du réseau de la santé dans l’exercice de ses fonctions sont confidentiels.
Exceptions au secret professionnel :
Danger de blessures graves, de mort ou de suicide doit être présent.
Danger doit être imminent.
Seule l’information nécessaire pour assurer la protection de la vie des personnes
visées peut être transmise.
Information ne peut être divulguée qu’aux personnes visées par la menace et à celle
qui sont susceptibles de leur venir en aide et d’assurer leur protection.
TROUBLES DU SPECTRE DE LA SCHIZOPHRÉNIE ET AUTRES TROUBLES PSYCHOTIQUES
Les différentes phases de la schizophrénie :
Prodrome ou phase prodromique → première phase où les symptômes avant-coureurs sont
vagues et passent souvent inaperçus. La psychose n’est pas encore présente dans ce stade, mais
les proches perçoivent un Δ dans la personne.
Signes : Δ comportement, isolement, laisser-aller, tendances dépressives, difficulté de
concentration, fatigue, anxiété injustifiée, pertes de mémoire.
Phase active ou aigue → période de crise où les sx positifs (délires, hallucinations,
comportements bizarres) apparaissent de manière intense → nécessite des soins médicaux
urgents, souvent par hospitalisation, en raison de la gravité des sx.
Phase résiduelle → personne retrouve un équilibre partiel grâce au tx → sx positifs s’atténuent,
mais les sx négatifs (isolement, difficulté à établir des liens) peuvent persister → personne mène
une vie relativement stable, même si elle reste affectée par la maladie.
Phase de rétablissement → état se stabilise, les sx sont contrôlés, et la personne retrouve un
certain pouvoir d’agir → permet de réintégrer des activités sociales et professionnelles, avec un
plan de suivi pour assurer le maintien de la stabilité → rx restent essentiels.
Rechute et prévention des rechutes → malgré stabilisation, des rechutes peuvent survenir,
souvent à cause d’un arrêt ou d’un manquement à la médication, d’où l’importance de la
prévention par un tx continu → sx de la rechute ressemblent à ceux de la phase prodromique.
Pronostic favorable : sexe féminin, absence ATCD familiaux de schizophrénie ou psychose, bon
fonctionnement social et scolaire avant la maladie, absence d’anomalies structurales cérébrales,
apparition tardive de la maladie, abstinence de consommation de drogues, prédominance des
symptômes positifs, intervention précoce/durée de psychose non traitée très courte, bonne réponse
initiale et adhésion maximale au traitement pharmacologique, capacité d’autocritique.
Démarche de soin → collecte de données avec critères dx (DSM 5), examens paracliniques, MC,
types de questions à poser pour faire la collecte.
MC → sx positifs et négatifs de la schizophrénie, sx cliniques caractéristiques de la schizophrénie et troubles psychotiques,
échelle d’appréciations des sx positifs et négatifs.
Positifs Négatifs
Hallucinations Retrait ou pauvreté affective
Type d’hallucinations. Expression figée du visage.
Commentaires des actes de la pensée. ↓ des mouvements spontanés.
Évaluation globale de l’importance des hallucinations. Pauvreté de l’expression gestuelle.
Pauvreté du contact visuel.
Absence de réponses affectives.
Affect inapproprié.
Monotonie de la voix.
Évaluation globale du retrait ou de la pauvreté affective.
Idées délirantes Alogie
Type d’idées délirantes. Pauvreté du discours.
Divulgation de la pensée. Pauvreté du contenu du discours.
Évaluation globale de l’importance des idées délirantes. Blocages.
↑ de la latence des réponses.
Difficulté à communiquer ses émotions.
Évaluation globale de l’alogie.
Comportement bizarre Aboulie, apathie
Habillement et présentation. Apparence et hygiène négligées.
Conduite sociale et sexuelle. Manque d’assiduité au travail ou à l’école.
Comportement agressif ou agité. Anergie physique.
Comportement répétitif ou stéréotypé. Manque de persistance ou d’intérêt pour commencer ou
Évaluation globale de la gravité du comportement achever des tâches routinières.
bizarre. Évaluation globale de l’aboulie et apathie.
Trouble de la pensée formelle non déficitaire Anhédonie, retrait social
Relâchement des associations. Manque d’intérêt et d’activités de loisir.
Tangentialité. Manque d’intérêt sexuel et d’activités sexuelles.
Incohérence. Incapacité à vivre des relations étroites ou intimes.
Pensée illogique. Manque de relations avec les amis et les collègues.
Discours circonlocutoire (digressive). Évaluation globale de l’anhédonie et du retrait social.
Logorrhée.
Distractibilité du discours.
Association par assonances.
Évaluation globale du trouble de la pensée formelle.
Caractéristiques des troubles du spectre de la schizophrénie et autres troubles psychotiques
Perceptuelles Cognitives
Hallucinations. Déni de la maladie : incapacité à reconnaître ses
Idées délirantes. symptômes, ce qui ne doit pas être confondu avec un
Déformation de l’image corporelle : concernant la taille, refus de coopérer.
l’expression faciale, l’activité, la quantité et la nature des Erreurs de rappel et de rétention de la mémoire,
détails, ou encore l’exagération ou la ↓ parties du corps. particulièrement de la mémoire de travail.
Perception négative de soi : quant aux habiletés et aux Difficulté à comprendre, à traiter et à classer
compétences. l’information.
Difficulté à rester attentif ; incapacité d’effectuer des
tâches et sujet aux omissions.
Jugement altéré : incapacité d’évaluer les situations ou
de faire des choix rationnels.
Déficit des fonctions exécutives (p.ex. planification, prise
de décisions, résolution de problèmes).
Émotionnelles Comportementales
Affect labile et gamme des émotions : affect neutre ou Faible maîtrise des impulsions : repli sur soi-même;
plat, émoussé, abrasé ou labile, inapproprié ou réponse à des hallucinations mandatoires; régression.
inadéquat; ambivalence émotionnelle; apathie; réactivité Risque suicidaire.
réduite; euphorie; rage. ↓ de la capacité à maîtriser ses impulsions et sa colère
Perturbation du fonctionnement limbique : incapacité de par rapport à soi ou aux autres : agressions verbales ou
filtrer les stimulus perturbateurs; perte de la maîtrise physiques, homicides, destructions des biens.
volontaire de ses réactions. Abus de substances comme moyen d’adaptation :
symptômes psychologiques douloureux.
Non-adhésion au traitement médicamenteux : conviction
que celui-ci n’est pas nécessaire ou qu’il cause trop d’EI
(cela est très souvent lié à l’incapacité à reconnaître les
sx de la maladie).
Sociales
Isolement social (souvent en raison d’idées délirantes ou
de sentiment de persécution) : peu d’amis au cours de
l’enfance ou de l’adolescence; solitaire.
Peu d’intérêt pour des passe-temps et des activités :
rêveries; fonctionnement inadapté dans des milieux
sociaux ou professionnels; attitude préoccupée et
détachée; déficience marquée du fonctionnement social
et comportemental.
↓ capacité à prendre soin de soi-même : hygiène et
apparence négligées; introversion.
↓ du fonctionnement scolaire et perte d’intérêt pour les
loisirs : difficultés d’adaptation à l’école; retrait des
activités.
Sx somatiques (problèmes physiques multiples) :
dysmorphophobie; crainte de contracter une maladie
grave.
Types d’hallucinations
Type Description
Perception d’un son, + souvent une voix qui émet des commentaires ou profère des insultes
Auditives ou menaces, ou qui donne des ordres (mandatoires). Contenu peut coïncider avec les idées
délirantes.
Sensibilité générale et se manifestent pour des sensations anormales ou pénibles perçues par
la personne à l’intérieur ou à la surface de son corps, et qu’elle attribue à une action d’origine
Cénesthésiques
extérieure : sensation de brûlure, fourmillement, impression d’insectes grouillant sous la peau
→ la consommation de cocaïne peut provoquer ce type d’hallucinations.
Capacité à percevoir l’orientation, la position et les mouvements du corps, et donnent à la
personne l’impression que ses muscles se contractent, que ses membres bougent ou que son
Kinesthésiques / motrices corps est agité par des mouvements, alors qu’il est immobile → sensation de s’élever dans les
airs ou de s’enfoncer dans le sol ainsi qu’une impression de distorsion de ses membres font
partie.
+ rare et – précises que les autres types → le + souvent, les hallucinations gustatives
correspondent à des saveurs désagréables, tandis que les hallucinations olfactives
Olfactives et gustatives
correspondent à des odeurs de putréfaction ou décomposition → la personne peut refuser de
manger parce que les aliments semblent avoir une odeur nauséabonde ou mauvais goût.
Elles concernent les sensations corporelles externes : impression de brûlure ou de piqûre,
Tactiles
sensation de froid ou de chaud sur la peau.
Elles consistent en la perception d’un stimulus en son absence. Ce type d’hallucinations est
très diversifié : visions, apparitions de personnages ou de scènes plus ou moins animées,
Visuelles
parfois plaisantes ou désagréables. Les images peuvent être de tailles normales, géantes ou
réduites.
Types d’idées délirantes
Type Description
Idées de grandeur ou La personne a des idées de richesse et de surestimation de ses capacités personnelles.
mégalomanie « Je suis conseillère du premier ministre, et il ne peut se passer de moi. »
La personne a la conviction que l’on essaie de lui nuire physiquement (idées
d’empoisonnement, d’agression) et moralement (« on » l’insulte, « on » veut l’expulser
Idées de persécution
de son appartement). Ce sont les plus fréquentes.
« La Gendarmerie royale du Canada me poursuit constamment. »
La personne est convaincue que les autres parlent d’elle ou lui font signe dans la rue, à la
Idées de référence télévision ou ailleurs.
« À la télévision, les gens parlent de moi. »
La personne entretient des idées associées au fonctionnement de son corps, qui
comprennent plusieurs thèmes variant selon les périodes. Elle pense être atteinte d’une
imperfection physique ou d’une maladie médicale générale.
Idées corporelles ou somatiques
« Je suis diabétique, car, lorsque j’ai faim, je tremble et j’ai de la difficulté à marcher. Mon
médecin m’a dit que mes examens sanguins sont normaux, mais je demeure convaincue
que j’ai cette maladie. »
La personne croit qu’une personne ou une puissance extérieure gouverne ses pensées ou
Idées de contrôle ou d’influence ses activités.
« J’ai un fil dans la tête par lequel ma famille guide tous mes gestes. »
La personne a de fausses croyances liées à des thèmes religieux ou spirituels. Ces idées
Idées mystiques (ou religieuses) sont fréquentes.
« Tant que je porte ces 10 médailles bénites, il ne peut m’arriver aucun mal. »
Un délire à thème nihiliste suppose que la personne pense que ses organes ou son corps
Idées de nihilisme son morts ou n’existent plus.
« Je n’ai pas besoin de manger parce que je n’ai pas de système digestif. »
Autres troubles psychotiques :
→ Trouble délirant.
→ Trouble psychotique bref.
→ Trouble schizophréniforme.
→ Trouble schizoaffectif.
→ Trouble psychotique induit par une substance ou rx.
→ Trouble psychotique dû à une affection médicale générale.
→ Catatonie.
→ Trouble psychotique non spécifié.
Soins et traitements infirmiers :
Gestion des hallucinations, idées délirantes et stress → processus mentaux perturbés,
perceptions sensorielles perturbées, anxiété r/a la présence d’hallucinations et/ou idées
délirantes.
Offrir une protection au client, à ses proches et aux autres → risque de suicide, risque
de violence envers soi et envers les autres.
Aider à acquérir de l’autonomie → capacité d’autosoins déficiente, stratégies d’adaptation
inefficace, entretien inefficace du domicile.
Favoriser l’autonomie de la personne
Interventions Justifications
Encourager la personne à procéder à son hygiène Aide la personne à acquérir les aptitudes appropriées, à
personnelle, à s’habiller convenablement et à réaliser ses devenir plus acceptable sur le plan social et à préserver son
AVQ et ses AVD ad ce qu’elle soit capable de le faire de façon estime de soi.
autonome.
Établir, en collaboration avec la personne, un horaire et des Aide la personne à s’organiser et à s’ancrer dans la réalité au
objectifs clairs et réalistes pour les soins autonomes, et moyen d’une routine et d’une structure.
ajouter des tâches plus complexes à mesure que l’état de la
personne s’améliore.
Mener une entrevue avec la personne chaque jour afin Aide la personne à être + à l’aise dans la communauté en lui
d’avoir avec elle des interactions non exigeantes sur le plan permettant d’établir des rapports de confiance et de respect
émotionnel. avec autrui.
Utiliser un langage précis et concret plutôt que général et Aide la personne atteinte de schizophrénie à généralement
abstrait. mieux réagir aux messages concrets pendant la phase aiguë.
La personne n’est pas toujours capable de comprendre les
messages complexes, et elle peut avoir des perceptions
erronées ou des hallucinations.
Féliciter la personne pour la réduction ou l’arrêt de ses Encourage la répétition des comportements fonctionnels
comportements agressifs ou de ses passages à l’acte, ses chez la personne quand les renforcements positifs sont
interactions sociales appropriées et sa participation aux effectués à des moments appropriés du plan de soins.
activités de groupe.
Suggérer la participation dans des activités de groupe Favorise les habiletés de socialisation chez la personne.
régulières, constantes et prévisibles.
Encourager le degré de participation de la personne à ses Aide la personne à se responsabiliser et à améliorer son
soins quand son état s’améliore et dans la mesure de ses estime de soi.
capacités.
Aide la personne à reconnaître ses forces et ses ressources, à Stimule l’espoir, les forces et l’autonomie de la personne
les mobiliser ou à les développer. luttant pour sa santé mentale et émotionnelle par le fait de
se concentrer sur des activités et des tâches qu’elle peut
effectuer plutôt que sur ses limites.
Évaluer le concept de soi de la personne. Contribue à éviter l’isolement social, qui entraîne une
perturbation de l’estime de soi, et permet de déterminer les
raisons pour lesquelles la personne la personne a une faible
estime de soi.
Soutenir et maintenir les interventions médicales et Encourage la personne et ses proches à participer au plan de
psychosociales prescrites. soins, et prévient les comportements violents de la personne.
Inviter la personne à faire appel à son réseau de soutien, Sécurise la personne et diminue ainsi son anxiété.
PRN.
Reconnaître les facteurs internes susceptibles de déclencher Favorise l’utilisation des stratégies apprises dès l’apparition
une rechute ou l’exacerbation des sx. des premiers sx.
Gérer l’environnement et favoriser les comportements sociaux appropriés →
dynamique familiale perturbée, perturbation de l’estime de soi, stratégie d’adaptation
inefficace, isolement social, interactions sociales perturbées, communication verbale
perturbée.
Gérer l’environnement et favoriser les relations interpersonnelles
Interventions Justifications
Réduire les stimuli environnementaux. Favorise un environnement calme et apaisant qui réduira
l’impulsivité et l’agitation de la personne, et préviendra les
accidents ou les blessures.
Fournir de fréquentes périodes de repos ou des interactions Permet à la personne de se reposer, de se détendre et
brèves et peu exigeantes. d’évacuer les sentiments, ce qui réduit le risque de passage
à l’acte.
Agir comme un modèle de comportement social (mentor_ Favorise les habiletés de socialisation de la personne et
dans les interactions en maintenant un bon contact visuel, étend son sens de la réalité d’une manière non menaçante.
une distance sociale appropriée et une attitude calme.
Si la personne est hospitalisée, lui suggérer des activités de Permet à la personne de voir des comportements sociaux
groupe, en commençant par les activités qui ne sont pas appropriés.
stressantes ou menaçantes (p.ex. le dessin, le bricolage).
Prévenir et gérer les rechutes → connaissance insuffisantes (maladie, tx), prise en charge
inefficace du programme thérapeutique, maintient inefficace de l’état de santé, abus de
substance.
Soins infirmiers tiré du document d’orientation HCLM
Chercher à identifier les causes de l’épisode psychotique : arrêt de rx, stress, abus de drogues,
etc.
Observez le comportement non verbal pour relever la présence de symptômes : attitude
d’écoute, gestes stériles, port de lunettes soleil, etc.
Intervenez de façon brève dans un langage clair. Évitez les remarques abstraites et générales.
Expliquez votre réalité sans chercher à convaincre. Ramenez l’attention de la personne vers
des choses concrètes.
Reconnaissez la réalité des sentiments vécus (angoisse, peur). Procurez un endroit calme et
offrez une présence rassurante.
Contrôlez la prise régulière de la médication en expliquant les bénéfices attendus.
Soyez à l’affut des comportements verbaux et non-verbaux manifestant l’hallucination ou le
délire.
Enseignez des moyens pour éviter de se laisser envahir par des hallucinations : écouter de la
musique, participer à des activités divertissantes, faire de la lecture, apprendre à critiquer les
messages reçus, etc.
Proposez une entente thérapeutique par laquelle l’usager s’engage à demander de l’aide au
personnel lorsqu’il se sent plus préoccupé.
Renforcez l’autocritique et les perceptions réalistes.
Aidez l’usager à identifier et à prévenir les situations de stress qui précèdent l’apparition des
symptômes.
Enseignez comment reconnaître les signes précurseurs de rechute au client et à ses proches.
Expliquez l’importance de la prise régulière de la médication dans la prévention des rechutes.
Méthode LEAP :
1. Écoute réflexive des idées délirantes et des désirs et priorités de la personne. Attendre
d’avoir un lien de confiance avant d’émettre son opinion.
2. Démontrer de l’empathie pour les croyances délirantes, le désir de prouver qu’elle n’est
pas malade et le désir d’éviter le traitement.
3. Se mettre d’accord avec la personne : discuter seulement des problèmes perçus. Être
d’accord d’être en désaccord.
4. Établir un partenariat sur les buts conjointement établis.
Si la personne vous demande votre opinion → présentez vos excuses, car votre opinion pourrait différer
de ce que l’usager veut entendre, reconnaissez que vous pourriez avoir tort; acceptez qu’il y ait une
opinion différente de la vôtre; il n’y a pas de mal à cela.
Les antipsychotiques ont 3 générations : 1ère génération (typique) 2ème et 3ème génération (atypique).
Le mécanisme d’action des antipsychotiques :
→ Hypothèse dopaminergique de la schizophrénie → perturbation de l’activité de la dopamine →
taux de la dopamine augmente dans la voie mésolimbique (sx positifs) et taux de la dopamine
diminue dans la voie mésocorticale (sx négatifs et cognitifs).
→ Tous les antipsychotiques bloquent les récepteurs dopaminergiques (DA) du cerveau
(diminution des sx positifs).
→ Les antipsychotiques de 2ème et 3ème génération bloquent également les récepteurs de la
sérotonine ce qui réduit l’incidence des effets extrapyramidaux par rapport à ceux de la 1 ère
génération.
→ Le blocage de la sérotonine permet de lever l’inhibition des neurones dopaminergiques de la
voie mésocorticale.
L’efficacité clinique est similaire pour les 3 générations. Les antipsychotiques agissent mieux et
rapidement sur les sx positifs. Pour ce qui est des sx négatifs, ils prennent plus de temps à se résorber.
La clozapine semble avoir un effet sur les sx négatifs.
Les effets indésirables des antipsychotiques :
Effets extrapyramidaux : akathisie, dyskinésie tardive, dystonie et parkinsonisme.
Syndrome malin des neuroleptiques (SMN) : surtout en début de traitement, mais peut
survenir tout au long de la prise des antipsychotiques. Évolue rapidement en 24 – 72 heures →
URGENCE MÉDICALE → taux de mortalité 10 – 20%.
Agranulocytose → fortement reliée à la prise de clozapine (rx de 2ème intention).
Prise de poids et syndrome métabolique → surtout associé aux antipsychotiques atypiques
et fortement associé à une prise de poids accéléré.
Effets cardiovasculaires → modification de l’intervalle QT, arythmies, HTO, risque d’IM et AVC
(syndrome métabolique).
Effets anticholinergiques → constipation, sécheresse de la bouche, rétention urinaire, vision
floue, somnolence, diaphorèse et inhibition de l’éjaculation.
Effets endocriniens → galactorrhée, gynécomastie (élargissement bénin des glandes
mammaires chez les hommes, entraînant une augmentation du volume des seins, elle résulte
d’in déséquilibre hormonal entre les niveaux d’œstrogènes et de testostérones, où les
œstrogènes dominent), dysfonction sexuelle et aménorrhée.
Photosensibilité et changements cutanés (antipsychotiques typiques).
Les interactions avec les antipsychotiques : pamplemousse (diminution élimination de la
quétiapine et clozapine), tabagisme (arrêt ou diminution peut augmenter concentration sérique de la
clozapine et olanzapine) et caféine (augmente la concentration de l’olanzapine et clozapine en
diminuant leur élimination, ce qui augmente l’effet et la toxicité de la clozapine).
Psychothérapies → thérapie cognitivo-comportementale, approche de groupe, psychoéducation, SIM,
intervention familiale, thérapie motivationnelle, réadaptation vocationnelle et thérapie par avatar.
Évaluation en cours d’évolution → le client sera capable de…
→ de démontrer une absence de comportements judiciaires ou violents envers soi et envers les
autres;
→ d’utiliser une communication verbale appropriée;
→ d’utiliser des stratégies d’adaptation afin d’atténuer son anxiété;
→ d’engager des relations satisfaisantes avec les autres;
→ de démontrer une réduction importante des hallucinations et des idées délirantes;
→ de reconnaître une pensée et un comportement fondés sur la réalité;
→ de s’occuper de ses autosoins et d’effectuer des activités de la vie quotidienne de façon
autonome;
→ d’adhérer au traitement médicamenteux et d’en comprendre l’importance dans la réduction
des symptômes psychotiques;
→ d’utiliser des méthodes plus fonctionnelles d’adaptation et de résolution de problème;
→ de participer à la planification de son congé avec ses proches.
Les signes de rétablissement :
Prend les médicaments prescrits.
Démontre une absence d’idées suicidaires.
Exprime verbalement la maîtrise de ses hallucinations.
Détermine les évènements ou les épisodes d’anxiété accrue qui exacerbent les sx.
A recours à une personne de la famille ou autre qui accepte d’être une ressource de soutien.
Accepte la responsabilité de ses proches décisions, actions ou comportements et de ses soins.
Exprime verbalement des stratégies d’adaptation à l’anxiété, au stress et aux problèmes
éprouvés dans la communauté.
A accès à un milieu de vie sûr dans la communauté.
Utilise des ressources communautaires connues telles que des groupes de soutien, des centres
de jour et des programmes de formation professionnelle ou de réadaptation.
Antipsychotiques
halopéridol, Hadol – antipsychotique (butyrophénone) loxapine, Loxapac – antipsychotique (dibenzoxazépine)
Tx des psychoses aiguës et chroniques, agitation aiguë, Troubles psychotiques, incluant la schizophrénie → blocage
délire et crises de manie → modifie les effets de la dopamine possible de la dopamine aux sites des récepteurs
dans le SNC → effets anticholinergiques et alpha- postsynaptiques dans le SNC → ↓ signes et sx de psychose.
adrénolytiques → ↓ signes et sx de psychose. ES communs : somnolence, étourdissements, sensation de
ES communs : réactions extrapyramidaux, vision trouble, tête légère, confusion, vision trouble, hypotension.
xérophtalmie, constipation, xérostomie. EI : syndrome malin des neuroleptiques,
EI : convulsions, agranulocytose, syndrome malin des agranulocytose.
neuroleptiques.
olanzapine, Zyprexa – antipsychotique atypique, stabilisateur risperidone, Risperdal – antipsychotique atypique,
de l’humeur (thiénobenzodiazépine) stabilisateur de l’humeur (benzisoxazole)
Tx de la schizophrénie et des troubles psychotiques Tx des manifestations de la schizophrénie et des troubles
apparentés en phase aiguë ou d’entretien et de courte durée psychotiques apparentés → probablement effets antagonistes
des épisodes maniaques ou mixtes du trouble bipolaire I → sur la dopamine et la sérotonine dans le SNC → ↓ sx de
antagoniste des effets de la dopamine et de la sérotonine de psychose ou de manie bipolaire et des comportements
type 2 sur le SNC → propriétés anticholinergiques, inappropriés liés à l’agressivité ou à la psychose.
antihistaminiques et alpha1adrénolytiques → ↓ nombre ES communs : comportement agressif, étourdissements,
d’épisode de psychose et épisodes de manie associés au réactions extrapyramidales, céphalées, rêves + intenses,
trouble bipolaire. sommeil prolongé, insomnie, sédation, constipation, diarrhée,
ES communs : agitation, étourdissements, céphalées, xérostomie, nausées, ↓ libido, dysménorrhée et ménorragie,
sédation, faiblesse, amblyopie, rhinite, HTO, constipation, démangeaisons et rash, gain pondéral.
xérostomie, ↑ enzymes hépatiques, gain pondéral, EI : syndrome malin des neuroleptiques, idées
tremblements. suicidaires, agranulocytose.
EI : syndrome malin des neuroleptiques, convulsions,
idées suicidaires, agranulocytose.
quétiapine, Seroquel – antipsychotique atypique, stabiliseur clozapine, Clozaril – antipsychotique atypique
de l’humeur Tx des patients schizophrènes qui ne répondent pas aux
CO ordinaires et XR : tx d’entretien des manifestations de la antipsychotiques traditionnels ou qui ne peuvent pas les
schizophrénie, des épisodes maniaques aigus associés aux tolérer → liaison aux récepteurs dopaminergiques du SNC,
troubles bipolaires, épisodes dépressifs associés aux troubles propriétés anticholinergiques et alpha-adrénolytique, effets
bipolaires de type I et II. CO XR : tx des sx du trouble pyramidaux et réactions de dyskinésie tardive moindres que
dépressif majeur en cas d’échec du tx par les agents dans le cas des tx antipsychotiques classiques, mais risque ↑
antidépresseurs présentement approuvés, de manque d’anomalies hématologiques → ↓ du comportement
d’efficacité ou d’intolérance → antagoniste dopaminergique schizophrénique.
et sérotoninergique → également, effet antagoniste sur les ES communs : étourdissements, sédation, hypotension,
récepteurs histaminergiques H1 et les récepteurs tachycardie, constipation, salivation accrue.
alpha1adrénergiques → ↓ manifestations de psychose, de EI : syndrome malin des neuroleptiques, convulsions,
dépression et de manie aiguë. myocardite, arrêt cardiaque, TV, torsades de pointes,
ES communs : étourdissements, sédation, gain pondéral, arythmies ventriculaires, agranulocytose, leucopénie,
hyperglycémie, DLPD, hyperprolactinémie, hypothyroïdisme, embolie pulmonaire.
hypertriglycéridémie.
EI : syndrome malin des neuroleptiques, convulsions,
pancréatite, syndrome de Stevens-Johnson,
agranulocytose.
palipéridone, Invega Sustenna – antipsychotique atypique aripiprazole, Abilify – antipsychotique atypique, stabilisateur
(benzisoxazole) de l’humeur (dihydrocarbostyril)
Tx de départ et d’entretien de la schizophrénie et des Tx aigu des épisodes maniaques ou mixtes associés aux
troubles psychotiques apparentés → effet antagoniste troubles bipolaires, tx du trouble dépressif majeur,
probable sur la dopamine et la sérotonine dans le SNC, effets schizophrénie et troubles psychotiques apparentés → effet
antagonistes sur les récepteurs alpha1-adrénergiques, alpha2- qui s’exercent probablement par une activité agoniste
adrénergique et histaminiques, la palipéridone est le partielle (principalement de la molécule mère et à moindre
métabolite actif de la rispéridone → ↓ comportements degré de son principal métabolite actif) sur les récepteurs de
schizophréniques. la dopamine de type 2 (D 2) et de la sérotonine de type 1A (5-
ES communs : céphalées, étourdissements, insomnie, HT1A), combinée à un effet antagoniste qui s’exerce sur les
somnolence, réactions extrapyramidales (effets reliés à la récepteurs de la sérotonine de type 2A (5-HT 2A) → ↓
dose), dyspnée, palpitations, tachycardie (effet relié à la comportements schizophréniques, ↓ épisodes de manie
dose), douleurs abdominales. associés aux troubles bipolaires, ↓ sx associés à la
EI : syndrome malin des neuroleptiques, idées dépression.
suicidaires, convulsions, allongement de l’intervalle QT, ES communs : étourdissements, somnolence, agitation,
agranulocytose. insomnie, anxiété, réactions extrapyramidaux, constipation,
nausées, tremblements.
EI : idées suicidaires, agranulocytose, syndrome malin
des neuroleptiques.
Rx pour tx des effets extrapyramidaux
benstropine, Cogentin – antiparkinsonien clonazépam, Rivotril – anticonvulsivant
(anticholinergique) (benzodiazépine)
Tx de la maladie de Parkinson et des troubles
extrapyramidaux d’origine médicamenteuse, à
l’exception de la dyskinésie tardive → produit de
synthèse provenant de l’association des portions
actives de l’atropine et de la diphenhydramine,
blocage de l’activité cholinergique dans le SNC, en
partie responsable des sx de la maladie de Parkinson,
rétablissement de l’équilibre naturel des
neurotransmetteurs du SNC, propriétés
anticholinergiques et antihistaminiques → ↓ rigidité et
tremblements.
ES communs : vision trouble, xérophtalmie,
constipation, xérostomie.
EI : iléus paralytique.
lorazépam, Ativan diphenhydramine, Benadryl
propranolol, Indéral
LES TROUBLES DÉPRESSIFS, BIPOLAIRES ET APPARENTÉS
Les troubles de l’humeur sont des troubles psychiatriques courants qui se caractérisent par le
dérèglement des émotions → moments heureux ou difficiles prennent une ampleur démesurée à tel
point que les personnes perdent le contrôle de leur vécu émotif → par conséquent :
→ souffrance personnelle et familiale, perturbation des relations interpersonnelles et
professionnelles, coûts sociaux importants.
Les troubles dépressifs sont les premières causes d’incapacité dans le monde avec les troubles
anxieux. La prévalence chez les 15 ans et plus → 12,2%. Les femmes sont près de 2 fois plus
susceptibles d’en souffrir : troubles du sommeil et appétit, sensibilité interpersonnel et troubles GI. Les
hommes : stratégies inadaptées d’autocontrôle et de résolution de problèmes (abus d’alcool, abus de
substances, impulsivité).
Le trouble bipolaire a une prévalence, au QC, chez les 15 ans et plus → 2,2%. Il est atteint de façon
équivalente les hommes et les femmes; l’âge moyen d’apparition est entre 17 – 21 ans, mais le risque
augmente si ATCD familiaux.
Théories biologiques Théories psychosociales
Neurophysiopathologie : biologie de la dépression → le La théorie cognitive serait à l’origine de la dépression :
stress active l’amygdale qui active l’axe hypothalamo- les pensées automatiques, les distorsions cognitives
hypophyso-surrénalien. Ceux-ci font la sécrétion de (entretiennent les pensées et émotions négatives) et la
corticotrophine qui se rendent aux glandes surrénales qui triade négative de Beck → perception négative de soi,
sécrètent le cortisol. Le cortisol sérique demeure élevé et vision négative des expériences de la vie, vision
stimule le SN végétatif en augmentant les taux pessimiste de l’avenir.
d’épinéphrine et de norépinéphrine. Tout cela augmente La théorie de l’incapacité apprise → dépression
la réactivité physiologique au stress et provoque des résulterait d’une perte de sentiment de contrôle :
modifications cérébrales, dont la diminution du volume passivité, résignation, diminution des mécanismes
de l’hippocampe largement associée au stress et à la d’adaptation → perception d’instabilité (je ne me
dépression. Cette diminution de l’hippocampe pourrait remettrai jamais de mon divorce), généralisation (ma vie
expliquer des conséquences graves telles un déficit est gâchée), importance excessive (tout ce qui comptait,
cognitif et des difficultés mnésiques. c’était ma famille).
Transmission génétique : risque d’être atteint d’un La théorie du stress → dépression vs stress : lien fort.
trouble de l’humeur serait une combinaison de facteurs Le stress vécu en petite enfance influencerait sur
génétiques et environnementaux. Haut niveau de l’apparition de la dépression. Le trouble bipolaire : les
transmission génétique pour le trouble bipolaire, moins stresseurs ayant un impact sur le sommeil influencerait
haut niveau de transmission génétique pour le trouble sur l’apparition de la manie.
dépressif, mais présent tout de même → influence de
l’environnement : influenza périnatale, tabagisme chez la
mère, traumas psychologiques chez l’enfant, etc., pour le
trouble bipolaire.
Les formes de troubles dépressifs :
→ Trouble dépressif caractérisé.
→ Trouble dépressif persistant (dysthymie) → se distingue par son caractère dépressif plus léger
et chronique plutôt qu’épisodique. Durée minimum de la présence des sx : 2 ans.
Les formes de troubles bipolaires :
→ Trouble bipolaire de type 1 → au moins un épisode complet maniaque. Épisodes dépressifs ou
hypomaniaques peuvent s’être produits dans le passé.
→ Trouble bipolaire de type 2 → un ou plusieurs épisodes dépressifs caractérisés et d’au moins un
épisode hypomaniaque. N’a jamais vécu un épisode maniaque. Diagnostiquer chez les
personnes performantes et énergiques. L’hypomanie, dans ce cas-ci, n’est pas suffisant pour
causer un dysfonctionnement social et professionnel ni pour exiger une hospitalisation.
→ Trouble cyclothymique → trouble bipolaire chronique, dure au moins 2 ans, sx hypomanies et
dépressifs sont présents sans que se soit rencontré les critères complets d’un épisode
hypomaniaque et dépressif. Sx moins graves et intenses que ceux qui apparaissent dans les
épisodes de dépression et de manie → sx plus léger et ne se passe pas 2 moins sans que les sx
se manifestent.
Premièrement, faire une évaluation des facteurs de risque et une collecte de données :
ATCD personnelles? Familiaux?
Difficultés psychosociales → violence physique ou psychologique, violence conjugale, pauvreté,
isolement social.
Évènements stressants de la vie → perte (décès, séparation, emploi), évènements
traumatiques (accidents), changements de vie importants (dans les relations
interpersonnelles, dans les rôles).
Maladies chroniques.
Autres TSM ou psychiatriques.
TLU de substances.
Changements hormonaux (PP).
Condition mentale selon les critères du DSM-5.
Outils d’évaluation : QSP-9 ou échelle de manie de Young, inventaire de dépression de Beck.
Évaluation de la condition physique : sommeil? Poids? Nutrition? Capacité de concentration?
Degré d’urgence : idées suicidaires? Dangereuse pour les autres? Hétéro-agressivité?
Niveau de fonctionnement.
Deuxièmement, les problèmes pouvant être associés :
→ Dépression :
o Anxiété
o Ralentissement psychomoteur
o AVQ déficientes
o Dévalorisation et culpabilité excessive
o Fatigue
o Isolement
o Troubles du sommeil (hypersomnie)
o Risque de violence envers soi ou autrui
o Non-adhésion au traitement
→ Manie :
o Accélération psychomotrice
o AVQ déficientes
o Comportements à risque
o Désorganisation
o Isolement
o Troubles du sommeil (hyposomnie)
o Risque de violence envers soi ou autrui
o Non-adhésion au traitement
Troisièmement, les interventions infirmières :
Durant les épisodes dépressifs
o Démontrer des attitudes facilitant l’établissement d’une relation d’aide.
o Maintenir un environnement sûr.
o Aider la personne à identifier et à partager ses sentiments.
o Établir un horaire d’activités et de repos.
o Identifier les distorsions cognitives.
o Aider la personne à identifier les facteurs de stress ayant pu contribuer à son état
actuel.
o Encourager graduellement l’activité physique et de groupe.
o Identifier les forces de la personne, faites du renforcement positif.
o Évaluer le risque suicidaire.
Durant les épisodes maniaques
o Assurer un encadrement : limites fermes, cohérentes et conséquences.
o Diminuer les influences stimulantes, excitantes, bruyantes.
o Orienter l’énergie du client vers des activités constructives.
o Proposer des périodes de repos, de retrait.
o Offrir des activités physiques pour canaliser l’énergie.
o Éviter l’argumentation et la confrontation.
o Dispenser de l’enseignement (trouble bipolaire, rechutes, médication).
Quatrièmement, les signes de rétablissement :
À court terme, le client sera en mesure de :
o Exprimer l’absence d’intention suicidaire imminente.
o Proposer et adopter des stratégies d’adaptation pour éviter le retour possible des idées
suicidaires.
o Demander de l’aide si les idées suicidaires deviennent intenses.
o Présenter un soulagement partiel des sx neurovégétatifs de la dépression (p.ex.
perturbations du sommeil, modification de l’appétit, la fatigue, ralentissement
psychomoteur).
o Manifester une atténuation du comportement hyperactif symptomatique de la manie.
o Montrer une amélioration du fonctionnement cognitif et de la capacité à communiquer.
o Démontrer sa capacité à effectuer les activités de la vie quotidienne et domestique.
o Reconnaitre les signes et sx du trouble dépressif ou bipolaire, y compris les signes
avant-coureurs (précoces) qui indiquent la nécessité de demander de l’aide.
o Verbaliser sa connaissance du traitement médical et des stratégies d’autosoins
nécessaires.
o Décrire comment entrer en contact avec les personnes appropriées pour validation ou
intervention si nécessaire.
À long terme, le client sera en mesure de :
o Poursuivre les objectifs atteints à court terme.
o Adhérer aux soins, notamment au traitement pharmacologique.
o Montrer une amélioration continue des processus cognitifs et de l’énergie.
o Décrire son humeur et d’en reconnaître les changements éventuels.
o Déterminer les stresseurs psychosociaux ou physiques qui influent sur l’humeur et la
pensée.
o Énoncer des stratégies positives et aidantes pour faire face aux menaces, aux
préoccupations et aux stresseurs.
o Utiliser les techniques et les stratégies apprises pour prévenir ou diminuer les sx.
o Verbaliser des attentes réalistes pour soi et pour les autres.
o Faire appel à la famille ou à des proches comme sources de soutien.
o Améliorer son implication et son intégration sociales.
o Reprendre ses rôles familial et professionnel.
o Structurer sa vie pour y inclure les activités appropriées qui favorisent le soutien social,
qui réduisent le stress et qui facilitent l’adoption d’un mode de vie sain.
La pharmacothérapie → les antidépresseurs :
→ Inhibiteur sélectif du recaptage de la sérotonine (ISRS) (citalopram, escitalopram, fluoxétine,
sertraline, paroxétine).
→ Inhibiteur du recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) (desvenlafaxine,
duloxétine, venlafaxine).
→ Antidépresseurs atypiques : effets inhibiteurs du recaptage de la noradrénaline et de la
dopamine (bupropion) ou augmente à la fois la quantité de noradrénaline et sérotonine dans la
synapse (mirtazapine).
→ Antidépresseurs tricycliques (ATC) (amitriptyline, clomipramine) : ils peuvent agir sur la
sérotonine, noradrénaline ou autres NTs, MAIS ils potentialisent les effets de la sérotonine et de
la noradrénaline a/n du SNC et à des propriétés anticholinergiques importantes : constipation,
rétention urinaire, xérostomie, vision floue.
o Au début, par de faibles doses d’ATC pour permettre au client de supporter les effets
indésirables → soulagement de ces ES requiert quelques semaines.
→ Inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) : ils agissent sur l’enzyme responsable de
l’élimination des NTs monoaminergiques ce qui provoque une augmentation de la
noradrénaline, de la sérotonine et de la dopamine dans la fente synaptique.
Synthèse de
neurotransmetteurs Sérotonine
Les antidépresseurs par les neurones
ont pour effet présynaptiques. Noradrénaline
d’augmenter la
présence des NTs Récupération de Dopamine
dans la fente la plupart des Libération des
synaptique en neurotransmetteu neurotransmetteurs
bloquant rs par les dans la fente
neurones synaptique.
généralement le présynaptiques.
Le blocage du recaptage a pour effet d’augmenter les quantités de NTs dans la synapse et ce qui aura
pour effet de réduire le nombre de récepteurs sur la membrane postsynaptique. La modification de la
Action sur les
densité des récepteurs postsynaptiques est associée à l’effet antidépresseur.
récepteurs des
Effets secondaires des antidépresseurs : neurones
postsynaptiques.
Insomnie, somnolence, céphalées, tremblements, xérostomie, sudation, nausées,
diarrhée/constipation, fatigue, anxiété, dysfonctions sexuelles.
Soins infirmiers :
Avertir la personne du risque d’augmentation de l’agitation, de l’anxiété et des idées
suicidaires à l’initiation du traitement.
Les effets thérapeutiques peuvent se manifester de 2 – 6 semaines après le début du
traitement.
Respecter les doses recommandées.
Continuer à prendre la médication même si l’état général s’améliore.
Ne pas cesser le traitement soudainement.
Faire de l’enseignement en fonction des effets secondaires présentés.
Les électrochocs (ECT) , connue sous électroconvulsivothérapie ou sismothérapie → pour les
personnes souffrant de dépression grave résistant au traitement. Après une anesthésie générale, un
courant électrique est envoyé pendant quelques secondes a/n de la tête avec des électrodes. Ce
courant crée une convulsion de courte durée dans le cerveau : ECT provoquerait dans le cerveau les
mêmes changements que les antidépresseurs, mais de façon + rapide.
Les interventions psychosociales et psychologiques → nombreux problèmes psychologiques,
sociaux et interpersonnels accompagnent les épisodes de dépression et de manie. Par conséquent, la
psychothérapie est de plus en plus indiquée :
→ Thérapie cognitivo-comportementale.
→ Psychothérapie individuelle.
→ Thérapie cognitive basée sur la pleine conscience.
Psycho pharmacothérapie → stabiliseurs de l’humeur :
Lithium (Carbolith)
o Mécanisme d’action complexe et non complètement élucidé.
o Stabilise les récepteurs de la noradrénaline et de la dopamine.
o Augmente l’activité du GABA et diminue la réponse neurale à divers stimuli.
Fenêtre thérapeutique étroite / risque élevé de toxicité.
Taux sérique désiré : 0,6 à 1,0 mmol/L → vérifier le taux q semaine, puis q mois
lorsque la concentration sérique est atteinte.
Effets secondaires lorsqu’usage prolongé : acné, alopécie, leucocytose, prise
de poids, tremblements légers, polyurie et polydipsie légères.
L’IR, IC, déshydratation ou carence en sodium peuvent augmenter le risque
d’intoxication.
Pas administrer pour les femmes enceintes et celles qui allaitent.
o Enseignements :
Ne pas croquer ou écraser les capsules.
Effets bénéfiques après 1 – 3 semaines.
Analyses de laboratoire → lithémie → très importantes.
Continuer à prendre le médicament après l’atténuation des sx pour éviter les
rechutes.
Effets indésirables souvent transitoires.
Aviser si signes de toxicité.
Anticonvulsivants (Tegretol, Epival, Lamictal, Topamax)
o Epival → tient au fait que les sx de ce trouble s’apparentent parfois aux
caractéristiques des épisodes neurologiques associés à l’épilepsie et aux migraines →
activation des neurones GABAnergiques.
TROUBLES ANXIEUX, TOC ET TROUBLES APPARENTÉS
L’anxiété normale → mécanisme qui se déclenche chez tous les êtres vivants lorsque nous
appréhendons qu’un évènement difficile survienne.
STRESS ANXIÉTÉ
Le stress fait référence aux événements de la L’anxiété c’est l’émotion de peur ressentie par la
vie, qu’ils soient positifs ou négatifs, qui personne, le sentiment d’une menace, d’un
demandent une adaptation au corps → sécrétion danger sans qu’il soit réel → sécrétion cortisol →
cortisol → le stress disparaît en même temps persiste malgré l’élimination des stresseurs.
que les stresseurs.
p.ex. crainte d’avoir l’air ridicule lors d’un
Accumulation d’événements stressants peut examen à venir, crainte de la nouveauté en
déclencher un problème d’anxiété. arrivant dans un nouveau milieu, crainte de se
faire piquer par une abeille…
L’anxiété problématique engendre une souffrance significative, entrave de façon importante le
quotidien de la personne ou de ses proches dans différentes sphères de sa vie et est disproportionnée,
survient sans raison ou atteint une intensité au-delà du danger réel de la situation.
Fréquentes crises de panique;
Peur d’être embarrassé au point d’éviter les interactions sociales;
Inquiétudes incessantes au sujet de petites choses de la vie, de sa santé;
Le fait d’éviter des lieux ou des activités parce qu’ils déclenchent de l’anxiété panique;
Pensées intrusives répétées et des rituels répétitifs;
Incapacité à reprendre une vie normale par suite d’un traumatisme.
Réactions et MC anxiété
Stade Réaction
de Physiologiques Cognitives / perceptives Émotionnelles / comportementales
l’anxié
té
SV normaux, tension musculaire Champ visuel étendu; conscience de Sentiment de confort et de sécurité;
minimale, pupilles normales. multiples stimuli environnementaux apparence détendue, voix calme; état
Léger
et internes; pensées souvent normal de productivité;
dispersées, mais maîtrisées. comportements habituels.
SV normaux ou légèrement Alerte; champ visuel rétréci et Sentiment d’être prêt et apte à
élevés; tension; sensation de concentré; état optimal pour la affronter des défis; plein d’énergie;
malaise ou de plaisir (tendu ou résolution de problèmes et engagement dans une activité
Modéré excité). apprentissage; attention élevée. compétitive et apprentissage de
nouvelles habiletés; voix et
expression faciale intéressées ou
attentives.
Grave Réaction de lutte ou de fuite ; Champ visuel très rétréci; attention Sentiment de menace et
SNA stimulé (SV élevés, sélective; distorsion du temps (les hypersensibilité; sentiment de «
diaphorèse, mictions + choses semblent passer + vite ou + surcharge »; agitation psychomotrice;
fréquentes, diarrhée, bouche lentement); tendances de signes de dépression (semble
sèche, ↓ appétit, dilatation des dissociation; détachement; déprimé et se sent déprimé);
pupilles); muscles tendus; ↓ hypervigilance. manifestation de déni; plaintes de
audition; ↓ douleur. maux et de douleurs; agitation ou
irritabilité; besoin d’espace;
mouvements constants des yeux ou
regard fixe.
Amplification des sx décrits ci- Perception totalement dispersée ou Sentiment d’impuissance, avec perte
dessus ad relâchement du SNS; bloquée; résolution de problèmes et totale de maîtrise de soi ou de la
pâleur; ↓ PA et hypotension; pensée logique très improbables; situation; sentiment d’être fâché ou
Panique mauvaise coordination perception d’irréalité par rapport à terrifié; attitude combative ou retrait
musculaire; sensations auditives soi-même, à l’environnement ou à complet, pleurs ou fuite;
et douloureuses à leur minimum. l’évènement; dissociation fréquente. désorganisation totale; comportement
extrêmement actif ou inactif.
Principaux mécanismes de défense
Mécanisme Définition Exemple
de défense
Niveau d’adaptation élevé → perception consciente des sentiments, des idées et de leurs conséquences
Recourir à l’humour pour gérer les stresseurs de tous Personne raconte des histoires amusantes, dans
les jours. lesquelles l’interlocuteur peut s’identifier, pour
Humour
parler de sa dépendance à l’alcool ou aux drogues
et de sa guérison en cours.
Sublimation Canaliser les pensées et les sentiments non adaptés, Un jeune homme, victime d’intimidation quand il
telle l’agressivité, vers des comportements était enfant, devient policier : il a canalisé ses
socialement acceptables. sentiments de colère et d’impuissance devant
l’intimidation vers l’observation et l’application de
la loi.
Éviter délibérément de penser à des problèmes, à des Une étudiante consacre toute son énergie à ses
désirs, à des sentiments ou à des expériences pénibles travaux scolaires pour échapper à plusieurs
Répression
(contrairement au refoulement, qui est habituellement problèmes qu’elle éprouve à la maison.
inconscient).
Niveau des inhibitions mentales et de la formation de compromis → maintien hors de la conscience des idées,
sentiments, souvenirs, désirs ou craintes potentiellement menaçants
Transférer un sentiment ou une réaction envers Une mère, fâchée que sa fille adolescente réussisse
Déplacemen quelqu’un vers une autre personne moins menaçante moyennement à l’école et lui désobéisse, va au
t ou vers un objet. gym et se dépense dans une vigoureuse partie de
tennis.
Modifier involontairement les fonctions d’intégration de Le client dit se sentir détaché de son corps et
la conscience, de la mémoire, de la perception de soi, affirme le regarder d’en haut, à partir du coin de la
Dissociation
de l’environnement ou du comportement pièce.
sensorimoteur.
Repousser involontairement hors de sa conscience les En décrivant son enfance marquée par une
pensées, les expériences ou les désirs perturbants (+ agression sexuelle, le client est incapable de se
Refoulement
intense que la répression, qui est intentionnelle). rappeler plusieurs de ses premières expériences et
semble détaché de celles-ci.
Niveau de distorsion mineure de l’image → altération de l’image de soi, du corps ou des autres dans le but de réguler
l’estime de soi.
S’attribuer ou attribuer aux autres des défauts Le client est incapable de se trouver des forces ou
Dépréciation exagérés. des qualités et reconnaît seulement des défauts qui
le dévalorisent.
Niveau du désaveu → maintien hors de la conscience des facteurs de stress, des impulsions, des idées, des affects ou des
sentiments de responsabilité, et ce, qu’ils fassent ou non référence à des causes externes.
Déni Refuser inconsciemment d’admettre une réalité Le client consomme plusieurs bières sur une base
douloureuse ou une expérience subjective que les quotidienne, mais ne reconnaît pas avoir un
autres constatent. problème d’alcool.
Attribuer à une autre personne ses propres fautes, Le client s’emporte contre l’infirmière qui établit des
Projection
sentiments, impulsions ou pensées inacceptables. limites, et il l’accuse d’être fâchée contre lui.
Niveau de distorsion majeure de l’image → altération complète de l’image de soi ou des autres dans le but de protéger
l’estime de soi.
Clivage de Compartimenter des états affectifs opposés tout en Le client est incapable de nuance, il ne voit les
l’image de échouant à intégrer ses propres qualités et défauts et choses qu’en noir ou blanc.
soi ou des ceux des autres dans des images cohérentes.
autres
L’évitement, un comportement normal en réponse à l’anxiété :
L’évitement ou la fuite sont utilisés lorsque la peur nous amène à esquiver les situations
susceptibles de générer de l’anxiété.
L’évitement provoque un soulagement réel, mais temporaire. Il entretient l’anxiété.
L’objectif principal de l’évitement est de ne pas faire face à ce qui crée des émotions
déplaisantes (l’anxiété) et donc de contrôler l’anxiété.
o p.ex. refus de prendre le métro, s’isoler, consommer de l’alcool pour se sentir mieux,
etc.
L’attaque de panique n’est pas le trouble panique → elles peuvent survenir dans divers troubles
anxieux dont la phobie simple, la phobie sociale et le trouble panique.
Le trouble panique : les attaques surviennent de façon inattendue et récurrente et la
personne demeure avec une peur d’avoir d’autres attaques de panique suffisamment
importante qu’elle en modifie ses habitudes et ses comportements dans le but d’éviter une
nouvelle attaque.
L’agoraphobie est une peur et anxiété intenses de se retrouver dans certains endroits ou
environnements en raison de la crainte de subir une attaque de panique → peur et anxiété
intenses que quelque chose de terrible survienne :
Ne pas pouvoir s’échapper d’un lieu.
Ne pas pouvoir obtenir de l’aide en cas de malaise.
o p.ex. transports publics, espaces ouverts, endroits clos, foules, files
d’attente, etc.
Les phobies spécifiques → peur persistante et intense, irraisonnée ou excessive, déclenchée
par la présence réelle ou éventuelle d’un objet particulier ou d’une situation précise → la
personne subit des attaques de panique en réaction à ces situations particulières ou un choc
vagal :
Type d’animal.
Type environnemental.
Type situationnel.
Type sang-injection-blessures.
Trouble d’anxiété sociale → anxiété et détresse intenses reliées aux situations où la
personne se retrouve en société, doit intervenir devant un public, se fait observer par autrui,
etc. À ÉVITER : les thérapies de groupe.
Le trouble d’anxiété généralisé (TAG) → s’inquiète de façon chronique (+6 mois) et
exagérée au sujet de plusieurs événements mineurs (travail, santé, relations, etc.) :
Soucis sont difficilement contrôlables et disproportionnés par rapport à la réalité.
Imagine scénarios catastrophes.
Entraînent une souffrance significative et nuisent au fonctionnement (agitation,
fatigabilité, difficultés de concentration, irritabilité, perturbation du sommeil, etc.)
Le trouble obsessionnel-compulsif (TOC) :
Obsessions → pensées, impulsions ou représentations récurrentes et persistantes,
ressenties comme importunes et inappropriées, et qui entraînent une anxiété ou
souffrance importante.
Compulsions → comportement répétitifs ou actes mentaux auxquels le sujet d’adonne
pour prévenir la manifestation de l’anxiété ou pour la dissiper. Les compulsions
peuvent occuper la personne pendant plusieurs heures q jour, l’empêchant de vaquer
normalement à ses occupations.
Exemples d’obsessions et de compulsions
OBSESSIONS COMPULSIONS
Peur de la contamination. Soins d’hygiène ou hygiène des mains excessifs.
Peur d’avoir oublié quelque chose ou de faire quelque chose. Vérifications incessantes (p.ex. une porte barrée, le four
éteint).
Besoin de symétrie et d’ordre. Rangement ou classement des objets en ligne ou dans un
certain ordre, rangement continuel.
Peur de se débarrasser des choses. Accumulation et conservation d’objets même s’ils sont
inutiles.
Superstitions ou croyances particulières. Prière continuelle, calculs mentaux à répétition, évitement
des craques du trottoir pour ne pas subir un malheur.
Autres obsessions. Divers rituels visant à réduire l’anxiété tels que toucher des
objets de façon répétitive, allumer et fermer la lumière à
répétition, etc.
Les troubles concomitants : les personnes ayant un trouble anxieux courent un risque de 2 – 5 x +
élevé de développer des problèmes d’alcool ou de drogues. Chez au moins 75% des personnes
présentant à la fois un trouble anxieux s’est développé en premier.
La pharmacothérapie : les anxiolytiques de type benzodiazépines et les antidépresseurs.
Les benzodiazépines : pour tx de l’anxiété intermittent ou à court terme : Xanax, Valium, Ativan,
Serax, Restoril → risque de tolérance lors d’un usage prolongé et risque de dépendance physique et
psychologique.
EI : étourdissements, somnolence diurnes, troubles de la mémoire, réduction de la
coordination avec possibilité de chute, risque de consommation excessive, sx de sevrage à
l’arrêt brusque.
→ Noter le degré d’anxiété et de sédation (ataxie, étourdissements, troubles
d’élocution) avant le traitement et à intervalles réguliers pendant TOUTE sa durée.
→ Limiter la quantité de rx dont peut disposer le patient surtout si déprimé, suicidaire
ou ayant des ATCD de toxicomanie.
Sx de sevrage → outil d’évaluation est le CIWA-B : sevrage long et difficile → insomnie,
agitation, anxiété, irritabilité, dlrs musculaires, troubles digestifs, diminution de la
concentration, etc. semblables à ceux du sevrage alcool.
Enseignement pour l’usage d’anxiolytiques :
o Prévenir le patient que ce type de rx peut provoquer de la somnolence diurne (éviter
de conduire et de faire des activités nécessitant de la vigilance);
o Recommander de ne pas boire d’alcool ou prendre autres dépresseurs du SNC en
même temps que ces rx;
o Ne pas cesser subitement afin de prévenir les réactions de sevrage possible;
o Aviser que la consommation de la rx pendant + de 4 semaines peut entraîner des
effets négatifs sur le sommeil (ex : cauchemars, agitation…).
Les antidépresseurs : pour tx de l’anxiété à long terme : Duloxétine (ISRSN), Cipralex (ISRS),
Venlafaxine (ISRSN).
La psychothérapie : la thérapie cognitivo-comportementale → apprend au client à modifier sa
perception et ses comportements, aide à cerner ses schémas cognitifs irrationnels et à remplacer ses
pensées dysfonctionnelles par des pensées + réalistes. Distinguer pensées automatiques et
pensées adaptées.
Évaluation de la condition mentale :
Manifestations pouvant aider à préciser le constat : incapacité à se détendre; crainte
que le pire survienne; battements cardiaques marqués; nervosité; sensation d’étouffement;
tremblements des mains; transpiration; fatigabilité; irritabilité; perturbation du sommeil;
indigestion ou malaise abdominal, etc.
Porter attention aux éléments suivants : humeur/affect; estime de soi; jugement et
autocritique; idées suicidaires; idées hétéroagressives.
Troubles comorbides fréquemment associés : dépression; abus de substance; autres
troubles anxieux.
Degré d’urgence : attaque ou trouble panique; idées suicidaires.
Habitudes de vie : description d’une journée type; obsessions/compulsions; isolement social;
habitudes de consommation d’alcool, drogues, boissons énergisantes, thé, café; médication.
Facteurs de risque : hérédité, vulnérabilité biologique; abus et consommation de
substances; facteurs de stress dans la vie de la personne, environnement familial, social ou
professionnel; tempérament de la personne (faible estime de soi ou grande capacité
d’adaptation).
Constats possibles : anxiété; automutilation; capacité d’adaptation réduite; détérioration
des interactions sociales; faible estime de soi; fatigue; insomnie; isolement social; peur;
méconnaissance de sa maladie; etc.
Interventions infirmières pouvant faire l’objet de directives infirmières :
Réduire stimuli et favoriser un environnement calme → structurer l’environnement pour le
rendre – bruyant et suggérer le retrait à la chambre.
Aider à identifier et à partager ses sentiments.
Établir un horaire d’activités et de repos (préciser).
Fixer des limites aux demandes irrationnelles.
Aider la personne à se centrer sur les choses sur lesquelles elle a du pouvoir.
Aider à regarder l’avenir en se concentrant sur les aspects positifs.
Aider à se fixer des objectifs quotidiens réalistes.
Stimuler à effectuer ses AVQ.
Encourager graduellement l’activité physique et de groupe.
Encourager l’utilisation d’un journal qui fait le suivi de l’humeur.
Évaluer le risque suicidaire.
Appliquer des interventions inspirées de l’approche cognitive comportementale → aider à
identifier ses pensées automatiques, aider à faire le lien entre ses pensées, émotions et
comportements, aider à reconnaître la présence de distorsions cognitives (pensées négatives)
et leur impact sur le vécu émotif et sur l’estime de soi, dédramatiser les situations, aider à
corriger les perceptions erronées.
Dispenser de l’enseignement sur la médication, l’anxiété, la dépression.
Enseignement au client sur les stratégies de réduction de l’anxiété → techniques
d’autorelaxation progressive, la médication, les exercices de respiration lente et profonde, la
concentration sur un unique objet dans la pièce, l’écoute d’une musique apaisante ou
d’enregistrements de relaxation, le visionnement de films ou de photographies représentant la
nature, l’exercice physique, etc.
Etc.
Techniques de base pour intervenir auprès d’un patient présentant de l’anxiété à ce moment
précis :
Rester avec le patient et le rassurer afin qu’il se sente en sécurité.
Garder une attitude calme et objective, inciter le patient à se centrer sur le ici et maintenant.
Transmettre des messages brefs et utiliser des mots simples, prononcés clairement pour
expliquer ce qui se passe.
Réduire autant que possible les stimuli environnementaux.
Encourager à verbaliser ses émotions, écoute active.
Encourager à effectuer des respirations profondes.
Évaluation la pertinence de donner une rx PRN.
Une fois l’anxiété diminuée :
Explorer avec le patient les raisons qui ont pu précipiter la réaction anxieuse.
Explorer avec le patient les S&S de l’escalade de l’anxiété, ainsi que les moyens d’arrêter sa
progression.
L’aider à préciser les moyens qui lui sont utiles pour diminuer son anxiété.
Signes de rétablissements :
Reconnaître les situations et événements anxiogènes et choisir des moyens pour les prévenir
ou les gérer.
Décrire les sx et les stades d’anxiété.
Expliquer ouvertement les comportements qui soulagent l’anxiété.
Déterminer les techniques et les stratégies positives d’adaptation qui soulagent l’anxiété.
Manifester des comportements qui démontrent une réduction des sx anxieux.
D’appliquer les stratégies apprises pour réduire l’anxiété.
Etc.
LES TROUBLES DE LA PERSONNALITÉ (6%)
Les traits de personnalité sont les comportements et les modes de perception, relations
interpersonnelles et représentation de l’environnement et de soi-même qui se manifestent dans divers
contextes sociaux et personnels → quand une personne utilise des modes inflexibles et inadaptés de
résolution de problèmes et de relations interpersonnelles qui entraînent des difficultés de
fonctionnement, elle peut être considérée comme ayant un trouble de la personnalité. Ces sx
peuvent s’intensifier pendant une crise, mais le comportement inadapté continue après la résolution
de la crise.
Une proportion de 10.5% de la population générale serait atteinte d’un trouble de la
personnalité. De nombreuses personnes ne recevront jamais de dx ou de tx → taux ↑ de mortalité et
comorbidité. + grande consommation de drogues et alcool (engourdir la souffrance) → risque + ↑ de
comportement d’automutilation et suicide.
Personnalit Croyance centrale Comportemen Dysfonctionnements relationnels
é t
Groupe A : la personne manifeste des comportements bizarres ou excentriques.
Comorbidité : ils sont susceptibles d’être comorbides avec des troubles psychotiques.
Paranoïaque Les autres sont des Hypervigilance Demeure hypervigilant; reste à distance, mais a portée
ennemis potentiels. et susceptibilité d’observation.
Méfiance soupçonneuse envahissante envers les autres dont les intentions sont interprétées comme malveillantes, qui
apparaît au début de l’âge adulte et est présente dans divers contextes, comme en témoignent au moins 4 des
manifestations suivantes :
1. Le sujet s’attend sans raison suffisante à ce que les autres l’exploitent, lui nuisent ou le trompent.
2. Est préoccupé par des doutes injustifiés concernant la loyauté ou la fidélité de ses amis ou associés.
3. Est réticent à se confier à autrui en raison d’une crainte injustifiée que l’information soit utilisée de manière
perfide contre lui.
4. Discerne des significations cachées, humiliantes ou menaçantes dans des commentaires ou des événements
anodins.
5. Garde rancune (ne pas pardonner d’être blessé, insulté ou dédaigné).
6. Perçoit des attaques contre sa personne ou sa réputation, alors que ce n’est pas apparent pour les autres, et est
prompt à la contre-attaque ou réagit avec colère.
7. Met en doute de manière répétée et sans justification la fidélité de son conjoint ou de son partenaire.
Schizoïde J’ai besoin d’espace, sinon Isolement Se tient le + loin possible des autres.
je deviens désorientée.
Mode général de détachement par rapport aux relations sociales et de restriction de la variété des expressions émotionnelles
dans les rapports avec autrui, qui apparaît au début de l’âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en
témoignent au moins 4 des manifestations suivantes :
1. Il ne recherche ni n’apprécie les relations proches y compris les relations intrafamiliales.
2. Choisit presque toujours des activités solitaires.
3. N’a que peu ou pas d’intérêt pour les relations sexuelles avec d’autres personnes.
4. N’éprouve du plaisir que dans de rares activités, sinon dans aucune.
5. N’a pas d’amis proches ou de confidents, en dehors de ses parents du premier degré.
6. Semble indifférent aux éloges ou à la critique d’autrui.
7. Fait preuve de froideur, de détachement ou d’émoussement de l’affectivité.
Schizotypique Le monde et les autres Méfiance Manifeste des bizarreries et champs d’intérêt particuliers
sont étranges. conduisant à l’isolement.
Mode général de déficit social et interpersonnel marqué par une gêne aiguë et des compétences réduites dans les relations
proches, par des distorsions cognitives et perceptuelles, et par des conduites excentriques. Le trouble apparaît au début de
l’âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins 5 des manifestations suivantes :
1. Idée de référence (à l’exception des idées délirantes de référence).
2. Croyances bizarres ou pensée magique qui influencent le comportement et qui ne sont pas en rapport avec les
normes d’un sous-groupe culturel (superstition, croyance dans un don de voyance, dans la télépathie ou dans un
«sixième» sens; chez les enfants et adolescents, rêveries ou préoccupations bizarres).
3. Perceptions inhabituelles, notamment illusions corporelles.
4. Pensée et langage bizarres (p.ex. vagues, circonstanciés, métaphoriques, alambiqués ou stéréotypés).
5. Idéation méfiante ou persécutoire.
6. Inadéquation ou pauvreté des affects.
7. Comportement ou aspect bizarre, excentrique ou singulier.
8. Absence d’amis proches ou de confidents en dehors des parents du premier degré.
9. Anxiété excessive en situation sociale qui ne diminue pas quand le sujet se familiarise avec la situation et qui est
due à des craintes persécutoires plutôt qu’à un jugement négatif de soi-même.
Groupe B : la personne manifeste fréquemment un comportement à caractère théâtral, émotif et capricieux.
Comorbidité : ils sont souvent comorbides avec des troubles dépressifs ou bipolaires, certains troubles anxieux et le trouble
de stress post-traumatique.
Antisociale Les autres sont des Attaque Se montre agressive, affiche des comportements de
proies. prédation.
A. Mode général de mépris et de transgression des droits d’autrui qui survient depuis l’âge de 15 ans, comme en
témoignent au moins 3 des manifestations suivantes :
1. Incapacité de se conformer aux normes sociales qui déterminent les comportements légaux, comme l’indique la
répétition de comportements passibles d’arrestation.
2. Tendance à tromper pour un profit personnel ou par plaisir, indiquée par des mensonges répétés, l’utilisation de
pseudonymes ou des escroqueries.
3. Impulsivité ou incapacité à planifier à l’avance.
4. Irritabilité et agressivité, comme en témoigne la répétition de bagarres ou d’agressions.
5. Mépris inconsidéré pour sa sécurité ou celle d’autrui.
6. Irresponsabilité persistante, indiquée par l’incapacité répétée d’assumer un emploi stable ou d’honorer des
obligations financières.
7. Absence de remords, indiquée par le fait d’être indifférent ou de se justifier après avoir blessé, maltraité ou volé
autrui.
B. Âge au moins égal à 18 ans.
C. Manifestations d’un trouble des conduites débutant avant l’âge de 15 ans.
Limite Personne n’est assez fort Fuite ou attaque Manifeste une colère refoulée de l’imprévisibilité, une
(borderline) pour m’aider. immaturité; utilise la manipulation; fait preuve de clivage, de
«vampirisme» affectif.
Mode général d’instabilité des relations interpersonnelles, de l’image de soi et des affects avec une impulsivité marquée, qui
apparaît au début de l’âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins 5 des
manifestations suivantes :
1. Efforts effrénés pour éviter les abandons réels ou imaginés (ne pas inclure les comportements suicidaires ou
les automutilations énumérés dans le critère 5).
2. Mode de relations interpersonnelles instables et intenses caractérisées par l’alternance envers des positions
extrêmes d’idéalisation excessive et de dévalorisation.
3. Perturbation de l’identité : instabilité marquée et persistante de l’image ou de la notion de soi.
4. Impulsivité dans au moins 2 domaines potentiellement dommageables pour le sujet (dépenses, sexualité,
toxicomanie, conduite automobile dangereuse, crises de boulimie) (ne pas inclure les comportements
suicidaires ou les automutilations énumérés dans le critère 5).
5. Répétition de comportements, de gestes ou de menaces suicidaires, ou d’automutilations.
6. Instabilité affective due à une réactivité marquée de l’humeur (p.ex. dysphorie épisodique intense, irritabilité ou
anxiété durant habituellement quelques heures et rarement + de quelques jours).
7. Sentiments chroniques de vide.
8. Colères intenses et inappropriées ou difficulté à contrôler sa colère (p.ex. fréquentes manifestations de mauvaise
humeur, colère constante ou bagarres répétées).
9. Survenue transitoire dans des situations de stress, d’une idéation persécutoire ou de sx dissociatifs sévères.
Histrionique Je dois impressionner les Dramatisation Brille pour attirer l’attention.
autres.
Mode général de réponses émotionnelles excessives et de quête d’attention, qui apparaît au début de l’âge adulte et est
présent dans ces contextes divers, comme en témoignent au moins 5 des manifestations suivantes :
1. Le sujet est mal à l’aise dans les situations où il n’est pas au centre de l’attention d’autrui.
2. L’interaction avec autrui est souvent caractérisée par un comportement de séduction sexuelle inadaptée ou une
attitude provocante.
3. Expression émotionnelle superficielle et rapidement changeante.
4. Utilise régulièrement son aspect physique pour attirer l’attention sur soi.
5. Manière de parler trop subjective, mais pauvre en détails.
6. Dramatisation, théâtralisme et exagération de l’expression émotionnelle.
7. Suggestibilité, est facilement influencé par autrui ou par les circonstances.
8. Considère que ses relations sont + intimes qu’elles ne le sont en réalité.
Narcissique Je suis quelqu’un de Surestimation Est nourrie par l’admiration; va vers l’autre, mais se place au-
spécial. de soi dessus de lui.
Mode général de fantaisies ou de comportements grandioses, de besoin d’être admiré et de manque d’empathie qui
apparaissent au début de l’âge adulte et sont présents dans des contextes divers, comme en témoignent au moins 5 des
manifestations suivantes :
1. Le sujet a un sens grandiose de sa propre importance (p.ex. surestime ses réalisations et ses capacités, s’attend à
être reconnu comme supérieur sans avoir accompli quelque chose en rapport).
2. Est absorbé par des fantaisies de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté ou d’amour idéal.
3. Pense être «spécial» et unique et ne pouvoir être admis ou compris que par des institutions ou des gens spéciaux et
de haut niveau.
4. Besoin excessif d’être admiré.
5. Pense que tout lui est dû : s’attend sans raison à bénéficier d’un tx particulièrement favorable et à ce que ses désirs
soient automatiquement satisfaits.
6. Exploite l’autre dans les relations interpersonnelles : utilise autrui pour parvenir à ses propres fins.
7. Manque d’empathie : n’est pas disposé à reconnaître ou à partager les sentiments et les besoins d’autrui.
8. Envie souvent les autres, et croit que les autres l’envient.
9. Fait preuve d’attitudes et de comportements arrogants et hautains.
Groupe C : la personne manifeste un comportement anxieux et craintif.
Comorbidité : ils sont souvent liés aux troubles anxieux.
Évitante Je peux être «blessée». Évitement Approche ad se sentir mal à l’aise; à proximité, garde une
distance ou recule.
Mode général d’inhibition sociale, de sentiments de ne pas être à la hauteur et d’hypersensibilité au jugement négatif
d’autrui qui apparaît au début de l’âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins 4
manifestations suivantes :
1. Le sujet évite les activités sociales professionnelles qui impliquent des contacts importants avec autrui par crainte
d’être critiqué, désapprouvé ou rejeté.
2. Réticence à s’impliquer avec autrui à moins d’être certain d’être aimé.
3. Est réservé dans les relations intimes par crainte d’être exposé à la honte ou au ridicule.
4. Craint d’être critiqué ou rejeté dans les situations sociales.
5. Est inhibé dans les situations interpersonnelles nouvelles à cause d’un sentiment de ne pas être à la hauteur.
6. Se perçoit comme socialement incompétent, sans attrait ou inférieur aux autres.
7. Est particulièrement réticent à prendre des risques personnels ou à s’engager dans de nouvelles activités par crainte
d’éprouver de l’embarras.
Dépendante Je suis faible et sans Attachement Fusionne avec l’autre.
protection.
Besoin général et excessif d’être pris en charge qui conduit à un comportement soumis et «collant» et à une peur de la
séparation, qui apparaît au début de l’âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins 5
des manifestations suivantes :
1. Le sujet a du mal à prendre des décisions dans la vie courante sans être rassuré ou conseillé de manière excessive
par autrui.
2. A besoin que d’autres assument les responsabilités dans la plupart des domaines importants de sa vie.
3. A du mal à exprimer un désaccord avec autrui de peur de perdre son soutien ou son approbation ( ne pas tenir
compte d’une crainte réaliste de sanctions).
4. A du mal à initier des projets ou à faire des choses seul (par manque de confiance en son propre jugement ou en ses
propres capacités plutôt que par manque de motivation ou d’énergie).
5. Chercher à outrance à obtenir le soutien et l’appui d’autrui, au point de se porter volontaire pour faire des choses
désagréables.
6. Se sent mal à l’aise ou impuissant quand il est seul par crainte exagérée d’être incapable de se débrouiller.
7. Lorsqu’une relation proche se terme, cherche de manière urgente une autre relation qui puisse assurer les soins et le
soutien dont il a besoin.
8. Est préoccupé de manière irréaliste par la crainte d’être laissé à se débrouiller seul.
Obsessionnell Je ne dois jamais Perfectionnisme Va vers l’autre pour se placer au-dessus de lui, mais pas trop,
e-compulsive commettre aucune erreur. juste assez pour le dominer.
Mode général de préoccupation pour l’ordre, le perfectionnisme et le contrôle mental et interpersonnel, aux dépens d’une
souplesse, d’une ouverture et de l’efficacité, qui apparaît au début de l’âge adulte et est présent dans de contextes divers,
comme en témoignent au moins 4 des manifestations suivantes :
1. Préoccupation pour les détails, les règles, les inventaires, l’organisation ou les plans au point que le but principal de
l’activité est perdu de vue.
2. Perfectionnisme qui entrave l’achèvement des tâches (p.ex. incapacité d’achever un projet parce que des exigences
personnelles trop strictes ne sont pas remplies).
3. Dévotion excessive pour le travail et la productivité à l’exclusion des loisirs et des amitiés (sans que cela soit expliqué
par des impératifs économiques évidents).
4. Est trop consciencieux, scrupuleux et rigide sur des questions de morale, d’éthique ou de valeurs (sans que cela soit
expliqué par une appartenance religieuse ou culturelle).
5. Incapacité de jeter des objets usés ou sans utilité même si ceux-ci n’ont pas de valeur sentimentale.
6. Réticence à déléguer des tâches ou à travailler avec autrui à moins que les autres se soumettent exactement à sa
manière de faire les choses.
7. Se montre avare avec l’argent pour soi-même et les autres : l’argent est perçu comme quelque chose qui doit être
thésaurisé en vue de catastrophes futures.
8. Se montre rigide et têtu.
Les MC d’un trouble de la personnalité sont une source de souffrance et de détresse, ainsi que des
perturbations fonctionnelles et relationnelles. Le pronostic est incertain en raison de la nature
inhérente et envahissante d’un tel trouble.
Des attentes réalistes de rétablissement comprennent un engagement du client à explorer
et à évaluer ses pensées et ses comportements, particulièrement dans des situations de
stress. Le tx à long terme visant la résolution de problèmes et la restructuration cognitive est indiqué
pour ce type de client.
L’entrevue doit se réaliser dans un environnement confortable, tranquille, privé et sécuritaire.
Éviter de juger ou d’affronter le client.
Éviter de le menacer d’une intervention coercitive (isolement, restrictions) puisque cela
provoquer de l’anxiété d’abandon et lui faire perdre la maîtrise de lui-même.
Privilégier des questions ouvertes.
Lui laisser le temps nécessaire pour réfléchir à la question (+ d’une minute). S’il ne répond pas
ou éprouve de la difficulté à s’exprimer, une question fermée lui permettra de répondre +
facilement.
Les résultats escomptés :
Montrer l’absence d’idées suicidaires.
Montrer l’absence d’intention de blesser autrui.
Utiliser la médication ou la présence attentive pour réduire ses comportements impulsifs et ses
états émotionnels intenses.
S’abstenir de s’automutiler.
Nommer 2 comportements impulsifs qu’il manifeste pendant les périodes de stress.
Reconnaitre ses épisodes de distorsions cognitives (ou déformations cognitives) pendant des
périodes de stress.
Déterminer la distorsion cognitive qu’il utilise le + souvent pendant les périodes de stress.
Nommer une nouvelle méthode de résolution de problèmes.
Nommer certains types de comportement d’isolement.
Tolérer de courtes périodes d’interaction avec l’infirmière, les membres de sa famille, ses pairs.
Nommer des modèles positifs de comportement.
Formuler un énoncé dans un groupe qui vise à faciliter la socialisation.
Dx infirmiers associés au groupe :
A:
o Adaptation inefficace.
o Anxiété.
o Isolement social.
o Opérations de la pensée perturbées.
B:
o Adaptation inefficace.
o Identité personnelle perturbée.
o Faible estime de soi chronique.
o Risque d’automutilation.
o Risque de suicide.
o Risque de violence envers les autres.
o Risque de violence envers soi-même.
C:
o Adaptation inefficace.
o Anxiété.
o Faible estime de soi chronique.
o Interactions sociales déficientes.
Pratiques recommandées → accompagner la personne ayant un trouble de la personnalité :
interventions pour les personnes atteintes d’un trouble de la personnalité du groupe…
A:
o Évaluer le degré de paranoïa de la personne afin de pouvoir bien déceler tout risque
suicidaire ou d’agression.
o Fournir à la personne des stratégies de gestion des émotions et assurer un
environnement physique sécuritaire afin de réduire les probabilités que la personne
emploie des stratégies dysfonctionnelles d’adaptation pour gérer son anxiété.
o Après une crise, encourager la personne à reconnaître la pensée qui a précédé son
comportement et l’aider à changer sa perception de la situation afin d’adopter des
comportements adéquats et prévenir une future crise.
o Montrer de l’honnêteté, une ouverture et une attitude de non-intervention afin d’aider
la personne à faire confiance à l’infirmière.
o Fournir des explications et formuler des demandes claires et simples à la personne afin
de réduire son sentiment d’être menacée et contrôlée.
B:
o Évaluer l’environnement afin d’éviter les risques de danger pour la personne et pour
les autres. PRN, retirer les objets potentiellement dangereux.
o Aviser clairement la personne que les comportements perturbateurs tels que les
blessures envers elle-même ou autrui ainsi que la destruction de biens matériels ne
seront pas acceptés.
o Utiliser PRN les mesures de contention ou l’isolement en avertissant la personne au
préalable.
o Surveiller la personne à son retour de sortie temporaire afin de déceler la
consommation d’alcool ou de drogues. En cas de doute, une fouille des objets
personnels peut être faite selon le protocole de l’établissement.
o Évaluer les comportements autodestructeurs de la personne (consommation de
drogues ou d’alcool) et la diriger vers les organismes spécialisés afin d’assurer un suivi
et un tx de longue durée.
o Axer la relation d’aide sur les raisons et les émotions ressenties qui incitent la
personne à poser des gestes d’agressivité ou de passage à l’acte.
o Aviser clairement la personne de la présence de limites en lui expliquant les raisons de
celles-ci et en lui précisant qu’il ne s’agit pas de gestes punitifs.
o Reconnaitre toutes les actions de la personne visant à tester les limites ou à manipuler
l’infirmière, et ne tenir compte que des comportements d’automutilation. Dans ce cas,
l’intervention infirmière portera d’abord sur l’aspect physique de ce comportement et,
ensuite, sur la verbalisation des émotions.
o Renforcer positivement les comportements adéquats. Féliciter et reconnaitre les
efforts.
o Informer la personne des techniques d’affirmation positive de soi, comme exprimer ses
émotions, formuler positivement ses demandes et ses opinions, donner des
explications claires, poser des questions directes et chercher des solutions et des
compromis. PRN, des jeux de rôle peuvent aider à intégrer les techniques enseignées
par l’infirmière.
o Éviter de longues discussions avec la personne, car cela peut être un signe de
manipulation de sa part. Lui communiquer de l’information simple et courte.
o Insister sur le moment présent et demander à la personne d’éviter de généraliser à
partir de ses relations antérieures.
Communiquer avec une personne ayant un trouble de la personnalité limite :
o Se soucier du confort de la personne et de sa compréhension durant la séance.
o Éviter les termes ou les concepts complexes afin d’éviter que la personne se sente
incapable de participer à la séance.
o Fournir des explications simples et claires afin que la personne puisse s’engager
facilement dans le plan thérapeutique.
o Utiliser un ton semblable à celui d’une interaction sociale.
o Éviter de parler de soi, mais demeurer authentique.
o Demeurer actif dans l’échange et limiter les longs silences, la personne ayant un
trouble de la personnalité limite est soucieuse de ce que pense le thérapeute.
o Éviter les interprétations. Valider les perceptions de la personne.
o PRN, rassurer la personne.
o Éviter les jeux de pouvoir et les menaces : soigner, et non maîtriser.
o Utiliser l’humour.
o Ne pas dramatiser ni minimiser la situation.
C:
o Surveiller les signes de dépression chez la personne et intervenir de façon appropriée.
o Utiliser des mots simples et précis durant les entretiens avec la personne. Lui
demander de reformuler les instructions fournies afin de vérifier sa compréhension.
o Examiner, avec la personne, son comportement accaparant et établir en collaboration
avec elle la liste des attentes et des exigences irréalistes.
o Faire du renforcement positif sur des comportements autonomes.
o Faire preuve de fiabilité envers la personne en tenant les engagements prévus et en lui
montrant une écoute active. Si un engagement ne peut être tenu, en aviser la
personne le + rapidement possible.
o Informer clairement la famille sur l’importance de l’acquisition de comportements
indépendants chez la personne.
o Enseigner des techniques de relaxation telles que la respiration consciente, la
respiration du cœur, la méditation et la relaxation.
o Trouver, en collaboration avec la personne et tout en respectant ses goûts, des
activités physiques ou intellectuelles afin de diminuer le stress.
Quelques évaluations infirmières :
Évaluer les idées suicidaires.
Évaluer les risques d’automutilation.
Évaluer le risque d’escalade de la colère en rage et de gestes impulsifs contre d’autres personnes.
Évaluer la famille et les proches (dynamique familiale, les interactions et rôle de la personne au
sein de sa famille).
Quelques interventions infirmières :
Encourager la personne à assister aux séances de groupe.
Enseigner l’utilisation d’un journal (rédaction de ses commentaires, pensées, sentiments).
Aider la personne à reconnaître ses modes de pensées contribuant au comportement impulsif.
Enseigner des méthodes de gestion de la colère, des gestes impulsifs et de ses sentiments
intenses.
Administrer la médication: anxiolytiques, antipsychotiques.
Au besoin l’inviter à prendre une pause à sa chambre ou à la salle d’isolement et la mise sous
contentions en situation extrême.
Utiliser la méthode de résolution de problèmes en encourageant la personne à collaborer à la
rédaction du processus.
Faire participer la famille et les proches → très souvent, les clients ne sont pas conscients de la
souffrance qu’ils causent à leur famille et à leurs proches puisqu’ils ne considèrent généralement pas
les gens comme des personnes distinctes ayant des besoins personnels.
La famille a une importance capitale dans la communication thérapeutique avec le client, car celui-ci
éprouve régulièrement de la difficulté à situer les premières manifestations du problème et à envisager
toutes les solutions possibles. Des proches peuvent aider le client à cheminer vers la prise de décisions
acceptables pour lui. Le traitement est souvent plus efficace et plus rapide quand les deux parties en
cause s’engagent dans la même intervention. Il se peut que l’équipe interdisciplinaire offre des
séances de thérapie familiale.
Psycho pharmacothérapie → les interventions pharmacologiques sont axées sur les sx, peu importe
le type. Le tx pharmacologique inclut l’utilisation à court terme d’anxiolytiques (notamment les
benzodiazépines) et d’antipsychotiques pour soulager l’anxiété, l’agressivité et, dans certains cas,
l’impulsivité → les stabilisateurs de l’humeur sont utilisés afin de soulager la rage, la violence,
l’impulsivité et les sentiments de perte de maîtrise et les antidépresseurs figurent parmi les autres rx
utilisés. La psychothérapie (TCC, thérapie comportementale dialectique, thérapie individuelle, thérapie
de groupe, thérapie familiale) est importante pour aider la personne.
Signes de rétablissement :
La personne comprend que ses comportements autodestructeurs sont liés à un processus de
pensée malsain et elle reconnait l’importance d’analyser sa perception d’une situation afin de
trouver une solution de rechange positive à son comportement autodestructeur.
La personne maitrise ses impulsions autodestructrices telles que l’abus de substances quand
elle se sent bouleversée ou le désir de commettre un vol à l’étalage quand elle éprouve un
sentiment de vide, p.ex.
La personne comprend les sx qui l’ont amenée à avoir besoin d’une psychothérapie.
La personne comprend les types de sx qui indiquent un besoin de tx.
La personne est capable de recourir à un programme communautaire qui convient à ses
problèmes, p.ex. Alcooliques anonymes ou Narcotiques anonymes.
SITUATION À RISQUE : SUICIDE (4.5%)
Facteurs étiologiques
Biologiques et Psychologiques Sociologiques
environnementaux
Déficience en sérotonine; Sentiments : impuissance, Réseau social limité.
cortisol; certains gènes. désespoir, culpabilité, perte
d’estime de soi, négativisme;
possibilité de retrouver espoir.
Taux le + élevé → homme entre âge 50 – 64. Chez les femmes, entre 50 – 64 ans. Nunavut à le taux le
+ élevé du QC de suicide (177/100 000) comparé au reste du QC (13/100 000) → 3x + de suicide chez
les hommes que les femmes.
1/3 des personne avec un revenu faible → détresse psychologique élevée et 1/7 des personnes
avec revenu élevé. Milieu défavorisé → taux suicide + élevé ET enfants exposés à
abus/violence → + vulnérable au suicide.
TSM et suicide → reconnu, mais 10 – 50% aucun TSM au moment du suicide. TSM + fréquents :
dépression, trouble dysthymique, troubles anxieux, troubles bipolaires, schizophrénie. Dans
27% des suicides, ont retrouvé des opiacés (incluant héroïne et analgésiques RX) + dans 41%,
alcool présent.
3 personnes / jour décèdent d’un suicide et 9 personnes hospitalisées.
Idées suicidaires et tentatives de suicide → 11% des adolescents de 15 – 19 ans et 6% des jeunes
femmes de 20 – 34 ans mentionnent avoir eu des idées suicidaires sérieuses → presque 2 x + qu’il y a
5 ans…
Processus de la crise suicidaire :
Stress grave précipite ou déclenche l’état de crise →
Déséquilibre émotif profond et intense envahit la personne →
Tentatives répétées pour résoudre le problème et rétablir l’équilibre, sans donner les résultats
escomptés →
Ambivalence est toujours présente, avec souffrance et sentiments relié à la sensation d’être
dans une impasse :
S
Soluti
Solution
ons
Solutions
U
s
Solutions
I
Solutions
C
Suicide
I
Suicide
E
Suicide
Suici
de
rapidement et partent
pensées qui viennent
décision à se suicider,
de + en + au suicide,
Rumination → penser
Idéations suicidaires
Cristallisation → plan
seule porte de sortie
Recherche active de
Flashs suicidaires →
est terminé et clair :
pense que c’est la
mettre un plan en
envahissant, etc.
Passage à l’acte
place, devient
rapidement.
Récupération
solutions
La collecte de données → les facteurs :
Précipitan Événement de la vie qui a fait craquer la personne et qui l’amène à considérer
t l’option du suicide → séparation, perte d’emploi, etc.
Exposition à de l’adversité dans la vie, ce qui ↑ la vulnérabilité au risque suicidaire →
Prédispos
milieu socioéconomique défavorisé, faire partie d’une population à risque comme les
ant
premières nations, minorité ethnique, TSM, LGBTQ, sort de prison, etc.
Contribua Variable de la vie actuelle de la personne ou stress chronique qui exacerbe sa fragilité
nt → abus d’alcool et drogue, intimidation, isolement social, difficulté financière, etc.
Forces et ressources qui aident la personne à faire face aux difficultés de la vie tout
en diminuant sa vulnérabilité → un bon réseau social, la famille, consulter ou
Protection
ressources de santé, une bonne estime de soi, des saines habitudes, relation stable,
emploi stable, bonne adhésion à son tx, croyances religieuses, etc.
S’il y a eu une tentative antérieure, +++ à risque d’en refaire et si connu pour automutilation → s’il se
manque → suicide. On veut qu’il y ait ++++ de facteurs de protection que de facteurs prédisposants,
précipitants, contribuants.
Quelques signes de détresse :
Messages verbaux.
Isolement.
Don d’objets soudain.
Rédaction d’une lettre d’intention.
Changement de comportement.
Moins bonne hygiène.
SX dépression.
SX anxiété.
Délire de persécution.
Signes avant-coureurs → manifestations comportementales…
… chez les adultes
… chez les jeunes … chez les personnes âgées
(principalement les hommes)
Baisse des résultats Perte d’investissement ou Repli sur soi;
scolaires; surinvestissement au Refus de s’alimenter;
Hyperactivité; travail; Refus de soins;
Conflits avec l’autorité; Augmentation de la Manque de concentration;
Blessures répétitives; consommation de drogues Perte d’intérêt pour les
Prise de risques ou d’alcool; activités;
inconsidérés; Irritabilité, voire Manque de fidélité au
Isolement; comportement agressif; traitement;
Consommation de drogues Effritement dans les Plaintes somatiques
ou d’alcool; relations interpersonnelles; (céphalées, maux de
Comportement impulsif, Fatigue; ventre, etc.).
violence dirigée contre soi Insomnie;
ou les autres. Somatisation, entraînant
des consultations
médicales pour des raisons
vagues;
Perte d’intérêt pour les
activités sociales
Aussi présent chez les femmes,
mais vont + s’exprimer que les
hommes.
L’infirmière utilise l’approche orientée vers les solutions et adopte les attitudes suivantes →
être empathique et encourageante avec la personne suicidaire et ses proches :
Accueillir la personne de façon chaleureuse et respectueuse;
Encourager la personne à raconter son histoire sans porter de jugements négatifs;
Demander à la personne de donner des exemples concrets pour clarifier ses propos;
Observer et noter l’apparence physique, les comportements et les indices non verbaux;
Avoir recourt à des questions ouvertes qui encouragent la personne à décrire sa perception de
la situation;
Poser des questions précises lorsque le but est d’obtenir de l’information + pointue;
Explorer et valider avec la personne et sa famille leur compréhension de la discussion;
S’intéresser aux solutions et aux stratégies utilisées antérieurement par la personne;
Utiliser les forces identifiées afin d’accompagner la personne vers le changement → on va
nommer les forces que nous voyons!
Le vécu de la personne qui pense au suicide : SON PASSÉ → mauvaises nouvelles sur la première
page du journal, donc quand la personne parle de son passé, elle voit que les premières pages du
journal : l’impression qu’elle n’a rien vécu de bien. SON PRÉSENT → elle ne sait pas comment sortir de
sa boîte. SON FUTUR → souvent, elle ne voit rien dans son futur, il faut qu’elle voit les possibilités
d’avenir (on veut essayer de projeter la personne dans un avenir avec des objectifs!).
La personne est + grande que son/ses problèmes. Bien qu’elle soit envahie par sa souffrance, il y a des
moments pendant lesquels il y a moins de souffrance → oui, ses problèmes existent, et en même
temps, les autres belles choses, + douces, + légères, existent aussi. Elles cohabitent.
Groupes à risque suicidaire : homme, TSM (notamment troubles de l’humeur, trouble de la
personnalité, schizophrénie), dépendance (alcool, drogues, etc.), suicide dans la famille, tentatives
antérieures (notamment dans l’année précédente), trait d’impulsivité et de violence, victime de
violence pendant l’enfance (principalement sexuelle), autochtones, appartenance à la communauté
LGBTQ2+.
Évaluations :
Évaluation de la condition physique et mentale → données objectives et subjectives.
Évaluer le risque suicidaire → facteurs de risque et protection.
o Évaluer l’urgence suicidaire :
Présence d’idées suicidaires.
Durée / fréquence des idées suicidaires.
Intention.
Planification suicidaire.
Contrôle des idées.
Tension émotive et l’anxiété.
Capacité à accepter de l’aide.
Espoir en l’avenir.
o Évaluation de la dangerosité :
Létalité du moyen.
Accès au moyen.
→ utiliser le guide d’évaluation de la personne à risque suicidaire (GÉRIS) → échelles
d’évaluation standardisées : plusieurs disponibles.
L’implication des proches aidants est à favoriser dès l’évaluation → questionner les proches :
inquiétudes quant à la sécurité de la personne, propos de la personne, changements de
comportements, réseau de soutien social actuel, capacité à soutenir la personne.
Avec la collaboration de la personne suicidaire → la personne pourrait être en mesure de :
Reconnaitre des moments positifs qu’elle a vécus.
Reconnaitre des raisons pour continuer à vivre.
Améliorer l’estime de soi et le sentiment de compétence.
Participer au tx avec ses proches.
Interventions :
Assurer la sécurité →
o Établir un niveau de surveillance.
o Réduire l’accès au moyen.
o Vérifier le changement de perception de la personne face à sa situation.
o Surveiller la présence de signes avant-coureurs.
o Élaborer un plan de sécurité avec la personne.
Plan de sécurité →
o Signaux d’alarme.
o Stratégies d’adaptation en solo.
o Stratégies sociales.
o Personnes ressources.
o Ressources spécialisées.
o Moyens pour sécuriser mon environnement.
o Guide d’élaboration du plan de sécurité
Approche orientée vers les solutions
Approche Questions
Être à l’écoute de la personne et miser sur Laquelle de vos qualités serait-il utile de
ses facteurs de protection. vous rappeler en ce moment?
Passer des difficultés aux objectifs. Qu’est-ce que vous ne voudriez surtout pas
Trouver des exceptions. changer dans votre vie actuelle?
Explorer comment la personne fait face aux À quel moment vous êtes-vous senti le plus
difficultés. vivant.e?
Utiliser des questions d’échelle («sur une Si je demandais à une personne qui tient à
échelle de 0 à 10…»). vous vos qualités, que nous dirait-elle à
votre sujet?
Sur quelle réussite vous basez-vous pour
continuer d’avancer?
Directives générales auprès d’une personne à risque suicidaire :
Développer et maintenir une alliance thérapeutique.
Clarifier son rôle dès le départ (contrôle, confidentialité, implication, responsabilités, etc.).
Inviter la personne à nommer ses préoccupations, ses expériences, ses émotions au moyen
d’un dialogue ouvert, constant et exempt de jugement.
Évaluer la condition de santé mentale et repérer tout changement clinique ou de
comportements significatifs augmentant le niveau de risque de passage à l’acte.
Évaluer le risque suicidaire (préciser la fréquence) en utilisant un outil d’évaluation (ex. Guide
d’évaluation du risque suicidaire).
Déterminer la surveillance requise selon la situation clinique : discrète, étroite ou constante
(voir Protocole sur les niveaux de surveillance).
Développer avec la personne une compréhension commune de sa situation, recadrer et
clarifier les informations erronées.
Reconnaître la douleur émotionnelle et le fait que des pensées suicidaires peuvent être
compréhensibles dans les circonstances.
Proposer à la personne différents moyens de s’exprimer (préciser).
Vérifier le changement de perception de la personne face à sa situation (amélioration,
détérioration).
Créer des occasions de rétroaction continue.
Travailler avec la personne pour recréer une routine au quotidien durant l’hospitalisation.
Aviser l’infirmière si présence de signes avant-coureurs (préciser les signes avant-coureurs
propres à la personne et la cible de la directive ainsi que la modalité de transmission).
Créer l’espoir et l’optimisme en expliquant que le rétablissement est un processus réalisable.
Clarifier les attentes au regard du processus de traitement, la communication et la prise de
décision avec la personne et les proches.
Dispenser de l’éducation psychologique sur son problème de santé mentale et les traitements.
Prodiguer de l’enseignement aux proches à l’aide du Dépliant Accompagner une personne
suicidaire sans s’épuiser.
Identifier et considérer les relations significatives qui peuvent s’avérer un soutien ou
représenter une menace influant sur le niveau de risque de la personne.
Élaborer avec la personne un plan de sécurité.
Établir un lien avec les partenaires du réseau pour assurer le suivi dans la communauté.
Directives infirmières lors d’un niveau de risque suicidaire faible :
Inviter à partager sur son expérience vécue en termes de ses sentiments éprouvés, de la
reconnaissance de sa souffrance et des signes de détresse à ses débuts et des moments
critiques.
Explorer, en respectant son rythme, des stratégies adaptatives propres à la personne utilisée
par le passé qui l’ont soulagée d’émotions douloureuses et lui ont évité le passage à l’acte
(voir Aide-mémoire pour l’élaboration du plan de sécurité).
Réévaluer le niveau de risque suicidaire selon jugement clinique.
Assurer la prise en charge et la surveillance selon le niveau de risque suicidaire.
S’assurer que toute l’équipe de soins est informée des changements et que les outils de
communication ont été ajustés.
Partager les informations avec l’équipe de soins et aviser le médecin.
Miser sur ses facteurs de protection, dont ses forces personnelles, compétences et succès
réels.
Accompagner en utilisant l’approche orientée vers les solutions.
Aider à se mobiliser en planifiant l’avenir immédiat (projet simple, concret, réaliste et plaisant).
Encourager à communiquer et à demander de l’aide ou l’accompagner dans la démarche au
besoin (voir Aide-mémoire pour l’élaboration du plan de sécurité).
Diriger, au besoin, les proches vers des ressources d’aide en lien avec l’établissement ou au
Centre de prévention du suicide : 1-866-APPELLE.
Travailler l’ambivalence de la personne pour renforcer son désir de vivre et lui permettre de se
fixer un but à atteindre.
Voir à l’application, au respect et, au besoin, à l’ajustement du plan de sécurité de l’usager et
de ses proches à intervalles réguliers en amenant la personne à identifier les aspects les plus
utiles, les moins utiles ou ceux perçus comme des freins à son utilisation Aide-mémoire pour
l’élaboration du plan de sécurité.
Documenter au dossier le résultat global obtenu suite à l’utilisation d’un outil d’évaluation,
l’évolution lors d’un entretien, ainsi que les réactions de la personne.
Directives infirmières lors d’un niveau de risque suicidaire modéré : (reprend sur les
interventions pouvant faire l’objet de directives infirmières du niveau de risque suicidaire faible)
Mettre l’accent sur ses forces, ses efforts, ses progrès et succès réalisés.
Susciter l’espoir, demeurer positif et confiant dans ses capacités.
Assurer une surveillance étroite à constante (préciser) et informer la personne des motifs de
cette décision pour obtenir la collaboration.
S’assurer que toute l’équipe de soins est informée des changements et que les outils de
communication ont été ajustés.
Réévaluer le risque suicidaire chaque 24 h et PRN (préciser selon votre jugement clinique).
Retirer les objets pouvant être dangereux ou utilisés comme arme contre la personne.
Porter attention aux messages directs : « Je serais mieux mort » et indirects : « Bientôt, je ne
dérangerai plus ».
Aider la personne à prendre conscience de son désir de mettre fin à sa souffrance et non à sa
vie.
Surveiller les signes d’anxiété, de malaise et aider à retrouver un équilibre émotionnel à l’aide
de moyens de gestion du stress.
Susciter l’expression des émotions de façon appropriée (explorer des moyens pour atténuer les
sentiments de désespoir et d’impuissance).
Inviter à demander de l’aide au besoin en lui assurant notre disponibilité (identifier la personne
la plus significative).
Offrir une médication PRN si anxiété.
Voir à l’application, au respect et, au besoin, à l’ajustement du plan de sécurité de l’usager et
de ses proches à intervalles réguliers en amenant la personne à identifier les aspects les plus
utiles, les moins utiles ou ceux perçus comme des freins à son utilisation (Aide-mémoire pour
l’élaboration du plan de sécurité).
Au départ ou congé, prévoir une référence formelle et idéalement obtenir la date et l’heure
soit pour un contact de suivi avec son équipe soignante ou pour un nouveau suivi avec un
professionnel (utiliser le Dépliant Prendre congé en toute sécurité).
Informer les partenaires de la communauté qui participent à son suivi du risque suicidaire de la
personne.
Prévenir l’accès au moyen de suicide, réduire l’accès aux armes à feu et empêcher l’accès à
une dose létale de médicaments.
Directives infirmières lors d’un niveau suicidaire élevé : (reprend les interventions pouvant faire
l’objet de directives infirmières du niveau de risque léger et modéré)
Intervenir rapidement et démontrer une approche encadrante et rassurante pour la personne.
Assurer la sécurité de l’environnement et contrôler l’accès aux objets pouvant représenter un
risque (ouverture des fenêtres, produits nettoyants, pôle dans la salle de bain, crochets,
cordons électriques…).
Réévaluer le risque suicidaire à chaque quart de travail et PRN (préciser selon votre jugement
clinique).
Assurer une surveillance constante.
Appliquer une mesure de contrôle en dernier recours si présente un danger imminent
d’atteinte à sa sécurité en informant la personne des motifs de la décision et en tentant
d’obtenir son consentement.
S’assurer que toute l’équipe de soins est informée des changements et que les outils de
communication ont été ajustés.
Identifier le problème de façon précise dans le « ici/maintenant ».
Rassurer à l’effet que nous sommes en mesure de la protéger contre ses pulsions suicidaires.
Rassurer à l’effet que les idées suicidaires sont souvent circonscrites dans le temps.
Orienter vers des solutions concrètes.
Dédramatiser et recadrer les situations sources de détresse.
Explorer différents moyens afin de soulager la souffrance.
Voir à l’application, au respect et, au besoin, à l’ajustement du plan de sécurité de l’usager et
de ses proches à intervalles réguliers en amenant la personne à identifier les aspects des plus
utiles, les moins utiles ou ceux perçus comme des freins à son utilisation (Voir Aide-mémoire
pour l’élaboration du plan de sécurité) .
Planification du congé → quels sont les moyens pour sécuriser son environnement? Dans un congé
temporaire, préciser avec la personne et ses proches le moment prévu pour le retour, s’il est en retard
pour son retour, contactez l’unité/service (leur donner les coordonnées). Dans un congé définitif, il faut
que la personne ait un rendez-vous en suivi en externe! Il faut la date, l’heure, le nom du
professionnel… Il faut identifier une personne ressource responsable du suivi externe, faire parvenir à
la personne ressource toute l’information pertinente sur la situation clinique de l’usager incluant la
présence d’un risque suicidaire. AVANT LE DÉPART, réévaluer le risque suicidaire de la personne.
Appliquer les principes sous-jacents à toute interventions infirmière en prévention du
suicide :
Adopter une approche globale pour évaluer les personnes à risque de suicide et intervenir
auprès d’elles et de leurs proches.
Prendre conscience de ses propres préjugés, de ses croyances, de sa position en matière de
respect de la vie, ainsi que de ses limites personnelles.
Prendre au sérieux, EN TOUT TEMPS, les appels à l’aide.
Se préoccuper d’autrui, faire prendre d’entraide et de solidarité.
Créer une alliance thérapeutique avec les personnes en crise et leurs proches (ouverture,
respect, écoute, empathie, absence de jugement).
Faire preuve de jugement clinique.
Faire participer les proches selon leur disponibilité, au moment de l’évaluation et de
l’intervention.
Intervenir en concertation avec les membres de l’équipe interdisciplinaire.
Baser sa pratique sur les résultats probants en matière de prévention du suicide.
Intervenir auprès des proches d’une personne suicidaire :
Déterminer dans quelle mesure le soutien social existant pourrait contribuer à la gestion
générale du risque.
Informer les proches qu’ils peuvent jouer un rôle important dans le rétablissement de la
personne suicidaire, notamment en l’écoutant, en ne la jugeant pas et en reconnaissant sa
douleur, mais aussi ses forces.
Écouter activement les proches qui expriment leurs sentiments (p.ex. frustration, impuissance
et culpabilité) et leur offrir du soutien.
Informer les proches des signes à surveiller chez la personne à risque de suicide et de la
manière d’intervenir auprès de la personne à risque.
Communiquer avec les services sociaux pour les besoins en matière de soutien
professionnelle.
Recommander, le cas échant, des groupes de suivi ou de soutien.
Recommander un service d’écoute téléphonique sur le suicide auquel la personne ou ses
proches peuvent faire appel en cas de besoin ou s’ils se sentent accablés.
Réagir et intervenir en cas de suicide :
→ faire un appel à l’aide.
→ assurer MA sécurité et celles des AUTRES.
→ suivre les protocoles établis.
→ offrir des soins directs.
→ s’occuper des autres.
→ informer et soutenir la famille.
→ documenter l’incident.
→ prendre soins de soi.
Postvention :
Intervenir à la suite d’un suicide.
Prévenir d’autres suicide (le suicide peut être contagieux → peut montrer que c’est une
solution à autrui)…
Soutenir les endeuillés.
Neutraliser les effets négatifs de l’exposition au suicide.
Être vigilant vis-à-vis les personnes les + à risque.
Promouvoir santé/sécurité.
ATELIER APPROCHE SÉCURITAIRE
Colère : émotion qui peut varier en intensité → le sentiment de colère se ressent, se vit et s’exprime
différemment d’une personne à l’autre. Certaines personnes reconnaissent difficilement ce sentiment
et le manifestent plutôt que de le ressentir.
→ Signes : bouleversement intense, air renfrogné, grincement des dents, allées et venues dans
la pièce, haussement de sourcil, poing serré, énergie accrue, fatigue, repli sur soi, visage
empourpré, retenue émotionnelle excessive, ton de voix modifié (voix + basse, mots
marmonnés entre les dents, cris ou vocifération).
Agressivité : c’est une énergie, pulsion, force nécessaire à la survie → chacun en possède une
certaine dose. Permet de se défendre contre les agressions, d’affronter des obstacles, de résoudre des
problèmes, de gagner… pas forcément négative en soit.
→ Elle devient négative lorsqu’elle se manifeste sous forme d’agression et de violence :
o Agression : actes ou gestes qui ont pour conséquence de provoquer de l’inconfort ou
de la crainte quant à sa propre sécurité. Emploi de la force contre une personne sans
son consentement (gifle, pincer, attouchement…), peut être verbale, physique,
sexuelle. Pas toujours préméditée ou intentionnelle, n’est pas acceptable. Il est normal
de tenter de se protéger contre les agressions et d’assurer notre sécurité.
o Violence : notion complexe… peut s’exprimer de différentes façons. Certains
diagnostics augmentent le risque de comportements violents (troubles psychotiques
3x + ↑, les troubles affectifs majeurs 3x + et toxicomanes 9x +).
Liens possibles entre les TSM et violence
Types de facteurs Définition Exemples
Éléments qui peuvent Isolement social, TSM et sx (hallucinations, délires
Prédisposants fragiliser la personne. paranoïdes, désorganisation), trouble organique,
violence antérieure connue.
Éléments qui Consommation de substances (drogues et alcool),
augmentent la désinhibition, humeur (irritable, élevée, exaltée).
Contribuants
vulnérabilité de la
personne.
Éléments déclencheurs. Conflits avec l’entourage, contrariétés diverses
Précipitants (refus, bris, attente), la perte (d’un proche, emploi,
logement, argent…).
Pourquoi les personnes éclatent-elles? Quelques explications…
Gestions des émotions.
Injustice / refus : l’impression que leurs droits sont bafoués.
Évocation émotionnelle : la situation s’apparente et fait revivre une autre situation très
désagréable dans le passé.
Stresseurs aigus : douleur, psychose, trauma, peur intense.
Accumulation : frustrations qui se superposent (la goutte de trop).
Perte de contrôle : ces personnes sont en difficulté émotionnelle → injustice, stresseurs,
accumulation, gestion des émotions.
Prise de contrôle : ces personnes démontrent de l’abus de pouvoir → gestes délinquants,
manipulations.
Approche sécuritaire tiré de l’approche OMEGA :
→ Valeurs : respect, professionnalisme, responsabilisation et sécurité.
→ Principes :
Assurer sa sécurité
Se protéger…
… en ne faisant pas d’intervention à n’importe quel prix.
… en gardant une distance sécuritaire.
… en ayant une équipe de soutien.
… en utilisant un système de communication approprié.
… en recueillant et en échangeant de l’information.
Évaluer…
… l’environnement ou la situation de travail.
… le contexte.
… la personne.
… l’interaction.
… les forces et les limites de tous.
… elle-même.
Prévoir…
… la possibilité d’avoir besoin d’aide.
… l’intervention à effectuer.
… les risques.
… les renseignements nécessaires.
… les issues possibles.
Prendre le temps…
… d’écouter.
… d’attention l’aide demandée.
… de consulter le plan d’intervention.
… de communiquer.
Se centrer sur…
… la personne.
… son vécu.
… le contenu de son discours.
… sa sécurité.
… les collègues et les autres personnes présentes.
→ Situation de travail : élément central de la situation → le client : histoire, changement de
comportement, augmentation de la motricité… TRÈS IMPORTANT de connaître l’historique du
client : connu pour des changements de comportements? Agressivité dans le passé?
o Éléments aidants :
Aspects favorisant la protection : présence d’un collègue, endroit de retrait.
Conditions favorables à la gestion d’une crise : collègue avec une formation
OMEGA.
Facteurs facilitant l’apaisement du client : possibilité de négociation (nuance)
et arriver à une entente.
o Facteurs de risque :
Conditions pouvant amplifier la crise : incompréhension et déception.
Facteurs pouvant menacer la sécurité : arme, objet dangereux.
Aspect pouvant limiter la possibilité de gérer la crise : manque de
connaissance sur la maladie.
→ Appréciation du degré d’alerte : évaluer la personne afin d’adapter notre niveau d’alerte.
Des outils cliniques nous permettent d’évaluer le potentiel de dangerosité des patients. Ils ne
peuvent, en aucun, se substituer au jugement clinique :
Grille du potentiel de dangerosité OMÉGA :
o Buts :
Mesurer la dangerosité du comportement de la personne.
Guider le choix de l’intervention appropriée.
Avoir un langage commun entre les intervenants.
Grille DASA (Dynamic Appraisal of Situational Aggression) → grille de détection précoce du
comportement agressif imminent et à compléter à chaque quart de travail.
Pacification (1) → gestion de la situation de crise d’agressivité par une approche centrée sur le vécu
de la personne et communication empathique → « faire passer la crise en mots et non en maux ».
Comment pacifier?
Attitudes physiques
Bougez lentement, évitez les gestes brusques.
Maintenez une distance sécuritaire de base, soit 2m et plus (selon la situation).
Tenez vos mains ouvertes devant vous, à hauteur du thorax.
Placez-vous de biais, du côté de la main non habile de la personne agressive : évitez face-à-
face.
Attitudes verbales
Adoptez un ton calme.
Attirez l’attention de la personne agressive pour établir le contact.
Centrez-vous sur la personne et amorcez la pacification par une phrase d’introduction simple
et respectueuse : « Ça ne va pas? »
Ne lui demandez pas de se calmer, n’essayez pas de la raisonner, ne commentez pas ses
comportements et ne vous justifiez pas : parlez peu. Respectez les capacités émotionnelles
de la personne à ce moment.
Encouragez la personne à s’exprimer sans restriction (même si son discours peut être
dérangeant) ; elle vous percevra alors comme un témoin respectueux, et votre sécurité en
sera accrue.
Quand elle aura évacué la plus grande partie de sa tension, aidez-la à trouver une solution,
un compromis acceptable pour tout le monde, ou demandez-lui quelque chose.
À éviter lors de la pacification :
→ Attitude agressive : bras croisés, mains sur les hanches, pointer du doigt, monter le ton, etc.
→ Autres : toucher quelqu’un qui est en colère, intervenir au sujet des comportements (sauf si la
sécurité immédiate de quelqu’un est compromise), faire des demandes, poser un jugement,
tenter de raisonne la personne.
Trêve (2) → différents moyens pour réorienter / changements de sujets.
Requête Alpha (3) → mettre une demande en place.
Recadrage (4) → reposer demande initiale p.ex. retourner dans sa chambre.
Alternative (5) → donne un choix (faux choix) p.ex. retourner accompagner ou seul?
Option finale (6) → un des deux choix proposés.
Intervention physique (7) → mesure de derniers recours (seulement en situation d’agression
physique), comporte des risques de blessure pour le patient et pour l’équipe de soins, mesures
choisies (dégagement ou contrôle), interventions ne doivent pas être abusives et l’équipe doit
observer et rassurer le patient pendant et après l’intervention.
Retour post-évènement :
→ Retour à faire avec le patient et en équipe de travail.
→ Effectuer un retour sur l’évènement.
→ Identifier les facteurs précipitants ou les gains recherchés.
→ Aider à identifier et à exprimer ses sentiments.
→ Discuter des manières plus saines d’exprimer sa colère.
→ Refléter l’impact de son comportement sur son entourage.
→ Inviter à faire une réflexion par écrit pour déterminer ce qu’il aurait pu faire ou ce qu’il fera
pour éviter que cette situation se reproduise.
Approche dépendance
Atelier communication
Atelier violence conjugale
Atelier troubles de conduites alimentaires
Atelier psychiatrie légère