Techniques
d’assurances
André Martin
Techniques
d’assurances
>>Contrats d’assurance (techniques contractuelles
et réglementation)
>>Assurances de dommages et responsabilités
>>Assurances de personnes
3e édition
Retrouvez les mises à jour et contenus complémentaires de cet ouvrage
sur le site [Link]
>> Connectez-vous à la page de l’ouvrage (grâce aux menus déroulants, ou
en saisissant le titre, l’auteur ou l’ISBN dans le champ de recherche de la
page d’accueil).
>> Sur la page de l’ouvrage, sous la couverture, cliquez sur le lien
« Compléments en accès réservé ».
Graphisme de couverture : SG Création
© Dunod, 2014
5 rue Laromiguière, 75005 Paris
[Link]
ISBN 978-2-10-071629-6
Table des matières
Partie 1 – GÉNÉRALITÉS
1 Brève histoire de l’assurance 2
1 Une longue histoire à la merci des besoins exprimés 2
2 Les besoins actuels sous tendant l’activité
d’assurance 4
2 Les entreprises d’assurance aujourd’hui 7
1 Les entreprises d’assurance et leur agrément 7
2 L’assurance, un marché européen ouvert 12
3 La supervision des entreprises d’assurance et
de l’activité d’assurance en général 16
1 Les raisons de la supervision 16 v
2 Les modalités de la supervision 17
3 La réassurance, pour rassurer le superviseur… 19
4 Bancassurance et Assurbanque 21
1 Les deux secteurs d’activités… et l’assurance
en ligne 21
2 Le marché et la distribution de l’assurance
des particuliers 23
5 Les différentes catégories d’assurance 27
1 Deux catégories d’assurance 27
2 Le non cumul « personne » – « biens
et responsabilité » 30
Table des matières
Partie 2 – LE CONTRAT D’ASSURANCE
6 Les éléments du contrat d’assurance 34
1 Les 3 éléments composant le contrat d’assurance 34
2 Risques et exclusions de risques 36
7 Le contrat d’assurance, un contrat avant tout 41
1 Les 4 éléments composant le contrat 41
2 La nullité du contrat 44
8 La formation du contrat d’assurance 1re étape :
la présentation du risque par l’assuré à l’assureur 49
1 L’information préalable de l’assureur par l’assuré 49
2 La sanction du défaut d’information préalable
de l’assureur par l’assuré 50
9 La formation du contrat d’assurance 2e étape :
vi la présentation des garanties par l’assureur à l’assuré 53
1 L’information préalable de l’assuré par l’assureur 53
2 L’échange des consentements et ses effets 54
10 Les principales obligations de l’assuré 58
1 L’obligation de payer la prime ou la cotisation 59
2 L’obligation de déclarer le sinistre 62
11 La principale obligation de l’assureur 64
1 L’obligation de l’assureur de prendre en charge le sinistre 64
2 L’expertise en cas de sinistre 66
12 Les évolutions du contrat d’assurance 69
1 Les évolutions du contrat d’assurance liées à l’assuré 69
2 Les évolutions du contrat d’assurance liées à l’assureur 71
3 Le cas particulier de la diminution du risque 71
Table des matières
13 La fin du contrat d’assurance 74
1 Les causes de disparition du contrat d’assurance 74
2 Le contentieux de l’assurance 78
Partie 3 – LES ASSURANCES DE DOMMAGES
ET DE RESPONSABILITÉ
14 Le contrat d’assurance responsabilité civile :
la notion de RC 82
1 Les deux RC susceptibles d’être couvertes par
le contrat d’assurance 82
2 La RC et la technique de la subrogation 85
15 Le contrat d’assurance responsabilité civile :
les garanties offertes au client « particulier » 89
1 Les différentes RC du client « particulier » garanties 89
2 La RC du fait des choses et la pluralité de gardiens 92
vii
16 Le contrat d’assurance responsabilité civile :
les garanties offertes au client « professionnel »
en général 95
1 La responsabilité du client « professionnel »
du fait de ses préposés 95
2 La responsabilité du client « professionnel »
du fait de ses apprentis 96
17 Le contrat d’assurance responsabilité civile :
les garanties spécifiques offertes au client
« professionnel » 99
1 La responsabilité des professionnels de la médecine 99
2 La responsabilité du producteur et/ou du distributeur
de biens et services au sein du marché européen 100
Table des matières
18 Les contrats d’assurance liés à la construction
de la maison individuelle 102
1 Le contrat d’assurance « dommage-ouvrage » 102
2 Les contrats d’assurance « garantie décennale
et biennale » 104
19 Le contrat d’assurance lié au crédit immobilier 108
1 Le contrat de prêt et la notion de risque 108
2 Le contrat d’assurance lié au prêt 110
20 Les contrats d’assurance « multirisques habitation » :
généralités 112
1 Les attentes des assurés en fonction de leur statut 112
2 Les différents types de propriété à assurer 114
21 Les contrats d’assurance « multirisques habitation » :
les garanties offertes 117
viii
1 Les garanties des dommages au bien immobilier 117
2 Les garanties responsabilité civile 119
3 Les garanties relatives aux personnes
habitant le logement 119
22 Les contrats d’assurance « multirisques habitation » :
la mise en œuvre des garanties 122
1 La déclaration du sinistre 122
2 L’indemnisation de l’assuré 126
23 Le contrat d’assurance automobile :
la loi Badinter 129
1 Les conditions d’applications et les effets de
la loi Badinter 129
2 La notion de faute selon la loi Badinter 132
Table des matières
24 Le contrat d’assurance automobile :
les garanties offertes 137
1 Les différentes garanties offertes en
assurance automobile 137
2 Tarification et certificat d’assurance automobile 139
25 Le contrat d’assurance automobile :
la mise en œuvre des garanties 144
1 La déclaration de sinistre 144
2 L’indemnisation de la perte de véhicule 147
26 Le contrat d’assurance automobile :
le cas particulier des flottes 150
1 L’assuré et l’usage du véhicule en présence d’une flotte 151
2 La tarification en l’absence de tout bonus/malus 152
27 Le contrat d’assurance « protection juridique » 153
1 Les garanties « P.J. » 154
ix
2 Le contrat d’assurance « P.J. » sous surveillance 155
28 Le contrat d’assurance « multirisques » associatifs 160
1 Les principales garanties offertes aux associations 160
2 Les garanties accessoires proposées aux associations 163
29 Le contrat d’assurance des collectivités locales 165
1 Les garanties liées à la responsabilité
des collectivités locales 165
2 Les garanties relatives aux biens des
collectivités locales 167
3 Les garanties relatives aux agents et aux
élus des collectivités locales 168
Table des matières
Partie 4 – LES ASSURANCES DE PERSONNES
30 Le contrat d’assurance complémentaire santé :
le régime de base, préalable à toute
assurance complémentaire 172
1 Les interventions du régime général de
la Sécurité Sociale 172
2 Actualisation des données et régimes spéciaux 176
31 Le contrat d’assurance complémentaire santé :
les garanties offertes 178
1 L’indemnité complément du remboursement
effectué en vertu du régime de base 178
2 Le forfait complément du remboursement effectué
en vertu du régime de base 180
32 Le contrat d’assurance complémentaire santé :
la mise en œuvre des garanties 183
x 1 Les conditions de mise en œuvre des garanties
incluses dans la « complémentaire santé »
et les modalités de remboursement 183
2 Les mécanismes de remboursement
et les tiers payant 185
33 Le contrat d’assurance
« garantie des Accidents de la Vie » 187
1 Les accidents de la vie garantis dans
le cadre du contrat GAV 187
2 Le prix de la garantie 190
34 Le contrat d’assurance « prévoyance » 192
1 Les garanties « prévoyance » en cas d’invalidité 192
2 Les garanties « prévoyance » en cas de décès 194
Table des matières
35 Les contrats d’assurance de groupe
en matière de santé et prévoyance 195
1 Le rôle du souscripteur 196
2 De la déclaration du risque à la sélection du risque 196
3 La vie du contrat de groupe 196
36 Les contrats d’assurance-vie pour cause de vie 198
1 Les mécanismes du contrat d’assurance-vie
pour cause de vie 198
2 Les éléments du contrat d’assurance-vie
pour cause de vie 199
3 L’obligation d’information de l’assuré par l’assureur 200
37 Les contrats d’assurance-vie pour cause de mort 204
1 Les mécanismes du contrat d’assurance-vie
pour cause de mort 204
2 Les éléments du contrat d’assurance-vie pour
cause de mort 205
xi
3 Le contrôle nécessaire de l’aléa 207
38 Les techniques de gestion des contrats
d’assurance-vie 212
1 Les contrats d’assurance-vie en support « euros » 213
2 Les contrats d’assurance-vie en support
« unité de compte » 214
3 L’opération de rachat sur un contrat d’assurance-vie 215
39 Les prélèvements relatifs à l’assurance-vie 218
1 Les prélèvements fiscaux applicables
à l’assurance-vie 218
2 Les prélèvements sociaux applicables
à l’assurance-vie 221
Table des matières
Partie 5 – LES FICHES MÉTHODES
A La recherche d’information
relative au secteur de l’assurance 226
1 Les principaux sites institutionnels 226
2 Le site juridique de référence 227
B L’utilisation du Code des assurances 228
1 L’exploitation de la réglementation codifiée 228
2 Les renvois jurisprudentiels du Code des assurances 229
C La résolution d’un cas pratique 231
1 Le résumé des faits et leur qualification juridique 231
2 Le problème de droit soulevé par la situation 232
3 La solution juridique 232
4 La solution pratique 232
xii
D La lecture et l’analyse d’une décision de justice 233
1 Identification de la décision 233
2 Résumé des faits à l’origine de la décision 234
3 Description de la procédure ayant abouti à la décision 234
4 Présentation des thèses en présence devant la juridiction 235
5 Le problème de droit soulevé par la situation 235
6 La solution juridique 235
7 La solution pratique 235
Index 237
Partie 1
GÉNÉRALITÉS
1 Brève histoire de l’assurance 4 Bancassurance et Assurbanque
2 Les entreprises d’assurance
aujourd’hui 5 Les différentes catégories d’assurance
La supervision des entreprises
3 d’assurance et de l’activité
d’assurance en général
1 Brève histoire de l’assurance
La commercialisation de produits d’assurance est aujourd’hui une activité qui a pignon
sur rue. Elle est présente dans nos villes non seulement sous de grandes enseignes
« spécialisées » mais aussi sous des enseignes plus récemment orientées vers ce type de
service.
Parmi ces enseignes plus récentes, il y a bien évidemment les enseignes bancaires qui se
sont transformées en « bancassureurs ». Plus discrètement, d’autres enseignes proposent
des produits d’assurance, on peut citer ici à titre d’exemple les agents de voyage, les
concessions automobiles, les grandes et moyennes surfaces spécialisées (produits
électroménagers, vidéos…). Finalement, de manière plus récente, nous assistons à
l’émergence de solutions d’assurance « en ligne », de nouveaux opérateurs (plus ou moins
indépendants des assureurs traditionnels) font le choix de proposer des souscriptions
de contrats à distance en ayant recours aux technologies de l’information et à la
dématérialisation des données.
L’ensemble des produits d’assurance ainsi proposés est le résultat d’une longue histoire
au cours de laquelle des besoins de sécurité sont apparus de manière plus ou moins
spontanée.
2
1 Une longue histoire à la merci des
besoins exprimés
De l’Antiquité à nos jours, la logique de l’assurance a toujours existé dans la mesure où un
besoin de sécurité a été exprimé.
A Le besoin de sécurité de l’aventurier
Dès l’Antiquité, les sociétés se sont organisées afin d’offrir un minimum d’assistance à ceux
qui étaient exposés à des difficultés lors d’expéditions marchandes ou guerrières. L’idée
majeure était de venir au secours de celui qui voyait ses intérêts malmenés en raison de
pillage ou de perte des biens transportés et en raison des risques pris pour sa survie.
Ainsi, les Sumériens instituèrent un système de secours venant en aide à ceux d’entre
eux dont les marchandises véhiculées sous forme de caravane venaient à disparaître.
Dans le même ordre d’idée, les Athéniens ont créé une aide destinée à ceux qui partaient
guerroyer dans les territoires lointains.
Ces exemples révèlent une volonté d’assister les personnes en difficultés, cette logique du
secours est à l’origine de l’assurance qui s’affirmera principalement au Moyen Âge via un
système d’intéressement à l’opération « garantie ».
Communément admis comme l’ancêtre de l’assurance contemporaine, le « prêt à la grosse
aventure » repose sur un mécanisme d’assistance et d’intéressement.
Brève histoire de l’assurance 1
1 L’assistance : Lancer une expédition maritime impliquait de réunir des capitaux
importants destinés à acquérir le navire, à entretenir l’équipage et à s’approvisionner
en produits constitutifs de monnaie d’échange. Les armateurs s’adressaient aux
riches commerçants et aux banquiers présents notamment dans les grandes villes
portuaires (Bordeaux, Nantes pour ne nommer qu’elles).
2 L’intéressement : La contrepartie des capitaux mis à disposition par ces commerçants
et banquiers était l’octroi d’une partie du chiffre d’affaires réalisé au retour de
l’expédition. En effet, de retour sur le vieux continent, l’armateur devait non seulement
restituer les capitaux qui lui avaient été prêtés mais également rémunérer ce capital à
l’aide d’une partie du produit des ventes des marchandises ainsi importées.
Le soutien à de telles expéditions maritimes pouvait s’avérer un succès tant pour l’armateur
que pour ses financeurs. Inversement, tous pouvaient essuyer un échec, l’armateur
pouvait être victime des mers ou des agressions sur les terres visitées, il pouvait même
ne jamais revenir. Dans ce scénario catastrophe, l’armateur et ses financeurs assumaient
la perte de leur investissement. Les capitaux fournis à l’armateur étaient perdus (il n’avait
pas à les restituer) et constituaient les prémices à l’indemnisation que prennent en charge
les assureurs d’aujourd’hui.
B Le besoin de sécurité de la société industrielle
La société industrielle qui émerge aux lendemains de la Révolution Française expose
les individus à de nouveaux risques qui accroissent le besoin de sécurité. Pour mieux
les mettre en évidence, observons les transformations de la société tout au long du xixe
siècle.
L’industrialisation de l’économie a mis l’homme face aux risques du machinisme. De la
machine à vapeur au moteur à explosion, les industriels ont exposé tout d’abord leur 3
main-d’œuvre à l’accident. La nécessité de couvrir ce risque a rendu nécessaire la prise
en charge des conséquences corporelles pour le travailleur et plus tard pour sa famille. La
solidarité spontanée ne pouvait suffire.
Parallèlement, le développement des zones industrielles périurbaines a été synonyme de
risque d’incendies. C’est ainsi que de grands noms de l’assurance britannique comme la
Lloyds sont apparus pour couvrir les conséquences matérielles de ces événements.
L’industrialisation de l’économie s’est ensuite accompagnée d’un phénomène d’urbanisation.
L’exode rural a abouti à une concentration des populations dans les agglomérations. La
multiplication des accidents liés à l’habitat concentré et aux déplacements fait aussi naître
un besoin de protection. De plus, la rupture avec la famille souche restée en milieu rural
entraîne la disparition d’une solidarité spontanée notamment quand se multiplient les
épidémies. Les familles qui rejoignent les villes peuvent se trouver rapidement démunies en
cas d’accident ou de maladie. L’assurance apparaîtra comme un moyen de reconstituer la
solidarité en partie disparue.
❯ POUR ALLER PLUS LOIN
Pour en savoir plus, sur l’histoire de l’assurance, consultez :
[Link] : « la grande histoire de l’assurance »
Wikipédia « assurance » : « de l’Antiquité à nos jours »
1 Brève histoire de l’assurance
2 Les besoins actuels sous tendant
l’activité d’assurance
A La sécurité recherchée
Pendant longtemps, la logique juridique voulait que celui qui était obligé de réparer était
celui qui commettait la faute à l’origine du dommage. Progressivement, la faute n’est plus
apparue comme la seule cause de réparation ; le risque pris a joué un rôle important. Cette
théorie du risque a conduit à rechercher une nouvelle sécurité.
Ubi emolumentum ibi onus est un adage qui signifie que celui qui profite d’une activité
doit supporter la charge de la réparation des dommages que celle-ci génère. Ainsi, tout
individu qui développe une activité économique s’expose au risque de devoir assumer la
réparation des dommages causés par ladite activité (et même en l’absence de faute). Afin
de sécuriser son activité industrielle, l’entrepreneur va donc chercher à se garantir contre
toute mise en cause.
« Risque crée, risque assumé » est un second adage qui suppose que celui, qui, même en
dehors de toute activité économique, agit d’une manière dommageable, doit assumer
les conséquences de son acte. « L’action justifie la réparation » diront certains. Le simple
fait d’utiliser un véhicule oblige par exemple le conducteur à réparer le dommage de
l’accident dans lequel il est impliqué (peu importe qu’il ait ou non commis de faute, il
a pris le risque). En vertu de cette logique, un bon nombre d’individus recherchera une
assurance.
4 B La sécurité imposée
Une autre théorie juridique s’est développée (en réaction à la théorie du risque diront
certains) afin de garantir à toute victime une réparation. Selon cette « théorie de la
garantie », tout individu a droit à la sécurité et il incombe à la société d’organiser un
système d’indemnisation de tout sinistre. Cette organisation a pris la forme d’assurance
obligatoire pour les personnes qui se livrent à certaines activités.
L’illustration de cette théorie est très nette dans la loi dite « Badinter » qui, en 1985, vise à
« l’amélioration de la situation des victimes d’accidents de la circulation et à l’accélération
des procédures d’indemnisation ». L’objectif unique est d’imposer une sécurité au profit de
toutes les victimes en contraignant tous les conducteurs à la réparation et en garantissant
celle-ci via une assurance obligatoire.
Reprenant cette même logique, la loi Kouchner du 4 mars 2002, relative à « la protection des
personnes en matière de santé », propose que « les établissements, services et organismes
dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins
sont responsables des dommages résultant d’infections nosocomiales sauf s’ils rapportent
la preuve d’une cause étrangère ». Ainsi, tout patient qui serait victime d’une telle infection
se verrait indemniser (présomption de responsabilité) ; les professionnels de la santé lui
doivent réparation à moins d’apporter la preuve que l’infection est imputable à un tiers ou
à la victime elle-même. Un tel dispositif conduit également à l’obligation d’assurance pour
faire face à cette sécurité imposée.
Brève histoire de l’assurance 1
❯ POUR ALLER PLUS LOIN
Pour pénétrer dans l’aventure de la grande enseigne britannique LLOYDS et découvrir près
de 325 ans d’histoire de « l’industrie assurancielle anglaise », rendez-vous sur [Link].
com/lloyds/about-us/history
APPLICATIONS
Avant de traiter ces applications, consultez la fiche méthodologie A : La recherche
d’informations relatives au secteur de l’assurance.
1 ÉNONCÉ
Vous établirez une liste des assurances obligatoires et les classerez selon les secteurs
d’activités concernés.
SOLUTION
Les assurances obligatoires peuvent concerner aussi bien le particulier que les
professionnels de tous les secteurs de l’activité économique.
a) Assurance responsabilité civile automobile 5
Le particulier b) Assurance MRH locataire
c) Assurance scolaire
a) De l’automobile : expert en automobile, moniteur d’auto-école,
agents de l’État et des collectivités locales…
b) Des transports : aéro-club, exploitant d’aérodrome, exploitant de
remontées mécaniques, transporteur aérien, transporteur fluvial…
c) De la santé : assistante maternelle, établissement d’accueil, crèche,
centre de transfusion sanguine, gérant de pharmacie…
d) D
e la construction : architecte, géomètre, professionnel de
l’immobilier, SCPI…
Le professionnel
e)
Du sport, loisirs et culture : association locale, chasseur,
gestionnaire de colonie, fédération sportive…
f) De l’enseignement et de la formation : établissement scolaire,
centre de formation, formateur indépendant…
g)
De l’industrie, de l’agriculture : centre de gestion, entraide
agricole, expert…
h)
De la finance : expert comptable, intermédiaire en bourse,
banquier…
1 Brève histoire de l’assurance
2 ÉNONCÉ
Vous rechercherez puis commenterez l’article du Code de la santé publique qui renferme
l’obligation d’assurance.
SOLUTION
L’article du Code de la santé publique qui oblige les professionnels de la santé à s’assurer
est l’article L. 1142-2 qui dispose :
« Les professionnels de santé exerçant à titre libéral, les établissements de santé, services
de santé et organismes mentionnés à l’article L. 1142-1, et toute autre personne morale,
autre que l’État, exerçant des activités de prévention, de diagnostic ou de soins ainsi que
les producteurs, exploitants et fournisseurs de produits de santé, à l’état de produits finis,
mentionnés à l’article L. 5311-1 à l’exclusion du 5°, sous réserve des dispositions de l’article
L. 1222-9, et des 11°, 14° et 15°, utilisés à l’occasion de ces activités, sont tenus de souscrire
une assurance destinée à les garantir pour leur responsabilité civile ou administrative
susceptible d’être engagée en raison de dommages subis par des tiers et résultant
d’atteintes à la personne, survenant dans le cadre de l’ensemble de cette activité.
Une dérogation à l’obligation d’assurance prévue au premier alinéa peut être accordée par
arrêté du ministre chargé de la santé aux établissements publics de santé disposant des
ressources financières leur permettant d’indemniser les dommages dans des conditions
équivalentes à celles qui résulteraient d’un contrat d’assurance.
Les contrats d’assurance souscrits en application du premier alinéa peuvent prévoir des plafonds
de garantie. Les conditions dans lesquelles le montant de la garantie peut être plafonné pour
6 les professionnels de santé exerçant à titre libéral sont fixées par décret en Conseil d’État.
L’assurance des établissements, services et organismes mentionnés au premier alinéa
couvre leurs salariés agissant dans la limite de la mission qui leur a été impartie,
même si ceux-ci disposent d’une indépendance dans l’exercice de l’art médical.
Le crédit-bailleur de produits de santé ou le loueur assimilable au crédit-bailleur ne sont pas
tenus à l’obligation d’assurance prévue au premier alinéa.
En cas de manquement à l’obligation d’assurance prévue au présent article, l’instance
disciplinaire compétente peut prononcer des sanctions disciplinaires. »
3 ÉNONCÉ
La dernière génération d’opérateurs d’assurance est une génération qui s’appuie sur des
offres « en ligne ». Vous établirez une liste des principales enseignes présentes sur le
marché français.
SOLUTION
Parmi les enseignes en ligne, on recense notamment les compagnies :
Amaguiz (filiale de Groupama)
ff
Direct Assurance (filiale de AXA)
ff
Eurofil
ff
Nexx Assurances (filiale de la MAAF)
ff
Euro assurance…
ff
2 Les entreprises d’assurance aujourd’hui
L’activité d’assurance repose sur un engagement contractuel synallagmatique. L’assureur
et l’assuré s’engagent réciproquement. Toutefois, la notion d’assureur ainsi employée
revêt plusieurs acceptions.
L’interlocuteur de l’assuré est très souvent un représentant de l’assureur, de l’entreprise
d’assurance devrions-nous dire. Ce représentant qu’il soit agent indépendant ou
salarié a une mission précise : la présentation de l’offre d’assurance émanant d’une
entreprise d’assurance. Le véritable cocontractant de l’assuré est donc cette entreprise
qui peut adopter différentes formes juridiques (Société Anonyme, Société Mutuelle) et
qui est titulaire d’un agrément l’autorisant à intervenir dans une ou plusieurs branches
d’assurance.
1 Les entreprises d’assurance et leur
agrément
A Les structures juridiques porteuses de l’offre d’assurance
Les entreprises d’assurance peuvent développer leur activité sous deux formes juridiques :
7
la société anonyme d’assurance et la société d’assurance mutuelle (article L. 322-1 du Code
des assurances « toute entreprise […] doit être constituée sous forme de société anonyme,
de société d’assurance mutuelle ou de société européenne »). À côté de ces trois structures
juridiques consacrées par le Code des assurances, il existe une autre forme d’entreprise, la
société mutuelle d’assurance qui est régie par le Code de la mutualité dont les dernières
évolutions tendent à rapprocher les différents statuts.
1 • La société anonyme d’assurance
La société anonyme est une société de capitaux. Sa vocation principale est de
développer une activité susceptible de dégager suffisamment de bénéfices afin
de rémunérer son actionnariat. Quand un tel statut est choisi par les entreprises
d’assurance, elles affirment délibérément cette ambition et on considère qu’elles
ont un objet commercial. La vente de produits d’assurance doit donc permettre de
générer un bénéfice à réinvestir ou partager.
L’assuré est pour ces SA un tiers, ce qui n’interdit pas que ce tiers puisse être également
un actionnaire.
2 Les entreprises d’assurance aujourd’hui
Principales caractéristiques de la Société Anonyme – loi du 24 juillet 1966
▶▶ Au minimum 7
Nombre d’associés
▶▶ Aucun maximum
Limitée à leurs apports en société qui se fait uniquement
Responsabilité des associés en numéraire (pas d’apports en industrie et très
rarement des apports en nature)
Capital social 37 000 € si aucun appel public à l’épargne
Actions librement cessibles et ouvrant droit à dividendes
Titres émis
(part des bénéfices redistribués)
▶▶ Par les assemblées générales ordinaires
Contrôle d’actionnaires
▶▶ Par la désignation d’un commissaire aux comptes
Ce statut est aujourd’hui celui de grandes enseignes de l’assurance comme notamment
Allianz, AXA, GENERALI, AVIVA…
❯ POUR ALLER PLUS LOIN
Consultez la loi de 1966 relatives aux sociétés commerciales sur « [Link] »
rubrique Code de commerce, article L. 225-1 à L. 225-270.
2 • L a société d’assurance mutuelle (soumise au Code des assurances)
La société d’assurance mutuelle a la particularité d’impliquer l’assuré dans son
fonctionnement. En effet, la mutualisation suppose que l’assuré devienne un membre à
8 part entière d’une « association ». En tant que membre, il pourra non seulement bénéficier
des offres d’assurance émises par la SAM mais aussi participer à la vie, à la gestion de
la mutuelle. Il sera membre avec tous les autres assurés de l’« association » et pourra
intégrer les organes dirigeants (conseil d’administration, bureau). L’objectif d’une telle
« association » vise par le biais de la mutualisation des risques à proposer des services
d’assurance à des tarifs attractifs, on affirme alors que l’objet de la SAM est non commercial
(la logique du bénéfice à redistribuer entre les membres est évidemment exclue, dans ce
sens on se rapproche du statut de l’association dite loi 1901).
Article L. 322-26-1 du Code des assurances
Créé par la Loi 89-1214 1989-12-31 art. 26 JORF 3 janvier 1990 en vigueur
le 1er juillet 1990
« Les sociétés d’assurance mutuelles ont un objet non commercial. Elles sont
constituées pour assurer les risques apportés par leurs sociétaires. Moyennant
le paiement d’une cotisation fixe ou variable, elles garantissent à ces derniers
le règlement intégral des engagements qu’elles contractent. »
Principales caractéristiques de l’association – loi du 1er juillet 1901
▶▶ Au minimum 2
Nombre d’adhérents
▶▶ Aucun maximum
▶▶ Aucune : ils n’engagent pas leur patrimoine et n’ont
Responsabilité des adhérents
pas d’apport à effectuer pour intégrer l’association