Première semaine de développement
I. La fécondation :
C’est un processus au cours duquel s’unissent les gamètes mâle et femelle (lespermatozoïde et
l’ovocyte), ayant comme conséquence la formation d’un nouveau organisme, dont les cellules se
caractérisent par un nombre diploïde de chromosomes.
La fécondation s’effectue dans l’ampoule de la tube utérine (trompe de Fallope). La période la
plus favorable pour la fécondation est représentée par les premières 24 heures après l’ovulation.
La progression des spermatozoïdes du vagin par la cavité utérine jusqu’aux tubes utérines est
due aux contractions musculaires de l’utérus et des tubes et est aidée par l’activité flagellaire
dans la glaire cervicale. Il s’agit aussi (peut-être) d’un chimiotactisme de l’ovocyte.
Les phases de la fécondation
La fécondation s’effectue en trois phases:
- Pénétration de la corona radiata
- Pénétration de la zona pellucida
- Fusion des membranes cellulaires de l’ovocyte et du spermatozoïde.
Au moment de leur pénétration dans le tractus génital féminin les spermatozoïdes ne sont pas
immédiatement aptes a la fécondation .
Ils doivent subir deux transformations:
1. la capacitation
2. la réaction acrosomique
1. La capacitation
La capacitation est une maturation fonctionnelle du spermatozoïde. C'est une condition préalable
à l'étape suivante, la réaction acrosomique.
Les modifications ont lieu sur la membrane cellulaire des spermatozoïdes. Elle se débarrasse de
son revêtement glycoprotéique ainsi que des protéines du liquide séminal.
La zone de la chape acrosomique est également modifiée par ce processus, de sorte que la
réaction acrosomique devient possible. La membrane plasmatique de la tête du spermatozoïde se
fluidifie et sa perméabilité pour Ca2+ augmente.
L’influx de Ca2+ augmente les taux de AMPc et, par conséquent, la motilité du spermatozoïde.
Les modifications membranaires influent aussi sur l'aptitude à la motilité des spermatozoïdes. La
queue se meut en décharges de coups de fouet et la tête effectue de grands mouvements
pendulaires latéraux. Ce type de motilité est décrit comme une hyperactivité. On peut aussi dire
que la conséquence visible de la capacitation consiste en une hyperactivité du spermatozoïde.
2. La réaction agronomique
La réaction acrosomique est représentée par les processus qui ont comme conséquence la fusion
de la membrane cellulaire du spermatozoïde avec celle de l’ovocyte. Lors de la réaction
acrosomique, le contenu de l'acrosome est libéré vers l'extérieur (acrosine et d’autres substances
à effet trypsinique).
La liaison préliminaire du spermatozoïde à la zone pellucide est une condition préalable à la
réussite de la réaction acrosomique.
C’est un récepteur moléculaire spécifique humaine de la glycoprotéine spermatique sur la zone
pellucide qui induit la réaction acrosomique.
L’Acrosome
Les vésicules du complexe de Golgi fusionnent et forment une structure volumineuse qui recouvre
comme une capuchon la partie antérieure du noyau.
L’acrosome correspond fonctionnellement aux lysosomes et il contient des enzymes lysosomales
(hyaluronidases). La membrane cellulaire du spermatozoïde fusionne avec la membrane extérieure
de l'acrosome qui se trouve en dessous. Le contenu de l'acrosome (acrosine, hyaluronidases)
parvient à l'extérieur par les pores qui sont ainsi formés.
Les hyaluronidases dissolvent la matrice intercellulaire du cumulus et l'acrosine est responsable
du passage du spermatozoïde à travers la zone pellucide..
a. Pénétration de la corona radiata
Sur les 200-300 millions de spermatozoïdes déposés dans les voies génitales de la femme, 300 a
500 seulement atteignent le lieu de la fécondation. Un seul de ces spermatozoïdes est nécessaire
à la fécondation. Les autres ont un rôle adjuvant, en forçant la première barrière protectrice du
gamète femelle. Après la capacitation, le spermatozoïde peut traverser librement la corona
radiata.
b. Pénétration de la zona (membrana) pellucida
La zona pellucida est une coque acellulaire formée de glycoprotéines qui entourent l'ovocyte. Elle
est secrétée par l'ovocyte I au stade du follicule primaire.
La capture du spermatozoïde est facilitée par une protéine de la membrane pellucide, le ligand
ZP3.
Des le contacte entre le spermatozoïde et la surfac de l’ovocyte , la perméabilité de la membrane
pellucide se modifie. Ce contacte entraine la libération d’enzymes lysosomiaux par les granules
corticaux bordant la membrane cytoplasmatique de l’ovocyte.
c. Fusion des membranes cellulaires de l’ovocyte et du spermatozoïde
Dès que le spermatozoïde est entre en contact avec la membrane cellulaire de l’ovocyte, les deux
membrane cellulaire fusionnent. La pénétration du spermatozoïde dans l’ovocyte déclenchent
trois réponses au niveau de l’oeuf :
• la réaction de la zona (réaction corticale, "zona reaction"): les enzymes lysosomiques inactivent
les sites récepteurs spécifiques d’espèce des spermatozoïdes
• la reprise de la division méiotique, qui donne naissance à l’ovocyte définitif et au 2e globule
polaire,
• L’activation du métabolisme de l’œuf (le facteur d’activation apporté par le spermatozoïde)
• la reprise de la division méiotique, qui donne naissance à l’ovocyte définitif et au 2e globule
polaire. Le noyau de l’ovocyte définitif, avec 22+X chromosomes, devient le pronucleus femelle.
• l’activation du métabolisme de l’œuf (le facteur d’activation apporté par le spermatozoïde)
La formation du zygote
L’ovocyte fécondé s’appelle zygote (cellule œuf) et c’est la première cellule du nouveau
organisme. C'est une cellule diploïde (2n) non encore divisée issue de la fécondation de gamètes
haploïdes (1n).
Le spermatozoïde se rapproche de pronucleus femelle. Son noyau grossit, formant le pronucleus
mâle.
Les deux pronuclei (mâle et femelle) qui sont tous deux haploïdes (1n), doivent répliquer leur ADN.
L’information génétique, maternelle et paternelle est d’abord dupliqué en 2 pronuclei
indépendants.
Il n'y a pas de fusion des deux pronuclei après qu'ils se soient rapprochés au maximum; une mise
en commun des chromosomes des deux pronuclei à l'intérieur d'une seule membrane nucléaire
n'a pas lieu. Au contraire, les membranes des deux pronuclei se lysent et les chromosomes des
deux pronuclei s'arrangent sur le plan équatorial du fuseau de division.
L'arrangement des chromosomes paternels et maternels ensembles dans un appareil
microtubulaire commun marque le début du zygote.
A 24 heures après fécondation, les 23 chromosomes maternels et les 23 chromosomes paternels
(a double capital ADN) se clivent longitudinalement en vue d’une division mitotique normale qui
donnera naissance aux deux cellules du zygote ayant un nombre normal de chromosomes, avec
un capital d’AND normal.
Les principales conséquences de la fécondation:
• la restauration du nombre diploïde de chromosomes
• la détermination du sexe chromosomique du nouvel individu
• l'induction des "divisions de segmentation" normales de l'embryogénèse
II. La segmentation
Le zygote commence ses premières divisions de segmentation environ 24h après la fécondation.
Le zygote au stade de deux cellules subit une série de divisions mitotiques dont résulte une
augmentation du nombre des cellules. Ces cellules s’appellent blastomères.
Les blastomères deviennent de plus en plus petites lors de chaque division et jusqu’au stade de 8
blastomères elles sont faiblement interconnectés. Les cellules restent à l’intérieur de la zona
pellucida.
Après la 3e division (8 cellules) les blastomères deviennent plus compactes (compaction) et
s’organisent en deux masses cellulaires: interne et externe.
Au 3e jours suivant la fécondation, les cellules subissent une nouvelle division, le zygote ayant
ainsi16 cellules.
Après 4 jours de la fécondation, le stade de 32 cellules s’appelle la morula (Lat. morum, mûre).
La masse cellulaire interne s’appelle bouton embryonnaire et elle donnera l’embryon. La masse
cellulaire externe va former le trophoblaste (composante du placenta).
III. La formation du blastocyste
Au 4e jour du développement, la morula commence à être envahi par des liquides qui traversent
la membrane pellucide et pénètrent dans les espaces intercellulaires à l’intérieur du zygote.
Les espaces intercellulaires confluent pour former une cavité unique appelée blastocèle. A ce
stade le zygote est appelé blastocyst.
Les cellules de la masse cellulaire interne constituent l’embryoblaste (bouton embryonnaire) situé
à un pôle de la cavité. L'embryon à proprement parler se développera uniquement à partir de
cette masse cellulaire. Les cellules de la masse externe s’aplatissent et constituent le
trophoblaste qui forme la paroi du blastocyste.
La partie du blastocyste où est localisé l’embryoblaste) c'est le pôle embryonnaire du blastocyste
A la partie opposée se trouve le pôle ab-embryonnaire du blastocyste. La zona pellucida
disparait, ce qui permet le début de l’implantation.
IV. L’implantation
Après environ 6 jours, le blastocyste arrive dans la cavité utérine.
Les cellules du trophoblaste qui recouvrent le pole embryonnaire commencent la pénétration de
l’endomètre.L’implantation est le résultat de réactions mutuelle entre le trophoblaste et la
muqueuse utérine. A la fin de la première semaine, l’embryon se trouve dans le processus
d’implantation.