Fièvre typhoïde : symptômes et traitement
Fièvre typhoïde : symptômes et traitement
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
DEFINITION :
C’est une toxi-infection contagieuse due aux salmonelles (salmonella
typhi ou bacille d’Eberth et Salmonella paratyphi A,B,C)
MODES DE CONTAMINATION :
La transmission peut se faire soit directement soit indirectement.
La transmission directe :
Elle se fait par l’intermédiaire des malades éliminant les salmonelles
dans leurs selles aux moyens de leurs mains infectées, accessoirement
leurs vomissements et leurs urines.
A travers les porteurs chroniques apparemment guéris de leur typhoïde
mais hébergeant dans leur vésicule des salmonelles pendant des mois
2 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
aliments .
4 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
La transmission indirecte :
Elle se fait par ingestion d’eau de boisson ou d’aliments (fruits, légumes,
lait etc…) souillés par les déjections des sujets infectés.
Les mouches peuvent également jouer un rôle très important dans la
contamination.
SYMPTOMATOLOGIE :
L’incubation est silencieuse, elle dure 12 à 14 jours. Elle peut être
marquée par une diarrhée banale.
La phase d’invasion ou 1er septénaire est classiquement marquée par
l’installation progressive de : Céphalées, insomnie, vertiges, épistaxis,
température en ‘’dents de scie’’ qu’on groupe sous le vocable de CIVET.
A ces signes s’ajoutent des troubles digestifs : anorexie, constipation et
langue saburrale. L’examen clinique a ce stade peut déceler quelques
signes évocateurs : splénomégalie discrète et sensible, bradycardie
relative, gargouillement de la fosse iliaque droite ( FID) , une ébauche de
dissociation du pouls et de la température.
A ce stade la NFS montre une leucopénie avec neutropénie.
L’hémoculture et la coproculture effectuées avant toute antibiothérapie
apportent une certitude diagnostic par l’isolement du germe.
A la période d’état ou 2ème septénaire la symptomatologie est
suffisamment riche pour rendre le diagnostic évident : on se trouve
devant une fièvre au long cours et en ‘‘plateau ‘’ à 40°c qui a souvent
résisté aux antipaludéens. Plusieurs signes mais le plus souvent
inconstants sont annoncés : l’état général est modérément altéré, le
malade est asthénique, prostré, dans un état de tuphos ( indifférence).
Le pouls est dissocié et dicrote ; les troubles digestifs sont dominés par
5 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
FORMES CLINIQUES
Le début de la maladie peut être brusque avec une fièvre
d’emblée élevée ou bien être marqué par la prédominance des
manifestations intestinales, méningées, pleuro- pulmonaires ou
articulaires.
Au cours de la période d’état aucun symptôme n’est constant :
les tâches rosées, l’angine de Duguet, la splénomégalie
peuvent manquer. Les formes atténuées sont fréquentes .
Les formes malignes sont marquées parfois par la
prédominance d’une symptomatologie nerveuse ou
hémorragique.
Chez le nourrisson elle peut se révéler par une gastro - entérite
ou une hyperthermie isolée.
6 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
COMPLICATIONS
Complications digestives : Elles sont les plus fréquentes et constituent
une urgence médicale ou chirurgicale : hémorragie intestinale, anémie,
perforation intestinale, complication hépatobiliaire
( abcès foie et pancréas ).
Complications cardio-vasculaires : collapsus cardio-vasculaire se
traduisant par l’effondrement tensionnel brutal avec tachycardie,
hypothermie, extrémités froides.
Autres complications : insuffisance rénale, complications ostéo
articulaires et respiratoires.
EVOLUTION
Un traitement bien conduit ramène l’apyrexie en quelques jours mais une
surveillance attentive est indispensable pour dépister éventuellement les
complications.
Sans traitement l’évolution peut se faire vers des complications le plus
souvent mortelles.
Les rechutes sont possibles une (1) à deux (2) semaines après arrêt du
traitement.
EXAMENS COMPLEMENTAIRES ET DIAGNOSTIC
Le diagnostic clinique est le plus souvent difficile car à différencier avec
le paludisme, la tuberculose pulmonaire, le sida et les septicémies
pyogènes.
Le diagnostic bactériologique repose sur : l’hémogramme qui révèle une
leucopénie avec neutropénie et une VS normale ou peu élevée sauf
dans les formes sévères. L ‘hémoculture demandée avant toute
antibiothérapie est positive jusqu’au 10ème – 12ème jour parfois plus
tardivement. La coproculture est positive dès le 1er septénaire.
7 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
MESURES PROPHYLACTIQUES
Prophylaxie individuelle : en plus des règles d’hygiène à observer,
elle repose essentiellement sur la vaccination ( vaccin TAB), la nécessité
de trois (3) injections en sous- cutanée (s/c) ( 4 injections chez l’enfant à
partir de deux (2) ans d’âge ) à quinze (15) jours d’intervalle, rappel un
(1) an puis tous les cinq (5) ans constitue un obstacle à l’utilisation à
grande échelle de cette vaccination dans les pays en voie de
développement.
Prophylaxie collective : isoler et traiter les malades, désinfecter leurs
effets et leurs déjections, dépister et traiter les porteurs
asymptomatiques des germes.
La prévention de la fièvre typhoïde est surtout une affaire
d’assainissement et d’éducation sanitaire (l’épuration des eaux de
boisson, la surveillance des produits alimentaires, l’utilisation des latrines
et l’observation d’une hygiène fécale rigoureuse) .
10 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
OBJECTIFS SPECIFIQUES
- Définir le tétanos
- Expliquer les modes de contamination
- Décrire la symptomatologie
- Citer les différentes formes cliniques
- Décrire l’évolution
- Etablir le traitement
- Expliquer les mesures prophylactiques
DEFINITION
C’est une toxi-infection grave due à l’intoxication du système
neuromusculaire par l’exotoxine du bacille tétanique ou bacille de
Nicolaïer.
MODES DE CONTAMINATION :
C’est toujours une plaie si minime soit–elle qui représente la porte
d’entrée du bacille dans l’organisme. Certaines pratiques ou actes
favorisent la contamination, il s’agit de :
- Pratiques traditionnelles ou rituelles : les circoncisions des
garçons, l’excision des jeunes filles, les cicatrices ethniques, les
percées d’oreilles, les tatouages, soins ombilicaux traditionnels
chez le nouveau -né.
- Actes médico - chirurgicaux :
L’avortement, la section du cordon ombilical selon les coutumes,
les interventions chirurgicales particulièrement les fractures
ouvertes.
11 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
SYMPTOMATOLOGIE
- L’incubation est silencieuse allant de 4 à 15 jours.
- L’invasion n’est pas ou très peu fébrile au début. Elle est
Marquée
par deux signes : le trismus, les cervicalgies. Au début le trismus n’est
qu’une gêne à la mastication évoluant ensuite vers une contracture
permanente, douloureuse, invincible et toute tentative pour la réduire
l’exagère encore. Ceci permet de mettre en évidence l’abaisse langue
captif.
Période d’état : le diagnostic est évident à ce stade car en dehors du
trismus, on va observer la généralisation des contractures et des crises
paroxystiques (des muscles masticateurs au pharynx, face, cou, tronc,
membres supérieurs et inférieurs ).
Les contractures généralisées réalisant un ventre de bois.
La contracture des muscles para vertébraux va souder le rachis en
hyperflexion avec la tête rejetée en arrière et une impossibilité pour le
malade de fléchir ses membres. Le rachis dorso lombaire est creusé, la
main passe facilement entre le plan du lit et celui du malade ; c’est la
position en opisthotonos.
Les crises paroxystiques : elles sont marquées généralement par le
renforcement des contractures généralisées provoquées par les
12 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
EVOLUTION :
Sans traitement précoce et bien conduit, la mort est évidente suite à des
complications respiratoires ou infectieuses. Par contre si le diagnostic a
été posé précocement et le traitement bien conduit, l’évolution peut être
favorable.
TRAITEMENT :
Chez l’adulte administrer :
13 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
MESURES PROPHYLACTIQUES :
L’éducation sanitaire doit enseigner sur le danger de certaines pratiques
traditionnelles, l’intérêt du port des chaussures, de la vaccination et de la
désinfection des plaies.
Il faut faire une sérothérapie et une vaccination devant toutes les plaies,
surtout chez un sujet non vacciné.
14 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
DEFINITION :
Ce sont des infections intestinales aiguës, contagieuses, endémo-
épidémiques dues à des entérobactéries genres shigelles (bacilles
gram-) dont on distingue plusieurs sous- groupes.
15 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
MODES DE CONTAMINATION :
Les deux modes existent :
la transmission directe se fait à partir des malades qui éliminent
les bacilles dans leurs selles.
la transmission indirecte se fait par l’intermédiaire d’aliments
souillés ou par les mouches.
SYMPTOMATOLOGIE :
Après une incubation de 4 à 6 jours, le début est brutal (fièvre, douleur
abdominale et diarrhée) et en quelques heures le syndrome
caractéristique est au complet. Ce tableau associe un syndrome
dysentérique et des signes généraux.
le syndrome dysentérique : il comporte des douleurs coliques, des
épreintes, du ténesme anal (et même vésical) et surtout l’émission de
selles fréquentes et abondantes. Elles sont afécales (non fétides,
d’odeur fade, ‘’spermatiques’’) faites de mucus, plus ou moins teintées
de sang (selles ‘’muco-sanglantes’’). On note parfois des nausées, des
vomissements
Les signes généraux : ils sont sévères surtout avec le bacille S Shiga :
fièvre élevée à 39- 40°, céphalées, altération de l’état général,
adynamie, déshydratation, arthralgies, myalgies, tachycardie, polypnée.
EVOLUTION :
Spontanément la dysenterie bacillaire guérit souvent en
quelques jours.
L’évolution spontanée peut également être mortelle soit en
raison de l’abondance des pertes hydroélectrolytiques, soit du
fait des complications intestinales (perforations, hémorragies) ou
septicémique.
Grâce aux antibiotiques et à la réhydratation on obtient une
guérison rapide et sans séquelles.
TRAITEMENT :
1. Antibiothérapie : il est préférable de choisir les antibiotiques qui
ont une bonne pénétration tissulaire en particulier l’ampicilline,
sulfaméthoxazole triméthoprime ( bactrim), le chloramphénicol et
les tétracyclines.
17 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
MESURES PROPHYLACTIQUES :
1. Individuelle : hygiène des mains surtout après les selles,
désinfections des selles, utilisation des latrines.
2. Collective : Fait appel aux règles d’hygiène générale :
aménagement des latrines, hygiène alimentaire,
approvisionnement en eau potable.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
- Définir la diphtérie
- Expliquer les modes de contamination
- Décrire la symptomatologie
- Citer les différentes formes cliniques
- Décrire l’évolution
- Identifier les examens complémentaires et poser le diagnostic
- Etablir le traitement
- Expliquer les mesures prophylactiques
DEFINITION
C’est une toxi-infection dont la localisation est amygdalienne, très
contagieuse, endémo – épidémique, peu immunisante, due au bacille de
Klebs- Loeffler ou corynebactérium diphteriae.
18 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
MODES DE CONTAMINATION :
La contamination est essentiellement directe, interhumaine, par
l’intermédiaire des gouttelettes de Flügge.
SYMPTOMATOLOGIE
- La période d’incubation varie de 2 à 7 jours
- La phase d’invasion : elle est le plus souvent silencieuse marquée par
une fébricule à 38 – 385 °c, asthénie, pâleur, l’enfant est ‘’grognon’’ et
peut accuser une légère dysphagie.
A l’examen de la gorge on peut constater sur l’une ou les deux
amygdales soit un enduit opalin, soit les fausses membranes
caractéristiques permettant ainsi de poser le diagnostic.
- La période d’état : elle survient 24 à 48 heures plus tard.
A cette période le diagnostic est évident devant l’apparition de fausses
membranes blanches. Chaque fausse membrane est :
adhérente à la muqueuse, dont on peut cependant
l’arracher en bloc.
Cohérente, ne se dissociant pas dans l’eau ou par
écrasement entre deux (2) lames
Extensive, gagnant progressivement les piliers
postérieurs, le voile du palais, la luette, le pharynx.
Récidivante : car elle se reproduit après arrachement.
Ce sont là 4 caractéristiques qui différencient bien la fausse membrane
d’un simple exsudat ou enduit pultacé, ou des particules alimentaires
qu’on peut trouver sur les amygdales.
19 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
FORMES CLINIQUES
Il s’agit de :
- l’angine diphtérique maligne
- les angines diphtériques atypiques
- le croup ou diphtérie laryngée
- la diphtérie du nourrisson
EVOLUTION
Evolution favorable sous traitement ; sans traitement l’évolution
spontanée se fait vers l’extension des fausses membranes et l’apparition
des signes de malignité en 2 à 4 jours.
TRAITEMENT
Il comporte plusieurs mesures :
Le repos absolu au lit est indispensable.
La sérothérapie obligatoire au moindre doute, doit être précoce et
administrée à doses suffisantes ; on injecte par voie sous-cutanée, selon
20 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
MESURES PROPHYLACTIQUES
Elles reposent sur :
La vaccination : dès 6 semaines d’âge faire à l’enfant trois injections
d’anatoxine diphtérique à 4 semaines d’intervalle, suivies d’un rappel au
bout d’un an, puis tous les 5 ans. Le vaccin peut être associé aux
vaccins antitétanique, anticoquelucheux et au vaccin contre la
poliomyélite.
L’isolement des malades, dépistage et traitement des porteurs de
germes dans l’entourage des malades ; une cure d’érythromycine de 5
jours stérilise la gorge des porteurs sains.
CHAPITRE V. LES ANGINES
OBJECTIFS SPECIFIQUES
- Etablir le traitement
DEFINITION
Le terme angine traduit diverse états inflammatoires aigus de la
Muqueuse du pharynx (atteinte des formations lymphoïdes
essentiellement des amygdales) le plus souvent dus à une infection
d’origine streptococcique
MODES DE CONTAMINATION :
L’infection est le plus souvent consécutive à l’inhalation d’un
microorganisme infectant (bactérie ou virus), dans d’autres cas l’agent
microbien paraît être un saprophyte habituel (exemple streptocoque)
devenu pathogène sous diverses influences : surmenage (fatigue),
infection virale (Sida) , modification brusque du climat.
SYMPTOMATOLOGIE
L’examen du malade se fait sous un bon éclairage. Il précisera les
caractères de l’inflammation ( uni ou bilatérale, extensive ou non) et sera
local, régional et général.
Local : il précise le siège uni ou bilatéral ainsi que le degré d’extension.
Régional : il recherche une adénopathie cervicale ou régionale.
Général : il recherche d’autres localisations ganglionnaires avec ou sans
splénomégalie. Les signes cliniques se caractérisent par :
La dysphagie : il s’agit d’une douleur localisée au niveau
du pharynx, elle est augmentée par la déglutition. Elle est présente dans
toutes les formes d’angine et fait évoquer le diagnostic.
L’otalgie : les signes généraux : asthénie, céphalées,
hyperthermie, myalgie.
22 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
FORMES CLINIQUES
Elles sont nombreuses et dépendent du germe en cause. C’est ainsi qu’
on a :
Les angines rouges ou érythémateuses : elles sont très contagieuses
et sont le plus souvent d’origine virale. Elles se traduisent par un
syndrome grippal avec myalgie.
Les angines blanches ou érythémato – pultacées : elles sont le
plus souvent d’origine bactérienne (streptocoque, pneumocoque en
général). Elles se caractérisent par une hypertrophie amygdalienne
accompagnée d’adénopathie sous maxillaire.
Les angines ulcéreuses ou angines de Vincent : Elles se traduisent
par l’apparition d’une ulcération au niveau de l’amygdale.
Les angines pseudo-membraneuses : elles sont caractérisées par
l’apparition de fausses membranes blanches , épaisses et adhérentes
sur les amygdales. On les observe dans la diphtérie, les candidoses
buccales par exemple. Elles s’accompagnent d’une réaction
ganglionnaire importante et d’une mauvaise haleine.
Les angines phlegmoneuses ou phlegmo peri-amygdaliennes : la
collection purulente se situe au niveau du tissu cellulaire extra
capsulaire de la loge amygdalienne. Les signes cliniques du phlegmon
sont : dysphagie très douloureuses, otalgie, trismus.
EVOLUTION
Toute manifestation d’angine doit être rigoureusement traitée car non ou
mal traitée, elle évolue vers une atteinte rénale( néphrite aiguë,
glomérulonéphrite), un R.A.A. avec possibilité d’atteinte cardiaque.
23 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
TRAITEMENT
Le plus souvent c’est un traitement d’angine streptococcique.
Il comporte un traitement local et général :
Traitement local : il vise à soulager le malade contre la douleur et la
dysphagie : gargarisme d’eau tiède salée ou de produit antiseptique.
Collutoire à base d’antiseptique, d’antalgique, anti-inflammatoire et
antibiotique (collublanche, collunovar).
OBJECTIFS SPECIFIQUES
- Définir le R.A.A.
- Expliquer les modes de contamination
- Décrire la symptomatologie
- Décrire l’évolution
- Identifier les examens complémentaire et poser le diagnostic
- Etablir le traitement
- Expliquer les mesures prophylactiques
DEFINITION
Le R.A.A est une maladie inflammatoire atteignant avec prédilection les
articulations, le cœur et les séreuses. Elle est la manifestation principale
de la maladie post-streptococcique (essentiellement streptocoque du
groupe A ) et elle atteint surtout les enfants et les adolescents(4 à 20 ans).
MODES DE CONTAMINATION :
Dans l’apparition de cette affection on a mis en cause tous les types de
streptocoques du groupe A. la porte d’entrée est le rhinopharynx. Le plus
souvent on observe la maladie au décours d’une angine pas ou mal
traitée, d’où la nécessité de traiter systématiquement et rigoureusement
toute angine à fortiori les angines streptococciques chaque fois qu’on a
les preuves.
25 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
SYMPTOMATOLOGIE
La maladie suivent traditionnellement 2 à 4 semaines après une angine
streptococcique. Il existe plusieurs manifestations :
Les manifestations articulaires : dans les cas typiques il s’agit d’une
polyarthrite aiguë asymétrique, d’évolution migrative guérissant sans
séquelles (pas de suppuration ni d’ankylose).
Ces arthrites s’accompagnent chaque fois de fièvre et touchent
électivement les grosses articulations (genou, épaule etc) qui deviennent
rouges, chaudes, douloureuses et tuméfiées .
Les manifestations cardiaques : Elles sont très fréquentes et font toute
la gravité de la maladie (la cardite rhumatismale) pouvant toucher à la
fois ou séparément chacune des trois tuniques du cœur . cette atteinte
cardiaque peut être annoncée par la dyspnée, des crises de
palpitations mais elle se décèle à l’auscultation : assourdissement des
bruits du cœur, apparition de souffles et d’un bruit de galop.
Autres manifestations : nombreuses mais rares, elles peuvent être
cutanées (érythèmes, nodules sous-cutanés peri- articulaires),
pulmonaires (pleurésies, pleurites, etc)
EVOLUTION
Sans traitement l’évolution de la crise de R.A.A se fait vers la sédation
en quelques semaines.
Sous l’effet du traitement, le facteur inflammatoire s’éteint la péricardite,
la myocardite rentrent dans l’ordre, les lésions valvulaires se stabilisent,
mais celles – ci ont pu laisser derrière elles des séquelles cardiaques
26 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
définitives.
MESURES PROPHYLACTIQUES
Elles reposent sur le traitement systématique et énergique de toute
angine à streptocoque (certaine ou présumée)par la pénicilline ou
l’érythromycine surtout chez les sujets âgés de 4 à 20 ans.
28 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
OBJECTIFS SPECIFIQUES
- Définir le choléra
- Expliquer les modes de contamination
- Décrire la symptomatologie
- Citer les différentes formes cliniques
- Décrire l’évolution
- Identifier les examens complémentaires et poser le diagnostic
- Etablir le traitement
- Expliquer les mesures prophylactiques
DEFINITION
C’est une toxi-infection intestinale strictement humaine, hautement
contagieuse, due aux vibrions cholériques.
MODES DE CONTAMINATION :
La contamination se fait par contact direct avec les malades (mains,
linges, cadavres) ou les porteurs sains, et de façon indirecte par
ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par les selles ou les
vomissements des malades.
SYMPTOMATOLOGIE
Après une incubation très courte, parfois 6 à 24 heures, mais toujours
inférieure à 5 jours, le début est brutal marqué par des selles
franchement aqueuses, incolores, classiquement riziformes. (contenant
29 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
FORMES CLINIQUES
- Les formes cliniques sont fréquentes et se résument à un
tableau de gastro-intérite aiguë non fébrile ou une diarrhée
banale, de diagnostic difficile.
- Les formes trompeuses : la diarrhée peut être sanguinolente à
la longue, mais non d’emblée, les vomissements moins
abondants.
- Le choléra ‘’sec’’ entraîne la mort subite par collapsus avant la
déshydratation ou après l’épisode diarrhéique précurseur.
30 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
EVOLUTION
- sans traitement la mort survient en 24 à 48 heures dans un
tableau de collapsus cardio - vascualire.
- Avec une bonne réhydratation commencée très tôt et
l’antibiothérapie, le malade récupère de façon spectaculaire et
sans séquelles.
TRAITEMENT
La réhydratation est la clé du traitement :
- Déshydratation modérée : administrer du SRO par voie orale en
raison de 75ml/kg, quantité à faire passer dans les 4 premières
heures. A renouveler si pas d’amélioration.
- Déshydratation sévère : réhydratation par voie I.V avec du
Ringer au lactate de préférence.
Pour un malade âgé d’un an ou plus :100ml/kg pendant 3 heures
soit 30ml/kg en 30 minutes et le reste en 2 heures 30 minutes ;
Pour un malade âgé de moins d’un an : 100ml/kg en 6 heures,
soit 30ml/kg pendant la 1ère heure et le reste pendant les 5 heures.
A renouveler si pas d’amélioration.
31 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
OBJECTIFS SPECIFIQUES
- Définir la méningite
- Expliquer les modes de contamination
- Décrire l’épidémiologie
- Décrire la symptomatologie
- Citer les différentes formes cliniques
- Décrire l’évolution
- Identifier les examens complémentaires et poser le diagnostic
- Etablir le traitement
- Expliquer les mesures prophylactiques
DEFINITION
C’est une maladie épidémique due à l’inflammation des méninges
le plus souvent d’origine infectieuse.
MODES DE CONTAMINATION :
Le méningocoque se transmet par l’intermédiaire des gouttelettes
de flügge.
- Le germe peut gagner les espaces sous-arachnoïdiens par voie
sanguine, lymphatique ou en suivant les filets nerveux olfactifs.
- On peut avoir une introduction directe du germe : par
traumatisme du crâne, par rachicentèse ou suite à une
intervention neuro-chirurgicale.
- Propagation par continuité d’une suppuration de voisinage :
Otite, Sinusite .
33 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
EPIDEMIOLOGIE :
Le méningocoque est un agent de pharyngite. L’homme est le réservoir
du germe qui se transmet d’homme à homme.
L’agent causal est le méningocoque dont on distingue trois (3) principaux
sero-groupes : A, B, C. Le méningocoque A est le principal responsable
des épidémies Africaines et Brésiliennes, le est le plus répandu en
Europe et le C aux USA et en Europe. Les éro-groupes x, y et w existent
mais sont rares. Il en existe d’autres lus rares z, Bo, 29 E. . La
remarquable périodicité des épidémies sahéliennes s’explique de
plusieurs manières :
La sécheresse, les vents de sable irritent les muqueuses rhino-
pharyngées qui perdent leur capacité de défense contre l’infection ; la
fraîcheur des nuits oblige les humains à s’entasser à l’intérieur des
tentes ou des cases, promiscuité qui favorise la transmission.
Le niveau d’immunité de la collectivité joue un rôle important, expliquant
en particulier la survenue d’épidémies meurtrières sous les 5 à 10 ans.
SYMPTOMATOLOGIE
Dans cette partie nous étudierons la méningite cérébro-spinale (MCS)
d’autant plus qu’elle est la plus fréquente en Afrique sahélienne.
La MCS est la méningite due au méningocoque de Weichselbaum
(Neisseria méningitidis).
34 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
MESURES PROPHYLACTIQUES
Il s’agit essentiellement de la vaccination qui protège contre les
méningocoques A et C. Elle assure une protection de 3 à 5 ans chez les
37 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
OBJECTIFS SPECIFIQUES
- Définir la coqueluche
- Expliquer les modes de contamination
- Décrire la symptomatologie
- Citer les différentes formes cliniques
- Décrire l’évolution
- Identifier les examens complémentaires et poser le diagnostic
- Etablir le traitement
- Expliquer les mesures prophylactiques
DEFINITION
C’est une toxi-infection, endémo - épidémique, immunisante due
au bacille de Bordet et Gengou (Bordetella pertusis) qui est un bacille
gram dont l’homme est l’hôte exclusif. C’est une maladie longue et
épouvantable, sévère non seulement chez le nourrisson, mais aussi chez
le grand enfant.
MODES DE CONTAMINATION :
Le réservoir de virus est l‘homme malade, il n’ y a pas de porteur
sain. La contamination se fait exclusivement par voie directe par
l’intermédiaire des gouttelettes de flügge.
39 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
SYMPTOMATOLOGIE
Après une période d’incubation de 10 à 15 jours, le début de la maladie
est progressif et se présente comme une rhino- bronchite avec une
température normale, une toux sèche sans caractère spécifique avec
des râles (signes respiratoires ronflants et sibilants) à l’auscultation des
2 champs pulmonaires. A ce stade on doit cependant être alerté par
certains faits : la survenue d’un vomissement après la toux, le caractère
spasmodique et la prédominance nocturne de celle-ci. Il faut déjà songer
à isoler le malade car c’est la phase la plus contagieuse.
Le passage à la phase des quintes se fait très progressivement, en
général une dizaine de jours.
Ces quintes sont faites d’une série de secousses expiratoires très
courtes, de plus en plus rapprochées au cours desquelles l’enfant
devient cyanosé, les conjonctives s‘injectent ( les yeux deviennent
rouges) et la langue projetée en avant. Après une pause très brève en
expiration survient une inspiration bruyante, sifflante, prolongée : le
classique chant du coq donnant son nom à la maladie : coqueluche.
Au départ le nombre de quintes peut dépasser une dizaine /jour avant de
décroître progressivement.
Enfin la quinte se termine par le rejet d’une expectoration faite de
mucosité ( liquide gluant) et de glaire filante (salive), collante, difficile à
expulser. Souvent il se produit un vomissement.
L’examen clinique est pauvre, on peut noter dans les formes les plus
sévères un peu de fièvre (38°), un peu de dyspnée et un peu de râles
pulmonaires diffus. La répétition des vomissements peut entraîner
surtout chez le nourrisson déshydratation et dénutrition, ce qui a fait dire
40 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
FORMES CLINIQUES
1. les formes frustes ou atypiques
2. les formes communes
3. les formes compliquées.
LES COMPLICATIONS :
elles peuvent être classées en 3 groupes :
- les complications mécaniques
- les complications dues au bacille coquelucheux lui-même
- les complications dues à des germes de sur-infection
TRAITEMENT
Le traitement d’une coqueluche non compliquée ne réclame d’autres
mesures que :
- l’isolement du malade
- l’administration des antihistaminiques, sédatifs : prométhazine
(phénergan) par exemple.
- Une alimentation suffisante : à fractionner et à administrer juste
après les quintes si celles-ci sont émétisantes.
42 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
MESURES PROPHYLACTIQUES
1°) Prophylaxie immédiate : elle est réalisée par les
gammaglobulines spécifiques chez l’enfant qui a été en contact
avec un coquelucheux
( prévention ou atténuation de la maladie). L’immunité passive ainsi
transmise protège pendant 2 à 3 semaines
*aCHAPITRE X. LEPRE
OBJECTIFS SPECIFIQUES
- Définir la lè
DEFINITION
La lèpre est une maladie infectieuse, endémique, faiblement
contagieuse, strictement humaine due au bacille de Hansen (BH) ou
mycobactérium leprœ qui est un bacille acido-alcoolo résistant (BAAR).
La symptomatologie de la maladie est essentiellement cutanée et
nerveuse.
MODES DE CONTAMINATION :
L’homme malade constitue l’unique réservoir de virus et seuls les sujets
atteints d’une forme lépromateuse ou borderline sont contagieux.
Le mode de transmission est mal connu, il se ferait le plus souvent
directement par le contacte d’homme à homme ( passage du BH par
voie cutanée en se fixant sur les terminaisons nerveuses de la peau),
parfois indirectement par l’intermédiaire d’objets souillés. Les
44 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
EVOLUTION
- Sans traitement la maladie peut :
* Soit guérir
* Soit s’aggraver et provoquer des infirmités, plus tard la ^^
.
- Avec le
-
-
47 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
TRAITEMENT
C’est la poly chimiothérapie ( PCT) qui est recommandée dans la
conduite du traitement de la lèpre. Les produits utilisés sont : la
48 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
MESURES PROPHYLACTIQUES
La lutte contre la lèpre repose actuellement sur le dépistage
précoce et le traitement énergique de toutes les personnes
atteintes.
49 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
OBJECTIFS SPECIFIQUES
- Définir la tuberculose
- Expliquer les modes de contamination
- Décrire la symptomatologie
- Décrire l’évolution
- Identifier les examens complémentaires et poser le diagnostic
- Etablir le traitement
- Expliquer les mesures prophylactiques
DEFINITION
C’est une maladie contagieuse due à une mycobactérie communément
appelée bacille tuberculeux dont la variété la plus répandue est
représentée par le bacille de type humain : mycobactérium tuberculosis
ou bacille de Koch (B.K) c’est un bacille acido-alcoolo- résistant (BAAR),
strictement aérobie dont la localisation la plus fréquente est pulmonaire
( tuberculose pulmonaire).
MODES DE CONTAMINATION :
Trois (3) variétés peuvent contaminer l’homme : le bacille humain, le
bacille bovin, le bacille africain. Le bacille humain est responsable de
l’immense majorité des contaminations. Le bacille bovin est de plus en
plus rarement en cause. La contamination par le bacille humain est
directe, aérienne : à partir d’un malade atteint de tuberculose pulmonaire
ouverte dans les bronches (expectoration contenant des BK), par les
gouttelettes émises par les malades en toussant, éternuant ou
simplement en parlant à haute voix.
50 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
SYMPTOMATOLOGIE
La contamination tuberculeuse est généralement respiratoire. Les
bacilles pénètrent dans les poumons , s ‘y multiplient et gagnent (par
voie lymphatique) les ganglions lymphatiques du hile ou par voie
sanguine , à distance, gagnent différents organes. Cette multiplication
des bacilles ainsi que leur diffusion sont limitées par le développement
d’une immunité qui s’acquiert en quelques semaines et se traduit par la
positivité des réactions à la tuberculine (protéine provenant d’un milieu
de culture de BK). On est alors en présence d’une primo-Infection qui
désigne l’ensemble des manifestations anatomiques et biologiques
(éventuellement cliniques) provoquées par la contamination
tuberculeuse (c’est à dire le premier contact infectant du BK) :
tuberculose primaire ou tuberculose initiale
La primo-infection tuberculeuse est habituellement silencieuse
cliniquement. Elle peut cependant être marquée par quelques signes
discrets (anorexie, asthénie, léger amaigrissement) ou être évoquée par
la typho-bacillose de Landouzy, l’érythème noueux, la kérato-
conjonctivite phlycténulaire, des arthralgies etc .
Pour un petit nombre de sujets uniquement, elle peut mener à la
tuberculose maladie.
- La tuberculose pulmonaire :
Elle est marquée par :
une toux productive prolongée (plus de 15 jours)
douleurs thoraciques
51 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
EVOLUTION
52 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
TRAITEMENT
En matière de chimiothérapie il existe aujourd’hui de nombreux schémas
thérapeutiques efficaces. Les médicaments anti-tuberculeux doivent être
donnés en associations (2,3 ou 4 médicaments) à des doses
convenables, régulièrement (soit quotidiennement soit en intermittence)
et suffisamment longtemps.
La durée du traitement est fonction des médicaments utilisés. Elle
dépasse aujourd’hui rarement 8 mois. Pendant la période initiale du
traitement (1 à 3 mois) les médicaments sont en général donnés
53 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
MESURES PROPHYLACTIQUES
Comme pour beaucoup d’autres maladies l’élévation du niveau de vie,
liée au développement économique est le premier moyen de faire reculer
voire faire disparaître l’endémie tuberculeuse. Pour freiner directement la
transmission du bacille il faut d’une part améliorer et développer la
détection et le traitement des sources de contamination (malades BK+ ),
d’autre part protéger les sujets non infectés par la vaccination. Il s’agit du
BCG, vaccin très efficace qui s’administre en intra-dermique dès la
naissance.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
- Définir le SIDA
- Expliquer les modes de contamination
- Décrire la symptomatologie
- Identifier les examens complémentaires et poser le diagnostic
- Etablir le traitement
- Expliquer les mesures prophylactiques
DEFINITION
Le mot Sida est en fait composé de 4 lettres initiales :
Le S pour Syndrome, c’est un ensemble de signes ou de symptômes
comme dans la méningite (fièvre , céphalées, raideur , vomissement).
Le I pour Immuno, ce qui se rapporte à l’immunité , c’est à dire au
système de défense de l’organisme.
55 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
SYMPTOMATOLOGIE
L’apparition d’anticorps anti -VIH survient après une primo-infection et
seuls 20 à 30 % des sujets séropositifs vont évoluer vers un sida avéré.
La plupart resteront asymptomatiques.
Les signes évocateurs de cette maladie sont :
- Une fièvre persistante qui ne s’arrête pas lorsque l’on prend des
médicaments classiques.
- Une diarrhée persistante et abondante ; une toux qui ressemble
à celle de la tuberculose, mais sans retrouver le bacille de la
tuberculose dans les crachats.
- Des ganglions qui persistent et qui sont localisés au niveau de
la partie supérieure du corps, cou, tête, aisselles ; une perte de
poids importante, la personne maigrit rapidement et peut perdre
plus de 10% de son poids corporel ; des zonas récidivants,
maladies qui font des vésicules en général sur le thorax, mais
qui peuvent devenir beaucoup plus importantes et atteindre
aussi la tête.
Dans les formes évolutives de la maladie, tous les signes décrits
précédemment deviennent de plus en plus importants et de plus en plus
fréquents. Ils sont en plus accompagnés d’affections plus graves comme
des cancers, maladie de Kaposi, lymphomes, mais aussi des affections
neurologiques et psychiatriques.
La personne maigrit de plus en plus et reste dans son lit avec la toux, la
diarrhée , mais aussi des atteintes hépatiques et neurologiques.
Il peut y avoir des atteintes oculaires.
Seule une sérologie VIH positive peut permettre de dire qu’une personne
est porteuse de Virus du Sida.
Ce test est soumis à des règles précises et il faut toujours faire deux
tests à quelques jours d’intervalles et que les 2 tests soient positifs avant
de dire à une personne qu’elle est porteuse du virus du Sida.
TRAITEMENT
Il existe à l’heure actuelle deux phases de traitement :
- le traitement du sida : il existe des médicaments qui
permettent de réduire la progression du virus dans l’organisme,
mais ces traitements coûtent très chers et doivent se faire à vie.
- le traitement des maladies opportunistes : ces maladies
sont souvent bien connues et pour lesquelles il existe des
traitements efficaces : c’est le cas des candidoses, de la
tuberculose etc ……..
MESURES PROPHYLACTIQUES :
- la fidélité et l’utilisation des préservatifs lors des rapports
sexuels occasionnels sont des mesures très efficaces mais
difficiles à faire respecter
- prévenir les cas post-transfusionnels par la limitation de la
transfusion sanguine et le dépistage des donneurs dangereux
grâce au sérodiagnostic VIH systématique.
En milieu hospitalier la personne doit :
- se protéger par le port des gants chaque fois qu’elle rentre en
contact avec du sang ou un liquide biologique
- privilégier les seringues à usage unique
58 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
OBJECTIFS SPECIFIQUES
- Définir la rougeole
- Expliquer les modes de contamination
- Décrire la symptomatologie
- Identifier les complications
- Décrire l’évolution
- Poser le diagnostic
- Etablir le traitement
- Expliquer les mesures prophylactiques
DEFINITION
Fièvre éruptive endémo - épidermique, d’origine virale, la rougeole est
une maladie très contagieuse qui survient surtout dans la seconde
enfance (elle ne se voit pratiquement pas avant l’âge de 6 mois, mais
très fréquente à partir d’un an).
MODES DE CONTAMINATION :
L’homme malade est le seul réservoir de virus. Il n’est contagieux que
pendant quelques jours (période d’invasion et début de la phase
éruptive). La transmission est directe par l’intermédiaire des gouttelettes
de flügge émises par le malade. La porte d’entrée est habituellement
représentée par les muqueuses aériennes supérieures plus rarement
par les conjonctives.
60 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
SYMPTOMATOLOGIE
Après une incubation silencieuse de 10 jours la maladie débute par la
phase d’invasion. Celle-ci associe de la fièvre, un larmoiement et une
rhinite (catarrhe oculo-nasal) une toux sèche, des vomissements et
parfois diarrhée. A ce moment, seul le signe de Koplick
(pathognomonique) fait le diagnostic : c’est un semis de petits points
blanchâtres sur la face interne des joues.
A la période d’état, soit quatorze (14) jours après le contage, l’éruption
apparaît, débutant à la tête, derrière les oreilles, autour du cuir chevelu,
puis s’étend les jours suivants à l’abdomen et aux membres , pour se
généraliser au 4ème jour. C’est un exanthème maculo - papuleux laissant
un intervalle de peau saine entre les tâches .
Toute la phase éruptive , comme la phase pré-éruptive est fébrile (38-
40°c). au 5ème jour de l’éruption commence la desquamation qui se
déroule également de haut en bas et s’achève en 3 jours. La peau
devient alors squameuse, tachetée (peau tigrée) ; la fièvre et tout le
cortège clinique disparaissent, cependant l’enfant demeure asthénique
et anorexique pendant plusieurs jours.
La surveillance devra se poursuivre au cours des semaines suivantes
pendant lesquelles des complications peuvent se voir. Celles - ci sont
annoncées par une reprise thermique.
COMPLICATIONS
Elles sont nombreuse et dues en général par le virus de la rougeole lui-
même ou par une surinfection d’origine bactérienne.
Complications dues au virus de la rougeole.
61 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
On dit que la rougeole est une des avenues qui mènent au marasme et
au kwashiorkor.
EVOLUTION
L’évolution en l’absence de complications se fait vers la guérison en
quelques jours.
DIAGNOSTIC
En règle générale le diagnostic est clinique et évident :
A la phase pré-éruptive : fièvre , catarrhe oculo- nasal, signe de Koplick
A la phase éruptive : éruption dont les caractéristiques et la topographie
sont bien définis . parfois le plus difficile est le dépistage précoce des
complications et leur traitement
TRAITEMENT
Il n’existe aucun traitement spécifique :
- Isolement du malade les 1er jours (phases pré et éruptive)
- Soins locaux : désinfection du nez, de la gorge, des yeux
- Bien nourrir l’enfant et le réhydrater correctement
- Prescription d’antibiotiques genre Pénicilline, ampicilline ou
cotrimazole en cas de surinfection.
- Prescription d’antipyrétique pendant la période fébrile
- Administration d’un antipaludique (chloroquine ou quinine
semblent justifiées )
- Administration de vitamine A en raison de 100 000 UI chez les
enfants âgés de moins de 12 mois et 200 000UI chez les
enfants de 12 mois et plus est fortement recommandée.
MESURES PROPHYLACTIQUES :
63 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
OBJECTIFS SPECIFIQUES
- Définir la varicelle
- Expliquer les modes de contamination
- Décrire la symptomatologie
- Citer les complications
- Poser le diagnostic
- Etablir le traitement
- Expliquer les mesures prophylactiques
DEFINITION
La varicelle est une infection virale causée par ‘’ l’herpès virus –
varicellae’’. C’est une fièvre éruptive bénigne, très contagieuse frappant
essentiellement l’enfant et conférant une immunité.
MODES DE CONTAMINATION :
64 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
SYMPTOMATOLOGIE
Dans la forme commune, l’éruption débute après une incubation de
deux semaines et une période de fièvre de 24 à 48 heures.
Les éléments cutanés apparaissent à la face et au thorax, ils peuvent
s’étendre à tout le tégument, y compris le cuir chevelu. Ce sont d’abord
de petites macules érythémateuses vite recouvertes d’une vésicule, ou
d’une bulle entourée d’une aréole rouge. Ces vésicules se dessèchent
en quelques jours, les croûtelles qui se forment tombent sans laisser de
cicatrices s’il n’ y a eu ni grattage intempestif, ni surinfection.
L’éruption est en effet prurigineuse.
L’exanthème procède par poussées, il y en a deux ou trois. Des
éléments d’âges différents coexistent, ce qui est l’un des traits
caractéristiques de l’éruption varicelleuse. Parallèlement, s’observe une
énanthème qui se caractérise par l’apparition de vésicules bientôt
érodées sur les muqueuses buccales ( gencive, voile du palais, pharynx)
et conjonctivales.
La fièvre et les manifestations générales, dans cette forme clinique,
restent modérées pendant les premiers jours de la période éruptive. La
maladie dure de 10 à 15 jours, une convalescence quelque fois
asthéniante lui succède.
COMPLICATIONS
65 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
DIAGNOSTIC
Il est exceptionnel en pratique que l’on doive recourir à l’isolement du
virus. Il est posé devant l’aspect caractéristique des éruptions :
- apparaissent par poussées successives
- elles sont superficielles, purement épidermiques, jamais
enchâssées dans le derme.
TRAITEMENT
Pour les varicelles couramment observées, le traitement se limite à
l’isolement du malade et à son éviction scolaire pendant 15 jours.
Les désinfectants locaux (la solution d’éosine, le permanganate de
potassium) sont utiles en cas de surinfection cutanée. Si celle –ci est plus
menaçante, on adjoint la prescription d’un antibiotique (pénicilline,
érythromycine) .
Il faut également atténuer le prurit par des sédatifs.
MESURES PROPHYLACTIQUES :
Le plus important est d’éviter tout contage de varicelle. Si celui-ci a eu lieu
malgré les précautions, il est alors conseillé l’injection d’immunoglobulines
spécifiques.
66 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
OBJECTIFS SPECIFIQUES
DEFINITION
Les oreillons représentent une infection virale contagieuse et
immunisante due à paramyxovirus parotidis, lequel a un tropisme pour
les glandes salivaires, le testicule et le système nerveux . elle frappe
surtout l’enfant d’âge scolaire, mais aussi l’adolescent et l’adulte jeune.
MODES DE CONTAMINATION :
La contamination est directe par l’émission des gouttelettes salivaires de
flügge.
SYMPTOMATOLOGIE
La parotidite ourlienne :
Elle est la plus commune
- l’incubation est de 21 jours
- l’invasion est brève, marquée par une ascension thermique
modérée, une sensation de malaise
67 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
EVOLUTION
Au cours d’une parotidite ourlienne, la tuméfaction parotidienne atteint
son maximum en 2 à 4 jours, puis les signes s’amendent progressivement
et la guérison survient vers le 10ème jour. La convalescence est courte. Il n’
y a pas de séquelles.
TRAITEMENT
Il est symptomatique
- Repos au lit
- Prescription d’antalgiques ou anti-inflammatoires.
MESURES PROPHYLACTIQUES :
Elles sont essentiellement basées sur l’isolement et l’éviction scolaire
pendant 21 jours dès la constatation de la maladie. Une séroprophylaxie
69 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
OBJECTIFS SPECIFIQUES
- Définir la rage
- Expliquer les modes de contamination
- Décrire la symptomatologie
- Décrire l’évolution
- Identifier les examens complémentaires et poser le diagnostic
- Etablir le traitement
- Expliquer les mesures prophylactiques
DEFINITION
La rage est une méningoencéphalite virale, constamment mortelle pour
l’homme, transmise par la morsure d’animaux atteints de la maladie ou
excréteurs du virus. Ce dernier appartient au groupe des rhabdovirus.
MODES DE CONTAMINATION :
C’est toujours l’animal qui contamine l’homme. Le chien est le plus
souvent en cause ( il peut s’agir aussi de chat, chameau etc). Il devient
contagieux pendant l’incubation, cliniquement silencieuse (de 3
semaines à 3 mois)
Ces contaminations sont surtout dues à des morsures. Toutefois, le virus
peut pénétrer dans l’organisme à la faveur d’une griffure, d’une
excoriation cutanée ou du léchage d’une plaie ouverte.
Les contaminations conjonctivale, respiratoire et de laboratoire sont
possibles mais rares.
71 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
SYMPTOMATOLOGIE
1°) La rage animale : elle revêt le plus souvent une forme furieuse.
Après une incubation de 2 mois environ, l’animal entre dans la période
d’état et va présenter des crises d’excitations agressives pendant
lesquelles il cherche à mordre, à avaler tout ce qui l’entoure et fait des
fugues. Puis des troubles respiratoires apparaissent et la mort survient
en 3 à 5 jours.
La rage paralytique ( rage muette), plus inhabituelle, comporte la même
évolution fatale ; l’animal est moins dangereux que le précédent sauf par
léchage.
EVOLUTION
La rage une fois déclarée est fatale chez l’homme et chez l’animal.
TRAITEMENT :
Il n’existe aucun traitement curatif de la rage déclarée. Ainsi chez tout
cas suspect, le principe du traitement antirabique consiste à mettre à
profit l’incubation prolongée de la maladie pour établir l’immunité chez le
sujet supposé contaminé avant que l’infection n’éclate. Le traitement
peut être arrêté à tout moment, si la notion de rage est définitivement
écartée.
73 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
MESURES PROPHYLACTIQUES :
Elle associe l’élimination des animaux errants et la Vaccination des
animaux domestiques. Il ne faut à aucun prix abattre un animal
suspect, mais l’isoler pour le surveiller et confirmer éventuellement
le diagnostic.
74 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
OBJECTIFS SPECIFIQUES
DEFINITION
La P.F.A est une affection virale spécifique endémo –épidémique
comprenant une immunité. L’agent causal est un entérovirus (le
poliovirus), virus neurotrope dont il existe trois types : I, II, III. Elle
s’observe surtout chez l’enfant ( d’où son nom : ‘’paralysie infantile’’)
mais également chez l’adolescent et l’adulte jeune.
MODES DE CONTAMINATION :
La transmission est indirecte, s’effectue par voie bucco-pharyngée ou
digestive, à partir de l’eau ou des aliments souillés par les fèces de
porteurs sains ou des sujets malades. Le virus gagne le système
nerveux selon des modalités qui restent l’objet de discussion. Son
élimination est essentiellement fécale.
75 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
SYMPTOMATOLOGIE
Dans la majorité des cas l’infection est asymptomatique et permet
l’acquisition de l’immunité. Parfois elle se traduit par un syndrome
grippal, une diarrhée fébrile ou une méningite aiguë lymphocytaire
d’évolution favorable.
- Incubation : elle a une durée variable de 6 à 20 jours, en
moyenne 10 jours
- Phase d’invasion : pré paralytique, elle débute brutalement et
donne lieu à un tableau fébrile et douloureux :
Température variable : 38 à 40°c
Douleurs diffuses : rachialgies lombaires ou dorso - lombaires,
myalgies, arthralgies.
Il existe souvent des signes douloureux objectifs tel qu’une douleur
à l’élongation du nerf sciatique (signe de lasègue).
D’autres signes peuvent être rencontrés :
Digestifs : anorexie, diarrhée ou constipation, vomissements.
Signes rhino-pharyngés
Signes neuro- méningés : syndrome méningé, rétention d’urine.
Cette phase d’invasion dure 2 à 6 jours
- Phase paralytique : elle fait suite à la phase d’invasion. Les
paralysies apparaissent soudainement chez un malade présentant
un tel tableau clinique. Il peut arriver quoique rarement que les
paralysies surviennent chez un sujet en pleine santé, n’ayant
présenté aucune des manifestations de la période d’invasion. : le
tableau réalisé est celui de la paralysie du ‘’ matin ‘’ de West plus
76 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
TRAITEMENT :
77 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
MESURES PROPHYLACTIQUES :
- Isoler le malade et désinfecter ses selles
- Eviction scolaire pendant 15 jours
- La vaccination constitue la mesure rationnelle. On dispose de 2
types de vaccins : vaccins à germes tués injectables par voie
S.C. et les vaccins à germes vivants atténués administrés par
voie orale. Tous deux s’administrent dès 6 semaines d’âge en 3
fois à 1 mois d’intervalle et nécessitent un rappel l’année
suivante puis tous les 5 ans. Ils peuvent s’associer aux vaccins
contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. Il est à noter que
le vaccin Polio zéro (o) s’administre dès la naissance par voie
orale.
78 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
- Définir les hépatites ;
- Expliquer les modes de contamination ;
- Décrire la symptomatologie ;
- Décrire l’évolution ;
- Identifier les examens complémentaires et poser le diagnostic ;
- Etablir le traitement ;
- Expliquer les mesures prophylactiques.
DEFINITION :
Le terme hépatite signifie inflammation du foie.
Les hépatites ont pour cause soit des virus (hépatite virale) ou encore
des bactéries ou des parasites (hépatites infectieuses).
MODES DE CONTAMINATION :
La transmission du virus de l’hépatite A se fait par voie féco-orale. Elle
s’effectue de personne à personne (directe) ou par l’intermédiaire
d’aliments et de boissons souillés . La transmission parentérale est
possible mais elle serait exceptionnelle.
La transmission du virus de l’hépatite B est classiquement parentérale à
la faveur de transfusions de sang ou de plasma contaminé, d’injections,
de gestes chirurgicaux ou traditionnels (circoncision, scarification etc.)
faits sans asepsie. Les arthropodes hématophages (moustiques)
pourraient jouer le rôle d’agents vecteurs. La place de la transmission
féco-orale est discutée. Le rôle de la transmission sexuelle est sans
79 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
SYMPTOMATOLOGIE :
La forme commune débute par des nausées, de la fièvre, une asthénie,
parfois associées à des arthralgies, des céphalées, une urticaire. Après
cette phase pré-ictérique qui dure quelques jours, l’élévation des
transaminases permet d’établir le diagnostic. En fait, le plus souvent, il
est posé à l’apparition de l’ictère dont l’intensité est généralement
modérée. L’hypochondre droit est souvent sensible, le foie parfois
augmenté de volume. Il existe une oligurie. Les tests para-cliniques
révèlent une augmentation importante des transaminases et une
cholestase modérée sans insuffisance hépato cellulaire. Dans cette
forme commune, après environ trois semaines d’évolution, la guérison
est annoncée par une crise polyurique. Les signes cliniques
disparaissent et les tests biologiques se normalisent plus lentement.
Toutefois, la persistance de l’asthénie est prolongée.
L’EVOLUTION :
L’évolution se fait généralement vers la guérison en quelques semaines.
Cependant une fatigue importante peut persister longtemps, de même
qu’une intolérance digestive, qui impose un régime sévère et prolongé. Il
existe aussi des formes très graves, heureusement rares, où l’évolution
est rapidement mortelle.
80 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
TRAITEMENT :
Le traitement de l’hépatite virale comprend le repos complet et un
régime sans corps gras ni boissons alcoolisées, mais avec un apport
protéique suffisant (viandes rouges grillées ou rôties). Certains auteurs
préconisent la corticothérapie dans les formes graves, mais c’est un
traitement qui comporte des risques en lui-même.
MESURES PROPHYLACTIQUES :
Amélioration des conditions d’hygiène :
La lutte contre le péril fécal constitue le mode de prévention fondamental
de l’hépatite A. L’asepsie lors des soins, l’utilisation des seringues à
usage unique, le dépistage des porteurs d’HBs Ag parmi les donneurs
de sang constituent théoriquement des mesures importantes contre
l’hépatite B.
Immunoprophylaxie :
Les gammaglobulines standards, injectées tous les six (6) mois, sont
efficaces contre l’hépatite A.
DEFINITION :
La fièvre jaune est une maladie infectieuse aiguë due au virus amaril
(Arbovirus du groupe B) transmis par la piqûre d’un moustique. C’est une
maladie à déclaration obligatoire.
MODES DE CONTAMINATION :
La transmission du virus s’effectue par la piqûre du moustique (Aedes
Aegypti, quelque fois Aedes Simpsoni) . Celui-ci s’infecte en prenant
son repas sanguin sur un homme ou un animal ( le plus souvent le
singe) infecté ; 4 à 10 jours plus tard, il devient infestant.
SYMPPTOMATOLOGIE :
Après une incubation silencieuse de 3 à 6 jours, le début est brusque,
marqué par des céphalées frontales violentes et des courbatures
généralisées. La fièvre s’élève rapidement à 395 – 40°, accompagnée de
frissons, vomissements et d’une altération rapide de l’état général.
83 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
EVOLUTION :
Elle est redoutable . La mort peut survenir du 4ème au 11ème jour dans un
tableau de choc( hémorragique ou non), de coma hépatique ou de coma
urémique, d’un état de choc de type endotoxinique.
Dans les cas mortels, le diagnostic peut se faire par Biopsie du foie.
TRAITEMENT :
Il est symptomatique et très souvent décevant. Il consiste en :
une rééquilibration hydroélectrolytique
une transfusion de sang iso groupe, iso rhésus.
Une vitaminothérapie (vitK pour arrêter les hémorragies)
Une administration d’antipyrétique - antalgique
85 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
EPIDEMIOLOGIE PROPHYLAXIE :
L’apparition de la Fièvre jaune dans une collectivité doit faire instituer
plusieurs mesures d’urgence : isolement du malade et des sujets en
contact sous moustiquaire ; déclaration obligatoire immédiate, enquête
épidémiologique destinée à préciser l’origine de la contamination,
désinsectisation, enfin campagne de vaccination systématique de la
population.
CHAPITRE XX PALUDISME
OBJECTIFS SPECIFIQUES
- Définir le paludisme
- Expliquer les modes de contamination
- Décrire la symptomatologie
- Identifier les examens complémentaires et poser le diagnostic
- Etablir le traitement
- Expliquer les mesures prophylactiques
DEFINITION
Maladie parasitaire la plus répandue dans le monde, le paludisme sévit
de façon endémique.
Le parasite, qui envahit les hématies, est un protozoaire ; quatre
espèces sont pathogènes pour l’homme : le plasmodium ovale, le P.
malariae, le P. Vivax et le P. Falciparum. Ce dernier est le plus répandu
au Niger et le plus dangereux car responsable des accès pernicieux
palustres.
86 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
MODES DE CONTAMINATION :
La transmission est indirecte et se fait par l’intermédiaire de l’anophèle
femelle infestée, la quelle transmet la maladie à l’homme par piqûre lors
de son repas sanguin.
SYMPTOMATOLOGIE
Nous avons deux (2) formes de clinique. L’accès palustre simple et
l’accès pernicieux palustre.
Accès palustre simple :
Par accès simple il faut entendre l’accès palustre sans signes de
malignité ; mais il peut évoluer vers l’accès pernicieux d’où l’importance
de son diagnostic et son traitement précoce.
Il apparaît après une incubation de 7 à 15 jours après la piqûre
infestante .
La fièvre est au 1er plan, elle est souvent continue (39 à 40°C) ou
rémittente avec plusieurs ascensions quotidiennes.
Les autres signes sont : frissons, sueurs, chaleur, myalgies, courbatures,
céphalées, arthralgies, troubles digestifs surtout chez l’enfant : nausées,
diarrhée, vomissements, douleurs abdominales. La sensation de
malaise générale est remarquable. A l’examen outre un herpès péri
labial on note le plus souvent une hépatomégalie et parfois une
splénomégalie.
Cette dernière, absente au début apparaît au bout d’un certain temps
après des infestations répétées.
87 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
TRAITEMENT
MESURES PROPHYLACTIQUES
En attendant la mise en place d’un vaccin contre le paludisme, la
prophylaxie repose sur l’utilisation rationnelle des médicaments et la lutte
antivectorielle. La chimioprophylaxie par la chloroquine en plus de ses
effets néfastes sur l’immunité favorise l’émergence des souches de
plasmodium résistants aux médicaments. De ce fait on ne recommande
plus la chimioprophylaxie systématique de masse. Elle est réservée
uniquement pour la femme enceinte en raison de 300 mg de chloroquine
90 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
CHAPITRE XX I: AMIBIASE :
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
Définir l’amibiase
Expliquer les modes de contamination
Décrire la symptomatologie
91 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
DEFINITION :
L’amibiase est une protozoaire due à Entamoeba histolytica.
Primitivement intestinale, elle peut migrer secondairement dans divers
organes notamment le foie.
MODES DE CONTAMINATION :
La transmission peut être :
Directe, d’homme à homme par l’intermédiaire des mains sales d’un
porteur de kystes d’entamoeba.
Indirecte à partir de l’eau ou des aliments souillés par des matières
fécales.
92 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
SYMPTOMATOLOGIE :
Le début est généralement assez brusque, parfois annoncé par une
diarrhée d’apparence banale et des douleurs abdominales. On retrouve
souvent un facteur déclenchant : surmenage, modification du régime
alimentaire, changement de climat etc.
Le syndrome dysentérique : il associe des douleurs abdominales, du
ténesme et des selles anormales. Les douleurs abdominales sont
variables en siège comme en intensité ; parfois modérées, à types de
pesanteur ou d’endolorissement, elles sont souvent vives à type de
crises coliques ; les épreintes réalisent une colique violente se terminant
par une envie impérieuse d’aller aux selles ; le ténesme est une
contracture douloureuse du sphincter anal. Il s’accompagne souvent de
faux besoins. Les selles sont nombreuses, 5 à 15 émissions par jour ;
typiquement elles sont afécales, faites de glaires mucopurulentes et de
sang : ce sont les classiques crachats dysentériques. En fait souvent les
selles contiennent des matières pâteuses ou liquides mêlées aux glaires
et au sang ou bien l’émission des glaires caractéristiques alterne avec
des selles diarrhéiques.
L’état général est le plus souvent conservé. Il peut exister de façon
modérée une asthénie, un amaigrissement et une déshydratation. Il n’y a
pas de fièvre, sauf parfois chez l’enfant ; toute élévation thermique doit
faire craindre une atteinte hépatique.
AUTRES LOCALISATIONS
L’amibiase hépatique constitue la principale localisation extra -
intestinale de l’amibiase. Elle peut accompagner les manifestations
93 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
EVOLUTION
Correctement traitée, l’amibiase intestinale aiguë guérit rapidement et
définitivement sans séquelles.
Non ou mal traitée, l’amibiase intestinale aiguë évolue presque toujours
défavorablement. Après une rémission plus ou moins longue, la rechute
est inéluctable. Des complications peuvent survenir localement
(hémorragies intestinales abondantes, perforations) et à distance
(amibiase hépatique). Surtout la répétition des poussées aiguës aboutit à
la constitution de séquelles coliques chroniques.
TRAITEMENT
Le métronidazole (flagyl) est actuellement le traitement de choix.
Il se donne par voie orale à la dose de 6 à 8 comprimes par jour
en 3 prises (au cours des repas) chez l’adulte pendant 7 à 10
jours. Chez l’enfant 40 à 50 mg/kg/24 heures pour une même
durée.
Secnidazole (flagentyl) : prise unique de 4 comprimés chez
l’adulte au début d’un repas ; chez l’enfant 30 mg/kg en prise
unique.
Tinidazole (fasigyne) : 4 comprimes par jour pendant 3 jours,
forme réservée uniquement aux adultes.
Pour les formes asymptomatiques (kystiques) on prescrit des
amoebicides ‘’de contact’’ : direxiode, intétrix etc mais souvent le
traitement est inefficace.
La chirurgie le révèle nécessaire dans quelques cas (perforations
intestinales, abcès du foie).
MESURES PROPHYLACTIQUES
La prophylaxie individuelle : les règles d’hygiène sont ici
essentielles :propreté des mains, filtration ou ébullition des eaux de
boisson, nettoyage soigneux des fruits et légumes.
Prophylaxie collective : elle comporte plusieurs mesures :
95 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
OBJECTIFS SPECIFIQUES
DEFINITION
Les cestodoses sont des parasitoses causées par les cestodes ou ténias
dont il existe plusieurs sortes : Taenia Saginata, Taenia Solium,
Hymenolepis nana, etc.
MODES DE CONTAMINATION :
Teniase à T.Saginata : l’homme se contamine en mangeant de la viande
de bovin crue ou mal cuite. Il ingère ainsi une larve qui donne en deux à
trois mois un ténia adulte.
96 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
SYMPTOMATOLOGIE
La teniase à T. Saginata est souvent latente. Le diagnostic est affirmé
lorsque le malade découvre des anneaux dans ses sous-vêtements ou sa
literie.
Parfois des troubles digestifs surviennent : anorexie élective, douleurs
abdominales pseudoulcéreuses, pseudopancréatiques, de l’hypocondre
droit, simulant une colique hépatique ; plus rarement, nausées,
vomissements, éructations, alternance de diarrhée et constipation.
Les autres troubles de la teniase sont plus rares. Ils seraient plus
fréquents chez l’enfant : céphalées, troubles du caractère et du sommeil,
crises convulsives, troubles de la vue (diplopie, baisse de l’acuité visuelle),
de l’audition, de l’équilibre ; manifestations allergiques (dyspnée
asthmatiforme, toux spasmodique, prurit etc).
97 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
TRAITEMENT :
La miclosamide (Trédémine) est le meilleur ténicide actuel. Elle est
présentée en comprimés à 0,50g. chez l’adulte on prescrit quatre
comprimés à mâcher lentement, deux le matin à jeun et deux une heure
plus tard ; le malade ne déjeune que trois heures après la seconde prise.
Chez l’enfant de deux à huit ans, la posologie est réduite de moitié.
Elle est réduite au quart avant deux ans. Une cure unique suffit
généralement, mais il est possible de la répéter sans inconvénient en
cas d’échec confirmé. Le praziquantel (Biltricide) est très efficace à la
dose de 10mg/ kg en une prise.
MESURES PROPHYLACTIQUES :
La prophylaxie collective, difficile, repose essentiellement sur le contrôle
sanitaire des viandes de boucherie, mais les larves de T. Saginata,
petites et peu nombreuses, passent facilement inaperçues, si le contrôle
n’est pas attentif. C’est dire l’importance de la prophylaxie individuelle
qui consiste à cuire suffisamment la viande de bœuf et de porc.
98 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
99 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
OBJECTIFS SPECIFIQUES
- Définir l’ Ascaridiose ;
- Expliquer les modes de contamination ;
- Décrire la symptomatologie ;
- Identifier les examens complémentaires et poser le diagnostic ;
- Etablir le traitement ;
- Expliquer les mesures prophylactiques.
DEFINITION
L’ascaridiose est une parasitose due à la présence et au développement
chez l’homme d’un ver rond, l’ascaris. Un individu sur quatre héberge ce
parasite.
MODES DE CONTAMINATION :
L’homme s’infeste en ingérant des œufs embryonnés avec des aliments
souillés crus ou de l’eau sale. La coque de l’œuf est dissoute par le suc
gastrique et une substance secrétée par l’embryon. La larve, libérée,
traverse la paroi intestinale et gagne le foie, ensuite le cœur droit, l’artère
pulmonaire et les capillaires pulmonaires qu’elle atteint le 3ème jour. En
quittant les alvéoles, elle remonte les bronchioles, les bronches et la
trachée pour parvenir au carrefour aérodigestif. A la faveur d’un
mouvement de déglutition, elle bascule dans le tube digestif : œsophage,
estomac puis intestin grêle où, après une dernière mue, elle devient
adulte. Ces différentes migrations sont à la base des différentes
manifestations cliniques observées.
100 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
SYMPTOMATOLOGIE
L’ascaridiose est souvent muette et n’est alors reconnue qu’à l’occasion
d’un examen de selles systématique ou lors du rejet spontané d’ascaris
adultes dans les déjections. Lorsqu’il existe des symptômes cliniques,ils
sont médicaux ou chirurgicaux. Aux deux phases larvaire et adulte du
cycle correspondent deux groupes de signes : pulmonaires à la période
d’invasion, digestifs à la phase d’état.
La période d’invasion : la traversée hépatique des larves est
habituellement asymptomatique. Par contre, au cours de leur passage
pulmonaire, les larves provoquent des lésions mécaniques de la paroi
alvéolaire et des réactions allergiques locales, responsable de
l’apparition d’un syndrome de Loeffler. C’est un infiltrat pulmonaire labile
avec hyperéosinophilie. Cliniquement, il est asymptomatique ou marqué
par une discrète fébricule, une toux sèche ou ramenant une
expectoration muqueuse, exceptionnellement hémoptoïque.
Radiologiquement, le poumon présente une ou plusieurs opacités
mal systématisées, floues, pommelées, nodulaires ou miliaires. Ces
images, souvent pseudo – tuberculeuses, sont fugaces et disparaissent
en quelques jours ou semaines.
La période d’état : à ce stade, la parasitose peut déterminer chez
l’enfant, des troubles sévères, médicaux ou chirurgicaux.
Les signes généraux : il s’agit de toux coqueluchoïde, sialorrhée
nocturne, faciès sale et triste, regard éclatant, fébricule. Des
manifestations allergiques allant du prurit à l’œdème de Quincke ont été
signalées.
101 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
MESURES PROPHYLACTIQUES :
La promotion de l’hygiène individuelle, qui relève de l’éducation sanitaire
est fondamentale pour améliorer l’hygiène fécale et alimentaire.
Collectivement cela consiste à traiter systématiquement les populations
infestées ou suspectées de l’être ; aménager les latrines pour éviter la
dissémination des œufs autour des villages et des cases, là où sont
entretenues de petites cultures vivrières ; assainir les eaux de boisson.
103 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
OBJECTIFS SPECIFIQUES
- Définir l’oxyurose ;
- Expliquer les modes de contamination ;
- Décrire la symptomatologie ;
- Identifier les examens complémentaires et poser le diagnostic ;
- Etablir le traitement ;
- Expliquer les mesures prophylactiques.
DEFINITION :
L’oxyurose est une parasitose cosmopolite, particulièrement fréquente
chez l’enfant. Elle est due à un ver rond de 5 à 10 mm : oxyure ou
Enterobius vermicularis, qui vit dans le colon et surtout dans la région
coeco-appendiculaire. Les femelles pondent dans la région anale.
MODES DE CONTAMINATION :
La contamination est interhumaine, due à une mauvaise hygiène ; plus
rarement, il s’agit d’inhalation de poussières contenant des œufs. Après
ingestion, l’oeuf se transforme en ver adulte en 20 jours, provoquant
l’oxyurose. Par défaut d’hygiène, le grattage de l’anus provoque
l’autoréinfestation.
SYMPTOMATOLOGIE :
L’adulte tolère souvent très bien l’oxyurose, seulement gêné par des
démangeaisons anales. L’enfant, du fait des réinfestations massives, est
beaucoup plus touché. Il existe alors un prurit anal intense, à
recrudescence vespérale et nocturne, avec lésions de grattage, parfois
des troubles du sommeil et de l’irritabilité, des troubles digestifs à type
104 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
- Définir l’ankylostomiase ;
- Expliquer les modes de contamination ;
- Décrire la symptomatologie ;
- Décrire l’évolution ;
- Identifier les examens complémentaires et poser le diagnostic ;
- Etablir le traitement ;
- Expliquer les mesures prophylactiques.
DEFINITION :
L’ankylostomiase est une helminthiase due à deux vers ronds :
Ankylostoma duodénale et Necator Americanus. Elle est fréquente et
grave par l’anémie qu’elle détermine chez l’enfant ou l’individu carencé.
Elle atteint environ le quart de l’humanité.
MODES DE CONTAMINATION :
SYMPTOMATOLOGIE :
EVOLUTION :
Le pronostic de l’anémie ankylostomienne grave est réservé chez le petit
enfant ; elle retentit sur sa croissance et son développement
psychomoteur ; elle conduit parfois à la mort.
Chez l’adulte, l’ankylostomiase est mieux tolérée. Les anémies sévères
sont rares. Toutefois, chez la femme enceinte déjà anémique, une
ankylostomiase peut provoquer une déglobulisation majeure,
responsable d’avortement ou d’accouchement prématuré.
108 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
TRAITEMENT :
Le Mebendazole (Vermox) et le Flubendazole (Fluvermal), à la posologie
de 0,200 g (2 comprimés/ 24 heures, pendant 3 jours consécutifs), sont
bien tolérés et actifs ;
Le Pamoate de Pyrantel (Combantrin) utilisé à la posologie de 0,020 g/
kg/ jour, pendant 2 à 3 jours consécutifs est d’une efficacité satisfaisante.
L’Albendazol (Zentel) est efficace en prise unique de 0,40 g.
Le Tiabendazole (Mintezol) est partiellement efficace sur l’ankylostome à
la posologie de 50 mg/ kg de poids, en une seule prise.
Les traitements associés : le traitement antihelminthique suffit dans les
formes mineures. Les formes graves du nourrisson, de la femme
enceinte, impliquent en outre l’administration de fer per os (0,5 à 1g de
sulfate ou de fumarate ferreux) ; les transfusions de sang s’imposent
parfois ; dans tous les cas il est nécessaire de corriger d’éventuels
désordres hydroélectrolytiques et de traiter les affections associées.
MESURES PROPHYLACTIQUES :
L’éducation sanitaire, dispensée notamment dans les écoles, peut aider
à la lutte contre l’ankylostomiase en enseignant l’importance de l’hygiène
fécale, du port de chaussures et l’utilisation des latrines.
109 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
- Définir la Dracunculose ;
- Expliquer les modes de contamination ;
- Décrire la symptomatologie ;
- Identifier les examens complémentaires et poser le diagnostic ;
- Etablir le traitement ;
- Expliquer les mesures prophylactiques.
DEFINITION :
La dracunculose ou dracontiase est une Helminthiase afro asiatique,
due à un nématode dracunculus médinensis, encore appelé
comportement « filaire » de médine, ver de guinée, ou dragonneau.
MODES DE CONTAMINATION :
SYMPTOMATOLOGIE :
L’évaluation de la dracunculose est habituellement asymptématique
jusqu’à l’arrivée du ver femelle adulte sous la peau. La sortie du ver est
marquée par la formation d’une phlyctène. Auparavant il existe souvent
un prurit local et parfois des accidents allergiques : fièvre, dyspnée
asthmatiforme, crise urticarienne. A ce stade, le ver peut être palpé sous
111 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
TRAITEMENT :
Médicaments antiparasitaires : ils paraissent globalement inefficaces .
leur emploi a donné lieu à des polémiques. Ces médicaments sont le
niridazole ou Ambilhar (25mg/kg/jour pendant 10 jours ), le tiabendazole
112 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
MESURES PROPHYLACTIQUES :
Au Niger existe un programme qui a pour mission l’éradication de la
dracunculose. Aujourd’hui on peut affirmer qu’il a pratiquement gagné
son pari.
La prophylaxie individuelle est facile et efficace : le filtrage à travers un
simple morceau d’étoffe ou ébullition de l’eau de boisson élimine les
cyclops et par conséquent tout risque d’infestation.
Prophylaxie collective : à côté des actions éducatives, il existe des
moyens techniques efficaces à savoir l’amélioration de
l’approvisionnement en eau de boisson et la lutte chimique contre les
cyclops.
113 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
114 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
- Définir les bilharzioses ;
- Expliquer les modes de contamination ;
- Décrire la symptomatologie ;
- Décrire l’évolution ;
- Identifier les examens complémentaires et poser le diagnostic ;
- Etablir le traitement ;
- Expliquer les mesures prophylactiques.
DEFINITION :
Les Bilharzioses sont des affections parasitaires dues à des vers plats,
les Bilharzies ou Schistosomes, Hématophages, vivant dans le système
circulatoire.
MODES DE CONTAMINATION :
L’infestation de l’homme s’effectue lors des bains dans des eaux douces
contaminées par des mollusques (hôtes intermédiaires qui diffèrent
selon l’espèce de bilharzie) les furcocercaires (larves circulant dans l’eau
et s’échappant des mollusques) se fixent sur l’épiderme grâce à leur
ventouse antérieure munie d’épines (transmission transcutanée).
La pénétration se traduit parfois par une sensation de purit, une rougeur
locale passagère. Les vers gagnent le cœur droit puis la grande
circulation et enfin leur territoire veineux électif.
SYMPTOMATOLOGIE :
La phase de pénétration (initiale) correspond à la pénétration
transcutanée des furcocercaires et se manifeste par un prurit, une
rougeur locale qui passent parfois inaperçus. La phase d’invasion
correspond à la migration des parasites dans l’organisme (débutant une
quinzaine de jours après la pénétration cercarienne) et se traduit par :
fièvre, sueur, arthralgies, myalgies, asthénie, prurit, toux, dyspnée,
diarrhée, épigastralgie. Il peut exister une légère hépatosplénomégalie.
La NFS si elle est demandée montre une hyperleucotose avec
hyperéosinophilie.
A la période d’état la Bilharziose à Schistosoma haematobium se traduit
par des manifestations uro-génitales. L’atteinte vésicale la plus fréquente
mais aussi l’une des plus graves se manifeste par : la dysurie, la
pollakiurie ( diurne et nocturne), douleurs sus-pubiennes exacerbées par
la miction, obligeant parfois le malade à se courber en deux. Les
hématuries, typiquement terminales sont quasi-constantes ; elles sont
116 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
EVOLUTION :
Sous traitement bien conduit l’évolution est favorable.
Sans traitement l’évolution est émaillée de complications aussi bien chez
la femme que chez l’homme : cancer vésical, rétrécissement
urétral, néphrite, épididymite pouvant entraîner une stérilité, salpingite,
endométrite etc.
TRAITEMENT :
Le Praziquantel (Biltricide) est le médicament de choix. Il est actif sur les
cinq (5) espèces de schistosomes. Il s’administre en une seule dose de
40mg/kg sans dépasser 4 comprimés dosés à 600mg chez l’adulte.
D’autres médicaments : Ambilhar, Oltipraz, Métriphonate peuvent
également être utilisés.
MESURES PROPHYLACTIQUES :
117 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
- Définir l’onchocercose ;
- Expliquer les modes de contamination ;
- Décrire la symptomatologie ;
- Identifier les examens complémentaires et poser le diagnostic ;
- Etablir le traitement ;
- Expliquer les mesures prophylactiques.
DEFINITION :
L’onchocercose est une filariose cutanéo dermique due à onchocerca
valvulus. Elle est grave par ses complications cécitantes et constitue,
surtout en Afrique noire, un obstacle important au développement des
zones rurales fertiles.
MODES DE CONTAMINATION :
La transmission est indirecte et se fait à travers un moustique vecteur, la
simulie. La femelle seule est hématophage entraînant une nuisance
intolérable, elle s’infeste en prélevant des microfilaires dans le derme
d’un malade et contamine un sujet sain en laissant s’échapper de sa
118 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
SYMPTOMATOLOGIE :
L’onchocercose souvent cliniquement muette s’exprime surtout par trois
syndromes : le syndrome cutané, le syndrome kystique et le syndrome
oculaire.
Le syndrome cutané :
Le prurit peut être isolé, provoquer d’intenses lésions de grattage,
s’associer à d’autres lésions cutanées.
En Afrique, les lésions cutanées prédominent au niveau de la partie
basse du tronc, des fesses, des cuisses, des régions prétibiales. Au
début, ce sont des zones hyper pigmentées difficiles à voir chez les
noirs. La gale filavienne, très prurigineuse se caractérise par des
papules, variables en taille comme en nombre, parfois surmontées d’une
vésicule ou d’une pustule. Certains patients présentent des zones
cutanées épaisses, sèches, squameuses, lichénifiées évoquant une
"peau de lézard". A un stade tardif, ou constate souvent des zones
dépigmentées au niveau des membres inférieurs, des organes génitaux,
réalisant l'aspect de la "peau de léopard". Enfin la peau peut devenir
atrophique, sèche, fragile, ridée, sans élasticité.
Le syndrome kystique :
Les onchocercomes (synonyme : nodules ou kystes onchocerquiens)
traduisent l'enkystement de certaines filaires adultes. Ils sont en nombre
favorables, de 1 à 100, en moyenne 1 à 10 par malade. On les palpe
aisément là où les plans osseux sont superficiels, surtout en regard des
119 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
TRAITEMENT :
Dans une bonne partie de l'Afrique de l'ouest, la transmission
d'onchocerca a notablement diminué à la suite des activités du
programme de lutte contre l'onchocercose (OCP).
Ce programme utilise l'ivermectine, un microfilaricide pour traiter les
onchocerquiens et arrêter la progression de la maladie.
120 MALADIES INFECTUEUSES ET PARASITAIRES
MESURES PROPHYLACTIQUES :
Dépister et traiter les onchocerquienrs. La lutte anti-vectorienne repose
sur la destruction systématique des larves de simulies dans leurs gîtes.
La limitation des piqûres de moustiques (utilisation des moustiquaires,
d'insecticides) peut aussi contribuer à diminuer la transmission dans les
secteurs d'endémie.
Enfin l'assainissement du milieu urbain peut contribuer à la diminution du
risque d'infestation.
BIBLIOGRAPHIE
Glossaire
Adénopathie : Ganglion augmenté de volume
Lipides : Graisses
Prurit : Démangeaison