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Cadre Théorique de la Politique Monétaire

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Cadre Théorique de la Politique Monétaire

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CHAPITRE I :

Le Cadre Théorique de La Politique Monétaire


Ce premier chapitre expose les notions fondamentales de la politique monétaire, on
mettre l’accent sur les outils et les objectifs de la politique monétaire. Dans ce cadre on veut
rappeler que, la politique monétaire a comme objectif de « La maximisation du bien-être
social et la stabilité des prix sont les objectifs les plus appropriés de la politique monétaire.".
Ce chapitre sera plus particulièrement consacré à l’analyse des liens entre certains indicateurs
monétaires et l’activité économique (la relation entre la monnaie et le taux d’intérêt,
production, et prix). Pour conduire ce chapitre, nous le répartissons en trois sections. La
première traite les Fondements Théoriques de la politique monétaire, la deuxième section sera
précisément consacrée à logique Macro économique de la politique monétaire, la troisième
présente les principaux canaux de transmission de la politique monétaire.
SECTION I : Les Fondements théoriques de la politique monétaire.

Une bonne politique monétaire est indispensable pour le fonctionnement de l’économie,


si elle est trop expansionniste elle génère de l’inflation, ce qui nuit la croissance, par contre
une politique monétaire restrictive peut être à l’origine d’une sévère récession au cours de la
quelle la production baisse et le chômage augmente, encore elle peut provoquer la déflation
(chute de niveau des prix or la déflation, peut occasionner de sérieux dégâts dans une
économie, par ce qu’elle crée une instabilité financière et même génère des crises monétaires
ou crises de change), et dans cette section nous allons nous intéresser au plusieurs question :
- Que ce que une politique monétaire ?
- quels sont Les instruments de la politique monétaire ?
- quels sont les objectifs de la politique monétaire ?
1. Définition de la politique monétaire.
La politique monétaire et une composante de la politique économique qui vise à influer la
masse monétaire, et les taux d’intérêt, et par ce biais sur l’inflation, la croissance, l’emploi et
le taux de change.1
Donc la politique monétaire est l’ensemble des mesures et des mécanismes qui sont
destinées à Agir sur les conditions de financement de l’économie, son objectif principal est le
maintien de la stabilité des prix (approche monétariste), mais elle peut aussi favoriser la
croissance (PIB) et le plein-emploi (approche keynésienne), mais quelle qu’en soient les
aspects, elle consiste à ajuster l’offre de monnaie pour stabiliser le binôme (inflation-
production).2
Enfin la politique monétaire est l’action par la quelle l’autorité monétaire, en général la
banque centrale agit sur l’offre de monnaie dans le but de remplir son objectif de triple
stabilité (taux d’intérêt, taux de change et prix).
Lorsqu’un état détermine sa politique monétaire, il doit décider si cette politique est pour
un seul but « la maitrise de l’inflation ». Ou, si elle doit influer aussi sur la production
nationale, ou le niveau de chômage et le taux de change. Donc, on distingue trois types de
relations entre le gouvernement d’un pays et la banque centrale :
- soit c’est le gouvernement qui décide de l’objectif de la politique monétaire et c’est à
la banque centrale de respecter cet objectif ;

1
- CLAUDE Danièle, FRANK Bazuréau, SERGE Bosc et al « Dictionnaire d’économie et de sciences
sociales », Edition NATHAN, Paris, 1993, P13.
2-
KOSHY Mathai, « Qu’est ce que la politique monétaire », Finance et Développement, septembre 2009, P46.
- soit le gouvernement décide de l’objectif de la politique monétaire et des moyens a
mettre en ouvre ;
- soit enfin la banque centrale est libre de choisir ses objectifs et ses moyens.
Donc la politique monétaire fait référence à l’ensemble des messages et signaux qui sont
envoyés par les autorités monétaire aux agents privés, afin d’influencer sur les anticipations et
le comportement des agents économiques, cette politique monétaire est une composante de la
politique économique d’ensemble.
2. Instruments de la Politique Monétaire.

La politique monétaire est l’ensemble des mesures qui sont destinées à agir sur les
conditions de modalités de financement de l’économie, dans ce sens la banque centrale
dispose d’une série d’outils pour moduler la création monétaire.

2.1. Les instruments indirectes

2 .1.1. Politique de Refinancement Bancaire.

Souvent les banques centrales agissent par des interventions sur le marché de la monnaie
centrale, où les banques commerciales échangent des liquidités à très court terme. Par
conséquent, dans le cas d’une baisse du taux d’intérêt réel (Δ↓ taux d’intérêt > Δ↑ l’inflation),
donc la baisse de taux d’intérêt réel stimule la consommation et l’investissement. En raison de
la relative rigidité des prix à court terme, cette hausse de la demande globale se traduit par une
expansion de l’activité économique.1

Dans les pays ou les marchés financiers sont suffisamment développés, le financement
de l’économie se fait principalement par ces marchés et partiellement par les crédits
bancaires, par contre dans une économie où les marchés financiers sont peu développés le
financement de l’économie se fait principalement par les crédits bancaires. 2

Dans ce cas les effets des modifications de taux directeurs sont généralement étudies dans
le cadre d’une Analyse des comportements des agents économiques (ménage, entreprise,

1
- JEAN François Goux, « Macroéconomie Monétaire et Financière, théories, institution, politique », 5eme
édition, Economica, France 2010, p266.
2
- AMOUKRANE Mustafa, RASDI Sabrina « Efficacité de la politique monétaire dans les pays VDS ; les
expériences passées et les défit futurs », colloque international : la conduite de la politique monétaire en Algérie
durant les deux dernières décennies ; objectifs et limites, le 17 et 18 Novembre 2015, université Hassiba Ben
Bouali , chlef, Algérie p08.
Etat), et dans une perspective de court terme et avec une baisse non anticipée des taux
d’intérêt, en distingue 1 :

A- l’effet de substitution : les modifications de taux d’intérêt conduisent les agents à


revoir l’arbitrage entre consommation immédiate et épargne, par ce que une baisse de
taux diminue la valeur de la consommation future et incite à consommer Aujourd’hui
puisque l’épargne devient moins intéressent et le crédit moins cher.
B- l’effet de revenu : une baisse de taux entraine une hausse de la valeur actualisée des
dépenses de consommation anticipées au futures. le résultat, la consommation futur est
plus coûteuse, tout choses égales par ailleurs. les ménages préfèrent par conséquent
épargner davantage et réduire leur consommation immédiate pour faire face à cette
situation.
C- l’effet de richesse : Une baisse de taux d’intérêt entraine une hausse de la valeur
actualisée des revenus futurs des ménages, cette augmentation s’applique au capital
financier. ainsi, pour ce dernier, les agents peuvent décider de vendre une partie du
portefeuille de titre pour obtenir davantage de bien et service. ils consomment plus de
biens et services.

En ce qui concerne les effets sur l’investissement, une baisse de taux entraine un coût
d’usage du capital plus faible et donc une augmentation de la profitabilité de la
production, et donc par la suite une hausse d’investissement.

Ce principe il se base sur le niveau de taux d’intérêt que les autorités font varier selon
l’objectif voulu.

Théoriquement une augmentation du taux d’intérêt réduit la création monétaire, ceci à


travers la baisse de la demande de refinancement des banques commerciales ou à travers la
diminution de la demande globale, il s’agit donc d’une politique d’offre de monnaie centrale
pour une durée limitée et fixée à l’avance, ici on distingue entre :2

- les opérations principales de financement pour une durée de deux semaines.


- les opérations de refinancement à long terme, pour une période de trois mois.
- les opérations de réglage fin : sont des opérations qui peuvent être effectuées aussi
sous forme d’opérations temporaires ou encore des opérations de swaps de change.
1
- FREDERIC Mishkin, PIERRE CYRILLE Hautcoeur, DOMINIQUE Lacoue-labarthe, et al « Monnaie
Banque et marchés financiers », 9eme édition, PERSON, paris, 2010, p569-575.
2
- Ibid., op-cit , p 576.
2.1.2. La Politique des Réserves Obligatoires.

Cette politique consiste à obliger les banques de second range à déposer à la banque
centrale des réserves en monnaies banque centrale, non rémunérer en fonction des dépôts.

Il s’agit de créer artificiellement une fuite en monnaie banque centrale pour limiter les
possibilités de création monétaire, donc la banque centrale vise à rendre les banque ordinaires
plus ou moins liquides afin d’encourager ou freiner la distribution des crédits. Ce taux de
réserve obligatoire change avec la conjoncture économique.

Donc les réserves obligatoires jouent le rôle d’un stabilisateur et régulateur si banque
centrale veut réduire l’expansion des crédits ; elle augmente son taux de réserve obligatoire, le
cas échéant elle l’abaisse.1

2.1.3. L’open Market.

Les opérations d’open Market présentent plusieurs avantages par rapport aux autres outils
de politique monétaire.

Généralement la banque centrale intervient sur le marché monétaire afin d’acheter et de


vendre des titres, l’objectif est d’influer sur la liquidité du marché, ce type d’intervention a
augmenter depuis la deuxième guerre mondiale et tendent à prendre une place croissante
parmi les instruments de la politique monétaire.2

 En achetant des titres, la banque centrale fournit des liquidités et fait augmenter le
cours des titres, donc la banque centrale achète des bons de trésors pour injecter de la
monnaie dans l’économie.
 En vendant des titres la banque centrale réduit le volume des liquidités, fait augmenter
le taux d’intérêt, ce qui accroit le prix de refinancement pour les banques de second
degré.

1
- BOUMGHAR Mohamed yazid, « la conduite de la politique monétaire en période de transition, examen de
l’expérience de la banque d’Algérie »thèse doctorat, ENSSEA, Alger 2016, p38.
2
- JEAN FRACOIS Goux , op-cit, p276.
Les opérations de l’open Market peuvent être mises en œuvre rapidement, par exemple les
délais administratifs sont très courts, aux Etats-Unis, quand la FED décide de modifier l’offre
de monnaie centrale, il lui suffit de donne des ordres auprès des courtières, et après les
transactions ont lieu immédiatement.1

Figure Nº1 : l’opération de l’open Market.

Public (Achat & Vente)

Versement, Retrait
Banque Centrale
Variabilité de la Base
(achat & vente)
Monétaire
de titres Banques Secondaires

(Achat & Vente)


modification de liquidité

La source : FREDERIC Mishkin, PIERRE CYRILLE Hautcoeur, DOMINIQUE Lacoue-labarthe, et al, op-cit p 581 .

2.2. Les instruments directes

Les instruments directs de la politique monétaire sont des instruments qui consistent à
déterminer le plafond du montant du crédit, ainsi que les secteurs privilégiés pour ces crédits.

2.2.1. L’encadrement des crédits

C’est l’opération qui consiste pour la Banque centrale à maîtriser la croissance du crédit
accordé à l’économie d’une période à une autre. Il s’agit pour les autorités monétaires de fixer
périodiquement (tous les mois) un taux de progression des crédits par rapport à la période
précédente (le mois précédent). Ce taux est différent selon la banque concernée.

Cette modalité d’intervention directe permet de maîtriser l’évolution de la monnaie


scripturale. Elle assure une certaine déconnexion entre l’objectif interne (inflation) et
l’objectif externe (politique des taux d’intérêt).

1
- FREDERIC Mishkin, PIERRE CYRILLE Hautcoeur, DOMINIQUE Lacoue-labarthe, et al, op-cit p 581.
L'encadrement du crédit, en attribuant à chaque banque un droit à émission du crédit
proportionnel à la situation initiale, fixe plus ou moins les parts de marchés. Ce système limite
la concurrence entre établissements financiers et instaure une rente de situation aux banques
les moins dynamiques qui peuvent céder leurs droits non utilisés à émission de crédits sur le
marché du « désencadrement ». Il conduit le système bancaire à la passivité et interdit une
allocation optimale des ressources financières1.

2.2.2. La sélectivité du crédit

Outre l’encadrement du crédit, les autorités monétaires disposent de la sélection de crédit.


L’objectif est de limiter les crédits en influant sur leur destination. Il s’agit donc d’orienter les
crédits vers les secteurs jugés prioritaires (exportations, logements sociaux par exemple) en
proposant des taux bonifiés, ou des avantages fiscaux. Toute fois, si cette action peut être utile
en matière de politique économique en favorisant le développement de certains secteurs, en
matière de politique monétaire il ne permet pas de contrôler la croissance de la quantité de
monnaie en circulation.

Pour encourager les banques et les institutions financières à financer les secteurs dits
prioritaires, l’Etat utilise divers formules ; avantages fiscaux, taux d’intérêts bonifié ouverture
de facilité de refinancement, garanties du crédit par les organismes officiels, affectation de
ressources à taux réduit2.
Tout comme l’encadrement de crédit, la sélectivité des crédits a beaucoup été critiquée,
d’une part elle est considérée comme un gaspillage économique car elle favorise un recours
excessif aux crédits qui en bénéfice et facilite la hausse des prix, ce qui s’oppose aux objectifs
de la politique monétaire. L’activité des banquiers repose sur les risques qu’ils assument. Or,
dans le cas de la sélectivité des crédits, les risques sont assumés par un autre agent qui est
l’état, ce qui rend les emplois de la banque non risquée et entraine une diminution de
l’efficacité bancaire.

3. objectifs de la politique monétaire

Pendant les années 90, un large consensus s'est dégagé concernant l'objectif de la
politique monétaire à long terme, Les autorités doivent œuvrer pour stabiliser la valeur de la

1
- Henri Sterdyniak, Christian Vasseur « Encadrement du crédit et politique monétaire », Observations
et diagnostics économiques n° 11 /avril 1985, P114.
2
- DEMOURGUES Michelle, « macroéconomie monétaire », ECONOMICA, Paris, 2000, page 268.
monnaie. C'est à dire viser à obtenir et à maintenir la stabilité des prix (internes et externes
de la monnaie).

Dans la pratique néanmoins, la banque centrale ne se préoccupe pas de ce seul résultat.


Elle se voit Obligée :
- D'assurer la stabilité systémique des canaux de transmission de la politique monétaire.
- De réagir à plus court terme, comme tenu d'évolution de la conjecture.
- veiller à la bonne conduite du prix externe de la monnaie.
L’expérience dans le monde nous donnent les possibilités suivantes dans les choix des
objectifs (trois objectifs stratégiques sont possibles).ce sont des objectifs exogène au Final.
et d'autres qualifies dans la littérature spécialisée Comme objectifs intermédiaires (niveau
de l'offre monnaie, Le taux d'intérêt. Le taux d'inflation et le taux de change)1.

3.1. La croissance économique.

La recherche d'une forte croissance et liée à l'objectif de plein emploi. Ainsi la politique
monétaire doit servir à développer la demande Global qui entraîne l’offre global qui, à son
tour accroître l'emploi. Et selon la théorie endogène de la croissance, l'accumulation du
capital est divisée en trois composantes :

L'accumulation du capital humain, l’accumulation du savoir, et enfin l’accumulation de


développement de la nouvelle technologie. Dans la plupart de cas Ces composantes sont
financées par des emprunts.
Par conséquent, leur accumulation dépendront du taux d'intérêt. Ainsi, un environnement
de politique monétaire instable implique un taux d'intérêt instable et par conséquent une
instabilité de la croissance économique, ainsi on peut Conclure que le niveau du stock de
capital désiré des firmes dépend de taux d’intérêt anticipé.2
3.2. La lutte contre le chômage.
La lutte contre le chômage est importante pour deux motifs :
A- un taux de chômage élevé est à l’origine de nombreux problèmes sociaux (des
ménages se retrouvent alors confrontés à de sérieuses difficultés financières. cette

1
- HAMID A. TEMMAR « la transition de l’économie émergente, références théoriques stratégies et politiques,
OPU, Alger 2011,pp 559,560.
2
- MICHEL Voisin « comprendre la monnaie et les politiques monétaires, 2eme édition, BREAL, 2014, p161-
165
deuxième variable fondamentale des objectifs de politique monétaire, il est définie
comme le rapport de la population en chômage sur la population active.1
B- quand le taux de chômage est élevé, l’économie a non seulement une main-d’œuvre
inemployée, mais aussi des ressources inutiles (unité de production, équipements)
d’où une perte de production et par conséquent un PIB plus faible2.

La croissance => Augmentation de l’emploi => réduction du chômage.

Aussi, il existe un chômage structurel correspondant à une mauvaise adéquation entre


les caractéristiques des offres d’emplois et les qualifications de salariés, cette forme de
chômage constitue un réel problème. Néanmoins la politique monétaire ne peut pas faire
grand-chose pour lutter contre elle.

En 1958, dans la revue Economica, l’économiste de « London school of economics »


a publie un article sous le titre « la relation entre le chômage et le taux de croissance des
salaires nominaux, cette relation statistique établie par Philips prendre la forme d’une
boucle, se rapprochant d’une fonction décroissante. Par la suite de nombreux économistes
ont testé des « courbes de Phillips » mais en remplaçant le taux de variation des salaires
par le taux d’inflation.

Figure Nº2 : Courbe traditionnelle de Philips.


Taux de croissance

Des salaires

•A •A’

•B

•C Taux de chômage

La source : CLAUDE Danièle, FRANK Bazuréau, SERGE Bosc et al op-cit, P 301.

1
- JACQUES Généraux, « introduction à la politique économique », Edition POINTS, 1999, France, p184.
2
- Ibid.
Entre le point A, on trouve le problème de l’arbitrage entre l’inflation forte et chômage
faible, Au niveau de point B, se pose le problème de l’inflation faible et chômage fort.

Par rapport à A’ correspond à la stagflation (plus de chômage et plus d’inflation), mais


au milieu des années soixante dix, ce principe est soumise à une double secousse avec
l’apparition de la courbe de Philips selon Friedman.

Figure Nº3 : La Courbe de Philips selon Friedman.


Taux de croissance

des prix

Pb B

Pa A

U0 Taux de chômage

la Source : CLAUDE Danièle, FRANK Bazuréau, SERGE Bosc et al, op-cit, P 301.

Selon Friedman la politique économique de relance ne réussit pas à faire régresser le


chômage, qui reste au niveau du chômage naturel U 0, mais le taux d’inflation s’accroit
(point B).

3.3. La lutte contre l’inflation.

L’efficacité d’un ciblage direct de l’inflation dépend à la fois de la qualité des prévisions
en matière d’inflation et de stabilité du lien entre les mesures de la politique monétaire et
l’inflation. et devant la difficulté de la tache, les autorités peuvent décider de fixer un objectif
intermédiaire pour le quel le lien avec l’inflation est connu et vis-à-vis du quel les effets de la
politique monétaire sont plus immédiatement visible et contrôlable. En particulier, les
autorités peuvent choisir de contrôler les agrégats monétaires.1

1
- FREDERIC Mishkin, PIERRE CYRILLE Hautcoeur, DOMINIQUE Lacoue-labarthe, et al, op-cit p 581.
3.4. La stabilité des prix.

Au sens strict, la stabilité du niveau général des prix est définie par deux conditions, la
première c’est l’absence d’incertitude quant à son évolution à long terme, la seconde
condition est assouplie en raison des problèmes soulevés pour mesurer correctement la hausse
des prix, donc la stabilité des prix est alors définie comme une situation où les variations
attendues du niveau moyen du niveau moyen des prix sont suffisamment faible, pour ne pas
influer sensiblement sur les décisions financières des entreprises et des ménages 1, puisque
cela vient compliquer les prises de décision des ménages et des entreprises et des pouvoirs
publics, ce qui rend le système financier moins efficient, et permis les avantages de la stabilité
des prix 2:

- la stabilité des prix améliore la transparence du mécanisme de prix relatifs.


- la stabilité des prix assure une répartition plus efficace des ressources et accroit le
potentiel productif de l’économie.
- la stabilité des prix réduit au minimum la prime correspondante à la compensation du
risque, donc elle contribue à stimuler l’investissement et la croissance.
- la stabilité des prix permit d’éviter l’important phénomène de redistribution arbitraire
de la richesse et des revenus.

3.5. La maitrise des objectifs intermédiaires.

A- le contrôle de la masse monétaire et gestion de liquidité.

Il est nécessaire de disposer rapidement d’une mesure exacte de la variable retenue


comme objectif intermédiaire. En effet, celui-ci est intéressant si, et seulement si, il donne
rapidement un signal sur le caractère de la politique monétaire.

La quantité de monnaie centrale est facile à mesurer, mais elle est disponible avec un
léger décalage. En revanche, les taux d’intérêt sur le marché monétaire sont non seulement
faciles à mesurer, mais aussi immédiatement observables, mais malheureusement le taux réel
est difficile à calculer en raison des problèmes rencontrés pour mesurer l’inflation anticipée.

Enfin il est difficile de faire un choix, entre les taux d’intérêt ou les agrégats de monnaie
comme objectif intermédiaire, en se fondant uniquement sur ces deux premiers caractères car,
à cet égard, aucune des deux variables ne l’importe clairement sur l’autre.
1
-Ibid, P 597.
2
- ANDRE Chaïneau, « Mécanisme et politique monétaire, 1 ere 2dition, QUADRIGE, 2000, France, p145.
Les banque centrales font aujourd’hui référence à la masse monétaire, celle-ci est
composée de différentes formes de monnaie (les monnaie divisionnaires ou pièces, les billets
de banque, qui constituent la monnaie fiduciaire…).1

Décidé de contrôler la masse monétaire et évaluer les résultats de la politique monétaire


suivie, est simple en théorie. En pratique, il faut savoir mesurer la masse monétaire, ce qui
pose des problèmes théoriques, on trouve ensuite toute une série de placement plus ou moins
liquides, et la problème est de savoir où s’arrête la monnaie et où commence la finance
(placements).
Tableau Nº1 : les Agrégats monétaires.
Engagements M1 M2 M3
Monnaie fiduciaire x x x
Dépôts à vue x x x
Dépôts à terme d’une durée inférieure à 2 ans x x
Dépôts remboursables avec préavis inférieure à ≤3 mois x x
Pension x
Titres d’OPCVM* monétaire x
Titres de créance d’une durée initiale inférieure à≤ 2 ans x

La Source : MICHEL Voisin, op-cit, p32.


la distinction des agrégats M1, M2, M3, traduit des degrés dans la « liquidité », et le
caractère plus ou moins « risqués », concernant l’agrégats L(non monétaire), on ajoute à M3,
les titres négociable émis par les agents non financière et l’épargne contractuelle. 2

Plusieurs indicateurs de mesures de liquidité existent dans les articles scientifiques et les
travaux universitaires. la Banque centrale Européenne dans sont rapport de 2001 a basée sur le
niveau de M3 comme indicateurs principale pour identifie l’Excès de liquidité 3. Bario C,
Kennedy N, et Prows (1994), utilisent un autre indicateur basé sur le ratio (monnaie/PIB).
Alors que Kaminsky et reinart (1999) se sont basés sur l’écart de ce ratio à sa tendance.

Dans la pratique les chercheurs utilisent la proportion (M/PIB) 4, Dans cette formule la
monnaie (M) est mesurée par un agrégat qui se soit (M2 ou M4) selon le payé considéré 5.

1
-MICHEL Voisin, op.cit, p31.
2
-Ibid., P.104.
*- Titres des organismes de placement collectifs en valeurs mobilières.
3
- Hamidou MOHAMED CHEIK « Excès de liquidité monétaire ; objectif d’inflation et stabilité financière »,
Thèses Doctorat en sciences Economiques, Université de RENNES 01, février 2013, Page 21.
4
- Hamidou MOHAMED CHEIK, OP-Cit, P21.
5
- IPID, P29.
SECTION II : La logique Macro économique de la politique monétaire.

Les théories monétaires s’opposent sur le rôle de la monnaie dans l’économie; les
Classiques et néoclassiques considèrent que la monnaie est neutre, par contre les keynésiens
affirment que la monnaie est active et qu’elle peut être utilisée pour améliorer les
performances économiques et les monétaristes pensent que la monnaie est active mais que son
utilisation est surtout nocive à l’économie.
1. La conception de la politique monétaire dans les théories économiques.
1.1. La théorie quantitative.
La théorie quantitative de la monnaie est une des plus anciennes théories qui analyse les
Phénomènes monétaires. La première apparition de cette théorie date du 16ème siècle suite
aux travaux de Jean BODIN en 1568 qui portaient sur les effets inflationnistes dû à l’afflux
d’or et d’argent en prévenance du nouveau monde. D’après lui, il ya une hausse des prix et
propose l’une des premières interprétations quantitativistes (quantité de monnaie) de la hausse
des prix mais J. BODIN ne généralisait pas ses conclusions en une véritable théorie3. La
relation de causalité entre la quantité de monnaie en circulation est posée de façon directe par
David HUME en 1752. Cet économiste montre que la monnaie est neutre à long terme et
n’influence pas l’économie réelle, une variation sur la masse monétaire influence uniquement
les prix. Et à court terme, l’accroissement de la quantité de monnaie provoque une hausse de
la demande de produit ce qui oblige les employeurs à être en mesure d’employer plus de
travailleur ou d’augmenter le prix du travail en cas de pénurie des travailleurs.
Le mécanisme de la hausse des prix induit par une variation de la quantité de monnaie a
été précisé par CANTILLON en 1755. Il déclarait que la monnaie additionnelle, utilisée par la
Consommation, provoque un supplément de demande qui pousse les prix et services
demandés à la hausse (donc la hausse des prix n’est pas générale mais proportionnelle). Enfin,
ce n’est pas la quantité de monnaie elle-même qui est importante mais le flux circulant qui en
découle.
Donc Cantillon est le premier à avoir proposé la notion de la vitesse de circulation de la
monnaie que FISHER réactualise en 1911 selon ses propres termes, en formalisant l’idée de la
liaison entre la quantité de monnaie en circulation et le niveau général des prix, dans ce qu’on
appelle l’équation quantitative de la monnaie.
R. Cantillon fait la distinction entre circulation de la monnaie et circulation du crédit, tout
en soulignant leur similitude d’influence, en particulier sur les prix. il complète l’analyse de
ses prédécesseurs avec la notion de vitesse de circulation de la monnaie, qu’il définit de la
manière suivantes1 :

M.V=P.T
1
- Jean-Louis Besson, Monnaie et Finance, OPU, Alger, 1993, P102.
M : la quantité de monnaie en circulation ;
V : la vitesse de la circulation de la monnaie ;
P : le niveau général des prix ;
T : le volume des transactions effectuées dans une économie pendant une période de
temps donné.
la vitesse de circulation de la monnaie ou du crédit, c’est le nombre des paiements
qu’effectue la monnaie ou le crédit dans un temps donné « il exprime très clairement l’idée
que ce n’est pas la masse la masse ou le stock le stock monétaire M, qui a une influence, mais
plutôt le flux circulant MV »1. Le principe de cette équation consiste à représenter l’égalité
entre quantité totale de la monnaie en circulation M. V et la valeur globale des transactions
réalisées P. T. Ainsi, la thésaurisation diminue la vitesse, par contre la déthésaurisation
l’augmente « le crédit et ce que nous appelons les innovations financière sont également des
facteurs accélérateurs de cette vitesse »2, en autre le même auteur fournit une explication
cohérente de mécanisme de transmission de MV sur P. d’après lui, c’est l’augmentation des
dépenses de consommation consécutives à un accroissement de la monnaie disponible qui
explique la hausse des prix. il note, conformément aux idées de l’époque, que celle-ci peut
être réduite grâce aux importations.
Irving Fisher n’intègre pas les crédits dans sa formule et se présente comme une équation
algébrique à deux parties (gauche et droite). Fisher commence d’abord à bâtir la partie gauche
de l’égalité algébrique en raisonnant uniquement avec la monnaie manuelle fiduciaire, il
dénote par (𝐸) le total de la monnaie en circulation (i.e. la quantité annuelle de monnaie
dépensée dans les biens pour une communauté donnée) ; Il désigne par (𝑀) la moyenne
arithmétique simple des sommes d'argent existants à des instants successifs séparés les uns
des autres par des intervalles de temps égaux infiniment petits. Si on fait le rapport ( 𝐸𝑀) des
dépenses annuelles (𝐸) par le montant moyen de l’argent en circulation (𝑀), on obtiendra le
taux moyen de renouvellement de l’argent dans son échange avec les biens. Il appelle le
rapport (𝐸𝑀) par la vitesse de circulation de la monnaie désormais notée (𝑉). Donc la
formule mathématique de (𝑉) selon Fisher est : 𝑉= , elle permet aussi d’écrire l’égalité
encore vraie suivante 𝐸=𝑀𝑉.
Pour analyser l’influence de la monnaie scripturale sur les prix, Fisher renoue avec une
nouvelle approche. Il fait l’analogie avec les billets de banques qui circulent, car, disait-il que
la monnaie scripturale circule elle aussi grâce à un moyen spécial appelé chèque. Cette
1
- JEAN FRACOIS Goux , op-cit, p203.
2
- Ibid.
circulation de monnaie scripturale peut être mesurée en quantité et en vitesse comme pour les
billets. En prenant la grandeur 𝑷 comme une moyenne pondérée de tous les prix, 𝑴
représentant la masse monétaire fiduciaire actuellement en circulation, 𝑽 étant la vitesse de
circulation de la monnaie fiduciaire, 𝑻 étant le volume global des transactions, 𝑴’
représentant le total des dépôts à vue transférables par chèque et 𝑽’ étant la vitesse de
circulation de ces dépôts, Fisher (1911/1920, p.48) présenta alors sa célèbre équation générale
des échanges comme suit 1:
𝑴𝑽 + 𝑴’𝑽′=Σ𝑷𝑸= 𝑷𝑻
Cette équation, bien qu’on l’attribue souvent à Irving Fisher, lui-même avait expliqué
dans une note qu’elle n’était pas une nouveauté, car elle était déjà présente dans les écrits de
John-Stuart Mill sous forme verbale et dans les écrits du Kemmerer, Edwin Walter2.
Dans une autre version, soutenue par Marshall et C.Pigou, on explique l'inflation
monétaire par l'effet d'encaisse réelle des individus : l'encaisse réelle que tout agent souhaite
détenir en permanence dans son revenu se définit comme le rapport entre la masse monétaire
(M) et le niveau général des prix (P). Si M augmente, l'agent se trouve en présence d'une
encaisse réelle supérieure à l'encaisse désirée : il va donc dépenser cette encaisse excédentaire
et provoquer de ce fait une inflation (hausse de P) qui rétablit M/P à son niveau de départ.
L’équation des échanges de Fisher fut transformée par eux en une fonction de demande de
monnaie qui s’écrit comme suit3 :
M=k.P.Y
Ou
M : la demande de monnaie ;
P : le niveau général des prix ;
Y : le niveau du revenu ;
K : la proportion du revenu que les agents souhaitent détenir sous forme d’encaisse.
Contrairement à l’approche de Fisher*, la relation de Pigou et Marshall se place dans un
contexte individualiste. Lorsque les agents s’aperçoivent d’une augmentation de leur encaisse
réelle M/P ils chercheront à maintenir leur pouvoir d’achat stable, cela les oblige à augmenter

1
- CHRISTIAN Tutin, la pensée monétaire, édition Flammarion, paris, 2010, P187.
2
- MOMAR Diop, Étude critique de la théorie quantitative de la monnaie dans l'histoire des crises des prix,
thèse doctorat en sciences économiques,Université de Bourgogne, France, 2014,
*- cet auteur écrit, en 1917, dans the value of money « j’insiste sur le fait que, bien que le processus que je
suggère soit tout différent de celui qu’a élaboré I.Fisher, je ne suis nullement un ennemi de la théorie
quantitative, il a peint son tableau sur un certain plan et je peint le mien sur un autre, mais nous peignons tous les
deux la même chose et nos témoignages à tous deux, concordent en substance ».
3
- JEAN FRACOIS Goux , op-cit, p210.
leur transaction et exercer une pression sur les prix, ce qui provoque leur hausse jusqu’au
niveau initial des encaisses réelles.
chez Pigou, il existe une véritable demande de monnaie (la différence radicale avec les
auteurs quantitativistes, y compris I. Fisher), pour lui, la monnaie a une utilité propre (elle est
donc demandée pour elle-même). il souligne son rôle en tant qu’instrument de paiement et en
tant que réserve de valeur. la fonction qu’il propose est la suivante1 :
M/P= k Y ( c + h (1-c ))
avec :
Y : revenu réel ;
k : pourcentage du revenu détenu en unités monétaires ;
M/P : masse monétaire en valeur réelle ;
M : masse monétaire nominale ;
P : niveaux général des prix ;
c : proportion de la liquidité détenue en monnaie légale ;
h : proportion de la monnaie légale sur les dépôts bancaires.

il faut noter que pigou, affirme nettement un lien entre le coefficient d’encaisse « k », et la
vitesse de circulation de la monnaie. lorsque les agents économiques décident de détenir
moins d’encaisse qu’auparavant « diminution de k », la vitesse de circulation de la monnaie
augment « accroissement de V ». ainsi on trouve chez pigou, des idées qui seront
développées ultérieurement « l’incertitude concernant le future ».
Donc Selon cette conception, il existe une relation étroite entre l’évolution du stock de
Monnaie et l’évolution du niveau général des prix :
· L’inflation (la hausse de prix) n'est due qu'à un excès de monnaie,
· L’émission de monnaie n'a d'influence que sur le niveau des prix.
La théorie quantitative repose sur des hypothèses bien déterminées telles que la constance
de la vitesse de circulation de la monnaie, du revenu réel, du niveau de production et du
volume de transaction. Or, ces hypothèses sont relativement discutables et peu vérifiées.

Cette théorie est une des premières explications de l’inflation et c’est pour cela qu’elle a
une portée non négligeable. Seulement, d’autres théories de l’inflation ont été mises en
évidence depuis. Samuelson distingue par exemple deux autres types d’inflations : l’inflation

1
- Ibid, p213.
par la demande ou par les coûts (lorsque le salaire augmente plus que la productivité par
exemple).

En résumé, les classiques ont été convaincus de la dichotomie entre les sphères réelles et
monétaires de l’économie. En conséquence, le niveau général des prix dépend directement et
uniquement de la masse monétaire. Pour contrôler l’inflation il suffit que la banque centrale
contrôle l’évolution de la masse monétaire. Selon la théorie quantitative la monnaie est neutre
et n’agit pas sur le niveau de la production et des échanges. La neutralité de la monnaie chez
les classiques a été remise en cause par la théorie keynésienne.

1.2. La théorie keynésienne.


Le keynésianisme tire son nom, ainsi que ses théories et ses principes, des travaux de
John Maynard Keynes (1883–1946), économiste britannique considéré comme le fondateur de
la macroéconomie moderne. Son ouvrage le plus connu, la Théorie générale de l’emploi, de
l’intérêt et de la monnaie, date de 1936. Cependant, son Traité sur la monnaie, ouvrage
précurseur publié en 1930, est souvent jugé plus important pour la pensée économique.
Jusqu’alors, les économistes n’analysaient que des situations statiques, se concentrant surtout
sur une image figée d’un processus en évolution rapide. Dans son traité, Keynes a créé une
approche dynamique qui convertit l’économie en une étude des flux de revenus et de
dépenses. Il a ouvert de nouvelles perspectives pour l’analyse économique1.
Keynes identifie trois motifs de détention de la monnaie, dont les déterminants permettent
de construire la fonction de demande de monnaie2 :
- Motif de transaction : correspond au besoin de monnaie pour la réalisation des
échanges quotidiens ;
- Le motif de spéculation : résulte des incertitudes sur les variations futures des taux
d’intérêts et ses conséquences entrainent l’arbitrage entre détention de la monnaie ou
détention de titres ;
- Motif de précaution : confronté à leurs incertitudes sur les recettes et dépenses futures,
les agents souhaitent maintenir une réserve liquide pour faire face aux changements
imprévus.

1
1- Sarwat Jahan, Ahmed Saber Mahmud et Chris Papageorgiou, Qu’est-ce que le keynésianisme?, Finances &
Développement, Septembre 2014, P53.
2
- Jérôme de Boyer, La pensée monétaire : Histoire et analyse, Éditions Les Solos,2003,
Pour Keynes, si les composantes de la demande de monnaie correspondant aux deux
premiers motifs sont proportionnelles au revenu, la composante correspondant au motif de
spéculation est négativement reliée au niveau des taux d’intérêt.1
Keynes développe sa théorie monétaire principalement en trois temps. En 1923, il intègre
dans l'analyse marshallienne de la demande de monnaie la question de la confiance dans la
valeur future de la monnaie. En 1930, dans le Treatise on Money, il intègre les variables du
marché financier comme arguments de la demande de monnaie et, de façon symétrique, la
monnaie dans la dynamique de formation des prix des titres financiers. Ce faisant, il montre
que les marchés de la monnaie et financier sont déterminants dans la formation de l'équilibre
"réel", du niveau des prix et du revenu. En 1936, dans la Théorie Générale, il reprend cette
analyse :
- il simplifie l'exposé de la théorie de la demande de monnaie en privilégiant le compartiment
obligataire du marché financier.
- il enrichit l'analyse globale en critiquant la théorie du plein emploi et en intégrant la théorie
du multiplicateur.
- il met l'accent sur le contraste entre la logique spéculative, de court terme, qui prévaut sur le
marché financier et la logique d'entreprise, de long terme.
Une autre différence essentielle entre l'ouvrage de 1930 et celui de 1936 tient à la
méthode. Dans le premier, Keynes emploie une méthodologie marshallienne où l'équilibre des
marchés ne suppose pas l'équilibre des entrepreneurs. Au contraire, dans le second, Keynes
développe une méthodologie d'équilibre général où l'équilibre des marchés est concomitant à
l'équilibre des entrepreneurs2.
Le modèle de demande de monnaie proposé par l’économiste, a une implication majeure
(la vitesse de circulation n’est pas constante), elle varie avec le taux d’intérêt, or ceux-ci
enregistre d’importantes fluctuations, ainsi les modifications des anticipations des agents
économiques relative au niveau normal des taux d’intérêt induisent des variations de la
demande de monnaie, et par conséquence, un changement au niveau de la vitesse de
circulation. aussi la théorie keynésienne de la préférence pour la liquidité rejette-t-elle la
principale conclusion de la théorie quantitative classique 3 (les variations de la liquidité de
monnaie en circulation sont le principale déterminant du revenu nominal)
La fonction de demande de monnaie proposée par Keynes permet à la politique monétaire
d'influencer la production. En augmentant la masse monétaire, la banque centrale pousse le
1
- FREDERIC Mishkin, PIERRE CYRILLE Hautcoeur, DOMINIQUE Lacoue-labarthe, et al, op-cit p 770.
2
- Sarwat Jahan, Ahmed Saber Mahmud et Chris Papageorgiou, op-cit, P53.
3
- FREDERIC Mishkin, PIERRE CYRILLE Hautcoeur, DOMINIQUE Lacoue-labarthe, et al, op-cit p 770.
taux d’intérêt à la baisse, stimule les investissements et relance la demande. En cas de choc, la
politique monétaire représente donc une solution alternative. Keynes présente néanmoins
deux arguments qui minimisent l’apport d’une relance monétaire. D’une part, il souligne que
l'efficacité de la politique monétaire dépend de la capacité de la banque centrale à contrôler le
taux d'intérêt. Dans ce sens, Keynes distingue un cas extrême où les variations de la masse
monétaire n’ont aucune influence sur le taux. Il considère en effet qu’il existe un niveau
planché, en-dessous duquel le taux d’intérêt ne peut plus baisser. Lorsque ce niveau est
atteint, les agents sont unanimes quant à une prochaine hausse du taux. La préférence pour la
liquidité est donc totale, car l'augmentation attendue du taux d’intérêt diminuera le rendement
des actifs financiers. Dans ce cas, toute nouvelle liquidité injectée dans l'économie sera
absorbée par les encaisses inactives. La banque centrale ne réussira pas à baisser le taux
d'intérêt et la politique monétaire n'aura par conséquent aucun effet sur les investissements.
Keynes qualifie cette situation de « Trappe à la liquidité » 1. D’autre part, Keynes considère
qu’en situation de sous-emploi les investissements sont peu sensibles aux variations du taux
d’intérêt. La relance monétaire sera donc d’une très faible ampleur. La faible élasticité des
investissements s’explique essentiellement par le rôle que jouent les anticipations dans la
détermination du volume de la production. En situation de sous-emploi, le manque
d’investissement ne s’explique pas par une crainte de coût, mais par un déficit de demande.
Ainsi, seule l’anticipation d’une croissance de la demande incitera les producteurs à investir
davantage. Une politique budgétaire expansive est capable d’orienter les anticipations dans ce
sens et d’amorcer la reprise. La politique monétaire pourra par la suite jouer un rôle
d’accompagnement qui consiste à préserver la dynamique d’investissement en maintenant le
taux d’intérêt à un niveau raisonnable. Comme l’efficacité de la politique monétaire est
soumise à ces conditions, les keynésiens appréhendent la politique monétaire comme un
instrument d’accompagnement de la politique budgétaire. On parle à ce propos de Policy Mix.
Dans l’optique keynésienne, la politique monétaire est imprévisible et relève d’interventions
arbitraires.
La crise financière mondiale de 2007–08 a engendré une renaissance de la pensée
keynésienne : de nombreux pays, dont les États-Unis et le Royaume-Uni, s’en sont inspirés
sur le plan théorique dans les politiques qu’ils ont adoptées face à la crise. Alors que la
récession mondiale se développait à la fin de 2008, le professeur N. Gregory Mankiw de
l’université Harvard a écrit dans un article du New York Times (S’il fallait faire appel à un

1
- Sami Ben Mim, L’efficacité de la politique économique :le rôle du marché du travail et des marchés
financiers, thèse de doctorat en sciences économiques, Universite Paris Xii Val-De-Marne, 2004, P23-24.
seul économiste pour expliquer les problèmes actuels, il n’y a guère de doutes que ce serait
John Maynard Keynes)1. Bien qu’il soit mort il y a un demi-siècle, son diagnostic des
récessions et des dépressions demeure la pierre angulaire de la macroéconomie moderne.
Selon ses propres termes, «les esprits pratiques, qui se croient totalement à l’abri de toute
influence intellectuelle, sont généralement les esclaves de quelque économiste défunt». En
2008, aucun économiste défunt ne fait plus parler de lui que Keynes lui-même».
Toutefois, la crise de 2007–08 a aussi montré que la théorie keynésienne devait intégrer
davantage le rôle du système financier. Les keynésiens ont corrigé cette omission en prenant
en considération les secteurs réel et financier de l’économie2.
1.3. la théorie monétariste.
En 1956, M. Friedman propose une nouvelle théorie de la demande de monnaie (the
quantity theory of money : a restatement). Friedman se réclame fréquemment de Irving
Fisher, En réalité, son analyse de la demande de monnaie est plus proche de celle de keynes.
selon cette théorie, la demande de monnaie devrait être fonction des ressources
disponibles des individus (leurs richesse),et des rendements anticipés des autres actifs
comparés à celui de la monnaie. Cela le conduit à cette formulation 3 :
Md/P = f( Yp , rb-rm , re-rm , π e-rm )
+ - - -
avec:
Md/P: demande d’encaisse réelles ;
Yp : mesure de la richesse au sens de Friedman (revenu permanent) ;
rm : rendement anticipé de la monnaie ;
rb : rendement anticipé des titres;
re : rendement anticipé des actions;
π e : taux d’inflation anticipé.

Donc la demande portant sur un actif dépond positivement de la richesse, aussi la


demande de monnaie est-elle une fonction croissante de la richesse au sens de Friedman,
comme le montre le signe positif situé sous le revenu permanent. A coté de la monnaie,
d’autres actifs existent. Friedman les répartit en trois groupe ( les titres, les actions, les actifs
réels). la différentiels de rendements anticipés entre ces actifs et la monnaie sont les trois

1
- Sarwat Jahan, Ahmed Saber Mahmud et Chris Papageorgiou, op-cit, P54.
2
- Ibid.
3
- FREDERIC Mishkin, PIERRE CYRILLE Hautcoeur, DOMINIQUE Lacoue-labarthe, et al, op-cit p 775.
variables explicatives de la demande de monnaie. Quand l’un des trois variables augmentes, la
demande de monnaie diminue, d’où le signe négatif figurant au-dessous de chacun.
les termes (rb-rm ) et ( re-rm) représentent les écarts entre les rendements anticipés des
titres et des actions et le rendement anticipé de la monnaie. Quand ils augmentent, le
rendement relatif anticipé de la monnaie diminue et même la demande d’encaisse baisse. le
dernier terme, ( π e-rm ) représente le rendement relatif anticipé des actifs réels par rapport à la
monnaie1. Pour ces actifs, l’inflation anticipée peut être considérée comme une convergence
du taux de rendement attendu.
Sur le plan opérationnel, les monétaristes mettent l’accent sur la lenteur de la politique
budgétaire, soulignant qu’en cas de choc les réactions doivent être rapides afin de redresser
l'économie avant qu'elle ne plonge dans la crise. Les interventions tardives peuvent aggraver
la situation. De ce point de vue, la politique monétaire présente un net avantage car elle est
capable d’intervenir avec un timing beaucoup plus précis.
Encore valable à la fin des années 60. Quoi que à l’origine d’une polémique, la relation
inversement proportionnelle qu’établit la courbe de Phillips entre inflation et chômage
disparaît totalement au cours des années suivantes. Durant les années 70, on a pu observer un
ralentissement de l’activité économique et une augmentation du chômage et de l’inflation :
c’est la stagflation. Phénomène qui a touché à des degrés divers aussi bien les économies
européennes que ceux des Etats Unis d’Amérique où le marché de travail n’ayant alors cessé
de se dégrader et les prix de monter. La stagflation révélait donc la disparition de la courbe de
PHILLIPS. Il s’agissait alors d’expliquer à la fois l’existence passée de la courbe de
PHILLIPS et sa disparition notamment dans les pays industrialisés.2
Dès 1967, M. FRIEDMAN allait fournir une explication jugée convaincante du
phénomène de la stagflation. Ce dernier, s‟inspirant largement de la théorie quantitative de la
monnaie (Voir chapitre 3), a réinterprété la relation de A. PHILLIPS de manière à soutenir
l’idée qu’il ne peut pas y avoir d‟arbitrage entre inflation et chômage à long terme, et que
toute politique conjoncturelle de lutte contre le chômage est vouée à l’échec. Le point de
départ de l’explication de FRIEDMAN consiste à affirmer tout d’abord que la courbe de
PHILLIPS est mal spécifiée car les agents économiques sont rationnels, ils prennent en
compte, dans leurs décisions économiques, non pas les variables nominales, mais les variables
réelles : Sur le marché du travail, les décisions d‟offre et de demande de travail dépendent
non pas des salaires nominaux mais des salaires réels. Pour cela, FRIEDMAN substitue à la

1
- FREDERIC Mishkin, PIERRE CYRILLE Hautcoeur, DOMINIQUE Lacoue-labarthe, et al, op-cit p 776.
2
- GHAZOUNI Kamel, op-cit, P205-207.
relation de PHILLIPS une relation « augmentée des anticipations » où il considère que les
travailleurs qualifiés de rationnels, s‟intéressent au niveau du salaire réel –qu’ils ne peuvent
qu’anticiper- et non pas au niveau du salaire nominal. Pour Friedman et pour les monétaristes,
à court terme, la politique monétaire peut avoir des effets réels; mais à long terme, la
dichotomie entre sphère réelle et sphère monétaire est réaffirmée et une variation de la masse
monétaire n’aura qu’un effet sur le niveau général des prix. La flexibilité des prix permet de
rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande sur le marché du travail.
Enfin La politique monétaire n’a pas pour objectif de fixer, ni le niveau d’emploi, ni le
niveau des taux d’intérêt réels, mais elle contribue à stabiliser le système économique; elle
peut engendrer un niveau des prix stables, ou croissant selon un rythme faible et connu à
l’avance.
1.4. Analyse des nouveaux classiques.
On peut qualifier la NEC de monétarisme de deuxième type (variante monétarisme), et
permit les caractéristiques de cette école :
- les décisions des agents sont fondées sur des facteurs réels et non nominaux ou
monétaires ;
- les agents économiques, dans la limite de l’information disponible, optimisent avec
succès leur comportement ;
- les agents économiques ne font pas d’erreur systématique d’interprétation de
l’environnement économique (anticipations rationnelles).
- La nouvelle école classique (N.E.C.), appelé aussi la théorie du cycle conjoncturel réel
fait appel aux hypothèses classiques en particulier la flexibilité des prix et la neutralité
monétaire.
- La N.E.C intègre les analyses en termes d’anticipations rationnelles et de choix inter-
temporel.
Les néoclassique s’est développée, à l’instar du monétarisme, en réaction contre certaines
politiques économiques keynésiennes, leur cible était la relation de Philips, mais avec des
arguments assez différents. Pour les nouveaux classiques ou les théoriciens des fluctuations
conjoncturelles réelles, les prix restent flexibles et jouent leur rôle traditionnel dans des
marchés concurrentiels. En présence d’anticipations rationnelles, le retour à l‟équilibre est
organisé et les marchés se vident systématiquement. L’interprétation des fluctuations
économiques de court terme divise les économistes. Pour certains, ces fluctuations jouent un
rôle relativement mineur dans l’explication des variations du niveau naturel (d‟équilibre) de
la production alors que pour d’autres, le rôle des fluctuations est plutôt majeur. On cherche
ainsi à ce niveau de voir comment les hypothèses classiques de long terme expliquent les
fluctuations de court terme. Les hypothèses classiques les plus importantes retenues sont la
flexibilité des prix à court terme et la dichotomie entre sphère réelle et sphère financière. En
conséquence, les variables nominales telles que l’offre de monnaie et le niveau des prix n’ont
aucun impact sur les variables réelles comme la production, l’emploi, l’investissement et la
productivité.
Pour faire la distinction entre les monétaristes de premier type et de deuxième type, Tobin
il a résumé la différence dans un tableau :

Tableau N 2: la comparaison entre les monétaristes de type 1 et 2.


Type 1 Type 2
- politique monétaire supérieure à la - inutilité des politiques
politique budgétaire macroéconomiques
- normes de croissance monétaire. - aucune norme
- changes flottants - pas d’influence du régime de change,
- déséquilibre temporaire néanmoins supériorité du change
- efficacité à court terme des chocs flottant
économiques - équilibre permanent
- seul des chocs aléatoires ont un effet
Source : JEAN FRACOIS Goux , op-cit, p236.
Donc la différence est plus forte. Alors que Friedman et beaucoup de monétaristes
proposent des règles rigides de bonne conduite, l’ENC rejette plus au moins toute intervention
(l’anticipation rationnelle), car seuls les politiques non anticipables, auront des effets réels.
La nouvelle macroéconomique est construire à partir de fondements microéconomique
rationnels. Nous allons détailler ici seulement deux aspects :
- le modèle de base d’ajustement par le marché : pour les néoclassique la notion
d’équilibre générale est considérée comme ambiguë, elle doit être remplacée par celle
d’ajustement par le marché, c’est ainsi que le marché des biens et services s’ajuste
globalement et en permanence en tenant compte des effets de substitution inter
temporelle entre demande courante et l’offre courante, c’est le taux d’intérêt qui
permet donc cet ajustement. il ya donc ajustement simultané du marché des biens et
services et du marché du crédit, le marché de la monnaie s’ajuste également par
l’intermédiaire des prix.
- la demande de monnaie : l’équilibre permanent du marché de la monnaie implique que
l’offre nominale de monnaie et la demande ainsi déterminée s’ajustent uniquement par
les prix, puisque la monnaie est sans influence sur le taux d’intérêt et sur l’activité
économique, on peut la formaliser de la manière suivante 1:
1
- JEAN FRACOIS Goux , op-cit, p237.
M/P = H ( i , D, c/P )
avec :
i : le taux d’intérêt nominal à long terme
D : le volume des dépenses
c/P : le coût réel des changements de composition du portefeuille
Sur le point de l’inflation, la nouvelle école classique ne s’écarte pas beaucoup de ses
racines quantitativistes et monétaristes, les économistes de la nouvelle école classique
constatent :
- il existe une relation assez stable entre ΔP/P et ΔM/M
- il existe également une relation stable entre les encaisses réelles (ΔM/M -ΔP/P) et
ΔY/Y
Les théoriciens de la nouvelle école classique considèrent les modèles globaux de type
IS-LM comme inadaptés à la réalité économique, en particulier à cause de l’hypothèse de prix
fixe sous-jacente à ces modèles. le contexte inflationniste impose un raisonnement avec prix
flexibles. il convient également de prendre en compte les contraintes de l’offre à long terme 1.
Concernant l’inefficacité de la politique économique on peut la mettre en évidence à l’aide
du graphique d’équilibre entre l’offre globale et demande globale généralement noté (AS-AD)

Figure N°4 : le modèle AS-AD

AS ASs1

ASs2

P2 C

P1 B
1
- Ibid, 238.
P0 A AD1

AD2

YN Y1 Y
Partons d’une situation d’équilibre (A) où le niveau des prix (P 0) est pleinement anticipé,
la production et l’emploi sont à leur niveau naturel(Y n), supposons que les autorités
monétaires décident d’élever la quantité de monnaie avec voix d’annonce, et puisque les
agents économique pleinement rationnels vont prendre en compte cette information dans la
formation de leurs anticipations. le résultat est que la demande globale passe de AD 0 vers
AD1, en revanche l’offre globale passe de ASs0 vers ASs1 à cause de l’augmentation des
salaires nominaux (anticipations de hausse des prix), le résultat est que l’économie passe de
point A vers le point C (en raison des anticipations rationnelles des agents économiques),
Donc seuls les prix ont augmenté. La monnaie est neutre, et la politique monétaire totalement
inefficace, même à court.
Dans le deuxième cas, supposons que les autorités monétaires surprennent les agents
économiques (une augmentation de l’offre de monnaie sans l’annoncer), dans ce cas les
agents économiques disposent des informations incomplètes et la demande globale va
augmenter comme le premier cas, et même l’offre globale de court terme (puisque les agents
ne sachant pas que la quantité de monnaie a augmenté considèrent qu’il s’agit d’une demande
relative. l’économie passe au point B, avec une augmentation de la production en Y 1. une fois
que les agents réalise leur erreur, l’économie revient alors à son niveau de long terme en A, la
hausse de la production n’est que temporaire et ne s’explique que par l’information
incomplète des agents économiques. Donc avec l’information incomplète permet de retrouver
le résultat monétariste, mais en conservant l’hypothèse d’anticipation rationnelle. la politique
économique reste inefficace1. La politique monétaire anticipée est incapable d‟influencer
l’activité économique. Toute action dans ce sens ne peut que se répercuter sur le taux
d’inflation2.
2. Règle de Taylor

1
- JEAN FRACOIS Goux, op-cit, p240.
2
- - GHAZOUNI Kamel, op-cit, P216.
Cette règle est considérée comme le point du départ des études sur l’estimation d’une
règle simple de la politique monétaire. et en même temps on pose la question suivante 1 :
comment faire pour fixer les taux d’intérêt de manière à assurer la stabilité des prix tout en
évitant les fluctuations majeures de la production et de l’emploi ?
2.1. Revue de la littérature sur la règle de Taylor
Cette règle a fait l’objet de plusieurs études empiriques dans différents pays, et les résultats
montrent que différents extensions de cette dernière peuvent affecter le comportement de la
banque centrale :
Tableau N 3 : l’importance de la règle de Taylor pour certains banques centrales
étude pays Le résultat
Taylor (1999) Etat Unis, quelques pays européen,
Les règles simples sont plus
Japon efficaces que les règles
optimales.
Drumetz et Verdelhan La fonction de réaction de la banque Le taux de taylor estimé
(1997) de france n’explique pas l’évolution de
taux d’intérêt
Clarida et al (1998) Pour évaluer la validité de la règle Les banques centrales de
de Taylor de type « farward l’échantillon étudié suivent une
looking » règle de Taylor
Cardoret et al(2008) L’étude porte sur la bundesbank La banque Almende elle utilise
la règle de Tatlor pour
déterminer le taux d’intérêt
Ftiti(2008) Le comportement de la banque de la La règle de Taylor
nouvelle zélande traditionnelle n’a pas reflété le
comportement de la banque
centrale
Kamgna et al(2009) Les banques centrales de (BCEAO) La règle de Taylor ne décrit pas
le comportement historique de
la BCEAO
Lajnaf(2013) La réaction de la banque centrale de La BCT suit une règle de taylor
Tunisie à l’aide des règles de type augmentée
(Forward looking-1997-2011)
CHaouche et Etude sur le taux d’intérêt à court Les résultats ont montré la règle
Toumach(2016) terme en algérie (1996-2011) de Taylor a reproduit le
comportement de la Banque
d’algerie
Source : HAMAMOUSSE Amina, règle de Taylor et conduite de la politique monétaire en algérie, strategy
and développent review, Volume 08, N°1, P30.
2.1.1 La Règle simple
Dans ce cadre, la banque centrale détermine son taux d’intérêt à court terme ( i t ), par un
arbitrage entre deux déséquilibres par rapport à ses objectifs2 :
- la variation entre l’inflation constatée par rapport à sa cible ( t-*) sachant que (*) est la
cible.

1
- Gregory N.Mankiw, Macroéconomie, de Boeck, Paris, 2010, P519.
2
- MICHEL Aglietta, Macroéconomie, éd la découverte, 5eme édition, Paris, 2009, P215.
- la déviation du PIB par rapport à sont Potentiel (Yt-Y*), sachant que Y* est le PIB potentiel
Donc le taux d’intérêt optimal pour la banque centrale n’est plus le taux d’intérêt neutre si
l’inflation s’écarte de son niveau cible ou si l’activité n’est pas à son potentiel. il à attribué un
poids égal (0,5) à l’objectif d’inflation et (0,5) à l’objectif d’activité le résultat une formule
simple1 :
it-*= r* + 0,5*(t-*)+ 0,5*(Yt-Y*)
Donc, la règle permet d’évaluer l’orientation de la politique monétaire au regard des
conditions économiques fondamentales en confrontant le taux calculé au taux du marché. En
comparant le taux directeur des autorités monétaires au taux de Taylor. Généralement ont
distingue deux cas (restrictif ou accommodante). Ainsi, une politique monétaire sera qualifiée
d’accommodante si le taux d’intervention de la banque centrale sont inférieurs au taux de
Taylor. En revanche on dit une politique monétaire restrictive si les taux d’intervention de la
banque centrale, sont supérieurs au taux de Taylor 2. On note que la règle de Taylor donne le
taux cible de la banque centrale. Ainsi, pour ne pas désorienter les marchés par des
changements regrettables de taux, les banques centrales recourent à un « lissage du taux
d’intérêt », qui pousse la banque centrale à agir soit à la baisse, soit à la hausse.

Figure N 5 : potentiel réel neutre

1
- Ibid. r*
2
- Ibid, P216,217.
IS

y* Y
Source : MICHEL Aglietta, op-cit, P217.

Y(t) est le PIB de la période considérée, lorsque Y(t) = y* qui est le niveau de PIB
potentiel, le taux d’intérêt réel neutre est le niveau r*(dépendant de X et G) : quand le PIB de
la période égale le niveau potentiel, la politique économique n’a pas lieu d’être changée
lorsque r = r*, tant qu’aucun choc ne perturbe la courbe IS. En effet, lorsque1 :
- r > r*  y < y*  l’inflation ralentir.
- r < r*  y > y*  l’inflation s’accélère.
Donc, le taux r* correspond donc à une inflation stable à moyen terme, compatible avec le
plein-emploi des ressources. John Taylor(1993) a proposé une règle simple qui décrit bien la
dynamique des taux des fonds fédéraux2 :
r = 2+P+0,5*(écart-type de PIB)+0,5*(P-2)

où :
r : désigne le taux des fonds fédéraux ;
P : le taux d’inflation des quatre derniers trimestres.
Quand l’inflation est égale à sa valeur cible de 2% et que le PIB atteint sa valeur
tendancielle, le taux d’intérêt réel ou taux neutre (2%) est équivalent au taux de croissance
tendanciel de l’économie (2,2% sur la période 1984-1992)3.
2.1.2 Règle de Taylor généralisée
Goldman sachs a partiellement aménagé la règle de Taylor initiale, en ajoutant
l’importance des anticipations d’inflation, comme dans la formule suivante 4:
r (nominal) = r neutre réel + P anticipée + 0,5 y + 0,5 (P-P cible)
Où :

1
- Ibid, P217.
2
- GREGORY N.Mankiw, op-cit, P520.
3
- Françoise Drumetz, ADRIEN Verdelhan , Règle de taylor : Présentation, application, limites, Bulletin de la
Banque de France, N° 45, septembre 1997, P82.
4
- GREGORY N.Mankiw, op-cit, P520.
P anticipée : est l’inflation anticipée ;
P cible : est la cible de l’inflation choisie par la banque centrale ;
y : écart du PIB.
Sachant que la de P anticipée, elle peut être soit calculée à partir d’un modèle
économétrique, soit reprise des valeurs de FMI, soit approchée par le taux d’inflation courant.
Enfin, si l’on regarde sur la période d’étude sur laquelle Taylor a réalisée ses tests (1987-
1992), Alors cette règle répliquait assez bien la politique monétaire de la fédéral réserve
américaine, Ainsi, les résultats sont très sensibles au choix des coefficients de cette équation,
qui ont été fixés par Taylor à 0,5, mais sans justification économique réelle, de plus la
décalage qui existe le délais où sont publiés les variables explicatives (inflation et croissance)
et la variable dépendante (taux d’intérêt). Donc, la règle de Taylor permet de comprendre la
relation entre inflation-croissance et taux d’intérêt, et la politique monétaire probable d’une
banque centrale, si toutes choses égales par ailleurs1 :
- si l’inflation actuelle ou anticipée est supérieure à la cible d’inflation, on augmente les
taux ;
- si l’inflation actuelle ou anticipée est inférieure à la cible d’inflation, on diminue les
taux ;
- si la croissance actuelle est supérieure à la croissance potentielle, on augmente les
taux ;
- si la croissance actuelle est inférieure à la croissance potentielle, on diminue les taux.
Donc la situation se complique, si par exemple l’inflation est supérieure à la cible, et
en même temps la croissance est bien en dessous de la croissance potentielle (cas
stagflation). Dans ce cas, si la banque centrale augmente ses taux, alors l’inflation
diminue, mais cela va augmenter encore l’écart-type de PIB car, un hausse de taux
implique une baisse d’investissement et le résultat final une baisse de la croissance.
SECTION III : les canaux de transmission de la politique monétaire.

Au départ il est important de citée que la question de la conduite de la politique monétaire


existe dans la discussion entre règles et discrétion, selon Robert Lucas (1976) la politique
monétaire discrétionnaire génère l’incertitude et des erreurs d’anticipation, un autre
économiste Gordon (1983), déclare que « la politique monétaire discrétionnaire génère des
biais inflationniste et des problèmes d’incohérence temporelle.

1
- Françoise Drumetz, ADRIEN Verdelhan , op-cit, P 82-83.
En effet plusieurs économistes se sont intéressés aux règles et des mécanismes de la
politique monétaire. Par exemple Adam Smith dans son livre « la richesse des nations », dans
le 20 ême siècle Fisher et Knith Wicksell, proposaient des règles de la politique monétaire
pour éviter des excès monétaires de sorte que cela a mené à l’hyperinflation.

1. Canal du taux d’intérêt.

Il apparait à l’observation des statistiques de prix et production qu’il existe une relation
inverse entre la variation des taux d’intérêt consécutive à un changement de la politique
monétaire, et la croissance de l’activité et des prix.

Une hausse des taux d’intérêt a pour conséquence, au bout d’un certain temps, la baisse
de la croissance de la production, par contre la baisse des taux d’intérêt, ayant
symétriquement l’effet contraire. Cependant tout le problème est celui du temps nécessaire à
l’apparition de ces effets et de leur amplitude.1

Ce canal est le canal de transmission le plus connu. le mécanisme principale est


relativement simple, une expansion de la politique monétaire à travers une diminution des
taux d’intérêt directeurs, cela implique une diminution du coût de capital pour les entreprises
et une baisse de la charge des intérêts pour les ménages emprunteurs. par conséquent,
l’investissement et la consommation augmentent (augmentation de la demande globale).

Les données empiriques indiquent que l’investissement joue un rôle déterminant dans la
transmission de la politique monétaire, parce que l’investissement réagit aux modifications de
coût d’utilisation du capital. Cet effet, avait été observé par le suédois KNUT Wicksell (1851-
1926), dans son article intitulé « intérêt et prix ».*

Pour Keynes, les anticipations des entrepreneurs sont capitales, et le facteur décisif est le
rendement anticipé du capital, et l’incitation à investir est dépend de l’efficacité marginale de
capital.

La comparaison de l’efficacité marginale du capital au taux d’intérêt induit une décision


d’investissement si le premier taux est supérieur au second.

1
- FREDERIC Mishkin, les canaux de transmission monétaire, « leçons pour la politique monétaire » ; bulletin
de la Banque de France ; N° 27, Mars 1996, p 90.
* il indique que les entrepreneurs capitalistes effectuent la comparaison entre ce qu’il appelle, le taux d’intérêt
naturel du capital, et qui correspond au rendement attendu par capitalistes pour conduire leurs activités , et le
taux d’intérêt pratiquer par la banque, si cette comparaison s’avère profitable, dans la mesure où le taux naturel
est supérieur au taux des banques, cela induit pour les entreprises une stratégie d’emprunt.
La conception keynésienne IS-LM traditionnelle du mécanisme de transmission de la
politique monétaire peut se résumer par le schéma suivant qui illustre les effets d’une
expansion monétaire.

Figure N°6 : Les effets d’une politique monétaire expansionniste selon Keynes.

M i I Y

La source :

sachant que M indique la conduite d’une politique monétaire expansionniste qui aboutit
a une baisse des taux d’intérêt réel, celle-ci réduit le coût du capital, ce qui entraine une
augmentation des dépenses d’investissement, et par la même un accroissement de la demande
globale et de la production.

avec des taux d’intérêt nominaux au plancher, une croissance de la masse monétaire est
susceptible d’élever le niveau des prix attendu, et par la suite l’inflation anticipé (π ),
entrainant par conséquent une réduction des taux d’intérêt réel, même lorsque le taux d’intérêt
nominal est fixé à zéro.1
Figure N°7: Les effets d’une politique monétaire expansionniste sur l’inflation.

M P π i I Y

La source :

Donc par conséquent, ce mécanisme indique que la politique peut continuer d’être efficace
même lorsque les autorités monétaires ont déjà ramené les taux d’intérêt nominaux à zéro.

2. canal du crédit.

Cette idée est fondée sur le fait que les banques jouent un rôle spécifique au sein du
système financier, et dans ce cas le canal du crédit bancaire agit de la façon suivante :2

Une politique monétaire expansionniste, augmente la quantité de prêt bancaire


disponible, cette augmentation du volume de prêt, conduira à une hausse des dépenses
d’investissement et éventuellement de consommation.
1
- PHILIPPE d’Arvisenet, « les politiques monétaires dans la tempête », Edition Economica, Paris 2014, p66.
2
- GHAZOUI Kamel, op.cit, p155.
Figure N°8: Les effets d’une politique monétaire expansionniste sur les prêts

M dépôts prêts I Y

La source :

Et dans ce cas la politique monétaire aura une incidence plus forte sur les dépenses des
petites entreprises, qui dépendent davantage des prêt bancaires que sur. les grandes entreprises
qui ont la possibilité accès aux marchés de capitaux.

On distingue de celui des taux d’intérêt en ce qu’il joue sur le volume et les conditions des
prêt bancaires, et non sur les conditions de financement direct par le recours au marché.

Ce canal qui suppose que le crédit puisse être rationné sans que les taux d’intérêt viennent
en équilibrer l’offre et la demande, est mis en avant par les keynésiens plutôt que par les
monétaristes, plus précisément ce canal est plus efficace dans les zones ou l’intermédiation
bancaire est plus forte, dans la zone euro, où les banques assurent 75% du financement de
l’économie contre 10% aux Etats-Unis1, le canal du crédit est particulièrement important dans
la transmission de la politique monétaire.

3. Canal du prix des actifs.

Ce canal intéresse essentiellement le prix des devises et le prix des actions, et ont
distingue les cas suivants :

A- Canal du cours des actions : cette théorie établit un système selon lequel la
politique monétaire affecte l’économie par le biais de ses effets sur la valorisation des
actions, il s’explique par le concept "q", de Tobin, qui rapport la valeur boursière des
entreprises au coût de renouvellement de leur capital. si q est élevé par rapport au coût de
renouvellement du capital, et les nouveaux investissements productifs sont peu onéreux
par rapport à la valeur boursière des entreprises. Celles-ci peuvent alors émettre des
actions et en obtenir un prix élevé, compte tenu du coût des investissements productifs
qu’elles réalisent. par conséquent, les dépenses d’investissement augmenteront car les

1
- OLIVIER Loisel, JEAN-STEPHANE Mésonnier, « les mesures non conventionnelles de politique monétaire,
Banque de France, Focus N°4 , 2009.
entreprise peuvent acquérir beaucoup de bien d’équipement en émettant peu d’action
nouvelles,1et on note les caractéristiques suivantes :

q = Valeur boursière du capital installé

Coût de remplacement du Capital

Sachant que : l’investissement des entreprises est une fonction croissante de "q".

- si q>1, donc la valeur boursière supérieure au coût de remplacement du capital, par contre si
q<1, donc la valeur boursière inférieure au coût de remplacement.

En revanche lorsque q est faible, les entreprises ne chercheront pas à acquérir de nouveau
bien d’équipement, car leur valeur boursière est faible par rapport au coût de capital. si les
entreprises veulent se procurer du capital lorsque q est faible, elles peuvent acheter une autre
entreprise à un prix avantageux et acquérir ainsi du capital existant. dans ce cas, les dépenses
d’investissement seront faibles.

Selon la conception monétariste, lorsque l’offre de monnaie augmente, les agents


estimes qu’ils disposent de trop de liquidité par rapport au niveau souhaité et tentent, dés lors,
de réduire leurs encaisses en accroissant leurs dépenses. le marché boursier leur offre une
possibilité de dépenser ce surplus, ce qui ce qui accroit la demande d’actions et fait ainsi
montrer les cours, selon une conception plus keynésienne, qui aboutit à la même conclusion,
la chute des taux d’intérêt découlant d’une politique monétaire expansionniste réduit l’attrait
des obligations par rapport aux actions, ce qui suscite une hausse des cours de ces dernières.

En combinant ces thèses, avec le fait que la hausse des cours des actions (P e ) entraine
une augmentation de coefficient de Tobin q↑, et donc des augmentations des dépenses
d’investissement (I↑), on déduit le mécanisme suivant :

Figure N°9: la relation entre la politique monétaire et marché financier.

M Pe q I Y

La source : FREDRIC Mishkin et Al, op.cit, p834.

1
- PAUL- JACQUES Lehmann, « la politique monétaire, institutions, instruments et mécanismes » , édition
LAVOISIER, 2011, p190.
B) L’effet de richesse « Modigliani 1991 ».

Un autre canal de transmission par les cours des actions agit par le biais des effets de
richesse sur la consommation. Ce canal a été mis en évidence par « Francesco Modigliani »
dans sans modèle MPS, dont une version est actuellement utilisée par le conseil des
gouverneurs du système de réserve fédérale.

Dans le modèle du cycle de vie de Modigliani, les dépenses de consommation sont


déterminées par les ressources des consommateurs tout au long de leur vie, qui sont
constituées du capital humain, du capital matériel et de la richesse financière ou patrimoine. 1

Sachant que les actions ordinaires sont une composante majeur du patrimoine financier,
et donc des ressources des ménages, lorsque les cours des actions s’élèvent la valeur de ce
patrimoine financier s’accroit et par conséquent pendant l’ensemble de leur vie augment et
comme nous avons déjà constaté qu’une politique monétaire expansionniste peut entrainer
une hausse des cours des actions, et nous déduisons le mécanisme suivant :

Figure N°10: la relation entre la politique monétaire et la richesse.

M Pe richesse I Y

La source : FREDRIC Mishkin et Al, op.cit, p834.

C) Canaux des prix des logements et des terrains.

Les études des canaux peuvent être complétées par d’autres développements sur les prix
de différents actifs comme l’immobilier.

Dans ce cas la théorie de Tobin s’applique directement au marché sous l’hypothèse que
logement et terrains font partie du capital, et les mécanismes précédents s’applique comme
suite :

q= prix de l’immobilier ancien

Coût de construction
1
- FREDRIC Mishkin et Al, op.cit, p834.
Figure N°11: la relation entre la politique monétaire et l’immobilier.

La source : FREDRIC Mishkin et Al, op.cit, p834.

Donc, l’expansion monétaire, qui élève les prix des terrains et des logements par
l’intermédiaire des mécanismes décrits précédemment, aboutit donc à une hausse de la
demande globale.

4. Canal de taux du change.

Il joue un rôle négligeable dans le cadre de l’internationalisation croissante des


économies. Dans un régime de change flexible, les variations des taux directeur sont
susceptibles d’induire des fluctuations des taux de change.

En agissant sur les prix et la compétitivité des entreprises nationales, cette modification
de change exerce alors un effet important sur l’économie réelle. Toutes choses égales par
ailleurs, une baisse des taux entraine une dépréciation du cours de la monnaie nationale, ce
qui abaisse le prix des biens nationaux par rapport aux biens étrangers, ce qui traduit par une
augmentation des exportations nettes et donc de la production globale, par conséquent, le
mécanisme de transmission de la politique monétaire par ce canal est le suivant :

Figure N°12 : transmission de la politique monétaire par le canal de change.

Demande
Sortie de Dépréciation de
M↑ i réel ↓ Exportations ↑
capitaux monnaie(E↓) Agrégée↑

La source : FREDERIC Mishkin, les canaux de transmission monétaire, « leçons pour la politique monétaire » , op-
cit, p94.

Ce canal joue un rôle important dans la façon dont la politique monétaire affecte
l’économie national, ce qui apparait clairement dans les études menées sur ce sujet, comme
celles de « Bryant, Hopper et Mann » en 1993. Encore les effets du taux de change sont moins
important pour une zone monétaire relativement fermée tell que la zone euro que pour une
petite économie largement ouverte.

Conclusion
En conclusion de ce chapitre, la politique monétaire soit de type keynésienne ou
monétariste doit être visée deux objectifs (le taux d’intérêt optimal et la maitrise de la masse
monétaire).

Selon la littérature économique, la politique monétaire vise la stabilité des prix (une
politique essentiellement de court terme). En revanche, dans les pays de transition cette
politique vise la croissance économique et l’emploi.

Pour pouvoir faire des stratégies, il est important que les responsables économiques de
chaque pays défissent bien les objectifs et les instruments de la politique monétaire (l’objectif
stratégique ciblé et le cadre institutionnel). Donc, la politique monétaire peut être directive
(objective prédéterminé). En revanche, elle peut être discrétionnaire (intervenant au coup par
coup), En analysant à chaque fois la situation et en prenant les mesures pour absorber tout
choc ou crise.

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