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Exercices d’Analyse Complexe

1 Séries entières et Fonctions Analytiques


Exercice 1.1. 1. Calculer le rayon de convergence des séries entières
X zn X α n
n!z n .
X
, n z pour α ∈ R,
n n! n n
n
2. Peut-on appliquer la règle de d’Alembert ou celle de Cauchy à la série entière z2 ?
P
n
n
3. Quel est le rayon de convergence de la série entière n z 2 ?
P

Exercice 1.2. Donner les 4 premiers termes du développement de


f (z) = z 2 /(z + 2)
au voisinage du point z0 = 1.
Exercice 1.3. Donner le développement en série entières des fonctions suivantes, et don-
ner le rayon de convergence de la série obtenue :
z 1
f (z) = en 0, g(z) = en 3, h(z) = ez en 1.
z2
− 2z − 3 3 − 2z
Exercice 1.4. Soit an z n et bn z n deux séries de rayons de convergence r et s. Que
P P

peut-on dire des rayons de convergence des séries :


(an + bn )z n , an b n z n .
X X

Exercice 1.5. 1) Quels sont les rayons de convergence des séries


∞ ∞ ∞
zn zn
nz n ,
X X X
2
, .
n=1 n=1 n n=1 n
2) Montrer que la 1ere diverge en tout point du cercle |z| = 1, la seconde converge en
tout point du cercle |z| = 1, la 3ieme converge en tout point du cercle |z| = 1 sauf z = 1.
Exercice 1.6. Pour quelles valeurs de z les séries suivantes convergent-elles ?
∞ Å ∞
X z ãn X zn
, .
0 1+z 0 1 + z 2n
Exercice 1.7. Montrez que si la règle de d’Alembert s’applique pour une série entière,
alors celle de Cauchy s’applique aussi. Montrez que la réciproque est fausse.
Exercice 1.8. 1. Soit U un ouvert de C contenant 0. Existe-t-il f analytique dans U
telle que Ç å Ç å
1 1 1
f =f − = , pour n ∈ N assez grand.
n n n
2. Même question avec
Ç å
1 1
f = , pour n ∈ N assez grand.
n ln n
3. Montrer qu’il existe une fonction entiere f telle que

∀n ∈ N, f (n) = cos n.

1
Exercice 1.9. ([Go], p. 246). Soient an xn et bn xn deux séries entières de rayon de
P P

convergence ≥ 1. On suppose bn > 0 pour tout n et que la série bn diverge. Pour tout
P
Pn Pn
n ∈ N, on pose An = k=0 ak et Bn = k=0 bk .
a) S’il existe ` ∈ C tel que
an An
lim =` ou lim = `,
n→∞ bn n→∞ Bn
montrer que P∞
an x n
lim Pn=0
∞ n
= `.
n=0 bn x
x→1−

b) Si on suppose simplement
A0 + · · · + An−1
lim =` avec ` ∈ C,
n→∞ n
montrer que

an xn = `.
X
lim
x→1−
n=0

c) Application. Lorsque x → 1 par valeurs inférieures, montrer les équivalents


∞ √ ∞
n2 π n log(1 − x)
xa ∼ −
X X
x ∼ √ , , (a ∈ N, a ≥ 2),
n=0 2 1−x n=0 log a

1
(−1)n x4n+1 ∼ .
X

n=0 2
Exercice 1.10. Théorème de Bernstein. ([Go]) [(D: 18, 41, 43)]. Soient a > 0 et
f :] − a, a[→ R une fonction de classe C ∞ . On suppose que

∀k ∈ N, ∀x ∈] − a, a[, f (2k) (x) ≥ 0.

On se propose de montrer que f est développable en série entière sur ] − a, a[.


On pose
f (x) + f (−x)
F (x) = .
2

1. Montrer que pour x ∈]0, a[ et n ∈ N,


n
X F (2k) (0) 2k
F (x) = x + Rn (x)
k=0 (2k)!

où Rn ≥ 0. Montrer la convergence de



X F (2k) (0) 2k
x .
k=0 (2k)!

2. Montrer, avec la formule du reste intégral, que, pour 0 < x < y < a et n ∈ N, on a
Ç å2n+1
x
0 ≤ Rn (x) ≤ Rn (y) .
y

2
Indication. On pourra utiliser que, pour tout t ∈ [0, x], (x − t)/(y − t) ≤ x/y. On rappelle
la formule du reste intégral pour f ∈ C n+1 ,
n
(b − a)k (k) f (n+1) (t)
Z b
(b − t)n
X
f (b) = f (a) + dt.
k=0 k! a n!

En déduire que Rn (x) → 0 quand n → ∞ et que F est développable en série entière sur
] − a, a[.
3. On revient à la fonction f . Posons pour x ∈] − a, a[ et n ∈ N :
n
X f (k) (0) k
Sn (x) = x .
k=0 k!

Montrez que f (x) = S2n+1 (x) + rn (x) avec |rn (x)| ≤ 2Rn (|x|). Montrez que

S2n (x) − S2n−1 (x) → 0 quand n → ∞.

4. En déduire le théorème de Bernstein.


Exercice 1.11. Solutions d’équations fonctionnelles ([Po], p. 228, [D: 1, 41, 43])
Soit q ∈ R, |q| < 1, et f : R → R une fonction continue vérifiant l’équation fonctionnelle :

∀x ∈ R, f (x) = (1 − qx)f (qx).

1. Montrer que si deux telles fonctions f et g concident en 0, elles concident sur R.


2. Montrer qu’il existe une série entière vérifiant l’équation fonctionnelle.
3. En déduire que toute solution f se développe en série entière de rayon de convergence
+∞.
Exercice 1.12. Equation de Bessel. ([Po], p.229) On considère l’équation différentielle
dite ”équation de Bessel ” :

x2 y 00 + xy 0 + (x2 − ν 2 )y = 0

avec ν > 0 et ν 6∈ N/2. Chercher toutes les solutions de la forme y(x) = xλ S(x), x > 0,
où S est une série entière, avec S(0) = 1, dont on déterminera le rayon de convergence.
Exercice 1.13. Nombres de Stirling. ([Po], p. 230-231, [D: 21, 41, 43, 47] et en
algèbre : 45). Pour n ∈ N; on note le nombre de Stirling

1X kn
pn = .
e k=0 k!

1. Montrez que pn est bien défini.


2. On pose, pour x ∈ R, f (x) = exp(ex − 1). Montrer que f est développable en série
entière ∞ k 0 x
k=0 dk x où dk = pk /k! et que f vérifie l’équation différentielle y = e y.
P

3. En déduire que, pour tout n ≥ 1, pn+1 = 1 + k=1 Cnk pk .


Pn

4. On note qn le nombre de partitions d’un ensemble à n éléments, c’est-à-dire un sous


ensemble de P(E) \ {∅} dont E est la réunion disjointe. Soit E = {a1 , . . . , an+1 } un
ensemble à n + 1 éléments, et pour k ∈ {0, . . . , n}, rk désigne le nombre de partitions
de E telles que an+1 appartienne à un ensemble Ak de la partition et possédant k + 1

3
éléments. Calculez rn+1 . Montrez que qn+1 = 1 + n−1
k=0 rk .
P
k
5. Montrez que rk = Cn qn−k .
6. Montrer que pour tout n ∈ N∗ , qn+1 = 1 + nk=1 Cnk qk .
P

7. En déduire que pn = qn pour tout n ∈ N∗ .


8. Calculer q1 , q2 , q3 .

Voir aussi l’exercice sur les suites récurrentes linéaires et dénombrements p.232 dans
[Po]. Voir aussi, dans [Go], le théorème d’Abel p.252, le théorème Taubérien faible p.253,
le théorème Taubérien fort p.289, les nombres et polynômes de Bernoulli p.299.

2 Fonctions holomorphes
Exercice 2.1. Soit f (z) = P (x, y) + iQ(x, y) une application holomorphe de C dans C.
1. Montrer que
∂f ∂f ∂P ∂Q
= =2 = 2i
∂z ∂x ∂z ∂z
et que
grad(P ) = f 0 (z), grad(Q) = if 0 (z).
2. Soit γ : R → C et f = P + iQ holomorphe. Soit F = f ◦ γ. Vérifier que pour
F 0 (t) = ((P ◦ γ)0 (t), (Q ◦ γ)0 (t)), on a

F 0 (t) = f 0 (γ(t))γ 0 (t).

Exercice 2.2. Soit f : U → C une fonction différentiable. Montrez que sur U :


Ç å Ç å
∂f ∂f ∂f ∂f
= et = .
∂z ∂z ∂z ∂z
Exercice 2.3. 1. Comment s’écrivent les conditions de Cauchy-Riemann en coordonnées
polaires ?
2. Soit z = x + iy. Justifier que C[z, z] = C[x, y]. Quels sont les polynômes en x et y qui
sont holomorphes ?

Exercice 2.4. Soit U un ouvert de C. On note V = {z, z ∈ U }. Soit f ∈ H(U ) et g


définie sur V par g(z) = f (z). Montrez que g ∈ H(V ).

Exercice 2.5. Soit U un ouvert connexe de C et f ∈ H(U ). Montrez l’équivalence des


propriétés suivantes :
a) f est constante, b) Re f est constante, c) Im f est constante
d) z 7→ f (z) est holomorphe
e) |f | est constante
f) L’image de f est contenue dans une droite affine de R2 .

Exercice 2.6. On note H = {z ∈ C, Re z > 0}. On pose


y
f (z) = ln |z| + i arctan , z = x + iy ∈ H.
x
Montrer que f est holomorphe dans H.

4
Exercice 2.7. Soit U ouvert connexe de C. Soient f, g, f1 , . . . , fn holomorphes dans U
(alors les dérivées f 0 , g 0 , f10 , . . . , fn0 sont aussi holomorphes).
1. Montrer que ∂∂(f g) = f 0 g 0 .
2. On suppose que |f1 |2 + · · · + |fn |2 est constante sur U . Que peut-on dire des fk ?
Exercice 2.8. Soit U ouvert connexe de C. Determiner les applications holomorphes
f = u + iv telles que v = u2 dans U .
Exercice 2.9. (Homographies) 1) Montrer que toute droite du plan peut s’écrire sous
la forme Az + Az + B = 0.
2) Montrer que tout cercle peut s’écrire sous la forme zz + Az + Az + C = 0.
3) Soient a, b, c, d ∈ C avec ad − bc 6= 0. Montrer que l’homographie
az + b
f (z) =
cz + d
est une bijection de C dans C.
4) Montrer que toute homographie peut s’écrire comme la composée de translation, de
rotation, d’homothetie (multiplication par un scalaire positif), et d’une inversion.
5) En déduire qu’une homographie transforme une droite ou cercle en droite ou cercle.
6) Soient U et V deux ouverts de C. On dit que f : U → V est un biholomorphisme
de U dans V si et seulement si f est une application holomorphe sur U , bijective de U
dans V et telle que la bijection réciproque f −1 : V → U soit holomorphe sur V . On note
H = {z ∈ C, Re z > 0}. Montrez qu’il existe un biholomorphisme de D(0, 1) dans H.
Exercice 2.10. Soient U, V deux ouverts de C et f : z ∈ U → V et g : z ∈ V → C deux
applications différentiables. Montrez que
∂(g ◦ f ) ∂g ∂f ∂g ∂f
(z) = (f (z)) (z) + (f (z)) (z)
∂z ∂z ∂z ∂z ∂z
et
∂(g ◦ f ) ∂g ∂f ∂g ∂f
(z) = (f (z)) (z) + (f (z)) (z).
∂z ∂z ∂z ∂z ∂z
En déduire que si f et g sont holomorphes, alors g ◦ f est holomorphe et
(g ◦ f )0 = (g 0 ◦ f )f 0 .
Exercice 2.11. Soient U et V deux ouverts de C et ϕ : U × V → C une application
différentiable. On suppose que pour tout u ∈ U , l’application v ∈ V 7→ ϕ(u, v) est
holomorphe et que pour tout v ∈ V , l’application u ∈ U 7→ ϕ(u, v) est holomorphe. On
suppose maintenant que pour tout z ∈ U , z ∈ V et on pose, pour z ∈ U , f (z) = ϕ(z, z).
Montrer que f est différentiable sur U et que pour tout z ∈ U :
∂f ∂ϕ ∂f ∂ϕ
(z) = (z, z), et (z) = (z, z).
∂z ∂u ∂z ∂v
Application : calculer ∂f /∂z(z) et ∂f /∂z(z) pour :
f (z) = z, f (z) = z, f (z) = z α z β ,
2 z
f (z) = |z|2 , f (z) = e|z| , f (z) = .
|z|2+1

5
3 Logarithmes, Fonction exponentielle, Puissances
Exercice 3.1. Vrai ou Faux ?
√ √
exp(log z)) = z, log(exp z)) = z, log(z 2 ) = 2 log(z), ii ∈ R, ( z)2 = z 2 = z.

Exercice 3.2. Principe de Weierstrass ([Po], p. 204-205). Soit un (m) une suite de
nombres complexes indexés par (n, m) ∈ N2 . On suppose que pour tout n ∈ N, on a
limm→+∞ un (m) = un , et qu’il existe une suite (vn ) de nombres réels positifs telle que
vn < ∞ et telle que
P

∀(m, n) ∈ N × N, |un (m)| ≤ vn .

Montrez de deux façons différentes que


∞ ∞
!
X X
lim un (m) = un .
m→+∞
n=0 n=0

On peut remarquer que l’on a ici une série absolument convergente qui domine globalement
un processus localement convergent.
Si wn est une suite de nombres complexes, on dit que le produit (1 + wn ) converge
Q
N
Y ∞
Y
si la suite (1 + wn ) converge, et on note sa limite (1 + wn ).
n=0 n=0
Sous les mêmes hypothèses que précédemment, montrez que
∞ ∞
!
Y Y
lim (1 + un (m)) = (1 + un ).
m→+∞
n=0 n=0

On pourra pour cela, montrer qu’il existe un rang N à partir duquel vn < 1, utiliser le
|z|
logarithme complexe et prouver que, pour |z| < 1, | ln(1 + z)| ≤ .
1 − |z|
Exercice 3.3. 1. Une application du principe de Weierstrass : montrez que, pour z ∈ C,
Å
z ãm
ez = lim 1+ .
m→+∞ m
Une autre méthode consisterait à montrer que
åm
z ãm |z|
Å Ç
z
e − 1+ ≤ e|z| − 1 + ,
m m
puis utiliser le développement de ln(1 + x) sur R+ .
2. On définit Pm par
"Ç å2m Ç å2m #
1 iz iz
Pm (z) = 1+ − 1−
2i 2m 2m

Trouver les racines de Pm . En déduire que


m−1 ∞
z2 z2
! Ç å
Y Y
sin z = z lim 1− nπ , puis que sin z = z 1− 2 2 .
m→∞
n=1 4m2 tan2 2m n=1 nπ

6
4 Intégrale de Cauchy et Analyticité
Exercice 4.1. Soit γ un chemin fermé et n ∈ Z, n 6= −1. Calculer directement à partir
de la définition d’une intégrale curviligne,
Z
z n dz.
γ

Pour n ≤ −2 on suppose que 0 6∈ γ (pour le cas n = −1, voir le cours).


Exercice 4.2. Calculer
dz
Z Z
2
, |z − 1||dz|,
|z|=2 z −1 |z|=1

où les cercles sont orientés positivement.


Exercice 4.3. Soit f analytique dans un domaine qui contient un contour γ. Montrer
que Z
f (z)f 0 (z)dz
γ

est imaginaire pur.


Exercice 4.4. Soit f analytique dans un domaine Ω et qui satisfait |f (z) − 1| < 1.
Montrer que
f 0 (z)
Z
dz = 0
γ f (z)

pour tout contour γ dans Ω.


Exercice 4.5. Soit P (z) un polynome et C le cercle |z − a| = R. On souhaite calculer
Z
I= P (z)dz.
C

1. Ramener l’intégrale au cercle unité :


Z
I= Q(z)dz,
|z|=1

où Q(z) est un polynôme que l’on précisera.


2. Soit Q(z) = qn z n + · · · + q0 , ce polynôme. Calculer l’intégrale en fonction de Q puis
montrer que
I = −2iπR2 P 0 (a).
Exercice 4.6. Soit |a| =
6 ρ. Calculer
|dz|
Z
,
|z|=ρ |z − a|2
en se ramenant à la variable complexe.
Exercice 4.7. Logarithme d’une fonction holomorphe. Soit U un ouvert étoilé et
f : U → C∗ une fonction holomorphe. Montrer qu’il existe g ∈ H(U ) telle que eg = f .
On pourra considérer une primitive de f 0 /f .

7
Exercice 4.8. Soit r ∈ R et
Z 2π Ä ä
I(r) = ln 1 − 2r cos θ + r2 dθ.
0

1. Montrer que l’intégrale converge pour tout r réel. Comparer I(r), I(−r) et I(1/r).
2. En utilisant le théorème de Cauchy, calculer I(r) pour r > 1 puis pour 0 ≤ r < 1.
3. En déduire I(±1) avec le théorème de convergence dominée.

Exercice 4.9. Formule de Cauchy à l’infini Soit g analytique en l’infini avec g(∞) =
0. Soit γ un contour simple orienté négativement, dans le domaine d’analyticité de g.
Soit z en dehors de γ. Montrer que

1 g(t)
Z
g(z) = dt.
2iπ γ t−z
Exercice 4.10. On se propose de montrer directement que si U est un ouvert de C et si
f : U → C est de classe C 1 et vérifie ∂f /∂z = 0, alors, pour tout z ∈ U et tout r > 0 tel
que D(z, r) ⊂ U , on a
1 f (ζ)dζ
Z
f (z) = .
2πi ∂D(z,r) ζ − z
Montrer qu’il suffit de vérifier que
Z 2π
1
f (z) = f (z + reiθ )dθ.
2π θ=0

Pour t ∈ [0, 1], on pose


1 2π
Z
φ(t) = f (z + treiθ )dθ.
2π θ=0
Montrer que φ est dérivable, puis que φ est constante.

Exercice 4.11. Points singuliers sur le cercle de convergence. ([QZ, Ru]), [(D:
3, 7, 41, 43, 45)]. 1. Justifier que l’ensemble des points de C en lesquels une fonction f
admet un développement en série entière est un ouvert.
2. Lemme de Lebesgue : Soit (E, d) un espace métrique et K un compact de E. Soit
(Ui )i∈I un recouvrement ouvert de K. Montrez que :

∃ > 0, ∀x ∈ K, ∃i ∈ I, B(x, ) ⊂ Ui .

3. Soit U un ouvert de C et f ∈ H(U ). On dit que a ∈ ∂U est régulier si f est définie


en a et développable en série entière en ce point. Sinon, on dit que a est singulier de f .
Soit f une série entière de rayon de convergence R, définie sur son disque de convergence.
Vérifiez, à l’aide de 4 exemples bien choisis, que la notion de régularité en un point du
cercle de convergence n’a pas de rapport avec la convergence de la série en ce point.
4. Déduire du lemme de Lebesgue l’existence d’un point singulier de la série f sur son
cercle de convergence.
2n
5. Posons f (z) = ∞ n=0 z (c’est un exemple de série lacunaire). Quel est son rayon de
P

convergence ? Montrez que 1 est un point singulier, puis que tous les points exp(2ikπ/2n ),
k, n ∈ N, sont singuliers, puis finalement tous les points du cercle de convergence sont
singuliers.

8
5 Propriétés des fonctions holomorphes
Exercice 5.1. Propriété de la moyenne. Soient a ∈ C et R > 0 et f ∈ H(D(a, R)).
Montrez que
1 2π
Z
∀r ∈ [0, R[, f (a) = f (a + reiθ )dθ.
2π 0
Exercice 5.2. Inégalités de Cauchy. Soient a ∈ C, R > 0 et f ∈ H(D(a, R)). On
rappelle que

n! f (ζ)dζ
Z
(n)
∀r ∈ [0, R[, ∀n ∈ N, f (a) = .
2πi ∂D(a,r) (ζ − a)n+1

1. Montrez les inégalités de Cauchy : Si |f (z)| ≤ M pour tout z ∈ D(a, R), alors

n!M
∀n ∈ N, |f (n) (a)| ≤ .
Rn
2. En déduire que toute fonction entière bornée sur C est constante. (Théorème de
Liouville).

3. Montrez le théorème de d’Alembert : tout polynôme non constant s’annule sur C.

Exercice 5.3. Soit f analytique dans D tel que |f (z)|(1 − |z|) ≤ 1, z ∈ D. Montrer que
Ç ån
1
∀n ≥ 1, |an | ≤ 1 + (n + 1) < e(n + 1).
n

Exercice 5.4. Soit f ∈ H(C) telle que pour tout z ∈ C, f (z) = f (z + i) = f (z + 1).
Montrez que f est constante.

Exercice 5.5. Soit f ∈ H(C) telle que, pour tout z ∈ C, Re f (z) > 0. Montrez que f
est constante.

Exercice 5.6. Lemme de Schwarz. Soit f holomorphe dans le disque ouvert D =


D(0, 1) telle que f (0) = 0 et |f (z)| ≤ 1 sur D alors |f (z)| ≤ |z| et |f 0 (0)| ≤ 1.
De plus, si |f (z0 )| = |z0 | pour un z0 ∈ D∗ ou |f 0 (0)| = 1 alors il existe λ de module 1 tel
que f (z) = λz.

Exercice 5.7. Automorphismes du disque D. 1. Montrer que


z−α
fϕ (z) = eiϕ z et gα (z) = , |α| < 1,
1 − αz
sont des automorphismes du disque.
2. Montrer que tout automorphisme de D est de la forme eiϕ gα (z) avec |α| < 1.

Exercice 5.8. Soit fn (z) = an,k z k une suite de fonctions entières. Montrer que
P
k

fn converge localement uniformément vers 0 ⇐⇒ lim sup(|an,0 |, |an,1 |, |an,2 |1/2 , . . .) = 0.


n

9
Exercice 5.9. Soient 0 < r < R et f ∈ H(D(0, R)) bornée par M sur D(0, r), telle que
f (0) 6= 0. Soient z1 , . . . , zn les zéros de f (répétés suivant la multiplicité) dans D(0, r).
1. Montrer que
rn |f (0)|
≤ M.
|z1 | . . . |zn |

2. Soit f ∈ H(C) telle qu’il existe A ∈ R+ et B ∈ [0, 1[ tels que pour tout z ∈ C,
|f (z)| ≤ AeB|z| . On suppose que, pour tout n ∈ N, f (n) = 0. Montrer que f est nulle.
On rappelle la formule de Stirling
√ Å ãn
n
n! ∼ 2πn , n → ∞.
e
Exercice 5.10. Inégalité de Borel-Carathéodory. Soit R > 0 et f une fonction
holomorphe non constante au voisinage de D(0, R). On pose

A(r) = sup Re f (z) pour 0 ≤ r ≤ R.


|z|=r

1. Montrez que A est une fonction strictement croissante.


2. On suppose de plus que f (0) = 0. Vérifier que si r > 0,

A(r) > 0 et |2A(r) − f (z)| ≥ |f (z)| pour |z| = r.

f (z)
3. On suppose encore f (0) = 0. On pose g(z) = . Montrer que
2A(R) − f (z)

g(z) 1
≤ , ∀z tel que 0 ≤ |z| ≤ R.
z R

En déduire l’inégalité de Borel-Carathéodory :

2|z|
|f (z)| ≤ A(R) sur D(0, R).
R − |z|

Exercice 5.11. Intégrales de Fresnel. 1. Montrer que l’application F définie par


Z ∞
2
F (z) = e−zt dt
0

pour z ∈ H = {Re z > 0} est holomorphe sur H, et se prolonge continûment sur


H \ {0}. Pour le Rprolongement par continuité, on pourra montrer la convergence uni-
2
forme de FN (z) = 0N e−zt dt vers F (z) quand N → ∞ (avec une intégration par parties).
2. Déterminer F dans H (utiliser le théorème de dérivation sous le signe somme afin
d’obtenir une équation différentielle simple vérifiée par F , ou bien déterminer la restric-
tion de la fonction à ]0, +∞[).
3. Convergence et calcul des intégrales de Fresnel :
Z +∞ Z +∞
2
cos t dt et sin t2 dt.
0 0

10
6 Singularités isolées des fonctions holomorphes
Exercice 6.1. Soient f et g entieres, telles que pour tout z ∈ C, |f (z)| ≤ |g(z)|. Que
peut-on dire de f et g ?
Exercice 6.2. Soit f entiere telle que f (z) → ∞ quand z → ∞. Montrer que f est un
polynôme (considérer f (1/z)).
Exercice 6.3. Soit f une fonction entiere, non constante. Montrez que f (C) est dense
dans C.
Exercice 6.4. Soit f holomorphe dans le disque unité épointé. Montrer que f a une
singularité essentielle en 0 si et seulement s’il existe une suite zn → 0 telle que f (zn ) n’ait
pas de limite (finie ou non).
Exercice 6.5. On dit qu’une fonction f (z) est algébrique s’il existe un polynôme P (z, w)
à 2 variables z et w, de degré au moins 1 en w, tel que P (z, f (z)) = 0, pour z dans
l’ensemble de définition de f . Montrer qu’une fonction entière algébrique est un polynôme.
En particulier, la fonction ez est transcendante (i.e. n’est pas algébrique).

7 Fonctions méromorphes
z
Exercice 7.1. Soit f (z) = .
1 + z + z2
a. Développer f en série entière au voisinage de 0.
b. Quel est le rayon de convergence de la série obtenue ?
c. Développer f en série de Laurent au voisinage des pôles.
Exercice 7.2. Soit (an )n≥0 une suite de C∗ d’éléments deux à deux distincts telle que
|an | converge. On pose
P

X an
f (z) = .
n=0 z − an

Montrer que la série converge normalement sur tout compact de C∗ et que f est méromorphe
dans C∗ . Quels sont les poles et résidus de f ?

8 Formule des résidus


Exercice 8.1. Théorème de Rouché.
1. Soient γ1 et γ2 deux chemins fermés, paramétrés par le même intervalle [a, b] et tels
que |γ1 (t) − γ2 (t)| < |γ1 (t)|, pour tout t ∈ [a, b]. Montrez que Indγ1 (0) = Ind γ2 (0).
2. Soit U un ouvert de C, f, g ∈ H(U ) et a ∈ U et r > 0 tel que D(a, r) ⊂ U . On suppose
que
∀z ∈ ∂D(a, r), |f (z) − g(z)| < |f (z)|.
Montrez que les fonctions f et g ont le même nombre de zéros dans D(a, r) (comptés avec
leur multiplicité).
3. Application : Montrez qu’un polynôme de degré n a exactement n racines dans C.
4. Autre application : Montrez que les 7 racines de P (z) = z 7 − 5z 3 + 12 se trouvent dans
la couronne {z ∈ C, 1 < |z| < 2}.

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Exercice 8.2. Automorphismes de C. Soit f un automorphisme de C.
1. Soit g(z) = f (1/z). De quel type est la singularité de g en 0 ? (Utiliser le théorème de
l’image ouverte).
2. En déduire que f (z) est de la forme az + b avec a 6= 0.
Exercice 8.3. Montrez que Z ∞
dx 3π
= .
0 (x2 + 1) 3 16
Exercice 8.4. Montrez que, pour a > 0,
Z ∞
cos x π
2 2
dx = e−a .
0 x +a 2a
Exercice 8.5. Montrez que
xλ−1
Z ∞
π
dx = pour 0 < λ < 1.
0 1+x sin πλ
Exercice 8.6. Montrez que Z +∞
sin x π
dx = .
0 x 2
On pourra, pour 0 <  < R considérer le chemin γR, constitué de [−R, −], du demi
cercle dans le demi-plan supérieur joignant − à , du segment [, R], du demi-cercle dans
le demi-plan supérieur joignant R à −R, puis faire tendre  vers 0 et R vers +∞.
Exercice 8.7. Montrez que, pour a réel, on a :
π 2 eπa
Z ∞ Z ∞
sin ax π πa x cos ax
dx = tanh , dx = πa .
0 sinh x 2 2 0 sinh x (e + 1)2
(intégrer le long d’un rectangle ayant pour sommets ±R et ±R + 2iπ en évitant le point
2πi par un petit demi-cercle).
2
Exercice 8.8. Calculer les intégrales de Fresnel en intégrant la fonction f (z) = e−z sur
le chemin formé du segment [0, R], de l’arc de cercle de centre 0 et de rayon R donné par
0 ≤ θ ≤ π/4 et le segment [0, Reiπ/4 ].

Bibliographie.

[An] M. Andersson, Topics in complex analysis, Springer.


[AAR] G. Andrews, R. Askey, R. Roy, Special functions, Encyclop. of Maths and App.
71, Cambridge
[CFM] A. Chambert-Loir, S. Fermigier et V. Maillot, Exercices de mathématiques pour
l’agrégation, Analyse 1, Masson.
[Go] X. Gourdon, Les maths en tête, Analyse, Ellipses.
[H] L. Ahlfors, Complex analysis, Mc Graw Hill, 1979.
[L] S. Lang, Complex analysis, Graduate Texts in Mathematics 103, Springer.
[Po] A. Pommellet, Agrégation de Mathématiques, Cours d’Analyse, Ellipses, 1994.
[QZ] H. Queffelec, C. Zuily, Analyse pour l’agrégation.
[Roos] G. Roos, Analyse et Géométrie, Dunod.
[Ru] W. Rudin, Analyse réelle et complexe, Masson.
[TAU] P. Tauvel, Analyse complexe pour la licence 3, Dunod.

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