Course à pied, de l’endurance à l’ultra endurance
Table des matières
I- Exigence physiologique.......................................................................................................................2
Contrainte métabolique lors des activités d’ultra-endurance :..........................................................2
Endurance continue sous-maximale...................................................................................................3
4 Facettes de l’ultra-endurance..........................................................................................................3
Synthèse.............................................................................................................................................4
II- Vision de l’entraîneur.........................................................................................................................5
Economie de course...........................................................................................................................5
Test et sécurité...................................................................................................................................5
Planification type................................................................................................................................6
III- Encadrement médical : aspect locomoteur.......................................................................................7
Force d’impact....................................................................................................................................7
Déterminants des pathologies............................................................................................................8
Pathologie médicale...........................................................................................................................8
I- Exigence physiologique
L’ultra endurance correspond aux épreuves plus longues que les marathons.
Aspect de la performance :
- Profil physiologique
- Méthodologie d’entraînement
Aspect Energétique et métabolique :
- +++ Aérobie
- Peu de lactique
Contrainte métabolique lors des activités d’ultra-endurance :
Aspect quantitatif
- Tour de France : entre 6000 et 9000 kcal
- Ultra marathon : entre 8000 et 12 000 kcal
- IronMan : 9500 kcal
Aspects qualitatifs
- % de VO2 max ?
-5-6h d’effort continue = VO2 < 60% VO2max
-trail 24h = VO2 < 40% VO2max
- Evolution du coup énergétique ?
-dérive du CE jusqu’à 8h de course puis relative stabilisation
= dû à l’augmentation de l’utilisation de lipide/recrutement des fibres/Déshydratation
Disponibilité Energétique
Lipides : 90 000 – 135 000 Kcal
Glucides : 2000- 4000 Kcal
Importance d’un apport régulier de glucide (hydrate de carbone)
La capacité de mobilisation et utilisation des lipides est essentiel
Endurance continue sous-maximale
% en fonction :
- Du niveau athlétique de l’athlète
- Des caractéristiques de l’épreuve
- Des conditions environnementales
Le coût énergétique ne doit pas dépasser 60% pour utiliser préférentiellement les lipides
Le niveau d’activation du système cardio-respiratoire est sous-maximal (75-89% FCM ; V/min
de 55 à 100)
4 Facettes de l’ultra-endurance
1- Cardio respiratoire : Inné et acquis
2- Mentale :
- Mental pour ne rien lâcher
- Inné ? acquis ? pas toute la même propension à aller aussi loin dans la douleur
3-Musculaire :
- Economie gestuelle, rendement
- S’améliore avec l’E ? oui mais …
- Inné et acquis
4- Métabolique
- Concept encore flou … = capacité d’oxyder les graisses à un débit élevée
- Inné ? acquis ?
- S’améliore avec l’entraînement ? stratégies nutritionnelles ?
Synthèse
Donné physiologiques importante en ultra-endurance :
- VO2max, SL1 et SL2
- Economie de course
On peut compenser une VO2max plus faible qu’un adversaire par une bonne EC.
- Utilisation des graisses à l’effort (lipides)
- Production et utilisation du lactate
- Autres ?
Une performance dépend toujours de plusieurs facteurs mais l’importance des facteurs dépend de la
durée de l’épreuve.
Paramètres influançant la per-
formance
100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
10 30 60 150
autres VO2max Endurance
II- Vision de l’entraîneur
Prendre connaissance des demandes physiologiques
- VO2max : VMA courte -> (30’’-30’’ : développement / 30’’-45’’ : Entretiens)
- Economie de course -> Plyométrie, économie de course, coordination de course
- % de VO2 -> Capacité/puissance aérobie, seuil 1, seuil 2, inter S1-S2
- Endurance de force -> musculation en salle et nature. Consomme moins d’O2 car on
développe un meilleure rendement et une meilleure économie de course
Economie de course
Facteur Facteurs
Entraînement Environnement Physiologie
biomécaniques anthropométrique
Intervalles Altitude VO2 max Souplesse morphologie des
(plat/côtes) chaleur facteur composante membres
Séquences métabolliques élastique raideur musculaire,
pliométriques influences des facteurs mécaniques souplesse des
exercice en haute différentes vitesses force de réaction et tendons
intensité de course rigidité musculaire indice de masse
répartition des corporelle et % de
charges masse maigre
Test et sécurité
Passage au CAPS pour différents tests
Sécurité athlète/entraîneur.
Test de terrain.
- VMA (test Margaria)
- Force
- Technique/coordination (terrain spécifique).
Planification type
Macro-cycle
Semaine
III- Encadrement médical : aspect locomoteur
Force d’impact
- Force verticale de réaction du sol
- Marche : à peine plus que le poids du corps
- Course à pied : 1.5 à 6x le poids du corps
- Déterminants :
-Velocité du pied et du centre de gravité
-masse effective du corps
-surface de contact
-amortissement chaussres/technique de course
-terrain de course
Foulée antérieure Foulée postérieure
- La foulée antérieure est à la mode
-Diminution de la force d’impact : cheville, genou,
hanche
-Agression plus importante de la chaine
postérieure :
tendon d’Achille, aponévrose, métatarse, …
-Propulsion et dynamisme = économie de course –
déplacement du centre de gravité et son évolution
en
cours de course avec la fatigue
Déterminants des pathologies
Les variables d’entraînement
Evidences scientifique :
- Trop grande fréquence hebdomadaire
- Distance (et/ou durée) de course excessive !! 65km/semaine
- Vitesse (et/ou intensité) de la course
- Augmentation rapide du kilométrage
- Respect des micro et macrocycle
Absence d’évidence scientifique :
- Les dogmes d’entraînements
- Variabilité individuelle
Facteur anatomique
- Pied creux-plat-valgus
- Amplitude de mouvement de la cheville
- Inégalité de longueurs des membres inférieurs
- Troubles de l’axe des membres inférieurs (angle G)
Facteur biomécanique
Cinétiques (déplacement des masses)
- Force d’impact vertical
- Fréquence d’impact Evidence scientifique
- Poids corporel
- Chaussure (usure, drop, amorti)
- Surface de course
Très impliqué
- Type de foulée
- Cadence
Cinématique (3D)
- Pronation
- Pathologie dans les extrêmes
- Un pied valgus et hyper pronateur peut être très bien compensé par les éducatif
Multifactoriel : une évidence
- Masculin/féminin
- Autres pratiques sportive/entraînement croisés
- Nutrition
- Antécédent personnelle
- Génétique
- Expérience de course
- Stress humeur
- Etat de fatigue
- Hygiène de vie
Pathologie médicale
- MUSCLES : crampes => Rhabdomyolyse
- OS : Remodelage
- CŒUR : HVG
- TUBE DIGESTIF
- REINS
- FOIE
- SYSTEME IMMUNITAIRE
- HYPERVOLEMIE : anémie, hypoanémie
Pathologie de l’appareil locomoteur
Les plus fréquentes :
- Syndrome fémoraux-patellaire
- Facture de fatigue
- Périostite tibiale
- Tendinopathie rotulienne
- Tendino-bursite TFL
- Aponévrosite plantaire
- Tendinopathie achilléenne
- Pathologie cutanées unguéales
Bassin et hanche :
- Tendinopathies
-
Fracture de fatigue
- Femme
- Oligo-aménorrhée
- Trouble de l’alimentation
- Altération de la densité osseuse
- Erreurs de planification (notion des 65km/ semaine)
- Troubles statiques
- Poids corporel
- Début insidieux
- Palpation élective
IV- expérience personnelle
Se baser sur les % de seuils lactique plutôt que sur la VO2max semble plus précis pour calculer les
zones d’entraînement.
En fonction de la température extérieur, privilégié des eaux tempérées :
- Plus agréable à boire
- Moins de problèmes d’assimilation
V- Impact biologique : marqueur cardiaque
Impact de la pratique sportive extrême sur les marqueurs biologique de spécificité
cardiaque
Les problèmes cardiaques sont la cause n°1 de décès à cause de la sédentarité.
MAIS
Le sport =/= bonne santé
Biomarqueur = substance mesurable utilisé comme indicateur d’un état biologique.