0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
50 vues4 pages

Schroed

Transféré par

Maurice
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
50 vues4 pages

Schroed

Transféré par

Maurice
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CMI, Université de Provence Agrégation de Mathématiques

Année 07-08 Option Calcul scientifique et modélisation

Equation de Schrödinger, Applications


Texte de Claudia NEGULESCU

En 1923 L. de Broglie émit l’hypothèse que les particules matérielles, tout comme les
photons, ont un comportement à la fois ondulatoire et corpusculaire (principe de dualité
onde-particule). On associe à une particule d’énergie E et d’impulsion p une onde de
pulsation ω = 2πν et de vecteur d’onde k, donnés par

E = hν = ~ω
p = ~k ,
où ~ = h/2π est défini à partir de la constante de Planck h. La longueur d’onde associée
à la particule est alors
2π h
λ= = .
|k| |p|
L’état quantique (ondulatoire) d’une particule (électron, proton, etc.) est caractérisé par
la fonction d’onde ψ(t, x). L’évolution de cette fonction d’onde est donnée par l’équation
de Schrödinger
∂ ~2
i~ ψ(t, x) = − ∆x ψ(t, x) + V (t, x)ψ(t, x) ,
∂t 2m
où m est la masse de la particule, V son énergie potentielle (la particule se trouvant dans
un champ de potentiel) et i2 = −1. On interprète |ψ(t, x)|2 dx, comme la probabilité
de trouver la particule à l’instant t dans le volume dx autour de x. Pour un système à
une particule, la probabilité totale de trouver la particule n’importe où dans l’espace à
l’instant t, est égale à 1 Z
|ψ(t, x)|2 dx = 1 , ∀t .
R3

Particule libre
Considérons une particule d’énergie potentielle nulle V ≡ 0 (soumise à aucune force, donc
libre). L’équation de Schrödinger devient
∂ ~2
(1) i~ ψ(t, x) = − ∆ψ(t, x) .
∂t 2m
Ce cas est intéressant, car l’équation de Schrödinger (1) a une solution explicite analy-
tique.
La théorie des semi-groupes permet de déduire le théorème suivant:
Théorème 1 Soit f ∈ S(R3 ). Alors il existe une unique solution ψ du problème (1),
telle que ψ ∈ C 1 (R, S(R3 )) et
2
 i~ ∂ ψ(t, x) = − ~ ∆ψ(t, x) ,

∂t 2m

ψ(0) = f .

On a ||ψ(t)||L2(Ω) = ||f ||L2(Ω) pour tout t ≥ 0.

Remarque 1 L’espace S(Rn ) est l’espace des fonctions à décroissance rapide :

S(Rn ) := {u ∈ C ∞ (Rn ) / supx∈Rn |xβ D α u(x)| < ∞ , ∀(α, β) ∈ R2n } .

En utilisant une transformée de Fourier partielle, définie par


1
Z
(F u)(t, k) := 3/2
u(t, x)e−ik·x dx ,
(2π) R3

lorsque u ∈ S, on peut donner l’expression de ψ en fonction de f et prouver la continuité


de la solution par rapport à la donnée initiale. On a
1 −1
 ~
−i 2m k2 t

ψ(t, x) = f (x) ∗ F e .
(2π)3/2

Résolution numérique dans le cas stationnaire 1D


Lorsque le potentiel est non-nul, l’équation de Schrödinger n’a plus (dans la plupart des
cas) une solution analytique et on a recours à la résolution numérique. Dans cette partie
on s’intéressera au cas où le potentiel est indépendant du temps. Dans ce cas précis il
est possible de séparer les variables d’espace et de temps, ce qui conduit à rechercher des
solutions de la forme
ψ(t, x) = ϕ(x)χ(t) .
En insérant cet Ansatz dans l’équation de Schrödinger, on trouve que
E
(2) χ(t) = Ae−i ~ t , A ∈ R,

et ϕ est solution de l’équation de Schrödinger stationnaire

~2 ′′
(3) − ϕ (x) + V (x)ϕ(x) = Eϕ(x) .
2m
On a noté par E l’énergie totale de l’électron. Une fonction d’onde de la forme
E
(4) ψ(t, x) = e−i ~ t ϕ(x) ,

est appelée solution stationnaire de l’équation de Schrödinger, car elle donne lieu à une
densité de probabilité |ψ(t, x)|2 = |ϕ(x)|2 indépendante du temps. Dans cette partie on
aimerait donc calculer et étudier les états stationnaires de l’équation de Schrödinger, pour
un potentiel de la forme (0 < a < b < 1)


 0 , pour x ≤ a ,


x−a

V (x) = V1 , pour a ≤ x ≤ b ,


 b−a

V1 , pour x ≥ b ,

On cherche les solutions ϕE de l’équation (3). Pour résoudre numériquement cette


équation, il faut se ramener à un domaine borné. Il faudra donc imposer des conditions
aux bords et celles qu’on choisit ci-dessous sont appelées transparentes :

~2 ′′

− ϕ (x) + V (x)ϕE (x) = EϕE (x) , pour 0 ≤ x ≤ 1

 2m E



(5) ϕ′E (0) + ik0 ϕE (0) = 2ik0 ,




 ′
ϕE (1) − ik1 ϕE (1) = 0 ,

où k0 , k1 ∈ C sont donnés par


√ p
2mE 2m(E − V (1))
k0 := , k1 := .
~ ~
Il s’agit d’une onde (particule) d’énergie E, d’amplitude 1 et venant du côté gauche.
Ces conditions sont naturelles pour ce problème : elles se justifient par des conditions de
raccordement en x = 0 et x = 1, lorsque l’on écrit l’expression de ϕE sur (−∞, 0)∪(1, ∞).
Utilisant un schéma numérique DF (différences finies) d’ordre 2, on se ramène à résoudre
un système linéaire. Le donner.
Les valeurs numériques suivantes ont été choisies pour la figure 1: ~ = m = 1; 0 ≤ x ≤ 10;
a = 1; b = 9; V1 = 10; E = 5 pour l’onde evanescente et E = 15 pour l’onde oscillante.
Indications pour l’exposé :
• On pourra regarder les aspects théoriques : Fourier partiel et continuité par rapport à
la donnée initiale.
• Expliquez les conditions aux bords transparentes (le raccordement se fait en imposant
la continuité de ϕE et de ϕ′E en x = 0 et x = 1.
• Détailler la procédure DF et la résolution du système linéaire associé.
Solutions de l’equation de Schroedinger stationnaire
18

ℜ (φE) (E>V)
16

14
Energie potentielle d’injection

12

V (barrière de potentiel)
10

4 ℜ (φE) (E<V)

0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
X

Figure 1: Solution de l’équation de Schrödinger (5) pour une barrière de potentiel V . On remarque une
onde oscillante pour une énergie d’injection E > V et une onde évanescente pour une énergie d’injection
E < V . Une partie de cette onde évanescente va donc traverser la barriere de potentiel.

Vous aimerez peut-être aussi