Agreg AC Exo
Agreg AC Exo
1
Exercice 1.9. ([Go], p. 246). Soient an xn et bn xn deux séries entières de rayon de
P P
convergence ≥ 1. On suppose bn > 0 pour tout n et que la série bn diverge. Pour tout
P
Pn Pn
n ∈ N, on pose An = k=0 ak et Bn = k=0 bk .
a) S’il existe ` ∈ C tel que
an An
lim =` ou lim = `,
n→∞ bn n→∞ Bn
montrer que P∞
an x n
lim Pn=0
∞ n
= `.
n=0 bn x
x→1−
b) Si on suppose simplement
A0 + · · · + An−1
lim =` avec ` ∈ C,
n→∞ n
montrer que
∞
an xn = `.
X
lim
x→1−
n=0
n=0 2
Exercice 1.10. Théorème de Bernstein. ([Go]) [(D: 18, 41, 43)]. Soient a > 0 et
f :] − a, a[→ R une fonction de classe C ∞ . On suppose que
2. Montrer, avec la formule du reste intégral, que, pour 0 < x < y < a et n ∈ N, on a
Ç å2n+1
x
0 ≤ Rn (x) ≤ Rn (y) .
y
2
Indication. On pourra utiliser que, pour tout t ∈ [0, x], (x − t)/(y − t) ≤ x/y. On rappelle
la formule du reste intégral pour f ∈ C n+1 ,
n
(b − a)k (k) f (n+1) (t)
Z b
(b − t)n
X
f (b) = f (a) + dt.
k=0 k! a n!
En déduire que Rn (x) → 0 quand n → ∞ et que F est développable en série entière sur
] − a, a[.
3. On revient à la fonction f . Posons pour x ∈] − a, a[ et n ∈ N :
n
X f (k) (0) k
Sn (x) = x .
k=0 k!
Montrez que f (x) = S2n+1 (x) + rn (x) avec |rn (x)| ≤ 2Rn (|x|). Montrez que
x2 y 00 + xy 0 + (x2 − ν 2 )y = 0
avec ν > 0 et ν 6∈ N/2. Chercher toutes les solutions de la forme y(x) = xλ S(x), x > 0,
où S est une série entière, avec S(0) = 1, dont on déterminera le rayon de convergence.
Exercice 1.13. Nombres de Stirling. ([Po], p. 230-231, [D: 21, 41, 43, 47] et en
algèbre : 45). Pour n ∈ N; on note le nombre de Stirling
∞
1X kn
pn = .
e k=0 k!
3
éléments. Calculez rn+1 . Montrez que qn+1 = 1 + n−1
k=0 rk .
P
k
5. Montrez que rk = Cn qn−k .
6. Montrer que pour tout n ∈ N∗ , qn+1 = 1 + nk=1 Cnk qk .
P
Voir aussi l’exercice sur les suites récurrentes linéaires et dénombrements p.232 dans
[Po]. Voir aussi, dans [Go], le théorème d’Abel p.252, le théorème Taubérien faible p.253,
le théorème Taubérien fort p.289, les nombres et polynômes de Bernoulli p.299.
2 Fonctions holomorphes
Exercice 2.1. Soit f (z) = P (x, y) + iQ(x, y) une application holomorphe de C dans C.
1. Montrer que
∂f ∂f ∂P ∂Q
= =2 = 2i
∂z ∂x ∂z ∂z
et que
grad(P ) = f 0 (z), grad(Q) = if 0 (z).
2. Soit γ : R → C et f = P + iQ holomorphe. Soit F = f ◦ γ. Vérifier que pour
F 0 (t) = ((P ◦ γ)0 (t), (Q ◦ γ)0 (t)), on a
4
Exercice 2.7. Soit U ouvert connexe de C. Soient f, g, f1 , . . . , fn holomorphes dans U
(alors les dérivées f 0 , g 0 , f10 , . . . , fn0 sont aussi holomorphes).
1. Montrer que ∂∂(f g) = f 0 g 0 .
2. On suppose que |f1 |2 + · · · + |fn |2 est constante sur U . Que peut-on dire des fk ?
Exercice 2.8. Soit U ouvert connexe de C. Determiner les applications holomorphes
f = u + iv telles que v = u2 dans U .
Exercice 2.9. (Homographies) 1) Montrer que toute droite du plan peut s’écrire sous
la forme Az + Az + B = 0.
2) Montrer que tout cercle peut s’écrire sous la forme zz + Az + Az + C = 0.
3) Soient a, b, c, d ∈ C avec ad − bc 6= 0. Montrer que l’homographie
az + b
f (z) =
cz + d
est une bijection de C dans C.
4) Montrer que toute homographie peut s’écrire comme la composée de translation, de
rotation, d’homothetie (multiplication par un scalaire positif), et d’une inversion.
5) En déduire qu’une homographie transforme une droite ou cercle en droite ou cercle.
6) Soient U et V deux ouverts de C. On dit que f : U → V est un biholomorphisme
de U dans V si et seulement si f est une application holomorphe sur U , bijective de U
dans V et telle que la bijection réciproque f −1 : V → U soit holomorphe sur V . On note
H = {z ∈ C, Re z > 0}. Montrez qu’il existe un biholomorphisme de D(0, 1) dans H.
Exercice 2.10. Soient U, V deux ouverts de C et f : z ∈ U → V et g : z ∈ V → C deux
applications différentiables. Montrez que
∂(g ◦ f ) ∂g ∂f ∂g ∂f
(z) = (f (z)) (z) + (f (z)) (z)
∂z ∂z ∂z ∂z ∂z
et
∂(g ◦ f ) ∂g ∂f ∂g ∂f
(z) = (f (z)) (z) + (f (z)) (z).
∂z ∂z ∂z ∂z ∂z
En déduire que si f et g sont holomorphes, alors g ◦ f est holomorphe et
(g ◦ f )0 = (g 0 ◦ f )f 0 .
Exercice 2.11. Soient U et V deux ouverts de C et ϕ : U × V → C une application
différentiable. On suppose que pour tout u ∈ U , l’application v ∈ V 7→ ϕ(u, v) est
holomorphe et que pour tout v ∈ V , l’application u ∈ U 7→ ϕ(u, v) est holomorphe. On
suppose maintenant que pour tout z ∈ U , z ∈ V et on pose, pour z ∈ U , f (z) = ϕ(z, z).
Montrer que f est différentiable sur U et que pour tout z ∈ U :
∂f ∂ϕ ∂f ∂ϕ
(z) = (z, z), et (z) = (z, z).
∂z ∂u ∂z ∂v
Application : calculer ∂f /∂z(z) et ∂f /∂z(z) pour :
f (z) = z, f (z) = z, f (z) = z α z β ,
2 z
f (z) = |z|2 , f (z) = e|z| , f (z) = .
|z|2+1
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3 Logarithmes, Fonction exponentielle, Puissances
Exercice 3.1. Vrai ou Faux ?
√ √
exp(log z)) = z, log(exp z)) = z, log(z 2 ) = 2 log(z), ii ∈ R, ( z)2 = z 2 = z.
Exercice 3.2. Principe de Weierstrass ([Po], p. 204-205). Soit un (m) une suite de
nombres complexes indexés par (n, m) ∈ N2 . On suppose que pour tout n ∈ N, on a
limm→+∞ un (m) = un , et qu’il existe une suite (vn ) de nombres réels positifs telle que
vn < ∞ et telle que
P
On peut remarquer que l’on a ici une série absolument convergente qui domine globalement
un processus localement convergent.
Si wn est une suite de nombres complexes, on dit que le produit (1 + wn ) converge
Q
N
Y ∞
Y
si la suite (1 + wn ) converge, et on note sa limite (1 + wn ).
n=0 n=0
Sous les mêmes hypothèses que précédemment, montrez que
∞ ∞
!
Y Y
lim (1 + un (m)) = (1 + un ).
m→+∞
n=0 n=0
On pourra pour cela, montrer qu’il existe un rang N à partir duquel vn < 1, utiliser le
|z|
logarithme complexe et prouver que, pour |z| < 1, | ln(1 + z)| ≤ .
1 − |z|
Exercice 3.3. 1. Une application du principe de Weierstrass : montrez que, pour z ∈ C,
Å
z ãm
ez = lim 1+ .
m→+∞ m
Une autre méthode consisterait à montrer que
åm
z ãm |z|
Å Ç
z
e − 1+ ≤ e|z| − 1 + ,
m m
puis utiliser le développement de ln(1 + x) sur R+ .
2. On définit Pm par
"Ç å2m Ç å2m #
1 iz iz
Pm (z) = 1+ − 1−
2i 2m 2m
6
4 Intégrale de Cauchy et Analyticité
Exercice 4.1. Soit γ un chemin fermé et n ∈ Z, n 6= −1. Calculer directement à partir
de la définition d’une intégrale curviligne,
Z
z n dz.
γ
7
Exercice 4.8. Soit r ∈ R et
Z 2π Ä ä
I(r) = ln 1 − 2r cos θ + r2 dθ.
0
1. Montrer que l’intégrale converge pour tout r réel. Comparer I(r), I(−r) et I(1/r).
2. En utilisant le théorème de Cauchy, calculer I(r) pour r > 1 puis pour 0 ≤ r < 1.
3. En déduire I(±1) avec le théorème de convergence dominée.
Exercice 4.9. Formule de Cauchy à l’infini Soit g analytique en l’infini avec g(∞) =
0. Soit γ un contour simple orienté négativement, dans le domaine d’analyticité de g.
Soit z en dehors de γ. Montrer que
1 g(t)
Z
g(z) = dt.
2iπ γ t−z
Exercice 4.10. On se propose de montrer directement que si U est un ouvert de C et si
f : U → C est de classe C 1 et vérifie ∂f /∂z = 0, alors, pour tout z ∈ U et tout r > 0 tel
que D(z, r) ⊂ U , on a
1 f (ζ)dζ
Z
f (z) = .
2πi ∂D(z,r) ζ − z
Montrer qu’il suffit de vérifier que
Z 2π
1
f (z) = f (z + reiθ )dθ.
2π θ=0
Exercice 4.11. Points singuliers sur le cercle de convergence. ([QZ, Ru]), [(D:
3, 7, 41, 43, 45)]. 1. Justifier que l’ensemble des points de C en lesquels une fonction f
admet un développement en série entière est un ouvert.
2. Lemme de Lebesgue : Soit (E, d) un espace métrique et K un compact de E. Soit
(Ui )i∈I un recouvrement ouvert de K. Montrez que :
∃ > 0, ∀x ∈ K, ∃i ∈ I, B(x, ) ⊂ Ui .
convergence ? Montrez que 1 est un point singulier, puis que tous les points exp(2ikπ/2n ),
k, n ∈ N, sont singuliers, puis finalement tous les points du cercle de convergence sont
singuliers.
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5 Propriétés des fonctions holomorphes
Exercice 5.1. Propriété de la moyenne. Soient a ∈ C et R > 0 et f ∈ H(D(a, R)).
Montrez que
1 2π
Z
∀r ∈ [0, R[, f (a) = f (a + reiθ )dθ.
2π 0
Exercice 5.2. Inégalités de Cauchy. Soient a ∈ C, R > 0 et f ∈ H(D(a, R)). On
rappelle que
n! f (ζ)dζ
Z
(n)
∀r ∈ [0, R[, ∀n ∈ N, f (a) = .
2πi ∂D(a,r) (ζ − a)n+1
1. Montrez les inégalités de Cauchy : Si |f (z)| ≤ M pour tout z ∈ D(a, R), alors
n!M
∀n ∈ N, |f (n) (a)| ≤ .
Rn
2. En déduire que toute fonction entière bornée sur C est constante. (Théorème de
Liouville).
Exercice 5.3. Soit f analytique dans D tel que |f (z)|(1 − |z|) ≤ 1, z ∈ D. Montrer que
Ç ån
1
∀n ≥ 1, |an | ≤ 1 + (n + 1) < e(n + 1).
n
Exercice 5.4. Soit f ∈ H(C) telle que pour tout z ∈ C, f (z) = f (z + i) = f (z + 1).
Montrez que f est constante.
Exercice 5.5. Soit f ∈ H(C) telle que, pour tout z ∈ C, Re f (z) > 0. Montrez que f
est constante.
Exercice 5.8. Soit fn (z) = an,k z k une suite de fonctions entières. Montrer que
P
k
9
Exercice 5.9. Soient 0 < r < R et f ∈ H(D(0, R)) bornée par M sur D(0, r), telle que
f (0) 6= 0. Soient z1 , . . . , zn les zéros de f (répétés suivant la multiplicité) dans D(0, r).
1. Montrer que
rn |f (0)|
≤ M.
|z1 | . . . |zn |
2. Soit f ∈ H(C) telle qu’il existe A ∈ R+ et B ∈ [0, 1[ tels que pour tout z ∈ C,
|f (z)| ≤ AeB|z| . On suppose que, pour tout n ∈ N, f (n) = 0. Montrer que f est nulle.
On rappelle la formule de Stirling
√ Å ãn
n
n! ∼ 2πn , n → ∞.
e
Exercice 5.10. Inégalité de Borel-Carathéodory. Soit R > 0 et f une fonction
holomorphe non constante au voisinage de D(0, R). On pose
f (z)
3. On suppose encore f (0) = 0. On pose g(z) = . Montrer que
2A(R) − f (z)
g(z) 1
≤ , ∀z tel que 0 ≤ |z| ≤ R.
z R
2|z|
|f (z)| ≤ A(R) sur D(0, R).
R − |z|
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6 Singularités isolées des fonctions holomorphes
Exercice 6.1. Soient f et g entieres, telles que pour tout z ∈ C, |f (z)| ≤ |g(z)|. Que
peut-on dire de f et g ?
Exercice 6.2. Soit f entiere telle que f (z) → ∞ quand z → ∞. Montrer que f est un
polynôme (considérer f (1/z)).
Exercice 6.3. Soit f une fonction entiere, non constante. Montrez que f (C) est dense
dans C.
Exercice 6.4. Soit f holomorphe dans le disque unité épointé. Montrer que f a une
singularité essentielle en 0 si et seulement s’il existe une suite zn → 0 telle que f (zn ) n’ait
pas de limite (finie ou non).
Exercice 6.5. On dit qu’une fonction f (z) est algébrique s’il existe un polynôme P (z, w)
à 2 variables z et w, de degré au moins 1 en w, tel que P (z, f (z)) = 0, pour z dans
l’ensemble de définition de f . Montrer qu’une fonction entière algébrique est un polynôme.
En particulier, la fonction ez est transcendante (i.e. n’est pas algébrique).
7 Fonctions méromorphes
z
Exercice 7.1. Soit f (z) = .
1 + z + z2
a. Développer f en série entière au voisinage de 0.
b. Quel est le rayon de convergence de la série obtenue ?
c. Développer f en série de Laurent au voisinage des pôles.
Exercice 7.2. Soit (an )n≥0 une suite de C∗ d’éléments deux à deux distincts telle que
|an | converge. On pose
P
∞
X an
f (z) = .
n=0 z − an
Montrer que la série converge normalement sur tout compact de C∗ et que f est méromorphe
dans C∗ . Quels sont les poles et résidus de f ?
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Exercice 8.2. Automorphismes de C. Soit f un automorphisme de C.
1. Soit g(z) = f (1/z). De quel type est la singularité de g en 0 ? (Utiliser le théorème de
l’image ouverte).
2. En déduire que f (z) est de la forme az + b avec a 6= 0.
Exercice 8.3. Montrez que Z ∞
dx 3π
= .
0 (x2 + 1) 3 16
Exercice 8.4. Montrez que, pour a > 0,
Z ∞
cos x π
2 2
dx = e−a .
0 x +a 2a
Exercice 8.5. Montrez que
xλ−1
Z ∞
π
dx = pour 0 < λ < 1.
0 1+x sin πλ
Exercice 8.6. Montrez que Z +∞
sin x π
dx = .
0 x 2
On pourra, pour 0 < < R considérer le chemin γR, constitué de [−R, −], du demi
cercle dans le demi-plan supérieur joignant − à , du segment [, R], du demi-cercle dans
le demi-plan supérieur joignant R à −R, puis faire tendre vers 0 et R vers +∞.
Exercice 8.7. Montrez que, pour a réel, on a :
π 2 eπa
Z ∞ Z ∞
sin ax π πa x cos ax
dx = tanh , dx = πa .
0 sinh x 2 2 0 sinh x (e + 1)2
(intégrer le long d’un rectangle ayant pour sommets ±R et ±R + 2iπ en évitant le point
2πi par un petit demi-cercle).
2
Exercice 8.8. Calculer les intégrales de Fresnel en intégrant la fonction f (z) = e−z sur
le chemin formé du segment [0, R], de l’arc de cercle de centre 0 et de rayon R donné par
0 ≤ θ ≤ π/4 et le segment [0, Reiπ/4 ].
Bibliographie.
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