Le travail
Dans le langage commun, on emploie les mots de « travail » comme un synonyme du
mot « emploi » : « il travaille dans la finance, dans la pub, etc. ». Pourtant, emploi et travail sont deux
choses différentes.
Un emploi est une activité professionnelle contractualisée qui donne souvent (mais pour le temps –
exemple : stage non rémunéré) droit à une rémunération. Ainsi :
Il y a des activités qui relèvent du travail mais pas de l’emploi : les tâches domestiques, le travail
associatif ou bénévole, la formation, la recherche d’un emploi, etc.
Il y a des emplois ne relèvent pas à proprement parler d’un travail. Ex. star de téléréalité,
influenceur ou - dans une moindre mesure - artiste ou sportif…
Le travail renvoie à un ensemble de tâches plus ou moins pénibles réalisées par les humains afin
d’augmenter leurs conditions d’existence. Le travail se caractérise par :
Sa nécessité (ou du moins son utilité). L’humain ne jouit pas naturellement et spontanément des
fruits de la nature, il va devoir travailler la terre pour assouvir ses besoins, avoir des choses à
manger, des vêtements à porter, de quoi s’abriter, etc.
Sa pénibilité. Le travail expose le corps à l’hostilité de la nature au froid, à la chaleur, à la
sécheresse, à l’aridité, etc. C’est aussi une activité pénible pour l’esprit du fait de la répétition de
l’effort et du sacrifice de temps qui lui est associé.
Puisqu’il est à la fois pénible et indispensable, le travail apparaît d’abord une
malédiction pour l’homme ce qui est connoté par son étymologie. Travail vient de
tripalium qui renvoie à un instrument d’immobilisation et de torture à trois pieux
utilisé par les Romains pour punir les esclaves rebelles. Alors qu’il aimerait pouvait se
reposer, se divertir ou se cultiver, l’homme est condamné à travailler sans relâche
pour assurer sa survie. Aussi, un des plus vieux rêves de l’humanité est de se libérer
partiellement voire totalement du travail notamment grâce notamment au progrès
technique et à l’automatisation des machines.
Or, on constate que le progrès technique n’a pas libéré l’humanité du travail.
Pire, l’humanité n’a jamais autant travaillé que ces deux derniers siècles. Reste que
le travail a muté, particulièrement dans les pays développés, prenant des formes
extrêmement diverses. Il ne renvoie plus forcément à des activités pénibles mais
aussi à des activités indolores voire agréables, plus forcément à des activités
manuelles mais aussi à des activités intellectuelles et plus forcément à des activités
indispensables mais aussi à des activités facultatives voire totalement inutiles.
Quizz 1
1 – la critique antique du travail
Le travail était une activité méprisée à l’Antiquité. En effet, selon les Grecs, plus une activité
est faite par nécessité, moins elle est libre et noble. D’où le mépris des antiques pour le travail et le
respect accordé aux arts et aux sciences (et en particulier à la philosophie) qui ne répondent pas à
des besoins du corps mais à des préoccupations d’ordre intellectuelles.
Aussi, les Grecs valorisent l’otium qui est un mode de vie fondé sur l’absence de travail, le
repos, la détente, la recherche du plaisir, de la culture et la participation à la vie politique de la cité.
Toutefois dans une société fondée sur l’otium, une question reste en suspens : qui s’occupe
de travailler ? En effet, il faut bien que quelqu’un subvienne aux besoins de la cité. Les athéniens ont
répondu à cette question en établissant l’esclavage. En effet, les vaincus de guerre étaient réduits au
rang d’esclaves et étaient forcés de travailler pour permettre à l’élite athénienne de vivre selon
l’otium.
En travaillant, l’esclave ne réalisait aucune de ses facultés intellectuelles supérieures et
devenait semblable à un animal réduit à des tâches serviles de survie. On retrouve cette valorisation
de l’otium et cette légitimation de l’esclavage dans la philosophie d’Aristote et en particulier dans la
Politique (4ème siècle avant JC).
Bien que cette pratique passe – et à juste titre - pour indigne, elle était perçue par les
athéniens comme un mal nécessaire voire même comme un mal temporaire. En effet, les Grecs
misaient beaucoup sur le progrès technique pour libérer les hommes et mêmes les esclaves du
travail. Aristote pronostiquait même : « le jour où les machines fonctionneront d’elle-même, il n’y
aura plus besoin de travailler ».
Quizz 2
2 – le travail dans le christianisme
Le christianisme a un rapport ambivalent au travail. Le travail est d’abord une chose contre-
nature : Adam et Eve vivent au jardin d’Eden où ils bénéficient des fruits de la nature sans avoir à la
cultiver et où ils coulent des jours heureux dans l’oisiveté et l’insouciance. Aussi, le souhait originel de
Dieu était que les humains ne travaille pas.
Mais, Adam et Eve ayant commis le péché originel, Dieu décide de les exclure du jardin
d’Eden, de les envoyer sur terre et de les condamner à devoir travailler : « C'est à la sueur de ton
visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris ; car tu
es poussière, et tu retourneras dans la poussière » (la Bible, Ancien Testament).
Aussi, le travail est, dans la perspective chrétienne, une punition. Une punition se caractérise par
trois choses :
Elle est pénible. Les chrétiens ne cherchent pas à faire croire que le travail est plaisant et
épanouissant. Il fait souffrir et rend malheureux. C’est précisément pour cela qu’il a été choisi par
Dieu.
Elle est obligatoire. Tous les humains doivent se soumettre à la sanction du travail. Aussi, celui qui
ne travaille et berce dans l’oisiveté nie sa faute et refuse de se soumettre à Dieu.
Elle est rédemptrice. C’est par la souffrance du travail que l’homme rachète ses fautes peut
espérer pouvoir obtenir le pardon de Dieu et le salut de son âme.
Il reste encore beaucoup de cette conception chrétienne dans nos sociétés contemporaines où on
valorise les travailleurs, les besogneux, ceux qui ne comptent pas leurs heures et acceptent toutes les
conditions de travail sans rechigner. Au contraire, on a horreur des fainéants, des oisifs, des
« assistés » qui seraient perçus comme des parasites de la société.
Quizz 3
3 – Hegel et la réhabilitation moderne du travail
Fortement méprisé à l’Antiquité, le travail va être totalement reconsidéré à la fin de la
période en particulier sous la plume de Hegel (première moitié du 19ème siècle). Hegel considère
l’homme comme une conscience, une intériorité qui cherche à s’extérioriser, à s’objectiver dans le
réel. Pour ce faire, elle a besoin de marquer ce réel de son empreinte et de se reconnaître elle-même
dans cette empreinte.
Le travail fait partie, selon Hegel, des activités qui permettent cette reconnaissance. En effet,
dans le travail, l’homme laisse une marque dans le réel, créé quelque chose qui est à son image dans
lequel il va pouvoir se reconnaître et être reconnu par les autres. Aussi, pour Hegel, le travail nous fait
prendre conscience de nous-même, nous fait accéder à notre humanité et nous libère.
Hegel symbolise sa théorie sur le travail à travers la dialectique du maître et de l’esclave. Il
reprend les figures de maître et d’esclave pour répondre à Aristote. Selon Hegel, la relation maître /
esclave se fait non pas un seul temps en deux temps ce que connote le mot dialectique qui renvoie en
une division en deux :
1. Dans un premier moment, il y a une domination politique du maître sur l’esclave car il est avec lui
dans un rapport de subordination. Le maître commande et l’esclave obéit. C’est d’ailleurs cette
relation de subordination qui permet au maître de s’émanciper du travail et de se consacrer aux
activités intellectuelles qui rendent libre et heureux. Ainsi, la subordination de l’esclave au maître
va de pair avec une supériorité morale et spirituelle du second sur le premier.
2. Dans un deuxième moment, la domination politique du maitre est renversée par une domination
symbolique et philosophique de l’esclave. Evidemment, il ne s’agit pas d’un renversement
politique : le maître reste maître et l’esclave reste esclave. En revanche, l’esclave, en travaillant,
accède à la conscience de lui-même et à d’autres vertus auxquelles le maître n’accédera jamais :
l’amour du travail bien fait, le sentiment d’utilité, l’indépendance et la capacité d’assouvir soi-
même ses besoins, etc. Au contraire, le maître demeure un être inutile, inconscient de lui-même
et du monde et dépendant au travail de son esclave. Il n’a donc pas accédé à son humanité.
Quizz 4
4 - La critique marxiste du travail industriel
Marx est un lecteur assidu de Hegel. Il adhère à la thèse de Hegel selon laquelle le travail
permet d’accéder à la conscience de soi et à un sentiment de satisfaction et d’utilité que ne peuvent
connaître les individus qui mènent une vie oisive. Pour autant, Marx, dans le Capital, constate avec
effroi que les bienfaits du travail ne se retrouvent pas dans le travail tel qu’il est pratiqué au 19 ème
siècle. C’est que la révolution industrielle de la fin du 18ème siècle a largement modifié les modes de
production humains faisant passer le travail d’une forme artisanale à une forme industrielle.
Le travail de l’artisan se caractérise par 3
choses :
Il est spécialisé dans son travail. Ce que l’artisan
fait, tout le monde ne peut pas le faire. Il a reçu une
formation et maîtrise un certain nombre de savoir-
faire qu’il mobilise dans son travail quotidien.
Il a une place spécifique dans la hiérarchie sociale.
Il est reconnaissable par les autres comme étant le
menuisier, le cordonnier, le charpentier, etc. Aussi, il
est associé à son artisanat qui l’identifie et le
valorise aux yeux des autres.
Il a une vue d’ensemble sur le processus de
fabrication de ce qu’il produit. Il est maître de ce
qu’il produit, comment il le produit et avec quels
matériaux. Aussi, il peut se reconnaître dans son
ouvrage qui porte la marque de sa spécificité et de son pouvoir de créativité.
Or, aucune des qualités du travail artisanal ne se retrouvent dans le travail industriel des
sociétés capitalistes. Le travail industriel :
n’est pas spécialisé. Ce que fait l’ouvrier, n’importe qui peut le faire puisque son travail est réduit,
dans le cadre du travail à la chaîne, à des gestes extrêmement simples et répétitifs.
Ne confère pas à l’ouvrier une place spécifique et reconnaissable dans l’organisation sociale.
Dans la France du 19ème siècle par exemple, il n’y a plus de menuisier, de charpentier ou
cordonnier ; il n’y a que des ouvriers qui ont tous à peu de choses près les mêmes conditions de
vie, le même travail et la même tristesse.
N’offre pas à l’ouvrier une vue d’ensemble sur la production mais au contraire une vue
extrêmement restreinte. Sur un même
produit fini, il y a le travail d’une dizaine
voire d’une centaine d’ouvriers. Aussi, aucun
ouvrier ne se reconnaît lui-même, en tant
qu’individu unique, dans l’objet produit.
Pour toutes ces raisons, le processus de prise de
conscience de soi et de satisfaction par le travail
ne peut se réaliser. S’ajoute à cette aliénation par
le travail, une aliénation par l’exploitation
économique des bourgeois sur les prolétaires.
Quizz 5
5 – le travail comme outil de domination totalitaire
Le 20ème siècle a été marqué par la montée en puissance des systèmes totalitaires que sont
l’Italie fasciste, l’Allemagne nazi et la Russie communiste. Le totalitarisme, tel qu’il a été analysé par
Hannah Arendt dans les Origines du totalitarisme (1951), ne se confond pas avec d’autres types de
régimes comme les régimes autoritaires, despotiques ou tyranniques.
Le totalitarisme est une idéologie politique qui vise la suppression de la sphère privée. Tout
système politique repose sur la distinction entre :
Ce qui relève du public et qui concerne la société dans son ensemble (l’impôt, la loi, la sécurité
intérieure et extérieure, etc.) sur lequel l’Etat a du pouvoir.
Ce qui relève du privé et qui ne concerne pas la société dans son ensemble mais seulement un
individu ou quelques individus (la manière qu’a un individu de vivre, de consommer, de penser,
de croire ou de ne pas croire, etc.) sur lequel l’Etat n’a pas de pouvoir.
Le but du régime totalitaire est l’absence totale d’opposition. Il souhaite une société où tout le
monde obéit constamment et parfaitement à l’Etat incarné par la figure d’un chef tutélaire (Hitler
pour l’Allemagne nazie, Mussolini pour l’Italie fasciste et Lénine puis Staline pour la Russie
soviétique). Il y a deux manières de réaliser ce but :
La première est la voie de la répression et de la surveillance généralisée de la population. Vous
soumettez toute votre population à un système d’écoutes, vous encouragez la délation, vous financez
les services secrets qui doivent pourchasser les ennemis de l’intérieur qui doivent être chassés,
retrouvés, interpellés et éliminés. Le problème de cette stratégie répressive est qu’elle suppose
forcément que l’Etat est en retard et subit l’action. Il y a des initiatives de rébellion et d’opposition
que l’Etat doit identifier et combattre. Or, il serait préférable pour l’Etat que les individus n’aient
même pas à l’idée de se rebeller et de s’opposer.
D’où la seconde voie qui est celle de l’apologie du travail qui doit se faire dès le plus jeune âge
des individus et de manière constante par des campagnes de propagande (ex. du stakhanovisme en
URSS).
Si le travail est aussi célébré dans les systèmes totalitaires, c’est parce qu’il possède 3 vertus :
Il va permettre de faire intégrer à la population les valeurs d’obéissance et de soumission à
l’autorité. Tout travail est fondé sur une hiérarchie professionnelle au sein de laquelle des
individus doivent obéir à d’autres individus. Aussi, à l’usine, à l’entrepôt ou à l’atelier, les individus
apprennent à obéir et à se soumettre.
Il permet d’immobiliser et de localiser les individus. Dans une société où tout le monde travail,
les individus sont tous les jours à heure fixe au même endroit et pour la même durée. Aussi, il est
plus aisé de savoir qui est où, qui fait quoi, avec qui et quand ce qui facilite les processus de
surveillance.
Enfin, ils dépossèdent les individus de leur temps libre. Le travailleur a un temps de travail et un
temps de repos durant lequel il régénère sa force de travail, se divertit mais qui n’est pas un
temps libre qu’il peut utiliser pour lire, réfléchir, se cultiver et remettre en question la société
dans laquelle il vit.
Aussi, le travail est un formidable outil pour dépolitiser les individus et les « déconscientiser ». En
passant son existence entière à travailler et à se reposer, l’individu se tient sage, docile et ne remet
pas en question le pouvoir de l’Etat.
Quizz 6
« Le travail rend libre ». Message inscrit par les nazis sur le frontispice d’Auschwitz.
6 – les Bullshit Jobs
Le 20ème siècle a été caractérisé par une baisse progressive du travail compensée par une
hausse progressive de l’emploi. Il y a, du fait des gains d’efficacité productive, moins de travail à
effectuer pour subvenir aux besoins de la population mais plus d’emplois. C’est qu’avec le
développement du capitalisme, nous sommes passés d’économies de subsistance qui sont fondées
sur le besoin à des économies capitalistes qui sont fondées sur le désir.
Dans une économie de subsistance, on travaille pour subvenir aux besoins de la population ;
d’abord des besoins du corps (manger, dormir, se soigner, etc.) puis, par suite, à des besoins de
l’esprit (s’instruire, se cultiver, se divertir, etc.). Et une fois que les besoins sont comblés, on arrête de
travailler. La quasi-totalité des sociétés humaines depuis sapiens ont fonctionné selon ce principe et
travaillaient finalement assez peu.
Il en est différemment dans les économies de capitaliste. Le propre d’une économie
capitaliste est de croître c’est-à-dire d’être indéfiniment en situation de croissance. Il faut produire
des choses, puis produire d’autres choses, puis encore d’autres choses et ceci indéfiniment. Or, dans
une société du besoin, il y a une limite à la production.
C’est pour ça que le capitalisme va sortir de la logique du besoin qui est limité pour tendre
vers une logique du désir qui est illimité. En effet, on peut créer des désirs notamment par la
publicité. Aussi, en créant à l’infini de nouveaux désirs, on peut créer à l’infini de nouveaux biens et
de nouveaux services qui nécessitent de nouveaux emplois.
De ce fait, les emplois capitalistes sont de moins en moins utiles car de plus en plus éloignés
de nos besoins. Par exemple, tout le monde sait à quoi sert un agriculteur, un policier, un médecin ou
un enseignant. Par contre, c’est plus difficile de dire à quoi sert un communicant, un tradeur, un
lobbyiste pour les énergies fossiles ou le Community manager d’une entreprise de shampooing. On
constate d’ailleurs de manière étonnante (voire même inquiétante) que plus un emploi est inutile
c’est-à-dire éloigné des besoins de la population, plus il aura tendance à être bien rémunéré.
En passant d’une logique d’utilité sociale à une logique de rentabilité économique, le travail a
perdu du sens. Certains emplois ont même si peu d’utilité que le salarié lui-même ne parvient pas à
identifier à clairement quoi sert son travail. Le sociologue David Graeber nomme « bullshit jobs » (ou
« simulacre d’emploi ») ce type de travail (Bullshit Jobs, 2018).
Il présente la liste non-exhaustive suivante de bullshit jobs :
les « larbins » ou « faire-valoir », servant à mettre en valeur la hiérarchie ou la clientèle
les « porte-flingue » ou « sbires », recrutés car les concurrents emploient déjà quelqu'un à ce
poste, et dont le travail a une dimension agressive
les « rafistoleurs » ou « sparadraps », employés pour résoudre des problèmes qui auraient pu
être évités
les « cocheurs de cases », recrutés pour permettre à une organisation de prétendre qu'elle traite
un problème qu'elle n'a aucune intention de résoudre
les « petits chefs » ou « contremaîtres », surveillant des personnes travaillant déjà de façon
autonome.
On pourrait se réjouir du fait que certains individus sont rémunérés, et même bien rémunérés,
pour effectuer des tâches dont eux-mêmes pensent qu’elles sont inutiles. Or, c’est tout le contraire.
La perte du sens dans le travail est la source de grandes souffrances pour le travailleur lui-même. Les
individus qui ont un bullshit job sont même particulièrement touchés par les burn-out, les bore-out et
les brown-out.
Quizz 7
Glossaire
Agriculture : l’agriculture est le travail de la terre et l’ensemble des tâches qui lui sont rattachées.
Artisanat : l’artisanat renvoie à l’ensemble des disciplines qui visent la production d’ouvrages utiles et
qui font appel à un certain savoir-faire.
Bullshit jobs : les bullshit jobs sont des emplois inutiles qui se fondent sur un processus de déni et
d’autolégitimation qui permet de ne pas voir (ou du moins de faire semblant de ne pas voir) que
l’emploi est inutile.
Emploi : Un emploi est une activité professionnelle contractualisée et le plus souvent rémunérée.
Totalitarisme : le totalitarisme est une idéologie politique qui vise la suppression de la sphère privée.
Travail : le travail renvoie à un ensemble de tâches plus ou moins pénibles réalisées par les humains
afin d’augmenter leurs conditions d’existence
Otium : l’otium est un mode de vie, prôné durant l’Antiquité, fondé sur l’absence de travail , le repos,
la détente, la recherche du plaisir, de la culture et la participation à la vie politique de la cité.