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SYSTEME D’INFORMATION

INTRODUCTION
Un système d'information (SI) est un ensemble des éléments ou ressources (humaines,
matérielles, logiciels, données et procédures) participant à la gestion ou aux traitements de
l’information (collecte, regroupement, classification, diffusion, …) dans une entité
(entreprise, établissement scolaire, gouvernement, ...)
On peut définir qu’un SI est un ensemble des composants nécessaires pour véhiculer
l’information depuis la collecte jusqu’à la diffusion.
Le transport de l’information est un ensemble des taches complexes puisqu’il y a plusieurs
éléments impliqués. Ce qui implique la nécessite d’une phase préliminaire lors de la
conception d’un SI, cette phase est appelé analyse. L’analyse est une méthode permettant de
mettre place un modèle sur lequel on va s'appuyer. Pour avoir un modèle, on procède à une
modélisation et la modélisation consiste à créer une représentation virtuelle d'une réalité de
telle façon à faire ressortir les points auxquels on s'intéresse.
Il existe plusieurs méthodes d'analyse, par exemple : MERISE et UML
MERISE ou Méthode d’Étude et de Réalisation Informatique pour les Systèmes
d’Entreprise : est une méthode de conception d’un SI basé sur la séparation des données et des
traitements à effectuer en plusieurs modèles conceptuels et physiques.
UML : (Unified Modeling Language, ou "langage de modélisation unifié) est un langage de
modélisation graphique utilisé en développement logiciel, et en conception orientée objet
(entité informatique).
Dans ce cours, on va se limiter à MERISE.
Présentation de Merise
Merise se caractérise par :
une approche systémique en ayant une vue de l’entreprise en terme de systèmes
une séparation des données (le côté statique) et des traitements (le côté dynamique)
une approche par niveaux
La figure suivante montre un schéma d’un système de l’Entreprise

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a. Le système de pilotage
Le système de pilotage définit les missions et les objectifs, organise l’emploi des moyens,
contrôle l’exécution des travaux. Il assigne des objectifs à l’organisation, analyse
l’environnement et le fonctionnement interne à l’organisation, contrôle le système opérant. Il
est relié aux autres systèmes par des flux d’informations internes.
b. Le système d’information
Le système d’information est l’ensemble des ressources humaines, techniques et financières
qui fournissent, utilisent, compilent, traitent et distribuent l’information de l’organisation. Il
alimente l’organisation en informations d’origines diverses (internes ou externes). Il est la
passerelle obligatoire pour toutes les informations de l’entreprise.
c. Le système opérant
Le système opérant est l’ensemble des moyens humains, matériels, organisationnels qui
exécutent les ordres du système de pilotage. Il assure le fonctionnement du système global,
son activité est contrôlée par le système de pilotage.

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La séparation des données et des traitements
1. Les données (ou informations)
L’information est l’émission ou la réception de signaux oraux ou écrits, sonores, visuels ou
multimédias dont le but est de déclencher les processus alimentant l’échange, base naturelle et
indispensable de l’animation de l’organisation.
Les informations se recueillent à l’intérieur du domaine à étudier. La liste d’informations est
constituée de plusieurs façons :
l’interview
l’étude des documents internes
l’étude des documents externes
a. L’interview
Une des phases du recueil d’information est un entretien avec les différents acteurs de
l’organisation. Cet entretien permet de définir le périmètre de l’applicatif futur. Les
informations orales sont classées et regroupées en parties distinctes. Ainsi, les informations
concernant l’enregistrement des données de l’organisation seront regroupées.
b. L’étude des documents internes
Les documents internes (factures, bons de livraison, ordres de fabrication) recèlent des
informations qui sont souvent omises lors des entretiens. Ces oublis sont dus au caractère
automatique et récurrent de ces informations.
Les personnes qui les manipulent au quotidien oublient souvent de les citer tant elles leur
paraissent évidentes.
c. L’étude des documents externes
L’étude des documents externes (factures des fournisseurs, bons de livraison fournisseurs...)
tout comme l’étude des documents internes permet de découvrir des informations oubliées
lors des interviews et de découvrir aussi quelques règles de gestion.
Pour ce recueil d’informations, il est nécessaire de respecter certaines règles pour éviter des
erreurs futures.
Avant d’ajouter une information, il est impératif de s’assurer qu’elle n’est pas déjà présente.
Par exemple, un numéro client peut apparaître sur un bon de livraison et sur une facture. Ce
n’est pas la peine de le répertorier deux fois.
De même, une information peut être synonyme d’une autre. Par exemple sur le bon de
livraison il apparaît « Code client » et sur la facture « Numéro Client ». Il est impératif de ne
garder qu’une seule des deux informations.

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2. Les différents types d’informations
a. Les informations élémentaires et mémorisables
Les informations élémentaires sont des informations dont les valeurs ne peuvent pas être
inventées, elles ne sont pas déductibles d’autres informations.
Par exemple, un nom de client ou sa raison sociale ne peuvent pas être inventés.
Une quantité commandée ne peut pas non plus être inventée.
Une information doit être atomique, c’est à dire non décomposable. Par exemple si
l’information Adresse doit contenir « 36, rue de la paix 75000 Paris » celle-ci peut être
décomposée en plusieurs informations élémentaires :
Adresse
Code postal
Ville
Chaque valeur prise par une information est appelée une occurrence. Par exemple,
l’information Nom peut avoir les occurrences suivantes :
Baptiste
Durand
b. Les informations calculées
Les informations calculées sont déductibles des informations élémentaires.
Par exemple, le total d’une ligne de commande est le résultat de la multiplication du prix de
vente hors taxe et de la quantité commandée.
c. Les traitements
Ils sont collectés comme les informations via un processus d’interview et d’étude des
documents.
Ils peuvent être de deux sortes :
automatiques
manuels
Ils sont déclenchés par l’arrivée d’évènements.
La gestion des traitements sert à identifier les fonctionnalités selon une approche qui va du
général au particulier et qui définit leur découpage et leur enchaînement.
Une approche par niveaux
Pour la conception d’un SI, il est nécessaire de considérer quatre niveaux d’études :
Le niveau conceptuel
Le niveau organisationnel
Le niveau logique

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Le niveau physique
1. Le niveau conceptuel
Le niveau conceptuel consiste à concevoir le SI en faisant abstraction de toutes les contraintes
techniques ou organisationnelles et cela tant au niveau des données que des traitements.
Le niveau conceptuel répond à la question Quoi ? (le quoi faire, avec quelles données).
Le formalisme Merise employé sera :
Le Modèle Conceptuel des Données (MCD)
Le Modèle Conceptuel des Traitements (MCT)
2. Le niveau organisationnel
Le niveau organisationnel a comme mission d’intégrer dans l’analyse les critères liés à
l’organisation étudiée. Le niveau organisationnel fera préciser les notions de temporalité, de
chronologie des opérations, d’unité de lieu, définira les postes de travail, l’accès aux bases de
données…
Les questions posées, au niveau des traitements, sont :
Qui ?
Où ?
Quand ?
Le formalisme Merise employé sera :
Le Modèle Organisationnel des Données (MOD)
Le Modèle Organisationnel des Traitements (MOT)
3. Le niveau logique
Le niveau logique est indépendant du matériel informatique, des langages de programmation
ou de gestion des données. C’est la réponse à la question Avec quoi ?
Le formalisme sera :
Le Modèle Logique des Données (MLD)
Le Modèle Logique des Traitements (MLT)
4. Le niveau physique
Le niveau physique permet de définir l’organisation réelle (physique) des données. Il apporte
les solutions techniques, par exemple sur les méthodes de stockage et d’accès à l’information.
C’est la réponse au Comment ?
Le formalisme employé sera :
Le Modèle Physique des Données (MPD)
Le Modèle Opérationnel et physique des Traitements (MOpT)

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5. Tableau récapitulatif

Niveaux Données Traitements


Conceptuel Modèle Conceptuel des Données Modèle Conceptuel des Traitements
Organisationnel Modèle Organisationnel des Modèle Organisationnel des Traitements
Données
Logique Modèle Logique des Données Modèle Logique des traitements
Physique Modèle Physique des Données Modèle Opérationnel et Physique des
Traitements

Dépendances fonctionnelles
Pour être traitées de manière informatisée, les données doivent être décrites dans un
formalisme compris par le système informatique qui va les gérer. Voici les formats génériques
utilisés :
Le type alphabétique (rien que des caractères)
Le type alphanumérique (des caractères, des chiffres…)
Le type numérique (les nombres)
Le type date.
Le type logique (0-1, Vrai- Faux, Oui-Non)
Suite à l’interview et la collecte des documents il est nécessaire de centraliser toutes les
informations et règles de gestions (calcul d’un taux de remise par exemple) au sein d’un
document. Ce document se nomme le dictionnaire des données.
1. Le dictionnaire des données
Le dictionnaire des données est un document qui permet de recenser, de classer et de trier
toutes les informations (les données) collectées lors des entretiens ou de l’étude des
documents. Le dictionnaire peut être plus ou moins élaboré selon le niveau de granularité
souhaité. En voici un exemple :

Nom de
Règle de Règle de
la Format Longueur Type Document
calcul gestion
Donnée
Élémentaire Calculé

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Nom de la donnée
Cette cellule recevra une donnée par exemple : Nom client.
Format
Ici sera indiqué le format de la donnée, par exemple : alphabétique.
Longueur
La longueur approximative ou exacte de la donnée sera indiquée, par exemple : 30
Type
Une croix sera inscrite dans la colonne pour indiquer si la donnée est élémentaire ou calculée.
Règle de calcul
Ici sera indiquée de manière claire la formule ou le calcul nécessaire à appliquer pour obtenir
la donnée.
Règle de gestion
Dans cette zone sera indiquée, si nécessaire, la règle de gestion inhérente à la donnée.
Document
La rubrique document permet de saisir le document dans lequel a été trouvée la donnée.
Voici ce que pourrait être le dictionnaire :
Nom de Type Document
Règle de Règle de
la Format Longueur
Calcul gestion
donnée E C
Nom Facture
Alphabétique 30 X
client
Le nom est au format alphabétique, d’une longueur de 30 caractères, de type élémentaire, il
n’y a aucune règle de gestion et le document dans lequel l’information a été trouvée est la
facture.
Les dépendances fonctionnelles
Le rôle de l’établissement des dépendances fonctionnelles est de nous aider à comprendre les
liens existants entre chaque donnée. Cette démarche de recherche des dépendances
fonctionnelles est la pierre angulaire de toute l’analyse des données. En effet, cette activité
étant la première dans l’élaboration de l’analyse, si elle est négligée c’est tout l’ensemble qui
en subira les conséquences.
Définition
Une donnée B dépend fonctionnellement (ou est en dépendance fonctionnelle) d’une donnée
A lorsque la connaissance de la valeur de la donnée A nous permet la connaissance d’une et
au maximum une seule valeur de la donnée B.

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Par exemple :
La connaissance de la valeur d’un numéro de client nous permet de connaître sans ambiguïté
la valeur d’un et d’un seul nom de client.
Formalisme
Le formalisme de représentation d’une dépendance fonctionnelle est le suivant :
Numéro adhérent → (Nom adhérent, prénom, adresse, code postal, ville, téléphone, mail, date
d’adhésion)
Numéro adhérent sera appelé la clé de la relation ou clé primaire ou encore identifiant de la
relation.
La partie gauche de la dépendance fonctionnelle (ici Numéro adhérent) est aussi appelée
source de la dépendance fonctionnelle. La partie droite de la dépendance fonctionnelle est
appelée le but de la dépendance fonctionnelle.
1. Dépendances fonctionnelles composées
Une dépendance fonctionnelle qui comporte plusieurs attributs est dite composée.
Voici un exemple de dépendance fonctionnelle composée :
(Numéro Coureur, Numéro course) → (temps)
Interprétation
Connaissant le numéro du coureur et le numéro de la course, nous connaissons de façon
certaine le temps chronométré d’un coureur précis sur une course précise.
Autre exemple :
(Code athlète, code sport) → (année de pratique)
Interprétation
Connaissant le code de l’athlète et le code du sport nous pouvons connaître de façon sûre et
unique le nombre d’années de pratique. Comme nous pouvons le constater la seule
connaissance du code d’athlète ne nous permet pas de connaître le nombre d’années de
pratique, de la même manière la seule connaissance du code du sport ne permet pas la
connaissance pleine et entière des années de pratique. Structurellement, il est nécessaire
d’avoir les deux informations : le code de l’athlète et le code du sport, pour pouvoir connaître
les années de pratique d’un sport précis par un athlète précis.
2. Dépendance fonctionnelle élémentaire
Une dépendance fonctionnelle A → B est élémentaire s’il n’existe pas une donnée C, sous-
ensemble de A, décrivant une dépendance fonctionnelle de type C → B
Par exemple :
RéférenceProduit → Désignation

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NuméroCommande, RéférenceProduit → Quantité
NuméroCommande, RéférenceProduit → Désignation
La première dépendance fonctionnelle est correcte car ayant deux rubriques elle est
élémentaire.
La deuxième dépendance fonctionnelle est correcte également car la connaissance d’un
numéro de commande et d’une référence produit nous permet de connaître la quantité
commandé du produit. Elle est aussi élémentaire car c’est la connaissance du couple
(NuméroCommande, RéférenceProduit) et pas seulement d’un des éléments qui permet la
connaissance de la quantité.
La troisième dépendance fonctionnelle n’est pas élémentaire car il existe à l’intérieur d’elle
RéférenceProduit →Désignation qui était déjà une dépendance fonctionnelle élémentaire.
Pour connaître la Désignation, NuméroCommande est dans ce cas superflu.
3. Dépendance fonctionnelle élémentaire directe
On dit que la dépendance fonctionnelle A → B est directe s’il n’existe aucun attribut C tel que
l’on puisse avoir A → C et C → B. En d’autres termes, cela signifie que la dépendance
fonctionnelle entre A et B ne peut pas être obtenue par transitivité.
Exemple :
NumClasse → NumElève
NumEleve → NomElève
NumClasse → NomElève
La troisième dépendance fonctionnelle n’est pas directe car nous pourrions écrire :
NumClasse → NumElève → NomElève
4. Méthodologie d’élaboration des dépendances fonctionnelles
L’élaboration des dépendances fonctionnelles est réalisée à l’aide du dictionnaire des
données. La démarche consiste à rechercher :
les dépendances fonctionnelles formées par deux rubriques, élémentaires et directes
les dépendances fonctionnelles composées
3. Graphe des dépendances fonctionnelles
Le graphe des dépendances fonctionnelles est une étape intéressante car il épure le
dictionnaire en ne retenant que les données non déduites et élémentaires et il permet une
représentation spatiale de ce que sera le futur modèle conceptuel des données.
Voici un exemple de graphe des dépendances fonctionnelles concernant le camping :

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