Fondements de la politique monétaire
Fondements de la politique monétaire
la politique monétaire est l’ensemble des mesures qui sont destinées à agir sur les
conditions de modalités de financement de l’économie, dans ce sens la banque centrale
dispose d’une série d’outils pour moduler la création monétaire.
1
- CLAUDE Danièle, FRANK Bazuréau, SERGE Bosc et al « Dictionnaire d’économie et de sciences
sociales », Edition NATHAN, Paris, 1993, P13.
2-
KOSHY Mathai, « Qu’est ce que la politique monétaire », Finance et Développement, septembre 2009, P46.
3-1) Politique de Refinancement Bancaire.
Souvent les banques centrales agissent par des interventions sur le marché de la monnaie
centrale, où les banques commerciales échangent des liquidités à très court terme. Par
conséquent, dans le cas d’une baisse du taux d’intérêt réel (Δ↓ taux d’intérêt > Δ↑ l’inflation),
donc la baisse de taux d’intérêt réel stimule la consommation et l’investissement. En raison de
la relative rigidité des prix à court terme, cette hausse de la demande globale se traduit par une
expansion de l’activité économique.3
Dans les pays ou les marchés financiers sont suffisamment développés, le financement
de l’économie se fait principalement par ces marchés et partiellement par les crédits
bancaires, par contre dans une économie où les marchés financiers sont peu développé le
financement de l’économie se fait principalement par les crédits bancaires. 4
Dans ce cas les effets des modifications de taux directeurs sont généralement étudies dans
le cadre d’une Analyse des comportements des agents économiques (ménage, entreprise,
Etat), et dans une perspective de court terme et avec une baisse non anticipée des taux
d’intérêt, en distingue :
En ce qui concerne les effets sur l’investissement, une baisse de taux entraine un coût
d’usage du capital plus faible et donc une augmentation de la profitabilité de la
production, et donc par la suite une hausse d’investissement. 5
3
- JEAN François Goux, « Macroéconomie Monétaire et Financière, théories, institution, politique », 5eme
édition, Economica, France 2010, p266.
4
- AMOUKRANE Mustafa, RASDI Sabrina « Efficacité de la politique monétaire dans les pays VDS ; les
expériences passées et les défit futurs », colloque international : la conduite de la politique monétaire en Algérie
durant les deux dernières décennies ; objectifs et limites, le 17 et 18 Novembre 2015, université Hassiba Ben
Bouali de chlef, Algérie p08.
5
- FREDERIC Mishkin, PIERRE CYRILLE Hautcoeur, DOMINIQUE Lacoue-labarthe, et al « Monnaie
Banque et marchés financiers », 9eme édition, PERSON, paris, 2010, p569-575.
Ce principe il se base sur le niveau de taux d’intérêt que les autorités font varier selon
l’objectif voulu.
Il s’agit de créer artificiellement une fuite en monnaie banque centrale pour limiter les
possibilités de création monétaire, donc la banque centrale vise à rendre les banque ordinaires
plus ou moins liquides afin d’encourager ou freiner la distribution des crédits. Ce taux de
réserve obligatoire change avec la conjoncture économique.
Donc les réserves obligatoires jouent le rôle d’un stabilisateur et régulateur si banque
centrale veut réduire l’expansion des crédits ; elle augmente son taux de réserve obligatoire, le
cas échéant elle l’abaisse.7
les opérations d’open Market présentent plusieurs avantages par rapport aux autres outils
de politique monétaire.
En achetant des titres, la banque centrale fournit des liquidités et fait augmenter le
cours des titres, donc la banque centrale achète des bons de trésors pour injecter de la
monnaie dans l’économie.
En vendant des titres la banque centrale réduit le volume des liquidités, fait augmenter
le taux d’intérêt, ce qui accroit le prix de refinancement pour les banques de second
degré.
6
- FREDERIC Mishkin, PIERRE CYRILLE Hautcoeur, DOMINIQUE Lacoue-labarthe, et al, op-cit p 576
7
- BOUMGHAR Mohamed yazid, « la conduite de la politique monétaire en période de transition, examen de
l’expérience de la banque d’Algérie »thèse doctorat, ENSSEA, Alger 2016, p38.
8
- JEAN FRACOIS Goux , op-cit, p276.
les opérations de l’open Market peuvent être mises en œuvre rapidement, par exemple les
délais administratifs sont très courts, aux Etats-Unis, quand la FED décide de modifier l’offre
de monnaie centrale, il lui suffit de donne des ordres auprès des courtières, et après les
transactions ont lieu immédiatement.9
La source : FREDERIC Mishkin, PIERRE CYRILLE Hautcoeur, DOMINIQUE Lacoue-labarthe, et al, op-cit p 581.
3-4) Encadrement du crédit.
Ce type d’instrument contraignant alloue à chaque banque de second rang une somme de
crédit à octroyer, et tout dépassement de la dite enveloppe fait l’objet de sanction, dans ce
sens le caractère concurrentiel du marché du crédit est fortement réduit, pour ce la, la part de
marché des banques ne peuvent que faiblement évoluer, et dans cette logique de rationnement
les banques ont tendance à jouer la sécurité et à privilégier leur clients traditionnels.
Dans le même esprit interventionniste, l’Etat peut également octroyer des crédits
privilégiés à certains secteurs ou catégories d’agents (Agriculture, logement, …), par
l’utilisation de prêts bonifiés.10
Donc l’Etat contrôle l’évolution de la masse globale des crédits, et aussi il influence
également la répartition de ces derniers entre les agents économiques. 11Aussi la banque
centrale recourt à l’encadrement du crédit dans les situations d’inflation qui exigent une action
rapide et efficace, donc l’encadrement du crédit freine directement la progression de la masse
monétaire.12
Pendant les années 90, un large consensus s'est dégagé concernant l'objectif de la
politique monétaire. à long terme, Les autorités doivent œuvrer pour stabiliser la valeur de la
9
- FREDERIC Mishkin, PIERRE CYRILLE Hautcoeur, DOMINIQUE Lacoue-labarthe, et al, op-cit p 581.
10
- prêts bonifies sont des prêts alloués à un taux d’intérêt inférieur au taux du marché, et la différence étant prise
en charge par l’Etat.
11
- BOUMGHAR Mohamed yazid « la conduite de la politique monétaire en Algérie : un essai d’examen »,
CREAD, Alger, Octobre 2004, p08.
12
- GHAZOUI Kamel, « politiques Macroéconomiques », Tome 1, Edition CLE, Tunisie, 2009, p152.
monnaie. C'est à dire viser à obtenir et à maintenir la stabilité des prix (internes et externes
de la monnaie).
L’expérience dans le monde nous donnent les possibilités suivantes dans les choix des
objectifs (trois objectifs stratégiques sont possibles).ce sont des objectifs exogène au Final.
et d'autres qualifies dans la littérature spécialisée Comme objectifs intermédiaires (niveau
de l'offre monnaie, Le taux d'intérêt. Le taux d'inflation et le taux de change)13.
la recherche d'une forte croissance et liée à l'objectif de plein emploi. Ainsi la politique
monétaire doit servir à développer la demande Global qui entraîne l’offre global qui, à son
tour accroître l'emploi. Et selon la théorie endogène de la croissance, l'accumulation du
capital est divisée en trois composantes :
13
- HAMID A. TEMMAR « la transition de l’économie émergente, références théoriques stratégies et politiques,
OPU, Alger 2011,pp 559,560.
14
- MICHEL Voisin « comprendre la monnaie et les politiques monétaires, 2eme édition, BREAL, 2014, p161-
165
15
- JACQUES Généraux, « introduction à la politique économique », Edition POINTS, 1999, France, p184.
B- quand le taux de chômage est élevé, l’économie a non seulement une main-d’œuvre
inemployée, mais aussi des ressources inutiles (unité de production, équipements)
d’où une perte de production et par conséquent un PIB plus faible16.
Des salaires
•A •A’
•B
•C Taux de chômage
16
- Ibid.
Par rapport à A’ correspond à la stagflation (plus de chômage et plus d’inflation), mais
au milieu des années soixante dix, ce principe est soumise à une double secousse avec
l’apparition de la courbe de Philips selon Friedman.
des prix
Pb B
Pa A
U0 Taux de chômage
la Source : CLAUDE Danièle, FRANK Bazuréau, SERGE Bosc et al, op-cit, P 301.
Au sens strict, la stabilité du niveau général des prix est définie par deux conditions, la
première c’est l’absence d’incertitude quant à son évolution à long terme, la seconde
17
- FREDERIC Mishkin, PIERRE CYRILLE Hautcoeur, DOMINIQUE Lacoue-labarthe, et al, op-cit p 581.
condition est assouplie en raison des problèmes soulevés pour mesurer correctement la hausse
des prix, donc la stabilité des prix est alors définie comme une situation où les variations
attendues du niveau moyen du niveau moyen des prix sont suffisamment faible, pour ne pas
influer sensiblement sur les décisions financières des entreprises et des ménages 18, puisque
cela vient compliquer les prises de décision des ménages et des entreprises et des pouvoirs
publics, ce qui rend le système financier moins efficient, et permis les avantages de la stabilité
des prix 19:
la quantité de monnaie centrale est facile à mesurer, mais elle est disponible avec un
léger décalage. En revanche, les taux d’intérêt sur le marché monétaire sont non seulement
facile à mesurer, mais aussi immédiatement observables, mais malheureusement le taux réel
est difficile à calculer en raison des problèmes rencontrés pour mesurer l’inflation anticipée.
Enfin il est difficile de faire un choix, entre les taux d’intérêt ou les agrégats de monnaie
comme objectif intermédiaire, en se fondant uniquement sur ces deux premiers caractères car,
à cet égard, aucune des deux variables ne l’importe clairement sur l’autre.
Les banque centrales font aujourd’hui référence à la masse monétaire, celle-ci est
composée de différentes formes de monnaie (les monnaie divisionnaires ou pièces, les billets
de banque, qui constituent la monnaie fiduciaire…).20
21
-Ibid., P.104.
*- Titres des organismes de placement collectifs en valeurs mobilières.
liaison entre la quantité de monnaie en circulation et le niveau général des prix, dans ce qu’on
appelle l’équation quantitative de la monnaie.
R. Cantillon fait la distinction entre circulation de la monnaie et circulation du crédit, tout
en soulignant leur similitude d’influence, en particulier sur les prix. il complète l’analyse de
ses prédécesseurs avec la notion de vitesse de circulation de la monnaie, qu’il définit de la
manière suivantes :
M.V=P.T
M : la quantité de monnaie en circulation ;
V : la vitesse de la circulation de la monnaie ;
P : le niveau général des prix ;
T : le volume des transactions effectuées dans une économie pendant une période de
temps donné.
la vitesse de circulation de la monnaie ou du crédit, c’est le nombre des paiements
qu’effectue la monnaie ou le crédit dans un temps donné « il exprime très clairement l’idée
que ce n’est pas la masse la masse ou le stock le stock monétaire M, qui a une influence, mais
plutôt le flux circulant MV »22. Le principe de cette équation consiste à représenter l’égalité
entre quantité totale de la monnaie en circulation M . V et la valeur globale des transactions
réalisées P . T , Ainsi la thésaurisation diminue la vitesse, par contre la déthésaurisation
l’augmente « le crédit et ce que nous appelons les innovations financière sont également des
facteurs accélérateurs de cette vitesse »23, en autre le même auteur fournit une explication
cohérente de mécanisme de transmission de MV sur P. d’après lui, c’est l’augmentation des
dépenses de consommation consécutives à un accroissement de la monnaie disponible qui
explique la hausse des prix. il note, conformément aux idées de l’époque, que celle-ci peut
être réduite grâce aux importations.
Irving Fisher n’intègre pas les crédits dans sa formule et se présente comme une équation
algébrique à deux parties (gauche et droite). Fisher commence d’abord à bâtir la partie gauche
de l’égalité algébrique en raisonnant uniquement avec la monnaie manuelle fiduciaire, il
dénote par (𝐸) le total de la monnaie en circulation (i.e. la quantité annuelle de monnaie
dépensée dans les biens pour une communauté donnée) ; Il désigne par (𝑀) la moyenne
des autres par des intervalles de temps égaux infiniment petits. Si on fait le rapport ( 𝐸𝑀) des
arithmétique simple des sommes d'argent existants à des instants successifs séparés les uns
dépenses annuelles (𝐸) par le montant moyen de l’argent en circulation (𝑀), on obtiendra le
taux moyen de renouvellement de l’argent dans son échange avec les biens. Il appelle le
formule mathématique de (𝑉) selon Fisher est : 𝑉=𝐸 , elle permet aussi d’écrire l’égalité
rapport (𝐸𝑀) par la vitesse de circulation de la monnaie désormais notée (𝑉). Donc la
pour les billets. En prenant la grandeur 𝑷 comme une moyenne pondérée de tous les prix, 𝑴
Cette circulation de monnaie scripturale peut être mesurée en quantité et en vitesse comme
22
- JEAN FRACOIS Goux , op-cit, p203.
23
- Ibid.
Cette équation, bien qu’on l’attribue souvent à Irving Fisher, lui-même avait précisé dans
une note qu’elle n’était pas une nouveauté, car elle était déjà présente dans les écrits de John-
Stuart Mill sous forme verbale et dans les écrits du Kemmerer, Edwin Walter 24.
Il apparait à l’observation des statistiques de prix et production qu’il existe une relation
inverse entre la variation des taux d’intérêt consécutive à un changement de la politique
monétaire, et la croissance de l’activité et des prix.
Une hausse des taux d’intérêt a pour conséquence, au bout d’un certain temps, la baisse
de la croissance de la production, par contre la baisse des taux d’intérêt, ayant
symétriquement l’effet contraire. Cependant tout le problème est celui du temps nécessaire à
l’apparition de ces effets et de leur amplitude.25
Ce canal est le canal de transmission le plus connu, l’idée principale est relativement
simple, une expansion de la politique monétaire à travers une baisse des taux d’intérêt
directeurs, cela implique une diminution du coût de capital pour les entreprises et une baisse
de la charge des intérêts, pour les ménages emprunteurs, par conséquent, l’investissement et la
consommation augmentent (augmentation de la demande globale).
Les données empiriques indiquent que l’investissement joue un rôle déterminant dans la
transmission de la politique monétaire, parce que l’investissement réagit aux
modifications coût d’utilisation du capital, cet effet avait été observé par le suédois KNUT
Wicksell (1851-1926), dans son article intitulé « intérêt et prix ».*
24
- MOMAR Diop, Étude critique de la théorie quantitative de la monnaie dans l'histoire des crises des prix,
thèse doctorat en sciences économiques,Université de Bourgogne, France, 2014,
25
- FREDERIC Mishkin, les canaux de transmission monétaire, « leçons pour la politique monétaire » ; bulletin
de la Banque de France ; N° 27, Mars 1996, p 90.
* il indique que les entrepreneurs capitalistes effectuent la comparaison entre ce qu’il appelle, le taux d’intérêt
naturel du capital, et qui correspond au rendement attendu par capitalistes pour conduire leurs activités , et le
taux d’intérêt pratiquer par la banque, si cette comparaison s’avère profitable, dans la mesure où le taux naturel
est supérieur au taux des banques, cela induit pour les entreprises une stratégie d’emprunt.
Pour Keynes, les anticipations des entrepreneurs sont capitales, et le facteur décisif est le
rendement anticipé du capital, et l’incitation à investir est dépend de l’efficacité marginale de
capital.
M i I Y
La source :
sachant que M indique la conduite d’une politique monétaire expansionniste qui aboutit
a une baisse des taux d’intérêt réel, celle-ci réduit le coût du capital, ce qui entraine une
augmentation des dépenses d’investissement, et par la même un accroissement de la demande
globale et de la production.
avec des taux d’intérêt nominaux au plancher, une croissance de la masse monétaire est
susceptible d’élever le niveau des prix attendu, et par la suite l’inflation anticipé (π ),
entrainant par conséquent une réduction des taux d’intérêt réel, même lorsque le taux d’intérêt
nominal est fixé à zéro.26
M P π i I Y
La source :
Donc par conséquent, ce mécanisme indique que la politique peut continuer d’être efficace
même lorsque les autorités monétaires ont déjà ramené les taux d’intérêt nominaux à zéro.
2) canal du crédit.
Cette idée est fondée sur le fait que les banques jouent un rôle spécifique au sein du
système financier, et dans ce cas le canal du crédit bancaire agit de la façon suivante :27
26
- PHILIPPE d’Arvisenet, « les politiques monétaires dans la tempête », Edition Economica, Paris 2014, p66.
27
- GHAZOUI Kamel, op.cit, p155.
Une politique monétaire expansionniste, augmente la quantité de prêt bancaire
disponible, cette augmentation du volume de prêt, conduira à une hausse des dépenses
d’investissement et éventuellement de consommation.
Schéma N° : Les effets d’une politique monétaire expansionniste sur les prêts
M dépôts prêts I Y
La source :
Et dans ce cas la politique monétaire aura une incidence plus forte sur les dépenses des
petites entreprises, qui dépendent davantage des prêt bancaires que sur. les grandes entreprises
qui ont la possibilité accès aux marchés de capitaux.
On distingue de celui des taux d’intérêt en ce qu’il joue sur le volume et les conditions des
prêt bancaires, et non sur les conditions de financement direct par le recours au marché.
Ce canal qui suppose que le crédit puisse être rationné sans que les taux d’intérêt viennent
en équilibrer l’offre et la demande, est mis en avant par les keynésiens plutôt que par les
monétaristes, plus précisément ce canal est plus efficace dans les zones ou l’intermédiation
bancaire est plus forte, dans la zone euro, où les banques assurent 75% du financement de
l’économie contre 10% aux Etats-Unis28, le canal du crédit est particulièrement important
dans la transmission de la politique monétaire.
A- le canal du cours des actions : cette théorie établit un système selon lequel la
politique monétaire affecte l’économie par le biais de ses effets sur la valorisation des
actions, il s’explique par le concept "q", de Tobin, qui rapport la valeur boursière des
entreprises au coût de renouvellement de leur capital. si q est élevé par rapport au coût de
renouvellement du capital, et les nouveaux investissements productifs sont peu onéreux
par rapport à la valeur boursière des entreprises. Celles-ci peuvent alors émettre des
actions et en obtenir un prix élevé, compte tenu du coût des investissements productifs
qu’elles réalisent. par conséquent, les dépenses d’investissement augmenteront car les
28
- OLIVIER Loisel, JEAN-STEPHANE Mésonnier, « les mesures non conventionnelles de politique
monétaire, Banque de France, Focus N°4 , 2009.
entreprise peuvent acquérir beaucoup de bien d’équipement en émettant peu d’action
nouvelles,29et on note les caractéristiques suivantes :
En revanche lorsque q est faible, les entreprises ne chercheront pas à acquérir de nouveau
bien d’équipement, car leur valeur boursière est faible par rapport au coût de capital. si les
entreprises veulent se procurer du capital lorsque q est faible, elles peuvent acheter une autre
entreprise à un prix avantageux et acquérir ainsi du capital existant. dans ce cas, les dépenses
d’investissement seront faibles.
En combinant ces thèses, avec le fait que la hausse des cours des actions (P e )
entraine une augmentation de coefficient de Tobin q↑, et donc des augmentations des
dépenses d’investissement (I↑), on déduit le mécanisme suivant :
M Pe q I Y
Sachant que les actions ordinaires sont une composante majeur du patrimoine financier,
et donc des ressources des ménages, lorsque les cours des actions s’élèvent la valeur de ce
patrimoine financier s’accroit et par conséquent pendant l’ensemble de leur vie augment et
comme nous avons déjà constaté qu’une politique monétaire expansionniste peut entrainer
une hausse des cours des actions, et nous déduisons le mécanisme suivant :
M Pe richesse I Y
Dans ce cas la théorie de Tobin s’applique directement au marché sous l’hypothèse que
logement et terrains font partie du capital, et les mécanismes précédents s’applique comme
suite :
Coût de construction
la consommation↑
Richesse des la
ménages ↑
Prix de Demande
Expansion
Dépenses
Agrégée ↑
- FREDRIC Mishkin et Al, op.cit, p834. L’immobilier
30
Monétaire
q de Tobin↑
La construction ↑
La source : FREDRIC Mishkin et Al, op.cit, p834.
Donc, l’expansion monétaire, qui élève les prix des terrains et des logements par
l’intermédiaire des mécanismes décrits précédemment, aboutit donc à une hausse de la
demande globale.
En agissant sur les prix et la compétitivité des entreprises nationales, cette modification
de change exerce alors un effet important sur l’économie réelle. tout choses égales par
ailleurs, une baisse des taux entraine une dépréciation du cours de la monnaie nationale, ce
qui abaisse le prix des bien nationaux par rapport aux biens étrangers, ce qui traduit par une
augmentation des exportations nette et donc de la production globale, par conséquent, le
mécanisme de transmission de la politique monétaire par ce canal est le suivant :
Demande
Sortie de Dépréciation de
M↑ i réel ↓ Exportations ↑
capitaux monnaie(E↓) Agrégée↑
La source : FREDERIC Mishkin, les canaux de transmission monétaire, « leçons pour la politique
monétaire » , op-cit, p94.
Ce canal joue un rôle important dans la façon dont la politique monétaire affecte
l’économie national, ce qui apparait clairement dans les études menées sur ce sujet, comme
celles de « Bryant, Hopper et Mann » en 1993. Encore les effets du taux de change sont moins
important pour une zone monétaire relativement fermée tell que la zone euro que pour une
petite économie largement ouverte.
CHAPITRE III
Ce marché mondial des capitaux il comporte des compartiments varies comme (marché
des actions, marchés des obligations, marché de cash, marches des produits dérivés)
Dans ce chapitre on pose la question des liens entre la sphère financière et la sphère réelle
de l’économie, généralement les taux d’intérêts réels élèves rendent le capital financier plus
attractif que le capital productif31. Les entreprises sont incitées à se désendetter ou à faire des
investissements financiers. Il en résulte un ralentissement de la croissance et l’apparition de
chômage.
En plus l’étude des relations entre la sphère financière et la sphère réelle de l’économie
mérite d’être approfondie d’une part sur le raccourcissement et l’horizon et d’autre part ; les
modalités de financement d’une croissance où le progrès technologique et l’innovation
constituent un moteur essentiel, pour cela j’ai focalisé dans ce chapitre sur les axes suivants :
- libéralisation financière.
- effet des entrées de capitaux sur les indicateurs Macroéconomiques.
- les entrées de capitaux dans le cadre de l’accord d’association avec UE
31
- la comptabilité nationale définit le capital productif comme l’ensemble de stock, de matériel et de
construction, utilisé pour produire des biens et des services.
Section 1 : la libéralisation financière
La libéralisation est un phénomène complexe, pour lequel n’existe aucune définition
univoque. Dans le contexte actuel, la mondialisation est définie comme une accélération de
l’intégration économique internationale, qui se manifeste par une intensification marquée des
échanges internationaux de biens et services et par une mobilité croissante des capitaux.
1-1 ) Définition
Selon R.Mc Kinnon, la libéralisation est la solution idéale pour sortir du régimes de
répression financière, et un moyen efficace pour augmenter le rythme de la croissance
économique dans les pays émergents. 32
Selon Murat Ucer la libéralisation c’est une politique qui comporte un ensemble de
procédures qui s’applique à la suppression des restrictions imposées sur le secteur financier et
bancaire des pays en vois de développement ( la libéralisation des taux d’intérêt bancaire, la
suppression des restrictions imposées aux opérations liées au compte de capital), sachant que
l’objectif de ce processus est de réformer le secteur interne et externe d’un pays. 33
- la libéralisation des taux d’intérêt, dans ce cas c'est-à-dire l’absence de contrôle des
taux débiteurs et créditeurs.
- abandonner la politique sélective de crédit (l’absence de contrôle des crédits).
- les dépôts en devises sont également permis.
32
- R.Mc Kinnon , « Money and Capital in economic development » Brooking institution, wachington, 1973.
33
- Murat Ucer, « notes on financial liberalization », proceeding of the séminar «Macro-économic management:
new méthodes and current policy issues », turky, 2000, P 01.
34
- G Kaminsky et S.L Schmukler « short- run pain, long –run gain, financial libéralisation and market cycles »
review of finance, N12, 2008, P281.
B- le compte de capital est totalement libéralisé lorsque :
- les banques et les entreprises peuvent emprunter librement à l’étranger.
- Assurer une liberté d’entrée et sortie des capitaux avec la suppression de toutes les
contraintes, mais cela ne veut pas dire, pour autant l’absence Totale de l’état dans
l’économie.
C- un marché boursier entièrement libéralisé est pour but de motiver les investissements
étrangers d’acquérir des titres domestiques sans restriction, en plus le capital et les
dividendes peuvent être rapatriés librement, et l’état doit garantir une forte structure
judiciaire.
1-3) les objectifs de la libéralisation : on peut citée quelque objectifs de la libéralisation dans
les points suivants :36
Pour Stieglitz l’état peut être plus efficace que le système financier en termes d’allocation
des crédits.
2-1) la libéralisation interne : c’est la dérégulation des taux d’intérêt (débiteur-créditeur) des
crédits et l’abandon des réserves obligatoires et applique des mesures pour le renforcement de
la concurrence bancaire, et la suppression des politiques d’encadrement de crédits bancaire
préférentiels à certains secteurs économiques jugés prioritaires, et surtout l’allégement de la
fiscalité sur les activités financières.
Enfin la libéralisation des conditions d’exercice pour les institutions financières afin de
stimuler la concurrence et le libre accès au marché et aux institutions bancaires et non
bancaire et la suppression des restrictions sur les titres pour les résidents et les étrangers. 37
2-2) la libéralisation externe : elle signifie la suppression des restrictions des activités
financières ayant une relation avec l’extérieur, et qui est peut être résumé par les points
suivants :38
- la suppression des contraintes imposées sur les transactions du compte de capital et sur les
comptes financiers de la balance des paiements ;
- l’ouverture du compte de capital, elle représente l’abandon du contrôle sur les emprunts
étrangers, et les flux de capitaux étrangère, et l’assouplissement de la réglementation des
changes ;
Apres avoir étudié les objectifs et les formes de la libéralisation, nous allons présenter les
étapes qu’il faut suivre :
3-1) le secteur réel : la libéralisation de secteur réel se fait généralement étape par étape,
commencerons par la libéralisation des prix des biens et services, donc le prix d’un bien est
déterminer par l’offre et la demande sur le marché, ensuite c’est la privatisation qui permet
l’évolution de la concurrence et la réduction du monopole et l’élimination des taxes et des
37
- BEN GAMRA.S et Clévenot. Mickael « libéralisation financière et crises bancaires dans les pays
émergents : la prégnance du rôle des institutions », CEPN working paper, université de paris, Vol 13, N 08,
2006, P10.
38
- Ibid., P14.
subventions, par conséquent l’état ne doit pas intervenir sur le marché ( la mise en ouvre des
barrières restrictives à l’entrée des biens et services).
Dans ce tableau nous remarquons deux types de réformes internes qui comporte le coté
réel et financier, et d’autre réformes externe qui ont globalement les opérations courantes et le
marché des capitaux, et dans ce cadre nous pouvons dire que la réussite de la politique de la
libéralisation financière exige que l’ouverture externe du compte capital ne précède pas la
libéralisation du secteur financier domestique.
Il est important de cité que lorsque la réforme est graduelle, la libéralisation risque de
perdre son impulsion avec le temps, en revanche plus les mesures de reformes sont rapides,
plus les profits potentiels sont imports, mais plus que la transission est remarquée d’être
coûteuse.41
39
- CH.y « ineficiencies from financial libéralization in the absence of well-functionning equity
markets »,journal of money, Crédit and Banking, Vol 18, N 02, 1987, P 199.
40
- M.D. Chinn, H.ito « what matters for financial development? Capital controls, institutions and interactions,
NBER, working paper N 11370, Cambridge, 2005,MA.
41
- AMAIRA Bouzidi « les conditions préalables à la réussite des réformes financières au sein des pays
émergents
Tableau N : les caractéristiques de la libéralisation Partielle
Enfin, un système financier est considéré comme totalement libéralisé si les trois secteurs
sont parfaitement libéralisés. En plus l’expérience montre qu’une libéralisation extérieure
réalisée rapidement peut conduire à la disparation du secteur industriel existant, cette
expérience conduit à la mise place d’une libéralisation interne comme première phase et puis
la libéralisation externe en second lieu42.
5- L’innovation financière
L’innovation financière a fait l’objet de recherche plus tardif et moins approfondi que
l’innovation industrielle. Mais avec l’effet de l’accélération du phénomène et de la profusion
de l’innovation depuis le milieu les années 1970 43, Dans un ouvrage ultérieur, Schumpeter a
également défini l’innovation comme « la mise en place d’une nouvelle fonction de
production », C’est donc l’offre qui est à l’origine de l’apparition des innovations pour
Schumpeter, l’offre de nouveaux produits ou procédés créant de nouveaux besoins, sachant
42
- LAHIMER Mahjouba zaiter « l’impact des entrées de capitaux privées sur la croissance économique dans les
pays en développement », thèse doctorat en sciences économiques, université de Paris DAUPHINE, 2011,P 60.
43
- De Boissieu, C,. Mutations et fragilité des systèmes financiers, Revue française d'économie.
Volume 2 N°1, 1987. pp. 74-110.
que si l’innovation industrielle est intrinsèquement liée aux découvertes techniques et
scientifiques, au rôle de l’inventeur et aux spécificités du comportement de l’entrepreneur ;
l’innovation financière est en revanche, dans ses formes les plus primitives pour le moins, liée
à des changements contingents des conditions macro-économiques provoquant une
adaptation des méthodes de financement des organisations productives 44, c’est à dire
l’existence d’un lien étroit entre progrès technique et innovation financière dès lors que les
technologies de l’information et de la communication , jouent un rôle important dans
l’émergence de nouveaux produits financiers. Ainsi la Banque des Règlements
Internationaux (BRI) a conduit un effort de recherche concluant à la nécessité d’aboutir à une
classification fonctionnelle de l'innovation financière, qui représente le schéma le plus
pertinent selon l’institution. La principale difficulté consiste alors à identifier les différentes
fonctions potentielles de l’innovation financière. Selon cette méthodologie, la BRI (1986) a
mis en évidence cinq fonctions de l’innovation financière :
- Le transfert du risque de marché et de change ;
- Le transfert du risque de crédit ;
- L’amélioration de la liquidité ;
- L’augmentation de l’offre de crédit ;
- L’augmentation de l’offre de fonds propres ;
Cette innovation financière peut expliquer par l’évolution des cadres réglementaires et
l’accélération des progrès technologiques et l’impact positif de la concurrence. Dans la
pratique deux catégories réglementaires qui représente les principaux facteurs qui expliquent
l’innovation financière45 :
- les Réserves obligatoire : les réserves obligatoires imposent un cout à la banque égale au
taux d’intérêt ( i) qu’elle pourrait gagner si les réserves étaient prêtées, multiplié par la part
des dépôts constituant les réserves, par la suit il est de tradition d’éviter l’impôt quand on le
peut, donc les banques essaient d’augmenter leur profits en exploitant les lacunes et les
innovations financières.
- Plafonds d’intérêt créditeurs : quand les taux d’intérêts créditeurs sont réglementés, si les
taux d’intérêt du marché augmentent au-dessus des taux maximum que les banques sont
autorisées à verser sur les dépôts à terme, les déposants retirent leurs fonds des banques pour
les investir dans des titres à plus haut rendement. cette perte de dépôts par le système bancaire
restreint le montant de fond que la banque peut prêter et limite ainsi les profits bancaires. les
banques ont avantage à tourner ce plafonnement des taux des dépôts, car elles peuvent ainsi
collecter plus de fonds pour accorder des prêts et faire des profits plus élevés.
Mais la difficulté la plus importante pour les banques centrales vient des innovations
financières qui se traduisent par l’émergence de nouveaux produits qui sont de proches
substituts de la monnaie et qu’il est difficile de classer comme de la monnaie, notamment
parce que leur valeur fluctue sur les marchés. Ces nouveaux produits soulèvent plusieurs
problèmes : faut –il leur appliquer des réserves obligatoires ? Où les classer dans les
statistiques monétaires ? Certains de ces instruments ont été introduits dans les agrégats
monétaires larges. La difficulté est de savoir où tracer la frontière entre les placements à
caractère monétaire et ceux à caractère financier.
L’une des solutions à ce type de problème est le recours à une définition large de la
monnaie, incluant la quasi-monnaie, et par conséquent l’adoption d’une définition large de la
monnaie réduit la capacité de la banque centrale à contrôler l’offre de monnaie, car de
multiples formes de quasi-monnaie ne sont soumises à aucune réserve obligatoire.48
Les produits dérivés permettent une réduction des risques parce qu’ils présentent aux
institutions financières la possibilité pour faire une opération de type financière réduisant
totalement ou partiellement un risque. En revanche l’existence d’un processus d’innovation
financière a permis de faire apparaitre les nouveaux instruments financiers nécessaires à une
meilleure gestion du risque par les institutions financières. Ces instruments appelés produits
dérivés, ces produits ont de bénéfice et de perte qui dépendent de la variation de
caractéristiques d’autres actifs financiers existants, dits actifs sous-jacents 49.
46
_ pour plus d’informations sur la monnaie voir Stephen M. Goldfeld , Daniel E. Sichet « the demand for
mony », Handbook of monetary Economics, Volume 1 (Amesterdam: North –Holland, 1990.
47
- Gregory N. Mankiw, Macroéconomie, traduit par jihad C. El Naboulsi, De Boeck, 5eme Edition, 2010, P699
48
- Ibid.
49
- FREDRIC Mishkin et Al, op.cit, p197.
50
- Ibid, p358.
51
Bulletin de la banque de France – N° 14 – Février 1995
négociation, de couverture et de placement sur les marchés de capitaux. Ainsi, d’une façon
générale, les produits dérivés accroissent la liquidité des marchés de capitaux.
– Étant donné qu’ils peuvent faire apparaître le prix de risques qui, auparavant, ne
faisaient pas l’objet d’une évaluation distincte et parce qu’ils facilitent le processus de
«découverte » du prix, ils améliorent l’efficacité de la détermination des prix. Comme il est
généralement moins coûteux d’effectuer des transactions sur les marchés dérivés que sur le
marché physique, les produits dérivés contribuent à faire baisser le coût de l’intégration de
nouvelles informations dans les prix.
– Ils facilitent les stratégies de placement et d’arbitrage qui chevauchent plusieurs
compartiments du marché et sont donc de nature à renforcer la substituabilité des actifs, au
niveau tant national qu’international
La question se pose de savoir si les produits dérivés ne présentent pas un risque important
pour la conduite de la politique monétaire pour deux séries de raisons : 52
- d’une part, ces instruments peuvent contribuer à amplifier les crises financières car ils sont
utilisés par les spéculateurs pour prendre position sur les monnaies.
- D’autre part, les produits dérivés peuvent porter atteinte à l’efficacité de la politique
monétaire dans la mesure où ils permettent aux agents économique de s’immuniser contre les
variations de taux d’intérêt et de change qui constituent des canaux importants de
transmission de la politique monétaire. Des travaux menés par les autorités monétaires
(Banque de France 1994) apportent des conclusions rassurantes sur ces interrogations. Selon
certain analyste, grâce aux informations contenues dans les prix des produits dérivés, ces
instruments seraient même un instrument utile pour renseigner les autorités monétaires sur
l’état des anticipations sur les marchés.
52
-Myriem Alaoui, Ismaili M.Amine El Ayoubi, objectifs et instruments de la politique monétaire, séminaire :
théories monétaires, faculte des sciences juridiques économiques et sociales, universite mohammed v, RABAT,
2006 , p 43-44.
Chapitre 3 : Régimes de change et l’efficacité de la politique monétaire
Le choix d’un régime de change représente une grande importance, il examine la politique
économique d’un pays, il détermine ses marges de manœuvre et détermine son mode
d’ajustement au niveau macroéconomique. il implique également les partenaires du pays
considéré, qui sont sensibles aux conséquences d’un régime de change sur leur compétitivité
relative, ou qui peuvent être amenés à soutenir une monnaie liée à la leur par un système de
parité fixe.
En effet les régimes de change déterminent ainsi les conditions de l’insertion internationale
des économies.
L’objectif de cette section est de présenter les concepts lies aux taux de change et son
impact sur la balance des paiements. Le cadre d’analyse proposé permettra d’apprécier les
différents type du taux de change et comment les variations de changes influence les
rubriques de la balance des paiements ?
Le taux de change est « le prix d’une monnaie exprimé par rapport à une monnaie
étrangère », le taux de change forme sur le marché des changes en fonction des offres et des
demandes des agents économiques et de l’intervention des autorités monétaire 53. ce taux de
change peut exprimer au (certain ou à l’incertain)*.
Une autre définition « le taux de change est l’opération qui permet d’obtenir une monnaie
étrangère à partir d’une monnaie nationale ou inversement ». Donc le taux de change c’est le
nombre d’unités monétaires que l’on peut obtenir en échange d’une unité d’une autre
monnaie54. En réalité il existe une variété des taux de changes, nous représentons quelques
type de ce types de ces taux de change comme suit :
le taux de change nominal entre deux monnaie est exprimé de deux méthodes (cotation
incertain et la cotation certain), nous pouvons définir le taux de change nominal, comme le
prix de la monnaie étrangère en termes de la monnaie nationale, donc c’est un indicateur qui
mesure le prix relatif de deux monnaies, il est noté « E »55.
Le taud de change réel entre deux monnaies est une mesure synthétique de prix des biens et
services d’un pays par rapport à l’autre. Les taux de change nominaux ne remplissent pas leur
rôle de taux conversion permettant d’effectuer des comparaisons des produits nationaux entre
eux. Ainsi, quand on convertit les données de valeur ou de prix en une même devise de
référence généralement le dollar, les chiffres ne sont pas comparable entre eux parce que le
taux de change du dollar ne reflète pas le pouvoir d’achat relatif des monnaie dans leur propre
pays56.
Kravis et al, ont adopté une approche de comparaisons directes de prix. Ils ont calculé un
indicateur de PPA en comparant le prix de produits identique dans les différent pays. Pour ce
faire, ils se sont servi d’échantillons détaillés de prix ont construit des indices de prix pour
chaque produit distinct et pour chaque pays rapporté au pays de référence. L’indicateur de
PPA est défini par la formule suivante57 :
53
- CLAUDE Daniele, C.D Echaudemaison, et all, dictionnaire d’économie et de sciences sociales, NATHAN,
paris, 1993, P 63.
- le taux de change exprimer à l’incertain c'est-à-dire la quantité de monnaie nationale nécessaire pour acheter
une unité de monnaie de monnaie étrangère.
54
- STEMITSIOTIS Loukas, taux de change de référence et système monétaire international, ECONOMICA, 1992,
P05.
55
- MICHAEL Burda, CHARLES Wyplosez, Macroéconomie, une perspective européenne, De Boeck, 3 édition,
Paris, P157.
56
- STEMITSIOTIS Loukas, op-cit, P66.
57
- STEMITSIOTIS Loukas, op-cit, P66.
pi = le prix national mesuré en monnaie nationale ;
A partir de cet indicateur de la PPA, le taux de change réel est défini par la formule
suivante58 :
TCR = (E / PPA)
ou :
le taux de change réel effective réel, combine toujours un indice du taux de change
nominal et deux indices des prix61 :
n
TCRE = ∏ ( Ej∗Pj ) ∏ j/ P ∏ j
j=1
Le taux de change réel effectifs considérer comme le meilleur indicateur pour appliquer
une comparaison entre deux ou plusieurs pays62.
58
- Ibid.
59
-RENNANE Rabeh, l’impact des variations du taux de change sur les comptes de la balance des paiements en
algérie (1999- 2009), thèse Doctorat en économie et management, Faculté des sciences économiques, de
gestion et des sciences commerciales, université d’Oran, 2012, P38.
60
- STEMITSIOTIS Loukas, op-cit, P61.
61
- RENNANE Rabeh, op-cit, P39.
62
- Ibid, P38.
1-1-5 taux de change d’équilibre fondamental (TCRF).
Le taux de change d’équilibre fondamental est celui qui crée un excédent ou déficit courant
égal aux flux de capitaux sous-jacent pendant la période. Par condition « le pays poursuive ses
objectifs en matière d’équilibre interne et ne prenne pas des mesures protectionnistes. Cette
indicateur utiliser souvent pour savoir si la monnaie est sur ou sous évaluée.
Le taux de change d’équilibre peut varier suite d’une part, à des modifications de tendance
des flux de capitaux sous-jacents ou, d’autre part, à des variations de caractère permanent
dans l’offre ou la demande de produits échangés63.
Il est évident comme l’on peut en avoir l’intuition, que les monnaies des pays qui
rencontrent un succès relativement important dans le mode et qui s’enrichissent dans un
certaine mesure, auront tendance à voir leur taux de change réels s’apprécier, quels que soient
les fluctuations des taux nominaux.
Le taud de change d’équilibre TCRF développé par John Williamson (1983-1985) et al,
diverge du PPA par l’accent mis sur les facteurs macroéconomiques réels plutôt que sur les
agrégats monétaire de l’inflation et le taux de change. L’objectif est de calculer les
conséquences du taux de change réel des développements de la tendance de la demande, de la
croissance …etc.
Wren-Lewis et Driver (1998) soulignent que TCRF et un concept à moyen terme. Et selon
ces économistes « ce modèle concerne exclusivement les taux d’intérêt réels plutôt que les
taux d’intérêt nominaux et n’a pas d’implication pour la politique monétaire.64
De plus, aucun des modèles ne fournit une réponse satisfaisante à la question critique :
pourquoi les marchés produisent. Ils généralement un résultat aussi différent65 ?
Pour Gérard Roland on peut citer trois facteurs important influençant le taux de change
d’équilibre66 :
On peut établir une relation d’arbitrage très simple entre taux d’intérêt domestique (i)
et le taux d’intérêt extérieur (i*) et anticipation du mouvement du taux de change (E ^e) ,
la formule est la suivante :
i = i*- E^e
63
- STEMITSIOTIS Loukas, op-cit, P36-37.
64
- BEN PATTERSON, DAGMARA Sienkiewicz, XAVIER Avila, taux de change et politique monétaire, Parlement
Européen N120, Luxembourg, 2001, P36.
65
- Ibid, P37.
66
- GERARD Roland, Economie Politique du système soviétique, L’HARMATTAN, 1989, P412-413.
Cette relation d’arbitrage indique que il ya équilibre sur le marché des capitaux entre
pays. Donc si une dépréciation d’une monnaie est anticipée, une fuite des capitaux ne
peut être évitée que si le taux d’intérêt est relevé de façon à incorporer la dépréciation
attendue. Inversement, si une appréciation est attendue, le taux d’intérêt domestique peut
être plus bas que le taux d’intérêt étranger67.
La balance des paiements est un moyen d’analyse économique de premier plan. Elle
permet d’appréhender la totalité des échanges d’un pays avec l’extérieur. En suit c’est
une source statistique privilégiée pour la comptabilité nationale.
3-1 définitions
La balance des paiements retrace l’ensemble de flux entre une économie et le reste du
monde, durant une période donnée (une année, un trimestre, un mois), plus précisément, il
s’agit de retracer les flux entre les résidents d’une économie et les non résidents 68.
La balance des paiements est fondée sur une comptabilité à partie double, ou chaque
opération économique donne lieu à un crédit et à un débit. Un crédit indique une diminution
de l’actif ou une augmentation du passif, un débit affiche l’inverse. Donc la balance est
toujours équilibré (crédit=débit).
Au débit on enregistre les transactions qui entrainent une dépense vers l’étranger, au crédit
on enregistre les transactions entrainent un revenu de l’étranger 69. Donc la balance des
paiements enregistre toutes transactions entre un pays donné et le reste du monde, on
distingue les transactions des biens et des services, et les transactions monétaires et
financières.70
Regroupe l’ensemble des transactions liées aux importations de biens et services, c’est
le cas par exemple d’un consommateur algérien qui import électroménager chinois, cette
transaction sera enregistrée sur le compte courant. la balance courante comprend elle-même
quatre grande postes71 :
67
- GERARD Roland, op-cit, P414.
68
- BERNARD Yves, JEAN-Claude Colli, Vocabulaire économique et financière, édition du seuil, 3 édition, 1996,
P47.
69
- ABBES Amina, efficacité et limites de la politique et conjoncture Dans un modèle de type : Mundell-Fliming
option Finance, université ABOU-BEKR Belkaid, Tlemcen, Algerie, 2014/2015, P72.
70
- GILBERT ABRAHAM-Frois, introduction à la macroéconomie contemporaine, ECONOMICA, Paris, 2005, P29.
- les biens ;
- les services ;
- les revenus ;
- les transferts courants.
A- investissements directs.
B- investissement de portefeuille.
Ce poste regroupe l’ensemble des opérations sur titres, dont le but est d’obtenir un revenu
sans pouvoir de contrôler la gestion de l’entreprise concernée par les titres, ce rubrique inscrit
aussi les investissements du marché monétaire, les produits dérivés les instruments financiers.
Regroupe toutes les transactions sur ce type d’instrument (intérêts sur SWAPS, primes sur
options, appels de marge et dépôts de garantie), les opérations sur produits dérivés sont
71
-PAUL KRUGMAN, MAURICE Obstfeld, GUNTHER CAPELLE-Blancard, et al, Economie internationale, édition
NH, 8 édition, Paris, 2009, P310.
72
- PAUL KRUGMAN, MAURICE Obstfeld, GUNTHER CAPELLE-Blancard, et al, op-cit, P310.
73
- RENNANE Rabeh, op-cit, P76.
enregistrées sur une base nette74. Généralement il existe deux grandes catégories
d’instruments financiers dérivés, les options et les contrats à termes75.
ils se composent des autres participations du numéraire, des dépôts des prêts des prêt-
emprunts, des avances et des crédits commerciaux, des provisions et réserves des assurances,
et enfin des allocations de DTS76.
Les avoirs de réserve sont les avoirs extérieurs qui sont à la disposition de la banque
centrale. Ils sont constitués des créances brutes en Or monétaire, des droits de tirage spéciaux
(DTS) de la situation nette de réserve à l’égard du FMI77.
Généralement ce compte ne joue pas un rôle très important dans la balance des paiements,
par exemple en France et pendant les dix dernières années, le compte de capital représente
0,3% des recettes et 0,1% des dépenses des comptes de transaction courantes 78. Ces
mouvements internationaux d’actifs, qui sont généralement de faible ampleur, ne sont pas
assimilables à ceux qui sont enregistrés dans le compte financier. Ils résultent en grande partie
d’activité non marchandes et non financiers et parfois intangibles (comme les droits d’auteurs,
les brevets, les marques commerciales).
Englobe les opérations qui donnent lieu au transfert de propriété d’un actif fixe ou à la
mise d’un engagement par le créancier sans que rien ne soit reçu en cotre partie (comme
remises de dettes et en autres transferts) 79. Par exemple en 2007, les transactions
internationales non enregistrées ou mal enregistrées, ont généré un déséquilibre comptable
débiteur de 81,3 milliard d’euros pour la zone euro.80
Se rapportent généralement aux avoirs incorporels tels que les brevets les contrats de
location et autres contrats transférables, la marque…etc.
Ce poste ne recouvre pas les propriétés non bâties situées sur le territoire d’une économie
donnée mais peut inclure l’achat (ou la vente) de terrains par une ambassade étrangère.
74
- RENNANE Rabeh, op-cit, P71.
75
- la balance des paiements et la position extérieure de la France, Banque de France, 2015, P38.
76
- Ibid.
77
- Ibid, P41.
78
-Ibid, P77.
79
- RENNANE Rabeh, op-cit, P76.
80
- PAUL KRUGMAN, MAURICE Obstfeld, GUNTHER CAPELLE-Blancard, et al, op-cit, P315.
Il est fréquent que la balance des paiements ne soit pas à l’équilibre, cela s’explique par la
multiplicité des sources d’informations. Les inscriptions des opérations au débit et au crédit
ne sont pas simultanées, donc la somme des montants inscrite en débit n’est pas identique à
celle inscrite en crédit. Cette différence représente exactement les ajustements 81.
Donc le compte financier recense tous les mouvements de capitaux entre résidents et non
résidents, ce compte détaille les flux financiers avec le reste du monde et repartie entre (IDE,
investissement de portefeuille, produits financiers dérivés, autres investissement, avoirs en
réserves). la forme de la balance des paiement se présente dans notre travail selon la 5eme
édition du manuel du FMI.
81
- RENNANE Rabeh, op-cit, P77.
2- Opérations Financières
a- investissement directs
b- investissement de portefeuilles
c- autres investissements
d- avoirs de réserves
C- Ecart statistique.
Le principal intérêt de la balance des paiements est de faire connaitre les déséquilibres
propres à certains types d’opérations et de mettre en lumière les transactions compensatrices
de ces déséquilibres
- Réserves Financement de la BP
Par les autorités monétaires
- Erreurs et omission
Concernant les stocks d’avoirs de réserves, ainsi que les opérations sur cette catégorie
d’actifs, sont déclarés par la banque centrale, ainsi, les avoirs de réserves sont valorisés à
chaque fin de mois sur la base des cours déterminés comme suit 82:
82
- la balance des paiements et la position extérieure de la France, Banque de France, 2015, op-cit, P41.
D’une manière générale, un solde positif de la balance des opérations financières
supérieure au déficit de la balance courante permet au pays d’augmenter ses réserves de
change (solde général positif). Par contre si l’excédent de la balance des opérations
financières ne permet pas de couvrir le déficit de la balance courante (solde général négatif)
donc il ya ponction dans les réserves de change.
BP= BTC+BOF=00,00………….( )
Le revenu Y est l’un des facteurs déterminants de la balance des transactions courantes
BTC, En revanche le taux d’intérêt est l’un des facteurs déterminants de la balance des
opérations financières BOF. En conséquence, pour un taux d’intérêt étranger ( i* ) et un taux
de change réel (TCR) donnés, l’équilibre de la balance des paiements est déterminé par une
combinaison de (y) et de (i)83.
Excédent BP
i1 D C
i0 A B Déficit
On part d’une situation d’équilibre (BP=0, le point A sur la figure N), si Y augmente
d’y0 à y1 (point B), la propension à importer positive implique une élévation des importations.
En revanche, cela ne modifie pas la demande étrangère, pour un niveau inchangé des
exportations, l’élévation de Y entraine un déficit (BTC) au point B, BTC<0.
83
- JACQUES Généraux, op-cit, P129.
balance des paiements (la relation entre i et Y est positive) 84. Notons que tout point situé à
gauche de BP implique85 :
- soit un taux d’intérêt trop élevé pour un revenu donné, et donc des entrées nettes de
capitaux qui engendrent un excédent de la balance des capitaux ;
- soit un revenu trop faible pour un taux d’intérêt donné, et donc des importations trop
faibles qui amènent un excédent de la balance des paiements ;
Deux grande approches ont été utilisées pour classer les régimes de change, la première
approche appelé la méthode de jure qui se focalise sur les déclarations des pays et les la
deuxième appelé les classifications de facto qui se basent sur leurs actions.
1-1 définition.
Un régime de change est l’ensemble des règles qui déterminent l’intervention des autorités
monétaires sur le marché des changes, et donc le comportement du taux de change 86. il existe
une très grande variété de régimes de change, qui se répartirent entre deux extrêmes (les
régimes de changes fixes et flexibles).
Le choix d’un régime de change résulte l’ensemble des objectifs économiques d’un pays
et ainsi des contraintes qu’il doit supporter.
C’est le choix d’un régime de change, est de parvenir à la croissance la plus rapide et la
plus stable possible, donc le régime de change affect la stabilité et la compétitivité de
l’économie87. Lorsqu’ils sont prévisibles, les taux de change limitent l’incertitude dont
souffrent les agents dans leurs relations internationales, et sont donc en principe favorables
aussi bien à l’investissement national qu’à l’investissement direct et au commerce. C’est en
principe un régime de change fixe qui permet d’atteindre le mieux cet objectif de stabilité.
Généralement, un régime de change fixe peut être adopté spécialement pour la discipline anti-
inflationniste88.
84
- JACQUES Généraux, op-cit, P130.
85
- Ibid., P131.
86
- LAHRECHE- REVIL Amina, les régimes de change, recherche et expertise sur l’économie mondiale, édition la
découverte, collection repères, Paris, 1999, P93.
87
- LAHRECHE- REVIL Amina, op-cit, P96.
88
- Ibid.
Cette stratégie d’ancrage peut être d’autant plus justifiée que régimes de change orientés
exclusivement sur le maintien de la compétitivité, lorsque le taux de change nominale est
dévalué régulièrement pour compenser les écarts d’inflation, cela peut générer à un processus
d’inflation importée, qui impose une nouvelle dépréciation, et crier un cercle vicieux
(inflation – dépréciation)89.
Dans son célèbre article publie en 1961, Robert Mundel, présente le degré de mobilité des
facteurs de production comme principale déterminant d’une zone monétaire optimale.
McKinnon (1963) a développé par la suite la deuxième contribution majeure des zones
monétaires optimales en introduisant le critère de l’ouverture économique d’un pays, selon
Mackinnon une économie ouverte a intérêt à participer à un régime de change fixe, afin
d’éviter les fluctuations des relatifs entre biens échangeables et non échangeables 90. Ainsi
Mundell (1961) et Kenen (1969) a mis l’accent sur la spécialisation des économies
(diversification de la production et de la consommation) comme des conditions pour
l’optimalité des zones monétaires, et selon kenen il conclu que des pays aux productions
diversifiées peuvent plus facilement adopter des changes fixes91.
Selon cette approche, le choix du régime de change est déterminé par le degré
d’intégration économique et financière des pays, selon cette approche, les pays émergents ne
choisissent pas leur régime de change mais il leur est imposé par certaines bien spécifique, ils
sont de ce fait piégés entre les deux pôles de fixité rigide et de flottement pur 92. Dans cette
perspective l’élaboration d’une liste de facteurs déterminant le choix du régime de change
pourrait être utile pour aider à savoir, quel est le régime de change optimal pour chaque
situation.
Nous comprenons à la fin que les contraintes extérieures ne permet pas aux pays avec un
faible niveau de réserves de choisir un régime de change fixe, un pays qui se trouve dans une
telle situation et qui opte pour régime de change fixe ne pourra pas financer continuellement
ses déficit de la balance des paiements.
Les principaux régimes de change classés par ordre de rigidité décroissante du taux de
change est on va utiliser la classification du FMI (1998).
La fixité de taux de change retient la stabilité du taux de change comme objectif central.
Un régime de change fixe suppose la définition d’une parité de référence entre la monnaie du
pays considéré et une devise, à la quelle la banque centrale s’engage à échanger sa monnaie.
Lorsque le marché des changes est libéralisé, le respect de cet engagement lui impose
d’intervenir sur le marché des changes juste quand le taux de change s’écarte de la parité
établie, soit par l’achat de la monnaie locale si la monnaie tend à se déprécier, soit par sa
vente dans le cas contraire93.
93
- LAHRECHE- REVIL Amina, op-cit, P94.
Lorsque le marché des changes est contrôlé, la monnaie est inconvertible, la parité est
définie arbitrairement et soutenue artificiellement.
Toute modification du taux de change résultera d’une décision du gouvernement qui peut
selon les circonstances dévaluer ou réévaluer sa monnaie. La fixité du taux de change et le
maintien de la monnaie à la parité déclarer va nécessiter de la part de banque centrale de
disposer d’un montant de réserves en devise suffisamment important, pour répondre aux
multiples pressions qui peuvent s’exercer sur la monnaie nationale, et permet ces types de
change fixe on trouve :
Soit la seul monnaie légale est la devise d’un autre pays (dollarisation formelle), soit le
pays appartient à une union monétaire comme (UE, UEMOA…)94, le panama qui utilise
longtemps le dollar américain est un exemple de dollarisation intégrale 95.
Ce type est basé sur un engagement explicite à convertir la monnaie domestique contre une
devise particulière a un taux fixe. la monnaie locale émise est totalement couverte par des
actifs en devise. Dans ce cas les fonctions principales de la banque centrale ne sont plus
possibles (le contrôle monétaire et le rôle du préteur en dernier ressort)96.
la monnaie locale est rattachée (formellement ou de facto) à une autre monnaie ou (panier
de monnaie) à un taux fixe, le taux de change varié au plus dans une marge + /- 1. Les banques
centrales interviennent pour garder à la parité fixe sans engager à la fixer irrévocablement 97.
Mais une banque centrale d’un pays doté d’un tel régime, n’a pas de politique monétaire
indépendante, car elle n’a pas de taux de change à ajuster et ses taux d’intérêt sont liés à ceux
du pays de la monnaie d’ancrage98.
2-2 Régimes intermédiaires : les régimes d’arrimage souple c'est-à-dire des monnaies qui
conservent une valeur stable par rapport à une monnaie d’ancrage99.
La valeur de monnaie locale est maintenu dans une marge de fluctuation (au moins +/- 1,
autour d’une parité centrale.
94
- TEMMAR A.Hamid, la transition de l’économie émergente, références théoriques stratégies et politique,
OPU, 2011, P592.
95
- MARK Stone, HARALD Anderson, ROMAIN Veyrune, Régimes de change, Finance et développement, Mars,
2008, P42.
96
- TAMMAR A.Hamid, op-cit, P592.
97
- Ibid.
98
- MARK Stone, HARALD Anderson, ROMAIN Veyrune, op-cit, P42.
99
- MARK Stone, HARALD Anderson, ROMAIN Veyrune, op-cit, P42.
Le taux de change est dévalué périodiquement par petites augmentation, soit à un taux fixe,
soit en réponse aux changements de certains facteurs comme le différentiel d’inflation passé
avec les principaux partenaires commerciaux 100. Dans certain cas, l’arrimage varie au fil du
temps et souvent selon les différences de taux d’inflation entre pays. le Costa-Rica la Hongrie
et la chine illustrent ce type d’arrimage101.
Dans ce régime, les autorités monétaires du pays considéré s’engagent à défendre la parité
si le taux de change s’approche des limites d’une bande de fluctuation, le mécanisme de
change européen instauré en 1979 et un exemple concret102.
L’histoire montre que les régimes intermédiaires comme les parités fixes mais fixes
ajustables qui ont été populaires pendant la plus grande partie de l’après-guerre, présentent
une tendance à l’instabilité103.
Comme son nom l’indique le taux de change flottant est déterminé par le marché, et
permet ces types de change flexible on trouve :
Les banques centrales influencent les mouvements du taux du change à travers une
intervention active sans spécifier ou pré-annoncer une trajectoire pour le taux de change et
surtout sans cibler un niveau du taux de change104.
Le taux de change est déterminé par le marché. Les éventuelles interventions visent à
modéré le taux de variation du taux de change sans cibler un niveau du taux de change 105.
Dans quelques pays (Nouvelle-Zélande, suède, Island, état unis et zone euro) les autorités
monétaires n’interviennent presque jamais pour administrer les taux de change106.
Les régimes de change flottants offre l’avantage d’utiliser une politique monétaire
indépendante. Dans les pays qui l’appliquent, le marché de change et les autres marchés
financiers doivent être assez développés pour faire face aux chocs sans variation majeure du
taux de change107. Donc en régime de change fixes la politique monétaire perd toute
autonomie, parce que la variation des réserves de change annule le mouvement initial de la
100
- TAMMAR A.Hamid, op-cit, P592.
101
- MARK Stone, HARALD Anderson, ROMAIN Veyrune, op-cit, P42
102
- TAMMAR A.Hamid, op-cit, P593.
103
- BAILLIU Jeannine, MURRY John, les régimes de change dans les économies émergentes, Revue de la
banque de CANADA, Hiver 2003, P19.
104
- TAMMAR A.Hamid, op-cit, P593.
105
- Ibid.
106
- MARK Stone, HARALD Anderson, ROMAIN Veyrune, op-cit, P42.
107
- Ibid.
masse monétaire, par contre en régime de change flexibles la marge de manœuvre parait plus
grande parce que les variations du taux de change sont censées rétablir automatiquement
l’équilibre de la balance des paiements.
La théorie de la parité non couverte des taux d’intérêt, qui relie l’évolution anticipée du
taux de change à un écart de taux d’intérêt, permet d’expliquer comment la politique
monétaire est susceptible d’influencer le taux de change. Selon cette théorie, l’écart de
rendement entre, par exemple108, un placement en euros (R€t) et un placement en dollar (R$t)
doit être égale au taux de variation anticipé du cours de change du dollar vis-à-vis de l’euro
(Etet+1-et), par formule :
Lors d’un discours prononcé à Rome vers la fin janvier 2000, un membre du conseil
d’administration de la BCE, Tommaso Padoa- Schioppa a fait référence « au Rôle important
que le taux de change joue dans la définition de la politique monétaire », par contre, selon
Pedro solbes il n’y avait pas de lien claire entre une politique monétaire bien définie et le taux
de change110.
108
- FRANCOISE Drumetz, CHRISTIAN Pfister, JEAN-GUILLAUME Sahuc, op-cit P199.
109
- Ibid.
110
- BEN PATTERSON, DAGMARA Sienkiewics, XAVIER Avila, op-cit, P39.
111
- OCDE, 1985.
112
- BEN PATTERSON, DAGMARA Sienkiewics, XAVIER Avila, op-cit, P40.
partie du souhait des autorités monétaires de maintenir la situation monétaire générale stable,
et également si les mesures compensatoires s’avèrent efficaces. Quand une dépréciation se
combine à un taux d’inflation déjà orienté à la hausse, la principale réaction sera
vraisemblablement une hausse des taux d’intérêt, c'est-à-dire précisément la mesure prise par
la banque centrale (BCE en 03 février 2000)113.
Généralement pour les régimes de change fixe, le taux de change de la monnaie locale
est strictement fixé par les interventions de la banque centrale sur es marchés des changes.
Dans le cas d’un déficit de balance des paiements ça se traduit donc par une sortie de devises
vendues la banque centrale (à un taux constant contre la monnaie locale), Ensuit le résultat (la
masse monétaire diminue) et la courbe LM se déplace vers la gauche114.
En revanche, tout excédent de balance des paiements se traduit par une entrée nette de
devises converties (à un taux constant contre la monnaie locale), le résultat en fin la masse
monétaire augmente et la courbe LM se déplace vers la droite115.
comme la balance des paiements est déficitaire, la valeur de la monnaie locale a tendance à
se déprécier (l’offre de monnaie nationale > à sa demande), la banque centrale procède à
protéger la valeur de sa monnaie, elle achète la monnaie nationale contre la vente de devises.
Par conséquent, d’un côté la masse monétaire diminue (déplacement de la courbe LM vers la
gauche) ainsi que le revenu, freinant les importations, et de l’autre côté le taux d’intérêt
augmente encourageant les entrées de capitaux116.
LM0 LM1
113
- Ibid, P45.
114
- JAQUES Généreux, op-cit, P142.
115
- Ibid, P143.
116
- JAQUES Généreux, op-cit, P142.
i = i* A BP
i1 B
IS Y
Source : JAQUES Généreux, op-cit, P143.
Dans cette figure le gouvernent tente d’atteindre l’objectif de revenu y 1 pour cela il exécute
une politique monétaire expansionniste, qui déplace LM 0 vers LM1, par conséquent le taux
d’intérêt diminue jusqu’à (i1), Ensuite la chute de taux d’intérêt entraine des sorties de
capitaux et un déficit de la balance des paiements, le résultat sera négatif sur le taux de change
et la valeur de la monnaie locale, cela implique l’intervention de la banque centrale pour
empêcher la dépréciation. Ce mouvement continuera tant que la courbe LM n’est pas déplacé
à son point de départ (LM0) et le point B n’est qu’un équilibre temporaire.
LM0 LM1 BP
i0 A
i1 B
IS
Y0 Y1 Y
Source : JAQUES Généreux, op-cit, P147.
Dans ce cas la pente de balance des paiements est plus faible que la pente de LM, donc
mobilité relativement forte des capitaux, donc le point du départ est( A), avec un revenu (Y0)
et un taux d’intérêt( i0), avec une politique monétaire expansionniste LM0 à déplacé vers
LM1, le résultat, le revenu Y augmente (y0 à y1), est exactement c’est le point B, la baisse du
taux d’intérêt entraine une sortie des capitaux et donc un déficit de la balance de capital .
nous allons voir à présent les même politiques, avec deux cas différents ( la mobilité
parfaite et imparfaite de capitaux).
une politique expansionniste se déplace la courbe LM0 à LM1, ce qui rendre l’équilibre se
déplace de point A vers B. Cependant, étant donné que maintenant les taux de change sont
flexibles, donc la courbe LM ne réagit plus au solde de la balance des paiements.
le déficit ou l’excédent extérieur, au lieu de se traduire par des achats ou des ventes de
devises contre la monnaie nationale, entraînent une dépréciation ou une appréciation du taux
de change jusqu’à la disparition du déséquilibre. il n’y a plus un niveau unique de revenu, le
taux de change s’ajuste instantanément dés qu’apparait une tendance au déficit ou à
l’excédent extérieur.
LM0 LM1
A C
117
i0=i* BP
- JAQUES Généreux, op-cit, P147.
118
- Ibid, P148.
B
IS0 IS1 Y
Source : JAQUES Généreux, op-cit, P147.
une politique monétaire expansionniste conduit du point( A) au point (B). le taux d’intérêt
a baissé et les sorties des capitaux impliquent une tendance au déficit et à la dépréciation du
taux de change, mais dans ce cas l’obligation de l’intervention de la banque centrale étant
élevée, donc le déficit de la balance des paiements se déprécier la monnaie nationale. elle
améliore la compétitivité-prix des produits locales, les exportations augmentes et les
importation diminuent ( les étrangers peuvent acheter plus de nos produits avec la même
quantité d’argent)119, donc la courbe de IS se déplace vers la droite, le résultat un excédent de
la balance des transactions courantes qui ajuste progressivement le déficit de la balance des
capitaux. Donc (IS0) doit ce déplacer jusqu’en (IS1), où la pression exercée par
l’augmentation de PIB sur la demande de monnaie a fait remonter le taux d’intérêt à son
niveau initial120. L’équilibre final est atteint au point (C ), Au même taux d’intérêt et la
politique monétaire fonctionne parfaitement dans ces circonstances121.
i LM0 LM1
BP0
A C BP1
119 i 0
- GREGORY N.Mankiw, Macroéconomie, 5 édition, de Boeck, Paris, 2010, P441.
120
- JAQUES Généreux, op-cit, P147.
121 i1 THOMAS A.Pugel, Economie internationale,
- PETER H.Lundert, B IS1 1996, P666.
Economica,
IS0
y0 y1 y2 Y
Source : JAQUES Généreux, op-cit, P151.
Comme la balance des paiements est déficitaire. mais cette tendance au déficit est
spontanément et rapidement corrigée par une dépréciation de la monnaie locale, cette
comportement améliore la compétitivité des produits locales, cela déplace BP et la courbe de
IS vers la droite, on atteint un autre point d’équilibre (C) avec un revenu y2, plus élevé 122.
Donc quelle que soit la pente de BP, L’expansion monétaire provoque une dépréciation du
taux de change, ensuit une augmentation des exportations et enfin l’effet de relance initial.
Dans les régimes de change fixes, seule la politique budgétaire doit être utilisée dans la
recherche de l’équilibre interne, et ce, à condition qu’il existe une certaine mobilité des
capitaux. Par contre la politique monétaire perd toute autonomie en régime de change fixe à
cause de la variation des réserves de change qui annule le mouvement initial de la masse
monétaire. Ce principe est connu sous le nom de « triangle des incompatibilités », Donc un
pays ne peut connaitre simultanément la fixité du taux de change, mobilité des capitaux, et
efficacité de sa politique monétaire123.
En effet, l’expansion budgétaire élevé le taux d’intérêt et attire donc les capitaux étrangers.
si la mobilité est forte, cela se traduit par un excédent de la balance des paiements qui entraîne
une appréciation du taux de change. L’appréciation détériore la compétitivité internationale
des produits nationaux, réduit la demande étrangère et exerce donc un effet dépressif qui
limite, voire annule l’effet expansionniste de la politique budgétaire126.
122
- JAQUES Généreux, op-cit, P150.
123
- JAQUES Généreux, op-cit, P153.
124
- Ibid.
125
Ibid.
126
Ibid.
Donc l’effet d’éviction financière est limité par le l’afflux de capitaux étrangers, mais il
laisse la place à un effet d’éviction par le taux de change. L’expansion monétaire, pour sa
part, se traduit par une baisse du taux de d’intérêt, par des sorties de capitaux et par une
dépréciation du taux de change.
La dépréciation a un effet stimulant sur la demande étrangère, effet qui vient renforcer
celui de la politique monétaire.
Enfin, ces résultats ne valent que si la flexibilité des taux de change garantit à tout moment
l’équilibre de la balance des paiements, si tel n’est pas le cas, la contrainte de l’équilibre
extérieure continue à peser sur la politique économique, quelque soit le régime de change.
Plutôt que d’utiliser un seul instrument, il convient alors de combiner les deux instruments
pour chercher simultanément équilibre interne et équilibre externe.