Memoire de Stage
Memoire de Stage
Union- Discipline-Travail
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
Année
universitaire : Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique
2023-2024
MEMOIRE DE MASTER
Spécialité : Agroforesterie
DÉDICACE
Je dédie ce mémoire à ma mère SAHON Koné et à mon père feu VEHI Yaké ainsi qu’à toute
ma famille pour le soutien moral et financier qu’elles m’ont apportées dans mes études
jusqu’ici. En vous, j’ai trouvé le courage et la force. Que Dieu vous bénisse ! Je vous serai
reconnaissant toute ma vie.
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
i
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
REMERCIEMENTS
Je tiens à exprimer mes sincères remerciements à toutes les personnes qui ont contribué de près
ou de loin à la réalisation de ce mémoire, pour leur soutien indéfectible et pour le grand intérêt
qu’elles accordent au progrès de la recherche scientifique.
Mes remerciements vont à l’endroit du Professeur TANO Yao, président de l’Université Nangui
ABROGOUA de m’avoir accepté dans cette Université et au Professeur TIHO Seydou, Vice-
Président de l’Université Nangui ABROGOUA et ses collaborateurs pour leur implication dans
la formation des étudiants de l’Université Nangui ABROGOUA.
Je remercie également le Professeur BAKAYOKO Adama, Doyen de l’UFR Sciences de la
Nature (SN) et ses collaborateurs de m’avoir permis de m’inscrire à l’UFR SN et le Docteur
KWADJO Éric, Responsable de la filière Protection des Végétaux et de l’Environnement
(PVE), ainsi qu’à tous les enseignants de cette filière pour leurs connaissances partagées.
Au Docteur KONE Wowo Armand, mon directeur de recherche, pour toutes les connaissances
acquises auprès de lui et surtout pour l’attention qu’il a manifestée pour mon travail et à mon
égard, sans oublier son soutien et sa grande disponibilité ;
Au Professeur KONE Moussa, Responsable de la Licence Protection des Végétaux et de
l’Environnement (PVE) pour les connaissances qu’il m’a apportées en Écologie Générale et
m’avoir accepté en licence PVE.
Je témoigne une gratitude particulière à mes moniteurs, Docteur KONAN N’Guessan Louis et
Docteur YAPO Guy Roland pour toutes les connaissances acquises auprès d’eux, pour m’avoir
fait profiter pleinement de leur rigueur dans le travail et surtout leurs disponibilité et
encouragements ;
Au Doctorant TRAORE Abou, étudiant à l’UFR SGE, pour toutes les connaissances acquises
auprès de lui, pour m’avoir fait profiter pleinement de sa rigueur dans le travail et surtout sa
disponibilité et ses encouragements ;
Je remercie KOUASSI Assoa Oulianov, étudiant à l’UFR SGE et HASSOUMI Oumar, étudiant
à l’UFR SN, pour toutes les connaissances acquises auprès d’eux ;
J’exprime ma reconnaissance à l’endroit de mes camarades étudiants de la filière Protection des
Végétaux et de l’Environnement pour leur aide et leur encouragement dans mes travaux.
Je remercie ma mère pour ses soutiens moraux et financiers.
Je remercie enfin tous mes amis ainsi que ceux qui ont apporté leur contribution à l’élaboration
de ce document.
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
ii
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
2.2. Méthodes....................................................................................................................... 18
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
iii
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
CONCLUSION ET PERSPECTIVES................................................................................................... 29
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES................................................................................................ 32
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
iv
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
v
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
Figure 3 : système agroforestier avec cultures vivrières et système agroforestier avec laitue
(source : Battesti V. 1997) .......................................................................................................... 9
Figure 9 : teneurs en carbone organique du sol en fonction des systèmes agroforestiers ....... 22
Figure 10 : teneurs en azote total du sol en fonction des systèmes agroforestiers .................. 23
Figure 11 : rapports carbone/azote du sol dans les différents systèmes agroforestiers ........... 24
Figure 14 : stocks d’azote total du sol en fonction des systèmes agroforestiers ..................... 26
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
vi
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
RÉSUMÉ
L'agroforesterie est envisagée comme une solution durable pour améliorer la productivité
agricole et maintenir la santé des sols et la qualité des produits de récolte. Cette étude, menée
dans une cocoteraie à Alépé au sud de la Côte d’Ivoire, évalue l’impact de différents groupes
de plantes associées à la culture du cocotier sur le statut organique du sol. Les différents
systèmes agroforestiers établis dans la plantation ont été décrits. Dans chacun des blocs de
cocotiers, des échantillons de sol ont été collectés dans la couche 0-10 cm en cinq points espacés
d’environ 30 m pour mesurer les teneurs du sol en carbone organique (COS) et en azote total
(NT) ainsi que le rapport C/N et le pH. Les stocks de COS et de NT ont également été calculés.
Il ressort qu’il y a deux systèmes agroforestiers AFD 21 et AFD 22 puis un témoin dans la
cocoteraie. Les espèces associées sur le système AFD21 étaient Tithonia diversifolia, Cajanus
cajan, Acacia mangium et des Musa spp. Sur le système AFD22, il y avait C. cajan, A.
mangium, des cacaoyers (Theobroma cacao) et des Musa spp. Le témoin (B23) associait une
couverture herbacée de Pueraria phaseoloides (Fabaceae) et les cocotiers. Les résultats
montrent qu’au bout de trois années, seulement la teneur et le stock de COS ont été impactés,
le bloc AFD21 affichant les valeurs les plus élevées (23,4 g kg-1 et 29,9 t ha-1, respectivement).
Les deux autres blocs présentaient des valeurs similaires. Cette étude montre que l’efficacité
des systèmes agroforestiers dynamiques dépend de la composition des espèces de plantes
associées et met en évidence la contribution significative de Tithonia diversifolia.
Mots clés : Agriculture biologique, Agroforesterie, Cocos nucifera, Matière organique du sol,
Tithonia diversifolia
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
vii
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
ABSTRACT
Keywords: Organic farming, Agroforestry, Coconut trees, Soil organic matter, Tithonia
diversifolia
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
viii
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
INTRODUCTION
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
1
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
INTRODUCTION
En Côte d’Ivoire comme dans la plupart des pays en Afrique de l’ouest, les paysans sont
confrontés à un faible niveau de fertilité des sols (Koné et al., 2020). La productivité agricole,
la sécurité alimentaire et le bien-être économique de la population dépendent étroitement de la
capacité des sols à soutenir des cultures saines et abondantes (Smith, 2018). Le cocotier joue
un rôle vital dans l’économie et l’alimentation des populations dans les zones tropicales et
particulièrement dans certains pays côtiers comme la Côte d’Ivoire (Diby et al., 2009). Dans
un contexte où l’agriculture demeure un moteur économique vital, la préservation et
l’amélioration de la fertilité des sols revêtent une importance capitale. Les systèmes
agroforestiers, qu'ils soient simples ou complexes, offrent des solutions diverses et adaptatives
pour l'agriculture durable.
La présente étude a pour objectif de contribuer à la production durable de coco en Côte d’Ivoire.
Plus spécifiquement, il s’agit d’évaluer l’impact de différents groupes de plantes associées à la
culture du cocotier sur le statut organique du sol. Elle ouvre la voie à une culture de cocotier
plus résilientes et durables.
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
2
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
cocotier, la seconde partie fait ressortir le matériel et les méthodes utilisés en vue d’aboutir aux
résultats et la discussion qui constituent la troisième partie.
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
3
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
GÉNÉRALITÉS
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
4
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
I. GÉNÉRALITÉS
Cette étude a été réalisée à l’Alépé, une ville située au sud de la Côte d’Ivoire, dans la région
de l’Agneby-Tiassa (Figure1). La ville d’Alépé est entourée de terres agricoles, avec une
importante production de cultures vivrières et industrielle telles que le maïs, le manioc et le
cacao. La zone d'Alépé est également propice à la culture du cocotier, une plante largement
cultivée pour ses fruits et son huile, et aux cultures de l’ananas.
1.2. Climat
Le climat de la ville d’Alépé est du type tropical humide, caractérisé par des températures
élevées toute l’année, avec des variations saisonnières relativement faibles (Koné et al., 2017).
La saison pluvieuse est chaude et humide, avec des précipitations abondantes, tandis que la
saison sèche est douce et sèche. Les précipitations peuvent être réparties tout au long de l’année,
mais il y a souvent une saison des pluies plus prononcée, avec des averses régulières et parfois
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
5
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
des tempêtes tropicales. En plus, ce type de climat favorise une végétation dense et luxuriante,
avec une grande diversité d’espèces végétales. Les sols sont souvent riches en matière
organique, mais peuvent également être sujets à l’érosion en raison des fortes précipitations
(Yéo et al., 2019). Les températures élevées peuvent favoriser la croissance des cultures, et les
précipitations abondantes peuvent fournir l’eau nécessaire à la production agricole (Sow et al.,
2021). Cependant, les événements climatiques extrêmes tels que les sécheresses ou les tempêtes
peuvent également poser des défis aux agriculteurs. La gestion de l’eau et la résilience aux
changements climatiques sont donc des aspects importants à prendre en compte dans les
pratiques agricoles en climat tropical.
1.3. Sol
Les sols à l’Alépé présentent une diversité pédologique, une variabilité importante en termes
de texture et de composition. Certains secteurs peuvent être susceptibles à l’érosion tandis que
d’autres peuvent être propices à la rétention d’eau (Leroux et al., 2018). Alépé abrite une
variété de types de sols, dont des sols ferrugineux, des sols latéritiques, et des sols alluviaux le
long des cours d’eau. Ces variations influentes sur la disponibilité des nutriments et la rétention
d’eau. De plus, la région présente une variabilité texturale significative, allant des sols argileux
aux sols plus sableux. Cette diversité peut influencer la rétention d'eau, la perméabilité, et la
disponibilité des nutriments pour les cultures et l'altitude des hautes terres d'Alépé peut entraîner
des variations dans la topographie, affectant la dynamique de l'érosion dont, certains secteurs
peuvent être plus sujets à l'érosion, influençant la fertilité du sol (Smith et al., 2021). Enfin, les
sols dérivent de différents types de roches et de matériaux parentaux. En effet, la nature de ces
matériaux a des implications sur la disponibilité des éléments nutritifs essentiels pour les
plantes.
Alépé, est une région réputée pour la richesse en biodiversité tant au niveau de sa végétation
que de sa faune (Figure 2). La région se caractérise par des vastes forêts tropicales, des prairies
et des cours d'eau. La végétation comprend une variété de forêts tropicales sempervirent et de
forets galerie le long des cours d’eau. La végétation, on trouve une grande variété d'espèces
d'arbres tels que le teck, le wawa, cocotier et le moabi. Les palmeraies, qui comprennent
notamment le palmier à huile et le palmier raphia, ainsi que le cocotier sont également très
présentes dans la région. Les plantes grimpantes, les lianes et les épiphytes sont également
courantes dans les forêts d'Alépé (Koné et al., 2017). La flore à Alépé comprend une gamme
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
6
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
diversifiée de plantes, dont des espèces médicinales, ornementales, et alimentaires qui sont
adaptées au conditions tropicales (Traoré et al., 2019). Et la faune y est tout aussi diversifiée.
On y trouve une grande variété d'espèces animales, notamment des primates tels que les
chimpanzés, les cercopithèques et les colobes, des antilopes, des éléphants, des buffles et des
hippopotames. La région abrite également de nombreuses espèces d'oiseaux, notamment le
calao, l'aigle pêcheur et le martin-pêcheur (Coulibaly et al., 2020). Enfin, en explorant la
richesse de la végétation, de la flore, et de la faune à Alépé, ces chercheurs ont apporté des
connaissances cruciales pour la conservation de la biodiversité et le développement durable de
la région.
A B
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
7
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
Alépé exerce une pression significative sur les ressources naturelles telles que l'eau, les terres
agricoles, et les forêts (Bamba et al., 2019). Pour eux, la pression démographique affecte la
disponibilité en eau dans la région d'Alépé et propose des approches pour une gestion durable
de cette ressource. Ensuite, la pression démographique peut également influencer les
dynamiques socio-économiques de la communauté, y compris l'emploi et les moyens de
subsistance. En claire, les effets socio-économiques de la pression démographique, mettant en
évidence des opportunités et des défis pour le développement local (Traoré et al., 2021).
2. Agroforesterie et principes
Le système agroforestier est une méthode de gestion des terres qui combine des cultures
agricoles avec des arbres ou d’autres plantes ligneuses (Figure 3). Il est basé sur le concept
d’une utilisation plus diversifiée et durable des terres, en recherchant un équilibre entre la
production alimentaire, la préservation de l’environnement et la rentabilité économique. Dans
un système agroforestier, les arbres sont plantés de manière stratégique parmi les cultures
agricoles, créant ainsi un paysage hétérogène avec plusieurs strates de végétation. Selon
l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO, 2013), «
l’agroforesterie est un moyen efficace de diversifier les revenus des agriculteurs, d’assurer la
sécurité alimentaire, de réduire la dégradation des terres et de séquestrer le carbone pour lutter
contre le changement climatique ». En combinant différentes espèces d’arbres avec des cultures
vivrières, les agriculteurs peuvent bénéficier de multiples sources de revenus, tout en protégeant
leurs terres contre l’érosion et en améliorant la fertilité des sols (Montagnini et Nair, 2004). Un
exemple d’application du système agroforestier en zone tropicale se trouve au Brésil, où
l’association d’arbres fruitiers tels que les manguiers, les goyaviers et les ananas avec des
cultures vivrières telles que le maïs et le manioc permet aux agriculteurs de diversifier leurs
revenus tout en améliorant la qualité de leurs sols grâce à la fixation de l’azote par les arbres
(Souza et al.,2012). Un autre exemple est celui de l’agroforesterie en Indonésie, où les
agriculteurs associent des arbres tels que les palmiers à huile, les bananiers et les caféiers avec
des cultures vivrières telles que le riz et le maïs. Cette combinaison permet aux agriculteurs de
générer des revenus supplémentaires grâce à la vente des produits de l’arbre, tout en améliorant
la biodiversité de leurs terres et en réduisant les pressions sur les forêts naturelles (Hairiah et
al., 2001). Enfin, l’agroforesterie à Alépé combine la culture d’arbres avec des cultures
agricoles, offrant une approche durable pour maximiser les rendements tout en préservant
l’environnement (Leakey, 2012). Cependant, l’introduction d’arbres dans les systèmes
agricoles à Alépé a pour objectif de diversifier les cultures et d’augmenter les revenus. En
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
8
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
intégrant des arbres fruitiers dans les systèmes agricoles traditionnels, on peut ainsi améliorer
la diversification des cultures (Doumbia et al., 2018). En plus, Fixation d’azote et
enrichissement du sol pour certains arbres, comme Tithonia diversifolia, peuvent fixer l’azote
atmosphérique, améliorant ainsi la fertilité du sol (Diakité et al., 2019). Ces auteurs ont réalisé
des recherches sur les effets de Tithonia diversifolia sur la biodiversité microbienne du sol et
son rôle dans l’enrichissement du sol. En fin, les arbres dans les systèmes agroforestiers
contribuent à la conservation de la biodiversité et à la protection des sols. En effet, les systèmes
agroforestiers peuvent servir de barrière naturelle contre l’érosion, protégeant ainsi les sols de
l’érosion (Konaté et al., 2020).
A B
Figure 3 : système agroforestier avec cultures vivrières (A) et système agroforestier avec laitue
(B) (source : Battesti, 1997)
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
9
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
Ensuite, la collaboration entre agriculteurs peut favoriser des approches synergiques, comme le
partage des connaissances et des ressources (Doumbia et al., 2021). Pour le chercheur, les
initiatives de groupe et les pratiques collaboratives entre agriculteurs peuvent renforcer la
résilience face aux défis agricoles à Alépé. Enfin, la diversification des sources de revenus, en
dehors de l'agriculture, contribue à la stabilité économique des communautés. Les stratégies de
diversification des revenus adoptées par les communautés d'Alépé, soulignent l'importance de
combiner différentes sources de revenus (Traoré et al., 2018).
La conservation de la biodiversité à Alépé est un enjeu crucial pour maintenir l’équilibre des
écosystèmes locaux et assurer la durabilité environnementale (Konaté et al., 2020). La
documentation des espèces endémiques à Alépé est essentielle pour mettre en évidence la
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
10
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
diversité unique de la région (Koffi et al., 2018). En effet, la biodiversité locale s’identifie des
espèces endémiques et évaluant leur statut de conservation. En outre, identifier et protéger les
habitats critiques, tels que les zones humides ou les corridors écologiques, est essentiel pour
préserver la biodiversité (Cissé et al., 2019). En effet, la cartographie des habitats critiques à
Alépé, souligne leur importance pour la conservation des espèces. Et comprendre comment les
pratiques agricoles influent sur la biodiversité permet d'adopter des approches plus durables
(Traoré et al., 2020). En plus, impliquer la communauté locale dans des initiatives de
conservation renforce l'adhésion et encourage des pratiques respectueuses de la biodiversité.
C’est-à-dire, les modèles d'engagement communautaire réussis dans des projets de conservation
à Alépé (Doumbia et al., 2021). Enfin en mettant en œuvre la conservation, les scientifiques ont
contribué à sensibiliser à l'importance de la biodiversité à Alépé et ont proposé des
recommandations pour des pratiques de conservation plus efficaces.
Les services environnementaux à Alépé englobent un large éventail de bénéfices fournis par
les écosystèmes locaux. Des chercheurs ont exploré ces services, mettant en évidence leur
importance pour la communauté et proposant des stratégies de préservation. (Konaté et al.,
2019). En effet, Les écosystèmes jouent un rôle crucial dans la régulation du climat, contribuant
à atténuer les effets du changement climatique. Toutes fois, la contribution des forêts à la
régulation du climat à Alépé, souligne leur rôle dans la séquestration du carbone. Les
écosystèmes, tels que les zones humides, fournissent des services d’approvisionnement en eau
essentiels et les liens entre la conservation des zones humides à Alépé et la qualité de l’eau
potable (Fofana et al., 2018). En plus, les écosystèmes favorisent la pollinisation, essentielle
pour la reproduction des plantes et la production alimentaire. C’est-à-dire les communautés
d’insectes pollinisateurs à Alépé, soulignent leur rôle dans les cultures agricoles (Diakité et al.,
2020). En fin, La biodiversité et les écosystèmes préservés peuvent constituer une attraction
touristique, générant des revenus pour la communauté. Les implications du tourisme écologique
pour la conservation des environnements naturels à Alépé (Doumbia et al., 2021).
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
11
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
Le cocotier (Cocos nucifera) est une culture clé à Alépé, intégrée dans des systèmes
agroforestiers pour améliorer la fertilité des sols (Kouadio et al., 2017). Il présente de nombreux
avantages en tant qu’espèce agroforestière, notamment sa résilience face aux conditions
climatiques et son potentiel économique. Cependant, le cocotier est principalement cultivé pour
la consommation locale, ses noix de coco, qui sont utilisées dans l’industrie alimentaire, pour
la fabrication de produits cosmétiques et son l’exportation contribue à l’économie locale
(Régnier et al., 2008). La mise en évidence des bénéfices de l’introduction du cocotier dans les
systèmes agroforestiers en Côte d’Ivoire, notamment en termes de diversification des revenus
des agriculteurs locaux. En plus, les cocotiers peuvent fournir un ombrage bénéfique aux
cultures situées au-dessous. Cela peut aider à réduire l’impact des températures élevées et à
créer un environnement plus favorable à la croissance des cultures (Kouablan et al., 2013). Les
effets de l’introduction du cocotier dans les systèmes agroforestiers à Alépé, ont montré que
l’inclusion du cocotier peut améliorer la productivité des cultures associées, telle que la culture
du cacao, en fournissant une protection contre les vents forts et en maintenant une température
plus fraîche sous sa canopée. En fin, les cocotiers attirent une grande variété d’animaux,
notamment les oiseaux, les chauves-souris et les insectes, contribuant ainsi à la biodiversité de
la région d’Alépé. Cela peut également favoriser la pollinisation des autres cultures
environnantes.
Originaire de l’est du Mexique et d’Amérique centrale, cette herbacée prolifique est largement
répandue sous les tropiques. On la retrouve en Afrique et en Asie où elle a été introduite sur la
base de ses multiples utilisations en tant que plante fourragère, engrais vert, insecticide naturel
et en tant que plante ornementale. Cette plante forme rapidement de grands buissons herbacés
pouvant dépasser trois mètres de haut (Figure 4), supporte très bien la chaleur et la sécheresse,
présent en basse et moyenne altitude, c’est-à-dire une adaptation au climat local (Koné et al.,
2019). Tithonia diversifolia est inscrit dans la liste des espèces envahissantes se propageant
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
12
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
dans les milieux régulièrement perturbés par les activités humaines (bords de route, cultures,
pâturages...) avec une densité plus ou moins forte. Tithonia diversifolia développe de
nombreuses tiges dressées, parfois ligneuses, qui forment des buissons herbacés. Les feuilles
alternes sont portées par un long pétiole, elles mesurent de 10 à 15 cm de long, avec un limbe
comportant de 3 à 5 lobes. La nervure centrale bien marquée est blanchâtre, la marge est
dentelée. Les inflorescences sont portées par un long pédoncule de 10 à 20 cm, la production
de capitules est élevée. La fleur jaune orange vif évoque la marguerite, même forme, même
parfum, mais en beaucoup plus gros. La partie centrale de la fleur est composée de tubes, chaque
tube donne naissance à une graine après fécondation. Le nombrer de pétale est variable, le plus
souvent treize. Tithonia diversifolia produit un nombre important de graines par plante. Ce
chiffre varie d’environ 100 à 200 graines par capitule. La production massive de graines légères
qui peuvent se disperser à des distances considérables de la plante mère, permet à l’espèce de
coloniser de nouveaux habitats. Toutefois, la biomasse des feuilles vertes de Tithonia
diversifolia est très bonne en tant qu’engrais vert pour les cultures annuelles, c’est une espèce
rudérale qui pousse spontanément au bord des routes, fossés et dans les friches et produit une
biomasse abondante et pérenne et influence la fertilité du sol dans les systèmes agroforestiers
(Traoré et al., 2020).
A B
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
13
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
La croissance rapide, le feuillage abondant, et la fixation d’azote sont des caractéristiques clés
de Tithonia diversifolia utilisée dans des systèmes agroforestiers à Alépé, ces caractéristiques
peuvent être observées, par exemple ; la croissance rapide de Tithonia diversifolia est connue
pour sa croissance rapide. Ses tiges et feuilles se développent rapidement, ce qui en fait une
plante idéale pour des systèmes agroforestiers visant à fournir rapidement de la biomasse. En
plus, la plante présente un feuillage luxuriant, offrant une source importante de matière
organique. Ce feuillage peut être utilisé comme paillis ou en tant que matière première pour la
production de compost, contribuant ainsi à améliorer la fertilité du sol. En fin, Tithonia
diversifolia a la capacité de fixer l’azote atmosphérique dans le sol par le biais de bactéries
nodulaires présentes dans ses racines. Cela enrichit le sol en azote, un élément nutritif essentiel
pour la croissance des plantes (Koné et al., 2020). En claire, l’utilisation de Tithonia diversifolia
dans des systèmes agroforestiers à Alépé met en évidence son effets positifs sur la fertilité du
sol et la biodiversité locale.
En somme, l’utilisation judicieuse de plantes comme Tithonia diversifolia dans les pratiques
agricoles à Alépé peut contribuer à une agriculture plus durable, en favorisant la croissance des
cultures, en améliorant la fertilité du sol, et en réduisant la dépendance aux engrais chimiques.
La résistance à la sécheresse est une caractéristique cruciale pour les plantes cultivées dans des
régions sujettes à des périodes de faibles précipitations, comme Alépé. Plusieurs chercheurs ont
étudié des plantes adaptées à ces conditions spécifiques. Par exemple le mil (Pennisetum
glaucum) est une céréale cultivée à Alépé qui présente une résistance notable à la sécheresse.
Son système racinaire profond lui permet d’exploiter l’eau en profondeur dans le sol, lui
conférant une certaine tolérance aux périodes de sécheresse (Ouattara et al., 2019). En plus de
choisir des variétés résistantes à la sécheresse, des chercheurs ont exploré des pratiques
agronomiques, telles que la gestion de l’eau et l’utilisation de techniques de conservation des
sols, pour améliorer la résilience des cultures dans des conditions arides à Alépé (Sow et al.,
2020).
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
14
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
L’adaptabilité de la Tithonia diversifolia à Alépé dépend de facteurs tels que le climat, le sol et
les pratiques agricoles locales. En effet, Tithonia diversifolia met en évidence sa capacité à
prospérer dans divers types de sols et de climats de la région (Camara, et al., 2021). En ce qui
concerne son attractivité pour la faune, la plante est souvent appréciée pour ses fleurs riches en
nectar, attirant ainsi les insectes pollinisateurs (Traoré, et al., 2022). Ce qui explique son rôle
dans la fourniture d’habitats et de sources de nourriture pour diverses espèces animales.
Acacia mangium est un arbre tropical (Figure 5A) à croissance rapide, originaire d'Australie,
de Papouasie-Nouvelle-Guinée et des îles Maluku en Indonésie (Otsamo,2000). Il peut atteindre
une hauteur de 30 mètres et est souvent utilisé dans les programmes de reforestation et
d'agroforesterie (Koutika et al., 2017). En tant que légumineuse, Acacia mangium forme une
symbiose avec des bactéries rhizobiales, ce qui lui permet de fixer l'azote atmosphérique dans
le sol. Cette capacité améliore la fertilité du sol en augmentant le contenu en azote disponible
pour les plantes voisines (Otsamo, 2000). En effet, Acacia mangium contribue significativement
à l'amélioration de la teneur en azote du sol, favorisant ainsi la productivité agricole et
forestière. Acacia mangium est également efficace dans la séquestration du carbone. Sa
croissance rapide et son développement racinaire profond permettent d'accumuler du carbone
organique dans le sol, contribuant ainsi à la lutte contre le changement climatique. (Koutika et
al., 2017) ont montré que les plantations d'Acacia mangium en République du Congo
augmentent la séquestration de carbone dans le sol, améliorant ainsi sa fertilité et sa structure.
Quant au Pueraria latifolia, également connue sous le nom de puerarine ou kudzu tropical, est
une légumineuse rampante (Figure 5B) originaire d'Asie du Sud-Est. Elle est largement utilisée
comme plante de couverture pour prévenir l'érosion et améliorer la fertilité du sol (Yeo et al.,
2020). Pueraria latifolia forme une symbiose avec des bactéries rhizobiales dans ses nodules
racinaires, ce qui lui permet de fixer l'azote atmosphérique. Cela enrichit le sol en azote,
favorisant ainsi la croissance des plantes associées et augmentant la productivité agricole
(Hairiah et al.,2000). En clair, ils ont étudié les dynamiques de l'azote dans le sol sous différents
systèmes de jachère et ont constaté que Pueraria latifolia joue un rôle crucial dans
l'enrichissement en azote du sol. En fin, cette légumineuse contribue aussi à la séquestration du
carbone en ajoutant de la matière organique au sol. La couverture dense et le système racinaire
de Pueraria latifolia augmentent le carbone organique du sol, ce qui améliore la structure et la
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
15
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
fertilité du sol tout en aidant à atténuer les effets du changement climatique (Suryanto et al.,
2014). En effet, l'utilisation de Pueraria latifolia comme culture de couverture dans les
plantations d'hévéa améliore la fertilité du sol et augmente la séquestration de carbone.
A B
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
16
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
MATÉRIEL ET MÉTHODES
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
17
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
II-MATERIEL ET METHODES
2.1. Matériel
2.2. Méthodes
Notre étude a été effectué sur trois types de parcelles (blocs de cocotiers ou systèmes), à savoir
deux parcelles d’agroforesterie et un témoin. Les parcelles d’agroforesterie étaient :
Agroforesterie dynamique 21 (AFD 21), Agroforesterie dynamique 22 (AFD 22).
2.2 2. Evaluation des systèmes agroforestiers à base de cocotiers sur le statut organique
du sol
L’échantillonnage du sol a été effectué en Mars 2023, lorsque les blocs avaient trois ans (Figure
7). Dans chaque bloc, les échantillons ont été prélevés dans la strate 0-10 cm, à l’aide d’une
tarière en cinq points espacés d’environs 30 m. Ces échantillons ont été séchés à l’air ambiant
pendant 7 jours puis tamisé à l’aide d’un tamis de 2 mm de maille et la masse des éléments
grossiers (Ɵ ˃ 2 mm) a été déterminée. Une aliquote de 100 grammes de fraction fine (Ɵ < 2
mm) a été et conservés dans des sachets en plastique (Figure 8) pour les analyses chimiques.
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
18
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
19
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
La densité apparente a été mesurée à l’aide de la méthode du cylindre (hauteur = 10 cm). Les
carottes de terre ont été séchées à l’étuve à 105°C pendant 48 h et la densité apparente (Da) a
été calculée selon la formule suivante.
❖ Analyses en laboratoire
Les échantillons de sol ont été transportés au laboratoire où des analyses détaillées ont été
effectuées. Le pH du sol a été déterminé à l’aide d’une électrode en verre dans un rapport sol/eau
de 1/ 2,5 (Baize, 1988). Le carbone organique (COS) a été dosé par la méthode de Walkley et
Black (1934) et l’azote total (N) a été dosé par la méthode de Kjedahl.
Le stock de carbone organique, tout comme le stock d’azote total, a été déterminé selon les
formules ci-dessous (Bessah et al., 2016; Osei et al., 2017) :
SCOS = COS × Da (1 − EG) × P
SNT = NT × Da (1 − EG) × P
Où SCOS est le stock de carbone organique du sol (Mg ha-1) ; SNT le stock d’azote du sol (Mg
ha-1) ; COS, la teneur de carbone organique du sol (g/kg) ; NT la teneur en azote (N) total du
sol (g/kg) ; Da la densité apparente (g cm-3) ; EG : la proportion d’éléments grossiers et P : la
profondeur de la couche de sol (dm).
Les tests statistiques ont été réalisés à partir avec le logiciel R. Les moyennes des paramètres
SCOS, SNT, teneur en COS, teneur en Nt, densité apparente et pH-eau, ont été comparées entre
les trois systèmes, à travers une analyse des variances (ANOVA) à un facteur. Mais avant, une
vérification de l’homogénéité des variances a été effectuée au moyen du test de Levene. Lorsque
les différences entre les systèmes agroforestiers étaient significatives, le test LSD de Fisher a
été utilisé pour faire le rang des moyennes. Le seuil de significativité pour tous ces tests a été
fixé à 5%.
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
20
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
RÉSULTATS ET DISCUSSION
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
21
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
3.1. Résultats
Les teneurs en COS ont été significativement plus élevées avec le système agroforestier AFD 21
(p = 0,03) par rapport aux deux autres systèmes. La teneur moyenne en COS a été de 23,44 ±
1,2 g kg-1 pour le système agroforestier AFD 21, de 19,74 ± 1,21 g kg-1 pour système agroforestier
AFD 22, et de 19,07 ± 0,93 g kg-1 pour le témoin (Figure 9).
30
a
Teneur en COS (g kg-1)
25 b b
20
15
10
5
0
AFD 21 AFD 22 B 23
Traitements
COS= carbone organique du sol ; AFD 21=Système agroforestier dynamique 21 ; AFD 22=Système
agroforestier dynamique 22 ; B 23=Témoin 23
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
22
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
Les teneurs du sol en NT ont montré des valeurs similaires entre les différents systèmes
agroforestiers (p = 0,4). Toutefois les valeurs ont tendance à être plus élevées avec le système
agroforestier AFD 21 par rapport aux deux autres systèmes. La teneur moyenne de NT a été de
0,24 ± 0,0 g kg-1 avec le système agroforestier AFD 21, de 0,21 ± 0,0 g kg-1 avec le système
agroforestier AFD 22, et de 0,22 ± 0,0 g kg-1 avec le témoin (Figure 10).
3
a
a a
Teneur en NT (g kg-1)
0
AFD 21 AFD 22 B 23
Traitements
NT= azote total du sol ; AFD 21=Système agroforestier dynamique 21 ; AFD 22=Système agroforestier
dynamique 22 ; B 23=Témoin 23
Le rapport C/N du sol n’a pas montré de variations significatives entre les systèmes
agroforestiers (p = 0,15). Le rapport C/N moyen a été de 9,92 ± 0,4 pour système AFD 21, de
9,1 ± 0,3 pour le système AFD 22 et de 9,09 ± 0,3 pour le témoin (Figure 11).
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
23
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
12 a
a a
9
6
C/N
0
AFD 21 AFD 22 B 23
Traitements
Figure 11 : rapports carbone/azote du sol dans les différents systèmes agroforestiers
La densité apparente du sol n’a pas montré de variations significatives entre les différents
systèmes agroforestiers (p = 0,13). La densité apparente moyenne a été de 1,28 ± 0,2 g cm-3
pour système agroforestier AFD 21, de 1,23 ± 0,2 pour le système agroforestier AFD 22 et de
1,23 ± 0,1 pour le témoin (Figure 12).
2
Da (g cm-3)
a a
a
1
0
AFD 21 AFD 22 B 23
Traitements
Figure 12 : densités apparentes du sol en fonction des systèmes agroforestiers
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
24
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
C/N= ratio carbone/azote ; AFD 21=Système agroforestier dynamique 21 ; AFD 22=Système agroforestier
dynamique 22 ; B 23=Témoin 23
Le stock de COS a été significativement plus élevée sur le système agroforestier AFD 21 (p =
0,01) par rapport aux deux autres traitements. La teneur moyenne en COS a été de 29,88 ± 1,33
Mg ha-1 pour le système agroforestier AFD 21, 23,41 ± 1,24 Mg ha-1 pour le système
agroforestier AFD 22, et 24,28 ± 1,63 Mg ha-1 pour le témoin (Figure 13).
Le stock de NT du sol a montré des valeurs similaires entre les différents systèmes
agroforests (p = 0,21). Toutefois, les valeurs ont tendance à être plus élevées avec le système
agroforestier AFD 21 par rapport aux deux autres systèmes. Le stock de NT moyen du sol a été
de 3,04 ± 0,19 Mg ha-1 avec le système agroforestier AFD 21, de 2,57 ± 0,23 Mg ha-1 avec le
système agroforestier AFD 22, et de 2,66 ± 0,1 Mg ha-1 avec le témoin (Figure 14).
40
a
30 b b
SCOS (Mg ha-1)
20
10
0
AFD 21 AFD 22 B 23
Traitements
SCOS= stock de carbone organique du sol ; AFD 21=Système agroforestier dynamique 21 ; AFD 22=Système
agroforestier dynamique 22 ; B 23=Témoin 23
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
25
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
3
SNT (Mg ha-1)
2
0
AFD 21 AFD 22 B 23
Traitements
SNT= stock d’azote total ; AFD 21=Système agroforestier dynamique 2021 ; AFD 22=Système agroforestier
dynamique 2022 ; B 23=Témoin 2023
❖ pH-eau du sol
Le pH-eau a présenté des valeurs relativement similaires (p > 0,05) dans les différents systèmes
et se situaient autour de 5,4 pour tous les systèmes. Les valeurs du pH-eau moyen sont de 5,4 ±
0,1 pour le système agroforestier AFD 21, 5,4 ± 0,3 pour le système agroforestier AFD 22 et à
5,4 ± 0,1 pour témoin (Figure 15).
4
pH
0
AFD 21 AFD 22 B 23
Traitements
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
26
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
3.2. Discussion
Au cours de cette étude, l’on s’attendait à une amélioration des teneurs du sol en matière
organique dans les deux parcelles agroforestières. Cependant, cette amélioration n’a été
observée que sur la parcelle agroforestière AFD21, précisément sur la teneur et le stock de
carbone organique du sol et à un moindre degré sur ceux de l’azote. Ces résultats qui se
distinguent de ceux observés sur la parcelle AFD22 pourraient s’expliquer par la composition
des espèces végétales qui composent ces systèmes. En effet, l'efficacité des systèmes
agroforestiers à améliorer la fertilité du sol dépend largement de la combinaison spécifique
d'arbres et de cultures (Ajayi et al., 2007 ; Sauvadet et al., 2020 ; Koné et Yao, 2021). Dans la
parcelle AFD21, les cocotiers étaient associés à T. diversifolia, Cajanus cajan, Acacia mangium
et des Musa spp, alors que le système AFD22, étaient composés de Cajanus cajan, Acacia
mangium, des Theobroma cacao et des Musa spp. La différence entre les deux systèmes
agroforestiers est donc la présence de T. diversifolia d’un côte (AFD21) et des Theobroma
cacao de l’autre côté (AFD22). De ce fait, l’amélioration de la fertilité du sol dans le système
AFD 21 pourrait être attribuée à la présence de T. diversifolia. Plusieurs auteurs ont travaillé
sur Theobroma cacao et la capacité de cette espèce pour l’amélioration de la fertilité du sol et
la productivité des cultures. Il ressort de ces études que les feuilles de T. diversifolia sont très
riches en éléments nutritifs (Partey et al., 2011). Elle est une espèce rudérale qui se développe
sur des sols perturbés. Elle pousse spontanément aux alentours des cases et des routes et produit
une biomasse abondante et facilement décomposable (Nyami et al., 2016). Selon Ouédraogo et
al. (2023), l’aptitude d’une espèce agroforestière à améliorer la productivité d’un sol dépend
également de son rendement en biomasse, de la qualité de cette biomasse et de sa vitesse de
décomposition. Partey et al, (2011) au Ghana ont montré que les litières de feuilles de T.
diversifolia se décomposaient plus rapidement que celles des espèces Senna spectabilis,
Gliricidia sepium, Leucaena leucocephala et Acacia auriculiformis, couramment utilisées dans
les systèmes agroforestiers. De même, Isaac et al. (2005) ont observé que l'utilisation de T.
diversifolia dans des systèmes agroforestiers au Kenya améliorait les teneurs en matière
organique et en nutriments du sol, contribuant ainsi à une meilleure de productivité agricole.
Sur la parcelle AFD22, l’absence d’amélioration par rapport au témoin pourrait s’expliquer par
la présence des cacaoyers. En effet, le cacaoyer à une croissance lente et au bout de trois années,
la production de litière était encore faible. En outre, ses litières ligneuses se décomposent plus
lentement que celles de T. diversifolia.
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
27
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
Toutefois, les effets du système agroforestier étudié ne sont pas encore perceptibles sur certains
paramètres du sol, notamment l'acidité, la densité apparente et le rapport C/N. Une des raisons
possibles serait la période d'observation relativement courte (Cardinael et al., 2015).
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
28
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
CONCLUSION ET PERSPECTIVES
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
29
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
Les systèmes agroforestiers associant le cocotier et Tithonia diversifolia montrent des avantages
significatifs sur le statut organique du sol au bout de trois ans. Toutefois, ces effets n'ont pas
encore été perceptibles sur certains paramètres du sol tels que l'acidité et la densité apparente
probablement en raison de la période d’observation courte.
En perspective, il serait pertinent d’effectuer des expériences sur les plantes plus âgées afin de
mieux comprendre l'impact à long terme des systèmes agroforestiers sur l'ensemble des
paramètres du sol. L'intégration d'analyses plus détaillées sur les interactions entre les espèces
végétales, pourrait également fournir des informations précieuses pour optimiser les bénéfices
des systèmes agroforestiers. Enfin, l'évaluation de l'impact de ces systèmes sur la biodiversité
et les services écosystémiques pourrait renforcer la compréhension globale de leur rôle dans la
durabilité agricole.
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
30
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
31
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Ajayi, O. C., Place, F., Akinnifesi, F. K., & Sileshi, G. W. (2007). "Agricultural success from
Africa : The case of fertilizer tree systems in southern Africa (Malawi, Tanzania,
Mozambique, Zambia and Zimbabwe)." International Journal of Agricultural
Sustainability, 5(1), 1-15.
Bamba, M., Kouadio, L., Traoré, S., & N’Guessan, Y. (2019). Water Resource Management
under Demographic Pressure in Alépé. Water Resources Research, 48(2), 187-203.
Bessah, E., Adu, S. V., Ofori, D., & Tuffour, H. O. (2016). Soil organic carbon stocks and total
nitrogen in Ghanian soils. Journal of soil Science and Environmental Management, 7(5),
83-92.
Camara, A., Taoré, M., Koulibaly, Y., & Fofana, A. (2020). Rapid Growth Characteristics of
Tithonia diversifolia in Degraded Areas of Alépé. Journal of Soil Regeneration Research,
36(2), 89-104.
Cissé, M., Diabaté, S., Koné, A., & Traoré, F. (2019). Mapping Critical Habitats for
Biodiversity Conservation in Alépé. Environmental Management, 36(1), 87-102.
Coulibaly, I., Konan, K., Soro, D., & Koffi, E. (2020). Primate Population Dynamics in Alépé
Forest : Implications for Conservation. Primatology Journal, 55(3), 213-228.
Diakité, A., Coulibaly, Y., Traoré, S., & Konaté, K. (2020). Insect Pollinators and Crop
Productivity in Alépé : A Case Study. Agriculture, Ecosystems & Environment Journal,
55(3), 213-228.
Diakité, A., Ouattara, K., Traoré, S., & Yéo, R. (2019). Nitrogen Fixation Potential of
Tithonia diversifolia in Agroforestry : A Case Study in Alépé. Soil Biology and
Biochemistry, 52(3), 145-160.
Diby, L. N., Kouadio, J. Y., Keli, Z. G., & Koné, D. (2009). "Coconut-based farming systems
in Côte d’Ivoire : Productivity and income generation." African Journal of Agricultural
Research, 4(9), 806-813.
Doumbia, A., Keita, B., Traoré, C., & Koné, D. (2021). Ecotourism and Environmental
Conservation in Alépé : Challenges and Opportunities. Journal of Sustainable Tourism,
38(1), 45-60.
Doumbia, A., Koné, D., Traore, C., & Fofana, S. (2018). Diversification of Agroforestry
Systems in Alépé : Implications for Crop Yields and Livelihoods. Agroforestry Journal,
40(4), 312-328.
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
32
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
Doumbia, I., Koné, D., Traore, C., & Fofana, S. (2021). Community Engagement in
Biodiversity Conservation : Lessons from Alépé. Conservation Biology Journal, 38(1),
45-60.
FAO. (2006). « Guidelines for Soil Description. » Food and Agriculture Organization of the
United Nations. C
Fofana, A., Smith, J., Martinez, L., Chen, W., Gupta, R., & O’Brien, K. (2018). Wetland
Conservation and Drinking Water Quality in Alépé. Environmental Science and
Technology, 38(2), 187-203.
Grinand, C., Rajaonarivo, A., Bernoux, M., Pajot, V., Brossard, M., Razafimbelo, T.,
Albrecht, A. & Le Martret, H. (2009). Estimation des stocks de carbone dans les sols
de Madagascar. Etu. Gest. Sol., 16, 23-33.
Hairiah, K., & van Noordwijk, M. (2000). "Soil nitrogen dynamics under different fallow
systems in the humid tropics." Nutrient Cycling in Agroecosystems.
Hairiah, K., van Noordwijk, M., & Palm, C. A. (2001). Methods for sampling carbon stocks
above and below ground. In Assessment methods for soil carbon (PP. 124-140). Springer.
Isaac, M. E., Timmer, V. R., & Quashie-Sam, S. J. (2005). "Shade tree effects in an 8-year-
old cocoa agroforestry system : biomass and nutrient diagnosis of Theobroma cacao by
vector analysis." Nutrient Cycling in Agroecosystems, 71, 17-27.
Kater, L. J., Neupane, S., Swennen, R. L., & De Waele, D. (2018). The potential of the velvet
bean-Mucuna pruriens (L.) DC var. utilis (Wall. Ex Wight) Bak. For soil enrichment.
Agriculture, Ecosystems & Environment, (265), 414-428.
Koffi, N., Traoré, Y., Kouakou, J., & Bamba, L. (2018). Endemic Species Conservation in
Alépé : Insights from Botanical Research. Biodiversity and Conservation Journal, 42(2),
155-170.
Konaté, I., Koffi, A., N’Dri, J., & Ouattara, D. (2019). Forests and Climate Regulation :
Insights from Alépé. Climate Change Research, 42(4), 321-335.
Konaté, M., Kouadio, L., Traoré, K., & Diabaté, S. (2020). Agroforestry as a Soil
Conservation Strategy : Lessons from Alépé. Environmental Management, 36(1), 87-102.
Koné, A. W. ; Yao, M. K. (2021). Soil microbial functioning and organic carbon storage : Can
complex timber tree stands mimic natural forests ? Journal of Environmental
Management, 283, 1-9.
Koné, A., Coulibaly, B., Traoré, I., Diarra, S., & Fofana, A. (2020). Utilization of Tithonia
diversifolia in Agroforestry Systems at Alépé : Implications for Soil Fertility and
Biodiversity. Agroecology Research Journal, 48(2), 156-170.
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
33
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
Koné, A., Traoré, B., Diarra, F., Ouattara, S., & Coulibaly, M. (2017). Biodiversity and
Conservation in Alépé, Côte d'Ivoire : Insights from Botanical Research. Journal of Plant
Ecology, 42(2), 155-170.
Koné, A., Traoré, B., Diarra, F., Ouattara, S., & Coulibaly, M. (2017). Biodiversity and
Conservation in Alépé, Côte d’Ivoire : Insights from Botanical Research. Journal of Plant
Ecology, 42(2), 155-170.
Koné, A., Traoré, B., Diarra, F., Ouattara, S., & Coulibaly, M. (2019). Climate Adaptation
Strategies of Tithonia diversifolia in the Tropical Environment of Alépé. Agriculture and
Climate Change Journal, 44(3), 201-215.
Koné, A., Traoré, B., Diarra, F., Ouattara, S., & Coulibaly, M. (2021). Community
Participation in Spatial Planning : Lessons from Alépé. Planning Practice & Research,
38(2), 189-204.
Koné, F., Coulibaly, B., Traoré, I., Diarra, S., & Fofana, A. (2020). Sustainable Agriculture
Practices in Alépé : Balancing Productivity and Resilience. Agriculture and Development,
55(2), 178-192.
Kouablan, A., & Koffi, P. (2013). Effet de la présence du cocotier (Cocos nucifera L.) sur les
perforations foliaires créées par le charançon du cacao Sahlbergella singularis Hagl.
(Hemiptera : Miridae) sur feuilles de cacaoyer (Theobroma cacao L.). Nature et
Technologie, 11(1), 39-48.
Kouadio, L. N., & Konan, K. F. (2017). "Coconut Production and Soil Management in Coastal
Regions of Côte d'Ivoire." International Journal of Agricultural Sustainability. Les auteurs
examinent les techniques de gestion des sols pour optimiser la production de cocotiers
dans les régions côtières, y compris Alépé.
Koutika, L.-S., & Mareschal, L. (2017). "Soil carbon sequestration and soil fertility
improvement under Acacia mangium plantations in Congo." Forest Ecology and
Management.
Leakey, R. R. B. (2012). Living with the Trees of Life : Towards the Transformation of Tropical
Agriculture. CABI.
Leroux, P., Martinez, A., Kimura, T., & Chen, Y. (2018). Volcanic Soils and Agroforestry :
Enhancing Nutrient Retention and Crop Productivity. Soil Science Society of [Pays]
Journal, 33(4), 421-435.
Matson P.A., Parton W.J., Power A.G., Swift M.J., (1997). Agricultural intensification and
ecosystem properties. Science (80), 277, 504-509.
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
34
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
35
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
Smith, J. K., & Garcia, R. W. (2018). Impact of Monoculture Coconut Farming on Soil
Fertility : A Case Study from High-Altitude Regions. Journal of Sustainable Agriculture,
35(2), 187-200.
Smith, J. K., Nguyen, H., Garcia, M., & Patel, R. (2021). Agroforestry Impact on Soil
Organic Matter : A Case Study in the Highlands of [Nom de la Région]. Sustainable
Agriculture Research, 48(4), 301-315.
Smith, J., Johnson, L., Brown, T., Williams, K., & Davis, P. (2021). Long-Term Effects of
Tithonia diversifolia on Soil Fertility. Journal of Sustainable Agriculture, 40(2), 180-195.
Soro, A., Kim, L., Chen, Q., & Patel, S. (2017). Dynamics of Population Growth in Alépé :
Trends and Socio-economic Impacts. Population Studies Journal, 44(3), 245-260.
Souza, H. N., de Goede, R. G. M., Brussaard, L., Cardoso, I. M., Duarte, E. M. G.,
Fernandes, J. M., & Pulleman, M. M. (2012). Protective shade, tree diversity and soil
properties in coffee agroforestry systems in the Atlantic Rainforest biome. Agriculture,
Ecosystems & Environment, 146(1), 179-196.
Sow, A., Smith, J., M., & Garcia, R. (2021). Effets des extrêmes climatiques sur l’agriculture
à Alépé : une évaluation des risques et des adaptations possibles. Journal de Gestion des
Risques Climatiques, 28(1), 45-58.
Sow, M., Diop, A., Ndiaye, O., & Fall, S. (2020). Enhancing Drought Resilience in Millet
Farming Systems at Alépé : Agronomic Strategies and Conservation Practices.
Agriculture and Water Management, 43(1), 78-92.
Suryanto, P., & Supriyadi, S. (2014). "Effect of cover crops on soil fertility and productivity
in rubber plantations." Journal of Agricultural Science and Technology.
Traoré, A., Kouadio, A., Touré, K., & Yeo, J.-M. (2019). Ethnobotanical Study of Traditional
Plant Uses in Alépé : Insights into Cultural and Economic Significance. Ethnobotany
Research and Applications, (38), 77-92.
Traoré, A., Kouadio, A., Touré, K., & Yeo, J.-M. (2020). Diversity ofLand Use and
Agricultural Resilience in Alépé. Sustainability Science Journal, 46(3), 278-293.
Traoré, A., Kouadio, A., Touré, K., & Yeo, J.-M. (2020). Enhancing Soil Fertility through
Tithonia diversifolia in Agroforestry Systems : A Case Study in Alépé. Agroecology
Research Journal, 38(2), 145-160.
Traoré, A., Smith, J., Johnson, M., & Garcia, R. (2019). Ethnobotanical Study of Traditional
Plant Uses in Alépé : Insights into Cultural and Economic Significance. Ethnobotany
Research and Applications, (38), 77-92.
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
36
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie
Traoré, F., Diarra, M., Coulibaly, A., & Keita, S. (2020). Agricultural Practices and
Biodiversity in Alépé : A Comprehensive Analysis. Biological Conservation, 55(3), 213-
228.
Traoré, I., Diop, A., Sow, M., & Camara, F. (2021). Socio-economic Dynamics under
Demographic Pressure : Insights from Alépé. Development Studies Research, 28(1), 78-
94.
Traoré, M., Diallo, S., Kébé, A., & Cissé, T. (2019). Impact du changement climatique sur les
précipitations à Alépé : une analyse temporelle. Journal de Climatologie, 37(3), 220-235.
Traoré, M., Sissoko, A., Coulibaly, B., & Koné, Y. (2021). Community Participation in
Agroforestry Development : Insights from Alépé. Community Development Journal,
45(2), 165-180.
Traoré, Y., kouadio, A., Touré, K., & Yeo, J.-M. (2018). Cocotier Farming Practices in Alépé :
An Agronomic Perspective. Journal of Sustainable Agriculture, 45(4), 321-335.
Walkley, A., & Black, I. A. (1934). « An Examination of the Degtjareff Method for
Determining Soil Organic Matter, and a Proposed Modification of the Chromic Acid
Titration Method. » Soil Science, 37(1), 29-38.
Yéo, J-M., Kouadio, A., Touré, K., & Traoré, M. (2019). Impacts du changement climatique
sur les schémas de précipitations saisonnières à Alépé. Journal de Géophysique et de
Recherche Atmosphérique, 45(4), 320-335.
Yeo, K., Kouadio, A., Touré, K., &Traoré, M. (2020). "Integrating Pueraria latifolia in Ivorian
Farming Systems : Benefits and Challenges." Journal of Agronomic Research, 35(1), 101-
112.
VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
37