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Chapitre 4 Mas 2023

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Salem Chabi
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ELTF2 L2 ELT USTHB

Chapitre 4 :
La Machine Asynchrone

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ELTF2 L2 ELT USTHB

1. Introduction
Les machines asynchrones sont très utilisées (on estime que 80% des moteurs de la planète sont
des moteurs asynchrones) car leur coût est inférieur à celui des autres machines, de plus ces
machines sont robustes. Comme les autres machines, la machine asynchrone est réversible et
de très nombreuses génératrices asynchrones de puissance inférieure à quelques
5MWfournissent un sur plus d’énergie active aussi bien sur des réseaux terrestres qu’à bord des
navires.
La gamme de puissance couverte par les machines asynchrones est très étendue : de quelques
5Wpour des moteurs asynchrones monophasés à bagues de déphasage aux 36,8MW des
moteurs à cage d’écureuil des futurs porte-avions britannique de la classe « HMS Queen
Elisabeth », en passant par les 24MWdes moteurs asynchrones à cage d’écureuil assurant la
propulsion de la série de paquebots «Norwegian Epic ».
Le moteur asynchrone triphasé à cage est le moteur le plus simple que l’on fabrique, à l’heure
actuelle. Ces moteurs sont des machines tournantes d’induction basées sur le principe du champ
tournant. Leurs vitesse est légèrement inférieur à celle du champ tournant, qui elle, est liée au
nombre de pôles et la fréquence du réseau, leurs vitesse varie peu avec la charge, leurs
rendement est voisin de 0,9 et acceptent des surcharges de 60 %. Ils démarrent directement et
leur sens de rotation s’inverse par simple croisement de deux fils d’alimentation, c’est pour
toutes ces raisons que ces moteurs sont très utilisés et qu’on les retrouve dans tous les domaines
industriels : machines outils, ventilateurs, …etc

Figure 1 : La Machine Asynchrone

NB : L'origine du terme asynchrone est due à cet écart de vitesse entre le champ tournant du stator
et la vitesse de rotation du rotor, nécessaire à l'existence d'un couple.

Voici les différents symboles employés pour représenter la machine asynchrone :

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. (a) Symbole du moteur asynchrone à rotor bobiné (b) Symbole du moteur asynchrone à cage d’écureuil.

Figure 2 : Symboles du moteur asynchrone

2. Structure - Principes de fonctionnement

2.1 Structure
Une machine asynchrone Comme toute machine d’induction comporte généralement :

o Une partie magnétique


o Une partie électrique
o Une partie mécanique

Figure 3 : Constitution du moteur asynchrone

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A/ Un stator triphasé
C’est la partie fixe du moteur. Une carcasse en fonte ou en alliage léger renferme une couronne
de tôles minces (de l’ordre de 0.5 mm d’épaisseur) en acier au silicium. Les tôles sont isolées
entre elles par oxydation ou par un vernis isolant. Le “feuilletage” du circuit magnétique réduit
les pertes par hystérésis et par courants de Foucault. Comportant p paires de pôles par phase,
identique à celui d’une machine synchrone ;
Les enroulements du stator sont connectés aux phases d’alimentation par les branchements
effectués sur la plaque à bornes. Les trois ensembles de p bobines par phase sont connectés aux
6 bornes de la plaque à bornes.

Figure 3 : Le stator d’un moteur asynchrone

C’est au niveau de la plaque à bornes que l’on peut modifier le couplage de la machine.
 La figure (4.a) montre comment effectuer un couplage en étoile grâce aux barrettes de
cuivre effectuant la liaison entre les six bornes.
 La figure (4.b) montre comment effectuer un couplage en triangle.

Figure 4 : Plaque à bornes d’une machine asynchrone triphasée

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a. Couplage du stator en étoile b. Couplage du stator en Triangle

B/ un rotor
C’est l’élément mobile du moteur. Comme le circuit magnétique du stator, il est constitué d’un
empilage de tôles minces, isolées entre elles, et formant un cylindre claveté sur l’arbre du
moteur. Cet élément, de par sa technologie, permet de distinguer deux familles de moteurs
asynchrones : ceux dont le rotor est dit “à cage”, et ceux dont le rotor bobiné est dit “à bagues”.
. On rencontre deux types de rotor :
 rotor bobiné : l’enroulement, semblable à celui du stator, comporte p paires de pôles
par phase ; les trois paires sont reliées à trois bagues qui permettent d’insérer un rhéostat
dans le circuit rotorique. Ce moteur est aussi nommé moteur à bagues.

Figure 5 : Rotor bobiné ; Rotor bobiné avec rhéostat

 rotor à cage : le rotor est constitué de barreaux de cuivre ou d’aluminium reliés aux
deux extrémités par deux couronnes conductrices. Ce modèle (en forme de cage
d’écureuil) peu coûteux et très robuste est le plus répandu.

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Figure 6 : Rotor en cage d’écureuil ; Cage d’écureuil en aluminium moulé

C/ Plaque signalétique et mode de raccordement au réseau

 La plaque signalétique
Lors du renouvellement de votre moteur électrique ou l’installation d’accessoires électriques
complémentaires, la lecture et la bonne compréhension de la plaque signalétique est cruciale.
Cette plaque va vous aider à identifier les caractéristiques techniques de votre moteur
asynchrone pour vous permettre de faire le bon choix lors de votre achat. On assimile souvent
la plaque signalétique à la carte d’identité de l’appareil. En effet, grâce à elle vous connaîtrez
les informations principales du moteur qui sont :

 Le type de moteur,
 La tension d’alimentation en Volt,
 La fréquence d’alimentation en Hertz pour le courant alternatif,
 La puissance en Kilowatt,

Figure 7 : plaque signalétique d’un moteur asynchrone

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 Raccordement des moteurs aux réseaux (Couplage du stator)

Ces moteurs possèdent trois enroulements (phases) qui constituent le stator. Ces trois phases
peuvent être couplées soit en triangle soit en étoile.

Le moteur asynchrone dispose d’une boite a bornes ou ils sont disponible les extrémités des
enroulements du stator. On choisit le mode de couplage (Etoile ou triangle) du moteur en
fonction des caractéristiques du moteur. La plaque signalétique d’un moteur asynchrone précise
toujours deux tensions de fonctionnement possibles.
- Exemple : 220/380 (V) ; 230/400 (V) ; 380/ 660 (V)

La plus petite valeur indiquée est la tension nominale d’un enroulement (une phase du moteur)
c’est la tension par phase.

 Couplage triangle

Lorsque la tension entre phases (la tension composée) du réseau est égale à la tension de
fonctionnement la plus basse du moteur.
Exemple : Moteur 380/660 (V), Réseau 220/380 (V)
380 V : la tension de fonctionnement la plus basse du moteur, donc le couplage triangle (D)

 Couplage Etoile

Lorsque la tension entre phases (la tension composée) du réseau est égale à la tension de
fonctionnement la plus élevée du moteur.
Exemple : Moteur 230/400 (V), Réseau 230/400 (V)
400 V : la tension de fonctionnement la plus élevée du moteur, donc le couplage étoile (Y)

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2.2 Principes de fonctionnement

2.2.1 Principe de Création d’un champ tournant


Le principe de fonctionnement d’un moteur asynchrone repose sur la création d’un courant
induit dans un conducteur lorsque celui-ci coupe les lignes de force d’un champ magnétique,
d’où le nom de “moteur à induction”. L’action combinée de ce courant induit et du champ
magnétique crée une force motrice sur le rotor du moteur.
Supposons une spire ABCD en court-circuit, située dans un champ magnétique B et mobile
autour d’un axe (x, y).

A / Champ tournant produit par un aimant permanent


Action sur une aiguille aimantée
Faisons tourner un aimant en fer à cheval avec un dispositif mécanique quelconque et plaçons
au-dessous une aiguille aimantée dont l’axe est placé dans un étrier (Figure 8.a). L’aiguille
tourne à la même fréquence de rotation que l’aimant. On dit qu’elle tourne au
SYNCHRONISME.

Action sur un disque métallique


Remplaçons l’aiguille aimantée par un disque métallique en cuivre ou en aluminium et pouvant
tourner sur un pivot (Figure 8.b). La rotation de l’aimant produit celle du disque mais celui-ci
tourne plus lentement. La rotation n’est plus synchrone mais ASYNCHRONE.

Figure 8 : Champ tournant produit par un aimant permanent. (a) aiguille aimantée (b)
disque métallique

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- Interprétation : La rotation de l’aimant crée un champ tournant dans le sens de rotation de


l’aimant.

- Généralisation : Un champ tournant peut être produit par un aimant permanent ou un


électroaimant alimenté en courant continu, en rotation. Un champ tournant peut aussi être par
un enroulement alimenté en alternatif.

B / Champ tournant produit en triphasé


On considère trois bobines identiques, dont les axes font entre eux 120° sont alimentés par des
tensions triphasés. (Figure .9)
- L’aiguille aimantée placée en O se met à tourner spontanément.

- Si en remplace cette aiguille aimantée par un disque métallique, on remarque que ce dernier
tourne aussi dans le même sens que l’aiguille mais à une vitesse plus réduite.

Si nous permutons deux des trois fils d’alimentation, le sens de rotation est toujours inversé
quelque soient les deux fils choisis.

Figure 9 : Inducteur triphasé (Trois bobines identiques)

Alors qu’en monophasé il est nécessaire de lancer la partie tournante, en triphasé la


rotation se fait spontanément dans un sens déterminé ; cela nous incite à penser que le
système de bobines triphasé produit un champ tournant unique.

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2.2.2 Glissement - fréquences rotoriques

A/ Glissement

 Le stator, alimenté par un réseau de fréquence ( f), Les courants alternatifs dans les bobinages
du stator vont créer dans l'entrefer (espace entre rotor et stator) un champ magnétique
tournant à la vitesse.
Ω S= w/ p : pulsation de synchronisme du champ tournant en (rad/s).
w : pulsation des courants alternatifs en (rad/s)
p : nombre de paires de pôles.

 Le champ tournant balaie les bobinages rotoriques et va créer des courants induits dans le
rotor en court-circuit (loi de Lenz). Ces courants (de pulsation g.w) vont eux même entrainer
un champ magnétique qui va s'opposer aux causes qui lui ont donné naissance. L'interaction
de ces deux champs magnétiques va alors créer un couple qui va entrainer le rotor en rotation.
 Le rotor tourne à la vitesse (n) plus petite que la vitesse de synchronisme (ns). On dit que le
rotor « glisse » par rapport au champ tournant. On introduit alors une variable caractérisant
la vitesse de rotation du rotor.
Ce glissement g va dépendre de la charge :

ns : vitesse de rotation de synchronisme du champ tournant (tr/min).


n : vitesse de rotation du rotor (tr/min).
ΩS (rad.s-1) et Ω (rad/s), successivement la vitesse de rotation de synchronisme du champ
tournant, la vitesse de rotation du rotor.

Ns , N successivement la vitesse de rotation de synchronisme du champ tournant, la vitesse de


rotation du rotor en (Tr. s-1)

De la relation précédente, on peut aussi tirer l'expression : Ω= (1-g) Ωs=(1-g). (w/ p)

Notons que :

 n= 0 g=1 démarrage
 n= ns g=0 synchronisme
 0 < n < ns 0<g<1 moteur
 n> ns g<0 génératrice

B/ fréquences rotoriques

La vitesse relative de l’induction statorique par rapport au rotor est : NS -N = g .NS

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Par suite, le rotor ayant p paires de pôles, la fréquence des f.é.m. et des courants est donc :
fR = p . (g .NS) et comme NS = f / p

Donc : fR = g. f

La fréquence des grandeurs rotoriques est proportionnelle au glissement.


En général, le glissement sera faible et la fréquence rotorique sera faible elle aussi (quelques
hertz).

3. Bilan des puissances


Le bilan des puissances décline toutes les puissances, depuis la puissance absorbée d’origine
électrique jusqu’à la puissance utile de nature mécanique. Le bilan, peut être résumé à l’aide schéma
suivant :

Figure 9 : Bilan des puissances d’un moteur asynchrone

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Toutes les puissances mises en jeu dans ce bilan peuvent être calculées à partir des relations qui
suivent :

 La Puissance absorbée Pa

 Pertes joules stator PJs

 Pertes fer Statorique Pfer

 La Puissance transmise au Rotor PTr

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 Les Pertes par effet Joule dans le Rotor Pjr

 Pertes fer Rotor

 La Puissance électromagnétique

 Les pertes mécaniques dans le rotor

 La Puissance mécanique utile

 Le Rendement = La Puissance mécanique utile / La Puissance électrique absorbée


n= Pu / Pa

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On a évidemment : Cu = Cm-Cf . L’équilibre dynamique du rotor implique l’égalité des couples


Ce et Cm. Il en résulte une propriété remarquable du moteur :
Ptr = Ctr* ΩS = Pem+PJR

PJR = Ptr - Pem = Ctr* ΩS- Ctr* Ωr


Donc : PJR= Ctr* (ΩS- Ωr)= Ctr* ΩS*g= g* Ptr

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