Cine Dyn
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Licence 1
Novembre 2017
Table des matières
1 Cinématique du point 1
1 Nécessité d’un référentiel : Relativité du mouvement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1 Notion de référentiel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
2 Repère . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
2.1 Repère d’espace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
2.2 Repère de temps . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
3 Systèmes de coordonnées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
3.1 Cartésienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
3.2 Polaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3.3 Cylindrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
4 Vecteur vitesse d’un point matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
4.1 Vecteur vitesse moyenne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
4.2 Vecteur vitesse instantanée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
4.2.1 Expression de la vitesse en coordonnées cartésiennes . . . . . . . . . . 6
4.2.2 Expression de la vitesse en coordonnées polaires . . . . . . . . . . . . . 7
4.2.3 Expression de la vitesse en coordonnées cylindriques . . . . . . . . . . 7
5 Accélération du point matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
5.1 Expression en coordonnées cartésiennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
5.2 Expression en coordonnées polaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
5.3 Expression en coordonnées cylindriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
6 Mouvements simples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
6.1 Mouvements rectiligne uniforme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
6.2 Mouvements rectiligne uniformément varié . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
6.3 Mouvements rectiligne sinusoïdal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
6.4 Mouvements circulaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2 Changements de Référentiels 11
1 Mouvement d’un référentiel par rapport à un autre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.1 Mouvement de translation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.2 mouvement de rotation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
Table des matières ii
2 Etude de la vitesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.1 R’ en translation par rapport à R . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2 R’ en rotation par rapport à R . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
3 Loi de composition des accélérations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
Références 23
Chapitre 1
Cinématique du point
par un repère (O, x, y, z). Tout ce qui est fixe dans ce repère (O, x, y, z) constitue le référentiel. On
distingue plus particulièrement :
– les référentiels de Copernic (ou héliocentrique). L’origine du repère définissant ce référentiel
correspond au centre d’inertie du système solaire. Les trois axes du repère sont dirigés vers trois
étoiles qui s’éloignent du Soleil toujours dans la même direction.
– le référentiel géocentrique. Le repère caractérisant ce référentiel a pour origine le centre de la Terre
et les trois axes qui restent parallèle à ceux du référentiel de Copernic
– le référentiel terrestre : L’origine du repère choisi est liée à la Terre ainsi que les trois axes.
Le référentiel terrestre est un référentiel en rotation uniforme par rapport au référentiel géocentrique.
Ce dernier est en mouvement de translation circulaire uniforme par rapport au référentiel de Copernic.
2 Repère
Pour déterminer le mouvement d’un point mobile dans un référentiel R, il est nécessaire de définir sa
position mais également des grandeurs vectorielles comme le vecteur vitesse ou accélération de ce point.
Il est donc important de définir un repère d’espace et de temps.
3 Systèmes de coordonnées
3.1 Cartésienne
→
− → − → −
Dans le repère d’espace R(O, x, y, z) associé à la base ( i , j , k ) la position du point M est donnée par
−−→
le vecteur position OM :
−−→ →
− →
− →
−
OM = x i + y j + z k (1.1)
3.2 Polaire
Le système de coordonnées polaire est un autre système permettant de positionner un point mobile
dans un plan. Le point M est parfaitement repéré si on connaît la distance OM = ρ et l’angle θ que
fait le segment OM avec l’axe Ox (1.5 ). Dans ce système de coordonnées, ρ est la coordonnée radiale
et θ désigne la coordonnée angulaire ou angle polaire ou azimut. →
−
u est le vecteur unitaire suivant la
ρ
3.3 Cylindrique
Le système de coordonnées cylindrique peut être utiliser pour repérer la position d’un point mobile
dans l’espace. Il suffit de compléter le système de coordonnées polaire par un troisième axe : l’axe Oz
avec sa coordonnée z appelée cote (1.6 ). La base associée est composée de la base polaire et du vecteur
→
− −−→
unitaire k suivant l’axe Oz. Le vecteur position OM s’écrit comme suit :
−−→ →
−
OM = ρ→
−
uρ+zk (1.3)
→
−
Les coordonnées cylindriques de M sont donc (ρ, θ, z) dans la base (→
−
u r, →
−
u θ , k ).
4. Vecteur vitesse d’un point matériel 5
La vitesse instantanée peut se définir comme une vitesse moyenne entre la position M1 = M (t) du point
mobile à la date t et la position M2 = M (t + ∆t) de ce même point à la date t + ∆ où ∆t représente
une durée très faible. Cette vitesse est
−−→ −−→
→
− →
− dOM (t + ∆t) − OM (t)
v m = lim v m = lim (1.5)
∆t→0 ∆t→0 ∆t
−−→
d’où le vitesse vitesse du point mobile est la dérivée du vecteur position OM du point M par rapport
au temps. Soit
−−→
→
− dOM
v (t) = (1.6)
dt
Le vecteur vitesse est un vecteur tangent à la trajectoire au point considéré. Dans la base de Frénet, le
vecteur vitesse a alors pour expression
→
−
v (t) = v →
−
τ (1.7)
avec v =k →
−
v k.
→
− dρ − d→
−
uρ
v (t) = → uρ+ (1.10)
dt dt
d−
→
Puisque uρ
dt
= θ̇→
−
u θ , l’équation (1.11) devient
→
−
v (t) = ρ̇→
−
u ρ + ρθ̇→
−
uθ (1.11)
→
− →
−
v (t) = ρ̇→
−
u ρ + ρθ̇→
−
u θ + ż k (1.13)
→
− →
− →
− →
−
a (t) = ẍ i + ÿ j + z̈ k (1.16)
d2 x
où ẍ = dt2
Dans la base de Frénet définie par les vecteurs (→
−
n,→
−
τ ), le vecteur accélération peut s’écrire comme suit
→
−
a (t) = aτ →
−
τ + an →
−
n (1.17)
6. Mouvements simples 8
dv v2
La composante aτ = dt
est la composante tangentielle tandis que an = R
où R désigne le rayon de
courbure, représente l’accélération normale centripète. Cette composante est toujours positive et donc
le vecteur accélération est toujours tourné vers la concavité comme le montre la figure 1.8
aρ = ρ̈ − ρθ̇2
et
aθ = ρθ̈ + 2ρ̇θ̇
→
− →
−
a (t) = (ρ̈ − ρθ̇2 )→
−
u ρ + (ρθ̈ + 2ρ̇θ̇)→
−
u θ + z̈ k (1.18)
6 Mouvements simples
ẋ = vx = cste (1.19)
6. Mouvements simples 9
x = vx t + x0 (1.20)
ẍ + ω 2 x = 0 (1.26)
6. Mouvements simples 10
r = cst
et
θ = θ(t)
Changements de Référentiels
– Translation rectiligne
Le point O’ suit une trajectoire rectiligne par rapport au référentiel R. Un exemple simple est celui
où le référentiel R’ est lié à un tapis roulant, R étant lié à la Terre. Dans ces conditions, on peut
écrire la vitesse du point O’ par rapport à R en choisissant lŠaxe Ox dans la direction du mouvement
1. Mouvement d’un référentiel par rapport à un autre 12
de translation :
→
−
V 00 /R = V00 →
−
u x = V00 →
−
u 0x
– Translation circulaire
Le point O’ décrit un cercle autour d’un point fixe de R qui peut être choisi comme origine O du
repère de R. Son mouvement est caractérisé par le vecteur vitesse angulaire →
−
ω O0 /R . L’expression du
vecteur vitesse du point O’ par rapport au référentiel R est donc :
→
− −−→
V 00 /R = →
−
ω O0 /R ∧ OO0
Lorsque le vecteur vitesse est constant, le mouvement de translation est dit circulaire uniforme.
– Translation quelconque
Le point O’ a un mouvement quelconque, curviligne uniforme ou varié mais les axes du repère de R’
restent parallèles à ceux du référentiel R. Ce type de mouvement est illustré par la figure ci-dessous.
ΩR0 /R = θ̇
d−
→ d−
→
La dérivation du vecteur unitaire tournant →
−
u 0x conduit à : u 0x
dθ
=→
−
u 0y alors u 0x
dt
u 0y = ΩR0 /R →
|R = θ̇→
− −
u 0y
Si nous nous plaçons dans le référentiel R, la dérivation des vecteurs de la base donne :
d→
−
u 0x →
−
|R = ΩR0 /R →
−
u 0y = ΩR0 /R (−→
−
u 0x ∧ →
−
u 0z ) = Ω R0 /R ∧ →
−
u 0x
dt
d→
−
u 0y →
−
|R = −ΩR0 /R →
−
u 0x = ΩR0 /R (→
−
u 0z ∧ →
−
u 0y ) = Ω R0 /R ∧ →
−
u 0y
dt
d→
−
u 0z
|R = 0
dt
Dans le référentiel R’ nous aurions :
d→
−
u 0x d→
−
u 0y d→
−
u 0z
|R0 = |R0 = |R0 = 0
dt dt dt
Note : Le mouvement quelconque dŠun référentiel par rapport à un autre peut toujours se ramener à
une composition de mouvement de translation et de rotation.
2 Etude de la vitesse
−−→
→
− dO 0 M dx0 →
− dy 0 →
− dz 0 →
−
v M/R0 = |R0 = u 0x + u 0y + u0
dt dt dt dt z
et −−→
dOO0
|R = →
−v O0 /R = →
−
v R0 /R
dt
En dérivant par rapport au temps dans le référentiel R la relation de Chasles qui donne la position
du point M, il vient :
−−→ −−→ −−→
dOM dOO0 dO0 M
|R = |R + |R
dt dt dt
−−→
dOM
On peut encore réécrire dt
|R comme suit
−−→ −−→ −−→
dOM dOO0 dO 0 M
|R = |R + |R0
dt dt dt
car les axes de R’ restent parallèles à ceux de R. soit
→
−
v M/R = →
−
v O0 /R + →
−
v M/R0
Cette relation ainsi obtenue est connu sous le nom de la loi de composition des vitesses. On
peut remarquer que si le point M était fixe dans R’ on aurait :
→
−
v M/R = →
−
v O0 /R
→
− dx →
− dy − dz −
v M/R = ux+ → uy + → uz
dt dt dt
→
− dx0 →
− dy 0 →
− dz 0 →
−
v M/R0 = u 0x + u 0y + u0
dt dt dt z
3. Loi de composition des accélérations 15
La vitesse du point M dans R peut encore écrire après quelques manipulations algébriques :
−−→ −−→
dOM dOM →
− −−→
|R = |R0 + Ω R0 /R ∧ OM
dt dt
→
− −−→
En posant →
−
v R0 /R = Ω R0 /R ∧ OM , la loi de composition des vitesses dans deux référentiels en rotation
s’ecrit :
→
−
v M/R = →
−
v R0 /R + →
−
v M/R0
avec →
−
v R0 /R la vitesse d’entraînement, c’est-à-dire la vitesse, par rapport à R, qu’aurait le point M s’il
était fixe dans R’.
Cette relation peut être généralisée à un mouvement combinant une translation et une rotation en faisant
→
−
intervenir la vitesse de O’ par rapport a R ainsi que le vecteur vitesse angulaire Ω R0 /R caractérisant la
−−→ −−→ −−→
rotation de R’ par rapport a R. En partant de : OM = OO0 + O0 M , on obtient :
→
− →
− −−→
v M/R = →
−
v O0 /R + →
−
v M/R0 + Ω R0 /R ∧ O0 M
avec →
−v M/R0 qui représente la vitesse de M par rapport à R’ et que l’on appelle vitesse relative de M
→
− −−→
par rapport à R’. →−
v O0 /R + Ω R0 /R ∧ O0 M qui est la vitesse d’entraînement de M dans son mouvement
par rapport à R. Cette vitesse est la somme de deux termes. Le premier terme correspond à la vitesse
d’entraînement due au déplacement de l’origine O’ (terme de translation) et le deuxième correspond à
la vitesse d’entraînement due à la rotation de R’ par rapport à R (terme de rotation).
avec →
−
→
− →
− →
− →
− −−
0
→ d Ω R0 /R −− →
a e = a O0 /R + Ω R0 /R ∧ ( Ω R0 /R ∧ O M ) + ∧ O0 M
dt
→
− →
−
a c = 2 Ω R0 /R ∧ →
−
v M/R0
1 Lois de Newton
où →
−
v représente la vitesse du point matériel M en rotation autour d’un point fixe dans le référentiel
galiléen R(O, x, y, z).
force de gravitation : La force de gravitation est un exemple de force d’interaction à distance. Elle
s’exerce entre deux masses sans qu’il y ait contact. C’est cette force qui prédomine dans l’univers
1. Lois de Newton 19
→
−
du fait de l’importance des masses en présence. La force F qu’exerce une masse M ( ponctuelle
en O) sur une masse m ( ponctuelle en P) telle que OP = r s’écrit :
→
− mM −
F = −S 2 → u OP
r
−→
avec →
−
u OP le vecteur unitaire dirigé suivant OP et S = 6, 67.10−11 m3 .kg −1 .s−2 , la constance de
gravitation.
La force de gravitation exercée par la masse M en placée en O sur une masse m située en un point
P quelconque de l’espace peut encore s’écrire :
→
− →
− mM −
F = m G (P ) = −S 2 →
u OP
r
d’où
→
− M−
G (P ) = −S 2 → u OP
r
est appelé champ de gravitation créé par la masse M et tout point de l’espace. C’est une grandeur
homogène à une accélération.
En un point P de l’espace situé à l’extérieur de la terre le champ de gravitation à pour expression
→
− M →
−
G (P ) = −S u OP
(RT + z)2
où r = RT + z, M = 5, 98.1024 kg est la masse de la terre, RT = 6, 37.106 est le rayon de la Terre
et z représente l’altitude du point P par rapport à la surface de la Terre.
L’expression et la valeur du champ de gravitation à la surface de la terre correspondent à
→
− M−
G O = −S 2 →
u OP
RT
→
−
avec G O ' g = 9, 8m.s−2 .
A l’altitude z on a :
→
−
G (z) = GO (1 + z/RT )−2
Champ de pesanteur et poids d’un corps : Le poids d’un corps de masse m est la force
d’attraction gravitationnelle qu’exerce la terre sur lui. On peut écrire :
→
−
P = m→
−
g
Le champ de pesanteur →
−
g est vertical et dirigé du haut vers le bas. L’intensité du champ de
pesanteur dépend du lieu sur la terre et de l’altitude. Le poids d’un système correspond à la
résultante de toutes les forces qu’exerce la terre sur les différentes parties constituant le système.
Le point d’application de cette résultante est le centre de gravité ou centre d’inertie G du système.
1. Lois de Newton 20
Interaction Coulombienne : La force d’interaction d’une charge q placée en O sur une charge q 0
placée en M s’écrit :
→
− 1 qq 0 −−→
F = OM
4πε0 OM 3
Le champ électrique créé par une charge ponctuelle q placée en O peut s’écrire comme suit :
→
− 1 q −−→
E = OM
4πε0 OM 3
Ainsi, toute charge q 0 placée dans ce champ électrique subira une action de la part de la charge q
par la relation :
→
− →
−
F = q0 E
→
−
Interaction électromagnétique : La force subit par une particule chargée placée dans des champs E
→
−
et B est appelée force de Lorentz :
→
− →
− − → −
F = q( E + →
v ∧ B)
où →
−
v représente la vitesse.
– les forces de frottement avec le fluide dans lequel de déplace le système et qui s’opposent à se
déplacement ;
1. Lois de Newton 21
a-Forces de frottement visqueux : Les forces de frottement visqueux correspondent à l’action d’un
fluide qui entoure le système en mouvement par rapport au fluide. si le système étudié est un
solide en translation, cette force est opposée au vecteur vitesse →
−
v du centre d’inertie du solide et
est proportionnelle à la valeur de la vitesse. Pour de faibles vitesses, on peut écrire :
→
−
f f = −λ→
−
v
Figure 3.2 – Solide en mouvement sur un support sous l’action d’une force extérieure
Lorsque le système est en mouvement, la résultante des forces de frottement prend une valeur maximale
insuffisante pou maintenir l’équilibre. Dans ce cas on a
fsec
≤ µc
Rn
où µc est une constante appelée coefficient de frottement ou coefficient de friction cinétique. Cette
constante dépend de la nature des forces de contact.
Références