Al Amine
Article sur l’ouverture du barrage de manantali : Cause, conséquences et
solution .
Environnement ,mon combat .
Le débordement du fleuve Sénégal dans la région orientale du Sénégal,
notamment à Bakel, Matam, et dans d'autres zones, est parfois lié à l'ouverture
du barrage de Manantali. Ce barrage, situé au Mali, régule les eaux du fleuve
Sénégal, mais son ouverture peut entraîner des inondations en aval, surtout
lorsque des précipitations abondantes coïncident avec cette libération d'eau.
Causes liées à l'ouverture du barrage de Manantali :
Gestion des crues : Le barrage de Manantali est conçu pour la
régulation des crues et la production d'énergie hydroélectrique. Lorsque
le niveau d'eau devient trop élevé dans le réservoir en raison de fortes
pluies, les gestionnaires doivent ouvrir les vannes pour éviter que le
barrage ne cède, ce qui libère une grande quantité d’eau en aval.
2. Précipitations excessives dans le bassin du fleuve Sénégal : Une
combinaison de pluies abondantes en amont du barrage et de l'ouverture
des vannes conduit à des niveaux d'eau exceptionnellement élevés en
aval, provoquant des débordements dans des zones comme Bakel et
Matam.
3. Problèmes de coordination entre pays riverains : La gestion des
barrages sur le fleuve Sénégal nécessite une coordination entre le Mali,
la Mauritanie et le Sénégal. Des difficultés dans la communication ou
dans la gestion concertée de l’eau peuvent accentuer le risque
d'inondations.
Conséquences du débordement du fleuve :
Inondations des zones habitées : Les villes et villages situés le long du
fleuve, notamment à Bakel, Matam, et Podor, subissent des inondations
qui entraînent des pertes humaines, des déplacements massifs de
populations, et la destruction de biens matériels.
2. Dégâts sur les infrastructures : Routes, ponts, écoles, centres de
santé et maisons sont souvent gravement endommagés, ce qui paralyse
l’activité économique et sociale des régions touchées.
3. Perte des cultures: Les terres agricoles inondées provoquent des
pertes de récoltes importantes, notamment pour les cultures de riz et de
légumes, aggravant l'insécurité alimentaire.
4. Propagation des maladies : L’eau stagnante causée par les
inondations devient un terreau fertile pour les moustiques, augmentant
ainsi le risque de maladies telles que le paludisme. De plus, les systèmes
d’assainissement étant souvent submergés, le risque d’épidémies de
maladies d’origine hydrique, comme le choléra, augmente.
5. Perte de bétail: Les éleveurs perdent souvent des animaux à cause
des crues soudaines, affectant leurs moyens de subsistance.
Solutions proposées :
Amélioration de la gestion concertée du barrage : Les pays riverains
(Sénégal, Mali, Mauritanie, Guinée) doivent renforcer la coordination via
l'Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) afin
d'optimiser la gestion des crues et d'éviter les débordements soudains.
2. Renforcement des infrastructures locales : Construire et
entretenir des digues et des barrages secondaires dans les zones
vulnérables, notamment à Bakel et Matam, pour mieux canaliser les
crues. Ces ouvrages peuvent contenir l’eau en cas de libération
importante depuis Manantali.
3. Systèmes d'alerte précoce : Mettre en place des systèmes d'alerte
efficaces pour avertir les populations en aval plusieurs jours à l'avance en
cas de risque de débordement, afin qu'elles puissent évacuer à temps.
4. Planification urbaine adaptée : Promouvoir des constructions à
l’abri des zones inondables et limiter les installations humaines dans les
plaines inondables. Développer des infrastructures résilientes aux crues.
5. Reforestation et conservation des sols : Encourager la
reforestation autour des bassins versants pour réduire l’écoulement
rapide de l’eau vers le fleuve, contribuant à la régulation naturelle du
débit.
6. Sensibilisation des communautés locales : Former les populations
locales à la gestion des risques d'inondation, en particulier celles qui
vivent dans les zones à risque, pour minimiser les pertes humaines et
matérielles lors des crues.
7. Stockage des eaux libérées : Étudier la possibilité de construire des
réservoirs supplémentaires ou des systèmes de rétention d'eau afin de
stocker les eaux libérées de Manantali et de les utiliser pour l'irrigation
ou la production d'énergie.
En résumé, l’ouverture du barrage de Manantali, bien qu’essentielle pour éviter
des incidents majeurs en amont, doit être mieux anticipée et gérée afin de
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minimiser les impacts en aval, notamment dans les régions de Bakel et Matam,
où les inondations causent régulièrement des pertes considérables.
Cordialement, Al Amine