Modélisation Impédance PEM en Électronique
Modélisation Impédance PEM en Électronique
THESE
Présentée à
DOCTORAT de l’INPL
Spécialité : Génie Electrique
par
Idris SADLI
Directeurs de thèse
B. DAVAT
S. RAËL
Membres du Jury :
- tous les docteurs et les futurs docteurs avec qui j’ai partagé un
café, un repas, pendant toutes ces années dans une ambiance
sympathique.
Avant Propos
Introduction ........................................................................................................................... 5
Chapitre 1 .............................................................................................................................. 9
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel ................................................ 9
1.1. Introduction ............................................................................................................ 9
1.2. Généralités sur les piles à combustible .................................................................. 9
1.2.1. Réactions de base ............................................................................................ 9
[Link]. Différents types de piles à combustible.................................................. 11
[Link]. Pile à membrane échangeuse de protons................................................ 12
[Link]. Domaines d’applications des piles PEM................................................ 13
1.2.2. Architecture du stack PEM ........................................................................... 14
[Link]. Eléments de base d’une cellule élémentaire de pile PEM...................... 14
[Link].1. Plaques bipolaires............................................................................ 14
[Link].2. Couches de diffusion....................................................................... 15
[Link].3. Assemblage Membrane - Electrodes............................................... 15
[Link]. Aspect dimensionnement et construction d’un stack ............................. 15
1.2.3. Système pile à combustible PEM.................................................................. 16
[Link]. Auxiliaires d’une pile à combustible PEM ............................................ 16
[Link]. Alimentation en combustible ................................................................. 17
1.3. Exemple de système pile à combustible en mode stationnaire ............................ 18
1.3.1. Caractéristiques techniques ........................................................................... 19
1.3.2. Architecture générale du système ................................................................. 20
1.3.3. Cœur de pile .................................................................................................. 20
1.3.4. Production du combustible, hydrogène......................................................... 21
1.3.5. Architecture électrique .................................................................................. 23
[Link]. Schéma électrique de l’installation ........................................................ 25
[Link]. Schéma des convertisseurs statiques ...................................................... 26
1.3.6. Procédure de démarrage du système ............................................................. 30
1.3.7. Modes de fonctionnement ............................................................................. 30
1.3.8. Evaluation des pertes..................................................................................... 32
1.4. Conclusion............................................................................................................ 33
Chapitre 2 ............................................................................................................................ 35
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM.......................................... 35
2.1. Généralités............................................................................................................ 35
2.2. Etat de l’art dans la littérature .............................................................................. 36
2.2.1. Modélisation à l'échelle macroscopique........................................................ 36
2.2.2. Modélisation à l'échelle microscopique ........................................................ 37
2.2.3. Modélisation par impédance ......................................................................... 38
2.3. Tension aux bornes d’une pile à combustible PEM ............................................. 38
2.3.1. Tension à vide, équation de Nernst ............................................................... 38
2.3.2. Tension en charge.......................................................................................... 41
2.4. Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM............................... 48
2.4.1. Introduction ....................................................................................................... 48
2.4.2. Principe de la spectroscopie d'impédance ..................................................... 49
[Link]. Représentation graphique de l’impédance ............................................. 51
[Link]. Impédance d’un circuit électrique .......................................................... 53
[Link].1. Impédance équivalente d’éléments en série .................................... 53
1
Sommaire
2
Sommaire
3
Sommaire
4
Introduction
Introduction
Le principe de base d’une pile à combustible a été inventé en 1839 par Sir William
Grove. C’est le principe inverse de l’électrolyse : l’hydrogène se combine avec de
l’oxygène pour produire de l’eau et entre temps de l’électricité et de la chaleur. La pile à
combustible a mis du temps à atteindre sa place dans la recherche et la technologie en
raison de problèmes liés aux matériaux et aux techniques de production disponibles.
C’est pourquoi son développement fut éclipsé par celui des machines thermiques,
comme les moteurs à combustion, et celui des turboalternateurs. Aujourd’hui, grâce à
des investissements importants dans différents secteurs tels que l’industrie automobile et
la cogénération, et ainsi que les progrès réalisés dans le domaine de la technologie des
matériaux, de nouvelles perspectives apparaissent pour la production d’énergie
électrique propre grâce à ce moyen.
5
Introduction
Dans son principe, une pile à combustible est un dispositif électrochimique non
linéaire. La méthode de mesure d’impédance de tels dispositifs est classique et connue
sous le nom ’’spectroscopie d’impédance’’. Celle-ci consiste à superposer un signal
sinusoïdal autour d’une valeur continue et à analyser le signal de réponse. Elle permet
d’identifier différents paramètres qui ne sont pas accessibles lors de mesures directes en
courant continu.
Dans un premier temps, après avoir brièvement rappelé le principe des piles à
combustible à membrane échangeuse de protons, nous présentons un exemple
d’application de pile PEM. Cette dernière fonctionne en mode cogénération (production
simultanée de l’électricité et de la chaleur pour alimentation domestique). Une
description générale des différents organes constituant cette installation et une
présentation de différents schémas de principe du système avec leurs modes de gestion
d’énergie sont l’objet du premier chapitre.
6
Introduction
Ce modèle ne contient que des éléments discrets tel que résistances et capacités,
son utilisation est très simple dans les logiciels de simulation en électronique de
puissance tel que le Saber ou Matlab.
7
Introduction
8
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
Chapitre 1
1.1. Introduction
9
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
H 2 + 12 O 2 → H 2 O (1.1)
Dans un électrolyte acide, ce sont les ions positifs (protons) qui se déplacent de
l’anode à la cathode (figure 1.1). L’eau est produite à la cathode.
Par contre, dans un électrolyte basique (alcalin), ce sont les ions négatifs qui se
déplacent de la cathode à l’anode (figure 1.2). L’eau est produite à l’anode, mais de
l’eau est aussi nécessaire à la cathode pour créer les ions.
Hydrogène
Anode H 2 → 2 H + + 2 e−
Oxygène
(air)
Figure 1.1 : Réactions de base dans une pile à combustible à électrolyte acide.
10
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
Hydrogène
Anode H 2 + 2 OH − → 2 H 2O + 2 e −
Oxygène
(air)
Figure 1.2 : Réactions de base dans une pile à combustible à électrolyte basique.
C’est l’électrolyte utilisé qui différencie les piles à combustible et qui donne
leur nom aux grandes familles de piles. La température de fonctionnement est aussi
un facteur de différenciation et l’on parle de piles à combustible basse température ou
haute température. En pratique plus la température de fonctionnement est basse, plus
le système est simple à utiliser. Mais en contrepartie plus les catalyseurs sont onéreux
et plus le carburant doit être riche en hydrogène.
Les principaux types de pile à combustible sont les suivants [Kor96, Oll99] :
11
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
nickel et cermet
Catalyseur platine platine platine l’oxyde de nickel- platine
nickel zircone
Température
de 40 - 90 65 - 220 205 650 600 - 1000 50 - 130
fonctionnement
en (°C)
Rendement
électrique pile 35 - 40 60 - 70 50 65 45 - 65 20 - 30
en (%)
Champs automobile, applications cogénération cogénération cogénération applications
d’applications cogénération spatiales mobiles
La réaction globale (équation 1.1) peut se décomposer dans ce cas en deux demi
réactions qui se déroulent respectivement à l’anode et à la cathode :
H 2 → 2H + + 2e − (1.2)
et :
1
2H + + 2e − + O 2 → H 2 O (1.3)
2
12
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
Charge
e-
H+ ½ O2
H2
2H+
2H+ H+
H2O Air + eau
Hydrogène + eau
Anode Membrane Cathode
La pile PEM fonctionne à basse température et est donc simple à utiliser. Cette
basse température et l’utilisation d’un électrolyte solide ne posent pas de problèmes
de fabrication (dilatation de parties du système, corrosion…). Elle a donc attiré
l’attention des industriels dans différents secteurs où ces propriétés sont un atout
important (applications portables, transport automobile, petites cogénérations…)
[Fau01, Cha00].
Pour les applications portables la pile PEM alimentée en hydrogène pur est
destinée à remplacer les batteries afin de donner une autonomie supérieure et un
rechargement instantané par remplacement du réservoir de carburant.
Les applications stationnaires sont aussi concernées par les piles PEM.
Essentiellement en petite et moyenne puissance où la basse température de
fonctionnement et les possibilités de fonctionner en régime variable sont des
avantages. Elles sont alors généralement alimentées en gaz naturel, l’hydrogène étant
produit par reformage.
13
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
Electrode
Membrane
Canal de
refroidissement
Couche de diffusion
Canal de
distribution des gaz
Plaque bipolaire
La tâche principale des plaques bipolaires est d’assurer l’arrivée des gaz à la
surface de la couche de diffusion. Elles sont à base de graphite [Lar00, Han04] et
contiennent des canaux qui permettent le passage des gaz le long de la surface. Sur le
dos de chaque plaque, on trouve généralement des canaux conçus pour transporter le
liquide de refroidissement du système (figure 1.4). L’architecture des canaux et des
14
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
Les couches de diffusion assurent une bonne distribution des gaz sur toute la
surface de réaction, qui est la surface active de l’électrode. Elles doivent avoir une
bonne résistance mécanique à la température et à la présence d’eau.
Les électrodes sont à base d’un matériau carboné sur lequel sont déposés des
grains de platine jouant le rôle de catalyseur. Leur épaisseur est de l’ordre de
quelques dizaines de micromètres. Le processus de réalisation conduit à les déposer
sur la membrane où elles s’imbriquent fortement. Une fois ce processus réalisé,
l’ensemble constitue ce que l’on appelle l’Assemblage Membrane – Electrodes (en
Anglais MEA, Membrane Electrode Assembly).
15
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
Plaque bipolaire
Couche de diffusion
MEA
Les auxiliaires d’une pile à combustible PEM sont les différents appareils qui
entourent le stack (figure 1.6). On rencontre généralement :
16
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
Convertisseur
Charge électrique
statique
Arrivée ou Compresseur
fabrication de
+ réservoir
l’hydrogène
d’air
Système de
recirculation Contrôleur
de pression
Condenseur
Système de
Evacuation
Evacuation refroidissement ou
utilisation thermique
Figure 1.6 : Schéma synoptique d’un système à pile à combustible avec ses
principaux auxiliaires.
17
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
élément certes le plus répandu dans l’univers mais n’existant pas naturellement sur
Terre sous forme gazeuse.
Pour les applications portables, en dehors des piles à méthanol direct, il n’est
pas envisageable d’utiliser un reformeur (encombrement, difficulté de
miniaturisation…).
18
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
19
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
Le schéma synoptique le plus simple du système est représenté sur la figure 1.8.
Le gaz naturel arrive à l’unité de reformage pour être converti en hydrogène. Ce
dernier est fourni à l’anode du cœur de PAC. L’énergie électrique produite est gérée
par des convertisseurs statiques. L’énergie thermique produite permet l’alimentation
en eau chaude via un échangeur.
Hydrogène
Gaz naturel Electricité Conditionneur
Reformeur Cœur de pile
de puissance
Excès
d’hydrogène Eau
Electricité Electricité
Echangeur 220 V DC 110 V/60 Hz
thermique
Auxiliaires
Onduleur
utilisations
Le cœur de pile utilisé dans ce système est de type PEM. Le stack contient 120
cellules avec une surface active de 210 cm². Le stack est placé de façon verticale
(figure 1.9). Le coté haut correspond à l’anode. Dans ce cas l’hydrogène a un trajet
dirigé du haut vers le bas dans le sens inverse de l'air. Vu la longueur du stack, cette
technique d’emplacement utilisée par le constructeur semble adéquate pour éviter tout
risque de déformation avec le temps. Mais, en terme d’humidification elle pose un
problème : les cellules du bas risquent d’être inondées et celles du haut asséchées.
20
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
Dans cette installation, l’hydrogène est produit sur place par reformage du gaz
naturel. Le gaz naturel est constitué d’une grande partie de méthane et il contient
aussi du CO2 et du soufre. Ce dernier doit être d’abord éliminé par un système de
désulfuration. L’opération de reformage se fait en deux étapes principales, la
première créant de l’hydrogène et du monoxyde de carbone (CO) :
CH 4 + H 2 O → 3 H 2 + CO (1.4)
CO + H 2 O → H 2 + CO 2 (1.5)
21
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
VPAC (V)
120
110
100
90
80
70
60
IPAC (A)
50
0 20 40 60 80
PPAC (kW)
1
IPAC (A)
0
0 20 40 60 80
22
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
De manière très simplifiée, on peut voir sur la figure 1.11 les différentes parties
du système de reformage.
CH4 H2 + CO
Gaz naturel Système de
Désulfuration Reformeur
CH4 purification
CH4
Brûleur
Eau
H2
Cœur de pile
H2 (restes)
Le schéma explicitant ces connexions est donné sur la figure 1.12. Le SMD
correspond au dispositif de connexion entre le bus continu, le réseau et la charge. Le
terme SMD vient de Single Phase Solar Mains Diesel Inverter System. Il définit un
ensemble onduleur – transformateur – commande, capable de gérer différentes
23
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
Tous les éléments sont interconnectés et l'énergie délivrée par la pile arrive sur
le bus continu où sont connectés les différents éléments du système. Les flèches sur
cette figure, indiquent le sens des transferts d'énergie. Ceux-ci ne sont bidirectionnels
qu'au niveau des batteries et du SMD.
Batteries Réseau
DC
Cœur de pile SMD Charge
DC
DC
AC
Auxiliaires
Pour cette application, le SMD doit permettre de recharger les batteries à partir
du réseau ou de connecter le bus continu à la charge. A priori, il ne permet pas de
réinjecter de l'énergie sur le réseau. Cette impossibilité doit être imposée par la
commande car rien n'empêche, à partir du moment où le réseau et le SMD sont
connectés en parallèle sur la charge, de réinjecter un surplus d'énergie sur le réseau.
24
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
K1 K2
SMD
Batteries Onduleur
Auxiliares
Batteries:
- tension unitaire, 12 V
- capacité unitaire, 33 Ah
- résistance unitaire, 0,007 Ω
25
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
Onduleur auxiliaire :
Onduleur principal :
Le schéma de principe des différents convertisseurs est donné sur la figure 1.14
pour le convertisseur élévateur et l'onduleur du SMD. Aux convertisseurs sont
associés différents éléments de filtrage tant sur le bus continu (capacité C2) que du
coté alternatif, au primaire du transformateur (inductance L2) et au secondaire
(capacité C1 et inductance L1). Les éléments de filtrage sur le bus continu sont les
capacités C du convertisseur élévateur et C3 du SMD.
La partie auxiliaire destinée à créer un réseau 60 Hz –120 V n'a pas été détaillée
sur ce schéma car il s’agit d'un simple onduleur.
26
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
Batteries
Vb
DC BUS
L
Pile
Vp K C C2 C3
Auxiliaires
AC Bus K1
L1 L2
K2
Charge C1
~ Réseau
27
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
Capteur du courant de
Transformateur Contacteur K2
charge
Capacité de sortie C1 Inductance de sortie
28
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
Semiconducteurs
Condensateurs
Semiconducteurs
29
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
30
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
Préseau = 0 (1.10)
P (kW)
Pcharge
8
4
Ppile
2
Préseau
0
Pbatteries
Mode 2
Mode 3 Mode 1
t (s)
31
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
On peut à partir des relevés effectués sur les différents prototypes avoir une idée
de la consommation des auxiliaires. Ainsi, suite à un dysfonctionnement de l'onduleur
qui se mettait en défaut, la pile de Nancy en mars 2004, a fonctionné en mode 1 sur
de longues périodes. Un tel fonctionnement a permis de calculer, en fonction de la
puissance débitée par la pile, la puissance correspondant aux pertes dans le
convertisseur élévateur et à la consommation des auxiliaires (figure 1.19). Cette
puissance varie entre 1400 W et 2500 W. Elle n'est pas constante avec la puissance
débitée. La différence peut provenir en grand partie des imprécisions dues aux
mesures et à la variation locale de la température qui nécessite des ventilations
forcées.
Ppertes (kW)
2,5
1,5
0,5
Ppile (kW)
0
2 2,5 3 3,5 4 4,5
Figure 1.19 : Pertes dans le convertisseur élévateur et puissance consommée par les
systèmes auxiliaires en fonction de la puissance électrique de sortie de
la pile.
32
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
1.4. Conclusion
Dans le cas de l'unité considérée, les batteries sont indispensables car elles
couvrent les variations brusques et aléatoires de la puissance. Toutefois, leurs
chargements demandent un temps relativement long au démarrage.
33
Généralités et exemple de système PAC dans un site réel Chapitre 1
34
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
Chapitre 2
2.1. Généralités
Dans ce chapitre, nous établissons un modèle d’une pile à combustible basé sur
35
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
l’association d’une source de tension continue à une impédance électrique. Les piles à
combustible sont des dispositifs électrochimiques non linéaires. Pour mesurer
l’impédance de tels systèmes, on utilise une méthode classique nommée spectroscopie
d’impédance. Cette méthode est très utilisée par les électrochimistes [Mac87, spr93,
Dia96, Bul02, Gab96].
36
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
en compte. Dans [Amp93], le courant et la tension sont liés par une relation de la
forme suivante :
V = E + η act + η Ohm
[ ]
η act = ξ1 + ξ 2 .T + ξ 3 ⋅ T ln(c O 2 ) + ξ 4 ⋅ T ⋅ [ln (i )] (2.1)
η Ohm = −i ⋅ R m = ξ 5 − ξ 6 ⋅ T + ξ 7 ⋅ i
où E représente la tension à vide donner par l’équation de Nernst, les termes ξ sont des
coefficients, T est la température du fonctionnement de la pile et cO2 est la concentration de
l’oxygène.
⎛ i ⎞ ⎛ ⎞
⎟⎟ − R m ⋅ (i ) + B ⋅ log⎜⎜1 −
i
Vpile = E 0 − A ⋅ log⎜⎜ ⎟⎟ (2.2)
⎝ i0 ⎠ ⎝ iL ⎠
et :
⎛ i ⎞
Vpile = E 0 − A ⋅ log⎜⎜ ⎟⎟ − R m ⋅ (i ) + m ⋅ exp(n ⋅ i ) (2.3)
⎝ i0 ⎠
37
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
entrées qui sont les flux des gaz en fonction des conditions de fonctionnement.
Cependant, l’influence de l’architecture des canaux des plaques bipolaires et celle de
la géométrie du stack et de son mode de disposition (verticale, horizontale…) ne sont
généralement pas considérées.
38
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
ΔG
E=− [V] (2.7)
2⋅F
On peut définir la tension à vide théorique pour une température donnée à partir
des valeurs de ΔG (Tableau 2.1).
39
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
⎛ a ⋅ a 12 ⎞
ΔG = ΔG − R ⋅ T ⋅ ln ⎜⎜ H2 O2 ⎟⎟
0
[[Link]-1] (2.9)
⎜ a H2O ⎟
⎝ ⎠
où a est l’activité des gaz qui se mesure pour les gaz parfaits par le rapport entre leur
pression partielle et la pression standard :
Pression partielle
a= (2.10)
Pression standard (0,1 106 Pa)
Pour l’eau liquide, le terme aH2O est égal à 1. Pour de la vapeur d’eau, la
pression partielle de l’eau est sa pression de vapeur saturante à la température
considérée. Le terme R apparaissant dans la relation (2.9) est la constante des gaz
parfait (8,315 [Link]-1.K-1).
⎛ a ⋅ a 12 ⎞
R ⋅ T ⎜ ⎟
E = E0 + ⋅ ln ⎜ H 2 O 2 ⎟⎟ [V] (2.11)
2⋅F ⎜ a H 2O
⎝ ⎠
PH 2 = α ⋅ P
PO 2 = ⋅ P (2.12)
PH 2O = ⋅ P
40
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
où α est égal à 1 si on utilise de l’hydrogène pur et où est voisin de 0,21 si l’on utilise de
l’air.
On obtient alors :
⎛ 1
⎞
R ⋅T ⎜ α ⋅β2 ⎟ R ⋅T
E = E0 + ⋅ ln ⎜ ⎟+ ⋅ ln (P ) [V] (2.13)
2⋅F ⎜ γ ⎟ 4⋅F
⎝ ⎠
ΔE (V)
ΔE (V) β (%)
0
0,02 20 60 100
-0,005
0,01
-0,01
P (bar)
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 -0,015
41
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
courant électrique, on obtient une caractéristique statique dont la forme générale est
représentée sur la figure 2.2.
On peut remarquer sur cette caractéristique que l’on a, à vide, une tension plus
faible que la valeur théorique, puis une chute de tension rapide à faible valeur de
courant, ensuite une zone de décroissance linéaire et enfin une chute rapide de la
tension à fort courant.
V [V]
20
Vpile
10
I [A]
0
0 20 40 60 80 100
⎛ i + in ⎞ ⎛ i + in ⎞
Vpile = E 0 − A ⋅ log⎜⎜ ⎟⎟ − R m ⋅ (i + i n ) + B ⋅ log⎜⎜1 − ⎟⎟ (2.14)
⎝ i0 ⎠ ⎝ iL ⎠
où la tension E0 est la tension théorique à vide et où les autres termes caractérisent quatre
irréversibilités majeures.
42
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
R⋅T
combustible à hydrogène, la valeur théorique de A est [Lar00]. Dans cette
2 ⋅α⋅ F
relation α est le coefficient de transfert de charges. Il dépend de la réaction impliquée
et le matériau de l’électrode. Sa valeur est comprise entre 0,1 et 1. Pour une électrode
à hydrogène ce terme vaut 0,5, pour une électrode à oxygène, il est compris entre 0,1
et 0,5 [Lar00].
⎛ i ⎞ ⎛ i ⎞
v act = A a ⋅ log⎜⎜ ⎟⎟ + A c ⋅ log⎜⎜ ⎟⎟
⎝ i 0a ⎠ ⎝ i 0c ⎠
(2.15)
⎛ i ⎞
= A ⋅ log⎜⎜ ⎟⎟
⎝ i0 ⎠
Aa Ac
avec : A = A a + A c et i 0 = i 0a A ⋅ i 0c A
Métal i0 (A/cm²)
Pb 2.5 . 10-13
Zn 3 . 10-11
Ag 4 . 10-7
Ni 6 . 10-6
Pt 5 . 10-4
Pd 4 . 10-3
Tableau 2.2 : Valeurs de i0 pour une électrode à hydrogène pour différents métaux
pour un électrolyte acide [Lar00].
43
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
R⋅T
B=
2⋅F (2.16)
Si l’on prend les valeurs plausibles de ces différents coefficients telles que
définies dans la littérature [Lar00], on obtient pour la pile ZSW de 23 cellules et de
100 cm² de surface active les valeurs données dans le tableau 2.3.
Tableau 2.3 : Différents paramètres pour la pile ZSW (valeurs plausibles 55°C)
On remarque que tant que l’on ne s’approche pas du courant limite la chute de
tension la plus importante est celle due aux pertes d’activation (figure 2.3).
44
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
V [V]
30 E0
25
20 Vpile ∑ ΔV
ΔVact
15
10
ΔVOhm ΔVdiff
5
I [A]
0
0 20 40 60 80 100
45
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
V [V]
25
20
15 Vpile
10
Rm
5 ΔVOhm
I [A]
0
0 20 40 60 80 100
V [V]
25
A ΔVact
20
15
10 Vpile
5
I [A]
0
0 20 40 60 80 100
Figure 2.5 : Influence du paramètres A sur les pertes d’activation et la tension totale de
la pile à combustible (valeurs du coefficient A : 0,5.A, A et 2.A).
46
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
V [V]
25
20
i0 ΔVact
15
10
5 Vpile
I [A]
0
0 20 40 60 80 100
Figure 2.6 : Influence du courant d’échange i0 sur les pertes d’activation et la tension
totale de la pile à combustible (valeurs du courant d’échange : 0,5.i0, i0 et
2. i0).
V [V]
25
20
15 Vpile
10
B
5 ΔVdiff
I [A]
0
0 20 40 60 80 100
47
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
V [V]
25
20
15 Vpile
ILx2
10
IL/2
5 IL
ΔVdiff
I [A]
0
0 20 40 60 80 100
Figure 2.8 : Influence du courant limite IL sur les pertes de transport de matières et la
tension totale de la pile à combustible (valeurs du courant limite : 0,[Link], IL
et [Link]).
Conclusion :
L’influence de tous les termes sur les différentes chutes de tension est bien
montré. On constate que la valeur de chaque terme est indispensable pour une
représentation correcte de la caractéristique. Une remarque aussi à ne pas négliger est
que la zone linéaire existe dans toutes les chutes de tension, ce qui explique que cette
zone existe dans la caractéristique statique même si on considère la valeur de la
résistance de la membrane nulle (électrolyte parfait). En conclusion, la zone linéaire
n’est pas due uniquement à la résistance de la membrane.
2.4.1. Introduction
48
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
ZPile
Pile à combustible
E Vpile
Figure 2.9 : Représentation d’une pile à combustible par une source de tension associée
à son impédance électrique.
V jϕ
Z(ω) = e (2.17)
I
où V et I sont les amplitudes (ou les valeurs efficaces) de la tension aux bornes du système
et du courant qui le traverse, ω est la pulsation et ϕ est le déphasage (positif si le courant
est en retard sur la tension) entre les ondes sinusoïdales de tension et de courant.
49
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
v) puisse être considérée comme sinusoïdale. On est ainsi amené à définir une
impédance autour d'un point de fonctionnement en considérant des perturbations
sinusoïdales de petites amplitudes. On parle alors d'analyse petits signaux (figure
2.10). Si on applique une perturbation sinusoïdale sur la composante continue de la
tension, l’expression totale de celle-ci devient :
ΔV jϕ
Z(ω) = e (2.18)
ΔI
50
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
Vpile (V)
ΔV
V0
ΔΙ
ϕ
Ipile (A)
I0
Dans notre étude, la majorité des représentations est effectuée dans le plan de
Nyquist car la forme des spectres donne une signification plus claire pour nos
applications en utilisant la notation des électriciens.
51
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
Im (Z)
-0.02
-0.04
ω
-0.06
20 log (Z(ω))
-10
-15
-20
-25
-30
ϕ (degré)
10
-10
-20
-30
-0,5 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5
log (ω)
52
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
n
Z éq = ∑ Z j (2.20)
j=1
Z1 Z2 Zn
n
Yéq = ∑ Yj (2.21)
j=1
avec :
1
Z= (2.22)
Y
Z1
Z2
Zn
53
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
Z=R (2.23)
Sa représentation graphique dans le plan de Nyquist est un point sur l’axe des
réels (figure 2.14).
Im(Z)
R
R Re(Z)
Z(ω) =
1
(2.24)
jω ⋅ C
Im(Z)
0 Re(Z)
C
ω
Le graphe d’impédance dans le plan de Nyquist est une droite verticale coupant
l’axe des réels à une valeur nulle aux hautes fréquences et tend vers l’infini aux
54
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
Z(ω) = jω ⋅ L (2.25)
Le graphe d’impédance dans le plan de Nyquist est une droite verticale coupant
l’axe des réels à une valeur nulle aux basses fréquences et tend vers l’infini aux
hautes fréquences (figure 2.16).
Im(Z)
L ω
Re(Z)
0
1
Z CPE = (2.26)
Q ⋅ ( jω)
n
55
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
Im(Z)
Re(Z)
0
n=0,1
n=0,2
n=0,3
n=0,4
n=0,5
n=0,9 n=0,8 n=0,7 n=0,6
Z(ω ) = R +
1
(2.27)
jω ⋅ C
Y(ω) =
1
(2.28)
Z( jω)
56
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
R C
Im(Y)
Im(Z)
R Re(Z)
0
ω
ω ω=1 RC
Re(Y)
0 1/R
R
Z ( ω) = (2.29)
1 + j ⋅ ω⋅ R ⋅ C
57
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
R
Im(Z) Im(Y)
R Re(Z)
0
ω=1 RC ω ω
Re(Y)
0 1/R
Im(Z)
CPE R Re(Z)
n=1
58
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
R1 R2
Z(ω) = + (2.30)
1 + j ⋅ ω ⋅ R 1 ⋅ C1 1 + j ⋅ ω ⋅ R 2 ⋅ C 2
En posant :
k p = R1 + R 2
τ1 = R 1 ⋅ C1
τ2 = R 2 ⋅ C 2
τc =
( R1 ⋅ R 2 ⋅ C1 + R1 ⋅ R 2 ⋅ C2 )
R1 + R 2
on peut écrire :
k p ⋅ (1 + jω ⋅ τ c )
Z( jω) = (2.31)
(1 + jω ⋅ τ1 ) ⋅ (1 + jω ⋅ τ 2 )
C1 C2
R1 R2
Im(Z) Im(Z)
R1 R1+R2 Re(Z) R1 R1+R2 Re(Z)
ωC1
ωC2
59
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
Une autre combinaison des éléments RC est donnée sur la figure 2.22.
L’expression de l’impédance correspondante dans le plan de Laplace est :
(R 1 + R 2 ) ⋅ ⎢1 + jω ⋅ (R 1 ⋅ R 2 ⋅ C1 + R 1 ⋅ R 2 ⋅ C 2 )⎥
⎡ ⎤
⎣ R1 + R 2 ⎦
Z( jω) = (2.32)
1 − R 1 ⋅ R 2 ⋅ C1 ⋅ C 2 ⋅ ω² + jω ⋅ (R 1 ⋅ C1 + R 2 ⋅ C 2 + R 2 ⋅ C1 )
Im(Z)
C1
R1 R1+R2 Re(Z)
C2
R1
R2
1 + jω ⋅ R 1 ⋅ (C1 + C 2 )
Z( jω) = (2.33)
jω ⋅ C 2 − R 1 ⋅ C 1 ⋅ C 2 ⋅ ω 2
60
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
R1
couches de réaction
membrane
Hydrogène Oxygène (air)
vapeur d’eau
Cathode
Anode
couches de diffusion
plaques bipolaires
61
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
Tableau 2.4 : Ordre de grandeur physique des couches d’une pile à combustible.
Cette simplification repose sur une hypothèse qui considère que la réaction
anodique est beaucoup plus rapide que la réaction cathodique dans le cas d'une pile
alimentée avec de l’hydrogène pur et de l’oxygène extrait de l’air [Fri04]. Cette
réaction est ralentie par la faible concentration de l'oxygène dans l'air. Les
phénomènes de transfert au niveau de l’anode peuvent donc être négligés. Alors, la
représentation de la pile peut être limitée au schéma indiqué sur la figure 2.26.
62
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
Cdc Cdc
R Rm R
ZF ZF
CDC
R0
ZF
Une cellule de pile à combustible peut être considérée comme une simple
interface électrochimique. La réaction électrochimique de base dans cette interface
est de type redox. L’impédance la plus simple d’une électrode a été représentée sur la
figure 2.26.
Selon les effets que l’on souhaite mettre en évidence, différents modèles de la
capacité de double couche ont été publiés [Dia96]. Nous exposons brièvement dans ce
qui suit, les trois principaux modèles physiques de la couche double électrique : les
modèles de Helmholtz, de Gouy et Chapman, et de Stern.
63
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
⋅ ⋅S
CH = o
(2.34)
d
où S est la surface active de l’électrode, d est la distance entre les plaques, qui est donc le
rayon des ions, ε est la permittivité diélectrique du milieu et εo est la permittivité du vide.
+ électrolyte Cdc
+
CH
+
électrode
+
+
+
+
+ V
0 PH
64
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
2 ⋅ e² ⋅ ⋅ o c * ⎛ e ⎞
C dc = cosh⎜ ⋅ (v m − v e ) ⎟ (2.35)
k ⋅T ⎝ 2⋅k ⋅T ⎠
électrolyte Cdc
+
+
+ CGC
électrode
+
+ +
-
+ -
+ +
+ V
0 0
65
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
1 x 1
= 2 + (2.36)
C dc ⋅ o 2 ⋅ e² ⋅ ⋅ o ⋅ C * ⎛ e ⎞
cosh⎜ (v 2 − v e ) ⎟
k ⋅T ⎝ 2⋅k ⋅T ⎠
électrolyte Cdc
+
+ C dc ≈ C H
électrode
+ C dc ≈ C GC
+
V
0 PEH 0
66
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
1 1 1
= + (2.37)
C DC C H C GC
La réaction chimique dans une pile à combustible PEM est à chaque électrode
du type redox. Afin d’obtenir un modèle de ce type de réaction, on rappelle dans ce
paragraphe le principe général de calcul d’une impédance faradique. Pour cela on
considère le modèle simplifié de la figure 2.30. Le milieu considéré est constitué d’un
milieu électrolytique comportant les espèces réductrice et oxydante, milieu limité à
l’une de ses extrémités par une électrode. Supposons que cette électrode soit une
électrode négative productrice d’électrons (anode). L’espèce oxydée a perdu ses
électrons et s’éloigne de l’électrode, l’espèce réductrice s’en rapproche.
e-
R
Electrode Electrolyte
x
0 δ
L’équation de la réaction redox peut être écrite dans le sens de l’oxydation, sous
la forme suivante :
KO
R ↔ O + n ⋅e (2.38)
KR
67
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
⎛ ∂I ⎞ ⎛ ∂I ⎞ ⎛ ∂I ⎞
ΔI F (t) = ⎜ F ⎟ ⋅ ΔV(t) + ⎜⎜ F ⎟⎟ ⋅ Δ c R (0, t) + ⎜⎜ F ⎟⎟ ⋅ Δ c O (0, t) (2.39)
⎝ ∂V ⎠ ⎝ ∂c R ⎠ ⎝ ∂c O ⎠
⎛ ∂I ⎞ ⎛ ∂I ⎞ ⎛ ∂I ⎞
ΔI F (p) = ⎜ F ⎟ ⋅ ΔV(p) + ⎜⎜ F ⎟⎟ ⋅ Δ c R (0, p) + ⎜⎜ F ⎟⎟ ⋅ Δ cO (0, p) (2.40)
⎝ ∂V ⎠ ⎝ ∂c R ⎠ ⎝ ∂cO ⎠
ΔV(p)
Z F ( p) =
ΔI F (p)
(2.41)
⎛ ∂V ⎞ ⎛ ∂I F ⎞ ⎛ ∂V ⎞ Δ c R (0, p) ⎛ ∂I F ⎞ ⎛ ∂V ⎞ Δ c O (0, p)
= ⎜⎜ ⎟⎟ − ⎜⎜ ⎟⎟ ⋅ ⎜⎜ ⎟⎟ ⋅ − ⎜⎜ ⎟⎟ ⋅ ⎜⎜ ⎟⎟ ⋅
⎝ ∂I F ⎠ ⎝ ∂c R ⎠ ⎝ ∂I F ⎠ ΔI F ⎝ ∂c O ⎠ ⎝ ∂I F ⎠ ΔI F
⎛ ∂V ⎞
R tc = ⎜⎜ ⎟⎟ (2.42)
⎝ ∂I F ⎠
⎛ ∂I ⎞ ⎛ ∂V ⎞ Δ c R (0, p)
Z R (p) = −⎜⎜ F ⎟⎟ ⋅ ⎜⎜ ⎟⎟ ⋅
⎝ ∂c R ⎠ ⎝ ∂I F ⎠ ΔI F (p)
(2.43)
⎛ ∂I ⎞ ⎛ ∂V ⎞ Δ c O (0, p)
Z O (p) = −⎜⎜ F ⎟⎟ ⋅ ⎜⎜ ⎟⎟ ⋅
⎝ ∂c O ⎠ ⎝ F ⎠ ΔI F (p)
∂I
68
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
Ω( t ) = Ω O ( t ) − Ω R ( t )
(2.44)
= K O ( t ) ⋅ c R (0, t ) − K R ( t ) ⋅ c O (0, t )
Les vitesses partielles étant égales au produit d’une constante de vitesse K (en
s-1) par la concentration interfaciale c (en mol.m-2), les constantes de vitesse KO et KR
varient exponentiellement avec la tension V [Dia96, Gir00, Mac87, Gab96] :
α O ⋅n ⋅F
⋅V(t)
K O (t) = k O ⋅ e R ⋅T
-α R ⋅n ⋅F
(2.45)
⋅V(t)
K R (t) = k R ⋅ e R ⋅T
αO + αR = 1 (2.46)
En posant :
α = αO = 1− αR (2.47)
I F (t) = n ⋅ F ⋅ S ⋅ Ω(t)
⎡ α⋅n ⋅F
⋅V(t) −
(1− α)⋅n ⋅F
⋅V(t) ⎤ (2.48)
= n ⋅ F ⋅ S ⋅ ⎢c R (0, t ) ⋅ k O ⋅ e R ⋅T
− c O (0, t ) ⋅ k R ⋅ e R ⋅T ⎥
⎣ ⎦
69
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
précédente :
− (1− α )⋅n ⋅F
∂I F n 2 ⋅ F2 ⎡ α ⋅n ⋅ F
⋅V ⋅V ⎤
= ⋅ S ⋅ ⎢k O ⋅ C R ⋅ α ⋅ e R ⋅T + k R ⋅ C O ⋅ (1 − α ) ⋅ e R ⋅T ⎥ (2.49)
∂V R ⋅T ⎣ ⎦
Les concentrations étant constantes sont prises égales à leur valeur stationnaire
à l’instant initial CR et C0.
Soit :
R ⋅T 1
RT = ⋅ α ⋅n ⋅F (1− α)⋅n ⋅F (2.50)
n ⋅ F2 ⋅ S
2
⋅V − ⋅V
α ⋅ CR ⋅ k O ⋅ e R ⋅T
+ (1 − α) ⋅ CO ⋅ k R ⋅ e R ⋅T
α⋅n ⋅F
∂I F ⋅V
= n ⋅ F ⋅ S ⋅ k O ⋅ e R ⋅T
∂c R
(1−α)⋅n ⋅F
(2.51)
∂I F − ⋅V
= −n ⋅ F ⋅ S ⋅ k R ⋅ e R ⋅T
∂c O
∂c R (x, t) ∂ 2 c R (x, t)
= DR ⋅
∂t ∂x 2
(2.52)
∂c O (x, t) ∂ 2 c O (x, t)
= DO ⋅
∂t ∂x 2
70
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
∂ 2 c R (x, p)
p ⋅ c R (x, p) − c R (x,0) = D R ⋅
∂x 2
(2.53)
∂ c O (x, p)
2
p ⋅ c O (x, p) − c O (x,0) = D O ⋅
∂x 2
Elles ont une solution que l’on peut écrire sous la forme :
p p
− ⋅x ⋅x
c (x,0)
c R (x, p) = R + A R (p) ⋅ e + B R (p) ⋅ e
DR DR
p
(2.54)
p p
− ⋅x ⋅x
c (x,0)
cO (x, p) = O + A O (p) ⋅ e + B O (p) ⋅ e
DO DO
c R (x,0) = C R
(2.55)
c O (x,0) = C O
c R (δ, t) = c R (δ,0) = C R
(2.56)
c O (δ, t) = c O (δ,0) = C O
71
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
⎛ ∂c (x, p) ⎞ ⎛ ∂c (x, p) ⎞
I F (p) = n ⋅ F ⋅ S ⋅ D R ⋅ ⎜ R ⎟ = − n ⋅ F ⋅ S ⋅ DO ⋅ ⎜ O ⎟ (2.57)
⎝ ∂x ⎠ x =0 ⎝ ∂x ⎠ x =0
CR I F (p) ⎛ p ⎞
c R (x, p) = + ⋅ sh⎜⎜ ⋅ (x − ) ⎟⎟
p p ⎛ p ⎞ ⎝ DR ⎠
n ⋅ F ⋅ S ⋅ DR ⋅ ⋅ ch⎜⎜ ⋅ ⎟⎟
DR ⎝ DR ⎠
(2.58)
CO I F (p) ⎛ p ⎞
cO (x, p) = − ⋅ sh⎜⎜ ⋅ (x − ) ⎟⎟
p p ⎛ p ⎞ ⎝ DO ⎠
n ⋅ F ⋅ S ⋅ DO ⋅ ⋅ ch⎜⎜ ⋅ ⎟⎟
DO ⎝ DO ⎠
⎛ p ⎞
th ⎜⎜ ⋅ ⎟⎟
Δc R (0, p) dc R (0, p) ⎝ DR ⎠
≈ =−
ΔI F dI F n ⋅ F ⋅S ⋅ p ⋅ DR
(2.59)
⎛ p ⎞
th ⎜⎜ ⋅ ⎟⎟
ΔcO (0, p) dcO (0, p) ⎝ DO ⎠
≈ =
ΔI F dI F n ⋅ F ⋅S ⋅ p ⋅ DO
⎛ p ⎞
α ⋅n ⋅ F
th ⎜⎜ ⋅ ⎟
⎟
D
⋅ ⎝ ⎠
⋅V
Z R (p) = R T .k O ⋅ e R ⋅T
R
p.D R
(2.60)
⎛ p ⎞
⎜ ⎟
-(1-α)⋅n ⋅F
th ⎜ D ⋅ ⎟
⋅ ⎝ ⎠
⋅V
Z O (p) = R T .k R ⋅ e R ⋅T
O
p.D O
72
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
⋅ (1 − j)
Z W (ω) = Z R (ω) + Z O (ω) = (2.61)
ω
avec :
⎡ α⋅n ⋅F
⋅V −
(1-α)⋅n ⋅F
⋅V ⎤
RT ⎢kO ⋅e R ⋅T
k R ⋅ e R ⋅T ⎥
= ⋅ + (2.62)
2 ⎢ DR DO ⎥
⎢⎣ ⎥⎦
Im(Z)
Re(Z)
ω
ZW
73
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
⎡ ⎛ j⋅ ω ⎞ ⎛ j⋅ ω ⎞⎤
th⎜⎜ ⎟ ⎜ ⎟⎥
⎢ α⋅n⋅F
⋅ ⎟ (1− α)⋅ n ⋅ F
th ⎜ D ⋅ ⎟
⎢ D ⎠⎥
Z (ω) = R T ⋅ ⎢k O ⋅ e R⋅T ⋅ ⎝ ⎠ + k ⋅ e R⋅T ⋅ ⎝
⋅V R − ⋅V O
j ⋅ ω ⋅ DR
R
j ⋅ ω ⋅ DO ⎥ (2.63)
⎢ ⎥
⎢⎣ ⎥⎦
Cette impédance peut être simplifiée si l’on considère que les coefficients de
diffusion sont égaux. En les remplaçant par un terme D, on obtient dans le domaine
fréquentiel :
⎛ j⋅ ω ⎞
th ⎜⎜ ⋅ ⎟
⎟
⎝ D ⎠
Z (ω) = ρ ⋅ (2.64)
j⋅ ω ⋅ D
où :
⎡ α⋅n ⋅F
⋅V −
(1− α)⋅n ⋅F
⋅V ⎤
ρ = R T ⋅ ⎢k O ⋅ e R ⋅T
− k R ⋅ e R ⋅T ⎥ (2.65)
⎣ ⎦
Im (Z Wδ )
R e(Z Wδ )
ω
ZWδ
Figure 2.32 : Impédance de diffusion dans un milieu de dimension finie dans le plan de
Nyquist.
74
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
[Link]. Membrane
n H2O
λ= (2.66)
n SO −
3
75
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
⎡ ⎛i⎞ ⎛ T ⎞ ⎛i⎞ ⎤
2 2,5
ρM ⋅
RM = (2.68)
S
RM [Ω]
0,25
0,2
0,15
0,1
0,05
λ [-]
0
0 5 10 15 20 25
76
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
RM [Ω]
0,08
λ = 12
0,07
0,06 λ = 14
0,05
0,04
0,03 λ = 18
λ = 16 T [K]
300 310 320 330 340 350
CDC
RM
RT ZWδ
Le montage contient une capacité de double couche CDC, une résistance RT qui
caractérise les phénomènes de transfert de charges aux électrodes et une impédance
de diffusion convection ZWδ. La résistance RM représente la membrane et les
différentes résistances de contact.
77
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
RT
Z(ω ) = R M + (2.69)
1 + jω ⋅ R T ⋅ C DC
CDC
RM
RT
Im(Z)
RT
RM RM + RM + RT
2 Re (Z)
ω=∞ ω=0
78
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
ω ⋅ R T ⋅ C DC = 1 (2.70)
Nous tenons compte ici des phénomènes de diffusion avec une couche de
diffusion finie (figure 2.35). L’impédance de diffusion-convection Z W s’écrit sous
la forme :
th jω ⋅
ZW = R D ⋅ D
(2.71)
jω ⋅ D
avec RD en Ω et τD est en s
1
Z(ω) = R M + (2.72)
1
jω ⋅ C DC +
th( jω ⋅ )
RT + RD ⋅ D
jω ⋅ D
Le tracé de cette impédance dans le plan de Nyquist est représenté sur la figure
2.38.
Im(Z)
RT RD
RM RM + RM + RT +
2 2 Re(Z)
ω=∞ ω=0
79
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
Im(Z)
Rm 2Rm 3Rm
Re(Z)
Im(Z)
Re(Z)
0,[Link]
1,[Link]
RT
Im(Z)
Re(Z)
1,[Link]
0,[Link]
RD
Cette remarque sur ces arcs de cercle qui approchent la représentation de cette
impédance explique aisément l’influence des termes résistifs RM, RT et RD sur la
valeur de l’impédance.
80
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
Im(Z)
RT RD
Rm Rm + Rm + RT +
2 2 Re(Z)
3.τD
ω=∞ 2.τD ω=0
τD
0,5.τD
Im(Z)
RT RD
Rm Rm + Rm + RT +
2 2 Re(Z)
2.τD
ω=∞ 0,[Link] ω=0
[Link]
CDC
81
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
[Link]. Principe
i(x,t) i(x,t)
i(0,t) i(x+dx,t)
[Link]
v(0,t) v(x,t) v(x+dx,t) [Link] v(L,t)
∂v(x, t)
= −r ⋅ i(x, t)
∂x
(2.73)
∂i(x, t) ∂v(x, t)
= −c ⋅
∂x ∂t
avec :
v(L, t ) = 0 (2.74)
∂ 2 v(x, t) ∂v(x, t)
= r ⋅c⋅ (2.75)
∂x 2
∂t
Cette équation est une forme simplifiée de l’équation des Télégraphistes. Elle
s’apparente à la seconde loi de diffusion de Fick (équation 2.54). La quantité 1/r.c est
82
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
1 ∂ 2 v(x, p)
p ⋅ v(x, p) = ⋅ (2.76)
r ⋅c ∂x 2
Elle a une solution que l’on peut écrire sous la forme suivante :
v(x, p) = A ⋅ e − r ⋅c ⋅ p ⋅ x
+ B⋅e r ⋅c ⋅ p ⋅ x
(2.77)
et :
r ⋅c⋅p
i ( x , p) = ⋅ (A ⋅ e − r⋅c⋅p ⋅x
− B⋅e r⋅c⋅p ⋅x
) (2.78)
r
v(0, p) th( R ⋅ C ⋅ jω )
Z L (jω) = =R⋅ (2.79)
i (0, p) R ⋅ C ⋅ jω
83
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
Im(Z)
R Re (Z)
Calcul exact
n = 20
n=5 n=2
L’objectif est l'obtention d’un modèle discret le plus simple possible. Pour faire,
nous proposons de représenter l’impédance de diffusion-convection par deux
branches RC (figure 2.44). Précédemment on a supposé les éléments des deux
branches identiques. Afin d’améliorer ce modèle réduit, on peut prendre des éléments
différents [Sad04]. On a alors quatre paramètres R1, R2, C1 et C2 dont les sommes des
éléments résistifs et capacitifs sont respectivement égales à R et à C mais sur lesquels
on peut agir pour améliorer le modèle à deux branches (figure 2.44).
La figure 2.45 montre que le choix pour le couple R1, C1 de la première branche
de valeurs égales à R/5 et C/10 donne de meilleurs résultats. En effet l'écart pour ces
84
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
R1 R2
C1 C2
Im(Z)
R Re (Z)
Calcul exact
⎛R C⎞
⎜ , ⎟
⎝ 5 10 ⎠
⎛R C⎞
⎜ , ⎟
⎛R C⎞ ⎝ 2 2⎠
⎜ , ⎟
⎝ 2 8⎠
85
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
e (%) e (%)
30 30 ⎛ R C⎞
⎜ , ⎟
⎝ 2 2⎠
⎛ R C⎞
⎜ , ⎟
20 ⎝ 2 2 ⎠ ⎛ R , C ⎞ ⎛ R C⎞
⎜ ⎟ 20 ⎜ , ⎟ ⎛ R C⎞
⎝ 2 8⎠ ⎝ 5 10⎠ ⎜ , ⎟
⎛ R C⎞ ⎝ 2 8⎠
⎜ , ⎟
10 ⎝ 5 10⎠ 10
f (Hz) f (Hz)
0 1500 3000 0 150 300
e (%)
25
⎛ R C⎞
20 ⎜ , ⎟
⎝ 5 10⎠ ⎛ R C⎞
15 ⎜ , ⎟
⎝ 2 2⎠
10
⎛ R C⎞
⎜ , ⎟
5 ⎝ 2 8⎠
f (Hz)
0
0 1 2 3
Figure 2.46 : Erreur du modèle en fonction de la fréquence (entre parenthèses, valeur des
éléments de la première branche R1-C1).
Si l’on prend par exemple un couple R-C où R = 0,1 Ω et C = 0,3 F et que l’on
identifie les valeurs des éléments du modèle à deux branches sur différentes plages de
fréquence, on obtient les valeurs données dans le tableau 2.6 et les différents tracés
des figures 2.47 et 2.48.
86
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
Im(Z) Im(Z)
0,1 Re(Z) 0,1 Re(Z)
0 - 100 0 - 500
Hz Hz
-0,05 -0,05
Im(Z) Im(Z)
0,1 Re(Z) 0,1 Re(Z)
0 - 2 kHz 0 - 10 kHz
-0,05 -0,05
Impédance de diffusion
Impédance de deux branches
87
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
1 Erreur %
Erreur %
0,8 3
2,5
0,6 2
0,4 1,5
1
0,2
0,5 f(kHz)
f(Hz)
0 0
0 50 100 0 250 500
On peut constater sur ces deux figures que l’erreur est plus faible à basse
fréquence et que le modèle identifié est équivalent au modèle théorique lorsque
l’identification est faite sur la plage 0-100 Hz. A haute fréquence, le nombre
d’éléments n’est pas suffisant.
88
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
Erreur (%)
3 2 branches
2 3 branches
1 4
branches
f (Hz)
0
0 5000 10000
Im(Z) Im(Z)
0,1 Re(Z) 0,1 Re(Z)
0 0
-0,05 -0,05
Le modèle global avec des éléments discrets peut être représenté par le schéma
de la figure 2.35 avec une représentation de l'impédance de diffusion-convection par
deux branches différentes ou plus (figure 2.50). Il contient la résistance de la
membrane RM, la résistance de transfert RT, un condensateur à double couche CDC et
deux branches R1, C1 et R2, C2 différentes ou plus si l’on utilise trois ou quatre
branches.
89
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
CDC
RM
RT R1 R2
C1 C2
Z(ω) = R M +
1
(2.81)
1
jC DC ⋅ ω +
1
RT +
1
jC1 ⋅ ω +
1
R1 +
1
jC 2 ⋅ ω +
R2
90
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
R2<< R1 (figure 2.55). Même remarque que précédemment et une légère variation de
l’intersection des arcs.
Im(Z)
RM Re(Z)
Im(Z)
Re(Z)
RT
160 Hz
91
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
Im(Z)
Re(Z)
CDC
160 Hz
Figure 2.53 : Influence de la valeur de la capacité de double couche CDC sur la valeur de
l’impédance.
Im(Z)
Re(Z)
7 Hz
R1C1=R2C2=RC
R1C1<<R2C2=RC
R2C2<<R1C1=RC
Figure 2.54 : Influence des valeurs des éléments des deux branches RC sur la valeur de
l’impédance.
92
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
Im(Z)
Re(Z)
7 Hz
R1=R2=R
R1<<R2=R
R2<<R1=R
Figure 2.55 : Influence des valeurs des éléments des deux branches RC sur la valeur de
l’impédance (C1 = C2 et R1<<R2 et R2<<R1 ).
Im(Z)
Re(Z)
7 Hz
(R1=R2) et (C1=C2=C)
(R1=R2) et (C2<<C1=C)
(R1=R2) et (C1<<C2=C)
Figure 2.56 : Influence des valeurs des éléments des deux branches RC sur la valeur de
l’impédance (R1 = R2 et C1<<C2 et C2<<C1 ).
93
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM Chapitre 2
2.6. Conclusion
94
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Chapitre 3
95
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Le banc de tests disponible au GREEN est équipé d’une pile PEM de 500 W
(figure 3.1). Il permet d’étudier le comportement de la pile à combustible avec des
conditions opératoires variables. La température du stack est réglable par
l’intermédiaire d’un circuit d’eau de refroidissement. Seul l’air alimentant la cathode
est humidifié, l’humidificateur permettant aussi de régler la température de l’air
injecté. Les débits des gaz et leur pression sont aussi réglables. La figure 3.2 illustre
le schéma fonctionnel de l’installation et la position des différents auxiliaires.
L’hydrogène pur provient de bouteilles à 220 bars. Il arrive via des conduites
équipées par deux détendeurs qui abaissent la pression à l’entrée du banc de tests. Cet
hydrogène est fourni sec à l'anode de la pile.
L’air est comprimé dans un réservoir sous pression de 7 bars pour avoir une
source permanente à pression constante. Il est ensuite filtré et séché avant qu’un
détendeur abaisse sa pression.
Pour les deux gaz, cette pression peut évoluer entre 1 et 3 bars. Les différents
essais réalisés dans cette thèse ont été réalisés à pression atmosphérique.
96
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Arrivée d’air
Humidificateur
Stack
Acquisition des
mesures
97
Figure 3.2 :
Régulateur
de débit
Bouteille Stack 500W
d’Hydrogène T 23 cellules T T
Humidificateur
auxiliaires.
Détendeur Régulateur de T
pression T
T
Validation expérimentale et applications
T
Echangeur
Chauffage Vanne Compresseur
électrique avec réservoir
T
Condenseur
Régulateur de
T T pression
Vanne
98
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
I R ⋅ To 1 m3
d H2 = N⋅ ⋅ ⋅
2 ⋅ F p o ut H 2 s
(3.1)
I R ⋅ To 1 m3
d air = N⋅ ⋅ ⋅
4 ⋅ F p o x O2 ⋅ ut air s
où N est le nombre de cellules total du stack et p la pression. L’indice 0 fait références aux
conditions normales (p0 = 1,013 MPa, T0 = 0 °C, xO2 = 0,21).
Le système tient compte d'une valeur minimale de gaz à fournir pour la pile.
Cette valeur est accessible pour l'utilisateur. On a alors une relation linéaire courant-
débit de gaz telle que celle représentée sur la figure 3.3.
d min
I
I min
Figure 3.3 : Débit des gaz en fonction de la référence du courant.
3.1.2. Humidificateur
Pour le bon fonctionnement de la pile, une humidification externe des gaz est
nécessaire. Le présent banc de tests dispose d’un humidificateur à bulles. Il est
constitué d’un récipient isolé thermiquement rempli d’eau (environ 7 litres) régulé en
température. L’air traverse ce récipient et sort saturé en eau à la température de
99
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Le banc de tests est équipé d’un système de refroidissement. Ce dernier est basé
sur la régulation, à une valeur de référence, de la température de l’eau qui circule au
dos de chaque cellule du stack. Il contient un élément de chauffage, qui permet de
chauffer la pile au démarrage à une température de référence fixée par l’utilisateur.
Le temps de préchauffage dépend de la valeur de la température fixée. A titre
d’exemple, pour 55°C le temps nécessaire est environ de 15 min.
Les plaques bipolaires sont à base de carbone. Elles contiennent des canaux
pour permettre le passage des gaz d’un côté et de l’eau de refroidissement de l’autre.
Le dessin des canaux permet une distribution homogène des gaz sur la surface des
électrodes (figure 3.5).
Les membranes utilisées dans ce stack sont de type Gore [Liu01], leur épaisseur
est de 30 µ m (figure 3.6). Les plaques de diffusion destinées à amener les gaz vers les
électrodes, tout en assurant leur répartition optimale, sont réalisées à base de
matériaux carbonés et ont une épaisseur de 180 µ m.
100
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Figure 3.5 : Photo de la plaque bipolaire de la pile à combustible ZSW. A gauche, face
des canaux pour la circulation de l’eau de refroidissement et à droite, face
des canaux pour la circulation des gaz.
Assemblage membrane Couche de diffusion Joint d’étanchéité
électrodes
101
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
L’interrupteur en série avec la source de courant est toujours passant sauf en cas
de défaut (surintensité) où il s’ouvre pour protéger la pile. Le courant maximum
autorisé est limité à 50 A en régime permanent. Il s’agit du courant maximal de la
pile.
Arrêt
d’urgence
Régulateur
PI
de courant
Imes Iréf
102
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
T, p, dgaz
T, p, dgaz
Iconsigne
Imes
Des mesures ont été effectuées en statique sur la pile ZSW pour différentes
valeurs de la température de fonctionnement. Quelques mesures ont été possibles sur
la pile 5 kW du projet EPACOP et sont données à la fin de ce paragraphe.
103
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
régime permanent. Elle ne doit pas être trop basse (de quelques dizaines de mHz à
quelques centaines de mHz) afin d’avoir des durées de mesure limitées. Le motif de
balayage en courant peut être sinusoïdal ou linéaire [Fon05]. D’autres motifs
périodiques peuvent également être envisagés. On mesure simultanément la tension
délivrée par la pile à combustible et le courant qui lui est imposé : on obtient une
courbe tension-courant [Fon05]. Dans ce mode de mesure, les débits des réactifs sont
obligatoirement constants [Boi02], car le système de régulation des débits de gaz peut
ne pas suivre les références variables. Le défaut de cette méthode est une dépendance
de la mesure vis-à-vis de la vitesse de balayage [Boi02].
Pour notre part suite aux travaux de W. Friede nous préférons relever à courant
constant la tension d’une cellule élémentaire ou d’un groupe de cellules [Fri03].
Notons qu’entre deux mesures il est nécessaire d’attendre la stabilisation de la
tension.
La figure 3.9 donne la tension aux bornes des différentes cellules pour quatre
températures différentes. On peut remarquer que ce n’est qu’à 55°C que la pile
délivre le courant maximum. A des températures plus basses une limitation du
courant est imposée, car l’échangeur disponible sur ce banc de tests n’arrive pas à
évacuer la chaleur produite à partir d’un certain courant et ne peut plus imposer la
température.
Sur la figure 3.11, c’est la tension totale qui est représentée pour les quatre cas
déjà cités. Même si une légère influence de la température est notable sur cette figure,
la faiblesse de l’écart ne permet pas de conclusion évidente.
104
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
0,6 0,6
0,5 0,5
I (A) I (A)
0,40 0,4
10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50
105
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
V(V) V(V)
5A 20A
0,8 0,8
0,6 0,6
0,4 0,4
0,2 0,2
Nc Nc
0 5 10 15 20 25 0 5 10 15 20 25
V(V) V(V)
40A 50A
0,8 0,8
0,6 0,6
0,4 0,4
0,2 0,2
Nc Nc
0 5 10 15 20 25 0 5 10 15 20 25
Figure 3.10 : Tension aux bornes des différentes cellules pour différents courants
(T = 55°C, pression atmosphérique, utilisation des gaz 50% de H2 et 25%
d’air).
V(V)
25
55°C
20 50°C
45°C
40°C
15
I(A)
10
0 10 20 30 40 50
Figure 3.11 : Tension totale pour différentes températures de fonctionnement (pression
atmosphérique, utilisation des gaz 50% de H2 et 25% d’air).
106
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
P(W)
700
600
500
400 55°C
50°C
300 45°C
40°C
200
100
I(A)
0 10 20 30 40 50
Figure 3.12 : Puissance délivrée pour différentes températures de fonctionnement
(pression atmosphérique, utilisation des gaz 50% de H2 et 25% d’air).
N
λ = ∑ (Vm − Vc )
2
(3.2)
j
107
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Pour lever cette ambiguïté, on peut essayer de fixer certains paramètres de façon
plus ou moins arbitraire. Il peut s’agir de la tension à vide E0 , valeur théoriquement
connue et dépendant de la température. Le tableau 3.1 montre que dans ce cas, on se
rapproche des paramètres initiaux. On peut fixer arbitrairement un courant limite et
dans ce cas, les résultats sont encore meilleurs. On peut fixer aussi la valeur de la
résistance que l’on peut avoir mesurée par d’autres méthodes. Dans ce dernier cas,
l’identification conduit aux paramètres initialement choisis.
108
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
de retrouver les paramètres originaux d’une courbe donnée et peut être employée pour
l’identification des paramètres de l’expression analytique à partir des résultats
expérimentaux. Le résultat sera d’autant meilleur que l’on aura fixé les paramètres
dont les valeurs sont connues ou plausibles.
Tableau 3.1 : Paramètres identifiés par rapport aux paramètres plausibles (* valeurs
imposées).
V[A] V[A]
25
courbe plausible 25 courbe plausible
20 courbe identifiée courbe identifiée
15 20
10
15
5
I[A] I[A]
0 10
0 20 40 60 80 100 0 10 20 30 40 50
109
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
50 - - - 12,44
Tableau 3.2 : Tension mesurée en fonction du courant pour la pile ZSW pour différentes
valeurs de la température.
Si l’on prend par exemple les mesures effectuées à 55° C et que l’on néglige le
terme de concentration sous prétexte que ce phénomène aura lieu vers 100 A et se
place donc très en dehors de la zone de mesure, on obtient pour les paramètres les
110
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Tableau 3.3 : Paramètres identifiés pour une température de 55° en négligeant les pertes
de concentration.
Tableau 3.4 : Paramètres, tenant compte des pertes de concentration, pour différentes
valeurs de la température.
Si l’on compare les courbes obtenues à l’aide de ces paramètres avec les
mesures, les résultats sont corrects et l’identification obtenue est cohérente (figure
3.14).
111
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
V(V) V(V)
24 24
55°C 50°C
22 22
mesurée mesurée
20 calculée 20 calculée
18 18
16 16
14 14
12 12
I(A) I(A)
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50
V(V) V(V)
24 24
22 22
45°C 40°C
20 mesurée 20 mesurée
calculée calculée
18 18
16 16
14 14
12 12
I(A) I(A)
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50
Figure 3.14 : Comparaison entre les résultats expérimentaux et ceux issus du modèle
statique.
R m (T) = ρ1 ⋅ T 2 + ρ2 ⋅ T + ρ3
A(T) = α1 ⋅ T3 + α 2 ⋅ T 2 + α3 ⋅ T + α 4
(3.3)
B(T) = β1 ⋅ T 3 + β2 ⋅ T 2 + β3 ⋅ T + β
i 0 (T) = ε1 ⋅ T 3 + ε 2 ⋅ T 2 + ε3 ⋅ T + ε 4
112
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
conduit à une bonne représentation des variations des paramètres (figure 3.15) et peut
permettre de représenter la courbe de polarisation en fonction de la température dans la
plage de température considérée :
i i
V(i, T) = E 0 (T) − A(T) ⋅ log − R m (T) ⋅ i + B(T) ⋅ log1 − (3.4)
i 0 (T ) iL
Les lois obtenues sont un peu complexes et d’autres mesures auraient peut-être
permis d’obtenir des lois de variation plus simple ou de déterminer avec plus de
précision le courant d’échange i 0 .
113
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
R m (mΩ) i0 (µA)
41
expérimentales expérimentales
approximation 40 approximation
40
30
39
20
38
10
37 T °C T °C
040 45 50 55
40 45 50 55
A (V) B (V)
expérimentales expérimentales
0,78 approximation approximation
0,76 4,5
0,74
4
0,72
0,7 3,5
0,68
T °C T °C
0,66 3
40 45 50 55 40 45 50 55
Figure 3.15 : Comparaison entre les paramètres identifiés et approximés en tenant compte
de la température.
114
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
R
Sécurité
Pile
Commande Source de courant
Figure 3.16 : Charge électronique pour les mesures sur la pile de 5 kW.
115
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Générateur de signaux
Résistance réglable Charge active
Comme pour la pile ZSW, on retrouve une dispersion des tensions mesurées aux
bornes des différentes cellules, en particulier du côté de l’anode située en haut du
stack (figure 3.18). A 80 A, la première cellule présente même une tension négative
(figure 3.19).
116
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
V(V)
0,6
0,4
0,2
I(A)
0
0 10 20 30 40 50 60
Figure 3.18 : Caractéristique courant tension de différentes cellules de la pile PEM de 5
kW.
V (V) V (V)
0,6
6
0,5
5
0,4
4
0,3
3
0,2
2
1 0,1
Nb de Nb de
cellules cellules
0 0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
-0,1
Figure 3.19 : Pile de 5 kW, I = 80 A, T = 65° C. A gauche tension aux bornes des
cellules par paquets de dix cellules, de l’anode vers la cathode. A droite
tension aux bornes des dix premières cellules côté anode.
117
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
V(V)
120
110
courbe mesurée
100 courbe calculée
90
80
70
I(A)
60
0 10 20 30 40 50 60
Figure 3.20 : Caractéristique courant-tension de la pile PEM 5 kW mesurée à 65°C et
comparer à l’équation analytique.
Si on fait une comparaison entre les paramètres obtenus pour cette pile et ceux
de la pile du GREEN, on trouve une certaine similitude entre les paramètres. Dans le
tableau 3.5 nous avons présenté les paramètres ramenés à une cellule élémentaire sur
une surface de 1 cm². Certaines différences sont dues à la différence de température
de fonctionnement. Le terme E0 est obtenu théoriquement, il dépend de la
température. Le courant IL est fixé par rapport à la surface active de l’électrode, sa
valeur est prise égale à 1 [Link] -2 [Lar00].
118
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Tableau 3.5 : Comparaison des paramètres identifiés pour les deux piles à combustible de
500 W et de 5 kW ramenés à une cellule et un cm².
Comme précédemment c’est surtout avec la pile ZSW de 500 W que sont établis les
modèles. Pour ceux-ci, nous essayons, d’une part, de rattacher les valeurs des résistances
mesurées à celles déduites de la caractéristique statique et, d’autre part, de paramétrer
l’influence du courant ou de la température. Pour la pile à combustible de 5 kW, les
résultats sont moins nombreux et sont destinés à illustrer la méthode de modélisation.
2
2
λ = ∑( ( )− ( )) +( ( )− ( )) (3.4)
119
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Le courant est imposé par la charge active et il est sinusoïdal autour d’une
valeur de référence. L’amplitude de l’oscillation est faible afin de rester dans
l’hypothèse des petits signaux. La figure 3.21 montre un exemple de réponse en
tension pour une excitation sinusoïdale de 0,5 A d'amplitude autour d’une référence
de 10 A.
I (A)
10,5
10
9,5 t(s)
-0,01 -0,005 0 0,005 0,01
V (V)
17,2
17,15 t(s)
-0,01 -0,005 0 0,005 0,01
Figure 3.21 : Pile ZSW de 500 W. Formes d’onde de la mesure d’impédance à 10 A et
100 Hz.
120
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Ih(%) Vh(%)
0,4
0,6
0,4
0,2
0,2
0 0
2 3 4 5 6 7 2 3 4 5 6 7
Figure 3.22 : Pile ZSW de 500 W. Analyse des formes d’onde de la mesure d’impédance
à 10 A et 100 Hz.
Aux très basses fréquences par contre, les formes d’onde sont beaucoup plus
bruitées (figure 3.23) et les harmoniques présents dans l’onde de courant se
retrouvent sur la tension (figure 3.24).
I (A)
0,2
t(s)
-0,2
-5 0 5
V (V)
0,1
t(s)
-0,1
-5 0 5
Figure 3.23 : Pile ZSW de 500 W. Formes d’onde de la mesure d’impédance à 10 A et
0,3 Hz (mesure des variations du courant et de la tension).
121
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Ih(%) Vh(%)
0,8
2
0,6
0,4
1
0,2
0 0
2 3 4 5 6 7 2 3 4 5 6 7
Figure 3.24 : Pile ZSW de 500 W. Analyse des formes d’onde de la mesure d’impédance
à 10 A et 0,3 Hz.
Le bruit sur les formes d’onde rend difficile l’extraction des valeurs des
éléments de l’impédance et il est alors nécessaire de faire un traitement de mesure
afin d’améliorer la détermination de celle-ci. Ce traitement des mesures associe
chaque point de mesure à une fonction sinusoïdale par une méthode des moindres
carrés. Cette méthode de traitement est illustrée par les courbes noires qui
apparaissent sur les mesures bruitées de la figure 3.23 et qui correspondent aux
termes sinusoïdaux contenus dans les ondes bruitées.
Ces courbes d’impédance sont assez différentes les unes des autres. Par contre,
la cellule 1 peut être considérée comme la cellule ’’moyenne’’ puisque la
multiplication par 23 (nombre de cellules du stack) de ses caractéristiques est proche
de l’impédance du stack complet (figure 3.26).
122
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Im(Z)
0,002 0,004 0,006 0,008 Re(Z)
0
-0,5
-1
-1,5
cellule 22
-2 cellule 11
x10-3 cellule 1
Figure 3.25 : Pile ZSW de 500 W. Impédances à 40 A des cellules n° 1, 11 et 22 (de
l’anode vers la cathode). Gamme de fréquence de 0,05 Hz à 2 kHz.
Conditions d’utilisations de la pile : Tstack = 55°C, Thum = 45°C, utH2 = 50 %
et utair = 25 %.
Im(Z)
0, 05 0,1 0, 15 Re ( Z)
0
0,05 Hz
2 kHz
-0, 02 5,8 Hz
cellule 1 x 23
17 Hz stack
Figure 3.26 : Pile ZSW de 500 W. Impédances à 40 A du stack et de 23 cellules n° 1
(côté anode). Mêmes conditions opératoires que sur la figure 3.25.
123
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
th τ d ⋅ j ⋅ ω
la forme R d ⋅ définie à partir de deux paramètres R d et τd. On peut
τd ⋅ j ⋅ ω
remarquer que les phénomènes de diffusion à basses fréquences sont bien représentés.
Par contre à moyennes et hautes fréquences, l’écart entre les impédances est plus
important.
Im(Z)
-0,01
-0,02
-0,03
-0,04
mesures
-0,05
calcul
124
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Im(Z) 0,05 Hz
-0,01
-0,02 2kHz 5 Hz
-0,03
-0,04 mesures
calcul
-0,05 15 Hz
Figure 3.28 : Pile ZSW de 500 W, impédance à 20 A. Mesures expérimentales et modèle
de diffusion-convection à deux branches. Gamme de fréquences de 0,05 Hz
à 2 kHz. Mêmes conditions opératoires que sur la figure 3.23.
I Rm Rt Cdc R1 C1 R2 C2
A Ω Ω F Ω F Ω F
3 0,051 0,095 0,011 0,20 0,058 0,162 0,34
5 0,052 0,085 0,014 0,15 0,064 0,071 0,58
10 0,047 0,066 0,017 0,087 0,089 0,025 1,70
20 0,042 0,044 0,016 0,056 0,095 0,027 2,60
30 0,041 0,039 0,018 0,047 0,115 0,025 2,28
40 0,0407 0,038 0,019 0,040 0,151 0,022 2,37
50 0,042 0,035 0,018 0,04 0,146 0,024 1,86
125
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
-0,08 -0,04
Im (Z)
0,01
0,05 0,1 0,15 0,05 0,1 0,15
0 0
30A -0,01 40A
-0,02
-0,02
-0,04 -0,03
0,01
0,05 0,1 0,15 mesures
0
calcul
-0,01 50A
-0,02
-0,03
Re (Z)
Figure 3.29 : Pile ZSW de 500 W, impédance pour différentes valeurs du courant.
Mesures expérimentales et modèle de diffusion-convection à deux branches.
Gamme de fréquences de 0,05 Hz à 2 kHz. Conditions d’utilisation de la
pile : Tstack = 55°C, Thum = 45°C, utH2 = 50 % et utAir = 25 %.
Ces différentes courbes d’impédance peuvent être représentées sur une même
figure (figure 3.30). On remarque que le rayon des courbes diminue fortement avec
l’augmentation du courant débité. Aux hautes fréquences, lorsqu’on tend vers un
fonctionnement où seule intervient la résistance de la membrane et des connexions, le
niveau de courant intervient peu si la membrane est correctement hydratée. Par contre
aux basses fréquences les phénomènes de transfert, au niveau de la cathode, sont
126
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Im(Z) 40A
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 Re(Z)
0
10A
-0,05 20A 5A 3A
30A
-0,1
-0,15
-0,2 mesures
calcul
Figure 3.30 : Pile ZSW de 500 W, impédance pour différentes valeurs du courant. Mêmes
conditions d’utilisation que sur la figure 3.29.
Cette dépendance des courbes d’impédance avec le niveau du courant a été mise
en évidence par de nombreux auteurs [Spr96, Pag98, Yua06a]. Ceux-ci soulignent un
phénomène que l’on observe sur la figure 3.30 : le diamètre des arcs suivis par la
caractéristique diminue lorsque le courant augmente. Pour les faibles courants ce
phénomène est très marqué. A basses fréquences l’arc reflète le comportement de la
cathode de la pile PEM. Cet arc correspond aux phénomènes de transfert de charges
de la réaction de réduction de l'oxygène [Fre01, Yua06a, Yua06b]. Son amplitude
dépend fortement de la capacité de double couche et de la résistance de transfert de
charge [Pag98, Fre01].
127
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
A partir des valeurs des paramètres donnés dans le tableau 3.6 on peut essayer
de définir la variation de ceux-ci en fonction du courant en établissant pour chacun
une loi de variation. Deux approches sont possibles. La première consiste à approcher
les variations des paramètres en fonction du courant par des polynômes ayant le degré
nécessaire pour suivre au mieux les variations. La deuxième prend acte d’un certain
nombre d’erreurs de mesure pour rechercher des lois de variation simple.
128
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Rt = 0,1524 . I(-0,3899)
C1 = 0,0019656 . I + 0,058205
Dans les deux cas, les mesures sont comparées aux modèles sur les figures
3.33 et 3.34 qui montrent que les résultats obtenus sont globalement comparables.
129
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
R m (Ω ) 0,020
0,055
0,018
0,050 0,016
0,014 CDC(F)
0,045
0,012
0,040 0,010
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50
0,16
0,1
0,14
R T (Ω )
0,08 0,12
0,10
0,06
0,08 C1(F)
0,04 0,06
0,04
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50
0,2 2,5
R 1 (Ω )
2
0,15
1,5
0,1
1
C2(F)
0,05 0,5
0 0
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50
0,2
I(A)
0,15
R 2 (Ω ) Mesures
0,1
Approximations
0,05
0
0 10 20 30 40 50
Figure 3.31 : Pile ZSW de 500 W. Approximation des paramètres du modèle à deux
branches en fonction du courant (expressions 3.5).
130
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
0,052 0,018
0,048
R m (Ω ) 0,016
0,014 CDC(F)
0,044
0,012
0,04
0,1
0,14
R T (Ω )
0,1
0,05 C1(F)
0,06
0,03
3
0,2
2,5
0,16 R 1 (Ω ) 2
0,12 1,5
0,08 1
C2(F)
0,5
0,04
0 10 20 30 40 50
0,18
I(A)
0,14
R 2 (Ω ) Mesures
0,1
Approximations
0,06
0,02
0 10 20 30 40 50
Figure 3.32 : Pile ZSW de 500 W. Approximation des paramètres du modèle à deux
branches en fonction du courant (expressions simplifiées 3.6).
131
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Im(Z)
-0,01
-0,02 modèle
mesures
-0,03
Figure 3.33 : Pile ZSW de 500 W, comparaison avec le modèle donné par les expressions
(3.5). En haut à gauche : impédance pour différentes valeurs du courant, en
haut à droite effet de zoom pour les fortes valeurs de courant, en bas :
comparaison pour 40 A.
Im(Z) Im(Z)
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 Re(Z) 0,05 0,1 0,15 Re(Z)
0 0
50A 20A
10A 5A -0,01
-0,05
20A 3A -0,02
30A
-0,1 -0,03
-0,04
-0,15 40A
Im(Z)
0,04 0,08 0,12 0,16 Re(Z)
0
-0,01
modèle
-0,02 mesures
-0,03
Figure 3.34 : Pile ZSW de 500 W, comparaison avec le modèle simplifié donné par les
expressions (3.6). En haut à gauche : impédance pour différentes valeurs du
courant, en haut à droite effet de zoom pour les fortes valeurs de courant, en
bas : comparaison pour 40 A.
132
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
V (V)
I (A)
∂v A B
RP = − = +R + (3.7)
∂i i m iL − i
où apparaît outre la résistance Rm, deux termes correspondant à une résistance d’activation
et à une résistance de concentration :
133
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
A
R tc =
i
(3.8)
B
Rc =
iL − i
R (Ω)
0,4 Rp
Rtc
Rc
0,3
Rm
0,2
0,1
I (A)
0
0 20 40 60 80 100
Figure 3.36 : Evolution en fonction du courant des différentes résistances déduites de
l’expression analytique de la courbe de polarisation.
134
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
R (Ω)
0,5 Rp impédance
Rp caractéristique
0,4
0,3
0,2
0,1
I (A)
0
.
0 10 20 30 40 50
Figure 3.37 : Pile ZSW de 500 W. Résistances de polarisation issues de la caractéristique
statique et des mesures d’impédance.
Si les courbes ont même évolution, celles-ci présentent un écart pouvant avoir
plusieurs origines :
- l’état d’hydratation de la pile qui peut être différent d’un essai à l’autre ;
Si l’on trace le terme R p .i, on a une évolution quasi-linéaire (droite de Tafel) qui
ne passe pas par l’origine, ayant en 0 pour valeur A, le coefficient des pertes
d’activation (figure 3.38).
135
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
V (V)
8 impédance
caractéristique
6
I (A)
0
0 10 20 30 40 50
Figure 3.38 : Pile ZSW de 500 W. Chute de tension due à la résistance de polarisation.
Im (Z)
-0,01
-0,02
-0,03
mesures à T = 55°C
-0,04 mesures à T = 50°C
modèle
mesures à T = 45°C
mesures à T = 40°C
136
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
T Rm Rt Cdc R1 C1 R2 C2
°C Ω Ω F Ω F Ω F
Tableau 3.7 : Pile ZSW de 500 W. Paramètres du modèle à deux branches pour un
courant de 40 A et différentes valeurs de la température.
Les courbes d’impédance sont données sur la figure 3.40 pour deux valeurs du
courant et les paramètres du modèle à deux branches sont donnés dans le tableau 3.8.
Sur les spectres, on remarque la présence d’un deuxième arc aux basses
fréquences. Le premier arc reflète les phénomènes de transfert de charges et les
phénomènes liés à la capacité de double couche. Le deuxième arc, situé aux basses
fréquences et de diamètre plus important, souligne des difficultés de diffusion de
l’oxygène dans la cathode [Spr96, Pag98]. Parmi les effets physiques qui limitent la
concentration d’oxygène, on peut citer la présence de gaz inerte dans l’air, la porosité
et la tortuosité de la couche du catalyseur [Spr96]. Pour une cathode fonctionnant
avec de l’oxygène pur, cet arc situé aux basses fréquences est absent [Spr96]. Une
137
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
autre explication est parfois donnée et concerne la présence massive d’eau près de
l’électrode, eau qui s’oppose au passage des molécules d’oxygène [Pag98].
Im(Z)
Im(Z)
0,05
0,05
0,2 0,4 0,6 Re(Z) 0,1 0,2 0,3 0,4 Re(Z)
0 0
-0,05
-0,05
-0,1
-0,15 -0,1
-0,2 30 A -0,15 50 A
Figure 3.40 : Pile de 5 kW. Impédance en fonction de la fréquence pour des courants de
30 et de 50 A.
I RM (Ω) CDC RT C1 R1 C2 R2
(A) (F) (Ω) (F) (Ω) (F) (Ω)
30 0,102 0,0216 0,087 0,0344 0,22 0,904 0,146
Afin de vérifier l’effet de la présence des gaz en excès ou en manque, des mesures
d’impédance ont été réalisées sur la pile ZSW de 500 W du GREEN lorsque l’on diminue
ou augmente les flux de gaz. Pour l’hydrogène, une variation du flux de gaz (sous réserve
que celui-ci soit supérieur au flux minimal pour le courant considéré) a peu d’effet sur la
valeur de l’impédance (figure 3.41). Par contre, pour l’air, on remarque bien la présence du
deuxième arc et son rayon augmente en fonction de la diminution du flux de l’air (figure
3.41). Le phénomène observé est identique à celui observé pour la pile 5 kW.
Enfin, on peut remarquer sur la figure 3.40 que pour la pile de 5 kW, le modèle
à deux branches ne donne pas une très bonne approximation des phénomènes basses
fréquences (f < 3 Hz). On peut alors essayer d’améliorer le modèle en augmentant le
nombre de branches. Avec quatre ou six branches pour représenter l’impédance de
diffusion-convection, on obtient les paramètres donnés dans les tableaux 3.9 et 3.10
138
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Re(Z) Im(Z)
-0,01 -0,01
-0,02
-0,02 -15%
-0,03 -10%
-0,03 -5%
-0,04 +5%
+10%
Quantité d’air normale
I RM CDC RT C1 R1 C2 R2 C3 R3 C4 R4
(A) (Ω) (F) (Ω) (F) (Ω) (F) (Ω) (F) (Ω) (F) (Ω)
30 0,1 0,0127 0,0101 0,01 0,08 0,033 0,195 0,1 0,028 1,3 0,18
50 0,1 0,02 0,01 0,015 0,061 0,04 0,125 0,13 0,055 1,3 0,17
I RM CDC RT C1 R1 C2 R2 C3 R3 C4 R4
(A) (Ω) (F) (Ω) (F) (Ω) (F) (Ω) (F) (Ω) (F) (Ω)
30 0,1 0,014 0,018 0,015 0,08 0,03 0,195 0,15 0,02 0,8 0,01
50 0,098 0,02 0,01 0,015 0,061 0,04 0,125 0,13 0,04 0,3 0,013
I C5 R5 C6 R6
(A) (F) (Ω) (F) (Ω)
30 0,15 0,064 1,1 0,12
50 0,12 0,052 1,985 0,136
139
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Im(Z) Im(Z)
0,2 0,4 0,6 Re(Z) 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 Re(Z)
0 0
-0,05 -0,05
-0,1 -0,1
-0,15 30 A -0,15 50 A
-0,05 -0,05
-0,1 -0,1
-0,15 30 A -0,15 50 A
Malgré tout, des écarts sont remarqués aux basses fréquences, les modèles à
base de réseaux R-C semblent avoir du mal à représenter la diminution de la
résistance observée à très basses fréquences. Pour représenter ce phénomène, il faut
faire appel à d’autres types de modèle utilisant par exemple un élément à phase
constante.
140
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Cdc CPE
Rm
Rt Zwδ R
I Rm Rt Cdc Rd τd Q n R
(A) (Ω) (Ω) (F) (Ω) (s) (sn.Ω-1) (-) (Ω)
30 A 0,1067 0,2212 0,0342 0,1272 0,0592 1,0908 1,5144 0,0693
Avec l’élément à phase constante, les phénomènes aux très basses fréquences
sont mieux représentés (figure 3.45). Par contre, un tel modèle est plus difficile à lier
à un schéma équivalent de type électrique utilisable dans une modélisation de la pile à
combustible et de son environnement électrique.
Im (Z)
Im (Z)
0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 Re (Z) 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 Re (Z)
0 0
-0,05 -0,05 50 A
30 A
-0,1 -0,1
141
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Afin de vérifier la validité du modèle à deux branches nous allons comparer les
résultats obtenus expérimentalement et par simulation lors d’échelons de courant. Ces
essais ont été réalisés pour les deux piles de 500 W et de 5 kW.
Rm RT R1 R2
it iR1 iR2
idc iC1 iC2
iPAC
CDC C1 C2
VPAC
V0
Figure 3.46 : Schéma du modèle électrique équivalent d'une pile à combustible PEM.
142
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
V0 (V)
20
15
I (A)
10
0 10 20 30 40 50
Figure 3.47 : Tension V0, projection des points de la caractéristique statique sur l’axe
des tensions le long de la tangente.
VCdc ( t ) − VC1 ( t )
i t ( t ) =
RT
i dc ( t ) = i PAC ( t ) − i t ( t )
VC1 ( t ) − VC 2 ( t )
avec : i C1 ( t ) = i t ( t ) − i R1 ( t ) et : i R1 ( t ) =
i ( t ) = i ( t ) − i ( t ) R1
C2 R1 R2
VC 2 ( t )
i R 2 ( t ) =
R2
143
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
1 1 i PAC ( t )
− 0
R T ⋅ C DC R T ⋅ C DC
VCdc ( t ) VCdc ( t ) C DC
d 1 1 1 1 1
VC1 ( t ) = − ⋅ + ⋅ VC1 ( t ) + 0
dt R T ⋅ C1 C1 R 1 R T R 1 ⋅ C1
VC 2 ( t ) V (t ) 0
1 1 1 1 C2
0 − ⋅ +
R1 ⋅ C2 C 2 R 1 R 2
(3.12)
Les mesures sont effectuées sous les conditions d’utilisation suivantes : T stack =
55°C, T hum = 45°C, ut H2 = 50%, ut Air = 25%. L’hydrogène est délivré avec un débit
fixe largement suffisant pour 40 A. L’étude à débit variable n’est pas considérée ici
car on s’intéresse à la réponse électrique de la pile et non à la réponse des régulateurs
de débit.
Pour un niveau de courant débité par la pile, des échelons de courant positif et
négatif sont appliqués (figure 3.48). On remarque que la réponse en tension est plus
lente que celle du courant. Le retard est dû à la capacité de double couche qui
introduit une variation de la tension de forme exponentielle. La simulation suit les
résultats expérimentaux de façon très satisfaisante.
Pour les éléments du schéma, une fois établies les conditions initiales, ceux-ci
sont choisis à l’aide des expressions (3.5), l’établissement du courant d’une valeur à
une autre étant supposé instantané dans la simulation.
Pour cette pile pour laquelle les mesures ont été plus difficiles (deux campagnes
de mesure ont permis d’obtenir quelques résultats expérimentaux), la figure 3.49
présente la réponse à un échelon de 1 A autour de 10 A et ont conduit comme
précédemment à une bonne concordance entre les résultats expérimentaux et les
résultats obtenus par simulation avec le modèle à deux branches.
144
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
40
30
0 0,2 0,4 0,6 0,8
15 Tension du stack (V)
14
13
0 0,2 0,4 0,6 0,8
15
zoom
14
13
-0,01 0 0,01
t (s)
Figure 3.48 : Pile ZSW de 500 W. Réponse à un échelon de courant de 10 A autour de 40
A (en trait plein : mesure, en trait pointillés : simulation).
11
10,5
Echelon de courant
10
t (s)
9,5
92
mesures
t (s)
91
1,9 2 2,1 2,2 2,3 2,4
145
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Pour adapter la tension de la pile à combustible à une tension de sortie fixe (bus
continu par exemple), il est nécessaire d’insérer entre la pile et le bus un
convertisseur continu-continu. Dans cette partie nous présentons un convertisseur
statique réalisé au sein de notre laboratoire [Tho05]. Il permet d'adapter la tension de
sortie de la pile à une tension de 42 V (tension standard pour les applications
automobiles [Kei04, Lam05]). La figure 3.50 montre le schéma de principe de la mise
en cascade d’une pile à combustible et d’un convertisseur statique alimentant une
charge électrique.
H2
Pile à DC Charge
combustible électrique
PEM
Air, O 2 DC
Commande
146
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Pile à
combustible Convertisseur dc dc Charge
iPAC D1 iout
H2 L, RL
S2
ZPAC
vPAC C vBus RCH
E
S1
Air, O2
Commande
Vout 1
= (3.14)
VPAC 1 − D
Cette relation suppose que l’on néglige les pertes dans les différents éléments
du montage.
Lorsque la tension délivrée par la pile est minimale (12,5 V à 40 A pour la pile
147
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
IPAC IS ID1
tON
tOFF
T T
Figure 3.52 : Forme des courants dans les semi-conducteurs (transistor, diode) et à la
sortie de la pile.
IS,eff = I PAC ⋅ D
(3.15)
I D1,eff = I PAC ⋅ 1 − D
I out ⋅ D
C= (3.16)
∆Vout ⋅ f
2 2
I C ,eff = I D1,eff − I out ,eff (3.17)
148
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
courant :
VPAC ⋅ D
L= (3.18)
∆I PAC ⋅ f
149
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
di PAC
L ⋅ dt = VPAC − R L ⋅ i PAC − (R M ⋅ d + (1 − d ) ⋅ R D ) ⋅ i PAC − (1 − d ) ⋅ v D − (1 − d ) ⋅ VBus
d VC V
C ⋅ = (1 − d ) ⋅ i PAC − Bus
dt R CH
VBUS = VC + R C ⋅ i C
(3.19)
RM RC
vPAC RCH vBUS
S1 vC
C
RM RC RC
vPAC RCH vBUS vPAC RCH vBUS
S1 C vC C vC
S1 fermé S1 ouvert
150
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Pile à combustible
Contrôle de flux des 500 W, 23 cellules
gaz
H2
I
Air, O2
F
IPACmes IPAC
Filtre
vBusRef IPACmax _ d =
+_ PI + PID
IPACréf =
MLI
Bus
vBusMes vBus
Filtre
~
d iPAC (t ) ~ ~ ~
L = v PAC (t ) − R L iPAC (t ) − (1 − D )~ v Bus (t ) + VBus d (t )
dt
~ ~ (3.20)
C d v Bus (t ) = (1 − D )~i (t ) − I ~ d ( t ) −
v Bus (t )
dt
PAC PAC
R CH
151
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
~
où D est le rapport cyclique nominal du convertisseur, d est sa variation, VBus est la tension
nominale du bus continu, ~ v est sa variation, I
Bus est le courant nominal débité par la
PAC
~
pile et IPAC est sa variation.
où Vp est l’amplitude du signal en dents de scies généré par la MLI, K1 est le gain du
courant mesuré, Tfi est la constante de temps du filtre de courant. Les paramètres de la
fonction de transfert sont :
(1 − ) ⋅ ⋅ + ⋅ ⋅
= 2
=
+ ⋅ (1 − ) (1 − ) ⋅ ⋅ +
(3.22)
+ ⋅ (1 − )2 1 + ⋅ ⋅
ω = ζ= ⋅ ⋅ω
⋅ ⋅ 2 + ⋅ (1 − )2
152
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
VBusMes (p ) (T ⋅ p + 1) ⋅ 1 G V ⋅ (1 − TZv ⋅ p ) K2
= G CV ⋅ Cv ⋅ ⋅ (3.23)
VBusRéf (p ) BO TCv ⋅ p K1 (Tv ⋅ p + 1) Tfv ⋅ p + 1
où K2 est le gain de la tension du bus mesurée, Tfv est la constant de temps du filtre, et :
R CH ⋅ (VBus ⋅ (1 − D ) − I FC R L ) L ⋅ I PAC
GV = , TZv =
(1 − D )R CH I FC + VBus VBus ⋅ (1 − D ) − I PAC R L
(3.24)
VBus ⋅ R CH ⋅ C
Tv =
(1 − D ) ⋅ R CH ⋅ I PAC + VBus
153
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
50
40
30
20 Courant de la PAC (V)
10 (mesures)
0
18
16 Tension de la PAC (V)
(mesures)
14
12
50
40
30
20 Courant de la PAC (A)
10 (simulation)
0
18
16 Tension de la PAC (V)
14 (simulation)
12 t(s)
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5
Figure 3.55 : Pile à combustible avec convertisseur DC-DC. Variation brusque du courant
de charge de 10 à 40 A. Conditions d’utilisations de la pile : Tstack = 55°C,
Thum = 45°C, utH2 = 50 %, utAir = 25 %.
154
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
débit en compensant les appels de courant de charge par des sources auxiliaires
(supercondensateurs, batteries) [Tho06].
30
10
0 1 2 3 4
16
Tension de la pile (V)
14
12
t(s)
10
0 1 2 3 4
Figure 3.56 : Variation brusque du courant de charge avec un débit variable des flux de
gaz.
155
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
30
25
14,5
14
35
Courant (simulation) (A)
30
25
14,5
156
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
157
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
45
35
Tension du bus continu (V)
25
40
30
20 Courant de la pile (A)
10
18
16 Tension de la pile (V)
14
12
0,4 1 1,4 1,8 2,2
158
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Le courant est fixé à 30A, le principe est de mettre hors service l'humidificateur
pour une durée de temps donnée et de vérifier l’impact de cet arrêt sur la valeur de
résistance mesurée.
Sur la figure 3.60, nous montrons une comparaison entre les ondulations de la
tension et du courant pour des arrêts de 10 s et de 60 s de l’humidification. On peut
remarquer que la modification de l’humidification de la membrane se traduit par une
modification des ondulations de la tension et du courant.
Sur la figure 3.61 nous montrons l’évolution des amplitudes des ondulations de
la tension et du courant. On remarque que l’amplitude de l’ondulation de la tension
augmente avec l’assèchement de la pile, alors que celle du courant diminue.
Sur cette même figure, nous avons compensé la chute de tension ohmique. On
peut remarquer qu’il y a toujours une chute de tension qui est plus faible qu’avant.
Cela veut dire, qu’il n’y a pas que la résistance de la membrane qui est touchée par
l’assèchement, il peut aussi y avoir d’autres phénomènes liés aux électrodes et au
transfert de charges.
159
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
13
12,8
0 80 80
10
9,8
0 40 80
35 Courant de la PAC
60 s
30
10 s
25
0 40 80
t(µs)
Figure 3.60 : Ondulation de la tension et du courant en fonction de l’arrêt de
l’humidificateur pendant 10 s et 60 s.
0,18
∆V (V)
0,16
0,14
0,12
∆I (A)
4
3,5
2,5 t (s)
160
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
Rm (Ω)
0,07
0,06
Résistance de la membrane (Ω)
0,05
0,04
0,03
VPAC (V)
14
12
Tension de la PAC (V)
10
16 VPAC + Rm . I
14
12
t (s)
10
0 100 200 300 400 500 600 700 800
Figure 3.62 : Valeur de la résistance de la membrane, de la tension moyenne et de la
tension compensée de ses chutes ohmiques pendant un arrêt de
l’humidificateur.
161
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
3.7. Conclusion
Dans ce chapitre, après avoir donné une présentation générale du banc de tests
et des méthodes de mesures utilisées, nous avons effectué une identification des
paramètres de la caractéristique statique courant-tension. La méthode d’identification
utilisée a été testée avec un exemple de paramètres plausibles issus de la littérature.
Les résultats obtenus montrent que la fidélité de la courbe n’est pas suffisante pour
assurer la cohérence des paramètres. Un recours à la fixation de certains paramètres
connus est indispensable. Nous avons ainsi fixé les valeurs de la tension théorique à
vide, de la résistance de la membrane et des connexions mesurée à haute fréquence et
le courant limite. Le maintient du terme modélisant les pertes de concentration est
nécessaire pour une bonne représentation de la caractéristique statique même si on se
tient loin du courant limite.
Les différents résultats présentés ont souligné la dépendance des modèles ou des
courbes d’impédance avec la valeur du courant débité par la pile. L’avantage du
modèle à deux branches, comme nous l'avons montré, est qu'il permet de paramétrer
les variations du courant ou de la température.
Nous avons montré grâce au modèle à deux branches, que les simulations de
l'ensemble pile à combustible - convertisseur statique - charge électrique concordent
avec les résultats expérimentaux obtenus pour la pile de 500 W. En particulier, la
tension de la pile, à la fréquence de découpage des semi-conducteurs, présente un
taux d'ondulation qui est fonction du courant débité. Le rapport des amplitudes du
courant et de la tension correspond à la valeur de la résistance de la membrane.
162
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
163
Validation expérimentale et applications Chapitre 3
164
Conclusion générale
Conclusion générale
Dans ce travail, nous avons commencé par donner une description des piles à
combustible de type PEM et de leur principe de fonctionnement. Nous avons détaillé la
pile à combustible RCU 4500 du projet EPACOP en établissant en particulier les
schémas des différents convertisseurs statiques du système et ses modes de contrôle.
165
Conclusion générale
Le modèle proposé a été ensuite validé lors d’échelons de courant pour les deux
piles de 500 W et de 5 kW et lors du débit sur un convertisseur élévateur où les formes
d’ondes obtenues par simulation sont très proches des résultats expérimentaux.
166
Références
Bibliographie
[Ada05] W.A. Adams, J. Blair, K.R. Bullock and C.L. Gardner, ‘‘Enhancement of the
performance and reliability of CO poisoned PEM fuel cells ’’, Journal of Power
Sources, 12 March 2005.
[Amp96] J.C. Amphlett, R.F. Mann, B.A. Peppley, P.R. Roberge, A. Rodrigues, ’’ A model
predicting transient responses of proton exchange membrane fuel cells’’, Journal
of Power Sources61 (1996) 183-188.
[Amp93] J.C. Amphlett, R.M. Baumert, R.F. Mann, B.A. Peppley, [Link]. ’’A
Performance Model For PEM Fuel Cells’’, American Chemical society, 128 : 201-
207, 2004.
[And04] B. Andreaus, G.G. Scherer,’’ Proton-conducting polymer membranes in fuel cells-
humidification aspects’’, Solid State Ionics 168 (2004) 311 –320.
[Age01] Ekic Agel, Jacques Bouet Jean-François Fauvarque, Hakim Yassir,’’ Utilisation
d’électrolyte solide polymère dans les piles à combustibles alcalines’’, Ann. Chim.
Sci. Mat, 2001, 26 (4), pp. 59-68.
[Atk04] J.R. Atkins, S.C. Savett, S.E. Creager, ’’Large-scale current fluctuations in PEM
fuel cells operating with reduced feed stream humidification’’, Journal of Power
sources, 128 : 201-207, 2004.
[Bar05] F. Barreras, A. Lozano, L. Valino, C. Marin, A. Pascau, ‘‘Flow distribution in
bipolar plate of a proton exchange membrane fuel cell: experiments and numerical
simulation studies’’, Journal of Power Sources, 2005.
[Bin04] H. Bin, B. Davat, J-P. Martin, S. Raël et I. Sadli,’’ Modélisation du cœur de pile
des unités RCU 4500’’, Convention de Recherche ADEME – Gaz de France,
Novembre 2004.
[Boi02] Mathieu Boillot,’’Bilan de matière et étude électrochimique d’une pile à
combustible’’, rapport DEA 2002, Ecole Nationale Supérieure des Industries
Chimiques.
[Bou04] Bernard A. Boukamp, ‘’ Electrochemical impedance spectroscopy in solid state
ionics: recent advances’’, Solid State Ionics 169 (2004) 65–73.
[Bul02] Y. Bultel, L. Genies, O. Antoine, P. Ozil, R. Durand, “Modeling impedance
diagrams of active layers in gas diffusion electrodes: diffusion, ohmic drop effects
and multistep reactions’’, Journal of Electroanalytical Chemistry 527 (2002)
143_/155.
[Büc97] Felix N. Büchi, Supramaniam Srinivasan, ’’Operating Protons Exchange
Membrane Fuel Cells Without External Humidification Of the Reactant Gases’’,
Journal of Electrochemical Society, vol. 144, N° 8, August 1997, pp. 2767-2772.
167
Références
[Büc05] Felix N. Büchi, Arne B. Geiger, Rui P. Neto, ‘‘Dependence of current distribution
on water management in PEFC of technical size’’, Journal of Power Sources, 145
(2005) 62–67.
[Bus04] S. Busquet∗, C.E. Hubert, J. Labbé, D. Mayer, R. Metkemeijer, ’’A new
approach to empirical electrical modelling of a fuel cell, an electrolyser or a
regenerative fuel cell’’, Journal of Power Sources 134 (2004) 41–48.
[Ciu03] M. Ciureanu, S.D. Mikhailenko, S. Kaliaguine,’’ PEM fuel cells as membrane
reactors: kinetic analysis by impedance spectroscopy’’, Catalysis Today 82 (2003)
195–206.
[Cha00] R. M. Charnah, ‘‘Fuel cell drives for road vehicles ’’, Journal of Power Sources,
Volume 86, Issues 1-2, March 2000, Pages 130-133.
[Cun05] N. Cunningham, M. Lefèvre, G. Lebrun and J-P. Dodelet, ‘‘Measuring the
through-plane electrical resistivity of bipolar plates (apparatus and methods)’’,
Journal of Power Sources, 2005.
[Des03] Jonathan DESEURE, ’’Modélisation de cathodes de pile à combustible à oxyde
électrolyte solide (SOFC)’’, Thèse de doctorat de l’Institut National Polytechnique
de Grenoble, Grenoble, Octobre 2003.
[Dia96] J-P. Diard, B. Gorrec et C. Montella, Cinétique électrochimique. Hermann, 1996.
[Eik99] M. Eikerling, A.A. Kornyshev, ’’ Electrochemical impedance of the cathode
catalyst layer in polymer electrolyte fuel cells’’, Journal of Electroanalytical
Chemistry 475 (1999) 107–123.
[Fau01] Jeans-François FAUVARQUE, ‘‘les piles à combustibles et leurs applications’’,
Ann. Chim. Sci., 2001, 26 (4), pages. 1-8.
[Fon05] Guillaume Fontès, ’’ Mod´elisation et caract´erisation de la pile PEM pour l’étude
des interactions avec les convertisseurs statiques’’, Thèse de l’institut national
polytechnique de toulouse, septembre 2005.
[Fow02] M. W. Fowler, R. F. Mann, J. C. Amphlett, B. A. Peppley, P. R.
Roberge‚’’Incorporation of voltage degradation into generalysed steady state
electrochemical model for a PEM fuel cell’’, Journal of Power source106 (2002)
274-283.
[Fre01] Tatiana J.P. Freire, Ernesto R. Gonzalez, ’’Effect of membrane characteristics and
humidification conditions on the impedance response of polymer electrlyte fuel
cells’’, Journal of Electroanalytical Chemistry 503 (2001) 57-68.
[Fri04] W. Friede, S. Raël, B. Davat, ’’Mathmatical model an characterization of transient
behavior of a PEM Fuel Cell’’, IEEE Transaction, 2004.
[Fri03] W. Friede, ‘’Modélisation et caractérisation d’une pile à combustible du type
PEM’’. Thèse de doctorat de l’Institut National Polytechnique de Lorraine, Nancy,
août 2003.
[Kor96] K. Kordesch et G. Simader, ’’Fuel cell and their applications’’, VCH, Weinheim,
1996. ISBN: 3-527-28579-2.
[Kei04] Thomas A. Keim, ’’Systems for 42 V mass-market automobiles’’, Journal of
Power Sources 127 (2004) 16–26.
168
Références
169
Références
[Oll99] D. Olliver, ‘‘Les piles à combustible, état de l’art dans le monde’’, octobre 1999.
[Osa03] T. Osaka, S. Nakade, M. Rajamäki, T. Momma,’’ Influence of capacity fading on
commercial lithium-ion battery impedance’’, Journal of Power Sources 119–121
(2003) 929–933.
[Pie02] Nathalie Pierard et al, ‘‘Mise en forme des nanotubes de carbone pour le stockage
de l’hydrogène ’’, Matériaux, 2002.
[Pag98] V. A Paganin, C. L. F. Oliveira, E. A. Ticianelli, T. E. Spriger, E. R. Gonzalez,
‘‘Modelistic interpretation of the impedance response of a polymer electrolyte fuel
cell’’, Electrochemica Acta, Vol. 43, No. 24, pp. 3761-3766, 1998.
[Qi02] Zhigang Qi, Chunzhi He and Arthur Kaufman, ’’Effect of CO in the anode fuel on
the performance of PEM fuel cell cathode’’, Journal of Power Sources, Volume
111, Issue 2, 23 September 2002, Pages 239-247.
[Sad04] I. Sadli, J.-P. Martin, S. Raël, B. Davat,’’Modèle d’impédance d’une pile à
combustible PEM pour des applications en électronique de puissance’’, EPF, 2004,
Toulouse.
[Sad05a] I. Sadli, P. Thounthong, J.-P. Martin, S. Raël, B. Davat,’’ Behaviour of a PEMFC
supplying a low voltage static converter’’, Journal of Power Sources 156 (2006)
119–125.
[Sad05b] I. Sadli, J.-P. Martin, S. Raël, B. Davat,’’ Impedance model for power electronics
applications’’, Fuel Cells Seminar, California, 2005.
[Spr98] T. E. Springer, et al., ‘‘Characterization of Polymer Electrolyte Fuel Cells Using
AC Impedance Spectroscopy’’, Journal of Electrochemical Society, vol. 143, n°2,
1998, pp. 587-599.
[Spr96] T. E. Springer, T. A. Zawodzinski, M. S. Wilson, S. Gottesfeld, ’’Characterization
of Polymer Electrolyte Fuel Cells Using AC Impedance Spectroscopy’’, Journal of
Electrochemical Society, vol. 143, N° 2, Februry 1996, pp. 587-599.
[Spr93] T. E. Springer, M. S. Wilson, S. Gottesfeld, ’’Modelling and experimental
Diagnostics in Polymer Electrolyte Fuel Cells’’, Journal of Electrochemical
Society, vol. 140, N° 12, Decembre 1993, pp. 3513-3526.
[Spr91] T. E. Springer, T. A. Zawodzinski, S. Gottesfeld, ’’Polymer Electrolyte Fuel Cell
Model’’, Journal of Electrochemical Society, vol. 138, N° 8, August 1991, pp.
2334-2342.
[Sri01] P. Sridhar, R. Perumal, N. Rajalakshmi, M. Raja, K.S. Dhathathreyan,
’’Humidification studies on polymer electrolyte membrane fuel cell’’, Journal of
Power Sources 101 (2001) 72-78.
[Sud04] Sudarshan Rao Nelatury, Pritpal Singh, ‘‘Equivalent circuit parameters of
nickel/metal hydride batteries from sparse impedance measurements’’, Journal of
Power Sources 132 (2004) 309 –314.
[Tho05] P. Tounthong, ’’Conception d’une source hybride en utilisant une pile à
combustible et des supercondensateurs’’, Thèse de doctorat de l’Institut National
Polytechnique de Lorraine, Nancy, décembre 2005.
[Tho06] P. Tounthong, I. Sadli, S. Raël et B. Davat, ’’ A Control Strategy of Fuel
Cell/Battery Hybrid Power Source for Electric Vehicle Applications’’, 37th IEEE
Power Electronics Specialists Conference / June 18 - 22, 2006, Jeju, Korea.
170
Références
171
Modélisation par impédance d’une pile à combustible PEM
pour utilisation en électronique de puissance
Cette thèse s’intéresse à la modélisation dynamique d’une pile à combustible à membrane échangeuse de
protons (PEM) en vue de son intégration dans un environnement d’électronique de puissance.
Après une présentation générale du fonctionnement des piles PEM et d’un exemple d’implantation d’une
pile stationnaire sur un site réel, le mémoire s’oriente vers la modélisation en statique et en dynamique de
ces piles à combustible. Un modèle statique basé sur une expression de la tension en fonction du courant
débité est tout d’abord présenté. Les difficultés de l’identification des paramètres du modèle sont soulignés
et conduisent à choisir a priori certains paramètres. Le modèle dynamique est élaboré ensuite. Il est montré
que l’impédance électrochimique de diffusion-convection sur une couche de diffusion finie s’apparente à
une ligne de transmission de type RC court-circuitée à son extrémité. Une discrétisation en un nombre fini
d’éléments a été effectuée afin d’obtenir un modèle simple aisément utilisable dans des logiciels de
simulation électrique. Le modèle le plus simple présente deux branches RC différentes pour la partie de
diffusion-convection auxquelles sont ajoutées la capacité de double couche et les résistances de transfert, de
la membrane et des connexions. Cette modélisation est validée sur deux piles de 500 W et 5 kW, pour des
fréquences variant entre 0,05 Hz et 2 kHz. L’influence du niveau de courant et de la température sur la
valeur des éléments du modèle est soulignée. Le modèle proposé est ensuite validé lors d’échelons de
courant pour les deux piles considérées et lors du débit sur un convertisseur élévateur. Il est montré dans ce
cas comment l’utilisation du découpage haute fréquence du convertisseur permet un diagnostic de l’état
d’humidification de la membrane de la pile à combustible.
This thesis deals with dynamic modelling of a proton exchange membrane fuel cell (PEMFC) with a view to
integrate it into power electronics environment.
After a general presentation of PEM fuel cells operation and of an example of installation of a stationary fuel
cell on a real site, the report develops static and dynamics modelling of these fuel cells.
Firstly a static model based on an expression that links current and voltage is presented. The difficulties of
the parameters identification of the model are underlined and lead to impose some of the parameters. The
dynamic model is then obtained. It is shown that the electrochemical diffusion-convection impedance on a
limited diffusion layer is similar to a RC transmission line which is short-circuited at its end. A
discretization on a short number of elements is carried out in order to obtain a simple model easily usable in
electric simulation software. The simplest model presents two different RC branches for diffusion-
convection, a double layer capacitor, a transfer resistance, and a membrane and connections resistance. This
modelling is validated on two fuel cells, (500 W and 5 kW), for frequencies varying from 0.05 Hz to 2 kHz.
The influence of the current and the temperature on the value of the model elements is underlined. The
proposed model is then validated for both fuel cells during current step responses and operation with a boost
converter. In this case it is shown how the high frequency switching of the converter can be used to obtain a
diagnostic on the humidification state of the fuel cell membrane.
Keywords: Protons exchange membrane fuel cell - Impedance spectroscopy - Faradic impedance -
Dynamic model - Static converter.