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Fondements de la politique monétaire

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Fondements de la politique monétaire

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SECTION I : fondements théoriques de la politique monétaire.

Une bonne politique monétaire est indispensable pour le fonctionnement de l’économie,


si elle est trop expansionniste elle génère de l’inflation, ce qui nuit la croissance, par contre
une politique monétaire restrictive peut être à l’origine d’une sévère récession au cours de la
quelle la production baisse et le chômage augmente, encore elle peut provoquer la déflation
(chute de niveau des prix or la déflation, peut occasionner de sérieux dégâts dans une
économie, par ce qu’elle crée une instabilité financière et même génère des crises), et dans
cette section nous allons nous intéresser au plusieurs question :
- Que ce que une politique monétaire.
- Les instruments de la politique monétaire.
- les objectifs de la politique monétaire.
I- Définition de la politique monétaire.
La politique monétaire et un volet de la politique économique visant à influer sur
l’évolution de la masse monétaire, et les taux d’intérêt, et par ce biais, sur l’inflation, la
croissance, l’emploi et le taux de change.1
Donc la politique monétaire est une l’ensemble des mesures qui sont destinées à Agir sur
les conditions de financement de l’économie, et son objectif principal est le maintien de la
stabilité des prix (approche monétariste), mais elle peut aussi favoriser la croissance et le
plein-emploi (approche keynésienne), mais quelle qu’en soient les apparences, elle consiste à
ajuster l’offre de monnaie pour stabiliser le binôme (inflation-production).2
Enfin la politique monétaire est l’action par la quelle l’autorité monétaire en général la
banque centrale agit sur l’offre de monnaie dans le but de remplir son objectif de triple
stabilité (taux d’intérêt, taux de change et prix).
Lorsque un état détermine sa politique monétaire, il doit décider si cette politique est pour
un seul but « la maitrise de l’inflation » ou si elle doit influer aussi sur la production
nationale, ou le niveau de chômage et le taux de change donc on distingue trois types de
relations entre le gouvernement d’un pays et la banque centrale, soit c’est le gouvernement
qui décide de l’objectif de la politique monétaire et c’est à la banque centrale de respecter cet
objectif ; soit le gouvernement décide de l’objectif de la politique monétaire et des moyens a
mettre en ouvre, soit enfin la banque centrale est libre de choisir ses objectifs et les moyens à
mettre en ouvre.
Donc la politique monétaire fait référence à l’ensemble des messages et signaux qui sont
envoyés par les autorités monétaire aux agents privés, afin d’influencer sur les anticipations et
le comportement des agents économiques, cette politique monétaire est une composante de la
politique économique d’ensemble.
2- types de la politique monétaire.
3- Instruments de la Politique Monétaire.

la politique monétaire est l’ensemble des mesures qui sont destinées à agir sur les
conditions de modalités de financement de l’économie, dans ce sens la banque centrale
dispose d’une série d’outils pour moduler la création monétaire.

1
- CLAUDE Danièle, FRANK Bazuréau, SERGE Bosc et al « Dictionnaire d’économie et de sciences
sociales », Edition NATHAN, Paris, 1993, P13.
2-
KOSHY Mathai, « Qu’est ce que la politique monétaire », Finance et Développement, septembre 2009, P46.
3-1) Politique de Refinancement Bancaire.

Souvent les banques centrales agissent par des interventions sur le marché de la monnaie
centrale, où les banques commerciales échangent des liquidités à très court terme. Par
conséquent, dans le cas d’une baisse du taux d’intérêt réel (Δ↓ taux d’intérêt > Δ↑ l’inflation),
donc la baisse de taux d’intérêt réel stimule la consommation et l’investissement. En raison de
la relative rigidité des prix à court terme, cette hausse de la demande globale se traduit par une
expansion de l’activité économique.3

Dans les pays ou les marchés financiers sont suffisamment développés, le financement
de l’économie se fait principalement par ces marchés et partiellement par les crédits
bancaires, par contre dans une économie où les marchés financiers sont peu développé le
financement de l’économie se fait principalement par les crédits bancaires. 4

Dans ce cas les effets des modifications de taux directeurs sont généralement étudies dans
le cadre d’une Analyse des comportements des agents économiques (ménage, entreprise,
Etat), et dans une perspective de court terme et avec une baisse non anticipée des taux
d’intérêt, en distingue :

A- l’effet de substitution : les modifications de taux d’intérêt conduisent les agents à


revoir l’arbitrage entre consommation immédiate et épargne, par ce que une baisse de
taux diminue la valeur de la consommation future et incite à consommer
Aujourd’hui puisque l’épargne devient moins intéressent et le crédit moins cher.
B- l’effet de revenu : une baisse de taux entraine une hausse de la valeur actualisée des
dépenses de consommation anticipées au futures. le résultat, la consommation futur est
plus coûteuse, tout choses égales par ailleurs. les ménages préfèrent par conséquent
épargner davantage et réduire leur consommation immédiate pour faire face à cette
situation.
C- l’effet de richesse : Une baisse de taux d’intérêt entraine une hausse de la valeur
actualisée des revenus futurs des ménages, cette augmentation s’applique au capital
financier. ainsi, pour ce dernier, les agents peuvent décider de vendre une partie du
portefeuille de titre pour obtenir davantage de bien et service. ils consomment plus de
biens et services.

En ce qui concerne les effets sur l’investissement, une baisse de taux entraine un coût
d’usage du capital plus faible et donc une augmentation de la profitabilité de la
production, et donc par la suite une hausse d’investissement. 5

3
- JEAN François Goux, « Macroéconomie Monétaire et Financière, théories, institution, politique », 5eme
édition, Economica, France 2010, p266.
4
- AMOUKRANE Mustafa, RASDI Sabrina « Efficacité de la politique monétaire dans les pays VDS ; les
expériences passées et les défit futurs », colloque international : la conduite de la politique monétaire en Algérie
durant les deux dernières décennies ; objectifs et limites, le 17 et 18 Novembre 2015, université Hassiba Ben
Bouali de chlef, Algérie p08.
5
- FREDERIC Mishkin, PIERRE CYRILLE Hautcoeur, DOMINIQUE Lacoue-labarthe, et al « Monnaie
Banque et marchés financiers », 9eme édition, PERSON, paris, 2010, p569-575.
Ce principe il se base sur le niveau de taux d’intérêt que les autorités font varier selon
l’objectif voulu.

Théoriquement une augmentation du taux d’intérêt réduit la création monétaire, ceci à


travers la baisse de la demande de refinancement des banques commerciales ou à travers la
diminution de la demande globale, il s’agit donc d’une politique d’offre de monnaie centrale
pour une durée limitée et fixée à l’avance, ici on distingue entre :6

- les opérations principales de financement pour une durée de deux semaines.


- les opérations de refinancement à long terme, pour une période de trois mois.
- les opérations de réglage fin : sont des opérations qui peuvent être effectuées aussi
sous forme d’opérations temporaires ou encore des opérations de swaps de change.

3-2) la Politique des Réserves Obligatoires.


Cette politique consiste à obliger les banques de second range à déposer à la banque
centrale des réserves en monnaies banque centrale, non rémunérer en fonction des dépôts.

Il s’agit de créer artificiellement une fuite en monnaie banque centrale pour limiter les
possibilités de création monétaire, donc la banque centrale vise à rendre les banque ordinaires
plus ou moins liquides afin d’encourager ou freiner la distribution des crédits. Ce taux de
réserve obligatoire change avec la conjoncture économique.

Donc les réserves obligatoires jouent le rôle d’un stabilisateur et régulateur si banque
centrale veut réduire l’expansion des crédits ; elle augmente son taux de réserve obligatoire, le
cas échéant elle l’abaisse.7

3-3) L’open Market.

les opérations d’open Market présentent plusieurs avantages par rapport aux autres outils
de politique monétaire.

Généralement la banque centrale intervient sur le marché monétaire afin d’acheter et de


vendre des titres, l’objectif est d’influer sur la liquidité du marché, ce type d’intervention a
augmenter depuis la deuxième guerre mondiale et tendent à prendre une place croissante
parmi les instruments de la politique monétaire.8

 En achetant des titres, la banque centrale fournit des liquidités et fait augmenter le
cours des titres, donc la banque centrale achète des bons de trésors pour injecter de la
monnaie dans l’économie.
 En vendant des titres la banque centrale réduit le volume des liquidités, fait augmenter
le taux d’intérêt, ce qui accroit le prix de refinancement pour les banques de second
degré.

6
- FREDERIC Mishkin, PIERRE CYRILLE Hautcoeur, DOMINIQUE Lacoue-labarthe, et al, op-cit p 576
7
- BOUMGHAR Mohamed yazid, « la conduite de la politique monétaire en période de transition, examen de
l’expérience de la banque d’Algérie »thèse doctorat, ENSSEA, Alger 2016, p38.
8
- JEAN FRACOIS Goux , op-cit, p276.
les opérations de l’open Market peuvent être mises en œuvre rapidement, par exemple les
délais administratifs sont très courts, aux Etats-Unis, quand la FED décide de modifier l’offre
de monnaie centrale, il lui suffit de donne des ordres auprès des courtières, et après les
transactions ont lieu immédiatement.9

Figure Nº1 : l’opération de l’open Market.

Public (Achat & Vente)

Banque Centrale Versement, Retrait


Variabilité de la Base
(achat & vente)
Monétaire
de titres Banques Secondaires

(Achat & Vente)


modification de liquidité

La source : FREDERIC Mishkin, PIERRE CYRILLE Hautcoeur, DOMINIQUE Lacoue-labarthe, et al, op-cit p 581.
3-4) Encadrement du crédit.

Ce type d’instrument contraignant alloue à chaque banque de second rang une somme de
crédit à octroyer, et tout dépassement de la dite enveloppe fait l’objet de sanction, dans ce
sens le caractère concurrentiel du marché du crédit est fortement réduit, pour ce la, la part de
marché des banques ne peuvent que faiblement évoluer, et dans cette logique de rationnement
les banques ont tendance à jouer la sécurité et à privilégier leur clients traditionnels.

Dans le même esprit interventionniste, l’Etat peut également octroyer des crédits
privilégiés à certains secteurs ou catégories d’agents (Agriculture, logement, …), par
l’utilisation de prêts bonifiés.10

Donc l’Etat contrôle l’évolution de la masse globale des crédits, et aussi il influence
également la répartition de ces derniers entre les agents économiques. 11Aussi la banque
centrale recourt à l’encadrement du crédit dans les situations d’inflation qui exigent une action
rapide et efficace, donc l’encadrement du crédit freine directement la progression de la masse
monétaire.12

4) objectifs de la politique monétaire

Pendant les années 90, un large consensus s'est dégagé concernant l'objectif de la
politique monétaire. à long terme, Les autorités doivent œuvrer pour stabiliser la valeur de la

9
- FREDERIC Mishkin, PIERRE CYRILLE Hautcoeur, DOMINIQUE Lacoue-labarthe, et al, op-cit p 581.

10
- prêts bonifies sont des prêts alloués à un taux d’intérêt inférieur au taux du marché, et la différence étant prise
en charge par l’Etat.
11
- BOUMGHAR Mohamed yazid « la conduite de la politique monétaire en Algérie : un essai d’examen »,
CREAD, Alger, Octobre 2004, p08.
12
- GHAZOUI Kamel, « politiques Macroéconomiques », Tome 1, Edition CLE, Tunisie, 2009, p152.
monnaie. C'est à dire viser à obtenir et à maintenir la stabilité des prix (internes et externes
de la monnaie).

Dans la pratique néanmoins, la banque centrale ne se préoccupe pas de ce seul résultat.


Elle se voit Obligée :

 D'assurer la stabilité systémique des canaux de transmission de la politique


monétaire.
 De réagir à plus court terme, comme tenu d'évolution de la conjecture.
 veiller à la bonne conduite du prix externe de la monnaie.

L’expérience dans le monde nous donnent les possibilités suivantes dans les choix des
objectifs (trois objectifs stratégiques sont possibles).ce sont des objectifs exogène au Final.
et d'autres qualifies dans la littérature spécialisée Comme objectifs intermédiaires (niveau
de l'offre monnaie, Le taux d'intérêt. Le taux d'inflation et le taux de change)13.

4-1) La croissance économique.

la recherche d'une forte croissance et liée à l'objectif de plein emploi. Ainsi la politique
monétaire doit servir à développer la demande Global qui entraîne l’offre global qui, à son
tour accroître l'emploi. Et selon la théorie endogène de la croissance, l'accumulation du
capital est divisée en trois composantes :

L'accumulation du capital humain, l’accumulation du savoir, et enfin l’accumulation de


développement de la nouvelle technologie. Dans la plupart de cas Ces composantes sont
financées par des emprunts.

Par conséquent, leur accumulation dépendront du taux d'intérêt. Ainsi, un environnement


de politique monétaire instable implique un taux d'intérêt instable et par conséquent une
instabilité de la croissance économique, ainsi on peut Conclure que le niveau du stock de
capital désiré des firmes dépend de taux d’intérêt anticipé.14

4-2) la lutte contre le chômage.

La lutte contre le chômage est importante pour deux motifs :

A- un taux de chômage élevé est à l’origine de nombreux problèmes sociaux (des


ménages se retrouvent alors confrontés à de sérieuses difficultés financières. cette
deuxième variable fondamentale des objectifs de politique monétaire, il est définie
comme le rapport de la population en chômage sur la population active.15

13
- HAMID A. TEMMAR « la transition de l’économie émergente, références théoriques stratégies et politiques,
OPU, Alger 2011,pp 559,560.
14
- MICHEL Voisin « comprendre la monnaie et les politiques monétaires, 2eme édition, BREAL, 2014, p161-
165
15
- JACQUES Généraux, « introduction à la politique économique », Edition POINTS, 1999, France, p184.
B- quand le taux de chômage est élevé, l’économie a non seulement une main-d’œuvre
inemployée, mais aussi des ressources inutiles (unité de production, équipements)
d’où une perte de production et par conséquent un PIB plus faible16.

La croissance => Augmentation de l’emploi => réduction du chômage.

Aussi, il existe un chômage structurel correspondant à une mauvaise adéquation entre


les caractéristiques des offres d’emplois et les qualifications de salariés, cette forme de
chômage constitue un réel problème. Néanmoins la politique monétaire ne peut pas faire
grand-chose pour lutter contre elle.

En 1958, dans la revue Economica, l’économiste de « London school of economics »


a publie un article sous le titre « la relation entre le chômage et le taux de croissance des
salaires nominaux, cette relation statistique établie par Philips prendre la forme d’une
boucle, se rapprochant d’une fonction décroissante. Par la suite de nombreux économistes
ont testé des « courbes de Phillips » mais en remplaçant le taux de variation des salaires
par le taux d’inflation.

Figure Nº1 : Courbe traditionnelle de Philips.


Taux de croissance

Des salaires

•A •A’

•B

•C Taux de chômage

La source : CLAUDE Danièle, FRANK Bazuréau, SERGE Bosc et al op-cit, P 301.

Entre le point A, on trouve le problème de l’arbitrage entre l’inflation forte et chômage


faible, Au niveau de point B, se pose le problème de l’inflation faible et chômage fort.

16
- Ibid.
Par rapport à A’ correspond à la stagflation (plus de chômage et plus d’inflation), mais
au milieu des années soixante dix, ce principe est soumise à une double secousse avec
l’apparition de la courbe de Philips selon Friedman.

Figure Nº1 : Courbe de Philips selon Friedman.


Taux de croissance

des prix

Pb B

Pa A

U0 Taux de chômage

la Source : CLAUDE Danièle, FRANK Bazuréau, SERGE Bosc et al, op-cit, P 301.

Selon Friedman la politique économique de relance ne réussit pas à faire régresser le


chômage, qui reste au niveau du chômage naturel U 0, mais le taux d’inflation s’accroit
(point B).
4-3) la lutte contre l’inflation.
L’efficacité d’un ciblage direct de l’inflation dépend à la fois de la qualité des prévisions
en matière d’inflation et de stabilité du lien entre les mesures de la politique monétaire et
l’inflation. et devant la difficulté de la tache, les autorités peuvent décider de fixer un objectif
intermédiaire pour le quel le lien avec l’inflation est connu et vis-à-vis du quel les effets de la
politique monétaire sont plus immédiatement visible et contrôlable. En particulier, les
autorités peuvent choisir de contrôler les agrégats monétaires.17
4-4) la stabilité des prix.

Au sens strict, la stabilité du niveau général des prix est définie par deux conditions, la
première c’est l’absence d’incertitude quant à son évolution à long terme, la seconde
17
- FREDERIC Mishkin, PIERRE CYRILLE Hautcoeur, DOMINIQUE Lacoue-labarthe, et al, op-cit p 581.
condition est assouplie en raison des problèmes soulevés pour mesurer correctement la hausse
des prix, donc la stabilité des prix est alors définie comme une situation où les variations
attendues du niveau moyen du niveau moyen des prix sont suffisamment faible, pour ne pas
influer sensiblement sur les décisions financières des entreprises et des ménages 18, puisque
cela vient compliquer les prises de décision des ménages et des entreprises et des pouvoirs
publics, ce qui rend le système financier moins efficient, et permis les avantages de la stabilité
des prix 19:

- la stabilité des prix améliore la transparence du mécanisme de prix relatifs.


- la stabilité des prix assure une répartition plus efficace des ressources et accroit le
potentiel productif de l’économie.
- la stabilité des prix réduit au minimum la prime correspondante à la compensation du
risque, donc elle contribue à stimuler l’investissement et la croissance.
- la stabilité des prix permit d’éviter l’important phénomène de redistribution arbitraire
de la richesse et des revenus.

4-5) la maitrise des objectifs intermédiaires.

A- le contrôle de la masse monétaire et gestion de liquidité.

Il est nécessaire de disposer rapidement d’une mesure exacte de la variable retenue


comme objectif intermédiaire. En effet, celui-ci est intéressant si, et seulement si, il donne
rapidement un signal sur le caractère de la politique monétaire.

la quantité de monnaie centrale est facile à mesurer, mais elle est disponible avec un
léger décalage. En revanche, les taux d’intérêt sur le marché monétaire sont non seulement
facile à mesurer, mais aussi immédiatement observables, mais malheureusement le taux réel
est difficile à calculer en raison des problèmes rencontrés pour mesurer l’inflation anticipée.

Enfin il est difficile de faire un choix, entre les taux d’intérêt ou les agrégats de monnaie
comme objectif intermédiaire, en se fondant uniquement sur ces deux premiers caractères car,
à cet égard, aucune des deux variables ne l’importe clairement sur l’autre.

Les banque centrales font aujourd’hui référence à la masse monétaire, celle-ci est
composée de différentes formes de monnaie (les monnaie divisionnaires ou pièces, les billets
de banque, qui constituent la monnaie fiduciaire…).20

Décidé de contrôler la masse monétaire et évaluer les résultats de la politique monétaire


suivie, est simple en théorie. En pratique, il faut savoir mesurer la masse monétaire, ce qui
pose des problèmes théoriques, on trouve ensuite toute une série de placement plus ou moins
liquides, et la problème est de savoir où s’arrête la monnaie et ouu commence la finance
(placements).

Tableau Nº1 : les Agrégats monétaires.


18
-Ibid, P 597.
19
- ANDRE Chaïneau, « Mécanisme et politique monétaire, 1 ere 2dition, QUADRIGE, 2000, France, p145.
20
- - MICHEL Voisin, op.cit, p31.
Engagements M1 M2 M3
Monnaie fiduciaire x x x
Dépôts à vue x x x
Dépôts à terme d’une durée inférieure à 2 ans x x
Dépôts remboursables avec préavis inférieure à ≤3 mois x x
Pension x
Titres d’OPCVM* monétaire x
Titres de créance d’une durée initiale inférieure à≤ 2 ans x

La Source : MICHEL Voisin, op-cit, p32.


la distinction des agrégats M1, M2, M3, traduit des degrés dans la « liquidité », et le
caractère plus ou moins « risqués », concernant l’agrégats L(non monétaire), on ajoute à M3,
les titres négociable émis par les agents non financière et l’épargne contractuelle. 21

Section II : logique Macro économique de la politique monétaire.


Les théories monétaires s’opposent sur le rôle de la monnaie dans l’économie; les
Classiques et néoclassiques considèrent que la monnaie est neutre, par contre les keynésiens
affirment que la monnaie est active et qu’elle peut être utilisée pour améliorer les
performances économiques et les monétaristes pensent que la monnaie est active mais que son
utilisation est surtout nocive à l’économie.
1- La conception de la politique monétaire dans les théories économiques.
1-1 La théorie quantitative
La théorie quantitative de la monnaie est une des plus anciennes théories qui analyse les
Phénomènes monétaires. La première apparition de cette théorie date du 16ème siècle suite
aux travaux de Jean BODIN en 1568 qui portaient sur les effets inflationnistes dû à l’afflux
d’or et d’argent en prévenance du nouveau monde. D’après lui, il ya une hausse des prix et
propose l’une des premières interprétations quantitativistes (quantité de monnaie) de la hausse
des prix mais J. BODIN ne généralisait pas ses conclusions en une véritable théorie3. La
relation de causalité entre la quantité de monnaie en circulation est posée de façon directe par
David HUME en 1752. Cet économiste montre que la monnaie est neutre à long terme et
n’influence pas l’économie réelle, une variation sur la masse monétaire influence uniquement
les prix. Et à court terme, l’accroissement de la quantité de monnaie provoque une hausse de
la demande de produit ce qui oblige les employeurs à être en mesure d’employer plus de
travailleur ou d’augmenter le prix du travail en cas de pénurie des travailleurs.
Le mécanisme de la hausse des prix induit par une variation de la quantité de monnaie a
été précisé par CANTILLON en 1755. Il déclarait que la monnaie additionnelle, utilisée par la
Consommation, provoque un supplément de demande qui pousse les prix et services
demandés à la hausse (donc la hausse des prix n’est pas générale mais proportionnelle). Enfin,
ce n’est pas la quantité de monnaie elle-même qui est importante mais le flux circulant qui en
découle.
Donc Cantillon est le premier à avoir proposé la notion de la vitesse de circulation de la
monnaie que FISHER réactualise en 1911 selon ses propres termes, en formalisant l’idée de la

21
-Ibid., P.104.
*- Titres des organismes de placement collectifs en valeurs mobilières.
liaison entre la quantité de monnaie en circulation et le niveau général des prix, dans ce qu’on
appelle l’équation quantitative de la monnaie.
R. Cantillon fait la distinction entre circulation de la monnaie et circulation du crédit, tout
en soulignant leur similitude d’influence, en particulier sur les prix. il complète l’analyse de
ses prédécesseurs avec la notion de vitesse de circulation de la monnaie, qu’il définit de la
manière suivantes :
M.V=P.T
M : la quantité de monnaie en circulation ;
V : la vitesse de la circulation de la monnaie ;
P : le niveau général des prix ;
T : le volume des transactions effectuées dans une économie pendant une période de
temps donné.
la vitesse de circulation de la monnaie ou du crédit, c’est le nombre des paiements
qu’effectue la monnaie ou le crédit dans un temps donné « il exprime très clairement l’idée
que ce n’est pas la masse la masse ou le stock le stock monétaire M, qui a une influence, mais
plutôt le flux circulant MV »22. Le principe de cette équation consiste à représenter l’égalité
entre quantité totale de la monnaie en circulation M . V et la valeur globale des transactions
réalisées P . T , Ainsi la thésaurisation diminue la vitesse, par contre la déthésaurisation
l’augmente « le crédit et ce que nous appelons les innovations financière sont également des
facteurs accélérateurs de cette vitesse »23, en autre le même auteur fournit une explication
cohérente de mécanisme de transmission de MV sur P. d’après lui, c’est l’augmentation des
dépenses de consommation consécutives à un accroissement de la monnaie disponible qui
explique la hausse des prix. il note, conformément aux idées de l’époque, que celle-ci peut
être réduite grâce aux importations.
Irving Fisher n’intègre pas les crédits dans sa formule et se présente comme une équation
algébrique à deux parties (gauche et droite). Fisher commence d’abord à bâtir la partie gauche
de l’égalité algébrique en raisonnant uniquement avec la monnaie manuelle fiduciaire, il
dénote par (𝐸) le total de la monnaie en circulation (i.e. la quantité annuelle de monnaie
dépensée dans les biens pour une communauté donnée) ; Il désigne par (𝑀) la moyenne

des autres par des intervalles de temps égaux infiniment petits. Si on fait le rapport ( 𝐸𝑀) des
arithmétique simple des sommes d'argent existants à des instants successifs séparés les uns

dépenses annuelles (𝐸) par le montant moyen de l’argent en circulation (𝑀), on obtiendra le
taux moyen de renouvellement de l’argent dans son échange avec les biens. Il appelle le

formule mathématique de (𝑉) selon Fisher est : 𝑉=𝐸 , elle permet aussi d’écrire l’égalité
rapport (𝐸𝑀) par la vitesse de circulation de la monnaie désormais notée (𝑉). Donc la

encore vraie suivante 𝐸=𝑀𝑉.


Pour analyser l’influence de la monnaie scripturale sur les prix, Fisher renoue avec
l’approche circulationniste. Il fait l’analogie avec les billets de banques qui circulent, car,
disait-il que la monnaie scripturale circule elle aussi grâce à un moyen spécial appelé chèque.

pour les billets. En prenant la grandeur 𝑷 comme une moyenne pondérée de tous les prix, 𝑴
Cette circulation de monnaie scripturale peut être mesurée en quantité et en vitesse comme

représentant la masse monétaire fiduciaire actuellement en circulation, 𝑽 étant la vitesse de


circulation de la monnaie fiduciaire, 𝑻 étant le volume global des transactions, 𝑴’
représentant le total des dépôts à vue transférables par chèque et 𝑽’ étant la vitesse de

des échanges comme suit : 𝑴𝑽 + 𝑴’𝑽′=Σ𝑷𝑸= 𝑷𝑻


circulation de ces dépôts, Fisher (1911/1920, p.48) présenta alors sa célèbre équation générale

22
- JEAN FRACOIS Goux , op-cit, p203.
23
- Ibid.
Cette équation, bien qu’on l’attribue souvent à Irving Fisher, lui-même avait précisé dans
une note qu’elle n’était pas une nouveauté, car elle était déjà présente dans les écrits de John-
Stuart Mill sous forme verbale et dans les écrits du Kemmerer, Edwin Walter 24.

SECTION III : les canaux de transmission.


Au départ il est important de citée que la question de la conduite de la politique monétaire
existe dans la discussion entre règles et discrétion, selon Robert Lucas (1976) la politique
monétaire discrétionnaire génère l’incertitude et des erreurs d’anticipation, un autre
économiste Gordon (1983), déclare que « la politique monétaire discrétionnaire génère des
biais inflationniste et des problèmes d’incohérence temporelle.

En effet plusieurs économistes se sont intéressés aux règles et des mécanismes de la


politique monétaire. par exemple Adam Smith dans son livre « la richesse des nations », dans
le 20 ême siècle Fisher et Knith Wicksell, proposaient des règles de la politique monétaire
pour éviter des excès monétaires de sorte que cela a mené à l’hyperinflation.

1) le Canal du taux d’intérêt.

Il apparait à l’observation des statistiques de prix et production qu’il existe une relation
inverse entre la variation des taux d’intérêt consécutive à un changement de la politique
monétaire, et la croissance de l’activité et des prix.

Une hausse des taux d’intérêt a pour conséquence, au bout d’un certain temps, la baisse
de la croissance de la production, par contre la baisse des taux d’intérêt, ayant
symétriquement l’effet contraire. Cependant tout le problème est celui du temps nécessaire à
l’apparition de ces effets et de leur amplitude.25

Ce canal est le canal de transmission le plus connu, l’idée principale est relativement
simple, une expansion de la politique monétaire à travers une baisse des taux d’intérêt
directeurs, cela implique une diminution du coût de capital pour les entreprises et une baisse
de la charge des intérêts, pour les ménages emprunteurs, par conséquent, l’investissement et la
consommation augmentent (augmentation de la demande globale).

Les données empiriques indiquent que l’investissement joue un rôle déterminant dans la
transmission de la politique monétaire, parce que l’investissement réagit aux
modifications coût d’utilisation du capital, cet effet avait été observé par le suédois KNUT
Wicksell (1851-1926), dans son article intitulé « intérêt et prix ».*

24
- MOMAR Diop, Étude critique de la théorie quantitative de la monnaie dans l'histoire des crises des prix,
thèse doctorat en sciences économiques,Université de Bourgogne, France, 2014,
25
- FREDERIC Mishkin, les canaux de transmission monétaire, « leçons pour la politique monétaire » ; bulletin
de la Banque de France ; N° 27, Mars 1996, p 90.
* il indique que les entrepreneurs capitalistes effectuent la comparaison entre ce qu’il appelle, le taux d’intérêt
naturel du capital, et qui correspond au rendement attendu par capitalistes pour conduire leurs activités , et le
taux d’intérêt pratiquer par la banque, si cette comparaison s’avère profitable, dans la mesure où le taux naturel
est supérieur au taux des banques, cela induit pour les entreprises une stratégie d’emprunt.
Pour Keynes, les anticipations des entrepreneurs sont capitales, et le facteur décisif est le
rendement anticipé du capital, et l’incitation à investir est dépend de l’efficacité marginale de
capital.

La comparaison de l’efficacité marginale du capital au taux d’intérêt induit une décision


d’investissement si le premier taux est supérieur au second.

La conception keynésienne IS-LM traditionnelle du mécanisme de transmission de la


politique monétaire peut se résumer par le schéma suivant qui illustre les effets d’une
expansion monétaire.

Schéma N° : Les effets d’une politique monétaire expansionniste selon Keynes.

M i I Y

La source :

sachant que M indique la conduite d’une politique monétaire expansionniste qui aboutit
a une baisse des taux d’intérêt réel, celle-ci réduit le coût du capital, ce qui entraine une
augmentation des dépenses d’investissement, et par la même un accroissement de la demande
globale et de la production.

avec des taux d’intérêt nominaux au plancher, une croissance de la masse monétaire est
susceptible d’élever le niveau des prix attendu, et par la suite l’inflation anticipé (π ),
entrainant par conséquent une réduction des taux d’intérêt réel, même lorsque le taux d’intérêt
nominal est fixé à zéro.26

Schéma N° : Les effets d’une politique monétaire expansionniste sur l’inflation.

M P π i I Y

La source :

Donc par conséquent, ce mécanisme indique que la politique peut continuer d’être efficace
même lorsque les autorités monétaires ont déjà ramené les taux d’intérêt nominaux à zéro.

2) canal du crédit.

Cette idée est fondée sur le fait que les banques jouent un rôle spécifique au sein du
système financier, et dans ce cas le canal du crédit bancaire agit de la façon suivante :27

26
- PHILIPPE d’Arvisenet, « les politiques monétaires dans la tempête », Edition Economica, Paris 2014, p66.
27
- GHAZOUI Kamel, op.cit, p155.
Une politique monétaire expansionniste, augmente la quantité de prêt bancaire
disponible, cette augmentation du volume de prêt, conduira à une hausse des dépenses
d’investissement et éventuellement de consommation.

Schéma N° : Les effets d’une politique monétaire expansionniste sur les prêts

M dépôts prêts I Y

La source :

Et dans ce cas la politique monétaire aura une incidence plus forte sur les dépenses des
petites entreprises, qui dépendent davantage des prêt bancaires que sur. les grandes entreprises
qui ont la possibilité accès aux marchés de capitaux.

On distingue de celui des taux d’intérêt en ce qu’il joue sur le volume et les conditions des
prêt bancaires, et non sur les conditions de financement direct par le recours au marché.

Ce canal qui suppose que le crédit puisse être rationné sans que les taux d’intérêt viennent
en équilibrer l’offre et la demande, est mis en avant par les keynésiens plutôt que par les
monétaristes, plus précisément ce canal est plus efficace dans les zones ou l’intermédiation
bancaire est plus forte, dans la zone euro, où les banques assurent 75% du financement de
l’économie contre 10% aux Etats-Unis28, le canal du crédit est particulièrement important
dans la transmission de la politique monétaire.

3) le canal du prix des actifs.


Ce canal intéresse essentiellement le prix des devises et le prix des actions, et ont
distingue les cas suivants :

A- le canal du cours des actions : cette théorie établit un système selon lequel la
politique monétaire affecte l’économie par le biais de ses effets sur la valorisation des
actions, il s’explique par le concept "q", de Tobin, qui rapport la valeur boursière des
entreprises au coût de renouvellement de leur capital. si q est élevé par rapport au coût de
renouvellement du capital, et les nouveaux investissements productifs sont peu onéreux
par rapport à la valeur boursière des entreprises. Celles-ci peuvent alors émettre des
actions et en obtenir un prix élevé, compte tenu du coût des investissements productifs
qu’elles réalisent. par conséquent, les dépenses d’investissement augmenteront car les

28
- OLIVIER Loisel, JEAN-STEPHANE Mésonnier, « les mesures non conventionnelles de politique
monétaire, Banque de France, Focus N°4 , 2009.
entreprise peuvent acquérir beaucoup de bien d’équipement en émettant peu d’action
nouvelles,29et on note les caractéristiques suivantes :

q = Valeur boursière du capital installé

Coût de remplacement du Capital

- l’investissement des entreprises est une fonction croissante de "q".


- si q>1, donc la valeur boursière supérieure au coût de remplacement du capital, par contre si
q<1, donc la valeur boursière inférieure au coût de remplacement.

En revanche lorsque q est faible, les entreprises ne chercheront pas à acquérir de nouveau
bien d’équipement, car leur valeur boursière est faible par rapport au coût de capital. si les
entreprises veulent se procurer du capital lorsque q est faible, elles peuvent acheter une autre
entreprise à un prix avantageux et acquérir ainsi du capital existant. dans ce cas, les dépenses
d’investissement seront faibles.

Selon la conception monétariste, lorsque l’offre de monnaie augmente, les agents


estimes qu’ils disposent de trop de liquidité par rapport au niveau souhaité et tentent, dés lors,
de réduire leurs encaisses en accroissant leurs dépenses. le marché boursier leur offre une
possibilité de dépenser ce surplus, ce qui ce qui accroit la demande d’actions et fait ainsi
montrer les cours, selon une conception plus keynésienne, qui aboutit à la même conclusion,
la chute des taux d’intérêt découlant d’une politique monétaire expansionniste réduit l’attrait
des obligations par rapport aux actions, ce qui suscite une hausse des cours de ces dernières.

En combinant ces thèses, avec le fait que la hausse des cours des actions (P e )
entraine une augmentation de coefficient de Tobin q↑, et donc des augmentations des
dépenses d’investissement (I↑), on déduit le mécanisme suivant :

Schéma N° : la relation entre la politique monétaire et marché financier.

M Pe q I Y

La source : FREDRIC Mishkin et Al, op.cit, p834.

B) l’effet de richesse « Modigliani 1991 ».


Un autre canal de transmission par les cours des actions agit par le biais des effets de
richesse sur la consommation. Ce canal a été mis en évidence par « Francesco Modigliani »
29
- PAUL- JACQUES Lehmann, « la politique monétaire, institutions, instruments et mécanismes » , édition
LAVOISIER, 2011, p190.
dans sans modèle MPS, dont une version est actuellement utilisée par le conseil des
gouverneurs du système de réserve fédérale.

Dans le modèle du cycle de vie de Modigliani, les dépenses de consommation sont


déterminées par les ressources des consommateurs tout au long de leur vie, qui sont
constituées du capital humain, du capital matériel et de la richesse financière ou patrimoine. 30

Sachant que les actions ordinaires sont une composante majeur du patrimoine financier,
et donc des ressources des ménages, lorsque les cours des actions s’élèvent la valeur de ce
patrimoine financier s’accroit et par conséquent pendant l’ensemble de leur vie augment et
comme nous avons déjà constaté qu’une politique monétaire expansionniste peut entrainer
une hausse des cours des actions, et nous déduisons le mécanisme suivant :

Schéma N° : la relation entre la politique monétaire et la richesse.

M Pe richesse I Y

La source : FREDRIC Mishkin et Al, op.cit, p834.

C) Canaux des prix des logements et des terrains.


Les études des canaux peuvent être complétées par d’autres développements sur les prix
de différents actifs comme l’immobilier.

Dans ce cas la théorie de Tobin s’applique directement au marché sous l’hypothèse que
logement et terrains font partie du capital, et les mécanismes précédents s’applique comme
suite :

q= prix de l’immobilier ancien

Coût de construction

Schémas N° : la relation entre la politique monétaire et l’immobilier.

la consommation↑

Richesse des la
ménages ↑
Prix de Demande
Expansion
Dépenses
Agrégée ↑
- FREDRIC Mishkin et Al, op.cit, p834. L’immobilier
30
Monétaire
q de Tobin↑

La construction ↑
La source : FREDRIC Mishkin et Al, op.cit, p834.

Donc, l’expansion monétaire, qui élève les prix des terrains et des logements par
l’intermédiaire des mécanismes décrits précédemment, aboutit donc à une hausse de la
demande globale.

D) Canal de taux de change.


Il joue un rôle négligeable dans le cadre de l’internationalisation croissante des
économies. Dans un régime de change flexible, les variations des taux directeur sont
susceptibles d’induire des fluctuations des taux de change.

En agissant sur les prix et la compétitivité des entreprises nationales, cette modification
de change exerce alors un effet important sur l’économie réelle. tout choses égales par
ailleurs, une baisse des taux entraine une dépréciation du cours de la monnaie nationale, ce
qui abaisse le prix des bien nationaux par rapport aux biens étrangers, ce qui traduit par une
augmentation des exportations nette et donc de la production globale, par conséquent, le
mécanisme de transmission de la politique monétaire par ce canal est le suivant :

Schéma N° transmission de la politique monétaire par le canal de change.

Demande
Sortie de Dépréciation de
M↑ i réel ↓ Exportations ↑
capitaux monnaie(E↓) Agrégée↑

La source : FREDERIC Mishkin, les canaux de transmission monétaire, « leçons pour la politique
monétaire » , op-cit, p94.

Ce canal joue un rôle important dans la façon dont la politique monétaire affecte
l’économie national, ce qui apparait clairement dans les études menées sur ce sujet, comme
celles de « Bryant, Hopper et Mann » en 1993. Encore les effets du taux de change sont moins
important pour une zone monétaire relativement fermée tell que la zone euro que pour une
petite économie largement ouverte.
CHAPITRE III

Libéralisation des entrées de capitaux.


Les économistes savent bien que la politique monétaire est un facteur important dans la
détermination du prix des actions, et même pour les mouvements international des capitaux.
Pour cela ; les mouvements de capitaux sont devenus un élément central de l’activité
économique internationale, et l’évolution de la composition des flux de capitaux à long terme
est également significative.

Ce marché mondial des capitaux il comporte des compartiments varies comme (marché
des actions, marchés des obligations, marché de cash, marches des produits dérivés)

Dans ce chapitre on pose la question des liens entre la sphère financière et la sphère réelle
de l’économie, généralement les taux d’intérêts réels élèves rendent le capital financier plus
attractif que le capital productif31. Les entreprises sont incitées à se désendetter ou à faire des
investissements financiers. Il en résulte un ralentissement de la croissance et l’apparition de
chômage.

En plus l’étude des relations entre la sphère financière et la sphère réelle de l’économie
mérite d’être approfondie d’une part sur le raccourcissement et l’horizon et d’autre part ; les
modalités de financement d’une croissance où le progrès technologique et l’innovation
constituent un moteur essentiel, pour cela j’ai focalisé dans ce chapitre sur les axes suivants :

- libéralisation financière.
- effet des entrées de capitaux sur les indicateurs Macroéconomiques.
- les entrées de capitaux dans le cadre de l’accord d’association avec UE

31
- la comptabilité nationale définit le capital productif comme l’ensemble de stock, de matériel et de
construction, utilisé pour produire des biens et des services.
Section 1 : la libéralisation financière
La libéralisation est un phénomène complexe, pour lequel n’existe aucune définition
univoque. Dans le contexte actuel, la mondialisation est définie comme une accélération de
l’intégration économique internationale, qui se manifeste par une intensification marquée des
échanges internationaux de biens et services et par une mobilité croissante des capitaux.

1- Aspects fondamentaux et théoriques.

1-1 ) Définition

De façon générale, la libéralisation est l’ensemble de mesures tendent à faciliter le


développement des échanges internationaux en supprimant les obstacles douanières ou
d’autres natures.

Selon R.Mc Kinnon, la libéralisation est la solution idéale pour sortir du régimes de
répression financière, et un moyen efficace pour augmenter le rythme de la croissance
économique dans les pays émergents. 32

Selon Murat Ucer la libéralisation c’est une politique qui comporte un ensemble de
procédures qui s’applique à la suppression des restrictions imposées sur le secteur financier et
bancaire des pays en vois de développement ( la libéralisation des taux d’intérêt bancaire, la
suppression des restrictions imposées aux opérations liées au compte de capital), sachant que
l’objectif de ce processus est de réformer le secteur interne et externe d’un pays. 33

1-2 ) les caractéristiques d’une économie financièrement libéralisée.

la libéralisation financière consiste en la dérégulation à trois niveaux ( le secteur


financier, le compte de capital et le marché financier).

A - secteur financier complètement libéralisé est caractérisé par :34

- la libéralisation des taux d’intérêt, dans ce cas c'est-à-dire l’absence de contrôle des
taux débiteurs et créditeurs.
- abandonner la politique sélective de crédit (l’absence de contrôle des crédits).
- les dépôts en devises sont également permis.
32
- R.Mc Kinnon , « Money and Capital in economic development » Brooking institution, wachington, 1973.
33
- Murat Ucer, « notes on financial liberalization », proceeding of the séminar «Macro-économic management:
new méthodes and current policy issues », turky, 2000, P 01.
34
- G Kaminsky et S.L Schmukler « short- run pain, long –run gain, financial libéralisation and market cycles »
review of finance, N12, 2008, P281.
B- le compte de capital est totalement libéralisé lorsque :
- les banques et les entreprises peuvent emprunter librement à l’étranger.
- Assurer une liberté d’entrée et sortie des capitaux avec la suppression de toutes les
contraintes, mais cela ne veut pas dire, pour autant l’absence Totale de l’état dans
l’économie.

C- un marché boursier entièrement libéralisé est pour but de motiver les investissements
étrangers d’acquérir des titres domestiques sans restriction, en plus le capital et les
dividendes peuvent être rapatriés librement, et l’état doit garantir une forte structure
judiciaire.

Par conséquent les trois principes permettent, de déterminer le degré de libéralisation,


selon Kaminsky et schmukler, la libéralisation est total si ; au moins deux des trois secteurs
sont totalement libéralisés et le troisième partiellement libéralisé. Ainsi un pays est
partiellement libéralisé si, au moins, deux des trois secteurs sont partiellement libéralisés,
d’autre cas le pays est considéré comme fermé.35

1-3) les objectifs de la libéralisation : on peut citée quelque objectifs de la libéralisation dans
les points suivants :36

- la possibilité d’atteindre le taux d’intérêt d’équilibre.


- pour une bonne relation entre le marché financier locale et les marchés étrangers et
pour attirer les fonds nécessaire au financement de l’investissement.
- pour une bonne allocation de l’épargne.

Tableau N : les objectifs de la libéralisation financière

Labelles Les mesures Les objectifs


Système - annulation du contrôle des taux - plus grande efficience de l’allocation
Financier d’intérêt. des fonds
Domestique - Abandon de l’encadrement de crédit - mobilisation et utilisation plus efficace
- développement de nouveaux de l’épargne.
produits de financement - Encouragement des innovations
- suppression des réserves obligatoires -l’adaptation de système domestique à la
concurrence internationale
Système - Annulation du contrôle de change
Financier - Ouverture du compte capital
Etranger - liberté d’installation des institutions
financières
La Source : NDONG Benjamin, Marché Boursiers émergents et problématique de l’efficience
thèse Doctorat en sciences économiques, université de Franche-Comté, 2007, P111-117.
35
- Fattoum Asma, « Politique Monétaire et gestion Macro-économique des entrées de capitaux », thèse de
doctorat en sciences économiques, université Louis Lumière- Lyon2, 2005, P22.
36
- ZENASNI Soumia, BENHABIB Abderrezak, « les effets de la libéralisation financière sur la croissance
économique : analyse empiriques sur le cas algérien, deuxième colloque international sur la bonne performance
financière et les défit de la performance environnementale, Université de OUARGLA, le 22 et 23 novembre
2011, PP 02,03.
Pour Mc Kinnon, les réserves obligatoires élevées permettent aux banques centrales de
prêter davantage à l’état pour assurer ses besoins de financement, et ca va criée une
inefficacité de la fonction d’allocation du système financier.

Pour Stieglitz l’état peut être plus efficace que le système financier en termes d’allocation
des crédits.

2- Les Formes de la Libéralisation

En pratique il existe deux formes important de la libéralisation financière :

2-1) la libéralisation interne : c’est la dérégulation des taux d’intérêt (débiteur-créditeur) des
crédits et l’abandon des réserves obligatoires et applique des mesures pour le renforcement de
la concurrence bancaire, et la suppression des politiques d’encadrement de crédits bancaire
préférentiels à certains secteurs économiques jugés prioritaires, et surtout l’allégement de la
fiscalité sur les activités financières.

Enfin la libéralisation des conditions d’exercice pour les institutions financières afin de
stimuler la concurrence et le libre accès au marché et aux institutions bancaires et non
bancaire et la suppression des restrictions sur les titres pour les résidents et les étrangers. 37

2-2) la libéralisation externe : elle signifie la suppression des restrictions des activités
financières ayant une relation avec l’extérieur, et qui est peut être résumé par les points
suivants :38

- la suppression des contraintes imposées sur les transactions du compte de capital et sur les
comptes financiers de la balance des paiements ;

- la libéralisation des marchés financiers ;

- l’ouverture du compte de capital, elle représente l’abandon du contrôle sur les emprunts
étrangers, et les flux de capitaux étrangère, et l’assouplissement de la réglementation des
changes ;

- l’élimination des contraintes imposées sur l’investissement direct ;

3- Les étapes de la libéralisation financière

Apres avoir étudié les objectifs et les formes de la libéralisation, nous allons présenter les
étapes qu’il faut suivre :

3-1) le secteur réel : la libéralisation de secteur réel se fait généralement étape par étape,
commencerons par la libéralisation des prix des biens et services, donc le prix d’un bien est
déterminer par l’offre et la demande sur le marché, ensuite c’est la privatisation qui permet
l’évolution de la concurrence et la réduction du monopole et l’élimination des taxes et des

37
- BEN GAMRA.S et Clévenot. Mickael « libéralisation financière et crises bancaires dans les pays
émergents : la prégnance du rôle des institutions », CEPN working paper, université de paris, Vol 13, N 08,
2006, P10.
38
- Ibid., P14.
subventions, par conséquent l’état ne doit pas intervenir sur le marché ( la mise en ouvre des
barrières restrictives à l’entrée des biens et services).

3-2) le secteur financier : la libéralisation de secteur financier se fait par :

- la déréglementation des taux d’intérêt ;


- la privatisation du secteur bancaire ;
- la réactivation du marché monétaire ;
- la libéralisation des opérations courantes (la levée des barrières commerciales, et la
création des zones de libre échange) ;
- la création des marchés de change ;
- la convertibilité externe de la monnaie ;
- la libéralisation des mouvements de capitaux (une mobilité parfaite des capitaux) ;

Tableau : les étapes de la libéralisation économique et financière

Secteur Interne Externe


Réel ETAPE I ETAPE III
- stabilisation - libéralisation des opérations
- libéralisation des prix courantes (suppression des
- la suppression des taxes barrières commerciales)
- la suppression des subventions - la convertibilité externe de la
- privatisation monnaie
- la création de zone libre
échange
Financie ETAPE II ETAPE IIII
r - la privatisation du system bancaire - libre circulation des
domestique mouvements de capitaux
- la création de marché monétaire

La Source : PATABENDIGE. S, SAMARATH. S « financial libéralization à fourth génération


thougth, global journal of business researche, N 9, 2015, P79.

Dans ce tableau nous remarquons deux types de réformes internes qui comporte le coté
réel et financier, et d’autre réformes externe qui ont globalement les opérations courantes et le
marché des capitaux, et dans ce cadre nous pouvons dire que la réussite de la politique de la
libéralisation financière exige que l’ouverture externe du compte capital ne précède pas la
libéralisation du secteur financier domestique.

4- les formes de la libéralisation financière

4-1 : libéralisation Totale.


Cette méthode se base sur une application simultanée de toutes les étapes de LF sans
tenir compte de la nécessité d’application progressive. Les pays qui ont appliqué ce type de
libéralisation ont souvent été exposés à des crises bancaires et financière.39

Tableau N : les caractéristiques de la libéralisation totale

Système financier domestique Marché boursier Compte capital


• les taux d’intérêt •les investisseurs étrangers • les banques et les sociétés
(il n’ya pas de contrôle sur les taux peuvent détenir des capitaux peuvent recourir librement au
d’intérêt créditeurs et débiteurs, ni de
domestiques sans financement extérieur
plafonnement) restrictions • aucun restriction imposée
• le capital, les dividendes et sur les transactions du compte
• élimination de l’encadrement de les intérêts peuvent être courant ou de compte capital et
crédit rapatriés librement dans un même envers les sorties de
• les dépôts de devise sont autorisés délai de deux ans capitaux.
• un système de réserve obligatoire • la maturité minimum
peut être mis en place, mais à un exigée pour les emprunts
taux inférieur à 10%. contractés par les banques et
les entreprises locales à
l’étranger ne dépasse pas
2ans
• il n’existe pas de taux de
change spéciaux pour les
transactions courantes ni
pour les transactions en
compte capital
La source : KAMINSKY.G, SCHMUKLER.S, op-cit, P 281.

Cette libéralisation a en des impacts positifs sur l’investissement et de la performance


macro-économique au court terme, et le cout de capital serait ainsi réduit et plus disponible
pour les investisseurs40, par contre au longe terme elle a été marqué par des crises financières.

4-1 : libéralisation Partielle.

Il est important de cité que lorsque la réforme est graduelle, la libéralisation risque de
perdre son impulsion avec le temps, en revanche plus les mesures de reformes sont rapides,
plus les profits potentiels sont imports, mais plus que la transission est remarquée d’être
coûteuse.41

39
- CH.y « ineficiencies from financial libéralization in the absence of well-functionning equity
markets »,journal of money, Crédit and Banking, Vol 18, N 02, 1987, P 199.
40
- M.D. Chinn, H.ito « what matters for financial development? Capital controls, institutions and interactions,
NBER, working paper N 11370, Cambridge, 2005,MA.
41
- AMAIRA Bouzidi « les conditions préalables à la réussite des réformes financières au sein des pays
émergents
Tableau N : les caractéristiques de la libéralisation Partielle

Système financier Marché boursier Copte capital


domestique
• contrôle partiel des taux • les investisseurs étrangers • les banques et les sociétés
d’intérêt créditeurs et peuvent détenir un taux ont la permission de
débiteurs déterminé des capitaux s’endetter à l’étranger, mais
• contrôle sur la distribution propres sous certaines conditions
des crédits et les dépôts en • quelques contraintes sont •l’existence de taux de
devise peut-être refusés imposées pour des secteurs change multiple
• les réserves obligatoires spécifiques • pour les transactions en
sont entre 10% et 50% • des investissements capital, il peut y avoir
• la maturité minimum indirects sur le marché quelques restrictions au
exigée pour des emprunts est boursier sont autorisés mouvement de sorties de
de 2 ans à 4ans • le capital, les dividendes et capitaux
l’intérêt peuvent être
rapatriés à partir de la
deuxième année et ne doivent
pas dépasser la cinquième
année

La Source : KAMINSKY.G, SCHMUKLER.S, op-cit, P 281.

Enfin, un système financier est considéré comme totalement libéralisé si les trois secteurs
sont parfaitement libéralisés. En plus l’expérience montre qu’une libéralisation extérieure
réalisée rapidement peut conduire à la disparation du secteur industriel existant, cette
expérience conduit à la mise place d’une libéralisation interne comme première phase et puis
la libéralisation externe en second lieu42.

5- L’innovation financière

L’innovation financière a fait l’objet de recherche plus tardif et moins approfondi que
l’innovation industrielle. Mais avec l’effet de l’accélération du phénomène et de la profusion
de l’innovation depuis le milieu les années 1970 43, Dans un ouvrage ultérieur, Schumpeter a
également défini l’innovation comme « la mise en place d’une nouvelle fonction de
production », C’est donc l’offre qui est à l’origine de l’apparition des innovations pour
Schumpeter, l’offre de nouveaux produits ou procédés créant de nouveaux besoins, sachant
42
- LAHIMER Mahjouba zaiter « l’impact des entrées de capitaux privées sur la croissance économique dans les
pays en développement », thèse doctorat en sciences économiques, université de Paris DAUPHINE, 2011,P 60.
43
- De Boissieu, C,. Mutations et fragilité des systèmes financiers, Revue française d'économie.
Volume 2 N°1, 1987. pp. 74-110.
que si l’innovation industrielle est intrinsèquement liée aux découvertes techniques et
scientifiques, au rôle de l’inventeur et aux spécificités du comportement de l’entrepreneur ;
l’innovation financière est en revanche, dans ses formes les plus primitives pour le moins, liée
à des changements contingents des conditions macro-économiques provoquant une
adaptation des méthodes de financement des organisations productives 44, c’est à dire
l’existence d’un lien étroit entre progrès technique et innovation financière dès lors que les
technologies de l’information et de la communication , jouent un rôle important dans
l’émergence de nouveaux produits financiers. Ainsi la Banque des Règlements
Internationaux (BRI) a conduit un effort de recherche concluant à la nécessité d’aboutir à une
classification fonctionnelle de l'innovation financière, qui représente le schéma le plus
pertinent selon l’institution. La principale difficulté consiste alors à identifier les différentes
fonctions potentielles de l’innovation financière. Selon cette méthodologie, la BRI (1986) a
mis en évidence cinq fonctions de l’innovation financière :
- Le transfert du risque de marché et de change ;
- Le transfert du risque de crédit ;
- L’amélioration de la liquidité ;
- L’augmentation de l’offre de crédit ;
- L’augmentation de l’offre de fonds propres ;

Cette innovation financière peut expliquer par l’évolution des cadres réglementaires et
l’accélération des progrès technologiques et l’impact positif de la concurrence. Dans la
pratique deux catégories réglementaires qui représente les principaux facteurs qui expliquent
l’innovation financière45 :
- les Réserves obligatoire : les réserves obligatoires imposent un cout à la banque égale au
taux d’intérêt ( i) qu’elle pourrait gagner si les réserves étaient prêtées, multiplié par la part
des dépôts constituant les réserves, par la suit il est de tradition d’éviter l’impôt quand on le
peut, donc les banques essaient d’augmenter leur profits en exploitant les lacunes et les
innovations financières.
- Plafonds d’intérêt créditeurs : quand les taux d’intérêts créditeurs sont réglementés, si les
taux d’intérêt du marché augmentent au-dessus des taux maximum que les banques sont
autorisées à verser sur les dépôts à terme, les déposants retirent leurs fonds des banques pour
les investir dans des titres à plus haut rendement. cette perte de dépôts par le système bancaire
restreint le montant de fond que la banque peut prêter et limite ainsi les profits bancaires. les
banques ont avantage à tourner ce plafonnement des taux des dépôts, car elles peuvent ainsi
collecter plus de fonds pour accorder des prêts et faire des profits plus élevés.

Mais la difficulté la plus importante pour les banques centrales vient des innovations
financières qui se traduisent par l’émergence de nouveaux produits qui sont de proches
substituts de la monnaie et qu’il est difficile de classer comme de la monnaie, notamment
parce que leur valeur fluctue sur les marchés. Ces nouveaux produits soulèvent plusieurs
problèmes : faut –il leur appliquer des réserves obligatoires ? Où les classer dans les
statistiques monétaires ? Certains de ces instruments ont été introduits dans les agrégats
monétaires larges. La difficulté est de savoir où tracer la frontière entre les placements à
caractère monétaire et ceux à caractère financier.

5-1 : les produits de l’innovation financière


5-1-1 : la quasi-monnaie
44
Aglietta, M., 1987. A theory of capitalist regulation: the US experience. London, Verso
45
- FREDRIC Mishkin et Al, op.cit, p393.
L’analyse macro-économique conventionnelle distingue deux catégories d’actifs, le premier
type ceux qui sont utilisés pour les fonctions d’échanges et réserve de valeur (espèce, comptes
à vue), et le deuxième type, ceux qui ne sont utilisés qu’au titre de réserve de valeur (action,
obligation, compte d’épargne). Seuls les actifs du premier type sont appelés « monnaie »46. On
appelle le deuxième type la Quasi-monnaie.

Cette apparition de la quasi-monnaie complique singulièrement la politique monétaire en


déstabilisant la demande de monnaie. Monnaie et quasi-monnaie étant de proches substituts, il
est facile de faire passer ses avoirs de l’une à l’autre. Cette facilité explique que les raisons de
cette substitution peuvent être minimes, sans exprimer des variations de la demande. La
vitesse de la circulation de la monnaie est donc devenue instable et la quantité de monnaie
peut donner des signaux erronés sur la demande agrégée.47

L’une des solutions à ce type de problème est le recours à une définition large de la
monnaie, incluant la quasi-monnaie, et par conséquent l’adoption d’une définition large de la
monnaie réduit la capacité de la banque centrale à contrôler l’offre de monnaie, car de
multiples formes de quasi-monnaie ne sont soumises à aucune réserve obligatoire.48

5-1-2 : les produits dérivés

Les produits dérivés permettent une réduction des risques parce qu’ils présentent aux
institutions financières la possibilité pour faire une opération de type financière réduisant
totalement ou partiellement un risque. En revanche l’existence d’un processus d’innovation
financière a permis de faire apparaitre les nouveaux instruments financiers nécessaires à une
meilleure gestion du risque par les institutions financières. Ces instruments appelés produits
dérivés, ces produits ont de bénéfice et de perte qui dépendent de la variation de
caractéristiques d’autres actifs financiers existants, dits actifs sous-jacents 49.

Précisément, les innovations financières ont produits de nouveau instruments financiers,


qui ont augmenté le spectre des possibilités de prise de risque par les banques et ont aggravé
le risque moral. Le développement de l’utilisation des produits dérivés a des implications pour
l’efficience des marchés de capitaux sur le long terme et, éventuellement, pour l’évolution à
court terme des prix des actifs50, Les produits dérivés peuvent affecter l’efficience à long
terme des marchés de capitaux de quatre manières :51
– Ils sont, essentiellement, un moyen, très efficace, d’aménager l’exposition au risque,
que ce soit aux fins de couverture ou à des fins spéculatives ; ils permettent de gérer
séparément les différents types de risques de prix incorporés aux actifs sous-jacents. Cela
facilite le transfert des risques sur les agents que l’on peut supposer les mieux à même de les
assumer et de les gérer.
– Ils permettent de créer des profils de rendement à meilleur compte qu’avec une
combinaison d’actifs sous-jacents, renforçant ainsi sensiblement les possibilités de

46
_ pour plus d’informations sur la monnaie voir Stephen M. Goldfeld , Daniel E. Sichet « the demand for
mony », Handbook of monetary Economics, Volume 1 (Amesterdam: North –Holland, 1990.
47
- Gregory N. Mankiw, Macroéconomie, traduit par jihad C. El Naboulsi, De Boeck, 5eme Edition, 2010, P699
48
- Ibid.
49
- FREDRIC Mishkin et Al, op.cit, p197.
50
- Ibid, p358.
51
Bulletin de la banque de France – N° 14 – Février 1995
négociation, de couverture et de placement sur les marchés de capitaux. Ainsi, d’une façon
générale, les produits dérivés accroissent la liquidité des marchés de capitaux.
– Étant donné qu’ils peuvent faire apparaître le prix de risques qui, auparavant, ne
faisaient pas l’objet d’une évaluation distincte et parce qu’ils facilitent le processus de
«découverte » du prix, ils améliorent l’efficacité de la détermination des prix. Comme il est
généralement moins coûteux d’effectuer des transactions sur les marchés dérivés que sur le
marché physique, les produits dérivés contribuent à faire baisser le coût de l’intégration de
nouvelles informations dans les prix.
– Ils facilitent les stratégies de placement et d’arbitrage qui chevauchent plusieurs
compartiments du marché et sont donc de nature à renforcer la substituabilité des actifs, au
niveau tant national qu’international

La question se pose de savoir si les produits dérivés ne présentent pas un risque important
pour la conduite de la politique monétaire pour deux séries de raisons : 52
- d’une part, ces instruments peuvent contribuer à amplifier les crises financières car ils sont
utilisés par les spéculateurs pour prendre position sur les monnaies.
- D’autre part, les produits dérivés peuvent porter atteinte à l’efficacité de la politique
monétaire dans la mesure où ils permettent aux agents économique de s’immuniser contre les
variations de taux d’intérêt et de change qui constituent des canaux importants de
transmission de la politique monétaire. Des travaux menés par les autorités monétaires
(Banque de France 1994) apportent des conclusions rassurantes sur ces interrogations. Selon
certain analyste, grâce aux informations contenues dans les prix des produits dérivés, ces
instruments seraient même un instrument utile pour renseigner les autorités monétaires sur
l’état des anticipations sur les marchés.

52
-Myriem Alaoui, Ismaili M.Amine El Ayoubi, objectifs et instruments de la politique monétaire, séminaire :
théories monétaires, faculte des sciences juridiques économiques et sociales, universite mohammed v, RABAT,
2006 , p 43-44.
Chapitre 3 : Régimes de change et l’efficacité de la politique monétaire

Dans ce chapitre on va examiner l’influence du régime de change sur l’efficacité de la


politique monétaire. Depuis la publication de facto adoptée par les membres du FMI,
plusieurs auteurs et économiste ont tente d’étudier le type de relation entre les régimes de
change et la performance de la politique monétaire Mundel (1963), Obstfeld et Rogoff
(1995), Williamson (2000).

Le choix d’un régime de change représente une grande importance, il examine la politique
économique d’un pays, il détermine ses marges de manœuvre et détermine son mode
d’ajustement au niveau macroéconomique. il implique également les partenaires du pays
considéré, qui sont sensibles aux conséquences d’un régime de change sur leur compétitivité
relative, ou qui peuvent être amenés à soutenir une monnaie liée à la leur par un système de
parité fixe.

En effet les régimes de change déterminent ainsi les conditions de l’insertion internationale
des économies.

Section 1 : le taux de change et l’équilibre de la balance des paiements.

L’objectif de cette section est de présenter les concepts lies aux taux de change et son
impact sur la balance des paiements. Le cadre d’analyse proposé permettra d’apprécier les
différents type du taux de change et comment les variations de changes influence les
rubriques de la balance des paiements ?

1- fondements et types de taux de change.


1-1 définitions.

Le taux de change est « le prix d’une monnaie exprimé par rapport à une monnaie
étrangère », le taux de change forme sur le marché des changes en fonction des offres et des
demandes des agents économiques et de l’intervention des autorités monétaire 53. ce taux de
change peut exprimer au (certain ou à l’incertain)*.

Une autre définition « le taux de change est l’opération qui permet d’obtenir une monnaie
étrangère à partir d’une monnaie nationale ou inversement ». Donc le taux de change c’est le
nombre d’unités monétaires que l’on peut obtenir en échange d’une unité d’une autre
monnaie54. En réalité il existe une variété des taux de changes, nous représentons quelques
type de ce types de ces taux de change comme suit :

1-1-1 le taux de change nominal.

le taux de change nominal entre deux monnaie est exprimé de deux méthodes (cotation
incertain et la cotation certain), nous pouvons définir le taux de change nominal, comme le
prix de la monnaie étrangère en termes de la monnaie nationale, donc c’est un indicateur qui
mesure le prix relatif de deux monnaies, il est noté « E »55.

1-1-2 le taux de change réel.

Le taud de change réel entre deux monnaies est une mesure synthétique de prix des biens et
services d’un pays par rapport à l’autre. Les taux de change nominaux ne remplissent pas leur
rôle de taux conversion permettant d’effectuer des comparaisons des produits nationaux entre
eux. Ainsi, quand on convertit les données de valeur ou de prix en une même devise de
référence généralement le dollar, les chiffres ne sont pas comparable entre eux parce que le
taux de change du dollar ne reflète pas le pouvoir d’achat relatif des monnaie dans leur propre
pays56.

Kravis et al, ont adopté une approche de comparaisons directes de prix. Ils ont calculé un
indicateur de PPA en comparant le prix de produits identique dans les différent pays. Pour ce
faire, ils se sont servi d’échantillons détaillés de prix ont construit des indices de prix pour
chaque produit distinct et pour chaque pays rapporté au pays de référence. L’indicateur de
PPA est défini par la formule suivante57 :

PPA= wi (pi /pi*)

wi = la part des produits dans la demande finale ;

53
- CLAUDE Daniele, C.D Echaudemaison, et all, dictionnaire d’économie et de sciences sociales, NATHAN,
paris, 1993, P 63.
- le taux de change exprimer à l’incertain c'est-à-dire la quantité de monnaie nationale nécessaire pour acheter
une unité de monnaie de monnaie étrangère.
54
- STEMITSIOTIS Loukas, taux de change de référence et système monétaire international, ECONOMICA, 1992,
P05.
55
- MICHAEL Burda, CHARLES Wyplosez, Macroéconomie, une perspective européenne, De Boeck, 3 édition,
Paris, P157.
56
- STEMITSIOTIS Loukas, op-cit, P66.
57
- STEMITSIOTIS Loukas, op-cit, P66.
pi = le prix national mesuré en monnaie nationale ;

pi* = le prix du pays de référence ;

i = les produits de l’échantillon.

A partir de cet indicateur de la PPA, le taux de change réel est défini par la formule
suivante58 :

TCR = (E / PPA)

E = étant le taux de change nominal.

Donc le taux de change réel il mesure en définitive le pouvoir d’achat externe de la


monnaie, c'est-à-dire, son pouvoir d’achat sur les biens étrangers59.

1-1-3 taux de change effectifs nominal.

Le taux de change effectifs est un indicateur synthétique de la position concurrentielle


relative d’un pays par rapport à l’ensemble de ses partenaires commerciaux. Il existe plusieurs
types d’indicateurs du taux de change effectifs, ces indicateurs différents selon la période de
base, la couverture géographique, système de pondération…)60.
N
Ef =  ∏ (Ej)∏j
J =1

ou :

Ej : le taux de change nominal du pays étudié contre le partenaire (j) ;

N : les partenaires de pays dans les échanges extérieures ;


∏j :
le poids du pays (j).

1-1-4 le taux de change effectifs réel.

le taux de change réel effective réel, combine toujours un indice du taux de change
nominal et deux indices des prix61 :
n
TCRE = ∏ ( Ej∗Pj ) ∏ j/ P ∏ j
j=1

Le taux de change réel effectifs considérer comme le meilleur indicateur pour appliquer
une comparaison entre deux ou plusieurs pays62.

58
- Ibid.
59
-RENNANE Rabeh, l’impact des variations du taux de change sur les comptes de la balance des paiements en
algérie (1999- 2009), thèse Doctorat en économie et management, Faculté des sciences économiques, de
gestion et des sciences commerciales, université d’Oran, 2012, P38.
60
- STEMITSIOTIS Loukas, op-cit, P61.
61
- RENNANE Rabeh, op-cit, P39.
62
- Ibid, P38.
1-1-5 taux de change d’équilibre fondamental (TCRF).

Le taux de change d’équilibre fondamental est celui qui crée un excédent ou déficit courant
égal aux flux de capitaux sous-jacent pendant la période. Par condition « le pays poursuive ses
objectifs en matière d’équilibre interne et ne prenne pas des mesures protectionnistes. Cette
indicateur utiliser souvent pour savoir si la monnaie est sur ou sous évaluée.

Le taux de change d’équilibre peut varier suite d’une part, à des modifications de tendance
des flux de capitaux sous-jacents ou, d’autre part, à des variations de caractère permanent
dans l’offre ou la demande de produits échangés63.

Il est évident comme l’on peut en avoir l’intuition, que les monnaies des pays qui
rencontrent un succès relativement important dans le mode et qui s’enrichissent dans un
certaine mesure, auront tendance à voir leur taux de change réels s’apprécier, quels que soient
les fluctuations des taux nominaux.

Le taud de change d’équilibre TCRF développé par John Williamson (1983-1985) et al,
diverge du PPA par l’accent mis sur les facteurs macroéconomiques réels plutôt que sur les
agrégats monétaire de l’inflation et le taux de change. L’objectif est de calculer les
conséquences du taux de change réel des développements de la tendance de la demande, de la
croissance …etc.

Wren-Lewis et Driver (1998) soulignent que TCRF et un concept à moyen terme. Et selon
ces économistes « ce modèle concerne exclusivement les taux d’intérêt réels plutôt que les
taux d’intérêt nominaux et n’a pas d’implication pour la politique monétaire.64

De plus, aucun des modèles ne fournit une réponse satisfaisante à la question critique :
pourquoi les marchés produisent. Ils généralement un résultat aussi différent65 ?

Pour Gérard Roland on peut citer trois facteurs important influençant le taux de change
d’équilibre66 :

- l’évolution des gouts ;


- les mouvements de capitaux ;
- la spéculation.
2- l’arbitrage financier sur le marché des changes.

On peut établir une relation d’arbitrage très simple entre taux d’intérêt domestique (i)
et le taux d’intérêt extérieur (i*) et anticipation du mouvement du taux de change (E ^e) ,
la formule est la suivante :

i = i*- E^e

63
- STEMITSIOTIS Loukas, op-cit, P36-37.
64
- BEN PATTERSON, DAGMARA Sienkiewicz, XAVIER Avila, taux de change et politique monétaire, Parlement
Européen N120, Luxembourg, 2001, P36.
65
- Ibid, P37.
66
- GERARD Roland, Economie Politique du système soviétique, L’HARMATTAN, 1989, P412-413.
Cette relation d’arbitrage indique que il ya équilibre sur le marché des capitaux entre
pays. Donc si une dépréciation d’une monnaie est anticipée, une fuite des capitaux ne
peut être évitée que si le taux d’intérêt est relevé de façon à incorporer la dépréciation
attendue. Inversement, si une appréciation est attendue, le taux d’intérêt domestique peut
être plus bas que le taux d’intérêt étranger67.

3- Balance des paiements.

La balance des paiements est un moyen d’analyse économique de premier plan. Elle
permet d’appréhender la totalité des échanges d’un pays avec l’extérieur. En suit c’est
une source statistique privilégiée pour la comptabilité nationale.

3-1 définitions

La balance des paiements retrace l’ensemble de flux entre une économie et le reste du
monde, durant une période donnée (une année, un trimestre, un mois), plus précisément, il
s’agit de retracer les flux entre les résidents d’une économie et les non résidents 68.

La balance des paiements est fondée sur une comptabilité à partie double, ou chaque
opération économique donne lieu à un crédit et à un débit. Un crédit indique une diminution
de l’actif ou une augmentation du passif, un débit affiche l’inverse. Donc la balance est
toujours équilibré (crédit=débit).

Au débit on enregistre les transactions qui entrainent une dépense vers l’étranger, au crédit
on enregistre les transactions entrainent un revenu de l’étranger 69. Donc la balance des
paiements enregistre toutes transactions entre un pays donné et le reste du monde, on
distingue les transactions des biens et des services, et les transactions monétaires et
financières.70

3-2 compositions de la balance des paiements

La présentation de la balance des paiements a fait l’objet de modifications importantes,


conformément aux recommandations de la cinquième édition du Manuel du FMI, publiée en
1993.

3-2-1 le compte des transactions courantes (Balances courantes)

Regroupe l’ensemble des transactions liées aux importations de biens et services, c’est
le cas par exemple d’un consommateur algérien qui import électroménager chinois, cette
transaction sera enregistrée sur le compte courant. la balance courante comprend elle-même
quatre grande postes71 :

67
- GERARD Roland, op-cit, P414.
68
- BERNARD Yves, JEAN-Claude Colli, Vocabulaire économique et financière, édition du seuil, 3 édition, 1996,
P47.
69
- ABBES Amina, efficacité et limites de la politique et conjoncture Dans un modèle de type : Mundell-Fliming
option Finance, université ABOU-BEKR Belkaid, Tlemcen, Algerie, 2014/2015, P72.
70
- GILBERT ABRAHAM-Frois, introduction à la macroéconomie contemporaine, ECONOMICA, Paris, 2005, P29.
- les biens ;
- les services ;
- les revenus ;
- les transferts courants.

3-2-2 le compte des opérations financières.

Ce compte est répartir selon la nature des capitaux (investissements directs,


investissements de portefeuilles, produits financiers dérivés, autre investissement, avoirs et
réserves), ainsi les transactions issues de l’achat ou de la vente d’actifs sont comptabilisées
dans le compte financier de la balance des paiements, par exemple. L’lorsqu’une entreprise
belge rachète une société canadienne, la transaction s’inscrit en débit dans le compte financier
de la balance des paiements de la zone euro. la différence entre les exportations (ventes)
d’actifs financiers et les importations (achats) d’un pays est appelée le solde du compte
financier72.

A- investissements directs.

Les opérations d’investissements directs c'est-à-dire les investissements étrangers dont le


montant représente au moins 10% du capital de la société réceptrice. Les investissements
immobiliers sont également considérés comme des investissements directs. Les opérations
d’investissements directs sont ventilées en fonction de leur nature en trois types 73:

a) les opérations en capital social, qui comprennent les créations, acquisitions ou


extension d’entreprises, réalisées sous forme d’acquisition de titre ou d’actifs
productifs, les subventions d’équilibres les prêts et prêt participatifs du secteur
bancaire, les investissements dans l’immobiliers.
b) le réinvestissement des bénéfices.
c) les autres opérations, recouvrent les opérations de prêt, avances, dépôts à court terme
et à long terme entre société affiliées.

B- investissement de portefeuille.

Ce poste regroupe l’ensemble des opérations sur titres, dont le but est d’obtenir un revenu
sans pouvoir de contrôler la gestion de l’entreprise concernée par les titres, ce rubrique inscrit
aussi les investissements du marché monétaire, les produits dérivés les instruments financiers.

C- les produits financiers dérivés.

Regroupe toutes les transactions sur ce type d’instrument (intérêts sur SWAPS, primes sur
options, appels de marge et dépôts de garantie), les opérations sur produits dérivés sont

71
-PAUL KRUGMAN, MAURICE Obstfeld, GUNTHER CAPELLE-Blancard, et al, Economie internationale, édition
NH, 8 édition, Paris, 2009, P310.
72
- PAUL KRUGMAN, MAURICE Obstfeld, GUNTHER CAPELLE-Blancard, et al, op-cit, P310.
73
- RENNANE Rabeh, op-cit, P76.
enregistrées sur une base nette74. Généralement il existe deux grandes catégories
d’instruments financiers dérivés, les options et les contrats à termes75.

D- les autres investissements.

ils se composent des autres participations du numéraire, des dépôts des prêts des prêt-
emprunts, des avances et des crédits commerciaux, des provisions et réserves des assurances,
et enfin des allocations de DTS76.

E- les avoirs de réserve.

Les avoirs de réserve sont les avoirs extérieurs qui sont à la disposition de la banque
centrale. Ils sont constitués des créances brutes en Or monétaire, des droits de tirage spéciaux
(DTS) de la situation nette de réserve à l’égard du FMI77.

3-2-3 le compte de capital.

Généralement ce compte ne joue pas un rôle très important dans la balance des paiements,
par exemple en France et pendant les dix dernières années, le compte de capital représente
0,3% des recettes et 0,1% des dépenses des comptes de transaction courantes 78. Ces
mouvements internationaux d’actifs, qui sont généralement de faible ampleur, ne sont pas
assimilables à ceux qui sont enregistrés dans le compte financier. Ils résultent en grande partie
d’activité non marchandes et non financiers et parfois intangibles (comme les droits d’auteurs,
les brevets, les marques commerciales).

A- les transferts en capital.

Englobe les opérations qui donnent lieu au transfert de propriété d’un actif fixe ou à la
mise d’un engagement par le créancier sans que rien ne soit reçu en cotre partie (comme
remises de dettes et en autres transferts) 79. Par exemple en 2007, les transactions
internationales non enregistrées ou mal enregistrées, ont généré un déséquilibre comptable
débiteur de 81,3 milliard d’euros pour la zone euro.80

B- les acquisitions et cessions d’actifs non financiers non produits.

Se rapportent généralement aux avoirs incorporels tels que les brevets les contrats de
location et autres contrats transférables, la marque…etc.

Ce poste ne recouvre pas les propriétés non bâties situées sur le territoire d’une économie
donnée mais peut inclure l’achat (ou la vente) de terrains par une ambassade étrangère.

3-2-4 erreurs et omissions.

74
- RENNANE Rabeh, op-cit, P71.
75
- la balance des paiements et la position extérieure de la France, Banque de France, 2015, P38.
76
- Ibid.
77
- Ibid, P41.
78
-Ibid, P77.
79
- RENNANE Rabeh, op-cit, P76.
80
- PAUL KRUGMAN, MAURICE Obstfeld, GUNTHER CAPELLE-Blancard, et al, op-cit, P315.
Il est fréquent que la balance des paiements ne soit pas à l’équilibre, cela s’explique par la
multiplicité des sources d’informations. Les inscriptions des opérations au débit et au crédit
ne sont pas simultanées, donc la somme des montants inscrite en débit n’est pas identique à
celle inscrite en crédit. Cette différence représente exactement les ajustements 81.

3-3 l’enregistrement des opérations.

Toute transaction internationale donne lieu automatiquement à l’enregistrement de deux


écritures comptables dans la balance des paiements :

Compte courant + compte financier + compte de capital = 0

De cette identité comptable, on déduit également que la somme du compte courant et du


compte de capital doit nécessairement être égale à la différence entre les importations et les
exportations d’actifs, soit l’opposé du compte financier. Dans le compte financier, les
opérations sont inscrites de la manière suivante, selon le cas :

Tableau N° : l’enregistrement dans le compte financier.

Débit (signe -) Crédit (signe +)


- augmentation d’actifs financiers - diminution d’actifs financiers
étrangers détenus par le pays étrangers détenus par le pays.
- diminution d’actifs financiers - augmentation d’actifs nationaux
nationaux détenus par l’étranger détenus par l’étranger ex : sortie de
ex : entrée de devises devises.
Source : PAUL KRUGMAN, MAURICE Obstfeld, GUNTHER CAPELLE-Blancard, et al, op-cit, P312-313.

Donc le compte financier recense tous les mouvements de capitaux entre résidents et non
résidents, ce compte détaille les flux financiers avec le reste du monde et repartie entre (IDE,
investissement de portefeuille, produits financiers dérivés, autres investissement, avoirs en
réserves). la forme de la balance des paiement se présente dans notre travail selon la 5eme
édition du manuel du FMI.

Tableau N° : les comptes de la balance des paiements.

Libelle Crédit Débit Solde


A- compte des transactions courantes
1- Biens
2- services
3- revenus
4- transferts courants
B- compte de capital et d’opérations financières
1- capital
a- transfert des migrants
b- acquisitions et cessions d’actifs non
financiers

81
- RENNANE Rabeh, op-cit, P77.
2- Opérations Financières
a- investissement directs
b- investissement de portefeuilles
c- autres investissements
d- avoirs de réserves
C- Ecart statistique.

Source : Manuel du FMI, 5eme édition

3-4 soldes significatifs de la balance des paiements.

Le principal intérêt de la balance des paiements est de faire connaitre les déséquilibres
propres à certains types d’opérations et de mettre en lumière les transactions compensatrices
de ces déséquilibres

Tableau N° : les comptes de la balance des paiements.

- Compte des transactions courantes. Balance des


- Echange bien et services Transaction Besoin solde
- revenus courantes ou à
- transferts courants Capacité financé
- Compte de capital De
- acquisition et cessions d’actifs non Financement
financiers BG
- transferts en capital
- Compte financier
- IDE Compte
- investissement de portefeuille Financier
- produits financiers dérivés Privé de la
- autres investissements BP

- Réserves Financement de la BP
Par les autorités monétaires
- Erreurs et omission

Source : Bernard Guillochons, Annie Kawecki, Economie internationale, commerce et macro


économie, Dunod, 4 eme édition, Paris, 2003, P182.

Concernant les stocks d’avoirs de réserves, ainsi que les opérations sur cette catégorie
d’actifs, sont déclarés par la banque centrale, ainsi, les avoirs de réserves sont valorisés à
chaque fin de mois sur la base des cours déterminés comme suit 82:

- l’or est valorisé au cours du dernier jour du mois ;


- les DTS sont valorisés au dernier cours du DTS calculé par le FMI à la date d’arrêté ;
- les devises sont comptabilisées au cours constaté à la date d’arrêté.

82
- la balance des paiements et la position extérieure de la France, Banque de France, 2015, op-cit, P41.
D’une manière générale, un solde positif de la balance des opérations financières
supérieure au déficit de la balance courante permet au pays d’augmenter ses réserves de
change (solde général positif). Par contre si l’excédent de la balance des opérations
financières ne permet pas de couvrir le déficit de la balance courante (solde général négatif)
donc il ya ponction dans les réserves de change.

3-5 Construction de la courbe BP.

Reprenons la condition d’équilibre de la balance des paiements

BP= BTC+BOF=00,00………….( )

Le revenu Y est l’un des facteurs déterminants de la balance des transactions courantes
BTC, En revanche le taux d’intérêt est l’un des facteurs déterminants de la balance des
opérations financières BOF. En conséquence, pour un taux d’intérêt étranger ( i* ) et un taux
de change réel (TCR) donnés, l’équilibre de la balance des paiements est déterminé par une
combinaison de (y) et de (i)83.

Figure N° : l’équilibre de la balance des paiements

Excédent BP

i1 D C

i0 A B Déficit

Source : - JACQUES Généraux, op-cit, P140.

On part d’une situation d’équilibre (BP=0, le point A sur la figure N), si Y augmente
d’y0 à y1 (point B), la propension à importer positive implique une élévation des importations.
En revanche, cela ne modifie pas la demande étrangère, pour un niveau inchangé des
exportations, l’élévation de Y entraine un déficit (BTC) au point B, BTC<0.

Donc la question, comment financer ce déficit de la balance des transactions courantes ?


La nation doit emprunter des capitaux étrangers. La demande supplémentaire des capitaux
étrangers élève le taux d’intérêt national par rapport au taux étranger. La hausse de taux
d’intérêt national (i) se poursuivra jusqu'à ce que l’entrée nette de capitaux (excédent de BOF)
compense exactement le déficit de BTC, on se déplace du point (B) au point (C), donc un
revenu Y plus élevé suppose donc un taux d’intérêt plus élevé pour maintenir l’équilibre de la

83
- JACQUES Généraux, op-cit, P129.
balance des paiements (la relation entre i et Y est positive) 84. Notons que tout point situé à
gauche de BP implique85 :

- soit un taux d’intérêt trop élevé pour un revenu donné, et donc des entrées nettes de
capitaux qui engendrent un excédent de la balance des capitaux ;
- soit un revenu trop faible pour un taux d’intérêt donné, et donc des importations trop
faibles qui amènent un excédent de la balance des paiements ;

Donc à gauche de BP, on a un excédent, inversement, à droite de BP, le taux d’intérêt


et les entrées de capitaux sont trop forts pour équilibrer la balance des paiements.

Section II : Régimes de changes.

Deux grande approches ont été utilisées pour classer les régimes de change, la première
approche appelé la méthode de jure qui se focalise sur les déclarations des pays et les la
deuxième appelé les classifications de facto qui se basent sur leurs actions.

1- généralité sur les régimes de change.

1-1 définition.

Un régime de change est l’ensemble des règles qui déterminent l’intervention des autorités
monétaires sur le marché des changes, et donc le comportement du taux de change 86. il existe
une très grande variété de régimes de change, qui se répartirent entre deux extrêmes (les
régimes de changes fixes et flexibles).

1-2 le choix d’un régime de change.

Le choix d’un régime de change résulte l’ensemble des objectifs économiques d’un pays
et ainsi des contraintes qu’il doit supporter.

1-2-1 ) l’objectif principale de la politique économique.

C’est le choix d’un régime de change, est de parvenir à la croissance la plus rapide et la
plus stable possible, donc le régime de change affect la stabilité et la compétitivité de
l’économie87. Lorsqu’ils sont prévisibles, les taux de change limitent l’incertitude dont
souffrent les agents dans leurs relations internationales, et sont donc en principe favorables
aussi bien à l’investissement national qu’à l’investissement direct et au commerce. C’est en
principe un régime de change fixe qui permet d’atteindre le mieux cet objectif de stabilité.
Généralement, un régime de change fixe peut être adopté spécialement pour la discipline anti-
inflationniste88.

84
- JACQUES Généraux, op-cit, P130.
85
- Ibid., P131.
86
- LAHRECHE- REVIL Amina, les régimes de change, recherche et expertise sur l’économie mondiale, édition la
découverte, collection repères, Paris, 1999, P93.
87
- LAHRECHE- REVIL Amina, op-cit, P96.
88
- Ibid.
Cette stratégie d’ancrage peut être d’autant plus justifiée que régimes de change orientés
exclusivement sur le maintien de la compétitivité, lorsque le taux de change nominale est
dévalué régulièrement pour compenser les écarts d’inflation, cela peut générer à un processus
d’inflation importée, qui impose une nouvelle dépréciation, et crier un cercle vicieux
(inflation – dépréciation)89.

Dans son célèbre article publie en 1961, Robert Mundel, présente le degré de mobilité des
facteurs de production comme principale déterminant d’une zone monétaire optimale.
McKinnon (1963) a développé par la suite la deuxième contribution majeure des zones
monétaires optimales en introduisant le critère de l’ouverture économique d’un pays, selon
Mackinnon une économie ouverte a intérêt à participer à un régime de change fixe, afin
d’éviter les fluctuations des relatifs entre biens échangeables et non échangeables 90. Ainsi
Mundell (1961) et Kenen (1969) a mis l’accent sur la spécialisation des économies
(diversification de la production et de la consommation) comme des conditions pour
l’optimalité des zones monétaires, et selon kenen il conclu que des pays aux productions
diversifiées peuvent plus facilement adopter des changes fixes91.

1-2-2) la nature des chocs.

Selon l’enseignement du modèle traditionnel Mundell-Fleming, les autorités monétaires


doivent aussi distinguer entre les chocs nominaux et les chocs réels, Ainsi, lorsque les chocs
susceptibles de toucher l’économie sont nominaux, il est admis qu’un régime de change fixe
est beaucoup plus favorable. a l’inverse lorsque les chocs frappant sont plutôt réel, il est admis
qu’un régime de change flexible est plus justifie.

1-2-3) l’intégration financière.

Selon cette approche, le choix du régime de change est déterminé par le degré
d’intégration économique et financière des pays, selon cette approche, les pays émergents ne
choisissent pas leur régime de change mais il leur est imposé par certaines bien spécifique, ils
sont de ce fait piégés entre les deux pôles de fixité rigide et de flottement pur 92. Dans cette
perspective l’élaboration d’une liste de facteurs déterminant le choix du régime de change
pourrait être utile pour aider à savoir, quel est le régime de change optimal pour chaque
situation.

Tableau N° : les déterminants d’un régime de change

Caractéristiques économiques Les conditions impliquées pour un de change flexible


La taille et le niveau - plus l’économie est ouverte plus les coûts de la dispersion
d’ouverture de l’économie du taux de change sont élevés.
- plus l’ouverture est importante, plus l’économie est
exposée aux chocs
Concentration géographique - plus la proportion des échanges d’une économie avec un
89
- Ibid.
90
- MOHAMED DALY Safia, le choix du régime de change pour les économies émergentes, MPRA, Mai 2007,
Tunisie, P21.
91
- Ibid, P22.
92
- MOHAMED DALY Safia, op-cit, P25.
du commerce extérieur. grand pays est forte, plus il est intéressant de déterminer le
taux de change par rapport à la monnaie de ce pays pour
stabiliser la compétitivité.
- la dépréciation de la monnaie domestique entraine un
alourdissement du poids de la dette extérieure libellée en
devise qui exerce un effet négatif sur la production.
La variation entre l’inflation - plus l’écart est élevé, plus il est nécessaire d’ajuster
locale est mondiale périodiquement le taux de change pour empêcher une perte
de compétitivité.
Mobilité de la main-d’œuvre - plus la main-d’œuvre est mobile, donc les salaires sont
rigides, plus grand est le besoin de flexibilité du taux de
change pour répondre aux chocs externe.
- dans le cas inverse (l’absence de flexibilité ), des chocs
réels asymétriques peuvent générer une réduction de la
production.
Mobilité des capitaux - Dans un monde où les capitaux circulent de plus en plus
vite, la politique monétaire devient contrainte et inefficace
à influencer les conditions économiques réelles domestique
lorsque le taux de change est fixe.
La nature des chocs - si l’économie est affectée par des chocs monétaires les
changes fixes sont plus appropriés. Au contraire si ces
chocs sont de types réels, la flexibilité présente plus
d’utilité.
Source : BEN ALI Mohamed samir, libéralisation du compte capital et choix d’un régime de
change : quelle portée pour la flexibilité en Tunisie, Revue tiers monde, N°188, Tunisie,
Décembre 2006, P863, 869.

Nous comprenons à la fin que les contraintes extérieures ne permet pas aux pays avec un
faible niveau de réserves de choisir un régime de change fixe, un pays qui se trouve dans une
telle situation et qui opte pour régime de change fixe ne pourra pas financer continuellement
ses déficit de la balance des paiements.

2- les principaux régimes de change.

Les principaux régimes de change classés par ordre de rigidité décroissante du taux de
change est on va utiliser la classification du FMI (1998).

2-1 régimes fixes.

La fixité de taux de change retient la stabilité du taux de change comme objectif central.
Un régime de change fixe suppose la définition d’une parité de référence entre la monnaie du
pays considéré et une devise, à la quelle la banque centrale s’engage à échanger sa monnaie.
Lorsque le marché des changes est libéralisé, le respect de cet engagement lui impose
d’intervenir sur le marché des changes juste quand le taux de change s’écarte de la parité
établie, soit par l’achat de la monnaie locale si la monnaie tend à se déprécier, soit par sa
vente dans le cas contraire93.

93
- LAHRECHE- REVIL Amina, op-cit, P94.
Lorsque le marché des changes est contrôlé, la monnaie est inconvertible, la parité est
définie arbitrairement et soutenue artificiellement.

Toute modification du taux de change résultera d’une décision du gouvernement qui peut
selon les circonstances dévaluer ou réévaluer sa monnaie. La fixité du taux de change et le
maintien de la monnaie à la parité déclarer va nécessiter de la part de banque centrale de
disposer d’un montant de réserves en devise suffisamment important, pour répondre aux
multiples pressions qui peuvent s’exercer sur la monnaie nationale, et permet ces types de
change fixe on trouve :

2-1-1) Régimes sans monnaie propre.

Soit la seul monnaie légale est la devise d’un autre pays (dollarisation formelle), soit le
pays appartient à une union monétaire comme (UE, UEMOA…)94, le panama qui utilise
longtemps le dollar américain est un exemple de dollarisation intégrale 95.

2-1-2) Caisse d’émission.

Ce type est basé sur un engagement explicite à convertir la monnaie domestique contre une
devise particulière a un taux fixe. la monnaie locale émise est totalement couverte par des
actifs en devise. Dans ce cas les fonctions principales de la banque centrale ne sont plus
possibles (le contrôle monétaire et le rôle du préteur en dernier ressort)96.

2 1-3) changes fixes.

la monnaie locale est rattachée (formellement ou de facto) à une autre monnaie ou (panier
de monnaie) à un taux fixe, le taux de change varié au plus dans une marge + /- 1. Les banques
centrales interviennent pour garder à la parité fixe sans engager à la fixer irrévocablement 97.
Mais une banque centrale d’un pays doté d’un tel régime, n’a pas de politique monétaire
indépendante, car elle n’a pas de taux de change à ajuster et ses taux d’intérêt sont liés à ceux
du pays de la monnaie d’ancrage98.

2-2 Régimes intermédiaires : les régimes d’arrimage souple c'est-à-dire des monnaies qui
conservent une valeur stable par rapport à une monnaie d’ancrage99.

2-2-1) Bandes de fluctuations.

La valeur de monnaie locale est maintenu dans une marge de fluctuation (au moins +/- 1,
autour d’une parité centrale.

2-2-2) change glissant (mini-dévaluation).

94
- TEMMAR A.Hamid, la transition de l’économie émergente, références théoriques stratégies et politique,
OPU, 2011, P592.
95
- MARK Stone, HARALD Anderson, ROMAIN Veyrune, Régimes de change, Finance et développement, Mars,
2008, P42.
96
- TAMMAR A.Hamid, op-cit, P592.
97
- Ibid.
98
- MARK Stone, HARALD Anderson, ROMAIN Veyrune, op-cit, P42.
99
- MARK Stone, HARALD Anderson, ROMAIN Veyrune, op-cit, P42.
Le taux de change est dévalué périodiquement par petites augmentation, soit à un taux fixe,
soit en réponse aux changements de certains facteurs comme le différentiel d’inflation passé
avec les principaux partenaires commerciaux 100. Dans certain cas, l’arrimage varie au fil du
temps et souvent selon les différences de taux d’inflation entre pays. le Costa-Rica la Hongrie
et la chine illustrent ce type d’arrimage101.

2-2-3) Bandes glissantes.

Dans ce régime, les autorités monétaires du pays considéré s’engagent à défendre la parité
si le taux de change s’approche des limites d’une bande de fluctuation, le mécanisme de
change européen instauré en 1979 et un exemple concret102.

L’histoire montre que les régimes intermédiaires comme les parités fixes mais fixes
ajustables qui ont été populaires pendant la plus grande partie de l’après-guerre, présentent
une tendance à l’instabilité103.

2-3 les régimes flexible.

Comme son nom l’indique le taux de change flottant est déterminé par le marché, et
permet ces types de change flexible on trouve :

2-3-1) flottement géré.

Les banques centrales influencent les mouvements du taux du change à travers une
intervention active sans spécifier ou pré-annoncer une trajectoire pour le taux de change et
surtout sans cibler un niveau du taux de change104.

2-3-2) flottement pur.

Le taux de change est déterminé par le marché. Les éventuelles interventions visent à
modéré le taux de variation du taux de change sans cibler un niveau du taux de change 105.
Dans quelques pays (Nouvelle-Zélande, suède, Island, état unis et zone euro) les autorités
monétaires n’interviennent presque jamais pour administrer les taux de change106.

Les régimes de change flottants offre l’avantage d’utiliser une politique monétaire
indépendante. Dans les pays qui l’appliquent, le marché de change et les autres marchés
financiers doivent être assez développés pour faire face aux chocs sans variation majeure du
taux de change107. Donc en régime de change fixes la politique monétaire perd toute
autonomie, parce que la variation des réserves de change annule le mouvement initial de la

100
- TAMMAR A.Hamid, op-cit, P592.
101
- MARK Stone, HARALD Anderson, ROMAIN Veyrune, op-cit, P42
102
- TAMMAR A.Hamid, op-cit, P593.
103
- BAILLIU Jeannine, MURRY John, les régimes de change dans les économies émergentes, Revue de la
banque de CANADA, Hiver 2003, P19.
104
- TAMMAR A.Hamid, op-cit, P593.
105
- Ibid.
106
- MARK Stone, HARALD Anderson, ROMAIN Veyrune, op-cit, P42.

107
- Ibid.
masse monétaire, par contre en régime de change flexibles la marge de manœuvre parait plus
grande parce que les variations du taux de change sont censées rétablir automatiquement
l’équilibre de la balance des paiements.

3- l’influence de la politique monétaire sur le taux de change.

La théorie de la parité non couverte des taux d’intérêt, qui relie l’évolution anticipée du
taux de change à un écart de taux d’intérêt, permet d’expliquer comment la politique
monétaire est susceptible d’influencer le taux de change. Selon cette théorie, l’écart de
rendement entre, par exemple108, un placement en euros (R€t) et un placement en dollar (R$t)
doit être égale au taux de variation anticipé du cours de change du dollar vis-à-vis de l’euro
(Etet+1-et), par formule :

(R€t - R$t) = (Etet+1-et ) …………( )

Par exemple, un assouplissement de politique monétaire aux États-Unis, qui se transmet


aux taux de marché américains, réduit l’attrait des placements en dollars par rapport aux
placements en devises étrangères, entraînant des sorties de capitaux et une baisse du taux de
change nominal du dollar. la théorie implique que le taux de change du dollar doit baisser
suffisamment pour que cette dépréciation engendre d’anticipations d’appréciation
équivalentes au nouvel écart de taux d’intérêt109.

Lors d’un discours prononcé à Rome vers la fin janvier 2000, un membre du conseil
d’administration de la BCE, Tommaso Padoa- Schioppa a fait référence « au Rôle important
que le taux de change joue dans la définition de la politique monétaire », par contre, selon
Pedro solbes il n’y avait pas de lien claire entre une politique monétaire bien définie et le taux
de change110.

3-1 l’impact de la dépréciation sur les prix.

Généralement suppose qu’une dépréciation de la monnaie entraînera un taux d’inflation


supérieur en rendant les produits d’importations chers. Mais ce n’est pas nécessairement le
cas, d’abord, cela dépend beaucoup de la proportion des biens négociés par rapport au PIB, de
l’élasticité des prix de la demande des importations « une augmentation du niveau des prix,
induite par le taux de change, pour un objectif monétaire donné, entraînera une réduction des
balances monétaires, une hausse des taux d’intérêt et un ralentissement de la demande
intérieure, exerçant ainsi une pression à la baisse sur les prix »111, (OCDE,1985), donc si la
politique monétaire est stable, une augmentation des prix à l’importation sera compensée par
une diminution correspondante des autres prix112.

Quelque soit le mécanisme de transmission, une dépréciation de la monnaie ne provoque


pas automatiquement une augmentation du niveau général du prix. le résultat dépendra en

108
- FRANCOISE Drumetz, CHRISTIAN Pfister, JEAN-GUILLAUME Sahuc, op-cit P199.
109
- Ibid.
110
- BEN PATTERSON, DAGMARA Sienkiewics, XAVIER Avila, op-cit, P39.
111
- OCDE, 1985.
112
- BEN PATTERSON, DAGMARA Sienkiewics, XAVIER Avila, op-cit, P40.
partie du souhait des autorités monétaires de maintenir la situation monétaire générale stable,
et également si les mesures compensatoires s’avèrent efficaces. Quand une dépréciation se
combine à un taux d’inflation déjà orienté à la hausse, la principale réaction sera
vraisemblablement une hausse des taux d’intérêt, c'est-à-dire précisément la mesure prise par
la banque centrale (BCE en 03 février 2000)113.

SECTION III : l’efficacité de la politique monétaire.

la politique monétaire vise à atteindre à la fois le plain emploi et l’équilibre de la


balance des paiements, la présente section étudie dans quelle mesure la politique monétaire à
est elle efficace pour atteindre ces objectifs.

1- la politique monétaire dans un régime de change fixe.

Généralement pour les régimes de change fixe, le taux de change de la monnaie locale
est strictement fixé par les interventions de la banque centrale sur es marchés des changes.
Dans le cas d’un déficit de balance des paiements ça se traduit donc par une sortie de devises
vendues la banque centrale (à un taux constant contre la monnaie locale), Ensuit le résultat (la
masse monétaire diminue) et la courbe LM se déplace vers la gauche114.

En revanche, tout excédent de balance des paiements se traduit par une entrée nette de
devises converties (à un taux constant contre la monnaie locale), le résultat en fin la masse
monétaire augmente et la courbe LM se déplace vers la droite115.

1-1 le mécanisme d’équilibre dans un régime fixe (mobilité parfaite).

comme la balance des paiements est déficitaire, la valeur de la monnaie locale a tendance à
se déprécier (l’offre de monnaie nationale > à sa demande), la banque centrale procède à
protéger la valeur de sa monnaie, elle achète la monnaie nationale contre la vente de devises.
Par conséquent, d’un côté la masse monétaire diminue (déplacement de la courbe LM vers la
gauche) ainsi que le revenu, freinant les importations, et de l’autre côté le taux d’intérêt
augmente encourageant les entrées de capitaux116.

Dans l’autre cas, si le gouvernement tente d’atteindre l’objectif de revenu Y1. Il


pratique donc une politique monétaire expansionniste, qui déplace la courbe LM à droite. Sur
le marché monétaire intérieur, le taux d’intérêt diminue. et par conséquent, la chute de taux
d’intérêt entraine des sorties de capitaux et un déficit de balance des paiements.

Figure N° : l’ajustement de Balance des paiements en régime de change fixe

(Mobilité parfaite des capitaux)

LM0 LM1
113
- Ibid, P45.
114
- JAQUES Généreux, op-cit, P142.
115
- Ibid, P143.
116
- JAQUES Généreux, op-cit, P142.

i = i* A BP

i1 B

IS Y
Source : JAQUES Généreux, op-cit, P143.

Dans cette figure le gouvernent tente d’atteindre l’objectif de revenu y 1 pour cela il exécute
une politique monétaire expansionniste, qui déplace LM 0 vers LM1, par conséquent le taux
d’intérêt diminue jusqu’à (i1), Ensuite la chute de taux d’intérêt entraine des sorties de
capitaux et un déficit de la balance des paiements, le résultat sera négatif sur le taux de change
et la valeur de la monnaie locale, cela implique l’intervention de la banque centrale pour
empêcher la dépréciation. Ce mouvement continuera tant que la courbe LM n’est pas déplacé
à son point de départ (LM0) et le point B n’est qu’un équilibre temporaire.

1-2 le mécanisme d’équilibre dans un régime fixe (mobilité imparfaite).

Nous parlerons de mobilité relativement faible dans le cas où la pente de balance de


paiement est plus forte que celle de LM, En revanche le cas envers c’est la mobilité
relativement forte.

Figure N° : l’ajustement de Balance des paiements en régime de change fixe

(Mobilité imparfaite des capitaux)

LM0 LM1 BP

i0 A

i1 B

IS

Y0 Y1 Y
Source : JAQUES Généreux, op-cit, P147.

Dans ce cas la pente de balance des paiements est plus faible que la pente de LM, donc
mobilité relativement forte des capitaux, donc le point du départ est( A), avec un revenu (Y0)
et un taux d’intérêt( i0), avec une politique monétaire expansionniste LM0 à déplacé vers
LM1, le résultat, le revenu Y augmente (y0 à y1), est exactement c’est le point B, la baisse du
taux d’intérêt entraine une sortie des capitaux et donc un déficit de la balance de capital .

L’expansions du revenu stimule les importations et alimente un déficit des transactions


courantes. Ces deux sources de déficit tendent à déprécier le taux de change. les
interventions de la banque centrale pour empêcher la dépréciation réduisent l’offre de
monnaie, et la courbe LM se déplace vers la gauche on retourne à LM 0117. Dans ce cas la
politique monétaire inutile (inefficace), et que la mobilité des capitaux soit forte ou faible, la
politique monétaire est inefficace.118

2- la politique monétaire dans un régime de change flexible.

nous allons voir à présent les même politiques, avec deux cas différents ( la mobilité
parfaite et imparfaite de capitaux).

2-1 le mécanisme d’équilibre dans un régime flexible (mobilité parfaite).

une politique expansionniste se déplace la courbe LM0 à LM1, ce qui rendre l’équilibre se
déplace de point A vers B. Cependant, étant donné que maintenant les taux de change sont
flexibles, donc la courbe LM ne réagit plus au solde de la balance des paiements.

le déficit ou l’excédent extérieur, au lieu de se traduire par des achats ou des ventes de
devises contre la monnaie nationale, entraînent une dépréciation ou une appréciation du taux
de change jusqu’à la disparition du déséquilibre. il n’y a plus un niveau unique de revenu, le
taux de change s’ajuste instantanément dés qu’apparait une tendance au déficit ou à
l’excédent extérieur.

Figure N° : l’ajustement de Balance des paiements en régime de change flexible

(Mobilité parfaite des capitaux)

LM0 LM1

A C

117
i0=i* BP
- JAQUES Généreux, op-cit, P147.
118
- Ibid, P148.
B

IS0 IS1 Y
Source : JAQUES Généreux, op-cit, P147.

une politique monétaire expansionniste conduit du point( A) au point (B). le taux d’intérêt
a baissé et les sorties des capitaux impliquent une tendance au déficit et à la dépréciation du
taux de change, mais dans ce cas l’obligation de l’intervention de la banque centrale étant
élevée, donc le déficit de la balance des paiements se déprécier la monnaie nationale. elle
améliore la compétitivité-prix des produits locales, les exportations augmentes et les
importation diminuent ( les étrangers peuvent acheter plus de nos produits avec la même
quantité d’argent)119, donc la courbe de IS se déplace vers la droite, le résultat un excédent de
la balance des transactions courantes qui ajuste progressivement le déficit de la balance des
capitaux. Donc (IS0) doit ce déplacer jusqu’en (IS1), où la pression exercée par
l’augmentation de PIB sur la demande de monnaie a fait remonter le taux d’intérêt à son
niveau initial120. L’équilibre final est atteint au point (C ), Au même taux d’intérêt et la
politique monétaire fonctionne parfaitement dans ces circonstances121.

2-2 le mécanisme d’équilibre dans un régime flexible (mobilité imparfaite).

Une politique monétaire expansionniste déplace LM0 en LM1, et l’expansion de la


demande intérieur stimule les importations et engendre un déficit de la balance courante,
ensuite la baisse du taux d’intérêt entraîne des sorties de capitaux et un déficit de la balance de
capital, le déficit de la balance des paiements se déprécier la monnaie nationale. Cela
augmentera les exportations (les actifs domestiques sont moins chers) et freiner les
importations poussant IS à se déplacer vers la droite, ainsi que la courbe BP, jusqu’à
l’obtention de l’équilibre globale.

Figure N° : l’ajustement de Balance des paiements en régime de change flexible

(Mobilité imparfaite des capitaux)

i LM0 LM1

BP0

A C BP1

119 i 0
- GREGORY N.Mankiw, Macroéconomie, 5 édition, de Boeck, Paris, 2010, P441.
120
- JAQUES Généreux, op-cit, P147.
121 i1 THOMAS A.Pugel, Economie internationale,
- PETER H.Lundert, B IS1 1996, P666.
Economica,

IS0

y0 y1 y2 Y
Source : JAQUES Généreux, op-cit, P151.

Comme la balance des paiements est déficitaire. mais cette tendance au déficit est
spontanément et rapidement corrigée par une dépréciation de la monnaie locale, cette
comportement améliore la compétitivité des produits locales, cela déplace BP et la courbe de
IS vers la droite, on atteint un autre point d’équilibre (C) avec un revenu y2, plus élevé 122.
Donc quelle que soit la pente de BP, L’expansion monétaire provoque une dépréciation du
taux de change, ensuit une augmentation des exportations et enfin l’effet de relance initial.

3- les combinaisons entre la politique monétaire et budgétaire.

Dans les régimes de change fixes, seule la politique budgétaire doit être utilisée dans la
recherche de l’équilibre interne, et ce, à condition qu’il existe une certaine mobilité des
capitaux. Par contre la politique monétaire perd toute autonomie en régime de change fixe à
cause de la variation des réserves de change qui annule le mouvement initial de la masse
monétaire. Ce principe est connu sous le nom de « triangle des incompatibilités », Donc un
pays ne peut connaitre simultanément la fixité du taux de change, mobilité des capitaux, et
efficacité de sa politique monétaire123.

En principe, deux de ces trois caractéristiques sont compatibles. La politique monétaire ne


peut donc retrouver son efficacité que si le pays renonce soit à la stabilité du taux de change,
soit à la libre circulation des capitaux 124. Par contre, en régime de changes flexibles, la marge
de manœuvre parait plus grande, parce que les variations du taux de change sont censées
rétablir automatiquement l’équilibre de la balance des paiements. C’est alors le degré de
mobilité des capitaux qui devient déterminant. la politique monétaire est d’autant plus efficace
et la politique budgétaire d’autant moins efficace, quand la mobilité des capitaux est forte 125.

En effet, l’expansion budgétaire élevé le taux d’intérêt et attire donc les capitaux étrangers.
si la mobilité est forte, cela se traduit par un excédent de la balance des paiements qui entraîne
une appréciation du taux de change. L’appréciation détériore la compétitivité internationale
des produits nationaux, réduit la demande étrangère et exerce donc un effet dépressif qui
limite, voire annule l’effet expansionniste de la politique budgétaire126.

122
- JAQUES Généreux, op-cit, P150.
123
- JAQUES Généreux, op-cit, P153.
124
- Ibid.
125
Ibid.
126
Ibid.
Donc l’effet d’éviction financière est limité par le l’afflux de capitaux étrangers, mais il
laisse la place à un effet d’éviction par le taux de change. L’expansion monétaire, pour sa
part, se traduit par une baisse du taux de d’intérêt, par des sorties de capitaux et par une
dépréciation du taux de change.

La dépréciation a un effet stimulant sur la demande étrangère, effet qui vient renforcer
celui de la politique monétaire.

Enfin, ces résultats ne valent que si la flexibilité des taux de change garantit à tout moment
l’équilibre de la balance des paiements, si tel n’est pas le cas, la contrainte de l’équilibre
extérieure continue à peser sur la politique économique, quelque soit le régime de change.
Plutôt que d’utiliser un seul instrument, il convient alors de combiner les deux instruments
pour chercher simultanément équilibre interne et équilibre externe.

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