Caractérisation des huiles essentielles de sauges
Caractérisation des huiles essentielles de sauges
ا حث ا ا ا ا ا
Ministère de L’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
MEMOIRE
Présenté par:
MAGISTER EN AGRONOMIE
THEME:
Devant le jury:
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REMERCIEMENTS
HADJ ALI. K, ZATOUT. A; YAHIA SAMET. I avec eux j'ai partagé un énorme
paquet de sciences, de rêves et d'amitié.
Je veux bien remercie Melle GADOUCHE. D ingénieur de laboratoire de
Biotechnologie Végétale pour son aide et sa longue patience durant
l’expérimentation.
Je voudrais vivement reconnaître Mr. BENMOUSSA. A surveillant médical
de l’Établissement Publique de Santé de Proximité (EPSP) de Beni-Haoua
pour son accueil et son aide au travail.
Je suis très reconnaissant à tous mes collègues de travail: ACHOUR. F ;
AMRANI. Y; ALI MERINA. Y; AMRANI. F; ASSENINE. Z; BENHENNI. M ;
BOUALI. A; BOUKHELLOUF. S; BOURKAIB. A; MAABOU. S et NEGGADI. W
pour leurs compréhension, gentillesse, sympathie, encouragements et
patience envers moi. Et j’aimerais bien profiter cette occasion pour remercier
tous le personnel de l’EPSP Beni-Haoua.
Je remercie également mes parents, mes frères et sœurs de leurs prières,
encouragements et conseils qui m'ont soutenu et permis d'étudier pendant
toutes ces années.
Enfin, je voudrais passer mes vifs remerciements et excuses à tous ceux
qui mon aidé de prés ou de loin, non cités dans ce mémoire, ils seront toujours
dans ma mémoire.
MEROUANE ABDELAZIZ
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Liste des abréviations
Liste des tableaux
Liste des tableaux
Introduction
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1.1.3. Matériel biologique ------------------------------------------------------------------------------------ 35
1.2. Méthodes ----------------------------------------------------------------------------------------------------- 36
1.β.1. Extraction des HE par entraînement à la vapeur d’eau ------------------------------------------- 36
1.β.β. Méthode d’extraction des HE ------------------------------------------------------------------------ 37
1.2.2. Calcul du rendement ----------------------------------------------------------------------------------- 39
1.2.3. Analyse des propriétés organoleptiques et physiques -------------------------------------------- 39
1.2.4. Analyse des propriétés chimiques ------------------------------------------------------------------- 40
1.2.5. Activité antibactérienne des HE --------------------------------------------------------------------- 41
1.β.6. Evaluation de l’activité antioxydante --------------------------------------------------------------- 43
1.2.7. Dosage des composés phénoliques totaux --------------------------------------------------------- 45
1.2.8. Dosage des flavonoïdes totaux ----------------------------------------------------------------------- 47
1.3. Analyses statistiques ---------------------------------------------------------------------------------------- 47
Partie 03 : Résultats et discussion
Chapitre 01 : Caractéristiques et composition des HE
Références bibliographiques
Annexes
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Liste des abréviations
% : Pourcentage.
µg : Microgramme.
µl : Microlitre.
BHT: Butylhydroxytoluène.
cm: Centimètre
DD : Diamètre d’inhibition.
DPPH: 2,2-diphényle-1-picrylhydrazyle.
FE: Feuilles.
FR: Fleurs.
h: heure
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IAEA: Agence internationale de l’énergie atomique.
mg : milligramme.
min : Minute.
mm : millimètre.
NA : Non actif.
nm : nanomètre.
S: Salvia
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Liste des tableaux
Tableau I: Dates et lieux de récolte des échantillons de feuilles et de fleurs selon l’espèce de
sauge étudiée…………………………………………………………………………………γ5
Tableau VI: Effet antibactérien des HE de S. argentea contre quelques espèces de bactéries
pathogènes……………………………………………………………………………………65
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Liste des figures
Figure 02: Scanographie des trichomes glandulaires sur la surface des feuilles de sauge
([Link])…………………………………………………………………………………16
Figure 04: Aspect général des trois espèces de sauge étudiées : Salvia algeriensis(A); Salvia
argentea (B) et Salvia barrelieri(C)…………………………………………………………γγ
Figure 07 : Rendement (%) en huile essentielle obtenu à partir de fleurs et de feuilles de trois
espèces de sauge (S. algeriensis, S. argentea et S. barrelieri)……………………………….49
Figure 09: Les valeurs des IC50 obtenues selon les HE extraites de feuilles (FE) et fleurs (FR)
de S. algeriensis, S. argentea et S. barrelieri et les standards………………………………..60
Figure 10: Taux d’inhibition du test _carotène/acide linoléique obtenus par les huiles de
feuilles (FE) et de fleurs (FR) de Salvia algeriensis, S. barrelieri et S. argentea……………61
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viii
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Introduction
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Introduction
INTRODUCTION
Depuis la plus haute antiquité, les plantes ont fait partie de la vie quotidienne de l’homme,
puisqu’elles s’en servent pour se nourrir, se soigner et parfois dans ses traditions
superstitieuses et religieuses. Les propriétés odorantes et thérapeutiques des plantes étaient,
déjà, connues par l’ancienne Egypte et en Chine (FELLAH et al., 2006).
Il est actuellement prouvé qu’environ β0% des espèces végétales poussant dans le monde
entier possèdent des vertus thérapeutiques ou cosmétiques, car elles contiennent des
molécules ou des principes actifs à différentes propriétés biologiques, qui trouvent leur
application dans divers domaines (médecine, pharmacie, cosmétologie et agriculture, etc.)
(SUFFREDINI et al., 2004). Parmi ces molécules ou ces constituants chimiques figurent les
huiles essentielles.
En plus des huiles essentielles, les plantes constituent aussi une source importante de
substances naturelles (molécules) qui présentent un grand potentiel antioxydant (LIS-
BALCHIN et al., 1997). Le développement et l'utilisation de ces substances antioxydantes
efficaces, d'origine naturelle, sont hautement désirés (KIVRAK et al., 2009). Ces molécules
assurent la protection des cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres
(molécules très réactives qui seraient impliquées dans le développement des maladies
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Introduction
L’Algérie, compte parmi les pays du bassin méditerranéen les plus riches en
ressources phytogénétiques à intérêt aromatique et médicinal, vu la diversité de ses étages
bioclimatiques. On dénombre à plus de 300 espèces à usage thérapeutique ou aromatique
existant parmi les 3 150 espèces végétales que compte notre pays (MOKKADEM, 1999).
Le genre Salvia, de la famille des labiées ou lamiacées, font partie de la gamme variée
des plantes médicinales et aromatiques spontanées caractérisant la flore Algérienne. Le genre
en question compte, à lui seul, plus de 900 espèces, (BEKTAS et al., 2005; KIVRAK et al.,
2009). Les espèces décrites en Algérie sont au nombre de dix huit (QUEZEL ET SANTA,
1963)
De par le monde, ces espèces (à grande valeur ajoutée) occupent une place
économique très privilégiée. Les huiles essentielles extraites à partir de ces espèces, possèdent
un large spectre d’utilisation. Elles sont utilisées en phytothérapie et en aromathérapie pour
traiter l'anxiété, la nervosité, et les insomnies, mais aussi pour soulager les rhumatismes et
soigner les infections des voies respiratoires. Outre leur application dans le domaine de la
phytothérapie et de l’aromathérapie, ces huiles entrent aussi dans d’autres domaines dans les
préparations culinaires, les confiseries, en cosmétique et parfumerie, etc. (KARAMAN et al.,
2007). Les huiles de ces espèces possèdent également des propriétés antibactérienne et
antifongique (BARICEVIC et BARTOL, 2000).
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Introduction
Page 4
Synthèse
bibliographique
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PARTIE I : Synthèse bibliographique
Chapitre 1 : Généralités sur les plantes aromatiques et médicinales (PAM) et les sauges
L’histoire des plantes aromatiques et médicinales est intimement liée à l’évolution des
civilisations. Dans toutes les régions du monde, l’histoire montre que l’homme s’est toujours
servi des plantes pour se nourrir, s’habiller, s’abriter, chasser et se soigner (COCK, 2011). La
connaissance des préparations médicinales et de leur potentiel toxique a été transmise au
cours des générations par la tradition orale et parfois transcrite en littérature des remèdes en
herbes.
Les premiers documents ayant décrit l'utilisation des plantes en médecine datent de plus
de 6000 ans. Les tablettes d'argile Sumériennes (4000 av. J. Christ) détaillent l’utilisation de
plus de 1000 plante médicinales et aromatiques (AFZAL et ARMSTRONG, 2002 ; LEVETIN
et MCMAHON, 2003).
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PARTIE I : Synthèse bibliographique
Depuis, l'homme n'a cessé de poursuivre sa quête vers la connaissance des plantes, leurs
secrets et leurs vertus bénéfiques. Aujourd'hui, les progrès de la science sont tels que de
nouveaux horizons s'ouvrent pour la phytothérapie : nouvelles méthodes scientifiques de
pointe pour connaître les principes actifs des plantes, découverte de nouvelles propriétés,
nouvelles formes d'utilisation plus pratiques, conçues pour s'adapter aux besoins de la vie
actuelle. Désormais, les plantes sont devenues d'authentiques médicaments (WALSH, 2003).
Les statistiques des nations unies basées sur l'exportation et l'importation de 162 pays
pour la période 1991 à 2000, rapportent 2924 produits frais ou sec, écrasé ou en poudre
d’origine de 1β11 plantes médicinales ou aromatiques. Ces produits se composent
principalement des racines, des feuilles, de l'écorce, du bois, des fleurs, des graines sèches, ou
parfois, de plusieurs parties ou même d’une plante entière, si les constituants exigés sont
répartis dans plusieurs organes (LANGE, 2004).
L'importance globale des PAM est énorme. Dans les années quatre vingt dix, son
importation globale annuelle est rapportée à 400 000 tonnes avec une valeur de 1.224 trillion
de dollar Américain (USD). Ce secteur est dominé seulement par peu de pays: 82 % de
l'importation mondiale est occupée par 12 pays et 12 pays étaient responsables de 80 % de
l'exportation globale des PAM. Le rôle de l'Asie et de l'Europe dans ce commerce est
dominant, car les pays de l'Asie tempérée sont responsables de 42 % de l'importation
mondiale annuelle et l'Europe de l’un tiers (LANGE, β004; LANGE, 1997).
En effet, Hong Kong est le premier importateur important des PAM avec une moyenne
annuelle de 67000 tonnes, il est suivi du Japon avec une importation moyenne d'environ 51
350 tonnes puis des Etats-Unis avec 49 600 tonnes par an. L'Allemagne suit dans la 4ème place
avec une moyenne de 45 350 tonnes par an, dans la suite respectivement on trouve la France,
la Chine, l’Italie, le Pakistan, l’Espagne, le Royaume-Uni et la Singapore. Du côté
exportation, la Chine est à la tête de la liste des pays principaux exportateur du monde. Elle a
exporté en moyenne environ 147 000 tonnes dans la période 1991-2000. Ces quantités
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PARTIE I : Synthèse bibliographique
représentent le double de celles exportées de Hong Kong (63 150 tonnes y compris les
réexportations), et quatre fois plus hautes que les quantités exportées d'Inde (33 900 tonnes),
et de dix fois plus hautes que celles d'Allemagne (15 100 tonnes) et des Etats-Unis (13 500
tonnes), le reste des pays exportateurs sont respectivement le Mexique, l’Egypte, le Chili, la
Bulgarie, la Singapore, le Maroc et le Pakistan (LANGE, 2004).
La famille des Lamiacées (Lamiaceae ou Labiateae) est une famille botanique très large.
La majorité de ces espèces ont une grande importance, vu leurs valeurs économiques
(DUARTE et LOPEZ, 2007). Elle comporte environ 264 genres et 6990 espèces
(GURCHAN, 2004) d’herbes, parfois arbre ou arbustes, annuelles ou pluriannuelles,
habituellement aromatiques à tiges quadrangulaires. Les feuilles opposées, rarement
verticillées ou alternées, simples à pennées ou composées, sans stipules (LIHSI et al., 1994).
L’inflorescence est généralement composée, parfois par des fleurs solitaires ou en cyme,
verticillée de deux à plusieurs fleurs. les fleurs bisexuées, zygomorphes (HILAN et al., 2006).
Le calice est tubuleux ou en cloche persistant à cinq dents et deux lèvres; la lèvre supérieure
tridentée ou entière; la lèvre inférieure bidentée ou quadri-dentée. La corolle a souvent deux
lèvres; la lèvre supérieure bilobée rarement entière, la lèvre inférieure fragmentée de 3 à 5
lobes. Les étamines sont libres au nombre de deux à quatre, rarement apparentés (LIHSI et
al., 1994). L’ovaire varie depuis le type arrondit jusqu'à celui de profondément 4-lobé et le
style terminal à gynobasique (WALTER et al., 2002).
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PARTIE I : Synthèse bibliographique
Le fruit, est composé d’habitude de quatre noyaux, une gousse indéhiscente à quatre
graines ou un schizocarpe (tétrakène lisse) pouvant rarement avoir un aspect charnu ou
drupacé, la graine, pratiquement exhalbuminée, avec ou sans endosperme (HANNEBELLE,
2006; LIHSI-WEN, 1994).
Les lamiacées possèdent un appareil sécréteur externe, constitué par des poils sécréteurs
à essence. Elles vivent dans des endroits secs et présentent des adaptations leur permettant de
résister à la transpiration: feuilles velues à limbe replié par-dessous, à stomates enfoncés, à
hypoderme collenchymateux très développé (CRETE, 1965).
Les espèces de la famille des lamiacées sont considérées comme étant les plus évoluées
parmi toutes les plantes dicotylédones. Elles sont distribuées dans les différentes zones
tempérées du monde entier, mais concentrées en grande partie dans la région
méditerranéenne. Cette famille inclut plusieurs espèces utilisées dans la cuisine, la
phytothérapie et la cosmétologie notamment celles appartenant aux genres: Lavandula,
Mentha, Stachys, Thymus, Rosmarinus et Salvia (GURCHAN, 2004).
Le genre Salvia comprend des espèces annuelles, bisannuelles ou vivaces. Les tiges
sont généralement quadrangulaires inclinées comme les autres membres de la famille des
lamiacées. Les feuilles sont généralement entières, mais parfois dentées ou pennées. Les
hampes florales portent de petites bractées inégales (SCULLY, 2008).
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PARTIE I : Synthèse bibliographique
Beaucoup de sauges sont pourvus de trichomes (poils) au niveau des feuilles, des tiges
et des fleurs. Ces organes aident à réduire la transpiration (perte d'eau) chez certaines espèces.
Parfois, les poils sont glandulaires et sécrètent des huiles volatiles donnant généralement une
odeur distincte de la plante. Lorsque les poils sont frottés ou brossés, certaines des cellules
oléifères sont rompues, libérant ainsi l'huile essentielle. Souvent les sauges sont peu
attrayantes pour les animaux de pâturage et certains insectes (SUTTON, 1999).
Le genre Salvia est considéré comme étant le genre le plus large et le plus important de la
famille des lamiacées (Lamiaceae ou Labiatae) (BAGCI et al., 2008 ; WALTER et al., 2002).
Il rassemble, à lui seul, plus de 900 espèces identifiées autour du monde (BEKTAS et al.,
2005; KIVRAK et al., 2009).
Le nom vernaculaire « sauge » est attribué aux différentes espèces aromatiques du genre
Salvia (KAROUSOU et al., 2000).Le nom scientifique de la sauge indique clairement
l'importance de son rôle en phytothérapie : Salvia vient de « salvare » qui, en latin, signifie
«sauver» (BARAN, 2010; ULUBELEN, 2000 ; BARICEVIC et al., 2000; NICOLETTE et
al., 2000; STANLEYet al., 2000). Ce nom est corrompu populairement en « Sauja » et
« Sauge » en Français et « Sawge » en ancien anglais, devenu actuellement « Sage », en
référence à ces propriétés médicinales, connues depuis les anciennes civilisations
(ANTHONY, 2000).
En Algérie, les espèces qui ont été déterminées sont au nombre de dix huit : Salvia
Balansae de Noé ; S. officinalis L. ; S. Chudaei Batt. et Trab. ; S. triloba L. fils ; S.
lavandulaefolia Vahl. ; S. Aucheri Benth. ; S. phlomoides Asso. ; S. Jaminiana de Noé ; S.
verbenaca (L.) Briq. ; S. Horminum L. ; S. aegyptiaca L. ; S. silvestris L. ; S. tingitana
Ette. ; S. Sclarea L. ; S. Æthiopis L. ; S. algeriensis Desf. ; S. Barrelieri Ettling. et S.
argentea L. (QUEZEL ET SANTA, 1963)
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PARTIE I : Synthèse bibliographique
Règne: Plantes
Embranchement: Phanérogames
Classe: Magnoliopsida
Famille: Lamiacées
Genre: Salvia
Les espèces Salvia représentent un groupe d’espèces cosmopolites, qui montrent une
gamme remarquable de variation (PISTELLI, 2006). Ce genre est distribué dans trois régions
principales dans le monde:5γ0 espèces à l’Amérique centrale et latine, β50 espèces en Asie
centrale et en régions méditerranéennes, γ0 en Afrique du Sud et 90 espèces en Asie de l’Est
(figure 01) (WALKER et al., 2004).
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PARTIE I : Synthèse bibliographique
La majorité des espèces du genre Salvia sont utilisées à des fins diverses : aliments,
médicaments, parfums et produits cosmétiques (BAGCI et al.,, 2008 ; KARAMAN et al.,
β007). Dès l’antiquité, quelques membres de ce genre ont servi à parfumer et à odorer les
corps et les temples (ARSLAN et al., 2008).
Les sauges ont été employées comme des plantes à propriétés médicinales salutaires
pendant des milléniums. La sauge était un composant fréquent des mélanges de tisanes,
recommandés pour les patients tuberculeux. L'huile essentielle de la sauge est encore utilisée
en condiments d'assaisonnement, viandes traitées et liqueurs. Outre ces utilisations, les
feuilles de la sauge (S. officinalis), montrent une gamme des activités biologiques;
antibactérienne, antifongique, antivirale et astringente (BARICEVIC et BARTOL, 2000).
La sauge est avérée active dans les préparations combinées pour le traitement de la
bronchite aiguë et chronique. Les études in vivo, montrent que les extraits de sauge ont un
effet hypotensif et déprimant sur le système nerveux central (NEWALL et al., 1996), et vu
leurs activités antimicrobiennes et astringentes, ces extraits entrent souvent dans la
constitution des dentifrices (FARAG et al., 1986).
Malgré tous ces bienfaits des espèces de sauges et de ses préparations commerciales,
leurs utilisations doivent être contrôlées. L’inhalation ou l’ingestion des huiles essentielles de
la sauge officinale sont avérées provoquant des convulsions qui proviennent de l’effet sur le
système nerveux central (GRIMAUD-GASPARI, 1979).
Les espèces Salvia ont un grand intérêt en cosmétologie, dont les extraits de S. officinalis
et S. lavandulaefolia sont largement introduits dans les produits de beauté et les parfums
(NICOLETTE et al., 2000). La sauge est peut être utilisée comme compresse ou infusion ou
même dans les préparations des masques de visage et leurs crèmes sont souvent appliquées
sur des blessures froides près de bouches (BACK, 1987).
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PARTIE I : Synthèse bibliographique
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PARTIE I : Synthèse bibliographique
Selon la norme AFNOR: "les huiles essentielles (HE) sont des produits obtenus à partir
d'une matière végétale, soit par entraînement à la vapeur d'eau, soit par des procédés
mécaniques, soit par distillation à sec et qui sont séparés de la phase aqueuse par des procédés
physiques (AFNOR, 1989).
Sur le plan historique, les grandes civilisations connues pour avoir utilisé les plantes
aromatiques sont : l'Inde, la Chine et le bassin méditerranéen. Ces civilisations ont légué à
l'humanité des procédés et des connaissances dans le domaine des huiles essentielles dont la
validité est toujours d'actualité. Selon NTEZURUBANZA (2000), l'histoire de
l'aromathérapie, qui est celle des HE, peut se résumer en quatre époques :
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PARTIE I : Synthèse bibliographique
- Enfin, la dernière époque qui est la période moderne dans laquelle la connaissance
des composants des HE intervient et explique les effets physiques, chimiques,
biochimiques, physiologiques, voire électroniques des arômes végétaux.
- Ainsi, l'industrie des plantes médicinales est devenue, en peu de temps, le secteur
de l'industrie pharmaceutique connaissant la plus forte croissance annuelle, soit 15
à 20% (SMALL et CATLING, 2000).
C’est souvent chez les végétaux supérieurs qu’on rencontre les HE. Les plantes qui les
élaborent sont réparties dans un nombre restreint de familles comme : Lamiaceae, Apiaceae,
Asteraceae, Cupressaceae, Lauraceae, Myrtaceae, Poaceae, Rutaceae, etc.) (DESMARES et
al., 2008). On les rencontre dans tous les organes végétaux ; écorce (cannelier) ; rhizomes
(gingembre) ; racines (vétiver) ; bois (camphrier) ; feuilles et sommités fleuries (lavande).
Elles peuvent être présentes à la fois dans différents organes avec une composition variante
d’un organe à l’[Link] teneur en HE d’un végétal varie selon l’espèce et elle est de l’ordre
de 1% à 3 % : (géranium: 0,15-0,3%) ; (vétiver: 1-2,5%) ; (ylang-ylang: 1,6-2,0%) ;( rose de
Provence: 0,007%). Il existe, cependant, quelques exceptions comme les clous de girofle (15-
20%) ou la badiane de Chine (5%) (SMAJDA, 2009).
La production d’HE dans les plantes est, généralement, associée avec la présence des
structures spéciales sécrétrices ; des cellules sécrétrices, des poils sécréteurs, des poches
sécrétrices, des canaux sécréteurs et des trichomes glandulaires qui existent dans toutes les
parties aériennes de la plante (KAROUSOU et al., 2000 ; SMAJDA, 2009).
Chez les lamiacées, l’organe sécréteur majeur est le trichome glandulaire (figure 02)
(VENKATACHALAM et al., 1984). Deux types de trichomes sont décrits, les trichomes
peltates et les trichomes capitates, qui sont distingués l’un de l’autre par la structure et le
mode de sécrétion. Le premier est formé d’une base cellulaire épidermique, un col cellulaire
et une tête de 4-16 cellules. Dans les trichomes matures, la sécrétion est accumulée au large
de l’espace sub-cuticulaire, qui forme au-dessus les cellules sécrétrices. Les trichomes
capitates sont très différents en forme (court, long, avec une tête unicellulaire ou
pluricellulaire) (MALECI, 2006).
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PARTIE I : Synthèse bibliographique
Figure 02: Scanographie des trichomes glandulaires sur la surface des feuilles de sauge
(S. officinalis) (VENKATACHALAM et al. 1984).
Parmi les paramètres qui influencent fortement la composition chimique des huiles, on
retrouve la technique d’extraction. En effet, le choix d’une technique d’extraction approprié à
une plante donnée reste une étape très importante puisqu’elle peut avoir des répercussions et
sur le rendement et sur la qualité de l’huile produite. Il existe plusieurs techniques
d’extraction. Les plus importantes peuvent être résumées comme suit :
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PARTIE I : Synthèse bibliographique
L’expression à froid est réservée à l’extraction des composés volatils dans les péricarpes.
Il s’agit d’un traitement mécanique qui consiste à déchirer les péricarpes riches en cellules
sécrétrices. L’essence libérée est recueillie par un courant d’eau, puis séparé par décantation
(AFNOR, 1986).
Selon BENJILALI (2000), Il existe trois méthodes de distillation qui repose sur le
principe d’entraînement des constituants volatils du matériel végétal par la vapeur d’eau :
l'hydrodistillation, la distillation à la vapeur d'eau ou évapohydrodistillation et la distillation à
la vapeur directe.
La différence entre ces trois modes réside dans le degré de contact entre l'eau liquide et le
matériel végétal. Dans le premier type, le matériel végétal se trouve en contact direct avec
l'eau bouillante. L’évaporation de l'eau dans l'alambic peut être réalisée par chauffage direct
ou par injection de vapeur surchauffée. La seconde technique utilise une grille ou une plaque
perforée placée à une distance adéquate du fond de l'alambic, permettant d’éviter le contact du
matériel végétal avec l’eau. La distillation à la vapeur directe utilise aussi la grille, sauf que
cette fois il n’y a pas d'eau au fond de l'alambic. La vapeur provient d'une chaudière
indépendante et traverse la masse végétale de bas en haut (BOARD, 1999).
[Link]. Hydrodiffusion
Cette technique consiste à faire passer, du haut vers le bas et à pression réduite, la vapeur
d'eau au travers de la matrice végétale. L'avantage de cette méthode est d'être plus rapide donc
moins dommageable pour les composés volatils. Cependant, l'HE obtenue avec ce procédé
contient des composés non volatils, ce qui lui vaut une appellation spéciale: « essence de
percolation » (FRANCHOMMEET al., 1990 ; RICHARD, 1992).
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PARTIE I : Synthèse bibliographique
Cette technique est basée sur la solubilité des essences aromatiques dans les solvants
organiques. Les solvants les plus utilisés actuellement sont l’hexane, cyclohexane, l’éthanol
moins fréquemment, le dichlorométhane et l’acétone. L’emploi de cette méthode est limité
par son coût, les problèmes de sécurité et de toxicité, ainsi que la règlementation liée à la
protection de l’environnement (LAGUNEZ RIVERA, β006).
L’extraction par gaz liquéfié ou par fluide à l’état supercritique met en œuvre
généralement le dioxyde de carbone vu son inertie et inflammabilité. Dans ce système le
solvant est utilisé en boucle par interposition d’échangeurs de chaleur afin de porter le solvant
à l’état désiré à chaque stade du processus. La séparation de l’extrait a lieu en phase gazeuse
par simple détente (MOURA et al., 2005).
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PARTIE I : Synthèse bibliographique
Les HE sont des mélanges complexes et très variables des composants qui appartiennent
à deux groupes : les composés terpénoïdes et les composés aromatiques, dont les
monoterpènes qui sont formés de deux molécules d’isoprènes constituent les principales
composés terpénoïdes, avec présence des diterpènes et des sesquiterpènes (SEIGLER, 1998).
Les composés aromatiques sont des dérivés contenant le noyau benzénique. Ces deux groupes
sont accumulés dans tous les types d'organes végétaux : fleurs, feuilles, écorces, bois, racine,
rhizomes, fruits et graines (BRUNETON, 1999). Il est observé que les HE lorsqu'ils sont
produites dans différents organes de la même plante présentent des profils de composition
chimique différentes (BALANDRIN et al., 1985).
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PARTIE I : Synthèse bibliographique
a. Facteur génotypique
b. Facteur structural
La position de l’organe végétal (sur la plante mère) qui sert à l’extraction des huiles
influence à son tour la composition chimique. Selon ALFATUNI (2005), pour obtenir une
composition parfaite d’HE à partir des feuilles, il est conseillé de les récolter de la partie
basale de la plante, puisqu’elles contiennent plus de menthol et donnent une huile renfermant
la majorité des composés d’autres organes.
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PARTIE I : Synthèse bibliographique
c. Facteur évolutif
La biosynthèse des principes odorants évolue lors de la maturation de la plante. Elle est
prédominante pendant les périodes de forte croissance ou pendant celles correspondantes à
des activités métaboliques intenses telles que la floraison et la fructification (BERNARD et
al., 1988). Une récolte précoce ou tardive entraîne un faible rendement en HE. Pour certains
auteurs, ils recommandent de récolter la plante après l’achèvement de la floraison pour
obtenir un rendement élevé en HE (PANIZZI et al., 1993).
Toujours, dans ce même registre, DELAQUIS (2002) signale que les huiles produites
durant ou immédiatement après la période de floraison possèdent la plus forte activité
antimicrobienne.
Les rendements des HE ainsi que leur composition diffèrent suivant l’origine
géographique de la plante (EL ABED et KAMBOUCHE, 2003). Les caractéristiques
écologiques exercent une influence directe sur la production et la quantité de l’essence
(DUPONT, β000). La durée d’exposition au soleil, la température nocturne et diurne,
l’humidité, le régime du vent, la pluviométrie, …etc, sont des paramètres responsables des
modifications de la proportion de l’essence et de la composition chimique (CLARCK et
MENARY, 1980).
La nature du sol (calcaire, siliceux, …), les aspects culturaux comme la densité de
culture, l’apport d’engrais, le nombre de récolte par an et l’alimentation en eau affecte d’une
manière déterminante la qualité des HE et leur rendement (EL ABED et KAMBOUCHE,
2003).
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21
PARTIE I : Synthèse bibliographique
Les molécules aromatiques d'une huile essentielle sont fragiles et facilement détruites ou
altérées par des températures élevées et donc, le processus de distillation doit utiliser des
méthodes de basses températures (DURIYAPRAPAN et al., 1986). Les températures élevées
semblent affecter le pH, l’équilibre des charges électropositives et électronégatives des HE
produites. Même le rendement en huile peut être affecté en cas ou la distillation est réalisée à
température élevée (OKOH, 2010).
La résistance contre les agents antimicrobiens est devenue de plus en plus un problème
majeur et urgent dans le monde (TIM CUSHNIE et al., 2005), ce qui a orienté les recherches
des agences et des autorités de la santé vers les ressources phytogénétiques pour trouver une
solution à ce problème (SUDANO ROCCARO, 2004).
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22
PARTIE I : Synthèse bibliographique
Il est évident que les propriétés antibactériennes des huiles essentielles sont plus
fortement expliquées par l'effet additif de leurs principaux composés antimicrobiens en raison
de leurs constituants mineurs qui apparaissent, à jouer un rôle significatif en synergie
(LATTAOUI et al., 1994).
Les huiles essentielles des différentes familles botaniques présentent des actions
antivirales, mais le degré d'efficacité varie selon la souche et la structure virale. C'est en
raison de structures moléculaires particulières trouvés dans chaque type viral, que les huiles
essentielles pénètrent dans les entités à des degrés divers (DAVIDSON et al., 2005).
Les recherches ont découvert qu'un certain nombre d'huiles essentielles ont une activité
antivirale contre certaines souches virales de la grippe, les adénovirus, les souches de la fièvre
glandulaire, de l’entérite virale, de l’entérocolite virale et le VIH-1 (SCHNITZLER et al.,
2001). Des chercheurs ont montré que certains composés spécifiques des huiles essentielles,
testés séparément, possèdent une activité antivirale remarquable. Il s'agit de l'acétate
d'anéthole, carvone, bêta-caryophyllène, citral, eugénol, limonène, linalol et linalyle
(BELAICHE, 1979).
Les virus sont très sensibles aux molécules aromatiques et certaines infections virales
graves peuvent montrer une grande amélioration par la phytothérapie (HAYASHI et al.,
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23
PARTIE I : Synthèse bibliographique
1994). La synergie entre les composés d’huile tels que cinéole-monoterpénol a été utilisée
pour traiter des infections virales des voies respiratoires; cétones et composés cryptones des
huiles essentielles ont montré une capacité de lutte contre les virus nus (BHASKARA-
REDDY et al., 1998).
Plusieurs méthodes d’action antivirales ont été proposées pour les huiles essentielles bien
que pour leurs composés. Certaines huiles interfèrent avec la glycoprotéine de surface dans
l'enveloppe virale, empêchant ainsi l'attachement du virus avec la cellule hôte. On croit que
les autres huiles attaquent le virus dans la cellule hôte, possiblement au niveau de la
membrane cellulaire (BELAICHE, 1979).
Les infections fongiques ont augmenté durant ces dernières années en raison du nombre
croissant de patients à haut risque, particulièrement les hôtes immunodéprimés (personne avec
système immunitaire déficient). L'augmentation de la résistance fongique vis-à-vis les
médicaments classiques, les frais de traitement et le fait que les antifongiques les plus
disponibles n’ont que l'activité fongistatique, justifient la recherche de nouvelles stratégies
(RAPP, 2004). Les huiles essentielles de nombreuses plantes sont reconnues qu’elles
possèdent une activité antifongique (KALEMBA et al., 2003), cependant, seulement des
informations limitées existent sur l'activité vers les champignons pathogènes humains
(OKOH, 2010).
La conservation des denrées entreposées est généralement assurée par des insecticides
synthétiques qui peuvent être le moyen le plus efficace et le moins coûteux pour contrôler les
insectes. Cependant l’utilisation abusive des insecticides chimiques a des effets nocifs
(GUARRERA, 1999), ce qui oriente les travaux actuels vers la recherche des substances
extraites des végétaux qui présentent une activité insecticide, répulsive ou anti-appétant à
l'égard des insectes (BARKIRE, 1996).
En effet les plantes constituent une source de substances naturelles qui présente un grand
potentiel d’application contre les insectes et d’autres parasites des plantes et du monde animal
(BOUZOUITA et al., 2008).
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24
PARTIE I : Synthèse bibliographique
Un radical libre est une molécule ou un atome ayant un ou plusieurs électrons non
appariés, ce qui le rend extrêmement réactif (VANSANT, β004). L’ensemble des radicaux
libres et de leurs précurseurs est souvent appelé : espèces réactives de l’oxygène (FAVIER,
β00γ). L’appellation n’est pas restrictive, elle inclut les radicaux libres de l’oxygène
proprement dit, mais aussi certains dérivés oxygènes réactifs non radicalaires dont la toxicité
est importante tel le peroxyde d’hydrogène (H2O2), le péroxynitrite (ONOO-) (NOVELLI,
1997).
Les radicaux libres sont produits par divers mécanismes physiologiques (inflammation,
cycle de redox,…etc.) afin de détruire des bactéries au sein des cellules phagocytaires
(macrophage, polynucléaires) ou pour réguler des fonctions cellulaires létales telle la mort
cellulaire programmée ou apoptose (FAVIER, 2003).
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25
PARTIE I : Synthèse bibliographique
c. Les antioxydants
Un antioxydant est définit comme toute substance qui peut retarder ou empêcher
l’oxydation des substrats biologiques (BOYD et al., 2003). Ce sont des composés qui
réagissent avec les radicaux libres et les rendent ainsi inoffensifs (VANSANT, 2004).
Les antioxydants sont en fait des agents de prévention. Ils bloquent l’initiation, en
complexant les catalyseurs, en réagissant avec l’oxygène, ou des agents de terminaison
capables de dévier ou de piéger les radicaux libres. Ils agissent en formant des produits finis
non radicalaires. D’autres en interrompant la réaction en chaine de peroxydation ou en
réagissant rapidement avec un radical d’acide gras avant que celui-ci ne puissent réagir avec
un nouvel acide gras. Tandis que d’autres antioxydants absorbent l’énergie excédentaire de
l’oxygène singulet pour la transformer en chaleur (BERSET et CERVELIER, 1996).
Les HE utilisées depuis des siècles présentent souvent des propriétés biologiques
intéressantes. Cependant, certaines d’entre-elles peuvent révéler une toxicité qui peut être
redoutable en raison de leur passage par voie transdermique et de leur impact sur certaines
cibles de l’organisme. Elles peuvent par mésusage être utilisées non diluées et s’avérer
toxiques en particulier chez l’enfant (DESMARES et al., 2008).
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PARTIE I : Synthèse bibliographique
L'utilisation des HE dans la production des produits cosmétiques peut avoir plusieurs
fins, comme un arôme agréable, assurant la protection contre les microorganismes et dans
certains cas, améliorent les propriétés dermato-cosmétiques et la préservation des produits
cosmétiques (MANOU et al., 1998). Les problèmes de cheveux comme les pellicules et la
dermatite séborrhéique causée par Malasseizia furfur pouvait être corrigée à l'aide d'huile de
théier grâce à la présence de terpinen-4-ol qui s'est avéré efficace. L’ajout d'HE comme agents
colorant ou odorant dans le produit cosmétique final est souvent déconseillée et considérée
comme une perte potentielle en raison de leur volatilité et leur caractère lipophile
(MCLAUGHLIN et al., 1999).
Des HE ont été utilisées depuis des siècles dans la guérison, la modification des humeurs
et l'amélioration de la conscience (WAGNER et al., 1998). Elle affecte l'état émotionnel,
mental, spirituel et physique d'un être humain. Quelques études montrent que les composés
aromatiques peuvent exercer des effets sur le cerveau, en particulier sur l'hypothalamus et le
système limbique (le siège des émotions). Certaines HE peuvent considérablement augmenter
l'oxygénation et l'activité du cerveau, et inhiber la croissance bactérienne (OKOH, 2010).
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PARTIE I : Synthèse bibliographique
Dans ces dernières années, une attention croissante est tirée vers l’exploration des
ressources naturelles à cause de la demande élevée des aliments sans additifs chimiques
synthétiques, les HE par leurs propriétés antimicrobiennes et antioxydantes sont considérées
le leader pour répondre à cette tendance (WANG et al., 2010).
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PARTIE I : Synthèse bibliographique
2.2.1. Définition
2.2.2. Diversité
Les polyphénols naturels peuvent varier de molécules simples telles que l'acide
phénolique à gros composés hautement polymérisées comme les tanins (figure 03). Les
formes conjuguées de polyphénols sont les plus courantes, où divers sucres, acides organiques
et lipides (graisses) sont liées à la structure phénolique (BOUCHET et al., 1998).
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PARTIE I : Synthèse bibliographique
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Figure : Les différentes classes des polyphénols (Gervaise, 2004)
PARTIE I : Synthèse bibliographique
Il est actuellement admis que les polyphénols aident dans la prévention du cancer, la
protection contre les maladies cardiaques et l'hypertension (BOUCHET et al., 1998).
L’ingestion de ces polyphénols par l’intermédiaire des fruits et des légumes pourrait permettre
à notre organisme de renforcer ses moyens de défense, grâce à leurs propriétés antioxydantes,
anti-inflammatoires, et anticancéreuses (KHAN, 2010).
Les polyphénols sont capables de piéger les radicaux libres et d'activer les autres
antioxydants présents dans le corps. Cette activité permet aux polyphénols de réguler les
radicaux libres comme l'oxyde nitrique qui permet une bonne circulation sanguine, coordonne
l'activité du système immunitaire avec celle du cerveau et module la communication entre les
cellules cérébrales (MASQUELIER, 2006).
Les polyphénols possèdent un pouvoir anticancéreux prouvé, dont ils agissent comme
agents bloquants (protection des acides nucléiques), ce qui minimisent les mutations au
niveau d’ADN et comme agents suppresseurs de tumeurs par l’inhibition de la prolifération
cellulaire (KHAN, 2010).
L’effet anti-inflammatoire des polyphénols a été mis en évidence chez le lapin par la
prévention des lésions dues à une application externe d'huile de croton (HELME et al., 1999),
et chez les rats par test des flavonoïdes sur une réaction inflammatoire induite par une
substance appelé carrageenan (EMIM et al., 1994). Les hypothèses formulées concernent la
stabilisation de la membrane des mastocytes évitant la libération d'histamine et d'autres
médiateurs de l'inflammation, et l'inhibition de l'activité de la phospholipase (HELME et al.,
1999).
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Matériel
&
Méthodes
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PARTIE II : Matériel et Méthodes
Salvia algeriensis est une sauge annuelle, native des régions du nord-ouest Algérien et
nord-est Marocain. Elle pousse à l’état spontané jusqu’à une altitude supérieur à 600 m. Les
tiges de S. algeriensis sont droites, tétragones, velues. Dans son habitat naturel, l’espèce
pousse jusqu’à atteindre des tailles d’environ 1 m de hauteur. Ses feuilles, en forme ovale,
peuvent avoir près de 8 cm de longueur. La floraison commence durant le mois de mars.
Chaque plante produit de 3 à 4 inflorescences. Ses fleurs violettes zygomorphes à deux lèvres
sont disposées en verticilles au sommet des rameaux (figure 04) (SANTA et QUEZL, 1963).
Elles sont munies d’un calice velu à cinq dents, et d’un style plus long que la corolle. Elle
donne par distillation une huile essentielle camphrée, dans laquelle résident leurs principales
vertus (ROQUES, 1809). Les fleurs dégagent de légères odeurs similaires à celle du thym
(CLEBSCH et al., 2010; SURHONE et al., 2010).
(A) A B (B)
(C)
Figure 04: Aspect général des trois espèces de sauge étudiées : Salvia algeriensis(A) ; Salvia
argentea (B) et Salvia barrelieri(C).
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PARTIE II : Matériel et Méthodes
Salvia argentea, est une plante bisannuelle. Elle est répondue en Afrique du nord et en
Europe méridionale. Au cours de son développement, elle commence par former une rosette
basale de feuilles veloutées qui s’étale jusqu’à atteindre 1 mètre de diamètre, en fin d’hiver.
En début d’été, lorsqu’elle atteint environ 1m de hauteur, elle fleurit en développant une
panicule de petites fleurs blanches ou jaunes (BURNIE et al., β006). L’espèce se caractérise
non seulement par ses fleurs de coloration jaunâtres mais aussi par ses inflorescences
terminées par les bractées et par leurs grandes feuilles velues crénelées-dentées, étalées en
rosette (figure 04) (BENISTON et al., 1984).
Salvia barrelieri est une plante herbacée, annuelle avec fleurs bicolores contenant le bleu
violacé approché du mauve et le blanc. Elle pousse à l'état sauvage dans les régions nord-
africaines entre 150 et 1β00 m d’altitude. Elle s’adapte aux différents habitats qui incluent les
bords de champs, les broussailles, les forêts de chênes et les pentes herbeuses. L’espèce
Salvia barrelieri peut atteindre 1à 2 mètres de hauteur. Ses feuilles sont grandes, ondulées,
grises-vertes et recouvrent entièrement la partie inférieure de la plante formant un monticule
qui atteint 45 cm de hauteur au début d’été (figure 04). Habituellement, sa floraison
commence au début de juin et peut s’étaler jusqu’à un mois après (CLEBSCH, 2008).
Les plantes ayant fait l’objet de cette étude appartiennent à trois espèces de sauges :
Salvia algeriensis, S. argentea et S. barrelieri. Les échantillons de feuilles et de fleurs qui
seront soumis à l’extraction des huiles essentielles ont été récoltés à des dates et dans des
localités différentes, selon l’espèce étudiée (Tableau I).Une fois récoltées, dans des sacs en
plastiques, les feuilles et les fleurs fraîches sont soumises à un séchage à l’ombre dans un
endroit sec et aéré du laboratoire pendant 5 à 7 jours. Devenues sèches, les parties utilisées
seront soumises à l’extraction.
Une partie de la matière végétale (de chaque échantillon) est récupérée pour préparer des
extraits destinés au dosage des composés phénoliques et flavonoïdes totaux.
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PARTIE II : Matériel et Méthodes
Tableau I : Dates et lieux de récolte des échantillons de feuilles et de fleurs selon l’espèce de
sauge étudiée.
Les expériences réalisées lors de cette étude en vue de mettre en évidence l’effet
antibactérien ont été conduites sur plusieurs espèces de bactéries pathogènes. En tout, la
collection comprend dix (10) souches de bactéries pathogènes. L’origine de provenance des
souches est diverse. Six souches (Escherichia coli, Staphylococcus aureus, Proteus vulgaris,
Proteus mirabilis, Salmonella typhimirium, Citrobacter ssp proviennent du laboratoire
d’analyses médicales Al-Ihssan (Chlef), trois autres (Staphylococcus aureus ATCC 25923,
Escherichia coli ATCC 25922 et Pseudomonas aeruginosa ATCC 27853) de l’Institut Pasteur
d’Alger et une souche (Helicobacter pylori) du laboratoire de microbiologie de la faculté de
biologie d’université de Chlef.
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PARTIE II : Matériel et Méthodes
1.2. Méthodes
Ce procédé consiste à récupérer les HE des sauges étudiées, à partir de feuilles et fleurs,
en faisant passer un courant de vapeur d’eau, à travers l’échantillon du végétal. Ces vapeurs
saturées en composées organiques volatiles sont condensées et récupérées sous forme de
distillat aromatisé.
Il s’agit d’un autoclave qui a été adapté pour effectuer l’extraction des HE par
entrainement à la vapeur d’eau (figure 05). C’est un récipient de forme cylindrique de hauteur
égale à 80 cm et de diamètre égale à 30 cm fabriqué en acier (INOX) à double enveloppe et
sont séparés entre eux par une plaque perforée. Le niveau d'eau dans la chaudière est contrôlé
par un tube en verre fixé le long de la paroi latérale du bac. La vapeur produite à l'aide d'un
chauffage électrique s'échappe par un trou situé au centre de la plaque supérieure qui sépare
la chaudière du distillateur. Ce dernier se termine à sa partie supérieure par un couvercle, sur
lequel est fixé un manomètre pour contrôler la pression qui règne à l'intérieur de l'enceinte et
une vanne commandant la sortie de la vapeur d'eau saturée d'HE.
b. Le condenseur
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PARTIE II : Matériel et Méthodes
L’extraction des huiles essentielles à partir de fleurs et de feuilles, s’est faite par
entrainement à la vapeur d’eau, dans une installation semi-pilote décrite précédemment
(Figure 05). L’extraction dure deux heures, à la température de 100°C et une pression de 1,2
bar. La vapeur d’eau enrichie de constituants volatils est condensée et récupérées dans des
flacons opaques de 1 litre chacun.
a. Décantation
Elle est réalisée dans une ampoule à décanter dans laquelle le distillat se sépare en deux
phases non miscibles : une phase aqueuse et une phase organique (comprenant l’HE et le
solvant organique). La séparation s’est effectuée en suivant les étapes suivantes :
Verser dans une ampoule à décanter β0 ml d’hexane pour chaque100 ml de
distillat ;
Reboucher l’ampoule à décanté, la sortir de son support et agiter en dégazant de
temps en temps. L’opération est appelée « dégazage » ;
Replacer l’ampoule sur son support, la déboucher puis laisser décanter β à
3minutes. Cette étape est qualifiée de décantation ;
Les deux phases organiques liquides non miscibles se séparent progressivement,
jusqu’à ce que deux phases distinctes soient observées ;
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PARTIE II : Matériel et Méthodes
Le solvant de la phase organique est éliminé à l’aide d’un évaporateur rotatif. Le principe
de cet appareil est basé sur l’abaissement du point d’ébullition sous pression réduite (figure
06B). L’élimination du solvant se fait selon les étapes suivantes :
Placer la solution contenant le solvant à évaporer dans le ballon et le placer sur
l’évaporateur rotatif à l’aide d’un raccord.
Après disparition complète du solvant du ballon, récupérer les HE, les pesées puis les
mettre dans des flacons en verre et les conservées à froid à l’abri de la lumière.
A B
(B)
(A)
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PARTIE II : Matériel et Méthodes
L’odorat est un sens chimique très sensible et l’habilite des parfumeurs à classer et
caractériser des substances chimiques parvient à doser les produits naturels et leur perception
peut aller jusqu'à dix millionièmes de grammes par litre d’air. L’appréciation de l’odeur de
nos huiles a été faite par moi-même et par l’enseignant encadreur.
[Link]. La couleur
La coloration d’une huile essentielle dépend des produits qui la constituent. Dans notre
cas, elle a été appréciée et décrite visuellement.
[Link]. Aspect physique
De même, l’aspect d’une essence végétale change selon les produits qui la constituent.
Elle peut apparaître sous différentes formes : solide, liquide ou solide - liquide.
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PARTIE II : Matériel et Méthodes
[Link]. La densité
On pèse chaque huile à l’aide d’un pycnomètre taré, puis on calcule la densité, en
appliquant la formule suivante:
D = m2 – m0 / m1 –m0
m0 : est la masse (g) du pycnomètre vide ; m1 : est la masse (g) du pycnomètre rempli
d’eau distillée ; m2 : est la masse (g) du pycnomètre rempli d’HE.
[Link]. L’indice de réfraction
L’appareil ayant servi à mesurer l’indice de réfraction des liquides est le Réfractomètre
ABBE qui a un usage assez recommandé. Pour calculer l’indice de réfraction ηtD, on applique
la relation suivante : η20D = ηtD + (t – 20) * 0.0004
L’analyse quantitative des constituants chimiques des HE a été réalisée par un appareil de
chromatographie en phase gazeuse GPC. L’appareil de CPG est un Hewlett Packard
Agilent6890N piloté par Chemstation (NIST98). Les conditions opératoires sont :
-Injection de 0,5 µl en mode split1/50
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PARTIE II : Matériel et Méthodes
L’analyse qualitative des constituants chimiques des HE a été réalisée à l’aide d’un
appareil de chromatographie phase gaz (Agilent 6890) couplée à un spectromètre de masse
(Agilent 5973) (GC-MS). Les conditions opératoires sont:
-Températures : interface (280°C), source (230°C), quadripôle (150°C)
-L’énergie d’ionisation est de 70 ev.
L’identification des constituants est basé sur la comparaison des temps de retentions avec
ceux des échantillons authentiques et sur les spectres de masse de la base de données de
l’appareil. En plus de la comparaison des indices de retentions des composés obtenus avec les
indices de retentions théoriques de la même colonne HP5MS.
En basant sur la série d’alcanes relatifs analysée en parallèle aux mêmes conditions
chromatographiques que les HE, l’indice de rétention est calculé selon la formule suivante
donnée par VAN DEN DOOL et KRATZ (1963) in SOUICI et al. (2007).
�� � − �� � − 1
��� = 100 � + 100
�� � + 1 − �� � − 1
Où:
IRx: indice de rétention du composé
n: nombre de carbone de l’alcane classé avant le composé
TRx: temps de rétention du composé
TR(n-1): temps de rétention de l’alcane classé avant le composé
TR(n+1): temps de rétention de l’alcane classé après le composé
Les méthodes utilisées pour étudier l’interaction entre les HE et les espèces microbiennes
sont basées sur la diffusion de ces huiles dans des milieux de culture pour inhiber la
croissance d’un microorganisme pathogène.
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PARTIE II : Matériel et Méthodes
Les espèces cibles (souches bactériennes choisies) ont été revivifiées et repiquées dans la
gélose nutritive, puis incubées à des températures optimales de développements (37C°)
pendant 18 heures pour l’obtention d’une culture jeune. Par la suite, des suspensions troubles
de ces souches seront réalisées en prélevant 3 à 5 colonies bien isolées et identiques. On les
dépose dans 5 ml d’eau physiologique stérile puis on agite au vortex. Les concentrations
bactériennes de l’inoculum sont évaluées par turbidité et sont exprimées par la mesure de la
densité optique (DO à 600 nm) sur un spectrophotomètre. Une DO de 0.08 à 0.1 correspond à
une concentration de 108 UFC/ml (ATHAMENA et al., 2010 ; KARATAS et al., 2010 ;
SARAC et al., 2007; YEN TAN et al., 2006 ; RAHAL et al.,2005).
[Link]. Test de l’aromatogramme (méthode des disques)
Pour réaliser le test de l’aromatogramme, nous avons réalisé par les étapes suivantes :
Une suspension de chaque germe est préparée dans l’eau physiologique stérile et
ajustée à environ 108UFC/ml.
Chaque souche est ensemencée par inondation sur des boites de pétri contenant le
milieu Muller – Hinton. La surface des milieux est ensuite séchée sous hotte à flux
laminaire en laissant le couvercle des boites de pétri légèrement ouvert.
Des disques vides sont déposés à la surface du milieu gélosé ensemencé avec les
différentes souches bactériennes pour préparer les témoins.
Les résultats sont évalués par la mesure de diamètre du halo de la zone d’inhibition en
mm. La sensibilité ou la résistance des souches est exprimée en suivant les fourchettes des
diamètres données par BELAICHE, (1979) (Tableau I en annexe II).
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PARTIE II : Matériel et Méthodes
Les concentrations minimales inhibitrices (CMI) des HE ont été déterminées selon la
méthode recommandée par NCCLS (National Committee for Clinical Laboratory Standards)
avec quelques modifications (NCCLS, 1997 in MUSTAFA et BEKTAS, 2008). Les tests ont
été réalisés dans le bouillon de Muller-Hinton contenant du Tween 80 à 0.5% (v/v).
Les concentrations bactériennes de l’inoculum sont évaluées par turbidité et sont
exprimées par la mesure de la densité optique qui correspond à 10 8UFC/ml sur un
spectrophotomètre.
Une série de dilution allant de 1/25 (VHE/VMHB) à 1/800 (VHE/VMHB) des huiles essentielle
a été réalisées dans des tubes Eppendorf au lieu d’une microplaque.
Des témoins, contenant le milieu de culture, le tween 80 et la suspension bactérienne sont
également préparés. L’incubation se fait à 37°C pendant 24 heures à l’exception
d’Helicobacter pylori dont la durée est prolongée à 72 h (FRANZIN et al., 2000).
La croissance bactérienne est indiquée par la présence d’un culot blanc qui se forme au
fond du tube. Les résultats sont exprimés par la présence ou l’absence de croissance
bactérienne.
Pour mettre en évidence l’activité antioxydante des HE, nous avons effectué le test DPPH
sur chromatographie sur couche mince (CCM) selon la méthode de BEKTAS et al. (2005)
modifiée.
Le principe du test se résume en réduction du radical 2,2-diphényle 1-picrylhydrazyle
(DPPH) par les substances anti-radicalaires qui sont dans notre cas les huiles essentielles. Une
dilution de 1:1 de chaque HE est préparée dans le méthanol. Après dilution, un volume de15
µl de chaque huile est déposé sur une plaque CCM (MERCK : TLC silicagel 60 F254 glass
plate) en plus d’une solution témoin de BHT à βmg/ml.
La phase mobile est composée de méthanol et acétate d’éthyle à un ratio de (1:1). La
révélation est effectuée par pulvérisation d’une solution 0.016 % de DPPH dans le méthanol
suivie d’une incubation à une température ambiante pendant γ0 min. Le blanchissement de la
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PARTIE II : Matériel et Méthodes
couleur du DPPH par des spots jaunes, sur fond violé, est l’indication d’une activité
antioxydante.
[Link]. Test du DPPH par spectrophotométrique
Le principe du test se résume en la capacité des huiles à réduire le radical libre DPPH
(2,2-diphenyl-1-picrylhydrazyl) de couleur violette foncée, qui se transforme en coloration
jaunâtre (après réduction). Cette décoloration est mesurable par spectrophotométrique
(BRAND-WILLIAMS et al., 1995).
Le test de DPPH est réalisé en suivant la méthode décrite par BEKTAS et al.
(2005). où 50µl de chacune des solutions méthanoliques des HE testées à différentes
concentrations (0.9, 1.8, 2.7, 3.6, 4.5, 5.4, 6.3, 7.0, 8.1, 9.0 mg/ml) sont mélangées avec 5ml
d’une solution méthanolique de DPPH (0.004%). Après une période d’incubation de γ0
minutes à une température ambiante, l’absorbance est lue à 517nm.
Les concentrations en HE en fonction des pourcentages du DPPH inhibés, ont été tracées
à la fin de la réaction afin d'obtenir l'index IC50. Ce paramètre est défini comme la
concentration d'antioxydant requise pour diminuer la concentration du DPPH initiale de 50%
(SHARIFIFAR et al., 2007).
[Link]. Test du ß-carotène- acide linoléique
Par ce test, l’activité antioxydante est déterminée en mesurant l’inhibition des composés
organiques volatils et des hydroperoxydes conjugués diène résultant de l'oxydation d'acide
linoléique (MUSTAFA et BEKTAS, 2008).
Le test du - carotène-acide linoléique est réalisé en suivant la méthode décrite par
MUSTAFA et BEKTAS, (β008). On dissous β mg de - carotène dans 1 ml de chloroforme.
La solution obtenue est introduite dans un ballon contenant β mg d’acide linoléique et β00
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PARTIE II : Matériel et Méthodes
mg de Tween 40. Après évaporation du chloroforme sous vide, 100 ml d’eau distillée saturée
en oxygène est ajouté avec agitation vigoureuse. De cette nouvelle solution 2.5 ml sont
transférés dans des tubes, et 350µl de chaque huile essentielle à une concentration de (2g/l)
dans l’éthanol. Ce système d'émulsion a été incubé pendant 48 heures à l’obscurité, le même
procédé est répété avec l’antioxydant synthétique l'hydroxytoluène buthylé (BHT) utilisé
comme contrôle positif et aussi avec un tube blanc (contenant l'éthanol à la place de l’HE).
Après incubation, l’absorbance est mesurée à 490 nm pour les échantillons, quant au
BHT, elle est immédiatement mesurée.
a. Déte i atio de la valeu d’a tivité
Selon MUSTAFA et BEKTAS, (2008), l’activité antioxydante relative après 48 heures est
calculée selon la formule suivante :
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PARTIE II : Matériel et Méthodes
Pour extraire les composés phénoliques, nous avons adopté le protocole cité par BOIZOT
et al. (2006) modifié. Les polyphénols sont extraits par macération et agitation de 200 mg de
poudre végétal fine dans 10 ml de solvant organique (acétone 80%), pendant 24 H et à 4°C
pour empêcher l’action de polyphénoloxydases qui dégraderaient les composés phénoliques.
Après centrifugation (3000 g pendant 10 min à 4°C) le surnageant contenant les polyphénols
est récupéré. On procède à une deuxième extraction identique sur le culot pour extraire le
reste de polyphénols supplémentaires et donc d’obtenir un dosage plus exhaustif. Les
surnageants sont réunis avant d’être concentrés à sec sous vide. Puis récupérés dans 5 ml de
méthanol.
[Link]. Mode opératoire du dosage
Les composés phénoliques totaux des extraits végétaux obtenus, sont déterminés selon la
méthode préconisée par DUARTE et LOPEZ et al., (2007) qui utilise le réactif Folin-
Ciocalteu et l’acide gallique comme standard.
500 µl de réactif Folin-Ciocalteu et 450 µl d’eau distillée sont ajoutés dans un tube
contenant 50 µl d’extrait, puis agités vigoureusement. Après 3 minutes, on additionne 400µl
de Na2CO3 (75g.L-1). Lors de cette opération, il y aura formation d’un précipité blanc qui sera
éliminé par une simple centrifugation. Cela n’affecte en rien les résultats obtenus ni leur
reproductibilité (SCALBERT et al., 1989).
Les tubes sont incubés, à l’obscurité, à la température ambiante pendant 40 minutes.
L’absorbance est lue à7γ5 nm contre un blanc (50 µl méthanol +500µl de réactif de Folin-
Ciocalteu +950µl H2O + 400µl de Na2CO3).
La teneur en composés phénoliques des extraits est déterminée à partir de la courbe
d’étalonnage d’acide gallique et les résultats sont exprimés en µg équivalent acide gallique
par mg de matière sèche (µg EAG/mg MS).
Page 46
PARTIE II : Matériel et Méthodes
Les composés flavonoïques sont extraits selon le protocole préconisé par RISPAIL et al.,
(β005). Une prise d’essai de 50 mg de poudre très fine du matériel végétal (feuille ou fleurs)
est mise en macération dans 5 ml de méthanol 70% avec agitation pendant 15 min à
température ambiante. Après centrifugation (3000 g, pendant 5 min), le supernagent est
récupéré. Le culot va mener deux rinçage successifs par 5 ml de méthanol 70 % enfin
d’épuiser l’extrait. Les trois supernagents sont réunis puis évaporés à sec, l’extrait sec est
récupéré par 05 ml de méthanol 100%.
[Link]. Mode opératoire du dosage
Les résultats des tests sont exprimés en moyenne ± SD. Les valeurs d’IC50 (concentration
inhibitrice à 50%) sont calculées par la méthode de régression linéaire à partir de la courbe [%
inhibition = f (concentrations)]. La différence entre le contrôle et les différents tests, est
déterminée par l’analyse de la variance (ANOVA) univariée suivie du test de Dunnett/Tukey
ou Test de Newman & keuls pour les comparaisons multiples des moyennes et la
détermination des taux de signification. Les valeurs de p ≤ 0.05 sont considérées
statistiquement significatives. Les programmes informatiques utilisés sont: STATISTICA 6.1
Copyright©StatSoft. Inc. 1984-2003(pour les corrélations) et XLSTAT version 7. 5. 2
Copyright© 1995-2004 Addinsoft (pour l’ANOVA).
Page 47
Résultats
&
Discussion
Page 48
PARTIE III : Résultats et Discussion
2
1,8 1,72
1,63
1,6 1,51
1,4
1,2
1 0,83 0,87 0,86
0,8
0,6
0,4
0,2
0
FR FE FR FE FR FE
Figure 07 : Rendement (%) en huile essentielle obtenu à partir de fleurs et de feuilles de trois
espèces de sauge (S. algeriensis, S. argentea et S. barrelieri).
La comparaison de nos rendements avec ceux rapportés par la bibliographie montre que
nos espèces sont plus riches en huiles. En effet, les rendements en huile obtenus avec des
espèces de sauge comme S. tomentosa et S. hydrangea, à partir de feuilles, étaient
respectivement de l’ordre de 0.51 % et 0.53 % (BEKTAS et al., 2005 et KOTAN et al.,
2008). Une espèce comme S. potentillifolia a donné un rendement avoisinant les 0.88 %
(KIVRAK et al., 2009).
Page 49
PARTIE III : Résultats et Discussion
Les fluctuations et les variations dans les rendements, constatées dans nos résultats et
ceux des autres espèces de sauge, peuvent être attribuées à plusieurs facteurs. La diversité
interspécifique ; la nature des organes sur lesquelles les huiles ont été extraites, la localité où
sont récoltés les échantillons, sont autant de paramètres qui peuvent avoir une influence sur le
rendement en huile (RODOLFO et al., 2006).Même, la méthode d’extraction peut influer sur
le rendement et sur la qualité des HE. À titre d’exemple, le rendement en HE de Salvia
potetillifolia obtenu par la technique d’hydrodistillation était de 0.88% alors qu’avec
l’entrainement à la vapeur d’eau elle n’a atteint que 0.55% (KIVRAK et al., 2009).
Les huiles extraites de trois espèces de sauge, avaient un aspect liquide de coloration
jaune claire pour les feuilles et jaune foncée pour les fleurs, Elles dégagent toutes une très
forte odeur. L’étude de leurs propriétés physiques constitue un moyen de vérification et de
contrôle de qualité.
Deux principales propriétés physiques de nos huiles ont été déterminées à savoir : la
densité relative et l’indice de réfraction. Les résultats des analyses sont présentés dans le
tableau II.
Huiles essentielles
[Link] S. algeriensis S. argentea S. barrelieri
(ONIPPAM)* FR FE FR FE FR FE
Densité 0.910 – 0.930 0.883 0.902 0.887 0.914 0.896 0.918
Indice de 1.458 - 1,474 1.443 1.447 1.455 1.451 1.442 1.443
réfraction
*ONIPPAM : Office Nationale Interprofessionnelle des Plantes à Parfums Aromatiques et
Médicinales, France in (FELLAH, 2006).
La détermination de la densité d’une huile nous renseigne sur sa pureté. Elle est en
fonction de la composition chimique des huiles (KARLESKIND, 1992). Dans notre étude,
Page 50
PARTIE III : Résultats et Discussion
nous avons déterminé ce critère de pureté à la température 20 °C, chez toutes les huiles
extraites.
Les résultats révèlent que les valeurs moyennes des densités varient de 0.883 à 0.918.
Les densités relatives des HE extraites de feuilles semblent toutes supérieures à celles des
huiles de fleurs et cela quelle que soit l’espèce. Pour une même espèce, nous constatons que
les densités des huiles de S. barrelieri (0.896 et 0.918) sont légèrement élevées par rapport
aux huiles des deux autres espèces à savoir S. algeriensis (0.883 et 0.902) et S.
argentea (0.887 et 0.914).
La comparaison des densités de nos huiles avec celles rapportées par la bibliographie,
montre qu’elles sont très proches. En effet, l’étude réalisé par l’Office Nationale
Interprofessionnelle des Plantes à Parfums Aromatiques et Médicinales, France in
(FELLAH, 2006) a montré que les densités de l’huile de Salvia officinalis affichent des
valeurs allant de 0.910 à 0.930.
Quant aux indices de réfraction des HE, ils ont été calculés et ramenés à β0°C à l’aide
d’un réfractomètre. Les résultats, représentés dans le tableau II, montrent que les indices de
réfraction des différentes huiles possèdent des valeurs très proches les unes des autres et cela
quelle que soit l’espèce de sauge étudiée. Ces valeurs varient de 1.442 (S. barrelieri) à 1.455
(S. argentea) et sont toutes supérieures à l’indice de réfraction de l’eau qui est de 1.γγ56.
Page 51
PARTIE III : Résultats et Discussion
L’analyse par GC/MS, des HE des trois espèces étudiées, est effectuée dans le
laboratoire de recherche et développement de la société Algériennes des aérosols. Les
résultats de ces analyses sont présentés dans les tableaux (III) et (IV). Seule l’analyse des HE
de l’espèce Salvia argentea ne seront pas présentés à cause des résultats aberrants obtenus.
Butanoic acid, 1-cyclopentylethyl ester 1140 - 1,77 Phenol, 2-(1,1-dimethylethyl)- 1511 1,51 -
Bicyclo[2.2.1]heptan-2-one, 1,7,7- 2(4H)-Benzofuranone, 5,6,7,7a-
trimethyl-, (1R)- 1143 0,46 - tetrahydro-4,4,7a trimethyl- 1531 0,78 -
1,3,4-Thiadiazol-2-amine, 5-[(1-
Isoborneol 1158 - 0,76 methylethyl)thio]- 1549 - 0,2
3-Cyclohexen-1-ol, 4-methyl-1-(1- 1-(3-Methylbutyl)-2,3,5,6-
methylethyl)-, (R)- 1167 - 1,51 tetramethylbenzene 1564 - 0,45
Formic acid, 1-(4,7-dihydro-2-methyl-7-
oxopyrazolo[1,5-a]pyrimidin-5-yl)-,
Thymol 1173 - 0,28 methyl ester 1568 - 0,45
Cyclohexene,1-methyl-3-(1- 1H-Indene, 3-ethenyl-2,3-dihydro-1,1-
methylethenyl)- 1182 - 1,93 dimethyl- 1574 - 0,83
Page 52
PARTIE III : Résultats et Discussion
Composé IR FE(%) FR(%) Composé IR FE(%) FR(%)
1,3-Cyclohexadiene-1-carboxaldehyde, Disiloxane, 1,1,3,3-tetramethyl-1,3-
2,6,6-trimethyl- 1195 0,36 - bis[3-(oxiranylmethoxy)propyl]- 1582 - 0,37
Les résultats de l’analyse des HE de Salvia algeriensis effectuée par GC-MS montrent
qu’il existe un total de 45 composés (94.61 %) identifiés chez les feuilles et 39 autres (98.03
%) chez les fleurs (tableau III). Les constituants majoritaires des HE de feuilles sont
représentés par -demascenone (22.96 %) ; -guaiene (11.31 %) ; 2-Butanone, 1-(2,3,6-
trimethylphenyl)- (6.31 %) ; 1-(2-Cyanoethyl)-2-ethyl-4-methylimidazole (4.24 %) ;
Benzeneethanal, 4-[1,1-dimethylethyl]-.alpha.-methyl- (4.02 %) et 2-Naphthalenamine,
5,6,7,8-tetrahydro- (3.9 %). Les HE des fleurs comptent sept (7) constituants majoritaires : -
guaiene (34.32 %) ; camphor (15.27 %) ; Bicyclo [2.2.1]heptan-2-one, 1,7,7-trimethyl- (7.73
%) ; Bornyl acetate (5.99 %) ; Eucalyptol (1,8 Cinéole) (4.88 %) ; Myrtenyl acetate (4.66 %)
et -Gurjunene (4.05 %). Ces constituants majoritaires des feuilles et des fleurs représentent
respectivement 52.74 % et 76.9 % des constituants totaux.
Page 53
PARTIE III : Résultats et Discussion
Les résultats du tableau III montrent aussi que certain composé majoritaire comme le -
guaiene est commun pour les HE de feuilles et de fleurs. D’autres par contre, sont spécifiques
à l’huile comme le -Damascenone (chez les feuilles) ou le camphor (chez les fleurs).
Les différences relevées entre les constituants chimiques des huiles, de la même espèce,
peuvent être attribuées essentiellement à la nature de l’organe ayant fait l’objet d’extraction.
En effet, les métabolites secondaires produits par la plante ne se distribuent pas de la même
manière dans tous les organes. Ce qui peut expliquer les différences enregistrées dans la
composition des huiles de feuilles et de fleurs.
Page 54
PARTIE III : Résultats et Discussion
Composé IR FE(%) FR(%) Composé IR FE(%) FR(%)
2,6-Nonadienal 1131 0,17 - Benzene, 1-ethyl-3,5-diisopropyl- 1470 2,01 0,25
Cyclohexene,3-butyl- 1136 - 0,24 3-Buten-2-one, 4-(2,6,6-trimethyl-1- 1472 1,25 0,19
cyclohexen-1-yl)-
Benzenemethanol,4(1,1- 1149 0,19 - Hexylresorcinol 1476 0,37 -
dimethylethyl)
Naphthalene, decahydro-2,2- 1151 0,21 - 2-Tridecanone 1489 0,31 -
dimethyl-
4-Ethylbenzoic acid, 2-phenylethyl 1154 0,36 - Phenol, m-tert-butyl- 1494 1,07 -
ester
Borneol 1159 0,27 0,25 Phenol, 2-(1,1-dimethylethyl)- 1504 0,8 -
Octanoic Acid 1165 0,58 - Phenol, 3-methoxy-2,4,5-trimethyl- 1511 - 7,06
Hexanoic acid 1166 0,09 - 3,7-Benzofurandiol, 2,3-dihydro-2,2 1512 - 0,28
dimethyl-
3-Cyclohexen-1-ol, 4-methyl-1-(1- 1168 0,76 1,14 cis, cis-3-Ethylbicyclo[4.4.0]decane 1516 0,57 -
methylethyl)-
Furan, 2,4-dimethyl- 1175 - 1,8 2(4H)-Benzofuranone, 5,6,7,7a-tetrahydro 1524 0,57 -
4,4,7a-trimethyl-
3-Cyclohexene-1-methanol, 1177 1,58 - Anisindione 1532 - 0,77
.alpha.,.alpha.4-trimethyl-
1,3-Cyclohexadiene-1- 1180 0,9 - 1H-Inden-1-one, 2,3-dihydro-3,3,5,7 1540 0,39 -
carboxaldehyde, 2,6,6-trimethyl- tetramethyl-
α-Terpineol 1185 - 4,53 3,7-Cyclodecadiene-1-methanol, 1545 - 0,56
.alpha.,.alpha.,4,8-tetramethyl-, [s-(Z,Z)]
Anisole, p-allyl- 1186 - 1,01 Cyclohexane, 1-ethenyl-1-methyl-2-(1- 1557 - 1,12
methylethenyl)-4-(1-methylethyl idene)-
Decanal 1188 0,26 - Dodecanoic acid 1558 0,77 -
Page 55
PARTIE III : Résultats et Discussion
Composé IR FE(%) FR(%) Composé IR FE(%) FR(%)
1,5-Cyclohexadiene-1-methanol, 4- 1267 - 0,6 Epi-bicyclosesquiphellandrene 1640 - 1
(1-methylethyl)-
1,2,5,5,6,7-Hexamethylbicyclo 1272 0,58 - Azulene, 1,2,3,4,5,6,7,8-octahydro-1,4 1654 - 1,5
[4.1.0]hept-2-en-4-one dimethyl-7-(1-methylethylidene)-, (1S-cis)-
1-Cyclohexene-1-carboxaldehyde, 1274 0,47 1,12 Isolimonene 1666 - 1
4-(1-methylethyl)-
alpha.-Thujenal 1280 3,28 - Isoaromadendrene epoxide 1668 - 0,5
Les résultats de l’analyse des HE des feuilles de Salvia barrelieri effectuée par GC-MS
ont permis d’identifier 81 composés (99.44 %) chez les feuilles (tableau IV). Les constituants
majoritaires, représentant environ 40.32 % des composés totaux, sont formés de : 2-Buten-1-
one, 1-(2,6,6-trimethyl-1,3-cyclohexadien-1-yl)-, (E)- (8.05 %) ; Propanal, 2-methyl-3-
phenyl- (7.32 %) ; Megastigmatrienone III (6.59 %) ; alpha.-Thujenal (3.28 %) ; n-
Hexadecanoic acid (2.91 %) ; Phytol (2.8 %) ; Megastigmatrienone I (2.76 %) ; 3-Nonen-5-
Page 56
PARTIE III : Résultats et Discussion
one (2.52 %) ; 1-(3-Methylbutyl)-2,3,5-trimethylbenzene (2.08 %) ; 1-(3-Methylbutyl)-2,3,5-
trimethylbenzene (2.01 %).
Avec les HE des fleurs de Salvia barrelieri, l’analyse GC/MS a montré l’existence de
76 composés (99.96 %) (Tableau IV). Au total, sept (7) composés chimiques qui représentent
environ 46,16 % de la composition totale, sont majoritaires. Il s’agit de : 3-Cyclohexen-1-one,
2-isopropyl-5-methyl- (13.72 %) ; Geranyl acetate (9.2 %) ; Phenol, 3-methoxy-2,4,5-
trimethyl- (7.06 %) ; Caryophyllene oxide (4.66 %) ; α-Terpineol (4.53 %) ; Linalool (3,81
%) ; Caryophyllene (3.18 %).
D’après les résultats de la composition chimique des HE des trois espèces de sauge
étudiées, nous relevons quelques observations qui peuvent être résumées comme suit :
Il y a d’abord les différences qui existent dans la composition des huiles provenant de
fleurs ou de feuilles au sein d’une même espèce. Cette différence touche à la fois et à la
qualité et à la quantité des constituants chimiques des HE comme le confirme la composante
des constituants majoritaires. La variabilité constatée dans la composition chimique des huiles
peut être expliquée soit par l’existence d’un polymorphisme intraspécifique soit par une
distribution différente des métabolites secondaires vers les différents organes composants la
plante. L’étude moléculaire, utilisant la technique du RAPD, réalisée par SBIHI, (2012) sur
plusieurs populations de S. algeriensis a mis en évidence l’existence d’un polymorphisme
intra-population et inter-population. Des observations similaires ont été faites dans une étude
portant sur les HE de Lavandula stoechas où le polymorphisme existant au sein d’une même
population était déterminant dans la composition chimique (BENABDELKADER et al.,
2011).
La deuxième différence dans la composition des huiles est liée aux espèces de sauge
étudiées. En effet très peu de ressemblance existe entre la composante de leurs HE.
Particulièrement les composés majoritaires. Seulement deux composés (1,8 cinéole et
bornéol) semblent être présents dans la composition des HE de nombreuses espèces
Page 57
PARTIE III : Résultats et Discussion
appartenant au genre Salvia y compris les nôtres (KIVRAK et al., 2009). La variabilité dans
la composition chimique est surement due à l’effet génotypique mais pas seulement puisque
l’environnement peut avoir aussi sa part d’influence.
La première, concerne la rareté des études publiées sur les HE conduites sur les mêmes
espèces de sauge à savoir S. algeriensis, S. barrelieri et S. argentea. Cela nous a privé à faire
une confrontation entre nos résultats et ceux de la bibliographie. Les résultats de la présente
étude sont donc originaux.
La deuxième, est liée à la comparaison de nos résultats avec les études menées sur
d’autres espèces de sauge. Les études avec lesquelles nous avons confronté nos résultats
montrent que la composante des constituants majoritaires est totalement différente des nôtre.
C’est le cas des résultats de l’analyse des huiles de S. ceratophylla, qui a permis d’identifier
53 composés dont dix forment les constituants majoritaires : -muurolene (11.4%), α-pinene
(7.6%), -cadinene (5.7%), trans-pinocarvylacetate (5.3%), α-copaene (4.7%), α-thujone
(4.6%), 1-epi-cubenol (3.9%), cis- -guaiene (3.4%), p-cymene (3.2%) et α -muurolene (3.0%)
(NEVCIHAN et al., 2012). Dans une autre étude conduite sur S. piliferai montre que les
composés majoritaires sont représentés essentiellement par deux composés : α-thujene (36,1
%) et α-pinene (13,8 %) (MUSTAFA et BEKTAS, 2008).
Parfois, certains composés identifiés dans nos huiles comme majoritaires, sont cités
comme tels dans la composition des huiles d’autres espèces de sauge. L’étude conduite par
MUSTAFA et BEKTAS, (2008) sur les HE de S. aucheri var. aucheri et de S. aramienesis
montre que le 1,8-cineole et le camphor font partie des composés majoritaires. C’est aussi le
cas de S. palaestina où les constituants majoritaires sont représentés par : caryophyllene
oxide (16.1%) et (E)- caryophyllene (4.5%) (GÜRSOY et al., 2012). Toujours avec l’espèce
S. palaestina, RUSTAIYAN et al, (2005) et SALEHI et al, (2005), rapportent tous deux, que
le -caryophyllene figure dans la liste des composés majoritaires des HE. Dans notre étude,
certains de ces constituants se retrouvent dans le pool des composés majoritaires de l’huile de
fleur de S. algeriensis (1,8-cineole et le camphor) et des feuilles de S. barrelieri
(caryophyllene oxide et caryophyllene).
Page 58
PARTIE III : Résultats et Discussion
Figure 08: révélation de l’activité antiradicalaire des huiles essentielles sur CCM.
1: FE S. barrelieri; 2: FR S. barrelieri; 3: FE S. argentea; 4: FR S. argentea; 5: FE S. algeriensis; 6: FR S. algeriensis; 7: BHT.
La figure n° (08) montre que toutes les HE, quelles que soient leurs origines ont réagi
positivement aux tests anti-radicalaires avec le DPPH. Cependant, les réponses diffèrent
d’une espèce de sauge à une autre. Les meilleurs résultats (surface des spots) sont ceux
obtenus avec les huiles de S. argentea, suivi de S. algeriensis et de S. barrelieri. Les
différences d’aptitude enregistrées à l’égard de l’activité antioxydante des huiles peuvent être
attribuées à divers facteurs comme la composition chimique de chaque HE, la nature et la
teneur en composés réagissant avec le radical DPPH. Le spot 7 est le témoin, représenté par le
BHT.
Page 59
PARTIE III : Résultats et Discussion
Figure 09: Les valeurs des IC50 obtenues selon les HE extraites de feuilles (FE) et fleurs (FR)
de S. algeriensis, S. argentea et S. barrelieri et les standards.
Selon les résultats de l’activité antioxydante (Figure 09), les huiles de l’espèce S.
algeriensis semblent présenter les meilleures réponses avec des valeurs d’IC 50 égales à 8,91 ±
0,76 mg/ml (avec les FE) et 8,44 ± 0,37 mg/ml (avec les FR). Elle est suivie par S. barrelieri
qui enregistre des IC50 de 8,29 ± 0,32 mg/ml (avec les FE) et 8,69 ± 0,39 mg/ml (avec les
FR). Les huiles les moins efficaces sont celles de l’espèce S. argentea.
Malgré les résultats positifs de nos huiles sur l’activité antioxydante, les témoins se
montrent plus performants. En effet, les valeurs IC50 des antioxydants synthétiques obtenues
avec le BHT et acide ascorbique ont atteints respectivement 17,55 ± 0,35 µg/ml et 4,89 ± 0,13
µg/ml.
Page 60
PARTIE III : Résultats et Discussion
Les propriétés antioxydantes de nos huiles peuvent avoir une liaison avec les
constituants chimiques qui les composent. En effet, un constituant chimique tel que le
damascenone, composé majoritaire des HE de S. algeriensis et dérivés du groupe des
caroténoïdes, possèdent de forte activité antioxydante (SACHIHIKO et al., 1973). De même
pour l’eucalyptol, un autre constituant majoritaire, pourvu d’une bonne capacité antioxydante
(YUN et al., β000). En plus de l’action individuelle antioxydante que génère un composé
chimique d’une huile, il existe aussi l’effet synergique qui peut s’établir entre les différents
constituants.
91,64
A.
96,85
FR 42,91
S.
FE 42,14
algerien barrelier
FR 50,28
S.
FE 52,61
FR 54,82
sis
S.
FE 56,87
0 20 40 60 80 100 120
% d'inhibition
Figure 10: Taux d’inhibition du test _carotène/acide linoléique obtenus par les huiles de
feuilles (FE) et de fleurs (FR) de Salvia algeriensis, S. barrelieri et S. argentea.
Page 61
PARTIE III : Résultats et Discussion
L’évaluation de l’activité antioxydante des HE par le test de la _carotène/acide
linoléique a donnée des résultats intéressants. L’activité la plus élevée est enregistrée avec S.
algeriensis (FE: 56,87 ± 0,74 % ; FR: 54,82 ± 1,54 %), suivie de S. barrelieri (FE: 52,61 ±
1,66 %; FR: 50,28 ± 1,34 %), et de S. argentea en dernier rang avec une inhibition de (FE:
42,14 ± 1,08 % ; FR: 42,91 ± 1,02 %). Aucun de ces résultats n’a dépassé le taux d’inhibition
des témoins positifs : BHT (96,85 ± 0,41 %) et acide ascorbique (91,64 ± 0,52 %) (Figure 10).
La comparaison des résultats des deux tests (DPPH et _carotène/acide linoléique) nous
a permis de déduire qu’il existe des différences dans le classement basé sur les valeurs de
l’activité antioxydante entre les espèces expérimentées. Avec le test DPPH, l’activité
antioxydante de S. algeriensis (FE) ˃S. barrelieri (FE) ˃ S. algeriensis (FR) ˃ S. barrelieri
(FR) ˃ S. argentea (FE) ˃ S. argentea (FR). Par contre avec le test du _carotène/acide
linoléique, l’activité antioxydante de S. algeriensis (FE) ˃ S. algeriensis (FR) ˃ S. barrelieri
(FE) ˃ S. barrelieri (FR) ˃ S. argentea (FR) ˃ S. argentea (FE).
Cependant, il y a lieu de noter que les deux tests confirment la supériorité de l’espèce S.
algeriensis, suivie de S. barrelieri. Les résultats des deux tests classent l’espèce S. argentea
comme étant la moins performante. Ce n’était pas le cas avec l’espèce S. palaestina où les HE
sont révélées plus efficaces que l’emploi du BHT comme antioxydant par le test
_carotène/acide linoléique (80.57% avec les huiles contre 41,53 % avec le BHT) (GÜRSOY
et al., 2012).
Statistiquement (test Dunnett), une différence significative est enregistrée entre les
valeurs de l’activité antioxydante des HE des trois espèces de sauge (S. algeriensis; S.
argentea et S. barrelieri) avec celles des témoins positifs BHT et acide ascorbique (annexe
II).
En milieu solide l’action antibactérienne des HE des trois sauges testées se traduit
par l’apparition de zone d’inhibition autour des disques. Le diamètre des zones d’inhibition
(DD) diffère d’une bactérie à une autre et d’une huile à une autre. Les résultats des
expériences portant sur l’effet antimicrobien des HE de feuilles et de fleurs des trois espèces
de Salvia sont présentés dans les tableaux V, VI, VII.
Page 62
PARTIE III : Résultats et Discussion
De manière générale, nous constatons que toutes les huiles expérimentées manifestent
des propriétés antibactériennes à l’égard de la majorité des bactéries pathogènes testées. Nous
présentons ci-après les résultats de l’aromatogramme obtenus avec chaque espèce de sauge.
Les résultats du tableau V montrent que les huiles de S. algeriensis sont toutes pourvues
de pouvoir antibactérien. On note cependant, des différences d’efficacité, entre les huiles
provenant de feuilles ou de fleurs. A ce sujet, l’activité antibactérienne des huiles de feuilles
est plus efficace que celle des fleurs. Les huiles de feuilles ont eu des effets antibactérien
importants vis-à-vis de S. typhimirium, S. aureus ATCC 25923 et P. vulgaris, avec des
diamètres des zones d’inhibition (DD) ayant atteint γ0,0 mm et une CMI de 1/400), (DD :
19,5 mm, 1/800) et (DD : 19,5 mm, CMI: 1/400) respectivement. D’autres réponses positives
ont été enregistrées avec deux autres souches de bactéries : E. coli ATCC 25922 (DD : 13,5
mm, CMI: 1/400) et E. coli (DD : 12,0 mm, CMI: 1/400).
Page 63
PARTIE III : Résultats et Discussion
Les seules souches bactériennes qui semblent avoir résisté aux HE de feuilles de S.
algeriensis sont : P. aeruginosa ATCC 27853, Citrobacter ssp, P. mirabilis, S. aureus et H.
pylori et les DD obtenus étaient de 7,5 mm ; 8,5 mm ; 09 mm et 10,5 mm, respectivement.
L’activité anti H. pylori est remarquable, mais la CMI est élevée (1/100).
Concernant les HE des fleurs de S. algeriensis, elles ont montré une activité
antibactérienne moins efficace que celle des feuilles. En effet, les résultats ont révélé
l’existence de quatre germes seulement qui paraissent sensibles à l’égard de ces huiles. Il
s’agit de P. vulgaris (19,0 mm, CMI: 1/400) ; suivie de S. aureus avec (12,0 mm, CMI:
1/400) ; E. coli ATCC 25922(11,5 mm, CMI: 1/400) et de Citrobacter ssp (10,5 mm,
CMI:1/200). Les six souches de bactéries restantes à savoir : S. typhimirium, P. mirabilis, P.
aeruginosa ATCC 27853, H. pylori, S. aureus ATCC 25923, semblent être moins à peu
sensibles à nos huiles compte tenu des faibles DD obtenus (7,5 mm et 9,5 mm).
A travers ces résultats, nous pouvons dire que les HE de S. algeriensis surtout celles des
feuilles, se sont montrées très efficaces vis-à-vis de certaines bactéries pathogènes comme S.
typhimirium ou P. vulgaris. Cependant, l’efficacité de ces mêmes huiles s’est révélée moindre
sur d’autres souches de bactéries telles P. aeruginosa ATCC 27853, P. mirabilis et H. pylori.
Les huiles de S. argentea enregistre une activité antibactérienne très efficiente à l’égard
des dix bactéries testées par rapport à S. algeriensis. Selon les résultats du tableau VI, nous
avons noté que trois souches de bactéries parmi les dix se montrent sensibles aux huiles de
feuilles. Les espèces, représentées par E. coli ATCC 25922 ; S. aureus ATCC 25923 ; E. coli
et P. vulgaris, ont donné des DD dépassant les 20 mm et des CMI de 1/400 et 1/200.
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PARTIE III : Résultats et Discussion
Tableau VI: Effet antibactérien des HE de S. argentea contre quelques espèces de
bactéries pathogènes.
Toujours selon les résultats du tableau VI, nous avons relevé que la sensibilité de
certaines bactéries à nos huiles était moyenne, comme c’est le cas de P. vulgaris (DD : 20,5
mm, CMI: 1/400) ; H. pylori (DD : 17,0 mm ; CMI: 1/400) ; P. mirabilis (DD : 15,0 mm ;
CMI: 1/200), à faible avec S. typhimirium, (DD de 12,5 mm ; CMI de 1/400).
S’agissant des HE de fleurs de S. argentea, les réponses étaient presque les mêmes que
celles produites par les huiles de feuilles (tableau VI). Parmi les germes qui se sont montrés
sensibles figurent : E. coli ATCC 25922 (DD : 21,5 mm ; CMI très faible 1/800) ; P. vulgaris
(DD : 20,0 mm, CMI: 1/400). D’autres semblent être moins sensibles que les premiers,
comme E. coli (DD : 19,5 mm, CMI: 1/400) ; H. pylori (DD : 16,5 mm, CMI: 1/400) et P.
mirabilis (DD : 16,0 mm, CMI: 1/400). Les seules souches qui paraissent être, une fois de
plus, récalcitrantes à nos huiles sont : S. typhimirium (DD : 10,0 mm, CMI: 1/400) ;
Citrobacter ssp (DD : 7,00 mm, CMI : 1/100) ; P. aeruginosa ATCC 27853 (DD : 8,0 ;
1/400) et S. aureus ATCC 25923 (DD : 7.5, CMI : 1/200).
Page 65
PARTIE III : Résultats et Discussion
cancer gastrique (pour H. pylori) (MEGRAUD, 2004). La sensibilité de ces germes à nos
huiles essentielles peut constituer donc une piste sérieuse pour trouver un remède ou un
moyen de lutte naturel efficace contre ces bactéries pathogènes.
Il est utile de souligner aussi que la sensibilité de certains germes peut changer selon
l’origine de l’huile appliquée. En effet, l’espèce S. aureus ATCC 25923 semble être sensible
aux huiles des fleurs mais pas à celles des feuilles et c’est l’inverse pour l’espèce Citrobacter
ssp. Cependant, certaine souche comme P. aeruginosa ATCC 27853 parait développer la
même sensibilité à l’encontre des HE appliquées au milieu de culture quelle que soit son
origine (tableau VII).
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PARTIE III : Résultats et Discussion
Les souches bactériennes ayant développées une forte résistance à l’égard des HE
provenant de feuilles et de fleurs ne sont pas toujours les mêmes. Ce sont les Citrobacter ssp
et S. aureus et E. Coli qui paraissent les moins sensibles lorsqu’on applique les HE de fleurs
alors qu’avec les huiles de feuilles, on retrouve S. aureus ATCC 25923 ; E. coli, S.
typhimirium ; E. coli ATCC 25922 et P. aeruginosa ATCC 27853 (tableau VII).
Les valeurs de CMI les plus élevées (1/100) sont obtenues pour des bactéries gram
négatif notamment P. mirabilis, H. pylori et Citrobacter ssp, alors que les bactéries Gram
positif S. aureus ATCC 25923 et S. aureus ont trouvées sensibles vis-à-vis quelques HE des
trois espèces de sauge à des dilutions de CMI très faibles (1/800). Nos résultats concordent à
l’étude de BEKTAS et al. (2005) effectuée sur Salvia tomentosa et à celle de MUSTAFA et
BEKTAS, (2008) réalisées sur Salvia aucheri var. aucheri, S. aramiensis et S. pilifera qui
confirment la résistance des bactéries Gram négatif vis-à-vis les HE des espèces du genre
Salvia par rapport aux bactéries Gram positif.
D’une façon générale, toutes les huiles essentielles testées avaient enregistré un pouvoir
antibactérien sur la totalité des souches étudiées. Quoi que cet effet balance sur une échelle de
sensibilité variante et dépendante de l’origine de l’huile. Cette variance est due
essentiellement à la composition chimique (BAYDAR et al., 2004; DORMAN et al., 2000;
PANIZI et al., 1993), notamment aux constituants majoritaires tel que: linalool, alpha
terpinéol connus pour leurs bonnes antibactérienne (SOON-NANG et al., 2012). Des
composés du genre camphre, bornéol, eucalyptol, bornyl acétate, caryophyllene, oxyde de
caryophyllène et myrcène ont tous été cités par de nombreux auteurs comme étant des
molécules à grand pouvoir antimicrobien (DORMAN et al., 2000 ; DUKE, 2013). Beaucoup
de molécules parmi celles qu’on vient de citer figurent dans la composition chimique de nos
huiles.
Il est utile de rappeler que le pouvoir antimicrobien d’une huile essentielle ne résulte
pas nécessairement de l’action d’un constituant chimique seule, mais de l’action d’un
ensemble de composés qui interagissent entre eux. Donc, des phénomènes de synergie et
d’antagonisme entre les différents constituants peuvent être à l'origine d'une activité
beaucoup plus prononcée que celle prévisible par les composés majoritaires (BOUAOUN et
al., 2007).
Page 67
PARTIE III : Résultats et Discussion
En outre, la méthode d’évaluation de l’activité antibactérienne, l’effet de la matrice
biologique, le type et la structure moléculaire des composants actifs, la dose ajoutée, le type
des microorganismes ciblés sont des facteurs pouvant largement influencer l’activité
antibactérienne des huiles essentielles (MALECKY, 2007).
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Partie III : Résultats et discussion
Afin de caractériser les extraits préparés à partir des feuilles et fleurs des espèces de
sauge étudiées, un dosage des composés phénoliques totaux et des flavonoïdes a été effectué.
La raison principale pour le choix de ces substances réside dans le fait que la majorité des
propriétés antioxydantes des plantes leur sont attribués.
La méthode de dosages des composés phénoliques totaux choisie est celle de Folin-
Ciocalteu, universellement employée par les laboratoires de recherche (FAO/IAEA, 2000 ;
BOIZOT et al., 2006 ; LOPEZ et al., 2007). Ladite méthode est très satisfaisante sur le plan
faisabilité et reproductibilité (HUANG et al., β005). L’acide gallique a été utilisé comme
standard.
FE FR FE FR FE FR
Phénolsb 34,66±1,38 31,58±0,82 29,64±0,38 28,55±0,54 30,11±0,24 29,83±0,92
a
les valeurs exprimées sont des moyennes de trois mesures parallèles± ET.
b
valeurs exprimées en µg EAG/mg de matière sèche de la plante.
c
valeurs exprimées en µg EQ/mg de matière sèche de la plante.
Les résultats rapportés dans le tableau VIII indiquent que les teneurs en composés
phénoliques varient sensiblement d’une espèce à une autre. C’est l’espèce S. algeriensis qui
présente les meilleures teneurs en composés phénoliques comparativement aux autres espèces
étudiées que ce soit dans les extraits de feuilles ou de fleurs. En effet, les extraits de feuilles
sont pourvus de 34.66 ± 1.38 µg EAG/mg de MS, suivie de S. barrelieri (30.11 ± 0.24 µg
Page 69
Partie III : Résultats et discussion
Page 70
Partie III : Résultats et discussion
Des teneurs plus élevées ont été obtenues dans les extraits de feuille de Salvia
miltiorrhiza (entre 39.0 ± 1.13 and 54.3 ± 1.1 µg EAG/mg de MS) (ZHANG et al., 2010).
Parmi les composés phénoliques dominants dans les extraits de feuilles de Salvia miltiorrhiza
figurent l’acide rosmarinique et l’acide salvianolic (ZHANG et al., 2010). Ces deux composés
peuvent être considéré comme des contributeurs principaux à l’activité antioxydante
(ZHANG et al., 2010).
S’agissant des flavonoïdes totaux des feuilles et des fleurs de nos extraits, leurs teneurs
sont aussi élevées si nous les comparons avec les résultats de l’étude conduite par
M’HAMMEDI, (2006). Les valeurs de nos extraits varient entre 11.03 ± 0.35 µg EQ/mg MS
et 8.37 ± 0.31 µg EQ/mg de MS alors que ceux de M’HAMMEDI, (2006) sont lavandula
stoechas (0,88 µg EQ/mg de MS) ; Cistus ladaniferus (0.42 µg EQ/mg de MS) ; Crataegus
oxyacanthe (0.74 µg EQ/mg de MS) et Smyrnium olysarum (0.2 µg EQ/mg de MS).
Les composés phénoliques sont des métabolites secondaires qui peuvent être associés à
l’inhibition des cancers et de l’athérosclérose (ALIM et al., 2009). La richesse de nos espèces
de sauge en ces composés phénoliques peut faire d’elles une source potentielle de molécules
antioxydantes pouvant être employée en alimentation, en pharmacie, en cosmétique ou en
industrie neutraceutique.
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Conclusion
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Conclusion et Perspectives
L'extraction des huiles qui s’est faite par entrainement à la vapeur d’eau nous a permis
d’obtenir des rendements très appréciables avec les fleurs (1,51 - 1,72 %) et acceptables avec
les feuilles (0,83 - 0,87 %).
Les analyses effectuées par GC-MS des différentes huiles essentielles ont conduits aux
résultats suivants :
- Pour l’espèce S. algeriensis, les HE des feuilles sont pourvues de deux composés
majoritaires (beta- demascenone (22.96 %) et beta-guaiene (11.31 %)) et celles des
fleurs de trois : beta-guaiene (34.32 %) ; Bicyclo[2.2.1]heptan-2-one, 1,7,7-
trimethyl- (15.27 %) et Camphor (7.73 %).
- L’espèce S. Barrelieri, les huiles des feuilles sont riches en : 2-Buten-1-one, 1-
(2,6,6-trimethyl-1,3-cyclohexadien-1-yl)-, (E)- (8.05 %) ; Propanal, 2-methyl-3-
phenyl- (7.32 %) et Megastigmatrienone III (6.59 %). Quant aux fleurs, les trois
composés majoritaires sont : 3-Cyclohexen-1-one, 2-isopropyl-5-methyl- (13.72
%) ; Geranyl acetate (9.2 %) et Phenol, 3-methoxy-2,4,5-trimethyl- (7.06 %).
Concernant l’activité antioxydante, le test qualitatif réalisé par DPPH sur CCM a
d'abord permis de découvrir un pouvoir antioxydant chez toutes les six huiles essentielles
testées. Par la suite, et guidé par les valeurs obtenues par deux tests quantitatifs de l’activité
antioxydante; le test DPPH et le test carotène/acide linoléique, S. algeriensis a dévoilé
l’activité antioxydante la plus élevée avec un IC 50 égale à 8. 91 ± 0.76 mg/ml ; 8.44 ± 0.37
mg/ml et un taux d’inhibition de 56.87±0.74 % ; 54,82±1.54 % pour les FE et les FR
respectivement. Cette activité est suivie par celle des huiles essentielles de S. barrelieri (FE:
52.61 ± 1.66 %, IC50 = 8.69 ± 0.39 mg/ml ; FR: 50.β8 ± 1.γ4 % et l’IC50 =8.29 ± 0.32 mg/ml)
et au denier ordre les huiles extraites de S. argentea.
Page 73
Ces résultats avèrent être très intéressants, en comparaison à d’autres HE extraites des
espèces du genre Salvia, n'ont jusqu'alors jamais été publiés ou exploités.
L’effet antibactérien, des huiles essentielles, testé par deux méthodes: la diffusion sur
disques et la CMI (Concentration Minimale Inhibitrice) donne une sensibilité avec la majorité
de dix souches testées. Une supériorité est remarquée chez les huiles essentielles extraites de
S. argentea (feuilles et fleurs) par rapport à celles de S. algeriensis et S. barrelieri.
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Comme perspectives:
À travers les résultats de cette étude, plusieurs nouvelles pistes de recherche peuvent
être empruntées et envisagées dans le futur. Parmi les travaux de recherche à prévoir nous
pouvons citer :
- Confirmer certains résultats que nous avons obtenus lors de cette étude ;
- Pousser les recherches sur les composés phénoliques contenus dans les extraits de
feuilles, de fleurs et d’autres organes (racines, graines, etc.) en procédant à une
analyse physico-chimiques fine par HPLC ;
- Prévoir une analyse moléculaire par RAPD, SSR, ISSR, …etc. pour mettre en
évidence l’existence ou pas de polymorphisme ;
- Elargir la panoplie des espèces de sauge dans nos études ;
- Prévoir une étude portant sur la régénération in vitro des chémotypes intéressants
de sauge ;
- Prévoir une étude ethnobotanique sur l’utilisation des sauges.
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Les annexes
Annexes I: Huiles essentielles et composés phénoliques
FE FR
FE FR
FR FE
2,500
y = 0,053x + 0,002
2,000
R² = 0,997
Absorbance à 735 nm
1,500
1,000
0,500
0,000
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45
Acide gallique (µg)
01 50 1000 950 05
1,4
1,2 y = 0,034x
R² = 0,988
1
Absorbance à 415 nm
0,8
0,6
0,4
0,2
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40
Quercétine (µg)
T IC : M E R O U A 1 0 .D \ d a ta .m s
1 5 5 0 0 0 0
1 5 0 0 0 0 0
1 4 5 0 0 0 0
1 4 0 0 0 0 0
1 3 5 0 0 0 0
1 3 0 0 0 0 0
1 2 5 0 0 0 0
1 2 0 0 0 0 0
1 1 5 0 0 0 0
1 1 0 0 0 0 0
1 0 5 0 0 0 0
1 0 0 0 0 0 0
9 5 0 0 0 0
9 0 0 0 0 0
8 5 0 0 0 0
8 0 0 0 0 0
7 5 0 0 0 0
7 0 0 0 0 0
6 5 0 0 0 0
6 0 0 0 0 0
5 5 0 0 0 0
5 0 0 0 0 0
4 5 0 0 0 0
4 0 0 0 0 0
3 5 0 0 0 0
3 0 0 0 0 0
2 5 0 0 0 0
2 0 0 0 0 0
1 5 0 0 0 0
1 0 0 0 0 0
5 0 0 0 0
5 .0 0 1 0 .0 0 1 5 .0 0 2 0 .0 0 2 5 .0 0 3 0 .0 0 3 5 .0 0 4 0 .0 0 4 5 .0 0 5 0 .0 0 5 5 .0 0 6 0 .0 0
T im e - - >
T IC : M E R O U A 1 2 .D \ d a ta .m s
5 4 0 0 0 0 0
5 2 0 0 0 0 0
5 0 0 0 0 0 0
4 8 0 0 0 0 0
4 6 0 0 0 0 0
4 4 0 0 0 0 0
4 2 0 0 0 0 0
4 0 0 0 0 0 0
3 8 0 0 0 0 0
3 6 0 0 0 0 0
3 4 0 0 0 0 0
3 2 0 0 0 0 0
3 0 0 0 0 0 0
2 8 0 0 0 0 0
2 6 0 0 0 0 0
2 4 0 0 0 0 0
2 2 0 0 0 0 0
2 0 0 0 0 0 0
1 8 0 0 0 0 0
1 6 0 0 0 0 0
1 4 0 0 0 0 0
1 2 0 0 0 0 0
1 0 0 0 0 0 0
8 0 0 0 0 0
6 0 0 0 0 0
4 0 0 0 0 0
2 0 0 0 0 0
5 .0 0 1 0 .0 0 1 5 .0 0 2 0 .0 0 2 5 .0 0 3 0 .0 0 3 5 .0 0 4 0 .0 0 4 5 .0 0 5 0 .0 0 5 5 .0 0 6 0 .0 0
T im e - - >
Annexes I: Huiles essentielles et composés phénoliques
T IC : M E R O U A 1 3 .D \ d a ta .m s
4400000
4200000
4000000
3800000
3600000
3400000
3200000
3000000
2800000
2600000
2400000
2200000
2000000
1800000
1600000
1400000
1200000
1000000
800000
600000
400000
200000
5 .0 0 1 0 .0 0 1 5 .0 0 2 0 .0 0 2 5 .0 0 3 0 .0 0 3 5 .0 0 4 0 .0 0 4 5 .0 0 5 0 .0 0 5 5 .0 0 6 0 .0 0
T im e -->
T IC : M E R O U A 1 4 .D \ d a ta .m s
3600000
3400000
3200000
3000000
2800000
2600000
2400000
2200000
2000000
1800000
1600000
1400000
1200000
1000000
800000
600000
400000
200000
5 .0 0 1 0 .0 0 1 5 .0 0 2 0 .0 0 2 5 .0 0 3 0 .0 0 3 5 .0 0 4 0 .0 0 4 5 .0 0 5 0 .0 0 5 5 .0 0 6 0 .0 0
T im e -->
T IC : M E R O U A N 8 .D \ d a ta .m s
2 .3 2 9
5 5 0 0 0 0 0
5 0 0 0 0 0 0
4 5 0 0 0 0 0 5 .5 5 0 2 1 .6 0 7
1 7 .7 7 5
9 .3 4 7
4 0 0 0 0 0 0
1 3 .5 8 2
2 8 .5 0 3
4 2 .6 7 5
3 5 0 0 0 0 0
3 4 .5 2 6
3 0 0 0 0 0 0
3 7 . 3 4 02 . 0 4 0
3 1 .5 3 5 4 9 .6 3 5
2 5 0 0 0 0 0
2 0 0 0 0 0 0
1 .9 9 7
2 .8 4 9
1 5 0 0 0 0 0
1 0 0 0 0 0 0
2 .1 6 8 1 2 .1 4 0
5 0 0 0 0 0
2 .2 4 2
1 1 .6 1 9
2 . 5 54 3. 6 3 9 2 4 .9 0 7 4 4 .9 7 7
0
5 .0 0 1 0 .0 0 1 5 .0 0 2 0 .0 0 2 5 .0 0 3 0 .0 0 3 5 .0 0 4 0 .0 0 4 5 .0 0 5 0 .0 0 5 5 .0 0 6 0 .0 0
T im e -->
V. Activité antibactérienne
1/800
1/400
1/200
1/100
1/50
1/25
Blanc sans
Blanc sans
bactéries
HE
Diamètre Expression
0 mm Résistant
05 mm Peu sensible
10 mm sensible
20-30 mm Assez sensible
˃ 30 mm Très sensible
Le diamètre de disque est soustrait
Annexes II: Activité antibactérienne
31,5
31,0
30,5
FR
30,0
29,5
29,0
28,5
28,0
29 30 31 32 33 34 35
FE 95% de confiance
Figure 01: Corrélation entre les FE et les FR de point de vue contenu phénolique.
phénols
flavonoides
94
92
90
88
IC 50
86
84
82
80
78
28 29 30 31 32 33 34 35
Teneur en phénols
95% de confiance
Carré
Source ddl Somme des carrés moyen F de Fisher Pr > F
espèce 2 53,762 26,881 41,352 < 0,0001
type d'organe 1 9,886 9,886 15,209 0,002
espèce*type d'organe 2 6,280 3,140 4,830 0,029
Tableau II : Analyse du modèle (Type III SS) :
Carré
Source ddl Somme des carrés moyen F de Fisher Pr > F
espèce 2 53,762 26,881 41,352 < 0,0001
type d'organe 1 9,886 9,886 15,209 0,002
espèce*type d'organe 2 6,280 3,140 4,830 0,029
Carré
Source ddl Somme des carrés moyen F de Fisher Pr > F
espèce 2 19,382 9,691 163,484 < 0,0001
type d'organe 1 0,252 0,252 4,252 0,062
espèce*type d'organe 2 0,232 0,116 1,958 0,184
Carré
Source ddl Somme des carrés moyen F de Fisher Pr > F
espèce 2 19,382 9,691 163,484 < 0,0001
type d'organe 1 0,252 0,252 4,252 0,062
espèce*type d'organe 2 0,232 0,116 1,958 0,184
Annexes III: Analyses statistiques
Tableau V : Test de Dunnett / Comparaison des groupes avec le groupe de contrôle BHT avec un intervalle
de confiance à 95,00 % :
Tableau VI : Test de Dunnett / Comparaison des groupes avec le groupe de contrôle ASCORBIC avec un
intervalle de confiance à 95,00 % :
Le test DPPH
Tableau VII : Test de Dunnett / Comparaison des groupes avec le groupe de contrôle BHT avec un intervalle
de confiance à 95,00 % :
Tableau VIII : Test de Dunnett / Comparaison des groupes avec le groupe de contrôle ASCORBIC avec un
intervalle de confiance à 95,00 % :
Tableau X : Analyse des différences entre les groupes avec un intervalle de confiance à 95,00
% (Tukey) pour E. Coli
Pr. >
Modalités Différence Différence réduite Valeur critique Diff Significatif
S. argentea ~ S. barrelieri 12,250 21,218 3,462 0,006 Oui
S. argentea ~ S. algeriensis 10,500 18,187 3,462 0,006 Oui
S. algeriensis ~ S. barrelieri 1,750 3,031 3,462 0,083 Non
FR ~ FE 0,000 0,000 3,068 1,000 Non
Tableau XI : Analyse des différences entre les groupes avec un intervalle de confiance à
95,00 % (Tukey) pour S. Typhimirium
Différence Valeur
Modalités Différence réduite critique Pr. > Diff Significatif
S. algeriensis ~ S. argentea 10,000 18,516 3,462 0,006 Oui
S. algeriensis ~ S. barrelieri 9,500 17,591 3,462 0,006 Oui
S. barrelieri ~ S. argentea 0,500 0,926 3,462 0,793 Non
FE ~ FR 6,5 14,74 3,068 0,0036 Oui
Tableau XII: Analyse des différences entre les groupes avec un intervalle de confiance à
95,00 % (Tukey) pour S. aureus ATCC 25923
Différence Valeur
Modalités Différence réduite critique Pr. > Diff Significatif
S. argentea ~ S. barrelieri 1,500 1,643 3,462 0,424 Non
S. argentea ~ S. algeriensis 0,250 0,274 3,462 0,992 Non
S. algeriensis ~ S. barrelieri 1,250 1,369 3,462 0,558 Non
FE ~ FR 4,666 6,261 3,068 0,005 Oui
Annexes III: Analyses statistiques
Tableau XIII : Analyse des différences entre les groupes avec un intervalle de confiance à
95,00 % (Tukey) pour S. aureus
Différence Valeur
Modalités Différence réduite critique Pr. > Diff Significatif
S. argentea ~ S. algeriensis 10,250 11,520 3,462 0,006 Oui
S. argentea ~ S. barrelieri 9,250 10,396 3,462 0,006 Oui
S. barrelieri ~ S. algeriensis 1,000 1,124 3,462 0,690 Non
FE ~ FR 1,167 1,606 3,068 0,314 Non
Tableau XIV : Analyse des différences entre les groupes avec un intervalle de confiance à
95,00 % (Tukey) pour P. vulgaris
Différence Valeur
Modalités Différence réduite critique Pr. > Diff Significatif
S. algeriensis ~ S. argentea 8,000 10,119 3,462 0,006 Oui
S. algeriensis ~ S. barrelieri 5,500 6,957 3,462 0,006 Oui
S. barrelieri ~ S. argentea 2,500 3,162 3,462 0,071 Non
FE ~ FR 0,500 0,775 3,068 0,731 Non
Tableau XV : Analyse des différences entre les groupes avec un intervalle de confiance à
95,00 % (Tukey) pour P. mirabilis
Différence Valeur
Modalités Différence réduite critique Pr. > Diff Significatif
S. barrelieri ~ S. algeriensis 6,500 9,601 3,462 0,006 Oui
S. barrelieri ~ S. argentea 6,250 9,232 3,462 0,006 Oui
S. argentea ~ S. algeriensis 0,250 0,369 3,462 0,981 Non
FE ~ FR 2,167 3,920 3,068 0,018 Oui
Tableau XVI : Analyse des différences entre les groupes avec un intervalle de confiance à
95,00 % (Tukey) pour E. coli ATCC 25922
Différence Valeur
Modalités Différence réduite critique Pr. > Diff Significatif
S. argentea ~ S. barrelieri 10,000 14,142 3,462 0,006 Oui
S. argentea ~ S. algeriensis 7,750 10,960 3,462 0,006 Oui
S. algeriensis ~ S. barrelieri 2,250 3,182 3,462 0,069 Non
FE ~ FR 0,000 0,000 3,068 1,000 Non
Annexes III: Analyses statistiques
Tableau XVII : Analyse des différences entre les groupes avec un intervalle de confiance à
95,00 % (Tukey) pour P. aeroginosa ATCC 27853
Différence Valeur
Modalités Différence réduite critique Pr. > Diff Significatif
S. argentea ~ S. algeriensis 7,750 12,006 3,462 0,006 Oui
S. argentea ~ S. barrelieri 4,750 7,359 3,462 0,006 Oui
S. barrelieri ~ S. algeriensis 3,000 4,648 3,462 0,014 Oui
FR ~ FE 1,000 1,897 3,068 0,220 Non
Tableau XVIII : Analyse des différences entre les groupes avec un intervalle de confiance à
95,00 % (Tukey) pour H. pylori
Différence Valeur
Modalités Différence réduite critique Pr. > Diff Significatif
S. argentea ~ S. algeriensis 7,000 9,165 3,462 0,006 Oui
S. argentea ~ S. barrelieri 5,750 7,529 3,462 0,006 Oui
S. barrelieri ~ S. algeriensis 1,250 1,637 3,462 0,427 Non
FR ~ FE 0,000 0,000 3,068 1,000 Non
Tableau XIX : Analyse des différences entre les groupes avec un intervalle de confiance à
95,00 % (Tukey) pour Citrobacter ssp
Différence Valeur
Modalités Différence réduite critique Pr. > Diff Significatif
S. barrelieri ~ S. argentea 4,250 9,311 3,462 0,006 Oui
S. barrelieri ~ S. algeriensis 2,500 5,477 3,462 0,007 Oui
S. algeriensis ~ S. argentea 1,750 3,834 3,462 0,033 Oui
FR ~ FE 1,500 4,025 3,068 0,016 Oui
:ملخص
ن جسا ثاث أن ا ج نأ ا ا س ا ا ا ا ا ا ا ا ا أكس، ا اس إ فح ا ك ب ا ائ ف
. ا اا أج اء ا ان كا ا نا ا ك ك ا ح، ]Salvia barrelieri Salvia argentea, Salvia algeriensis[
، ن س كا ا ا ، ا أكس ا ا ا،ا ا ا ا ا، ا ا ا، Salvia barrelieri, Salvia argentea, Salvia algeriensis :الكلمات المفتاح
. ا ف ا/ ا غ اف ا غا ا
Abstract
Essential oils of leaves and flowers of three different Salvia species [Salvia algeriensis, Salvia argentea and Salvia barrelieri] were
screened for their possible antioxidant and antibacterial properties as well as their chemical compositions, moreover of the content of total
phenolics compounds of the parts of these species.
The GC/MS (gas chromatography/mass spectrum) analysis results were identified in essential oils of S. algeriensis: 45 compounds
(94.61 %) for the leaves, 39 compounds (98.03 %) for the flowers. The highest number of constituents was found at leaves of S. barrelieri
with 81 compounds (99.44%), leaves followed by flowers of this sage with 76 compounds (99.96 %). In the case of S. Argentea, GC/MS
results are unexploitables.
Equivalents results was obtained in the amount of total phenolics and flavonoids with antioxidant activity examined by two
complementary test systems namely 2,2-diphenyl-1-picrylhydrazyl (DPPH) free radical scavenging and -carotene/linoleic acid systems.
Leaves was found to be high than flowers, with favour of S. algeriensis then S. barrelieri against S. argentea.
In the case of antibacterial activity, also two tests are employed: disc diffusion and MIC (Minimal Inhibitory Concentration).
Antibacterial activity of S. argentea (leaves and flowers) was found to be the higher, following by S. algeriensis and S. barrelieri,
respectively.
Key words: Salvia algeriensis, Salvia argentea, Salvia barrelieri, essential oils, antibacterial activity, antioxydant activity, Follin-Ciocalteu,
GC/MS.
Résumé
Les huiles essentielles des feuilles et des fleurs de trois espèces de genre Salvia [Salvia algeriensis, Salvia argentea and Salvia
barrelieri] ont été examinées pour leur possible activité antioxydante et antibactérienne, aussi bien que leurs compositions chimiques, et la
teneur en composés phénolique et flavonoïques totaux des parties de ces espèces.
Les résultats de l’analyse GC/MS (chromatographie en phase gaz/ spectrométrie de masse) ont identifiés 45 composés
(94.61 %) pour les huiles essentielles des feuilles de Salvia algeriensis et 39 composés (98.03 %) pour leurs fleurs, le nombre
de constituants le plus élevé est aperçu dans les huiles essentielles des feuilles de S. barrelieri avec 81 composés (99.44 %)
suivie par les fleurs de cette sauge avec 76 composés (99.96 %). Dans le cas de Salvia argentea, la GC/MS a donnée des
résultats non exploitables.
Une équivalence des résultats est obtenue entre la teneur en composés phénolique et flavonoïques avec ceux de l’activité antioxydante
testée par deux systèmes complémentaire; le piégeage par le radical libre 2,2-diphenyl-1-picrylhydrazyl (DPPH) et le système -
carotène/acide linoléique. Les feuilles ont montré une supériorité par rapport aux fleurs, avec avantage de S. algeriensis et S. barrelieri sur S.
argentea.
De même deux test ont été utilisé pour déterminer l’activité antibactérienne contre dix souche; la diffusion sur disques et la CMI
(Concentration Minimale Inhibitrice). L’effet antibactérien de S. argentea (feuilles et fleurs) est le plus élevé, cet effet est suivi par celui de
S. algeriensis et S. barrelieri, respectivement.
Mots clés: Salvia algeriensis, Salvia argentea, Salvia barrelieri, huile essentielle, activité antibactérienne, activité antioxydante, Follin-
Ciocalteu, GC/MS.