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‫الجمهورية الجزائرية الدي مقراطية الشعبية‬

‫وزارة التعليم العالي والبحث العلمي‬


People’s Democratic Republic of Algeria
The Minister of Higher Education and Scientific Research
ⵜⵜⵜⵜⵜⵜⵜⵜⵜⵜⵜⵜⵜⵜⵜⵜⵜⵜⵜⵜⵜⵜⵜⵜⵜⵜⵜ

ABOU BEKR BELKAID UNIVERSITY TLEMCEN


FACULTY OF MEDICINE- Dr. B. BENZERDJEB
PHARMACY DEPARTMENT
‫تلمسان‬-‫جامعة أبو بكر بلقا يد‬
‫بن زرج ب قسم‬. ‫ب‬.‫د‬-‫كلية الطب‬
‫الصيدلة‬
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES POUR
L’OBTENTION DU DIPLOME DE DOCTEUR EN PHARMACIE
Présenté par :
Président :

• Pr.

Membres :

• Dr

• Dr

Encadrant :

• Pr. RAHOUI Asmaa

Année universitaire : 2023-2024


SOMMAIRE
SOMMAIRE .......................................................................................................................... 2
1. Introduction ............................................................................................................... 3
2. Historique ................................................................................................................... 3
3. Définition .................................................................................................................... 4
4. Épidémiologie ............................................................................................................. 5
5. Étiologies & facteurs de risque & facteurs pronostiques.......................................... 7
6. Physiopathologie ............................................................ Error! Bookmark not defined.
6.1. Formation des plaques séniles ............................... Error! Bookmark not defined.
6.2. Dégénérescence neuro fibrillaire ........................... Error! Bookmark not defined.
7. Formes et évolution cliniques ........................................Error! Bookmark not defined.
7.1. Formes de la maladie d’Alzheimer ........................ Error! Bookmark not defined.
7.2. Evolution de la maladie d’Alzheimer .................... Error! Bookmark not defined.
7.2.1. COMMENT MESURE-T-ON LA PROGRESSION DE LA MALADIE
D'ALZHEIMER ? ........................................................ Error! Bookmark not defined.
7.2.2. LA FORME LÉGÈRE DE LA MALADIE D'ALZHEIMER ................. Error!
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7.2.3. LA FORME MODÉRÉE DE LA MALADIE D'ALZHEIMER ............. Error!
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7.2.4. LA FORME SÉVÈRE DE LA MALADIE D'ALZHEIMER ................. Error!
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7.2.5. LA FORME TERMINALE DE LA MALADIE D'ALZHEIMER ......... Error!
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8. Diagnostic .......................................................................Error! Bookmark not defined.
8.1. Diagnostic anatomopathologique .......................... Error! Bookmark not defined.
8.2. Diagnostic biologique et radiologique ................... Error! Bookmark not defined.
8.3. Diagnostic clinique ............................................... Error! Bookmark not defined.
8.4. Tests de repérage .................................................. Error! Bookmark not defined.
9. Traitement ......................................................................Error! Bookmark not defined.
9.1. Thérapeutique médicamenteuse ............................ Error! Bookmark not defined.
9.1.1. Les anticholinesterasiques .............................. Error! Bookmark not defined.
9.1.2. Rivastigmine (exelon 1.5mg / 3mg / 4.5mg /6 mg ) ..... Error! Bookmark not
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9.1.3. Donépézil ( 5 et 10mg)................................... Error! Bookmark not defined.
9.1.4. Galantamine................................................... Error! Bookmark not defined.
9.2. Les antagonistes des recepteurs N-methyl-D-aspartate receptor (NMDA) : ..Error!
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9.2.1. Memantine (10mg) ........................................ Error! Bookmark not defined.
9.3. Efficacité du traitement ......................................... Error! Bookmark not defined.
1. Introduction :
La démence et la maladie d'Alzheimer sont désormais reconnues comme des problèmes
majeurs de santé publique et représentent même un défi majeur pour les sociétés occidentales
en ce début de siècle, en raison du vieillissement de la population et des conséquences de la
maladie sur la vie des patients, sur la vie de leur famille et sur les finances du pays.

Pour résoudre ce problème critique, nous avons mis au point un cadre d'intelligence
artificielle basé sur des réseaux, capable d'intégrer des données multi-omiques ainsi que des
réseaux d'interaction protéine-protéine humaine pour déduire avec précision les cibles
médicamenteuses affectées par les variantes identifiées par l'étude GWAS afin d'identifier de
nouvelles thérapies. Appliquée à la maladie d'Alzheimer, cette approche intègre les résultats de
l'étude GWAS, les données multi-omiques provenant d'échantillons de cerveau de patients
atteints de la maladie d'Alzheimer et de modèles animaux transgéniques, les réseaux de cibles
médicamenteuses et l'interactome protéine-protéine humain, ainsi que la validation d'une base
de données de patients à grande échelle et des observations mécanistes in vitro dans des cellules
microgliales humaines. Références

2. Historique :

Figure 1 Dr Alois alzheimer ; Augustine D

Bien que la démence soit décrite dans des textes anciens depuis de nombreux siècles (par
exemple, "Sois gentil avec ton père, même si son esprit lui fait défaut"

, elle n'a pas été décrite dans l'Ancien Testament. - Ancien Testament : Sirach 3:12), notre
connaissance des causes sous-jacentes de la démence remonte à un peu plus d'un siècle.(1)

La maladie d’Alzheimer tient son nom du psychiatre NEMPOLOGUE ALLEMANT ALOIS


ALZHEIMER (1864-1915) ; qui en 1907, a décrit le premier patient atteint d'une démence
préséniale Augustine D. ALOIS a remarqué des anomalies dans le tissu cérébral qui indique
une maladie mentale inhabituelle. et son élève, le neurologue italien Perusini, a fourni la
première description autoptique d'un cerveau atteint de la MA, signalant la présence
d'inclusions fibreuses anormales dans le cytoplasme périkarytique des neurones et de foyers
miliaires, connus par la suite sous le nom d'enchevêtrements neurofibrillaires (ENF) et de
plaques amyloïdes, respectivement.(2). De nombreuses décennies se sont écoulées ; les
chercheurs et les médecins n'ont pas accordé beaucoup d'attention à la maladie jusqu'à ce que
Robert Terry et Michael Kidd relancent l'intérêt en réalisant une microscopie électronique des
lésions neuro-pathologiques en 1963. L'analyse au microscope électronique a révélé la présence
d'enchevêtrements neuro-fibrillaires (ENF) dans les biopsies cérébrales de deux patients atteints
de la MA à un stade avancé. Depuis lors, des études sur les caractéristiques pathologiques et les
mécanismes de la MA, ainsi que sur les traitements médicamenteux de la maladie, ont été
menées pendant plus d'un demi-siècle (de 1963 à aujourd’hui) (3)

Enfin ; dans les années 1990 ; les progrès génétiques ont permis d’identifier plusieurs gènes
liés à l’apparition de la maladie.

3. Définition :
La maladie d'Alzheimer est une affection neurodégénérative incurable à ce jour
du tissu cérébral caractérisée par une détérioration durable , progressive et irréversible des
fonctions cognitives, notamment de la mémoire, les capacités de raisonnement et, à long terme,
la capacité d'accomplir les tâches les plus simples.(4) Chez la plupart des personnes atteintes
de la maladie d'Alzheimer, les premiers symptômes apparaissent plus tard dans la vie. C'est la
cause la plus fréquente de démence chez l'être humain. (5)

Figure 2 Lésions anatomopathologiques de la MA


Cette affection entraine une disparition progressive des neurones dans la région du
cerveau ; Les cellules perdent leurs fonctions ; puis meurent.

La démence est la perte des fonctions mentales - pensée, mémoire et raisonnement - et


des capacités comportementales à un point tel qu'elle interfère avec la vie et les activités
quotidiennes d'une personne. La gravité de la démence va du stade le plus léger, où elle
commence à peine à affecter le fonctionnement d'une personne, au stade le plus grave, où la
personne doit dépendre entièrement de l'aide d'autrui pour les activités de base de la vie
quotidienne. Références

De point de vue biologique, la maladie d'Alzheimer (MA) est définie par la présence de
plaques β-amyloïdes et d'enchevêtrements neuro-fibrillaires contenant de la protéine Tau. (5)

La formation de plaques amyloïdes et les enchevêtrements neuro-fibrillaires entraînent


progressivement le dysfonctionnement des neurones et leur mort fonctionnelle.

La progression des lésions cérébrales d’une zone du cerveau à une autre pourrait se faire par
contamination cellulaire de proche en proche comme pour le prion où des formes agrégées et
toxiques de peptide amyloïde ou de protéine tau seraient excrétées dans les espaces
extracellulaires par des neurones allant contaminer les neurones voisins. (6)

4. Épidémiologie :

La démence et la maladie d'Alzheimer sont désormais reconnues comme des problèmes majeurs
de santé publique et représentent même un défi majeur pour les sociétés occidentales en ce
début de siècle, en raison du vieillissement de la population et des conséquences de la maladie
sur la vie des patients, sur la vie de leur famille et sur les finances du pays. Une meilleure
connaissance de l'épidémiologie de ces maladies est nécessaire pour au moins deux raisons :
premièrement, pour évaluer avec précision le poids de ces maladies dans nos pays et les
tendances pour les années à venir ; deuxièmement, pour montrer et confirmer les associations
entre les facteurs de risque et la démence ou la MA, ce qui pourrait déboucher sur des moyens
de prévention. (7)

4.1 Prévalence et incidence : de préférence un seul titre épidémiologie


La maladie d’Alzheimer est la plus fréquente des maladies neurodégénératives avec 1 million
de malades. Chaque année 225 000 nouveaux cas sont recensés. En comptant les proches
aidants, 3 millions de personnes sont directement concernées par la maladie d’Alzheimer
(malades et proches aidants). Mais si la maladie frappe le plus souvent des personnes âgées
(près de 15% des plus de 80 ans), elle peut aussi survenir beaucoup plus tôt. (6) On estime
aujourd’hui en Algérie, près de 100 000 personnes sont atteintes de la maladie d'Alzheimer
selon l’OMS(8). La mention de l’année ou la période

Dans le monde Plus de 35,6 millions de personnes sont touchées par la maladie
d’Alzheimer. Chaque année, on dénombre 7,7 millions de nouveaux cas. Selon les
prévisions de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le nombre de malades devrait
presque doubler tous les 20 ans. Taille de police différente et pas de référence

En 2023, le pays le plus touché par la MA avec (5,1 millions de cas) ??? quel pays, puis
viennent l’Union européenne (cinq millions), les Etats-Unis (2,9 millions), l’Inde (1.5
millions), le Japon et la Russie (1.1 million) et l’Indonésie (un million) référence. Soixante
pour cent des personnes atteintes de la maladie vivent dans des pays en voie de
développement (71% en 2040) (9).

Figure 3 : incidence et prévalence de la MA


5. Étiologies & facteurs de risque & facteurs pronostiques :

La maladie d’Alzheimer est une maladie neuro dégénérative de cause primaire inconnue
cependant ; plusieurs facteurs rapporte comme état implique dans la genèse de la maladie.

Certaines formes de la maladie d’Alzheimer sont causées par des mutations génétiques ;
et va se manifester plutôt dans la vie du patient.

Facteurs de risques :

Le facteur de risque le plus important de la MA est l’âge. Les personnes jeunes sont
rarement atteintes de cette maladie, et la plupart des cas de MA se déclarent tardivement, après
65 ans. Le vieillissement est un processus complexe et irréversible qui touche de nombreux
organes et systèmes cellulaires et s'accompagne d'une réduction du volume et du poids du
cerveau, d'une perte de synapses et d'un élargissement des ventricules dans des zones
spécifiques, accompagné d'un dépôt de PS (la première mention doit être expliquée) et de
NFT. En outre, plusieurs conditions peuvent apparaître au cours du vieillissement, telles que
l'hypo-métabolisme du glucose, la dys- homéostasie du cholestérol, le dysfonctionnement des
mitochondries, la dépression et le déclin cognitif. Ces changements apparaissent également au
cours du vieillissement normal, ce qui rend difficile la distinction des cas au début de la MA.
Cette dernière peut être divisée en fonction de l'âge d'apparition : la MA à début précoce
(MAO) est une forme rare qui représente environ 1 à 6 % des cas, dont la plupart sont des cas
familiaux caractérisés par la présence de la MA chez plus d'un membre de plus d'une
génération, et dont l'âge varie entre 30 et 60 ans ou 65 ans. Le second type est la maladie
d'Alzheimer à début tardif, qui est plus fréquente lorsque l'âge d'apparition est supérieur à 65
ans. Les deux types peuvent apparaître chez les personnes dont la famille a des antécédents
positifs de maladie d'Alzheimer et chez les familles où la maladie s'est déclarée tardivement.
(10)
• Facteurs de risque génétiques
Selon Ballard et al. (2011), environ 70 % du risque de développer la MA peut être
attribué à la génétique. La forme précoce de la MA est généralement due à des mutations
des gènes de la protéine précurseur de l'amyloïde (APP), de lapréséniline 1 (PSEN1) et
de la préséniline 2 (PSEN2), tandis que la forme tardive de la MA est principalement
associée à un polymorphisme du gène de l'apolipoprotéine E (APOE), en particulier à
la présence de l'allèle ε4. (10)
Plus de 30 mutations dominantes ont déjà été découvertes dans le gène APP (situé sur
le chromosome 21q21) et sont associées à environ 15 % des cas de MA autosomique
dominante à début précoce. Les mutations du gène PSEN1 (situé en 14q24.3) sont
associées à 80 % des cas de MA à début précoce, tandis que 5 % des cas sont associés
à des mutations du gène PSEN2 (situé en 1q31-q42). La plupart des mutations du gène
APP, ainsi que les mutations PSEN1 entraînent une augmentation du ratio Aβ42 : Aβ40,
(expliquer c’est quoi ce ratio) soit par une augmentation de l'expression de Aβ42, soit
par une réduction de Aβ40, soit par les deux. Cette dérégulation favorise le dépôt
précoce d'Aβ (expliquer d’abord l’abréviation) dans le tissu cérébral, favorisant la
cascade amyloïdo-gène (11). On pense que d'autres gènes que l'APP, la PSEN1 et la
PSEN2 sont impliqués dans la pathogenèse de la MA à début précoce, comme l'ont
démontré Campion et al (1999) (12).

L'apo-lipoprotéine E (APOE) (que l’abréviation) une protéine impliquée dans le


métabolisme des lipides et codée par le gène APOE, situé sur le chromosome 19. Il
existe trois allèles APOE (ε2, ε3 et ε4) donnant naissance aux isoformes APOE2,
APOE3 et apoE4, présents dans la population à des fréquences différentes (ε2 : 5-10%,
ε3 : 65-70% et ε4 : 15-20%). Une étude de Corbo et Scacchi (1999) a montré qu'il
existe une grande variabilité dans la distribution des allèles APOE entre les différentes
populations, avec des fréquences ε2 variant de 0,0 dans certaines populations
amérindiennes à 0,145 chez les Papous. Les fréquences ε 4 obtenues par les auteurs
vont de 0,052 (Sardes) à 0,407 (Pygmées). L'allèle ε4 est le principal facteur de risque
de la maladie d'Alzheimer à début tardif. La présence de l'allèle ε4 en hétérozygotie
multiplie par 3 le risque de développer la maladie d'Alzheimer, alors qu'en
homozygotie, le risque est multiplié par 12. À l'inverse, la présence de l'allèle ε2 réduit
le risque d'apparition de la maladie d'Alzheimer (13).
Les causes de l'association entre l'APO-E ( APOE sans tiré) (et quoi ???) ne sont pas
encore totalement comprises, bien que certains mécanismes aient été proposés et aient
présenté des résultats cohérents dans des études cliniques et in vitro. Parmi ces études,
certaines montrent que l'APOE est capable de se lier au peptide Aβ (14). Alors que
l'isoforme APOE4 se lie au peptide Aβ en favorisant sa polymérisation en fibrilles et
son dépôt, les formes APOE2 et APOE3 sont plus efficaces pour favoriser la clairance
de ce peptide, réduisant ainsi son dépôt dans le tissu cérébral. L'APOE a des effets
neuroprotecteurs et est capable d'agir sur le développement des neurones, l'APOE2 et
l'APOE3 étant plus efficaces que l'APOE4. En outre, on observe que les fragments
d'APOE générés par les protéases ont des effets toxiques, qui peuvent entraîner des
lésions neuronales et favoriser le dépôt de peptide Aβ (15).

Plus récemment, il a été observé que de rares altérations du gène du récepteur


déclencheur exprimé sur les cellules myéloïdes 2 (TREM2) augmentaient le ratio de
risque de 2,9 % pour le développement de la maladie d’Alzheimer (16). Le mécanisme
physiopathologique par lequel la déficience du gène augmente le ratio de risque de la
maladie d'Alzheimer doit encore être mieux clarifié. Le gène est situé sur le
chromosome 6p21 et la protéine TREM2 est un récepteur fortement exprimé à la surface
de la microglie, cellule phagocytaire du système nerveux central, et a pour fonction de
moduler les réponses phagocytaires et inflammatoires dans le système nerveux central.
L'activation de la microglie par l'interaction entre TREM2 et DAP12 (expliquer c’est
quoi) stimule la production des chimiokines CCL19 et CCL21 et la phagocytose. Dans
les modèles knock-out pour le récepteur TREM2, on a observé que la capacité
phagocytaire des corps cellulaires neuronaux apoptotiques était déficiente. Ainsi,
l'accumulation de ces débris cellulaires favoriserait un microenvironnement pro-
inflammatoire. Xiang et al. (2016) ont observé que la capacité d'élimination des dépôts
de peptides Aβ est altérée en cas de déficience du récepteur TREM2 et favoriserait
l'accumulation des plaques amyloïdes (17).

• Facteurs de risque acquis :


Un certain nombre de facteurs acquis augmentent le risque de développer la MA.
Parmi ces facteurs figurent les maladies cérébro-vasculaires (le facteur de risque le
plus souvent signalé), le diabète, l'hypertension, l'obésité et la dyslipidémie (Figure
numéro…) (18)
Figure 0-1 le titre de la figure et la numérotation

Facteur protecteur : (facteurs pronostiques comme dans le grand titre)


S’instruire, pratiquer une activité stimulante, aurait un effet protecteur sur le
développement de la maladie en jouant sur l’adaptabilité permanente de notre cerveau
pour compenser la fonction des neurones perdus (19)
Suivez un cours qui vous intéresse ou apprenez une langue étrangère, lisez, pratiquez
des jeux tels que le bridge, les sudokus ou les mots croisés… (virgule au lieu du ou et
etc. au lieu des points de suspension) Autant d’activités qui permettent de travailler sa
concentration et ses capacités mentales. Le choix est large, trouvez une activité
stimulante que vous aimerez pratiquer. (jamais parler à l’impératif en théorie donc
reformuler le deuxième paragraphe)
6 - Physiopathologie :

Le déclin cognitif progressif dans la MA est lié à l'accumulation de protéines bêta-amyloïde


(Aß) et tau. La bêta-amyloïde provient du clivage séquentiel de la protéine précurseur
amyloïde (APP) par les enzymes bêta-sécrétase et gamma-sécrétase. L'agrégation de la
bêta-amyloïde conduit à la formation d'oligomères toxiques pour les neurones. La protéine
tau, quant à elle, résulte d'un épissage alternatif du gène MAPT, produisant diverses
isoformes solubles. Cepandant, de nombreuses interactions fonctionnelles entre la bêta-
amyloïde et la protéine tau ont été identifiées, contribuant aux lésions des circuits
neuronaux et au déclin cognitif observé dans la maladie d'Alzheimer. (Alzheimer’s Disease:
An Update and Insights Into Pathophysiology)
Deux types de lésions sont visibles sur les cerveaux de patients atteints de maladie
d’Alzheimer (MA), associées à une perte neuronale et synaptique : les plaques amyloïdes et
la dégénérescence neurofibrillaire (DNF) :

La maladie d'Alzheimer (MA) se distingue par des modifications cérébrales macroscopiques


qui peuvent être examinées in vivo grâce à des techniques de neuro-imagerie, même à un
stade précoce. (1)

L’histoire naturelle et moléculaire de la maladie d’Alzheimer (MA) montre que la dysfonction de la


protéine amyloïde précurseur est un facteur étiologique central et consensuel de la MA. (2)

La maladie d’Alzheimer est une pathologie posant encore à l’heure actuelle de multiples
interrogations quant à son étiopathogénie, qui résulte vraisemblablement de plusieurs processus.(3)

Les plaques séniles augmentent en nombre dans le cerveau vieillissant normal et constituent
une caractéristique neuropathologique majeure de la maladie d'Alzheimer. Elles sont
composées de processus neuronaux anormaux et de cellules gliales entourant un noyau
extracellulaire supposé être constitué de protéines amyloïdes fibrillaires : (3) (hist pth de la
ma)

. Deux types de lésions sont visibles sur les cerveaux de patients atteints de maladie d’Alzheimer
(MA), associées à une perte neuronale et synaptique : les plaques amyloïdes et la dégénérescence
neurofibrillaire (DNF) :

6.1 formation des plaques séniles :


la formation des plaques séniles dans la maladie d'Alzheimer est associée à l'accumulation anormale
de protéines dans le cerveau, en particulier la protéine bêta-amyloïde. Ces plaques, également
appelées plaques amyloïdes, jouent un rôle clé dans la progression de la maladie. (4)

A l’état physiologique ; il existe une voie protéolytique de la protéine APP ; qui fait intervenir l’activité
alpha sécrétasse pour former le fragment soluble

APP alpha ; c’est la voie non amyloidogenique .

A l’état physiologique la beta sécrétasse intervient dans le clivage de la protéine APP ; aboutissant a
la formation des fragments APP beta insoluble ; précurseur du peptide amyloïde beta : c’est la voie
amyloidogenique

Le clivage B-secrétase se produit dans des compartiments acides de la cellule (endosomes ;


lysosomes) Ces dépôts pré amyloïde et amyloïde envahissent la quasi-totalité du cortex cérébral et la
région hypo-campique . Le peptide A&B s’accumule également à des taux variables dans la paroi des
artérioles et des capillaires pour former l’angiopathie-amyloïde.
6.2 Dégénérescence neurofibrillaires :
la DNF est secondaire à l’accumulation interneuronale de filaments formant des fibrilles et appelés
paires de filaments appariés en hélice ou paired helical filaments (PHF). Ces PHF sont constitués de
protéines tau anormalement phosphorylées, également appelées tau-PHF. La protéine tau fait partie
des microtubule associated protein (MAP) qui se lient aux microtubules pour les stabiliser. Leurs
liaisons aux MT sont régulées par des phénomènes de phosphorylation. Les protéines tau
anormalement phosphorylées sont présentes dans le cortex associatif des patients atteints de la MA,
alors qu’elles affectent les formations entorhinale et hippocampique au cours du vieillissement
cérébral usuel (3)
7 - Les formes de la maladie d’Alzheimer :
La maladie d'Alzheimer est habituellement catégorisée en deux principales formes :
- la forme sporadique (non héréditaire) :
La majorité écrasante des cas d'Alzheimer sont de nature sporadique, indiquant qu'ils
ne sont pas directement attribuables à des facteurs génétiques héréditaires.
Facteurs de risque de cette forme : Divers éléments tels que l'âge, le genre, les
antécédents familiaux, et certains aspects environnementaux peuvent contribuer à la
survenue de la maladie.(5)

- la forme familiale (héréditaire) :


Approximativement 5 à 10% des cas de la maladie d'Alzheimer sont influencés par
des facteurs génétiques héréditaires. Ces variants sont fréquemment liés à des
altérations spécifiques dans certains gènes, notamment les gènes APP, PSEN1, et
PSEN2.
La forme familiale de la maladie d'Alzheimer se caractérise généralement par une
apparition à un âge plus précoce que celle de la variante sporadique.(6)

8 - L’évolution de la maladie d’Alzheimer :


L'évolution de la maladie d'Alzheimer est généralement caractérisée par des stades
progressifs qui vont de légers problèmes de mémoire à une perte cognitive sévère. Ces
stades sont souvent décrits en fonction de l'échelle du Clinical Dementia Rating (CDR) ou
d'autres outils similaires. Voici une description générale de l'évolution de la maladie, avec
une référence principale :
- Stade Précoce (Léger) :
- Au début de la maladie, les signes peuvent se manifester de
manière discrète, se traduisant par des difficultés dans la
mémoire à court terme et des problèmes de concentration. Il
reste possible d'accomplir certaines tâches quotidiennes de
manière autonome.
- stade intermédiaire :
À mesure que la maladie évolue, les altérations cognitives deviennent plus
perceptibles. Les individus peuvent éprouver des problèmes de mémorisation
des noms, des difficultés à accomplir des tâches complexes et à maintenir des
conversations cohérentes. La perte d'autonomie devient de plus en plus
évidente, souvent nécessitant une assistance pour les activités quotidiennes.
- Stade sévère :

Le stade sévère de la maladie d'Alzheimer se caractérise par une perte significative de


la mémoire et de la compréhension, atteignant un niveau substantiel. À ce stade
avancé, les individus présentent une incapacité notable à communiquer de manière
cohérente. La maladie affecte profondément la capacité à se souvenir d'informations
essentielles et à comprendre le contexte qui les entoure, entraînant des difficultés
majeures dans l'expression verbale et la compréhension du langage. Ces déficits
cognitifs marqués reflètent la sévérité de la maladie à ce stade avancé, où la nécessité
d'une assistance constante devient incontournable.(7)

9 - Diagnostic :
Le diagnostic détaillé de la maladie d'Alzheimer implique une approche
multidimensionnelle, comprenant plusieurs étapes et évaluations.

Le diagnostic de la maladie d'Alzheimer s'appuie généralement sur une évaluation clinique exhaustive
comprenant des entretiens médicaux, des évaluations cognitives, des analyses de laboratoire et des
examens d'imagerie cérébrale. Il est crucial de souligner que la précision du diagnostic de la maladie
d'Alzheimer implique fréquemment l'élimination d'autres éventuelles causes de troubles cognitifs.(8)

9.1 évaluation clinique :


Un professionnel de la santé effectuera une analyse approfondie des antécédents médicaux, des
manifestations cognitives et comportementales, ainsi que des antécédents familiaux. (8)

9.2 évaluation anatomopathologique :


La confirmation du diagnostic de la maladie d'Alzheimer repose exclusivement sur la détection de
lésions neuro-pathologiques dans le cerveau.(9) La confirmation du diagnostic de la maladie
d'Alzheimer intervient lorsqu'une analyse neuro-pathologique, que ce soit par biopsie ou autopsie,
révèle la présence de deux types de lésions cérébrales : les plaques amyloïdes et les neurones en
dégénérescence neurofibrillaire (10)

9.3 tests de repérage :


On peut effectuer des évaluations cognitives normalisées afin de mesurer la mémoire, l'attention, la
résolution de problèmes et d'autres fonctions cognitives. Parmi les exemples de ces tests figurent le
Mini-Mental State Examination (MMSE) et le Montréal Cognitive Assessment (MoCA). (8)

. score supérieur à 25 : diagnostic a priori normal.

. score entre 20 et 25 : troubles cognitifs légers

. score entre 10 et 20 : troubles cognitifs modérés

. score inferieur à 10 : troubles cognitifs sévères

10 - Traitement :
. Malgré de nombreux efforts et des investissements conséquents de l’industrie pharmaceutique,
jusqu’à ce jour aucun traitement n’a démontré un effet curatif significatif suffisant pour être
commercialisé. Les principaux essais thérapeutiques ont testé des molécules dites « anti-amyloïde »,
suivant l’hypothèse de la cascade amyloïde, où le peptide amyloïde joue un rôle initial essentiel dans
la physiopathologie de la maladie. Les nouvelles pistes thérapeutiques s’orientent vers des agents «
anti-tau », afin de stopper la progression de la tauopathie que l’on sait corréler à la progression du
déficit cognitif. D’autres voies de recherche portent sur la neuro-inflammation, qui intervient comme
modulateur de la progression des lésions (11) --- ( maladie d’alzhaimer )

10.1 traitement spécifique de la maladie d’alzhaimer :


Le choix du traitement reste difficile et doit prendre en compte le type de trouble présenté´, ainsi que
les recommandations internationales et autre mises en garde diffusées auprès des professionnels de
sante. (12)

10.1.1 Les anticholinesterasiques :

La théorie cholinergique a ouvert la voie au développement de la première classe de


médicaments destinés au traitement de la maladie d'Alzheimer : les inhibiteurs de
l'acétylcholinestérase (IAchE). Selon cette hypothèse, la réduction du nombre de neurones
responsables de la transmission cholinergique centrale jouerait un rôle significatif dans la
manifestation clinique de la maladie d'Alzheimer. En inhibant les cholinestérases,
responsables de la dégradation de l'acétylcholine, ces médicaments permettent ainsi
d'augmenter sa concentration. (13)

-rivastigmine ( 1.5 mg /3 mg /4.5 mg / 6 mg ) :

La rivastigmine est un médicament prescrit pour traiter les symptômes de la maladie


d'Alzheimer ainsi que d'autres formes de démence. Ce médicament agit en augmentant les
niveaux d'un neurotransmetteur appelé acétylcholine, qui joue un rôle crucial dans les
fonctions cognitives.(14)

La rivastigmine est habituellement administrée sous forme de comprimés, de solutions orales


ou de patchs cutanés. Son mécanisme d'action repose sur l'inhibition de l'enzyme
cholinestérase, responsable de la dégradation de l'acétylcholine. En bloquant cette enzyme,
la rivastigmine vise à augmenter les niveaux d'acétylcholine, favorisant ainsi une meilleure
communication entre les cellules nerveuses du cerveau et atténuant ainsi les symptômes
cognitifs associés à la maladie d'Alzheimer.

Il est crucial de souligner que l'efficacité de la rivastigmine peut varier d'un individu à l'autre.
Son utilisation est généralement soumise à une surveillance médicale régulière afin d'évaluer
la tolérance du patient et de détecter d'éventuels effets secondaires. (14)

- Donepezil ( 5 et 10 mg ) :

Le donépézil est un inhibiteur spécifique et puissant de l'acétylcholinestérase selon


des données in vitro, et présente une activité inhibitrice principalement non
compétitive.(15)

En bloquant cette enzyme, le médicament vise à augmenter les concentrations


d'acétylcholine, améliorant ainsi la transmission des signaux entre les cellules
nerveuses du cerveau .(16) Cela peut aider à atténuer les symptômes cognitifs
associés à la maladie d'Alzheimer, tels que la perte de mémoire et les troubles de la
pensée.

- Galantamine :

La galantamine est un alcaloïde qui peut être trouvé naturellement dans


certaines plantes, en particulier dans les bulbes de Galanthus woronowii
(perce-neige) et d'autres espèces de la famille des Amaryllidaceae.(17)

. Son mode d'action est complexe et implique plusieurs


mécanismes qui modulent la transmission cholinergique, un
système de neurotransmission associé à la mémoire et aux
fonctions cognitives.(18)

10.2.2 les antagonistes des recepteurs N-methyl D-aspartate receptor :


- memantine (10 mg ) :
La mémantine, un antagoniste non compétitif ayant une affinité modérée pour les
récepteurs NMDA. (19)
et son mécanisme d'action diffère de celui des inhibiteurs de l'acétylcholinestérase, tels que
la donepezil ou la galantamine. La memantine agit en modulant l'activité des récepteurs du
glutamate, un neurotransmetteur excitateur du système nerveux central.(20) en bloquant
sélectivement les récepteurs NMDA, et régulant ainsi la transmission du glutamate. Cette
action vise à prévenir une stimulation excessive des récepteurs NMDA, ce qui peut contribuer
aux dommages cellulaires observés dans des conditions neurodégénératives comme la
maladie d'Alzheimer.(20)

Utilisation clinique : La memantine est principalement prescrite pour le traitement des


symptômes modérés à sévères de la maladie d'Alzheimer. Elle est parfois utilisée en
combinaison avec les inhibiteurs de l'acétylcholinestérase pour un traitement plus complet.

Efficacité : Les résultats de la recherche suggèrent que la memantine peut aider à améliorer
les symptômes cognitifs et fonctionnels chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer.
(20)

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