Syllabus 1 Complété
Syllabus 1 Complété
0
3.3 Les vacuoles ............................................................................................................................. 61
3.4 Les plastes ................................................................................................................................ 63
3.4.1 Les proplastes ..................................................................................................................... 64
3.4.2 Les chloroplastes ................................................................................................................. 64
3.4.3 Les chromoplastes .............................................................................................................. 66
3.4.4 Les amyloplastes ................................................................................................................. 66
3.4.5 L'interconversion des plastes .............................................................................................. 67
3.5 Autres organites des cellules végétales ................................................................................... 67
4 CHAPITRE 4 : Histologie végétale ..................................................................................... 68
4.1 Introduction ............................................................................................................................... 68
4.2 Les méristèmes ........................................................................................................................ 70
4.2.1 Les méristèmes primaires ................................................................................................... 71
4.2.2 Les méristèmes secondaires ............................................................................................... 73
4.3 Les tissus de revêtement .......................................................................................................... 75
4.3.1 L'épiderme ........................................................................................................................... 75
4.3.2 Le rhizoderme et l’exoderme ............................................................................................... 80
4.3.3 Le suber ............................................................................................................................... 80
4.4 Les tissus fondamentaux .......................................................................................................... 81
4.4.1 Le parenchyme .................................................................................................................... 81
4.4.2 Le collenchyme .................................................................................................................... 83
4.4.3 Le sclérenchyme ................................................................................................................. 85
4.5 Les tissus de conduction .......................................................................................................... 87
4.5.1 Le xylème ............................................................................................................................ 87
4.5.2 Le phloème .......................................................................................................................... 90
4.6 Les tissus de sécrétion ............................................................................................................. 95
4.6.1 Récrétion ............................................................................................................................. 96
4.6.2 Sécrétion et excrétion .......................................................................................................... 96
1
CHAPITRE 1: Introduction générale
OBJECTIFS
2
Les exemples repris ci-dessus ont pour objectif d’attirer votre attention sur l’utilisation de
termes spécifiques (baies, caryopses, capsule, polyterpènes, latex, stigmates, ...) lorsque
l’on décrit une plante (comme n’importe quel autre organisme vivant).
Environ 290.000 espèces végétales ont été décrites à ce jour (cf. Fig. ci-dessous).
Selon des études scientifiques récentes (2008), basées sur des séquences d’ADN, qui
classent les êtres vivants selon leur proximité évolutive, les plantes appartiennent à la
« lignée rouge/verte » au sein des Eucaryotes. Les Champignons sont plus proches, d’un
point de vue évolutif, des animaux qu’ils ne le sont des Plantes.
Parmi les plantes terrestres, les espèces sont classées selon la complexité de leur
organisation (dans la figure ci-dessous, les chiffres correspondent aux nombres d’espèces).
Les plantes actuelles sont ainsi classées en 10 embranchements, rassemblés en 4 grands
groupes.
On distingue ainsi :
1) les Bryophytes ou
mousses (plantes sans système
vasculaire)
2) les Lycophytes et
Ptérophytes ou Fougères
(plantes vasculaires sans graines)
3) les Gymnospermes
(plantes vasculaires produisant
des graines mais pas de fruits ;
ex. : conifères)
4) les Angiospermes
(plantes vasculaires produisant
des graines protégées dans un
fruit ; ex. : chêne, rose).
Bien que très différents, les groupes de plantes précités partagent certaines caractéristiques.
Une plante peut être définie comme un organisme eucaryote pluricellulaire autotrophe
faisant la photosynthèse et étant adapté à la vie sur terre.
3
1.2.1 Taxonomie
Les hommes essayent de classer les êtres vivants qui les entourent depuis des milliers
d’années et plusieurs systèmes de classification se sont succédé. La taxonomie est la
discipline de la biologie qui identifie, nomme et classe les organismes. Aristote 1 est le
premier (le plus ancien auteur dont il reste des écrits) à avoir proposé un système de
classification qui ordonnait les êtres vivants selon leur complexité.
Il existe un très grand nombre de concepts différents pour exprimer la notion d’ « espèce ».
Dans le cadre de ce cours, nous en retiendrons deux :
définition morphologique de l’espèce :
ensemble des êtres vivants qui se ressemblent
....................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................
...................................................................................................................................................
définition biologique de l’espèce :
ensemble des être vivants qui savent se reproduire entre eux
....................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................
...................................................................................................................................................
Les caractères utilisés pour classer les espèces peuvent être de type morphologique,
organographique, biochimique, physiologique, moléculaire, etc. ; ils sont donc très nombreux
et très variables.
Il existe aussi des variations entre les individus de la même espèce. Il s’agit de
variations infra-spécifiques, que l’on appelle parfois sous-espèces, ou variétés (souvent
pour les espèces cultivées par l’homme) signalées par l’abbréviation « var. » suivie d’un
adjectif qualifiant la variété concernée.
1
Philosophe grec qui a vécu de 384 à 322 avant J.-C.
4
1.2.2 Nomenclature
Pour les non-scientifiques, les espèces de plantes, d’animaux ou de champignons ont des
noms vernaculaires (= noms communs ; ex. : pensée sauvage).
Dans les ouvrages scientifiques, par contre, les êtres vivants sont désignés par des noms
scientifiques, qui sont formés de deux mots latins (ex. : Viola tricolor). Cette nomenclature
binomiale a été proposée par Linné au XVIIIe siècle. Le premier mot (un nom commun) est
le nom du genre auquel l’espèce appartient, il a toujours une majuscule. Le deuxième mot
(un adjectif) désigne l’espèce « en tant que telle », il caractérise l’espèce au sein de ce
genre ; l’adjectif spécifique ne porte jamais de majuscule. Un genre donné comprend
souvent plusieurs espèces, qui ont chacune un adjectif spécifique. Les deux mots latins qui
définissent une espèce s’écrivent en italique (ex. : « Lactuca biennis » et non « Lactuca
biennis » ; la chicorée sauvage).
Remarque : L’adjectif caractérisant l’espèce, s’il est utilisé seul, n’est pas suffisant:
« biennis » seul ne veut rien dire, puisqu’il peut décrire soit Lactuca biennis, soit Oenothera
biennis, etc.
Pour faire référence à toutes les espèces d’un genre donné, on écrira :
Lactuca spp. = toutes les espèces du genre Lactuca.
Oenothera spp. = toutes les espèces du genre Oenothera.
Lorsque l’on fait référence à une espèce dont on connaît le genre mais pas l’espèce, on
écrit :
Lactuca sp. = une espèce non identifiée du genre Lactuca.
Oenothera sp. = une espèce non identifiée du genre Oenothera.
5
1.2.3 Classification hiérarchique
Outre l’invention de la nomenclature binomiale, Linné a aussi instauré la classification
hiérarchique des espèces en groupes de plus en plus généraux. Les espèces qui semblent
les plus apparentées sont groupées au sein d’un même genre. Une catégorie plus vaste, la
famille, regroupe les genres semblables. Les familles sont ensuite regroupées en ordres, et
les ordres en classes. Les subdivisions « Monocotylédones » et « Dicotylédones »
correspondent à une classification plus pratique que scientifique (cf. cours du 2e
quadrimestre). Les Monocotylédones, de même que les Dicotylédones, rassemblent
plusieurs classes différentes.
Dans l’exemple ci-dessous, vous pouvez voir qu’à chaque rang taxonomique correspond
une terminaison précise.
aceae
Terminaison de la famille : ...........................
ales
Terminaison de l’ordre : ...........................
idae
Terminaison de la classe : ...........................
6
1.3 Organographie des plantes à fleurs (Angiospermes)
7
L’embryon présent dans la graine a déjà la polarité
apicale-basale et l’organisation concentrique des tissus
qu’on retrouve dans la racine et la tige de la plante
adulte.
8
Chez les Poaceae (= Graminées – Monocotylédones), on observe un coléoptile et un
coléorhize. De quoi s’agit-il ?
coléoptile sert à protéger les cotylédons
....................................................................................................................................................
coléorhize sert à protéger la radicule
....................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................
...................................................................................................................................................
9
1.3.2 Les organes végétatifs de la plante adulte
A. Description
Les organes végétatifs sont ceux qui
n’interviennent pas directement dans la
reproduction.
Le SYSTEME CAULINAIRE (généralement
aérien) est formé par l’ensemble tiges-
bourgeons-feuilles.
La TIGE est l’axe (généralement) aérien de la
plante (cf. chapitre « tige »). Il se trouve
dans le prolongement des racines ; son
extrémité apicale est occupée par le
bourgeon terminal (b), constitué par des
ébauches de feuilles protégeant le
méristème primaire apical, lequel construit
simultanément la tige et les feuilles.
Les points d’insertion des feuilles sur la tige
sont appelés les nœuds (c); le segment
compris entre deux noeuds successifs est un
entre-nœud (d).
La FEUILLE est un organe laminaire à symétrie bilatérale, aplati le plus souvent dorsi-
ventralement. La feuille est généralement2 formée de deux parties: le limbe (f), partie plate
et verte reliée à la tige par le pétiole (g), ce dernier s'insérant à un noeud. A l'aisselle de
chaque feuille se trouve un bourgeon axillaire (cf. chapitre « feuille »).
Le SYSTEME RACINAIRE (généralement souterrain) est formé par l’ensemble des racines.
Chez les Dicotylédones, le développement de la radicule donnera la racine principale ;
celle-ci produira ensuite des racines latérales secondaires.
Chez les Monocotylédones, la radicule se désintègre rapidement et des racines adventives
prennent naissance à partir de la partie basale de la tige ; ce sont elles qui formeront le
système racinaire.
2
Ces deux parties ne peuvent pas être distinguées chez les Angiospermes monocotylédones (voir
le chap. sur la feuille).
10
B. Fonctions
Le SYSTÈME VÉGÉTATIF d'une plante présente trois grands types d'organes dont les
fonctions sont différentes:
LES FEUILLES : leur fonction principale est la photosynthèse ; elles doivent être orientées
de manière à intercepter de manière optimale la lumière nécessaire pour synthétiser les
glucides à partir du CO2 présent dans l'air et de l’eau puisée dans le sol.
11
1.3.3 Les organes reproducteurs : la fleur
A. Description
Nous prenons comme exemple une fleur simple, complète et hermaphrodite (= ................
bisexuée mâle et femelle
............................................................................................).
12
B. Fonction : reproduction sexuée
cf point 1.6.
Sur cette image, vous devez pouvoir placer les mots suivants :
anthère
carpelle
étamine
filet
grain de pollen
graine
ovaire
ovule
pétale
stigmate
style
tube pollinique
D’après les syndromes floraux que nous avons vu, la fleur schématisée ci-dessus est-elle
zoogame ou anémogame ? ...............................................
13
Entraînez-vous à l’identification des différentes pièces florales en légendant les deux dessins
ci-dessous. La correction de ces exercices se trouve sur le site internet du cours (U.V.)
dans la rubrique « Bibliothèque multimédia ».
1) Coupe longitudinale dans une fleur de Pois (Pisum sativum, Fabaceae, Dicotylédones).
Cette fleur a une symétrie bilatérale ; ceci se voit notamment aux différentes formes des
pétales.
a : ........................................
b : ........................................
c : ........................................
d : ........................................
e : ........................................
f : ........................................
g : ........................................
a : ........................................
b : ........................................
c : ........................................
d : ........................................
e : ........................................
f : ........................................
g : ........................................
14
1.3.4 Différences organographiques et histologiques entre Monocotylédones et
Dicotylédones
15
un système racinaire fasciculé, c’est-à-dire constitué de racines d’égales importances,
partant toutes de la tige.
Dans la fleur, le nombre de pièces de chaque cycle est un multiple de 3.
Les faisceaux vasculaires de la tige sont disposés en atactostèle.
Lorsque les grains de pollen germent sur le stigmate, le tube pollinique ne peut sortir
du grain de pollen que par une seule ouverture (pollen monocolpé = monoaperturé).
Parmi les differences listées ci-dessus, quelles sont celles relevant de l’organographie et celles
relevant de l’histologie?
16
1.4 Particularités des plantes
1.4.1 Photo-autotrophie
Toutes les cellules de tous les organismes vivants ont besoin d’énergie pour se maintenir en
vie. Cette énergie est nécessaire pour permettre les réactions endergoniques3 qui ont lieu
dans les cellules et provient essentiellement de l’hydrolyse des molécules d’ATP (adénosine
triphosphate).
Quelques exemples de réactions qui consomment de l’ATP :
synthèse d’acides aminés (ex. : synthèse de l’ac. aminé glutamine à partir d’acide
glutamique et d’ammoniac) ;
synthèse de glucose lors de la photosynthèse ;
transport des vésicules au sein de la cellule (ex. : vésicules de l’appareil de Golgi
contenant des pectines et dont la fusion formera la plaque cellulaire).
etc.
Les molécules d’ATP sont produites lors de la respiration cellulaire, qui est un ensemble de
réactions extrayant l’énergie chimique4 du glucose dans les mitochondries (voir cours de M.
Jijakli).
Les organismes hétérotrophes se procurent l’énergie chimique dont ils ont besoin en
ingérant (ex. : animaux) ou en décomposant (ex. : champignons) des composés organiques
produits par d’autres organismes vivants.
Les organismes autotrophes produisent eux-mêmes l’énergie chimique à partir de
composés inorganiques.
La photosynthèse produit des glucides qui contiennent l’énergie chimique utilisée pour toutes
les fonctions vitales des plantes : le maintien en vie, la croissance, la défense et la
reproduction.
3
Réaction qui absorbe l’énergie libre de son environnement.
4
Forme d’énergie potentielle emmagasinée dans les liaisons chimiques des molécules.
5
Il existe aussi des organismes chimio-autotrophes (certaines bactéries) qui extraient de l’énergie à partir de
réactions d’oxydation de composés inorganiques (H2S, NH4).
17
1.4.2 C
Croissance
e indéterm
minée
Les anim
maux ont une croissance déterm
minée (= dé
éfinie). Qu’est-ce que ccela signifie ?
la croissance se fait pendant la période embryonnaire et juvénile
.......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
Ceci se
e traduit parr exemple par
p le fait qu ctes ont tous 6 pattes, les Mammifères, 4,
ue les insec
les Aracchnides, 8, etc.
Ainsi, le
e nombre de
d feuilles d’une plantte dépend des conditiions de crooissance ett non de
contrainntes génétiques. Si, globalemen
g nt, la croiss
sance des plantes esst indéterm
minée, la
croissannce de certa
ains organe
es, est toute
efois déterm
minée.
Exemples :
feuilles
.............................. et fleurs .................................................................................................
..................
18
1.4.3 Immobilism
me
Etant dees organism
mes sessile
es, les planttes ont évollué vers des solutions bien différe
entes de
celles d
de la plupart des an nimaux pou ur assurer les fonctio ons essenttielles que sont la
croissaance, la rep
production et la défennse.
A. L
La croissance
Pour crooître, outre l’O2, les pla
antes ont be
esoin des re
essources suivantes
s :
llumière,
CCO2,
eeau,
ssels minéraaux.
Les pho
otons et le dioxyde
d de carbone so
ont essentie
ellement utilisés par lees feuilles et
e par les
tiges, ta
andis que l’’eau et les sels minéra
aux sont prrélevés parr les raciness. Etant immobiles,
les plan
ntes se carractérisent par une grrande plastticité dans leur capaccité à acqu
uérir ces
différentes ressou
urces. Le génotype
g e
est ............................................... ................................
.......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
Le hénotype
ph e
est dépendant
......... de..................
.................. l’environnement
.................................... ................................
.......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
La plastticité phéno le contrôle
otypique est ................ de l'expression
.................. de certains..................
..................
.................. caractères en fonction
..............
de l'environnement
.......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
Quelquees exemple
es de répo
onses plasstiques des
s
plantes :
u
une plante produira davantage
d de racines
s
dans less zones du sol plus riches en eau
u ou en sels
s
minérauux ;
u
une plante développe
era plus de
e feuilles là
à
où il y a plus de lum
mière ;
u
une plante orientera sa croissancce vers une
e
source lumineuse via
v la croisssance de la tige.
19
B. La reproduction
Le succès reproducteur d’une plante dépend de :
1) sa capacité à se reproduire via la rencontre de gamètes conspécifiques ;
2) sa capacité à disperser ses descendants afin que ceux-ci n’entrent pas en compétition les
uns avec les autres, ou avec la plante-mère.
Quels sont les syndromes floraux des plantes pollinisées par le vent
(voir image ci-contre) ?
fleurs cryptiques et très long filets
...............................................................................................................
...............................................................................................................
...............................................................................................................
20
DISPERSION DES GRAINES : ANÉMOCHORIE, ZOOCHORIE ET HYDROCHORIE
En outre, comme exposé ci-dessus, la croissance d’une plante dépend des ressources
présentes dans son environnement. Une plante étant immobile, elle dépend donc
entièrement des ressources disponibles dans son environnement immédiat, et sa croissance
diminue si elle doit partager les ressources de l’environnement avec d’autres plantes.
le partage d'un nombre limité de ressources entre plusieurs
Qu’est-ce que la compétition ? ................................................................................................
individus
....................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................
...................................................................................................................................................
En effet, si les graines ne sont pas dispersées et germent à côté de la plante-mère, les
ressources locales (eau, lumière, etc.) seront rapidement épuisées, et les plantules issues
de la germination des graines ne sauront pas se développer jusqu’au stade adulte. Ceci
mènera donc finalement à l’échec de la reproduction d’une la plante-mère initiale qui ne
disperserait pas ses graines.
Quelques exemples d’adaptations favorisant la dispersion des graines :
excroissances plumeuses qui permettent aux graines d’être facilement dispersées
par le vent (ex. : pissenlit)
fruits charnus attirant les animaux (ceux-ci vont se nourrir des fruits et éjecter les
graines entières avec leurs excréments)
excroissances « accrochantes » des fruits
21
C. La défense
Tout organisme vivant interagit avec son environnement. L’environnement abiotique d’une
les paramètres physico-chimiques
plante est ...................................................................................................................................
....................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................
interactions avec tous les autres êtres vivants du milieu
L’environnement biotique est ....................................................................................................
....................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................
Etant immobile, une plante est incapable de fuir un animal herbivore qui voudrait se nourrir
de cette plante. Les plantes ont donc développé une série de systèmes de défenses qui
peuvent être physiques (ex. : les poils urticants des orties) ou chimiques (ex. : les
métabolites secondaires) pour se protéger des herbivores (cf. fig. ci-contre) et des
pathogènes (champignons, bactéries, virus, etc.).
Les métabolites secondaires (cf. chapitre 2) sont particulièrement importants en pharmacie
puisque ce sont ces composés-là qui sont utilisés par l’homme à des fins thérapeutiques. Le
type de métabolites secondaires est souvent caractéristique de certains groupes de plantes
particuliers et ils peuvent donc avoir des valeurs taxonomiques.
22
1.5 Cycles de vie et formes de vie chez les Angiospermes
La sélection naturelle (dont nous parlerons au 2e quadrimestre), favorise tout caractère qui
augmente la survie et le nombre de graines produites par un individu (= une plante). Par
exemple, dans les environnements où la survie est faible comme les déserts, la sélection
naturelle a favorisé les plantes dont le cycle de vie est très court et peut être accompli
pendant les brèves périodes où il pleut.
Le cycle de vie d’une Angiosperme passe successivement par les stades suivants:
début = graine
plantule
adulte végétatif (quelques mois à plusieurs dizaines d’années selon les espèces)
adulte reproducteur (un ou plusieurs événement(s) de reproduction)
fin = mort de l’individu.
Il existe une grande diversité des cycles de vie selon la durée de vie et le nombre
d’événements reproducteurs. Ces deux facteurs dépendent largement des conditions
environnementales auxquelles une plante est adaptée. Par exemple, des périodes très
sèches, très chaudes ou très froides sont défavorables à la croissance des plantes. Les
plantes essayent d’« éviter » la mauvaise saison (= hiver en région tempérée, saison sèche
en région tropicale) par diverses stratégies, comme la chute des feuilles, ou la clôture de leur
cycle de vie avant le début de la mauvaise saison. La localisation des bourgeons
persistants pendant la mauvaise saison détermine différentes formes biologiques (ou
formes de vie).
Selon la durée de vie, on distingue les espèces :
ANNUELLES :
boucle son cycle de vie en une seule année
...................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................
BISANNUELLES (OU PLURIANNUELLES A COURTE DUREE DE VIE) :
boucle son cycle de vie en deux années
....................................................................................................................................................
...................................................................................................................................................
PÉRENNES (ou VIVACES) :
boucle son cycle de vie en plus de deux années
....................................................................................................................................................
...................................................................................................................................................
23
mplément à la classific
En com cation des plantes par leurs durées de viee, les espèc
ces sont
égaleme
ent classée
es par leur forme
f de viie.
Parmi le
es plantes bis-
b ou pluriannuelles, o e:
on distingue
L
Les GEOPHYTES (d) ont des bou urgeons perrsistants pe endant la
mauvaisse saison qui
q se trouv vent dans le
e sol (rectangles) ; ce sont par
exemplee des plante
es à bulbes
s comme l’a
ail (Allium sa
ativum, Allia
aceae), à
tubercules comm me la pom mme de terre (So olanum tub berosum,
Solanacceae), ou à rhizome comme l’iris des marais s (Iris pseu
udacorus,
Iridacea
ae).
L
Les HEMICRYPTOPHYT TES (c) do nt les bou urgeons pe ersistants sse
trouvent au niveau
u du sol (ex. : « pelouse
e », pissenlit, plantes en
e rosette).
Parmi le
es plantes pérennes,
p on
o distingue
e:
L
Les PHANER ROPHYTES (a): les bou urgeons pe e trouvent sur
ersistants se
des tiges aérienn nes qui pe ersistent duurant la saison
s défaavorable à la
croissan
nce et la taiille est supé
érieure à 2m
m.
Ex. : less arbres, le
es arbustes
s, les arbris s lianes (ph
sseaux, les hanérophyttes
lianeuxx (f): planttes ligneuses prenantt appui su ur un supp port ; ex. : la
clématitte Clematis vitalba).
24
L
Les CHAMEPHYTES : les s bourgeonns persistan
nts se trouve
ent
sur des tiges aériennes, mais à moins de
e 50 cm de hauteur.
a myrtille (Vaccinium
Ex. : la m myrtillus, Ericaceae
e), la bruyè
ère
commune (Calluna a vulgaris, Ericaceae).
E
25
1.6 Reproduction sexuée et asexuée
REPRODUCTION SEXUÉE
La reproduction sexuée est un mode de reproduction qui fait intervenir deux individus
parents qui associent leurs gamètes haploïdes pour former un nouvel individu (= nouveau
génotype portant une combinaison particulière de gènes issus de ses deux parents).
Chez les plantes, la reproduction sexuée a lieu dans les fleurs, qu’elles soient bien
visibles (ex. : rose, pâquerette, ...) ou qu’elles soient cryptiques (ex. : blé, maïs, chêne, ...).
ovules
Les gamètes femelles sont produits dans les ....................................................., eux-mêmes
les ovaires
enfermés dans ................................................ . Les gamètes mâles se trouvent dans les
............................................................,
grains de pollen anthères
produits par les ............................................. des
étamines.
Chez les plantes, la reproduction sexuée peut se faire au sein d’un même individu, c’est ce
autogamie
qu’on appelle ....................................................... ; si elle implique deux individus différents,
c’est ..........................................................
allogamie
La reproduction sexuée, qui passe par la recombinsaison génétique (voir cours de M.
Jijakli), est générateur de diversité génétique. La diversité génétique est à la base de
toute adaptation aux variations l’environnement biotique et abiotique et elle est donc
essentielle pour le maintien de toute espèce.
26
REPRODUCTION ASEXUÉE (= VÉGÉTATIVE = CLONALE)
La reproduction asexuée n’implique qu’un seul individu, qui transmet tous ses gènes aux
descendants qu’il produit par voie asexuée. Ce mode de reproduction n’implique donc pas
de gamètes. Seules les espèces capables de se reproduire de façon asexuée peuvent
produire des individus dont les génotypes sont identiques : ce sont des clones. La
reproduction asexuée est plus fréquente chez les plantes que chez les animaux, mais n’est
pas généralisée : certaines espèces de plantes peuvent se reproduire de façons sexuée et
asexuée, tandis que d’autres ne se reproduisent que de façon sexuée.
La reproduction asexuée des plantes est largement utilisée et très importante en
horticulture et en agronomie, c’est ce qu’on appelle la multiplication végétative. Ainsi, les
tiges aériennes
fraisiers produisent des stolons (S), qui sont des ................................................................ .
Les stolons produisent des .................................................................................................... et
donnent ainsi naissance à un nouvel individu, clone du parent. Une reproduction végétative
tiges souterraines
similaire peut être réalisée par des rhizomes qui sont des ......................................................
..........................................................................................produisant des ................................
l'absence de diversité génétique
Le principal désavantage de la reproduction végétative est ...................................................
et donc l'incapacité d'adaptation aux
....................................................................................................................................................
changements de l'environnement biotique
....................................................................................................................................................
et abiotique
27
Chapitre 1 : révisions
28
2 CHAPITRE 2 : Eléments de biochimie végétale
2.1 Introduction
Six éléments majeurs constituent plus de 99% des êtres vivants : C, H, O, N, P, S. Ces
éléments sont constitutifs des molécules organiques.
Les organismes vivants sont essentiellement composés de :
H2O
ions (Mg2+, Ca2+, K+, Zn2+, ...) – voir chapitre sur la racine –
molécules organiques, réparties en 4 grandes classes :
- glucides (C, H, O)
- lipides (surtout C et H)
- protéines (C, H, O, N, parfois S) – voir cours de M. Jijakli –
- acides nucléiques (C, H, O, N, P) – voir cours de M. Jijakli –
29
2.2 Glucides végétaux
Les glucides sont les premières molécules de stockage d’énergie ; elles sont formées
d’atomes de C, H, O. Ces molécules sont classées selon le nombre d’unités qui les
composent:
monosaccharides:
.........................................................................
une molécule de sucre
glucose fructose galactose
(ex. : ...............................................................
………………………………….......................)
disaccharides:
deux monosaccharides liés par une liaison glycosidique
....................................................................................................................................................
glucose + fructose
(ex. : saccharose = ...............................................................................................; lactose =
glucose + galactose
....................................................................................................).
Le saccharose (sucrose en anglais) est une molécule essentielle chez les plantes, puisque
c’est sous forme de saccharose que sont véhiculés les sucres produits par la photosynthèse
dans la plante.
polysaccharides: un grand nombre de molécules de sucre sont liées par des
liaisons covalentes.
Les polysaccharides assurent deux grands types de fonctions dans les plantes : le stockage
des réserves et un rôle structural.
A. Amidon
Structure moléculaire : Il s’agit d’un homopolymère branché d’ -glucoses formé d’amylose
(polymère non branché) et d’amylopectine (polymère branché). Les monomères de glucoses
qui forment les parties linéaires de ces molécules sont liés les uns aux autres par des
liaisons 1-4 (qu’est-ce que cela signifie ?).
Fonction : principale molécule
de stockage des réserves
chez les plantes.
Localisation :
CELLULES : L’amidon se
trouve dans les amyloplastes,
qui sont des organites
abondants dans les cellules
des organes de stockage des
réserves comme les racines
(carotte, panais), les tubercules
(pomme de terre), les graines
(endosperme farineux des
céréales), etc.
30
S : Les cellu
TISSUS ules riches en
e amylopla
astes forme
ent du paren
nchyme amyylifère.
ORGAN NES : Danss les grain nes, les raacines, les tiges (selo
on les esppèces, l’org
gane de
stockag
ge des réserrves est diffférent).
B. F
Fructanes
Structurre :
Les fructanes
............ sont
.................. des homo-polymères
.................. de fructose
.........................................
..........................................................................................
..........................................................................................
molécule
Fonction : ............. de stockage
.................. énergétique
.................. .......................
..........................................................................................
.........................................................................................
Localisa
ation :
vacuole
CELLULES : .......
.................................... ........................
.......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
tissus ..................
S : ..............
TISSUS méristématiques
......................................................................................................
ORGAN tige feuille
NES : .........
........................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
ne même espèce,
Dans un e plussieurs forme kage d’énerrgie peuvennt se retrouver (une
es de stock
espèce stockera se
es réservess sous formee d’amidon et de fructa
anes).
31
2.2.2 Fonction structurale des polysaccharides
A. La cellulose
Structure moléculaire : La cellulose est un homopolymère linéaire formé par la répétition de
milliers de monomères de -glucoses, liés entre eux par des liaisons 1-6 (qu’est-ce que
cela signifie ?).
Plusieurs dizaines de molécules linéaires de cellulose, en s’alignant parallèlement les unes
aux autres, forment une microfibrille de cellulose (~10-25 nm de diamètre). Les différentes
molécules de cellulose sont maintenues ensemble en faisceaux stables et compacts par de
très nombreux ponts hydrogène intra- et intercaténaires.
32
le groupement hydroxyle le groupement hydroxyle
en bas en haut
Quelle est la différence ? ...........................................................................................................
....................................................................................................................................................
Localisation :
CELLULES : La cellulose est le principal composant de la paroi primaire, elle se trouve
donc à l’extérieure de la membrane plasmique. Elle se trouve aussi dans la paroi
secondaire. On retrouve de la cellulose dans toutes les cellules, tous les tissus et tous
les organes.
TISSUS : La cellulose est particulièrement abondante dans le collenchyme (voir p. ...........) et
dans le bois.
ORGANES : C’est dans la tige qu’elle est la plus abondante (pourquoi ?)
B. Les pectines
Structure moléculaire : Les pectines sont des molécules en zig-zag formées essentiellement
d'acide galacturonique et de rhamnose. Ces rhamnoses peuvent porter des ramifications
d'arabinanes ou de galactanes. Les pectines sont fréquemment liées entre elles par des
liaisons covalentes ou ioniques avec des éléments comme le bore (B) ou le calcium (Ca2+).
33
Fonction au niveau de la cellule : En attirant et en retenant l’eau, les pectines confèrent à la
paroi une certaine flexibilité indispensable lors de la croissance (cf. élongation cellulaire,
voir précédemment).
Localisation :
CELLULES : Les pectines sont caractéristiques de la lamelle moyenne et de la paroi
primaire (voir ci-dessous), on les retrouve donc dans toutes les cellules qui ont une paroi
primaire, toujours à l’extérieur du cytoplasme. Ce sont des molécules très hydrophiles qui se
caractérisent par leur capacité à former des gels, c'est-à-dire des réseaux à larges mailles
retenant de grandes quantités d'eau ; les parois primaires de cellules en croissance
contiennent environ 65% d’eau.
TISSUS : Les cellules qui n’ont qu’une paroi primaire (et pas de paroi secondaire) se
retrouvent dans les tissus parenchymateux actifs d’un point de vue physiologique
(parenchymes chlorophylliens, amylifères, ...).
ORGANES : Surtout dans les feuilles, fleurs, fruits, racines.
34
C. L
Les hémicelluloses
Structurre moléculaaire : L'axe central
c est fformé d'unee chaîne linéaire qui peeut, comme e dans la
cellulose, être form
mée de gluc coses (chezz les Dicotylédones) ma ais aussi d'aautres monnomères,
comme le xylose (Monocotylé
( édones, Gyymnospermes). Sur ce et axe, sontt fixés des glucides
courts mmais branch hés selon une
u séquen nce précisee, formant, par exemplle, des xylo oglucans
(image ci-dessouss). Ce sontt des molé écules dont la compo osition et laa structure
e varient
largemeent selon less types cellulaires et se oupes taxon
elon les gro nomiques.
Observe
ez l’image ci-dessus
c et répondez aux questio
ons suivante
es :
Q
Quel est le
e lien entre
e les moléccules dessin
nées au deessus et la suite de le
ettre qui
essous ? ..........................................................................................................
apparaiissent en de
.................................................................. .....................................................................................
C
Combien y a-t-il d’ato
omes de ccarbones dans
d une molécule
m dee glucose (Glc) et
combien
n y en a-t-il dans une molécule
m de yl) ? ............................................................
e xylose (Xy
C
Comment appelle-t-on
a un sucre à 6 carbones
s ? .............................................................
Fonction au niveau
u de la cellu
ule :
limiter..................
…......... la flexibilité de la paroi
.................. en se liant
.................. par ponts
....................
hydrogène entre les micro-fibrilles de cellulose
.......................................................................................
.......................................................................................
.......................................................................................
ation :
Localisa
paroi ..................
….........primaire et..................
secondaire .................. ..................................................... ...............................
.......................................................................................................................................................
35
2.3 Liipides végé
étaux
Les lipid
des sont dees moléculees hydropho obes, qui ne sont donc pas solubbles dans l’eau. On
distingu
ue 3 classess de lipides
s : les graissses, les pho
ospholipides (= glycéroophospholip pides) et
les stéro
oïdes (dontt nous ne paarlerons pass). Comme vous pouve ez le voir enn observant l’image
ci-dessoous, les 2 éléments
é ch
himiques ma ajeurs des lipides
l C et H .............. . Chez
sont ................. C les
végétauux, les lipid
des sont ma ajoritairemeent insaturéés, ce qui signifie
s qu’iils contienn
nent des
doubless liaisons enntre atomes
s de C. Cecci confère uneu plus gra ande rigiditéé aux moléc cules, et
diminuee leur point de
d congélattion (pourqu uoi ?).
Qu’est-cce qu’un lip pide saturé ? En quel é élément est--il saturé ? Que Q faut-il ffaire pour le e saturer
ou pourr le désature er ?
saturé..................
............ veut dire..................
pas de liaisons doubles
.................. saturé..................
.................. en hydrogène pour..................
.................. le saturer.............
faut l’hydrogéner
pour le
............ dé-saturer
.................. faut le déshydrogéner
.........................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
2.3.1. F
Fonction métabolique
m e : stockag
ge des rése
erves
Structurre moléculaaire : Les lipides qui sservent au stockage des
d réservees chez les plantes
sont dees triglycérrides (voir ci-dessus)), résultant de la condensation dd’une molé écule de
glycérool avec 3 acides gra as (ex. : aacide oléiqu
ue, acide linolénique, acide palm mitique).
L’acide gras contieent généraleement 14 à 18 atomes s de C ; les 3 acides ggras liés au glycérol
peuventt être identiques ou diffférents.
36
Fonction : En relisant le chapitre 1, essayez de répondre aux questions suivantes :
Pourquoi les plantes accumulent-elles des lipides dans les graines ?.............................
pour la germination
....................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................
...................................................................................................................................................
A quoi servent, pour les plantes, les lipides accumulés dans les fruits ?..................................
pour la dispersion
....................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................
Localisation :
CELLULE : Les triglycérides se présentent sous la forme
de globules huileux très réfringents, entourés par une
monocouche de phospholipides, que l’on appelle des
sphérosomes (= oléosomes).
TISSUS : Dans les parenchymes.
ORGANES : Surtout dans la chair des fruits et dans les graines (cotylédons ou endosperme,
selon les espèces).
Ex. : chair des avocats, cotylédons des embryons de noix, graines de colza, graines
d’arachide.
Structures moléculaires :
1) Les phospholipides sont des
composants membranaires essentiels. La
membrane plasmique est une bicouche fluide de
phospholipides, lesquels résultent de la
condensation d’une molécule de glycérol avec 2
triglycérides et un groupement phosphate.
37
La CUTINE est un polymère insoluble constitué d'acides gras à longues chaînes (C16-
C18) liés les uns aux autres par des liaisons esters, ce qui forme un réseau
tridimensionnel rigide.
Les CIRES sont constituées de mélanges variés de molécules aliphatiques très
hydrophobes à très longue chaîne carbonée (C25-C35) comme des alcanes, des
aldéhydes, des alcools, des cétones et des esters.
Localisation :
1) Les PHOSPHOLIPIDES se trouvent dans toutes les membranes de toutes les cellules
vivantes.
2) Les LIPIDES DE LA CUTICULE doublent vers l’extérieur la paroi des cellules des tissus
de recouvrement des organes en croissance primaire (voir plus loin) qui protègent tous
les organes d’une plante.
3) La SUBERINE imprègne la paroi des cellules des tissus de recouvrement des
organes en croissance secondaire. Elle se trouve également dans l’endoderme de la
racine (voir chapitre ad hoc).
38
2.4 Protéines
Structure : Comme chez les animaux, les protéines sont formées d’acides aminés liés les
uns aux autres par des liaisons covalentes entre le groupement acide carboxylique (COOH)
de l’un, et le groupement amine (NH2) de l’autre. Les protéines sont moins abondantes dans
les cellules végétales que dans les cellules animales, mais elles représentent néanmoins
environ 10 à 15% du poids sec d’une cellule végétale banale.
Les plantes sont capables de synthétiser les 3 acides aminés aromatiques qui
interviennent dans la synthèse des protéines : le tryptophane, la phénylalanine et la tyrosine.
Les animaux, par contre, sont incapables de synthétiser ces a.a. et sont obligés de les
acquérir par leur alimentation.
Fonctions au niveau de la cellule : enzymes, transporteurs, récepteurs, protéines structurales
(cytosquelette), etc. (voir illustrations ci-dessous).
39
REMARQUE : Les illustrations présentées à la page précédente relèvent d’exemples pris
dans le monde animal. Au cours, des exemples du monde végétal ont été donnés et peuvent
vous être demandés à l’examen.
Localisation : Les protéines sont omniprésentes dans les cellules (enchâssées dans les
membranes de la cellule et des organites, enzymes libres dans le cytoplasme, transcription
de l’ADN, etc.).
Au niveau de la plante, c’est dans les graines qu’on mesure la concentration en protéines la
plus élevée.
40
2.5.1. Les molécules contenant de l’azote
Parmi les métabolites secondaires contenant de l’azote, il y a notamment les alcaloïdes, les
glucosinolates et les glycosides cyanogéniques.
LES GLUCOSINOLATES sont des molécules dont l’atome de carbone central est lié :
- à un atome de soufre lié à une molécule de glucose
- à un atome d’azote lié à un groupement sulfate
- à un groupe radicalaire variable (R)
Ces molécules participent à la défense des plantes contre
les herbivores et les pathogènes. Ils sont responsables de
l’odeur caractéristique des choux et du goût piquant de la
moutarde.
LES GLYCOSIDES CYANOGENIQUES sont des molécules dont l’atome de carbone central
est lié :
- à un atome d’oxygène lié à une molécule de glucose
- à un groupement cyanure (CN-)
- à deux groupes radicalaires variables (R1 et R2)
Ces molécules participent à la défense des plantes contre les
herbviores et les pathogènes. Ils sont responsables de la
toxicité du manioc consommé cru.
41
2.5.2. Les terpènes
Il s’agit d’un très vaste groupe de molécules (plus de 30.000 !).
Tous les terpènes sont synthétisés à partir d’une molécule de base : l’isoprène C5H8.
Parmi les terpènes, certains composés interviennent dans le métabolisme primaire (ex. :
caroténoïdes, stérols membranaires, hormones, …) : on trouve donc des terpènes dans
toutes les plantes. Par contre, certains terpènes sont impliqués dans le métabolisme
secondaire des plantes, et ces composés-là ont donc une distribution taxonomique limitée.
Les terpènes impliqués dans le métabolisme secondaire ont des fonctions de défenses
contre herbivores et/ou les pathogènes (ex. : huiles essentielles du thym), ainsi que des
fonctions allélopathiques.
Les terpènes sont classés à partir du nombre d’unités d’isoprène (C5H8) qu’ils contiennent:
• 10
MONOTERPÈNES = 2 isoprènes (ex. : menthol) = ........atomes de C
• 15
SESQUITERPÈNES = 3 isoprènes = ........atomes de C
• 20
DITERPENES = 4 isoprènes = ........atomes de C
Ex.: taxol (anticancéreux) de l’if
• 30
TRITERPÈNES = 6 isoprènes = ........atomes de C
• 40
TETRATERPENES = 8 isoprènes = ........atomes de C
Ex.: -carotène des carottes, lycopène de la tomate, ...)
• POLYTERPENES : ex.: caoutchouc (400 à 100.000 molécules d’isoprène!) présent
dans le latex d’Hevea brasiliensis.
42
2.5.3. L
Les phéno
ols
Les phénols sontt caractérisés par u un noyau aromatiqu ue
portantt un ou plu
usieurs grooupement(s s) hydroxy
yles (-OH). Ils
sont cla
assés selon le nombre d’atomes d
de carbone.
A. L
La lignine
Les parrois des cellules spéciialisées danns le soutie
en (fibres, vaisseaux
v dde xylème, ...) vont
s'imprég
gner de liggnine. Il s’agit de la molécule organique e la plus abondante e de la
biosphèère après la cellulo ose. Cette molécule complexe intervient à la fois dans le
métabolisme primaaire et secondaire (pou urquoi ?).
Localisaation :
La lignin
ne forme une trame trridimension nelle qui in
ncruste la matrice
m de laa paroi cellulaire et
modifie ses proprié
étés. Elle est
e particuliè
èrement ab bondante daans la parooi seconda aire (voir
ci-aprèss).
Fonction :
La lignin
ne confère les propriétés suivante
es à la paroi :
lla résistance à la compression n (raideur de la paroi). La lignificaation aurait joué un
rôle esssentiel danss la colonisation de la terre par le
es plantes, en permetttant aux cellules de
résister à la gravité
é.
ll’hydropho obie de la paroi, ce q qui facilite le transpoort de l’eauu dans les cellules
conducttrices du xyylème, en diminuant less pertes d’eeau latérales
s.
lla résistance des parois face a
aux champ
pignons. La
a lignine esst déposée dans la
paroi ccellulaire des cellules
s endommaagées par une blessure ou aattaquées par des
champig gnons.
43
B. L
Les flavonoïdes
Ce sontt des phéno ols à 15 ato
omes de C (C6-C3-C6 6), accumulés dans less vacuoles (voir ex.
de molé écules ci-de essous). Pllusieurs pig
gments, don nt les flavo
ones (incol ore-ivoire-ja
aune) et
les anth hocyanes (rouge-mau
( uve-bleue), ssont des fla
avonoïdes qui
q ont pourr fonction principale
d’attirerr les pollinisateurs ou le
es disperse urs.
D’autress flavonoïd des sont impliqués dans les associations
symbiottiques que les Fabacea ae entretien
nnent avec des bactéries
du genrre Rhizobiu um (les bacctéries fixen
nt l’azote attmosphérique
et le tra
ansmettent à la plante, qui, elle, « nourrit » les bactéries
avec de es composé és carbonéss issus de la
a photosynthèse).
C. L
Les tannin
ns
Ce sont des comp posés de très grande e taille (500
0 à 20.000 daltons), qqui sont ég galement
accumuulés dans le es vacuoles. Ils particip
pent à la dé
éfense contrre les herbiivores en diminuant
la digesstibilité de la nourritu
ure par lia aison et inaactivation des
d enzymmes digestiv ves des
herbivores.
44
3 CHAPITRE 3: Cytologie végétale
Remarque :
L’étude approfondie des cellules procaryotes et eucaryotes est l’objet du cours BIOL-J-101
donné par M. Jijakli. Dans le cours de biologie végétale, nous nous limiterons donc à
rappeler quelques généralités sur les cellules eucaryotes. Nous verrons par contre de façon
approfondie ce qui caractérise les cellules eucaryotes végétales.
3.1 La cellule
3.1.1. Rappels
Toute cellule, qu’elle soit procaryote ou eucaryote, est
délimitée par une membrane plasmique,
contient de l’ADN,
contient des ribosomes.
45
Eléments communs aux cellules animales et végétales
On retrouve dans une cellule végétale la plupart des éléments que l’on trouve aussi dans
une cellule animale: membrane plasmique (= plasmalemme), cytoplasme, ribosomes,
cytosquelette, noyau, centre organisateur des microtubules (équivalent du centrosome des
cellules animales), organites à une membrane (reticulum endoplasmique lisse et rugueux,
appareil de Golgi, peroxisomes, …) ou à deux membranes (mitochondrie). Ils remplissent
souvent (mais pas toujours) les mêmes fonctions dans les cellules animales et végétales.
46
Le noyau est un organite délimité par une double enveloppe, qui contient le matériel
génétique d’une cellule eucaryote.
Les ribosomes sont de minuscules structures faites d’ARN et de protéines, qui assurent la
traduction des ARNm.
47
Le reticulum endoplasmique (RE) est un organite entouré d’une simple membrane qui
apparaît comme un système complexe de membranes. Le RE rugueux, recouvert de
ribosomes, intervient dans la synthèse des protéines.
L’appareil de Golgi est un système complexe de saccules délimités par une simple
membrane.
Chez les plantes, l’appareil de Golgi est impliqué dans la synthèse de différents composés :
1) composés polysaccharidiques non
cellulosiques de la paroi (ex. : pectines,
hémicelluloses, …),
2) glycoprotéines (l’appareil de Golgi
assurent la glycosylation des protéines
synthétisées par le RE et localisées dans des
vésicules de transit).
3) enzymes hydrolytiques de la vacuole.
4) composés du mucilage.
48
Les mitochondries sont des organites entourés d’une double membrane, et sont le siège de
la respiration cellulaire6. La membrane interne de la mitochondrie délimite la matrice, où se
trouvent de l’ADN7, des protéines, de l’ARN, des ribosomes (similaires à ceux des bactéries).
Comme les chloroplastes, les mitochondries se reproduisent par fission, et
indépendamment de la division de la cellule ; elles sont qualifiées d’organites semi-
autonomes.
chloroplaste
vacuole
cytosquelette noyau
mitochondrie
réticulum
plasmodesme endoplasmique rugeux
réticulum endoplasmique
hyaloplasme lisse
membrane plasmique
6
La respiration cellulaire est un ensemble de réactions qui mène à la libération d’énergie à partir de
molécules organiques telles le glucose.
7
L’ADN mitochondrial des plantes est beaucoup plus grand (200 kba) que celui des mitochondries animales.
La plupart des protéines de la mitochondrie sont codées par des gènes nucléaires ; ces protéines sont importées
dans la mitochondrie depuis le cytosol.
49
3.1.2. Particularités des cellules végétales
Le cytoplasme d’une cellule végétale vivante est animé de mouvements de brassage qu’on
appelle la cyclose. Celle-ci est rendue visible par le déplacement des inclusions
cytoplasmiques qu’elle entraîne. On a montré le rôle du cytosquelette (filaments d’actine)
dans l’établissement de ce mouvement. Vidéo sur Youtube :
http://www.youtube.com/watch?v=8edk6nGMwMs&NR=1&feature=fvwp
La cellule végétale débarrassée de sa paroi est appelée protoplaste, qui est limité par la
membrane plasmique.
A l'intérieur d'un tissu, le volume compris à l’extérieur des membranes plasmiques de
cellules voisines est l'apoplasme, qui comprend donc les parois cellulaires, contient
beaucoup d'eau et est le lieu de transit de nombreuses molécules (sels minéraux, glucides,
hormones, molécules de défense, etc.).
L’ensemble des protoplastes qui communiquent via les plasmodesmes forment le
symplasme.
50
3.2 La paroi cellulaire
3.2.1. Composition
Chez les plantes vasculaires, la paroi est toujours constituée par une armature de
microfibrilles de cellulose enrobées dans une matrice amorphe de composition variable.
Cette matrice est composée de :
1) hémicelluloses
2) pectines
3) protéines
(glycoprotéines et enzymes).
51
La cellulose (voir point 2.2.2) confère à la paroi une résistance à l’étirement. Il
s’agit du composé organique le plus abondant sur terre.
Les hémicelluloses (voir point 2.2.2) sont des molécules dont la nature varie
largement selon les types cellulaires et selon les groupes taxonomiques. Les hémicelluloses
sont liées par des ponts hydrogène aux microfibrilles de cellulose et limitent l’extensibilité
de la paroi en renforçant les liaisons entre microfibrilles adjacentes.
La lignine est une composante importante des parois ; elle se trouve le plus souvent
dans la paroi secondaire, et plus rarement dans la paroi primaire
La cutine, la subérine et les cires sont des substances lipidiques qui imprègnent
essentiellement les parois des cellules des tissus externes protecteurs.
52
3.2.2. Synthèse des composants de la paroi
CELLULOSE:
.................................................................
...............................................................
.................................................................
.................................................................
.................................................................
.................................................................
.................................................................
.................................................................
.................................................................
.................................................................
53
CONSTITUANTS DE LA MATRICE : ils sont d’abord synthétisés dans le cytoplasme au niveau de
l’appareil de Golgi, et sont ensuite déversés à l'extérieur par la fusion des vésicules
golgiennes avec la membrane plasmique.
LIGNINE : les monomères de lignine sont émis hors du cytoplasme et leur réticulation
se fait ensuite directement au sein de la paroi par polymérisation oxydative catalysée par des
peroxydases. Le processus de lignification constitue un cas extrême de différenciation
cellulaire irréversible car la lignine est pratiquement non dépolymérisable.
Certaines parois vont s'imprégner de silice (SiO2, ex. : prêles) ou de calcaire (CaCO3),
surtout au niveau de l'épiderme (Poacées, Fougères).
Dans certaines circonstances (chute des feuilles, maturation des fruits), les composés
hydrolysables de la matrice (pectines et hémicelluloses) peuvent être dépolymérisés par des
enzymes (ex. : pectinases). Les cellules deviennent alors partiellement ou totalement libres
les unes par rapport aux autres.
54
3.2..3. La paroi
p prima
aire
COMPO OSITION
La parroi primairee est com mposée de cellulose
déposée e en un feutrage lâche,
l nonn ordonné,
parallèle
ement à la surface
s de la cellule.
La mattrice de la a paroi primaire est composée
d’hémic celluloses,, de pecttines, de protéines
(glycop protéines et
e enzymes s) et d’eau. Les parois
primairees peuvent aussi con ntenir, maiss rarement,
de la lig
gnine, de la
a subérine (ex. : ...........................))
ou de laa cutine (ex. : .............................................).
L’épaisseur de la paroi primaire n’est pas s
uniforme. Elle estt moins ép
paisse au n niveau des
ponctuaations, où ù se tro ouvent d es ponts
cytoplassmiques (pllasmodesm
mes) reliant les cellules
adjacenntes.
3.2..4. La paroi
p secon
ndaire
COMPO
OSITION
La cellu ulose est plus
p abondante dans la
paroi ssecondaire que dan ns la parroi
primaire e. Les micro
ofibrilles de
e cellulose sse
déposent sur cha aque face de la parroi
primaire e, à l’extérrieur de la a membran ne
plasmiq que, mais à l’intérieurr de la parroi
primaire e, en couches
c successivees.
Chaque e couche, parallèle
p à la surface d
de
la cellule, est forméée d'un rése eau structu ré
de fibrilles de cellulose parrallèles ent re
elles ; les fibrille es ont to outefois de es
orientattions différeentes d'une couche à
l'autre (couches S1, S2 et S3 d de
l’illustration ci-desssous). L'e ensemble d de
ces co ouches seccondaires de cellulosse
enrobée es dans la matrice forrme la parroi
second daire.
55
La matrice de la paroi secondaire est surtout composée d’hémicelluloses ; les pectines
sont quasiment absentes, de même que les protéines. La lignine se trouve souvent dans les
parois secondaires.
Sur l’image ci-dessous, essayez de distinguer les cellules à paroi primaire et les cellules à
paroi secondaire.
56
3.2.5. Conséquence de la présence d’une paroi sur la division : formation de
la lamelle moyenne
Quand une cellule végétale (« cellule-mère ») se divise, elle réplique d’abord son matériel
génétique afin que les deux cellules-filles aient le même ADN. Il se forme ensuite une
plaque équatoriale entre les deux noyaux nouvellement formés. Celle-ci est le précurseur
de la paroi qui va diviser les deux cellules-filles8 ; cette plaque équatoriale se développe
perpendiculairement au grand axe de la cellule-mère. Cette plaque est formée par la fusion
de vésicules golgiennes remplies de pectines. Cette fine couche de pectines est dénommée
lamelle moyenne 9 . Avant et pendant la croissance cellulaire (dirigée par la pression
vacuolaire), les deux cellules-filles contiguës synthétisent, chacune pour leur propre compte,
une mince pellicule de cellulose qui se dépose sur la lamelle moyenne et s'englue dans la
matrice, formant la paroi primaire.
Comme dit précédemment, la paroi n’est pas une structure homogène. Selon son
épaisseur et les molécules qui la composent, on distinguera la paroi primaire et la
paroi secondaire.
8
La division du matériel génétique d’une cellule-mère entre deux cellules-filles est la mitose ; la division du
cytoplasme et la séparation de la cellule-mère en deux cellules est la cytokinèse.
9
La lamelle moyenne n’est pas continue, elle ménage des pores appelés plasmodesmes.
57
3.2.6. F. Conséquence de la présence d’une paroi sur les communications
cellulaires
Les parois présentent habituellement des amincissements de forme caractéristique, appelés
ponctuations10. A leur niveau, la paroi primaire est criblée de nombreux canalicules très fins
dénommés plasmodesmes. Ce sont des extensions tubulaires de la membrane plasmique
qui traversent la paroi et connectent les cytoplasmes des cellules adjacentes.
10
Vus de face, ces canaux apparaissent comme des petits points, d'où leur nom de ponctuation.
58
e 2 types de
Il existe e ponctuatio
ons :
1) D
Dans less ponctu uations
simpless, la cavité est cylindrrique ou
tronconique.
2) D
Dans less ponctuuations
bordées (qui ne concernent
c que les
cellules ayant une paroi seco
ondaire),
un dé écollement de la paroi
seconda aire forme
e une voû ûte au-
dessus du champ de la ponc ctuation.
Le type e primitif de
d la ponctuation bo ordée est la
ponctuation aréo olée qui se rencontre surtout chez
les Gym mnosperme e de la po nctuation est
es : l'orifice e
circulairre, et la parroi primairee est épaisssie formant le
torus. Une telle ponctuation
p n fonctionne e comme un
clapet. En cas de dépres ssion d'un côté de la
ponctua ation, le toru
us s'accole au pore et fferme ainsi la
ponctua ation. Ce
es ponctu uations a
aréolées se
renconttrent typique ement dans s la paroi de
es trachéide
es chez les Gymnospe rmes.
59
3.2.7. Les espaces intercellulaires
Dans un tissu jeune, méristématique, toutes les cellules sont accolées les unes aux autres et
ne laissent entre elles aucun espace libre. Plus tard, au cours de l'accroissement cellulaire,
la pression vacuolaire interne tend à arrondir les angles des cellules. La lamelle mitoyenne
pectique peut être hydrolysée et la paroi primaire de chaque cellule s'arrondit aux angles,
laissant un espace libre intercellulaire dénommé méat.
Les lacunes sont des cavités intercellulaires plus grandes que les méats et proviennent soit
de la fusion de deux ou plusieurs méats contigus (lacune schizogène), soit de la destruction,
de la lyse, de cellules au sein d'un tissu (lacune lysigène). Un tissu est méatique ou
améatique suivant qu'il possède ou non des méats. Les lacunes et les méats forment un
réseau continu, intercellulaire et constituent l'atmosphère interne de la plante. C'est dans ce
réseau que circulent les gaz (O2, CO2) dans la plante.
60
3.3 Les vacuoles
Les vacuoles sont des organites entourés d’une simple membrane, le tonoplaste (=
membrane vacuolaire). La vacuole peut provenir directement du RE, mais la majeure partie
du tonoplaste et des enzymes vacuolaires proviennent de l’appareil de Golgi. Le tonoplaste
contient un grand nombre de protéines de transport particulières ; il incorpore donc avec
sélectivité les molécules contenues in fine dans la vacuole. Les ions inorganiques peuvent
par exemple être 100 fois plus concentrés dans la vacuole que dans le cytoplasme. Par
ailleurs le pH vacuolaire est plus acide (4-5) que celui du cytoplasme (pH = 7), suite à l’action
de protéines de transport particulières localisées dans le tonoplaste.
Sur l’image ci-dessus, repérez les différentes représentations des protéines assurant le
déplacement des ions à travers le tonoplaste.
FIG 10.1b
A. Contenu de la vacuole
La vacuole contient le suc vacuolaire, qui est surtout composé d’eau, mais aussi d’autres
composés dont la nature varie selon le groupe taxonomique, l’organe, la cellule, et leurs
états développementaux et physiologiques. Outre l’eau, la vacuole contient :
des ions comme Ca2+, K+, Cl-, Na+ et HPO42-,
des métabolites primaires (sucres, acides organiques, acides aminés),
des métabolites secondaires,
des enzymes (hydrolases, etc.).
Dans certains types cellulaires, une substance particulière peut être présente dans le suc
vacuolaire à une concentration élevée, et éventuellement former des cristaux (ex. : oxalate
de Ca). Les vacuoles ne synthétisent généralement pas les molécules qu’elles contiennent
mais les reçoivent à partir d’autres compartiments du cytoplasme (ex. : les enzymes viennent
du RE ou de l’appareil de Golgi).
Les vacuoles sont les lieux de stockage temporaire de métabolites primaires (acides
organiques comme l’ac. malique et l’ac. oxalique, sucres comme le saccharose, protéines de
61
réserve dans les graines). Le stockage de l’acide malique est particulièrement important
chez les plantes qui ont un métabolisme CAM (voir plus loin).
Le stockage définitif de métabolites secondaires toxiques (nicotine, tannins, ...) protège le
reste du cytoplasme de la toxicité de ces composés. La vacuole est aussi un compartiment
où sont déposés certains pigments (flavones, anthocyanes).
B. Fonctions de la vacuole
Dans une cellule mature, la vacuole peut occuper 80-90% du volume de la cellule.
ELARGISSEMENT CELLULAIRE.
L’augmentation de taille de la cellule au cours de sa différenciation est le résultat de
l’élargissement de la vacuole (par un simple phénomène d'osmose, l’intérieur de la vacuole
étant plus concentré).
Certaines vacuoles peuvent aussi jouer un rôle dans le stockage des réserves dans
la graine. Ces vacuoles particulières, appelées corps protéiques ou grains d’aleurone, se
remplissent d'une masse protéique homogène, se déshydratent et se réduisent à un grain
solide. Lors de la germination, l'eau pénètre dans les cellules et fait gonfler les protéines de
stockage du grain. Celles-ci sont hydrolysées par des hydrolases vacuolaires, et les acides
aminés sont exportés vers le cytosol et intégrés dans la construction de nouveaux
composants cellulaires.
62
3.4 Les plastes
Le plaste est un organite présent dans les cellules des eucaryotes chlorophylliens (algues et
....................................................................................................................................................
plantes). Il possède un ADN propre, il est dit semi-autonome. Un plaste possède une enveloppe
....................................................................................................................................................
composée de plusieurs membranes. Il est le fruit de l'évolution d'une symbiose entre une cellule
....................................................................................................................................................
eucaryote non photosynthètique et une bactérie photosynthétique (théorie de l'endosymbiose).
....................................................................................................................................................
Suivant la cellule, les plastes peuvent se spécialiser pour accomplir certaines fonctions, ainsi les
....................................................................................................................................................
chloroplastes sont le siège de la photosynthèse, les amyloplastes sont spécialisés dans le
stockage d'amidon, ou encore les chromoplastes qui donnent leurs couleurs aux fruits.
....................................................................................................................................................
......................................................
ADN membrane externe
globule lipidique granum
membrane interne thylakoide
....................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................
.....................................................................
.....................................................................
.....................................................................
.....................................................................
.....................................................................
.....................................................................
.....................................................................
............................................
63
Sur base du type de molécules (pigments ou autre) qu’ils contiennent, on distingue :
chlorophylles
les chloroplastes contenant .................................................................... (molécules) et
parenchyme chlorophyllien
............................................... (molécules) ; on les trouve dans .......................................
caroténoïdes
................................................. (tissus) situés dans .................................................(organes).
feuille
caroténoïdes
les chromoplastes contenant .................................................................(molécules) ;
on les trouve dans ............................................................................................
parenchyme (tissus) situés
fleurs et fruits
dans .....................................................................................................................(organes).
amidon
les amyloplastes contenant ................................................................. (molécule); on
parenchyme amylifère
les trouve dans ............................................................................................ (tissus) situés
dans .....................................................................................................................(organes).
racines
11
Ils contiennent un précurseur de la chlorophylle, la protochlorophylle.
12
Ces interconversions possibles sont à l’origine du nom de « plastes » : le verbe grec "plassein" = modeler.
64
Les thylakoïdes sont spécialisés dans la phase claire de la photosynthèse (=
transformation de l'énergie lumineuse en énergie chimique, sous la forme d'ATP et de
NADPH). La membrane du thylakoïde est riche en lipides insaturés lui conférant une très
grande fluidité. Des complexes formés de pigments et de protéines (photosystèmes 1 et 2,
PS1 et PS2), qui sont responsables de la photosynthèse, sont insérés par leur pôle
hydrophobe dans la couche lipidique de la membrane des thylakoïdes.
En revanche, c’est dans le stroma qu’a lieu la phase sombre de la photosynthèse,
où l’énergie chimique produite lors de la phase claire est utilisée dans diverses réactions. Le
stroma, incolore, peut contenir quelques grains d'amidon et des goutelettes d’huiles, surtout
en journée lorsque la plante fait la photosynthèse.
65
3.4.3 Les chrom
moplastes
C
Ce sont des plastes dépourvuss de chlorrophylle, mais posséddant des pigments p
.................................... jaunes (xanthophyylles), orang
ge ou rouge
e (carotènees) qui donnnent leur
couleur caractéristtique à certtaines fleurss (jonquille)), fruits (tom mate), ou raacines (carrotte). Ils
sont dé épourvus de e thylakoïd des et leurss pigments sont conte enus dans des globu ules. La
différenciation en chromopla aste se rééalise souv vent à parrtir de chl oroplastes, ou de
proplasttes. Leur fo onction dans la plante se comprend dans un ne stratégie de dévelop ppement
13
des pla antes zoophiles . Ils serviraientt de signaux
lumineu ux pour attirrer les animaux.
13
Pla
antes qui ont co-évolué
c ave
ec des animau
ux, tant pour assurer la pollin
nisation que laa dispersion des
graines.
66
3.4.5 L'interconversion des plastes
Des interconversions entre différents types de plastes se produisent fréquemment.
Par exemple :
chloroplastes chromoplastes ; ex. :................................................................. ;
amyloplastes chloroplastes ; ex. :................................................................. ;
chromoplastes chloroplastes ; ex. :.................................................................
En ce qui concerne l’ADN des plastes, qu’est-ce que ces interconversions suggèrent-elles ?
..............................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................................
Les cellules végétales contiennent aussi des organites sphériques entourés par une
simple membrane et spécialisés dans l’une ou l’autre fonction métabolique. Les deux types
principaux sont les peroxisomes et les glyoxysomes.
Les peroxisomes sont présents dans les cellules végétales photosynthétiques (par ailleurs,
ils existent aussi dans les cellules animales) ; ils dérivent du RE. Chez les plantes, les
peroxisomes jouent un rôle de détoxification de sous-produits de la photosynthèse
(notamment H2O2).
convertissent les lipides en glucides dans les graines
Les glyoxysomes ................................................................................................................
...................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................
..................................................................................................................................................
67
4 CHAPITRE 4 : Histologie végétale
4.1 Introduction
Pour assurer leurs différentes fonctions (voir point 1.5.3.), les différents organes que sont les
feuilles, les tiges et les racines ont des structures différentes, ce qui signifie qu’ils sont
caractérisés par des tissus différents, et/ou une organisation différente de leurs tissus.
L’objet de ce chapitre est la description des ressemblances et des différences entre les
tissus qui composent les feuilles, tiges et racines en relation avec leurs fonctions
respectives.
68
Au sein de chaque organe, on distingue 3 grands types de tissus, qui assurent des
fonctions différentes :
69
4.2 Les méristèmes
14
Le mot « méristème » vient de « merismos » en grec, qui signifie « division ».
70
4.2.1 Les méristtèmes prim
maires
O
Origine onttogénique: ils sont m
mis en plac
ce lors de l’embryogeenèse et pe
ersistent
durant ttoute la vie de la plante
e.
Structure tissulaire : Leurs ccellules so
S ont typiquuement dee petites tailles,
isodiam
métriques, peu
p vacuolis
sées, à cyttoplasme dense
d et ric
che en riboosomes ; elles sont
parfaitement jointivves.
DIVISION
NS : Dans plusieurs pla
ans et produ
uisent ainsi de nouvelle
es cellules.
L
Localisation
n : On les trouve aux a
apex des racines
r et des tiges, et à l'aisse
elle des
feuilles
s (bourgeon ns axillaire
es).
F
Fonction : Ils assurennt la croisssance en longueur, ou croissaance prim
maire. Ils
formentt les tissus primaires (= tissus fo
ormés par un méristème primaire)..
71
Les feuilles apparaissent d’abord sous forme de primordiums ou ébauches foliaires,
étroitement imbriqués et de taille croissante de l’apex vers l’extérieur du bourgeon apical.
15
Il s’agit de méristèmes dérivés du méristème apical, qui continuent une activité méristématique tout en
étant éloignés de la zone apicale. Ils sont qualifiés d’« intercalaires » parce qu’ils sont insérés dans des tissus qui
n’ont plus, eux, d’activité méristématique. Les méristèmes intercalaires ne contiennent toutefois pas d’initiales.
72
4.2.2 Les méristèmes secondaires
Origine ontogénique : ils se forment dans les tissus primaires, à partir de cellules
ayant conservé des propriétés embryonnaires.
Structure tissulaire :
EN COUPE TRANSVERSALE, les méristèmes secondaires sont constitués de cellules
parallélipipédiques disposées en files très régulières orientées suivant les rayons de
l’organe. Ces cellules forment une assise génératrice normalement unistrate, en cylindre
creux.
EN COUPE TANGENTIELLE, ces cellules sont aplaties tangentiellement, allongées selon le
grand axe de l’organe et vacuolisées.
DIVISIONS : principalement dans le plan tangentiel, alternativement sur les deux faces ; elles
conduisent donc à un accroissement en épaisseur. Ainsi, les cellules issues de l'activité
d'une initiale donnent naissance à deux files radiales de cellules ; ces files sont opposées,
l'une centripète, l'autre centrifuge.
Localisation : Ils sont localisés dans les
parties âgées des tiges et des racines
Fonction : Ils assurent la croissance en
épaisseur (= croissance en diamètre = croissance
secondaire).
Remarques :
1) Les plantes herbacées n’entament souvent
pas de croissance secondaire. C’est notamment le
cas en région tempérée, lorsque les plantes sont
annuelles ou bisannuelles. Par contre, les arbustes et les arbres vivent plusieurs années et
ont des méristèmes secondaires actifs.
2) La plupart des Monocotylédones n’ont pas de croissance secondaire (exception :
palmiers par ex.).
4.2.2.1 Le phellogène
16
Le cortex est la partie (d’une racine ou d’une tige) délimitée à l’extérieur par un tissu de recouvrement et à
l’intérieur par le système vasculaire ; région d’origine primaire.
73
La figuure ci-conttre est un ne
coupe transversalle dans un ne
tige de Pelargoniu um hortoruum
um),
(geraniu moontrant le
phellogèène (flèche e simple), le
phellodeerme (flèchhe double) et
le suberr (astérisque).
4.2.2.2
2 Le cambiium vascullaire
Les méristè
èmes secondairess
Remarq que :
L'assisee génératricce du camb
bium est virrtuellement indiscernabble en couppe transverssale. On
utilisera
a en pratiquue le terme de camb bium pour désigner une
u zone ccambiale plluristrate
constituuée de 2-3 assises
a en files
f radiale
es non enco
ore différenc
ciées en tisssus conducteurs.
74
4.3 Les tissus de revêtement
Ils recouvrent les parties de la plante qui sont en contact avec le milieu extérieur. Ils
remplissent donc deux fonctions a priori incompatibles :
ils protègent la plante de la déshydratation et des agressions extérieures,
ils permettent les échanges gazeux (O2, CO2) indispensables au métabolisme.
Certains tissus de revêtement sont produits par des méristèmes primaires et recouvrent les
organes en croissance primaire, ce sont :
l’EPIDERME, qui recouvre les feuilles et les tiges jeunes ; il est produit par le méristème
apical caulinaire.
le RHIZODERME (et l’EXODERME), qui recouvre les racines jeunes il est produit par le
méristème apical racinaire.
4.3.1 L'épiderme
L’épiderme est la couche de cellules
la plus externe, qui recouvre la plante en
croissance primaire.
C’est un tissu généralement unistrate17, formé
de cellules parfaitement jointives dont la paroi
externe est généralement imprégnée de cutine,
lipide à longue chaîne carbonée imperméable à
l’eau.
L’épiderme est un tissu hétérogène qui
comprend différents types de cellules :
A. les cellules épidermiques sensu stricto
B. les cellules de garde des stomates (+ Figure 1: UE : épiderme adaxial/supérieur ; LE :
cellules annexes éventuelles) épiderme abaxial/inférieur ; X : xylème ; PH : phloème
C. les poils (éventuellement)
D. les hydathodes
Chez les plantes adaptées à la sécheresse (xérophytes), les parois externes des cellules
épidermiques peuvent aussi être recouvertes extérieurement d'une cuticule.
La cuticule est composée d’une mince couche extérieure de cires, d’une couche médiane
épaisse de cires enchâssée dans de la cutine, et d’une couche basale de cires et de cutine
mélangée à des composés de la paroi (pectines, cellulose). Cette apposition de couches
successives établit un gradient hydrophobe de l'intérieur vers l'extérieur de la paroi.
17
sauf dans quelques familles (Cucurbitaceae, Moraceae, etc.), chez lesquelles l’épiderme multistrate
provient alors de divisions périclinales de l’épiderme unistrate initial.
75
La cuticule joue un rôle essentiel dans l'équilibre hydrique de la plante. Elle remplit aussi
d’autres fonctions comme la limitation du lessivage par les eaux de pluie ou la défense
contre les attaques extérieures (abrasion par le vent, action des polluants, parasites).
Remarque :
Les cellules épidermiques ont parfois une structure qui s’écarte fortement du type
fondamental. C’est par exemple le cas de l’épiderme des graines, qui peut n’être formé que
d’une assise solide de sclérites.
76
B. Les cellules de garde (et les cellules annexes)
La continuité de l'épiderme est ordinairement interrompue çà et là par des stomates. Le rôle
des stomates est de réguler les échanges gazeux entre la plante et le milieu extérieur,
que ce soit pour la photosynthèse (CO2) ou pour la transpiration18 (H2O). Ils sont plus
fréquents à la face dorsale (= abaxiale = inférieure) des feuilles (pourqiuoi ?).
Les stomates des Dicotylédones sont formés par deux cellules épidermiques
spécialisées, les cellules de garde, chlorophylliennes, souvent réniformes, délimitant un
orifice lenticulaire ou ostiole par lequel se font les échanges gazeux entre la chambre
sous-stomatique et l’environnement.
Le stomate de type
« graminéen » (certaines
monocotylédones : Poaceae,
Cyperaceae) possède des cellules de
garde en forme d'haltères en vue de
face, ainsi que des cellules annexes. Figure 2 Coupe transversale dans une feuille au niveau d’un
stomate
En coupe transversale, on remarque que les cellules de garde ont des parois irrégulièrement
épaissies. L'ouverture de l'ostiole est déterminée par la turgescence 19 des cellules de
garde : l’ostiole est ouvert lorsque les cellules de garde sont turgescentes.
18
Elimination d’eau sous forme de vapeur, réalisée par les végétaux au niveau de leurs stomates.
19
État normal de rigidité des cellules végétales, dû à la pression interne de leur contenu liquide.
77
CELLULES ANNEXES
Outre les cellules de garde bordant l'ostiole, les
stomates sont souvent accompagnés de cellules
subsidiaires, ou cellules annexes, qui proviennent
soit de divisions supplémentaires de la cellule initiale,
soit de divisions asymétriques de cellules
épidermiques voisines.
78
C. Les poils
L'épiderme peut comporter des poils dont
l'ensemble est appelé indument. La structure de
ces poils, extrêmement variée, est d'une grande
importance taxonomique. On distingue
notamment des poils simples ou ramifiés, des poils
uni- ou pluricellulaires, des poils étoilés, glanduleux,
peltés20 ou en bouquet.
L'indument peut avoir une fonction de protection contre les herbivores et/ou certaines
gammes du rayonnement solaire (induments réfléchissants qui contribuent à éviter un
échauffement excessif de la plante). Il limite également l’évapotranspiration en maintenant
une couche d’air immobile à la surface de la feuille.
20
Ici : les cellules terminales du poil qui forment une sorte de rosette aplatie sont insérées à la (aux)
cellule(s) basale(s) par leur face inférieure et non par un point situé à la périphérie de la rosette (se dit aussi de
feuilles).
79
C’est au niveau du rhizoderme qu’a lieu l’absorption de l’eau et des sels minéraux. Celleci
est facilitée
4.3.2 par Lelarhizode
présenceerme de poils
et l’ex xodermeabsorbants. Ceux-ci se développent dans la région
de différenciation (cf. nom de « zone pilifère »). Les poils absorbants sont des extensions
tubulaires des................... ....................................
cellules rhizodermiques dont ..................
la taille peut .................
atteindre ..................
10 mm. Ils ..................
ont une.............
paroi
............
mince et cellulosique ..................
..................
entourant une ....................................
fine couche de cytoplasme ..................;....................................
ils ont une durée de............. vie
courte ............
(quelques ..................
jours) .................. ....................................
et sont constamment renouvelés. .................. ..................
Ils augmentent ...............................
considérablement
la surface de ..................
............ contact entre la plante
.................. et le sol.
.................. Ils ont un..................
.................. double rôle d'absorption
.................. des de
.................. l’eau
.............
et des ............
solutés,..................
et d'ancrage de la plante (ce sont eux qui empêchent la racine de reculer
.........................................................................................................................
lorsque les cellules s'allongent). C'est donc dans la région pilifère que se passe l'essentiel de
.......................................................................................................................................................
l'absorption de l'eau et des solutés. Cette région se déplaçant au fur et à mesure que la
racine ............
pousse, ..................
de nouvelles ..................
portions de sol ..................
.................. sont constamment .................. .................................................
explorées.
............
De manière ..................
générale, ..................
les cellules ..................
rhizodermiques ..................
offrent peu de..................
.................. résistance..................
au passage .............
............
de l’eau. ..................
L’exoderme ..................
remplace le ..................
rhizoderme ..................
dans les..................
parties plus ..................
âgées de ..................
la racine .............
(zone
subéreuse) ; il..................
............ est constitué d’une..................
.................. assise uni- ou pluristrate
.................. de cellules
.................. chez
.................. les
............................
Dicotylédones. L’exoderme est composé de cellules dont les parois sont imprégnées de
subérine.
4.3.3 Le suber
L
Le suber (= liège) est le tis ssu de revêtement des
organes caulinairres et racinaires en croissanc ce seconda aire,
donc âggés de pluss d'un an. Il est constitu
ué de cellules mortes dont
la paroii secondairre est impréégnée de s subérine21, ce qui la rend
imperméable à l'eaau et aux gaaz.
Les éch hanges gazzeux se prroduisent a u niveau des d lenticelles,
interrup
ptions du suber
s corre
espondant à des zo ones de fa aible
cohérennce de sess cellules, qui
q sont vissibles à l'o oeil nu chezz de
nombre euses espècces ligneuse es (ex : merrisier, boule
eau).
Ce que e l’on appelle commun nément « l’’écorce » (= = rhytidom me) est l’ennsemble de
es tissus
externes au cambiium vascula aire, en l’occcurence le phloème secondaire, le périderm me et les
restes d
de tissus mo
orts qui sera
aient encore e présents à l’extérieur du suber.
21
La
a subérine est un lipide à lon
ngue chaîne ccarbonée proche de la cutine
e.
80
4.4 Les tissus fondamentaux
4.4.1 Le parenchyme
Le parenchyme est de loin le plus abondant des tissus fondamentaux. Les
parenchymes sont des tissus formés de cellules ................................................. globulaires méats lacunes
....................................................................................................................................................
plasmodesme et vivantes
..................................................................................................................................................
Ces cellules conservent des propriétés méristématiques, ce qui signifie qu’elles conservent
la capacité de se diviser, en réponse à des signaux environnementaux (hormonaux)
particuliers (ex. : c’est à partir de cellules parenchymateuses que se développent des racines
adventives sur une tige coupée).
Les parenchymes sont liés aux activités physiologiques essentielles de la plante. Ils
se trouvent par exemple dans le cortex et dans la moelle22 des tiges et des racines, ou dans
la chair des fruits.
22
La moelle est la partie (d’une racine ou d’une tige) qui se trouve à l’intérieur du système vasculaire.
81
4.4.1.1 Le parenchyme chlorophyllien (ou chlorenchyme)
Les cellules contiennent des chloroplastes et ont des vacuoles bien visibles. Ces
dans les feuilles
tissus se trouvent .....................................................................................................................
....................................................................................................................................................
.................................................................................................................................................
Le mot « mésophylle » désigne la zone de la feuille comprise entre les deux épidermes,
c'est-à-dire la partie occupée par le parenchyme chlorophyllien.
cuticule
épiderme
supérieur
parenchyme
palissadique
parenchyme
lacuneux
épiderme
inférieur cellule de ostiole faisceau
garde vasculaire
82
4.4.1.2 Les parenchymes de réserve
Ces tissus sont caractéristiques des organes de réserve
comme les racines (betterave, carotte), les tiges souterraines
(tubercules de la pomme de terre), les fruits, l’endosperme des
graines, etc. Dans les tiges aériennes, la moelle et les parties
profondes du cortex sont souvent constituées de parenchyme
riche en amidon.
4.4.2 Le collenchyme
Le collenchyme est formé de cellules vivantes, parfois
chlorophylliennes, plus ou moins allongées longitudinalement, à paroi
primaire irrégulièrement épaissie et non lignifiée. Ces cellules forment ce
que l'on appelle parfois des fibres de collenchyme. Elles apparaissent en
rangées distinctes, ou comme des cylindres continus sous l’épiderme
des tiges et des pétioles. Ce tissu constitue l'appareil de soutien des
organes jeunes en croissance (ex. : céléri). Habituellement localisé à la
périphérie ou aux angles de la tige, le collenchyme rend les organes
résistants aux forces de flexion et de traction, tout en leur conservant
une grande souplesse.
83
Selon la localisation des épaississements des parois, on distingue 3 types de collenchyme:
84
4.4.3 Le sclérenchyme
Ce tissu, qui se rencontre dans les organes à allongement terminé, est formé de
cellules mortes à paroi secondaire épaissie et souvent lignifiée. La lignification de la paroi la
rend imperméable, très rigide, et sans élasticité. Grâce à leur paroi épaissie, les cellules
sclérenchymateuses sont des éléments de soutien et de renforcement importants des zones
dont l’élongation est achevée. On distingue les fibres et les sclérites.
Les fibres cellulosiques ne se distinguent des fibres de sclérenchyme que par l'absence de
lignine dans leur paroi secondaire, qui reste donc souple. Telles sont par exemple les fibres
utilisées dans l'industrie textile, situées à la périphérie du phloème de la tige du lin et de la
ramie; ces dernières peuvent dépasser 50 cm de longueur.
85
4.4.3.2 Les sclérites
Les sclérites ou scléréides diffèrent des
fibres par leur forme beaucoup moins
allongée et souvent irrégulière et
branchée; on les rencontre dans diverses
catégories de tissus.
Elles peuvent être isolées ou en
agrégats. Elles forment par exemple le
tégument de certaines graines, la coquille
des noix (endocarpe lignifié), le « noyau »
(endocarpe ligneux) de certains fruits,
elles donnent la texture granuleuse des
poires, etc.
86
4.5 Les tissus de conduction
4.5.1 Le xylème
Le xylème des organes jeunes (xylème primaire) provient de la différenciation d'une partie
du méristème apical, tandis que le xylème des organes en croissance secondaire (xylème
secondaire) est issu de la différenciation de cellules nées du cambium vasculaire.
Dans le xylème primaire, les premiers vaisseaux (annelés ou spiralés) forment le
protoxylème, tandis que les vaisseaux qui se différencient dans une tige ayant pratiquement
fini de s’allonger constituent le métaxylème.
Chez les Gymnospermes, le xylème n’est constitué que d’un seul type de cellules
conductrices de sève brute, les trachéides. On n’observe pas de fibres. Lorsqu’il y a
croissance secondaire, ce bois homogène est qualifié d’homoxyle.
Chez les Angiospermes, le xylème est formé par deux types de cellules conductrices de
sève : les trachéides et les éléments de vaisseaux. En outre, des fibres sont associées
aux cellules conductrices du xylème. Lorsqu’il y a croissance secondaire, le bois est dit
hétéroxyle.
87
4.5.1.1 Les trachéides
Ce sont les cellules de conduction de type primitif, assurant à la
fois les fonctions de conduction et de soutien. Leurs parois doivent
d’une part laisser passer la sève brute et d’autre part résister à la
compression.
Caractéristiques cytologiques des trachéides : ......................................
très allongées
...................................................................................................................
mortes
...................................................................................................................
petit diamètre
...................................................................................................................
............
Des trachéides voisines communiquent entre elles (ou avec les cellules
des tissus voisins) par des ponctuations.
Chez les Gymnospermes, ces ponctuations sont typiquement de type
aréolé.
88
Au cours de la croissance de la tige, on observe la différenciation successive de plusieurs
types de vaisseaux qui présentent des épaississements lignifiés de forme caractéristique et
dont le diamètre est de plus en plus grand :
1°) des vaisseaux annelés
2°) des vaisseaux spiralés (= hélicoïdaux)
3°) des vaisseaux scalariformes
4°) des vaisseaux rayés (= réticulés)
5°) des vaisseaux ponctués
89
Cette succession au cours de l’ontogenèse traduit l’évolution des contraintes auxquelles les
éléments de vaisseaux sont soumis au cours de la croissance. Les premiers vaisseaux
formés (protoxylème), qui sont des éléments spiralés ou annelés, sont compatibles avec un
allongement de la tige, mais ils ne résistent pas à l’étirement et à l’écrasement. En revanche,
les vaisseaux formés dans une tige ayant fini de s’allonger (vaisseaux scalariformes, rayés
et ponctués, formant le métaxylème) sont de plus grand calibre et plus solides (paroi
secondaire plus développée).
Chez beaucoup de plantes, la cavité des éléments conducteurs du xylème finit par s'obstruer
par l'intrusion, à travers les ponctuations, d'expansions venant des cellules de parenchyme
contigües aux éléments de vaisseaux. Ces expansions, appelées tyloses, pourraient servir
de mécanisme de défense contre les pathogènes.
4.5.2 Le phloème
Le phloème conduit la sève élaborée, solution contenant les sucres produits par la
photosynthèse, à travers la plante. Outre les sucres, un grand nombre d’autres substances
sont véhiculées par le phloème, notamment les acides aminés, les lipides, les hormones,
etc.23. Comme le xylème, le phloème peut être d'origine primaire ou secondaire. Comme
pour le xylème également, les premiers éléments de phloème primaire forment le
protophloème, tandis que les suivants constituent le métaphloème, dont les éléments sont
23
Les virus se propagent dans la plante notamment via le phloème.
90
de plus grand diammètre. Lorsq
qu’il y a cro
oissance se
econdaire, les élémentts du métap
phloème
sont écrasés lors de
d l’élargiss
sement de l’organe et remplacés par les élééments du phloème
p
secondaaire.
24
Sa
auf dans la fam
mille des Pinac
ceae (Gymnosspermes).
91
4.5.2.2 Les cellules compagnes
....................................................................................................................................................
À chacun des éléments de tube criblé correspond une cellule compagne. Chez les
....................................................................................................................................................
angiospermes, l'élément de tube criblé et la cellule compagne ont pour origine la même cellule
....................................................................................................................................................
méristématique (que ce soit du procambium ou du cambium). Chez les gymnospermes, la
....................................................................................................................................................
cellule criblée n'a pas la même origine histologique que la cellule albumineuse. Un élément de
....................................................................................................................................................
tubes criblés peut être associé à plus d'une cellule compagne. Il existe de nombreux
....................................................................................................................................................
plasmodesmes entre une cellule compagne et son élément de tube criblé. La vie d'une cellule
....................................................................................................................................................
compagne est liée à celle de son élément de tube criblé.
....................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................
....................................................................................................................................................
92
Lorsque les éléments criblés sont endommagés, il se dépose très rapidement de la callose
(polysaccharide composé de chaînes de glucose enroulées en spirales) au niveau des pores
des cribles et des plaques criblées, ce qui empêche la conduction de la sève (wound callose
en anglais). De la callose se dépose aussi au cours du vieillissement des éléments criblés
(definitive callose). La durée d'activité des éléments criblés est faible; l'arrêt définitif de
leur fonctionnement est suivi de leur désorganisation et de leur résorption. Ainsi, au contraire
du xylème, le phloème des tiges âgées n'atteint jamais une épaisseur considérable.
93
RESUME : Les différents types cellulaires des tissus vasculaires
94
4.6 Les tissus de sécrétion
Les produits de sécrétion peuvent s'accumuler au sein même des cellules qui les ont
élaborées, ou bien être rejetés hors de ces cellules dans des lacunes ou dans des canaux
sécréteurs. On ne connaît
souvent pas la fonction
physiologique des produits
sécrétés. Certains joueraient un
rôle de réserve (hétérosides), de
régulateurs enzymatiques
(tanins dans les phénomènes
d'oxydation), ou encore un rôle
attractif ou répulsif vis à vis des
animaux (huiles essentielles).
L'étude des éléments sécréteurs (cellules, lacunes, canaux) est importante car ils ont des
structures très différentes et particulières. Ne se rencontrant que dans un certain nombre de
familles ou d'espèces, ils ont évidemment une valeur taxonomique et diagnostique. De
plus, les produits sécrétés étant souvent utilisés en Pharmacie ou dans l'Industrie, il est clair
que la nature et la localisation des éléments sécréteurs déterminera aussi les conditions
d'extraction.
25
Essence = huile essentielle = mélange complexe volatile à température ambiante et aromatique, extrait de
végétaux, peu soluble dans l’eau.
26
Molécules polyphénoliques, non azotées et astringentes (= qui resserre les tissus vivants) d’origine
végétale.
27
Produit d’exsudation (naturelle ou pathologique) de certains végétaux ; les résines s’écoulent fluides puis
se solidifient en s’oxydant à l’air ; elles sont insolubles dans l’eau mais solubles dans l’alcool.
28
Molécule formée d’un ou de quelques oses (= monosaccharides = sucres simples) liés à une molécule non
glucidique nommée aglycone.
29
Emulsion aqueuse complexe accumulée dans les laticifères, qui s’écoule à la suite de blessures (cf. 6.2.4).
95
4.6.1 Récrétion
Les celllules des tissus
t de récrétion
r so
ont des ce
ellules vivan
ntes à parooi mince. Nous
N ne
verrons que l’exem
mple des hydathodes.
4.6.2 S
Sécrétion et excrétio
on
Les celllules des tisssus de séccrétion sontt vivantes ; elles sont soit isoléess, soit group
pées. Le
produit de sécrétion peut soit être conserrvé à l'intériieur de la ce
ellule (par eex. dans la vacuole,
ou entree la paroi ett le plasmalemme), so oit être excré
été dans de es poches ssécrétrices, ou hors
de la pla
ante.
Ces ce ellules ont des proto oplastes de enses con ntenant de nombreusses mitoch hondries.
L’abonddance des autres composants cellulaires dépend de la naturre des sub bstances
sécrétéees. Ainsi, le
es cellules sécrétant
s duu mucilage ont un appa areil de Go lgi abondan nt, celles
qui séccrètent des lipides ontt un RE dé éveloppé. Les substa ances élaboorées peuv vent être
excrétéees par sim mple diffusion à trave ers la mem mbrane plas smique, ouu par la fu usion de
vésicule
es venant de l’appareil de Golgi ou u du RE avec le plasm malemme (exxocytose).
Selon la
a complexité é de l’organ
nisation dess structures sécrétrices
s, on distinggue :
lles cellules sécrétricess
lles lacunes sécrétrices s
lles canaux sécréteurs
lles laticifère
es
96
Les structures sécrétrices sont généralement classées selon le type de composé qu’elles
produisent.
Les poils sécréteurs qui font partie des pièges des plantes carnivores sécrètent de
nombreuses enzymes protéolytiques et sont mêlés à d'autres poils sécrétant un mucus qui
emprisonne l'insecte.
97
A.3. LES CELLULES SÉCRÉTRICES INTERNES
Elles s'observent au sein de tissus comme le parenchyme cortical, le parenchyme médullaire
ou le liber. Les composés accumulés sont très divers : huiles, résines, mucilages 30 ,
gommes 31 , tannins, cristaux, etc. Les cellules sécrétrices se distinguent des cellules
environnantes par leur taille plus grande et leur paroi plus épaisse : elles sont qualifiées
d’idioblastes. Souvent, une famille de plantes se caractérise par la présence constante au
sein d'un même tissu de cellules sécrétrices particulières : ces cellules ont donc une valeur
diagnostique.
30
Polysaccharide (polymère d’oses et d’acides uroniques) qui a la propriété de gonfler au contact de l’eau
qu’ils absorbent.
31
Comme les mucilages, les gommes sont des polysaccharides (polymère d’oses et d’acides uroniques) qui
gonflent au contact de l’eau qu’ils absorbent. Au contraire des mucilages, la formation des gommes vient de la
gélification des parois cellulaires ; elles se solidifient à l’air.
98
L
Les cellulees à huile
Elles apparaisse ent comme e de gro rosses cellules
parench hymateusess ; elles se trouvent ssurtout dans les
tissus ffondamenta aux et vasculaires de es tiges ett des
feuilles. L’huile estt d’abord sy
ynthétisée d
dans les pla astes
puis acccumulée entre
e la membrane p plasmique et la
paroi suubérisée, juusqu’à occu uper la quaasi-totalité de
d la
lumière cellulaire (eex. : avocatt).
4.6.2.2
2 Les lacun
nes (ou po
oches) sécrrétrices
Ce sontt des espacces internes s aux organ nes, mais extracellulai
e res, dans leesquels les cellules
voisiness déversentt leurs sécrrétions. Cellles-ci sont fréquemme ent compossées de glu ucides et
de terpèènes (ces derniers
d son
nt synthétissés dans le RE). Les produits
p séccrétés ne so
ont donc
plus à l’’intérieur de
es cellules mais
m dans l es espaces s extracellullaires, lesquuels provien
nnent de
la disso
ociation et/ou de la destruction dess cellules lo
ocales.
99
4.6.2.3 Les canaux sécréteurs
Le mode de formation des canaux sécréteurs est le même que celui des lacunes. Dans le
cas des canaux, ce sont les parois d’une file de cellules initiales superposées suivant l'axe
longitudinal de l'organe qui se séparent.
En coupe transversale, le canal
apparaît comme une cavité
circulaire tapissée d’une ou deux
assises de petites cellules
sécrétrices. Le produit sécrété est
déversé dans le canal où il circule.
Une ou plusieurs assises de
collenchyme ou de fibres
engaînent l'assise sécrétrice et la
protègent contre l'écrasement.
100
4.6.2.4 Les laticifères
On estime qu’environ 2500 espèces de plantes contiennent du latex. Les laticifères sont
formés par des cellules vivantes, isolées ou résultant de la fusion de plusieurs cellules. Ils
ont une structure tubulaire, plus ou moins fortement ramifiée.
Le latex est une émulsion32 aqueuse complexe, laiteuse, contenant des polyterpènes (ex. :
caoutchouc) et d’autres composés organiques (glucides, acides organiques, enzymes,
grains d’amidon de formes diverses, métabolites secondaires, enzymes, …) et inorganiques
(sels minéraux).
Le latex se trouve au départ dans les vacuoles et sa
couleur varie: blanc (Pavot à opium Papaver somniferum,
caoutchouc Hevea brasiliensis), jaune (Chélidoine
Chelidonium majus), brun (Chanvre Cannabis), rouge
(Sanguinaire Sanguinaria).
32
Mélange hétérogène de deux liquides, dont l'un est en suspension dans l'autre sous forme de gouttelettes
microscopiques.
101
b) Les laticifères non articulés
Ils proviennent d’une
cellule unique, dont la
croissance considérable
mène au développement
de structures tubulaires; il
n’y a pas, ici, de fusion
avec d’autres cellules. La
différenciation des
laticifères non articulés
s’accompagne toutefois
de multiplications du
noyau sans divisions de la
cellule : ils contiennent
donc plusieurs noyaux et sont
qualifiés de plurinucléés. On les
trouve typiquement dans les
tissus primaires de la plante.
102