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TP 2023 Traitement Des Eau

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Travaux pratiques Traitement et Caractérisation

des Eaux Usées Résiduaires


LICENCE

SOMMAIRE
TP 1 : Détermination de la demande chimique en oxygène (DCO)

TP2 : Détermination de la demande biochimique en oxygène (DBO5)

TP 3 : Détermination des conditions optimales de coagulation – floculation d’une eau


résiduaire : Jar-Test

TP4 : Détermination de la matière en suspension contenue dans une eau usée

(MES)

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TP 1 : Détermination de la demande chimique en oxygène (DCO)


Introduction

La demande chimique en oxygène, notée DCO représente la quantité d’O2 consommée par
toutes les matières réductrices. Il s'agit engrande partie de matières organiques qui seront
oxydées lors de réactions enzymatiques, ou d'ionsoxydables (fer ferreux, chlorures, sulfures,
nitrites...)

Le principe de la mesure de la DCO

Pour estimer la quantité d'oxygènenécessaireà un échantillon donné pour être oxydé, la


méthodenormalisée prévoit l'adjonction de dichromate de potassium pour permettre
l'oxydation de toutes les matières organiques ou minérales susceptibles de l'être. Cette
réaction s'effectue en milieu acide et le mélange estporte àébullition en présence d'un
catalyseur (AgSO4). A l'issue de cette réaction, il suffit de titrer ledichromate restant en
solution et d'estimer, par différence, la quantité d'oxygènedemandée par la réaction.
Ce titrage est réalisé en réduisant le dichromate restant par une solution de sel de Mohr
[FeSO4, (NH4)2SO4,6H2O]. La féroïen, indicateur colore, vire du bleu au rouge lorsque cette
réaction est complète.

Remarque : Tous les composes ne sont pas oxydes lors de cette réaction, certaines
molécules complexesrestent inaltérées. Dans le cas d'un effluent urbain classique, cela
affecte peu la mesure.

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Manipulation

1. Objet

La présente méthode de référence a pour objet de décrire le mode opératoire permettant de


déterminer la demande chimique en oxygène (DCO).

2. Domaine d’application

Méthode applicable aux échantillons d’eau dont la DCO est comprise entre 30 et 700 mg/l et
dont la concentration en chlorures, exprimée en ion chlorure, est inférieure à 1000 mg/l.
Si la valeur de la DCO dépasse 700 mg/l, l’échantillon d’eau est dilué.

3. Définitions et abréviations

DCO : Demande Chimique en Oxygène : concentration en masse d’oxygène équivalente à la


quantité de dichromate consommée par les matières dissoutes et en suspension lorsqu’on
traite l’échantillon d’eau avec cet oxydant dans des conditions définies.

4. Interférence

La méthode est sensible à certaines interférences notamment aux chlorures. Des agents
réducteurs inorganiques, tels que les nitrites, sulfures et fer (II) contribuent à accroître le
résultat. Une pratique acceptable consiste à inclure la demande en oxygène de tels agents
comme partie de la valeur de la DCO globale de l’échantillon.
L’interférence des chlorures est réduite, mais pas totalement éliminée, par l’ajout de sulfate
de mercure (II) à la prise d’essai, ce qui conduit à la formation du chloromercurate (II)
soluble.
Les hydrocarbures aromatiques et la pyridine ne sont pas oxydés de façon complète.
Certaines substances organiques très volatiles peuvent échapper à l’oxydation par
évaporation.

5. Principe

Ebullition à reflux, en présence de sulfate de mercure (II), d’une prise d’essai en présence
d’une quantité connue de dichromate de potassium et d’un catalyseur à l’argent en milieu

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fortement acidifié par l’acide sulfurique, pendant une période de temps donnée durant
laquelle une partie du dichromate est réduite par les matières oxydables présentes.
Titrage de l’excès de dichromate avec une solution titrée de sulfate de fer(II) et d’ammonium
hexahydraté (sel de Mohr).
Calcul de la DCO à partir de la quantité de dichromate réduite. La DCO est la concentration,
exprimée en milligramme par litre, d’oxygène équivalente à la quantité de dichromate de
potassium consommée par les matières dissoutes et en suspension.

Note : 1 mole de dichromate (Cr2O72-) est équivalente à 1,5 mole d’oxygène.

6. Conditionnement et conservation de l’échantillon

Les échantillons pour laboratoire doivent être prélevés de préférence dans des bouteilles en
verre, des bouteilles en polyéthylène pouvant également convenir. Analyser les échantillons
dès que possible après le prélèvement.
Si l’échantillon doit être conservé avant l’analyse, ajouter 2 ml d’acide sulfurique concentré
(8.1) par litre d’échantillon et stocker à l’obscurité entre 2 et 8°C. Agiter les bouteilles
utilisées pour la conservation et s’assurer que leurs contenus sont bien homogénéisés avant
de prélever une prise d’essai pour l’analyse.
L’analyse doit s’effectuer dans les 5 jours.

7. Appareillages et matériels utilisés

7.1. Appareillage à reflux constitué d’une fiole ou d’un tube avec col de verre fritté connecté
à un réfrigérant de façon à éviter toute perte importante de matériau volatil. Le réfrigérant
peut être refroidi avec de l’eau froide ou un courant d’air froid.
Nettoyer l’appareil par ébullition à reflux en faisant un essai à blanc (10.2). Nettoyer
l’appareil utilisé pour la détermination de la DCO en rinçant avec de l’eau distillée après
chaque titrage. Ne pas utiliser de détergents.
Il est conseillé de réserver cet appareillage à la seule détermination de la DCO.

7.2 Manchon chauffant, plaque chauffante ou tout équipement chauffant permettant de


porter l’échantillon à ébullition en moins de 10 minutes. S’assurer que le dispositif utilisé ne
provoque pas de surchauffe locale

7.3 Système de titrage

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7.4. Régulateurs d’ébullition : billes de verre rugueuses, de 2 à 3 mm de diamètre, ou autres


régulateurs d’ébullition, nettoyés comme indiqué en 7.1.

7.5. Burette pour le titrage manuel : 10 ml avec une précision de 0,02 ml et conforme aux
spécifications de la norme ISO 385-1.

7.6. Matériel courant de laboratoire


Remarque : Avant toute utilisation, il est obligatoire de vérifier le bon état de l’appareillage
utilisé.
La verrerie utilisée doit être d’une propreté absolue et doit être conservée à l’abri de la
poussière. Ceci est réservé uniquement pour l’emploi pour les essais DCO.

8. Réactifs utilisés

Au cours de l'analyse, sauf indications différentes, utiliser uniquement des réactifs de qualité
analytique reconnue et de l’eau désionisée de pureté équivalente. Contrôler la qualité de
l’eau et des réactifs en effectuant des essais à blanc (voir 10.2.) et des essais témoins (voir
10.3.)

8.1. Acide sulfurique concentré (d = 1,84 g/ml).

8.2. Dichromate de potassium : solution étalon de référence (0,02 mol/l), contenant un sel
de mercure(II) : Dissoudre 80 g de sulfate de mercure (HgSO4) dans 800 ml d’eau. Ajouter
avec précaution, 100 ml d’acide sulfurique (8.1). Laisser refroidir et dissoudre 5,88 g de
dichromate de potassium pesé précisément, préalablement séché à 105°C pendant deux
heures, dans la solution. Transvaser la solution quantitativement dans une fiole jaugée et
diluer à 1000 ml. La solution est stable pendant au moins un mois.
Cette solution est disponible dans le commerce.
Remarque : Si demandé, la solution peut être préparée sans sel de mercure. Dans ce cas,
ajouter 0,4 g de sulfate de mercure(II) à la prise d’essai avant l’addition de la solution de
dichromate (8.2) en 10.1 et agiter soigneusement.

8.3. Sulfate de fer (II) et d’ammonium hexa hydraté: (sel de Mohr), solution titrée
*(NH4)2Fe(SO4)2.6H2O+ ≈ 0,12 mol/l :
Préparation : Dissoudre 47 g de sulfate de fer (II) et d’ammonium hexahydraté dans de l’eau.
Ajouter 20 ml d’acide sulfurique (8.1.), refroidir et diluer à 1000 ml.
Etalonnage : Cette solution doit être étalonnée journellement de la manière suivante :
prélever 10 ml de la solution étalon de dichromate de potassium (8.2), ajouter 15 ml de la
solution acide sulfurique-sulfate d’argent (8.4) et amener à environ 100 ml avec de l’eau

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désionisée. Faire refroidir et titrer en présence de 2 à 3 gouttes de la solution d’indicateur


ferroïne (8.7) ou par potentiométrie (10.3) avec la solution de sulfate de fer (II) et
d’ammonium hexahydraté (8.3).
La concentration, C, exprimée en moles par litre de la solution de sulfate de fer (II) et
d’ammonium hexahydraté est donnée par la formule suivante :
C = 10 * 0,02 * 6 / V
C = 1,2 / V
V est le volume, en millilitres, de solution de sulfate de fer (II) et d’ammonium consommé.
10 est le volume de la solution de dichromate de potassium en ml
0,02 est la concentration de la solution de dichromate de potassium en mol/l
6 est le facteur : 1 mole de dichromate est équivalente à 6 moles de sulfate de fer(II) et
d’ammonium hexahydraté.

8.4. Acide sulfurique-sulfate d’argent : ajouter 10 g de sulfate d’argent à 35 ml d’eau.


Ajouter, par portion, 965 ml d’acide sulfurique (d = 1.84 g/l) et laisser reposer 1 ou 2 jours
pour dissolution. La dissolution est favorisée par agitation.
Cette solution est disponible dans le commerce.

8.5. Hydrogénophtalate de potassium, solution étalon de référence *KC8H5O4+ ≈ 1,044


mmol/l : Dissoudre 0,213 g d’hydrogénophtalate de potassium préalablement séché à 105°C
pendant 2h dans de l’eau désionisée et diluer à 1000 ml dans un ballon jaugé. Cette solution à
préparer journellement a une valeur théorique de DCO de 250 mgO2/l.

8.6. Solution de sulfate de mercure : Dissoudre 200g de sulfate de mercure (HgSO4) dans
800 ml d’eau. Ajouter avec précaution, 100 ml d’acide sulfurique (8.1). Laisser refroidir et
diluer à 1000 ml.
Cette solution est disponible dans le commerce.

8.7. Solution d’indicateur à la ferroïne: Dissoudre 0,7 g de sulfate de fer(II) FeSO4.7H2O ou 1


g de sulfate de fer(II) et d’ammonium hexahydraté (NH4)2Fe(SO4)2.6H2O dans de l’eau.
Ajouter 1,50 g de phénanthroline-1,10 monohydraté C12H8N8.H2O et agiter jusque
dissolution. Diluer à 100 ml. Cette solution reste stable pendant quelques mois si elle est
conservée à l’obscurité.
Cette solution est disponible dans le commerce.

9. Préparation de l’échantillon

Agiter les flacons et s’assurer que leur contenu est bien homogénéisé avant de prélever la prise
d’essai ou d’effectuer les dilutions éventuelles.

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Pour la détermination de ce paramètre dans le cadre du calcul de la taxe sur les eaux de rejet en
région wallonne, l’analyse se réalise sur l’échantillon décanté 2 heures.

[Link] opératoire

10.1. Détermination

. Transvaser 10 ml de l’échantillon pour l’analyse (dilué, si nécessaire) dans la fiole de


l’appareil à reflux (7.1).
. Ajouter 10 ml de solution de dichromate de potassium (8.2) et quelques régulateurs
d’ébullition (7.4) à la prise d’essai et homogénéiser soigneusement.
. Ajouter lentement et avec précaution 15 ml d’acide sulfurique-sulfate d’argent (8.4)
en agitant prudemment le tube.
. Si le mélange vire immédiatement du jaune au vert clair, il faut recommencer en
diluant l’échantillon.
. S’il apparaît un précipité blanc, l’échantillon contient beaucoup de chlorures et il faut
recommencer l’échantillon en ajoutant avant la solution acide sulfurique-sulfate d’argent
(8.4), une quantité suffisante de sulfate de mercure (8.6) jusqu'à disparition du précipité (pas
plus de 5ml). On ajoute la même quantité de la solution de sulfate de mercure dans le blanc
(10.2).
. Placer le tube dans le bloc chauffant, relier le réfrigérant au tube et porter à 148°C
(± 3°C) pendant 110 min.

Si le mélange a viré au vert clair après l’étape de chauffage, il faudra également


recommencer et effectuer une dilution de l’échantillon.
• Laisser refroidir et laver la paroi interne du réfrigérant avec de l’eau désionisée en
recueillant les eaux de lavage dans le tube.
• Débrancher le réfrigérant du tube, compléter à environ 100 ml avec de l’eau désionisée et
refroidir à température ambiante.
• Titrer l’excès de dichromate avec la solution de sulfate de fer (II) et d’ammonium (8.3) en
présence d’une ou deux gouttes de solution d’indicateur à la ferroïne (8.7) ou par
potentiométrie (10.3).
• Remarque : Bien que la quantité de ferroïne ne soit pas critique, elle doit demeurer aussi
constante que possible. Noter comme point de virage le changement brusque de couleur du
bleu-vert au brun-rouge, même si le bleu-vert réapparaît au bout de quelques minutes.

Attention. : Le mélange réactionnel doit bouillir doucement, sans soubresauts. Des


soubresauts indiquent une surchauffe locale, ce qui peut conduire à des résultats erronés. Ils

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peuvent être dus à un chauffage trop intense ou à des granules régulateurs d’ébullition
inefficaces.
Effectuer deux essais par échantillon et réaliser un 3ème essai si le biais est supérieur à 5% .

10.2. Essai à blanc

Effectuer deux essais à blanc parallèlement à la détermination, en suivant le même mode


opératoire que pour l’essai, mais en remplaçant la prise d’essai par 10 ml d’eau désionisée.
Contrôler la qualité de l’eau en effectuant des essais à blanc et des essais parallèles
identiques sans aucune ébullition et, par ailleurs, exactement comme spécifié. Relever la
consommation en sulfate de fer(II) et d’ammonium (8.3) dans les deux cas. La différence de
volume consommé ne doit pas être de plus de 0,5 ml en général et 0,2 ml pour la
détermination de DCO inférieur à 100 mg/l.

[Link]

La demande chimique en oxygène DCO, exprimée en mgO2/l est donnée par la formule
suivante :

C est la concentration exprimée en moles par litre de la solution de sulfate de fer (II) et
d’ammonium calculée selon 8.3.
V0 est le volume, en ml, de la prise d’essai avant dilution éventuelle
V1 est le volume, en ml, de la solution de sulfate de fer (II) et d’ammonium (8.3) pour l’essai
à blanc
V2 est le volume, en ml, de la solution de sulfate de fer (II) et d’ammonium (8.3), utilisé pour
la détermination
8000 est la masse molaire, en milligrammes par litre, de 1/2 O2.
Exprimer le résultat au mg/l le plus proche. Les valeurs inférieures à 30 mg/l doivent être
notées « <30 mg/l »

12. Avertissement

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La méthode implique la manipulation et l’ébullition de solutions fortes d’acide


sulfurique et de dichromate. Des vêtements de protection, des gants et une protection de la
face sont nécessaires. Dans les cas d’éclaboussures, un lavage abondant immédiat avec de
l’eau claire constitue le remède le plus simple et le plus efficace.
L’ajout d’acide sulfurique concentré à l’eau doit toujours être effectué avec
précaution et en agitant doucement le contenu des flacons.
Des précautions sont nécessaires pour la préparation et la manipulation de solutions
contenant du sulfate d’argent et du sulfate de mercure(II) car ils sont toxiques.
Les réactifs utilisés contiennent des sels de mercure, d’argent et de chrome. Les
réactifs utilisés doivent être manipulés ou traités avant leur rejet, conformément aux
réglementations nationales ou locales (voir également la norme ISO 5790 Annexe B).

13. Rapport d’essai

Le rapport doit contenir au minimum :


. Une référence à la présente méthode ;
. L'identification complète de l’échantillon ;
. Les précisions relatives au traitement préalable auquel l'échantillon a éventuellement été
soumis ;
. Les résultats du dosage conformément au point 11 ;
. Les détails opératoires non prévus dans la présente méthode, ainsi que tout facteur ayant pu
affecter les résultats.

14. Référence

ISO 6060 :1989 – Qualité de l’eau – Détermination de la demande chimique en oxygène


NBN T 91-052 – Echantillonnage des eaux – Recommandations générales pour la conservation et la
manipulation des échantillons

Mesure de la DCO par le Permanganate

Le test rapide au permanganate KMnO4 ne permet pas vraiment une mesure de la DCO mais
plutôt devérifier dans quelle fourchette de valeur elle se situe.
La manipulation consiste à injecter 3mL de permanganate de potassium (N/80) dans une
éprouvettecontenant 10mL d'échantillon. Le permanganate est naturellement d'une forte
teinte violette. Si cette couleurdisparait en moins de trois minutes, rajouter une dose de 3mL

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de permanganate et attendre a nouveau 3minutes. Si la couleur disparait à nouveau,


réinstaller une nouvelle dose et continuer jusqu'à ce que lacouleur reste persistante plus de
3 minutes. Le nombre de dose de permanganate utilisée correspond à un"niveau" qui, par
une échelle de référence donne une valeur approximative.
Cette technique est une technique rapide "de terrain" et n'est pas normalisée.
Ainsi teste notre échantillon de sortie de station était de niveau 1 (une seule dose utilisée =
bonne qualité).

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TP2 : Détermination de la demande biochimique en oxygène (DBO5)

Introduction :

La demande biochimique en oxygène ou DBO5est la quantité de cet élément consommé


par les micro-organismes présents dans l'effluent pour assurer la dégradation des matières
biodégradables en 5 jours, à 20 °[Link] définition, la DBO5 est incluse dans la DCO (et son taux
devrait nécessairement lui êtreinferieur). Elle est représentative de la capacité d'un milieu à
s'auto-épurer.
Les deux chiffres (DCO et DBO) sont des indicateurs du taux de pollution d'un milieu.

Principe :

La mesure de la DBO5 dépendra de l'activité des micro-organismes présents dans l'eau à


analyser.

Manipulation

1. Objet et domaine d’application

La manipulation a pour objet la description d’une méthode de détermination de la demande


biochimique en oxygène des eaux.

2. Définitions et abréviations

DBO: Demande Biochimique en Oxygène : concentration en masse d’oxygène équivalente à


la quantité d’oxygène, exprimée en milligramme, qui est consommée dans les conditions de

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l’essai (incubation durant cinq jours, à 20 °C à l’obscurité) par certaines matières présentes
dans 1 litre d’eau, notamment pour assurer leur dégradation par voie biologique.

3. Principe

Préparation d’une solution obtenue par dilution de l’échantillon à l’aide d’une eau de
dilution apportant un ensemencement. Incubation pendant cinq jours à l’obscurité dans une
enceinte réglée à 20 °C ± 1°C.

Mesure de la quantité d’oxygène consommée : Méthode oxymétrique (Annexe1) ;

Mesurer la concentration en oxygène : Méthode de Winkler (Annexe 2) ;

Mesure de la différence de pression : Méthode manométrique (Annexe3).

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TP 3 : Détermination des conditions optimales de coagulation –


floculation d’une eau résiduaire (Jar-Test)

1- Rappel
L’eau est composée généralement de :

Solide en suspension ;
Particules colloïdales (moins de 1 MICRON) ;
Substances dissoutes.

Les particules colloïdalesportent habituellement une charge négative qui empêche les
particules de s’agglomérer. L’intensité des forces de répulsion se mesure expérimentalement
par le potentiel Zêta.

Le processus de coagulation –floculation facilite l’élimination des solides en suspension et


des particules colloïdales. On l’utilise dans l’étape d’une séparation solide-liquide :
clarification, flottation ou filtration.

La coagulation est la déstabilisation de particules colloïdales par addition d’un réactif


chimique appelé coagulant.

La floculation est l’agglomération de particules déstabilisées en microfloc et ensuite en


flocons plus volumineux que l’on appelle flocs. On peut rajouter un autre réactif appelé
floculant ou adjuvant de floculation pour faciliter la formation de flocs.
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Agents de coagulation et de floculation les plus courants

Coagulants :

 Chlorure ferrique : Il donne dans les eaux de pH 6 un précipité volumineux de


Fe(OH)3.
 Sulfate d’alumine (Al2(SO4)3) : il est actif entre ph 5,5 et 7,4 .

Les facteurs qui peuvent améliorer la coagulation floculation sont

o Le gradient de vitesse ;
o Le temps ;
o Le pH .
Le temps et le gradient de vitesse sont importants pour augmenter la probabilité de
choc entre les particules.

2 – Principe :

Il s’agit de faire décanter le plus rapidement possible des particules qui trouble l’eau et mettent
un temps infini à décanter sans traitement ; on parle de particules colloïdales.
Le principe est donc de neutraliser les charges de surface des colloïdes dans un premier temps
avec un coagulant afin de supprimer les mouvements oscillatoires permanant de ces particules.
C’est ces interactions / répulsions entre elles qui les empêchent de décanter. Le coagulant est un
cation métallique ; ici on utilisera l’ion ferreux. Dans un second temps, il s’agit de les faire
décanter rapidement. Pour cela on utilise un floculant qui agglomère les particules. Leurs
masses ainsi augmentent et leurs vitesses de sédimentation également.

3 - But de l’expérience:
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On déterminera les concentrations optimales de coagulant et floculant pour le traitement


des eaux résiduaires. On étudiera également la durée de décantation en fonction des
traitements ainsi que la vitesse d’agitation optimale.

Le Jar-test est une manipulation visant à déterminer, sur un échantillon donné, l'efficacité
comparée d'un coagulant en fonction des doses injectées. Nous en déduirons la dose optimale
nécessaire au traitement et le pH auquel son action est la plus efficace.

Matériels :

 Fiole jaugée (1,000 mL) ;


 Balance analytique ;
 Coagulants ;
 Agitateur magnétique ;
 Machine d'agitation à six palettes ayant une vitesse variable de 0 à 100 tours par
minute (RPM) ;
 Béchers (1000 ml) ;
 Pipettes (10 ml) ;
 Chronomètre ;
 turbidimètre et tubes échantillons.

Première partie

Sur une série d'échantillons du même produit, nous injectons une dose variable de
[Link] coagulants utilisés sont le Sulfate d'aluminium Al2(SO4)3, groupe 1 et le
chlorure ferrique (Fecl3) pour le groupe 2qui sont injectés dans un échantillon de Lixiviat.
Après mélange, coagulation et décantation; la turbidité dusurnageant est mesurée au

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turbidimè[Link] dose optimale de coagulant est celle grâce à laquelle le surnageant est le
plus limpide.

L'échantillon 1 est un échantillon sans coagulant pour comparer l'action de celui-ci sur les
autres. Suite à l'injection, les échantillons sont soumis à une agitation rapide (150 t/min.)
afin de favoriserla coagulation par le mélange.

Agitation à 150 tr/min. Pendant 3 minutes, puis agitation lente pendant 15 minutes à
40 tr/min. Cette vitesse plus lente évite de casser les flocs déjà formés tout en
permettant un mélange pour favoriser leur polymérisation.

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Après 30 minutes de décantation, le surnageant de chaque échantillon est récupéré


et mesuré au turbidimètre. Une mesure est obtenue sur une échelle en NTU.

Résultats et discussions :

1. Enregistrer une description du floc dans chaque bécher en foction du


temps après l'addition des produits chimiques, Noter aussi l'aspect
trouble ou clair de l'eau, et la couleur de l'eau et du floc.

2. Déterminer quelle dose de coagulant a le meilleur temps de floculation et


le plus de floc déposées. Cela vous donnera la dose de coagulant
optimal.

Un échantillon trouble indique une mauvaise coagulation. L'eau coagulée


correctement contient des particules de floc qui sont bien formés et dense ;
l’apparence de l’ensemble est claire.

3. Tester la turbidité de l'eau dans chaque bécher à l'aide d'un turbidimètre.

Pipter l’eau de la partie supérieure du premièr bécher et placer le dans un


tube à essai, faire en sorte que les bulles d'air ne sont pas présentes dans
l'échantillon. Soigneusement essuyer l'extérieur du tube. Placer le tube de
l'échantillon dans un turbidimètre étalonné et lire la turbidité. Répétez
l'opération pour les autres béchers. L'échantillon moins turbide doit
correspondre à la dose de coagulant optimal choisi dans l'étape 2.
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4. Tracer les courbes de la turbidité en foction des diferentes


concentrations de sulfate d’alumine et de chlorure férriques.

5. Noter aussi le volume des boues produit pour chaque bécher.

Deuxième partie
Dans une série d'échantillons nous injectons une même dose de coagulant. Nous
utiliserons les résultats de la manipulation précédente : le meilleur résultat ayant été
observé dose optimale de sulfate d'aluminium.
Afin d'étudier l'influence du pH sur la décantation, nous avons corrigé le pH de
chaque échantillon afin d'avoir un pH différent sur chacun.

Résultats et discussions :

1. Enregistrer une description du floc dans chaque bécher en fonction du


temps après l'addition des produits chimiques, Noter aussi l'aspect
trouble ou clair de l'eau, et la couleur de l'eau et du floc.

2. Déterminer quelle est le Ph optimal.

3. Tester la turbidité de l'eau dans chaque bécher à l'aide d'un turbidimètre.

4. Tracer les courbes de la turbidité en foction de pH

5. Noter aussi le volume des boues produit pour chaque bécher.

6. Conclusion.

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TP4 : Détermination de la matière en suspension contenue dans une eau usée

(MES)

Les Matières en Suspension Totale: La teneur et la composition minérale ou


organique des matières en suspension dans les eaux sont très variables. Elles sont mesurées
en amont et en aval des stations d’épurations afin d’établir la qualité et le niveau d’efficacité
des procédés utilisés et d’ajuster le dosage des agents chimiques appliqués.

Les analyses des MEST permettent de connaître la quantité de matière non dissoutes,
qu’elles soient organiques ou minérales, présentes dans un échantillon.

Deux techniques sont actuellement utilisées pour la détermination des matières en


suspension : la séparation par filtration directe ou centrifugation.

La méthode par filtration est réservée aux eaux qui sont dilué ou qui contiennent de faible
charge polluante en termes de matières en suspension, cette technique est basée sur un
prélèvement d’un volume d’eau usée et le passer à travers un filtre à membrane filtrante
puis sécher avec le dépôt retenu dans un four à 103-105 °C. Les MES qui se déposent au font
du filtre représentent la pollution non dissoute.

La centrifugation est réservée aux eaux trop chargé en matière en suspension pour être
filtrées dans de bonnes conditions, ou cas où la durée de la filtration dépasse environ une
heure, pour les deux techniques il reste à respecter les conditions opératoires pour pouvoir
aboutir à de bons résultats.

Les matières en suspensiondésignent l’ensemble des matières insolubles dans l’eau :


sable, boues, argile, débris de roches, matière organique…L’intérêt de l’analyse est de
caractériser les boues pour optimiser leur manipulations et leur valorisations (filtre presse,
épandage…).

Les matières volatiles en suspensionsont utilisées pour déterminer la part de matière


organique (volatile à 550°C) présente dans les MES permettant d’estimer la stabilité des
boues, c’est à dire leur capacités à ne pas fermenter.

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Manipulation :

But :
Le but de cette manipulation est la détermination de la qualité d’une eau
polluéeselon les normes de rejet en calculant de la MES d cette dernière.

Principe :

Filtration d’un volume d’eaux (brutes ou traitées) puis dépôt du filtre en fibre de
verre sur une coupelle pesée vide avec le filtre. On pèse enfin l’ensemble après
séchage : oncalcul les MES.

Matériels et réactifs utilisés :

 Eau polluée.
 Membrane filtrante
 Eprouvette de 20ml
 Etuve à 105°c
 Balance

Mode Opératoire :

Au cours de la manipulation, on a requis à plusieurs étapes :

Etape 1 :

Dans une éprouvette étalonnée on a prélevé 20ml d’eau usée diluée, et peser
la membrane filtrante à vide, soit m1 trouvée

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Etape 2 :

On homogénéise l’échantillon d’eau usée, et on commence la filtration.

Etape 3 :

On récupère le filtre avec le retenu et on le sèche à 105°c au four pour


éliminer toute humidité.

Etape 4 :

Après séchage on pèse la membrane à nouveau soit m2 trouvée.

Résultats et calcul :

 Les résultats sont présentés par le calcul suivant :

MES= (m2-m1) / V

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