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Mon mémoire de stage pour le master en protection des végétaux et de l'environnement option agroforesterie

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REPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE

Union- Discipline-Travail
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie

Année
universitaire : Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique
2023-2024

UFR Sciences de la Nature

MEMOIRE DE MASTER

Protection des Végétaux et de l’Environnement

Spécialité : Agroforesterie

Impact du système agroforestier à base de cocotiers sur la


matière organique du sol à Alépé au Sud de la Côte d’Ivoire

Présenté par VEI Gbesse Ghislain

Soutenu publiquement le 01/08/2024 devant le jury composé de :

Président : M. KOUAKOU Tanoh Hilaire …............ Professeur titulaire, UNA


Directeur scientifique : M. KONE Wowo Armand …Maître de Conférences, UNA
Examinateur : M. KOUAKOU Yadom Yao François-Régis…Maître Assistant, UNA
Master Protection des végétaux et de l’Environnement – PVE 2023 – 2024 ; spécialité agroforesterie

DÉDICACE

Je dédie ce mémoire à ma mère SAHON Koné et à mon père feu VEHI Yaké ainsi qu’à toute
ma famille pour le soutien moral et financier qu’elles m’ont apportées dans mes études
jusqu’ici. En vous, j’ai trouvé le courage et la force. Que Dieu vous bénisse ! Je vous serai
reconnaissant toute ma vie.

VEI Gbesse Ghislain – Master – Sciences de la Nature - PVE – Université Nangui Abrogoua - 2024
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REMERCIEMENTS

Je tiens à exprimer mes sincères remerciements à toutes les personnes qui ont contribué de près
ou de loin à la réalisation de ce mémoire, pour leur soutien indéfectible et pour le grand intérêt
qu’elles accordent au progrès de la recherche scientifique.
Mes remerciements vont à l’endroit du Professeur TANO Yao, président de l’Université Nangui
ABROGOUA de m’avoir accepté dans cette Université et au Professeur TIHO Seydou, Vice-
Président de l’Université Nangui ABROGOUA et ses collaborateurs pour leur implication dans
la formation des étudiants de l’Université Nangui ABROGOUA.
Je remercie également le Professeur BAKAYOKO Adama, Doyen de l’UFR Sciences de la
Nature (SN) et ses collaborateurs de m’avoir permis de m’inscrire à l’UFR SN et le Docteur
KWADJO Éric, Responsable de la filière Protection des Végétaux et de l’Environnement
(PVE), ainsi qu’à tous les enseignants de cette filière pour leurs connaissances partagées.
Au Docteur KONE Wowo Armand, mon directeur de recherche, pour toutes les connaissances
acquises auprès de lui et surtout pour l’attention qu’il a manifestée pour mon travail et à mon
égard, sans oublier son soutien et sa grande disponibilité ;
Au Professeur KONE Moussa, Responsable de la Licence Protection des Végétaux et de
l’Environnement (PVE) pour les connaissances qu’il m’a apportées en Écologie Générale et
m’avoir accepté en licence PVE.
Je témoigne une gratitude particulière à mes moniteurs, Docteur KONAN N’Guessan Louis et
Docteur YAPO Guy Roland pour toutes les connaissances acquises auprès d’eux, pour m’avoir
fait profiter pleinement de leur rigueur dans le travail et surtout leurs disponibilité et
encouragements ;
Au Doctorant TRAORE Abou, étudiant à l’UFR SGE, pour toutes les connaissances acquises
auprès de lui, pour m’avoir fait profiter pleinement de sa rigueur dans le travail et surtout sa
disponibilité et ses encouragements ;
Je remercie KOUASSI Assoa Oulianov, étudiant à l’UFR SGE et HASSOUMI Oumar, étudiant
à l’UFR SN, pour toutes les connaissances acquises auprès d’eux ;
J’exprime ma reconnaissance à l’endroit de mes camarades étudiants de la filière Protection des
Végétaux et de l’Environnement pour leur aide et leur encouragement dans mes travaux.
Je remercie ma mère pour ses soutiens moraux et financiers.
Je remercie enfin tous mes amis ainsi que ceux qui ont apporté leur contribution à l’élaboration
de ce document.

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Table des matières

LISTE DES ABRÉVIATIONS.............................................................................................................. v


LISTE DES FIGURES........................................................................................................................vi
RÉSUMÉ ...................................................................................................................................... vii
ABSTRACT .................................................................................................................................. viii
INTRODUCTION ............................................................................................................................ 2
I. GÉNÉRALITÉS ............................................................................................................................. 5
1. Présentation du site d’étude............................................................................................. 5

1.1. Situation géographique .................................................................................................. 5


1.2. Climat ............................................................................................................................ 5
1.3. Sol ................................................................................................................................. 6
1.4. Végétation, flore et faune ............................................................................................... 6
1.5. Agriculture prédominante............................................................................................... 7
1.6. Démographie et pression sur les ressources naturelles .................................................... 7
2. Agroforesterie et principes .............................................................................................. 8

2.1. Diversification et synergie............................................................................................... 9


2.2. Complémentarité et aménagement de l’espace ............................................................. 10
2.3. Conservation de la biodiversité ..................................................................................... 10
2.4. Services environnementaux .......................................................................................... 11
2.5. Cocotier (cocos nucifera)............................................................................................... 12
3. Tithonia diversifolia, acacia mangium et pueraria latifolia et leurs caractéristiques 12

3.1. Présentation de l’espèce ............................................................................................... 12


3.2. Tithonia diversifolia : plante à Croissance rapide, feuillage abondant et fixation d’azote 14
3.3. Résistance à la sécheresse ............................................................................................ 14
3.4. Adaptabilité et Attractivité de la faune.......................................................................... 15
II-MATERIEL ET METHODES ......................................................................................................... 18
2.1. Matériel......................................................................................................................... 18

2.2. Méthodes....................................................................................................................... 18

2.2.1. Description des systèmes agroforestiers .................................................................... 18


2.2 2. Evaluation des systèmes agroforestiers à base de cocotiers sur le statut organique du sol
........................................................................................................................................... 18
2.2.3. Analyses statistiques ................................................................................................. 20
III. RESULTATS ET DISCUSSION .................................................................................................... 22
3.1. Résultats ....................................................................................................................... 22

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3.1.1. Différents systèmes agroforestiers à base de cocotiers ............................................... 22


3.1.2. Effets des systèmes agroforestiers sur le statut organique du sol ................................ 22
3.2. Discussion ..................................................................................................................... 27

CONCLUSION ET PERSPECTIVES................................................................................................... 29
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES................................................................................................ 32

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iv
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LISTE DES ABRÉVIATIONS

COS : Carbone Organique du sol


Nt : Azote total
C/N : Rapport Carbone- Azote
ANOVA : Analyse des Variances
AFD : Agroforesterie Dynamique
ESA : Ecole Supérieure d’Agronomie

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LISTE DES FIGURES

Figure 1 : carte du département d’Alépé (QGis) ....................................................................... 5

Figure 2 : foret tropicale humide et cours d’eau à Alépé ......................................................... 7

Figure 3 : système agroforestier avec cultures vivrières et système agroforestier avec laitue
(source : Battesti V. 1997) .......................................................................................................... 9

Figure 4 : plante Tithonia diversifolia et feuilles et fleurs de Tithonia diversifolia ............... 13

Figure 5 : feuilles d’Acacia mangium et Pueraria phaseoloides ........................................... 16

Figure 6 : parcelle témoin et parcelle agroforestière ............................................................. 19

Figure 7 : prélèvement d’échantillons de sol ........................................................................... 19

Figure 8 : échantillons de sol séchés et emballés .................................................................... 19

Figure 9 : teneurs en carbone organique du sol en fonction des systèmes agroforestiers ....... 22

Figure 10 : teneurs en azote total du sol en fonction des systèmes agroforestiers .................. 23

Figure 11 : rapports carbone/azote du sol dans les différents systèmes agroforestiers ........... 24

Figure 12 : densités apparentes du sol en fonction des systèmes ............................................ 24

Figure 13 : stocks de carbone organique du sol en fonction des systèmes ............................. 25

Figure 14 : stocks d’azote total du sol en fonction des systèmes agroforestiers ..................... 26

Figure 15 : variation du pH du sol en fonction des systèmes agroforestiers ........................... 26

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RÉSUMÉ

L'agroforesterie est envisagée comme une solution durable pour améliorer la productivité
agricole et maintenir la santé des sols et la qualité des produits de récolte. Cette étude, menée
dans une cocoteraie à Alépé au sud de la Côte d’Ivoire, évalue l’impact de différents groupes
de plantes associées à la culture du cocotier sur le statut organique du sol. Les différents
systèmes agroforestiers établis dans la plantation ont été décrits. Dans chacun des blocs de
cocotiers, des échantillons de sol ont été collectés dans la couche 0-10 cm en cinq points espacés
d’environ 30 m pour mesurer les teneurs du sol en carbone organique (COS) et en azote total
(NT) ainsi que le rapport C/N et le pH. Les stocks de COS et de NT ont également été calculés.
Il ressort qu’il y a deux systèmes agroforestiers AFD 21 et AFD 22 puis un témoin dans la
cocoteraie. Les espèces associées sur le système AFD21 étaient Tithonia diversifolia, Cajanus
cajan, Acacia mangium et des Musa spp. Sur le système AFD22, il y avait C. cajan, A.
mangium, des cacaoyers (Theobroma cacao) et des Musa spp. Le témoin (B23) associait une
couverture herbacée de Pueraria phaseoloides (Fabaceae) et les cocotiers. Les résultats
montrent qu’au bout de trois années, seulement la teneur et le stock de COS ont été impactés,
le bloc AFD21 affichant les valeurs les plus élevées (23,4 g kg-1 et 29,9 t ha-1, respectivement).
Les deux autres blocs présentaient des valeurs similaires. Cette étude montre que l’efficacité
des systèmes agroforestiers dynamiques dépend de la composition des espèces de plantes
associées et met en évidence la contribution significative de Tithonia diversifolia.

Mots clés : Agriculture biologique, Agroforesterie, Cocos nucifera, Matière organique du sol,
Tithonia diversifolia

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ABSTRACT

Agroforestry is considered as a sustainable solution to improve agricultural productivity and


maintain soil health and the quality of harvested products. This study, conducted in a coconut
plantation in Alépé in southern Côte d’Ivoire, assesses the impact of different groups of plants
associated with coconut cultivation on the organic status of the soil. The different agroforestry
systems established in the plantation were described. In each of the coconut blocks, soil samples
were collected in the 0-10 cm layer at five points spaced approximately 30 m apart to measure
soil organic carbon (SOC) and total nitrogen (TN) contents as well as the C/N ratio and pH.
SOC and NT stocks were also calculated. It appears that there are two agroforestry systems
AFD 21 and AFD 22 and a control in the coconut plantation. The associated species on the
AFD21 system were Tithonia diversifolia, Cajanus cajan, Acacia mangium and Musa spp. On
the AFD22 system, there were C. cajan, A. mangium, cocoa trees (Theobroma cacao) and Musa
spp. The control (B23) associated a herbaceous cover of Pueraria phaseoloides (Fabaceae) and
coconut trees. The results show that after three years, only the SOC content and stock were
impacted, with the AFD21 block displaying the highest values (23.4 g kg-1 and 29.9 t ha-1,
respectively). The other two blocks had similar values. This study shows that the efficiency of
dynamic agroforestry systems depends on the composition of associated plant species and
highlights the significant contribution of Tithonia diversifolia. Keywords: Organic farming,
Agroforestry, Cocos nucifera, Soil organic matter, Tithonia diversifolia.

Keywords: Organic farming, Agroforestry, Coconut trees, Soil organic matter, Tithonia
diversifolia

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INTRODUCTION

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INTRODUCTION

L’agroforesterie est un système d’utilisation des terres traditionnelles considérée comme un


système durable en ce sens où elle permet de lutter contre la dégradation des terres et contre le
réchauffement climatique (Santoro et al., 2020). En outre, sa contribution à l’amélioration de
la productivité agricole est bien reconnue de tous (Montagnini et al., 2004). L’agroforesterie,
un système qui repose sur une gestion intégrée des terres combinant la culture d’arbres ou
d’arbustes avec des cultures agricoles, est une approche prometteuse pour répondre aux défis
actuels de l’agriculture durable. Par contre, le développement de l’agriculture intensive à base
d’intrants de synthèse conduit à la perte de la biodiversité et aux dégradations à la fois
environnementales et paysagères (Matson et al., 1997, Johnson, 2017). Dans le contexte actuel
d’agriculture durable, les systèmes agroforestiers se révèlent être des solutions clés pour
concilier la production alimentaire et la préservation de l’environnement (Kater et al., 2018).
La pratique de l’agroforesterie est particulièrement pertinente dans les zones tropicales, où la
déforestation et l’expansion de l’agriculture dégradent les écosystèmes et émettent de grandes
quantités de gaz à effet de serre.

En Côte d’Ivoire comme dans la plupart des pays en Afrique de l’ouest, les paysans sont
confrontés à un faible niveau de fertilité des sols (Koné et al., 2020). La productivité agricole,
la sécurité alimentaire et le bien-être économique de la population dépendent étroitement de la
capacité des sols à soutenir des cultures saines et abondantes (Smith, 2018). Le cocotier joue
un rôle vital dans l’économie et l’alimentation des populations dans les zones tropicales et
particulièrement dans certains pays côtiers comme la Côte d’Ivoire (Diby et al., 2009). Dans
un contexte où l’agriculture demeure un moteur économique vital, la préservation et
l’amélioration de la fertilité des sols revêtent une importance capitale. Les systèmes
agroforestiers, qu'ils soient simples ou complexes, offrent des solutions diverses et adaptatives
pour l'agriculture durable.

La présente étude a pour objectif de contribuer à la production durable de coco en Côte d’Ivoire.
Plus spécifiquement, il s’agit d’évaluer l’impact de différents groupes de plantes associées à la
culture du cocotier sur le statut organique du sol. Elle ouvre la voie à une culture de cocotier
plus résilientes et durables.

Outre l’introduction et la conclusion, ce document présente trois parties. La première partie


traite des généralités sur le site d’étude et les caractéristiques d’un système agroforestier

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cocotier, la seconde partie fait ressortir le matériel et les méthodes utilisés en vue d’aboutir aux
résultats et la discussion qui constituent la troisième partie.

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GÉNÉRALITÉS

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I. GÉNÉRALITÉS

1. Présentation du site d’étude

1.1. Situation géographique

Cette étude a été réalisée à l’Alépé, une ville située au sud de la Côte d’Ivoire, dans la région
de l’Agneby-Tiassa (Figure1). La ville d’Alépé est entourée de terres agricoles, avec une
importante production de cultures vivrières et industrielle telles que le maïs, le manioc et le
cacao. La zone d'Alépé est également propice à la culture du cocotier, une plante largement
cultivée pour ses fruits et son huile, et aux cultures de l’ananas.

Figure 1 : carte du département d’Alépé (QGis)

1.2. Climat

Le climat de la ville d’Alépé est du type tropical humide, caractérisé par des températures
élevées toute l’année, avec des variations saisonnières relativement faibles (Koné et al., 2017).
La saison pluvieuse est chaude et humide, avec des précipitations abondantes, tandis que la
saison sèche est douce et sèche. Les précipitations peuvent être réparties tout au long de l’année,
mais il y a souvent une saison des pluies plus prononcée, avec des averses régulières et parfois

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des tempêtes tropicales. En plus, ce type de climat favorise une végétation dense et luxuriante,
avec une grande diversité d’espèces végétales. Les sols sont souvent riches en matière
organique, mais peuvent également être sujets à l’érosion en raison des fortes précipitations
(Yéo et al., 2019). Les températures élevées peuvent favoriser la croissance des cultures, et les
précipitations abondantes peuvent fournir l’eau nécessaire à la production agricole (Sow et al.,
2021). Cependant, les événements climatiques extrêmes tels que les sécheresses ou les tempêtes
peuvent également poser des défis aux agriculteurs. La gestion de l’eau et la résilience aux
changements climatiques sont donc des aspects importants à prendre en compte dans les
pratiques agricoles en climat tropical.

1.3. Sol

Les sols à l’Alépé présentent une diversité pédologique, une variabilité importante en termes
de texture et de composition. Certains secteurs peuvent être susceptibles à l’érosion tandis que
d’autres peuvent être propices à la rétention d’eau (Leroux et al., 2018). Alépé abrite une
variété de types de sols, dont des sols ferrugineux, des sols latéritiques, et des sols alluviaux le
long des cours d’eau. Ces variations influentes sur la disponibilité des nutriments et la rétention
d’eau. De plus, la région présente une variabilité texturale significative, allant des sols argileux
aux sols plus sableux. Cette diversité peut influencer la rétention d'eau, la perméabilité, et la
disponibilité des nutriments pour les cultures et l'altitude des hautes terres d'Alépé peut entraîner
des variations dans la topographie, affectant la dynamique de l'érosion dont, certains secteurs
peuvent être plus sujets à l'érosion, influençant la fertilité du sol (Smith et al., 2021). Enfin, les
sols dérivent de différents types de roches et de matériaux parentaux. En effet, la nature de ces
matériaux a des implications sur la disponibilité des éléments nutritifs essentiels pour les
plantes.

1.4. Végétation, flore et faune

Alépé, est une région réputée pour la richesse en biodiversité tant au niveau de sa végétation
que de sa faune (Figure 2). La région se caractérise par des vastes forêts tropicales, des prairies
et des cours d'eau. La végétation comprend une variété de forêts tropicales sempervirent et de
forets galerie le long des cours d’eau. La végétation, on trouve une grande variété d'espèces
d'arbres tels que le teck, le wawa, cocotier et le moabi. Les palmeraies, qui comprennent
notamment le palmier à huile et le palmier raphia, ainsi que le cocotier sont également très
présentes dans la région. Les plantes grimpantes, les lianes et les épiphytes sont également
courantes dans les forêts d'Alépé (Koné et al., 2017). La flore à Alépé comprend une gamme

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diversifiée de plantes, dont des espèces médicinales, ornementales, et alimentaires qui sont
adaptées au conditions tropicales (Traoré et al., 2019). Et la faune y est tout aussi diversifiée.
On y trouve une grande variété d'espèces animales, notamment des primates tels que les
chimpanzés, les cercopithèques et les colobes, des antilopes, des éléphants, des buffles et des
hippopotames. La région abrite également de nombreuses espèces d'oiseaux, notamment le
calao, l'aigle pêcheur et le martin-pêcheur (Coulibaly et al., 2020). Enfin, en explorant la
richesse de la végétation, de la flore, et de la faune à Alépé, ces chercheurs ont apporté des
connaissances cruciales pour la conservation de la biodiversité et le développement durable de
la région.

A B

Figure 2 : forêt tropicale humide (A) et cours d’eau (B) à Alépé

1.5. Agriculture prédominante

L’agriculture prédominante, la monoculture du cocotier (cocos nucifera) est une pratique


agricole emblématique à Alépé. Les plantations de cocotiers occupent une place significative
dans le paysage agricole (Traoré et al., 2018). Enfin, la durabilité Agricole est l’enjeux liés aux
pratiques agricoles qui reste essentiel à Alépé, c’est-à-dire exploré des stratégies pour
promouvoir la résilience des exploitations agricoles locales (Koné et al., 2020).

1.6. Démographie et pression sur les ressources naturelles

La pression démographique à Alépé résulte de la croissance de la population, à des implications


majeures sur les ressources disponibles, l’utilisation des terres et le développement local (Soro
et al., 2017). Ces auteurs ont mis à la lumière divers impacts des populations sur les ressources
naturelles, et la qualité de vie des habitants. Cependant, La croissance démographique accrue à

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Alépé exerce une pression significative sur les ressources naturelles telles que l'eau, les terres
agricoles, et les forêts (Bamba et al., 2019). Pour eux, la pression démographique affecte la
disponibilité en eau dans la région d'Alépé et propose des approches pour une gestion durable
de cette ressource. Ensuite, la pression démographique peut également influencer les
dynamiques socio-économiques de la communauté, y compris l'emploi et les moyens de
subsistance. En claire, les effets socio-économiques de la pression démographique, mettant en
évidence des opportunités et des défis pour le développement local (Traoré et al., 2021).

2. Agroforesterie et principes

Le système agroforestier est une méthode de gestion des terres qui combine des cultures
agricoles avec des arbres ou d’autres plantes ligneuses (Figure 3). Il est basé sur le concept
d’une utilisation plus diversifiée et durable des terres, en recherchant un équilibre entre la
production alimentaire, la préservation de l’environnement et la rentabilité économique. Dans
un système agroforestier, les arbres sont plantés de manière stratégique parmi les cultures
agricoles, créant ainsi un paysage hétérogène avec plusieurs strates de végétation. Selon
l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO, 2013), «
l’agroforesterie est un moyen efficace de diversifier les revenus des agriculteurs, d’assurer la
sécurité alimentaire, de réduire la dégradation des terres et de séquestrer le carbone pour lutter
contre le changement climatique ». En combinant différentes espèces d’arbres avec des cultures
vivrières, les agriculteurs peuvent bénéficier de multiples sources de revenus, tout en protégeant
leurs terres contre l’érosion et en améliorant la fertilité des sols (Montagnini et Nair, 2004). Un
exemple d’application du système agroforestier en zone tropicale se trouve au Brésil, où
l’association d’arbres fruitiers tels que les manguiers, les goyaviers et les ananas avec des
cultures vivrières telles que le maïs et le manioc permet aux agriculteurs de diversifier leurs
revenus tout en améliorant la qualité de leurs sols grâce à la fixation de l’azote par les arbres
(Souza et al.,2012). Un autre exemple est celui de l’agroforesterie en Indonésie, où les
agriculteurs associent des arbres tels que les palmiers à huile, les bananiers et les caféiers avec
des cultures vivrières telles que le riz et le maïs. Cette combinaison permet aux agriculteurs de
générer des revenus supplémentaires grâce à la vente des produits de l’arbre, tout en améliorant
la biodiversité de leurs terres et en réduisant les pressions sur les forêts naturelles (Hairiah et
al., 2001). Enfin, l’agroforesterie à Alépé combine la culture d’arbres avec des cultures
agricoles, offrant une approche durable pour maximiser les rendements tout en préservant
l’environnement (Leakey, 2012). Cependant, l’introduction d’arbres dans les systèmes
agricoles à Alépé a pour objectif de diversifier les cultures et d’augmenter les revenus. En

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intégrant des arbres fruitiers dans les systèmes agricoles traditionnels, on peut ainsi améliorer
la diversification des cultures (Doumbia et al., 2018). En plus, Fixation d’azote et
enrichissement du sol pour certains arbres, comme Tithonia diversifolia, peuvent fixer l’azote
atmosphérique, améliorant ainsi la fertilité du sol (Diakité et al., 2019). Ces auteurs ont réalisé
des recherches sur les effets de Tithonia diversifolia sur la biodiversité microbienne du sol et
son rôle dans l’enrichissement du sol. En fin, les arbres dans les systèmes agroforestiers
contribuent à la conservation de la biodiversité et à la protection des sols. En effet, les systèmes
agroforestiers peuvent servir de barrière naturelle contre l’érosion, protégeant ainsi les sols de
l’érosion (Konaté et al., 2020).

A B

Figure 3 : système agroforestier avec cultures vivrières (A) et système agroforestier avec laitue
(B) (source : Battesti, 1997)

2.1. Diversification et synergie

La diversification et la synergie à Alépé, en particulier dans le contexte agricole, sont


essentielles pour renforcer la résilience des systèmes locaux (Kouadio et al., 2019). Pa railleur,
la diversification des cultures est une stratégie clé pour atténuer les risques liés à la monoculture
(Koné et al., 2019). En effet, pour ces auteurs, la diversification des cultures à Alépé améliore
la sécurité alimentaire et économique. En plus, l'intégration d'arbres dans les systèmes
d'agroforesterie, crée des synergies bénéfiques pour la fertilité du sol et la biodiversité. Les
interactions entre les cultures et les arbres dans des systèmes agroforestiers spécifiques à Alépé,
mettant en évidence les avantages de cette approche pour la durabilité (Traoré et al., 2020).

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Ensuite, la collaboration entre agriculteurs peut favoriser des approches synergiques, comme le
partage des connaissances et des ressources (Doumbia et al., 2021). Pour le chercheur, les
initiatives de groupe et les pratiques collaboratives entre agriculteurs peuvent renforcer la
résilience face aux défis agricoles à Alépé. Enfin, la diversification des sources de revenus, en
dehors de l'agriculture, contribue à la stabilité économique des communautés. Les stratégies de
diversification des revenus adoptées par les communautés d'Alépé, soulignent l'importance de
combiner différentes sources de revenus (Traoré et al., 2018).

2.2. Complémentarité et aménagement de l’espace

La complémentarité et l'aménagement de l'espace à Alépé revêtent une importance cruciale pour


optimiser l'utilisation des terres, promouvoir la durabilité et répondre aux besoins croissants de
la population. La promotion de la complémentarité entre différentes cultures peut améliorer
l'utilisation des ressources et accroître la productivité globale des terres. En effet, cette
complémentarité des cultures à Alépé, se justifie par l’identification des synergies entre
certaines cultures qui optimisent les rendements (Diabaté et al., 2017). En plus, l’aménagement
de l’espace doit intégrer les aspects agricoles, environnementaux et sociaux pour assurer une
utilisation durable des terres (Kouyaté et al., 2019). Pour des chercheurs, des modèles
d’aménagement de l’espace à Alépé, mettent en avant des approches intégrées pour concilier
les besoins agricoles et les impératifs de conservation. Ensuite, la diversité des usages de
l’espace, notamment l’agriculture, la conservation et les zones résidentielles, contribue à une
planification plus équilibrée. Les effets de la diversité des usages de l’espace sur la résilience
des systèmes agricoles à Alépé, soulignent l’importance de la polyvalence des terres (Traoré et
al., 2020). Enfin, impliquer la communauté dans le processus d'aménagement de l'espace
favorise une prise de décision plus inclusive et adaptée aux besoins locaux. Les modèles de
participation communautaire dans l'aménagement de l'espace à Alépé, montrent comment cela
renforce la durabilité des initiatives (Koné et al., 2021).

En intégrant la complémentarité et en adoptant des approches holistiques d'aménagement de


l'espace, cela contribue à promouvoir des pratiques agricoles durables et à préserver
l'environnement à Alépé.

2.3. Conservation de la biodiversité

La conservation de la biodiversité à Alépé est un enjeu crucial pour maintenir l’équilibre des
écosystèmes locaux et assurer la durabilité environnementale (Konaté et al., 2020). La
documentation des espèces endémiques à Alépé est essentielle pour mettre en évidence la

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diversité unique de la région (Koffi et al., 2018). En effet, la biodiversité locale s’identifie des
espèces endémiques et évaluant leur statut de conservation. En outre, identifier et protéger les
habitats critiques, tels que les zones humides ou les corridors écologiques, est essentiel pour
préserver la biodiversité (Cissé et al., 2019). En effet, la cartographie des habitats critiques à
Alépé, souligne leur importance pour la conservation des espèces. Et comprendre comment les
pratiques agricoles influent sur la biodiversité permet d'adopter des approches plus durables
(Traoré et al., 2020). En plus, impliquer la communauté locale dans des initiatives de
conservation renforce l'adhésion et encourage des pratiques respectueuses de la biodiversité.
C’est-à-dire, les modèles d'engagement communautaire réussis dans des projets de conservation
à Alépé (Doumbia et al., 2021). Enfin en mettant en œuvre la conservation, les scientifiques ont
contribué à sensibiliser à l'importance de la biodiversité à Alépé et ont proposé des
recommandations pour des pratiques de conservation plus efficaces.

2.4. Services environnementaux

Les services environnementaux à Alépé englobent un large éventail de bénéfices fournis par
les écosystèmes locaux. Des chercheurs ont exploré ces services, mettant en évidence leur
importance pour la communauté et proposant des stratégies de préservation. (Konaté et al.,
2019). En effet, Les écosystèmes jouent un rôle crucial dans la régulation du climat, contribuant
à atténuer les effets du changement climatique. Toutes fois, la contribution des forêts à la
régulation du climat à Alépé, souligne leur rôle dans la séquestration du carbone. Les
écosystèmes, tels que les zones humides, fournissent des services d’approvisionnement en eau
essentiels et les liens entre la conservation des zones humides à Alépé et la qualité de l’eau
potable (Fofana et al., 2018). En plus, les écosystèmes favorisent la pollinisation, essentielle
pour la reproduction des plantes et la production alimentaire. C’est-à-dire les communautés
d’insectes pollinisateurs à Alépé, soulignent leur rôle dans les cultures agricoles (Diakité et al.,
2020). En fin, La biodiversité et les écosystèmes préservés peuvent constituer une attraction
touristique, générant des revenus pour la communauté. Les implications du tourisme écologique
pour la conservation des environnements naturels à Alépé (Doumbia et al., 2021).

En comprenant ces services environnementaux, les chercheurs ont contribué à sensibiliser à


leur valeur et ont proposé des stratégies de conservation pour garantir la pérennité de ces
bénéfices pour la communauté d’Alépé.

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2.5. Cocotier (cocos nucifera)

Le cocotier (Cocos nucifera) est une culture clé à Alépé, intégrée dans des systèmes
agroforestiers pour améliorer la fertilité des sols (Kouadio et al., 2017). Il présente de nombreux
avantages en tant qu’espèce agroforestière, notamment sa résilience face aux conditions
climatiques et son potentiel économique. Cependant, le cocotier est principalement cultivé pour
la consommation locale, ses noix de coco, qui sont utilisées dans l’industrie alimentaire, pour
la fabrication de produits cosmétiques et son l’exportation contribue à l’économie locale
(Régnier et al., 2008). La mise en évidence des bénéfices de l’introduction du cocotier dans les
systèmes agroforestiers en Côte d’Ivoire, notamment en termes de diversification des revenus
des agriculteurs locaux. En plus, les cocotiers peuvent fournir un ombrage bénéfique aux
cultures situées au-dessous. Cela peut aider à réduire l’impact des températures élevées et à
créer un environnement plus favorable à la croissance des cultures (Kouablan et al., 2013). Les
effets de l’introduction du cocotier dans les systèmes agroforestiers à Alépé, ont montré que
l’inclusion du cocotier peut améliorer la productivité des cultures associées, telle que la culture
du cacao, en fournissant une protection contre les vents forts et en maintenant une température
plus fraîche sous sa canopée. En fin, les cocotiers attirent une grande variété d’animaux,
notamment les oiseaux, les chauves-souris et les insectes, contribuant ainsi à la biodiversité de
la région d’Alépé. Cela peut également favoriser la pollinisation des autres cultures
environnantes.

En somme, l’introduction de cocotiers en agroforesterie à Alépé présente de nombreux


avantages économiques et environnementaux. La culture des cocotiers peut contribuer à la
production de noix de coco et de coprah, tout en offrant des avantages tels que la protection du
sol, l’ombrage des cultures, l’utilisation des sous-produits et la promotion de la biodiversité.

3. Tithonia diversifolia, acacia mangium et pueraria latifolia et leurs caractéristiques

3.1. Présentation de l’espèce

Originaire de l’est du Mexique et d’Amérique centrale, cette herbacée prolifique est largement
répandue sous les tropiques. On la retrouve en Afrique et en Asie où elle a été introduite sur la
base de ses multiples utilisations en tant que plante fourragère, engrais vert, insecticide naturel
et en tant que plante ornementale. Cette plante forme rapidement de grands buissons herbacés
pouvant dépasser trois mètres de haut (Figure 4), supporte très bien la chaleur et la sécheresse,
présent en basse et moyenne altitude, c’est-à-dire une adaptation au climat local (Koné et al.,
2019). Tithonia diversifolia est inscrit dans la liste des espèces envahissantes se propageant

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dans les milieux régulièrement perturbés par les activités humaines (bords de route, cultures,
pâturages...) avec une densité plus ou moins forte. Tithonia diversifolia développe de
nombreuses tiges dressées, parfois ligneuses, qui forment des buissons herbacés. Les feuilles
alternes sont portées par un long pétiole, elles mesurent de 10 à 15 cm de long, avec un limbe
comportant de 3 à 5 lobes. La nervure centrale bien marquée est blanchâtre, la marge est
dentelée. Les inflorescences sont portées par un long pédoncule de 10 à 20 cm, la production
de capitules est élevée. La fleur jaune orange vif évoque la marguerite, même forme, même
parfum, mais en beaucoup plus gros. La partie centrale de la fleur est composée de tubes, chaque
tube donne naissance à une graine après fécondation. Le nombrer de pétale est variable, le plus
souvent treize. Tithonia diversifolia produit un nombre important de graines par plante. Ce
chiffre varie d’environ 100 à 200 graines par capitule. La production massive de graines légères
qui peuvent se disperser à des distances considérables de la plante mère, permet à l’espèce de
coloniser de nouveaux habitats. Toutefois, la biomasse des feuilles vertes de Tithonia
diversifolia est très bonne en tant qu’engrais vert pour les cultures annuelles, c’est une espèce
rudérale qui pousse spontanément au bord des routes, fossés et dans les friches et produit une
biomasse abondante et pérenne et influence la fertilité du sol dans les systèmes agroforestiers
(Traoré et al., 2020).

A B

Figure 4 : plants de Tithonia diversifolia

A : groupe de plants ; B : feuilles et fleurs

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3.2. Tithonia diversifolia : plante à Croissance rapide, feuillage abondant et fixation


d’azote

La croissance rapide, le feuillage abondant, et la fixation d’azote sont des caractéristiques clés
de Tithonia diversifolia utilisée dans des systèmes agroforestiers à Alépé, ces caractéristiques
peuvent être observées, par exemple ; la croissance rapide de Tithonia diversifolia est connue
pour sa croissance rapide. Ses tiges et feuilles se développent rapidement, ce qui en fait une
plante idéale pour des systèmes agroforestiers visant à fournir rapidement de la biomasse. En
plus, la plante présente un feuillage luxuriant, offrant une source importante de matière
organique. Ce feuillage peut être utilisé comme paillis ou en tant que matière première pour la
production de compost, contribuant ainsi à améliorer la fertilité du sol. En fin, Tithonia
diversifolia a la capacité de fixer l’azote atmosphérique dans le sol par le biais de bactéries
nodulaires présentes dans ses racines. Cela enrichit le sol en azote, un élément nutritif essentiel
pour la croissance des plantes (Koné et al., 2020). En claire, l’utilisation de Tithonia diversifolia
dans des systèmes agroforestiers à Alépé met en évidence son effets positifs sur la fertilité du
sol et la biodiversité locale.

En somme, l’utilisation judicieuse de plantes comme Tithonia diversifolia dans les pratiques
agricoles à Alépé peut contribuer à une agriculture plus durable, en favorisant la croissance des
cultures, en améliorant la fertilité du sol, et en réduisant la dépendance aux engrais chimiques.

3.3. Résistance à la sécheresse

La résistance à la sécheresse est une caractéristique cruciale pour les plantes cultivées dans des
régions sujettes à des périodes de faibles précipitations, comme Alépé. Plusieurs chercheurs ont
étudié des plantes adaptées à ces conditions spécifiques. Par exemple le mil (Pennisetum
glaucum) est une céréale cultivée à Alépé qui présente une résistance notable à la sécheresse.
Son système racinaire profond lui permet d’exploiter l’eau en profondeur dans le sol, lui
conférant une certaine tolérance aux périodes de sécheresse (Ouattara et al., 2019). En plus de
choisir des variétés résistantes à la sécheresse, des chercheurs ont exploré des pratiques
agronomiques, telles que la gestion de l’eau et l’utilisation de techniques de conservation des
sols, pour améliorer la résilience des cultures dans des conditions arides à Alépé (Sow et al.,
2020).

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3.4. Adaptabilité et Attractivité de la faune

L’adaptabilité de la Tithonia diversifolia à Alépé dépend de facteurs tels que le climat, le sol et
les pratiques agricoles locales. En effet, Tithonia diversifolia met en évidence sa capacité à
prospérer dans divers types de sols et de climats de la région (Camara, et al., 2021). En ce qui
concerne son attractivité pour la faune, la plante est souvent appréciée pour ses fleurs riches en
nectar, attirant ainsi les insectes pollinisateurs (Traoré, et al., 2022). Ce qui explique son rôle
dans la fourniture d’habitats et de sources de nourriture pour diverses espèces animales.

3.2. Fixation en azote d’Acacia mangium et Pueraria latifolia

Acacia mangium est un arbre tropical (Figure 5A) à croissance rapide, originaire d'Australie,
de Papouasie-Nouvelle-Guinée et des îles Maluku en Indonésie (Otsamo,2000). Il peut atteindre
une hauteur de 30 mètres et est souvent utilisé dans les programmes de reforestation et
d'agroforesterie (Koutika et al., 2017). En tant que légumineuse, Acacia mangium forme une
symbiose avec des bactéries rhizobiales, ce qui lui permet de fixer l'azote atmosphérique dans
le sol. Cette capacité améliore la fertilité du sol en augmentant le contenu en azote disponible
pour les plantes voisines (Otsamo, 2000). En effet, Acacia mangium contribue significativement
à l'amélioration de la teneur en azote du sol, favorisant ainsi la productivité agricole et
forestière. Acacia mangium est également efficace dans la séquestration du carbone. Sa
croissance rapide et son développement racinaire profond permettent d'accumuler du carbone
organique dans le sol, contribuant ainsi à la lutte contre le changement climatique. (Koutika et
al., 2017) ont montré que les plantations d'Acacia mangium en République du Congo
augmentent la séquestration de carbone dans le sol, améliorant ainsi sa fertilité et sa structure.

Quant au Pueraria latifolia, également connue sous le nom de puerarine ou kudzu tropical, est
une légumineuse rampante (Figure 5B) originaire d'Asie du Sud-Est. Elle est largement utilisée
comme plante de couverture pour prévenir l'érosion et améliorer la fertilité du sol (Yeo et al.,
2020). Pueraria latifolia forme une symbiose avec des bactéries rhizobiales dans ses nodules
racinaires, ce qui lui permet de fixer l'azote atmosphérique. Cela enrichit le sol en azote,
favorisant ainsi la croissance des plantes associées et augmentant la productivité agricole
(Hairiah et al.,2000). En clair, ils ont étudié les dynamiques de l'azote dans le sol sous différents
systèmes de jachère et ont constaté que Pueraria latifolia joue un rôle crucial dans
l'enrichissement en azote du sol. En fin, cette légumineuse contribue aussi à la séquestration du
carbone en ajoutant de la matière organique au sol. La couverture dense et le système racinaire
de Pueraria latifolia augmentent le carbone organique du sol, ce qui améliore la structure et la

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fertilité du sol tout en aidant à atténuer les effets du changement climatique (Suryanto et al.,
2014). En effet, l'utilisation de Pueraria latifolia comme culture de couverture dans les
plantations d'hévéa améliore la fertilité du sol et augmente la séquestration de carbone.

A B

Figure 5 : feuilles d’Acacia mangium (A) et Pueraria phaseoloides (B)

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MATÉRIEL ET MÉTHODES

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II-MATERIEL ET METHODES

2.1. Matériel

Le matériel technique est composé de :

tarière qui a servi de prélever le sol ;


sachets en plastiques pour l’emballage et le sauvegarde du sol ;
marqueur qui a servi l’étiquetage des emballages ;
tamis de 2 mm de maille qui a servi à tamiser le sol afin de séparer les éléments
grossiers au éléments fins ;
électrode en verre qui a permis de prendre les mesures de pH et
logiciel R pour réaliser les tests statistiques.

2.2. Méthodes

2.2.1. Description des systèmes agroforestiers

Notre étude a été effectué sur trois types de parcelles (blocs de cocotiers ou systèmes), à savoir
deux parcelles d’agroforesterie et un témoin. Les parcelles d’agroforesterie étaient :
Agroforesterie dynamique 21 (AFD 21), Agroforesterie dynamique 22 (AFD 22).

2.2 2. Evaluation des systèmes agroforestiers à base de cocotiers sur le statut organique
du sol

❖ Collecte des échantillons de sol

L’échantillonnage du sol a été effectué en Mars 2023, lorsque les blocs avaient trois ans (Figure
7). Dans chaque bloc, les échantillons ont été prélevés dans la strate 0-10 cm, à l’aide d’une
tarière en cinq points espacés d’environs 30 m. Ces échantillons ont été séchés à l’air ambiant
pendant 7 jours puis tamisé à l’aide d’un tamis de 2 mm de maille et la masse des éléments
grossiers (Ɵ ˃ 2 mm) a été déterminée. Une aliquote de 100 grammes de fraction fine (Ɵ < 2
mm) a été et conservés dans des sachets en plastique (Figure 8) pour les analyses chimiques.

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Figure 6 : parcelle témoin (A) et parcelle agroforestière (B)

Figure 7 : prélèvement d’échantillons de sol


Figure 8 : échantillons de sol séchés et emballés

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❖ Détermination de la densité apparente

La densité apparente a été mesurée à l’aide de la méthode du cylindre (hauteur = 10 cm). Les
carottes de terre ont été séchées à l’étuve à 105°C pendant 48 h et la densité apparente (Da) a
été calculée selon la formule suivante.

𝑀𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑙 sec (𝑔)


𝐷𝑒𝑛𝑠𝑖𝑡é 𝐴𝑝𝑝𝑎𝑟𝑒𝑛𝑡𝑒 (𝑔⁄c𝑚3 ) =
Volume du cylindre (c𝑚3 )

❖ Analyses en laboratoire

Les échantillons de sol ont été transportés au laboratoire où des analyses détaillées ont été
effectuées. Le pH du sol a été déterminé à l’aide d’une électrode en verre dans un rapport sol/eau
de 1/ 2,5 (Baize, 1988). Le carbone organique (COS) a été dosé par la méthode de Walkley et
Black (1934) et l’azote total (N) a été dosé par la méthode de Kjedahl.

❖ Estimation des stocks de carbone et d’azote du sol

Le stock de carbone organique, tout comme le stock d’azote total, a été déterminé selon les
formules ci-dessous (Bessah et al., 2016; Osei et al., 2017) :
SCOS = COS × Da (1 − EG) × P
SNT = NT × Da (1 − EG) × P
Où SCOS est le stock de carbone organique du sol (Mg ha-1) ; SNT le stock d’azote du sol (Mg
ha-1) ; COS, la teneur de carbone organique du sol (g/kg) ; NT la teneur en azote (N) total du
sol (g/kg) ; Da la densité apparente (g cm-3) ; EG : la proportion d’éléments grossiers et P : la
profondeur de la couche de sol (dm).

2.2.3. Analyses statistiques

Les tests statistiques ont été réalisés à partir avec le logiciel R. Les moyennes des paramètres
SCOS, SNT, teneur en COS, teneur en Nt, densité apparente et pH-eau, ont été comparées entre
les trois systèmes, à travers une analyse des variances (ANOVA) à un facteur. Mais avant, une
vérification de l’homogénéité des variances a été effectuée au moyen du test de Levene. Lorsque
les différences entre les systèmes agroforestiers étaient significatives, le test LSD de Fisher a
été utilisé pour faire le rang des moyennes. Le seuil de significativité pour tous ces tests a été
fixé à 5%.

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RÉSULTATS ET DISCUSSION

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III. RESULTATS ET DISCUSSION

3.1. Résultats

3.1.1. Différents systèmes agroforestiers à base de cocotiers


Deux systèmes agroforestiers et un témoin (cocotier) ont été définis. Il s’agit de système
agroforestier AFD21 et AFD22. Le système AFD21 comprenait les espèces Tithonia
diversifolia, Cajanus cajan, Acacia mangium et des bananiers. Le système AFD22 comprenait
Cajanus cajan, Acacia mangium, des cacaoyers (Theobromae cacao) et des bananiers. Sur le
témoin (B23), il n’y avait qu’une espèce, Pueraria phaseoloides, une légumineuse herbacée
(Figure 6).

3.1.2. Effets des systèmes agroforestiers sur le statut organique du sol

❖ Teneurs en carbone organique du sol

Les teneurs en COS ont été significativement plus élevées avec le système agroforestier AFD 21
(p = 0,03) par rapport aux deux autres systèmes. La teneur moyenne en COS a été de 23,44 ±
1,2 g kg-1 pour le système agroforestier AFD 21, de 19,74 ± 1,21 g kg-1 pour système agroforestier
AFD 22, et de 19,07 ± 0,93 g kg-1 pour le témoin (Figure 9).

30
a
Teneur en COS (g kg-1)

25 b b
20
15
10
5
0
AFD 21 AFD 22 B 23
Traitements

Figure 9 : teneurs en carbone organique du sol en fonction des systèmes agroforestiers

COS= carbone organique du sol ; AFD 21=Système agroforestier dynamique 21 ; AFD 22=Système
agroforestier dynamique 22 ; B 23=Témoin 23

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❖ Teneurs en azote du sol

Les teneurs du sol en NT ont montré des valeurs similaires entre les différents systèmes
agroforestiers (p = 0,4). Toutefois les valeurs ont tendance à être plus élevées avec le système
agroforestier AFD 21 par rapport aux deux autres systèmes. La teneur moyenne de NT a été de
0,24 ± 0,0 g kg-1 avec le système agroforestier AFD 21, de 0,21 ± 0,0 g kg-1 avec le système
agroforestier AFD 22, et de 0,22 ± 0,0 g kg-1 avec le témoin (Figure 10).

3
a
a a
Teneur en NT (g kg-1)

0
AFD 21 AFD 22 B 23
Traitements

Figure 10 : teneurs en azote total du sol en fonction des systèmes agroforestiers

NT= azote total du sol ; AFD 21=Système agroforestier dynamique 21 ; AFD 22=Système agroforestier
dynamique 22 ; B 23=Témoin 23

❖ Rapport C/N du sol

Le rapport C/N du sol n’a pas montré de variations significatives entre les systèmes
agroforestiers (p = 0,15). Le rapport C/N moyen a été de 9,92 ± 0,4 pour système AFD 21, de
9,1 ± 0,3 pour le système AFD 22 et de 9,09 ± 0,3 pour le témoin (Figure 11).

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12 a
a a
9

6
C/N

0
AFD 21 AFD 22 B 23
Traitements
Figure 11 : rapports carbone/azote du sol dans les différents systèmes agroforestiers

C/N= carbone/azote ; AFD 21=Système agroforestier dynamique 21 ; AFD 22=Système agroforestier


dynamique 22 ; B 23=Témoin 23

❖ Densité apparente du sol

La densité apparente du sol n’a pas montré de variations significatives entre les différents
systèmes agroforestiers (p = 0,13). La densité apparente moyenne a été de 1,28 ± 0,2 g cm-3
pour système agroforestier AFD 21, de 1,23 ± 0,2 pour le système agroforestier AFD 22 et de
1,23 ± 0,1 pour le témoin (Figure 12).

2
Da (g cm-3)

a a
a
1

0
AFD 21 AFD 22 B 23
Traitements
Figure 12 : densités apparentes du sol en fonction des systèmes agroforestiers

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C/N= ratio carbone/azote ; AFD 21=Système agroforestier dynamique 21 ; AFD 22=Système agroforestier
dynamique 22 ; B 23=Témoin 23

❖ Stocks de carbone organique et d’azote total du sol

Le stock de COS a été significativement plus élevée sur le système agroforestier AFD 21 (p =
0,01) par rapport aux deux autres traitements. La teneur moyenne en COS a été de 29,88 ± 1,33
Mg ha-1 pour le système agroforestier AFD 21, 23,41 ± 1,24 Mg ha-1 pour le système
agroforestier AFD 22, et 24,28 ± 1,63 Mg ha-1 pour le témoin (Figure 13).

Le stock de NT du sol a montré des valeurs similaires entre les différents systèmes
agroforests (p = 0,21). Toutefois, les valeurs ont tendance à être plus élevées avec le système
agroforestier AFD 21 par rapport aux deux autres systèmes. Le stock de NT moyen du sol a été
de 3,04 ± 0,19 Mg ha-1 avec le système agroforestier AFD 21, de 2,57 ± 0,23 Mg ha-1 avec le
système agroforestier AFD 22, et de 2,66 ± 0,1 Mg ha-1 avec le témoin (Figure 14).

40
a
30 b b
SCOS (Mg ha-1)

20

10

0
AFD 21 AFD 22 B 23

Traitements

Figure 13 : stocks de carbone organique du sol en fonction des systèmes agroforestiers

SCOS= stock de carbone organique du sol ; AFD 21=Système agroforestier dynamique 21 ; AFD 22=Système
agroforestier dynamique 22 ; B 23=Témoin 23

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3
SNT (Mg ha-1)
2

0
AFD 21 AFD 22 B 23
Traitements

Figure 14 : stocks d’azote total du sol en fonction des systèmes agroforestiers

SNT= stock d’azote total ; AFD 21=Système agroforestier dynamique 2021 ; AFD 22=Système agroforestier
dynamique 2022 ; B 23=Témoin 2023

❖ pH-eau du sol

Le pH-eau a présenté des valeurs relativement similaires (p > 0,05) dans les différents systèmes
et se situaient autour de 5,4 pour tous les systèmes. Les valeurs du pH-eau moyen sont de 5,4 ±
0,1 pour le système agroforestier AFD 21, 5,4 ± 0,3 pour le système agroforestier AFD 22 et à
5,4 ± 0,1 pour témoin (Figure 15).

4
pH

0
AFD 21 AFD 22 B 23
Traitements

Figure 15 : variation du pH du sol en fonction des systèmes agroforestiers


AFD 21=Système agroforestier dynamique 21 ; AFD 22=Système agroforestier dynamique 22 ; B 23=Témoin 23

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3.2. Discussion

Au cours de cette étude, l’on s’attendait à une amélioration des teneurs du sol en matière
organique dans les deux parcelles agroforestières. Cependant, cette amélioration n’a été
observée que sur la parcelle agroforestière AFD21, précisément sur la teneur et le stock de
carbone organique du sol et à un moindre degré sur ceux de l’azote. Ces résultats qui se
distinguent de ceux observés sur la parcelle AFD22 pourraient s’expliquer par la composition
des espèces végétales qui composent ces systèmes. En effet, l'efficacité des systèmes
agroforestiers à améliorer la fertilité du sol dépend largement de la combinaison spécifique
d'arbres et de cultures (Ajayi et al., 2007 ; Sauvadet et al., 2020 ; Koné et Yao, 2021). Dans la
parcelle AFD21, les cocotiers étaient associés à T. diversifolia, Cajanus cajan, Acacia mangium
et des Musa spp, alors que le système AFD22, étaient composés de Cajanus cajan, Acacia
mangium, des Theobroma cacao et des Musa spp. La différence entre les deux systèmes
agroforestiers est donc la présence de T. diversifolia d’un côte (AFD21) et des Theobroma
cacao de l’autre côté (AFD22). De ce fait, l’amélioration de la fertilité du sol dans le système
AFD 21 pourrait être attribuée à la présence de T. diversifolia. Plusieurs auteurs ont travaillé
sur Theobroma cacao et la capacité de cette espèce pour l’amélioration de la fertilité du sol et
la productivité des cultures. Il ressort de ces études que les feuilles de T. diversifolia sont très
riches en éléments nutritifs (Partey et al., 2011). Elle est une espèce rudérale qui se développe
sur des sols perturbés. Elle pousse spontanément aux alentours des cases et des routes et produit
une biomasse abondante et facilement décomposable (Nyami et al., 2016). Selon Ouédraogo et
al. (2023), l’aptitude d’une espèce agroforestière à améliorer la productivité d’un sol dépend
également de son rendement en biomasse, de la qualité de cette biomasse et de sa vitesse de
décomposition. Partey et al, (2011) au Ghana ont montré que les litières de feuilles de T.
diversifolia se décomposaient plus rapidement que celles des espèces Senna spectabilis,
Gliricidia sepium, Leucaena leucocephala et Acacia auriculiformis, couramment utilisées dans
les systèmes agroforestiers. De même, Isaac et al. (2005) ont observé que l'utilisation de T.
diversifolia dans des systèmes agroforestiers au Kenya améliorait les teneurs en matière
organique et en nutriments du sol, contribuant ainsi à une meilleure de productivité agricole.

Sur la parcelle AFD22, l’absence d’amélioration par rapport au témoin pourrait s’expliquer par
la présence des cacaoyers. En effet, le cacaoyer à une croissance lente et au bout de trois années,
la production de litière était encore faible. En outre, ses litières ligneuses se décomposent plus
lentement que celles de T. diversifolia.

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Toutefois, les effets du système agroforestier étudié ne sont pas encore perceptibles sur certains
paramètres du sol, notamment l'acidité, la densité apparente et le rapport C/N. Une des raisons
possibles serait la période d'observation relativement courte (Cardinael et al., 2015).

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CONCLUSION ET PERSPECTIVES

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Les systèmes agroforestiers associant le cocotier et Tithonia diversifolia montrent des avantages
significatifs sur le statut organique du sol au bout de trois ans. Toutefois, ces effets n'ont pas
encore été perceptibles sur certains paramètres du sol tels que l'acidité et la densité apparente
probablement en raison de la période d’observation courte.

En perspective, il serait pertinent d’effectuer des expériences sur les plantes plus âgées afin de
mieux comprendre l'impact à long terme des systèmes agroforestiers sur l'ensemble des
paramètres du sol. L'intégration d'analyses plus détaillées sur les interactions entre les espèces
végétales, pourrait également fournir des informations précieuses pour optimiser les bénéfices
des systèmes agroforestiers. Enfin, l'évaluation de l'impact de ces systèmes sur la biodiversité
et les services écosystémiques pourrait renforcer la compréhension globale de leur rôle dans la
durabilité agricole.

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