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CHAPITRES THÉMATIQUE
اﻟﻠﻐـــﺔ اﻟﻌـــﺮﺑﻴـــﺔ
I - Scène du bain maure.
- La dispute de la mère avec la voisine.
- L’école coranique.
III - Le récit de la perte de Zineb.
- Fête pour les retrouvailles de Zineb.
- Les malheurs d’Aïcha.
IV
- Le récit d’Abdallah.
- Les malheurs d’Aïcha.
V
- Joies et maladies de l’enfant.
اﻟﺘـﺎرﻳﺦ واﻟﺠﻐـﺮاﻓﻴــﺎ
VI - Préparatifs de l’Achoura.
- Préparatifs de l’Achoura à la mosquée.
- Préparatifs de l’Achoura à la maison.
VII - Préparatifs de l’Achoura dans la rue(le souk, le coiffeur).
- Les jouets.
- Le déroulement de la fête à la maison et à l’école.
- Le développement culturel de l’enfant.
- Au souk des bijoux.
VIII
- Les tristes événements (dispute du père avec le «délal», la maladie de
l’enfant, le drame d’Aïcha).
- Ruine du père et son voyage pour chercher du travail.
IX - Maladie de l’enfant.
- Visite du marabout.
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اﻟﺘــﺮﺑﻴــﺔ اﺳﻼﻣﻴــﺔ
Schéma narratif :
- Situation initiale : Le narrateur vit avec ses parents. Rien ne perturbe sa vie heureuse. Cette
phase occupe une place importante dans le récit (Ch. I jusqu’au Ch. VIII). L’ampleur de cette
étape traduit la félicité dans laquelle baigne le petit enfant. D’ailleurs, il est plongé dans un
monde merveilleux.
- Elément perturbateur : Ce qui trouble cette félicité c’est la ruine du père qui a perdu son
capital.
- Péripéties : Le voyage du père à la campagne, où il exerce un travail pénible a¿n de pouvoir
amasser de l’argent nécessaire pour se rétablir dans son atelier. (Ch. VIII, IX, X, XI). Le congé
accordé au petit qui ne va pas à l’école coranique à cause de sa faiblesse. La tristesse de la
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- Les coutumes.
- Les traditions.
- Le sentiment.
- Le voisinage.
- La solidarité.
- La vie conjugale.
- L’image du père et de la mère.
Le style de l’auteur : Tonalité, manière d’écrire, particularités.
- Tonalité ou registre littéraire : Tantôt ironique, tantôt comique, tantôt pathétique.
- Registre de langue ou registre verbal : Tantôt soutenu, recherché, tantôt dialectal recourant
à l’onomastique arabe pour exprimer une notion.
- Particularité de l’écriture : Ecriture musicale, capable de bercer les enfants, narration de
sentiments nobles, tels la générosité ; narration des secrets des doctrines, de la connaissance
de Dieu, de la mémoire…
Français
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اﻟﺘﺮﺑﻴﺔ اﺳﻼﻣﻴﺔ
- La condition sociale de la femme marocaine des années 20 ne remet-elle pas en cause une
société patriarcale ?
- Sur quelles valeurs se fonde la société marocaine de l’époque ?
- Quelle éducation des enfants entre enseignement coranique archaïque et stérile et parents
analphabètes ?
- Peut-on parler de prestige moral du père tel que celui-ci est décrit dans l’œuvre ?
- Quelle image et quelle culture de la société marocaine est véhiculées dans l’œuvre?
- L’œuvre possède-t-elle une portée esthétique, didactique et éthique ?
Résumé de l’œuvre
CHAPITRES RÉSUMÉ
اﻟﻠﻐـــﺔ اﻟﻌـــﺮﺑﻴـــﺔ
- Le narrateur adulte livre des réÀexions sur sa situation actuelle d’être solitaire.
- L’enfant de six ans à la recherche d’un moineau pour en faire un compagnon.
- La description de l’espace de la maison et de son atmosphère fantastique.
- La solitude de l’enfant.
- L’école coranique.
I
- Les récits d’Abdellah l’épicier.
- La description de l’espace infernal et merveilleux du bain maure.
- La boîte à merveilles et la vision surréaliste de l’enfant.
- La dispute de la mère avec la voisine.
- Les plaintes de la mère à l’arrivée du père.
اﻟﺘـﺎرﻳﺦ واﻟﺠﻐـﺮاﻓﻴــﺎ
- La visite au Mausolée Sidi boughaleb.
II
- La description d’une matinée prototypique à la maison.
- Rapports de voisinage entre les femmes.
- Une séance au Msid et la baguette de cognassier.
- La lampe à pétrole.
III
- La disparition de Zineb.
- Les retrouvailles de Zineb et le repas organisé par Rahma pour les pauvres.
- La visite chez Lalla Aicha et la description de sa maison et de ses malheurs.
- Les jeux d’enfants.
- La description du portrait de la chouafa Kenza.
IV
- Le récit par la mère de Moulay Arbi, le mari de Lalla Aicha, et de son
associé Abdelkader.
- Le récit d’Abdellah, l’épicer, et de ses histoires merveilleuses par le père.
- Le récit de la faillite de Moulay Arbi et des sacri¿ces de son épouse Lalla
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Aicha.
- La mort de Sidi Mohamed ben Taher, le coiffeur, et la scène des pleureuses
V
et de leurs chants.
- La maladie de l’enfant.
- Le chat de Zineb.
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اﻟﺘــﺮﺑﻴــﺔ اﺳﻼﻣﻴــﺔ
- L’achat des tambourins, des bendirs, et des tambours par les femmes, et
les jouets pour les enfants.
VII
- Chez Abderrahman le coiffeur.
- La célébration de la fête de la Achoura au Msid de très bonne heure.
اﻟﻠﻐـــﺔ اﻟﻌـــﺮﺑﻴـــﺔ
- L’enfant au lit.
- La faillite du père et le malheur de l’enfant et de la mère.
- La décision du père d’aller gagner son pain ailleurs.
- Le voyage du père et la solitude absolue de l’enfant et de la mère.
IX
- La valeur morale du père.
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اﻟﺘﺮﺑﻴﺔ اﺳﻼﻣﻴﺔ
MODULE 2 ANTIGONE
Généralités :
- Titre de l’œuvre : Antigone.
- Nom de l’auteur : Jean Anouilh.
- Date de rédaction : 1942.
- Date de représentation : 1944.
- Genre de l’œuvre : tragédie moderne.
- Informations sur l’auteur : Jean Anouilh écrivain français (né en 1910 à Bordeaux, mort en 1987).
Après des études de droit, il débute dans la publicité puis décide de se consacrer au théâtre. Il a écrit
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beaucoup d’œuvres entre autres : L’Hermine (1932), Mandarine (1933), Le Voyageur sans bagage
(1937), Antigone (1942, une tragédie moderne, et une réécriture de l’Antigone de Sophocle)…
Le texte :
Les circonstances de l’histoire :
- Le contexte historique de l’écriture d’Antigone : La pièce Antigone est écrite en 1942 mais elle
n’est jouée pour la première fois qu’en 1944, année qui fut la dernière de l’occupation mais aussi la
plus sombre pour la France. Les un ont vu dans Antigone une apologie du gouvernement de Vichy
à cause de l’allusion de Créon dans la pièce « il faut pourtant qu’il y en ait qui mènent la barque ».
Pour les autres la pièce exaltait l’opposition à un pouvoir tyrannique en même temps que le devoir
de désobéissance, et faisant l’éloge des résistants. Or, la pièce n’est pas vraiment engagée sur un
terrain politique, disent les critiques, mais plutôt sur un terrain philosophique et moral. Il s’agit d’un
conÀit universel qui oppose deux morales, celle du « oui », pragmatique et matérialiste, acceptant
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la médiocrité de la vie telle qu’elle est, sachant qu’il n’y a rien d’autre à faire ; et celle du « non »,
idéaliste et avide d’absolu, refusant la mesquinerie de la réalité et les compromissions.
- Epoque de l’action : Temps modernes.
- Espace de l’action : Un palais, décor neutre.
- Durée de l’action : L’action commence à l’aube et se termine dans la matinée.
Personnages :
Personnages principaux :
- Antigone : Sœur d’Ismène et ¿ancée de Hémon, ¿ls du roi. De physique ingrat, maigre et noiraude,
Antigone est une jeune personne seule et renfermée, passionnée de la vie, sensuelle, rebelle,
entêtée, orgueilleuse, incompréhensible, fragile, enfant, idéaliste, veut tout ou rien.
- Créon : Le roi et l’oncle des deux sœurs. De l’homme ¿n et raf¿né qu’il était, Créon est maintenant
un homme âgé et robuste, solitaire, honnête, loin d’être une brute, mais pour qui le métier du roi
est une besognes et le roi un ouvrier, il est donc un homme pragmatique, voir même tyrannique
quand il faut l’être.
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اﻟﺘــﺮﺑﻴــﺔ اﺳﻼﻣﻴــﺔ
et fait apparaître sa vraie nature. Son acte ne s’appuie ni sur le respect du sacré, ni sur la
¿délité à la piété ¿liale. Elle décide de dire non au bonheur et à la vie parce qu’elle voit son
idéal d’absolu se dégrader devant une vie de compromissions et de lâchetés. La mort est
lui est préférable à la perte de sa pureté et de son enfance éternelle. Mais devant le fait
accompli, la mort, Antigone a peur, elle donne raison à Créon, ne sait plus pourquoi elle va
mourir et se rend compte et comprend seulement en ce moment là combien c’était simple
de vivre. Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard, dit Louis Aragon. Ces moments
où Antigone se rétracte et se sent seule à jamais sont les moments les plus marquants de la
pièce en rapport avec ceux de sa conscience de l’absurdité de ses actes. Peut-être, c’est là
la leçon de morale pour tous les idéalistes révoltés.
La structure :
- Le prologue : Jouant une double fonction d’exposition et de programmation, il se place au
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début d’une pièce tragique et constitue l’une des conventions du théâtre tragique.
La première phase de l’action :Les scènes d’Antigone avec la nourrice, avec Ismène, avec Hémon.
Antigone « se déclare » en violant une loi humaine (décret du roi) pour respecter, prétend-elle,
une loi divine, celle du devoir d’enterrer un mort, en l’occurrence son frère Polynice.
- Le nœud : L’arrivée du garde qui fait part au roi que son décret a été violé.
- Les péripéties :
• Le chœur et le moment de la crise : Le chœur, par une longue tirade souligne la crise et en
pro¿te pour expliquer ce qui est la tragédie.
• Le duel de l’oncle et de la nièce : La scène illustre cette forte opposition rendue dans
notre pièce par la confrontation des lois écrites, civiles et sociales, et les lois non écrites,
morales et individuelles, conÀit où chacun des protagonistes réclame des devoirs rendus
inconciliables, attitude qui peut être considéré comme une sorte de démesure. Mais la scène
fait par également de l’évolution étrange d’Antigone.
• La sentence de Créon et la solitude d’Antigone.
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اﻟﺘﺮﺑﻴﺔ اﺳﻼﻣﻴﺔ
Les principaux thèmes et les principales idées de l’auteur :
Principaux thèmes :
- Destin.
- Fatalité.
- Politique.
- Bonheur.
- Tragédie.
- Idéalisme.
- Enfance et pureté.
- Absurde.
اﻟﻠﻐـــﺔ اﻟﻌـــﺮﺑﻴـــﺔ
- Mythe.
Principales idées de l’auteur :
- ConÀit de deux morales inconciliables celle du « oui » qui consiste à accepter la vie telle qu’elle est,
morale pragmatique qui met les lois humaines et écrites au-dessus des lois morales et non écrites
et la morale du « non » qui fait table rase de tout, morale idéaliste qui met la pureté au-dessus de
toute compromission.
- La faute d’un homme de politique est de se constituer à l’égard de son peuple un fonctionnaire
automate, signe d’un pouvoir stérile ; et la faute d’une jeunesse révoltée et rebelle est de s’accrocher
à un idéal d’absolu.
- Les actes des pragmatistes aussi bien que les actes des idéalistes ne sont que des actes absurdes,
vidés de leur sens, La sagesse est nulle part.
Le style :
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- Ton familier.
- Mélanges des registres.
- Richesse en images poétiques.
Les centres d’intérêt:
Sujets de réflexion suscités par la lecture :
Vivre dans un monde de lâchetés et de compromissions et rester pur sont-ils conciliables ?
Les lois de la cité sont-elles au dessus des lois morales ?
Peut-on parler aujourd’hui des valeurs, qu’elles soient humaines ou éthiques ?
Résumé de la pièce :
Antigone rentre chez elle, à l’aube, après une escapade nocturne. Elle est surprise par sa nourrice
qui lui adresse des reproches. L’héroïne doit affronter les questions de sa nounou. Le dialogue donne
lieu à un quiproquo. La nourrice prodigue des conseils domestiques tandis qu’Antigone évoque son
escapade avec beaucoup de mystère.
La nourrice sort et Ismène, la sœur d’Antigone, dissuade cette dernière d’enfreindre l’ordre de Créon
Français
et d’ensevelir le corps de Polynice. Ismène exhorte sa sœur à la prudence («Il est plus fort que nous,
Antigone, il est le roi»). Antigone refuse ces conseils de sagesse. Elle n’entend pas devenir raisonnable.
Antigone se retrouve à nouveau seule avec sa nourrice. Elle cherche à surmonter ses doutes et
demande à sa nourrice de la rassurer.
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اﻟﺘــﺮﺑﻴــﺔ اﺳﻼﻣﻴــﺔ
Antigone souhaite s’expliquer avec son ¿ancé Hémon. Elle lui demande de lui pardonner pour leur
dispute de la veille. Les deux amoureux rêvent alors d’un bonheur improbable. Sûre d’être aimée,
Antigone est rassurée. Elle demande cependant à Hémon de garder le silence et lui annonce qu’elle
ne pourra jamais l’épouser.
Ismène revient en scène et implore sa sœur de renoncer à son projet.
Antigone annonce qu’il est trop tard, car elle a déjà bravé l’ordre de Créon et accompli son geste.
Les gardes ne veulent pas croire qu’elle est la nièce du roi, et la traitent avec brutalité.
Le garde annonce au roi la tentative d’Antigone d’enterrer son frère.
Créon et Antigone restent seuls sur scène. C’est le grand face à face entre le roi et Antigone. Le roi
essaie de la dissuader mais Antigone refuse d’entendre raison.
اﻟﻠﻐـــﺔ اﻟﻌـــﺮﺑﻴـــﺔ
Les deux protagonistes dévoilent leur personnalité et leurs motivations inconciliables. Créon justi¿e
les obligations liées à son rôle d’homme d’état. Antigone semble sourde à ses arguments.
Ismène, la sœur d’Antigone entre en scène et se range aux côtés d’Antigone et elle est prête à
mettre elle aussi sa vie en jeu.
Hémon vient lui aussi supplier son père d’épargner Antigone, puis il s’enfuit.
Antigone reste seule avec un garde. Il se révèle bien mesquin, et ne sait parler que de grade et de
promotion. Il est incapable d’offrir le moindre réconfort à Antigone.
Le messager entre en scène et annonce à Créon et au public la mort d’Antigone et la mort de son
¿ls Hémon. Et c’est le chœur qui annonce le suicide d’Eurydice, la femme de Créon.
Schéma du mythe d’Antigone et de la famille des Labdacides :
Ménoecée
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اﻟﺘﺮﺑﻴﺔ اﺳﻼﻣﻴﺔ
MODULE 3 L E D E R N I E R J O U R D ' U N CO N DA M N É
Généralités :
- Titre : Le Dernier Jour d’un Condamné.
- Nom de l’auteur : Victor Hugo.
- Date de publication: Publié en 1829.
- Genre : Roman à thèse (Le roman à thèse est un roman qui se sert d’une histoire comme prétexte
pour exposer des idées ou pour défendre ou refuser une thèse ce qui fait de lui un genre argumentatif
il se rapproche en cela du conte philosophique.)
- Information sur l’auteur : Victor Hugo, écrivain, dramaturge, poète et homme politique français,
اﻟﻠﻐـــﺔ اﻟﻌـــﺮﺑﻴـــﺔ
(né le 26 février 1802 à Besançon, mort le 22 mai 1885, à Paris). Il est considéré comme l’un des
plus importants écrivains romantiques de langue française, son engagement et son œuvre ont fait
de lui un personnage illustre.
- Il a écrit beaucoup d’œuvres entre autres : Le Dernier Jour d’un Condamné (1829, roman a thèse
qui défend l’abolition de la peine de mort), Notre-Dame de Paris (1831), Claude Gueux (1834), Les
Misérables (1862)…
Le texte :
Les circonstances de l’histoire :
- Espaces de l’action : Les prisons de Paris : Bicêtre, la Conciergerie et l’Hôtel de Ville.
- Durée de l’action : Six semaines.
Les personnages :
- Le condamné : on ne sait pas quel crime il a commis. Il n’est pas perçu comme un monstre ; il vit
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atrocement l’attente de son exécution. Il est jeune, sain et fort. Il a une bonne éducation. Il aime sa
¿lle Marie et il est très préoccupé pour son avenir.
- Marie : ¿lle du condamné, elle a trois ans ; son père l’aime beaucoup. Elle ne reconnait plus son
père et croit qu’il est mort.
- La femme et La mère du condamné : Elles ne sont pas décrites ; mais elles sont citées en référence
à la souffrance, à la peine indirecte que l’on fait subir aux membres de la famille du condamné à mort.
- Les représentants de la société : juges, magistrats, directeur de la prison représentent la société.
- Le prêtre : Il est détaché dans ses rencontres avec le condamné. il dit de façon machinale ce qu’il
dit habituellement aux condamnés.
- Les geôliers : Quelques uns sont gentils avec le condamné et d’autres ne le sont pas.
- La foule : Elle est cruelle, elle assiste à une exécution capitale comme à un spectacle.
La structure de l’œuvre :
Schéma narratif :
- Situation initiale : Le personnage menait une vie heureuse avec sa famille, sa ¿lle Marie, sa femme
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اﻟﺘــﺮﺑﻴــﺔ اﺳﻼﻣﻴــﺔ
Thèmes:
- La peine de mort.
- La peur.
- La haine.
- La religion.
- La violence contre les prisonniers.
- L’injustice.
- La justice.
Le style de l’auteur :
- Tonalité ou registre littéraire: Tantôt pathétique, tantôt tragique, tantôt lyrique.
- Registre de langue: Soutenu, recherché. Emploi de l’argot.
Les centres d’intérêt :
اﻟﺘـﺎرﻳﺦ واﻟﺠﻐـﺮاﻓﻴــﺎ
CHAPITRES RÉSUMÉ
I - Depuis six semaines, le condamné à mort vit avec l’idée de la mort.
II - Le narrateur raconte le souvenir de son procès et de sa condamnation à mort.
III - Le condamné accepte le verdict car rien ne le retient à la vie.
IV - Le condamné est transféré à Bicêtre. Il décrit cette prison.
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اﻟﺘﺮﺑﻴﺔ اﺳﻼﻣﻴﺔ
- Le narrateur se demande quel intérêt peut-il tirer en sauvant d’autres
VII
têtes alors qu’il ne peut sauver la sienne.
- Le jeune condamné compte le temps qui lui reste à vivre. Six semaines dont
VIII
il a déjà passé cinq ou même six. Il ne lui reste plus beaucoup de temps.
- Notre prisonnier vient de faire son testament. Il pense aux personnes qu’il
IX laisse derrière lui : sa mère, sa femme et sa petite ¿lle Marie pour laquelle
il s’inquiète beaucoup.
- Le condamné nous décrit son cachot qui n’a même pas de fenêtres. Il décrit
X aussi le long corridor longé par des cachots réservés aux forçats alors que les
trois premiers cabanons sont réservés aux condamnés à la peine de mort.
اﻟﻠﻐـــﺔ اﻟﻌـــﺮﺑﻴـــﺔ
- Le narrateur décrit les murs de sa cellule pleins d’inscriptions, traces laissées
XI
par d’autres prisonniers. L’image de l’échafaud sur le mur le perturbe.
- Le prisonnier reprend sa lecture des inscriptions murales. Il découvre les
XII
noms de criminels qui ont déjà séjourné dans cette cellule.
- Le narrateur se rappelle du départ des forçats au bagne de Toulon. Il
rapporte cet événement comme un vrai spectacle en trois actes : la visite
XIII
médicale, la visite des geôliers et le ferrage. Il raconte le traitement inhumain
réservé à ces condamnés. À la ¿n du spectacle, il s’évanouit.
- Quand il revient à lui, il se trouve dans l’in¿rmerie. D’une fenêtre, il peut
XIV observer les forçats partir tristement sous la pluie au bagne de Toulon. Il
préfère plutôt la mort que les travaux forcés.
- Le prisonnier est dans sa cellule. Il avait senti un peu de liberté dans
اﻟﺘـﺎرﻳﺦ واﻟﺠﻐـﺮاﻓﻴــﺎ
XV
l’in¿rmerie, mais il est repris par l’idée de la mort, il pense à s’évader.
- Le narrateur se rappelle de ces quelques heures de liberté à l’in¿rmerie.
XVI Il se souvient de cette jeune ¿lle qu’il a entendue chanter de sa vois pure,
veloutée une chanson en argot.
- Il pense encore à s’évader. Il s’imagine déjà hors de la prison dans le port
XVII pour s’embarquer vers l’Angleterre, mais un gendarme vient lui demander
son passeport : le rêve est brisé.
- Il est six heures du matin. Le guichetier entre dans le cachot. Il demande
XVIII
au condamné ce qu’il désire manger.
- Le directeur de la prison vient en personne voir le condamné. Il se montre
XIX
doux et gentil. Le jeune comprend que son heure est arrivée.
- Le narrateur pense à son geôlier, à la prison qu’il trouve partout autour de
XX
lui, dans les murs, dans les guichetiers…
- Le condamné reçoit deux visites. D’abord celle du prêtre et puis celle de
Français
l’huissier. Ce dernier vient lui annoncer que le pourvoi est rejeté et que son
XXI
exécution aura lieu le jour même en place de Grève. Il reviendra le chercher
dans une heure.
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اﻟﺘــﺮﺑﻴــﺔ اﺳﻼﻣﻴــﺔ
- Il est dix heures. Le condamné plaint sa petite ¿lle qui restera sans père.
XXVI
Elle sera peut-êtrerepoussée, haïe à cause de lui.
XXVII - Le narrateur se demande comment on meurt sur l’échafaud.
XXVIII - Le narrateur se rappelle avoir déjà vu monter une guillotine sur la place de Grève.
- Le jeune détenu pense à cette grâce qui ne vient toujours pas. Il estime
XXIX maintenant que les galères seraient une meilleure solution en attendant
qu’un jour arrive la grâce.
- Le prêtre revient voir le condamné qui n’apprécie pas sa présence. Ce prêtre
XXX
parle machinalement et semble peu touché par la souffrance du prisonnier.
- Le narrateur est surpris de voir un homme prendre les mesures de la
XXXI
cellule. La prison va être rénovée dans six mois.
اﻟﺘـﺎرﻳﺦ واﻟﺠﻐـﺮاﻓﻴــﺎ
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اﻟﺘﺮﺑﻴﺔ اﺳﻼﻣﻴﺔ
- Le jeune détenu pense au roi. C’est de lui que viendrait la grâce tant
XL
attendue. Sa vie dépend d’une signature. Il espère toujours.
- Le condamné se met dans la tête l’idée qu’il va bientôt mourir. Il demande
XLI
un prêtre pour se confesser, un cruci¿x à baiser.
- Il essaye de dormir un moment. C’est son dernier sommeil. Il fait un
XLII
cauchemar et se réveille frémissant.
- Marie vient rendre visite à son père. Ce dernier est choqué devant sa ¿lle
XLIII qui ne le reconnaît pas. Elle croit que son père est mort. Le jeune condamné
perd tout espoir.
اﻟﻠﻐـــﺔ اﻟﻌـــﺮﺑﻴـــﺔ
- Il reste une heure au condamné. La visite de sa ¿lle l’a poussé dans le
XLIV
désespoir.
- Il pense au peuple qui viendra assister au « spectacle » de son exécution.
XLV Il se dit que parmi ce public enthousiaste, il y a peut-être des têtes qui le
suivront, sans le savoir, dans sa destination.
- La petite Marie vient de partir. Le père se demande s’il a le temps de lui
XLVI
écrire quelques pages. Il cherche à se justi¿er aux yeux de sa ¿lle.-
- Le condamné est dans une cellule de l’hôtel de ville. À trois heures, on
vient l’avertir qu’il est temps. Le bourreau et ses deux valets lui coupent
XLVIII les cheveux et le col de sa chemise avant de lui lier les mains. Le convoi
se dirige ensuite vers la place de Grève devant une foule de curieux qui
attendent l’exécution.
اﻟﺘـﺎرﻳﺦ واﻟﺠﻐـﺮاﻓﻴــﺎ
- Le condamné demande sa grâce à cette personne qu’il croyait juge,
commissaire ou magistrat. Il demande, par pitié, qu’on lui donne cinq
XLIX minutes pour attendre la grâce. Mais le juge et le bourreau sortent de la
cellule. Il reste seul avec le gendarme. Il espère encore, mais on vient le
chercher…Il est QUATRE HEURES.
Français
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Modèles
d'examens
régionaux
d u b a c c a l a u ré a t
2016
اﻟﺘﺮﺑﻴﺔ اﺳﻼﻣﻴﺔ
1/3 اﻟﺼﻔﺤﺔ اﻻﻣﺘﺤﺎن اﻟﺠﻬﻮي اﻟﻤﻮﺣﺪ ﻟﻨﻴﻞ ﺷﻬﺎدة اﻟﺒﺎﻛﺎﻟﻮرﻳﺎ á«Hô¨ŸG áμ∏ªŸG
tagldit n lmavrib
ﺳﺎﻋﺘﺎن ﻣﺪة اﻧﺠﺎز 2016 دورة ﻳﻮﻧﻴﻮ
/ ع ﺗﻚ/ آداب ﺟﻤﻴﻊ اﻟﺸﻌﺐ
4 ف ﺗﻂ اﻟﻤﻌﺎﻣﻞ á«æWƒdG á«HÎdG IQGRh
3 إﻗﺘﺼﺎد اﻟﻔﺮﻧﺴﻴﺔ: اﻟﻤﺎدة tamawast nusgmi anamur
اﻷﻛﺎدميﻴﺔ اﻟﺠﻬﻮﻳﺔ ﻟﻠﱰﺑﻴﺔ واﻟﺘﻜﻮﻳﻦ
اﻟﺴﻨﺔ ا?وﻟﻰ ﺟﻬﺔ اﻟﺪار اﻟﺒﻴﻀﺎء اﻟﻜﺒﺮى ﻟﺠﻬﺔ اﻟﺪار اﻟﺒﻴﻀﺎء اﻟﻜﱪى
Texte :
C’est pour ce moment redouté que j’avais gardé mon courage. J’ai fait trois pas, et j’ai
paru sur le seuil du guichet.
Le voilà ! Le voilà ! A crié la foule. Il sort, en¿n !
Et les plus près de moi battaient des mains. Si fort qu’on aime un roi, ce serait moins de fête.
اﻟﻠﻐـــﺔ اﻟﻌـــﺮﺑﻴـــﺔ
C’était une charrette ordinaire, avec un cheval étique, et un charretier en sarrau bleu à
dessin rouges, comme ceux des maraîchers des environs de Bicêtre.
Le gros homme en chapeau à trois cornes est monté le premier.
Bonjour, monsieur Samson ! criaient les enfants pendus à des grilles : Un valet l’a suivi
Bravo, Mardi ! ont crié de nouveau les enfants. Ils se sont assis tous deux sur la banquette
de devant . . .
C’était mon tour : j’ai monté d’une allure assez ferme
Il va bien, a dit une femme à côté des gendarmes.
Cet atroce éloge m’a donné du courtage. Le prêtre est venu se placer auprés de moi.
On m’avait assis sur la banquette de derrière, le dos tourné au cheval. J’ai frémi de cette
dernière attention. Ils mettent de l’humanité là-dedans.
J’ai voulu regarder autour de moi : gendarmes devant, gendarmes derrière, puis de la
اﻟﺘـﺎرﻳﺦ واﻟﺠﻐـﺮاﻓﻴــﺎ
foule, de la foule et de la foule : une mer de têtes sur la place.
Un piquet de gendarmerie à cheval m’attendait à la porte de la grille du Palais.
L’of¿cer a donné l’ordre. La charrette et son cortège se sont mis en mouvement, comme
poussés en avant par un hurlement de la populace.
On a franchi la grille. Au moment où la charrette a tourné vers le pont au change, la
place a éclaté en bruits, du payé aux toits, et les ponts et les quais ont répondu à faire un
tremblement de terre.
C’est là que le piquet qui attendait s’est rallié à l’escorte.
- Chapeau bas ! Chapeau bas ! Criaient mille bouches ensemble. Comme pour le roi.
Alors j’ai ri horriblement aussi, moi, et j’ai dit au prêtre :
Eux les chapeaux, moi la tête.
On allait au pas.
Le quai aux Fleurs embaumait ; c’est jour de marché. Les marchandes ont quitté leurs
bouquets pour moi.
Français
Vis-à-vis, un peu avant la tour carrée qui fait le coin du Palais, il y a des cabarets dont
les entresols étaient pleins de spectateurs heureux de leurs belles places, surtout des
[Link] journée doit être bonne pour les cabaretiers.
On louait des tables, des chainses, des échafaudages, des charrettes. Tout pliait de
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اﻟﺘــﺮﺑﻴــﺔ اﺳﻼﻣﻴــﺔ
2/3 اﻟﺼﻔﺤﺔ
a- « On louait des tables, des chaises, des échafaudages, des charrettes . » (0.5 ptx2)
b- « Chapeaux bas comme le roi. »
8- Le jour de l’exécution ressemble à une fête ou à un spectacle. (0.25 ptx4)
- Citez quatre indices qui le montrent.
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