La Création d'Adam .
ESQUISSE DE RECHERCHE REALISER PAR
HAJER KRICHEN BEN HMIDA
Problématique
Comment une interprétation du texte sacré en ”Cinquecento”
traverse les siècles et reste vivante jusqu’à nos jours ?
Plan
1. La fresque de « la création d'Adam » au fil des temps
2. Les expériences de vie qui font naitre un « MICHELANGELO »;
3. XXème siècle, analyse et interprétation de la fresque création
d'Adam;
4. Conclusion.
Le script…
La Création d’Adam est une représentation en image de « la création de la
vie » à partir du texte biblique, le livre de la Genèse:
« Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa »
Genèse 1:27
Michelangelo lit aussi dans
Genèse 2:7
“ l’éternel dieu forma
l’Homme (Adm) de poussière
de la terre, et il souffla dans
ses narines un souffle de vie et
l’homme devint vivant.
Michelangelo Buonarroti
(1475-1564)
La représentation de Michelangelo
Le regard des spéctateurs du XXè siècle
La création d’Adam est reproduite sur les
supports les plus triviaux. Elle donne
universellement les libre cour de la parodie au
pastiche contemporain. Malgré sa célébrité, c’est
une fresque complexe, codé, austère.
Sans être forcement formuler par les conceptions
philosophiques, dans cette œuvre chacun sent la
centralité de l’homme au sein de l’univers.
Parodie ou Pastiche ...
Le chef d’œuvre est particulièrement célèbre par ce détail dans
lequel l’index de Dieu, rejoignant celui d’Adam sans le toucher,
donne tout simplement vie à l’Homme.
Le Saint-Père Jean-Paul II “ Les fresques que nous contemplons ici nous introduisent dans le monde des contenus
de la Révélation. Les vérités de notre foi nous parlent ici de tous côtés. C'est d'elles que s'est inspiré le génie
humain, qui s'est attaché à les revêtir de formes d'une beauté incomparable ” . Par ces paroles prononcées dans
l' homélie de la Sainte Messe célébrée le 8 avril 1994, à l'occasion de l'achèvement de la restauration du Jugement
dernier.
Michelangelo Buonarroti
(1475-1564)
Caprese/Rome
Self portrait
Vécu à l'époque de la république de Florence. Michelangelo est issue Domenico Ghirlandaio
d’une famille noble Florentine. Son père Lodovico Buonarroti l'envoi
étudier la grammaire, mais un goût pour le dessin , inné chez le jeune
garçon et face à son obstination, son père décide de le placer, à l'âge
de 14 ans, dans l’atelier de Domenico Ghirlandaio, peintre des plus
renommés en Italie.
Laurent de Médicis, surnommé « le magnifique », vient d’établir dans
son palais et ses Jardin de la place saint Marco, à Florence. Une école
de peinture et de sculpture, l’école de Giardino Medico, diriger par le
sculpteur Bertoldo di Giovanni , élève de Donatello. Portrait de Bertoldo di
Giovanni (Giovanni
Bentivoglio) par COSTA,
Lorenzo the Elder
Michel-Ange entre au service de Laurent de Médicis, dit « Le Magnifique ». C’est un temps béni
durant lequel l’artiste se forme à la philosophie néoplatonicienne et assiste aux dissections
publiques confiées à Léonard de Vinci par l’hôpital de Florence.
Son fils pierre de Médicis lui commande un crucifix en bois
et en contre partie lui offert un logement dans le couvent
de l’église, où il lui procure des cadavres humains pour
étudier l’anatomie, il avait seulement 23 ans à cette
époque. Il s’y livre avec ardeur comme à tout ce qu’il
entreprend et acquiert , par la dissection, une
connaissance parfait de la myologie. vers 1490, il
pratique des dissections et collabore à l’illustration du
traité d’anatomie de son ami le chirurgien Realdo
Colombo (1515-1559), professeur à l’Université de Padoue
puis de Pise. Ses connaissances lui permettent de sculpter
Dissection de corps… les corps avec une précision et un réalisme encore jamais
atteints.
Concurrence …
Le gonfalonier, Pier Soderini , le met en concurrence avec Léonardo De
Vinci, en leur confiant le peinture d’une épisode de la guerre de Pise. Et
commence son carton , qu’il interdit à quiconque de voir avant qu’il ne soit
achevé. Ce carton devient célèbre alors âgé seulement de vingt-neuf ans.
Léonard de Vinci
(1452-1519)
La Bataille de Cascina (1505-1506)
Creation ou concurrence … Juin 1508 les travaux ont déjà commencé : les maître de cérémonie papal
rapporte comment les cérémonies liturgiques de la chapelle sont perturbées
Échafaudage par la chute de la poussière causée par les travaux sur la partie haute de la
Buonarroti chapelle. Le premier échafaudage, conçu par son rival Bramante, est un
échafaudage courbé (suivant les courbes de la voûte) spécial suspendu dans
les airs au moyen de cordes. Michel-Ange, ne manque pas d'occasions de
discréditer et de remettre en question les compétences artistiques de ses
rivaux (Bramante et Raphaël en premier lieu), juge la structure inadéquate
car elle aurait laissé des trous dans le plafond une fois les travaux terminés,
refait complètement l'échafaudage à sa main, en bois.
Donato Bramante.
L'échafaudage reconstruit par Michel-Ange, est en fait basé sur une adaptation d'un système déjà utilisé pour la construction des voûtes : plutôt
que de monter du sol, ce qui exigerait une énorme base vu la hauteur de l'édifice, six paires de charpente supportent un échafaudage suspendu
« en escalier », s'appuyant sur des tenons fixés à la partie haute des murs, en dessous des lunettes, qui permettent de travailler sur les
différentes surfaces en position horizontale, verticale, voire transversale.
L'exemple de Michel-Ange « était la cause de l'ouverture des yeux de Bramante et de l'apprentissage de la construction d'un pont ; qui lui a
ensuite grandement profité dans la construction de Saint-Pierre » .
Caractère ou trahision …
Une fois lancé dans les travaux de sculptures, Michelangelo a
coutume de ne permette à personne de voir son travail et ne permet
à personne de lui visiter. Ce que le Pape JULLE II ne l’admet pas,
curieux et impatient pour voir les sculptures de son tombeau papale.
Il cause des embuscades pour Michelangelo, Don't celui ci ne se
retient pas avant de démanteler son échafaudage en plein travaux
Le Pape Jules II
dans la chapelle sixtine en 1506.
Della Revere
”un jour , au moment où le pape entre, il lui lance haut de son
échafaud de Lourdes planches. Puis il quitte Rome pendant la nuit.”
Comme revanche de la part du Pape Jule II sous la pression de
l’architecte Bramante, il convoque Michelangelo pour un nouveau
projet, toute en abandonnant la sculpture du tombeau papale (qui à
durée quarante ans)
Le désir de Jule II est des peintures à fresque, exécuter sur la voûte de
la chapelle sixtine.
Le corps, entre l’antiquité et la renaissance …
Les italiens étaient conscients que leur histoire et le moyen-âge n’était qu’un entre deux, entre la grandeur du
passé, le romantique et la renaissance qui est entrain d’avoir lieu. Ainsi, pour eux l’antiquité représentait le
sommome de l’Art. Dans l’antiquité en voyait les nus, les muscles comme un idéal de beauté. Les statues
antiques qu’en retrouvait autour de Rome, étaient le model à l’homme de quoi tout était composé.
À la fin du XVIIe et au XVIIIe siècle, l’engouement pour les antiquités grecques et romaines est si intense que
certains sculpteurs se font une réputation en restaurant des fragments de sculptures antiques ou en copiant des
modèles connus. Les riches mécènes commandaient fréquemment des répliques d’œuvres anciennes célèbres
pour leurs collections privées, une tendance qui s’est poursuivie jusqu’au XVIIIe siècle. Le marbre romain a été
redécouvert en 1506, déclenchant un regain d’intérêt pour la sculpture classique et les œuvres d’art inspirées
des œuvres gréco-romaines.
Les nus, ignudo …
Au XVème siècle, la nudité se propage dans l’art. On voit alors se développer une sorte d’émancipation de la nudité
dans les peintures religieuses grâce au contenu spirituel, dévotionnel, didactique et esthétique qui s’en dégage. En
effet, la nudité devient l’une des « transformations majeurs dans l’expression du message religieux ». Une façon
dont les artistes ont exploité les potentialités de la nudité à des fins dévotionnelles et théologiques. Si elle sert de
support au message religieux et à la piété, son potentiel érotique est aussi susceptible de les contredire. . Entre les
formes et les fonctions de sa nudité dévoilée, reflétant alors sa double nature divine et humaine.
Les fonctions complexes et multiples de l’image religieuse se superposent à des enjeux d’ordre esthétique qui
prennent une ampleur nouvelle. La redécouverte de l’Antiquité, l’intérêt pour la pure beauté plastique, amènent
les artistes à valoriser le nu pour lui-même.
Deux figures bibliques dont la nudité est devenue synonyme même de péché : Adam et Ève. L’intérêt manifesté par
les artistes pour ce sujet permet de montrer des corps nus et sensuels, dans le cadre de l’histoire religieuse. Les
corps nus d’Adam et Ève, formellement très proches de nus profanes, sont pourtant au service du sacré. Si leur
nudité à leur création manifeste leur innocence, elle devient coupable lorsque les corps basculent lorsque les
peintres se plaisent à le souligner, lors de la première faute.
Croquis à l’Albertina de Vienne ...
En présentant ses ignudi sur la voûte de la Chapelle Sixtin, il retrouve du plaisir familier
de la sculpture, bien qu’à fresque. Le marbre n’a ici plus son importance, ce n’est pas la
matière qui lui importe, il maîtrise n’importe laquelle. Les dessins préparatoires qu’a
laissé et sera conservé à l’Albertina de Vienne les muscles dessinés à la sanguine sont
travaillés par des rehauts de blanc. Ce sont les reflets de la lumière sur le marbre. Il
pensait que chaque pierre était une œuvre en devenir, son travail était uniquement de
faire émerger de la forme brute le corps emprisonné, d’ores et déjà présent dans la
matière.
un impact majeures …
Les deux statues qui ont influencés les sculptures de Buonarroti:
Le Torse du Belvédère
Est une œuvre en marbre sculptée par Apollonios, au 1er siècle av. J.-C. Il s’agit d’un corps sans tête, sans
bras, dont les jambes s’arrêtent au niveau des genoux. Le torse est nu, en position assise et penchée en
une torsion vers l’avant. Les muscles, compressés par le mouvement du buste, sont représentés de
façon assez naturaliste. Le sculpteur a saisi le corps dans une attitude inhabituelle.
Laocoön et ses fils
Cette sculpture en marbre de Paros représente la lutte vaine d'un homme terrifié et de ses deux jeunes
fils avec l'étreinte mortelle de serpents de mer. Penché en arrière dans une futile tentative de se libérer,
Laocoon est représenté au moment-même où l'un des serpents est sur le point de lui asséner une
morsure.
La version originale de Laocoön et ses fils est une sculpture en bronze créée au IIe siècle avant notre ère
par trois artistes, Hagesandros (ou Agésandre), Polydoros et Athénédore de l’île grecque de Rhodes,
comme l’a rapporté Pline l’Ancien.
Selon les experts, cette œuvre serait une copie d’un original grec en bronze de l’époque hellénistique
attribué à l’école de Pergame (en Asie Mineure). Un artiste romain du premier siècle de notre ère a
produit une réplique en marbre du bronze original qui survit aujourd’hui et peut être vue au Musei
Vaticani.
Michelangelo aurait-il sculpté en secret le laocoön antique ?
Le groupe de Laocoon figure parmi les découvertes les plus retentissantes de la Renaissance. En janvier 1506, un riche propriétaire lance des travaux de
construction sur un vignoble de sa propriété dévalant les versants la colline romaine de l'Esquilin. Il était fréquent pour quiconque creusait le sol romain
à l'époque de trouver des pièces de monnaie, des inscriptions et des statues romaines, mais en janvier 1506, les ouvriers venaient de faire une
découverte extraordinaire : une pièce enfouie contenant un ensemble de sculptures en marbre. « C'est le Laocoon dont parlait Pline l'Ancien dans ses
écrits. » Pline l'Ancien évoque une œuvre se trouvant dans la demeure de l'empereur Titus « qu'il faut préférer à toute la peinture et toute la sculpture.
D'un seul bloc de pierre les grands artistes Agésandros, Polydoros et Athénodoros de Rhodes réalisèrent Laocoon, ses fils et des nœuds de serpents
magnifiques»
La relation de Michel-Ange avec la sculpture et l'évidente influence de cette dernière sur l'œuvre postérieure de l'artiste ont toujours ajouté une
dimension intrigante à la découverte. L'historienne de l'art Lynn Catterson rattachée à l'université de Columbia est même allée jusqu'à suggérer que le
sculpteur du groupe de Laocoon était en fait Michel-Ange lui-même.
Pour cela, Catterson s'appuie sur un croquis de Michel-Ange datant de 1501 qui, selon elle, démontre des similarités stylistiques avec la sculpture.
L'historienne soutient que le génie toscan aurait secrètement créé le groupe sculptural avant qu'il ne soit « découvert ». Qu'elle en soit le produit direct
ou une copie datant de l'époque romaine, la plupart des historiens attribuent cette œuvre à l'époque hellénistique, période à laquelle l'art sculptural
grec a atteint des sommets de dynamisme, à partir du 4e siècle avant notre ère.
En 1905, dans un atelier de sculpture jouxtant le lieu de la découverte du Laocoon, l'antiquaire Ludwig Pollak tombe sur un bras en marbre, similaire en
taille et en style au célèbre groupe.
En 1957, les autorités des musées du Vatican annoncent finalement que le fragment est probablement le bras droit manquant de Laocoon et le fait
rattacher à l'œuvre. Le bras est plié, poing vers l'épaule, tout comme Michel-Ange l'avait suggéré 450 ans plus tôt.
Les adolescents la Chapelle Sixtine … L'architecture en
trompe-l’œil
Structurée par un audacieux trompe-l’œil architectural la fresque n’offre pas seulement des épisodes permet d'obtenir un
et personnages bibliques. Michel Ange y a disposé dans la voûte de la chapelle sixtine des personnages effet de hauteur et de
n’appartenant aucunement à l’histoire sacrement narrée. Ce sont les ignudi. font figures d’atlantes ou dôme ouvert vers le
même de cariatides lorsque l’on considère leurs visages résolument androgynes. ciel. L'artiste donne
ainsi l'illusion au
spectateur d'avoir une
vue sur l'Au-delà.
Pas seulement la musculature …
Michelangelo un génie et une école à lui seul, qui marque des générations d’artistes frappé
par sa vision. Michel Ange le sculpteur épris de nus puissants et virils, formé aux antiques.
Des aspects tranquille, retenus, délicat. Une forme de simplicité noble dans sa démarche.
La beauté et la simplicité sont l'idéal antique.
Il s’en empare, s’en abreuve, fait se torse sien et le décline en vingt ignudi sensuels et
malicieux. Comme le faisant pivoter changeant pour chacun son point de vue, il redonne
vie à un corps déjà extrait de la matière. Il lui accorde même de nombreuses vies, tour à
tour , joueur, tourmenté ou agité ses ignudi vivent réellement. Il contrecarre la contrainte
du relief dans la peinture en le multipliant, en tournant autour à renfort de chaux et de
pigments. Le paragone peinture-sculpture trouve sa synthèse dans l’oeuvre du maître
peintre-sculpteur. Le jeux de torsions adopté par Michel Ange dans plusieurs de ses
œuvres et particulièrement développé. ici fait lui aussi école et influence de façon très
marqué le courant maniériste qui se développe dans le deuxième quart du XVIe siècle.
Finissons la création !!!
La Création d'Adam n'a été achevée par Michel Ange que tardivement, vers
1511, alors que l'exécution de la voûte centrale dura de 1508 à 1512.
La voûte centrale du
plafond
La Création d’Adam est l’une des neuf
fresques inspirées du livre de la
Genèse, peintes par Michel-Ange sur la
partie centrale de la voûte du plafond
de la chapelle Sixtine Elle constitue la
quatrième histoire de cette série de
neuf, précédée par la Séparation de la
Terre et des Eaux, et suivie par la
Création d’Ève.
Les neuf panneaux centraux
représentent les récits de la Genèse
Le spectacle … Michelangelo lit :
“ l’éternel dieu forma
l’Homme (Adm) de
poussière de la terre,
et il souffla dans ses
narines un souffle de
Le génie de l'artiste n'est pas de faire Dieu soufflé dans les narines d'Adam. Ce vie et l’homme devint
n'est pas non plus d'avoir représenté Dieu avec un pot d'argile entrain de vivant.
modeler ses jouets. Car il faut représenté la conception, mais aussi, représenté la
vie. Alors, le génie de l'artiste est de trouver l'image qui instantanément parlera à
tout le monde. Il faut que se soyez une évidence. A la Renaissance et même de
nos jours, quiconque s'est entré dans la chapelle Sixtine, il regarde le plafond,
instantanément il aurait compris, il aurait vu la création d'Adam. Il connaît le
texte et il l'aurait vu d'une manière si nouvelle, si originale et si puissante. Parce
que si on la compare avec l'existant, on se rend de la filiation mais en même
temps on est subjugué, on la regarde. Michelangelo a reproduit d'un texte connu
quelque chose d'unique, qui parle à tout le monde. Une image tellement forte
qu'on oublie toutes les autres, qu'on oublie même le texte
Adam forme allongui sur le sol dans la nudité qu'il connaissait avant le péché et pour ainsi dire, relevé par le geste
impérieux de Dieu. Il adopte la posture chérie par la Renaissance qu contra-posto une légère torsion unité de la
sculpture antique, qui fait ressortir les muscles et donne du mouvement à tout le corps. Celle-ci exprime le
processus de création qui est arrachement à la poussière prise du sol. Comme le dit le texte biblique "appartenant
au monde terrestre ". Représenter la verte prairie, dominer par les montagnes bleutées sur lesquels il est couché.
Adam fait également partie du monde céleste grâce au geste créateur de Dieu qui le met debout. En effet, si
Adam est encore tragique c'est bien la vie divine qui bat dans son corps. Ce qui est suggéré par la posture de
dieu, celui-ci, allongé dans l'air puis retenu par les anges que soutenu par eux, dégage une telle puissance qu'elle
fait claquer revanche son vaste manteau rouge et son longue écharpe verte. Alors que jusqu'à présent en le
Représenté sous la forme d'un pape ou d'un roi. Pourvu d'une haute couronne et d'un sceptre. Dieu est ici un
vieillard vigoureux aussi musclé qu'Adam. Les deux images sont construites en miroir pour bien affirmer que
l'homme est à l'image et à la ressemblance de Dieu.
La figure sur laquelle dieu s'appuie à longtemps était ignorée, à cause de la hauteur du plafond et de
l'obscurcissement progressif des fresques. Avec la découverte de la photographie qui permet de gros plans et
surtout le nettoyage des fresques intervenu à la fin des années quatre-vingt, le doute n'est plus possible. Il s'agit
d'une femme. Qui est elle?
Deux réponses principales ont étaient apportées. Les uns penche pour Ève qui exprime au mieux le plan divin et
l'ambiguïté du texte biblique. Si on suit le premier récit de création, Dieu en créant Adam à déjà le projet de créer
Ève, ou bien en créant Adam Dieu créa Ève en même temps comme le dit second récit de création . Les autres
pensent qu'il s'agit de la déesse de sagesse, ce double de Dieu présent à la création qui fait ensuite son délice
parmi les hommes. Selon le livres des prophètes, cette proximité avec la doctrine philosophique grec d'un monde
gouverné par la raison à pu séduire Michelangelo.
Toute la scène est résumé dans les deux doigts qui se cherchent. L'esprit créateur est digitous (dextérité
manuelle).le doigt de la main droite du père, l'index divin pointe avec fermeté car cela met en image une parole
que la peinture ne saurait rendre. "La parole créatrice de Dieu" mais les doigts ne se touchent pas. Est-ce pour
dire que divin et humain sont conticus mais pas identiques. Est-ce au contraire pour dire que l'homme ne
toucherai Dieu qu'à la fin du processus lorsque l'œuvre de salue sera achevé.
Le spectacle est fini …
Michelangelo va réaliser un œuvre sans précédent dans une discipline qu'il ne la maîtrise pas particulièrement.
Quand on pense à chapelle on pense directement à la création d'Adam une fresque de 2.80 sur 5.70. C'est déjà
beaucoup, déjà énorme pour quelqu'un qu'il n'était pas peintre. Mais Michelangelo à réaliser soixante-dix
pourcent de la voûte c'est à 500 mètres carré de périphérie sur 20 mètres de hauteur. Réalisé un œuvre de tel
ampleur c'est colossal, c'est impressionnant, c'est spectaculaire.
Ce qui empreinte les chefs d'œuvre de Buonarroti ce n'est pas seulement la précision anatomique des corps
musclés. C'est aussi les mouvements et l'énergie qu'il infuse dans ses postures. Les ignudi se contorsionnes, se
tordes, ils se rudes dans tout les sens. Le mouvement le gestuel libérer est complètement nouveau dans la
peinture et n'existe nul par ailleurs avant Michelangelo. La beauté doit avoir un aspect tranquille, forme de
retenu, de délicatesse. Une forme de simplicité noble dans sa démarche. La beauté et la simplicité qui sont
l'idéal antique.
Regarder les détails des mains, des drapés, des architectures qui les entoures. Toute est fait avec une grande
délicatesse. Pourtant Michelangelo le sait, depuis le sol on ne voit rien. mais ce n'est pas grave. Il a mal au dos,
il a mal au bras il a mal au cou , mais il continue de s'appliquer …
Références
Dominique Spiess: encyclopédie de la peinture des origines aux impressionnistes
[Link]
[Link]
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antique
[Link]
[Link]
cadavres
[Link]
[Link]
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