Guide PKOI pour la Protection Humanitaire
Guide PKOI pour la Protection Humanitaire
– GUIDE TECHNIQUE –
INDICATEUR : % d'individus/de la population cible dans un contexte donné déclarant une amélioration
de leur sentiment de sécurité (avec dignité) à la fin de l'intervention par rapport au début de celle-ci.
Le PKOI sert d’outil pour mesurer les résultats et informer la prise de décision en matière de protection humanitaire. Toutefois, il ne
faut pas y voir une solution statique mais plutôt un instrument dynamique qui s’adapte aux contextes changeants et aux défis
émergents. La mise à jour et l'amélioration régulières du PKOI à partir des expériences concrètes de la DG ECHO et de ses
partenaires contribueront à des efforts de protection humanitaire plus efficaces.
Ce guide technique vise à fournir aux partenaires des informations pratiques sur la façon de mesurer et de rendre compte du PKOI.
Le secteur de la protection évolue continuellement, au fur et à mesure que la communauté humanitaire acquiert une compréhension
plus approfondie des complexités et des défis impliqués. Dans ce domaine, mesurer les résultats, en particulier au niveau individuel,
constitue une tâche complexe : les résultats de la protection sont en effet influencés par de nombreux facteurs externes et peuvent
varier considérablement selon les groupes en raison de leurs différents besoins et risques spécifiques en matière de protection.
Mesurer les résultats implique d'évaluer dans quelle mesure les droits des personnes affectées et leur sécurité (avec dignité) sont
respectés pendant une crise humanitaire.
En outre, mesurer le sentiment de sécurité (avec dignité) des bénéficiaires d’une action de protection humanitaire constitue un
excellent indicateur proxy pour les résultats. Bien que la sécurité soit un concept complexe et multiforme, elle se manifeste souvent
dans les perceptions, les émotions et les expériences des individus. Mesurer le sentiment de sécurité (avec dignité) :
En conclusion, mesurer le sentiment de sécurité (avec dignité) ouvre une fenêtre sur les dynamiques complexes des résultats de
protection dans le cadre d´une action de protection humanitaire. Même s’il ne s´agit pas de fournir une mesure absolue de la sécurité,
cela offre des éléments de grande valeur et nuancés ainsi que des informations à exploiter qui peuvent guider l’évaluation des
actions de protection humanitaire.
2
Rappel : L'importance de l'analyse des risques
Une analyse des risques appropriée est une condition requise pour toute action financée par la DG ECHO et constitue le point
d’entrée pour concevoir des interventions humanitaires. Elle identifie les menaces et les vulnérabilités liées à la sécurité
auxquelles les bénéficiaires sont confrontés dans un contexte spécifique. Dans le cas des actions de protection, l’analyse des
risques permet de définir les variables contextuelles qui affectent la sécurité et méritent d’être incluses dans le PKOI.
La méthodologie d'équation des risques (conformément aux lignes directrices de la DG ECHO en matière de protection) reste
la technique la plus appropriée et la plus simple pour réaliser une analyse des risques. Comme stipulé dans la Politique de
protection humanitaire de la DG ECHO :
« En appliquant cette approche, les besoins de protection d'une population cible donnée sont présentés comme des risques,
de manière à ce que les besoins de protection puissent être déterminés en évaluant les menaces rencontrées, mais aussi les
vulnérabilités et les capacités dont cette population dispose par rapport aux menaces ». Les résultats de l'analyse des risques
serviront de point d’entrée pour concevoir des interventions où les risques sont atténués grâce à une réduction des menaces
et des vulnérabilités, à une augmentation des capacités ou à une combinaison des deux.
Risque = Menaces X Vulnérabilités
Capacités
Les partenaires peuvent trouver une explication détaillée de l’analyse des risques en matière de protection dans la Politique de
Protection Humanitaire de la DG ECHO (page 9).
(1)
La sécurité (avec dignité) doit être contextualisée et qualifiée dans chaque situation à partir des éléments identifiés dans l'analyse
des risques et des objectifs spécifiques de l'action.
a) Évaluer les risques auxquels les bénéficiaires sont confrontés (analyse des risques)
b) Concevoir l'action, y compris les objectifs à atteindre et les activités destinées à atténuer ces risques et, par conséquent, à
améliorer le sentiment de sécurité (avec dignité) des bénéficiaires.
c) Sélectionnez la ou les variable(s) PKOI, puis la ou les question(s) de l'enquête.
Exemples :
1
[Link] 3
représentation légale ou à des conseils juridiques.
À noter :
• La contextualisation de la sécurité doit se décider au début de l'action, à la lumière de l'analyse des risques, des objectifs
et activités qui permettront de faire face à ces risques. En d’autres termes, la contextualisation du PKOI doit se faire avant
le début de l’action, car le PKOI doit être inclus dans le Formulaire unique (Single Form en anglais - SF) du projet soumis.
Si cela n'est pas possible, par exemple en cas d'activités dans une nouvelle zone d'opération, cela doit être fait dès le début
de l'action et l'objectif PKOI doit être inclus à travers une demande de modification dans les trois mois qui suivent le début
de l'action.
• En fonction des risques spécifiques auxquels les bénéficiaires sont confrontés, différentes variables peuvent mesurer
l'indicateur. En d’autres termes, différents objectifs peuvent s'attaquer aux risques spécifiques et auront, en conséquence,
une influence sur le sentiment de sécurité.
• Le sentiment de sécurité peut ne pas s'améliorer si l'objectif visé et les activités mises en œuvre ne répondent pas aux
préoccupations de sécurité (avec dignité) pertinentes ou principales, émanant d´un risque particulier (d’après l´évaluation
des risques). Par exemple, un espace sûr pour les enfants peut ne pas répondre suffisamment aux principales
préoccupations en matière de sécurité quant à la peur des bénéficiaires par rapport au fait de se déplacer pour répondre à
leurs besoins quotidiens.
• Étant donné que les risques et les perceptions des risques varient au sein d'une population et dans le temps, il est essentiel
d'interroger différents groupes de personnes, tels que les femmes, les enfants, les personnes âgées ou les minorités, et de
procéder régulièrement à une mise à jour de l'analyse des risques.
L'annexe 3 fournit une liste indicative et non exhaustive de questions liées au PKOI qui correspondent aux risques et
objectifs/activités identifiés dans diverses actions de protection menées par les partenaires de la DG ECHO.
Nous proposons de nous concentrer sur la dimension de sécurité, plutôt que d’intégrer explicitement la dimension de dignité
dans le PKOI. Nous estimons que le sentiment de sécurité intègre le sentiment de dignité, car il ne peut y avoir de véritable
résultat en matière de sécurité sans un certain sentiment de dignité. À l’aide des questions de suivi proposées (voir plus
loin), les enquêtes PKOI facilitent la détection d’un éventuel décalage entre un résultat en matière de sécurité et un sentiment
de dignité approprié. Les partenaires sont libres d'intégrer des questions ad hoc pour collecter des informations sur le
sentiment de dignité, en particulier dans certains scénarios où ce genre de données peut être plus pertinent (comme dans
les centres d´accueil pour demandeurs d'asile, par exemple).
De façon complémentaire, la dimension de la dignité est explicitement intégrée dans l’indicateur de résultat clé d’intégration
de la protection (PMKOI), en ce qu’il fait référence à la manière dont les partenaires s’assurent que la dignité des bénéficiaires
est respectée lors de la mise en œuvre de l’action.
Dans l’ensemble, nous postulons que la mesure du sentiment de sécurité (avec dignité) à la fin de l'action de protection (à
travers le PKOI), et le suivi continu de la sécurité avec dignité pendant la mise en œuvre de l'action (à travers le PMKOI)
fournissent une indication complète sur la façon dont la sécurité et la dignité des bénéficiaires sont affectées.
4
5 ÉLABORER LES QUESTIONS DE L'ENQUÊTE POUR LE PKOI
Les partenaires peuvent créer leurs propres questionnaires d’enquête pour collecter des informations sur les valeurs de référence
et les valeurs cibles du PKOI, afin d’introduire un niveau élevé de contextualisation et prendre en compte la diversité des activités
planifiées et mises en œuvre. Les partenaires peuvent utiliser une ou plusieurs questions dans l'enquête pour mesurer le PKOI.
Permettez-nous d’explorer une voie à suivre pour construire un questionnaire de référence et un questionnaire final :
Afin de construire la ou les question(s) de référence PKOI, les partenaires doivent inclure la variable contextualisée de sécurité
(avec dignité) dans la ou les question(s). Par exemple :
« Dans quelle mesure vous sentez-vous en sécurité par rapport aux risques de protection identifiés X et Y qui affectent la sécurité
de la communauté ? »
« Dans quelle mesure vous sentez-vous en sécurité lorsque vous devez quitter votre maison et aller au marché / lorsque vous
devez travailler dans les champs/aller chercher de l'eau et du bois de chauffe/… ? »
Afin de construire la ou les question(s) finale(s) PKOI, les partenaires doivent ajouter la composante (ou la question)
d'attribution à la variable de sécurité contextualisée :
L'attribution permet d'établir un lien direct entre le sentiment de sécurité (avec dignité) et les objectifs, ainsi que les activités de
l'action. L'attribution peut être traitée de différentes manières, comme le montrent les exemples ci-dessous.
« Nous avons mis en œuvre les activités X et Y dans le cadre du projet [attribution] Comment ces activités ont-elles eu un impact
sur votre sentiment de sécurité (avec dignité) » ? [sécurité contextualisée]
« Dans quelle mesure vous sentez-vous en sécurité par rapport à X (le risque de protection qui a été identifié) [sécurité
contextualisée], qui est traité par ce projet ? [attribution]
« Dans quelle mesure vous sentez-vous en sécurité maintenant grâce au projet... ? Pouvez-vous nous mentionner les activités qui
vous permettent de vous sentir plus en sécurité (et augmentent votre dignité)? »
(Dans ce cas, si la personne interrogée ne se souvient pas d’une activité particulière, l’enquêteur peut l’aider à le faire. Si
la personne interrogée ne parvient pas à nommer/reconnaître une activité, la réponse doit être enregistrée sous la forme
« Je ne sais pas », même si la réponse initiale était affirmative, par exemple : « Je me sens plus en sécurité »).
Faible attribution, en utilisant simplement une référence générique par rapport à l'action :
« Quel est l´impact de ce projet sur votre sentiment actuel de sécurité (avec dignité) / sur le niveau de sécurité que vous ressentez
en ce moment ?
À noter :
• Les questions biaisées et inductrices doivent être évitées ; par exemple : « Vous sentez-vous plus en sécurité grâce à ce
projet ? »
• Plutôt que des questions générales sur le fait de savoir si un individu « se sent en sécurité » ou non, il sera plus utile de
poser des questions sur les activités contextuellement pertinentes qui sont affectées par des problèmes de sécurité et qui
ont été abordées par l'action (comme aller chercher de l'eau, se rendre au marché, visiter des proches, etc.).
5
Attribution… et contribution
La sécurité (avec dignité) est un résultat complexe qui peut exiger différentes interventions, alors que l’action réalisée par un
partenaire peut ne concerner qu’une ou deux de ces interventions requises. Ainsi, au lieu de se concentrer exclusivement sur
l'attribution, on peut discuter/mettre en lumière la contribution d'une action à la perception de la sécurité par les bénéficiaires,
c'est-à-dire comment cette action a contribué à accroître le sentiment de sécurité, tandis que d’autres facteurs peuvent rester hors
de portée de l’action du partenaire.
Par exemple, les personnes déplacées internes (PDI) appartenant à une minorité sociale discriminée peuvent avoir peur de se
déplacer parce qu'elles pourraient être victimes de maltraitances ou d´abus de la part de la police. Cependant, récupérer leurs
cartes d'identité perdues peut contribuer à leur donner un plus grand sentiment de sécurité lorsqu'elles doivent aller au marché ou
faire d'autres courses nécessaires (même si un certain niveau de maltraitance persiste).
Réponses à l'enquête
Une fois que les questions PKOI pour les enquêtes de base et finales sont définies, les partenaires utiliseront une échelle de Likert
pour classer les réponses :
Je me sens beaucoup plus en sécurité / Je me sens un peu plus en sécurité / Je ne me sens pas plus en sécurité(2) / Je me
sens moins en sécurité / Je me sens beaucoup plus en danger – Je ne sais pas – Refuse de répondre.
Si la réponse est « moins en sécurité » ou « beaucoup plus en danger », une question complémentaire sera posée. Par exemple :
« Pourriez-vous nous dire pourquoi vous ne vous sentez pas en sécurité après la mise en œuvre de ce projet ? »
Les questions de suivi sont très importantes car elles fournissent des informations sur les événements contextuels émergents
ou sur les résultats inattendus de l'action, comme expliqué ci-dessous.
Un sentiment ou une perception de sécurité plus faible qu’au départ peut généralement être attribué à deux raisons :
a. Les événements émergents spécifiques au contexte mettent en péril la sécurité (avec dignité) des bénéficiaires, hors
du contrôle direct de l’action du partenaire. Les partenaires doivent évaluer soigneusement la situation et prendre les
mesures appropriées (si nécessaire).
Par exemple, dans le cadre d’une action visant à restreindre la liberté de mouvement dans plusieurs
communautés, des avancées inattendues dans la position d’un acteur armé pourraient avoir accru, sans que l´on
s´en rende compte, ses activités de recrutement forcé parmi les garçons et les filles de ces communautés,
entravant ainsi leur sentiment de sécurité, malgré les actions de protection mises en œuvre.
b. Les résultats de l’action sont eux-mêmes perçus par les bénéficiaires comme affectant négativement leur sécurité, ou
mettent en danger d’une manière ou d’une autre certains ou tous les bénéficiaires concernés du fait d´avoir choisi un
mauvais objectif de protection.
Par exemple, une action ciblant les personnes déplacées internes (PDI) dans une zone spécifique vise à les
enregistrer, leur permettant ainsi d’accéder à l’assistance fournie par le gouvernement. Toutefois, lors du suivi à
mi-parcours réalisé pour le rapport intermédiaire, plusieurs bénéficiaires ont répondu négativement quand on leur
a demandé s'ils se sentaient plus en sécurité grâce à cette action. Ils ont en effet exprimé leur crainte de voir leur
sécurité se détériorer parce qu'ils pensaient que le gouvernement connaissait désormais leurs noms et risquait de
les prendre pour cible. En d’autres termes, ils ont le sentiment que leur situation en matière de sécurité s’est
détériorée à cause du résultat de l’action.
De toute évidence, les conséquences négatives potentielles découlant de l’action elle-même auraient dû être envisagées
avant d’entreprendre une telle action, cela afin d’éviter de causer du tort.
Les deux situations auraient pu être identifiées lors d'une activité (3) de suivi du PKOI, mais il est plus probable qu'elles
auraient été détectées lors d'un suivi plus fréquent du PM KOI (4). Dans les deux cas, des mesures immédiates sont
2
Ou "Je m'inquiète autant pour ma sécurité".
3
Destiné au rapport intermédiaire, comme dans l'exemple fourni.
4
Le PM KOI et le PKOI mesurent des choses différentes, comme expliqué ailleurs dans ce guide. Mais la perception de la sécurité
par les bénéficiaires peut recouper les deux indicateurs (au niveau des résultats en matière de sécurité, pour le PKOI, et en matière
de sécurité lors de la mise en œuvre de l’action, pour le PMKOI). Dans tous les cas, le PM KOI est mesuré plus régulièrement lors
de la mise en œuvre de l’action. 6
nécessaires et les enseignements tirés doivent être pris en compte si l’action se poursuit.
Dans le but d'identifier une mesure du PKOI adaptée au contexte, les partenaires peuvent utiliser une ou plusieurs questions à
cet effet, permettant ainsi une compréhension plus large des défis rencontrés par les bénéficiaires.
La DG ECHO ne s'attend pas à ce que les partenaires mettent en place un processus de suivi-évaluation (S&E) distinct
spécifiquement dédié à la mesure de la protection avec le PKOI : la mesure du PKOI doit être intégrée autant que possible dans
5
Cette compréhension est également conforme aux instructions concernant l'objectif spécifique dans les Lignes directrices du
Formulaire unique, point 7.1.2 : « L'objectif spécifique est ce que le partenaire cherche à atteindre en mettant en œuvre l'action.
Il doit s'attaquer aux problèmes fondamentaux ou à certains d'entre eux tels qu'identifiés dans les conclusions de l'analyse du
problème, des besoins et des risques, conformément à la stratégie décrite dans l'analyse de la réponse ». 7
les processus de S&E existants.
Mesurer la valeur de référence et la valeur finale du PKOI nécessite de réaliser une enquête, car elle ne peut pas être mesurée
avec des discussion de groupes ciblées (dorénavant FGD) ou d'autres méthodes qualitatives.
L'échantillon de population doit être constitué uniquement de bénéficiaires directs de l'action ; un échantillon statistique de la
population totale vivant dans la zone ciblée n´est pas nécessaire.
Les partenaires doivent s'assurer que l'échantillon de bénéficiaires sélectionnés pour la mesure représente de manière adéquate
tous les sous-groupes communautaires (au moins en termes de genre, d’âge et de handicap ; d’autres, comme les minorités
communautaires, peuvent également être pris en compte).
Néanmoins, la DG ECHO reconnaît que la mesure de la protection au niveau des résultats est encore un domaine en pleine
évolution, et que des recherches et une systématisation supplémentaires sont nécessaires pour consolider pleinement cet
indicateur. Pour cette raison, plusieurs sources d’informations sont suggérées pour le PKOI (à réviser ultérieurement).
Enquêtes
Une enquête est la méthode privilégiée pour mesurer le PKOI, en raison de sa capacité à fournir des données probantes sur la
perception de la sécurité (avec dignité) qu’ont les bénéficiaires au terme de l’action mise en œuvre.
La DG ECHO a développé un outil d'enquête spécifique pour agréger les réponses à l'enquête et calculer le PKOI. Pour plus de
détails : [Link]
La référence-étalon, statistiquement parlant, est la précision fournie par l’échantillonnage probabiliste stratifié avec un niveau de
confiance de 95 % et une marge d’erreur de 5 %. Cette règle du « 95/5 » détermine la taille de l'échantillon requis pour l'enquête (6).
Si un partenaire est confronté à de vraies difficultés par rapport à la taille de l’échantillon (nombre de bénéficiaires à interroger) ou
au processus d’échantillonnage (comment les bénéficiaires sont sélectionnés), les options suivantes peuvent être envisagées :
• La taille de l'échantillon peut être réduite en utilisant un niveau de confiance de 95 %, mais avec une marge d'erreur de 10
%. Il faut garder à l’esprit que, dans ce cas, une analyse statistiquement précise au niveau des sous-groupes (sexe, âge,
handicap, etc.) peut ne plus être possible, comme expliqué dans le paragraphe suivant.
• La stratification requise (au moins par sexe, âge et groupes de personnes en situation de handicap) augmente la taille de
l'échantillon, ce qui peut s'avérer difficile sur le plan opérationnel.
• Cependant, les partenaires doivent vérifier la marge d'erreur réelle pour chacun des groupes suivants : sexe/âge/situation
de handicap/diversité de population. Chaque fois que la marge d'erreur pour un sous-groupe est supérieure à 10 % (ce qui
peut être problématique pour garantir une analyse statistiquement précise pour ce sous-groupe), il convient de prendre
sérieusement en compte la possibilité de compléter l'échantillon avec une technique d'échantillonnage non probabiliste7
(par exemple, échantillonnage par quotas, échantillonnage raisonné, etc.).
Enfin, il est à noter qu'abaisser le niveau de confiance et/ou augmenter la marge d'erreur signifie que les résultats de l'enquête seront
moins précis et pourraient ne pas être représentatifs de la population bénéficiaire. Pour cette raison, les partenaires doivent
signaler les difficultés spécifiques auxquelles ils sont confrontés (8), ainsi que les détails de la méthode d'échantillonnage,
du niveau de confiance et de la marge d'erreur appliqués pour obtenir les résultats PKOI.
L'enquête sera de préférence menée au moyen d'entretiens individuels, soit à l’aide d’un papier, soit en version électronique avec
un appareil portable (dans certains cas, une enquête à remplir soi-même peut être utilisée). Les enquêteurs doivent être diversifiés
et avoir reçu une formation adéquate. Idéalement, les enquêteurs qui utilisent l'outil d'enquête ne seront pas les points de contact
quotidiens lors de la mise en œuvre de l’action. Cela contribuera à limiter les biais dans les déclarations et permettra aux personnes
interrogées de faire preuve de plus d'ouverture dans les réponses qu'elles fournissent.
6
Les calculs peuvent être effectués à l'aide d'outils comme [Link] ou
[Link] par exemple
7
L'échantillonnage non probabiliste est défini comme une technique d'échantillonnage dans laquelle le chercheur sélectionne des
échantillons sur la base de son jugement subjectif plutôt que d'une sélection aléatoire.
8
Par exemple, manque d'accès en raison de risques ou de dangers pour la sécurité. 8
Autres méthodes de collecte de données pour le PKOI
Comme expliqué ci-dessus, les enquêtes sont la méthode privilégiée pour mesurer le PKOI. Cependant, si un partenaire est
confronté à des difficultés spécifiques pour réaliser une enquête, d'autres méthodes peuvent être utilisées (les partenaires doivent
expliquer et justifier pourquoi une enquête n’est pas appliquée dans un cas donné).
Groupes de discussions thématiques (FGD selon l’acronyme anglais de Focus group discussions)
Les groupes de discussion thématique (ou autres alternatives de collecte de données qualitatives) ne peuvent pas être utilisées
comme moyen de vérification du PKOI, pare qu’elles ne permettent pas d'obtenir des résultats numériques pour le PKOI. Elles
peuvent être utilisées pour fournir des informations complémentaires(10) lorsqu’aucune enquête ne peut être appliquée. Les
informations résumées peuvent être ajoutées au rapport final de manière à transmettre une compréhension globale des
perceptions des bénéficiaires et à les distinguer en fonction des sous-groupes (au moins selon le sexe, l’âge et le handicap).
Les partenaires doivent également fournir des détails sur le nombre et la localisation des FGD ; comment ils ont assuré la
participation d’une diversité de bénéficiaires ; et comment ils ont collecté et analysé les informations issues des FGD pour
parvenir aux conclusions mentionnées dans le rapport.
Les enquêtes PDM (suivi post-distribution) ne sont pas considérées comme adéquates car les informations collectées sont
principalement liées à un accès sûr et digne aux services et aux distributions (tels que les lampes solaires, l'argent liquide, etc.),
ce qui n'est pertinent que pour mesurer l'intégration de la protection à travers le PMKOI.
6 - Résumé : le PKOI dans le Formulaire électronique unique
Le tableau ci-dessous fournit des détails sur la manière de renseigner les PKOI dans le formulaire électronique unique (eSF selon
son acronyme anglais), lors de la soumission et dans les rapports intermédiaires et finaux.
Note : Le partenaire peut choisir entre le KOI prédéfini ou (sinon) un indicateur personnalisé. Si un indicateur personnalisé est
retenu, le partenaire doit fournir une dénomination (courte) de l'indicateur. Lorsqu'un indicateur personnalisé (saisi
manuellement) est choisi, le partenaire doit être précis sur ce qui va être mesuré.
Description
La sécurité (avec dignité) doit être contextualisée et qualifiée dans chaque contexte en fonction des éléments identifiés lors de
l'analyse des risques et des objectifs spécifiques de l'action.
9
Une confidentialité adéquate, une fermeture sécurisée et une gestion efficace des données sont essentielles, en particulier
lorsqu'il s'agit de données sensibles, comme c'est le cas pour les survivantes de violences sexuelles.
10
Les partenaires sont libres d'utiliser des FGD pour fournir des informations complémentaires, en plus des enquêtes.
11
ECRIS est l'acronyme de Enquête Collective Rapide d'Identification des conflits et des groupes. 9
Base de référence
Dans la mesure du possible, les données de référence du PKOI doivent être disponibles avant le début de l'action dans le
cadre de l'analyse des risques/évaluation des besoins(12). Les valeurs en % et les valeurs absolues doivent être utilisées pour
les mesures des valeurs référence et cibles.
Valeur cible
Le partenaire indiquera le pourcentage et les valeurs absolues de la population rapportant un sentiment de sécurité accru
(cible) qu’il cherche à atteindre d'ici la fin de l'action.
Valeur d´avancement
Au stade du rapport intermédiaire, le partenaire indiquera la valeur d´avancement (en % et en valeurs absolues).
Valeur atteinte
Au stade du rapport final, le partenaire fournira la valeur obtenue (en % et en valeurs absolues).
Dans les actions de gestion de cas, les entretiens peuvent être utilisés comme indicateur personnalisé (au lieu du PKOI, voir
le texte pour plus de détails).
Graphique montrant la mise en œuvre du PKOI, avec les principales étapes et le processus du reporting :
KOI Protection
« % d’individus /de la population cible dans un contexte donné rapportant un sentiment amélioré de sécurité et de dignité à la fin
de l'intervention par rapport au début de celle-ci »
12
Exceptionnellement, aucune base de référence ne pourra être acceptée pour de nouvelles actions. Ceci sera discuté au cas par
cas avec le bureau pays de la DG ECHO. 10
2- Mesures
1-Contextualiser la sécurité (et
la dignité) 3-Procéder au changement
Résultats de Résultats de
l'enquête de l'enquête
base finale
Reporting
11
7 - Clarification importante : les différences entre le PKOI et le PMKOI
Le PM KOI et le PKOI sont deux indicateurs différents qui mesurent la protection de deux manières différentes, ce qui peut prêter à
confusion entre les deux :
● Le PKOI mesure un résultat (outcome) de protection émanant d'une action de protection autonome ou intégrée, à la fin
de celle-ci.
● Le PM KOI suit la manière dont la protection est intégrée lors de la mise en œuvre d'une action dans tous les secteurs
humanitaires.
Il n’est pas rare de confondre la mesure et le reporting des deux indicateurs. Vous trouverez ci-dessous quelques conseils en cas
de difficultés.
Erreurs courantes :
Les erreurs les plus courantes à éviter sont liées à l´établissement de rapports sur le PKOI qui incluent des éléments d’intégration
de la protection (PM KOI) :
➔ Combiner les questions PM KOI et les questions PKOI et agréger leurs résultats dans les rapports.
Il n'est pas correct de cumuler les réponses dans un questionnaire combinant les questions PM KOI et PKOI, comme :
-Une question PM KOI sur la sécurité et la dignité des bénéficiaires lors de l'accès à l'aide fournie par le partenaire (par
exemple, une question PM KOI pour suivi post-distribution).
-Une question PKOI sur le sentiment de sécurité des bénéficiaires comme résultat direct de l'action (une question PKOI
pour l'évaluation finale : par exemple, le sentiment de sécurité après l'obtention des documents juridiques nécessaires).
Parfois, les partenaires rendent compte du PKOI par l´intermédiaire d´enquêtes utilisées pour mesurer le PM KOI.
Le tableau ci-dessous résume les principales différences entre les deux indicateurs :
Indicateur de résultat clé de l’intégration de la protection (PMKOI) Indicateur de résultat clé (outcome) de protection
(PKOI)
Ill vérifie si l’aide humanitaire est fournie de manière sûre, accessible, Il mesure l’amélioration du sentiment de sécurité (avec
redevable et participative. dignité) des bénéficiaires suite à une action de protection
(une action de protection autonome ou intégrée).
Il s'agit d'un indicateur de processus permettant de suivre et de Il s’agit d’un indicateur de résultat mesurant les actions de
déclencher la mise en œuvre d'actions/mesures correctives (si protection au niveau des résultats (valeur finale).
nécessaire) dans toutes les actions et tous les secteurs. (WASH,
Santé, Abris, Protection etc.)
12
Indicateur de résultat clé de l’intégration de la protection (PMKOI) Indicateur de résultat clé (outcome) de protection
(PKOI)
Recommandé pour TOUTES les actions apportant une assistance et Recommandé pour les actions financées par la DG ECHO
des services directs aux populations, quel que soit le(s) secteur(s) qui incluent au moins un résultat dans le secteur de la
d’intervention. protection (sauf si l'accent est uniquement mis sur le
plaidoyer).
Exemple : Exemple :
Suivi de l’accès sûr et digne des bénéficiaires aux activités Mesure le sentiment de sécurité (avec dignité) des
d’assistance, de l’inclusion, de la participation, de la redevabilité, etc., bénéficiaires lorsqu'ils effectuent des activités
pendant la mise en œuvre de l’action. contextuellement pertinentes qu’affectent des enjeux de
sécurité (avec dignité), comme aller chercher de l'eau, aller
au marché, rendre visite à des parents, accéder à des
documents, regrouper des mineurs séparés, réduire le
nombre d’agressions, etc.
[Link] [Link]
campaigns/policy-guidelines_en [Link]/resources-campaigns/policy-guidelines_en
13
Annexe 1.– Questions fréquemment posées
Pourquoi avons-nous besoin d’un Indicateur de résultat clé (outcome) de protection (PKOI) ?
La DG ECHO exige que toutes les opérations qu’elle finance reposent sur une logique d'intervention bien développée, qui définit les
objectifs à atteindre, les activités à entreprendre pour atteindre ces objectifs ainsi que la relation logique et les étapes intermédiaires
entre elles. Les indicateurs sont utilisés pour mesurer les réalisations (outputs) et les résultats de manière objective. Étant donné la
croissance du secteur de la protection, un indicateur de protection PKOI est crucial pour évaluer l’efficacité d’une action de protection
au niveau des résultats.
Mon organisation a déjà développé des outils pour mesurer la protection au niveau des résultats (outcomes). Sommes-
nous obligés de recourir au PKOI de la DG ECHO ?
Non. Les partenaires sont libres d'utiliser d'autres outils pour mesurer la protection au niveau des résultats, mais la DG ECHO attend
que vos rapports au niveau des résultats respectent les mêmes principes que si vous utilisiez le PKOI. Au stade actuel des données
probantes concernant les résultats en matière de protection, rendre compte des sentiments ou des perceptions des bénéficiaires
quant à leur sécurité (avec dignité) est l’une des normes les plus avancées.
Est-ce que nous mesurons si les bénéficiaires se sentent en sécurité ou s’ils se sentent plus en sécurité ?
Dans un contexte humanitaire, les gens peuvent ne pas se sentir en sécurité pour diverses raisons. Cependant, après une
intervention, ils peuvent se sentir plus en sécurité qu’au début, si l’action répond à certains de leurs principaux risques perçus. Par
conséquent, le PKOI vise à mesurer si les gens se sentent plus en sécurité, en particulier s’il existe un sentiment accru de sécurité
(avec dignité). Néanmoins, les individus peuvent encore se sentir en insécurité pour d’autres raisons (en espérant qu’elles soient
moins importantes).
Pourrions-nous utiliser des questions oui/non (binaires) en ce qui concerne le sentiment de sécurité avec dignité ?
À elles seules, les questions binaires (qui permettent de répondre par oui/non) fournissent peu d’informations pour l’indicateur et ne
suivent pas les instructions relatives à la mesure du PKOI. Elles ne sont pas recommandées.
Pouvons-nous utiliser un indicateur personnalisé pour mesurer la protection au niveau des résultats (outcomes) ?
Oui, les partenaires peuvent utiliser un indicateur alternatif. Néanmoins, il est important d’en discuter au cas par cas avec les AT ou
OP/AP de la DG ECHO au sein du bureau pays, afin que l’esprit du PKOI soit conservé et qu’une méthode de vérification appropriée
puisse être identifiée.
Est-il nécessaire d’interroger les mêmes personnes pour les enquêtes de référence et finales ?
Non, ce n'est pas nécessaire. Si vous respectez les exigences statistiques appropriées, vous n’avez pas nécessairement besoin
d’interroger les mêmes personnes pour les enquêtes de référence et finales sur le sentiment de sécurité, car l’échantillonnage
aléatoire et les techniques statistiques peuvent rendre compte des changements et des tendances au sein de la population cible au
fil du temps.
Pourquoi ne pas utiliser le bien-être plutôt que la dignité dans la formulation du PKOI ?
Pour mesurer le PKOI, le terme dignité semble plus utilisable et plus adapté à cet objectif que celui de bien-être. Néanmoins, le
terme bien-être peut être utilisé dans certains cas et contextes dans le cadre d’un indicateur personnalisé lorsque cela est dûment
justifié.
15
Annexe 2.- Pratique : Comment calculer le PKOI (exemple)
La boîte à outils PKOI (Excel) fournit un modèle pour calculer l'indicateur, comme dans l'exemple ci-dessous.
À titre d’exemple, supposons qu’un partenaire mette en œuvre une action de protection autonome ciblant 20 000 bénéficiaires
directs. L’action vise à cibler la population générale plutôt qu’à se concentrer sur un sous-groupe spécifique (ex. : les enfants, les
femmes, etc.).
Parmi les 18 600 bénéficiaires directs de plus de 5 ans, 377 personnes doivent être incluses dans chaque cycle d'enquête pour
respecter la règle des 95/5 (voir la cellule blanche la plus à droite dans le tableau ci-dessous) (sinon, seulement 96 bénéficiaires
seraient nécessaires en cas de contraintes opérationnelles liées à l'application de l'enquête, si la règle des 95/10 devait être
appliquée).
Un échantillonnage aléatoire permettra d'identifier le nombre de personnes correspondant à chaque sous-groupe de population. La
marge d’erreur associée a été vérifiée pour chacun d’eux afin d’identifier les limites au moyen d´une analyse des sous-groupes :
Les cellules orange foncé mettent en évidence une marge d'erreur supérieure à 10 %, ce qui peut poser problème pour garantir une
analyse statistiquement précise de ce sous-groupe, et pour laquelle les partenaires peuvent envisager d'augmenter ou de compléter
l'échantillon avec des techniques d'échantillonnage non probabilistes (par exemple, échantillonnage par quotas, échantillonnage
raisonné, etc.).
Toute question du PKOI permet une seule réponse, selon la boîte à outils Excel fournie. Pour calculer l'indicateur, veuillez suivre les
étapes ci-dessous :
1. Supprimez toutes les réponses « PAS DE RÉPONSE » de l'analyse (c'est-à-dire, excluez-les du dénominateur).
2. Faites la somme du nombre de répondants qui ont choisi « BEAUCOUP PLUS EN SÉCURITÉ » et « UN PEU PLUS EN
SÉCURITÉ » pour chaque question (s'il y en a plus d'une). Le nombre de réponses négatives peut être calculé par une simple
soustraction.
3. Calculez le pourcentage moyen des questions pour obtenir le résultat final du PKOI.
Exemple :
En regardant la colonne C du tableau (répondantes féminines, 18-49 ans), un échantillon de 122 personnes permettait une
marge d'erreur de 9 % (avec un niveau de confiance de 95 %). Deux femmes ont refusé de répondre, le dénominateur a
donc été réduit à 120. Les 85 réponses positives donnent une valeur de 71 % pour le PKOI de ce sous-groupe particulier
de la population.
Question 1
Je me sens
beaucoup plus 35 85 8 14 40 60 4 16
en sécurité
Je me sens un
peu plus en 14 23 1 9 13 38 2 10
sécurité
Je ne me sens
pas plus en
5 12 2 3 7 7 1 4
sécurité / Ne
sais pas
Refus de
7 2 1 1 5 4 1 0
répondre
Total
positif/dénomin 65% 71% 73% 54% 67% 57% 57% 53%
ateur
61 122 12 27 65 109 8 30
Notez que si deux questions ou plus du PKOI concernent différentes variables ou situations (par exemple, le sentiment de sécurité
dans une zone donnée et le sentiment de sécurité lorsque les bénéficiaires demandent de l’aide au gouvernement), il sera important
de conserver les deux valeurs. En effet, elles font référence à deux situations différentes, même si la moyenne des deux valeurs est
finalement calculée pour le PKOI.
17
Annexe 3.- Liste non exhaustive de variables et de questions PKOI possibles, telles qu'utilisées par les partenaires de la DG ECHO
Il s'agit d'une liste non exhaustive de variables et de questions PKOI selon les risques identifiés et l'objectif d'une action ; la plupart de ces questions proviennent d'actions
concrètes menées par les partenaires de la DG ECHO.
Veuillez noter que ces catégories se chevauchent dans une certaine mesure : vous pouvez choisir et adapter les questions qui reflètent le mieux votre action et vos activités, en
fonction des risques identifiés.
Détails des risques à traiter : Objectifs de protection possibles (basés sur la variable de Questions finales pour le PKOI (exemples)
protection, selon la colonne de gauche)
Avoir peur de / peur à cause de "Après la réalisation des activités X et Y de ce
projet..., dans quelle mesure vous sentez-vous
(à contextualiser): en sécurité maintenant lorsque..."
Aller chercher du bois ou de l'eau -Contribuer à prévenir/lutter contre les agressions lors de… ...vous allez chercher de l'eau à/dans … ?
Se déplacer dans une zone donnée (un -Contribuer à renforcer la sécurité sur des chemins ou des lieux ... vous rentrez chez vous le soir ?
camp par exemple), ou se rendre dans spécifiques
certaines zones ...vous vous rendez aux champs ?
-Fournir des services alternatifs si adéquats (pour réduire l'exposition
aux risques) …vous vous promenez dans votre communauté ?
-Mécanismes de protection communautaires
Être reçu dans un établissement de -Contribuer à renforcer la sécurité sur des chemins ou des lieux ...vous vous rendez à l'hôpital ?
service public existant (service de santé spécifiques
ou autres)
- Fournir des services alternatifs si adéquats (pour réduire l'exposition
aux risques)
Rester chez soi (être dans une zone -Contribuer à renforcer la sécurité sur des chemins ou des lieux ...vous restez chez vous pendant la journée ?
exposée par exemple) ou dans des lieux spécifiques
spécifiques
-Fournir des espaces sûrs aux enfants, aux femmes, aux filles et aux
garçons ou à d'autres groupes considérés comme présentant des
risques spécifiques dans le contexte.
-Contribuer à prévenir l’exposition de la population ciblée aux activités ... vous n’avez pas à croiser (certains acteurs) ?
de recrutement forcé
Exploitation au travail/esclavage
-Contribuer aux réponses communautaires pour éviter cela (en fonction ...si vous pouvez faire valoir vos droits... ?
du contexte)
Violences et abus sexuels, y compris la -Centres de soutien pour personnes ayant survécu à des violences …vous savez à qui recourir si … ?
prostitution forcée. Harcèlement sexuel. sexuelles
…vous savez où recevoir de l’aide ou une
-Orientation vers les services spécialisés orientation ?
Traite de personnes, notamment de -Centres d'accompagnement pour les victimes de la traite des …vous savez à qui recourir si … ?
femmes, de filles, de garçons et personnes …vous savez où recevoir de l’aide ou une
d’enfants. orientation ?
-Orientation vers les services spécialisés …de la traite des personnes ?
-Contribuer à renforcer la sécurité dans des zones/lieux ou sur des …signaler l'incident à la police ou à un comité au
chemins spécifiques. sein de la communauté ? (ou tout autre
Vol et cambriolage, agression violente mécanisme lié à la sécurité dans la zone)
Être battu ou attaqué pour quelque raison …maintenant que vous savez qui signaler en cas
que ce soit d’attaque ? (et vous attendez une réponse
adéquate après le signalement)