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Methode SystDiff

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Méthode : résolution d’un système différentiel

(
On note K = R ou C. x′ = 4x − 2y
Exemple 1. Résoudre le système différentiel .
Soient n ∈ N∗ et A ∈ Mn (K). On cherche à résoudre le système différentiel y′ = x + y
! !
′ 4 −2 x
(S) : X = AX. Ce système équivaut à (S) : X′ = AX avec A = et X = .
1 1 y
1. En réduisant la matrice A, on obtient
Méthode :
! !
1. On réduit la matrice A (si nécessaire sur C si les valeurs propres ne sont −1 2 0 1 2
A = P DP avec D = et P = .
pas réelles). On détermine ainsi P ∈ GLn (C) et T ∈ Mn (C) diagonale ou 0 3 1 1
triangulaire supérieure telles que A = P T P −1 .
2. En posant Y = P −1 X, il vient que Y est solution du système différentiel
2. On remplace dans le système : ( !
u′ = 2u u
X ′ = AX ⇐⇒ X ′ = P T P −1 X Y ′ = DY ⇐⇒ où Y = .
v ′ = 3v v
⇐⇒ P −1 X ′ = T P −1 X
⇐⇒ Y ′ = T Y, 3. Il s’agit alors de deux équations différentielles linéaires homogènes d’ordre 1.
!
λe 2t
où Y = P −1 X. On a donc u(t) = λ e2t et v(t) = µ e3t avec λ, µ ∈ R, i.e. Y (t) = .
µ e3t
3. On résout le système différentiel Y ′ = T Y d’inconnue Y (il s’agit d’équa- 4. En revenant à X via X = P Y , on obtient les solutions de (S) :
tions différentielles linéaires d’ordre 1). !
λ e2t +2µ e3t
X(t) = avec λ, µ ∈ R,
4. On revient aux solutions de (S) en écrivant X = P Y . λ e2t +µ e3t

5. Si on a les solutions complexes alors que l’on veut les solutions réelles, on qui, par définition de X, peut aussi s’écrire
remplace les éléments conjugués d’une base de solutions par leurs parties (
réelle et imaginaire. x(t) = λ e2t +2µ e3t
avec λ, µ ∈ R.
y(t) = λ e2t +µ e3t

Remarque. Cette méthode ne nécessite pas de calculer P −1 .

TSI2 - Les Lombards 1/2 2021–2022


(
x′ = 3x − 2y Exemple 3. Résoudre le système différentiel
Exemple 2. Résoudre le système différentiel .
y ′ = 10x − 2y ( ! !
! ! x′ = 3x − y ′ 3 −1 x
3 −2 x ⇐⇒ X = CX avec C = et X = .
Ce système équivaut à (S) : X ′ = BX avec B = et X = . y′ = x + y 1 1 y
10 −1 y
1. En réduisant la matrice B sur C, on trouve 1. La matrice C n’est pas diagonalisable mais elle trigonalisable sur R. Grâce
! !
1 + 4i 0 1 1 à une indication de l’énoncé, on montre que
B = P DP −1 avec D = et P = .
0 1 − 4i 1 − 2i 1 + 2i ! !
−1 2 1 2 1
2. En posant Y = P −1 X, il vient que Y est solution du système différentiel C = PTP avec T = et P = .
0 2 2 −1
( !
′ u′ = (1 + 4i)u u
Y = DY ⇐⇒ où Y = . 2. En posant Y = P −1 X, il vient que Y est solution du système différentiel
v ′ = (1 − 4i)v v
( !
3. Il s’agit alors d’équations différentielles linéaires homogènes d’ordre 1. On! a u′ = 2u + v u
Y ′ = TY ⇐⇒ où Y = .
donc u(t) = λ e(1+4i)t et v(t) = µ e(1−4i)t avec λ, µ ∈ C, i.e. Y (t) = λ e(1+4i)t
. v ′ = 2v v
µ e(1−4i)t
4. En revenant à X via X = P Y , on obtient les solutions complexes de (S) : 3. Avec la seconde équation, on a directement v(t) = µ e2t avec µ ∈ R.
Alors u est solution de l’équation différentielle linéaire u′ − 2u = µ e2t qui
! !
e(1+4i)t e(1−4i)t
X(t) = λ +µ avec λ, µ ∈ C.
(1 − 2i) e(1+4i)t (1 + 2i) e(1−4i)t comporte un second membre. On résout l’équation homogène associée puis
| {z
X1 (t)
} | {z
X2 (t)
} on détermine une solution particulière via la méthode de variations de la
constante. On obtient ainsi u(t) = (λ + µt) e2t avec λ, µ ∈ R. Finalement
5. Le couple (X1 , X2 ) est une base des solutions complexes de (S). Comme X1
!
(λ + µt) e2t
Y (t) = µ e2t
.
et X2 sont conjuguées, pour déterminer une base des solutions réelles, il suffit
de les remplacer par leurs parties réelle et imaginaire, i.e. comme 4. En revenant à X via X = P Y , on obtient les solutions de (S) :
! !
cos(4t) sin(4t)
X1 (t) = et + i et
!  2t !
2(λ + µt) e2t +µ e2t

cos(4t) + 2 sin(4t) sin(4t) − 2 cos(4t) 2λ + µ(2t + 1) e
X(t) = =  2t ,
2(λ + µt) e2t −µ e2t

2λ + µ(2t − 1) e
et X2 (t) = X1 (t), une base des solutions réelles de (S) est (X3 , X4 ) où
! !
! ! 2 e2t (2t + 1) e2t
X3 (t) = et cos(4t)
et X4 (t) = et sin(4t)
. avec λ, µ ∈ R. Autrement dit, 2 e2t
et (2t − 1) e2t
forment une base de
cos(4t) + 2 sin(4t) sin(4t) − 2 cos(4t)
solutions de (S).
Autrement dit, les solutions réelles de (S) sont On peut aussi écrire que, pour tout t ∈ R,
X(t) = αX3 (t) + βX4 (t) (
x(t) = 2λ e2t +µ(2t + 1) e2t
avec λ, µ ∈ R.
! !
= α et cos(4t)cos(4t)
+ 2 sin(4t)
+ β et sin(4t)sin(4t)
− 2 cos(4t)
, y(t) = 2λ e2t +µ(2t − 1) e2t

avec α, β ∈ R ce qui peut aussi s’écrire


(
x(t) = et α cos(4t) + β sin(4t)

avec α, β ∈ R.
y(t) = et α cos(2t) + 2 sin(4t) + β sin(2t) − 2 cos(4t)
   

TSI2 - Les Lombards 2/2 2021–2022

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