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B 50723 3
1837
ARTES SCIENTIA
VERITAS
LIBRARY Y OF
MI CHTHEIGAN
N I V E RSIT OF
U
Stagin
THEBOR
SI-QUERIS-PENINSU -AMO NAM
LAM
CIRCUMSPICE
Boekbinderij
J. G BERKEVELD.
v.h. F. Rackwitsz.
Boomgaardstr. 82, Rott'd.
Mathematics
QA
11156
MATHESIS
MATHESIS
RECUEIL MATHÉMATIQUE
A L'USAGE DES ÉCOLES SPÉCIALES
ET DES ÉTABLISSEMENTS D'INSTRUCTION MOYENNE
PUBLIÉ PAR
P. MANSION ET J. NEUBERG
Professeur ordinaire à l'Université de Gand, | Professeur ordinaire à l'Université de Liége
Anciens élèves de l'École normale des sciences,
Membres de l'Académie royale de Belgique , etc.
AVEC LA COLLABORATION DE PLUSIEURS PROFESSEURS BELGES ET ETRANGERS .
Ut pictura mathesis
PH. BRETON
TROISIÈME SÉRIE.
TOME III. - ANNÉE 1903.
(TOME XXIII DE LA COLLECTION) .
GAND PARIS
AD. HOSTE , ÉDITEUR GAUTHIER-VILLARS
IMPRIMEUR-LIBRAIRE IMPRIMEUR-LIBRAIRE
23, RUE DU CALVAIRE, 23 55, QUAI DES GRANDS AUGUSTINS , 55
GAND, IMPRIMERIE C. ANNOOT-BRAECKMAN, AD . HOSTE, SUCCESSEUR
1903
ABRÉVIATIONS .
BB. , Bulletin de l'Académie royale de Belgique.
CR. , Comptes rendus de l'Académie des sciences de Paris.
NAM. , Nouvelles Annales Mathématiques (depuis 1842) .
NCM. , Nouvelle Correspondance Mathématique ( 1874-1880) .
JME. , (ou JMS . ) , Journal de Mathématiques élémentaires (ou Journal de
Mathématiques spéciales) , fondé en 1877 par BOURGET, continué par
G. DE LONGCHAMPS de 1881 à 1897, ensuite par G. MARIAUD de
1897 à 1901.
IM., Intermédiaire des Mathématiciens , fondé en 1894 par MM. LAISANT et
LEMOINE.
AF. , Association française pour l'avancement des sciences.
Crelle, Journal de Mathématiques pures et appliquées , fondé par CRELLE en
1826, continué successivement par BORCHARDT, KRONECKER et
WEIERSTRASS, par KRONECKER etc. (en allemand surtout) .
Liouville, Journal de Mathématiques pures et appliquées , fondé par LIOUVILLE
en 1836, continué d'abord par RESAL, puis par JORDAN.
(2), III, 327-333 signifie : Deuxième série, tome troisième, pages 327
à 333.
MATHESIS
UNE LEÇON SUR LES CUBIQUES GAUCHES , (*)
par M. STUYVAERT (Gand) .
Nous allons passer en revue quelques unes des propriétés principales
des cubiques gauches . Comme prémisses indispensables à l'intelligence de
ce qui va suivre, nous ne devrons guère exiger que la connaissance des
coordonnées homogènes, ponctuelles et tangentielles , et des généralités
relatives aux courbes gauches, comme les définitions de la tangente , du
plan osculateur, etc.
Une des méthodes utilisées pour l'étude des courbes gauches consiste à
les envisager comme des intersections de surfaces.
Or , d'après le théorème de Bezout, deux surfaces algébriques , d'ordres
m et n, se coupent suivant une courbe d'ordre mn ou suivant un système
de lignes dont l'ordre total est mn.
Si mn = 3 , on a m = 1 ou n = 1 , et l'une des surfaces est un plan .
Ainsi , les seules cubiques qui peuvent être l'intersection totale de deux
surfaces sont des courbes planes .
Par suite , s'il existe des cubiques gauches, elles seront des inter-
sections partielles de surfaces .
Le problème se pose alors de la manière suivante.
Deux surfaces algébriques , d'ordres m et n, ayant en commun un
système de droites, de coniques ou d'autres courbes connues , dont
l'ordre total est mn - -3, peuvent-elles avoir encore en commun une
courbe gauche , du troisième ordre , non décomposable ?
Nous verrons que la réponse à cette question est affirmative ; que, de
plus, la solution du problème est unique, c'est-à-dire que les diverses
courbes que l'on peut obtenir ainsi , ne sont pas génériquement distinctes .
Par définition, ces courbes sont les cubiques gauches .
Prenons d'abord un cas particulier, celui de deux quadriques ayant
une droite commune.
Spécialisons encore davantage : imaginons deux cônes du second ordre
(*) Leçon publique faite le 10 juillet 1902 pour l'obtention du grade de
docteur spécial de l'Université de Gand.
370432
—
ayant une génératrice commune ; donc le sommet de chacun de ces
cônes est situé sur l'autre .
A nous restreindre ainsi, nous trouvons un double avantage.
D'abord, nous aurons à écrire des équations très simples .
Ensuite, moyennant une petite précaution, la courbe qui complètera
l'intersection des deux cônes ne pourra se décomposer, ni en une droite
et une conique, ni en trois droites. Car, si l'un de ces cas se présentait,
les deux cônes auraient deux droites communes ; celles-ci devraient
coïncider avec la droite qui joint les sommets ; les cônes devraient donc
se toucher le long de la génératrice commune. Or, cette circonstance,
nous pouvons l'exclure par hypothèse.
Le plus ou moins de simplicité des relations à écrire dépendra essen-
tiellement du choix des coordonnées.
Rapportons la figure à un tétraèdre de référence ₁ X₂ Xs X..
La génératrice commune
des deux cônes est l'arête
AB( 20) du tétraè-
dre.
204 Le point A(x =x₂= xs =0)
est le sommet du premier
cône; le point B (x, = xs
= O) est le sommet du
C3 M second cône.
La face x, du tétraèdre est
A B
C tangente au cône (B), mais
2
non au cône (A), qu'elle
coupe suivant AB et suivant
une autre génératrice AD ;
le plan tangent au cône (A) le long de AD est choisi pour face , du
tétraèdre.
La face xs, tangente au cône (A) , coupe le cône (B) suivant BA et BC;
le plan tangent à (B) le long de BC est choisi pour face ..
Le plan , coupe le cône (A) suivant une conique passant par B et
par D et y touchant BC et DC ; son équation est
x₁x - px = 0,
et l'équation du cône (A) est de la même forme.
— 7
Le plan x, coupe le cône (B) suivant une conique passant par A et C,
y touchant AD et CD. Le cône (B) a donc pour équation
xx
2 qx² = 0.
Pour simplifier, supposons que les deux cônes passent par le point M
dont les coordonnées sont égales . Alors , p = q = 1 , et les équations
simultanées
x,x3 x2
XX =
représentent la droite AB et la cubique gauche.
La simplification introduite ici ne nuit pas à la généralité. On sait ,
en effet, que l'on peut toujours disposer des facteurs arbitraires affectant
les coordonnées homogènes , de manière à rendre égales les coordonnées
d'un point pris à volonté.
Les équations précédentes donnent, en divisant par ≈2x3
Ꮖ. X2
= = ·
X2 X5 X4
$
Sous cette forme, elles ne représentent plus que la cubique gauche.
Car, pour un point de AB, les termes du rapport médian sont nuls, et ce
rapport médian est égal aux deux extrêmes , mais ces rapports extrêmes,
ne sont pas, en général , égaux entre eux.
Posons chacun des rapports précédents égal à w :
Ꮖ. X2 XC 3
= = ω.
$
8|
(1) X3
X2 XC4
On en déduit facilement
(2) X1 X2 X3 X4 = w³ : w² : w :: 1 .
En vertu de ces relations, toute valeur de ∞ donne un point de la
cubique.
Réciproquement , les coordonnées d'un point de la courbe satisfont
aux relations (1 ) et l'on en déduit une valeur de w.
La valeur de a qui répond à un point de la courbe s'appelle le
paramètre de ce point.
- -
Dans l'équation d'un plan u,
Ux = U₁X1 + U2X2 + UsX5 + UşX4 = 0,
remplaçons les par leurs valeurs tirées de (2) :
u,w³ + U₂w³ + uzw + us == 0 .
Les racines de cette équation sont les paramètres des points de
rencontre du plan u avec la courbe représentée par les équations (2) ou
( 1 ) . Cette courbe est donc du troisième ordre. Les trois intersections
peuvent être trois points réels, ou un réel et deux imaginaires conjugués ,
ou un réel et deux coïncidents , ou trois coïncidents .
En particulier, le point A(x, = x₂ = X3 x5 = = 0) répond au paramètre
ო - O, le point B( 2 — X3 = X¸ = 0) au paramètre ∞ = ∞ .
Tout plan par AD ,
x₁ + mx2 == 0
donne
w³ + mw? = 0 ;
et cette équation a toujours deux racines nulles deux des intersections
coïncident toujours avec A, et AD est une tangente en A à la cubique.
De même BC est la tangente en B.
Le plan ₁0 = O donne l'équation w0,= à trois racines nulles . Ce
plan rencontre la courbe en trois points coïncidents : donc ACD est le
plan osculateur, en A, à la cubique . De même BCD est le plan osculateur
en B.
Ainsi, d'après ce que nous venons de voir, un point qui parcourt la
cubique gauche entraîne la variation continue et complète d'un para-
mètre w , depuis -- ∞ jusque + ∞ ; absolument comme un point
parcourant une droite .
En général , on appelle courbe gauche unicursale ou rationnelle une
courbe telle que les coordonnées d'un point variable sont proportion-
nelles à des fonctions entières et rationnelles d'un paramètre.
De cette définition découle un fait important : toute la théorie des
formes binaires , c'est-à-dire des équations à une inconnue , donc aussi
la théorie des involutions s'interprète géométriquement par des
propriétés des courbes unicursales et notamment des cubiques gauches ,
à condition que l'on établisse que toute cubique gauche est rationnelle.
Le moment est donc venu de montrer que la courbe
X1 X2 XB
X5
0
9
n'est pas, malgré les apparences contraires, un cas spécial , mais bien la
courbe gauche du troisième ordre la plus générale .
On peut présenter cette démonstration , par exemple de la manière
suivante .
Imaginons une ligne courbe, non décomposable en lignes du premier
et du second ordre, représentable par deux équations algébriques , et
coupée , par tout plan, en trois points.
Prenons, sur cette courbe, un point arbitraire S et joignons-le aux
autres points de la courbe . Nous formons un cône de sommet S ; tout
plan, mené par ce sommet, rencontre encore la courbe en deux points
M et N et coupe donc le cône suivant deux génératrices SM et SN .
Ceci montre déjà que le cône qui projette la courbe d'un de ses points
est du second ordre.
Considérons ensuite un autre point T sur la courbe, et le cône de
sommet T perspectif à la courbe. Les deux cônes de sommets S et T ont
en commun la droite ST et la cubique considérée .
Ce raisonnement prouve d'abord que toute cubique gauche est l'inter-
section partielle de deux cônes du second ordre.
Il établit aussi que deux points quelconques S et T de la courbe ,
peuvent être amenés , par un simple changement de coordonnées, à
jouer le rôle des sommets A et B du tétraèdre de référence .
Ainsi , il n'y a qu'une seule cubique gauche. Entendons par là que
deux courbes pareilles , proprement dites , peuvent se ramener l'une à
l'autre par transformation des coordonnées , donc par collinéation .
A la vérité, il y a bien une classification des cubiques , classification
fondée sur leurs rapports avec le plan de l'infini . Mais les formes que
l'on distingue ainsi sont de simples variétés, analogues aux variétés des
coniques, et cette classification est sans influence sur les faits généraux ,
les faits projectifs , les seuls dont il nous soit possible de parler ici .
Occupons-nous à présent des cordes ou bisécantes de la cubique gauche.
L'équation
ε = λx₁ + μx² + vx5 0,
où λ,, sont trois coefficients arbitraires , représente un plan mené
par A.
Les paramètres de ses points d'intersection avec la courbe sont les
racines de l'équation
λωδ + μανο + νω = 0 ;
- 10
l'une de ces racines est nulle ; les deux autres vérifient l'équation
(3) λως + μω + 1 = 0.
Le plan
9 = 7x2 + µxs + vX4 -= 0
passe par B (w. - ∞ ) et les paramètres de ses autres intersections avec
la courbe sont racines de l'équation (3).
Les plans ε et passent donc toujours par les deux mêmes points de
la courbe, et leur intersection est une bisécante réelle , une bisécante
idéale, ou une tangente, suivant que les racines de l'équation (3) sont
réelles et inégales , imaginaires conjuguées, ou égales.
Réciproquement, soient w , et w₂ les paramètres , réels , imaginaires
ou égaux , de deux points de la courbe ; on peut toujours former une
équation du second degré en w , ayant pour racines w, et w.. Soit
λw² + μw + v = 0 cette équation ; dès lors , les plans
7.x₁ + µx2 + vX8 = 0
λας + μας + να. =0
se coupent suivant la bisécante qui joint les points ) , et w₂ .
Ainsi les équations ɛ = 0 et q := 0
O représentent toutes les bisécantes et
toutes les tangentes . Elles contiennent trois paramètres homogènes λ ,
µ, v ; si X1 , X2, xs , x, sont donnés , on peut résoudre les équations par
rapport à λ, μ , v , sauf dans un seul cas , celui où les coefficients de
λ , μ, v sont proportionnels , c'est-à -dire où le point x est sur la cubique .
Donc, par tout point non situé sur la courbe, on peut mener une bisé-
cante réelle ou idéale ou une tangente (HESSE) .
Les bisécantes de la cubique forment un système doublement infini ,
ou une congruence de droites . Par tout point, il passe un rayon de ce
système. Et tout plan en contient trois rayons , puisque tout plan coupe
la cubique en trois points qu'on peut réunir deux à deux par trois cordes.
Pour que les équations & = 0 et 9:= 0 représentent une tangente, il
faut et il suffit que l'équation
λw² + μw + v = 0
ait des racines égales , c'est-à-dire que l'on ait
με = 4λν.
Mais , des équations & = 0 et Pq = 0, on tire
- -
λ : μ : v = (xx - x² ) : ( ∞¸¸3 — x¸‚x¸ ) : (x , x¸ — x²) ,
et, en substituant dans la relation précédente, on obtient
-
(∞¸ï¸ — x¸¤¸ )² = 4 (x , x¸ — x² ) (∞,∞=3 x²).
11 -
Cette équation est vérifiée par un point quelconque d'une tangente
quelconque . Par conséquent, elle représente une surface du quatrième
ordre engendrée par les tangentes à la courbe.
Cette surface, comme on sait, est aussi l'enveloppe des plans oscula-
teurs et s'appelle la développable osculatrice .
On voit donc que la développable osculatrice est du quatrième ordre ;
par suite, toute droite rencontre , en général , quatre tangentes de la cubi-
que, ce que l'on exprime encore en disant la cubique gauche est de
quatrième rang.
Les équations € == 0 et q = 0 d'une bisécante, en y regardant λ , µ , v
comme des paramètres variables , représentent deux plans homologues de
deux gerbes collinéaires ayant pour centres A et B, c'est-à-dire deux
points quelconques de la courbe.
Donc, le système des bisécantes d'une cubique gauche est engendré par
les intersections des plans homologues de deux gerbes collinéaires ayant
leurs sommets en deux points quelconques de la courbe.
Si deux rayons homologues de ces gerbes se rencontrent en un point
M, il passe, par ce point , une infinité de bisécantes , donc M est sur la
cubique, et réciproquement.
Donc, la cubique gauche est le lieu des intersections des rayons homolo-
gues de deux gerbes collinéaires ayant leurs sommets en deux points quel-
conques de la courbe.
On remarquera l'analogie de ce théorème avec un mode de génération
des coniques.
Nous nous occuperons à présent du plan osculateur .
Il est bien facile d'écrire une équation cubique en w , à trois racines
égales :
- w₁ )³ = w³ - 3w , w² + 3w; w - wi — 0 .
(w —
Par suite le pian
3∞ , α₂
x3w, α , -— wix,
+ 3w ;,α
∞₂ + 0
rencontre la courbe en trois points coïncidents et de paramètre . C'est
donc le plan osculateur à la courbe , au point de paramètre w..
Conséquemment , si z est fixe et w , inconnu , les racines de l'équation
précédente sont les paramètres des points d'osculation des plans oscula-
teurs passant par ≈.
12 ---
Donc, d'un point x hors de la courbe, on peut mener trois plans oscula-
teurs.
Ou, la développable osculatrice est de troisième classe ; ce que l'on
exprime encore en disant que la cubique gauche est de troisième classe.
Voici une autre conséquence : si X est le point de paramètre w₁ et si
les sont les coordonnées courantes , l'équation du plan osculateur en X
est donc
x₁X、 —- 3x₂X5 + 3x5X2 — − ∞₁X₁ = 0 .
Six est fixe et X variable, c'est l'équation d'un plan passant par les
contacts des trois plans osculateurs menés de x.
Or, cette équation est vérifiée identiquement pour = X.
Donc, les plans osculateurs en trois points de la cubique gauche se
coupent dans le plan de ces trois points (CHASLES) .
L'équation
(f) x₁X 4、 — 3x₂X; + 3x3 X 2 − x ‚ X₁ = 0 ,
où les X sont variables, représente un plan qui dépend d'un point .
Appelons ce plan le plan focal de x.
A cause de la symétrie , pour x variable, l'équation (ƒ) représente le
plan focal de X.
Sointu , uz , us, us les coordonnées tangentielles du plan focal de .
On aura
U₁ : U2 Us : Uş = X₁ : 3xs : - 3X2 : X1 .
Ces relations étant linéaires , le point x et son plan focal se correspon-
dent dans deux espaces réciproques .
Mais l'équation (ƒ) étant vérifiée identiquement par = X, tous les
points du premier espace sont incidents ou situés dans leur plan focal .
Nous avons donc affaire ici à la réciprocité toute spéciale, connue sous
le nom de système focal .
L'équation (f) est celle du plan osculateur , quand x est sur la courbe.
Sinon, c'est celle du plan contenant les contacts des trois plans oscula-
teurs qu'on peut mener de x.
Ainsi, dans le système focal, chaque point de la cubique répond à son
plan osculateur ; la courbe a pour transformée sa développable oscula-
trice, ce qu'on énonce parfois en disant :
La cubique gauche détermine un système focal dont elle est une courbe
double.
---- 13
Le principe de dualité reçoit ici son application la plus complète . On
ne peut guère se figurer, en effet, un lien plus étroit entre deux figures
réciproques que celui qui existe entre la cubique et sa développable
osculatrice .
Ce fait a des conséquences importantes : il double, sans démonstra-
tion nouvelle , le nombre des propriétés projectives de la cubique .
Ainsi , de même que , par un point, on peut mener une bisécante
unique, de même tout plan contient une seule droite intersection de deux
plans osculateurs.
On voit encore, puisque le cône qui projette la cubique d'un de ses
points est du second ordre , que la section de la développable osculatrice
par un plan osculateur est une conique.
Etc.
Nous chercherons maintenant toutes les surfaces du second ordre qui
peuvent contenir la cubique . Soit
S= ax² ẞx , x₂
ax + ẞx,
+ vx¸x3 + v²x² + µx₂x3 + µ'x‚¤‚¸ + λx¸¤¸ + λ'x²;
+ yxzx₁ + dx² = 0
l'équation d'une quadrique . Elle rencontre la cubique en six points dont
les paramètres sont racines de l'équation
awε + ßws + (v + v ') w² + (µ² + μ ') w³ + (1 + 2 ') w² + yw + d = 0.
Si la surface contient la cubique tout entière, l'équation précédente
est satisfaite pour toute valeur de wet tous les coefficients sont nuls ;
donc
α==B =2 = d== 0 λ -λ, j' = น = - V.
Par suite l'équation de toute quadrique circonscrite à la cubique
gauche peut s'écrire
--- -
v (∞¸x¸ − x² ) + µ (x2x 3 − x , x¸ ) + λ (x¸x¸ —— x²) = 0 ,
ou encore
λ μ V
S& X1 X2 X3 = 0.
X2 X4
Et réciproquement, toute quadrique représentée par une équation de
cette forme passe par la cubique , car les coordonnées d'un point
14 ---
quelconque de la courbe rendent proportionnels les termes de la seconde
et de la troisième ligne du déterminant.
Ainsi , l'équation des quadriques circonscrites S contient trois para-
mètres homogènes au premier degré . Ces surfaces forment donc un
réseau.
Si un point y situé sur la quadrique S est donné, on peut générale-
ment résoudre l'équation S, = O par rapport à une des inconnues λ, μ , v.
Il y a exception seulement quand les mineurs de λ, u , v sont tous nuls,
c'est-à-dire quand le point y est sur la courbe . Ecartons cette hypothèse.
Dès lors un des paramètres λ, u, v s'exprime en fonction des deux autres ,
l'équation S. ne dépend plus que de deux paramètres homogènes.
Par tout point non situé sur la cubique gauche , on peut mener un
faisceau de quadriques circonscrites .
La bisécante issue du point y a trois points sur chaque surface de ce
faisceau et appartient donc tout entière à la base de ce faisceau . Donc ,
par la cubique gauche et une de ses bisécantes on peut mener un
faisceau de quadriques .
En d'autres termes , une cubique gauche et une de ses bisécantes
forment l'intersection complète de deux quadriques.
Réciproquement , soient S et S' deux quadriques circonscrites à la
cubique . Un plan les coupe suivant deux coniques à quatre points com-
muns , dont trois sur la cubique . Soit P le quatrième ; les deux quadri-
ques Set S' contiennent la bisécante issue de P.
Done, deux quadriques circonscrites à la cubique gauche ont encore
en commun une bisécante réelle ou idéale ou une tangente.
Par deux points P et Q extérieurs à la cubique, on peut faire passer
une quadrique S, sauf quand Pet Q sont sur une même bisécante ,
puisque c'est le seul cas où les deux points P et Q appartiennent à un
faisceau de quadriques S.
On sera donc certain de ne pas se trouver dans ce cas exceptionnel ,
quand les bisécantes issues de P et Q sont distinctes ; et, en particulier,
quand P et Q sont sur une même semi - sécante , c'est-à- dire quand la
droite PQ rencontre la cubique en un seul point.
On peut donc énoncer les deux théorèmes suivants .
Deux bisécantes de la cubique gauche determinent une quadrique
circonscrite ; cette surface contient toutes les semi-sécantes s'appuyant
sur les deux bisécantes .
- 15
Une semi-sécante détermine une quadrique circonscrite ; et les bisécantes
issues de tous les points de la semi-sécante sont des génératrices de
même système de cette surface .
De ces deux théorèmes , on déduit facilement ce corollaire :
Toute quadrique circonscrite a deux systèmes de génératrices recti-
lignes, le premier formé de semi-sécantes, le second de bisécantes.
Cette propriété est le point de départ d'une série de recherches sur les
différentes cubiques gauches qui peuvent exister sur une quadrique.
Tels sont , esquissés à grands traits, les faits géométriques principaux
de la théorie des cubiques gauches .
Comme on l'a vu , ces courbes sont, en somme , analogues aux
coniques, mais infiniment plus riches en propriétés ,
Facilement abordables par les procédés les plus divers, même par des
procédés élémentaires , en relation intime avec les doctrines principales
de la géométrie de l'espace , elles fournissent, à presque toutes les
méthodes de recherches, leurs premières et leurs plus élégantes appli-
cations.
Enfin, elles ne sont pas sans utilité pratique on les a vu faire leur
apparition dans l'optique physiologique ; leur rôle en mécanique ration-
nelle est connu depuis longtemps .
C'est même à l'occasion d'un problème de statique qu'elles ont été
étudiées d'abord par MöBIUS , il y a moins d'un siècle . L'illustre auteur
du Calcul barycentrique avait déjà donné la représentation paramétrique
dont nous nous sommes servi dans cette leçon .
Pourtant, à partir de MöBIUS , les premières acquisitions de la théorie
sont dues à la géométrie projective . C'est de cette manière que CHASLES ,
CREMONA, VON STAUDT, étudièrent la cubique. Il convient de rappeler
ici que, pour l'interprétation géométrique des imaginaires, VON STAUDT
a trouvé un continuateur éminent en la personne de M. C. SERVAIS.
Mais bientôt le calcul reprit ses droits ; bientôt les manuels de Géomé-
trie analytique un peu complets, celui de SALMON par exemple, ne purent
se dispenser de consacrer un chapitre aux cubiques.
La seule monographie de ces courbes est analytique . Elle est due à
VON DRACH et elle a été reproduite, en grande partie , dans les Vorlesun-
gen über Geometrie, ce monument que M. LINDEMANN élève à la mémoire
de CLERSCH .
MM . REYE, SCHRÖTER , STURM ont puissamment contribué à enrichir
16 -
la théorie des cubiques gauches. En 1890 M. REYE fit paraître un inven-
taire de nos connaissances sur ces courbes . A la fin de ce travail, le
savant professeur de Strasbourg signalait les points encore peu étudiés
de la théorie ; ce sont, pour la plupart, des propriétés métriques , rela-
tives à la courbure, à la torsion, aux plans normaux , développantes ,
développée , etc.
Bien que l'appel de M. REYE ait trouvé plus d'un écho , on peut dire
que les lacunes signalées par lui ne sont pas toutes comblées .
Que les chercheurs se rassurent donc . Tout n'a pas été dit sur les
cubiques gauches . C'est un domaine où le géomètre aussi bien que
l'analyste peuvent encore espérer d'abondantes moissons de découvertes .
GÉNÉRALISATION D'UN THEORÈME DE ED . LUCAS ,
par M. A. DEMOULIN, professeur à l'Université de Gand.
Si dans un polygone inscrit d'un nombre pair de côtés, le produit des
côtés de rang pair est égal au produit des côtés de rang impair, on peut
inscrire une couronne de cercles tangents, consécutifs et tangents au cercle
circonscrit aux sommets du polygone, quel que soit le premier cercle.
Ce théorème, dû à Ed . Lucas, fait l'objet de la question 797 proposée ,
dans Mathesis, en novembre 1892, ( 2) , II , p. 264 , et résolue, dans le
tome suivant, p. 121. Il admet la généralisation que voici : Si un
polygone, plan ou gauche , d'un nombre pair de côtés, inscrit dans une
sphère, est tel que le produit des côtés de rang pair égale le produit
des côtés de rang impair, on pourra inscrire une couronne de sphères
tangentes, consécutives et tangentes à la sphère circonscrite aux sommets
du polygone, quelle que soit la première sphère.
Je traiterai d'abord la question suivante : Deux points A, et A, étant
marqués sur une sphère S, traçons deux sphères variables S, et S₂ tan-
gentes à Saux points A, et A, et tangentes entre elles . Quelle relation
existe-il entre leurs rayons ?
Rapportons la figure à trois axes rectangulaires Ox, Oy, Oz passant
par le centre de la sphère S et soient ( 1 , 1 , 21 ) , ( 2, y2 , 22) les coordon-
nées des points A, et A2. Les coordonnées des centres des sphères S.
et S₂ ont des expressions de la forme
x₁ (1 + λ、 ), y₁ (1 + λ, ) , ≈ . (1 + λ, ) ; ~2 ( 1 + λ2), Y2 ( 1 + λ2), 22 (1 + λ₂),
---- 17 -
et les rayons de ces sphères sont respectivement, en grandeur et en signe,
AR, AR, R désignant le rayon de la sphère S. Exprimons que les
sphères S, et S₂ sont tangentes, nous obtiendrons la relation cherchée :
[∞₁ ( 1 + 2₁ ) -
— ∞2 (1 + λ2)]² + [3₁ (1 + λ₁ ) — Ya ( 1 + λ2 )] ²
-
+ [2, (1 + 21) — 22 ( 1 + 22) ] ² = (λ , +2,2) ²R³ .
En tenant compte des relations
x; + y} + z; = R² , x; + y ; + z; = R² ,
A₁A, * =(œ‚ — ‚)² +(Yı — Ys) ² +(~1—22) ² =2R³ —2 (X₁₂ + Y₁Y2 +2₁82 ) ,
on peut lui donner la forme plus simple :
1+ λ, 1 + λs 4R2
λι λε A,A2
Cela posé, inscrivons dans la sphère S un polygone A,A, ... An—1A2n
et cherchons à déterminer 2n sphères S1 , S2 , ..., San - 1 , San tangentes
à S respectivement aux points A1 , A2, ..., An-1, An et telles , en
outre, que $, soit tangente à S₂ , S₂ à Ss , ... , San -1 à San, San à S. Le
problème ne sera possible que si le polygone satisfait à une certaine
condition que nous allons établir. Soient, en grandeur et en signe,
A, R , ...9 AanR les rayons des sphères S. , ..., San . On a, d'après ce qui
précède,
1 + λ, 1 + λ2 4R2
• (1)
λι λ2 A₁A;
4R2
= 1 + 221 +25 (2)
A,Ai λε λε
1 + λan -1 1+ λan 4R2
- 1)
22n-1 2n 2 ? (2n −
A2n-1 Ain
4R2 1 + λ2n • 1 + 24
2200 9 (2n)
A2n Ai λι
d'où , par multiplication ,
... A2n−2 A2n−1 .
A₁A2 · ¿Â ... A2n-1 A2n =·Ã‚¸ · ¸ ……. (L)
C'est la condition donnée par Ed . Lucas . Si elle est vérifiée , il y
aura une infinité de systèmes de sphères S. , ..., S. jouissant de la pro-
2
--- . 18 -
priété indiquée. On pourra , en effet, prendre la sphère S. , c'est-à -dire λ,,
arbitrairement ; la relation (1) donnera λ , la relation (2) , λs , ..., la
relation (2n - 1 ) , λan , et la relation (2n) sera vérifiée en vertu de (L) .
Plus généralement, le théorème de Lucas s'étend à un polygone d'un
nombre pair de côtés inscrit dans une sphère de l'espace à n dimensions .
En prenant deux variables au lieu de trois, on obtient le théorème de
Lucas . On peut encore établir cette proposition comme il suit .
Soient A,A, ... Aan- An un polygone inscrit dans un cercle C de
centre O, et C1 , C2 , ..., Can -1 , Can 2n cercles tangents, consécutifs et
tangents à C aux sommets du polygone .
Appelons S la sphère dont C est un grand cercle et P un des pôles de C.
Projetons les points du plan du cercle C sur la sphère S , le centre de
projection étant en P. Aux cercles C correspondront des cercles C
tangents, consécutifs et tangents à C en A1, A2 , ... , A2n-1 , A2n.
Soient O₁ , O2, ..., O2n -1 , O'₂n les pôles des plans de ces cercles par
rapport à la sphère . Ces points sont respectivement situés sur les droites
dı , da, ..., dan-ı , dan menées par A₁ , A,, ..., A1, A2 parallèlement
à OP. Le polygone 002 ... O2n -102n est circonscrit à la sphère (*) .
En effet, le côté OO + qui joint les pôles des plans de deux cercles
tangents est tangent à la sphère ; d'une manière plus précise , il est
tangent au cercle situé dans le plan des droites dr , d +1 et décrit sur
A A + comme diamètre .
En résumé, à la couronne formée par les * cercles C , nous faisons
correspondre un polygone O'O, ... O2n -10'an circonscrit à la sphère et
dont les sommets sont situés sur les droites di , d. , ..., dan-1 , dan et
réciproquement. Or , on a, en général,
AkAk+1
A₂O½ · Ak+10 +1 =
4
En écrivant une égalité analogue pour chacun des côtés du polygone
et en multipliant ces égalités membre à membre , après avoir échangé
les deux membres des égalités de rang pair ou de rang impair, on
obtiendra la relation de Lucas. Réciproquement, si cette relation est
Signalons, en passant, cette autre propriété de la figure, conséquence
immédiate d'un théorème bien connu , dû à Chasles : les centres O., O.,
On-1, On des cercles C. , C₂, .... Can-1 , Can sont situés sur les droites PO₁ ,
PO2, ...
PO₁n-1, PO'in
- 19
vérifiée, on pourra choisir arbitrairement le sommet Oi , les sommets
suivants se détermineront de proche en proche et la droite O2O; sera
tangente à la sphère , ce qui démontre le théorème de Lucas . Le théorème
analogue relatif à l'espace à n dimensions (n ≥ 3) peut être établi au
moyen d'une projection centrale des points de l'espace à n dimensions
sur une sphère convenablement choisie de l'espace à n + 1 dimensions.
La démonstration précédente m'a été inspirée par l'étude d'une
correspondance entre les sphères d'un espace à n dimensions et les points
4
d'un espace à n + 1 dimensions . Dans le cas où n = 2, cette corres-
pondance est celle dans laquelle on associe à tout cercle T du plan du
cercle C ( Voir plus haut) le pôle du plan du cercle dont r est la projection
stéréographique.
Je me propose de faire connaître prochainement les propriétés et les
principales applications de ladite correspondance .
BIBLIOGRAPHIE .
Hauptsätze der Differential- und Integral -Rechnung als Leitfaden zum
Gebrauch bei Vorlesungen zusammen gestellt von Dr. R. FRICKE, Professor an der
technischen Hochschule zu Braunschweig. Dritte, umgearbeitete Auflage (un
volume de xvi-218 p. in -8° et 74 figures) . Braunschweig, Vieweg , 1902.
Table des matières . Introduction, p . L- 15. Section I, Fondements du Calcul
différentiel. I. Définition et calcul de la dérivée de f (x) (p . 16-28) . II. Dérivées et
différentielles d'ordres supérieurs (p . 29-35) . Section II . Applications du calcul
différentiel. I. Maxima et minima de f (x) (p . 36-38) . II . Étude des courbes planes
(p. 39-51) . III . Séries ( p . 52-71 ) . IV. Indéterminations apparentes (p. 72-78).
Section III. Fondements et applications du calcul intégral. I. Définition de l'inté-
grale indéfinie ou définie et applications géométriques (p . 79-97) . II. Méthodes
d'intégration (p . 93-115) . Section IV. Fonctions de plusieurs variables indépen-
dantes. I. Différentiation et intégration. II . Théorème de Taylor. - Maxima et
minima (p. 129-139) . III. Applications géométriques ( p . 140-155) . Section V. Intro-
duction à la théorie des équations différentielles . I. Considérations générales sur les
équations différentielles ( p . 156-163) . II . Equations différentielles ordinaires du
premier ordre entre deux variables (p . 164-176) . III . Equations différentielles
ordinaires d'ordre supérieur entre deux variables ( p . 177-193). - Appendice.
Quantités complexes et fonctions de variables imaginaires (p . 193-215) .
L'ouvrage est un simple canevas ou précis pour les leçons d'Analyse aux écoles
techniques . Le point de vue auquel il a été rédigé, est conforme aux idées qu'un
20 --
éminent géomètre, M. Felix Klein, a développées dans son discours Ueber Arith-
metisierung der Mathematik ( Göttinger Nachrichten, 1895, cahier 2) :
« C'est surtout dans les leçons destinées aux auditeurs qui doivent naturelle-
ment travailler beaucoup au moyen de l'intuition , c'est-à-dire dans les leçons
s'adressant aux étudiants en sciences naturelles et aux futurs ingénieurs que
l'intuition doit être prise pour point de départ ; c'est dans ces milieux que
l'exagération de la forme logique dans un seul sens a fait perdre aux mathéma-
tiques de l'importance qui devrait leur revenir à juste titre . » L'accueil favorable
que les deux premières éditions du Précis de M. Fricke ont rencontré, prouve que
l'auteur à su allier une rigueur suffisante à une grande richesse de fond ; les
améliorations et ajoutes introduites dans la nouvelle édition ne peuvent qu'augmen-
ter le succès du livre. (J. N.)
Étude de quelques surfaces algébriques engendrées par des courbes du
second et du troisième ordre . Dissertation inaugurale présentée à la Faculté
des sciences de l'Université de Gand, pour l'obtention du grade de docteur spécial,
par M. STUYVAERT, professeur à l'Athénée royal de Gand (VIII -73 pp. in-8°).
Prix : fr. 2-50 .
Le travail de M. Stuyvaert fait suite à la théorie des surfaces réglées algébriques
en ce sens qu'il substitue aux génératrices rectilignes de ces dernières des généra-
trices planes ou gauches d'ordre supérieur, notamment des coniques et des cubiques
gauches.
CHAPITRE I. Sur les plans coupant un système de lignes de l'espace en six points
d'une conique. L'auteur suppose d'abord que le système de lignes soit une courbe
unicursale unique Cm; les quadriques passant par quatre points fixes A, B, C, D
2m
choisis arbitrairement, déterminent sur Cm une I5 ; les plans passant par une
2m
droite d, déterminent sur C, une I". Les involutions 12" et I" ont (2m 5) C
groupes de six points communs . Dans chacun des plans (dA) , (dB), (dC) , dD) il y
m
a C6 groupes de six points sur une quadrique dégénérée et non sur une conique.
Par suite, les plans des coniques reposant par six points sur une courbe unicursale
m-1 --
Cm enveloppent une surface de classe ( 2m -- 5) C -4C6 . Ce nombre subit une
réduction si la courbe C se décompose . Telle est l'idée simple et originale qui a
servi à mettre en évidence de nombreux résultats généralement nouveaux et
très-intéressants.
CHAPITRE II. Sur certaines surfaces algébriques engendrées par des systèmes de
coniques. Signalons la surface S, engendrée par les coniques situés dans les plans
d'un faisceau et reposant sur cinq droites indépendantes. L'auteur étudie cette
surface d'une manière approfondie, il en détermine l'ordre , la classe , les singula-
rités et en fait connaître diverses propriétés. L'étude de S, est le point de départ
de deux séries de recherches, les unes en ordre ascendant sont relatives à des
21 -
surfaces analogues dont le système de directrices est plus compliqué ; les autres en
ordre descendant portant sur des cas particuliers de S. Sauf le point de départ
et quelques conséquences se rattachant à des travaux connus ce chapitre paraît
nouveau.
CHAPITRE III. Gerbe de cubiques gauches. Les cubiques ont en commun deux
points et trois bisécantes ; cette gerbe contient comme cas particuliers celles de Reye
et de Sturm . L'étude de cette gerbe est basée sur une représentation analytique
simple et symétrique au moyen de six formes linéaires ; l'auteur utilise des nota-
tions symboliques commodes pour l'interprétation géométrique.
Ce chapitre ainsi que l'ensemble du travail de M. Stuyvaert mérite de fixer
l'attention des géomètres . Dans un domaine difficile et peu connu, où les méthodes
d'investigation sont pénibles ou insuffisantes, l'auteur a fait preuve d'une grande
habileté, (Cl, S.)
Annuaire pour l'an 1902, publié par le bureau des Longitudes, avec des notices
scientifiques. Paris, Gauthier-Villars, 1902 (808 p. in-18) . Prix : 1 fr. 50.
Sommaire. Calendriers (pp. 3-80). Phénomènes célestes et renseignements
astronomiques (pp. 81-340) . Poids, mesures , Monnaies (pp . 341-394) . Tables
d'amortissement et d'intérêt (pp . 395-420) . Géographie, statistique, heure légale
(pp . 421-500) . Tables de mortalité (pp . 501-512) . Données physiques (pp . 514-654).
Données chimiques (pp . 655-668).
NOTICES. 1. Etoiles filantes et Comètes ; par M. R. RADAU ( 68 pages) . 2. Science
et poésie, par M. J. JANSSEN ( 10 pages). 3. Travaux de l'observatoire du Mont-
Blanc, par M. J. JANSSEN (4 pages). 4. Discours prononcés aux obsèques de
M. A. Cornu, par MM. BASSOT et POINCARÉ (13 pages) . Discours prononcés aux
obsèques de M. Faye, par MM. BOUQUET DE LA GRYE, JANSSEN, LOWY, BAɛsot
et BAKHUYZEN (21 pages).
Tables diverses (38 pages) .
A partir de 1904, une partie des renseignements astronomiques, les données
physiques et les données statistiques et géographiques ne seront plus publiés que
tous les deux ans dans l'Annuaire .
Nomenclature des thèses de sciences mathématiques soutenues en France
dans le courant du XIXe siècle devant les Facultés des Sciences de Paris et des
départements par E. ESTANAVE, Docteur ès Sciences . Paris , Gauthier-Villars,
1903 (vi -44 p . in 8).
Précieux recueil bibliographique contenant les titres de 292 thèses.
22 -
NOTES MATHÉMATIQUES.
1. Notes de géométrie , par M. H. VAN AUBEL (*). La dernière équation
de notre article ( Mathesis , 1902 , (3) , II , p . 250) peut être mise sous la
forme :
-
a (b'²ß — c'²y) B'y ' + B (c'²y — a'² α) y ' a' + y (a'³ α —' b'²ß) a'ß′ = 0 .
Il en résulte que, si l'on considère le point M comme fixe, le lieu du
point N tel que les perpendiculaires à AN , BN, CN menées par M ren-
contrent les côtés opposés en trois points en ligne droite , est une conique
circonscrite passant par M et par l'orthocentre. Donc N étant un
point donné dans le plan d'un triangle ABC et M un point quelconque de la
conique circonscrite passant par N et par l'orthocentre, 1º les perpendicu-
laires à AN, BN, CN menées par M rencontrent les côtés opposés en trois
points en ligne droite; 2º il en est de méme des perpendiculaires abaissées
de N sur AM, BM, CM (Comparez Mathesis , 1902 , p . 250) .
Cherchons l'enveloppe de la droite A'B'C' pour le cas où A' , B' , C'
sont les points de rencontre des côtés BC , CA , AB avec les perpendicu-
laires abaissées du point fixe N sur les droites variables AM, BM, CM .
On obtient les coordonnées des points A' , B' , C' , en changeant
(a, ß, y) en (a' , ß ' , y') et inversement dans celles de la p . 250. En les
ordonnant par rapport à a, ß, y et faisant usage des mêmes notations ,
on trouve
0, nß + (n + n ') y, — m'ß + my ,
- n'y + na, 0, ly + (1 + 1') α ,
ma + (m + m') ß, - l'a + nß, 0,
de sorte que la droite A'B' sera représentée par l'équation
[nß + (n + n' ) y ] [ly + ( 1 + l ' ) α ] ∞
+ (m'ß — my) (n'y — na) y + (n'y — nx) [ nß + ( n + n') y] z = 0 .
Le point C' devant appartenir à cette droite , on a encore
la′By + mß'ya + ny'aß = 0 .
(*) Nous publierons plus tard des recherches déjà anciennes de M. Déprez
sur des questions un peu plus générales, dont quelques-uns des résultats de
M, Van Aubel peuvent se déduire facilement. (Rédaction .)
23
Eliminant a, ordonnant par rapport à ẞ, y et remarquant que
ny' — (l + l') a ' — — m'ß' , n'y' + la' = (m + m') ß' ,
on trouve l'équation
pß² +.qBy + ry² — 0,
dans laquelle
p = n [(m + m') (m'y + nz) — Im'x]
q — [mn — (n + n') m' ] lx + [m'n' -— (m + m' ) n] my
+ [mn' + (m + m' ) (n + n')] nz
r = m [ (n + n' ) (m'z + lx) — mn'y] .
L'enveloppe de la droite A'B'C' est représentée par l'équation
- 4pr = 0.
q² —
Si, après avoir remplacé p, q, r par leurs valeurs , on développe le
premier membre de cette équation, on trouve que les coefficients de
x², y , z sont les produits respectifs de l , m³ , n² par le facteur
(mn + m'n + m'n') ' , et ceux de yz , zx, xy les produits de - 2mn,
- 2nl, -— 2mn par le même facteur ; par suite , l'équation devient :
lx² + m²y² + n²z² — 2mnyz — 2nlzx - 21mxy = 0.
Comme d'ailleurs l + m + n = 0 , on en conclut que l'enveloppe de la
droite A'B'C' est une parabole tangente aux trois côtés du triangle ABC
aux points où ils sont rencontrés par les droites qui joignent les sommets
opposés au point ( 1 , m n
1, 1).
REMARQUE. Les équations
ny mz = 0, lz - nx =0, mx --ly = 0
représentent les diamètres passant par les sommets du triangle ABC (*) .
(*) Enveloppe de A'B'C'. Les faisceaux A (M... ) et B (M... ) projetant de A et B
les points M de l'hyperbole sont projectifs . Les faisceaux N (A'...) et N (B'...)
directement égaux respectivement à A (M... ) et B (M... ) sont projectifs ; les
ponctuelles décrites par A' et B' sur BC et AC sont donc projectives et la droite
A'B'C' enveloppe une conique inscrite à ABC . Si M coïncide avec l'orthocentre
de ABC, la droite A'B'C ' est à l'infini et l'enveloppe est une parabole . Si M est
l'orthocentre de ANC , le point A' vient en C et B'est le point de contact du côté
AC avec la parabole. Si M coïncide successivement avec chacun des points à
l'infini de l'hyperbole, on trouve que les tangentes menées de N à la parabole
sont parallèles aux asymptotes de l'hyperbole équilatère. (C. S.).
24 -
SOLUTIONS DE QUESTIONS PROPOSÉES .
*Question 1359.
(Voir Mathesis , (3), t . II , p . 56. )
Trouver les valeurs de k et de l les plus rapprochées telles que l'on ait
1
1 -kx 1 — lx,
1º quand x varie de 0 à ¦ ; 2º quand a varie de 0 à
1
Solution par M. EMMERICH . De 1 - - kx = on tire successi-
vement
√
/1 + x -1 ,
kx
( 1+ ¢ −1 ) (/i + 2 + 1 )
ka
1+ ¢( 1 + z + 1)
X
kx
T 9
1 + x + √1 + x
de sorte que la relation proposée prend la forme
kxz lx.
1 + x + √1 + x
1º Si ≈ varie de 0 à ½ , on a
1
k えい
1 + x + √1 + x
On satisfait à cette condition en donnant à à la valeur la plus petite
1
et à la valeur la plus grande que la fraction a dans
1 + x + 11 + ∞
l'intervalle de 0 à 4. Dans le premier cas on fera z = , dans le second
x = 0. C'est ainsi qu'on trouve
1
k =
+
25 -
2. Quand ≈ varie de 0 à — , on aura
1
51.
1 + x + √1 + x
En posant successivement =- = 0, on trouve alors
1
k- =
= 2 1/2 −2,
— 2, 1-
1 = ¦•
÷+√
*Question 1372 .
(Voir Mathesis, (3) II, p. 128. )
Résoudre le système
a² (m + x + y + z ) ² = k² (y² + x² + yz)
b² (m + x + y + z) ² = k² (2² + x² + 2x)
c² (m + x + y + z ) ² = k * ( x² + y² + xy)
Solution par M. EMMERICH . Soient a , b , c, les côtés d'un triangle
A, B, C₁ , x, y , z les distances de son premier centre isogone I , aux som-
mets . Les triangles B.C₁I₁ , C₁A, I , A , B, I , donnent
y² + z² + yz = a ;, z² + x² + zx = b² , x² + y² + xy = c;. (1)
En calculant les aires de ces triangles on trouve
S., = 4√
{1/3 (yz + zx + xy) = S /3R₁ ,
où l'on a posé
− a¦ — b ; -
-- — c ; +26 ;c; + 2c ; a; + 2a ;b² = 3R} . (2)
L'équation
yz + zx + xy = R₁ , (3)
ajoutée trois fois à la somme des équations ( 1 ) donne
= a² + b² + c² + 3R₁.
2 (x + y + z)² = 2u² = (4)
C'est ainsi qu'on représente géométriquement la fonction u = x + y + z
et les fonctions y² + z² + yz, z² + x² + zx , x² + y² + xy.
a b
En substituant a₁ = (m + u), b、 = (m + u), c₁ = = (m + u),
R R Ꭱ
les équations (1) se transforment en celles du système proposé. On aura
(m + u)²
R₁ = • R , 3R² = —a' — b¹ — c ' + 2b³c² +2c¹a² + 2a²b¹ (5)
R'
26 -
Les équations (3) et (4) deviennent alors
(m + u)² R,
yz + zx + xy (6)
R2
(m + u)²
2u2 (a² + b² + c² + 3R); (7)
R2
l'équation (7) donne
mP
u= P2 =
= a² + b² + c² + 3R . (8)
R√2 - P
Les équations proposées donnent enfin
a² - c² (m + u) ² b² — a² (m + u)²
2 -x = X-y
R2 Ri u
2a2 - br -· c² (m + u)²
- 2x + y + z = u — 3x
R2 U
3x 2a²b² - c² (m + u)² 2 (2abc²)
1 =1 -
R2 u2 a² + b² + c² + 3R
- a² + b² + c² + R
(9)
a² + b² + c² + 3R
Les équations (5) , (8) , (9) résolvent la question. Il y a quatre solutions
à cause de l'ambiguïté de R et de P. Exemple : a - 3, b = 7, c = 8 ,
m = 194, R = 388 ;
X = 128, yi = 48, 21 = 18 ;
X2 = ― 42 , y2 = ―-16 , Z₂ = - 6 ;
203,4 = u, Y3,4-0, 23,4 = -
avec 388 u² = 25 (194 + u)².
Question 1380.
(Voir Mathesis (3) , II, p. 184.)
Par les sommets d'un tétraèdre ABCD et un même point P, on mène des
droites qui percent les faces opposées aux points A , B , C , D. Soient
A2, B2, C2, D₂ les points qui divisent les droites AA ,, BB₁ , CC₁ , DD , dans
des rapports donnés a, b, c, d .
1 ° Sur quelle surface doit se mouvoir le point P pour que le tétraèdre
A , B , C , D, ait un volume donné? 2° Quelle est cette surface, lorsque
27 -
les points A2, B2, C2 , D₂ sont dans un même plan ? Montrer qu'elle se com-
pose du plan de l'infini et d'une surface cubique si a, b , c , d vérifient une
certaine relation . Si P se meut sur cette surface cubique, le plan A, B, C,D₂
tourne autour d'un point fixe. (DÉPREZ .)
Solution par MM . BASTIN et EMMERICH . Soient a, В,, 7, les coordon-
nées barycentriques absolues du point P par rapport au tétraèdre donné ,
de sorte que, tant que P est à une distance finie,
a +B+y+ 6 = 1.
24
y =- - น
La droite AA, ayant pour équations on trouve pour coor-
γ
données de A,
B γ
0,
- α S α
s désignant la somme
a + B + y + d.
Soient AA, = a . A₂A ........ Les coordonnées de A étant (1 , 0, 0, 0),
on obtient pour coordonnées de A2 :
(a + 1 ) x2 = · 1 , (a + 1 ) y₂ = aß : (s
(8 —
− a) , (a + 1 ) 22 == ay : (8 — α) ,
(a + 1) u₂ = að : (s — a) .
Des expressions semblables fournissent les coordonnées des points
B2, C2, D2.
Représentons par V le volume du tétraèdre fondamental, par V₂2 le
volume A,B,C,D,; on sait que le rapport V : V est égal au déterminant
formé avec les coordonnées barycentriques absolues des points A., B.,
C₁, D₁. Donc si l'on pose
abcd
K= ·, P = ( 8 -- — B) (8 — y ) (8 -
— α) (8 - — d) ,
(a + 1 ) (b + 1 ) ( c + 1 ) ( d + 1 )
on a
s- a
a By
S -B
α ? d
V₂P b
=K
S
α β
2
S .d
α
!
7 d
28
Écrivons au-dessus du dernier déterminant la ligne a, ß, y, d, puis à
gauche la colonne 1 , 0, 0, 0, 0, et retranchons ensuite la nouvelle pre-
mière ligne de chacune des suivantes ; en posant
S S В
a = a' , - B = B',
...,
α
on obtient
1 α βγ
1 a' 0 0 0
V, P
=K 1 0 B' o 0
V
1 0 0 y' 0
1 0 0 0 '
d
Enfin , si on développe le déterminant suivant les produits des
éléments de la première diagonale , il vient
V,P
= K (a'ß'y'd ' + aß'y'd' + a'ßy'd' + a'ß'yo ' + a'ß'y'd).
V
On en conclut que le lieu d'un point P tel que le volume A,B,C, D, soit
constant est une surface du 4° ordre passant par A, B , C, D.
2. Pour que les points A2 , B2, C. , Da soient dans un même plan, on
doit avoir V, =0 , c'est-à-dire
[sa (a + 1 )] [sẞ ( b + 1 ) ] [s — y (c + 1 ) ] [ 8 − d (d + 1 )] =
0.
- - -
+ Eax [s ― ß (b + 1 ) ] [s — y (c + 1 ) ] [s — d♪ ( d + k)}] ' }(2)
Si on développe les produits indiqués et qu'on ordonne par rapport à s,
on trouve
-
86 — 8³Σa + s³Σaß (1 — ab) + sΣdıαßy + maßyd = 0,
après avoir posé
d₁ = 2abc + ab + be + ca - 1 , etc.
-
m = ( a + 1 ) (b + 1 ) ( c + 1 ) ( d + 1 ) − Σa (b + 1 ) (c + 1 ) (d + 1 ) ;
comme Σα :=
Σas, 0 se réduit à
l'équation V, = O
s² Σaß (1 -
— ab) + sΣd₁aßy + maßyd = 0. (3)
Par conséquent, si m = 0, le lieu de P est le plan de l'infini et la
surface du troisième ordre
Σαβ (1 - 2 ) + Σαι αβγ = 0. (4)
- 29
L'équation (2) peut encore s'écrire
aa
Σ 1 =0, (5)
- a (a + 1 )
d'où en tenant compte de l'hypothèse m = O sous la forme
a
Σ =0 : (6)
(a + 1)
aa a
=€0, ou Σ = 0. (7)
a( a+1 )+a+. -
-α (a + 1) (a + 1 ) [s — a (a + 1)]
Cherchons maintenant l'équation du plan A, B, C,D,. En exprimant
que le plan A + By + Cz + Du = 0 passe par le point A, dont les
coordonnées sont proportionnelles aux quantités s — a, aß , ay, ad, on
trouve
sa sa
A =
+ BB + Cy + Do — ou Α + ΣΑ α = 0 .
0,
a a
En écrivant de même que le plan passe par les points B2 , C2, D. , on
voit que les coefficients A, B, C, D sont inversement proportionnels
a
aux quantités ... ; donc l'équation du plan est
S - a(a +1)
ax
Σ : 0.
S - a (a + 1 )
1 1
L'égalité (7) exprime que ce plan passe par le point
a+1
1 1
•
c + la + 1
*Question 1383.
(Voir Mathesis (3) ; II , p. 216).
Résoudre l'équation
cos 5x cos x + sin 5x sin³ x = a
(DÉPREZ . )
Solution par MM. V. CRISTESCO ( Bucarest) et CONVERT ( Besançon) . On a
cos 5x =5 cos x -d - 20 cosx + 16 cos³ ∞,
sin 55 sin x - 20 sin' +16 sin' x ;
par suite, l'équation proposée devient
10
16 (sin + cos¹º x) - 20 (sin³ + cos x) +5 (sine + cos x) = a . ( 1)
30
Si l'on élève au cube l'égalité
sin * x + cos * = 1, (2)
on obtient
sin a + cos® æ =1 sin² 2x. (3)
L'égalité (2) donne aussi
sin* æ + cos* æ := 1 — ¦ sin² 2x ; (4)
et en élevant l'égalité (4) au carré , on trouve.
sin³ x + cos³ x =- 1 - — sin² 2x + sin* 2″ . (5)
Enfin, multiplions membre à membre les égalités (3) et (4) ; il vient
10
sin¹0x + cosx + sin x cos x (sin³ x + cos x) = 1 - sin' 2x + sin 2x,
ου
10 = B
sin¹º x + cos¹º1 — 1 — § sin² 2x + sin¹ 2x. (6)
A l'aide des relations (3) , (5) et (6 ) , l'équation ( 1 ) devient
10 sin* 2x - 15 sin² 2x + 4 (1 — a) — 0 . (7)
Discutons l'équation (7) en sin² 2x. Pour que les racines de cette
équation conviennent, il faut qu'elles soient réelles , positives et infé-
rieures à + 1
Ces racines sont réelles si
13
a > - 19
32
Elles sont positives si a≤1 , et de signes contraires si a > 1 .
Le résultat de la substitution de +1 dans l'équation (7) est
ƒ ( + 1 ) = − ( ) + 4a) .
La demi-somme des racines est 20
151 ; par suite , si les deux
racines sont réelles et positives , et si +1 n'est pas compris entre elles ,
alors elles sont inférieures à + 1 .
Résumé de la discussion :
13
∞ < a < - 32 Racines imaginaires.
-
13 < a < — 1 . Racines réelles , positives et inférieures à + 1 ; on a
deux solutions pour sin² 2x.
− < a < +1 . Racines réelles et positives , +1 est compris entre
les racines ; on a une seule solution pour sin² 2x.
+1 < a < + ∞o . Racines réelles et de signes contraires ; + 1 est com-
pris entre les racines ; aucune solution.
- 31
Solution par M. RIUS Y CASES . On a
cos 5x = cos x ― 10 cos sin² + 5 cos x sin x,
sin 5x 5 cos' sin x 10 cos² x sin³ X
x + sin x,
et puisque, successivement ,
cos' + sin x=
cose + sin x = 1-3 sin'
cos² x,
cos¹º x + sin¹x - 5 sin x cos x (cose x + sin x)·- 10 sin cos'
- 1-5 sin² x cos² +5
sin x cos * x,
l'équation à résoudre se transforme en
5 sin x cos x ― 10 sin² x cos x (1 - - 3 sin² x cos x)
+ (1-5 sin² cos² x + 5 sin x cos¹ x) = 0 ,
ou,
40 sin x cos ' x - 15 sin x cos²x + 1 = a ,
d'où, multipliant par 4,
10 sin¹ 2x 15 sin² 2x - 4 (a− 1 ) = 0,
équation bicarrée , qui donne
sin 2x = ± √ -
√÷
16 · + ¦ (a − 1) .
Si a =- 1 — k² , on peut transformer le radical double en une somme
de deux radicaux simples , et on obtient
2x =
sin 2c + 2k ± √ - 2k.
Solution analogue par M. LEZ.
Solution par M. AUDIBERT . On a les formules :
2* cos³ x = cos 5x + 5 cos 3x + 10 cos x,
و
24 sin x = sin 5x 5 sin 3x10 sin x.
Multipliant la première par cos 52, la seconde par sin 5x et ajoutant,
on a l'égalité
2' (cos x cos 5x + sin x sin 5x) = 1 + 5 cos 8x + 10 cos 4x 2'a.
Posant cos 4x = 2, cos 8x = 222 --
1 , la résultante est l'équation
5x² + 52-2 (4a + 1) = 0 ,
d'où l'on tirera la valeur de cos 4 en fonction de a.
32 -
M. Emmerich trouve la même équation en cos 4x par d'autres transformations
13
et fait observer qu'on doit avoir 1 a - et qu'il y a deux valeurs admis-
32
13
sibles pour cos 40 si - 32
Solution par M. G. VERHEUGEN. En exprimant cos 5x , cos x , sin 5x
et sin' en fonction de tg x, on trouve
1-10 tg² +5 tg x
cos 5x cos x =
(1 + tg² x) 5
10
tg¹º x 10 tg + 5 tgº x
sin 5x sin x =
(1 + tg² x)5
d'où
.10 x - 10 tg
tg¹º + 5 tgº x + 5 tg * x —· 10 tg² + 1
= a.
(1 + tg² x)5
Posons y = tg²x , on aura , en divisant les deux membres par 1 + y ,
4
y - 11ys16y ' — 1ly + 1
=a
( 1 + y)*
d'où l'équation réciproque
- -
( 1 − a) y“ — (11 + 4a) y³ + (16 — 6a) y² − ( 11 + 4a) y + 1 — a = 0 .
MM. MALENGREAU, ROSE et PRANGE ont résolu la même question.
*Question 1387.
(Voir Mathesis, (3), II, p. 216).
Soient A' , B', C' les pieds des bissectrices intérieures des angles d'un
triangle ABC. Démontrer que le triangle A'B'C' peut être isoscèle sans
que le triangle ABC soit isoscèle. (V. CRISTESCO . )
Solution par M. P. BASTIN. On a
A
A'B' = AA' ' + AB ” — 2AA ' . AB ' cos
A
A'C' = + AC2 ― - 2AA' . AC' cos
2
33 ---
Supposons A'B' = A'C' ; on conclut des égalités précédentes :
AC' ― 2AA' cos 0.
-0.
(AB' — AC ') ( AB' +
Si le premier facteur est nul, il est aisé de voir que le triangle ABC
est isoscèle.
Il suffira, pour démontrer le théorème, d'établir que le second facteur
peut s'annuler . Or,
bc bc
AB' = AC' = 9
a + c' a+ b
2 A P (p - a)
AA' = √bcp (p -
− a) , COS =
+ 2 bc
Le second facteur devient, par conséquent,
bc bc 4p(p - a)
a+ c + a + b b+ c
Faisant abstraction de facteurs positifs et ordonnant par rapport à a,
on obtient
a³ + a³ (b + c) -
— a (b² + bc + c³) — (b² + c²) (b + c). . : (1)
En égalant à O ce polynome , on obtient une équation du 3° degré en a,
dont une racine est réelle et positive . Cette racine convient à la question,
car la substitution de b + c et de b -· c à a dans le polynome donne des
résultats de signes contraires .
NOTE. MM . EMMERICH, DÉPREZ et DELAHAYE ont résolu la même
question nous regrettons que le défaut d'espace ne nous permette de
reproduire de leur solution que les remarques intéressantes qui les
accompagnent.
I. Soit f(a) la quantité (1 ) ; la nouvelle espèce de triangles pseudo-
isosceles signalés par M. Cristesco est caractérisée par la relation
(a) = (a + b + c) (b² + c² — a² ) + abc = 0. (2)
MM . DELAHAYE et DÉPREZ la mettent sous les formes
Rr + bc cos A = 0, a + 4p cos A = 0, R tang A + 2p = 0 (3)
qui montrent immédiatement que l'angle A est obtus .
3
34 -
II. M. EMMERICH étudie les relations entre les angles A, B, C. L'éque-
tion (2) lui donne successivement
- a sin A
cos A = = 9
2 (a + b + c) 2 ( sin A + sin B + sin C)
A A
sin 2 sin
A 2
1-2 sin²
312
2 B C A B
4 cos COS- 2 sin + 2 cos
2 2 2
A B-C
- 4 sin
3 sin^- + 2 cos A cos 0,
2 2
3A B- C
sin +2 cos A cos 0.
2 2 (3)
Comme b + c > a, la valeur cos A = ― a : (a +b + c) montre que A
est plus petit que l'angle obtus qui a pour cosinus , ou < 104°28'39" .
B- C
D'autre part, comme cos < 1, on conclut de l'équation (3),
2
3A
sin +2 cos A < 0,
2
A
d'où successivement, en faisant sin =2,
2
3z4z5 + 2 (1 -
— · 2e³ ) < 0,
(2% + 1) (2²² + 2-2) > 0 , 22 % -20,
≈ > ¦ (// 17 − 1) , A 102°39'48''.
Cette limite inférieure de l'angle A correspond à B — C où b⇒C,
c'est-à-dire à un triangle isoscèle ABC. Si l'on introduit l'hypothèse
b = c dans l'équation (2), on trouve
a³ + 2a²b— 3ab² — 4b³ = (a² + ab — 4b²) (a + b) — 0 ;
d'où
6 (/ 17 — 1) ,
2
A
valeur qui résulte aussi de sin
} ///17 — 1) .
On peut remarquer que
AB' = AC' - ia,
a² B'C' Va
B'C' BC' = CB' ?
= 46 B'A'
35
as
En écrivant = b . BC' ou BA' BA.BC' , on trouve que A'C' est
4
perpendiculaire à BA.
M. Emmerich démontre également que l'équation (1 ) a deux racines
négatives en déterminant les signes des quantités f(—∞ ) , f(—b— c),
f(0).
III. Pour étudier plus facilement les racines négatives , changeons a
ena dans l'équation (1 ) ; celle-ci devient
f₁ (a) = (b + c - a) (b³ + c² — a³ ) — abc = 0 .
Supposons b > c. On a d'abord
f₁ (0) > 0, f₁ (b + c) < 0 , 1, ( ∞0) > 0 ;
il en résulte que l'équation f₁ (a) = 0 a une racine supérieure à b + c,
qui ne peut former de triangle avec b et c ; une seconde racine est infé-
rieure à b + c. Ensuite ,
f. (b) < 0, f. (c) > 0 , f. (b -
— c) = bc (5c —b) ;
par conséquent, si b < 5c , la seconde racine est comprise entre cet b
et surpasse b - c ; elle forme donc un triangle avec b et c.
Nous allons voir que, dans ce trianglé, le pied A ' de la bissectrice inté-
rieure de l'angle A et les pieds B" , C" des bissectrices extérieures en B
et C sont les sommets d'un triangle isoscèle.
De ce que b > a > c, le point C" tombe sur le prolongement de AB
au-delà de B, et B" sur le prolongement de CA au-delà de A. Les trian-
gles AA'C' , AA'B' donnent $
A
A'CAA + AC -2AA' . AC" cos
2
A
A'B" ' = AA"' + AB"' + 2AA' . AB" cos
2
L'égalité A'C" - A'B" -0, revient à
AC" -AB".- 2AA' cos 0.
(AC" +AB" ) (AC
A
Remplaçons dans le second facteur AC", AB" , AA ', cos par les
- 36 -
valeurs
bc bc
AC" - " AB"
b C
2 p(p - a)
AA' =b+c bcp (pa) , cos = ;
bc
ou trouvera f₁ (a) =0.
Existe-t-il d'autres propriétés remarquables des triangles de la ques-
tion 1387? Quelle est la construction la plus simple de ces triangles si
l'on en donne deux côtés (b et c ou a et b) ou a et A, etc. ?
La relation a =K
2p cos A (ou a = 2 (pa) cos A) permet de con-
struire p (ou p - a) , étant donnés a et A, et par suite les points de con-
tact des côtés de l'angle A avec les cercles tritangents I , I.. (J. N. )
Question 1388 .
(Voir Mathesis, (3), II, pp. 216 et 259).
Une courbe ▲ étant rapportée à deux axes rectangulaires, soit M' le
point où l'ordonnée MP d'un point quelconque M de ▲ est rencontrée par
la perpendiculaire élevée en O sur le rayon OM ; le point M' décrit une
seconde courbe A' . On demande de trouver la tangente M' , connaissant la
tangente en M. (PETIT-BOIS) .
Solution par M. R. VAN CAUWENBERGHE . La solution géométrique que
nous nous proposons de donner, est basée sur la théorie des lignes de
rappel exposée par M. Massau dans son traité de Statique (éd . 1891 ,
p . 71-75 et fascicule II , p . 367-407) .
Soient m un point de ▲ infiniment voisin de M, et m' son correspon-
dant sur A' . Soit MT la tangente en M à A,
Faisons tourner la figure OMmT de 90° autour de O , de manière que
OM prenne la direction de OM' ; M viendra en M" , m en m" sur om',
T en T". Menons M'n parallèle à M"m".
Nous obtenons trois figures infiniment petites (M, m) , ( M ' , m'), ( M' ,
m' , n) dont les pôles de convergence sont respectivement M, M", M' ; m" ,
n, m' sont sur une même ligne de rappel dont le foyer est O.
- 37
Passons aux limites relatives (*) et posons
IrMm Mμ,
μ étant l'intersection de MT et de OX .
Alors
lrM" m" M"p",
u" étant l'intersection de M'T" et de OY.
Mais m ' et n restent aux limites relatives sur une même ligne de
rappel puisque M'm " et M'n' sont parallèles .
Donc V ou lrn se trouve sur OY ; et comme
Оп OM' OM '
Om" OM" OM
on a
OV OM '
Ope" OM
La limite relative de nm' est une parallèle à ON' , menée par V ;
' ou Irm' se trouvera sur cette droite et sur la perpendiculaire élevée
en μ à OX ; M'μ'est la tangente demandée .
Etant donné un segment de droite infiniment petit, ā , on peut toujours
le mettre sous la forme dt. Par définition :
dt
α
tra = lim- dt
dt
dt est arbitraire, mais à la même valeur pour tous les éléments d'une même
figure infiniment petite ; la notation Ir signifie limite relative.
La limite relative d'une figure infiniment petite , est la figure obtenue en
remplaçant les divers éléments de la figure primitive par leurs limites relatives .
Les angles infiniment petits disparaissent aux limites relatives . Donc la limite
relative d'une corde infiniment petite est une longueur finie portée sur la
tangente en son pôle de convergence.
La limite absolue du rapport de deux infiniment petits est égale au rapport
de leurs limites relatives.
Résumé de la théorie des lignes de rappel. Si a et b ont pour pôles de conver-
gence (position limite) A, B et si l'intersection de ab et AB a pour limite 0, 0
est le foyer de la ligne de rappel AB, et on démontre que 1º tout portion infini-
ment petite de ab a pour limite relative un segment de droite parallèle à AB ;
2º si Aa et Bb sont et restent parallèles, les limites relatives de a et b sont en
ligne droite avec O.
38 -
On voit facilement que
μμ'
OV
2
Le tracé se réduit donc à ce qui suit :
Prolonger OM' jusqu'à sa rencontre en λ avec la perpendiculaire en
=
μ à OX, porter λu'uλ, joindre Mu'.
Question 1389.
(Mathesis, (3); II , p . 240. )
Soient OD, OE les asymptotes d'une hyperbole. La perpendiculaire
abaissée d'un point quelconque M de la courbe sur OD coupe OE en N ; la
perpendiculaire menée de M sur OE coupe OD en P.
Démontrer que la droite qui unit les projections de M sur les axes de
l'hyperbole et la normale en M concourent au milieu de la droite NP .
(DÉPREZ) .
Solution par MM . G. VERHEUGEN, ANDRIEN, A. D. (Malonne),
FRANÇOIS, ROSE, MALENGREAU, BARISIEN, P. BASTIN, LEBOUQ et
EMMERICH. Soit l'équation de l'hyperbole
y2
+1 = 0;
b2 a²
on en déduit, en désignant par x , y, les coordonnées de M, les coordon-
nées de N
x = a (ax + by₁ ) 9 -b (ax + by₁ )
9
a² .-- 62 a? -
et les coordonnées de P
a(ax - by ) b (ax₁ — by₁ )
x=
a² - b2 a² -- ba
d'où, les coordonnées de R, milieu de NP,
a²x1 -
— b³y₁
= y
a² - b2 - b2
valeurs qui satisfont à la fois, à l'équation
y =1
X1 + yi
39 -
de la droite qui unit les projections de M sur les axes de l'hyperbole , et
à l'équation
a²y a²x bay
y - yi -(x — x₁) , ou + = a² + b² ,
X1
de la normale en M.
REMARQUES. Appelons I le milieu de NP, N' le point de rencontre
de OD et MN, P' le point de rencontre de OE et MP . On a les propriétés
suivantes :
a. I décrit l'hyperbole
x² y² 1
a6 be -
(a² — b²)²°
b. Le milieu J de N'P' décrit l'hyperbole
201 1
--
ав 06 (a² + b²)²
c. Les droites NP, N'P' ont des directions symétriques par rapport
à un axe de l'hyperbole donnée .
d. Les milieux des droites NN' , PP' parcourent les droites
b³x + a³y = 0, b³x — a³y -
— 0.
e. La droite IJ est normale à une hyperbole fixe .
f. Le milieu de la distance entre les milieux des droites de NN' et
PP' décrit une hyperbole, (BARISIEN .)
Démonstration géométrique par MM . CANON, EMMERICH et P. BASTIN,
Appelons D, E les projections de M sur les asymptotes, et L, L' ses
projections sur les axes de l'hyperbole, I le milieu de NP .
La tangente en M rencontre les asymptotes en deux points H, K tels
que M est le milieu du segment HK . Par suite, les droites OD, OE, HK,
OM ont les directions des rayons d'un faisceau harmonique, et il en est
de même des droites MN , MP , NP, MI . Mais trois rayons du premier
faisceau sont perpendiculaires à trois rayons du second ; par conséquent
MI est perpendiculaire à HK .
La circonférence de diamètre OM passe par les points L, L' , D , E.
Let L' sont les milieux des arcs soustendus par la corde DE de ce
cercle ; donc LL' est perpendiculaire au milieu de DE et passe par le
centre de la circonférence circonscrite au quadrilatère NPDE , centre
qui est en I.
Autre démonstration géométrique, par M. A. CLAEYS.
- 40 ✔
QUESTIONS PROPOSÉES .
1401. Trouver une courbe telle que l'angle de deux tangentes
quelconques soit proportionnel à l'angle des rayons vecteurs menés de
l'origine aux points de contact de ces tangentes .
(ST. N. MIREA . )
* 1402 . Résoudre en nombres entiers l'équation
4 (x + y) 2 (3xy -
— 1) 2 (y - x)
-
1 − xy +5 (x + y) 10 xy + x + y 5 (y -
— x) = 0.
7 (ac + y) 14 xy + x - y 1 + xy + 7 (y − x)
1403. Déterminer les trajectoires sous un angle quelconque d'une
famille de courbes situées dans un même plan et déduites de l'une d'elles :
1º en lui imprimant un mouvement de translation de direction constante ;
2º en la faisant tourner autour d'un point fixe ; 3° en prenant son
homothétique par rapport à un point fixe , le rapport d'homothétie étant
variable.
Démontrer que chacun de ces familles de trajectoires jouit de la même
propriété que la famille à laquelle elle correspond .
(A. DEMOULIN.) ›
1404. Soient P, P' deux points donnés du plan d'une conique.
Trouver le lieu du point d'intersection d'une droite quelconque & menée
par P avec la droite d
' qui joint P ' au pôle de par rapport à la
conique.
Ce lieu est une conique . Interpréter géométriquement les conditions
nécessaires pour que ce lieu soit une circonférence , une hyperbole
équilatère ou une parabole. (A. GOB. )
*1405 . Soient D, E, F les points de contact des côtés du triangle
ABC avec les cercles exinscrits correspondants Ia, Ib, Ic . Le triangle
DEF ne peut être isoscèle que lorsque le triangle ABC est lui-même
isoscèle . Pour qu'il soit rectangle en D , on doit avoir
ጥ
cos A • (J. N.)
2R r
1406. On joint le foyer F d'une conique à un point quelconque M
de la courbe et, par l'autre foyer F' , on mène une parallèle à FM.
Trouver le lieu du point de rencontre N de cette parallèle avec la tan-
gente ou avec la normale au point M. (G. ANDRIEN.)
- 41
RELATIONS ENTRE DEUX SYSTEMES D'AXES
par C. SERVAIS , professeur à l'Université de Gand.
1. On a défini le signe de l'angle trièdre (XYZ) formé par les semi-
droites X, Y, Z (Mathesis (3) , II , p . 14 ) . On désigne par ( m'n ' ) ,
(l'm'¸n
' ), (l'¡m'n'; ) les coefficients de projection des semi-droites X, Y, Z,
par rapport aux axes x'y'z' formant un trièdre (x'y'z' ) trirectangle et
positif. Par définition , le sinus de l'angle trièdre (XYZ) est égal en
grandeur et en signe au déterminant
l'1 m' n'
l', m'₂ n'₂
1's m's n's
Il y a lieu d'établir que le sinus de l'angle (XYZ) est indépendant de
la position du trièdre trirectangle positif x'y'z' , qui sert à le définir.
2. Soient xyz un troisième système d'axes quelconques , (ay ),
(α₂ß₂ya), ( αsß³ys ) les coefficients de projection de x , y, z par rapport à
x'y'z' ; ( min . ), (l2M2N2) , ( lsmsns ) ceux de XYZ par rapport à xyz. Les
formules de transformation pour passer du système x'y'z' au système
xyz sont :
x' = α₁x + xy + αsz, y ' = B₁x + Bay + ßsz, x ' = ɣıx + yay + ysz,
par suite,
2
| "' , m ', n's | = | α , ẞ₂ 73 || 1 , m₂n |
Ainsi
sin (XYZ)
| lm₂ns | = ·
(1)
sin (xyz)
3. Dans la détermination du volume d'un tétraèdre ABCD (Mathesis,
ibid . , p . 16) , on supposera que le trièdre trirectangle positif auxiliaire
XYZ est celui qui a servi à définir le sinus de l'angle solide.
Cela étant, on a encore pour la nouvelle définition du sinus :
--
(ABCD) = - ( 1234) sin (xyz) . (2)
Cette formule montre que sin(xyz) est indépendant de la position du
trièdre (x'y'z').
42 --
4. On prend sur les semi-droites x , y, z respectivement les segments
positifs OA, OB, OC égaux à l'unité . D'après la formule (2), on a :
ОАВС
OABC = ; sin (yz) .
Ainsi 1º un angle solide (xyz) et son sinus sont toujours de même signe.
2º la valeur absolue de sin (xyz) est au plus égale à 1 .
5. Soient (a , b , c₁ ) , (α₂b₂c₂) , ( αsbsСs ) les cosinus des angles que les semi-
droites X , Y, Z font avec x, y, z ; on a :
| liman's || α1ßays | = | a , b₂cs |
par suite
| a₁b₂cs | = sin (xyz) sin (XYZ) .
LA CONSTRUCTION DE NICOLLIC POUR LE PROBLÈME DE
HALLEY,
par M. G. FONTENÉ.
PROBLÈME . Construire une conique connaissant un foyer F et trois
points A, B, C.
Halley a résolu ce problème (Transactions philosophiques , 1676) en
cherchant le second foyer F' par l'intersection de coniques ayant un
foyer commun (*) . La solution par la directrice a été donnée par De la
Hire ( Sectiones conicae , 1685) , et légèrement modifiée par Newton (Ph .
nat. principia, 1687) .
Pour le cas où, l'excentricité étant très petite comme dans les orbites
planétaires , la directrice est trop éloignée , Nicollic a donné une construc-
tion remarquable ( Mémoires de l'Académie des Sciences , 1746) :
< De F comme centre , avec un rayon quelconque r, tracer une circon-
férence qui coupera les rayons vecteurs FA, FB, FC aux points a , b, c.
Les milieux des cordes BC , CA, AB de la conique étant M, N, P , les
droites FM, FN, FP rencontrent les cordes correspondantes du cercle
aux points m, n, p ; les perpendiculaires abaissées de ces points sur les
On peut obtenir F' comme centre d'un cercle tangent aux trois cercles
de centres A, B, C qui passent en F ; le problème se décompose ici en trois pro-
blèmes du premier degré, à cause du point commun F.
- 43
cordes correspondantes de la conique se coupent en un même point I qui
FI
appartient à l'axe focal, et l'on a e (Les points A, N, P a, b, c,
m , n, p et le cercle de rayon r ne sont pas tracés sur la figure).
On obtient trois autres solutions en remplaçant l'un des points a, b, c
par le point diamétralement opposé . >
B
M C
C"
C
D F B' I C'
M. Housel a donné de cette construction une démonstration assez com-
pliquée (Nouvelles Annales de Mathématiques , 1855) . En voici une très-
simple.
La figure donne
FC2 - FB2 == 2BC X Ma ,
10
ou
(FCFB) (FC + FB) = 2B'C' × FI ,;
à cause de
FC FB FC - FB
e= = 9
CC" BB" B'C'
on a donc
FI, = e FB + FC
2
Menons par M la droite B, C, perpendiculaire à la bissectrice de l'angle
BFC; les triangles MB, B, MC, C donnent BB, == CC₁ , et l'on a
(1) FI, =eX FC,.
Le reste va de soi , par homothétie .
- 44 -
REMARQUES . I. On a
MC, FB
MB FC
on peut donc écrire
mc FB
mb FC '
et Nicollic définit le point m par cette propriété .
II. Nicollic observe encore que, si l'on prolonge cI jusqu'au cercle en
c' , on a, pour le second foyer F' ,
CF' Ic
i
CF Ic'
cela revient à démontrer que l'on a
2a IC
1
CF FC - FI
ou , en imitant ici le calcul de M. Housel ,
2a
1 = 1+ e² + 2e cos w 9
CF 1
w désignant l'angle DFC ; cela donne
a 1 + e cos w P
= ou CF =
CF 1 - e2 1+ e cos w
résultat exact.
III. Le foyer F est un centre d'homologie pour la conique et le cercle
de centre F' ; on s'explique ainsi le rôle de ce cercle.
NOTES MATHÉMATIQUES.
2. Sur les asymptotes des coniques, par AD . MINEUR , professeur à
l'Université de Bruxelles. 1. DÉFINITION . On dit que la droite AB
est une asymptote de la branche de courbe CD quand, le point E
s'éloignant indéfiniment sur CD, la distance EF de ce point à la droite
AB a zéro pour limite.
2º COROLLAIRE . Pour qu'une courbe ait une asymptote parallèle à
l'axe des x, il faut et il suffit que l'ordonnée d'un point de cette courbe
ait une limite finie et déterminée quand l'abscisse devient infinie .
- 45 -
3º THÉORÈME. Pour que la conique
y = ax² + 2hxy + by + 2gx + 2fy + c = 0 (1 )
ait une asymptote parallèle à l'axe des , il est nécessaire et suffisant
qu'on ait a = 0 et h = 0 ; lorsque ces conditions sont remplies, la
conique y est une hyperbole et l'équation de l'asymptote parallèle à
l'axe des z est
hy +g = 0.
En effet, lorsque a 0, l'équation (1 ) mise sous la forme
·2hy + 2g , by² + 2fy + c <
=0
a+ +
X
montre que, pour ∞ , y ne tend pas vers une limite finie et
déterminée .
Au contraire, si a 0 et h0, l'équation ( 1 ) peut s'écrire
by² + 2fy + c
hy +g + =0
2x
et pour = ∞ , y a une limite finie et déterminée qu'on obtient à
l'aide de
hy + g = 0 .
Enfin , pour a = h = 0 et g = 0 ou g = 0 , y n'a pas une limite
finie et déterminée quand ≈ devient ∞ .
4º COROLLAIRE . L'ellipse et la parabole n'ont pas d'asymptote.
5 THÉORÈME . Les asymptotes de l'hyperbole
7 = 9 (x, y) = 0 ou ax² + 2hxy + by² + 2gx + 2fy + c = 0
sont représentées par l'équation
9% + wo₁ == 0.
dans laquelle o est une racine de l'équation
a + 2hw + bw² = : 0.
Faisons tourner les axes de coordonnées autour de l'origine ; si (λ , µ),
(λ', ') sont les coefficients directeurs des nouveaux axes , les formules de
transformation sont
x = λX + XY, y = µX + µ'Y. (1 )
- 46
Donc, avec les nouveaux axes, y a pour équation
X²(aλ³ + 2hλµ + bµ³) + 2X [ λ (aλ'Y + hµ'Y +9)
+ µ (hλ'Y + bµ'Y + 1) ] + q ( λ'Y, µ'Y) = 0 .
L'équation de l'asymptote parallèle à l'axe des X est donc
λ (aλ'Y + hµ'Y + g) + µ ( hλ'Y + bµ'Y + 1) = 0 (2)
pourvu qu'on ait
αλ +2ιλμ + β = 0. (3)
En tenant compte des relations ( 1) et (3), l'équation (2) se transforme
en
λ (ax + hy + g) + µ (hx + by +f) = 0 .
لا
Dès lors, en posant & = λ 9 les asymptotes de y sont déterminées par
les équations
φό + ωφι -=0 et a2hw + bw² = 0.
6 REMARQUES . a) Le coefficient angulaire de chaque asymptote est la
valeur de o qui figure dans son équation .
b) Chaque asymptote coupe l'hyperbole en deux points rejetés à
l'infini.
c) Lorsque la courbe y est une ellipse, les droites déterminées par le
théorème précédent sont des droites imaginaires conjuguées passant par
le centre de la courbe .
Lorsque la courbe y est une parabole proprement dite, ces droites sont
rejetées à l'infini ; et elles sont indéterminées , quand la parabole est
décomposable .
3. Sur la définition générale des asymptotes . Si la distance MP
d'un point M d'une courbe à une droite da zéro pour limite lorsque M
s'éloigne à l'infini sur la courbe, il en est de même de la distance oblique
MQ = MP séc QMP, dans toute direction fixe, sauf si cette direction
est celle de la droite d.
Mais la réciproque n'est pas vraie , quand on considère (comme on le
fait en géométrie analytique et en géométrie synthétique générale) aussi
bien les figures imaginaires que les figures réelles . Les distances per-
pendiculaires d'un point à une droite isotrope sont toujours infinies et
- 47 -
se confondent d'ailleurs avec les distances comptées parallèlement à ces
droites , tandis qu'il n'en est pas de même des distances obliques .
Dans la définition générale des asymptotes , il semble donc préférable
de considérer des distances obliques, l'angle MQP n'étant ni nul , ni
droit. (P. M. )
NOTES BIBLIOGRAPHIQUES (*) .
1. Abhandlungen zur Geschichte der mathematischen Wissensschaften
mit Einschluss ihrer Anwendungen .
XIV Heft. Leipzig , Teubner, 1902 (vì -388 pp . in 8º, avec 113 figures dans le
texte). Prix : 16 marcs.
Sommaire. A. A. BJÖRNO : Études sur la sphérique de Ménélaus , contributions
à l'histoire de la sphérique et de la trigonométrie des Grecs . H. SUTER. Additions
et rectifications à son livre : die Mathematiker und Astronomen der Araben und ihre
Werke (voir Mathesis 1901 , p. 251 ) . K. Bopp : Antoine Arnaud , le grand Arnaud ,
comme mathématicien.
. Abhandlungen, etc. XVtes Heft. Leipzig, Teubner, 1902 (vi-166 pp . in-8°,
76 fig. dans le texte . Prix : 8 marcs.
Einleitung in die analytische Geometrie der höheren algebraischen Kurven
nach den Methoden von Jean Paul de Gua de Malves . Ein Beitrag zur Kurven-
discussion von Dr. PAUL SAUERBECK , Professor am Gymnasium Reutlingen.
Sommaire. 1. Historique de la discussion des courbes : Descartes, Newton,
Stirling, Maclaurin, Saurin, Maupertuis, Nicole, Clairaut, de Braguelongne, de Gua.
2. Procédés auxiliaires : résultante, discriminant, transformation linéaire, fonc-
tions symétriques. 3. Théorie analytique des courbes d'après de Gua : diamètres,
centres, asymptotes , points singuliers, etc. 4. Exercices divers d'après de Gua,
particulièrement sur les cubiques . Appendice : notices biographiques sur les
auteurs cités .
3 Traité de la résolution des Problèmes par l'abbé GELIN, etc. Extrait du
Trailé d'Arithmélique élémentaire du même auteur. Namur, Wesmael-Charlier.
Paris, Retaux. Huy, chez l'auteur , Collège Saint Quirin, 1902 (In-8º de 114 pp .)
Prix : 1 fr.
4. Recueil de Problèmes d'Arithmétique par l'abbé E. GELIN. Quatrième
édition. Huy, Collège Saint- Quirin, 1902. (In-8° de 340 pages) . Prix : 2 fr.
Nouvelle édition d'un recueil vraiment admirable dont nous avons parlé
plusieurs fois dans Mathesis.
(*) Nous signalons ici à nos lecteurs les ouvrages récents reçus par la direction
de Mathesis, en nous réservant de revenir plus tard, s'il y a lieu, sur ceux qui
rentrent plus spécialement dans notre programme.
- 48
5. Theoretische Arithmetik von Dr. O. STOLZ, Professor a. d. Universität
Innsbruck und Dr. J. A. GMEINER, a. o. Professor a. d. deutschen Universität
Prag. II. Abtheilung. Die Lehren von den reellen und von den complexen Zahlen.
Zweite umgearbeitete Auflage der Abschnitte V-VIII , X, XI des I. und I, II , V
des II. Theiles der Vorlesungen über allgemeine Arithmetik von O. STOLZ.
Leipzig, Teubner, 1902 ( XI-304 p . in-8 ; 19 fig. dans le texte) . Prix : 7 marcs 20.
Sommaire. 5. Systèmes continus à une dimension de grandeurs absolues et
relatives. 6. Théorie des proportions d'après Euclide. 7. Théorie des nombres
irrationnels d'après G. Cantor et Méray. 8. Puissances réelles, racines, logarith-
mes. 9. Séries réelles. 10. Théorie analytique des imaginaires. 11. Théorie géomé-
trique des imaginaires . 12. Puissances, racines et logarithmes imaginaires.
13. Séries imaginaires . - Index.
6. R. BETTAZZI, Prof. nella R. Accademia militare, etc. Aritmetica razionale
ad uso dei ginnasi. Torino, tipografia salesiana, 1902 (ví -177 in-12) . Prix :
2 lire.
7. Elementi di aritmetica ragionata e di algebra ad uso dell'istruzione
secondaria per A. CAPELLI, Prof. ord. nella R. Universita di Napoli. Napoli,
Pellerano, 1902 (x1-112 pp. in-12). Prix : 1,80 lira.
8. Aritmetica generale e algebra elementare di G. PEANO, Professore nella
R. Universita di Torino, 1902. Ditta G. B. Paravia et C. , Torino, Roma, Firenze,
Milano, Napoli . (v -144 p. in-8) . Prix : 2,40.
Ce dernier manuel, extrêmement remarquable au point de vue logique, est
écrit au moyen des symboles de la Logique mathématique et est extrait du
Formulaire mathématique publié par l'auteur en collaboration avec plusieurs
mathématiciens italiens .
9. Niedere Zahlentheorie von Prof. Dr. P. BACHMANN zu Weimar. Erster
Teil. Leipzig, Teubner, 1902 (x-402 pp. in-8°, cartonné) . Prix : 14 marcs.
Sommaire. Introduction historique . 1. Le nombre entier et les opérations les
plus simples. 2. Divisibilité. 3. Résidus et congruences. 4. L'algorithme d'Euclide,
les fractions continues, etc. 5. Théorèmes de Fermat et de Wilson. 6. Théorie des
résidus quadratiques. 7. Congruences supérieures.
10. Lehrbuch der Combinatorik von Dr. E. NETTO . Leipzig, Teubner, 1901
(vin -260 pp. in-8°, cartonné). Prix : 9 marcs.
Sommaire 1. Opérations combinatoires les plus usitées (permutations, com-
binaisons , arrangements , etc. ) . 2. Puissances d'un binome et d'un polynome.
3. Arrangements où tous les éléments ne peuvent pas prendre toutes les places
(vers-protées, problèmes des huit reines, permutations où aucun élément ne peut
être à sa place, etc.) . 3. Inversions et séquences . 5. Cas où les opérations com-
binatoires portent sur des éléments de somme donnée. 6-7. Problèmes de partition
d'Euler et ses applications à l'analyse. 8. Expressions combinatoires considérées
comme produits. 9. Autres opérations combinatoires : division des polygones en
triangles, etc. 10-11 . Problème des trois éléments de Steiner et de Kirkman
49
(promenade des 15 jeunes filles). 12. Applications au calcul des probabilités, au
calcul algébrique, à la théorie des déterminants, à l'invariantotogie. 13. Formules.
Index .
Il a paru dans Mathesis maintes démonstrations relatives à la Combinatorik qui
ne sont pas citées dans le livre annoncé ici , bien qu'il soit très riche en ren-
seignements bibliographiques.
11. Dr. E. Bardey's Anleitung zur Auflösung eingekleideter algebraischer
Aufgaben. Zweite, völlig umgearbeitete Auflage von F. PieтZKER. Leipzig und
Berlin, Teubner, 1903 (ví -160 р. in-12, cartonné). Prix : 2 marcs 60.
Opuscule méthodologique sur la mise en équation des problèmes . L'auteur,
après quelques généralités, traite 133 problèmes classés comme il suit : 1. Nombres
abstraits. 2. Concrets. 3. Problèmes divers. 4. Questions de mélange . 5. Problèmes
de mouvement. 6. Progressions, art combinatoire, probabilités, trigonométrie.
8-9. Applications de formules ou de lois mécaniques , physiques , chimiques :
centre de gravité, levier, moment d'inertie, chute des corps , mouvement des projec-
tiles, principe d'Archimède, loi de Mariotte (Boyle), capacité de travail, acousti-
que, optique, calorimétrie, électricité, chimie.
12. Geometrische Aufgaben und Lehrbuch der Geometrie. Aufgabe A :
für Vollanstalten. Zweiter Teil : Trigonometrie. Leipzig und Berlin, Teubner,
1903 (ví - 112 pp. , une planche ; cartonné). Prix : 1 marc 60.
Questions innombrables de trigonométrie avec des tables , distribuées en dix
chapitres. 1-2. Triangles rectangles. 3-4. Triangles quelconques . 5-6. Formules
relatives à la somme de deux angles et applications. 7-8-9. Trigonométrie
sphérique ; applications à la géographie mathématique et à l'astronomie. 10. Tables
trigonométriques, géographiques , astronomiques . Index.
L'auteur fait usage de la division décimale du degré.
13. Cours d'algèbre supérieure, par J. NEUBERG, Professeur à l'Université
de Liège, membre de l'Académie royale de Belgique. Liège, Gnusé, 1902 (279 pp.
in-8). Prix : 5 francs.
Sommaire. Introduction. 1. Imaginaires . 2-3. Déterminants ; équations linéaires.
4. Fonctions entières. 5. Principes sur les équations algébriques. 6. Transformation
des équations. Limites des racines . 7. Théorème de Descartes . 8. Recherche des
racines commensurables . 9. Solutions communes à deux équations. 10. Théorie
des racines égales . 11. Théorème de Rolle. 12. Théorème de Sturm. 13. Équations
réciproques. 14. Équations binômes . 15. Équations du 3º et du 4º degré. 16. Recher-
che des racines incommensurables . 17. Décomposition des fractions rationnelles.
18. Calcul des différences. 19. Fonctions symétriques . A la suite de chaque
chapitre d'excellentes notes et de bons exercices.
- 50 .-
SOLUTIONS DE QUESTIONS PROPOSÉES .
*Question 1368 .
(Voir Mathesis, (3) II , p. 104 et 236) .
Si deux triangles ABC , A'B'C' sont tels que les parallèles à B'C' , C'A' ,
A'B' menées respectivement par A, B, C concourent en un même point D,
on sait que les parallèles à BC , CA, AB menées respectivement par
A', B' , C' concourent en un même point D' (Mathesis ( 1) , III , p . 86) .
Si ces triangles sont homologiques , démontrer que l'axe d'homologie
passe au milieu de la distance DD' . (FUHRMANN . )
Solution analytique par M. EMMERICH . En prenant l'axe d'homologie
et une seconde droite quelconque pour axes coordonnés , les équations des
côtés de deux triangles homologiques ABC, A'B'C' peuvent s'écrire
x + ay = 1, x + by: = m, x + cy = n ;
x + a'y = l , x + b'y = m, x + c'y = n .
La parallèle à B'C' par le point A peut être représentée par l'équation
(x + by -
― m) = α(x + cy — n),
α (x +
sous la condition
1- α 1 a' b
d'où α=
b ― ca a' -
cette équation est donc
(x + by — m) (a' — c) = (x + cy — n) (a' — b) . (1 )
Ecrivons par analogie les équations des parallèles à C'A' par B et à
A'B' par C ; en les multipliant membre à membre , on trouve la condition
pour que ces parallèles concourent :
(a' — c) (b' — a) (c' — b) — ( a ' — b) (b ′ — c) (c ' — a)
ou
Σαα' (bc) + Σaa ' (b' — c') =
Zaa' — 0. (2)
La symétrie de l'égalité (2) par rapport aux lettres (a , b , c) , (a' , b' , c')
démontre l'existence du point D'.
51 --
L'équation ( 1) peut s'écrire ainsi :
(b — c) x + a ' (b —
− c) y = bn — cm + a' (m — n) . (3)
En multipliant alors l'équation (3) et les deux autres analogues par
a, b, c respectivement et en faisant la somme, nous trouvons l'équation
yΣaa' (bc) = Σaa' (m — n),
qui détermine l'ordonnée de D. L'ordonnée de D' sera déterminée par
y'Σaa' (b' - c') = Σaa' (m --
— n).
En vertu de l'équation (2), on a y'y. Donc l'axe d'homologie
passe par le milieu de DD' .
Solution par M. P. BASTIN. Prenons ABC pour triangle de référence
et appelons a, b, c les coordonnées barycentriques absolues de D. Les
droites A'C' , C'A', A'B', respectivement parallèles à AD, BD, CD auront
pour équations
cy - bz + a (x + y + z) = 0 , az -
— cx + ẞ (x + y + z ) = 0 ,
bx - ay +7 (x + y + z) = 0 .
En résolvant les deux dernières équations et l'équation x + y + 2 = 1 ,
on trouve, eu égard à l'égalité a + b + c = 1 ,
x = a + B − y,
qui est l'équation de A'D' parallèle à BC. Par analogie , les équations des
droites B'D' , C'D ' sont
y = b + 7 α, z = c + a ― ß.
La somme + y + z de ces valeurs étant égale à 1 , on voit que les
parallèles menées par A' , B' , C' à AD, BD, CD concourent en un point
D'ayant pour coordonnées ces mêmes valeurs.
Le milieu I du segment DD' a pour coordonnées
(2a + B — y), (26 + 7 -— α) , (2c + a — ß) .
Or, les coordonnées des points A , B , C, où se coupent les côtés
opposés des deux triangles ABC, A'B'C' sont
- -
(0, b − a , c + a), (a + ß , 0 , c − ß) , a −y , b + 7 , 0) .
- 52
La condition pour que ces points soient en ligne droite est
0 α
6- a c +a
a + B 0 c- ß == 0.
a= q b +g 0
Si l'on ajoute à la première ligne les deux autres, les éléments de la
première deviennent les doubles des coordonnées de I ; donc I est sur la
droite B.C ..
Solution par M. DEPREZ . Le théorème de M. Fuhrmann est déjà connu
dans un cas particulier , celui où les deux triangles ABC, A'B'C' sont
orthohomologiques ; en effet, d'après un théorème de M. Sondat (Mathesis,
(2) V , pp. 265-268 et (2) VI , p . 81) , l'axe d'homologie passe alors au
milieu de la distance des orthocentres des deux triangles .
Or, on peut faire une projection cylindrique d'un triangle ABC et d'un
point quelconque D de manière que la projection D , de D devienne
l'orthocentre H , de la projection A , B , C , de ABC ; donc etc.
REMARQUES . I. D'un théorème de M. Neuberg (Mathesis , ( 1 ) VI ,
p 116) , on déduit, par projection :
Le centre d'homologie S de deux triangles homologiques métaparal-
lèles ABC, A'B'C' appartient aux coniques circonscrites à ces triangles
et ayant leurs centres respectivement aux points complémentaires des
métapôles D, D' , dans les mêmes triangles .
II. Les projections de S sur BC, CA, AB parallèlement à B'C' , C'A' ,
A'B' appartiennent à une même droite parallèle à l'axe d'homologie des
deux triangles .
Les projections de S sur B'C' , C'A' , A'B' parallèlement à BC , CA,
AB se trouvent sur une même droite parallèle à l'axe d'homologie .
(DÉPREZ . )
NOTE. Étant donnés un triangle ABC et un point D de son plan ,
peut-on faire de cette figure une projection orthogonale A, B, C₁ , D₁ telle
que D, soit l'orthocentre de A , B, C,?
Soient a, ß, a,, E les points de rencontre des droites (BC, AD) ,
(CA, BD) , (B, C₁ , A, D , ) , (C, A ,, B, D, ) . Comme on a
aB α, B₁ BC =B.C₁
=
aC α, C₁ BA BA,
on peut construire un triangle A2B2C2 semblable à A, B, C₁ , et la question
53 -
est ramenée à projeter ABC suivant un triangle semblable à A, B, C2. Si
l'on donne au triangle A, B,C₂ pour base BC, il suffit de mener par 6 une
parallèle à Aa qui rencontre BC en m, d'élever en m une perpendiculaire
à BC qui coupe en B, la circonférence décrite sur BC comme diamètre ,
enfin de mener la droite Cẞ, qui coupe en A, la perpendiculaire élevée
en a sur BC. La solution peut être imaginaire, mais alors on peut
s'appuyer sur le principe de continuité pour démontrer la question 1368 .
(J. N. )
Question 1390.
(Voir Mathesis (3) ; II, p. 240).
On considère les ellipsoïdes qui ont deux axes principaux communs en
grandeur et en direction. Trouver le lieu des normales parallèles à une
direction donnée . (G. ANDRIEN . )
Solution par M. CL. SERVAIS . 1. LEMME. Le lieu des points de contact
des tangentes menées d'un point donné M aux coniques d'un faisceau
ayant un double contact, est une conique ou une droite . (*)
Soient P, H, H' le pôle et les points de contact ; S. et S₂ les points de
rencontre d'une courbe (C ) du faisceau avec la polaire correspondante
du point M ; O le point (HH' , S, S ). Ce point O est fixe et la droite PM
est sa polaire par rapport à (C) . PM est donc une diagonale du
quadrangle HH'S , S₂ . On sait que les deux triangles PHH' , MS , S, formés
chacun par deux tangentes à (C) et leur corde de contact sont inscrits
dans une conique ( E) . La droite PM diagonale du quadrangle inscrit
HH'S S₂ dans (2) est la polaire de O par rapport à cette conique . Cette
courbe déterminée par les points H, H' , P, M et les tangentes OP , OM
est le lieu des points S1 , S2.
Si le point M est sur la tangente PH , l'un des points S1 , S2 , par exem-
ple S₂ se confond avec H et le lieu de S, est la droite H'S , conjuguée
harmonique de HH' par rapport au couple H'M et H'P . Car si S' est le
second point de rencontre de la conique ( C ) avec la droite PS , on a
(S'S , HH ') = - 1 ; et par suite S, (S'S , HH ') = -1 .
Dans le cas d'un faisceau quelconque, le lieu des points de contact des
tangentes issues de M est une cubique . Ce lieu dégénère dans le cas du double
contact, mais nous avons cru utile d'étudier directement ce cas spécial.
- 54 -
2. Le lieu des normales de direction donnée, d'un système de quadriques
(S) ayant une conique principale ( P) commune est un cylindre hyperbolique
ou un plan.
Les plans tangents aux quadriques (S) normaux à la direction donnée
coupent le plan π de la courbe ( P) suivant un faisceau de droites paral-
lèles conjuguées à un diamètre d de cette conique . Les projections des
points de contact S, sur le plan π appartiennent à ce diamètre. Le plan
mené par d perpendiculairement au plan π coupe les quadriques (S)
suivant un faisceau de coniques ayant un double contact sur le diamètre d.
Les tangentes à ces coniques aux points S, sont parallèles ; autrement
dit , elles passent par un point déterminé M à l'infini . Le lieu des points
S, est donc une hyperbole ( E ) ou une droite p , selon que la conique (P)
est du genre ellipse ou hyperbole , ou du genre parabole (lemme nº 1 ).
Ce lemme permet de déterminer aisément l'hyperbole (Σ) ou la droite p.
Si la direction des normales est parallèle à un plan de symétrie î'
distinct à π, le diamètre d est un axe de la conique principale (P) ;
l'hyperbole ( ) (ou la droite p) est dans le plan π' qui devient le lieu des
normales .
Si la direction des normales est parallèle au plan π, il n'y a que une ou
deux normales . Ce sont celles de la conique (P) parallèles à cette
direction .
Solution analytique , par MM . ROSE , BARISIEN et ST. MIREA .
QUESTIONS D'EXAMEN
1078. Les plans BAX et ABY sont perpendiculaires ; les angles
BAX et ABY sont droits ; la longueur AB = a. Trouver un point M
sur AX et un point N sur BY de telle sorte que la longueur MN = 7 et
que la somme AP + BQ des perpendiculaires menées de A et B sur
MN = = h . Discussion. (Baccalauréat, Clermont , 1901. )
Si AM = x, BN = y, les équations du problème sont
x³ + y² = l² — a², xVa* + y² + yVa² + x² = lh ;
la seconde rendue rationnelle et simplifiée au moyen de la première se ramène à
[12h . aª (1ª — a²)]*
, etc.
4(a + 1*h )
- 55 -
1079. On donne un angle droit Oy et un point A sur la bissectrice
de cet angle, et l'on considère un deuxième angle droit MAN qui tourne
autour de son sommet A ; M est sur Ox, N sur Oy. Soit l'angle variable
de la bissectrice AD de l'angle MAN avec la droite AO . 1º Exprimer en
fonction de les longueurs OM , ON ; 2º Lieu de P , quatrième sommet
du rectangle NOMP ; 3° Placer l'angle MAN de manière que la droite
MN passe par un point donné B de OA. (Bacc. , Lille, 1901. )
1º Si OA = a, on trouve
OM = av2 (1— tg 0), ON = av
a²
2
2 2 (1 + tg 6).
2º La somme OM + ON étant constante, le lieu de P est la perpendiculaire
à OA menée par A. 3º L'angle BMA = 45º.
1080. On considère deux cylindres droits à base circulaire ayant
pour hauteurs l'un a, l'autre 2a , et tels que la somme de leurs surfaces
latérales = 4πа' . Trouver le maximum et le minimum de la somme de
leurs volumes , ainsi que les valeurs correspondantes de leurs rayons de
base.
(Bacc. lettres-math . , Caen, 1901. )
1081. On donne une équation du second degré
x² + px + q = 0 (1)
admettant des racines x' , x" ; montrer qu'il y a une infinité de trinômes
x²+ b +c pour lesquels on a la relation
(x² + bx' + c) + (x¹¹² + bx" + c) = 0 .
2. On exprimera cen fonction des quantités b , p , q ; soit c, la valeur
de c ainsi obtenue , dans laquelle b reste arbitraire .
3º Montrer que l'équation ( 1 ) admettant des racines (réelles) , il en
est de même pour l'équation
x² + bx + c₁ = 0 . (2)
4° On pose p =4 , զ = 3 et l'on propose d'étudier les variations des
racines de l'équation (2) quand b varie.
Construire la courbe qui représente ces variations en prenant b comme
abscisse et les valeurs correspondantes de x1 , x2 comme ordonnées.
56 -
5º Dans les mêmes conditions, étudier les variations de la fonction
X1 - X2 2
y= X ;
+ 2
déduire de cette étude les variations de la fraction
X1 X2
=
x1 + x2
On construira les variations des fonctions y et z en prenant toujours
la variable b comme abscisse ( Certificat d'aptitude à l'enseignement
secondaire des jeunes filles ; 7 juillet 1902 , de 8 h . à midi).
QUESTIONS PROPOSÉES .
1407. Chercher le lieu des centres des cercles de rayon constant et
dont l'axe radical avec un cercle fixe passe par un point donné.
Trouver aussi l'enveloppe de ces cercles . (E. N. BARISIEN .)
1408. Soient M un point fixe d'une conique , P un point variable de
cette courbe. La parallèle menée par P à la corde d'osculation en M
rencontre la tangente au point M en un point Q. Trouver les positions
de P pour lesquelles l'aire du triangle MPQ passe par un maximum ou
par un minimum . (A. GOB.)
1409. Par le point de rebroussement O d'une cissoïde de Dioclès on
mène deux cordes rectangulaires OA , OB. Chercher : 1º le lieu du point
de rencontre des circonférences décrites sur OA et OB comme dia-
mètres ; 2° l'enveloppe de la droite AB. (G. ANDRIEN. )
*1410. Si la circonférence passant par les pieds des trois bissectrices
intérieures d'un triangle ABC touche le côté BC , le triangle est isoscèle
ou bien a = 8p cos² A.
La circonférence passant par le pied de la bissectrice intérieure de
l'angle A et par les pieds des deux bissectrices extérieures des angles
B et C ne touche le côté BC que si AB - = AC . (J. NEUBERG).
Rectifications. Page 36, ligne 8, lire 4p, 4(p ―
− a) au lieu de 2p, 2(p — a) . ·--
La question 1372 a été résolue par M. MALENGREAU, la question 1383 par
M. BRAGARD .
- 57 -
NOTE SUR QUELQUES SÉRIES ,
par M. A. BOUTIN.
La simple remarque suivante permet de calculer la somme des termes
de p en p d'un grand nombre de séries de Mac Laurin . Sur ce sujet ,
voir CATALAN, Sur la somme de certains coeficients binomiaux, NAM ,
1861 , p . 260 ; E. LUCAS, Note sur les coefficients du binôme de Newton ,
NAM , 1870 , p. 308 , et surtout HATON DE LA GOUPILLIÈRE , Mémoire sur
la sommation des dérivées et des intégrales d'une fonction quelconque
dans le Journal de l'École Polytechnique, t . 37 , p . 97.
Soit
f(x) = Ao + A₁x + А₂x² + А¸Ñ³ + ...
une série connue ; et a une racine primitive de l'équation binôme
yr - 10, de telle sorte que toutes les racines de cette équation soient :
a, a³, a³ , ••• , a" . La somme de ces racines est nulle ; la somme des
puissances k de ces racines est nulle aussi, sauf si k est multiple de p .
Si dans la relation indiquée, on remplace successivement par ax,
a²x, a³x, ..., α³ , et qu'on ajoute les résultats obtenus , on aura
1
... =-
; [f( x) + f(xx) + ··· +f(a¤¯¹x)]
P
c'est la formule que nous avions en vue .
Le second membre ne contenant que des imaginaires conjuguées , ces
imaginaires en disparaitront, et, après quelques transformations, il
prendra une forme explicite réelle .
EXEMPLES .
x6 x⁹
1° y = 1 +13!2 + 6! 91
Cette série comprend les termes de e pris de 3 en 3, à partir du
premier. On trouve
y = {} (ex + eαx + c¤²x),
a et a² étant les racines cubiques imaginaires de l'unité .
En passant des exponentielles imaginaires aux fonctions trigonomé-
triques , il vient
1 x√3
= ex + 2e COS
2
28 212
2º y = 1 ++ + ...
4! 8! 12 ! +
10
5
58
Cette série comprend les termes de e pris de quatre en quatre à
partir du premier . On tronve
y = 1 (ex + e-* + exi + e-xi) = ·¦ (e* + e * + 2 cos x) .
3º Soit à calculer la somme des coefficients , pris de p en p, à partir du
premier , dans le développement de
(1 + x + x² + ... + xP- 1)m (m entier).
On a , de suite,
1
・pm = pm−1 .
p
4° Soit à calculer :
m(m — 1 ) (m — 2) m (m — 1) .... (m 5)
S = 1+ + +·.....
3! 6!
somme des coefficients du binôme, pris de 3 en 3, à partir du premier
(m entier). On a
3S = (1 + x) + ( 1+ ax)m + ( 1 + a²x)™ ,
x devant être égalé à l'unité , et a , a² représentant les racines cubiques
imaginaires de l'unité .
On trouve, tous calculs faits ,
S4 = (2m2 cos m. 60°).
S.
5º Soit S4 , Ss , les sommes des mêmes coefficients , pris de quatre en
quatre, de cinq en cinq , à partir du premier (m entier) . On trouvera par
la même voie :
m+
2 cos m .
S. = 2m-3 + 2 45°,
Ss = (2m + 2m + ¹ cosm 36º. cos m . 36° + 2m + ¹ cosm 72° cos m. 72º) .
6º On a
(n- 3)n (n - 5) n (n - 1 )
(1 + x)" ( 1 -
− x) —
= 1 + (n − 1 ) x + 1.2
x²+ 205+ ...
1.2.3
....
.... + −2p + I)n (n −1)( − 2)… (n - p + 2 )·x²+..
1.2.3 ..... p
Soit à calculer la somme des coefficients de ce développement, de 3 en
3, à partir du premier terme (n entier). On a
S = { [( 1 + x)" ( 1 − x) + ( 1+ α.x)" ( 1 -
− ax) + ( 1 + x²x)m ( 1 — a²∞)]
59 -
où on fera x = 1 , a et a² désignant les racines cubiques imaginaires de
l'unité.
On trouvera, tous calculs faits
sin (m + 1 ) 60°
S= ;
sin 60°
cette somme n'a donc que les trois valeurs : 1 , 0 , -1 , qui se présentent
en période symétrique de six termes.
7° Soit enfin ,
xn x²2n хоп X4n
y:= 土 ± ± .....
n 2n 3n 4n
qui comprend les termes de 7 ( 1 + x) de n en n .
On trouve aisément
n
y = 11/ 1 ± x" .
On peut indéfiniment multiplier les exemples.
*NOTES MATHÉMATIQUES .
4. Prix académiques . Dans sa séance du 22 décembre 1902 , l'Académie
des Sciences de Paris a décerné deux des prix dont elle dispose , à deux
anciens collaborateurs de Mathesis.
M. EMILE LEMOINE a obtenu le prix Francœur ( 1000 fr . ) (prix annuel
décerné à l'auteur de travaux utiles au progrès des sciences mathéma-
tiques pures et appliquées ).
M. MAURICE D'OCAGNE a obtenu , pour l'ensemble de ses travaux sur
la Nomographie, le prix Poncelet (2000 fr . ), prix destiné à récompenser
l'ouvrage le plus utile aux progrès des sciences mathématiques pures et
appliquées dans le cours des dix années qui ont précédé le jugement de
l'Académie .
La Rédaction de Mathesis adresse aux deux lauréats ses chaleureuses
félicitations pour ces distinctions si bien méritées . La note suivante est
extraite de l'Enseignement mathématique (janvier 1903 , p . 64 ) :
< M. Lemoine fut le principal créateur de la géométrie du triangle et
le créateur exclusif de la Géométrographie . Il s'est aussi occupé de
certaines parties de la théorie des nombres et du calcul des probabilités .
Avec M. Laisant, il fut le fondateur de l'Intermédiaire des Mathématiciens
60 -
et a donné un grand nombre d'articles aux journaux mathématiques les
plus divers . Atteint depuis quelques années d'une maladie cruelle , il a
le grand regret de ne pas pouvoir travailler autant qu'il le désire et de
devoir se refuser à de nouvelles publications de ses idées , publications
qu'on lui demande de tout côté et notamment de l'étranger . ›
*5. Deux théorèmes sur la droite d'Euler . I. M. P. ZEEMAN Gz a énoncé
dans les Wiskundige Opgaven ( 1899-1902 , p . 305 ) le théorème suivant :
Si quatre droites a, b , c, d d'un plan sont telles que l'une d'elles est
parallèle à la droite d'Euler du triangle des trois autres, cette propriété a
encore lieu pour chacune des autres droites .
On peut rattacher cette proposition à une formule que nous avons
proposée dans les Wiskundige Opgaven ( 1886-89 , p . 372) et dont voici
une démonstration très simple.
Soient H, G l'orthocentre et le centre de gravité du triangle ABC
formé par les droites a, b, c, de sorte que la ligne HG est parallèle à d.
On sait que la somme algébrique des perpendiculaires abaissées de
A, B, C sur la droite GH est nulle ; or, la perpendiculaire abaissée de
A = AH sin (AH , HG) = 2R cos A cos (a , d) , etc. Par suite
cos (a , d) cos (b, c) + cos (b , d) cos (c, a) + cos (c, d) cos ( a, b ) = 0. (1 )
Cette relation étant symétrique par rapport aux quatre directions
a, b, c, d, le théorème de M. Zeeman est démontré .
Si a, ß, y, sont les angles des directions positives de a, b, c, d avec
un axe quelconque X'X , l'équation (1 ) peut s'écrire
cos (ad) cos (ẞy) + cos (ẞ — d) cos (y — a)
+ cos (y - d) cos (α - B) = 0 ; (2)
on en déduit (Comparez la solution des W. Opg . , p . 305) .
3 (tg a tg ẞ tg y tg d + 1 ) + Σ tg a tg ß = 0 . (3)
L'égalité (2) est à rapprocher de l'identité :
sin (a -
) sin (67)y) + sin (3 ) sin (ya)
=
+ sin (y — d) sin (x — ß) — 0 . (4)
En combinant par addition ou par soustraction les égalités (2) et (4)
on trouve
-
cos (a - d - B +7 ) + cos (B - d − y + a) + cos (y —d — a + ß ) = 0 ,
- =
cos (a- d + B -7) + cos (B - d + ya) + cos (y +a •B): 0,
- 61
résultats qui ne different pas essentiellement et qu'on peut énoncer
ainsi Dans le quadrilatère complet abcd, la somme des cosinus de la
somme de deux angles opposés est nulle .
II. J. CASEY, dans sa géométrie analytique , énonce (sans démonstra-
tion) le théorème suivant :
Quatre droites a, b , c, d , prises trois à trois , forment quatre triangles;
soient ( Ha, H., He, Ha) les orthocentres, (Oa , Ob , Oc, Od) les centres des
cercles circonscrits, (Na, No, Ne , Na) les centres des cercles des neuf points
de ces triangles . Les perpendiculaires a , ß , y, d, élevées en (Na, Nь, Nc , Na)
respectivement sur les droites HaОa, H₂Oь, HeOe , HaOa d concourent en un
même point (HERVEY) .
La droite da pour équation en coordonnées normales par rapport au
triangle ABC (CASEY, p. 92) :
a sin 3A + sin 3B + y sin 3C = 0 .
Le théorème de Hervey est-il susceptible d'une démonstration géomé-
trique ou analytique assez simple ?
Le point de concours des lignes a, B, y, d a-t- il une signification
remarquable par rapport au quadrilatère abcd? (J. NEUBERG) .
*PROBLÈME DE GÉOMÉTRIE ;
par M. LAUVERNAY, ancien professeur.
Construire un quadrilatère ABA'B' connaissant les quatre côtés
AB = a, BA' =· b , B'A' = a ' , B'A = b ' et la somme o des deux angles
opposés A, A' (Fig. 1 ).
Solution géométrique . Si l'on construit sur A'B' comme homologue de
AB le quadrilatère A'B'A" B" symétriquement semblable à ABA'B' , on
peut construire les triangles AB'A" , BA'B " ; car l'angle AB'A" =
B + B' = 360° - w, l'angle ( surobtus) BA'B' = et les côtés
ba' b'a'
AB'b' , B'A" = 9 A'B" = " BA' = b.
a a
Mais les angles ( AB , A'B') et (A'B' , A"B") étant égaux, les droites
a'2
AB et A" B" sont parallèles ; de plus , A" B" - Par suite, après
a
avoir construit (séparément) les deux triangles AB’A” , BA’B” , on
connaîtra les côtés du trapèze ABB"A".
62 -
REMARQUE. Après avoir construit le triangle BA'B" , le point B' peut
être déterminé au moyen de la circonférence décrite du centre A' avec
le rayon a' et de la circonférence lieu des points dont les distances
aux points B et B" sont entre elles dans le rapport a : a'.
A
B"
A
" B"
α
B'
A
A
B B
Fig. 1. Fig. 2.
Cas du quadrilatère inscriptible (Fig. 2). Lorsque = 180° , les droites
B'A" , A'B" coïncident avec les prolongements de AB ' et BA', et le
problème se ramène à construire un trapèze ABB"A" ayant pour côtés
b'a' a'2 ba'
AB 1= a , BB" = ot 9 B"A" = 19 AA" = b' +
a a a
Calcul des diagonales. 1° On peut se proposer de calculer les diago-
nales AA' = d, BB' = d' en fonction des côtés a, b, a' , b' et de la
somme A + A' = W.
Les triangles ABB' , BA'B' donnent
d'² = a² + b'² -
— 2 ab ' cos A, d'² = a'² + b² — 2 a'b cos A' .
Tirons de là les valeurs de cos A, cos A' pour les substituer dans
l'égalité
cos' Acos² A' - 2 cos A cos A' cos ∞ = sin² w,
qu'on déduit de A + A' = = w ; il vient
2
— d'² ) ² + a²b¹² (a¹² + b² -
a'²b² (a² + b¹² - — d¹²)²
- 2 aa'bb' (a² + b²² — d'²) (a'² + b²² — d'2 ) cos w = 4 a²a'²b³b'² sin² w . ( 1 )
On a ainsi une équation du second degré en d' dont les deux racines
correspondent aux deux solutions du problème .
Par analogie,
a²b² (a'² + b² — d²) ² + a'²b¹² (a² + b² — d²) ²
-
- 2 aa'bb' (a² + b² — d² ) (a'² + b²² - d²) cos w = 4 a²a'b'b'² sin² w . (2)
63 ―
2. On peut aussi trouver deux équations qui renferment à la fois les
deux inconnues . Une première équation est la relation connue
d³d'² — a³a'² + babra - 2aa'bb' cos w, (3)
dont il n'est peut-être pas inutile d'indiquer ici une démonstration .
Soient a, B' , a' les points d'intersection de la circonférence circonscrite
au triangle AB'A' avec les droites BA , BB' , BA' , et appelons P la puis-
sance de B par rapport à cette circonférence. Les côtés du triangle
ax'B' sont proportionnels aux produits aa ' , bb' , dd' et l'angle surobtus
aß'a'w . En effet, des triangles semblables donnent :
aß' = B3' = B6'.BB' - Р απ' Р
AB' BA BA BB' ad'' AA' ab
d'où l'on tire aß' : ax' -
= bb' : dd' , etc .; et les angles B'A'B, B'AB
sont respectivement égaux aux angles a'ß'B , aß'B .
Pour obtenir une seconde équation entre d et d' , retranchons membre
à membre les deux équations ( 1 ) et (2) ; il vient après quelques trans-
formations faciles
(a² · a'²) ( b'² — b² ) ( a²a'² + b²b′²) +2 (d'² — d²) [a²a'² (b² + b²²)
+ b²b¹² (a² + a'²) ] + dª (a²b² + a'²b’² ) — d'¹ ( a²b¹² + a'²b²)
= 2aa'bb' cos w [ ( a² — a'²) ( b'² -
—- b²)
+ (d² — d'²) (a² + b² + a²² + b²² — d² — d'²) ] .
Remplaçons dans le premier terme a¹a's + b2b' par d²d'2 + 2aa'bb ' cos w;
le résultat devient divisible par d² - d'2 et finalement
d'² (a²³b'² + a'²b³) + d² (a²b² + a′²b′² ) — Qa³a'² (b² + b'²) — 2b²b¹² (a² + a'³)
+ 2aa'bb' cos ∞ (a² + b² + a'² + b²² — d² — d'²) — 0 .
REMARQUES I. Si l'on fait w = 180° , on retrouve les théorèmes de
Ptolémée .
II. Si w:= 90°, les dernières relations deviennent
d²d' =
— a²a'' + b²b′²,
d'² (a²b¹² +a'²b²) + d² (a²b³ + a'²b¹²) = 2a²a'² (b² + b′²) + 2b²b¹² ( a² + a'²) .
III. Nous rappelons la formule remarquable de la surface du quadri-
latère ABA'B' :
b/2. — a'² — b²)² = 4 [ a²b¹² + a²b¹² .-
168² + (a² + b²² — 2aa'bb ' cos w] ,
qu'on obtient en faisant la somme des carrés des égalités
482ab' sin A + 2a'b sin A',
a² + b²² — a¹² — b² = 2ab' cos A - 2a'b cos A'.
- 64
GÉOMÉTRIE DU TRIANGLE ,
par M. J. DEPREZ, professeur à l'Athénée de Bruxelles .
I. Soient A1 , A2 , As trois droites du plan d'un triangle ABC ; on mène
par un point M du plan , parallèlement à A1 , A2, As des droites qui ren-
contrent les côtés BC, CA, AB respectivemement en A₁ , B₁ , C₁ .
Trouver le lieu du point M tel que l'aire du triangle A, B, C₁ soit
constante.
Les parallèles à A,, A2, A, menées respectivement par A, B, C for-
ment un triangle A'B'C' . Désignons les coordonnées normales absolues
des points M, A', B' , C' par
(x, y, z), (x1 , y1 , 21 ), (W2, Y2, Z2), (X5 , Ys , 25),
et soient
ax = α, by = ß , cz = 7, ax₁ = α1, etc.
On a
2T, = 2A, B , C₁ = MB , • MC , sin A' + MC, MA, sin B' +MA, MB, sin C' ,
yz sin A'
MB, • MC , sin A' =
sin (b, b' ) sin ( c, c')
ax₁ + cz₁ = α₁ + 7 = A'Bb · sin (b, b'),
ax₁ + by₁ = α₁ + B₁ = A'Cc • sin (c, c') .
αιβγ
D'où MB, • MC , sin A' :
(α₁ + (₁) (α1 +21)'
par analogie,
B₂ay
MC, · MA, sin B' =
(B₂ + α2) (B₂ + y²) '
γιαβ
MA, MB, sin C'
(7s + as) (7s + Bs)
Le lieu du point M est la conique ayant pour équation
αιβγ Bray γιαβ = 2T₁ .
(1)
a₁ +B₁) (a₁ +y₁) + (B₂ +x2)
+az) ((Bx
B₂ +
+y2)
y²) + (ys + as) (ys + Bs)
Si les points A , B , C, sont collinéaires , le lieu du point M est la
conique
αιβγ Вгад Ysaß =: 0.
(2) + +
(α₁ + B₁ ) (α1 + 8₁ ) T (B₂ + aa) (B2 +82) Т (7s + α8) (7s + Bo)
65 -
II . Cas particuliers de la formule ( 1 ) .
1. Les droites B'C' , C'A' , A'B' concourent en un point N (α., B., 7.)-
Le point M décrit alors la conique
Σαο (Bo + yo) By = 2T, (Bo +70)
Σao yo) ( yo + αo) (αo + Bo) .
2º Les points A' , B' , C' sont les algébriquement associés d'un point
N (α., Bo, yo) ; le point M se déplace alors sur la conique
Σ α。 (3。 — yo) (B。 + 7% — α.) By =
— 4TT. (ß。 — yo) (yo — αo) ( αo0 — Bo).
3º Si le triangle A'B'C' est l'antipodaire d'un point N (xo , yo , 。 ) par
rapport à ABC, le point M se meut sur la conique
Σ Χ. (yo cos B z,0 cos C) yz
2RT ,
[yo cos B -- 20 cos C] [zo cos C - x. cos A] [ , cos A ― y , cos B] .
T
III. Cas particuliers de la formule (2) .
1º Si le triangle A'B'C' se réduit au point N , le point M décrit la
conique
Σ αo (Bo + yo) By = 0 .
2° Si A' , B' , C' sont les algébriquement associés du point N, le point
M se déplace sur la conique
- -
Σ αo (Bo — yo) (Bo + yo — αo) By = 0.
3º Si A'B'C' est l'antipodaire de N par rapport à ABC , le point M se
meut sur la conique :
Σ τ. (yo cos B - zo cos C) yz =0.
IV. Soient M, N deux points du plan du triangle ABC ; par le point N
09 yo), on mène des parallèles à AM, BM, CM, qui coupent BC ,
(α。 , B。,
CA, AB en A , B , C₁.
Trouver le lieu du point M tel que l'aire du triangle A , B, C, soit
constante.
Le point M décrit la cubique ayant pour équation :
Σßoyoa (B + y ) = 2 T₁1 (ß + y ) (y + a) (a + B).
Si les points A , B , C₁ sont collinéaires , le point M se meut sur la
conique
ΣBoyoa (B + y) = 0.
6
- 66 -
La droite A, B, C , enveloppe une conique inscrite dans ABC et ayant
pour centre le milieu de la distance de N à son complémentaire.
V. Les parallèles à A1 , A2 , As , menées par le point M du plan ABC,
coupent BC, CA, AB aux points A₁ , A. , A.; Bɩ , B1 , B2 ; C2, C5 , C ..
Trouver le lieu du point M tel que l'aire A, B₂С₂ ou А: В¿Cз soit
constante.
On a
2 T₂ = A₂B₂C₁₂ = MB, · MC, sin A' + MC2 · MA₂ sin B'
+ MA2 • MB, sin C' ,
zx sin A'
MB, · MC2 sin A' =
sin (c, b') sin (a, c')'
2, = A'B sin (c, b') ; ∞, = A'C sin (a, c').
D'où
MB2 • MC2 sin A' =αγ ;
71
on a aussi
By
αβ .
MC, · MA, sin B' = ; MA,MB, sin C' =
ag βε
Le lieu du point M tel que l'aire du triangle A,B,C₂ soit constante est
la conique ayant pour équation
By ya αβ
- 2 T2 .
+ + α2
βε 71
Le lieu de M tel que l'aire A, B, C, soit constante est la conique
Bx
x за αβ =
+ ya+ 2 Ts .
Ya a3 B₁
Le lieu de M tel que A2B2C₂ = A, B, C est la conique ayant pour
équation
1 1 1 1
― + ya ― = 0.
βγ
By[1
βε 72. a3 + aß [ βι
Si les points A, B, C₂, ou A, B, Cs sont collinéaires , le point M se meut
sur l'une des coniques
βγ αβ
+~ + 0,
βε γι
By αβ -
+ay + 0.
23
ας βι
67 ―
VI . Cas particuliers . 1º Si les parallèles à A1 , A2, A5 , menées respec-
tivement par A, B , C sont concourantes, le lieu de M tel que A, B,C,
= Cte est la conique
βγ ay αβ
²² + απ 2 T2 .
βα + Yo
Le lieu de M tel que A, B, C, = Ce est la conique
By ay ,+aß
ay Bo
+ απ 2 T..
Yo
Si A,B,C, A, B, C ,, le point M décrit la conique
ao (Bo --
— yo) By + Bo (yo — αo) ya + yo (αo — Bo) aß = 0 .
Cette conique, circonscrite au triangle , passe par le centre de gravité
de ABC et par le point N (α. , Bo, yo) .
Pour tout point du plan ABC ,
T2 + T3 (Bo +70) (yo + αo) (αo + Bo) =Cte
T₁ ασβογο
Si le point N est placé au centre de gravité de ABC, on a, pour tout
point du plan ABC,
4 T. = T2 =T3 .
2º Les parallèles à A1 , A2 , As étant concourantes et les points
A2, B2, C₂ étant collinéaires , le lieu de M est la conique
βγ ay ав
(T2): +²+ =0 ;
Bo απ
le lieu de M , si А,, В. С, sont collinéaires, est
BY
Xay αβ =
(Ts) : + 0.
απ Во
Yo
On a vu (cas particulier de la formule (2) , I) , que le lieu de M ,
si A₁ , B. , C₁ sont collinéaires , est
=0.
(T₁) : Σao (Bo +70) By —
Les coniques (T₁ ) , (г₂) , (F3 ) passant par A, B , C et par un point P dont
les coordonnées barycentriques sont :
do B. Yo
a : B :y = :
-
αo² — Boyo Bo²
Par conséquent ,
Si par le point P on mène des parallèles aux droites qui unissent le
68 -
point N (α., Bo, 7. ) aux sommets A , B, C du triangle et si l'on désigne les
points de rencontre de ces parallèles avec BC, CA, AB par
A1 , A2, A3 ; B1 , B2, B3 ; C1 , C2 , Cs ;
les points A , B , C, sont collinéaires, il en est de même de A,, B₁ , C₁ ;
et de As," B , C.
Si le point N est placé au centre de gravité de ABC et si le point M
se meut sur l'ellipse de Steiner de ABC, les points A,, B. , C₁ sont
collinéaires ; il en est de même de A2 , B2 , C₂ ; A , B , C.
Les droites A2B2C2 , A, B, C , se coupent sur l'ellipse de Steiner.
Le point de rencontre des droites A, B, C₁ , A2B2C2 , décrit une quar-
tique ; le point de section des droites A , B , C,, A , B, C, décrit aussi une
quartique.
Le cas où les droites A1 , A2, As sont perpendiculaires à BC, CA, AB
a été traité par M. Neuberg ( Mathesis ( 1 ) VI , p . 5) .
VII. Soient ABC, A'B'C' deux triangles quelconques situés dans un
même plan.
Quel est le lieu du point M tel que les perpendiculaires menées de A' sur
AM, de B' sur BM, de C' sur CM concourent en un même point M' ?
Trouver le lieu du point M' .
Désignons par A.. B. , Co les points où se coupent respectivement les
perpendiculaires abaissées de B sur A'B' et de C sur A'C' , de C sur
B'C' et de A sur A'B' , de A sur A'C' et de B sur B'C' . Le lieu du
point M est la conique passant par les points A, B, C , A. , B. , C. et
ayant pour équation ,
sin A' cos (a, a') sin B' cos (b, b'). sin C' cos (c , c')
== 0 .
+ +
Les perpendiculaires abaissées de M sur B'C' , C'A' , A'B' coupent
respectivement BC, CA, AB en trois points collinéaires .
Il suffit d'intervertir les rôles des deux triangles ABC, A'B'C' pour
avoir le lieu de M'.
Si les droites AM et A'M' , BM et B'M' , CM et C'M' doivent être
parallèles , on trouve pour les lieux des points M, M' deux coniques qui
ont été étudiées par M. Lemoine (J. M. S. , 1889 , p . 35).
69
BIBLIOGRAPHIE .
Prof. C. ALASIA. Saggio terminologico-bibliografico sulla recente geometria
del triangulo. Bergama, Fr. Bolis , 1902 ( IV- 43 pp . in-8°).
L'auteur s'est proposé de publier un vocabulaire alphabétique de la géo-
métrie du triangle. Une telle entreprise, si elle est bien exécutée , ne peut que
rencontrer l'adhésion de tous les amis de cette branche des mathématiques.
Elle doit renseigner le lecteur sur la signification précise de chaque terme
et lui donner les indications bibliographiques nécessaires pour remonter aux
sources ou consulter les meilleurs écrits sur la matière.
Il faut espérer qu'une nouvelle édition permettra au professeur Alasia de
corriger les imperfections de son premier essai en améliorant certaines défini .
tions, en comblant les lacunes et en apportant une exactitude plus grande dans
la bibliographie de manière que le cuique suum soit mieux respecté.
A la page 1 , à côté de sa propre géométrie du triangle les ouvrages de
Fuhrmann, Emmerich, Casey , Vigarié , Rouché et de Comberousse, Lieber, etc.
auraient mérité d'être mentionnés. Les articles Affinité, annexes , quadri-
latères (et polyèdres) harmoniques , centre des parallèles égales, centre isogone,
tétraèdre isogone , triangle métaharmonique, cercle orthocentroïdal , triangles
parallélogiques , quadrilatère complet, coniques de Simson , etc. laissent à
désirer. Nous avons remarqué l'absence des triangles automédians , des
triangles pseudo-isoscèles, des centres des transversales angulaires égales ,
des quadrangles métapolaires , de la transformation par inversion symé-
trique, etc.
Malgré ces lacunes, dont la plupart sont inévitables dans une première
édition, le Saggio de M. Alasia rendra déjà beaucoup de services aux amateurs
de géométrie récente.
SOLUTIONS DE QUESTIONS PROPOSÉES .
*Question 1316 .
(Voir Mathesis, (3) , t. I , p . 112.)
Par les sommets d'un tétraèdre ABCD on mène quatre parallèles AA' ,
BB' , CC' , DD ' limitées aux faces opposées . Trouver un plan qui divise
ces droites dans un même rapport .
Généralisation si les droites AA' , BB' , CC' , DD ' passent par un même
point. (J. NEUBERG . )
Solution géométrique par M. EMMERICH . Soient a , ß, y, d quatre points
qui divisent les parallèles AA' , BB', CC' , DD' dans un même rapport.
Menons les droites BA' , CA' , DA' , qui rencontrent CD, DB, BC respec-
- 70 -
tivement en B , C , D , et joignons B , à ß . A, étant le point de rencon-
tre de B.ß et AA ’ , on a
Aa : AA' == BB : BB' =A'A₂ : A'A ,
donc A'A₂ = Aaa' . Il s'ensuit que les droites Cry, D₁d passent
également par A,, isotomique de a par rapport à AA' . Désignons mainte-
nant les coordonnées barycentriques du point A' par rapport au triangle
BCD par b, c, d, et posons b + c + d = s , Bß —b
BB = b ' , Cyc' , ᎠᎴ
Dd = d' ,
A'aa". On tire, de triangles semblables ,
b' : a's : b, c' : a's : c , d' : a's : d.
Menons alors D₁₁ = d
',1 parallèle à A'A jusqu'à la rencontre avec By.
Silla condition du problème est remplie, dd, coupe AA' en a. Or , les trapè-
zes BẞyC, Dod , D , donnent
d', (b + c) = bb ' + cc′ ,
a''s = d', (b + c) + dd' .
On a donc
a''s = bb' + cc' + dd' = 3a's,
a" = 3a'
ce qui montre que les points a , ß , 7, δ
d répondant à la question divisent
AA' , BB', CC' , DD' dans le rapport 1 : 3.
Solution analytique. Si x, y , z , u désignent les coordonnées barycen-
triques d'un point P du plan de l'infini + y + z + u = 0, la droite
AP perce BCD au point A' (0, y, z, u) . Si le point A, divise AA' de sorte
que AA2 : A2A' = λ, les coordonnées de A, seront μx, vy, vz, vu avec la
condition
μα 1 1
- d'où =
v (3 + 2 + u)
ou encore
― ω, λψ , λα, λα .
L'existence d'un plan π contenant les points A2, B2, C2, D₂ qui divi-
sent AA' , BB' , CC' , DD' dans le rapport λ : 1 dépend ainsi de l'équation
- X hy λz ju
λα -- y λz λα
= 0.
λα λη - 2 λα
λα น
Cette équation est visiblement satisfaite par 2 = ce qui s'accorde
71-
avec notre solution ci-dessus . Il y a encore la solution λ =
= -1 qui
identifie le plan π au plan de l'infini .
L'équation du plan π passant par les points
A. (- 3x, y, z, u) , B₂ (x, -3y, z, u), C2 (x, y, -3z, u), D₂ (x, y, z , -3u)
est
X Y Z U
+=++ - + —— 0.
X y И
C'est donc le plan polaire d'un point à l'infini par rapport au tétraèdre
donné .
L'enveloppe du plan π est la surface du 4me ordre
Vš + VŸ + Vī + √ū = 0,
ou sous forme développée
(EX -2EXY)? = 64XYZU.
Cette surface passe au barycentre, puis aux points ( 9 , 1 , 1 , 1 ) , ... divi-
sant les médianes du tétraèdre dans le rapport 1 : 3 ; elle coupe les faces
du tétraèdre en leurs ellipses de Steiner qui touchent les arêtes en leurs
milieux .
Si le point P est quelconque, la question analogue se traite comme
cas spécial du nº 1380 .
MM. Soons , DéPREZ , Rose et BASTIN ont résolu la même question .
Question 1376.
(Voir Mathesis (3) , II, p . 152 et 258.)
Soit AB un diamètre fixe d'une circonférence O. D'un point quelconque
P de cette courbe , comme centre, on décrit une circonférence qui touche la
droite AB. Trouver le lieu des points de rencontre de la circonférence P
avec la droite OP . (V. RETALI ).
Généralisation par M. DEPREZ . Prenons pour AB une droite quel-
conque du plan du cercle O, et soient : C la projection de P et D celle
de O sur AB, E et F les extrémités du diamètre OD du cercle donné O,
Let L' celles du diamètre OP du cercle (P , PC) , I le point de rencontre
de AB avec la tangente en L au dernier cercle .
La droite IP étant la bissectrice de l'angle CPL, forme avec EF et OP
- 72
un triangle isoscèle ; par suite, elle passe par le point E (ou par F). Il
en résulte que la droite IL enveloppe la circonférence (E, ED) ; le point
L décrit donc la podaire de O par rapport à cette circonférence . Sem-
blablement le point L' parcourt la podaire de O par rapport au cercle
( F, FD) .
Si AB est un diamètre , les points L, L' décrivent deux cardioïdes
égales , podaires des points O par rapport aux cercles (E, EO) , F , FO).
Si AB touche le cercle O en E, le lieu des points L, L' se compose
de la circonférence ( OE) et d'un limaçon de Pascal .
REMARQUES. 1º Le centre O , du cercle circonscrit au triangle PLC
décrit la podaire du point E par rapport à la parabole ayant pour foyer O
et pour sommet le milieu de FD .
Le point de ce cercle diamétralement opposé à C parcourt une cubique
d'Agnesi .
2º Si de chaque point P de la circonférence O , on décrit une circonfé-
rence qui touche une seconde circonférence donnée O. , le lieu des
extrémités du diamètre OP de la circonférence a pour équation :
P = r ± r, ± √ p² + a². 2rd cos w.
MM . P. BASTIN et E. N. BARISIEN ont résolu la même question .
Question 1381 .
(Voir Mathesis, (3) II, p. 184.)
Trouver le lieu du centre d'un cercle tangent à la fois à une conique
donnée et à l'un de ses axes. Cas où la conique est 1° une parabole,
2º un cercle. (E. N. BARISIEN . )
Solution par M.P. THONET. Soit une ellipse rapportée à ses axes :
x2 y2
1;
a² + b2
et soit (a, ẞ) le centre I d'un cercle tangent à la courbe en M et à
l'axe Ox ; la longueur d'une des normales menées de I à la courbe est
égale à l'ordonnée B. La normale au point M (x, y) de l'ellipse a pour
équation :
Y y X
77-7
73
Exprimons qu'elle passe par I et soit à la valeur commune des deux
rapports ; nous aurons
λυ
β -y α = α = λ.
༔/ ༤
d'où
23 a²a
y= x= ·
b²+
b²+λλ' a² + λ
En écrivant que M est sur l'ellipse , on obtient
a²α²
+ - 1. (1)
(a² + 2)² (6² + 2)²
La distance des points (a, ẞ) et (x , y) étant égale à ß, on a aussi
λεβε
+ = B. ( 2)
(a² + 2)² ' (b² + 2)²
Pour avoir l'équation du lieu , il faudrait éliminer λ entre (1 ) et ( 2) ,
mais il est plus facile d'exprimer a et ẞ en fonction de λ . On trouve
λ² (b² + 2)² (b² + 2λ) (a² + 2)²
B₁ = α2 =
b³ [(a² + λ) ² — a²c² ] ' (a² + λ) ² — a²c²
Ce sont les équations paramétriques du lieu .
b2 par- b . l'our la parabole rap-
Pour l'hyperbole, on remplacerait b²
portée à son axe et à la tangente au sommet , on applique la même
méthode ; on trouve
B -y=
β
= 7.
y -p
On tire de là x et y qu'on substitue dans l'équation y² - 2px = 0, ce
qui donne
B2
·2p (a + pλ) = 0 . (3)
(1 + 2)²
De plus la distance des points (a , ẞ) et (x , y) étant ß, on a
λεβε =
p²x²+ 5. (4)
(1 + 2)²
Des relations (3) et (4) on déduit
p²λ² ( 1 + λ)²
B2 α = - λ (2p + 3λ)
1 + 2A 2 (1 + 22)
- 74 -
Pour le cercle x² + y² = a³ , on fera ab dans (1) et on trouve
λ
B:=-9 a² = a² + 2λ ;
le lieu est la parabole ≈³ = a² + 2ay.
M. ROSE a résolu la même question en exprimant le contact du cercle avec
la conique au moyen de la relation entre les invariants fondamentaux des
équations des deux courbes :
(00′ -
— 9▲▲′)² = 4 (0º —30′ ▲) (0'ª — 30▲′).
Autre solution par M. MALENGREAU .
Le cas du cercle peut se traiter par la géométrie. En effet, si un cercle de
centre I touche une circonférence donnée O en M et un diamètre OX de celle-ci
en P , on a IM = IP . Menons la tangente au cercle O parallèle à OX et située
du même côté que I ; il est facile de voir que IO est égale à la distance de 1 à
cette tangente.
Question 1382.
(Voir Mathesis, (2) II, p . 184).
On donne deux trièdres SABC, S'A'B'C' . Trouver l'enveloppe d'un
plan 8 qui les coupe suivant deux triangles homologiques ABC, A'B'C',
ainsi que le lieu du centre d'homologie. (J. NEUBERG) .
Solution par M. STUYVAERT. Appelons M le centre d'homologie,
intersection des droites AA' , BB' , CC' ; A. , B. , C₁ , les intersections des
côtés homologues ( BC , B'C ') , (CA , C'A') , (AB , A'B' ) ; m l'axe d'homo-
logie A, B, C.; n . n' les droites SM , S'M ; a, b , c, a' , b' , c' les arêtes
et a, B, y, a' , B' , y' les faces des deux triedres donnés.
Les plans Aa' , Bb ' , Cc' ont la droite commune n' . Réciproquement,
si trois points A, B, C pris sur les arêtes a, b, c sont tels que les plans
Aa' Bb' , Cc' aient une droite commune n' , le plan ABC rencontre a ' , b' , c'
en trois points A' , B' , C', sommets d'un triangle homologique avec ABC ;
le centre d'homologie est le point de rencontre de n' avec le plan ABC .
Les deux points A, B déterminent la droite n ' et par suite le point C ;
les points A, B, C décrivent donc une homographie du troisième ordre
et du second rang, et l'on peut conjecturer que le plan d enveloppe une
surface dont la classe est au maximum 3, mais peut s'abaisser à cause
du point S commun aux supports a, b , c des trois ponctuelles (A), (B), (C).
Ce premier aperçu nous servira de guide dans le développement
analytique.
75 -
1. Prenons a, b, c comme axes coordonnés , et soient
λ = 1₁₁ + 1₂x₂
+ 15x5 + 1 = 0,
µ = m₁x₁ + m²X2 + m5X5 +1 = 0,
v = n₁x₁ + M₂X 2 + n 5 X5 + 1 = 0 ,
d = √₁₁ + 8₂x₂ + dsxs + 1 = 0 ,
1
les équations des plans a, ß, y, d. Les coordonnées de A étant - 9
di
0, 0, on trouve facilement , pour l'équation du plan Aa' ,
µ (d, —- n , ) = v (d,1 ·— m. ) . (1)
Par analogie, les plans Bb' , Cc' ont pour équations :
v (d2 — 12) =
— 1 (d2 — N2) , λδε - m3) =·µ (03 — 13). (2)
En multipliant les équations ( 1 ) et (2) membre à membre, on obtient
la condition nécessaire pour que les plans Aa' , Bb' , Cc' se coupent sui-
vant une même droite :
(3. — n₁) (№2 — 12) (ds — m5) =
— (d , — m , ) (d2 — N2) (ds — ls). (3)
Telle est aussi l'équation de l'enveloppe du plan d en coordonnées
tangentielles (81 , 82 , ds) . Elle est du second degré et sa forme révèle
immédiatement six droites appartenant à la surface, savoir :
d₁ = 02 = 12, ძვ - ms,
= n2; d's = โร = mi;
d₂ = 12 , d's = ms, δι = N1,
{ d = ጎሌ 1 2 = N2;
da ds = ls ;
les trois premières droites sont les intersections des plans yet y',
a et a' , Bet 6' , lignes que nous désignerons dans la suite par c₁ , a , b₁ ;
les trois autres s'appuient à la fois sur a ,, b₁ , c₁ . L'enveloppe cherchée
est donc l'hyperboloide ayant pour génératrices d'un même système les
intersections des faces correspondantes des deux trièdres.
2. Le centre d'homologie M vérifie les équations ( 1 ) , ( 2) et d −0 .
En éliminant entre ces égalités les quantités di , da , ds on trouve pour
le lieu de M :
-
x₁ (µn, — vm ,) (v — λ) (λ — µ ) + x₂ (vl₂ — λη.)λN2 ) (λ
(). — u) µ — v)
- (4).
+xs — µls) (µ
·Xs ( Ams — ( 14 —
— 2v)) (v — λ)
2) —
— (µ —
— v) (v ·— 2.) (λ — µe ).
Ce lieu est une surface du quatrième ordre F. , ayant les points S, S'
- 76
pour points triples et la droite SS' pour droite double . Car l'hypothèse
X₁ = X2 X3 = O annule trois facteurs de chaque terme de l'équation,
et il en est de même de λ = μ = v = 0 ; de plus les hypothèses
λ - -µ = 0, v — λ =
— O, qui définissent la droite SS' , annulent au moins
deux facteurs de chaque terme du premier membre de (4) et trois du
second membre . On vérifie encore facilemant que F.4 contient les droites
a₁ , b₁ , c₁ ; en effet, si l'on fait par exemple ₁ = O, λ = 0, l'équation (4)
se réduit , après suppression du facteur ( v) μv, à
122 + 15x5 + 1 = 0.
La section de F. par un plan quelconque contenant la droite SS'
comprend cette droite comptée double et se complète donc par une
conique passant par S et S' et rencontrant les droites a₁ , b₁ , c₁ .
J'ai rencontré cette surface dans un travail récent (Etude de quelques
surfaces algébriques engendrées par des courbes du deuxième et du
troisième ordre, Gand , Hoste, 1902) ; les points S, S' et les directrices
a₁ , bi , ci suffisent évidemment à la déterminer. La question 1382 conduit
donc à la propriété suivante :
La surface F,4 engendrée par une conique passant par deux points fixes
S, S' et s'appuyant sur trois droites fixes a₁ , b₁ , c est le lieu des centres
d'homologie des triangles homologiques qui peuvent être placés sur les
deux trièdres obtenus en projetant les droites a , b , c. à partir des
points S, S' . Si S et S' se trouvent sur l'hyperboloïde défini par les
droites a, b, c₁ , F. se réduit à cet hyperboloïde .
3. Nous allons maintenant établir les résultats précédents par la
géométrie.
Les points A , B , C, appartiennent évidemment aux intersections
a₁ , b₁ , c₁ des couples de plans aa' , BB' , yy' ; par conséquent, l'axe d'homo-
logie m est une génératrice quelconque du système réglé a , b , c,. De plus ,
tout plan & mené par une génératrice m de ce système coupe les trièdres
S, S' suivant deux triangles homologiques . Donc les plans & sont les plans
tangents de cet hyperboloide.
Cherchons le lieu du centre d'homologie lorsque le plan tourne
autour du même axe d'homologie m . La droite AA' est une génératrice
du système réglé (maa' ) , et la droite BB' une génératrice du système
réglé (mbb') ; il en résulte que leur point de concours M engendre la
cubique gauche intersection de deux hyperboloïdes ayant une directrice
commune m. Cette cubique passe évidemment par les points S , S'.
- 77 -
4. Si l'on se donne la droite n' , les plans n'a' , n'b' , n'c' rencontreront
a, b , c aux sommets A, B , C d'un triangle qui est homologique avec la
section du trièdre S' par le plan ABC ; le centre d'homologie M est sur
la droite n'.
Faisons tourner la droite n' autour de S' dans un même plan π mené
par la droite SS ' . Les plans n'a' , n'b' , n'c' engendreront trois faisceaux
qui sont projectifs avec le faisceau (n ') et détermineront sur a, b , c trois
ponctuelles projectives (A) , (B) , (C ) qui sont même perspectives à cause
de l'élément uni S. Par suite, le plan ABC tourne autour d'une droite
fixe u , qui est une directrice du système réglé a , b , c , puisqu'elle ren-
contre les axes d'homologie de tous les couples de triangles homologi-
ques que l'on vient de considérer, axes qui s'appuient sur a , b , c₁ . En
renversant les rôles des trièdres S, S' on voit que les droites SM , S'M
se correspondent maintenant dans deux faisceaux projectifs avec le
faisceau des plans ABC ; il en résulte que le point M décrit une conique
Σ passant par S et S' .
Soit A2 le point de rencontre du plan avec la droite a₁ . Si l'on
prend pour n'2 la droite S'A2 , les droites BC , B'C' coïncident avec a
et M se confond avec A.; donc Σ s'appuie sur a . On verrait de même
que cette courbe s'appuie sur b , et c₁ .
Généralisation . La question 1382 peut être généralisée ainsi . Etant
donnés trois couples de droites aa ' , bb' , cc' qui n'ont pas de point
commun, on considère un plan d qui les coupe aux points A, A' , B , B' ,
C, C' . Trouver l'enveloppe de d lorsque les triangles ABC , A'B'C' sont
homologiques , et le lieu des centres d'homologie .
Ou encore : Trouver le lieu d'un point M tel que les droites menées
par M et s'appuyant respectivement sur les couples aa' , bb' , cc' soient
dans un méme plan; trouver également l'enveloppe de ce plan.
Le lieu est encore de quatrième ordre ; le plan enveloppe une surface
de la quatrième classe .
Ces deux figures mériteraient peut-être une étude plus approfondie .
En même temps que la question 1382 dans Mathesis, nous avons proposé dans
les Wiskundige Opgaven, la généralisation dont vient de parler M. Stuyvaert.
Nous publierons prochainement nos recherches sur ce sujet. (J. N.)
78 --
*Question 1398 .
(Voir Mathesis (3) , II , p. 280).
Résoudre en nombres rationnels l'équation
3xy = x²y² + x + y .
Solution par M. G. VERHEUGEN. Résolvant par rapport y, on a
- ∞) | 1 — 4x
·( 1 − 3x) ± ( 1 −
y
2x²
Posons
1 — 4x = n² ,
n étant rationnel ; alors
1 - n2
=
4
et
—·2 (n + 1 ) 2 (n - 1)
y et y=
(n - 1)² (n + 1)²
ces deux racines ne différant que par le signe de n, toutes les solutions
en nombres rationnels seront données par le système
1 - n2
-- 2 (n - 1 ) 9
y
4 (n + 1 )²
n étant un nombre rationnel quelconque .
Autrement. On peut évidemment vérifier l'équation en posant
x = 1 , y = 1. Si l'on fait x = 1 + X, y = 1 + Y, elle devient
(XY + X + Y) ² = XY
d'où
XY + X + Y = √
/XY.
On doit donc avoir XY égal à un carré et, par suite, il faut faire
Y = 1X , t étant rationnel . On trouve ainsi
t²X² + x + 1²X = tX
d'où X == 0, solution connue , puis
t - 12 -― 1
X= 9 x=
t2 t2
Y = t -t - 1 , y = t - t² .
(H. MANDART) .
On trouve la solution de M. VERHEUGEN, en faisant t (n + 1) = 2.
Autre solution par M. EMMERICH .
- 79 -
XQUESTIONS D'EXAMEN
1082. Construire un triangle rectangle ABC, connaissant l'hypoté-
nuse BC 1 a, et la bissectrice BB' = ẞ de l'angle ABC .
AB' B'C AB' + B'C
C =
ẞ² = c² + AB'² , a c+ a
d'où
bc. c³ (a* -— c³)
B₁ = c² + = c² +
(c + a) (c + a)"
2ac - pc - aߪ = 0 .
La valeur positive de c qu'on tire de cette équation convient seule au
problème proposé ; la racine négative convient au cas où est la bissectrice
extérieure de l'angle ABC.
Si c' etc' sont les racines, on a
Ва
c' ― c" = c'c' =
2a 2
donc c' et c' sont les côtés d'un rectangle dont on connaît la surface et la
différence des deux côtés .
1083. Chacune des faces d'un trièdre Oxyz = = 72° . Sur Ox on prend
la distance OA = a . Mener par A un plan coupant Oy en B et Oz en C,
de cette sorte que l'angle BAC = 90° et que le cercle inscrit au triangle
OBC ait un rayon donné r.
(Bacc. lettres-math. , CLERMONT-FERRAND , 1902. )
1084. Résoudre l'équation
2 (a³ + b³) x² - 3x + a + b = 0 ,
a et b étant les racines de l'équation .
y² - py + (p² — 1 ) = 0 .
(J. de Vuibert. )
1085. L'expression
2a²b² + 2b³c² + 2a2c2a - b₁ — c¹
devient un carré parfait si l'on pose
(b² — c²)²
a³ =
b² + c²
(E. N. BARISIEN).
1086. Si
a + B + 7 = 0,
on a
3²) (a² + ay + y²) = ((5² + By + y²)² .
(a² + aß + (
- 80
1087. On donne deux points A, B et une droite XX' passant par B.
Trouver sur cette droite un point M, tel que le rapport MA : MB ait
une valeur donnée k . Discussion.
Menons AC perpendiculaire à XX' et posons CA = a, CB = b , CM = x ; l'équa-
tion du problème est
a² + x³
== k².
(b - x)
as
Minimum de k² = ; valeur correspondante de x = - b, qui détermine
-2
a² + b³
le point cherché à la rencontre de XX' avec la perpendiculaire élevée en A
sur AB.
Si k est donné, on cherche sur AB les points E, E' tels que EA : EB =
E'A ; E'B = k , et la circonférence (EE' ) de diamètre EE' coupe XX' en deux
points M , M' qui résolvent le problème . Le minimum de k correspond au cas où
cette circonférence touche XX ' . Or, si O est le milieu de EE' , la division
harmonique ABEE ' donne OE¹ = OM¹ = OA.OB ; d'où l'on conclut que OM
est perpendiculaire à XX' et que MA est perpendiculaire à AB.
(J. de Vuibert).
QUESTIONS PROPOSÉES .
1411. D'un point donné P on mène à une parabole trois normales
d'angle . Les tangentes correspondantes forment un triangle, auquel
on circonscrit un cercle . Trouver le lieu du centre de ce cercle lorsque
l'angle o varie . (A. GOB. )
* 1412. Si a²bc, la circonférence qui passe par les points de
contact des côtés AB, AC du triangle ABC avec les circonférences
exinscrites correspondantes I. , I, et par le point de contact du côté BC
avec la circonférence inscrite I , touche le côté BC . (J. NEUBERG) .
* 1413 . Résoudre le système
x + y = 2a ,
√mx² + nx + p + ✓ my² + ny + P =26.
1414. Soit C le centre d'un cercle passant par le sommet d'une
parabole et tangent en un point quelconque de la parabole . Démontrer
que la parallèle à l'axe menée par C et la normale CM forment avec les
deux autres normales issues de C un faisceau harmonique. Trouver le
lieu du point C. (E. N. BARISIEN) .
Rectification. A mentionner à la page 38 une solution analytique et géomé-
trique de la question 1389 par M. Jerǎbek.
- 81 -
THÉORIE PUREMENT ANALYTIQUE DES FONCTIONS CIRCULAIRES
D'APRÈS SEIDEL .
La théorie géométrique habituelle des fonctions circulaires s'appuie en
apparence sur le postulatum d'Euclide et, par suite, il est difficile de
voir qu'elle est entièrement rigoureuse , si l'on n'a pas fait une étude
approfondie des premiers principes de la géométrie .
Nous croyons donc qu'il est utile d'exposer dans Mathesis une théorie
purement analytique de ces fonctions.
Nous allons faire connaître celle qui nous semble la plus élémentaire .
Elle est due en principe à Seidel (1821-1896 ) qui l'a publiée dans le
Bulletin de la séance du 9 novembre 1867 de l'Académie de Munich,
puis dans le Journal de Crelle, 1871 , t. 73 (pp . 273-291 , § I) . On la
trouve exposée sous une forme meilleure dans le § 14 du tome II du
Lehrbuch der Analysis de Lipschitz (Bonn , Cohen , 1880) , et c'est à cet
ouvrage que nous emprunterons presque tout ce qui va suivre.
I. Définitions dans le cas le plus simple .
1. Égalitéfondamentale . Soient x et y deux quantités positives telles que
x² + y² =1 .
Cherchons deux quantités positivès . y., telles que
(x₁ + iy , )² = x + iy, (1)
i, suivant l'usage , désignant -
— 1. On aura d'abord
x₁² — y₁² = x, 2x , y₁ = y , (1')
puis,
2
x² + y² = 1 ,
d'où l'on tire sans peine,
1+ x
= Y12 =
2 2
1+x -Ꮖ
x₁=+ Yı = + 2
2
On peut trouver aisément une suite indéfinie de quantités (X2 , Y2) ,
7
82
(X5, Ys), (X , Y ), ..., ( n , Yn ), toutes positives et liées entre elles par les
relations analogues à ( 1 ) ou ( 1 ') , savoir :
(X2 + y2i)² = x1 + y₁i ,
(Xs + Ÿ³ï) ² = X2 + Y₂i,
(Xn + Yni) ² = Xn−1 + Ý n_si.
On a d'ailleurs
X₂² + Y₂² = X3² + yz² =... = Xn² + Yn² = 1 .
2. Inégalités fondamentales. Entre x, y, x , y , existent les inégalités
suivantes :
y 201
> -> 2y, > y. (2)
X
En effet, puisque
y - x² 2y
2
X X1
√1 + x
la première inégalité revient à
1― x2
ou 1 + x > 2x.
X
√1 + x
La seconde est évidente , puisque x, est < 1 . La troisième est
-X
2 x2 ou 21 + x.
2
On peut écrire maintenant la suite d'inégalités
218
y 2y1
> > 2y₁ > Y,
X1
Yi 24
> 2 242 > Y
X2
Yn-1 ZY > Zyn-2 > Yn− 1 •
-> n-²
Xn-1 Xn-2
En multipliant ces inégalités respectivement par 1 , 2, 2' , .... 2n -1 ,
on peut les mettre sous la forme continue suivante :
241 472 2nyn
> > ... > > 2″yn > .. > 4y2 > 2y 、 > y. (3)
X1 X2 Xn
- 83 -
3. Définitions de sinus et cosinus . La quantité 2"y, croissante avec n,
mais toujours inférieure à (y : a) a une limite finie 0. Par définition , on
dit que est le cosinus de 0 , y le sinus de et l'on écrit
x = cos 0, y = sin 0.
On a d'ailleurs
2"yn -
lim yn = lim 0,
2n
lim n = lim 1 — yn² = 1 ,
2" (1 - x² ) Ө
lim 2" (1 — Xn) lim lim 2″yn
1 + xn ' 1 + n ' Yn = 2 · 0 = 0 .
On verra plus loin que y et croissent simultanément .
4. Cas particuliers . 1 ° x - 1. Si l'on défiuit y, x1 , Y1 , X2 , Y2 , ... ,
En, yn par la relation ² + y² = 1 et par les égalités analogues à ( 1),
on trouve
X₁ = X₂ = ··· = Xn - 1, y = y₁ = Y₂ = ... = Yn = 0
Ө = lim 2"y, = 0.
Donc
cos O = 1 , sin 0 = 0.
2º ==
= 0. On trouve y = 1 , x 1, = Y2
y₂ = V . La limite de 2" yn, dans
ce cas, par définition , se désigne par π . On a donc
cos π = 0 , sin = 0.
5. Valeur limite de (sin 0 : 0) , pour 0 = 0. On déduit évidemment
des inégalités (3) , la relation
2
/>0> ;
d'où l'on tire encore
y > 0x = 0 \/ 1— y³,
de sorte que
--
2
/> 0 > y > 0 V
/ I — y³.
Par suite, si y tend vers zéro , il en est de même de et réciproque-
ment.
84 -
On a aussi
y sin 0
- y².
1> Ө
Par suite, pour ou y tendant vers zéro , on a
sin 0
lim 1.
0
(A continuer) (P. M. )
NOTES DE GÉOMÉTRIE (*) ,
par M. L.CASTEELS , étudiant en sciences physiques et mathématiques (Louvain) .
1. Soit D un point déterminé du plan du triangle de référence ABC ,
et appelons l, m , n, ses coordonnées barycentriques . Les droites AD,
BD, CD rencontreront BC, CA , AB en des points Da, Do, De tels que
BD. n CDb AD. m
9 ·
DaC m D&A n D.B
Menons en A, B, C les tangentes au cercle circonscrit O ; elles forme-
ront un nouveau triangle (triangle tangentiel) A'B'C' . Les angles A'BC,
A'CB étant égaux, le rapport des perpendiculaires abaissées de D. et plus
généralement d'un point quelconque de la droite A'D, sur les côtés A'C' ,
n
-· De là , on déduit facilement que les
A'B' du triangle A'B'C' est égal à m
droites A'Da , B'Dь , C'D. se coupent en un point ▲ dont les coordonnées
1 1 1
normales par rapport au triangle A'B'C' sont I'm •
n
Les coordonnées normales des points A' , D. par rapport à ABC étant
( a, b, c), (0, mc, nb), l'équation de la droite A'D. est
c² \ x b2y c² z
- 0.
(m - ) a +m b nc
Ces notes ne sont pas entièrement nouvelles (comparer, par exemple ,
ROUCHÉ et DE COMBEROUSSE , Traité de Géométrie , 7 édition, pp. 467 et 468) ;
mais nous les publions volontiers parce qu'elles traitent une question élémen-
taire d'un grand intérêt .
Nous avons retouché ça et là l'article de M. Casteels pour le mettre en
harmonie avec la terminologie classique . (J. N.)
- 85 ---
En écrivant encore l'équation de B'D, on trouve aisément pour les
coordonnées du point de coneours A des droites A'Da, B'D :
b2
b - -
a(-
(− q
2 ++
+ 3 + %)
), ( −1m + ;) m−
· (1 + = ).
2. Supposons maintenant le point D à l'intérieur du triangle ABC , et
appelons Ea, E. , E. les conjugués harmoniques des points Da, Db, De
par rapport aux segments BC, CA, AB .
La figure présente quatre systèmes de trois droites concourantes :
(ADa , BD , CD.) , (ADa, BEb , CE ) , (AE., BDb , CE ) , (AEa, BEb, CD.) ;
les points de concours D, D' , D' " , D""' ont pour coordonnées barycen-
triques (l, m, n), ( — l , m, n), ( 1 , — m, n), ( l, m, —n),
n), et constituent
un quadruple de points harmoniquement associés .
La figure présente aussi quatre systèmes de trois points en ligne
droite :
(Ea, Eb , Ec), (Ea , Db , Dc), (Da , Eb, Dc) , (Da , Do, Ec);
les quatre droites sont respectivement les polaires trilinéaires ( ou harmo-
niquement associées) des points D, D' , D' , D''' .
Soient Qa, Q , Qe les milieux des segments DaE , DE , D.E.; ils
divisent les côtés du triangle ABC dans les rapports n² : m³ , l² : n² , m³ : l²
et sont situés sur une même droite , qui est la polaire trilinéaire d'un
point P ayant pour coordonnées barycentriques 12 , m³ , n² . Les droites
AP, BP , CP rencontrent BC, CA, AB en des points Pa, Pb, P. qui sont
les conjugués harmoniques des points Qa , Q , Qc par rapport aux
segments BC, CA, AB.
De même que les six points Da , Do, De , Ea, Eb, Ec, les six points
Pa, Pb , Pe , Qa , Q , Qe sont les sommets d'un quadrilatère complet dont
ABC est le triangle diagonal ..
3. En cherchant à déterminer un point dont les distances aux points
1 1 1
A, B, C soient proportionnelles aux nombres donnés I'-- on est
m n
conduit à construire les trois circonférences qui ont pour diamètres les
segments D.E. , DE , D.E. Si ces circonférences se coupent en deux
points X, Y, ceux-ci résolvent le problème, de sorte que
1.AX == m.BX = n.CX, 7.AY = m.BY = nCY.
De tels points X, Y sont dits tripolairememt associés.
86
Comme les circonférences qui les déterminent par leur intersection
coupent orthogonalement la circonférence O , la droite XY passe par O
et l'on a
OX.OY = R3 ;
par conséquent les points X, Y sont inverses par rapport au cercle O.
La droite XY est évidemment perpendiculaire à la ligne des centres
QaQQ . Deux couples de points tripolairement associés sont toujours sur
une même circonférence orthogonale à la circonférence 0 .
Nous faisons remarquer que la figure peut être envisagée comme celle
d'un quadrilatère complet avec les circonférences décrites sur les
diagonales comme diamètres .
4. L'axe radical des cercles orthogonaux Qa, O est la polaire du centre
Q. du premier cercle par rapport au second ; il passe donc par le con-
jugué Pa de Qa par rapport à BC et aussi par le point A' , pôle de BC
par rapport au cercle O. On verrait de même que l'axe radical des cercles
Qь, O est la droite B'Pь , et que celui des cercles Q., O est la droite C'P..
Ces trois axes radicaux passent par un même point dont les coordon-
nées normales, dans le triangle ABC , sont
a2 b2 C² a²
a - b с
m² + (4 −2 + 3 ) ( 12 + 1-3).
n²
Ce point π est évidemment le pôle de la droite QQQ par rapport au
cercle O ; il est donc situé sur la droite OXY, et la ponctuelle (ОяXY)
est harmonique . Des égalités
1 1 2
ΟΧ.ΟΥ = R' , 9
oxfor Οπ
on peut tirer les valeurs de OX et OY en fonction de R et de la distance
О de 0 à la droite .
Connaissant les coordonnées normales x, y , z du point π, les coordon-
nées barycentriques du point D sont
a b .C
cy + ba az + cx Vibx + ay
5. Lorsqu'on prend la, mb , n = c, les circonférences Q. ,
Q , Qe deviennent les circonférences d'Apollonius du triangle ABC
(passant respectivement par A , B, C et par les pieds des bissectrices des
angles A, B, C) ; les points X , Y deviennent les centres isodynamiques
et π est le point de Lemoine K.
- 87
NOTES BIBLIOGRAPHIQUES .
14. I. Complementi di Geometria elementare del Prof. C. ALASIA. Milan ,
Hopli , 1903 ( In-18, cartonné de xv-244 pages avec 117 figures). Prix : 1 fr 50 .
1. Vecteurs. 2. Généralités sur les polyèdres 3. Mesure des polygones et des
polyèdres. 4. Symétrie. 5. Translation. Rotation . Déplacement quelconque.
6. Homothétie . 7. Similitude . 8. Maxima et minima en géométrie (point de
Lemoine, barycentre, etc. ) . 9. Transversales . 10 Puissance d'un point par
rapport à un cercle ; centre et axe radical . 11. Involution . 12. Pôles et polaires.
13. Inversion. 14. Sections coniques.
15. Elementi di Geometria ad uso dei Ginnasi e Licei di VERONESE, Pro-
fessore nella R. Universita di Padova , trattati con la collaborazione di
P. GAZZANIGA , Professore nel R. Liceo di Padova . Verona , Padova , Drucker, 1900
(Parte I, xv-119 p. in-12, Parte II, 240 p . in - 8) . Prix : 1.50 +2.50.
Dans ce livre, qui a eu une seconde édition dès 1901 , M. Veronese, l'un
des géomètres les plus compétents de notre temps sur les questions relatives aux
fondements de la géométrie , a exposé les Éléments de cette science, en mettant
autant que possible en évidence , les observations , les définitions , et les postu-
lats sur lesquels elle est basée.
16. Eléments de Géométrie à l'usage des élèves de l'enseignement moderne
et des lycées par A. FAIFOFER , Professeur au Lycée Marco Foscarini à Venise.
Traduction de la treiziême édition italienne par Fr. Talanti , Professeur de
mathématiques. Paris , A. Rogier, éditeur, 1903 (584 p . in-12) Prix : 5 fr .
Très bon livre dont nous avons signalé plusieurs fois les éditions italiennes
aux professeurs désireux de voir comment on peut allier , dans une juste
mesure, la rigueur euclidienne aux procédés modernes d'enseignement de la
géométrie.
17. Leçons de trigonométrie rectiligne et sphérique à l'usage de l'enseigne-
ment moyen par H. MANDART, Prof sseur de mathématiques supérieures à
l'athénée royal de Tongres . Namur, Wesmael-Charlier , 1903 (v11-184 p . in-8).
M. Mandart a eu l'heureuse idée de ne définir géométriquement que le sinus
et le cosinus. Les autres fonctions circulaires sont définies par les relations
tang x = sinx : cos x, séc x = 1 : cos x, etc.
18. Évaluation numérique des Grandeurs géométriques , par J. PIONCHON,
Directeur de l'Institut électrotechnique de l'Université de Grenoble. Grenoble,
A. Gratier et J. Rey, 1903 (128 p . in -8°) Prix : 3 fr 50.
1. Longueurs. 2. Angles . 3. Courbures . 4. Aires . 5. Volumes . 6. Changement
d'unités . 7. Appendice : étude quantitative des grandeurs géométriques et de
leur désignation numérique.
Il nous semble que ce livre est inutile pour ceux qui connaissent la géométrie
et l'analyse infinitésimale et qu'il est insuffisant pour les autres.
19. Leçons de mécanique élémentaire à l'usage des élèves des classes de
premiére (latin-sciences ou sciences-langues vivantes) , conformément aux
88 -
programmes du 31 mai 1902, par P. APPELL membre de l'Institut, et J. CHAPPUIS,
Professeur à l'École centrale. Paris, Gauthier-Villars, 1903 (VIII-177 p. in-12) .
Prix : 2 fr. 75.
Admirable petit manuel, simple, clair, solide sur lequel nous reviendrons.
20. Gino Loria. Spezielle algebraische und transcendente ebene Kurven.
Theorie und Geschichte. Deutsche Ausgabe von F. Schütte. Leipzig, Teubner ,
1902. (In-8 de xxг-744 pp., 174 fig . et 17 planches). Prix : 26 marcs .
Recueil extrêmement précieux qui devrait se trouver dans la bibliothèque
de tous les professeurs de mathématiques supérieures ou au moins dans celle
des gymnases, lycées, athénées ou collèges . Nous en donnerons l'analyse
ultérieurement,
*PROBLÈME DE GÉOMÉTRIE ,
par G. DELAHAYE , à Roye .
Étant données dans un même plan quatre droites a, b, c, d, mener une
transversale u qui les rencontre en quatre points A, B, C, D tels que
AB = BC === CD .
Ce problème est un cas particulier du suivant :
A unquadrilatère donné inscrire
K
un quadrilatère semblable à un
M
b P autre quadrilatère donné. Ce der-
A B CC D u nier est ordinairement ramené
d au problème inverse : A un qua-
E N drilatère donné circonscrire un
F quadrilatère semblable à un qua-
G drilatère donné .
Voici une solution directe du
a
problème énoncé plus haut. Soient
H M, N, F, P les points ab , bc, ac,
cd, et menons les droites BE, DG
parallèles à cet rencontrant a en E, G. Nous aurons AE = EF = FG ,
EB = D.. Les triangles semblables AEB, AFN donnent
- 1 GD
ME EB 3EB GD
= = = • (1)
MF FN 3FN 3FN
Or, si l'on prend sur 'c la longueur FK 3FN et que l'on trace KD
qui rencontre a en H, on a
GD HG
= (2)
FK HF
-- 89 -
Des égalités (1 ) et (2) on déduit
ME HG MF - ME HF - HG
ou -;
MF HF MF HF
or, MF - ME =HF - HG, donc MF = HF. D'où la construction :
Sic rencontre b en N et a en F, prenez sur c la longueur FK = 3FN,
sur a la longueur FH = MF ; la droite HK rencontrera d au point
cherché D. Après avoir mené DG parallèle à c , portez encore sur a la
longueur FE GF et par E tracez une parallèle EB à c . DB sera la
ligne demandée.
SUR LE CENTRE DE COURBURE DES CONIQUES ,
par J. ROSE, à Gand.
1. L'hyperbole d'Apollonius (H) relative au centre de courbure u en
un point M d'une conique Σ est tangente en ce point. Elle passe par le
centre O de la conique et par les points à l'infini A, B des axes a et b .
Soient net la normale et la tangente en M, N et T leurs points à
l'infini ; Na = (a , n) , Nь = (b , n) , Ta = (a , t ) , Tь = (b , t) et P le point à
l'infini de OM. Les hexagones inscrits dans (H ), MMAOBμ , MMABOµ ,
MMOABμ (*), montrent que les ternes de droites MA, B, NaTo ;
MA, Oµ , TN ; N.T, OM, Bu sont concourantes .
2. On détermine comme il suit les asymptotes r et s de (H) , respective-
ment parallèles aux axes a et b (**) . Une parallèle à l'axe a (ou b) menée
par M rencontre l'axe b (ou a) en S ; par ce point, on mène une parallèle
à OM coupant en K la tangente . L'asymptote 8 (ou r) est la parallèle à
b (ou a) menée par K. On en conclut que les droites SP, s, t sont
concourantes .
Désignons le point (s, n) par Q ; les hexagones MMBBAµ , MMBBOμ,
MMOBBμ donnent les théorèmes suivants : Les ternes de droites Au,
MB, Q'T sont concourantes ainsi que TQ, Mu , s et N.K , Bµ , OM.
3. De la considération de l'hexagone MMOOAB il résulte que la
Si deux sommets consécutifs d'un hexagone inscrit coïncident de sorte que
le côté correspondant est remplacé par une tangente, la lettre placée au sommet
est écrite deux fois.
(**) On utilise l'hexagone inscrit MMABBO.
90 -
tangente v à (H) au point O passe par le point de rencontre R des
parallèles à a et OM menées respectivement par M et T..
Si l'on pose (n, v ) = L , (m , v) = G , I = (s , OM), J = (8, µA), les
hexagones MMOOвu , OOBMMu , ОOBBMμ, MOOBBμ , MBBAAµ , mon-
trent que les ternes de droites Bu , OM , T,E ; Ou , N.G , MB ; OM, s, NoR ;
NыI , µB, v ; r, MB, JN concourent respectivement en des points L, B₁,
H , S, T.
4. Le centre de courbure μ est aussi le point de contact de la normale
n avec une parabole (π) tangente aux axes de la courbe Σ et à la tangente
ten M. Par suite, i étant la droite de l'infini et (nn) , les hexagones
binnat, bnnait, bannit , donnent les théorèmes suivants :
Les trois ternes de droites Top , NaB , TɑN ; TòNa, NьA, µT ; Tьµ , ON,
N.T sont concourantes .
5. Le diamètre OM de la conique Σ est la directrice de la parabole (π) .
Il en résulte que l'on connaît le point de contact X de i : c'est le point
à l'infini d'une normale à OM . Par suite les figures iiannt, iinnat,
iinnta, iiannb, iiabnn , fournissent les propriétés suivantes :
Les ternes de droites NaT, MA, µX ; NaX , TaN, µT ; MX, TN, µA ;
µX, NB, NA ; µA, ON, N.X sont concourantes.
Ces dernières propriétés fournissent des constructions très simples du
centre de courbure μ. On peut les énoncer comme il suit :
1º Par les points M et Na on mène des parallèles respectivement à l'axe
a et à la tangente. La perpendiculaire abaissée de leur point de rencontre
sur OM coupe la normale au centre de courbure.
2º Les perpendiculaires à OM et à la tangente menées respectivement par
Na et Ta se coupent en C. La perpendiculaire menée de ce point à la
normale coupe cette dernière en µ .
3º En M et Ta on élève des perpendiculaires à OM et t. La parallèle
à l'axe a menée par leur point de rencontre coupe la normale en p .
4º Le centre de courbure est le point où n est coupée par la normale à
OM menée par le point de rencontre des parallèles à b et a passant par
Na et No.
5° Par le point d'intersection des normales à la tangente et à OM issues
de O et de N. , on mène une parallèle à a ; elle coupe la normale en µ.
6. D'un autre côté , par la considération des figures ntbiaa et biantt, on
peut construire les points de contact A₂ et T, de a et t avec la parabole
(T). En effet les ternes MA, N.B, TA2 ; MB , T.A, T.Na sont concou-
rants .
91 -
En se bornant à une figure de chaque espèce et par la considération
des hexagones nntiaa , nntbaa , ttabnn , nnttai, nnaaib, nnaabb, nnaaii,
Anttii, nnttaa, on a les théorèmes suivants :
Les ternes de droites MA2 , μA, N.T; MA2, NaTь, Ou ; OM, Taf , T, N₁ ;
Tu, T, N, MA ; µA , NB, A‚Ñь ; Oµ , A½Ñь, TɑB₂ ; Aµ , N.X, NA2; MX ,
TIN, Tμ ; NaT₁ , MA2, Tau sont concourantes.
7. On peut encore trouver d'autres propriétés en se basant sur le
théorème suivant :
L'hyperbole équilatère circonscrite à un triangle ABC passe par son
orthocentre. Dans le cas où l'un des côtés AB devient tangent, l'ortho-
centre est à l'intersection des perpendiculaires menées par A et C
respectivement à AC et AB.
Par suite, on a immédiatement un nouveau point F de ( H). C'est
l'intersection des perpendiculaires à OM et à t menées par M et O.
On pourra comme plus haut grouper les différents éléments et obtenir
des propriétés nouvelles .
Voici trois de ces 24 propriétés , obtenues par l'examen des hexagones
MOABF, MμFOAB, MMμOAB :
Les ternes de droites FB, Ou, NAs ; Ou , N.P, AB ; Ou, MF , F , T.a
sont concourantes . On a posé As = ( MF , a) , P = (MB, OF) , F₁ = (AF , n).
*NOTES MATHÉMATIQUES.
B. Intégration d'une équation différentielle du deuxième ordre, par
G. PIRONDINI . L'équation différentielle du deuxième ordre :
1 — y'² — yy''
(1) = q (x)
y /1 - y'
peut être intégrée par le procédé géométrique suivant :
Р étant le rayon de courbure, s l'arc d'une ligne plane arbitraire L ,
p
et y les coordonnées cartésiennes d'un point quelconque de L et R le
rayon vecteur de ce point, on a les équations :
ds 1- R'2
x= a + COS ds = a + R. cos ds
-S ( do ) R •).
-R'2
dsbR. sin ds
y = b + S sin ( ds) Ꭱ
(SVIR"
¹ de),
a et b étant des constantes .
92-
Celles-ci donnent :
R= x² + y² = ds = ds
√[ a +ƒœou (§ºª²) do ]*+ [ó —fain (54 ) d
1 1 - R/2 - RR"
-
·√x" + ÿ'¹²
P R /IR'2
1
Si donc on remplace s , R, par x, y, (x) respectivement, on con-
p(s)
clut que l'équation
}
y = V { a + S cos [Sq(x)dx] dœ}² + { b + ſsin [Sq(x)dx] dx}²
est l'intégrale générale de l'équation différentielle (1 ) ».
Xg. Sur un nouveau système de numération . Au Congrès de l'Associa
tion française pour l'avancement des sciences , tenu à Ajaccio en 1901 ,
M. Cadenat a proposé le système de numération à base 24, qu'il appelle
biduodécimal ou littéral . Il représente les 23 premiers nombres entiers
par les lettres de l'alphabet en éliminant les lettres , y et en désignant
le zéro par la lettre o . La liste suivante fait connaître les valeurs des
lettres employées comme chiffres :
o a b c d ef g h i j k I m n p q S t u v x 2
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23
Le nombre décimal 3 797 516 716,10 par exemple, est figuré , dans le
nouveau système, par tuxonzd , bp.
*8. Question d'Algèbre. Ramener l'expression
k√a + vb + kva - √ b
à la forme A+ B? En élevant au carré on a
'²) √b
a(k² + k'³) + 2kk ' √ aª −- bb + (k² -- k²²) / B.
Vb = A + V
Si ab est un carré parfait c³, la réduction est possible et l'on a
A = a (k² + k' ) + 2kk'c, B = ( k² — k'²)² b.
(E. N. BARISIEN . )
- 93 -
SOLUTIONS DE QUESTIONS PROPOSÉES .
Question 1360.
(Voir Mathesis, (3), t. II , p. 56.)
Un point A décrit une courbe C passant par l'origine de deux axes
rectangulaires ; on voit facilement que la droite qui joint les projections
M et N du point A sur les axes contient le point B dont les coordonnées
sont l'abscissé et l'ordonnée moyennes de la courbe C comptée depuis l'ori-
gine jusqu'en A. Déterminer 1° l'équation de la courbe C pour laquelle
la droite AB est perpendiculaire à MN pour toutes les positions de A sur
cette courbe ; 2° l'équation de la courbe C pour laquelle le point B décrit la
parabole représentée par y = 2px. (L. COLLETTE).
Solution de la première partie par M. J. Rose. On désigne par ( 1 , Y₁ ) ,
(≈2, y₁) les coordonnées des points A et B. L'abcisse z, étant divisée
en n parties égales h, l'ordonnée moyenne sera
1yh 1
y2 = lim S nh = ydx.
0 0
De même,
1
X2 =-
- Sady.
Par suite ,
Yı = ydx + xdy =
Y₂X₁ + X₂Y₁
-Sida
0 +Sady
c'est-à-dire que le point B ( 2 , y2) est situé sur la droite MN qui a pour
équation
y Ꮖ
+ - 1.
yi 201
Pour que AB soit constamment perpendiculaire à MN, il faut que
Yz - Y₁ • Yı
1.
X2 - xX1 X1
ou, en supprimant l'indice 1 , après quelques transformations , K.
yy =
C [[pdz -
Suda ] — — Sydz,
ne
ou
xys
ydx
Sva x² + y²
94
On en déduit, par dérivation,
yy'(3x² + y²) — x(3y² + x² ) = 0 ,
et, en posant y = xz,
dx , dz(3z +23)
+ == 0.
x 2¹ — 1
On a ainsi supprimé les solutions x = 0, (y² — x²) (y² + x²) = 0 corres-
pondant à l'axe des y , aux bissectrices des axes et aux droites isotropes
issues de l'origine, solutions évidentes .
En intégrant l'équation obtenue, on trouve
lx = IC -
−1( x + 1 ) -
− 2( ≈ − 1 ) + ÷ 7 (2² + 1 ) ,
ou
(y³ — x³) ³ — C² (y² + x²) = 0 .
C'est, en général , l'équation d'une quartique ; dans le cas où C = 0 ou
C = ∞ , on retrouve les bissectrices des axes et les droites isotropes
passant par l'origine .
La quartique admet comme points doubles l'origine et les points à l'infini
des bissectrices des axes . Elle passe également par les points d'intersection
des côtés des carrés construits autour de l'origine et de côtés C et C /3.
Elle admet comme asymptotes les bissectrices des axes .
NOTE . Il reste à traiter la seconde partie de la question ; la solution
en paraît compliquée . (Rédaction).
*Question 1373 .
(Voir Mathesis, (3); II, p . 152.)
Trouver sur la hauteur d'un triangle isoscèle le point dont le triangle
podaire a le plus petit périmètre. (SOONS).
Solution par M. P. BASTIN. Soient M un point de la hauteur , D sa pro-
jection sur la base BC, E et F ses projections sur les côtés AC et AB ;
I l'intersection de FE et de AD.
Si l'angle A est obtus ou droit, on a AI≤IE , d'où AD < IE + ED ;
le point demandé est dans ce cas le sommet A et le périmètre du triangle
podaire se réduit à la hauteur parcourue deux fois .
- 95
Si l'angle A est aigu , appelons q l'angle DEC et p le périmètre du
triangle podaire . Nous avons successivement :
CD sin C CD sin (C + ) , FE = BC sin (C + ) cos C
DE:= EC Bc1 .
sin sin ❤ sin
sin Csin (C + ) cos C
P = BC 1+ sin
1 - cos o cos
1 BC sin sin C +
clsin sin
cos (9 -C)
= BC sin C 2 sin C + sin
1 cos (p - C)
Le minimum de p correspond au minimum de ; cette
sin
dernière quantité étant positive, son minimum est 0, correspondant
ȧ
ἐφ9 = C.
Le point M demandé est donc tel que DE = DC ; c'est l'orthocentre
de ABC. Quant au périmètre minimum , il vaut 2BC sin³ C.
Cette conclusion, admissible quand A est aigu , ne peut l'être quand A
est obtus.
En effet, ne peut varier qu'entre СCet
et - C ; quand A est
π
obtus, on a -C > C, et q ne peut devenir égal à C.
2
1 -cos (9 - C)
La dérivée de est positive ; cette expression varie
sin Ф
o
donc dans le même sens que p . Or, dans le cas d'un triangle obtusangle,
π
le minimum de o est — C et l'on a le périmètre minimum quand M se
confond avec A.
Autre solution par M. H. Lez .
Les solutions suivantes supposent l'angle A aigu ; elles négligent les hypo-
thèses Bou > 90°.
Solution par M. EMMERICH . P étant un point de la hauteur AD issue
du sommet du triangle isoscèle ABC, abaissons les perpendiculaires PQ
et QR sur AC et AD . Soit l'angle CAD = ά ; on a QR = 2PQ cos a, et le
quadrilatère inscriptible PDCQ donne DQ = PC cos a = BP cos a. Le
minimum de DQ + QR revient donc au minimum de BP + PQ ; ce
- 96 -
dernier a évidemment lieu si les points B, P, Q sont en ligne droite,
c'est-à-dire si P est l'orthocentre du triangle donné .
Solution par M. J. DEPREZ . Considérons un triangle quelconque ABC.
Soient A'B'C' le triangle orthique de ABC, A'PQ le triangle podaire
d'un point quelconque M de la hauteur AA' , et B" , C" les symétriques du
point A' par rapport à CA, AB .
L'orthocentre du triangle ABC est le centre du cercle inscrit dans le
triangle A'B'C' , donc les points B" , B' , C' , C" sont collinéaires et B"C"
est le périmètre du triangle orthique .
Le périmètre du triangle podaire du point M vaut A'P + PQ + QA' ,
ou B'P + PQ + QC " .
Comme B'P + PQ + QC" est plus grand que B"C" , le point cherché
est l'orthocentre de ABC .
Solution par M. H. BROCARD, Soient M le point cherché, m sa distance
à la base BC, h la hauteur du triangle , A'B'C' le triangle podaire de M.
Si AM, BM, CM sont les diamètres des cercles circonscrits aux
triangles AC'B' , BA'C' , CA'B ' , on a immédiatement
a² + 4m²
C'B ' = (h --- m) sin A , A'B' - sin B.
Le périmètre à rendre minimum est donc
(h — m) sin A + Va² + 4m² sin B.
La condition du minimum est
4m
- sin A + COS
哈= 0,
Va² + 4m²
A
ang. 2 • Le point M est
d'où m --2 ttang donc l'orthocentre du triangle
isoscèle .
*Question 1375.
(Voir Mathesis, (3) II, p. 152).
Etant donnés n nombres complexes a , b, c, ...9 on considère les 2-1
modules différents des nombres compris dans la formule ± ab ± c ± ...
Démontrer quela moyenne arithmétique de leurs carrés est égale à la somme
des carrés des modules des n nombres donnés. (E. CESARO) .
97
Solution par MM . EMMERICH , RIUS y CASAS et VERHEUGEN . Soient
a =· a₁ + a₂i, b = b₁ + b₂i, c = c₁ + Cai , ... Comme deux nombres
+ a + ▲, —a — A, ne différant que par le signe ont même module ,
la somme des carrés des modules différents des nombres compris dans
la formule a ± b ± c ... sera représentée par
S = Σ (a, b₁ ± c₁ ± ...)² + Σ (α₂ ± b₂ ± c₂ ...) .
Le symbole (a₁ ± b₁ ± c₁ ± ... ) 2 renferme évidemment 2-1 termes.
En développant ceux- ci on obtiendra chaque carré 2″-1 fois avec le
signe positif, et les doubles produits paraîtront 2-2 fois avec le signe
positif et autant de fois avec le signe négatif . Il en résulte que la somme
S revient à
2n-1 (a₁² + a₂² + b₁² + b₂² + c₁ ² + C₂² + ·· ·) = 2″-¹ Σ (mod a)³ .
*Question 1377.
(Voir Mathesis (3), II , p. 184).
Etant donnés deux triangles ABC , A'B'C' , désignons par A(B'C' ) , ...
les triangles ayant pour côtés (CA , AB, B'C' ) , ... Démontrer que si ABC
et A'B'C' sont métaparallèles (question 1368, 1902 , p . 104) : 1 ° les
médianes des sommets A , B, C dans les triangles A( B'C') , B (C'A'),
C(A'B') coupent les côtés BC , CA , AB en trois points collinéaires ; 2º la
même propriété existe pour les symédianes des mêmes sommets dans les
mêmes triangles. (L. RIPERT) .
Solution géométrique par M. EMMERICH . Appelons D, D' les deux
métapôles. B'C' étant parallèle à AD , la médiane du sommet A dans le
triangle A(B'C') est conjuguée harmonique de AD par rapport à l'angle
BAC. Or , si trois transversales angulaires d'un triangle concourent en
un point D, leurs conjuguées harmoniques par rapport aux angles
correspondants rencontrent les côtés opposés en trois points d'une droite .
C'est la droite harmoniquement associée au point D. La transversale
isogonale réciproque à celle-ci contient les points où les symédianes des
triangles en question rencontrent les côtés du triangle ABC .
On peut encore remarquer que les médianes et symédianes en question
sont respectivement parallèles aux médianes et symédianes du sommet
D' dans les triangles D'B'C' , D'C'A' , D'A'B ' .
Solution analytique par M. BASTIN.
- 98 -
*Question 1379.
(Voir Mathesis, (3) II , p. 184) .
Trouver sur les côtés AB, BC d'un triangle ABC des points C' , A' tels
AC' BA'
que AB = BC' CC' = AA' .
Posons
AC' BA'
- = λ , d'où AÇ′ = cλ , BA' = ad;
AB BC
en égalant les expressions de CC' , AA' ' déduites des triangles CC'A ,
AA'B, on obtient
b² + c²λ² — 2bcλ cos A - c² + a²λ² -
— 2caλ cos B ;
d'où, en éliminant les produits 2bc cos A , 2ca cos B au moyen des
formules
a² = b² + c² ― 2bc cos A, 62 = c² + a² - 2ca cos B,
et en ordonnant par rapport à λ,
=0 .
2.² (c² — a²) +27 ( a² — b² ) + b² — c² — (1)
Cette équation devient identique si a = b —c ; résultat facile à prévoir.
Lorsque bc, on trouve à = O et λ = = 2 ; la première racine corres-
pond aux côtés égaux CA et AB, la seconde suppose qu'on prolonge
AB de BC' AB et BC de CA' =BC .
Lorsque c = a, l'équation ( 1 ) a pour racines λ = ∞ et λ = 12 ; la pre-
mière racine correspond aux parallèles menées par A à BC et par C à AB;
la seconde , aux médianes issues des extrémités de la base du triangle
isoscèle .
L'hypothèse a -b donne λ = 1 et λ = - 1 ; la solution ne diffère pas
essentiellement de celle qui a été trouvée pour b = C.
Enfin, considérons un triangle scalène . Les racines de l'équation ( 1 )
sont
— a² ± √ [(a² - b²)² + (b² -
b² - — c²)² + (c² -
— a²) *]
λ= ;
c² — a²
elles sont réelles et inégales .
99
BC'
Si l'on prend pour inconnue le rapport μ ou le rapport
BA
AC'
=-v, l'équation ( 1 ) est remplacée par
C'B
µ² (c² -
— a²) + Qµ ( b² — c² ) + b² — a² = 0 ,
v² (a² — b²) — 2v (c² — a² ) + b² —— c² == 0.
λ varie, le point d'intersection des droites CC' , AA'
Lorsque le rapport à
décrit l'ellipse qui touche BA, BC aux sommets A, C et passe par le
centre de gravité . Quel est le point de cette ellipse qui donne CC'AA'?
Les deux points C qui résolvent la question peuvent être considérés
comme les points doubles d'une involution située sur AB et définie par
la relation
- a²) + (2 + 2.') (a² — b²) + b² — c² = 0 ;
XX' (c² —
deux couples sont déterminés par les valeurs
22 C2
λ = 0, X= λ - 1. λ =-
a² -b2 - 62
NOTE. La solution précédente était pour ainsi dire sous presse quand
nous avons reçu , de M. Déprez , une solution presque identique .
Notre zélé collègue de l'athénée de Bruxelles rappelle la signification
remarquable du radical
νΣα J Σb³c² = 2Scot V - 3,
où V désigne l'angle de Brocard du triangle ABC . Si l'on construit sur
BC extérieurement et intérieurement des triangles équilatéraux BCS.
BCS' , on a
AS,2 = 28 (cot V - 1/3) ;
AS28 (cot V + V/3) , AS²²
par conséquent
Σα ·Σbac²:= AS . AS2
Dans le triangle automédian (2c2 = a + b²) , on a
λ = 2 ± 1/ 3 =tg 75° ou tg 15°.
Autre solution par M. ROSE. (J. N.)
100
*Question 1395 .
(Voir Mathesis, (3) II, p. 264. )
Soient O le centre du cercle circonscrit au triangle ABC et K1 , K2, KS ,
les points de Lemoine des triangles OBC, OCA , OAB . Calculer l'aire du
2
triangle K, K,K,. (TUCKER) .
Solution par MM . BASTIN, DÉPREZ , EMMERICH , DELAHAYE , LEZ et
PLAKHOVO. Le triangle K, K,K, est la somme des triangles OK, K₂,
OK,H,, OK, K,. Soit D la projection de O sur BC . On a
OK , 2R2
"
OD a² + 2R2
d'où
2R5 cos A R cos A
OK , =
a² + 2R² 1 + 2 sin² A
On a des valeurs analogues pour OK,, OK,. Il en résulte
R2 cos A cos B sin C
2K , OK , = OK, .OK2 sin C
(1 + 2sin² A ) (1 + 2 sin' B)
On obtient des expressions analogues pour les deux autres triangles
partiels . Par conséquent
RΣ cos A cos B sin C ( 1 + 2 sin² C)
2K , K , K; =
( 1 + 2 sin² A ) (1 + 2 sin³ B) ( 1 + 2 sin² C)
Or,
Σcos A cos B sin C - sin A sin B sin C ,
22 cos A cos B sin' C - 2 cos A cos B sin C - 22 cos A cos B sin C cos' C
= 2 sin A sin B sin C -cos A cos B cos CΣ sin 2C
= sin A sin B sin C (2 4 cos A cos B cos C) .
De là
R sin A sin B sin C (3-- 4 cos A cos B cos C)
2K , K, K, =
(1 + 2 sin² A ) ( 1 + 2 sin² B) (1 + 2 sin² C)
Observant que ABC =
: 2R2 sin A sin B sin C, on peut écrire
K , K ,K 3 - 4 cos A cos B cos C
ABC 4(1 + 2 sin' A) (1 + 2 sin² B) ( 1 + 2 sin³ C)
- 101 -
Cas particuliers. 1º Si A = 90° ,
R❜ sin 2B
K₁K₂K ; =
4(3+ sin² 2B)
1
2º Si A = 90º, BC, on trouve K, K,K, = R'.
16
3
3º Si ABC , on obtient K, K,K, = R /3 .
100
(EMMERICH . )
Question 1396 .
(Voir Mathesis , (3) , II , p . 264. )
On considère les triangles ABC dont la base AB est fixe et l'angle C
constant. Soient D, D ' les pieds des bissectrices issues de A. Trouver le
lieu du milieu de la distance DD' . (E. N. BARISIEN .)
Solution par M. J. DEPREZ . M étant le milieu de DD' , on a
MAB = MAD + DAB = MDA + DAC =2dr - C.
Le point M décrit la tangente en A au segment capable de l'angle C,
décrit sur AB.
La droite DD' tourne autour du point B et l'on a MD — MD' := MA ;
par conséquent, les points D, D' décrivent une strophoïde oblique dont
le point double est en A.
Ont résolu la même question MM. BASTIN, COUVERT, EMMERICH, ROSE et LEZ.
M. EMMERICH a cherché l'équation du lieu des points D, D' par la géométrie
analytique.
X
QUESTIONS D'EXAMEN
1088. Résoudre le système
x + y + 2 + t— 0,
ax + by + cz + dt = 0,
a²x + b²y + c²z + d³t = 0 ,
x² + y² + z² + ť² = 1 .
(Faculté des Sciences , BUCAREST , Examens d'octobre 1902) .
-- 102
Soient 61 , 62, 65. d. les déterminants obtenus en supprimant une colonne du
système d'éléments
1 1 1 1
α b с d >
a² b2 c² d²
et posons Smam + bm + cm + dın. On a
X y ༧ 1
=
δι - င်း би
4 Si S₂
¿‚³ + 育 + 83ª + ô4² : S₁ S₂ Sg
S2 S3 S4
1089. Si x1 , C2 , s sont les racines de l'équation
x³ +р₁x² + µ₂x + P3 = 0 ,
calculer la fonction symétrique Ex²x².
(Ibid .)
1090. Etant donnée tg α = a, former l'équation qui donne
2α
tg - 2. Cas particulier où a 1.
3 (Ibid .)
1091. Etant donnés deux cercles , de centres A et B, une tangente
quelconque au premier cercle rencontre la seconde circonférence aux
points C et D. Trouver l'enveloppe du cercle circonscrit au triangle BCD .
Une inversion dont B est le centre et BC² la puissance change la droite CD
en la circonférence BCD ; l'enveloppe cherchéejest donc la transformée de la
circonférence A.
1092. Décomposer en facteurs rationnels
P = x64 + x² +1 .
On a
P = x + 2x32 +1 - x³² = (x³² + x¹6 + 1) (x³° - 216 + 1)
= (x¹6 + x² + 1) (x¹6 x³ +1 ) (x³½ - x16-+ 1)
= (x² + x + 1) (x² ·- — x² + 1 ) (x® -
— x + 1) ( x² - — x * + 1)
+ (x16x8 + 1 ) (25% -— x16 +1 ) .
1093. Résoudre l'équation
3
a (x + b) = x + √ xb² /x²b.
(CANDIDO).
103 -
Le premier membre peut s'écrire :
a[ (Vx)³ + (1³
/b‚³] = a(V³/x¸+ v³
/b) (V/x+ − V³/xb + V³
/b²),
et le second membre :
ا
✓شx ( x² - √3/206 + 16%);
de sorte que l'équation se décompose en
3x² - ŵ³/ xb + √3/b² = 0, a(1³/ x + 1³/b) = x.
Si l'on prend x pour inconnue, le premier facteur donne
1±V 3
Vx = Vb , d'où x = —b.
2
Cette solution ne satisfait à l'équation proposée que si l'on prend pour
Vxb³, Vb des déterminations imaginaires.
1094. Soient ( D, E , F) , (Da, Ea , Fa) , ... les points de contact des
côtés a, b, c d'un triangle ABC avec les cercles tritangents I , Ia , ...
On a :
A A
EF = a² sin❜ + (b − c)² cos²·
2
2 A
E.Fo '— (a + b) ² cos³ — +c² sin² 4 ,
唸
2 A A
E.F. = (a + c)² cos² + b² sin²
2 2
aire DEF = DaEbFe = -S,
2R
- 2
DoE.Fa - DeEaFo p²
S.
4Rr
Si E.Ft EcFa , le triangle est isoscèle ou bien 2p cos A + a = 0.
(J. N.).
1095. La normale en un point M d'une courbe C rencontre les axes
Ox, Oy aux points A, B ; la perpendiculaire élevée en M sur le rayon
OM coupe les mêmes axes en A' , B' . Déterminer la courbe C par la con-
dition que les points A, A' , B , B' soient sur une même circonférence .
(F. d. Sc. , BUCAREST),
X
On trouve y' = ㄓ , d'où x² + y² = C.
y
104 -
1096. Résoudre l'équation
cos 7x cos x sin 7x sin x ==a.
(V. CRISTESCO) .
Cette équation se ramène à
6 cos² 4x + cos 4x -
— (3 + 4a) = 0.
QUESTIONS PROPOSÉES .
1415. Par un point donné P, on mène une droite quelconque A, qui
rencontre les faces d'un tétraèdre donné ABCD aux points A,, B₁ , C₁ , D₁ ;
soient A , B , C , D
' , les symétriques de ces points par rapport à P.
Démontrer par la géométrie que 1º Les milieux des droites AA₁ , BB ,,
CC₁ , DD sont situés dans un même plan ; 2º Les milieux des droites
AA,, BB'₁ , CC'₁ , DD , sont les sommets d'un tétraèdre de volume constant.
Trouver l'enveloppe du plan passant par les milieux des droites AA,,
BB , CC , DD,. (J. DÉPREZ . )
1416. On considère les hyperboles d'Apollonius d'un point fixe P
par rapport aux coniques passant par quatre points fixes A, B, C , D.
Démontrer que ces hyperboles ont, en outre du point P trois points
communs L, M, N situés sur la conique des neuf points du quadrangle
ABCD ; les droites PL, PM, PN sont tangentes à une même courbe de
la troisième classe , indépendante de la position du point P et qui est la
projection orthogonale ( réelle ou imaginaire) d'une hypocycloïde à trois
rebroussements . (A. GOB. )
1417. Une courbe plane C tourne dans son plan autour d'un point
fixe O ; on lui mène une tangente parallèle à une direction donnée .
Trouver le lieu du point de contact : 1 ° lorsque C est une circonfé-
rence tournant autour de l'un de ses points ; 2° lorsqu'on fait tourner
une développante de cercle autour du centre du cercle générateur ;
3 lorsqu'une spirale logarithmique tourne autour de son pôle .
(H. BROCARD .)
* 1418 . Une parallèle à la base BC d'un triangle ABC rencontre
AB en B ' , AC en C' . Déterminer cette droite B'C' par la condition que
les deux aires AB'C', B'C'CB engendrent des volumes égaux lorsqu'elles
tournent 1° autour de B'C' ; 2º autour de BC ; 3º autour de la parallèle
à BC mené par A. (J. NEUBERG .)
― 105 www
SUR LES COUPLES DE TRIANGLES HOMOLOGIQUES DONT LES
SOMMETS SONT SITUÉS SUR SIX DROITES DONNÉES :
par M. J. NEUBERG .
Soient a , a , b, b' , c, c' , six droites données dont deux quelconques ne
sont pas situées dans un même plan, et soient A, A' , B, B' , C, C' les
points où elles sont rencontrées par un même plan u. Je vais étudier
l'enveloppe o du plan u sous la condition que les triangles ABC, A'B'C'
soient homologiques , ainsi que le lieu F du centre d'homologie M de ces
triangles . Le cas particulier où les droites a, b, c concourent en un même
point S et les droites a' , b' , c' en un autre point S', a fait l'objet de la
question 1382, résolue par M. Stuyvaert ( Mathesis , (3) , III , p . 74) .
Le problème qui nous occupe ici , peut encore être énoncé ainsi : On
considère les triples de droites a , b , c, qui s'appuient respectivement
sur les couples de droites aa' , bb ' , cc', concourent en un même point M
et sont situés dans un même plan μ ; trouver le lieu de M et l'enveloppe
de μ.
Il est facile de voir que les surfaces F et o se correspondent par voie
de dualité ; je vais cependant étudier chacune d'elles directement .
1. Les droites a, a' , b , b' , c, c' appartiennent à la surface F.
En effet, par un point quelconque M pris sur a par exemple, menons
les droites BB' = b₁ , CC' c₁ s'appuyant sur les couples bb' , cc' ; le plan
b₁c, coupera a' en un point A' tel que les triangles MBC , A'B'C' ont pour
centre d'homologie le point M.
Lorsque M se déplace sur a , le plan bic , passant par deux génératrices
des systèmes réglés (abb ') , (acc') enveloppe la développable circonscrite
à deux hyperboloïdes ayant une génératrice commune ; cette dévelop-
pable est également circonscrite à la surface p .
2. Les droites a, a' ... appartiennent à la surface o .
En effet, un plan quelconque μ м mené par a par exemple, rencontre
les autres droites a', b, ... en des points déterminés A', B ...; si les
droites BB'b₁ , CC' c₁ se rencontrent au point M , la droite MA'
coupe a en un point A, tel que les triangles ABC, A'B'C' sont homo-
logiques.
Lorsque le plan μ tourne autour de a, les droites b , c , engendrent
9
- 106 -
deux systèmes réglés ( abb' ) , ( acc' ) et leur point de rencontre M décrit
une cubique gauche, intersection de deux hyperboloïdes qui ont une
droite commune .
3. Prenons arbitrairement la droite CC'c, s'appuyant sur c et c'.
Si par un point M' mobile sur c, on mène les droites a , b 1, s'appuyant
respectivement sur les couples aa', bb' , les plans c₁a' ,, c , b' , se correspon-
dront dans deux faisceaux qui sont projectifs avec la ponctuelle (M') et
par suite projectifs entre eux . Les deux éléments doubles de ces faisceaux
sont deux plans µ appartenant à p . Il résulte de là que la droite c₁ con .
tient en dehors des points C, C' de c , c' encore deux autres points M ;
donc la surface F est du quatrième ordre . Semblablement, il passe par c₁ ,
en dehors des plans cic, cic' , deux plans μ ; donc la surface est de la
quatrième classe.
4. Voici une autre manière d'arriver aux mêmes conclusions .
Prenons arbitrairement les points A, B sur a , b . Le point M doit alors
se trouver dans les plans a'A, b'B ; donc si le plan a'A coupe b en B, et
que le plan b'B rencontre a en A₁ , le point M appartient à la droite A, B,.
La droite CC'est donc l'une des deux droites qui s'appuient sur les
quatre droites c, c' , A, B₁ , AB .
Nous trouvons ainsi , outre les plans aB, bA, deux plans μ passant par
la droite AB, et outre les points A , B, deux points M situés sur la
droite A, B,.
5. Soit g l'une des deux droites qui s'appuient sur les quatre droites
a, a', b , b' . Tout plan µ passant par g appartient à q ; car s'il rencontre
cet c' en C et C' , les triangles correspondants ABC , A'B'C' ont pour
centre d'homologie M le point de rencontre de g avec la droite CC' .
On voit par là que les surfaces F et contiennent en dehors des
droites a, a , b, b' , c, c' , encore six autres droites qui sont les quadrisé-
cantes de deux des couples aa' , bb' , cc' .
6. Soit h une droite quelconque.
Si par un point M mobile sur h on mène les trois droites a,, o'₁,
1 c',
s'appuyant respectivement sur les couples aa' , bb' , cc' , ces droites seront
situées dans un même plan u chaque fois que M appartient à la surface F,
et μ sera un plan tangent de chacun des hyperboloïdes (haa') , (hbb '),
(hec') . Mais trois hyperboloïdes qui ont une droite commune ont quatre
- 107 -
points communs et quatre plans tangents communs . Donc il existe sur h
quatre points M et la surface F est du quatrième ordre .
De même, si un plan mobile μ passe constamment par h et rencontre
a, a', b, b' , c, c' aux points A, A' , B, B' , C , C' , les droites AA', BB' ,
CC' concourent en un même point M chaque fois que μ appartient à
l'enveloppe q , et M est alors un point commun aux trois hyperboloïdes
(haa') , (hbb'), (hcc' ). De là il résulte de nouveau que ዋ
o est de la quatrième
classe .
Ces dernières considérations conduisent à une nouvelle définition des
surfaces Fet :
Etant donnés trois couples de droites aa' , bb' , cc', on considère les
trois systèmes réglés (haa ') , ( hbb ') , (hcc') qui ont une même directrice
commune variable h . F est le lieu des points communs , et q l'enveloppe
des plans tangents communs à ces systèmes réglés variables .
. Lorsque les droites a, b, c passent par un même point S , tout plan
mené par S peut être considéré comme un plan μ ; par suite, l'enveloppe
se compose du point S et d'une surface de la troisième classe.
Lorsque les droites a , b, c concourent en un point S, et les droites
a', b', c' en un autre point S', l'enveloppe q se compose des deux points
S, S' , et d'une surface de la deuxième classe (hyperboloïde) . J'ai proposé
ce cas particulier dans la question 1382 de Mathesis.
Supposons maintenant les droites a, b, c situées dans un même plan π
et les droites a' , b' , c' situées dans un second plan π' . Le lieu proprement
dit du point M tel que les droites a₁ , bi , ci passant par M et s'appuyant
respectivement sur les couples aa' , bb' , cc' soient situées dans un même
plan μ , est l'hyperboloïde ayant pour directrices les droites joignant les
couples de points (bc , b'c') , (ca , c'a') , (ab , a'b') . — J'ai également proposé
ce cas particulier dans la NCM , t . II , p . 190 , question 121 .
Qu'il me soit permis de rapporter ma première démonstration de cette
question . Désignons par P, Q, R, P ' , Q' , R' les sommets des deux trian-
gles abc, a'b'c' . Si l'on projette, à partir du point M , le triangle P'Q'R'
en P"Q"R" sur le plan abc, les triangles PQR, P" Q" R" auront pour
axe d'homologie la trace du plan μ ; par conséquent, les droites PP" ,
QQ" , RR" concourent en un même point S , ce qui revient à dire que les
plans MPP ' , MQQ' , MRR' se coupent suivant une même droite MS ou
que MS s'appuie sur les droites PP', QQ' , RR' .
108 -
8. Soient données les équations des droites a, a' , b , b ' , c , c' sous la
forme
Ax = A₁X₁ + A2X2 + а¿X3 + а4X4 = 0, a'x = 0.
fx = f₁₁ + f2X2 + ƒ5X5 + f$ Xs = 0; f = 0;
bx = 0 , b'₂ = 0, Cx = 0,
I Cx C' = 0 ,
ན
9x =: 0 ; 9'2 = 0; hz = 0 ; Wz= 0 ;
{\h'₂
et soit
μπ = μ₁∞₂ +µ¿x2 + μsXs + µ4∞, == 0
l'équation du plan µ, qui coupe les droites a' , b' , c' aux points A' , B ', C ' .
Les plans aA' , bB' , cc' peuvent être représentés par
pax + qfx = 0, p'bx + q'9x = 0 , p'cx + q″ hx = 0. (1)
Ces plans et le plan u doivent concourir en un même point M , d'où la
condition
Ipa + qf p'b₁ + q'g₁ p'c, + q ″ h , p₁ | = 0 ; (2)
j'indique ici un déterminant par sa première ligne seulement, les
autres lignes ne different de la première que par l'indice 2, 3 ou 4.
Pour déterminer les coefficients encore inconnus p, q , ...
……. , j'exprime
par exemple que les plans
pax + qfx = 0, a
' = 0, fx = 0 , flx = 0
μx
concourent en un même point, ce qui donne l'égalité
I pa₁ + qfi a f₁ μ₁ = 0,
de sorte qu'on peut prendre
p = | fi, a₁, f',, Mel , q9 = la₁, a'₁, f ',, Mil . (3)
Comme ces valeurs de p, q, ... sont du premier degré en μ₁ , μ2 , μö , μng
l'équation (2) est du quatrième degré par rapport à ces mêmes quantités ;
donc la surface o qui est représentée par l'équation (2) en coordonnées
tangentielles , est de la quatrième classe.
Pour obtenir l'équation de la surface F , substituons les valeurs (3 ) et
les valeurs analogues de p' , q', ... dans les équations ( 1 ) et éliminons
ensuite µ , µ2, µ , µ entre les équations (1 ) et μπ = 0. L'élimination se
fait aisément parce que les n'entrent qu'au premier degré. On trouve
ainsi une équation du quatrième degré en x1 , x2, xs , Z▲ qui représente
la surface F.
9. L'étude de la surface lieu des axes d'homologie des triangles ABC ,
A'B'C' présente plus de difficultés.
- 109
THEORIE PUREMENT ANALYTIQUE DES FONCTIONS CIRCULAIRES
D'APRÈS SEIDEL .
(Suite, voir pp . 81-84).
II. Propriété fondamentale des sinus et cosinus.
1. Théorème de l'addition sous forme incomplète . Considérons , outre
les quantités = cos 0 , y = sin 0 dont il a été question dans le § I , deux
quantités non négatives x' , y' vérifiant la relation
x'² + y'² = 1 .
Déterminons, comme plus haut, une suite de quantités ( ,, y'₁ ) ,
(x'₂, Y'₂), ..., (xn, yn) non négatives , telles que l'on ait
(x', + y', i)² = x' + y'i,
(x'½ + y'₂i)² = x ; + y'₁i,
( n tới ) = ntn
On aura, 0' étant une certaine quantité bien déterminée,
lim 2"y'0',
et, d'après les définitions du sinus et du cosinus,
x' = cos 0' , y' = sin 6' .
Soit maintenant
X + Yi = (x + yi) (x' + y'i),
ou
X = xx' - yy', Y = xy' + x'y. (1)
On aura
X² + Y¹ =· (x² + y² ) (x²² + y'³) = 1 .
Supposons X non négatif et formons la suite illimitée de quantités non
négatives (X , Y₁) , (X2 , Y2), ...9 (Xn, Yn), vérifiant les relations
(X₁ + Y₁i)² = X + Yi,
(X2 + Y₂i)² = X₁ + Y₁i,
(Xn + Yni)² = Xn- 1 + Yn_12.
On aura, étant une nouvelle quantité bien déterminée ,
lim 2" . Y = 0
et l'on posera
X cos , Y = sin ☺ .
- 110 ―
Les relations ( 1) pourront maintenant se mettre sous la forme
cos cos e cos 0' - sin e sin e', sin ℗ = sin cos 0' + sin e' cos 0 .
2. Théorème de l'addition sous forme complète : ☺ = 0 + 0' . La rela-
tion qui définit X , et Y, peut s'écrire
(X₁ + Y₁¿)² = (x + yi) (x' + y'i) = (x , + y , i) ² (x
' , + yi)² .
On a donc
X₁ + Y₁¿ = ± (x , + y 、 i) (x', + y ', i)
ou
XI = ± (x,1' -
X₁ x , — Y₁y'₁ ) , Y₁ = ± (x¸‚x', + x'‚y ', ) .
Je dis que l'on doit toujours prendre le signe supérieur dans ces for-
mules.
En effet , supposons d'abord x, y, x' , y' , différents de zéro . Dans ce cas ,
x , y , x , y sont aussi différents de zéro . Pour que Y, ne soit pas
négatif, on doit évidemment prendre le signe supérieur ; par suite , on
doit aussi prendre le signe supérieur pour X, puisque les signes
supérieurs ou inférieurs se correspondent dans X, et Y₁ .
Si x =O, et, par suite , y == 1 , on a X- y' . Pour que X ne soit
pas négatif, il faut que y' = 0 et , par suite , ' = 1. Alors , on a aussi
y'₁ = 0, x' = 1 (S 1 , nº 4) et il en résulte que X, = + x₁ , Y₁ = Iyi.
Pour que X , Y₁ ne soient pas négatifs , on doit donc prendre les
- La démonstr
signes supérieurs . ation est la même si l'on suppose
x' = 0.
Si y = 0, et, par suite , z = 1 , on a y₁ = 0 , x₁ = 1 , X₁ = ± x',,
1
Y₁ = ',1 et évidemment , on doit de nouveau prendre les signes supé-
y
rieurs. -- La démonstration est la même si l'on a y' = 0.
On a donc
X₁ + Y₁i = (x₁ + y₁i) (x', + y ', i) ,
puis évidemment de même ,
X₂ + Y₂i = (≈2 + Y₂i) (x'½ + y'₂i),
Xn + Yni = ( n + Yni) (x'n + Y'ni).
En particulier, on tire de là
Yn = Xny'n + X'nyn ,
2″ .Y₂ = xn (2" .yn ) + x's (2″ .yn) ,
- 111 -
mais , pour n∞ , lim . X
∞ = 1 , lim . = 1. On a donc , en passant
à la limite, dans la dernière relation, d'après la définition de 0 , 0 ' , ☺ ,
> = 0 + 0'.
Par suite, les formules d'addition deviennent
cos (0 + 0') = cos e cos 0' -— sin 0 sin 0' ,
sin (0 + 0') = sin 0 cos 0' + sin 0' cos 0.
3. Formules sin ( ¦ π ·0) == cos 0 , cos (½ π - 0) = sin . Soit 0 +0'
= π. Dans ce cas, on aura
cos e cos 0' - sin 0 sin 0' = COSπ == 0,
sin 0 cos 0' + cos 0 sin 0' = sin ½ π =: 1 .
Résolvant ces équations par rapport à sin e' , cos 0' , on trouve
sin (' = cos 0, cos 0' = sin 0,
c'est-à-dire,
sin ( T - 0):= cos 0, COS ( π -0) = sin 0 .
4. Les fonctions sinus et cosinus sont des fonctions bien déterminées et
continues . On a évidemment
cos (0 + 0') cos = сов 0 (1 - cos 0') - sin sin e' < 0 .
La fonction cos 0 décroît donc, et, par suite, sin 0 = + √1 — cos² 0
croît quand croît de 0 à π. A une valeur de correspond donc une
valeur unique de cos 0 et sin 0 ; autrement dit , sinus et cosinus sont des
fonctions bien déterminées .
De la formule qui donne la valeur de sin (0 + 0') , on déduit
sin (0 + 0') sin 0
< (2)
0 +0' 0
En effet, cette relation peut s'écrire successivement,
0 sin (0 + 0') < (0 +0 ') sin 0 ,
sin 0 cos 00 sin 0' cos 0 <0 sin 00'sin0,
sin o' sin 0
0' cos 00 < 0 sin 0 (1 cos 0').
( 0' COS Ө
Le second membre de cette dernière inégalité est positif. Le premier ,
au contraire , est négatif, car on a (§ I , nº 5)
y sin 0 y' sin '
e' > y' ou sin e' , > 0>Ө =Ө
cos e 0'
- 112 ―
On sait, au moins depuis Ptolémée (*), qu'au moyen du théorème de
l'addition et de la relation (2) , on peut faire des tables aussi exactes
qu'on le veut, des fonctions sinus et cosinus .
On tire, de la relation (2) ,
sin 0
sin (0 + 0') — sin 0 < 0'' <0',
Ө
ce qui prouve que sin 0 est une fonction continue . D'après le n° précédent ,
il en est de même , par suite, de cos 0 .
(A continuer). (P. M. ) .
*NOTES MATHÉMATIQUES .
×9. Sur une nouvelle definition du point de Lemoine K d'un triangle
ABC . Soient x, y, z les distances d'un point quelconque K aux côtés d'un
triangle et a , a' , ß, B' , 7, 7' les angles CAK , KAB , ABK , KBC, BCK ,
KCA. La perpendiculaire z partage le triangle KBC en deux triangles
desquels on déduit facilement
a = x (cot B' + coty) .
Par analogie
by (cot ' + cot a), cz (cot a' + cot ß) .
Donc si
y =2 - 2S
—
a C a² + b² + c² ³
on a
= a²+ b²+c² =
cotß'cotycoty' + cot a cot a' + cot ß 2 cot V.
2S
Ces dernières égalités peuvent servir à définir le point de Lemoine .
(E. N. BARISIEN . )
10. Constructions du centre de courbure de la parabole. 1º La normale
au point M de la parabole rencontre l'axe en P. On élève la perpendicu-
laire en P à PM et on mène par M la parallèle à l'axe. Ces deux droites
(*) Ptolémée trouve le rapport de la corde d'un degré à l'arc d'un degré grâce
à la relation (2) , en remarquant qu'il est compris entre les rapports analogues
pour degré et pour 1 degré. Bien des manuels modernes de trigonométrie
sont moins scrupuleux dans le calcul approximatif des valeurs des fonctions
trigonométriques.
113 -
se coupent en Q. La projetante de Q sur l'axe rencontre MP au centre de
courbure N.
2. On prend le symétrique M' de M par rapport à l'axe . On mène la
parallèle à l'axe par M' qui rencontre la droite joignant M au foyer F,
au point K. La perpendiculaire élevée en K à KM rencontre la normale
en M au centre de courbure N.
Ces constructions sont elles - connues? (E. N. BARISIEN) .
X. Identités algébriques . On vérifie facilement les identités
-
nº = (2n -− 2) + ( n² - — 1 ) ³ + ( 2n − 2) ³ + (2n —- 6)³
- -
+ (n² — 8n +15) ² + ( n² — 3n + 2) ² + (n² — n) ² + (3n − 2) ² ,
no == (2n — 3 ) ³ + ( n² →— 1 ) ³ + ( 2n — · 2) ³ + (2n — 6, ³
+ (2² — 8n +15)² + ( n − 1 ) ² + (n² — 5n + 5) ² + (n³ + n −- 1 ) ³ .
Il en résulte que toute puissance sixième nº > 1 est la somme de quatre
cubes et de quatre carrés dont aucun n'est nul .
On trouve directement
26 =· ( 1³ + 1³ + 2³ + 3³ ) + ( 1² + 1²2 + 3² + 4²) ,
#
36 = (1³ +35 +45 + 85 ) + (3² + 4² + 6² + 8²),
56 = (4³ + 7³ + 8³ +245) + (4² + 5² + 20² + 21²) .
(DE ROCQUIGNY-ADANSON . )
BIBLIOGRAPHIE .
Leçons de Mécanique élémentaire à l'usage des élèves des classes de première
(latin-sciences ou sciences-langues vivantes) conformément aux programmes
du 31 mai 1902 , par P. APPELL, Membre de l'Institut , et J. CHAPPUIS , Professeur
à l'École Centrale. Paris , Gauthier-Villars, 1903 (vIII-177 p . in 18) . Prix :
2 fr. 75 c.
I.
Voici, d'après la Préface, quelques détails sur la composition de ce petit
Volume, que nous récommandons vivement à nos lecteurs.
La Partie géométrique relative aux vecteurs a été développée par des
méthodes géométriques élémentaires qui offrent l'avantage d'habituer l'élève à
raisonner directement sur les objets eux-mêmes, tandis que l'abus des méthodes
de la Géométrie analytique détruit l'intuition et l'esprit d'invention . (*)
(*) A la page 51 , ligne 5, on a imprimé par inadvertance, au sixième du pour
six fois le.
10
- 114 -
Dans les principes de la Cinématique nous avons fait comprendre, par de
nombreux exemples , la relativité de la notion de mouvement et nous avons
supprimé complètement le mot de mouvement absolu. Pour la notion de temps,
nous avons donné quelques développements sur l'égalité, l'addition, la multi-
plication et la division du temps, sur l'unité de temps et sur le pendule
considéré comme instrument de mesure du temps. L'exposition de la Cinémati-
que du point se trouve simplifiée, grâce à l'heureuse idée qu'on a eue d'introduire
franchement la notion de dérivée dans les éléments. Il est alors aisé de définir
d'une façon précise , d'abord le vecteur vitesse, puis le vecteur accélération considéré,
par l'intermédiaire de l'hodographe, comme la vitesse de la vitesse.
Pour les mouvements élémentaires d'un solide, translation, rotation, mouve-
ment hélicoïdal, nous avons donné des définitions et une étude rigoureuses, puis
nous avons indiqué des exemples familiers tirés des objets usuels . Dans
l'application de la réalisation pratique de ces mouvements, nous avons donné
des figures représentant des glissières, des arbres et des coussinets, des pivots
et des crapaudines , des vis et des écrous ; mais il est évident que le professeur
ne devra pas se contenter de figures, ni même de modèles, mais qu'il devra
montrer aux élèves comment ces mouvements sont obtenus dans des machines
usuelles, voiture, bicyclette, automobile , locomotive, et dans les appareils de
Physique.
Enfin, pour le changement du système de comparaison, nous nous sommes
limités , comme l'indique le programme, aux trajectoires et aux vitesses , le
théorème de Coriolis devant être réservé pour l'enseignement supérieur ; puis
nous avons donné des applications tirées de mouvements usuels qui suggéreront
de nombreux exercices du même genre. »
II.
Les Leçons de Mécanique élémentaire de MM . Appell et Chappuis sont le premier
manuel où l'on ose affirmer d'une manière claire et nette la relativité essentielle
du mouvement. Comme on a récemment affirmé la thèse contraire, en France
et en Belgique, à propos du pendule de Foucault, nous reproduisons ici les pages
lumineuses de M. M. Appell et Chappuis, sur ce point de doctrine.
30. Systèmes invariables ou corps solides . Les figures géométriques
peuvent être considérées comme formées de points . On peut également regarder
les corps matériels comme formés d'un grand nombre de particules assez petites
pour que la position de chacune d'elles puisse être définie comme celle d'un
point ; on appelle alors ces particules des points matériels.
◄ Un système de points géométriques ou matériels est dit invariable, ou encore
solide, quand les distances mutuelles de ces points sont invariables : ces points
sont alors immobiles les uns par rapport aux autres . Les corps appelés commu-
nément solides, une pierre, un morceau de fer ou de bois , forment des systèmes à
peu près invariables : tels sont, par exemple , un triangle dont les côtés ont des
longueurs déterminées, une sphère de rayon constant, un trièdre tri-rectangle.
115 -
« 38. Du mouvement ; sa relativité. Quand on dit qu'un corps est en repos
ou en mouvement, on sous-entend toujours que ce repos et ce mouvement ont lieu
par rapport à certains autres corps regardés comme fixes. Par exemple, quand
on dit qu'une bille posée sur un billard reste immobile, cela signifie que les
distances des divers points qui forment la bille aux divers points qui forment le
billard sont invariables ; quand la bille est en mouvement sur le billard, les
distances de ses divers points aux points du billard varient avec le temps.
Le billard est en repos par rapport à la maison qui le contient ; celle-ci est
en repos par rapport à la Terre ; mais la Terre est en mouvement par rapport
aux étoiles .
« Un train en marche est en mouvement par rapport à la Terre, aux maisons,
parce que les distances des divers points formant le train à ceux qui constituent
la Terre, les maisons, varient constamment.
« Une personne assise dans le train peut rester en repos à sa place , c'est-à-
dire rester immobile par rapport au compartiment qu'elle occupe ; elle est en
mouvement par rapport à la Terre, aux maisons, etc.; cette personne peut
changer de place dans son compartiment , elle est alors en mouvement par
rapport au compartiment et aussi par rapport à la Terre.
Les arbres, les champs situés sur le passage du train sont en repos les uns
par rapport aux autres et par rapport à la Terre, mais ils sont en mouvement
par rapport au train ; le voyageur assis dans le train peut se donner facilement
la sensation que le train est immobile et que le paysage se déplace : il observe
alors le mouvement du paysage par rapport au train.
« Les exemples de corps qui sont ainsi en repos ou en mouvement, suivant
qu'on étudie leurs relations de distances à un corps ou à un autre, sont tous
analogues à ceux que nous venons de présenter. En voici quelques autres :
« Un homme reste debout immobile sur un trottoir roulant: il est en mouve-
ment par rapport à la Terre. S'il se met à marcher, il sera en mouvement par
rapport au trottoir ; le plus souvent, il sera, en même temps , en mouvement par
rapport à la Terre ; cependant, si, tout en marchant sur le trottoir, il s'appuie
de la main sur un arbre devant lequel passe le trottoir roulant, il pourra
maintenir certaines parties de son corps, sa main , par exemple , immobiles par
rapport à la Terre .
La Terre est en mouvement par rapport au Soleil , à la Lune , aux planètes ;
ces divers corps sont en mouvement les uns par rapport aux autres.
« D'après cela , l'idée de mouvement est essentiellement relative ; quand on dit
qu'un corps est en repos ou en mouvement, cette proposition n'a aucun sens si l'on
n'indique pas quels sont les autres corps par rapport auxquels on définit le repos ou le
mouvement.
33. Repères d'un mouvement ou système de comparaison. On appelle
repères d'un mouvement ou système de comparaison , le système invariable par
rapport auquel on étudie un mouvement . Ainsi, quand on dit qu'un voyageur
est en repos ou en mouvement dans son compartiment, on prend comme système
116 →
de comparaison le compartiment. Quand on dit qu'un train est en marche , qu'une
pierre abandonnée à elle-même tombe suivant la verticale, que le Soleil se lève
ou se couche, on prend comme système de comparaison la Terre. En Astronomie
et en Mécanique céleste, on étudie les mouvements de la Terre, des planètes , du
Soleil par rapport à l'ensemble des étoiles dites fixes par définition ; le système
de comparaison est alors le système des étoiles fixes. » (*)
Spezielle algebraische und transcendente ebene Kurven . Theorie und
Geschichte von Dr G. LORIA, ord . Professor der höheren Geometrie an der
Universität Genua . Autorisierte, nach dem italienischen Manuskript bearbei-
tete deutsche Ausgabe von F. SCHUTTE, Oberlehrer am königlichem Gymnasium
zu Neuwied. Leipzig, Teubner, 1902. (In-8° de xx1-744 pages avec 124 figures
en 17 planches) . — Prix : 26 mars (**)
« Par la nature même du sujet qu'il traite, l'ouvrage de M. Loria se prête
assez difficilement à l'analyse. Tel un bon dictionnaire, qu'on ne peut guère
recommander que d'une manière générale , en faisant connaître sommairement
le genre de renseignements qu'on y trouve et en disant au lecteur: ouvrez de
confiance le volume , lisez et vous verrez l'exactitude, la variété et la richesse
des renseignements qu'il contient. C'est qu'en effet, la Théorie et l'Histoire des
courbes planes par M. Loria est comme une espèce de dictionnaire des principales
propriétés de ces courbes , dictionnaire aussi indispensable désormais au
géomètre de profession qu'à l'historien des mathématiques.
M. Loria à cherché à remonter aussi haut que possible dans l'histoire de
chaque ligne et à en faire connaître les plus lointaines origines. Après quoi , il
donne les principales propriétés de cette ligne et indique les meilleures
méthodes à employer pour son étude ; mais il ne prétend pas donner la liste
complète de tous les théorèmes qui lui sont propres.
(*) Comme le remarque M. Pasquier, dans un article récent de la Revue des
Questions scientifiques (avril 1903, t. 53, pp. 501-516) , « A propos du pendule de
Foucault » article qui nous a suggéré celui-ci , il résulte de ce qui précéde que
« c'est un non-sens de parler du mouvement de la Terre sans dire par rapport
à quels repères on considère ce mouvement. En réalité, ce mouvement est géné-
ralement rapporté aux étoiles considérées comme fixes. De ce point de vue,
la Terre a un mouvement de rotation sur elle même. » Mais «< il est tout aussi
correct de dire que les étoiles tournent autour de la Terre que de dire que la
Terre tourne par rapport aux étoiles ; dire l'un, c'est dire la même chose que de
dire l'autre ». -- Sur la portée de l'expérience de Foucault, voir le § IV de cet
article et , en particulier, la note de la page 513.
(**) Ce compte rendu est un extrait de celui que le P. Bosmans , S. J. , a fait
paraitre dans la livraison d'avril 1903, de la Revue des Questions scientifiques.
t. 53, pp. 603-609.
- 117 --
Voici un très court sommaire des sept sections dans lesquelles le livre
est divisé :
I. Lieux plans et solides. 1. Droite. 2. Cercle . 3. Coniques.
II. Courbes du 3 ordre. 1. Généralités et classification . 2. Courbes rationnelles
du 3º ordre. 3. Courbes cycliques du 3° ordre. 4. Cissoïde de Dioclès. 5. Généra-
lisations de la cissoïde. 6. Parabole de Descartes. 7. Folium de Descartes.
8. Focale de Quetelet ou Strophoïde oblique. Logocyclique de Booth ou
Strophoïde droite. 9. Généralisations de la Strophoïde . 10. Conchoïde de Sluse.
11. Courbes rationnelles du 3º ordre qui touchent la droite à l'infini . Courbe de
Rolle. 12. Versiera. Visiera et Pseudo- Versiera . 13. Trisectrices de Mac- Laurin ,
de Catalan et de de Longchamps . 14. Cubique duplicatrice et Folium parabo-
lique .
III. Courbes du 4° ordre . 1. Généralités et classifications . 2. Courbes ration-
nelles du 4º ordre. 3. Courbes elliptiques et bicirculaires du 4º ordre en général .
4. Spiriques de Persée ; 5. Conchoïde de Nicomède. 6. Généralisations de la
conchoide et en particulier de la conchoïde du cercle. 7. Courbes du 4° degré
tricuspidales . 8. Quelques podaires du 4° ordre . Hypocycloïde tricuspide.
9.Ovales de Descartes . 10. Courbes du 4° ordre polyzomales et symétriques.
11. Courbes du 4° ordre ayant un point de rebroussement. 12 Conchales .
13. Courbe de Cassini ; 14. Courbes du 40 ordre avec trois points d'inflexion .
15. L'araignée et la Trisécante. 16. D'une courbe du 4° ordre transformée des
coniques.
IV. Courbes algébriques d'un degré supérieur au 4º . 1. Transformées des
coniques. 2. Astroïde et Scarabée. 3. Courbe de Watt. 4. Nephroïde , Atriphta-
loïde et autres courbes du 6º et du 8° ordre . 5. « Trifolium pratense » et Cor-
noïde. 6. Une courbe du 8 ordre et une autre du 25° ordre.
V. Courbes algébriques communes à plusieurs ordres . 1. Généralités . 2. Para-
boles de divers ordres . 3. Hyperboles de divers ordres . 4. Perles. 5. Courbes de
Lamé. Courbes triangulaires symétriques. 6. Courbes polyzomales. 7. Courbes
de Darboux. Courbes équilatères de Serret . 8. Rhodonées de Grandi . 9. Feuilles
géométriques. 10. Ovales . Courbes triangulaires et orbiformes . 11. Multipli-
catrice et Médiatrice. 12. Sectrices . 13. Courbes à centre ou à axe de symétrie.
14. Courbes autopolaires . Courbes anallagmatiques . Courbes de direction .
15. Géométrie des polynomes . 16. Généralités sur la rectification des courbes.
17. Courbes rectifiables par des arcs d'ellipse . Courbes de Serret. 18. Courbes
rectifiables par des arcs de lemniscate. Spirale sinusoïdale. 19. Courbes de
Lissajous.
VI. Courbes transcendantes . 1. Introduction . 2. Quadratrice . 3. Spirale
d'Archimède. 4. Spirales de degrés supérieurs. 5 Autres spirales algébriques .
6. Spirale logarithmique et ses dérivées . 7. Clothoïde. 8. Cycloïde . 9. Epicy-
cloïde . Hypocycloïdes . Développantes du cercle. 10. Pseudocycloïde. 11. Courbes
de Delaunay et de Sturm . 12. Reptoires. 13. Courbes de Debeaune . 14. Courbes de
Ribaucour. 15. Spirales de Norwich (ou de Sturm) . Courbe d'Euler. 16. Courbes
trigonométriques et hypertrigonométriques . 17. Logarithmique . Courbe hyper-
118 -
géométrique de Wallis . 18. Courbes extraordinaires (Ausserordentliche
Kurven). 19. Courbe W. de Klein et de Lie. 20. Lignes de Mercator et de Sumner.
21. Tractrices. 22. Chaînettes. 23. Courbes élastiques . 21. Herpolhodie. Spirale
de Poinsot. 25. Autres courbes de la Physique mathématique.
VII. Courbes dérivées. 1. Méthode des changements de coordonnées.
2. Courbes de poursuite. 3. Développées et développantes . 4. Généralisation .
5. Courbes parallèles . 6. Radiales . 7. Focales . 8. Podaires. Antipodaires.
Podoïdes. 9. Courbes isoptiques et orthoptiques . 10. Courbes différentielles et
intégrales. 11. Courbes transformées (Gegenkurven) . 12. Sur un groupe de
courbes dérivées .
Postface. Aperçu historique sur le développement de la théorie des courbes. »
Courbes panalgébriques .
Parmi ceux dont les écrits ont été du plus grand secours à M. Loria, il cite en
première ligne, avec justice, le plus ancien et le plus fidèle des collaborateurs de
Mathesis, M. H. Brocard , l'auteur des Notes de bibliographie des courbes géométriques
(voir Mathesis, 1898, p. 32, 1899, p. 164) .
SOLUTIONS DE QUESTIONS PROPOSÉES .
Question 1385 .
(Voir Mathesis, (3) , II , p . 216).
Six est un nombre impair ou une puissance de 2 , l'équation
2 (x + 1 ) yx³ + y² = 0
est impossible en nombres entiers. (PAULMIER).
Solution par M. EMMERICH . L'équation proposée peut s'écrire
(y + x + 1 ) ² = ( x + 1 ) ² + ∞³ .
Or, toutes les solutions entières de l'équation
2² = 20² + 20³
sont données par
2
z = { st (tu³ + sv³), 2 (tu³ — sv³) ,
10 = ¦¦st x == stuv,
où l'on doit prendre u et de même parité, à moins que l'un des deux
facteurs s, t ne soit pair (Voir Intermédiaire des Mathématiciens , II ,
z²
p. 309). En effet, pour que le produit 22-102 soit un cube , on doit avoir
2 + 10 = st2u5, 2- W = s²tv³,
d'où les valeurs indiquées. Le cas actuel exigerait donc == x + 1 ou
-80%) = stuo +1 .
st (tu³ — (1)
― 119
1 Six est un nombre impair , s , t, u, v doivent être impairs , puis
st = 1 , 8 = 1, t = 1. On est donc ramené à
- v3 = 2ur +2,
ou bien à
(u — v)³ + 3uv (u -
— v ) = 2 + 2uv .
C'est impossible , car u, v devant être deux nombres impairs différents
et u > v , on a
(uv) 2, 3uv (u - v) 2uv.
2° Six = stuv était une puissance de 2 , l'équation ( 1 ) exigerait qu'un
multiple de 2 fût égal à l'unité .
Observons encore qu'une solution négative en z est impossible ; car on
aurait
(q — 1 ) ² — q³ > 0,
q étant un nombre entier positif.
Solution par M. PLAKHOVO . En résolvant l'équation par rapport à y,
on trouve
y= - - (x + 1 ) ± √ (x + 1 ) ² + x³ . ( 1)
La question est ramenée à l'étude de l'équation
(x + 1) ² + x³ = 2³ . (2)
Celle-ci est impossible pour tous les nombres de la forme ==3p + 1
ou 3p -1 ; car le premier membre aura la forme 3q - 1 , et tout carré
parfait est M9 ou M3 + 1. En particulier, si x = 2" , on a x = M3 ± 1 ;
donc l'équation proposée est impossible si z est une puissance de 2. Dans
le dernier cas, l'équation (2) devient
2³n + 2²n + 2 . 2″ + 1 = z² ;
le premier membre, si l'on prend pour base du système de numération
2" (n > 1 ) , peut s'écrire 1121 ; or, d'après un théorème de M. Rouché
(NAM, 1860 , p. 247 ) , un tel nombre n'est jamais carré parfait.
Supposons maintenant x = 2p + 1 ; alors l'équation (2) peut s'écrire
8p³ +16p² + 14p + 5 = 22. (3)
Tout carré impair étant de la forme M8 + 1 , l'équation (3) exige :
6p + 4M8; égalité impossible si p est impair.
Si l'équation (2) est possible , z est nécessairement impair et les trois
nombres z, x, x + 1 sont premiers deux à deux. Or , en écrivant
x³ = (2 + x + 1 ) (≈ ——— x − 1 )
120 -
et en supposant impair, on voit que les deux facteurs z ++ 1 ,
2 - x - 1 , qui sont impairs , sont premiers entre eux, car leur somme et
leur différence ont le seul facteur commun 2 .
Par conséquent, chacun de ces facteurs est un cube parfait, et l'on
peut poser
2 + x = 1 + u³ , z — x -
— 1 =
— v³ , x = uv,
d'où l'on déduit
u³ — v³ = 2 (uv + 1 ) = ( u — v ) ( u² + uv + v³).
Mais u - est au moins égal à 2, et u² + 2 > 4, donc l'égalité
précédente est impossible.
Sur la même question , voir une rote de M. PLAKHOVO , dans l'Inter-
médiaire des mathématiciens , 1903 , p . 63-64 et dans les NAM , 1901 ,
p. 190-192 .
*Question 1392.
(Voir Mathesis , (3) , II, p . 240) .
Construire un triangle ABC, connaissant le rayon r du cercle inscrit,
la différence b c de deux côtés et la médiane ma relative au troisième
côté. (CL. THIRY).
Solution par MM . DÉPREZ , EMMERICH et MAC-ALISTER-LOUP. Désignons
par D, D' les points de contact de BC avec le cercle inscrit I et le cercle
exinscrit l' ; on sait que DD' = b ·- c et que le milieu A' de BC est aussi
celui de DD' . Soit E la seconde extrémité du diamètre DE du cercle I.
A étant le centre de similitude externe des cercles I et I ' , la droite D'E
qui joint les extrémités de deux rayons parallèles , passe par A.
D'où la solution suivante : construire le triangle rectangle EDD ' avec
les côtés 2r et b - c ; du milieu A' de DD' avec le rayon ma , décrire une
circonférence qui coupe la droite D'E en A ; de A mener deux tangentes
au cercle I.
On doit avoir
D'A > D'E, A'A > A'G,
c'est-à- dire
må > 4r² + 1 (b — c)².
REMARQUES . I. On peut remplacer ma par la hauteur ha ou encore
www 121
r par ra ; dans le dernier cas , on observe que AD passe par la seconde
extrémité E' du diamètre D'I' du cercle exinscrit, et qu'il suffit d'avoir
Ma > ½ (b — c).
(D. et E.).
II. Si l'on donne bc , r et la longueur de la bissectrice de l'angle A,
on devra mener par I dans l'angle AA'D une droite de longueur donnée .
(D.)
III. Si l'on donne b + c, rɩ, ma , on observe que la distance des points
de contact D", D''' de BC avec les cercles exinscrits I", I '" est égale
à bc et que son milieu est encore A' ; de plus , si E" est la seconde
extrémité du diamètre D'I" du cercle I " , la droite E" D""' passe par A.
On construira donc le triangle auxiliaire D" E" D"" , et le point A est à
l'intersection de l'hypoténuse D'" E" avec le cercle de centre A' et de
rayon m.. Soit la perpendiculaire abaissée de D" sur D'" E" ; pour que
le problème soit possible, il faut avoir
1 1 4ri (bc)2
må > = r² ou et < A'E" ².
< 4 4ri + (b −c)²
= correspond à un triangle spécial remar-
L'hypothèse extrême 2mal
quable dans lequel la médiane AA' est perpendiculaire à AD”” . En
comparant les deux triangles semblables dans lesquels entrent mɑ, ha
-
et r., l, on trouve må hart , ou en exprimant tout en fonction de a, b , c :
--
a² + a (b −c) — (b + c)² = 0 .
Cette condition prend encore les formes
2a (pc) = (b + c) ² , 4p (p ―
− a) =
— a (b — c),
A
2 cos =coséc C coséc B. (E.)
2
Solution par MM . ROSE et PLAKHOVO . Soit k la distance du centre I
(b −c) r
à la médiane AA' ; on a k = (Mathesis , 1902 , p . 166) ; de
2ma
1
plus DA' = -
= 12 (8 — c) .
Par suite, après avoir placé à angle droit les longueurs connues DA'
DI et décrit le cercle I , construisons un cercle de centre I et de rayon k
et menons de A' à ce second cercle une tangente sur laquelle nous
- 122 -
portons la longueur A'A = m .; enfin, tirons de A deux tangentes au
cercle inscrit.
Solution algébrique par M. BARISIEN . On a les équations
b - c = d, (1 )
2 (b² + c²) = 4m² + a² , (2)
pr² = (p -
− a) (p — b) (p — c). (3)
L'équation (3) peut s'écrire :
4r² (a + b + c) = (b + c -
− a) ( a² — d²) ,
d'où l'on tire la valeur
a (a² + 4r² — d²)
b + c= (4)
a² ― 4r2 - d2
Comme 2 (b² + c²) =
− ( b + c) ² + (b − c) ² , on déduit de (1) et (2) :
(b + c) .— 4m² + a² — d² . (5)
Par conséquent, l'équation qui donne a est
(4m² + a² -
— d²) (a² — 4r² — d²) ² — a² (a² + 4r² —- d²) ² .
Prenons pour inconnue a² - d == x² ; nous aurons
(4m² + x²) (x² — 4µ²) ² = (x² + d² ) (x² + 4µ²)²,
ou
x³ (4m² — d² — 16r²) -
— 8r²x² (4m² + d²) + 16r¹ (4m² — d²) = 0 . (6)
Les deux valeurs de 2 sont réelles si
m²d² + r² (4m² — d² ) > 0 . (7)
Il y a trois cas à examiner.
1º 2m > d. En considérant le produit et la somme des deux valeurs
de x² , on voit que ces deux valeurs sont positives lorsque 4m² >d + 16r²
et qu'elles sont de signes contraires lorsque 4m² < d² + 16r².
2. 2md ; l'équation (6) se réduisant à ² (x² + 4m²) = 0, le pro-
blème n'a pas de solution .
3º 2md. Si l'on a l'inégalité (7) , l'équation (6) donne pour 2 deux
valeurs négatives .
M. LEz a résolu la même question en rapportant la figure à deux axes
rectangulaires, la droite BC et sa médiatrice .
123 -
Question 1394.
(Voir Mathesis (3) , II, p. 264.)
Par les sommets d'un télraèdre ABCD, on mène des parallèles qui ren-
contrent les faces opposées aux points A1 , B1 , C₁ , D.; on divise les droites
AA1 , BB , CC₁ , DD, en A2 , B2 , C₂, D₂ dans des rapports donnés a, b , c, d.
1° Démontrer que le volume du télraèdre A, B, C, D₂ est indépendant de
la direction AA , et qu'il en est de même du volume A , B , C , D, (Voir
Mathesis ( 1 ) , V, p . 94 et ( 1 ) , X , p . 253). 2º Si A'2 , B′2, C'2 , D′2 sont les
symétriques des points A2 , B2 , C2 , D₂ par rapport à A, B, C, D, la somme
algebrique des volumes des tétraèdres A'B'C',D's et A,B,C, D , vaut le
double du volume ABCD . 3° Quelle relation doit- il exister entre a , b, C, d
pour que A2, B2, C2 , D2 soient dans un même plan ? 4° Trouver dans cette
hypothèse l'enveloppe du plan A, B,C, D₂ , les nombres a , b, c , d restant
constants et la direction AA , étant variable. (DÉPREZ) .
Solution par MM . EMMERICH et BASTIN. 1 ° Soient a, 6 , 7, d les
coordonnées barycentriques du point à l'infini sur AA , de sorte que
a + B + r + 8 = 0.
La droite AA , ayant pour équations
y 2 น
= =
β Y
le point A, a pour coordonnées absolues
Ꮄ
0, - β -7,
α α α
Avec les coordonnées des points A , B , C , D, on forme le détermi-
nant qui représente le rapport des volumes des tétraèdres A, B, C, D₁ ,
ABCD, savoir :
218
218
B γ
0 0 1 1 1
α α
812 812
21
3 13
α
0 1 0 1 1
= ཉ་
217 218
0 1 1 0 1
8160
2150
α
- 1 1 1 0
- 124 -
Le premier volume est donc triple du second .
Soient AA, = a.A₂A₁ , etc. On trouve pour coordonnées de A,:
αβ ay ad
(a + 1 ) = 1 , (a + 1)y = — ·
a α),
(a + 1)z = −a¹ (a + 1 )u = —
α
Si p désigne le produit des facteurs (a + 1), (b + 1 ) ..., le déterminant
des coordonnées des points A2 , B2 , C2, D2 , après multiplication des lignes
et division des colonnes respectivement par a, ß, y, d, prend la forme
α - a ― a 1+ a 0 0 -a
- -b
112
-b 1 - b 1 0 1 +b 0
=
Ρ - - с 1 - C P 0 0 1 + c - cс
d ― d - -d 1 1+ d 1+d 1+d− 1
V et V, représentant respectivement les volumes de ABCD et de
A2B2C2D2, on en conclut
V2 a
=1 --- Σ
V +1
a
2º A ' divise AA' dans le rapport a' = etc. En rempla-
2a +1
çant dans la formule ( 1) a , b , c , d par a' , b' , c' , d', on trouve pour le
volume A'B'C₂'D₂ ' ,
V₂' a
= 1+ Σ
V a+1
Conséquemment,
V₂ + V₂' = 2V.
3. Si les points A2 , B3, C2 , D₂ sont dans un même plan, V. = 0 et
l'on a la relation (voir question 1380 , p . 26)
a
Σ = 1.
a+1
4° L'équation du plan A,B,C, D₂ est
ax
Σ =0.
a(a + 1 )
Remplaçant dans le dernier terme & par - (a + B + y), puis égalant
à O les dérivées de l'équation par rapport à a, ß, 7, on trouve
ах by Cz du
= =
B² (b +
a²(a + 1 )¯¯¯ß³(b 1 ) ¯¯¯¯ ·% ²(c + 1) − d²(d + 1 ) '
+ 1)
- 125 ―
ax
α , ẞ, 7,8 entre ces dernières équations et Σ
Si on élimine a, = 0,
a(a + 1)
on obtient l'équation de l'enveloppe du plan :
ax
Σ = 0.
ах
X,
L'équation débarrassée des radicaux est, si l'on pose
a +1
- 40XYZU = 0 .
EX -42X³Y + 6£X²Y² + 4ΣX YZ —
Soient λ , µ, », p les coordonnées du plan A, B,C2D2, de sorte que
a b
λπ " μ. =
a(a + 1) B(b + 1)'
tirons de là les valeurs de x, ß, ... pour les substituer dans les relations
Ex = 0. Nous aurons ainsi l'équation de l'enveloppe de ce plan , en coordonnées
tangentielles.
Question 1397 .
(Voir Mathesis, (3), II , p. 280. )
Une droite AB de longueur constante l se meut entre deux droites
données non situées dans un même plan . Trouver le lieu des foyers et des
sommets des ellipses décrites par les différents points de la droite AB.
Solution par M. AUDIBERT. Les coordonnées sont rectangulaires ; une
des droites données est l'axe Oz, la perpendiculaire OC = p qui leur est
commune est l'axe OX, la seconde droite CB perpendiculaire à OC fait
avec le plan XY un angle de tangente m .
Le point A est situé sur OZ , et OA = a ; le point B se meut sur CB et
ses coordonnées sont p, y₁ , my₁ . Le point M dont la position sur AB est
AM
déterminée par la donnée = n a pour coordonnées
AB
x== pn, y = ny1 , z = a + n (my, — α), (1)
et l'on devra avoir
- a)² + y ; +p² = l² .
(my, — (2)
Eliminant y, et a entre (1 ) et (2) on a les équations de l'ellipse
-
(my — nz)²
·+ y² = n² ( l² — p²) , x = pn . (3)
(n - 1)²
126
Cette courbe se projette sur le plan YZ en vraie grandeur ; un foyer se
projette donc en un foyer de la projection . Si donc X = np, Y, Z sont les
coordonnées d'un foyer , on a, d'après des relations connues ,
2X
(7 — p²)
Y³ — Z³ — (l²
(27-— 1 — m³) ,
YZ — m (l³ — p³) — ;
ces deux équations représentent le lieu des foyers.
La longueur & d'un rayon vecteur de l'ellipse représenté par les équa-
tions x = pn, 2 = ty est donnée par la formule
82 n² (n − 1 ) ² ( l² —- p²) (1 + t²) .
- ;
(m - nt)² + (n − 1 ) ²
en égalant à zéro la dérivée de d' par rapport à la variable t, on trouve
mnt -·t (m².- 2n + 1) - mn:- 0 ; (4)
les deux racines de cette équation fixent les axes principaux de l'ellipse.
-
En remplaçant ít par² , n par dans l'équation (4 ) et dans la première des
P
équations (3), nous aurons deux égalités qui représentent le lieu
des sommets des ellipses considérées .
QUESTIONS D'EXAMEN
1097. Calculer sin a, sin ß , sin ولاétant donné
tg 2a = tg 33 = tg 4y = tg (2a + 36 + 4y) .
(A. G. IOACHIMESCO) .
On trouve immédiatement
2x + 36 + 4y = 2α + K¸ñ = 3ß + K₂π = 4y + K3π,
K₁ , K2, Ks étant des nombres entiers quelconques , d'où
π π 7 = KT.•
α = K' = K"
4 B= 6 8
K ', K" , K"" étant des entiers arbitraires , etc.
1098. Soit S la somme de 2n +1 nombres entiers consécutifs dont
le premier est a. Démontrer que Sa et 2 (S + n) +1 ont un facteur
commun . (BIDDLE).
- 127 -
1099. Soient B', C' les projections des extrémités de l'hypoténuse
BC d'un triangle rectangle ABC sur une droite quelconque AU menée
par le sommet A de l'angle droit. Démontrer que la parallèle menée
par B' à AC et la parallèle par C' à AB se rencontrent sur l'hypoténuse.
(MAC LEOD).
1100. Une parabole et une ellipse ont un foyer commun , et le
sommet de la parabole coïncide avec le centre de l'ellipse . L'ellipse est
définie par son grand axe 2a et par sa distance focale 2c.
Calculer, en fonction des quantités a et c : 1 la distance du foyer
commun à l'un des points d'intersection , M , de l'ellipse et de la parabole ;
2º la distance de ce même foyer au point où la tangente en M rencontre
le grand axe ; 3° la distance de ce foyer au point où la tangente en M
à la parabole rencontre ce grand axe.
(Baccalauréat, PARIS , 1900) .
1101 (*). Trois paniers A, B, C contiennent ensemble 70 prunes . On
double le contenu de B et de C aux dépens de A, ensuite le contenu de
A et C aux dépens de B, enfin le contenu de A et B aux dépens de C. Il
se trouve alors que A contient le double de prunes de B et B le double
de prunes de C. Chercher combien de prunes il y avait au commencement
dans chaque panier.
1102. Un piéton part à 8 heures de la ville A pour se rendre à la
ville B éloignée de A de 25 kilom. A 8 h. , un autre piéton part de A et
suit la route AC, prolongement de BA ; par heure il fait 1 kilom . de
moins que le premier piéton . A 7 h . est parti de B un cycliste qui , en
suivant la route BA, a rencontré à 9 heures le premier piéton ; il conti-
nue sans s'arrêter jusqu'à la ville A où il se repose pendant une demi-
heure, parcourt la route AC sur laquelle il rencontre le second piéton
à 11 heures. Chercher la vitesse de chacun des trois voyageurs.
Equations : x + 2y = 25 , y — 3¦ (x − 1) = 25 .
1103. Pour quelles valeurs de m le nombre 5 est-il compris entre les
deux racines de l'équation
4x2 -- 7x + 5m = 0 ?
Le premier membre de l'équation doit être négatif pour x = 5 ; d'où
m < -· 13.
(*) Les questions 1101-1104 sont tirées du recueil Bardey-Piehzker (Mathesis ,
III (3) , p . 49) .
- 128 -
1104. Cinq ouvriers A, B, C , D, E travaillant dans un même atelier
conviennent de contribuer chacun pour la même part au chauffage de la
pièce . A, B , C, D ayant fourni respectivement 9 , 6 , 3, 2 quintaux de
charbon et E ayant payé pour sa part 8 francs, on demande d'établir le
compte de chacun .
9+6 +3 +2
Chacun aurait dû fournir = 4 quintaux de charbon ; le quin-
5
tal coûte donc = 2 fr . A et B ont droit à 2 × 9—8 = 10 fr . et 2 × 6-8 = 4 fr.
C et D doivent encore payer 8 — 2 × 3 = 2 fr . et 8—2 × 2 = 4 fr.
QUESTIONS PROPOSÉES .
1415bis . Soient P.a et Pá, P. et Pó , P. et P. , les projections d'un point
P sur les bissectrices intérieures et extérieures d'un triangle ABC . Les
hyperboles équilatères circonscrites aux rectangles PP.AP , PP, BP ,
PP.CP. ont, en outre du point P , trois autres points communs M, M', M " .
Ces points sont situés sur la circonférence ABC ; P est l'orthocentre du
triangle MM'M" , et les hauteurs de ce triangle sont tangentes à une
même hypocycloïde à trois rebroussements indépendante de la position
du point P. (A. GOB.)
Cette question remplace 1415 qui est identique à 1393.
1419. Le lieu du centre d'une ellipse de grandeur donnée ( demi axes
a et b) normale à deux droites rectangulaires fixes est une sextique
fermée . Evaluer l'aire de cette courbe . (A. H. COUVERT .)
1420. Trouver les solutions entières de l'équation
x² = y²(1 + 2x + z² + 2³) .
(PAULMIER. )
*1421 . On considère la figure formée par un rectangle ABCD et les
trois triangles équilatéraux BCE, CDF , DAG construits extérieurement
sur les côtés BC, CA , DA. Le périmètre de la ligne brisée (non fermée)
BECFDGA étant donné, quel doit être le rapport AB : BC pour que ce
périmètre en tournant autour de AB engendre une surface maximum ?
1422. On considère les hyperboles qui touchent les côtés d'un
triangle fixe ABC et deux transversales réciproques variables m , m' de
ce triangle. Lorsque le centre d'une telle hyperbole parcourt une droite
donnée , trouver le lieu des pôles trilinéaires M , M' des transversales
réciproques m , m' . Démontrer que la droite MM ' passe par un point
fixe . (BOUTIN).
129
THEORIE PUREMENT ANALYTIQUE DES FONCTIONS CIRCULAIRES
D'APRÈS SEIDEL .
(Suite et fin, voir pp . 81-84 , 109-112) .
III. Définition et propriété fondamentale dans tous les cas.
1. Les deux conventions fondamentales . Nous avons défini cos e et
sin dans le § I pour les valeurs de ◊ de 0 à ½ π.
Nous les définissons pour les autres valeurs réelles de ◊ au moyen des
deux conventions fondamentales :
I. cos (--0) = cos 0, sin ( 0) = - sin 0;
II. cos ( + )= cos 0, sin (9+ ) = - - sin 0 .
La convention I donne d'abord cos 0 et sin de 0 à -- π, au moyen
des valeurs de ces fonctions de 0 à 1 π.
Au moyen de la convention II , on déduit de ces valeurs de cos e et
sin 9, quand ◊ varie de — ½π à 0 , les valeurs de ces fonctions , de
11111
-- π + π = à 0 + π = π.
Cette même convention donne ensuite cos 0 et sin 0 , de π à 2π , de 2π
à 3π, et ainsi de suite indéfiniment .
La première convention permet enfin de trouver les deux fonctions
pour toutes les valeurs négatives de 0 , non encore considérées .
Comme corollaire de la seconde convention on a évidemment
cos (9 + nñ) -
= (— 1 )" cos 0 , sin ( 0 + nπ) = ( − 1 ) " sin 0 .
2. Formules donnant cos ( 0+ ¦ T ) , sin ( 0 + ½ π) . On trouve sans
peine, d'après les deux conventions fondamentales ,
cos ( 0 )= cos (0 + π - — π) =— — cos ( 0 — — π) —— cos ( π - — 0) ,
sin(6+ --
) —— sin ( 0 + ½ π — π ) — — sin (0 — ¦ π) = + sin ( ¦ π — 0 )
et, d'après le § II , nº 3 , si 0 est compris entre 0 etπ ,
cos (0 + π) - - sin 0,
sin (0 ) = - cos 0 .
3. Propriété fondamentale . On a, pour toute valeur de 0 et de 0' , les
relations
cos (0 + 0') = cos Ө COS 0' - sin 0 sin 0',
sin (0 +0'):= sin cos 0' + sin 0' cos 0 .
11
130
En effet, soient 0an , 0' = a' + n'ñ , a et a ' étant compris
entre O et T, et n et n' des nombres entiers positifs ou négatifs . Les
formules à démontrer deviendront
(− ) + ' cos (a + a') = (− 1 )" +n' cos a cos a' - (- 1 ) + ' sin a sin a' ,
(-1
-
( − ´1 )n +n' sin ( a + a′) = ( − 1 )n +n ' sin a cos a' + ( − 1 )" + "' sin a' cosa,
ou
cos (a + a '):= cos a cos a' sin a sin a',
sin (a + a') = sin a cos a' + sin a' cos a.
= 2 + ß, α -
Soient 1° aπ = — π + B', B et B' étant au plus égaux
à . Les égalités précédentes deviendront
—
cos (ẞ + 6') = — sin ß ( — sin ß ′ ) -— cos ß cos ' ,
- sin (B + B') =—cos ẞ sin B'cos B' sin ß,
vraies d'après le § II , 2. Le théorème est donc démontré dans ce cas .
2º α = 1π +ß, a' =π -
7', y' étant au plus égal à¦π. 3º a — T.
=
a'π - , y étant au plus égal à
+B' π. 4° α = π- y, x' = n — y' .
Démonstrations analogues .
La propriété fondamentale est donc établie dans tous les cas .
4. REMARQUE . I. La convention II du n° 1 et les formules donnant
cos ( 0), sin ( π ± 0) , même pour Ө quelconque, sont des cas
particuliers de la propriété fondamentale, comme il est facile de
le voir.
II . On peut éviter de se servir des conventions fondamentales du nº 1 ,
et définir cos 0 , sin 0 , quand e surpasseπ ou est négatif, par une voie
analytique analogue à celle qui a été employée au § I. Il suffit pour cela
de considérer non seulement les valeurs non négatives de ( 1 , Y1),
(x2, y2) etc. , mais d'autres solutions des équations (x + yi) = (x + y₁i) ,
(x1 + y₁i) = (x2 + yai)² , etc. Mais ce procédé est beaucoup plus pénible
que celui que nous venons d'exposer et, au fond , il est tout aussi arbi-
traire . Il y a d'ailleurs toujours quelque chose d'arbitraire dans toutes
les définitions de sine et cos 0 , pour non compris entre 0 et π ,
que ces définitions soient analytiques ou géométriques , élémentaires
ou non .
III. Les fonctions circulaires autres que les cosinus et les sinus sont
-- 131
définies et étudiées le plus simplement au moyen des relations suivantes :
tang = sin 0 : cos 0 , cot 0 == cos 0 : sin 0 , séc 0 = 1 : cos 0 , coséc 0-1 : sin0.
Historiquement, c'est d'ailleurs sous forme de quotients qu'elles se sont
introduites dans la science appliquée , en astronomie (*) . (P. M.) .
*EXERCICES DE MATHÉMATIQUES ÉLÉMENTAIRES .
1. A un secteur circulaire donné OAB , inscrire un rectangle MNPQ
semblable à un rectangle donné mnpq.
a) Les côtés MN, PQ sont parallèles à la corde AB.
Construire sur AB un rectangle ABCD semblable à mnpq ; les droites
OC, OD rencontreront la circonférence en deux sommets du rectangle
cherché.
b) Le côté MN repose sur OA , et les sommets P, Q sont situés respec
tivement sur l'arc AB et sur le rayon OB.
Soit m'q' une droite perpendiculaire à OA et rencontrant OA, OB en
m', q'; construire sur m'g' comme homologue de mq un rectangle
m'q'n'p' semblable mqnp; la droite Op' passera par le sommet cherché P.
2. A un segment circulaire donné ABC, inscrire un rectangle
semblable à un rectangle donné .
Le milieu de la corde AB est un centre de similitude du rectangle
cherché et d'un rectangle semblable construit sur la corde AB.
3. Trouver le lieu d'un point M dont les distances à des plans donnés
P, Q , R, .., multipliées par des longueurs données p, q, r, ... aient une
somme donnée .
Il faut convenir pour chacun des plans P, Q, R, ... d'une région
positive des perpendiculaires et d'une région négative.
Soient MP ' , MQ' les perpendiculaires sur les plans P, Q. Le plan
MP'Q ' est perpendiculaire à l'intersection des plans P , Q en un certain
Soit dit incidemment, il y aurait avantage, pensons-nous , à enseigner la
trigonométrie dans l'ordre suivant : I. Les fonctions trigonométriques dans
le premier quadrant et la résolution des triangles rectangles . II . Les fonctions
trigonométriques dans les deux premiers quadrants et la résolution des
triangles quelconques . III. La trigonométrie générale . On peut placer après ou
avant celle-ci la trigonométrie sphérique. Il est inutile de parler d'angles néga-
tifs ou supérieurs à deux droits aux élèves qui ne feront pas d'études mathéma-
tiques à l'université.
- 132 -
point A. Prenons sur AP' , AQ' ( dans un sens ou l'autre, suivant les
cas) les longueurs AB = p, ACq ; alors la somme p.MP' + q.MQ'
représente le double de la somme des surfaces des triangles MAB , MAC
ou le double de la somme des surfaces CAB, MCB . Par conséquent , si
l'on mène par l'intersection des plans P, Q un plan Q, parallèle à CB ,
la somme p MP' + q.MQ' peut être remplacée par q' . MQ ,, où q' = CB
et où MQ , est la perpendiculaire abaissée de M sur le plan Q ..
En continuant ainsi on réduira la somme p.MP' + 9.MQ' + ... å un
seul terme ; donc le lieu cherché est un plan .
4. A un triangle donné ABC inscrire un rectangle MNPQ dont un côté
PQ repose sur BC et tel qu'en tournant autour de BC il engendre
un volume maximum .
Si l'on pose NM =
: x, NP-= y, la question revient à chercher le
y
maximum du produit ay sous la condition - + = 1. Or , xy²
a 十 h
2 y 2x 2
= ah2 ; donc il faut poser = ·
- a²² (1) (1)' ; h a 3
5. Si deux cercles O, O' se touchent extérieurement et touchent inté-
rieurement un troisième cercle O" , la somme des rayons de O et O' est
toujours plus petite que le rayon du cercle O". (E. N. BARISIEN) .
6. Etant donné un quadrilatère convexe ABCD , par un point E de AD
on mène jusqu'à AC, EF parallèle à DC , et jusqu'à DB, EH parallèle à
AB. On mène encore FG parallèle à AB jusqu'en CB, et l'on joint GH.
Pour quelle position de E entre A et D le parallélogramme EFGH
a-t-il une aire maxima ? (E. N. BARISIEN) .
Soit AE = x.AD; alors EF = x.DC , et FG = ( 1 -x). AB et l'aire
EFGH = x ( 1 - − x) CD.AB sin (CD , AB) . Le maximum cherché corres-
pond à x = 124
7. Chercher la condition nécessaire pour que la hauteur AA' , la
médiane BB' et la bissectrice CC' concourent en un même point.
On doit avoir
BA' CB' AC'
1,
A'C B'A C'B
ou
a² + c² = b² b
• - 1.
a² + b² — c² a
133
La même condition peut prendre la forme
cot B sin B cos B
• --- 1 , ou cot C = •
cot C sin A sin A
8. Chercher la condition pour que le triangle antipodaire du centre de
gravité G d'un triangle ABC soit isoscèle ou pour qu'il soit rectangle .
(EMILE WEBER, Athénée de Liége) .
a) Les angles AGC, AGB étant égaux , la médiane AG est la bissectrice
de l'angle CGB, d'où l'on conclut que le triangle ABC lui- même est
isoscèle.
2
b) L'angle BGC étant droit, l'égalité BC' = BG + CG conduit à la
condition 5a² = b² + c².
9. Trouver la condition pour que les symédianes BK , CK d'un triangle
ABC soient rectangulaires .
On doit avoir (ma , m'a , ... désignant les longueurs des médianes et des
symédianes) :
a² — BK ' + CK ' — w¿' ( „ ² + ++ + e )² + m² ( a + +++ +c )
4a² c² 4a2b2
= mz + m?
(a² + b² + c²) ² (a² + b² + c²)²²
— · b²) c² + (2a² + 2b² — c²) b² ,
(a² + b² + c²)² = (2a² + 2c² -
a = b4b²c² + c".
NOTES MATHÉMATIQUES.
12. Piège (* ) . On a successivement
cos2 x 1 - sin² x , イ
3
(cos² x) = (1 - - sin x)
cos³ x = (1 sin x)2
3
cos³ x + 3 = (1 - sin x) +3 ,
3
-
( cos® 2 +3 ) = [ 1_sin ° ) +3] ;
d'où, pour = π, cos x = O, sin x == 1 ,
32 32 ;
(*) Nous avons égaré le nom de l'auteur de ce joli piège.
134 -
pour π , cos x = - 1 , sin x = 0 .
(− 1 + 3) ² = ( 1 + 3)² ou 416.
13. Sur la question 1287 (Voir Mathesis, p . 32) . 1° Cette question a
été proposée par M. V. Cristesco dans la Gazeta Matematica , t . VI, p . 28,
sept. 1900, et deux solutions en ont paru dans le même journal , t . VIII ,
p . 112. L'une d'elles se rapproche de celle de M. Bastin ; voici l'autre ,
qui ne diffère pas de celle dont l'auteur accompagnait l'envoi de l'énoncé :
Supposons A'B' - A'C' sans que l'on ait AB' = AC' , et soit B" le
symétrique de C' par rapport à la bissectrice AA' ; ce point est situé sur
= =
AC, et à cause de A'B' — A'C' — A'B' , l'angle A'B'A = A'B'C = A'C’B.
Il résulte de là que la circonférence circonscrite au triangle A'B'C' passe
par le sommet A. Soit D le second point de rencontre de la circonférence
A'B'C ' avec BC ; nous aurons
BA'.BD - BC'.BA , CA'.CD = CB'.CA.
Tirons de ces égalités les valeurs de BD, CD et posons BD + DC = a;
il vient
BC'.c CB'.b
=
BA' + CA'
équation d'où l'on déduit aisément
a b
= •
+ (1)
b+ c c+ a a+b
2º La solution suivante nous a été communiquée par M.A.C.
Désignons par x, y les angles AB'C' , CB'A' . Le triangle AB'C'
donne
sin x AC' bc bc
= sin A + sin C
9
sin (A + x) AB' a+ b a+ c sin A + sin B
d'où l'on tire tang x, puis , par analogie tang y :
sin A + sin C sin A + sin C
tg x = tg y -
1 + cos C cos A 1+ cos A - cos C
L'angle A'B'C' résulte de
sin A + sin C
tg A'B'C ' = tg (x + y) = 2 (2)
1 + 2 cos B
On voit aisément que l'égalité A'C' -1 A'B' revient à
sin A + sin C sin A + sin B
·
1 + 2 cos B 1 + 2 cos C
135
On en déduit
sin C - sin B2 sin A (cos C cos B) + sin 2C - sin 2B = 0 ;
1
le facteur sin (BC) commun aux trois termes étant supprimé , il
2
reste
B +C B+ C B -C
2 cos - 4 sin A sin +4 cos A cos = 0,
2 2 2
ce qui se ramène à la relation (3) de la p . 34.
Les angles A' , B' , C' , du triangle A'B'C' vérifiant l'identité
tg A' + tg B' +tg C' = tg A' tg B' tg C' ,
on obtient, en substituant la valeur ( 2) et les valeurs analogues , l'iden-
tité suivante, où les lettres S et P signifient respectivement somme et
produit :
sin A + sin B sin A + sin B
S =4P
1 + 2 cos C 1 + 2 cos C
il serait intéressant de vérifier directement cette relation .
3° La formule (1 ) est susceptible de plusieurs transformations . On en
déduit d'abord , I désignant le centre du cercle inscrit
IA' IB' IC'
-
ΑΙ BI + CI
Remplaçons les numérateurs a , b, c par 2p - -
− (b + c), 2p − (a + c),
2p - (a + b) ; on obtient
1 1 1 1
- - ·
+
2p c+ a a+b b+ c
Soient r. r' , r'' , r'"' les rayons des cercles tritangents .
De (a + b + c) r = · (b + c - − a ) r ' on tire
a -r
b+c
on en conclut que l'égalité ( 1 ) est équivalente à
- r -r W!!! -go
= ·
+
yo'ltr p'lltr
Enfin la formule a + 4p cos A = O donne r = - 2ha cos A.
136
Voici encore une interprétation de la formule ( 1 ) . Les coordonnées
barycentriques de I étant a, b, c, celles de son complémentaire I ,
centre de gravité du périmètre de ABC, sont b + c , c + a , a + b ; les
coordonnées normales de l'inverse I, de I , par rapport à ABC sont donc
a b с
• L'équation (1) exprime que ce point I, est
b+c c + a a + b
situé sur la droite B'C' , que l'isotomique de I , est sur la droite ayant
pour équation axby + cz et que la polaire trilinéaire de I , passe par
le centre du cercle tritangent Ia. (J. N. )
NOTES BIBLIOGRAPHIQUES .
21. Traité de Géométrie par C. GUICHARD , professeur à l'Université de
Clermont. Deuxième partie. Compléments. Paris , Librairie Nony, 1903 (430 p .
in-8° et 284 figures) . Prix:
Table des matières. PREMIÈRE SECTION. Complément au livre III . I. La géo-
métrie sur une droite . ( Segments de droite , division harmonique , rapport
anharmonique, divisions homographiques, involution). II. Géométrie des
faisceaux de droites. (Angles ; faisceaux harmoniques, homographiques , en
involution) . III. Applications . IV. Transversales. (Théorèmes de Ménélaüs ,
Céva, Pappus , Pascal) . V. Pôle et polaires par rapport à un cercle . Involution
sur le cercle. Figures polaires réciproques . VI. Cercles orthogonaux. Faisceaux
de cercles. VII. Inversion . VIII. Cercles tangents. X. Propriétés diverses.
(Droite de Simson. Cercle des neuf points) . Exercices .
DEUXIÈME SECTION . Compléments aux livres V et VI . I. Polygones gauches.
II. Faisceaux de plans . III. Trièdres et tétraèdres ( Quadruples hyperboloïdes).
IV. Projections orthogonales. V. Eléments de la Théorie des vecteurs (Résul-
tante de vecteurs concourants. Théorie des moments. Systèmes de vecteurs.
Systèmes équivalents . Couples. Vecteurs parallèles) . VI. Projections centrales
(Propriétés générales . Représentation de l'espace sur un plan . Figures homo-
logiques) . Exercices .
TROISIÈME SECTION. Compléments au livre VII . I. Pôle et plan polaire par
rapport une sphère . II . Figures inverses dans l'espace. III. Sphères orthogo-
nales. IV. Sphères tangentes . V. Géométrie sur la sphère (Plus court chemin
entre deux points . Polygones sphériques . Cercles sur la sphère . Aire des
polygones sphériques. Constructions sur la sphère. Cercles orthogonaux et
cercles tangents ) . Exercices.
QUATRIÈME SECTION. Compléments au livre VIII . I. Hyperbole . II. Directrices
des coniques. III. Projection orthogonale d'un cercle. IV. Sections planes du
- 137 -
cône de révolution . V. Propriétés générales des coniques (Propriétés projectives ,
théorèmes de Pascal et de Brianchon. Centre et diamètres . Sections planes d'un
cône circulaire. Génération des coniques au moyen de formes homographiques .
Figures polaires réciproques par rapport à une conique). Exercices.
CINQUIÈME SECTION. Géométrie de situation . Mesure des aires. I. Polygones
plans . II. Polyèdres. III . Théorème d'Euler . IV. Polyèdres réguliers convexes.
V. Mesure des aires.
Nous recommandons volontiers aux lecteurs de Mathesis ce volume qui déve-
loppe sous une forme claire et méthodique des compléments indispensables des
éléments de géométrie . La table des matières que nous venons de transcrire
indique suffisamment quelles sont les matières traitées. On peut regretter
l'absence d'un aperçu de la géométrie récente du triangle. (J. N.)
22. Lezioni di Calcolo infinitesimale dettate da ERNESTO PASCAL , Professore
ordinario nella R. Università di Pavia, etc. I. Calcolo differenziale, II . Calcolo
integrale. Seconda edizione completamente riveduta. Milano, Hoepli, 1902-1903
(XII-311 pp. in 18 ; VIII-329 pp. ). Prix : 3 fr. + 3 fr. cartonné.
Nouvelle édition, soigneusement revue pour beaucoup de points de détails,
d'un cours élémentaire de calcul infinitésimal , déjà très bon au point de vue
des principes, quand il a paru la première fois . Voici un aperçu des matières
qui y sont traitées : I. 1. Limites ; continuité ; fonctions d'une variable. 2. Déri-
vées. 3. Développements en série. 4. Maxima et minima . 5. Formes indétermi-
nées. Déterminants fonctionnels. W ronskiens. 6. Géométrie infinitésimale .
II. 1. Intégrales définies et indéfinies . 2. Intégrabilité des fonctions. 3. Calcul
des intégrales indéfinies ou définies. 4. Intégrales multiples . 5. Différentielles
totales du premier ordre et du premier degré . 6. Applications géométriques du
calcul intégral . 7. Equations différentielles . (P. M. )
23. Complementi di matematica ad uso dei chimici et dei naturalisti di
G. VIVANTI, Prof. ord . nella R. Università di Messina . Milano , Hoepli , 1903 .
(Cartonné, in-18 de X-382 pp . ) . Prix : 3 francs .
Sommaire. Algèbre (combinaisons, binome , déterminants et équations linéaires,
séries) . Géométrie analytique (coordonnées , point , droite , plan, coniques,
quadriques, autres courbes planes , hélice). Calcul infinitésimal (dérivées ,
séries , applications géométriques, maxima et minima, intégrale , équations
différentielles). Calcul des probabilitės (principes , théorème de Bernoulli ,
théorie des erreurs, méthode des moindres carrés) . Mécanique (mouvement
d'un point ; systèmes ; centre de gravité ; principes des vitesses virtuelles ,
de d'Alembert et de la conservation de l'énergie ; potentiel). Thermodynamique
et mécanique chimique (principes de Mayer et de Carnot ; gaz parfaits ; équa-
tion aux dérivées partielles de T ; équilibre ; vapeurs saturées ; vitesses des
réactions).
Le plan de l'ouvrage est excellent, mais hélas, l'auteur , en plus d'un endroit,
sans renoncer absolument à la rigueur, a dû, ou a cru devoir se contenter de
montrer, au lieu de démontrer. (P. M.)
12
138
24. Grundriss der Differential- und Integral Rechnung. I. Theil : Differential-
Rechnung von Dr L. KIEPERT . Mit 171 figuren im texte. Hannover, 1901 ,
Helwingsche Verlagsbuchhandlung . (In-8º de XVII-750 p . ).
Neuvième édition augmentée et refaite du manuel de Stegemann. On y trouve
beaucoup d'exemples et d'applications ; mais malheureusement aussi des idées
fausses sur les infiniment petits .
25. Cours d'analyse infinitésimale par СH. DE LA VALLÉE-POUSSIN, Profes-
seur à l'Université de Louvain , correspondant de l'Académie Royale de Belgi-
que. Tome I. Louvain, Uystpruyst, Paris, Gauthier-Villars , 1903 (XIV-372 pp.
in-8 ) . Prix : 12 francs.
Sommaire. Introduction (limites, fonctions, continuité). 1. Dérivation des
fonctions explicites . 2. Formule de Taylor , formes indéterminées, maxima et
minima . 3. Fonctions de plusieurs variables. 4. Fonctions implicites. Change-
ments de variables . 5-6. Intégrales indéfinies et définies . 7-8. Géométrie infini-
tésimale. 9. Calcul des aires , des arcs et des volumes . 10. Séries.
Caractérisque de l'ouvrage : la rigueur. En réalité, c'est déjà une seconde
édition , la première a été autographiée. Voir, dans le nº de mai 1903 du Bulletin
des sciences mathématiques, pp . 121-126 une analyse par M. J. Tannery de
ce consciencieux manuel .
26. Anwendung der Differential- und Integralrechnung auf Geometrie.
Eine Revision der Principien. Vorlesung gehalten während des Sommersemes-
ters 1901 von F. KLEIN. Ausgearbeitet von Conrad Müller. Leipzig, Teubner
1902 (VIII-468 pages autographiées in- 4º) . Prix :
Voir dans le n' de juillet 1902 du Bulletin des sciences mathématiques , pp . 185-
198, une analyse par M. J. Tannery de ce livre suggestif, mais dont il est
difficile de donner une idée en peu de lignes.
SOLUTIONS DE QUESTIONS PROPOSÉES .
Question 1360.
(Voir Mathesis, (3) , t. II , p . 56 et t. III , p. 93) .
Un point A décrit une courbe passant par l'origine de deux axes rectan-
gulaires; on voit facilement que la droite qui joint les projections M et N
du point A sur les axes contient le point B dont les coordonnées sont
l'abscisse et l'ordonnée moyennes de la courbe C comptées depuis l'origine
jusqu'en A. Déterminer 1 ° l'équation de la courbe C pour laquelle la droite
AB est perpendiculaire à MN pour toutes les positions de A sur cette
courbe; 2' l'équation de la courbe C pour laquelle le point B décrit la
parabole représentée par y = 2px . (L. COLLETTE).
139
Solution et généralisation de la seconde partie par M. A. DEMOulin .
Soient, comme à la page 93 , ( 1 , y₁ ) et (x2 , y2 ) les coordonnées des points
A et B. On a
x
X1Y2 = ydx,
0
X2Y1 = XY1 -Siydx,
da
et si l'on pose
du
ydx = u, d'où yı = 9 (1)
dx.
ces égalités s'écrivent
น
Ya 9
X1
dx
C2 == x1 - И
du
Proposons-nous de déterminer la courbe C de manière que le point B
x2 = f (y2) . En portant dans cette équation les valeurs
décrive la courbe z₂
ci-dessus de x, et de Y2, il vient
x₁du - udx U
=
du X₁
ou
x du - udx₁ du น
2 f
ou encore
Ꮖ.
d
(2
2 น
=d
f
(
2)
et, en intégrant ,
d
1 น
= (2)
+--18
Cette équation donnera , en fonction de u et l'égalité ( 1) permettra
d'exprimer y, en fonction de la même variable.
- 140 -
Lorsque le point B est assujetti à décrire la parabole y = 2px,, on
trouve
・u² + cu³·
X₁ =
2p
3
(3)
·u² + cus` \ ૐ 2p
2p 2u + 3cu²
3
ou , après élimination de u et toutes réductions faites ,
3
9pc²xy - 6p³cx₁³ + 3px₁y , - — 2y₁³ =
— 0. (4)
Quant aux coordonnées (~2 , y2), elles ont pour valeurs :
1 1
2p
3
3
(5)
1
Y₁=
3
+c
L'étude de la courbe (4) présente un certain intérêt (*) .
зр
Si c0, on obtient la parabole y 1 01 .
2
Supposons c différent de zéro . L'équation (4) peut s'écrire
(9pc²x³ - 2) y¡ + 3px₁y₁ — 6p³cæ; = — 0.
Elle est cubique en y₁ . En combien de points réels une parallèle à l'axe
des y coupe-t-elle la courbe ? Ce nombre dépend du signe de l'expression
p³x³ (9pc³í³1 -
— 2) (9pc²x³ — 1 ) ² .
Supposons p positif. On reconnaîtra aisément que l'équation a trois
racines réelles ou une seule suivant que , appartient ou n'appartient pas
3 2
à l'intervalle ( 0,
³
9pc ).
1
(*) Si, dans les formules (3) , on pose u = il viendra
C
1 t 2p 31 . ts
x₁ = ข 3
2p t3 -c 3 21s + c
La courbe (4) est donc unicursale.
- 141 -
L'équation admet une racine triple, y₁ = 0 pour ≈₁ =- O, et une racine
3 1
double pour zi =
V9pc2
La courbe ne rencontre les axes coordonnés qu'à l'origine et admet
deux asymptotes di , d₂ respectivement définies par les équations
2p 2
yi -
Зе 9pc
Etudions enfin l'allure de la courbe aux environs de l'origine , et , à cet
effet, recourons aux formules (3) . x, et y, s'annulent pour u = 0 et pour
1
u= -
с
Pour les valeurs de u voisines de 0 , on a, a, ß , y étant infiniment
petits en même temps que u,
น pu
(1 + α), y₁ = (1+ ),
2p 2p
3 3
3p
yi =
:
2
Cette dernière équation met en évidence une branche de courbe tan-
gente à l'axe des y à l'origine et située à droite de cet axe.
Pour étudier le lieu des points dont le paramètre u est voisin de
1
, observons que des équations (3) , on déduit
2p
Y₁ = x²
u (2 + 3cu )
1
Si l'on pose u - + h, il viendra
y₁ = x₁ (2pc + o) ,
d étant infiniment petit avec h. On a donc une branche tangente à l'axe
des x à l'origine et située au-dessus ou au-dessous de cet axe suivant
que c est positif ou négatif. Pour fixer les idées , je supposerai, dans la
suite, positif.
Les indications précédentes permettent de se faire une idée suffisam-
ment exacte de la forme de la courbe ( * ) . Celle-ci se compose de deux
Le lecteur est prié de faire la figure,
- 142
branches. La première , tout entière au -dessus de l'axe ox et tangente à
cette droite à l'origine, s'étend indéfiniment dans le sens des z négatifs
en se rapprochant asymptotiquement de la droite di , tandis que du côté
des positifs elle ne dépasse pas la droite da qu'elle admet comme
asymptote. L'autre branche, située à droite de l'axe oy et tangente à
cet axe à l'origine, admet comme asymptotes les droites d, et d₂ .
Chacune de ces deux branches peut être divisée en deux parties se
raccordant à l'origine . On obtient ainsi quatre arcs indéfinis dans un sens
et que je numéroterai 1 , 2 , 3 , 4. Les arcs 1 et 2 constitueront la pre-
mière branche, l'arc 1 étant situé à gauche de oy, et les arcs 3 et 4, la
seconde branche , l'arc 3 étant situé au-dessous de ox.
Les formules (3) montrent que si un mobile décrit l'arc 1 en partant
1
de l'infini, le paramètre u variera de - ∞ à - ; si, continuant à se
1 2
-- à -
mouvoir, il décrit l'arc 2, u variera de - · Le mobile décrivant
3c
2
l'arc 3 en partant de l'infini , u variera de - Зс à O et, enfin, si le
mobile décrit l'arc 4, u variera de 0 à + ∞ .
Traçons la parabole y₂² = 2px, et appelons A son point d'intersec-
tion avec d₁ , B et D ses points d'intersection avec da , et C et E ses
points à l'infini . Je supposerai que B et C sont situés au-dessus de ox .
Le point A l'est nécessairement attendu que la constante c a été prise
positive.
En faisant usage des résultats ci-dessus et des formules (5), on
reconnaîtra aisément que si le point (≈₁ , y₁ ) décrit les arcs 1 , 2 , 3, 4 ,
en partant de l'origine , le point (x , y ) parcourra respectivement les
arcs CA, ED, OD, OA.
Une question importante et délicate se pose ici : les quatre arcs 1 , 2,
3, 4 satisfont-ils aux conditions de l'énoncé ? Il est certain que si le point
(x , y ) décrit un quelconque de ces arcs , le point (≈2 , y2 ) se déplacera sur
la parabole y = 2px₂ , mais les coordonnées du point ( 2 , y2) seront-elles
l'abscisse et l'ordonnée moyennes de l'aire correspondant à l'arc joignant
l'origine au point ( 1 , y ) ? De prime abord cette question peut paraître
superflue ; il semble bien, en effet, que la manière dont les nombres x,
et y ont été obtenus permette de répondre sur-le-champ par l'affirma-
- 143
tive . Il n'en est rien cependant. Nous avons appelé u l'intégrale
x1
yda, c'est-à-dire l'aire comprise entre la courbe, l'axe des x et
l'ordonnée du point ( 1 , y₁ ) . La question à résoudre est donc la suivante :
Pour chacun des arcs 1 , 2 , 3, 4 , la variable u a-t- elle réellement la
signification qui lui a été attribuée dans la solution du problème ? Il est
clair tout d'abord qu'à une constante additive près, cette aire est égale
à u. En effet, ayant obtenu l'expression de x, en fonction de u, on a cal-
du
culé par la formule y₁ = " de laquelle on déduit ( y , da, = u +h .
dx.
La question ci - dessus peut donc être ainsi formulée : Parmi les arcs 1 , 2 ,
3 , 4, quels sont ceux pour lesquels la constante h est nulle ? Dans l'éga-
lité précédente, faisons x₁₁ = 0 , il viendra u. + h = 0 , u , désignant la
valeur de u qui correspond à l'origine . Si donc h est nul , on aura u。 = 0
et réciproquement . Les arcs 3 et 4 satisfont seuls à cette condition . Si le
point (x , y ) décrit la branche formée des arcs 3 et 4 , le point ( 2 , y2) ,
dont les coordonnées ont la signification indiquée dans l'énoncé , décrira
l'arc DOA de la parabole y = 2px2.
Quant à la branche formée des arcs 1 et 2 , elle doit être considérée
comme une solution étrangère . Pour un point quelconque de cette
1
branche, correspondant à la valeur u du paramètre, l'aire égale u + 1
C
Cette expression de l'aire conduit pour l'abscisse et l'ordonnée moyennes
à des valeurs complètement différentes de celles que donnent les for-
mules (5) .
En général , parmi les différentes branches de courbe passant par
l'origine et définies par les équations ( 1 ) et (2) , il ne conviendra de
prendre que celles pour lesquelles l'origine correspond à la valeur zéro
du paramètre u.
Dans la discussion précédente , j'ai supposé c différent de zéro . Lorsque
3p
с 0, la courbe (4) , on l'a vu , se réduit à la parabole y ; = 2 -X1 .
Celle-ci répond à la question et la parabole y² = 2px₂ est entièrement
décrite par le point (≈2 , y2) lorsque le point (x , y₁ ) parcourt la parabole
3p
yi = X1 .
2
Autre solution par M. L. COLLETTE.
- 144
Question 1386 .
(Voir Mathesis, (3) II , p 216.)
Soit le triangle ABC coupé par la transversale A'B'C ' harmoniquement
associée au point M; A" , B", C" les symétriques de A, B, C, par rapport
aux milieux respectifs des segments B'C' , C'A' , A'B' . Démontrer les
théorèmes suivants : 1º A" , B" , C" sont situés sur une même ligne droite
parallèle à la transversale réciproque A , B,C, de A'B'C' . 2º B'C'' = B。C。 ,
C"A" =C.A. , A"B" = A.B.. 3º La distance du point de concours G
des médianes de ABC à la droite A" B" C" est double de la distance du
même point à A.B.C.. 4° Chercher les coordonnées du point d'intersection
P de A'B'C' et de A" B" C" et le lieu de P quand M varie.
(A. BOUTIN).
Solution par MM. EMMERICH et DÉPREZ . 1º et 2º . Comme les quadrila-
tères BA'B'C', CB'C'A' sont des parallélogrammes , et que BC' = ACo ,
CB' =- AB,, les droites B'A' et AC. , de même que C'A' et AB, sont
équipollentes . Il s'ensuit que B" C" = B.C. est parallèle à B.C.. La même
chose se démontre pour les autres couples correspondants . A., B. , C.
étant en ligne droite , il en est de même de A", B" , C".
3º Les distances des points A' , B' , C' à la droite A" B" C" sont respec-
tivement égales aux distances des points A, B, C à la droite A , B, C.. Le
parallélogramme AC'A'B' fait voir que la distance du point A à la droite
A"B"C" se compose des distances des points C'et B' à cette droite . Il
s'ensuit que les sommes des distances des sommets A, B, C aux droites
A"B"C" et A, B, C, sont comme 2 : 1 ; donc la distance du barycentre G
à A" B"C" est double de la distance du même point à A.B.C..
4° Soient maintenant p, q , r les coordonnées barycentriques de M.
On &
PBC PA' PA' A'B' BC' BC' P
B'BC B'A' PB' - PA' B'A" -A'B" AC ' - BC' AB -P
B'BC CB' p
;
ABC CA p-
donc en multipliant
PBC p
ABC (p − r) (q -
− p)
- 145
Les coordonnées du point P sont ainsi
- -
x₁ = p² (q− r), y₁ = qª (r — p), z₁ = = r² (p − 2) .
Ces valeurs satisfont à l'équation de A'B'C' :
y
- + =+ 2
- - 0. (1 )
P Չ g⁰
Elles satisfont de même à l'équation de A" B" C" :
(q + r)x + (r + p)y + (p + q )ɛ = 0, (2)
parallèle à la droite A, B, C, dont l'équation est pr + qy + rz = 0 .
Comme
X01 yi
0, (3)
p² q
le point P se trouve aussi sur la droite qui passe par les milieux des
distances A , A' , B, B' , C, C' où A , B , C , désignent les pieds de AM, BM,
CM respectivement . Notons d'ailleurs l'identité :
y 2 x x
++
( + + ) ( = Σ
( + 2 + 1) = 2 + 4 +**.
Չ 9 p2 pqr
Si le point M parcourt la droite
lp + mq + nr = 0, (4)
on tire des équations (2) et (4)
p = m(x + y) —n( z + x) , etc.
et l'équation ( 1 ) donne la cubique
Σx[n(y + z) — 1(x + y) ] [ l(z + x) -
— m(y + z)] — 0 .
Si le point M se meut sur la conique
7 m n
- 0,
+ +r (5)
P q
circonscrite au triangle de référence, les équations (5) , (1) et ( 3) donnent
pour P la cubique
x(ny — mz)² + y(lz — nx)² + z(mx — ly)² =
— 0.
S'il s'agit de la quartique
m n
+ + 0, (6)
pe
l'équation du lieu de P s'écrit ainsi
xVny -mz + y lz - nữ tavma - ly = 0.
146
REMARQUE . Nous croyons connue l'inversion du système
p²(qr) = x, q² (r — p) = y , r²(p −q) = z.
En posant
xyz
= 203,
x + y+ z
on trouve
w(w² -
— x²) x²(w — y) (w + z)
p³ :- (E.)
(10+ y) (10-2) w(y + z)²
M. P. BASTIN a résolu la même question .
*Question 1399.
(Voir Mathesis, (3) II, p. 280. )
Parmi tous les rectangles inscrits à un triangle donné ABC et dont un
côté repose sur BC, quel est celui qui en tournant autour de AB engendre le
volume maximum?
Quel est celui dont le périmètre engendre la plus grande surface?
(J. NEUBERG).
Cette question a été résolue par MM . BASTIN , EMMERICH et BARISIEN .
Nous publions, avec quelques retouches , la solution de M. BASTIN, qui a
un caractère élémentaire et est la plus complète.
Pour écarter les triangles qui sont traversés par l'axe de révolution AB ,
nous supposons qu'aucun des angles A, B ne soit obtus et nous ne consi-
dérons que des rectangles entièrement intérieurs au triangle ABC .
1. Une parallèle à BC coupe AB en M , AC en N ; les points M et N
se projettent en Q et P sur BC. Si la droite MN passe par A ou si elle
coïncide avec BC , le rectangle MNPQ en tournant autour de AB engendre
un volume nul ; on conclut de là l'existence d'un maximum.
Soient a le côté BC ; AD = h , CE = - h' , les hauteurs issues de A et C ;
x, yles côtés MN , MQ du rectangle ; à la distance du centre du rectangle
à l'axe AB. D'après le théorème de Guldin,
V =xy.2πd .
=
Si Cπ, dh' et la question revient à chercher le maximum de
l'aire du rectangle ; MN joint alors les milieux des côtés AC, AB.
147
Si l'angle C est aigu, dest la moitié de la distance de P à AB ; donc
28 (a - CP) sin B = (ay cot C) sin Bh' - ky,
k désignant cot C sin B. Cette égalité subsiste également dans le cas de
C obtus ; est alors négatif.
Les triangles semblables AMN, ABC donnent
x : α == h - y :: h .
Par conséquent ,
πα
V = — -
h y (h − y) (h ' — ky) .
En écrivant
πα
V= Xy (ah - ay) (ẞh' - ẞky) ,
´haß
où a et ẞ sont deux indéterminées , on voit que le maximum de V a lieu
lorsque les facteurs du produit y (ah -
— ay) (ẞh ' -
— ẞky) ont une somme
constante et sont égaux entre eux. Posons donc
1 ―α ·Bk = 0, ẞ (h ' — ky) ;
y = a (h — y) = ß
l'élimination de a et ẞ donne
1 1 k 1 1
=
y h - y + h' ky - y+
h'
7 désignant la quantité Celle-ci est égale à la perpendiculaire BF
k
élevée en B sur CB et terminée en F à AC ; il faut la considérer comme
positive ou comme négative suivant que A et F sont situés du même côté
de BC ou de part et d'autre .
L'équation en y est donc
3y² -
— 2y (h + 1) + hl = 0 , (1)
d'où
h + l ± √ h² — hl + l²
y=
3
Ces valeurs sont toujours réelles . Le premier membre de (1), pour
y = 0 et y = h prend des valeurs de signes contraires ; on en conclut
que l'une des valeurs de y est comprise entre 0 et h et convient à un
148
maximum de V. La seconde racine est > h ou < 0 suivant que l > 0 ou
< 0. Pour avoir la première racine, il faut prendre /h - hl + 13 avec
le signe -
— si l > 0, avec le signe + si l < 0 .
Π h
Si B = " on a l = h, y = donc MN passe par le centre de gravité
2 3
du triangle .
2. La surface engendrée par le périmètre du rectangle MNPQ a pour
expression
S = 4π (x + y ) d = 4π ( a + y ) d.
( a + h— ay)
π
Supposons d'abord C = 2 9 de sorte que est constant . Alors si h = a ,
tous les rectangles inscrits engendrent la même surface. Si h > a, S croît
avec y ; sa plus petite valeur correspond à y = 0, sa plus grande
ày:= h; si ha, ces conclusions sont renversées .
Supposons ensuite C aigu ou obtus ; nous aurons
h a
= 47 ( a + *——
3 —
S
h y ) (4' — žy ) .
—ª
=
Si h a, la somme + y est constante . La plus grande et la plus
petite valeur de S correspondent respectivement à y = 0 et y = h dans le
Π π
cas de C < ; ces conclusions sont renversées dans l'hypothèse C > •
2
Si ha et k > 0, écrivons
4π (h - a) k ah
S (2
h h a + y) ( − y) .
Le produit des deux facteurs variables est maximum si ces facteurs
sont égaux, ou si
ah
y --
h -a
Mais il faut encore que cette valeur soit comprise entre 0 et h. Quand
il n'en est pas ainsi , S varie dans le sens inverse de la différence
des deux facteurs variables .
Une discussion analogue est applicable à l'hypothèse h < a, k < 0 .
Si ha et k < 0 , les deux facteurs variables croissent avec y, de sorte
149
--
que la plus petite valeur de S correspond à y = 0, la plus grande
à y = h. Ces conclusions sont renversées si h < a, k > 0 .
REMARQUE . Le théorème de Guldin appliqué à une surface ou à une
ligne que l'axe de révolution coupe en deux parties , donne la différence
des volumes ou des surfaces engendrés par les deux parties . De là , une
interprétation géométrique des maximums ou des minimums analytiques
de V ou de S que nous avons écartés ci - dessus . (J. N.).
Question 1404 .
(Voir Mathesis (3) , III , p. 40).
Soient P, P' deux points donnés du plan d'une conique. Trouver le lieu
"
du point d'intersection d'une droite quelconque è menée par P avec la droite
' qui joient P' au pôle de Ꮄ8 par rapport à la conique .
Ce lieu est une conique . Interpréter géométriquement les conditions
nécessaires pour que ce lieu soit une circonférence , une hyperbole équilatère
ou une parabole. (A. GOB) .
Solution analytique par M. BARISIEN . 1 ° Soit l'ellipse d'équation
a²y² + b²x² = a²b².
Soient (a, B), (a' , 6'), (x , y ) les coordonnées des points P , P ' , et du
pôle D de d. Les droites det• d ' ont pour équations
a²yy, + b²xx₁ = a²b² , (1)
- B') = 0,
(y — B') (x, — x' ) —
— (x — a ' ) (yı (2)
et l'on a la condition que la polaire de D passe par P :
a²ßy, + b²0.x, = a²b². (3)
L'équation du lieu proposé s'obtient en éliminant x , y entre les
égalités ( 1 ) , (2), (3) . On trouve
(BB' -— b³)x² — (aß' + a'ß)xy + (aa' — a³)y²
+ b²(a + a') x + a² (ẞ + ẞ')y — b³aa ' -— a³ßß' -= 0.
Le lieu est donc une conique .
Pour que cette courbe soit une circonférence, on doit avoir
Ba' +aß' =·0, BB ' — b² = a¤ ' — a² . (4)
Ces conditions peuvent s'écrire
В- B'
aa' - BB' = c² . (5)
a
150 ―
La première égalité (5) indique que les lignes OP , OP' sont symétri-
ques par rapport à Ox ; la seconde , que les points P , P' sont conjugués
par rapport à l'hyperbole a² - ß³ = — c³ .
Le lieu sera une hyperbole équilatère si
aa' + BB' = a² + b².
On peut prendre arbitrairement le point P, et P' sera un point quel-
conque de la polaire de F par rapport au cercle de Monge.
Enfin , pour avoir une parabole, il faut poser
(Ba' + aß') ² — 4(aa' — a³) (ßß ′ — b²) — 0
ου
(aß³' — a′3) +4(b²αx' + a² ßß' — a²b³) =
— 0.
Après avoir choisi le point P, on peut prendre pour P' un point quel-
conque d'une parabole qui touche la polaire de P et a pour diamètre
correspondant à cette tangente la droite OP.
2º Si l'on traite la même question pour la parabole y² = 2px, un
calcul analogue au précédent conduit à l'équation du lieu demandé
px² - (ẞ + ẞ')xy + (a + a ' )y² + [2ßß ' -— p (a + a′)]œ
-·(aß' + Ba')y + paa' = 0 .
Le lieu sera un cercle si
' = -B,
B': a + a' = p ; (6)
il sera une hyperbole équilatère si
a + a' = —p ; (7)
enfin, on aura une parabole si
(B + B′)² -
— 4p(a + a' ) = 0 , (8)
de manière que lorsque P est donné, P' doit se trouver sur une parabole
déterminée .
NOTE . Si l'on fait la somme des carrés des équations de condition
Ba' + aß' = 0, - BB′ = c²* ,
aa' —
on obtient
(a² + B²) (a'² + 3′²) = ç¹ ;
donc le lieu du point (d ') sera une circonférence si les triangles POF,
FOP' sont semblables , F étant un foyer de l'ellipse proposée .
Dans le cas d'une parabole , les équations (6) indiquent que le lieu
proposé est une circonférence si les points P, P' sont symétriques par
- 151
rapport au foyer ; une hyperbole équilatère , si la droite PP' a son milieu
sur la directrice . La parabole (8) a pour sommet le symétrique de P par
rapport au sommet de la parabole y² = 2px.
MM . ROSE, VERHEUGEN et BASTIN démontrent facilement que le lieu
du point d'est une conique : Le pôle de marque sur la polaire de P
une ponctuelle projective avec le faisceau (o) ; donc les faisceaux (d) , (d')
sont projectifs . La seconde partie de la question n'est résolue que
partiellement .
M. BASTIN donne aussi une solution analytique en prenant pour
axes coordonnés le diamètre mené par P et la corde conjuguée passant
par P.
Les rôles des points P , P' peuvent être intervertis, car d' passant par
le pôle de d, passe aussi par le pôle de d' . Les points de contact des
tangentes menées de P à P' à la conique donnée font partie du lieu (♪♪′).
Dans les faisceaux projectifs (5), ( d') , la droite PP' considérée comme
rayon de l'un ou de l'autre faisceau a pour homologue la droite joignant
P' ou P au pôle Q de la droite PP' par rapport à la conique donnée ;
donc les droites P'Q et PQ touchent le lieu en P' et P. On en conclut
que dans le cas où le lieu cherché est une circonférence , le triangle QPP'
est isoscèle . Cette condition , indiquée par M. VERHEUGEN, n'est pas
suffisante. On peut ajouter que les droites OP, OP' ont des directions
symétriques par rapport à un axe de la conique donnée ; en effet, les
polaires des points P et P' sont un système de sécantes communes à cette
conique et au lieu ( òð′) . (J. N.)
ÉCOLE POLYTECHNIQUE DE PARIS .
Concours d'admission en 1903. Composition de Matémathiques.
Deux points P, P₁ , rapportés à un système d'axes rectangulaires Ox, Oy , Ox,
ont pour coordonnées a, b, c, et a₁ , b₁ , c₁. De ces points partent respectivement
deux droites D et D, ayant pour cosinus directeurs a, ß , y, et a₁ , ẞ₁ , y₁ . L'axe des
est vertical.
Deux points pesants , placés d'abord en P et P,, sont abandonnés à eux-mêmes,
au même instant, et descendent sur les droites D et D, sur lesquelles ils
occupent, au bout du temps t, les positions M et M₁ .
I. Exprimer les coordonnées des points M et M, en fonction du temps . - Les
masses des deux points étant μ et déterminer le mouvement de leur centre de
- 152 -
gravité G. - En supposant c₁ = c ,,, trouver à quelles conditions doivent
satisfaire ₁₁ , ß , ß, et quelle doit être la valeur du rapport (µµ₁ ) pour que G
décrive une droite verticale .
II. Ces dernières conditions étant remplies , former l'équation de la surface lieu
de la droite MM , quand le temps varie. - Mettre en évidence les génératrices
rectilignes de cette surface . - Calculer les coordonnées de son sommet.
III. Le mètre étant pris pour unité de longueur, on suppose que l'on ait
a = b = 0, c = 1, a, = 0, b₁ = 2, c₁ = 1 ,
1 --V3
α= y = 2 B = 0, 1= •
9 B₁ = 0,
2
V2
Dans ce cas particulier, calculer le rapport (μ : μ ) de telle sorte que G par-
coure une droite verticale : calculer en outre sa vitesse v à l'instant où il vient
rencontrer l'axe des y, ainsi que la durée T de sa chute jusqu'à cet instant . Ces
valeurs seront calculées en secondes pour le temps, en mètres à la seconde pour
la vitesse, en prenant 9,8 pour valeur de l'accélération due à la pesanteur.
N. B. Il est bien entendu qu'on ne tient aucun compte du frottement, ni de la
résistance de l'air dans le mouvement des points M et M..
QUESTIONS PROPOSÉES .
*1423 . Dans tout triangle sphérique ABC, on a
cos a cos b
Σ sin 20 = 0 . (PESCI . )
1 COS C
1424. Soient A' , B' , C' les centres des carrés BCED , ACFG, ABKH
construits extérieurement sur les côtés d'un triangle quelconque .
Démontrer que le centre de gravité de l'aire de l'hexagone DEFGHKD
est situé sur la droite qui joint le centre de gravité et le point de Lemoine
du triangle A'B'C' . (J. NEUBERG.)
1425. Sur chaque corde d'une conique ayant une direction donnée,
on décrit un cercle dont le diamètre est la corde . L'enveloppe de ces
cercles est une conique ayant pour foyers les points de contact de la
conique donnée avec les tangentes parallèles à la direction donnée .
(E. N. BARISIEN) .
1426. Déterminer les lignes asymptotiques de la surface définie par
l'équation zxy³ — yx³ . (A. DEMOULIN) .
- 153
LA COURBE HOROPTÈRE ,
par M. STUYVAERT (Gand).
1. La présente Note a pour but de signaler, aux lecteurs de Mathesis,
les travaux récents de quelques géomètres sur une courbe curieuse qui
se rencontre en Optique physiologique .
La maison M. SCHILLING , de Halle , met en vente un modèle de cette
figure accompagné d'une Notice analytique par M. W. LUDWIG (*) ;
M. F. SCHUH (* consacre un mémoire de géométrie à la courbe en
question ; l'initiative de ces travaux revient à M. FÉLIX KLEIN.
J'emprunte aux écrits précités les préliminaires , la figure et la plupart
des résultats ; je les établis par la Géométrie analytique, en simplifiant
un peu les formules et j'ajoute quelques propriétés .
Je renvoie , à ces mêmes ouvrages et au grand Traité d'Optique de
HELMHOLZ , le lecteur désireux de connaître les développements se rap-
portant à l'Optique , et je ne considérerai ici que le point de vue
géométrique .
2. Physiologiquement , l'horoptère est le lieu des points de l'espace
qui sont vus simples pour une position donnée des deux yeux .
Géométriquement, l'horoptère est le lieu des intersections des rayons
homologues de deux gerbes égales .
Voici , en résumé , les hypothèses au moyen desquelles on passe de la
première définition à la seconde, hypothèses en partie conformes aux
observations , en partie légèrement inexactes pour simplifier (analogues ,
par exemple, à celles que l'on fait dans la théorie élémentaire des miroirs
sphériques).
Les rayons visuels partant d'un œil vers les différents points de l'espace
forment une gerbe et marquent, sur la rétine, une perspective du
monde extérieur . Entre les points de la rétine de l'œil droit et ceux
de la rétine de l'œil gauche , il existe une certaine correspondance :
les impressions reçues en des points correspondants sont les seules qui
donnent une sensation visuelle unique .
On admet que, si les axes optiques des deux yeux sont parallèles ,
les rayons correspondants des deux gerbes sont aussi parallèles , en
d'autres termes que les deux gerbes sont égales . Soient Det G les
sommets de ces gerbes, respectivement dans l'oeil droit et dans l'œil
(*) Die Horopterkurve mit einer Einleitung in die Theorie der kubischen Raum-
kurve. Halle, M. Schilling , 1902 , 36 p . in-8°.
(**) Die Horopterkurve (Zeitschrift f. Math . u. Phys , t . 47, 1902, pp.375-399) .
13
154 -
gauche. Si l'on dirige les deux axes optiques vers un point F de l'espace,
c'est-à-dire si l'on regarde ce point F , la position des deux gerbes est
déterminée de la manière suivante : la gerbe de sommet D peut être
amenée à être parallèle à la gerbe de sommet G par une simple rotation
autour d'un certain axe a. Cet axe dépend du point F d'après une loi ,
importante en Optique , mais dont je n'aurai pas à tenir compte , car je
prendrai, pour point de départ, l'axe a et non le point F (*) .
3. Soient DP' et GP deux rayons parallèles menés par D et G. Si le
rayon DP' tourne autour
de l'axe fixe a, d'un angle
donné 2a, et vient alors
rencontrer GP en un point
P. ce dernier est un point
N
P P de l'horoptère .
OL Par le milieu M de DG,
on mène le plan Oy per-
pendiculaire à l'axe a. Les
projections de DP et GP
D A x
0 sur ce plan font entre
α
G elles l'angle constant 2a
et se coupent en un point
y G1, P, d'une circonférence de
P₁
rayon passant par les
projections D, et G, de D
et de G.
L'arc D, OG, du segment
capable de l'angle 2a est
supposé devant les yeux ;
l'arc D.AG, situé derrière
serait à rejeter dans la
question d'optique, mais non dans la théorie géométriq . Par le milieu O
ue
du premier arc, on mène Oz parallèle à a.
(*) Je ferai remarquer, en passant , l'erreur de certains traités de physio-
logie : ils donnent la définition exacte de l'horoptère, mais affirment ensuite
que cette figure est un cylindre, oubliant que parmi les ∞² couples de rayons
correspondants de deux gerbes projectives, il n'y en a que ¹ qui se rencon-
trent. - La définition du mot horoptère dans les dictionnaires encyclopédiques
est généralement fantaisiste.
- 155
Puisque la projection de P sur Oy appartient à la circonférence r,
l'horoptère est situé sur un cylindre de révolution.
Considérons des semi-droites , donnons aux angles un signe (positif de
Ox vers Oy) , et posons (Ox, OG ):= α, (Ox , OD , ) = - α , ( Ox , OP₁ ) = q .
Cherchons l'angle de Ox avec GP , ou P.G, suivant que P, est sur
l'arc G, O ou sur l'arc G , AO ; faisons tourner d'abord le rayon Ox jusque
OG₁ , puis OG, autour de G, jusqu'à ce qu'il coïncide avec G, P, (ou P , G , );
ce dernier angle a, dans tous les cas , pour mesure la moitié de l'arc OP ,
Π
(compté dans le sens OD , A) et vaut donc toujours . Ainsi G , P ,
π
(ou P.G. ) fait toujours avec l'axe des a un angle ++ a et, par suite
Π π
PD, ou D, P, fait , avec Ox , l'angle ++ a — 2α - 2 +9 α.
2
Soient x , y , z , les coordonnées de G ; celles de D seront ₁, y₁, -21
et, comme les droites GP et DP font le même angle o avec le plan xOy,
leurs équations sont respectivement
X - y - yı 2 21
9
Π sin w
COS @ COS +4 α cos o sin
sin (₂ +++ a)
X y + y₁ 2 + 21
π sin w
COS & COS -α cos o sin +Ф
COS(2 + :) (
En divisant les premiers rapports et les derniers , on trouve
2 +++ a )
COB (1 sin ( a) 2 + 21
ou
π sin ( α) 2 21
COS +Ф - α
(2
et de là, componendo,
sin o cos a
21 cos o sin a
ou encore
21 1
(1) = = •
tg q tg a
156 -
D'autre part, les coordonnées de P₁ sont
2r 2r tg ?
a = 2r cos ¹q = 1 + tg² q ' y = 2r cos o sin q = 1 + tg³ ¢
Donc, en tenant compte des égalités ( 1 ) , on a les équations de la
courbe
2r
x=
1+ λªz²
(2)
2rλz
y
1 + λ²22°
4. Un plan quelconque
ax + by + cz = d
coupe la courbe en des points dont les hauteurs z sont données par
2ra 2rbλz
+ cz = d
2222 + 1+ 2²2²
1 + 2²²²
ou
-d = 0 .
- dλ²²² + z(2rbλ + c) + 2ra —
cλ²½³ —
(3)
Cette équation étant du troisième degré , tout plan coupe la courbe en
trois points, donc l'horoptère est une cubique gauche.
Pour z = O, on trouve = 2r et y = O, donc la courbe passe par A.
y
Pour 1 + 22² = 0 ou z = ety sont infinis et ± 1;
λ
レー 1
mais les points à l'infini du plan z = sont aussi dans le plan
ג
parallèle z = 0 ; donc l'horoptère passe par les points cycliques du
plan xoy.
Si z augmente indéfiniment , x et y tendent vers zéro ; donc l'axe Oz
est l'asymptote réelle.
Si z change de signe, y change de signe et a demeure inaltéré , donc Ox
est un axe de symétrie .
5. D'après ce qui précède, les coordonnées de deux points P et Q,
symétriques par rapport à Ox sont
2r 2r tg 9 tg q
(4) ±
2
1 + tg² 9 2 9 ±
λ
1 + tg² 9
- 157 ――
Pour les coordonnées de G et de D, on trouve, comme plus haut,
pour P,
2r 2r tg a
Ꮖ . =2r cos² α = ± y₁ = 2r cos a sin a = ±
1+ tg² a 1 + tg² α
et, à cause des relations ( 1 ) ,
± tg a
+21 =
λ
Les coordonnées de G et de D se déduisent de celles de P et Qen
substituant a à q ; donc, la courbe passe par les centres D et G des gerbes
initiales ; et , deux points symétriques quelconques P et Q peuvent remplacer
Det G comme centres de gerbes génératrices .
Par suite, les droites qui joignent un point N quelconque de la courbe
à deux points symétriques P et Q sont également inclinées sur xOy.
Si N tend vers P , on voit que la tangente en un point P et la perpen-
diculaire abaissée de ce point sur l'axe de symétrie sont également inclinées
sur xoy.
Cette dernière propriété donne une construction de la tangente en P
à l'horoptère , puisque cette tangente doit aussi toucher le cylindre de
révolution. La trace de la tangente sur le plan Oy se trouve donc de la
manière suivante : on mène , en P₁ , la tangente au cercle et l'on porte,
sur cette tangente , une longueur égale à l'y du contact . D'après cette
construction, la trace de la tangente sur le plan xOy décrit une cardioide.
6. Les équations de la courbe donnent , par division ,
y-
λε ou y = λxz;
X
cette égalité représente un paraboloïde hyperbolique passant par l'horop-
tère ; les deux systèmes de génératrices sont
y = kiz , y = kx ,
x = k; 7.2 =k ;
les premières sont des perpendiculaires à l'axe de symétrie, les secondes
sont des perpendiculaires à l'asymptote .
Puisque chaque génératrice de l'un des systèmes rencontre toutes
celles de l'autre, on a cette double construction de l'horoptère : D'un
point de la courbe, par exemple du centre initial G, on abaisse une
perpendiculaire sur Ox (ou Oz) et, de tous les points de celle-ci , des
158
perpendiculaires sur Oz (ou Ox) ; ces dernières droites percent le cylindre
de révolution en des points de la courbe.
L'horoptère étant l'intersection d'un cylindre de révolution et d'un
paraboloïde , sa tangente en P est dans le plan tangent à chacune de ces
surfaces , et le plan tangent au paraboloïde est déterminé par les perpen-
diculaires abaissées de P sur Ox et Oz , d'où une autre construction de la
tangente.
Pour =2r, on a y = 2rλz et ces relations représentent la tangente
en A ; ainsi 2rλ donne l'inclinaison de la tangente en A sur le plan xOy ,
ou la pente de l'horoptère.
Cette tangente en A peut être utilisée pour la construction de la courbe
qui vient d'être énoncée . Si donc on appelle projection conoïdale (*) d'une
ligne sur un plan , le lieu de la trace, sur ce plan , de la perpendiculaire
abaissée d'un point de la ligne sur un axe fixe , on a cette propriété :
La projection conoïdale de l'horoptère , l'axe étant son asymptote Oz , sur
le plan tangent en A au cylindre , est une droite (**).
7. On a vu la relation λz ― tg et, comme l'angle est propor-
tionnel à l'arc AP,, il en résulte que, si l'on développe le cylindre de
révolution, l'horoptère se transforme en une courbe dont l'équation est
de la forme y =utg rx. Par conséquent l'aire comprise entre un arc
d'horoptère et la projection de cet arc sur le plan Oy s'exprime par la
fonction log. cos.
8 (***) . L'équation a pour racines les hauteurs z des intersections de
Cas particulier de la projection gauche de Steiner au moyen de droites
projetantes s'appuyant sur deux directrices rectilignes.
(**) J'ai , sans m'en douter , rencontré déjà l'horoptère en posant, dans Mathesis,
la Question 1131 ( résolue par MM . AUDIBERT, JEйABEK, BUYSENS , 1898 , p . 233) :
« Une droite fixe a est tangente en A à un cylindre de révolution dont l'axe est
<< vertical ; soit a ' la génératrice du cylindre passant par le point diametrale-
« ment opposé à A. Une droite mobile b s'appuie sur a et a' et est constamment
<< horizontale ; elle engendre un paraboloïde qui rencontre le cylindre suivant
<< une certaine courbe gauche. Trouver le lieu décrit par la tangente à cette
<< courbe sur le plan horizontal mené par A. » Les auteurs de solutions ont
établi que ce lieu est une cardioïde. La courbe gauche en question est évidem-
ment l'horoptère. Il serait intéressant de la représenter sur une épure de
Géométrie descriptive .
(***) Les propriétés qui suivent ne se trouvent pas dans les ouvrages que
j'ai consultės.
159
la courbe et d'un plan . Pour que ces trois racines soient égales à z' ,
il faut que l'on ait
cλ³ : - dλ³ : (2rbλ + c) : (2ra — d) = 1 : - 32' : 32'² : -
— 2'³ ,
d'où successivement ,
cλª : — dλ³ : 2rbλ³ : 2raλ³ — 1 : — 32 ' : (3λ²2' — 1 ) : ( — λ²z¹³ +32 ′ ) ,
- 22.2′ + 32 ' 3722'2 — 1
a : b : c: - : : 1 : 3z' .
24 2rbλ
Dès lors , l'équation du plan osculateur au point de hauteur z' est
+83122/2 xxxxxxxx 1
・y + z -— 3z ' = 0.
2r 2rb).
En y faisant -= y = O, on trouve z = 32' :
Tout plan osculateur à l'horoptère coupe l'asymptote à une hauteur
triple de celle du contact.
Donc, pour construire le plan osculateur , il suffit de construire la
tangente et le point situé sur l'asymptote à une hauteur 32' .
9. Pour 2' = 0 , l'équation du plan osculateur donne y = 2r7z. Donc
(ce qui était évident) , le plan osculateur en A a pour équation y = 2r7z
et il passe par 0 .
Ce plan coupe le cylindre suivant une ellipse dont le demi-petit axe
est r, tandis que le demi-grand axe s'obtient en faisant yr dans
1
l'équation du plan, de sorte que z = et le demi-grand axe vaut
21
1
?
go + •
422 Par suite le rayon de courbure en A à cette ellipse a
1
?
go +
42 2 1
pour valeur = r+ Le centre de courbure est sur OA et
4*
1 1
a pour abscisse 2r - - - • La sphère S ayant ce point
472 4 **
pour centre et passant par A a pour équation
1 2 1 2
r+ r+ 1
(x — r. 4λ'r:) * + y² +2 =·(~ 47
no
ou
XC 1
x² + y² + z² -
− 2rx + 27²r 2λ
0.
- 160
2r 2rλz
Remplaçons par , y par nt ès simpli-
1 + λ²z² 1 + λ222 ; il vie , apr
fication :
22
équation du quatrième degré qui n'est vérifiée que par z = 0 , donc
la sphère S coupe l'horoptère en quatre points coïncidents en A ; par
suite c'est la sphère osculatrice en A.
10. On a trouvé , pour le plan osculateur au point de hauteur z' ,
l'équation
- λ²2'5 +32' +8 32-1
y + z32' = 0 .
2r Ζηλ
Pour que les plans osculateurs en deux points de hauteurs z' et z'
soient parallèles , il faut donc que l'on ait
— λ³½³ + 3z' = -
- λ²25 +32 " et 3122 .-1 - 3λ22'' - 1 ,
d'où z' = z' , mais le signe est évidemment à rejeter , donc
z" —— - z' , et par suite on a
-7.²x's + 3x = λ³x'³ — 3z′ = 0 ;
/3
±1
négligeant la solution insignifiante ' 0 , on trouve z ' ==
λ
2r 2rλz'
d'où x' = = = ± r√3
½ et y'
1 + ¿ ³¿'a = ½ 2
Les points de contact des deux plans osculateurs parallèles sont deux
*
= •
points symétriques d'abscisse x —
2
Les deux plans osculateurs parallèles ont pour équation
4 31/3
2= ±
भूख +
Le plan équidistant ou plan central de l'horoptère est
4y + riz = 0 .
- 161 -
La droite joignant les contacts des plans osculateurs parallèles ou la
focale centrale de l'horoptère a pour équations
y' λεπ
= et y - 2 =
2 2 2
11. Reprenons l'équation du plan osculateur ; multiplions les termes
2r
par ; il vient, après une transformation facile ,
1 +λ²2²²
2′(— λ²x²² — 1 ) +42 ' 3(λ²z'² + 1 ) —4 2rz 6rz'
x+ y+ 72 = 0,
1 + 2.²2/2 1 + λ22/2 1 + λ22/2 1 + λ²2/2
ou, en tenant compte des équations de la courbe ,
- z' + x' y 3y' =
x + 3 2 - 2 до + x'z 0,
ηλ λ
ou enfin , en chassant les dénominateurs ,
λr(x'z - xx') + 3r(y -
— y ') + 2(xy' — yx ') =
— 0.
En général , cette équation représente un plan dépendant d'un certain
point (x' , y' , z' ) toujours contenu dans ce plan ; le plan est appelé le plan
focal du point et le point est le pôle du plan . Quand le point est sur la
courbe, son plan focal est donc le plan osculateur .
Si l'on divise l'équation précédente par y ', on voit que , pour x' fini et
Irz'
quelconque , pour 2 et pour y'indéfiniment croissant , les coeffi-
y'
cients de x , y, z tendent vers zéro , tandis que le terme indépendant reste
fixe , c'est-à-dire que le plan focal s'éloigne à l'infini . Le plan de l'infini
a donc pour pôle un point situé à l'infini dans la direction définie par
les équations
x = constante , rz =2y.
Les droites parallèles à cette direction sont les diamètres du système
focal. La focale centrale est un de ces diamètres .
Un plan perpendiculaire à la direction des diamètres a pour équation
Try + 2x = k,
k étant un paramètre arbitraire .
162
Pour que le plan focal d'un point (x' , y' , z ') ait cette dernière forme,
il faut que l'on ait
Qy' - 3 2x'
z' = λr = z' : 2,
γλ λγ
d'où, successivement,
3 2x' Arx'
え λr 2
6r
=
4+ 222
La droite ayant pour équations
6r
λrz' + 2y = 0, x' =
4 + λ³µ²
est donc perpendiculaire aux plans focaux de ses points et s'appelle l'axe
du système focal ou du complexe linéaire (* ) défini par ce système.
La plus courte distance de cet axe à l'asymptote (qui est évidemment
6r
un rayon du complexe linéaire) est donc ou les de l'abscisse du
4+λ22 · ( ou
1
point de hauteur
2 " ) ; la tangente de l'angle de l'axe et de l'asymptote
y' Ir
est -- ; le produit de ces quantités , ou le paramètre du complexe
2' 2
est donc
32
4 + 222
Gand , le 23 décembre 1902 ,
*SUR LE QUADRILATÈRE INSCRIPTIBLE DANS UN CERCLE ;
par E. N. BARISIEN .
Les traités de trigonométrie donnent les expressions des diagonales , de
la surface et du rayon d'un quadrilatère inscrit en fonction des côtés . Le
but de la présente note est de signaler quelques autres formules moins
connues, notamment la longueur de la troisième diagonale et l'aire du
triangle formé par les trois diagonales.
1. Soit ABCD un quadrilatère inscrit dans le cercle de centre O et de
Voir Mathesis, 1901 , p . 41 .
- 163
rayon R. Les côtés AB et CD se rencontrent en E, les côtés AD et BC
se rencontrent en F ; la figure suppose le point E situé au delà de AD, le
point F au delà de CD . Les diagonales AC et BD se coupent en I et ren-
contrent EF en H et K. On sait que le triangle IEF est autopolaire par
rapport au cercle ; O est donc l'orthocentre de ce triangle .
Soient AB = a, BC = b, CD = c , DA = = d;
AC = Xx, BD = = y, EF =2;
angle ADB ACB = = αα,, angle CAB = CDB = ß ,
angle DAC = DBC =y, angle ABD = ACD = d ;
0, l'angle aigu des diagonales x, y ;
w, l'angle BIO ;
S, l'aire du quadrilatère ABCD ; 2p, son périmètre .
Rappelons d'abord les formules suivantes :
x ad + bc
xy = ac + bd, - - (1)
y ab + cd
(ac + bd) (ad + bc) (ac + bd) (ab + cd)
X= y- -; (2)
ab + cd ad + bc
S= (pa) (p b) (p — c) (p - d) = xy sin 0 . (3)
(ab + cd) (ad + bc) (ac + bd)
R ; (4)
4S
y = 2S X 2S
sin Asin C = 9 sin B =sin D = -
2R ad + bc 2R b
a + ca ; (5)
- b² — c²
a² + d² —
cos A = cos C =
2 (ad + bc)
(6)
a² + b² — c² — d²
cos B ——cos D -
2 (ab + cd)
A12
А C (p a) (p - d)
―
tg z = cotg =
122
-
(p.- b) (p
(7)
312
B D (P ― a) (p - b)
=
tg 2 = cotg 2 - - d) ;
(P c) (p
A12
Α B D p -a
tgtg = cotgcotg - (8)
2 2 P -
a b d
sin a: sin B sin 7 = sind = (9)
2R 2R 2R 2R
164 -
. Calculons les distances des sommets A, B , C , D aux points E et F.
Les triangles inversement semblables EAD, ECB donnent
d EA ED
= -
b ED + c EA + a '
d'où le système d'équations à deux inconnues EA, ED :
b.EA - d.ED == cd , -- d.EA + b.ED = ad.
De là et par analogie :
d (ad + bc) BE = b (ab + cd)
AE 9
br d2 b2 -dr
d(ab + cd)
CE = b (ad + bc) DE =
bi d2 d2
(10)
a(ad + bc)
AF = DF =c (ab + cd) ,
a² C2 as - C²
c (ad + bc) a(ab + cd) •
CF BF =
a². c² a².- - c²
3. On peut maintenant calculer la troisième diagonale EF par l'un
quelconque des triangles AEF , BEF, CEF , DEF. Par exemple ,
2² = AE² + AF² + 2AE.AF cos A,
et d'après les formules (10) et (6)
d a² ad [( a² -
— · c³) -— (b² — d³)]
22 +
x² = (ad + bc)ª [ (b² (a² - c³)² | (ad + bc) (b² — d³) (a² -
daja + (a² · - c³)
·
(ad + bc) (ab + cd) [ bd (a² — c²) ² + ac (bª — d³)³]
-
(a² — c²)² (b² — d²)²
de sorte que
ac bd
2= + (11)
√ (ad + bc) (ab + cd) [(a² - d³)².
[(a² — c²)² (b² —
Cette valeur est infinie lorsque a = c ou b = d ; ce qui est évident, car
ABCD est alors un trapèze isoscèle .
4. Nous allons chercher les segments IA, IB, IC, ID des diagonales .
Le triangle IAD donne
ΙΑ ID d
= "
sin a sin y sin
165
d'où , d'après les égalités (3) et (9) ,
d sin a a xy adxy
ΙΑ =d ·
sin 0 2R 28 4RS
On a donc , au moyen des formules (1 ) et (4) ,
IA = ad Vac + bd aovao tha
IB =
√(ab + cd) ( ad + bc) √(ab + cd) (ad + bc)
bcVac + bd (12)
cd Vac + bd
IC = ID
√(ab + cd) (ad + bc) √ (ab + cd) (ad + bc)
Par conséquent,
abcd (ac + bd)
IA.IC:= IB.ID :- = R ' - OI ' ; (13)
(ab + cd) (ad + bc)
IA : IB : IC : ID = ad : ab : bc : cd. (13')
Les relations ( 12) et ( 13′) peuvent se déduire des triangles semblables
IAB et IDC, IAD et IBC .
L'égalité (13) fait connaître la puissance de I par rapport au cercle O,
ensuite la distance OI . Pour les puissances des points E, F, on trouve :
bd (ad + bc) ( ab + cd)
ЕА.ЕВ = EC.ED = = R'.― OE',
(b² - d²)2
(14)
ac (ad + bc) (ab + cd)
FA.FD = FC.FB = R2 -- OF' .
(a² - c²)³
5. Passons au calcul des distances IK , IH.
Les divisions HICA, KIBD sont harmoniques ; par conséquent,
1
=
IH 2(IC
1 )
d'où en ayant égard aux formules (12) et par analogie,
2abcd Vac + bd
IH -
(ad - bc) (ab + cd ) (ad + bc)
( 15)
2abcd Vac + bd
IK
(abcd) (ab + cd) (ad + bc)
- 166
L'aire S' du triangle IHK est donc
1 S
S' = IK.IH sin 0 = IK.IH
xy
4a2b2c2d2
S ( 16)
(a2b2 -b²c²) *
c³d²) (a²d³ —
Elle sera équivalente à l'aire du quadrilatère ABCD , si on a la
relation
(a²b³ — c²d³) (a²d² — b²c³) =
— 4a³b³c³d³ .
6. On peut obtenir facilement les distances des points O et I à la diago-
nale z. En effet, le diamètre OI du cercle ABCD est divisé harmoni-
quement par I et par H en un point que nous désignons par L. Par suite
R2 R - OI
OI.OL = R³ , IL = OL ΟΙ = - ΟΙ = (17)
ΟΙ ΟΙ
Connaissant Set IL, on peut calculer KH .
7. Voici une autre définition du quadrilatère ABCD que M. H. Bro-
card m'a obligeamment communiquée et qui conduit pour S et S' à deux
intéressantes formules.
Au lieu de définir le quadrilatère ABCD par ses quatre côtés a, b, c, d ,
prenons les données suivantes : q, les angles aigus des diagonales BD,
AC avec EF ; OL = D , IL = h . Alors
RD (Dh) , = 9-4,,
0—4—4 ( 18)
SAC.BD sin ( -4),
AC - 2 /R- (D — h) ² cos² 4, /R2 - (D - h) cos³ q ;
BD = 21
donc
S=2 [R² - (D -
− h )² cos² ] [ R² — ( D — h)² cos² q] sin ( -4) . ( 19)
En remplaçant R³ par D (D -— h) , on obtient
S=2 (D — h) sin (9 — 4) √ (D² sin² 4 +h² cos³ ¥) (D²sin³ q +h³ cos² q).
On voit immédiatement que
h² sin ( -4•
)
S' =
o sin
2 sin Φ
NOTE. I. Le calcul de z a été récemment proposé dans les Wiskundige
Opgaven; voici les solutions parues dans ce Recueil .
a. Soit C' le symétrique de C par rapport à EF. L'angle EC'F étant
167 -
égal à ECF = FAB, le quadrilatère EAFC' est inscriptible ; donc z est
une diagonale intérieure d'un quadrilatère inscriptible ayant pour côtés
EA, FA, EC, FC. Il suffit maintenant d'appliquer les formules (2) et ( 10).
b. Les circonférences circonscrites aux triangles EDA , EDC se coupent
en un point M de EF. On a
EM.EF = ED.EC, FM.FE = FC.FA ,
d'où par addition
EF2 = ED.ECFC.FA.
Ainsi, le carré de la troisième diagonale est égal à la somme des puis-
sances de ses extrémités par rapport au cercle ABCD .
II. Cette propriété est proposée comme exercice dans le Traité de
Géométrie de Rouché et de Comberousse ; nous l'avons démontrée analy-
tiquement dans la Revue de l'Instruction publique , 1866. En voici une
démonstration des plus simples .
Soient (x , y ), ( 2 , y2) les coordonnées de deux points M. , M₂ par
rapport au cercle x² + y² - R' = 0. On a
M‚M; = (x, — x2) ² + (Yı
(y , —y2 ) ² =x; + y; + x ; + y ? −2 (x , ∞ ₂ + Y₁Y 2) ;
or x1x2 + Y1Y2 = R² , donc
M‚M ; = ( x² + y ; — R²) + (x; + y² — R²) .
III. Le calcul des aires des triangles IEF , IKH a été déjà fait anté-
rieurement dans Mathesis. (J. N.)
NOTES MATHÉMATIQUES .
14. Sur la droite de Simson . Prenons un point quelconque M sur la
circonférence circonscrite au triangle ABC ; soient A', B' , C' ses
projections sur les côtés BC , CA, AB et soient A", B", C" ses symétri-
ques par rapport à ses côtés. Nous allons démontrer que les points
A", B", C" sont sur une même droite passant par l'orthocentre H
de ABC.
Les points A" , B", C" sont situés respectivement sur les circonfé-
rences Oa , Ob, O. symétriques de la circonférence circonscrite au triangle
ABC par rapport aux côtés BC, CA, AB ; ces circonférences passent
par l'orthocentre H. Pour fixer les idées , supposons M sur l'arc BC
168
soustendu par l'angle BAC . Les arcs soustendus par les angles AHB"
et AHC" dans les circonférences O., O. sont égaux à leurs symétriques
ABM , ACM de la circonférence ABC ; donc ces angles sont supplémen-
taires et les points B" , H , C" sont collinéaires . On démontrerait aussi
facilement que A", B", H sont collinéaires .
De ce qui précède , on conclut que les points A' , B' , C' sont sur une
même droite qui passe au milieu de MH .
Cette démonstration est empruntée à un article de V. HIOUX , J. M.E.
de Vuibert, 1903 , p . 129 .
15. Sur le centre de courbure de la parabole . I. Les deux construc-
tions du centre de courbure en un point d'une parabole, énoncées par
M. E. N. Barisien ( Mathesis (3) , III , p . 112) , sont des cas particuliers
d'une construction générale applicable aux trois courbes du second
degré que nous avons fait connaître (NAM (3) , XI , p . 427) : Si H et H,
sont deux points conjugués par rapport aux foyers situés sur l'axe a, la
perpendiculaire élevée au point Na = (a n ) sur la normale n au point M,
coupe les droites MH et MH, en deux points K et K₁ , tels que le centre de
courbure en M est le point de rencontre des hauteurs du triangle MKK ,.
Dans le cas de la parabole on peut supposer les points H et H , con-
fondus au foyer à distance finie ou infinie , on a les deux constructions
citées . (C. SERVAIS .)
II. La première construction de M. BARISIEN est un cas particulier
d'une construction indiquée , Mathesis, 1903 , p . 90. En effet , dans le cas
de la parabole , le centre O est rejeté à l'infini et la perpendiculaire à OM
devient la perpendiculaire à l'axe , ce qui donne la construction de
M. Barisien .
(J. ROSE .)
SOLUTIONS DE QUESTIONS PROPOSÉES .
Question 1363 .
(Voir Mathesis, ( 3); II , p. 80.)
Etant donnés dans un plan deux droites a, b , et trois points A, B, C,
mener par C une droite coupant a et b en deux points , A' et B' , tels que
les quatre points A, B, A' , B' soient sur une même circonférence.
Examiner le cas particulier où les points A, B, C sont en ligne
droite. (DEGUELDRE . )
169
Solution par M. J. DEPREZ . 1 ° Prenons C pour pôle et la perpendicu-
laire CH abaissée de C sur a pour axe polaire . Les coordonnés des points
A, B étant désignées par ( p₁ , w , ) , (pa , w₂ ) , l'équation de la circonférence
ABA' est de la forme
p² + ap cos w + up sin w + v = 0, (1)
sous les conditions
Pi + λp, cos w₁ + µp , sin w₁ + v = 0, (2)
P² + Ap₂ cos w₂ + µp₂ sin w₂ + = 0. (3)
Représentons par la distance CH , par o l'angle A'CH , par B₁
le second point de rencontre de la droite CA' avec la circonférence
ABA' ;les deux valeurs de p qui vérifient l'équation (1 ) seront
d
CA' =
COS W et le rayon vecteur CB, que nous désignons par p . Par con-
séquent, en considérant la somme et le produit des racines de ( 1 ) ,
on trouve
et + cos + sin w == 0, (4)
COS W
¿
= ν.
P COS W
Si l'on remplace v par la dernière valeur et qu'on élimine ensuite λ et
μ entre les égalités (2) , (3) et (4), on obtient l'équation du lieu décrit par
le point B, lorsque A' parcourt a :
d
COS W sin w
et COS W
d
= 0.
P +pi p₁ cos w₁ Pi sin wi (5)
COS W
б
+på p₂ cos w₂ Ра sin w2
cos w
Multiplions la première colonne par cos o et développons ensuite
suivant les éléments de cette colonne ; il vient
sin (w 2)
-
(p cos + d) sin (w₂ — w₁ ) + (pò + pi cos w)
Pi
sin (wi w)
0.
+ (pd + på cos w)
P2
Le lieu de B, est donc une cubique ; en prenant les points de rencontre
170
de cette courbe avec la droite b, on aura les solutions du problème
proposé.
2º A' étant un point mobile sur a, la droite CA' rencontre la circon-
férence ABA' en un point B , et la droite b en un point B.; en ces points ,
menons les droites B, E,, B2E2 perpendiculaires à CA' . La droite B₂E,
enveloppe une parabole π ayant C pour foyer , b pour tangente au
sommet . La droite B.E, enveloppe une courbe qui est l'antipodaire
de C par rapport à la cubique considérée ci-dessus et dont l'équation tan-
gentielle se déduit immédiatement de ( 5) ; car si l'on adopte deux axes
rectangulaires CH et CY, B, E, a pour équation normale x cos + p sin w
cos w sin w
- - p = 0 , de sorte que ses coordonnées sont u
P P
Nous allons chercher directement l'équation de o en adoptant pour axe
des y la droite a, pour axe des la perpendiculaire à a au point de
rencontre de a avec la droite AB. Les coordonnées des points A, B, C,
A' étant (x₁ , mx1 ) , (X2 , MX2) , (X3 , уs) , (0 , λ) , un calcul facile donne pour
les coordonnées du point D diamétralement opposé à A sur la cir-
conférence ABA'
(1 + m³) [ ² (x1 + x₂) -
— MX₁X₂ ] — λ²m x₁X₂ (1 + m²) ;
x= y=
λ λ
on en déduit l'équation de la droite B , E, qui passe par D :
-
λ² (y — mxs) — λ [yys + xxs − ( 1 + m²) ( ∞₁xs + X2Xs − ∞₁X2)]
+ x,x₂ (1 + m²) (ys — mxs ) = 0.
L'équation de σ s'obtient en égalant à zéro le discriminant de l'équa-
tion précédente en 2. On en conclut que est une parabole tangente à la
droite y - mxs = 0.
Les tangentes communes aux deux paraboles π et a coupent la droite b
aux points cherchés B' .
Cas particulier . Si les points A, B, C sont en ligne droite, on a
CA.CB = CA'.CB ',
d'ou l'on conclut que le point B ' est à l'intersection de b avec la circon-
férence obtenue en transformant par inversion la droite a , le pôle étant
en C et la puissance égale à CA.CB.
Le problème est encore quadratique lorsque A, B, C étant en ligne
droite, on remplace b par une circonférence ou les deux droites a, b par
des circonférences .
171 -
NOTE . Les cercles passant par A et B déterminent sur a et b deux
involutions projectives . Elles sont projetées de C suivant deux involutions
de rayons projectives . Ces dernières ont quatre éléments doubles dont
l'un joint les points C et ab . Les trois autres donnent les solutions du
problème . Ce qui précède s'applique à la question généralisée. (C. S. )
Question 1370 (NOUVELLE) .
(Voir Mathesis, (3) II, p. 240.)
Soient ABC, A'B'C' deux triangles métaparallèles, D et D' leurs
métapoles (question 1368) . On sait que les six points (AD' , B'C') , ……. ,
(A'D , BC), ... sont sur une même droite ▲ (AFAS , Ajaccio , 1901 ) .
Démontrer que si les triangles sont homologiques , la droite A passe par
les milieux des segments MD et MD' , M étant le centre d'homologie.
(L. RIPERT. )
Solution par M. P. BASTIN. Prenons ABC pour triangle de référence
et appelons l, m, n les coordonnées barycentriques absolues de D, de
sorte que l + m + n = 1 . Les droites AD, BD , CD ayant pour équations
ny-- mz == 0, lz nx ― 0, mx ly = 0,
leurs parallèles B'C' , C'A' , A'B' peuvent être représentées par
ny - mz + 1 =·0, lz - nx + µ = 0 , mx -·ly + v 1
= 0,
où λ, μ , v sont des constantes . En tirant des deux dernières équations
combinées avec l'identité x + y + z:= 1 la coordonnée x du point A',
on trouve x = 1 + μ ― v; telle est aussi l'équation de la droite A'D '
parallèle à BC. On en conclut les coordonnées de D' :
=2 - v, y== m + v − λ , z = n + λ − µ.
+μ
Les équations des droites A'D , AD' sont
y 2
- - -
lz — nx + µ — k (mx — ly + v ) =
— 0,
m+ v ― λ η+λ -
En exprimant que la première est vérifiée par les coordonnées de D,
on trouve μ - - Αν - O, de sorte qu'elle prend la forme
(le -nx)v -(mx ly)μ = 0 ,
ου Σλα - Σιλ = 0 .
Il en résulte que le point ( A'D , BC) et , par analogie , les points
(B'D , CA) , (C'D, AB) sont situés sur la droite
ra tuy tra = 0 . (1)
- 172
Le point (AD' , B'C') vérifie les deux équations
-
y(n + λ — μ ) — 2 (m + v — λ ) = 0 , ny - mz + λ = 0,
et aussi celle qu'on obtient en retranchant ces équations membre à
membre, c'est - à-dire
y(λ — µ) — 2(v — λ) -
— à— 0;
cette dernière au moyen de l'identité x + y + z = 1 , se ramène à ( 1 ) ,
ce qui prouve que les six points (AD' , B'C') , (A'B, BC), ... sont sur une
même droite A.
L'équation de la droite DD' est
X 7 ι
1 + μαν
y m m + v― λ =0;
2 n n + λ.- μ
elle se ramène facilement à
Σκ(λ - Σιλ) = 0, ou Σλα - Σιλέα = 0,
d'où l'on conclut que les droites DD' , A sont parallèles .
La droite AA' a une équation de la forme
โช -ly + v) ;
nx + µ = p(mx
en exprimant qu'elle passe par le point A ( 1 , 0, 0) , on trouve
- (2)
(m + v) (lz nx + µ ) = (μ· — n) (mx — ly + v).
Si cette équation et les équations des droites BB' , CC' ont une solution
commune, on trouve, en les multipliant, la condition d'homologie :
(m + v ) (n + 2) ( 2 + µ ) = ( µ — n) (v — 7) ( λ — m) .
L'équation (2) peut prendre la forme
(µm + nv) ( 1 -
− x) + ly(µ — n) + lz(m + v) = 0 ;
en faisant la somme des équations des droites AA' , BB' , CC' , on trouve
2211+
2Σ Ex μm —- vn + 2 (m + n) ] = 0
Σα[ - μη
ou Σλι2 – Σα) + Στέλα = 0,
ou Σλα + Σλλ = 0 . (3)
Cette équation représente une droite parallèle à DD' et à ▲ et sur
laquelle est situé le centre d'homologie ; on voit facilement que la
droite (3) est symétrique de DD' par rapport à ▲ . Donc ....
NOTE . I. Désignons les points (AD′ , B'C' ) , (BD ′ , C'A'), (CD' , A'B')
(A'D , BC), (B'D, CA) , (C'D , AB) par A₁ , B₁ , C₁ , A'₁ , B'₁ , C' ,. M. Ripert
- 173
a trouvé que ces six points sont en ligne droite ; M. Bastin a donné
ci-dessus une démonstration analytique de cette propriété ; M. A. C.
nous en a communiqué une démonstration géométrique basée sur le
lemme suivant :
Étant donné un trapèze quelconque (convexe ou étoilé ) MNPQ , ayant
pour bases MN, QP, si par deux sommets opposés N, Q on mène deux
parallèles de direction quelconque qui rencontrent les côlés non parallèles
MQ, NP respectivement en N' et Q ' , les droites PN' , MQ ' sont également
parallèles entre elles.
D'après ce lemme, si l'on considère le trapèze ADB'A,, les parallèles
AC, B'D' menées par deux sommets opposés rencontrent les côtés non
parallèles DB' , AA, en deux points B' ,, D' tels que les droites A , B' ,
DD' sont parallèles . Par analogie , les droites A' , B,, A, C' , ... sont
parallèles à DD' ; donc ...
2. Une projection centrale permet de passer du théorème de M. Ripert
à une proposition plus générale , que nous allons démontrer bien qu'elle
soit contenue dans notre article sur les quadrangles paralogiques .
Une transversale quelconque u rencontre les couples de côtés opposés
(BC, AD) , (CA, BD) , (AB , CD) d'un quadrangle complet ABCD en
trois couples de points ( 1 , 1 ') , ( 2 , 2 ′) , (3 , 3 ′) d'une involution . Réci-
proquement , étant donnés trois couples de points 11 ' , 22' , 33′ d'une
involution , si les côtés d'un triangle ABC passent par les points 1 , 2, 3,
les droites A1 , B2, C3 concourent en un même point .
D'après cela, si les côtés d'un second triangle A'B'C' passent par les
points 1 ' , 2′ , 3′, les droites A'l , B'2 , C'3 concourent en un même point D' .
Les deux quadrangles complets ABCD , A'B'C'D' sont alors tels que
les six couples de côtés opposés (BC , A'D ') , (CA, B’D') , (AB , C’D ') ,
(B'C' , AD) , ... ont leurs points d'intersection 1 , 2 , 3, 1 ' , ... sur une
même droite u. Nous avons proposé d'appeler de tels quadrangles
paralogiques .
Le théorème de M. Ripert, généralisé, peut être énoncé ainsi : Si les
quadrangles ABCD , A'B'C'D' sont paralogiques , il en est de même des
quadrangles ABCD' , A'B'C'D et les deux axes de paralogie se coupent sur
la droite DD' . Pour le démontrer , observons que l'involution ( 11 ' , 22 ' , 33')
est projetée à partir de D' par un faisceau involutif ; par suite , les
droites D'A, D'B , D'C rencontrent les côtés du triangle A'B'C' en trois
points d'une même droite v . Par analogie , les droites C'A' , C'B ' , C'D
174 ―
rencontrent BA' , AD' , AB en trois points collinéaires ; deux de ces
points appartiennent déjà à la droite , etc. Soient M, N les points
(AC , DB') , (D'C , A'B' ) et considérons les deux ternes de points colli-
néaires (B'DM) , ( CMD') ; en appliquant le théorème de Pascal sur un
hexagone inscrit à deux droites, on voit que les points d'intersection
des droites (B'M, DC) , ( DD' , MN) (B'D' , MC) sont en ligne droite ; or ,
MN est la droite et les points (B'N, DC) , (B'D' , MC) sont les points
3', 2 , donc etc. (J. N. )
Question 1403 .
(Voir Mathesis , ( 3) III, p. 40. )
Déterminer les trajectoires sous un angle quelconque d'une famille de
courbes situées dans un même plan et déduite de l'une d'elles : 1º en lui
imprimant une translation de direction constante ; 2° en la faisant tourner
autour d'un point fixe ; 3° en prenant son homothétique par rapport à un
point fixe, le rapport d'homothétie étant variable.
Démontrer que chacune de ces familles de trajectoires jouit de la même
propriété que la famille à laquelle elle correspond.
(A. DEMOULIN) .
Solution par M. P. THONET. 1 ° Prenons deux axes rectangulaires ,
l'axe oy ayant la direction de la translation . L'équation de la famille est
y + λ = fx, λ désignant un paramètre variable. Soit m la tangente de
l'angle sous lequel les trajectoires coupent les courbes de la famille ; si
a, a' sont les angles que Ox fait avec les tangentes à une courbe de la
famille et à une trajectoire, on doit avoir :
tg (a — a') = m.
Or,
tg a = f'x,
dy
tg a' = ·
dx
L'équation différentielle des trajectoires est dès lors :
dy - m
= f'x (1)
dx 處
On les obtient par une simple quadrature :
|= x + h f'x m
dx ,
1 + mf'x
175
ce qui montre que les trajectoires se déduisent de l'une d'elles par une
translation parallèle à Oy(*) .
REMARQUE, Soit M (x, y) un point du plan : il y passe une courbe I de
la famille et une trajectoire T ; si y, est l'ordonnée de la trajectoire, on a,
en M ,
y' - m
y', - = (y'). (2)
1 + my'
Menons l'ordonnée correspondant à l'abscisse + Ax ; elle coupe г
en c et Tent : les tangentes en ces points à ces courbes ont pour coeffi-
cients angulaires y' + Ay' et y', + Ay ,. Par t, passe une courbe T, de la
famille soit y le coefficient angulaire de la tangente à г en ce point ;
on a, d'après (2) :
y ' + Ay₁ = ❤ (y'). (3)
Mais T se déduisant de r par une translation parallèle à Oy, les
tangentes en deux points correspondants c ett sont parallèles, par suite
y = y' + Ay' et l'équation (3) peut s'écrire
y'₁ + Ay₁ = q (y' + Ay') .
En rapprochant cette dernière équation de l'équation (2) , on voit qu'on
peut égaler les dérivées des deux membres de ladite équation . On trouve :
12
1+y²² 1 +y,'
(4)
y" y'
ou
p cos a = Pi cos α1, (5)
Р et P₁ étant les rayons de courbure de r et T en M. Soient C et C. les
centres de courbure : ces points sont sur une parallèle à Ox. En effet,
d'après (5) , les projections de MC et de MC, sur Oy sont égales et (4)
montre que T et T sont à la fois concaves ou convexes vers Ox.
2º Prenons des coordonnées polaires , le point fixe O étant le pôle .
L'équation de la famille est de la forme :
e - w= fr,
où w est un paramètre variable . Soient, en un point M, u , u' les angles
Certaines trajectoires ne peuvent pas être obtenues par ce procédé. Ce sont
celles qui se réduisent à des parallèles à Oy . On reconnaît géométriquement
l'existence de telles trajectoires . L'Analyse les met également en évidence :
l'équation (1 ) est, en effet , vérifiée lorsqu'on y fait 1 + mf'x = 0 .
Une remarque analogue s'applique aux trajectoires des deux autres familles .
(A. DEMOULIN).
- 176 --
des tangentes à la courbe et à la trajectoire avec OM. On doit avoir
-
tg (u - u' ) = m.
Or,
do
tgu = rf'r, tg u' - g
dr
L'équation différentielle des trajectoires est donc
do rf'r m
go
dr 1+ mrf'r
Séparant les variables et intégrant :
rf'r - m
Ө = = dr.
(1 + mr/'r)r
Toutes ces trajectoires se déduisent donc de l'une d'elles par rotation
de celle-ci autour du pôle .
3º Prenons encore des coordonnées polaires ; l'équation de la famille
sera dans ce cas :
kr = f0 (6)
où k est un paramètre variable . On a donc kdr = f'ede . Par suite ,
pour les courbes de la famille :
do fo
tg u =
dr f'o
f0
L'équation différentielle des trajectoires s'écrit
do ƒ◊ — mƒ'›
dr f'o + mfe
Séparant les variables , et intégrant , il vient
ƒ0 + mf'0
de
r = Ce f'e — mfo
équation de la forme (6) les trajectoires sont donc bien homothétiques
l'une de l'autre .
M. Claeys a résolu la même question.
NOTE. On peut rattacher la propriété établie plus haut par M. Thonet
à un théorème général concernant les trajectoires isogonales. Ce
théorème, dû à M. G. Scheffers (* ), est le suivant :
Étant donnée, dans un plan , une série simplement infinie de courbes , on
considère les courbes qui les coupent sous l'angle w . Lorsque w varie, on
obtient ∞² trajectoires. Cela posé, les centres de courbure, en un point
(*) Leipziger Berichte , 1898 .
177 -
quelconque du plan , de celles de ces trajectoires qui passent en ce point
sont distribués sur une droite.
Reprenons la famille de courbes déduites de l'une d'elles en lui
imprimant une translation parallèle à Oy . Par un point quelconque M
du plan passent une courbe I de la famille et une trajectoire T d'angle w .
Soient d la parallèle à Oy , issue de M, et wo l'angle qu'elle fait avec I` .
Parmi les trajectoires d'angle wo , se trouve la droite d. Faisons observer,
d'autre part , que les trajectoires d'angle zéro des courbes de la famille.
sont ces courbes elles - mêmes . Or , les centres de courbure des courbes г ,
T et d, au point M, sont les points C , C , et le point à l'infini de l'axe Ox.
En vertu du théorème ci- dessus , ces points sont en ligne droite ; autre-
ment dit, la droite CC , est parallèle à Ox, ce qui est le théorème de
M. Thonet.
Une propriété analogue peut être établie à l'égard des deux autres
familles de courbes . Conservons les notations précédentes. On recon-
naîtra aisément que , dans le cas des courbes de la deuxième famille , la
droite CC, passe par le point O , et que , pour les courbes de la troisième
famille, la droite CC, est perpendiculaire à OM .
Le théorème de M. Scheffers est compris dans le suivant, que M. Th .
Caronnet a fait connaître , dès 1892 , dans le Bulletin de la Société Mathé-
matique de France :
Étant donnée, sur une surface, une série simplement infinie de courbes,
on considère les courbes qui les coupent sous l'angle w . Lorsque o varie, on
2
obtient ∞² trajectoires . Les centres de courbure geodésique, en un point
quelconque de la surface, de celles de ces trajectoires qui passent en ce point
sont distribués sur une droite .
Le théorème de M. Caronnet conduit naturellement à chercher la
famille à deux paramètres la plus générale jouissant de la propriété
indiquée .
Voici le résultat, inédit , auquel je suis parvenu en 1893. Rapportons
une surface quelconque aux familles d'un système orthogonal et
isotherme, et soit
ds² = λ²(du² + do²)
l'expression du carré de son élément linéaire .
La famille la plus générale de courbes à deux paramètres telles que les
centres de courbure géodésique de celles de ces courbes qui passent en un
- 178 -
point quelconque de la surface soient distribuées sur une droite est définie
par une équation différentielle de la forme
d'o
= (A)
du 1+ du) (A + B du).
A et B étant deux fonctions arbitraires de u et de v (*) .
Les trajectoires isogonales considérées par M: Caronnet ont pour
équation différentielle
до дф
d2v 'do' ди до do
du2 = [ ¹ + du + ¢2 + 1+ q dduu
l'équation différentielle de la famille donnée étant
dv
(u , v).
du
Parmi les familles définies par l'équation ( A) , je signalerai encore les
suivantes . Cherchons les courbes pour lesquelles l'intégrale Spas est
maximum ou minimum , q étant une fonction arbitraire mais donnée
de u et de v , et 8 l'arc de la courbe . L'équation différentielle de ces
courbes est
div dv do
du³ -[ 1 +( 14) "] (3 log 2p d log 2p •
du ди до du
Si l'on fait q:= 1 , on retrouve l'équation différentielle des lignes
géodésiques . (A. DEMOULIN).
*Question 1405.
(Voir Mathesis, ( 3) III, p . 40) .
Soient D, E, F les points de contact des côtés du triangle ABC avec les
cercles exinscrits correspondants Ia, Ib , Ic. Le triangle DEF n'est isoscèle
que lorsque le triangle ABC est lui- même isoscèle . Pour qu'il soit rectangle
en D, on doit avoir
↑
cos A = (J. N.).
2R g
Solution par MM . BASTIN, EMMERICH et BARISIEN . 1º Le triangle ADE
donne
DE2 =(p − - 2 (p −
-a)² + (p — b) ² — — a ) (p —b) cos C.
(*) Ce théorème a été donné par M. Scheffers dans la Note citée, mais dans
le cas du plan seulement.
- 179
En ajoutant et retranchant au second membre 2(pa) (p — b),
on trouve
DE' = c² - 2(pa) (p — b) ( 1 + cos C)
C
= - -
— c² — 4(p — a) (p — b) cos² 2
p(p — c) — c² 4S2
— 4(p -
- c² - − a) (p — b) ´
ab ab
De même
EF2a2 4S2 4S2
FD2 =
bc ca
L'égalité DE = DF est donc équivalente à
4S2 4S2 4S
• ou - - === 0.
ab са (b − e) (b + abc
4S2
Elle exige bc, l'égalité b + c- = O étant impossible ; en
abc
4S2
effet, on en déduirait — c² - (b + c)c =
=(b + c) c , d'où DE' = = - bc.
ab
2º La relation EF2 = DE + DF se transforme en
48²(b + c - a) ,
b² + c².- a² =
abc
a(p -
− a) .
2bc cos A = S(pa) 9 cos A
2R 4R2
Remplaçons a par 4R sin A cos ¼ A, p - a par r cot A ; nous
aurons
r cos² A r(1 + cos A)
cos A - = 9
Ꭱ 2R
et, finalement,
cos A = • (1)
2R -
REMARQUES . I. Si le triangle DEF est rectangle isoscèle, on a
A
sin A ( 2cos - sin A)
a(b + c - a) sin A (2 sin B - sin A) 2
cos A:=
8R2 2 2
En prenant pour inconnue sin A = 2 , on transforme cette condition en
― 23 + 2 -- 1 = 0 ;
équation vérifiée par un angle A d'environ 71 ° .
180 -
II. La formule (1 ) admet l'interprétation géométrique suivante :
Soient E , F , les points de contact de AC, AB avec le cercle inscrit I ;
la droite F.I rencontre AC en un point L tel que F.L - 2R . En effet,
↑
le triangle E, IL donne IL = - 2R r, d'où F.L = 2R.
cos A
III. Si le triangle DEF est rectangle en D, on a
2 cot A + sin A = sin B + sin C,
de sorte que les angles B et C sont liés par la relation
-
— 2 cot (B + C) + sin (B +- C) = sin B + sin C
ου
B C B+C
cot (BC) +2 sin sin sin = 0.
2 2 2 (EMMERICH) .
Solution par MM . OTs et WEBER. 1º On a
- b) + (p −c) ² -
EF³ = (p — (1)
— 2(p — b) (p — c) cos A,
-- - -
FD' = ·(p — c) ² + (p − a) ³ — 2(p — c) (p − a) cos B, (2)
- 2(p −
DE2 ― (pa)² + (p — b) ² — - a) (p = b) cos C. (3)
Supposons DF = DE ; les égalités (2) et (3) donnent
- b) ² = 2(p -
(p— c)² — (p — − a ) [ (pc) cos B (p — b) cos C] . (4)
Le premier membre de (4) se réduit à a(bc) ; si l'on remplace
c²) , a² + (b² — c³) le second
a² — (b² — c²)
cos B, cos C par les valeurs ?
2ac 2ab
membre se ramène à
-a
Ρ - (b³ — c²) (pb + pc + 2bc)] .
·[a²p(b - c) —
abc
L'équation (4) admet donc la solution b - c = 0, qui correspond au
cas d'un triangle isoscèle ABC . En écartant cette solution, on a encore
a²bc (pa) [ a²p - — p(b + c) ² - 2bc (b + c)]
- (p − a) [4p² (p -
- − a) + 2bc (b + c)] ,
égalité impossible.
— DE² + DF ' revient à
2º L'égalité EF² =
(pa) [p - a- (pc) cos B- (pb) cos C]
+ (pb) (pc) cos A = 0.
181 -
La quantité entre crochets , à cause de a - b cos C + cos B, se
réduit à p (1 -cos B - cos C) ; en observant ensuite que
tg A = (pb) (p − c) : p(p − a )
on trouve
A
cos B + cos C - 1 = cos A tg²
2
Ajoutons aux deux membres de cette égalité cos A et ayons égard à
la relation
As B
1 = 4 sin in 2 sin C
cos A + cos B + cos C
2 2
il vient
go A cos A 2 cos A
cos A( 1 + tg³ = - 9
R · ( 1 + tg³ 14 ) – sin² A 1 - cos A
d'où enfin
"
cos A -
2R
On peut encore remarquer les formules
A Ꭱ. A R- j A R -r
cos' = sin2 = 9 =
2 2R - ↑ 2 2R r tg
Ꭱ
M. Ors indique encore d'autres expressions des côtés du triangle DEF; par
exemple
2 aS
EFa = a1 - sin B sin C),
R
et en déduit une autre démonstration de la question 1405 .
Sr
Pour l'aire du triangle DEF, il trouve 2R ; c'est la même expression que
pour le triangle qui a pour sommets les points de contact des côtés de ABC
avec le cercle inscrit, circonstance qui s'explique par la propriété que les
sommets des deux triangles inscrits à ABC sont deux deux symétriques par
rapport aux milieux des côtés de ABC .
*Question 1413 .
(Voir Mathesis, (3) III , p. 80) .
Résoudre le système
x+y 2a
✓ mx² + nx + p + √ my² + ny + p - 26.
Sotution par M. EMMERICH . Le système peut s'écrire
x + y = 2a , i + u = 2b ,
mx² + nx + p = 1², my² + ny + p = u² .
- 182 -
Des dernières équations on tire par addition et par soustraction
2m (x² + y²) + 2n ( x + y ) + 4p = 2 ( t² + u³) ,
m (x² — y²) + n (x − y ) — t² — u² .
Or ,
2 (x² + y²) = 4a² + (x -
− y) ² , x — y² = 2a (x — y) ,
2 (t² + u³) = 4b² + ( t — u) ² , 12 ― ua =
- 2b (t -
— u).
Il vient donc
m (x ―— y ) ² — (t — u) =
=
— 4 (b² — ma³ — na -
—- p) , (1)
-
(2am + n) (x − y) = 2b (tu) . (2)
L'équation (2) conduit à poser
Ꮖ - y = 2bz, t - u = (2am + n) z,
L'équation ( 1 ) devient alors
[4mb² -
— (2am + n) ² ] z² ·— 4 ( b² — ma² -
— na — - p),
et l'on aura
x == a + bz, - bz .
y= a —
Solution par M. BARISIEN . Elevons la seconde équation au carré ; il
vient
2√(mx² + nx + p) (my² + ny + p) = 4b² —m(x² + y³ ) — n ( x + y) — 2p .
La quantité sous le radical peut s'écrire
m³x³y² + n³xy + p² + mnxy ( x + y ) + mp ( x² + y²) + np (x + y) .
Prenons pour inconnue auxiliaire le produit xy = u et observons que
x² + y² .1 4a² ― 2u ; nous aurons
4[m²u² + n²u + p² + 2amnu + mp (4a² - 2u ) + 2anp]
= [4b² - — 2u) --
— m (4a² -- — 2an —- 2p] '.
Cette équation donnera deux valeurs u₁ , u₂ de u. On est donc ramené
à la résolution des systèmes
x +y 2a , 1x + y - 2a ,
xy = u₁ ; xy == Us .
Autre solution par MM. PLAKHOVO et PRANGE.
MM . OTs et PRANGE résolvent le système en remplaçant dans la seconde
équation x par a + bz, y par a - - bz et en rendant ensuite cette équation
rationnelle. Ce procédé conduit à la même résolvante en z que la méthode de
M.Emmerich. M. Ors fait suivre sa solution d'une discussion assez longue, que
l'abondance des matières nous empêche de reproduire .
183
XQUESTIONS D'EXAMEN
1105. Trouver un nombre entier dans les conditions suivantes : A
sa droite on écrit le chiffre 3 et au résultat on ajoute 8 ; après avoir écrit
à la droite du nombre ainsi obtenu le chiffre 2 , on ajoute 4 ; on écrit
encore à la droite du nouveau résultat le chiffre 5 , et on ajoute le
nombre 5 ; on divise le dernier résultat par 30. Le quotient est égal à
36 fois le nombre primitif plus 7 .
Réponse : 12.
1106. Sur une même droite Oy on prend deux segments OA = a,
OB = b , et sur une perpendiculaire Ox à Oy le segment OX = x. La
circonférence décrite sur OX comme diamètre rencontre les circonfé-
rences décrites sur OA, OB comme diamètres en M et P, en dehors du
point O. Evaluer en fonction de x, a, b la tangente de l'angle POM , et
discuter cette expression quand a varie .
(PARIS, Baccalauréat ès Lettres ; Mathématiques , 1903. )
1107. Les trois hauteurs d'un triangle ABC se coupant en un
point H, on donne la distance AH .
1. Calculer la distance au côté BC du centre du cercle circonscrit au
triangle ABC ;
2º Les sommets B et C restant fixes et la longueur AH demeurant
invariable ; trouver le lieu des extrémités et du milieu du segment AH ;
trouver le lieu d'un point quelconque de ce segment .
(École normale de Fontenay-aux- Roses , 1902. )
1108. Le plus petit commun multiple à n nombres est égal au
quotient du produit de ces nombres par le plus grand commun diviseur
des produits de tous ces nombres pris (n - 1 ) à (n - 1) de toutes les
manières possibles .
(École normale de Châlons , 1902. )
1109. Soient B, C deux points fixes d'une circonférence O et A un
point mobile sur cette ligne ; soient ( I , r), ( Ia, ra) ( Ib, rò) ( Ic, r.) les cen-
tres et les rayons des cercles tritangents au triangle ABC .
1º Les droites IIa , II. passent chacune par un point fixe D , E du
cercle O. 2º Les centres I. , I. décrivent un même cercle S .; les centres
I, I, décrivent aussi un même cercle S.. - Déterminer les centres de ces
cercles. 3º Les longueurs IIa, II. restent constantes et ont pour milieux
184 ―
l'une le point D, l'autre le point E. 4° Trouver les lieux des centres
des cercles S1 , S2 quand le cercle O et la corde BC varient en satisfai-
sant aux conditions suivantes : a) Le point B reste fixe et le cercle O
touche une droite donnée ; b) La corde BC du cercle variable O passe
par le point fixe B ; de plus elle est vue du centre O de ce cercle variable
O sous un angle constant égal à 2A .
(Agrégation de l'enseignement secondaire des jeunes filles , 1902. )
QUESTIONS PROPOSÉES .
1427. Soient , sur une conique donnée E , A, B deux points fixes et C
un point variable . Par C on mène une tangente t à une seconde conique
donnée Σ' ; trouver l'enveloppe de la conjuguée harmonique de t par rap-
port à l'angle ACB . (ST. N. MIREA . )
1428. ABCD étant un tétraèdre équifacial (dont les arêtes opposées
sont égales), soient Oa, Ob , Oc , Oa les centres des cercles circonscrits aux
faces , et soient Oa, Ob , O'c, O'à les réciproques de ces centres dans les faces
correspondantes . Démontrer que les droites AO. , BOb , COC, DO sont des
génératrices d'un même mode d'un hyperboloïde et que les droites
AO , BO , CO , DO sont des génératrices du second mode du même
hyperboloïde.
Calculer en fonction des angles d'une face le rapport des volumes des
tétraèdres OaObOcOà , ABCD . (J. NEUBERG .)
1429. Si l'on appelle ( xyz ) , le mineur du terme m , dans le détermi-
nant | mxyz | , démontrer que l'on a
| (aa'a''),, (ba'a'')i , (bb'a'')s , (bb'b''). | =
baa'a' X bb'a'a " | × | bb'b''a" | .
(M. STUYVAERT . )
*1430. Parmi tous les quadrilatères ABCD , plans ou gauches ,
déterminer ceux pour lesquels on a , M désignant un point quelconque
de l'espace ,
MA + MC² - MB' + MD ' .
(École Militaire, Armes spéciales ; Examens oraux. )
Rectifications. Page 83 , ligne 19, lire sin ½ π = 1 ; Page 83, ligne 17, lire y
au lieu de y ; Page 110, ligne 9, lire Y₁ = (x, y , + x₁y , ) ; ligne 2 en remontant,
lire Y ; Page 129, ligne 5 en remontant , lire + cos 0.
185
SUR LE COMPLEXE DES AXES D'UNE QUADRIQUE ,
par M. C. SERVAIS , professeur à l'Université de Gand .
1. D'un point M, réel ou imaginaire on abaisse une perpendicu-
laire mi,
sur son plan polaire μ par rapport à une quadrique (Σ) ; m, et μ
déterminent dans un plan de symétrie a un point M et sa polaire m
relativement à la conique focale du plan a . La droite m, est normale
à sa conjuguée m' , et ces droites rencontrent le plan a en deux points
conjugués aux coniques focale et principale du plan a. Le rayon m , et
ses analogues appartiennent à un complexe tétraédral (T) appelé par
M. Reye le complexe des axes de la quadrique ( E) . (Leçons sur la
Géométrie de position , t. II , p . 181 ) . M. Konigs appelle le point M. ,
le point de départ du rayon m ; il étudie les points de départ des
rayons du complexe (T) qui font partie d'un complexe linéaire . Nous
démontrons géométriquement , sans recourir au principe de continuité
les résultats de cet intéressant travail (Sur le complexe formé par les
axes d'une surface du second ordre , N.A.M. 1883, p . 267).
2. Tétraèdre principal . Le tétraèdre principal ABCD d'un ellipsoïde
ou hyperboloïde a pour sommets le centre de la surface et les pôles des
trois plans de symétrie .
Si D est le point à l'infini d'un paraboloïde, A et B les pôles des plans
de symétrie a et ß , le tétraèdre principal est ABCD, C et D étant deux
points infiniment voisins sur l'axe a du paraboloïde.
3. Systèmes réglés et coniques du complexe (T) . Les perpendiculaires
M1, M2, .... abaissées des points M1 , M2, ....
. d'une droite réelles sur
leurs plans polaires décrivent un système réglé (mm₂ .... ) du complexe
(T) . Ce système est tangent aux faces du tétraèdre principal , et la figure
réciproque par rapport à la quadrique (2) est un système réglé
(m',, m' , .... ) circonscrit au tétraèdre principal ; il appartient au
complexe (T).
Si la quadrique (E) est un paraboloïde , le système (m , m2 .... ) est
tangent au plan de l'infini en un point de la droite AB. En effet, soit s'
la conjuguée de s par rapport à (Σ) ; un rayon m₁ joint les pôles d'un plan μ
du faisceau (s' ) relativement à (2) et à l'une des coniques focales . En
particulier , le rayon à l'infini du système (m, ma ....)joint les pôles Set S'
du plan s'D relativement à (Σ) et au cercle imaginaire à l'infini . Quant
15
- 186 -
à la directrice à l'infini, elle est la polaire de s' par rapport au même
cercle ; elle passe par le point S' qui est d'ailleurs sur AB.
Le système (m'm
', …….. ) , dans le cas où (E) est un paraboloïde, passe
donc par A et B et est tangent en D à l'axe a. On peut dire aussi qu'il
est circonscrit au tétraèdre ABCD .
4. Si les droites s et s' sont perpendiculaires, les droites m , m2 , ....
enveloppent une parabole du complexe (T) ; elle est tangente aux faces
du tétraèdre principal. La figure réciproque est un cône du complexe
circonscrit au tétraèdre principal . Si la quadrique ( E) est un para-
boloïde, la parabole du complexe est tangente au plan de l'infini en un
point de AB .
En effet, une tangente m, joint les pôles d'un plan du faisceau (s') par
rapport à (E) et au cercle imaginaire à l'infini . Les pôles relativement au
cercle sont sur la polaire s" de s ' par rapport à ce cercle. Mais la
tangente à l'infini doit joindre les pôles S et S' du plan s'D , par suite le
point S' situé sur AB est le point de contact de s'avec la parabole . Le
cône réciproque (m',, m' , .... ) passe par A et B et est tangent en D à
l'axe a. On peut dire aussi qu'il est circonscrit au tétraèdre ABCD .
5. Si un système réglé (m₁m₂ …….. ) du complexe ( T) est tangent à une
face a du tétraèdre principal, il est tangent aux autres faces, et le lieu
des points de départ est une directrice de ce système.
Soient p la directrice du système réglé située dans le plan a , (m',, m',……….)
le système réglé réciproque de (m₁m₂ ...………
. ) par rapport à la quadrique (Σ);
(C) la section de (m'm', .... ) par le plan a ; M et M' les traces de m₁
et m', sur le plan a. La conique (C) est le lieu des points M' conjugués des
points M de la droite p relativement aux coniques focale et principale du
plan a ; elle passe par le pôle P de p par rapport à la conique focale , et
par suite P (m'm', ……..) est un faisceau de plans ; les pôles M.M₂ ....
…….. de
ces plans relativement à (E) sont respectivement sur m₁ , ma , ....
et appartiennent à une directrice du système réglé (mm₂ .... ) . La
droite PM' étant la polaire de M par rapport à la conique focale,
M₁ est le point de départ du rayon m₁ . Le système (m , m2 .... ) est ainsi
formé par les perpendiculaires abaissées des points M, M2 .... sur leurs
plans polaires et il est tangent aux faces du tétraèdre principal .
6. On en conclut que le système réglé (m',, m ', .... ) passe par les
sommets du tétraèdre principal ( 3) . Le point de départ M, du rayon m',
187 -
est le pôle du plan u' mené par m, normal à m',. La trace m' de u' sur le
plan a est la polaire de M' par rapport à la conique focale ; on en déduit
que m' enveloppe une conique (C') polaire réciproque de (C) par rapport
à la conique focale. Si (2) est un ellipsoïde ou un hyperboloïde , la courbe
(C') est une parabole tangente aux axes ; il existe des coniques analogues
dans les autres faces du tétraèdre et le plan u' enveloppe une dévelop-
pable osculatrice à une cubique gauche . Cette développable est tangente
aux faces du tétraèdre principal . Le lieu du point de départ M', est donc
une cubique gauche circonscrite à ce tétraèdre . Si la surface ( E) est un
paraboloïde , la conique (C) a pour asymptote l'axe a et passe par B ; la
courbe (C') est donc une parabole passant par B et tangente à l'axe a . La
conique analogue à ( C') dans le second plan de symétrie ß, est une para-
bole passant par A et tangente à a. La développable engendrée par le
plan est circonscrite à ces deux coniques et est osculatrice à une
cubique gauche ; la droite AB est une tangente à cette cubique . Le lieu
des points de départ des rayons (m ',, m', ....) est donc une cubique gauche
passant par A et B et tangente en D à l'axe a . On peut dire aussi qu'elle
est circonscrite au tétraèdre ABCD . Ainsi : Si un système réglé du com-
plexe (T) passe par un sommet du tétraèdre principal , il passe par les
autres sommets; le lieu des points de départ est une cubique gauche cir-
conscrite au tétraèdre principal.
7. On démontre de même ce théorème : Le lieu des points de départ
des génératrices d'un cône du complexe (T) est une cubique gauche
circonscrite au létraèdre principal .
On examine au numéro 15, le cas où le cône se décompose .
S. Réciproquement si un point décrit une cubique gauche circonscrite
au tétraèdre principal , le rayon du complexe (T) dont il est le point de
départ, décrit un cone ou un système réglé.
D'un point réel M , de la cubique donnée C, on abaisse une perpendicu-
laire m , sur son plan polaire . Si m, rencontre Cs en un second point R,
le cône projetant de ce point la courbe Cs appartient au complexe (T) ,
et cette cubique est le lieu des points de départ des génératrices de ce
cône (7).
Si m, est une semi- sécante de C, on mène d'un second point réel M,
de la courbe une normale m₂ à son plan polaire . Les rayons m₁ et m₂
déterminent un système réglé du complexe (T) circonscrit au tétraèdre
188
principal. Le lieu des points de départ des rayons de ce système est la
cubique Cs (6).
REMARQUE. Les rayons m, et m, ne peuvent se rencontrer, sinon leur
point d'intersection S serait le sommet d'un cône du complexe dont m₁
et me seraient des génératrices, le lieu des points de départ des rayons de
ce cône serait Cs et cette cubique passerait par S ; la droite mi ne serait
pas alors une semi- sécante.
9. Le lieu des points de départ des droites réelles ou imaginaires du
complexe (T) rencontrant une droite donnée réelle 1, est une surface réglée
du second ordre Hi, polaire réciproque par rapport à ( E ) de celle engendrée
par les perpendiculaires abaissées des points de l' , conjuguée de l , sur leurs
plans polaires respectifs . La surface Hi passe par 1 et est circonscrite au
tétraèdre principal.
Soient un plan réel ou imaginaire mené par la droite 7 , P son pôle,
n la normale au plan π issue de P, n' la conjuguée de n . Le point P et la
droite n' sont respectivement sur l' et sur л. Un plan µ, mené par n a
son pôle M, sur n' et la perpendiculaire abaissée de M₁1 sur μ, est dans
le plan π. Cette droite m, du complexe (T) rencontre et son point de
départ M, est situé sur n' . D'ailleurs toute droite m, du complexe (T)
située dans le plan π a sa conjuguée m', passant par P et le plan nm , est
normal à m₁. Le pôle M,1 de ce plan, point de départ du rayon m₁ est
situé sur n'. La droite n'est donc le lieu des points de départ des rayons
du complexe (T) situés dans le plan . Quand P se meut sur l', la
droite n décrit un paraboloïde inscrit au tétraèdre principal , la surface
engendrée par n'est la polaire réciproque de ce paraboloïde ; elle passe
par l et est circonscrite au tétraèdre principal .
10. Si 7 appartient au complexe (T), l' est normale à l; n enveloppe
une parabole du complexe (T) (4) ; elle est dans un plan ₁ , mené
par l'normal à 7. La figure réciproque est le cône du complexe (T) ayant
pour sommet le pôle L, du plan λ , c'est-à-dire le point de départ du
rayon 7.
11. Si l est dans une face a du tétraèdre principal , la détermination
précédente du lieu n' des points de départ des rayons du complexe situés
dans un plan π issu de l est applicable, si π est distinct de a. Alors en
désignant par L le pôle de 7 par rapport à la conique focale, par λ le
plan polaire de L, les perpendiculaires n abaissées des points de l' sur
189
leurs plans polaires respectifs, passent par L, et leurs conjuguées n'
décrivent un faisceau dans le plan λ ; le centre de ce faisceau est le pôle
du plan Ll ou le point de départ de l.
Mais si est le plan a , chacun de ses points est le point de départ
d'une droite du complexe située dans ce plan . La quadrique / se compose
donc des deux plans λ et a .
12. Chaque génératrice réelle de H de même système que est le
lieu des points de départ des rayons d'un système réglé du complexe ,
inscrit au tétraèdre principal et dont est une directrice . Ainsi une
droite l n'appartenant pas au complexe (T) , est directrice d'une infinité
simple de systèmes réglés du complexe, inscrits au tétraèdre principal.
13. Sur la surface H, il y a un faisceau de cubiques gauches circons-
crites au tétraèdre principal , et dont la droite l est une sécante . Chacune
d'elles est le lieu des points de départ des rayons d'un système réglé du
complexe , circonscrit au tétraèdre principal et dont l est une directrice .
Ainsi Une droite l n'appartenant pas au complexe (T) , est directrice
d'une infinité simple de systèmes réglés du complexe, circonscrits au
tétraèdre principal .
14. Il existe un second faisceau de cubiques gauches sur H , cir-
conscrites au tétraèdre principal et dont l est une semi-sécante . Chacune
d'elles est le lieu des points de départ des rayons d'un cône du complexe
dont le sommet est un point de la droite 7 .
15. La droite 7 perce le plan de symétrie a en un point R ; si rest
la polaire de R par rapport à la conique focale, r' la conjuguée de r, le
cône (R) du complexe (T) se compose des plans a et Rr' . La droite r'est
le lieu des points de départ des rayons issus de R dans le plan Rr', et à
ce titre appartient à la surface H. Dans le plan a le lieu des points de
départ des rayons issus de R est la conique (C) intersection de Hi par le
plan a . Elle est déterminée par les sommets du tétraèdre principal situés
dans a, le point R et le point R' = (r' , α) .
16. Tout système réglé (S) du complexe (T) est inscrit ou circonscrit au
tétraèdre principal .
Soient let 7 , deux directrices réelles quelconques de (S) , H et H₁₁ les
quadriques lieux des points de départ des rayons du complexe qui rencon-
trent lou 7. Les quadriques H, et ( S) ayant une directrice commune , les
points de départ des rayons de (S) seront sur une droite, une conique , ou
- 190 -
une cubique gauche de H. Dans le premier cas (S) est un système réglé
inscrit au tétraèdre principal. Dans les deux autres, la conique et la
cubique gauche appartiennent également à H ,. L'intersection complète
de H, et Hi, comprenant les sommets du tétraèdre principal au moins un
de ces points sera sur la conique, au moins deux sur la cubique . Mais
alors (S) passe par un sommet du tétraèdre et il est circonscrit à ce
tétraèdre (6).
17. Le lieu des points de départ des droites du complexe (T) rencontrant
deux droites données l et l' réelles est une biquadratique gauche proprement
dite ou dégénérée.
C'est un corollaire du Nº 9.
18. Le théorème précédent suppose que les surfaces Hi et H (9)
n'ont pas une partie commune. Dans cette hypothèse chacune des
quadriques H, et Hy est formée de deux plans et chacune des droites 7, l'
appartient à une face du tétraèdre principal . Si et l' sont dans une
même face a, ce plan est commun aux surfaces H₁ = (a, λ) et Hɩ
= (α, λ′) (11 ). Le lieu des points de départ des rayons du complexe (T)
coupant l et l' se compose donc du plan a et de la droite 22' .
Sil et l' sont dans des faces différentes a , ß, les surfaces Hi (a, λ)
et H⇒ (ẞ, X′) auront une partie commune si à est identique à λ' . Dans
ce cas les pôles L et L' des plans λ et λ' (11 ) doivent coïncider . Le
point L qui est le pôle de 7 par rapport à la conique focale du plan ¤, est
ainsi celui de l' par rapport à la conique focale du plan 3 ; il appartient
donc à la droite aß.
Par suite : Soient L un point réel de l'intersection des faces a , ß du
tétraèdre principal, λ son plan polaire ; les rayons du complexe (T) dont
les points de départ sont dans le plan λ , rencontrent deux droites fixes
situées respectivement dans les plans a et ß. Ce sont les polaires du point L
relativement aux coniques focales des plans a et B.
19. Dans tout système réglé (S) n'appartenant pas au complexe (T) ,
quatre génératrices font partie du complexe.
Les points de départ de ces génératrices forment avec les sommets du
tétraèdre principal , les huit points communs aux quadriques HỊ, Hɩ,, Hɩ
relatives à trois directrices réelles 7, 71 , 7, du système réglé . Ces quadri-
ques ne peuvent former un faisceau , sinon la cubique commune à H
et (S) ferait partie de la base du faisceau , et contiendrait au moins deux
sommets du tétraèdre principal . Le système (S) dans ce cas ferait partie
du complexe (T) (6) .
- 191 -
20. Deux directrices l et l , d'un système réglé du complexe circonscrit
au tétraèdre principal sont également des directrices d'un système réglé
du complexe inscrit à ce tétraèdre.
D'après l'hypothèse, les surfaces H et H , ont une cubique gauche
commune dont let li sont des sécantes ; par suite elles ont une généra-
trice commune l' de même système que ou l , sur H, ou H. Cette
génératrice commune est le lieu des points de départ des rayons d'un
système réglé du complexe inscrit au tétraèdre principal ; il passe par l
et l . On peut démontrer la réciproque par le principe de dualité .
21. Le lieu des points de départ des droites du complexe (T) apparte-
nant à un complexe linéaire, est une surface du second degré circonscrite
au tétraèdre principal .
Soient ll' , mm', nn' trois couples de droites conjuguées réelles d'un
complexe linéaire . Les droites du complexe (T) rencontrant l'un des
couples ll', mm' , nn' ont leurs points de départ sur l'une des biquadra-
tiques C., C , C (17) . Les courbes C,4 et C,4 ont huit points communs :
A, B , C, D et les points de départ des quatre rayons du complexe (T)
coupant 1, l' , m ; elles appartiennent donc à une quadrique (S) qu'elles
déterminent. La courbe C rencontre chacune des biquadratiques C
et C en quatre points différents de A , B, C, D ; elle est donc tout entière
sur (S) . Ainsi les points de départ des droites du complexe (T) , faisant
partie du complexe linéaire déterminé par les deux couples de droites
conjuguées ll', mm' , sont sur la quadrique (S) . Réciproquement tout
point réel ou imaginaire R , de ( S) est le point de départ d'un rayon r 、
du complexe (T) appartenant au complexe linéaire considéré . Soient p
une droite réelle coupant ri , p' sa conjuguée dans le complexe linéaire .
Les droites du complexe (T) coupant p et p' sont sur une biquadratique
de (S), située sur les surfaces Hp et Hp' (9) . Mais (S) et Hp passent
par R, ce point est donc sur Hp' et le rayon ri coupe p' ; il appartient
donc au complexe linéaire.
COROLLAIRE. Le lieu des points de départ des rayons du complexe (T)
rencontrant deux droites réelles ou imaginaires conjuguées de seconde
espèce est une biquadratique gauche . Car ces rayons appartiennent à
deux complexes linéaires .
Si les droites étaient imaginaires conjuguées de première espèce , elles
auraient un point commun réel P et seraient dans un plan réel î. Le
lieu se compose alors de la cubique gauche lieu des points de départ des
192 -
rayons issus de P (7) , et de la droite lieu des points de départ des rayons
situés dans π (9).
22. Toute quadrique (S) circonscrite au tétraèdre principal est le lieu
des points de départ des rayons du complexe (T) appartenant à un com-
plexe linéaire.
On prend arbitrairement cinq points réels R1 , R2, R. , R. , Rs sur (S) ,
les rayons correspondants r₁ , 72, rí , r₁ , rã déterminent un complexe
linéaire. Le lieu des points de départ des rayons du complexe (T)
appartenant à ce complexe linéaire est la quadrique (S) .
COROLLAIRE. Les rayons du complexe ( T) dont les points de départ
appartiennent à une biquadratique gauche circonscrite au tétraèdre
principal, coupent deux droites réelles ou imaginaires conjuguées de
seconde espèce .
23. Tout point de la quadrique (X) (Nº 1 ) est le point de départ de la
normale en ce point à cette surface . Les théorèmes précédents donnent
une série de propriétés relatives aux normales de la surface (2).
24. Théorème de Joachimsthal . Les pieds L, M, N, L₁ , M₁ , N. des
normales menées d'un point réel P à la quadrique (2) sont sur une
cubique gauche dont les axes de Σ sont des sécantes . On sait que toutes
les quadriques passant par six points , rencontrent une sécante de la
cubique déterminée par ses six points, en des couples de points en
involution. La quadrique détermine sur l'axe DA, les sommets A'
et A", le cône (P) du complexe (T) , le centre D et le point à l'infini ; le
couple de plans LMN , L, M , N, les deux points R, et R₁ ; on a donc :
DA' . DA" = DR, .. DR .
Ainsi , si a², b², c² sont les carrés des demi-axes de Σ on a
- a² , - --- c²;
DR , . DR, = — DR, . DR
' , -- b² , DR.. DR₂-
R,, R,, R., R', désignent semblablement les points d'intersection des axes
DB et DC avec les plans LMN , L , M , N ,. Soient H le pôle du plan LMN
relativement à Σ, H. , H₂ et H, ses projections sur les axes ; on a
DR.. DH , =- a³ , DR, . DH, = b² , DR;. DH, = C²,
par suite,
D
ᎠRᎡ₁ = —- D H₁ ,
DH₁ DR, = ―
- DH₂ , DR ' - DH,.
Ainsi le plan L, M, N, joint les projections sur les axes , du symétrique
par rapport au centre, du pôle du plan LMN .
- 193 -
EXERCICES DE GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE ,
par M. E. N. BARISIEN.
1. D'un point P (x, y) du plan d'une ellipse, on abaisse sur cette courbe
les quatre normales ; soient A, B, C, D leurs points d'incidence .
Démontrer que la somme des carrés des abscisses et celle des carrés des
ordonnées des pôles des six cordes AB, BC , AC , BD, AD, BC ont respec-
tivement pour expression
´a²x² — c^\ ³ ´a²x² · C 2
-
(a²x² ++b²y
c²x " — " ) " + 6a², (a'a² +c³y
b²y¹³ — ')' + 66º.
Donc si l'une de ces sommes est constante, le lieu de P se compose de
deux ellipses .
Si la somme des abscisses des pôles est constante , le point P décrit
une ellipse .
2. On projette un foyer F d'une ellipse en P sur une tangente ; le
cercle de centre P et de rayon PF coupe la tangente en Qet Q ' .
Démontrer que le lieu des points Q, Q' se compose de deux cercles
bitangents à l'ellipse .
Le lieu de P est le cercle principal et les triangles FPQ , FPQ ' sont d'espèce
constante; donc les lieux des points Q , Q' sont des cercles de Poncelet (podaires
obliques de F) .
3. Étant donnée une ellipse de centre O, d'un point quelconque M
d'une diagonale du rectangle des axes on abaisse sur la courbe les
quatre normales MA , MB , MC , MD . Démontrer la relation
2
MA² + MB² + MC² + MD³ = —OA² + OB + OC² + OD³ .
4. D'un point M du plan d'une parabole de foyer F on abaisse les
trois normales MA , MB , MC . Démontrer que
FA FB FC
= const.
FM
5. Soit P le point de Frégier qui correspond à un point M d'une
ellipse donnée . Si d, d'sont les distances de P et du centre O de l'ellipse
à la polaire de P, le rapport d : d'est constant .
Le point P est à l'intersection de la normale en M avec le diamètre symétrique
de OM par rapport à un axe ; ses coordonnées sont
c²x c³y
x= B: -
a²+ b²' a²+b²
16
194
On donne deux cercles C et C' . Trouver le lieu du centre d'un
cercle Σ tel que l'axe radical de C et Σ touche C' et que l'axe radical de
C'et Σ touche C.
7. Soit MM' une cordė variable, parallèle au grand axe d'une ellipse .
On décrit le cercle ayant son centre en M et pour rayon le grand axe de
l'ellipse. La parallèle menée par M' au petit axe rencontre le cercle
précédent en deux points P, Q, qui ont chacun pour lieu une ellipse.
Soient x, y les coordonnées de M' et X, Y celles de P ou Q ; on a
b
X = c, Y = y ±2Vaª — x³‚ y = ± -Va² x³,
a
d'où l'on déduit
± 2) Va• -— X² .
Y = ±·( ㄓ
8. On considère les coniques passant par deux points fixes A, B et
ayant un foyer donné F. 1 • Le lieu du centre se compose de deux coni-
ques; 2º la directrice correspondant au foyer F passe par l'un ou l'autre
de deux points fixes ; 3° le lieu des pôles de la droite AB se compose de
deux droites.
Cette proposition est connue. 1º De AFAF' = ± ( BF ± BF' ) on déduit que
MFM'F' est constant. Le lieu de F' se compose donc de deux coniques ; le
lieu du centre O est homothétique à celui de F' . 2º et 3º Les bissectrices
intérieure et extérieure de l'angle AFB passent l'une par le pôle de AB et
l'autre par le point de rencontre de AB avec la directrice.
9. Une sécante variable qui passe par un point fixe P , rencontre une
hyperbole en M et les asymptotes en N et N' . Démontrer que le rapport
PN.PN' : MN.MN' est constant .
10. Si un cercle qui a son centre sur une parabole touche la corde
focale principale , il touche aussi le cercle décrit sur cette corde comme
diamètre .
11. Soient F un foyer d'une ellipse, A la directrice correspondante,
MM ' une corde quelconque menée par F, M étant l'extrémité la plus
éloignée de point de rencontre D de A avec MM' . On a
1 1 a 1 1
FM + FD 69 FM' FD
il en résulte les relations connues
2 1 1 1 1 2a
= =
FD FM' FM FM + FM' b2
195
18. Les bissectrices des angles formés par deux tangentes quelcon-
ques d'une parabole rencontrent l'axe de la parabole en deux points
équidistants du foyer (Théorème connu) .
A déduire de ce que le diamètre mené par un point P et le rayon PF sont
symétriques par rapport à la bissectrice de l'angle des tangentes issues de P.
13. Trouver le lieu des centres de similitude d'un cercle fixe par
rapport à un cercle quelconque d'un faisceau .
BIBLIOGRAPHIE .
Leçons de Trigonométrie rectiligne et sphérique à l'usage de l'enseigne-
ment moyen par H. MANDART, Professeur de mathématiques supérieures
à l'Athénée royal de Tongres . Namur, Wesmael-Charlier, 1903 (VII-184 p.
in-8). Prix 2,50 fr.
Parmi les élèves qui étudient la trigonométrie, il en est beaucoup qui n'ont
besoin que d'un cours très élémentaire ; aux autres, il faut un enseignement
plus approfondi en vue de la géométrie analytique. M. MANDART s'est dit
que les premiers peuvent se passer de la théorie générale des fonctions
circulaires , puisque les angles d'un triangle sont toujours positifs et plus
petits que 180° ; et que les seconds peuvent aussi, dans une première étude,
se contenter des formules relatives aux angles moindres que deux droits,
sauf à reprendre plus tard une théorie plus complète. C'est pourquoi il a
réparti la matière d'une façon originale qui nous semble appelée à avoir du
succès.
Le chapitre I donne la définition des lignes trigonométriques d'angles positifs
plus petits que deux droits. Cette définition est telle que les sinus, cosinus ,
tangente, etc. apparaissent d'emblée comme des nombres et non comme des
longueurs. Viennent ensuite, sous forme simple, les propriétés usuelles de
ces fonctions et les formules des triangles.
Le chapitre II (qui peut être passé lors d'une première étude) contient une
théorie générale, vraiment scientifique, des fonctions circulaires . La méthode
des projections que l'auteur utilise donne aux théorèmes , à mesure qu'ils se
présentent, tout le degré de généralité qu'ils comportent.
Le chapitre III traite des calculs trigonométriques et le chapitre IV de la
résolution des triangles .
La trigonométrie sphérique est déduite analytiquement de la formule fonda-
mentale relative aux triangles quelconques .
En somme, le travail de M. MANDART constitue une tentative très intéres-
sante que nous recommandons à l'attention des professeurs.
M. STUYVAERT .
1967-
Théorie élémentaire des Séries par M. GODEFROY, bibliothécaire de la
Faculté des sciences de Marseille , avec une préface de L. SAUVAGE , Professeur
à la Faculté des Sciences de Marseille. Paris, Gauthier- Villars, 1903
(VIII-266 p. in-8 avec figures) . Prix : 8 francs .
Sommaire. 1. Limite, continuité , dérivée . 2. Séries à termes constants (posi-
tives , alternées , absolument convergentes) . 3. Séries à termes variables et en
particulier séries entières . 4. Exponentielles et logarithmes . 5. Fonctions
circulaires (définies par les séries) et fonctions hyperboliques . 6. Fonction
gamma . - Chaque chapitre est suivi d'exercices et de renseignements biblio-
graphiques. ----- L'auteur n'introduit nulle part les valeurs imaginaires com-
plexes des variables .
Leçons élémentaires sur la théorie des fonctions analytiques par
EDOUARD A. -FOUET. Première partie (chapitres I à V) . Paris, Gauthier-Villars ,
1902 (330 p . in-8 avec 35 fig.) . Prix : 7 fr . 50 .
Sommaire. Introduction : fonction en général (nombre, ensemble, fonction) ,
fonction analytique (continue, ayant une dérivée , uniforme) . Livre premier.
1. Fonctions algébriques et surfaces de Riemann. 2. Fonctions définies par des
séries . 3. Fonctions définies par des séries multiples. 4. Fonctions définies par
des intégrales . 5. Le prolongement analytique d'après Weierstrass .
Ouvrage extrêmement bien informé sur tous les sujets qu'il aborde et il en
aborde beaucoup. Cà et là, quelques petites inexactitudes qu'il sera possible de
signaler dans les errata , quand l'ouvrage sera terminé. Sa place est marquée
dans la bibliothèque de tous ceux qui s'occupent de la théorie des fonctions.
* SUR LES TRIANGLES AUTOMÉDIANS ,
par M. J. DÉPREZ , professeur à l'Athénée de Bruxelles.
Rappelons d'abord la définition de ces triangles . Soit ABC un triangle
quelconque ; on peut construire un triangle A'B'C' dont les côtés sont
parallèles et proportionnels aux médianes de ABC ; les médianes de A'B'C'
seront également parallèles et proportionnelles aux côtés de ABC . Ces
deux triangles ne sont pas semblables à moins d'être équilatéraux ; mais
A'B'C' peut être semblable à ACB ; dans ce cas, le triangle ABC est un
triangle automédian.
M. Neuberg a publié plusieurs propriétés relatives au triangle auto-
médian (Mathesis ( 1 ) , IX, p . 208 et (3) , I, p . 280).
Voici d'autres propriétés de ce triangle remarquable .
1. Les quatre groupes de points
AQ, GB , AQ₂GC , AQ , KC , AQ,KB
sont concycliques , Q, et Q₂ désignant les points de Brocard .
- 197 -
. Le point de rencontre de la symédiane issue de B et de la médiatrice
de AB, le point où la symédiane issue de C coupe la médiatrice de AC,
se trouvent sur la médiane partant de A.
3. A , B , C , étant les milieux des côtés du triangle ABC, le cercle
qui passe par B et qui touche B , C, en C₁ , le cercle qui passe par C et
qui touche B, C, en B₁ , se coupent au point de Lemoine et au pied H, de
la hauteur issue de A ; K est le centre de gravité du triangle B, C , H₁ .
4. La circonférence qui touche AB en A et qui passe par le symétrique
de B par rapport à C, la circonférence qui touche CA en A et qui passe
par le symétrique de C par rapport à B, se coupent au pied de la symé-
diane issue de A.
5. Le cercle passant par B, et qui touche en C la parallèle à AB
menée par C, le cercle passant par C , et qui touche en B la parallèle
à CA menée par B, se coupent au centre de gravité et au pied de la
symédiane issue de A. Le premier cercle passe par ₁ , le second par Q..
6. Le pied de la symédiane issue de A est le milieu de la distance
de A au pôle de BC, par rapport au cercle circonscrit à ABC ; autrement
dit, le pied de la symédiane issue de A est le pôle de B.C, par rapport
au cercle AB,C₁ .
7. Le centre du cercle des neuf points , le pied de la symédiane issue
de A se trouvent sur la médiatrice de GK .
8. Le pôle de BC, par rapport au cercle ABC, et les points B , C, O , K
sont concycliques .
Si R1 , R2, R, sont les rayons des cercles circonscrits aux triangles
BKC , CKA , AKB, on a
R + R - 2R , R₂R, = RR ,.
9. Le point de Lemoine du triangle ABC est aussi le point de Lemoine
du triangle AGH.
Le point de Lemoine est le centre de gravité du triangle ayant pour
sommets les points A , A, et le pied de la hauteur issue de A.
10. Soient P1 , P2, P. les projections de K sur les côtés BC , CA , AB;
le triangle podaire P , P2P, du point K est semblable au triangle ACB.
11. Le cercle circonscrit au triangle podaire , par rapport à ABC, du
point de rencontre de la symédiane AK et de la médiane CG, passe
par B₁.
Le cercle circonscrit au triangle podaire, par rapport à ABC, du point
de rencontre de la symédiane AK et de la médiane BG passe par C..
- 198 -
12. Le sommet A, du second triangle de Brocard coïncide avec le
point de Lemoine .
Le côté B,C, du même triangle est parallèle à la symédiane issue de A.
Les triangles KB2C2, OB, C, sont isoscèles .
Les sommets B. , C. du troisième triangle de Brocard sont situés sur
la symédiane issue de A.
Le sommet A, du même triangle est confondu avec le réciproque de
l'orthocentre .
13. R₁ , R2, Rs étant le point de Steiner du triangle et ses isobariques,
le triangle R, R₂R, est le symétrique de ABC par rapport au centre de
gravité.
14. V,, W,2 étant le premier et le second centres isogones ; Si , T, les
sommets des triangles équilatéraux construits extérieurement et inté-
rieurement sur BC ; les points V₁, W, divisent respectivement AS₁ , AT,
dans le rapport 1 : 2. On a
2AV₁ =- BV₂ + CV2 , 2AW , = BW2 CW. (on suppose b < c) .
Les points AV₂GW , sont les sommets d'un rectangle .
Le point de Lemoine est la projection de G sur V₂W2.
15. Soient V , W les centres isodynamiques, X. , Y , les centres des
triangles équilatéraux BCS . , BCT ..
Les droites WX₁ , VY, sont parallèles à BC ; la droite VW est perpen-
diculaire à la symédiane partant de A ; les droites VV , WW2 sont
perpendiculaires à la médiane issue de A ; on a
2 1 1 2 1 1
= =
et + 2
AV⁹ BV2 CV2 AW² BW CW
Les points V2 , X , Y₁ , W₂2 sont les sommets d'un losange ayant G pour
centre .
16. Le pied de la hauteur issue de A , les milieux des hauteurs issues
de B et C, le milieu de BC , l'orthocentre , le centre de gravité et le point
de Lemoine sont sept points concycliques .
17. Le foyer F de la parabole de Kiepert appartient au cercle
d'Apollonius relatif à BC ; les points G, K, F sont sur une circonférence
qui touche le diamètre de Brocard .
18. Les droites qui unissent les projections du sommet A du triangle
et du point F, sur BC et sur la médiatrice de BC, se croisent au point
de Lemoine.
199
19. Les points G, F sont symétriques par rapport à BC ; le réci-
proque H, de l'orthocentre et le point de Steiner R. , sont symétriques
par rapport à la même droite .
Les points G, F, R. , H。 sont sur une circonférence de centre A, et
qui touche la droite d'Euler.
20. La parabole de Kiepert touche les côtés BC, CA, AB en A,,
au symétrique de A par rapport à C et au symétrique de A par rapport
à B.
21. Soient K₁ , K2 , K. , les pieds des symédianes ; L,, L. les points où
l'ellipse de Lemoine touche CA, AB ; l'ellipse de Lemoine et l'ellipse de
Brocard touchent BC en K,, les milieux des droites BC, GK, 2,22 , AK ,
sont collinéaires ; le foyer de la parabole de Artzt qui touche CA, AB
en C, B est le point de Lemoine de ABC ; les droites K, L,, K , L, sont
tangentes à cette parabole.
22. Les circonférences AB, B, AC, C passent par K,; les projections
de K₁ sur les côtés CA , AB et sur les médianes issues de B , C sont
situées sur une droite parallèle à la droite d'Euler de ABC .
23. Soient a l'angle de Brocard du triangle, G1 , G2, Gs les projec-
tions du centre de gravité de ABC sur la médiatrice de BC et sur les
hauteurs issues de B et C ; on a tg = tg A ; les droites AG,, BG, se
coupent au point Q .; les droites AG2 , CG , se croisent au point Q₁.`
24. Soient K¦ , K , K ; les points où la droite de Lemoine coupe
BC, CA, AB ; t₁, ta, t, les longueurs AK¦ , BK¦ , CK¦ , on a
ts = t3 : 2t₁ ; K ; K¦ = K¦K¦ .
Le diamètre de Brocard OK passe par K¦ .
25. La droite de Lemoine est parallèle à AK .
La droite de Longchamps et l'axe orthique sont parallèles à AG.
La droite d'Euler et l'axe orthique se coupent sur BC.
La droite qui unit les pieds des hauteurs issues de B, C contient le
milieu de la médiane AA ,.
26. Le point N de Tarry est l'orthocentre du triangle BCG . La
droite de Simson du point de Tarry, le cercle d'Euler, le cercle prin-
cipal de l'ellipse de Lemoine, les cercles circonscrits aux triangles
podaires équilatéraux , par rapport à ABC, passent par le milieu de AG .
Le milieu de AG est le centre de l'hyperbole de Kiepert .
7. Soit Z le centre du cercle de Brocard , la droite GZ passe par le
200
foyer de la parabole de Kiepert ; la symédiane AK est la bissectrice de
l'angle ZAH ; dans le triangle OGK , la symédiane issue de G passe par
le sommet A du triangle ABC .
28. Portons sur les hauteurs AH , BH , CH les longueurs A,A = AA;
= AG, B,B = BB , = BR₁ , C₂C = CC = CR₁ ; les triangles A, B, C ,
AзC3B, ont leurs côtés perpendiculaires , ces triangles sont équilatéraux
et ont pour centre commun le centre de gravité de ABC ; les côtés
B2C2 , CB, se coupent au point de Steiner de ABC. On a
A,B,C₂ - A, B , C, = 4ABC .
29. Désignons les rayons des cercles A, B,C,, A, B, Cs par p₂ , ps.
Les axes de l'ellipse de Steiner sont les bissectrices de l'angle AGK ;
ils ont respectivement pour longueurs p₂ + ps , P₂- Ps ; les foyers de
cette ellipse sont situés sur la bissectrice intérieure de l'angle AGK , et
l'on a GF , =- GF , = = Vp2p . La droite A₂A, est vue des foyers F₁ , F2
sous des angles respectivement égaux à 135° et 45º. (A continuer.)
NOTE MATHÉMATIQUE.
16. Métaparallelisme et orthologie. J'ai proposé d'appeler triangles
métaparallèles deux triangles ABC, A'B'C' tels , que les parallèles menées
par A, B , C , à B'C' , C'A' , A'B' concourent en un même point P (métapôle
de ABC). Les parallèles menées par A' , B' , C' à BC, CA , AB concourent
en un second point P' (métapôle de A'B'C') .
Si l'on fait tourner la figure A'B'C'P' de 90° dans son plan , les deux
triangles deviennent orthologiques : les perpendiculaires abaissées des
sommets de l'un des triangles sur les côtés correspondants de l'autre
concourent en un même point.
Deux triangles métaparallèles ABC , A'B'C' ne sont directement
semblables que lorsqu'ils ont leurs côtés homologues perpendiculaires .
Deux triangles orthologiques ne sont directement semblables que lors-
qu'ils sont homothétiques.
Deux triangles ABC , A'B'C' qui sont inversement semblables sont
toujours à la fois métaparallèles et orthologiques ; les centres de méta-
parallélisme et d'orthologie sont des points diamétralement opposés
respectivement sur les circonférences ABC , A'B'C'.
― 201 -
M. Juan y Duran-Loriga a étudié à ce point de vue les triangles
inversement semblables (AFAS, Montauban, 1902) et a proposé le
terme de triangles isogonologiques . Ce néologisme me paraît être superflu,
la dénomination de triangles inversement (symétriquement) semblables
ou allotropes étant suffisante .
Si l'on prend ABC pour triangle de référence et qu'on appelle
(α1, B1 , yı ), (α2, B2 , ya), (αs, ßs, 78) les coordonnées barycentriques
absolues des points A' , B' , C' , les points à l'infini sur les droites
B'C' , C'A' , A'B' ont pour coordonnées
(a2 - as, B₂- Bs , 72-73) , (αs - α1 , B8 — B₁ , ys —71 ) , etc.;
par conséquent, les parallèles à B'C' , C'A' , A'B' menées respectivement
par A, B, C ont pour équations
y 2 X y
- 9 · (1)
- β. 0.8 0.1 αι - 02 B₁ - B₂
3 72-78 ys
La condition que ces droites concourent en un même point P est
-
(B₂ — ẞs) (ys — y2 ) (α , — α2) = (7½ — ys ) (as — a , ) (B. — B₂). (2)
Ce point P doit appartenir à la circonférence
a² C²
+ -+ = (3)
y
si les triangles ABC, A'B'C' sont allotropes. Des deux premières
équations (1 ) tirons y et x en fonction de z et substituons les valeurs
dans (3) ; on obtient la seconde condition
a²(ẞ₂ —ẞs) (ys — yı ) +b² (ys — ys ) ( αs — a₁ ) + c² ( as — a 1 ) (B2 −− ßs) —0 . (4)
En faisant autrement l'élimination de x, y, z entre (1 ) et (3), on
obtient deux autres équations ; mais elles sont une conséquence du
système (2) , (4).
Si le triangle A'B'C' est à la fois isobarique et allotrope à ABC ,
représentons les coordonnées des points A' , B ' , C' par ( a, ß, y), (B, y, a) ,
(y, a, B). L'égalité (2) devient une identité et l'égalité (4), qui se
ramène à
- -
a³(ß — y) + b²(a — B) + c²(y · — α) = 0 ,
exprime que les points A' , B' , C' sont situés sur les droites joignant le
centre de gravité G de ABC aux sommets A , B , C, du premier triangle
de Brocard, ou que les triangles A'B'C' , A, B, C, sont homothétiques
par rapport à G. Cette proposition nous a été communiquée , il y a
quelque temps déjà , par M. Van Aubel . (J. N. )
202
SOLUTIONS DE QUESTIONS PROPOSÉES .
Question 1140.
(Voir Mathesis (2), VII , p. 237) .
Étant donnée la courbe dont l'équation en coordonnées polaires est
r = a(1 + k sin 6) ,
déterminer K de façon que l'arc de cette courbe puisse s'exprimer par les
fonctions élémentaires . Calculer dans ce cas l'aire et le périmètre de la
courbe. (E. N. BARISIEN. )
M E
y H
B
L
G
K
F
D X' A 0 D A x
F
K
L G'
B'
y' H
M' E'
Solution (*) par M. A. H. COUVERT (Besançon). L'arc élémentaire est
ade Ө Ө
ds = dr² + gr² do² = k2 cos +41 + sin 2
2 ✓ ( A );
d'où
Cade Ө 0
S= / 32 sin² + 8% sin +&²+4 ·
2 2
(*) Nous avons quelque peu retouché la solution qui présentait une légère
inexactitude dans la construction de la courbe. (J. N.)
203
Cette intégrale s'exprimera au moyen des fonctions élémentaires si
Ө
le trinôme en sin est un carré parfait. Il faut pour cela que
2
16% 2 3k² (k²2 + 4) = 0.
La solution k - O donne une circonférence de cercle ; il reste , en
écartant cette valeur,
2
4-
— 3k² = 0 , k =ㄓ •
1/3
Comme sin prend des valeurs égales et de signes contraires pour
0 et 2x0, il suffit de considérer la valeur positive de k . La courbe
aura pour équation
=
• —a ( 1 + 3/2 in 210 ) .
C'est une conchoïde de la courbe classique p = m sin 0 , m ayant la
2a
valeur · Si nous supposons a > 0, et que nous prenions pour unité
1//3
2a
de . longueur a sera égal à √3 = sin 60°, et l'équation de la
V
/3
courbe prendra la forme
λ = sinsin 60°.
L'axe polaire Ox est un axe de symétrie puisque les valeurs et
2π - e donnent pour la même valeur . Le cercle r = sin 60° joue le
rôle de courbe diamétrale pour les cordes passant par le pôle O. Si l'on
fait varier ◊ de 0 à π , în obtient un arc AHEMD qui commence au point A
du cercle diamétral ALA'L'A et se termine au point D distant du
point A' de ce cercle de la longueur A'D = 1 ; les valeurs de com-
prises entre 0 et 2π donnent l'arc AH'E'M'D symétrique du précédent
par rapport à Ox. Si 0 varie entre 0 et - π, on obtient l'arc AK'F'OD' ;
l'origine O correspond au rayon OL' qui fait avec Ox l'angle - · 120° et
ce rayon touche la courbe ; la distance A'D ' = 1. L'arc symétrique
D'OFKA se rapporte à compris entre - π et - 2. Les valeurs
de 0 extérieures à l'intervalle ( — 2î, 2π) ne donnent pas de nouveaux
points de la courbe.
204
L'aire AHMDM'A est exprimée par
2π 2π
1 2 1 - cos 0
10+
sinsin 60° de = + 2 sin 10 sin 60° + 2 ] do
2 2
0
= π (2 + 1/ 3).
Si l'on prend l'intégrale entre -2π, 2π оn obtient l'aire AMDM'A,
augmentée des aires AKFOF'K'A, OID'I'O . Ces dernières aires ont pour
valeur
275 π
3
do,
from form
2π .
Le périmètre de la courbe a pour expression
27
1 + sin 60° sin de = 4π .
$)
-2π
NOTE . En posant 0 = 2 arc sin x, la différentielle sous le signe
d'intégration devient , à une constante près,
3k²x² + 8kx + k² + 4
dx
1—- x²
qui est intégrable par les fonctions élémentaires aussi dans le cas où
3k²x² + 8kα ++4 est divisible par 1 ou par 1 + x, ce qui
arrive si k =− 1 , k = +1
+ 1. (P. M. )
Question 1352.
(Voir Mathesis (3) II, p. 32) .
Quelles sont les surfaces dont les normales sont également distantes
d'une droite fixe. (E. CESARO . )
Solution par M. J. Rose. Les surfaces de révolution ayant pour axe la
droite fixe sont évidemment des solutions .
Les tangentes à une hélice circulaire ( c) tracée sur un cylindre de
révolution sont également distantes de l'axe . Les développantes (D)
de (C) sont des développantes de cercle planes dont les plans sont
205 -
normaux à l'axe (*) . Par suite les normales à (D) , projections des tan-
gentes de (C) sur ces plans , sont également distantes de l'axe.
De là résulte le mode de génération de ces surfaces : Elles sont
engendrées par une développante de cercle de rayon constant dont le
plan se déplace de manière à rester perpendiculaire à la droite fixe
pendant que le centre du cercle décrit la droite fixe . Ce sont les seules
surfaces satisfaisant à la question , car toute ligne de niveau doit être
telle que les projections des normales sur son plan soient également
distantes d'un point fixe . Il n'y a évidemment que la développante de
cercle qui jouisse de cette propriété .
*Question 1391 .
(Voir Mathesis (3) II, p. 240).
On prolonge les côtés BA et CA, CB et AB, AC et BC d'un triangle
d'une même longueur AD =: = AD' == BEBE' = CF = — CF' =
— λ , ou l'on
porte cette longueur à sur les côtés AB et AC, . . Les droites DD' , EE' , FF'
suffisamment prolongées forment un triangle LMN ; de même les droites
E'F, F'D, D'E forment un triangle UVW .
On demande de calculer
1º les surfaces des triangles LMN, UVW ;
2º les coordonnées par rapport au triangle ABC du centre d'homothétie
du triangle LMN par rapport au triangle qui a pour sommets, soit les
centres des cercles exinscrits au triangle ABC , soit les points de contact
des côtés du triangle ABC avec le cercle inscrit ;
3º les coordonnées des centres d'homologie des triangles LMN, UVW
par rapport à ABC .
Chercher le lieu de ces centres lorsque λ varie. (J. NEUBERG . )
Solutions par MM. Bastin, DépREZ et EMMERICH. Comme le défaut
d'espace nous empêche de reproduire in extenso ces trois solutions ,
nous devons nous borner à extraire de chacune d'elles ce qui nous a
paru le plus simple et le plus intéressant, en adoptant des notations
uniformes .
Surface du triangle LMN. Le triangle LMN est homothétique au
(*) Geometria intrinseca, Chap . IX, 7.
206 -
triangle III, formé par les bissectrices extérieures de ABC et qui
= Les coordonnées normales du centre d'homothétie K'
correspond à 20.
dans l'un ou l'autre triangle, sont proportionnelles aux distances des
A B
λ
côtés homologues ; ces distances ayant pour expressions àλ cos 2' cos 2'
C
λ cos sont proportionnelles à sin I , sin I,, sin Is . Donc le centre
2
d'homothétie est le point de Lemoine des deux triangles . (DÉPREZ . )
D'après un théorème connu , le point de Lemoine d'un triangle ABC est le
centre de gravité des masses a¹, bª, c² attachées soit aux sommets de ce triangle ,
soit aux pieds des hauteurs ; il résulte de là que les coordonnées barycentriques
de K' , dans les deux triangles III , ABC, sont sin² I₁ , sin³ I,, sin' I , ou
A B C
Coss
2
Coss cos , ou a (p -
2' — a), b(p -
— b) , c(p — c).
(J. N.)
Le rapport de similitude des triangles LMN , I , I2I. est égal au rapport
des distances de leur point de Lemoine K' à deux côtés homologues
MN, I, I,. Si V' désigne l'angle de Brocard de I , II , on trouve pour ce
rapport
A
II. tg V' + 2λ cos 2 λ cot V'
=1+
2R 1+ 》(4R +r) ;
I,Is tg V' 2Rp
car le rayon du cercle I, II, étant égal à 2R, on a
A A 4R +r
I2Is = 4R cos 9 cot V' =- Σ cot I =- Σ tg Σ 9
2 2 Ρ Р
où ri , 72, r représentent les rayons des cercles exinscrits à ABC. On
sait aussi que aire I, I2I, = 2pR ; par conséquent ,
LMN = [2(4R + r) + 2Rp]²
2pR (DÉPREZ).
On trouve en calculant MD' , ND dans les triangles MD'F , NDE' :
MN = MD' + ND - DD '
D'F cos C DE' cos B
+ 2AD sin A
cos B cos C
(b + 22) cos² C + (c + 22) cos² B - 22 sin A cos B cos C
cos B cos C
Appelons Q le numérateur de la dernière fraction et remplaçons b, c
207 -
par 2R sin B, 2R sin C ; alors
Q - 4R cos A cos B cos C + 2) (cos² B + cos³ C - sin A cos B cos C )
=4R cos A cos B cos C + 2) ( 1 + sin ¦ A sin ¦ B sin ¦ C) .
sin B sin C
Or, l'aire d'un triangle ABC a pour expression aª ; on peut
sin A
donc écrire
2 sin I2 sin Is Q¹
LMN = MN
sin I, cos A cos B cos C
Si l'on observe que
p pP
cos A cos B cos C= 9 1 + sin A sin B sin C=
4R 4abc '
où P = 2bc + 2ca + 2ab — a² - -- c² , on trouve encore
- b² —
LMN (2abc + Pλ)²
ABC Sabc (pa) (p- b) (p — c) (1)
Cette expression fait connaître la valeur de λ pour laquelle les droites
DD ' , EE' , FF ' passent par un même point ; on en déduit aussi que deux
triangles L, M, N₁ , L2M2N2 ont même surface si
4abc
λι + λ
Р (EMMERICH . )
2abc
La valeur = annule l'aire LMN correspond au cas où les côtés
Р qui
de ce triangle passent par le centre d'homothétie K' de tous les triangles LMN,
de sorte qu'on peut énoncer le théorème suivant : Si par le point de Lemoine K'
du triangle III on mène des parallèles aux côtés I‚Ï3 , I3I1 , I,,, les six segments
interceptés sur les côtés des angles du triangle ABC entre le sommet et la parallèle
correspondante ont la même valeur 2abc : P.
M. Bastin est arrivé à la même expression (1 ) de l'aire LMN en cherchant les
coordonnées trilinéaires des points L, M, N et a interprété le cas de LMN = 0 .
Surface du triangle UVW . Les coordonnées barycentriques des
- 2 , c + 2 , 0) , ( — λ , 0 , 6 + 2), la droite E'F et
points E' , F étant ( —
par analogie les droites F'D , D'E ont pour équations
(0 + 2) (c + 2) x + λ (b + λ ) y + λ (c + λ) z = 0 ,
λ (a + λ)x + (a + λ ) (c + à ) y + λ ( c + λ) z = 0 ,
λ(a + λ) x + λ (b + 2) y + (a + 2) (b + 2) z = 0 .
208 -
Or , la surface du triangle dont les équations des côtés sont
A₁x + By + C₁z = 0 , A2 =
+ By + C₂20, As≈ + Вsу + С₁₂ = 0
a pour expression
Δε
S 9
Δ.Δ.Δ.
où S est l'aire du triangle fondamental et
A₁ B₁ C₁ 1 1 1
A:= A2 B2 C2 Δι = A, B, C₂
As Bs Cs As BS CS
Dans la question proposée ,
Δ
A = 4r [(4R + r) λª + pR( 10λ³ + 8pλ² + 2λΣab + abc] ,
Δι = a [22³(pa) + 22bc + abc] , etc.
A₁ (DÉPREZ, BASTIN.)
Posons
a + λ = a₁, b + 2 = 6₁ , c + 2 = C₁ ,
E'F = α2, F'D = b2, D'E = C2.
Des triangles CD'E, BDF' , on déduit
C₂ sin D'EC = b₁ sin C, C₂ cos D'EC = a₁ - b₁ cos C,
b₂ sin DF'B = c, sin B , b, cos DF'B = a₁ - C₁ cos B ;
en multipliant membre à membre la première et la quatrième de ces
relations, la deuxième et la quatrième et en faisant la somme des
résultats, on trouve
bącą sin U = b₁ sin C (α, - C₁ cos B) + c, sin B (α, -
- b₁ cos C)
- - bic, sin Acia, sin B + a, b , sin C
1
= - - λα
2R 2(p − a) λ² + 2bcλ + abe 2R
où la désigne la quantité entre crochets .
Comme
(b + 22) cos C
MD ==· MD' — DD' = 21 sin A
cos B
b cos C + 21 cos A sin B b sin C +4λ cos A sin Bsin C
cos B 2 cos B sin C
-
b sin C + λ (—sin A + sin B + sin C) = bc +27 (pa)
9
2 cos B sin C 4R cos B sin C
- 209 -
on a
DM sin DF' -
sin DF'M = bc + 21 (p − a).
sin M 4Rb, sin C
Le triangle FF'W donne alors
FF' sin DF'M 2(p -
− a) λ² + bcλ
FW = a2
sin W
de même, on tire du triangle EE'V,
2(pa) λ²bcλ
E'V = ar
7
En faisant la somme FW + E'V + E'F on aura
VW [2 (p -
− a) λ² + bcλ] (26 + λe) + 2020 T
9
a2 7.02.0
où T désigne le numérateur de la seconde fraction . La substitution des
valeurs de λ , λ , donne
=
TPλ + 10abcλ³ + 8abcpλ ' + 2abcλ £ab + a²b³c² .
Enfin
sin V sin W T2
UVW =12VW' sin U 4Re (EMMERICH .)
M. Emmerich observe que T est le déterminant ▲ de ci-dessus et que les équa-
tions λ = 0, λ = 0 , d。 = 0 (ou ▲ ₁ = 0, ▲ , = 0, A3 = 0) ont pour racines les
valeurs de pour lesquelles deux des droites E'F, F'D, D'E sont parallèles ;
les racines de λ = 0 ne sont réelles que si i est le plus grand ou le plus petit
côté de ABC .
Centre d'homothélie K' des triangles LMN , I, I2Is . Soient A. , BI, CI
les milieux des côtés de ABC; K' est à la rencontre des droites I , A₁ , I , B₁
qui ont pour équation en coordonnées normales
(b − c)x + by — cz = 0 , ax + (a− c) y — cz =
— 0,
d'où les coordonnées normales de K' : p а, Р - b, p - c, ou cot12A
1 1 1 1 1
cot B, cot C, ou - 9-9 ·
(DÉPREZ).
2 12 rs
Des coordonnées barycentriques de D (c , - , 0) , E (0, a₁ , — 2) ,
F(— λ , 0, b , ) , D′ ( b₁ , 0 , — λ) , E ’ (— λ , c₁ , 0) , F'(0, -— λ , a₁ ) , on déduit
les équations de MN , NL , LM ;
2x + c₁y + b, z = 0 , c₁x + λy + a₁z = 0 , b₁x + a₁y + λz = 0 .
- 210 -
On en tire les coordonnées des points L, M, N :
2² -
— a , a , b₁ -
— λει
20₁ , c₁₁ --
—λb₁ ; etc.
La droite LI, a donc pour équation
X - a -2aλ— a²
y b ab+(a + b - c)). == 0 ,
x c ac + (a + c — b)λ
ou , après suppression du facteur (b + c− a)λ,
(b - c)x + ayaz = 0.
Le point L se meut donc sur une droite fixe joignant I , au milieu A ,
de BC, M sur la droite I ,B ,, N sur la droite I.C.; le centre permanent
d'homothétie des triangles LMN, I, II, a pour coordonnées barycen-
triques a (pa), b (p — b) , c (p −c). (BASTIN, EMMERICH . )
Centre d'homothétie Z des triangles LMN, IaIbIo , où Ia , Ib, I. désignent
les points de contact de BC , CA, AB avec le cercle inscrit I.
L'équation de la droite LI, est
X 0 -2ad - a²
y p -c 2 (pc) λab = 0,
z p-b 2(p − b) λ + ac
ce qui revient à
-
(b — c) (p − a) x − (a + 2λ ) (p − b)y + (a +22) (p — c)z = 0.
Les droites LIa , MI , NI. concourent en un point Z dont les coordon-
nées barycentriques sont
a + 22 b + 21 c + 21
x= P y= p 2=P (2)
p-a p -b p-c
P étant un facteur de proportionnalité qu'on peut déterminer au moyen
de l'identité + y + z = 1 .
En éliminant et p entre les formules (2) , on trouve pour le lieu du
point Z
-cos C)x = .
Σ (b -
− c) (p -
− a) x = 0, ou Σ(cos B 0
Ce lieu est donc la droite joignant le centre de gravité de ABC au
point de Gergonne. (EMMERICH .)
Le point de Gergonne correspond à λ = ∞o ; les points L, M, N sont
211 -
alors à l'infini sur les symédianes I ,K', I ,K', IsK' du triangle I , I,Is . On
en conclut que ces symédianes sont parallèles aux droites AI , BI , CI..
(BASTIN).
Le centre de gravité est le point Z qui correspond à λ = —-2 ; les côtés du
triangle LMN divisent alors en deux parties égales les tangentes menées d'un
sommet du triangle ABC au cercle ex-inscrit correspondant.
Les droites I , I , I2I , II, qui correspondent à à = 0, se coupent au point qui
α b с
a pour coordonnées barycentriques •
p- a p - b p -c
Le point K' appartient au lieu du point Z.
Centre d'homologie Y des triangles ABC, LMN , UVW . Les côtés du
triangle UVW , transversales réciproques des côtés de LMN, ont pour
équations
y y
atat 0, ++
atta 0,
-o αι ++ㄔㄨ
ㄟ̌
= 0.
On en déduit facilement les coordonnées des points U, V, W; par
exemple , celles de U sont
---
διαι (λι – αξ) , λαι (αιδι - λει ) , λa , (c₁a , -
λαιειαι — λb , ) .
On voit immédiatement que les points ( A, L , U), (B , M, V) , (C , N, W)
sont collinéaires . Le centre commun d'homologie Y des triangles
ABC, LMN, UVW a pour coordonnées
σ σ σ
x= y
bc + 2(p − a)λ ca + 2(pb)λ ab + 2 (p −c)λ
Si l'on élimine λ et le facteur de proportionnalité , on trouve pour
le lieu de Y :
a(b −c) (p -
− a) -
Σ 0;
X
ce lieu est une hyperbole passant par A, B, C, I et par le point de Nagel.
On a, pour les axes d'homologie des triangles,
y
ABC et LMN + i + = 0, (3)
as b₁ C₁
ABC et UVW a₁x + by + c₁₂ ·== 0 ; (4)
LMN et UVW (8₁₁ + 2α₁ ) x + ... == 0. (5)
- 212 -
La droite (3) enveloppe la parabole inscrite au triangle ABC et tou-
chant l'axe antiorthique :
- == 0 .
√(b − c) x + √ (c − a) y + V (a — b) z —
La droite (5) est toujours parallèle à l'axe antiorthique , et la droite (4)
à la droite réciproque de cet axe. (EMMERICH).
En vertu du théorème de Carnot, les points D , D' , E , E' , F, F' sont
sur une même conique (y) ayant pour équation barycentrique
λ αι a²yz
Σα Σα =0.
Σ a² + Σ yz (~ + ) = 0 , ou 2³e + Σ αιλ
a + ~
Cette courbe est concentrique et homothétique à la conique
a²
Σ - 0.
(a + λ) x
Dans l'hexagone inscrit DD' EE' FF ' les couples de côtés opposés sè
coupent en trois points collinéaires ; la droite qui unit ces points est
l'axe d'homologie des triangles LMW , UVW . Si l'on considère l'hexa-
gone inscrit DD'FF'EE' , la pascale est l'axe d'homologie des trian-
gles ABC, LMN, de sorte que les droites AL, BM, CN sont concourantes .
Enfin, si l'on considère l'hexagone DE'ED'FF' , on voit que les point A,
L, U sont collinéaires ; il en est de même des triples BMV, CWV.
Les trois triangles ABC, LMN , UVW ont donc un même centre
d'homologie 7, qui a pour coordonnées barycentriques
a b C
p + 2λ cos² A p + 2λ cos² B ? + 2λ cos² B
et dont le lieu est la conique
sin A (cos B cos C) = 0
Σ .
Ce lieu est l'hyperbole de Feuerbach, transformée par inversion trian-
gulaire de la droite OI.
On parvient à la même conclusion en observant que les côtés de
triangle LYM tournent autour des points A, B et du point à l'infini
sur I, I2 tandis que deux sommets L, M parcourent les droites I , K ', I½K'.
(DÉPREZ. )
Sip , le point Y coïncide avec H (Mathesis (2) , VIII , p . 254).
REMARQUES. I. Tout point invariablement lié au triangle LMN décrit
213 -
une droite passant par K' . Ainsi le centre du cercle circonscrit décrit
la droite K'H ; l'orthocentre, la droite K'I ; le centre du cercle des neuf
points, la droite K'O . (DÉPREZ . )
II. L'axe d'homologie des triangles ABC , LMN enveloppe une parabole
a² b2
inscrite au triangle ABC et ayant pour foyer le point
point( ·С c - a a -
le point de Gergonne relatif à cette parabole et au triangle ABC est
l'inverse du point Y. (DÉPREZ . )
III. Les côtés non parallèles des triangles I, I2 I3 , LMN se coupent en
six points concycliques (cercle de Tucker de I, I2 Is) . (DÉPREZ . )
IV. K' est le centre de la conique qui touche les côtés du triangle I , II,
aux points A, B, C. Une projection cylindrique conduit à une générali .
sation des résultats précédents dans laquelle I, I,Is est le triangle formé
par les tangentes en A, B, C à une conique quelconque circonscrite au
triangle fondamental , K ' le centre de cette conique, etc.
(DÉPREZ . )
V. Le point Y ne transporte à l'infini si ses coordonnées vérifient
l'équation x + y + z = 0 ; cette condition donne
Pi + 6abeλ + 2abcp = 0,
3abc abc (9abc - 2pP) 4S
ou λ (3RD),
P Р
D désignant la distance OI. (BASTIN.)
*Question 1408 .
(Voir Mathesis, (3) III, p. 32) .
Résoudre en nombres entiers l'équation
4 (c + y) 2 (3xy - 1 ) 2 (y - x)
1 - xy + 5 (x + y) 10xy + x + y 5(y - x) == 0 .
7 (x + y) 14xy +x - y 1+ xy +7 (y - x)
Solution par M. PRANGE . Le premier membre se réduit à
6 x³y³ — 4x³у³ + 24x²y³ + 2x³y² + 6xy³ + 6x³y + 24y³ — 4xy¹
+ 24x²y -4x + 2y³ + 6xy + 2x² - 4x + 24y + 2
=2 (x²y³ + x² + y² + 1 ) (3xy · — 2x + 12y + 1).
- 214 ―
Le facteur y² + x² + y² + 1 égalé à zéro n'admet pour solu-
tions en nombres entiers que ∞ = ± 1 , y = 0 et x = 0 , y = ± 1 .
Pour obtenir les nombres entiers qui vérifient l'équation
3xy - 2x + 12y + 1 = 0,
nous écrivons®
(3y - 2) (x + 4) = —- 9.
De tous les diviseurs de - 9 il n'y a que la valeur 3y - 2-1 ou
y = 1 qui satisfasse, d'où encore la solution y = 1 , x = -. 13 .
La solution complète est donc ( 1 , 0) , ( — 1 , 0), (0, 1 ) , (0, — 1 ) , ( — 13 , 1) .
Généralisation . Par des calculs assez pénibles on trouve que
(A + 1 ) (x + y) 2 (Axy - 1 ) (A — 1 ) (y -
— 2)
1 - xy + B (x + y) 2Bxy + x + y B (y - x)
C ( x + y) 2Cxy + x - y 1 + xy + C (y — x)
= -
4 (x² + 1 ) (y² + 1 ) [ Axy + B (x + y ) + C (y − x) + 1 ] .
On obtient le déterminant précédent en posant A = 3, B - 5 , C = 7.
(H. MANDART. )
*QUESTIONS D'EXAMEN
1110. Pour toutes les hyperboles tangentes à une droite donnée en
un point donné , et ayant une asymptote fixe , la seconde asymptote passe
par un point fixe . (E. N. BARISIEN).
Soient M le point donné, et T le point de rencontre de la droite donnée et de
l'asymptote fixe. La seconde asymptote passe par le symétrique de T par rap-
port à M.
1111. Trouver le caractère de divisibilité de
f(x) = ax + bx³ + cx² + dæ³ + ex² + fx + g
par x ― 1 .
-1 ± √ − 3
Exprimer que f(x) s'annule pour x = 1 et x = en observant que
2
pour la dernière valeur x = x, x5 = x² , x6 = x³ = 1 ou identifier f(x) avec
(x³ − 1) (mx³ + nx² + px + q) . On trouve
g + d + a = 0, f + c − 0 , e + b = 0.
1112. On considère trois points en ligne droite A, B, C et un
quatrième point D. Démontrer que la circonférence qui passe par les
centres des circonférences circonscrites aux triangles DAB , DBC, DCA
passe aussi par le point D. (E. N. BARISIEN).
215
1118. Pour qu'un nombre n soit le produit de quatre nombres entiers
consécutifs ,il faut 1 ° que n + 1 soit un carré parfait; 2º que 5 + 41n + 1
soit un carré impair. (BARISIEN . )
L'équation
x(x + 1) (x + 2) (x + 3) = n,
si l'on combine les facteurs extrêmes ainsi que les facteurs moyens, prend la
forme
(x² + 3x)* + 2(x² + 3x) = n
ou x² + 3x + 1 = Vn + 1
ou encore x = -3 ± √5 + 4V n + 1 etc.
2
1114. Montrer que l'équation du sixième degré
[(x + b)² — y³ ] ² (x² -
— a² ) + 4x³y² (x + b)* = 0 ,
se décompose en deux équations du troisième degré .
Cas où a =
(E. N. BARISIEN).
On trouve les deux équations
y²(x − a) + (x + a) (x + b) ² = 0 ,
y'(x + a) + (x− a) (x + b) = 0.
1115. Résoudre le système
xy = a,
(mx² + nx +p) (my² + ny + p) = b.
1116. Résoudre le système
x + y = a,
(mx² + nx +p) ² + (my² + ny + p) ² = b.
QUESTIONS PROPOSÉES .
1431. On donne une pyramide de sommet S et de base ABC .. Les
parallèles à une même direction A menées par A, B, C, rencontrent
un plan donné 7 en A , B , C. , ... Sur la parallèle à A menée par S
on porte une longueur quelconque SS ,. Soient S. ' , A. ' , B. ' , C. ' , ...
les symétriques de S, A,, B₁ , C₁ ... respectivement par rapport à
S₁ , A, B, C , ... Démontrer que la somme algébrique des volumes des
pyramides S, A, B, C , ..., S'A'B'C ' ... est constante. (J. DEPREZ .)
216 .
1432. Sur les faces d'un tétraèdre quelconque ABCD on construit
les tétraèdres équifaciaux BCDA' , CDAB' , DABC' , ABCD ' . Démontrer
que les perpendiculaires abaissées des points A' , B' , C' , D' respective-
ment sur les plans BCD, CDA, DAB, ABC sont les génératrices d'un
même hyperboloïde . (J. NEUBERG. )
1433. Sur les côtés d'un triangle donné ABC, on construit trois
triangles directement semblables BCD , CAE, ABF . Comment doivent
être les angles de ces triangles pour que 1 ° la somme DE + EF² + FD²
soit minimum ; 2° que la somme AD + BE + CF' soit minimum .
(J. NEUBERG .)
* 1434. Etant donnés deux cercles extérieurs l'un à l'autre , on mène
du centre O du premier deux tangentes au second, et du centre O' du
second deux tangentes au premier . Les huit points de rencontre de ces
droites avec la circonférence qu'elles ne touchent pas , sont situés quatre
à quatre sur deux parallèles à la ligne des centres. (E. N. BARISIEN).
1435. Chercher le lieu des ombilics d'une série d'ellipsoïdes homofo-
caux, ainsi que l'enveloppe des plans tangents en ces points .
(G. ANDRIEN .)
× 1436. Mener par un point donné P une droite qui rencontre une
circonférence donnée O en un point A tel que la distance PA soit à la
distance du centre O à la droite PA dans un rapport donné k.
(POPOVICI.)
1487. Intégrer l'équation aux dérivées partielles
dz dz
(y + zx) dx + (x + y²) —
— + 1 − z² = 0
dy
et montrer que les courbes caractéristiques sont des droites s'appuyant
sur deux droites fixes. (A. DEMOULIN .)
1438. Soient P (x, y), Q (x, y) deux fonctions telles que
dP dQ dP dQ
= ?
dx dy dy dx
Démontrer que les trajectoires isogonales des courbes satisfaisant à
l'équation différentielle
dQ =ƒ (P) dP
s'obtiennent par une quadrature . (A. DEMOULIN .)
- 217 -
* GÉOMÉTRIE DES ÊTRES PLANS ;
par M. DE TILLY.
1. M. Tarry, dans un article remarquable publié , sous ce même titre,
dans Mathesis, en avril 1901 , déclare qu'il lui a été impossible de prouver
qu'un triangle isoscèle a deux angles égaux , sans sortir du plan et sans le
secours du postulatum d'Euclide . Sa démonstration ne se rapporte donc
qu'à la géométrie euclidienne . Mais on voit, par les n° 7 et 8 de son
exposé sommaire , qu'il exclut à priori l'hypothèse riemannienne — rejet
-
du postulat 6 d'Euclide , d'où admission forcée du postulat 5 (*) , — dans
laquelle deux droites se coupent en deux points.
Dans l'hypothèse riemannienne, la notion de symétrie peut s'établir
sur la surface du plan comme sur celle de la sphère, chaque triangle
ayant pour symétrique le triangle déterminé par les opposés de ses
trois sommets. Alors, deux triangles ayant les éléments égaux requis
par la théorie ordinaire , on pourra toujours faire coïncider le premier,
soit avec le second , soit avec le symétrique du second . Le doute n'est
donc possible que dans la géométrie intermédiaire , qui est celle de
Lobatchefsky .
Nous disions, dans une notice récente (**) : « L'exposition assez com-
pliquée de M. Tarry peut-elle être simplifiée ? Peut-elle, surtout, être
rendue indépendante de l'axiome des parallèles , sans cesser d'être
strictement élémentaire ? C'est une question qui reste en litige et que je
ne me propose pas de traiter aujourd'hui » .
Dans la Notice actuelle , nous donnons la réponse complète à cette
question, sans recourir à des considérations étrangères à la géométrie
pure et sans sortir du plan . La démonstration peut être rendue indé-
pendante de l'axiome des parallèles , c'est-à-dire qu'on peut donner
une démonstration strictement élémentaire et restant valable dans toutes
les hypothèses possibles ; mais si l'on se borne à l'hypothèse euclidienne,
cette démonstration n'est pas beaucoup plus simple que celle de M. Tarry.
(*) MANSION, Premiers principes de la Métagéométrie (Mathesis, 1896, supplé-
ment, p. 26) . Voir plus bas , nº 4, l'énoncé du postulat 5 d'Euclide, ou postulat
des trois droites. Le postulat 6, ou postulat des deux droites, est le suivant : Deux
droites ne contiennent pas un espace.
(**) Annales de la Société scientifique de Bruxelles, 1902, 1º partie, pp. 109-110.
17
218 --
Elle s'appuie un peu moins sur la théorie des aires (que M. Mansion
voudrait éliminer) , mais ne l'exclut pas complètement.
Un fait curieux , et qui à première vue pourrait sembler paradoxal ,
c'est que la nécessité d'invoquer les aires résulte précisément de l'ad-
mission du postulatum d'Euclide . A ce point de vue , les deux autres
géométries (en tant qu'exclusivement planes) sont plus simples que
l'euclidienne . La théorie des aires y est absolument exclue de l'exposi-
tion des premiers principes. On le comprendra en remarquant que le
théorème 5 ci -après n'existe pas en géométrie euclidienne et c'est de là
que résulte la nécessité de la considération des aires dans cette géométrie .
M. Tarry ayant résolu la question dans l'hypothèse euclidienne , et
l'hypothèse riemannienne étant envisagée ci -dessus , nous nous placerons,
dans ce qui suit, au point de vue lobatchefskien , le plus compliqué des
trois .
La démonstration pourra très aisément être rendue applicable aux
deux autres hypothèses , en ayant soin, dans l'une, de tenir compte de
ce que deux droites se coupent en deux points ; et dans l'autre de ce que
la considération des aires doit se substituer à l'emploi du nº 5 .
2. Dans l'hypothèse de Lobatchefsky (rejet du postulat 5 d'Euclide ,
d'où admission forcée du postulat 6) (*) la somme des trois angles d'un
triangle ne peut pas surpasser deux angles droits.
Nous adopterons la seconde démonstration de Legendre, perfectionnée
par Lobatchefsky et reproduite par M. Mansion (**).
Nous excluons la première démonstration , parce qu'on y admet qu'une
ligne droite est plus courte que la ligne anguleuse joignant les mêmes
extrémités , principe non contenu dans la définition d'Euclide, et qu'on
ne démontre ordinairement qu'en invoquant la notion de symétrie.
Il est bien entendu qu'on fera la construction sur le plus petit angle
du triangle et non sur l'angle opposé au plus petit côté, ce qui , jusqu'à
présent, pourrait ne pas être la même chose .
REMARQUE . La somme des angles d'un quadrilatère ne peut surpasser
quatre angles droits .
3. Si dans un seul triangle la somme des angles est égale à deux angles
droits, il en sera de même pour tout autre triangle.
(*) MANSION, Principes de Métagéométrie, p. 26 .
(**) Ibid., pp. 17 et 18.
- 219 -
Nous nous en tiendrons ici à la démonstration de Legendre (*) , auteur
du théorème, parce que sa construction nous servira aussi au nº 4. Cette
démonstration peut d'ailleurs être simplifiée et décomposée en trois
énoncés presque évidents .
a. Si dans un certain triangle la somme des trois angles est égale à
deux angles droits, on peut construire un autre triangle, ayant les angles
égaux à ceux du premier et disposés dans le même ordre, et ayant les
côtés n fois plus grands que leurs homologues , n étant un entier quel-
conque. C'est ce premier énoncé qui nous servira aussi au nº 4. La
construction du second triangle, par accolement de triangles directe-
ment égaux au premier, y est d'ailleurs indiquée .
b . Si deux triangles ont un angle égal et si dans l'un des deux la
somme des angles est égale à deux angles droits , il en sera de même
dans l'autre . En effet on peut, d'après a , supposer que le triangle où la
somme des angles vaut deux angles droits ait tous ses côtés plus grands
que ceux de l'autre triangle .
Alors on fera coïncider les angles égaux et on invoquera la propriété
du quadrilatère (n° 2, Remarque) .
c. Si dans un certain triangle la somme des angles est égale à deux
angles droits , il en est de même dans tout autre triangle . Il suffit ,
d'après b , de considérer un triangle auxiliaire ayant un angle de l'un des
triangles donnés et un angle de l'autre .
COROLLAIRE. Dans le système de géométrie que nous étudions, deux
hypothèses seulement sont possibles :
A C
la somme des trois angles est égale à
deux droits dans tous les triangles , ou
G
elle est moindre dans tous.
H F
4. Si la somme des angles de tout
E I
triangle est égale à deux angles droits ,
B D
le cinquième postulat, ou postulat des
trois droites, est vrai ; c'est- à - dire que Fig. 1.
deux droites AB, CD, qui font avec une troisième EF deux angles
intérieurs d'un même côté dont la somme est plus petite que deux angles
droits, prolongées suffisamment, se rencontrent de ce côté (Fig. 1) .
Nous ne pouvons adopter ici, avec M. Mansion , la démonstration de
(*) Réflexions sur la théorie des parallèles (Mém. de l'Ac. des Sc. de Paris,
T. XII , 1833) .
- 220
Legendre, parce qu'on y admet que dans un triangle isoscèle les angles
à la base sont égaux .
Prenons sur AB (fig. 1 ) un point quelconque G et joignons-le au
point F. L'angle GFE est plus petit que CFE . Au contraire l'angle GEH
est plus grand que CFE ; donc , à cause de la continuité, on pourra mener
par le point G une droite GI faisant l'angle GIE = CFE .
Reprenons le triangle GEI (fig . 2) et reproduisons - le en JIK . On aura
GJ = EI = IK , les trois triangles représentés
étant directement égaux . On pourra reproduire une
quatrième fois le triangle en GLJ, et il est facile
G de voir que l'ensemble des quatre petits triangles
en forme un grand , ayant les angles égaux à ceux
du petit et les côtés doubles de ceux du petit.
E K
Continuant ainsi, on arrivera finalement à un
Fig. 2.
triangle dont la base (adjacente aux angles égaux
à E et à F) sera plus grande que EF . Portant alors EF sur cette base,
et menant par E et F les droites EA , FC, on verra clairement qu'elles se
rencontrent.
Il s'ensuit que dans la géométrie lobatchefskienne, où l'on rejette
l'axiome 5 , la somme des trois angles d'un triangle doit toujours
être plus petite que deux angles droits. De même, la somme des angles
de tout quadrilatère doit être plus petite que quatre angles droits .
5. Si un triangle est contenu dans un autre, la somme des angles du
premier est plus grande que la somme des angles du second.
Bien que le théorème soit général, nous n'aurons besoin que du cas où
les triangles ont un angle commun , et alors
D" la démonstration résulte de la remarque
C que nous venons de faire sur le quadri-
latère.
K
6. Elant données deux droites AB, AC
A B B' B" B"
(fig. 3), si par des points B, B' , B" , B"", ...
Fig. 3. de l'une, on mène des droites faisant toutes
le même angle avec AB, ces droites ne pourront pas continuer indéfiniment
à rencontrer AC, c'est-à-dire que la distance AB pour laquelle cette
rencontre aura lieu a une limite supérieure.
Soit BD une droite rencontrant AC. Portons BB' B'B" = B"B"
221 -
== AB. Supposons que les droites B'D" , B'"'D"" , menées sous des
angles B" B" = B, rencontrent encore AC.
Portons B" " K - BD . Tirons B'K et comparons la somme S''' des
angles du triangle AB"" D"" à la somme S" des angles du triangle AB"D" .
Ajoutant à S" la somme des angles du triangle B'KB"" (ou BAD) ,
puis tout au plus quatre droits, pour le quadrilatère B'KD"" D" , puis
retranchant six angles droits qui ne font pas partie de AB"" D"" , on voit
que S''' est tout au plus égal à
S" -2, ou S" — (2-8).
Ainsi à chaque oblique nouvelle que l'on mènerait, la somme des
angles du grand triangle diminuerait (au moins) de la quantité positive
2. Cette somme elle-même finirait donc par devenir négative , si la
construction pouvait se continuer indéfiniment .
De là résulte qu'il doit y avoir, parmi toutes les obliques menées de
AB vers AC sous l'angle B, soit une dernière oblique rencontrant AC,
soit une première oblique ne rencontrant pas.
La première hypothèse est impossible .
Soit, en effet , MN (fig . 4) une dernière oblique rencontrant AC ; au
delà de N prenons un point P et joignons le à un point Q pris au delà
de M. Si l'angle Q est égal à M, il C
est prouvé que MN n'est pas la P
N
dernière oblique rencontrant AC .
Si Qest plus grand que M, on
formera un angle AQP' = M ; QP'
ne pouvant pas rencontrer MN.
devra couper AC entre N et P et la
conclusion sera la même. RA B M Q
Supposons donc QM. Comme Fig. 4.
l'angle PAR est plus grand que M, il devra exister entre Q et A un
point M' tel que PM' forme l'angle M avec AB, et il est de plus évident
que ce point ne pourra tomber qu'entre Q et M. Donc , encore une fois ,
MN n'est pas la dernière oblique rencontrant AC.
Il existe donc forcément une première oblique ne rencontrant pas, ou
une oblique-limite.
7. Dans la même figure 3 (reproduite fig . 5) , les distances AD, AD' ,
AD" , AD"
",... n'ont pas de limite supérieure, c'est-à-dire que le point D
s'éloigne indéfiniment à mesure que le point B se rapproche de l'oblique-
limite.
222
Supposons en effet que le point D ne puisse dépasser un certain point-
limite L et soit menée en M l'oblique-limite dont l'existence a été
prouvée ( 6) . Joignons le point L au point M. La droite LM ne pourra
pas tomber à droite de l'oblique-limite,
C
car alors cette dernière, comprise
L
dans le triangle AML, devrait ren-
D' contrer AC. La droite LM passe donc à
D S
gauche de l'oblique.
Prenons un point S sur ML et
TA B
U M joignons-le au point A. SM faisant
Fig. 5. avec AB un angle plus petit que
l'angle M de l'oblique-limite, tandis que l'angle SAT est plus grand
que M, on pourra mener par S une droite SU, faisant exactement
l'angle M. Le prolongement SV de US passera à droite de SL. Ce prolon-
gement devra aller rencontrer AC, parce que USV se trouve en deça de
l'oblique- limite, mais il ne pourra la rencontrer qu'à droite du point-
limite L, donc cette prétendue limite n'existe pas.
8. Dans la même figure, à mesure que le point D s'éloigne, l'angle en
D doit diminuer indéfiniment .
En effet , s'il avait une limite inférieure autre que zéro, par exemple a,
les droites menées par D, D' , D", D"" ,
B' ... sous l'angle a, iraient toutes ren-
22 contrer AB, ce qui a été démontré
82 impossible (6) .
A B2
C2 9. Tout triangle ABC (fig . 6) possède
62
un symétrique ayant les six éléments
K C A
' d2 B
égaux à ceux du triangle donné, mais
Fig. 6. disposés en ordre inverse.
I. En un point A' du côté CB, faisons. un angle A' égal à l'angle A du
triangle ABC. Si le point A' est choisi suffisamment près du point C, le
côté A'B' ira rencontrer CA (*) et la somme des angles du triangle CA'B'
(*) Bien que ce fait soit assez évident, on peut le démontrer par un raisonne-
ment analogue à celui qui a déjà été employé trois fois dans ce qui précède .
Menons B'A' au hasard. Si A' = A , le problème est résolu . Si A' > A, on
peut mener par A' une droite formant l'angle A et coupant CA. Si A' < A,
on observera que B'CK > A, d'où résulte qu'on pourra mener par B' entre B'A'
et B'C, une droite faisant exactement l'angle A.
223 ―
ainsi formé, devant pouvoir se rapprocher autant qu'on le veut de deux
droits sera plus grande que la somme des angles du triangle ABC. Si le
point A' s'éloigne de C, la somme des angles du triangle CA'B' diminue ,
c'est-à-dire que l'angle B' , d'abord plus grand que B , diminue lui - même.
On sait d'ailleurs (8) qu'il doit diminuer indéfiniment avant que les
droites A'B', CA ne cessent de se couper . Au moment où l'on aura
B' = B, les triangles ABC, A'B'C seront équiangles entre eux .
Etant ainsi emboîtés l'un dans l'autre suivant l'angle C , leurs côtés
opposés AB, A'B' , devront se couper (5) . C'est ce que représente la
figure.
II. Appelons a₁ , b1 , C1 , les trois côtés du triangle ABC ; α1 , ẞ₁ , 71
les trois côtés du triangle A'B'C . Si l'angle A n'est pas égal à B, on
forme nécessairement un second couple de triangles , dont nous appelle-
rons les côtés a2 , b2, C₂ et a2 , B2, 72, dans l'ordre indiqué par la figure.
Celle-ci donne
αι -- (1 )
а1 = B₁ + a2 (2)
C₁ = B₂ + C₂ (3)
71 = 72 + 62. (4)
Ajoutant (2) et ( 4) , puis retranchant (1 ) et (3) , on trouve :
- - - -
(a₁ — α₁) + (b₁ — B₁ ) — (c₁ — y₁ ) =
— (a₂ — α2) + (b₂ — ẞ2) — (C2 — ya) .. (5)
Ainsi la quantité représentée par le premier membre est restée
constante en passant du premier couple de triangles au second .
Dans le second couple de triangles, les angles sont encore égaux
deux à deux et disposés en ordre inverse.
Examinons les conditions supplémentaires à réaliser pour que l'on
puisse opérer sur le second couple comme sur le premier et obtenir des
relations analogues , les deux triangles du second emboîtement étant
disposés comme ceux du premier, quant aux lignes et quant aux lettres
représentant les côtés .
Il faut d'abord que c₂ et y½ jouent dans le second couple le même rôle
que c₁ et y, dans le premier, c'est-à-dire que les angles à faire coïncider
dans le second emboîtement seront A et A' .
Il faudra ensuite que a2 et a2 représentent les plus grands côtés de
l'angle emboîté, comme cela arrivait pour le premier couple ; ou tout
224
au moins on devra avoir a₂ > ß₂ et a₂ > b₂ , comme on avait dans le
premier couple a > B. et a, > b₁.
Si a, > B₂, on a nécessairement a b₂ , sans quoi deux triangles
ayant même somme d'angles pourraient se placer entièrement l'un dans
l'autre ; mais c'est tout ce que l'on peut affirmer ; et, par conséquent ,
il pourra être nécessaire, avant de passer au second emboîtement , de
remplacer dans la figure,
a2 b₂ C₂ az B2 72,
respectivement par
B₂ a2 72 b₂ a2 C2 .
Cette modification change le signe du second membre de l'égalité (5) ,
de manière qu'en passant du premier emboîtement au second, la quantité
représentée par le premier membre reste encore la même en valeur
absolue. Les égalités ( 1) (2) (3) (4) deviennent
α₁ = b₁ + b₂ (1')
a₁ = B₁ + P₂ (2')
C₁ = a₂ + 72 (3')
71 = 02 + α2. (4')
Moyennant ces conditions , on peut raisonner sur le second couple
comme sur le premier, et ainsi de suite .
III . La construction s'arrêtera-t-elle, ou continuera-t-elle indéfiniment ?
Si elle s'arrêtait, c'est-à-dire si deux triangles du même couple coïnci-
daient entièrement , au lieu de laisser, comme dans la figure , deux
triangles résidus, on aurait dans ces triangles
= an, Bn = an, Cn = Yng
ཅ་
d'où
(An — αn) + (bn — Bn) — (Cn — Yn) =
— 0.
Or, d'après ce qui précède , cette quantité est restée constante , au
moins en valeur absolue , depuis le début des opérations . Donc elle était
nulle tout d'abord .
Il reste donc à supposer que les constructions continuent indéfini-
ment. Or, alors il est visible que les triangles résidus doivent devenir de
plus en plus petits (et nous le démontrerons d'ailleurs par une étude
approfondie) , de manière que la quantité représentée par les deux
membres de (5) doit également finir par devenir aussi petite qu'on le veut
en valeur absolue. Comme cette valeur absolue est restée constante, elle
225 -
était nulle dès le début. Nous pouvons donc, dans tous les cas , poser
l'égalité
(a₁ — a₁ ) + (0 , - B₁ ) — (c₁ — 7₁ ) = 0 . (6)
Si le terme C₁ ― 71 est précédé du signe , c'est parce que nous avons
commencé la construction en faisant coïncider les angles en C.
En commençant par les angles en A ou par les angles en B, on aurait
trouvé
- --
(b₁ — ·B₁ ) + (c, — y₁) — (a , — a , ) = 0 ,
(c₁ — · y₁ ) + (a₁1 - α₁ ) -
- — (b₁ — B₁ ) = 0.
De ces égalités et de (6) , on tire enfin
a₁a₁ = 0, b₁ —- B₁ = 0 , c₁₁ = 0 ,
ce qui prouve que les triangles ont les six éléments égaux chacun à
chacun , quoique disposés dans un ordre différent. La question de la
symétrie est donc résolue , et une fois que l'on connaît le triangle symé-
trique, il ne peut rester aucune difficulté dans les cas d'égalité des
triangles.
IV . Mais il reste à prouver d'une manière mathématique l'égalité (6) ,
dans le cas où la construction continue indéfiniment .
En passant d'un couple de triangles à un autre , on obtient, soit les
égalités ( 1), (2 ) , (3) , (4) , soit les égalités (1 ' ) , (2') , (3′) , (4′ ) . Or , ces deux
groupes ont une propriété commune, c'est que , dans l'un comme dans
l'autre , la quantité c₂ + yn va en diminuant quand on passe d'un
emboîtement au suivant.
Le nombre total des emboîtements étant infini , il y aura aussi un
nombre infini d'emboîtements , soit d'après le premier groupe de formules ,
soit d'après le second (et peut- être d'après les deux , ce qui ne nous
servira pas).
Supposons, pour fixer les idées et le raisonnement étant le même dans
les deux cas, qu'il y ait un nombre infini d'emboîtements du premier
genre . A chacun d'eux , cn + 7n, qui diminue toujours quel que soit le
genre de l'emboîtement , diminue ici de la quantité bn + fn , donc les deux
quantités positives b. et ẞn doivent descendre au- dessous de toute valeur
assignable, car si elles avaient une limite inférieure autre que zéro ,
Cn7 , diminuant chaque fois au moins de cette limite inférieure ,
deviendrait négative , ce qui est absurde .
18
226
Puisque B. et bn sont devenues moindres que i , on aura,
Iyn - an | < ßni , | Cnan | < bn < i (*) (7)
en désignant suivant l'usage par | A , la valeur absolue de A ; donc
- On Cn + an | < 2i,
―
| (an ― αn) — (Cnyn ) | < 2i .
Or,
n
Par conséquent ,
|I (an — an) - -
— (Cn — yn) | + 1 bn - Ba | ( 3
et à plus forte raison ,
-
| (an -
— an) + (bn — ẞn) –
— (Cn — Jn ) | < 3i,
c'est-à-dire qu'elle doit devenir moindre que toute grandeur donnée .
SUR LES TRIANGLES AUTOMEDIANS ,
par M. J. DEPREZ, professeur à l'Athénée de Bruxelles.
(Suite, voir pp. 196-200).
30. Soient B' , C' les centres des cercles osculateurs à l'ellipse de
Steiner en B, C ; p, p' , p" les rayons des cercles osculateurs à l'ellipse
en A, B, C. L'orthocentre de ABC est le centre du cercle osculateur à
l'ellipse de Steiner en A.
La perpendiculaire à BC , menée par le symétrique de K₁ , par rapport
à A1, coupe les hauteurs BH, CH en B' , C'.
Le centre de gravité du triangle HB'C' est confondu avec le centre du
cercle circonscrit à ABC . Le point de Steiner du triangle HB'C' est le
centre du cercle de Longchamps du triangle ABC . Le cercle d'Euler du
même triangle passe par le centre du cercle d'Euler du triangle ABC .
On a
2
pp'p" = R , 2 ) = (p′)³ + (p″) ³ .
(*) Il semble qu'ici nous employions le principe , évité jusqu'à présent, qu'un
côté d'un triangle est plus petit que la somme des deux autres . Mais en réalité
il n'en est rien . Le principe réellement employé est celui- ci : Si deux points A et B
se rapprochent indéfiniment et si un troisième point C est tel que AC et CB
restent moindres que des quantités données , la différence CA -CB devra tendre
vers zéro , lors même qu'elle resterait plus grande que AB . Alors les i des inéga-
litės (7) devraient être remplacés par i ' et i " , mais les conclusions resteraient
les mêmes .
227
31. Le pied de la symédiane AK , est un sommet de l'ellipse de
Lemoine ; les axes de cette ellipse ont pour longueurs AK, GF .
39. La perpendiculaire abaissée sur AB, du point de rencontre de
BQ2 et CA, divise AB additivement dans le rapport 1 : 3 ; la perpendi-
culaire abaissée sur AC , du point de rencontre de CQ , et AB , divise AC
additivement dans le rapport 1 : 3. La perpendiculaire élevée sur BQ2
en 22, divise AB additivement dans le rapport 1 : 2 ; la perpendiculaire
élevée sur CQ , en 2 ,, divise le côté AC additivement dans le rap-
port 1 : 2 .
33. Le triangle podaire de K , par rapport à B, C, H . , est isoscèle .
Le triangle podaire de G, par rapport à B, C, K ,, est semblable à ACB .
Le triangle podaire , par rapport à ABC , d'un point quelconque du
diamètre de Brocard est automédian .
34. Pour tout point P de la droite d'Euler, on a
2
2AP = BP² + CP² ;
y étant les médianes du triangle ABC , on a
a. B, γ
20.² = ß² + y² ;
r, r₁ , r½ , r¡ étant les rayons des cercles tritangents ,
( 1 − r) ( r₂2 + rs ) = 2(r₂r; — rr₁) .
Soit la parallèle à BC comprise entre CA et AB , menée par le
point de Nagel du triangle ; de et ds ayant des significations analogues ,
on a
20 = d₂ + 35.
35. Considérons tous les triangles automédians (2a² = b² + c²)
ayant même base BC.
Le point de Lemoine de ces triangles décrit une ellipse (E) ayant pour
foyers les sommets fixes B, C du triangle variable ABC .
αν αν
Les demi-axes de (E ) sont 9
3 6
Le diamètre de Brocard enveloppe ( ).
La symédiane AK est constamment normale à (ε) .
Le sommet A décrit le premier cercle de Chasles de (ε) .
Le centre de gravité, le foyer de la parabole de Kiepert , le point de
228
Steiner, le réciproque de l'orthocentre décrivent le second cercle de
Chasles de (ε).
La droite d'Euler enveloppe le même cercle .
Les axes de l'ellipse de Steiner tournent chacun autour de l'un des
points de rencontre du dernier cercle avec BC .
Les droites GVW2 . GV2W tournent chacune autour de l'un des points
de rencontre du même cercle avec la médiatrice de BC .
Les centres isodynamiques V, W se meuvent sur les tangentes au
même cercle, menées parallèlement à BC.
La droite qui unit les centres isogones est constamment perpendicu-
laire à BC.
La droite VV₂ enveloppe le cercle circonscrit au triangle équilatéral
construit extérieurement sur BC .
La droite WW2 enveloppe le cercle circonscrit au triangle équilatéral
construit intérieurement sur BC .
La droite qui unit le point de Lemoine à l'orthocentre enveloppe
l'antipodaire de (E), par rapport à son centre.
Le centre de l'hyperbole de Kiepert décrit le cercle principal de (ε) .
Les points de Brocard parcourent chacun une podaire d'hyperbole..
La directrice de la parabole de Artzt qui touche AB, CA en B, C
enveloppe le cercle principal de (ε) .
L'axe de cette parabole enveloppe une hypocycloïde régulière à quatre
rebroussements .
La droite qui unit le point de Lemoine au pied de la hauteur issue
de A enveloppe une hypocycloïde régulière à quatre rebroussements .
L'axe de la parabole de Kiepert enveloppe une hypocycloïde régulière
à quatre rebroussements .
36. On a donc le théorème suivant :
Soient A un point quelconque du premier cercle de Chasles d'une
ellipse (E) ayant pour axes 2a1 , a₁ ; B, C les foyers de la conique .
Le triangle ABC est automédian ; le diamètre de Brocard touche (ε)
au point de Lemoine K du triangle ; la symédiane AK est normale
à (E) ; le triangle podaire d'un point quelconque du diamètre de Brocard .
par rapport à ABC, est automédian ; la droite d'Euler touche le second
cercle de Chasles au centre de gravité ; le point de Steiner, le foyer de
la parabole de Kiepert, le réciproque de l'orthocentre sont situés sur le
229 -
même cercle ; la directrice de la parabole de Artzt ( a ) touche le cercle
principal de (ε) au centre de l'hyperbole de Kiepert ; les centres isodyna-
miques sont sur les tangentes à (e) aux sommets du petit axe ; les points
K, V2 , W₂2 et le centre de l'hyperbole de Kiepert sont sur une perpen-
diculaire à BC .
37. Supposons que les sommets A, B des triangles automédians , dans
lesquels 2ab + c2 , soient fixes :
Le centre de gravité et le foyer de la parabole de Kiepert décrivent
une circonférence ayant son centre en B et dont le rayon est
/3
V
La droite GF enveloppe une ellipse ayant B pour centre, l'un des
foyers D de la conique divise additivement AB dans le rapport .
La droite d'Euler enveloppe une hyperbole ayant B pour centre, l'un
des foyers est A.
Le point de Steiner et le sommet C décrivent des circonférences ayant
pour centre commun le symétrique de A par rapport à B ; les rayons de
2c
ces circonférences sont- et cv/3.
1/3
La droite RH, enveloppe une ellipse concentrique à ces circonférences ,
l'un des foyers de la conique est le symétrique de D par rapport à B.
Le réciproque H, de l'orthocentre décrit la podaire, par rapport à D,
de l'ellipse précédente .
Les axes de l'ellipse de Steiner tournent chacun autour d'un point fixe
situé sur AB .
Le point de Lemoine et le centre de l'hyperbole de Kiepert décrivent
une circonférence ayant pour centre le milieu C , de AB et pour
C
rayon
21/3
La droite qui unit les centres isogones V2, W2 enveloppe une ellipse
ayant C , pour centre ; l'un des foyers de la conique est le point D.
Le diamètre de Brocard enveloppe une hyperbole dont le centre
est C.; A est un foyer de l'hyperbole .
La droite qui unit le centre isodynamique V au centre isogone W2,
passe par le point diamétralement opposé à A, sur le cercle circonscrit
au triangle équilatéral construit intérieurement sur AB.
La droite qui unit le centre iso dynamique W au centre isogone V2,
230
passe par le point diamétralement opposé à A, sur le cercle circonscrit
au triangle équilatéral construit extérieurement sur AB .
Le point de Brocard 21 , décrit une podaire de conique ; le point de
Brocard 2 , décrit une circonférence ayant D pour centre et DB pour
rayon. (A continuer.)
SOLUTIONS DE QUESTIONS PROPOSÉES .
Question 742 .
(Voir Mathesis, (2) I , p . 240 et (2) II , p . 169) .
Une tangente à une ellipse rencontre le cercle principal aux points M, M';
démontrer que les diamètres conjugués avec ceux qui passent par M et M'
rencontrent la tangente sur les directrices . (W.-J. GREENSTREET) .
Appelons C le point où la tangente touche l'ellipse de centre O , et F, F'
les foyers de cette courbe . Prolongeons F'M' , qui est perpendiculaire à
la tangente , jusqu'à sa rencontre G avec FC .
Le point M' étant le milieu de F'G, la droite OM' est parallèle à FC .
Mais FC est la polaire du point D où la tangente rencontre la directrice
correspondante à F ; par suite , la droite OD est conjuguée de la direction
FC, et alors aussi de OM' .
Cette solution nous a été communiquée par un correspondant anonyme, qui
avait rencontré la question 742 indiquée sous le nº 114 du recueil de problèmes
de géométrie analytique de Laisant comme non résolue . La question 747 de
Mathesis (II) , (2) , p . 256, est signalée, à tort , dans le même recueil , comme non
résolue .
Question 882 .
(Voir Mathesis, (2) , III , p . 240 ) .
Soient A un sommet d'une ligne cycloïdale , et M un point appartenant
à la même boucle . Démontrer que le rayon du cercle directeur, qui passe
par le centre de courbure correspondant à M, détermine sur la tangente
en ce point un segment égal à l'arc AM . (E. CESÁRO) .
Solution par M. HACKEN (Ostende ) . 1. Soit l'épicycloïde engendrée
par le point M du cercle O' de rayon b roulant sur un cercle fixe O de
- 231
rayon a. Pour obtenir , par la construction de Savary, le centre de
courbure C correspondant à M, il faut joindre M au point de contact
actuel B des deux cercles , puis joindre O au point N diamétralement
opposé à M ; l'intersection des droites MB et ON est le centre de
courbure cherché . Le rayon OC détermine sur la tangente en M le
segment MT. Les droites MT et OO' se rencontrent au point K situé
sur la circonférence O' . O étant l'origine des coordonnées rectangulaires ,
le rayon du cercle O passant par le point de rebroussement D de
l'épicycloïde étant pris pour axe des x et l'angle DOB étant désigné
par t, on aura
KT a +26 MT 2 (a + b)
9 d'où ;
BN ou MK a MK a
at
mais MK = 2b cos donc
26 '
4 (a + b)b COS at
MT
a 26
D'autre part, les équations de la courbe étant
a+ b a+ b
x == (a + b ) cos t -
— b cos t, y = (a + b) sint - b sin t,
b
on trouve facilement pour la différentielle de l'arc
at
ds = √ dx² + dy² = 2 (a + b) sin dt.
26
Donc
πό
α
at 4 (a + b) b at
arc MA = 2 (a + b) sin dt = COS
26 a 26
t
D'où l'on conclut arc MA - MT .
Dans le cas de l'hypocycloïde , on trouverait, tout-à-fait de la même
4 (a — b) b at
manière , COS pour la valeur commune de l'arc MA et du
a 26
segment MT de la tangente .
Dans le cas de la cycloïde , le rayon du cercle directeur devient une
droite perpendiculaire à la base ; il est facile de voir que ce rayon passant
par le centre de courbure détermine sur la tangente un segment double
du segment compris dans le cercle mobile ; or, on sait que ce dernier
segment vaut la moitié de l'arc MA.
232 -
2. On sait que la développée de l'épicycloïde DMA est une nouvelle
épicycloïde que l'on obtient comme il suit : on élève sur MC au point C
une perpendiculaire qui coupe 00' au point I ; sur IB comme diamètre
on décrit une circonférence O" ; on fait rouler cette circonférence sur la
circonférence de centre O et de rayon OI ; le point C décrit la développée
qui a pour sommet D. Nous allons démontrer le théorème pour la
développée en nous plaçant au point C. Le centre de courbure correspon-
dant au point C de l'épicycloïde DC se trouve sur la droite qui joint le
point O au point diamétralement opposé à C dans le cercle O", d'après
la construction de Savary. Or , cette droite passe par M, car O est le
centre de similitude des cercles O' et O" et les rayons CO" et NO' sont
parallèles . Or, le segment CM de la tangente au point C de la développée
est le rayon de courbure au point M de la développante et comme
le rayon de courbure au point D de la développante est nul , l'arc DC de la
développée est égal à CM .
*Question 986 .
(Voir Mathesis , (2 ) , IV, p . 263) .
Etant donnés un triangle ABC et un point P dans son plan , on inscrit
à ABC deux triangles A , B, C₁ , A2B2C2 : les points A, et A2 sont situés sur
BC , B, et B₂ sur CA, C , et C₂ sur AB ; les droites A , B₁ , B¿C₂ sont paral-
lèles à BP, B, C, et C2A, à CP, CA, et AB₂ 2 2 à AP.
1º Les triangles A, B, C₁ , A2B2C2 sont égaux.
2º Les droites A₂C₂ et A₁B₁ se coupent sur AP ; B₂A, et B , C₁ sur BP ;
C2B2 et C₁A, sur CP .
3° Soient A5 , B5, Cs les points d'intersection des couples de droites B , C,
et B2C2, CA, et С₂A₂, 2, A, B , et A₂B2 ; les droites AA. , BB. , CCs concourent
au complémentaire P' du point P.
4° Soient A. , B4 , C4 les points de rencontre des couples de droites BB,
et CC2, CC, et AA2 , AA , et BB2 : les droites AA , BB , CC₁4 concourent en
un point de la droite PP'. (TUCKER . )
Solution par MM . DEPREZ et EMMERICH (*) . 1. Désignons par Pa , Pb, Pe
les points où les droites AP, BP, CP rencontrent BC , CA , AB ; par Ma ,
(*) Ne pouvant, faute d'espace, reproduire en entier les deux solutions, nous
extrayons de chacune d'elles ce qui nous a paru le plus simple ou le plus
intéressant. (RÉDACTION . )
233
Mo, M. les milieux de BC , CA , AB ; par Ma , M. , M. les milieux des
droites AP. , BPb , CP..
Considérons un parallèlogramme quelconque XYZU inscrit à ABC ,
dont un côté ZU repose sur BC et dont deux autres côtés XU, YZ sont
parallèles à AP . Le centre V de ce parallèlogramme est au milieu de la
droite qui joint les milieux des côtés XU, YZ ; ces derniers points appar.
tenant aux droites BM , CMa , le lieu de V est la médiane (indéfinie)
M.M. du triangle MBC. De même, les centres de parallelogrammes dont
un côté repose sur CA ou sur AB et dont deux autres côtés sont paral-
lèles à BP ou à CP ont respectivement pour lieux géométriques les
droites MM , M.M. Les droites MaMa, M.M. , M.M , se coupent en un
même point Q qui est le complémentaire du réciproque de P ; car
BM.: M&C = M.M. : M& M。 , .... Dans chacune des trois séries de paral-
lélogrammes dont il vient d'être question , il existe un parallélogramme
de centre Q, dont les diagonales sont les droites B₁C2 , C₁A2 , A , B₂ menées
par Q dans les angles A , B, C et ayant leur milieu en Q. Il est facile de
voir que les extrémités de ces droites sont les sommets de deux triangles
égaux A, B , C₁ , A2B2C2 ayant leurs côtés parallèles aux droites AP,
BP, CP. (DEPREZ . )
2. Soit As le point de rencontre de C₂A₂ et B.A.. Au point P du
triangle ABC correspond dans le triangle homothétique AC , B₂ un point
A situé sur AP et sur les parallèles par C , à BP et par B₂ à CP. Les
triangles égaux A¸Ñ‚В₂ , ¸¡Ã, ayant leurs côtés parallèles , la droite
A&As5 est parallèle à C.A,; donc A, est situé sur AP . (EMMERICH . )
3. Menons par Ma, M., Me des parallèles respectivement à AP , BP, CP ;
elles se coupent au complémentaire P' de P. Les triangles AC, B,, AM.M。
étant homothétiques par rapport à A, les points correspondants As , P'
sont en ligne droite avec A. (EMMERICH .)
4. Désignons par x, y, z les coordonnées barycentriques courantes , par
a, B, γ
y celles de P ; celles du point Q seront
I 1 1 1 1 1
+-9 + 9 ou a (B + y), B (y + x), y (a + B),
γ α α B
et les coordonnées absolues sont les dernières expressions divisées par
leur somme 2aß. La valeur absolue de la coordonnée y de A , est double
de celle de Q ou égale à
B
(7+ ) , et celle de z — - B(x+a),
= 1 —
Σαβ Σαβ
234 >>
de sorte que les coordonnées relatives de Q sont O , ẞ (y + a), ya . On a
donc pour les coordonnées de A1 , B1 , C1 , A2 , B2, C₂ :
O, B (y + a ), ya ; aß, 0 , y (a + B) ; a (B + 7), By, 0 ;
0 , aß, y (x + 6) ; a (ß + y) , 0 , By ; ya, ß (y + a) . O.
On en conclut les équations des droites BB,, CC2 :
2 X X y
= =
y (a + B) aß ya 'B(y+ x)'
d'où, en éliminant x, l'équation de AA. ,
y 2
=
B² (y + a) y² (a + B)
On voit facilement que les trois droites AA. , BB , CC, concourent en
un point P" qui a pour coordonnées a² (B + y), ß² (y + a) , y² (a + ß).
Les trois points P, P' , P" sont en ligne droite , car
a²(B + y) B² (y + α) y²(a + B)
α ß Y == (a + B + y) Σa³ (ߪ —y³) = 0 .
B +7 r+ a a +ß (DÉPREZ . )
REMARQUES (dues à M. DÉPREZ) . 1. Les cas particuliers où P coïncide
avec l'orthocentre H ou avec le centre du cercle inscrit ont déjà été
traités dans Mathesis , ( 1 ) , I , p . 186 et 192. Une projection parallèle
permet de passer de l'un de ces cas au cas général.
2. Les six points A1 , B1 , C1 , A2 , B2 , C₂ sont situés sur une même
conique , de centre Q, et ayant pour équation
x2 1 2x² + a (B + y) + By_0 .
Σ 2 Zyz
a² (B + y) aßy (a + (
3) ( α + y)
3. Voici quelques relations curieuses concernant les parallelogrammes
et les triangles qui se présentent dans la question 986 :
By γα αβ
A₁A, = a B , B2 - b C , C2 -с
Σαβ B'
Σαβ Σαβ
Σαβγ .
périmètre de l'hexagone A, A,B , B , C , C₂ = 2
Σαβ
αβγΣα =
aire de cet hexagone = 2S 2A, B , C₁ = 2A₂B2C2 ;
Σαβ
aire A‚‚ ‚C ‚ = 2§ ªßy (B + y) , etc.
A, A,B,C₁
Σαβ
― 235 --
4. Les diagonales A, B,, B, C₂ , C₁A, des parallélogrammes sont respec-
tivement parallèles aux droites PaPb, PoPe, PePa .
Les parallèles à AB, BC, CA menées respectivement par A , B , C, ou
par B. , Ca, A, concourent au point ( α 1) ou au point (1,1,1).
Question 1033 .
(Voir Mathesis, (2) , V, p. 215. )
Soient ABC un triangle circonscrit à une parabole , tel que les normales
aux points de contact A' , B ' , C' des côtés BC, CA, AB concourent en un
méme point N. Les droites AA' , BB' , CC' concourent en un même point P.
Les perpendiculaires abaissées de (*) A, B, C respectivement sur les droites
B'C', C'A' , A'B' concourent en un même point Q. Démontrer que les
cinq points A, B, C, P , Q sont situés sur une même hyperbole équilatère Σ.
Soient A", B", C" les symétriques de N par rapport aux milieux des
côtés du triangle A'B'C' ; l'orthocentre du triangle A"B" C" est situé sur Σ.
On construit les parallelogrammes C'AB'A'', A'BC'B'"' , B'CA'C""' ; les
droites A'A""', B'B''' , C'C''' forment un triangle A"B"C" inscrit à Σ et
qui a même orthocentre que ABC . (TUCKER. )
Solution par M. EMMERICH . Les coordonnées d'un point M de la
parabole y² = 4px étant m²p, 2mp, les équations de la tangente et de la
normale en M sont respectivement :
-my + m²p = 0 ;
x— - 2mp = 0.
- m³p —
mx + y —
Exprimons que la dernière équation est vérifiée par les coordonnées
(a, ẞ) du point N ; nous aurons
m³p + m (2p -
— a) — ß = 0 .
Les trois racines a, b , c sont les paramètres des pieds A' , B' , C' des
normales issues de N. On a
a + b + c = 0, (bc + ca + ab) p = 2p — a, abcp = B.
En posant 2p- α = sp, il vient s = bc - a².
(*) Passage rectifié.
- 236 -
Cela posé, les équations des côtés du triangle ABC étant
Ꮖ - ·ay + a²p = 0 , x -
− by + b²p = 0 , x-
— cy + c²p = 0 ,
les coordonnées des points A, B, C sont, respectivement ,
bcp, >> - bp ; abp , - cp.
ap ; сар,
Les droites joignant les sommets A, B, C aux points A' (a²p , 2ap) ,
B' (b'p , 2bp), C' (c²p, 2cp) ont pour équations
-
3ax + sy + asp - 360 , etc. , ou bien a (3x + sp) + (sy − 3ß) = 0 , etc.;
sp
on voit qu'elles passent au point P
38).
Des équations des droites B'C' , C'A' , A'B' , savoir :
2x + ay + 2bep = 0, etc. ,
on tire pour les perpendiculaires menées de A, B, C aux côtés correspon-
dants du triangle A'B'C' :
-
ax - 2y - 2ap - ẞ = 0, etc. , ou bien a (x - 2p) — (2y + ß) —0, etc.
On voit que ces dernières droites concourent au point Q (2p , -ß) .
Les points A, B, C, P , Q sont situés sur l'hyperbole équilatère
xy - pß ,
laquelle passe par l'orthocentre H (—p , ß) du triangle ABC , pied de la
perpendiculaire abaissée de N sur la directrice de la parabole .
Les coordonnées de A″ se déduisent aisément des coordonnées corres-
pondantes des points B' , C' , N. On trouve
-p (2bc), -ap (2 + bc), etc.
Ces valeurs satisfont à l'équation de la perpendiculaire de A sur B'C' .
Or, on conclut des parallélogrammes NA'C'B' , NA'B'C' que B"C" est
parallèle à B'C' ; il s'ensuit que l'orthocentre du triangle A" B" C" est le
point Q. Les triangles A'B'C' et A"B"C" sont égaux et homothétiques ;
le centre d'homothétie, milieu de A'A" , B'B" , C'C" a les coordonnées
1a - 2p, — 1 B.
Les coordonnées de A"' [ -p (s + 2bc) , -
— ap] , montrent que AA”” ,
BB"" , CC"" sont parallèles à l'axe de la parabole . Ensuite les équations
de
A'A''' : ax — bcy + asp + n = 0 , B'B'"' ... C'C' ...
237
conduisent aux points
B B B
A" : a2p, B¹ : b2p, C" : cap,
situés sur l'hyperbole Σ .
Les équations des droites
A"H : ẞx + apy pß (a² - 1 ) = 0,
+ pẞ
BC" : ẞx - b²c²py — pß ( b² + c²) = 0
démontrent que l'orthocentre de A"B"C" est identique à celui de ABC.
*Question 1423 .
(Voir Mathesis (3) III, p. 152.)
Dans tout triangle sphérique ABC, on a
cos a cos b
Σ sin 20 = 0.
1 COS C (PESCI . )
Solution par MM . A. DROZ-FARNY, EMMERICH, DALLE (Malonne) ,
HAUSSNER, VAN RIJN, DESPRETS . On a d'abord
b+a b a
sin sin
cos a cos b 2 2
1 cos C
sin2
Or, en vertu du théorème de DELAMBRE,
b- a
12
b+ a B -A B- A
sin COS sin sin
2 2 2
;
012
C C
sin sin sin COS
par conséquent ,
cos a-- cos b sin (B - A)
Σ sin 20 := Σ sin 2C = 22 sin (BA) cos C = 0,
1 COS C sin C
car Σ sin(A -
— B) cos C est le développement du déterminant nul
sin A cos A cos A
sin B cos B cos B
sin C cos C cos C
- 238 ―
Solution par MM . EMMERICH , PLAKHOVO et H. LEZ . Remplaçons
sin 2A, sin 2B, sin 2C par 2 sin A cos A , 2 sin B cos B, 2 sin C cos C ;
ensuite sin A, sin B, sin C par les quantités proportionnelles sin a , sin b,
cos a cos b cos c
sin c ; enfin cos A, cos B, cos C par ? ... ; l'égalité à
sin b sin c
démontrer prendra la forme
Σ(cos a - cos b) (1+ cos c) (cos c cos a cos b) = 0 ;
ou
Σ (cos a - cos b) cos c + cos' c(cos a - cos b) - cosa cos b (cos a — cos b)
- cos a cos b cos c Σ (cos a --
cos b) = 0,
et se vérifie immédiatement.
REMARQUES (dues de M. EMMERICH) . 1° En géométrie plane ,
a2 - b2
Σ sin 20 =: 0.
C²
2º Le triangle polaire donne
cos A - cos B
Σ sin 2c == 0.
1+ cos C
Question 1437 .
(Voir Mathesis (3) III, p. 216) .
Intégrer l'équation aux dérivées partielles
dz dz
(y + zx) + (x + yz) + 1-2² = 0
dx dy
et montrer que les courbes caractéristiques sont des droites s'appuyant sur
deux droites fixes. (A. DEMOULIN) .
Solution par M. E. CESARO . Après avoir mis de côté l'intégrale évidente
221 , on réduit sans peine les équations différentielles simultannées
dx dy dz
y + xz x + yz 22 1
à la forme
d (cc + y)
=
dz d(x ―― y) dz
x+y -Τ Ꮳ -- y 2+1
239 -
qui se prête à l'intégration immédiate :
x + y = a (z− 1 ), x - y = b (z + 1 ) .
Ces équations représentent les droites qui s'appuient sur les droites
-
fixes x + y = z -— 1 =— 0 et x ・y = 2 + 1 = = 0. Toute surface satis-
faisant à l'équation proposée peut être représentée par une équation de
la forme
+ (²+ 1₁ == 1) = 0,
Ф étant le symbole d'une fonction arbitraire. On peut remarquer qu'il
ya, parmi ces surfaces , toutes les surfaces du second ordre passant par
et en particulier les paraboloïdes hyperboliques
les droites fixes ,
y + xz = 0, xyz = 0, et les hyperboloïdes de révolution ² — y²
± 2² = ± 1 .
Même solution par MM. J. ROSE et CLAEYS.
QUESTION DE GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE ,
Concours général de 1903 (BELGIQUE).
Dans une ellipse donnée rapportée à ses axes de symétrie, on mène
par le foyer F deux rayons vecteurs FM, FN tels que
1 1 1
9
FM + FN
À désignant une constante.
1. Rechercher l'équation du lieu géométrique du point de rencontre
P des tangentes à l'ellipse donnée aux points variables M et N ;
2º On demande une discussion algébrique de l'équation trouvée, pour
les diverses valeurs positives de k , afin de reconnaître la nature du lieu ;
b2
3º Pour k = , la courbe dégénère en deux droites dont l'une est
2a
la directrice correspondant au foyer F de l'ellipse donnée. Démontrer
directement que la polaire de tout point P de cette droite rencontre
l'ellipse en deux points M, N tels que
1 1 2a
1 •
FM + FN b2
240 -
Se servir à cet effet des propriétés de l'ellipse et de l'équation de cette
conique en coordonnées polaires , le pôle étant au foyer F et l'axe
polaire se confondent avec le grand axe de l'ellipse .
4. Pour & = a , le lieu est une parabole ; trouver l'équation de cette
courbe rapportée à son axe de symétrie et à la tangente au sommet.
5° Quelle valeur faut- il attribuer à k pour que le lieu soit une hyper-
bole équilatère ? Rapporter cette hyperbole à son centre et à ses axes ,
puis à ses asymptotes .
QUESTIONS PROPOSÉES .
1439. Chercher le lieu du foyer de la parabole qui a trois points
confondus en un point M variable d'une parabole P, et qui passe par le
second point de rencontre de P avec son cercle osculateur en M.
(E. N. BARISIEN . )
1440. Déterminer les lignes asymptotiques de la surface définie par
l'équation
z = 1 (x) + q (y) .
Les axes étant supposés rectangulaires , déterminer les fonctions f(x)
et (y) par la condition que les lignes asymptotiques se projettent sur le
plan des zy suivant un système orthogonal . (A. DEMOULIN .)
1441. On donne deux cercles fixes qui se coupent en O, A. Par O on
mène une sécante quelconque qui rencontre les deux cercles en B, D.
1º Les tangentes en B, D se coupent en F. Lieu du point F. 2º On rabat
OF en OM, OM' sur BD . Lieu des points M, M' . 3º On projette F en N
sur BD. Lieu du point N. (H. BROCARD . )
* 1448 . Soit ABCD un quadrilatère inscrit à un cercle . La perpendi-
culaire en A sur AB rencontre CD au point A' , et la perpendiculaire en
C sur CD coupe AB au point C ' . Démontrer 1 ° que la droite A'C' est
parallèle à la diagonale BD ; 2º que le point de concours des droites AA'
et CC', celui des droites AB et BC sont en ligne droite avec le centre O du
cercle ABCD . (A. C.) .
241 -
*FONCTIONS HYPERBOLIQUES ET TRIGONOMETRIE
LOBATCHEFSKIENNE .
I.
Fonctions hyperboliques.
1. Sur l'utilité des fonctions hyperboliques . « Il arrive assez souvent,
dans les calculs de résistance des matériaux , que les résultats se com-
pliquent d'imaginaires à la suite de circonstances spéciales . Pour les
obtenir sous forme réelle , on recommence un calcul plus ou moins long ,
tandis qu'il existe des transformations simples qui y conduisent rapide-
ment. Dans bien des cas, ces transformations s'effectuent commodément
au moyen des fonctions hyperboliques » (YVON VILLARCEAU , Annales
des Ponts et Chaussées , 6º série, t . I , p . 207 , février 1881 ) . Les fonc-
tions hyperboliques s'introduisent aussi d'une manière naturelle dans
maints calculs pratiques d'électricité et en géométrie non euclidienne . Il
importe donc de les connaître .
2. Définitions. On a, par définition , e étant la base des logarithmes
naturels ,
Sht = (e' -- e- '), Cht (ete ), Tht - Sht : Ch t,
Coséch t = 1 : Sht , Séch t = 1 : Ch t , Coth t 1 : Tht,
et ces fonctions sont appelées sinus , cosinus , tangente, cosécante, sécante,
cotangente hyperboliques . Cht et Séch t sont toujours positifs .
3. Propriétés immédiates . I. On a, les radicaux étant pris positive-
ment ,
Chat - Sh² t = 1 , Cht = 1 : 1- Th2 t , Sht =Tht : 1- Th² t ;
Ch ( t) = Cht, Sh ( t) = - Sht , Th ( t ) — — Th t.
II. Quand t croît de 0 à co , Sh t croît de 0 à ∞o , Ch t croît de 1 à ∞o ,
Tht de 0 à 1 , comme cela résulte des formules
1 1 1
Sh t = et - Cht1 + Sht , Tht = 1 : +1 .
2 2et Sh² t
Dans cette note, nous résumons les propriétés essentielles des fonctions
hyperboliques et nous reproduisons les additions et les modifications que nous
avons introduites dans la traduction espagnole de notre opuscule sur la
théorie de ces fonctions . Cette traduction a été publiée en 1896 à Valence
(chez P. Aguilar) par D. Luis G. Gascó , professeur à l'Université de cette ville ,
sous le titre Teoría sucinta de las funciones hiperbólicas , d'abord dans son Journal
de mathématiques, puis en une brochure de 44 pages in-8.
19
- 442
III . On trouve sans peine
Sh (tu) = Sht Chu Shu Cht, Sh 2t = 2 Sht Ch t,
Ch (tu)= Cht Chu ± Shu Sht, Ch 2t =Ch ' + Sh't,
Tht + Th u 2 Th t
Th 2t = ·
Th (t ± u) = 1 + ThiThu 1+ Th' t
Par suite , à cause de la relation Ch² t Sh² = 1,
Ch 2t + 1 Cht + 1
Ch 2t + 1 = 2Chat, Cht = 9 Cht =
2 2
Ch 2t - 1 1 Ch t 1
Ch 2t - 1-2 Sh't, Sht = ± Sh = t = ±
2
✓Ch 2
- suivant que test positif ou négatif.
On prend le signe + ou —
IV. On peut déduire aisément des formules précédentes celles qui
permettent de remplacer les expressions Sha Sh b, Cha ± Ch 6 par
des produits .
4. Théorème de Laisant. Si l'on pose Sht = tang 0 , et par suite,
Ch t == ( 1 : cos 0) , Tht = sin 0 , on a
Sh t tang 0 sin
2 Shit Chat
Tht- 1
2 Ch² t 1+ Ch t 1 + cos 0
1+
в
со 0
2 sin 10 cos 0 =
tang 0.
2 cos² 10
5. Application . Soit à chercher, pour n indéfiniment croissant , la
limite de
(√1 + a² + a)" — (√1 + a² — a) n ·
y
(√1 + a² + a)" + ( √1 + a² − a)"
Posons a = Shtet, par suite ,
√1 + a² + a = Cht + She' , VI + a² - a - Cht - Sht - e-'.
Il viendra
ent e-nt
y= = Th nt,
ent + e-ne
qui pour n = ∞o , a pour limite l'unité (3, II) .
443
II.
Trigonométrie lobatchefskienne.
1. Triangles quelconques . Dans la géométrie non euclidienne de
Lobatchefsky, on a, entre les côtés a, b , c d'un triangle et l'angle A
opposé au côté a, la relation fondamentale
Cha Ch b Ch c - Sh b Sh c cos A. (1)
Nous proposons à nos lecteurs comme exercice de déduire de cette
relation et des relations analogues obtenues en permutant les lettres
a, b, c, A, B , C , les formules de ce § II et d'abord les suivantes :
Sh a Sh b Sh c
(2)
sin A sin B sin C
Coth a Sh b = Ch b cos C + sin C cot A, (3)
cos A = - cos B cos C + sin B sin C Ch a. (4)
2. Triangles rectangles . Si l'angle A est droit , on a
Ch a = Ch 6 Ch c ; (1')
Sh b = Sh a sin B , Sh c = Sh a sin C (2′)
Thb ― Th a cos C, Th c Tha cos B, (3')
Thb = Shc tang B, Th c = Sh b tang C , (3")
Ch a cot B cot C ; (4')
cos B = Ch b sin C, COS C =Ch c sin B. (4″)
D'après ( 3'), si cos C - Th b, Th a - 1 ; alors le côté a et, par suite , le
côté c sont infinis et asymptotes l'un de l'autre . De cos C = Th b, on tire
d'ailleurs sin C = 1 : Ch b, cot C = Sh b . Quand ces relations existent
entre une longueur b et un angle C, Lobatchefsky écrit CII (b) ,
c'est-à -dire C est l'angle d'asymptotisme correspondant à la longueur b ,
pour la perpendiculaire a et l'oblique cà b . Au lieu d'asymptotisme,
Lobatchefsky emploie le terme malheureux de parallélisme .
3. Quadrilatère birectangle. Dans un quadrilatère ayant pour côtés
a, b, c, d et birectangle en (a , b) et ( b , c) , on a
Ch d - Ch a Ch 6 Ch c - Sh a Sh c. (5)
Un quelconque des angles non droits , par exemple ( a , d) , est déter-
― 244 ―
miné par la formule
Shc = Sh a Ch d- Ch a Sh d cos (a, d), (6)
qui peut se mettre sous la forme suivante ( Battaglini ) :
Ch (c + i) =· Ch (a + 1 Ti) Ch d - Sh (a + ni) Sh d cos (a, d), ( 1 ")
comme si (a, d) était l'angle d'un triangle dont les côtés seraient
a+ πi, d et c + πi, i désignant -1 . On dit que ce triangle a
son troisième sommet en un point idéal (a + πi, C + ¦ πi) .
4. Quadrilatère trirectangle . Dans un quadrilatère trirectangle en
(d, a), (a, b) , (b , c) et dont r est la diagonale qui passe par l'angle (c, d)
non droit, on a
Ch a Ch d = Chr Ch b Ch c ; (7)
Sh c = Sh a Ch d, Sh d = Sh b Ch c, (6')
Sh c Sh d
= Tha, Thb ,
Chr Chr (6")
Th c == Tha Ch b, Th d =- Th b Cha ; (6'')
Sh2c + Sh² d = Sh2 r, =
Th² a + Th' b―
= Th2 r. (8)
L'angle nou droit (c, d) satisfait aux relations
cos (c, d) =Thc Th d = Sh a Sh b, (9)
Chr
sin (c, d) (10)
Ch c Ch d'
Chr
tang (c, d) = (11)
Sh c Sh d
D'après (9) , si Sh a Sh b - 1 , cet angle est nul et les côtés c, d sont
infinis et asymptotes l'un de l'autre.
5. Coordonnées . En géométrie analytique , prenons dans le quadri-
latère précédent, le point ( a , b ) comme origine des axes, comme axes
les directions des côtés a et b, comme coordonnées ordinaires du point
(c, d), U étant une coordonnée surabondante ,
X = Thb , Y = Tha, U = Th r ;
comme coordonnées homogènes ,
x = Shd, Sh c,,
= Shc
y= u― Chr .
- 245 --
On aura d'après (6") et (8)
x =2,
X Y =2 , x² + y² + 1 = u² , X² + Y² = U² . (12 )
И น
Le cosinus byperbolique de la distance de deux points ayant pour
coordonnées homogènes (x, y , u) , (x ' , y ' , u' ) est donné par la formule
v = uu' xx' — yy' . (13)
Les formules de transformation des coordonnées x, y , u, en géométrie
lobatchefskienne plane sont les mêmes que les formules de transforma-
tion des coordonnées orthogonales , d'origine fixe, en géométrie eucli-
dienne à trois dimensions.
On étend aisément à l'espace , la théorie des coordonnées contenue dans
les formules ( 12) et ( 13) et dans la remarque qui les suit. (P. M. ).
SUR LES TRIANGLES AUTOMÉDIANS ,
par M. J. DÉPREZ , professeur à l'Athénée de Bruxelles.
(Suite et fin, voir pp. 196-200 ; 226-230) .
38. Le sommet A d'un triangle automédian est fixe, sa base BC se
déplace sur une droite donnée (▲) :
Le centre de gravité , le point de Lemoine, le réciproque de l'ortho-
centre se meuvent sur une parallèle (A , ) à la droite (A) ; (A₁ ) divise
en P₁ , dans le rapport , la perpendiculaire abaissée de A sur (4) .
Le point de Steiner R, et le foyer F de la parabole de Kiepert décri-
vent la droite (A') symétrique de (A. ) par rapport à (A).
Le centre de l'hyperbole de Kiepert se déplace sur une parallèle (42 )
à la droite (▲) ; la droite (42) passe par le milieu P₂2 de AP₁ .
La circonférence GFR , H, enveloppe une hyperbole ayant A pour
foyer; les droites ( A, ) , (A') sont les tangentes aux sommets de la courbe.
Le centre du cercle circonscrit et le centre du cercle de Longchamps
se meuvent sur une parabole ; P , est le sommet de la courbe , (4₁ ) la
tangente au sommet, le paramètre de la parabole vaut le triple de la
distance de A à (▲).
Le cercle circonscrit à ABC enveloppe une podaire de parabole.
Le centre du cercle des neuf points de ABC parcourt une parabole
ayant P, pour sommet ; (A₁ ) est la tangente au sommet.
- 246
Le cercle des neuf points enveloppe une podaire de parabole .
Les centres isogones décrivent une hyperbole équilatère (T) ayant
pour sommets A, P₁ .
Les droites VW2 , WV2 enveloppent l'antipodaire de l'hyperbole (T),
par rapport à A.
La droite d'Euler , le diamètre de Brocard , la droite qui unit le
réciproque de l'orthocentre au centre du cercle de Longchamps,
enveloppent une parabole ayant A pour foyer , P. pour sommet.
Le pied de la directrice de la parabole de Kiepert se meut sur une
cissoïde .
La directrice de la parabole de Artzt qui touche AB, CA en B, C ,
les axes de l'ellipse de Steiner , enveloppe une parabole ayant A pour
foyer, P, pour sommet .
Le pied de la directrice de la parabole de Artzt parcourt une cissoïde .
La droite qui unit le point de Lemoine à l'orthocentre enveloppe une
parabole ayant pour sommet P. , le foyer de la conique est le milieu
de P.P2.
39. On considère les triangles automédians dont le sommet A est
fixe, les sommets B, C se meuvent sur une circonférence dont le centre
est O₁ , le rayon rı :
Le point de Steiner et le foyer de la parabole de Kiepert décrivent une
circonférence ayant O. , pour centre, le rayon p₁ de cette circonférence
2
Ꮞ ; - AO
4r
vaut , on doit donc avoir A0 , < 2r₁.
3
Le milieu de BC et le pied de la symédiane issue de A décrivent une
circonférence dont le centre O, divise AO , dans le rapport , le rayon de
cette circonférence vaut p₁ .
Le centre de gravité et le point de Lemoine se meuvent sur une
circonférence dont le centre O, est le milieu de AO ,, le rayon vaut p₁ .
Le centre de l'hyperbole de Kiepert parcourt une circonférence dont
le centre O, divise AO , dans le rapport , le rayon vaut p₁ . BC enveloppe
une conique dont O, est un foyer, le centre de la conique est 02 .
La droite d'Euler , le diamètre de Brocard enveloppent une conique
ayant A pour foyer , Oz pour centre .
La directrice de la parabole de Artzt qui touche AB, CA en B,
C enveloppe une conique ayant A pour foyer, O. pour centre.
- 247
La droite GK enveloppe une conique ayant O, pour centre, le foyer de
la conique divise AO, dans le rapport .
La droite R, F enveloppe une conique qui a O, pour centre, l'un des
foyers est confondu avec un foyer de l'enveloppe de GK .
Le réciproque de l'orthocentre décrit une podaire de conique .
La droite V2W, tourne autour du point qui divise AO, dans le rap-
port .
40. Résoudre un triangle automédian dans lequel on donne l'angle
de Brocard w et 1 ° le côté BC ou le côté CA ; 2° la médiane a ou la
médiane ẞ ; 3. la hauteur issue de A, ou la hauteur issue de B ; 4º la
symédiane AK ,, ou la tangente AA' ou cercle ABC ; 5° l'une des
bissectrices de l'angle A ; 6º le rayon R du cercle ABC, ou OG , ou OK
ou GK ; 7° l'un des rayons des cercles tritangents, ou le périmètre ,
ou l'aire.
Une hauteur quelconque et une médiane quelconque .
Deux hauteurs . Deux médianes .
La hauteur issue de A et la symédiane AK ,.
La hauteur issue de A et l'une des bissectrices de l'angle A.
Une bissectrice de l'angle A et la médiane AA ,.
Une bissectrice de l'angle A et la symédiane AK,.
Une médiane quelconque et la sy médiane AK ,.
La symédiane issue de B et la médiane issue de A ou de B.
Les symédianes issues des sommets B et C.
La symédiane issue de A et la tangente AA' au cercle circonscrit
à ABC.
Les rayons et r₁ des cercles tritangents ; les rayons r, et r, des
cercles tritangents .
Les axes 2a , 2b , de l'ellipse de Steiner du triangle ABC .
Le rayon du cercle osculateur à l'ellipse de Steiner, au sommet A du
triangle et le rayon du cercle ABC ; les rayons des cercles osculateurs
à l'ellipse de Steiner aux sommets B, C du triangle ABC .
41. Soient M ,, M. , M. les centres des cercles de M'Cay ; p' , p", ""
les rayons des mêmes cercles . Le triangle M , M ,M, est semblable au
triangle automédian ACB ; M, est le centre du cercle ABC ; M₂2 est à
l'intersection de la médiatrice de CA et de la hauteur issue de C ; M, se
trouve au point de rencontre de la médiatrice de AB et de la hauteur
partant de B ; les cercles (M. ) , ( M2) , (M.) touchent respectivement les
248
médianes AA , CC₁ , BB₁ ; la droite M2M, passe par K₁ , le centre du
cercle des neuf points du triangle ABC est le milieu de la même droite ;
le point de Lemoine du triangle M, M , M, est le centre du cercle de
Brocard du triangle ABC ; le foyer de la parabole de Kiepert du triangle
M , M₂M, est le point de Lemoine du triangle ABC ; le point de Steiner
de M , M₂M,3 est le milieu de GH ; le réciproque de l'orthocentre du
triangle M , M2M , est situé sur la droite GF ; le centre de l'hyperbole de
Kiepert du même triangle est le milieu de OG ; AA, est la droite
2
d'Euler du triangle M, M₂M.; les points G, K, le réciproque de l'ortho-
centre du triangle M , M, M. , le point de Steiner du même triangle sont
situés sur un cercle concentrique au cercle des neuf points de ABC ; on a
2[p′ ]² = [p''] ² + [p''']².
42. Soient N. , N2, N3 les centres des cercles de Neuberg du triangle
automédian ABC ; p₁ , på , på les rayons des mêmes cercles .
Le triangle N, N, N, est un triangle automédian .
Le centre du cercle ABC est le centre de gravité du triangle N , BC ;
le cercle (N ) touche la médiane AA,, on a pi = OH ; les droites
AN₁ , BN2, CN, se coupent en N, orthocentre du triangle BCG ; la
droite NN est la médiatrice de KR , le point de rencontre de
N,N,, KR, divise A , K, dans le rapport ; le centre de l'hyperbole de
Kiepert du triangle N, N,N, est le milieu de ON ; le point de Tarry
de ce triangle est l'orthocentre du triangle N, NG ; la droite qui unit le
centre de l'hyperbole de Kiepert du triangle ABC au point K et la droite
NIG se coupent au point de Steiner R' du triangle N , N,N.; les points
Get F' , foyer de la parabole de Kiepert du triangle N, N, N , sont
symétriques par rapport à N.N. , il en est de même pour le point R' et
le réciproque Ho ' de l'orthocentre du triangle N, N, N.; le point de
Lemoine du même triangle est le milieu de N, F' ; les six points
K , G, F' , R. , R' , H,' sont situés sur un cercle ayant pour centre le milieu
de N₂Ns ; le centre du cercle des neuf points du triangle ABC, le
point K, et le milieu de N₂Ns sont collinéaires ; la droite d'Euler du
triangle N, N, N, touche le cercle KGR, en G ; on a la relation
2pi = Pi + p3 .
249 -
NOTES MATHÉMATIQUES.
17. Sur un groupe de trois paraboles . Soit à chercher l'enveloppe
d'une droite u qui rencontre les côtés BC, CA , AB d'un triangle ABC en
trois points A', B' , C' tels que l'un d'eux soit le milieu de la distance.
des deux autres .
Supposons d'abord que A' soit le milieu de la distance B'C' . Si l'on
donne le point A' , on peut obtenir les points B' , C' en menant A'D
parallèle à AB et rencontrant AC en D , AE parallèle à AC et rencontrant
AB en E ; alors EC' := AE, DB' = AD. Il résulte de là que les points
A' , B' , C' décrivent sur les côtés du triangle ABC des ponctuelles sem-
blables . Par conséquent l'enveloppe de u est une parabole Ta inscrite
à ce triangle.
Lorsqu'on place A' au milieu A, de BC ou en C ou en B, u devient
respectivement BC , CA , CB ; dans le deuxième cas , B' coïncide avec le
symétrique B, de A par rapport à C , et dans le troisième cas , C' coin-
cide avec le symétrique C, de A par rapport à B. Donc Ta touche
BC, CA, AB en A1 , B1 , C₁.
AA, étant un diamètre , la droite qui va de A au foyer Fa de Ta est la
symédiane AK de ABC , et F. est le point de rencontre de AK avec la
circonférence ABC . La directrice da de T. est la perpendiculaire abaissée
de l'orthocentre H de ABC sur le diamètre AA,.
L'équation cartésienne de a est y² = 2p'ax, les axes étant le diamètre
AA, et la tangente BC ; la courbe passant par B₁ , on voit aisément que
a²
2p'a = • Si 2p. est le paramètre principal et l'inclinaison de la
Ma
tangente BC sur les diamètres , un théorème connu donne
a² sin² 0 a² 2S 2 4S'
2pa - 2p'a sin❜0 == = = •
Ma Ma ama mas
/2z + V -
L'équation barycentrique de T, est : /2y + V =x = 0.
On peut rattacher la génération de Ta à des propositions plus générales :
1. Si l'on mène CL parallèle à B'C' , on obtient un faisceau harmo-
nique C(C'B'A'L) ; les rayons variables CC' , CL se correspondent dans
deux faisceaux projectifs . On sait qu'étant donnés une ponctuelle pro-
jective avec un faisceau de rayons, si par chaque point de la ponctuelle
20
250
on mène une parallèle au rayon homologue, cette parallèle enveloppe
une parabole .
2º Appelons i la droite de l'infini ; u rencontre les côtés du quadri-
latère bcai en quatre points harmoniques, etc.
On obtient deux autres paraboles Tь, Te en supposant que B' soit le
milieu de A'C' ou C' le milieu de A'B'.
Les paraboles que nous venons de considérer, sont les transformées
par homothétie des paraboles d'Artzt (premier groupe) , le centre
d'homothétie étant respectivement en A, B, C et le rapport de simili-
tude égal à 2.
Nous ne doutons pas qu'elles n'aient déjà été traitées . (J. N.)
BIBLIOGRAPHIE .
Notions de Mathématiques par JULES TANNERY. Notions historiques par
PAUL TANNERY . Classe de Philosophie ; certificat de sciences physiques , chimi-
ques et naturelles, etc. Paris , Delagrave, 1903. 352 pages in-12.
Ce livre contient le développement, pour ce qui concerne les mathématiques ,
des programmes de la classe de Philosophie (Programmes français, du
31 mai 1902). Il n'est pas écrit à la façon des manuels ordinaires , il affecte
plutôt la forme d'une série des conférences à la fois attrayantes, instructives et
excilatrices. Il peut contribuer puissamment à l'éducation mathématique, tant de
ceux qui se destinent aux sciences physiques , chimiques et naturelles , que de
ceux qui ont en vue une instruction mathématique plus complète.
Nous ne saurions mieux indiquer la portée de cet ouvrage qu'en reproduisant
le passage suivant de la préface :
« On ne sait un peu ce que sont les mathématiques , on ne soupçonne leur
extraordinaire extension ; la nature des problèmes qu'elles posent et qu'elles
résolvent, que lorsqu'on sait ce que c'est qu'une fonction , comment on étudie
une fonction donnée, comment on suit ses variations , comment on représente
son allure par une courbe, comment l'algèbre et la géométrie s'aident mutuelle-
ment , comment le nombre et l'espace s'éclairent l'un l'autre , comment on
détermine une tangente , une aire , un volume , comment on est amené à créer de
nouvelles fonctions , de nouvelles courbes , à en étudier les propriétés . Ce sont
ces notions et ces méthodes dont on a besoin pour lire les livres techniques où
les mathématiques interviennent. Elles sont indispensables à celui qui veut
comprendre quelque chose à ce mouvement scientifique qui s'accélère , à ces
applications des sciences qui se multiplient, et qui, de jour en jour , tendent à
modifier plus profondément notre façon de penser et de vivre »
« Elles sont simples et faciles , quand on les réduit à ce qu'elles ont d'essentiel...
Elles doivent, à ce que je crois , pénétrer de plus en plus dans l'enseignement
élémentaire pour l'abréger et le fortifier, etc.
251
Voici le sommaire des matières traitées dans l'ouvrage. Introduction (nombres
entiers et fractions, vecteurs , grandeurs proportionnelles ; calcul algébrique,
équations du premier degré ; géométrie plane et trigonométrie et géométrie dans
l'espace, méthodes de transformation) . Chapitres 1 , 2, 3 Algèbre géométrique ,
équation du second degré. 4 , 5, 6. Géométrie analytique . 7. Tangentes, vitesses,
dérivées . 8. Calcul intégral , aires et volumes . 9. Limites , infiniment petits ,
intégrale définie , séries .
Les notions historiques de M. Paul Tannery présentent également un intêrêt
tout particulier en ce qu'elles nous font assister à l'évolution successive des
idées en mathématiques, au perfectionnement successif des méthodes d'investi-
gation et de l'outillage scientifique. En vingt-cinq pages , l'auteur traite
magistralement les questions suivantes : 1. Origines de l'algèbre . 2. Du sens
des mots analyse et synthèse chez les Grecs et de leur algèbre géométrique.
3. Quantités positives et négatives . 4. Sur les courbes étudiées par les anciens .
5. Sur l'origine de l'emploi des coordonnées pour la représentation graphique´
de la variation des phénomènes . 6. Sur les origines du calcul infinitesimal .
L'ouvrage de MM . J. et P. Tannery a sa place marquée dans les bibliothèques
des professeurs et des élèves. (J. N. )
Vorlesungen über Algebra von Dɩ Bauer, o . Professor an der Universität
München. Herausgegeben vom mathematischen Verein München . Leipzig,
Teubner, 1903 (Vol . cartonné de VI -376 pp . gr . in-8°, avec portrait de l'auteur) .
Prix : 12 marcs.
Le 18 novembre 1900 , l'éminent professeur Bauer, encore en fonctions, a fêté
son 80° anniversaire , en pleine vigueur de corps et d'esprit . A cette occasion , il a
été l'objet d'une imposante manifestation de sympathie de la part de la Société
mathématique de Munich et celle- ci pour honorer le vénérable héros de la fête
a offert de publier les leçons qu'il a faites sur l'algèbre à l'Université de Munich
de 1870 à 1897. Telle est l'origine du livre que nous annonçons à nos lecteurs .
Voici la table des matières ; elle nous dispense d'entrer dans les détails de
l'ouvrage qui est écrit avec clarté et méthode.
Section I (pp. 1-105) . Propriétés générales des équations algébriques . 1. Intro-
duction. 2. Grandeurs complexes . 3. Propriétés de la fonction entière ration-
nelle. 4. Propriétés générales d'une éqation algébrique. 5. Décomposition des
fractions rationnelles . 6. Fonctions symétriques . 7. Elimination . 8. Deux
équations à deux variables . 9. Elimination de deux ou plusieurs variables .
10. Discriminant . 11. Transformation des équations .
Section II (pp. 105-199) . Résolution algébrique des équations . 12. Equations du
3º et du 4° degré . 13. Equations réciproques. Equations binômes . 14. Racines de
l'unité. 15. Impossibilité de la résolution algébrique des équations du 5º degré
ou d'un degré supérieur. 16. Equations réductibles ou irréductibles . Théorèmes
de Galois. 17. Sur la théorie des nombres. 18. Equations abéliennes . 19. Résolu-
tion algébrique des équations binômes .
Section III ( pp . 200-256) . Résolution numérique des équations . 20. Limites des
racines. Racines commensurables . Séparation des racines . Théorèmes de
Descartes et de Rolle. 21. Théorèmes de Fourier et de Sturm . 22. Méthodes
d'approximation . 23. Racines imaginaires . 24. Méthode de Graeffe .
252 -
Section IV (pp. 257-350) . Théorie et applications des déterminants. 25. Forma.
tion et propriétés des déterminants. 26. Systèmes d'équations linéaires . 27. Pro-
priétés des déterminants (suite). 28. Elimination d'une variable entre deux
équations de degrés quelconques . 29. Elimination de plusieurs variables .
30. Théorie du discriminant . 31. Application aux formes quadratiques ou
bilinéaires .
Notes. 1. Fractions continues (pp 351 367) . 2. Formule de la somme des nes
puissances des racines d'une équation biquadratique (pp . 367-373).
L'exécution typographique de l'ouvrage fait honneur à la maison Teubner.
Rechenbuch für die untern Klassen der höheren Lehranstalten . Vorstufe zu
den Aufgabensammlungen von Bardey und Müller-Kutnewsky , herausgegeben
von MÜLLER und PIETZKER. Ausgabe A : für Gymnasien. Leipzig und Berlin ,
Teubner, 1903 (In - 8° de 241 pp. cartonné) . Prix : 2 marcs 40.
Excellent recueil d'exercices sur tous les chapitres de l'arithmétique élémen-
taire, depuis la numération jusqu'aux problèmes sur l'intérêt , l'escompte, etc.
Plus de la moitié de ces exercices sont destinés à être traités de vive voix en
classe et roulent sur le calcul mental ; les autres sont destinés à être résolus par
écrit. Les problèmes concrets sont très propres à familiariser les élèves avec
une foule de notions empruntées à la vie pratique, à la statistique, à l'histoire,
à la physique, etc.
Les professeurs des écoles moyennes ou classes inférieures des athénées ou
collèges trouveraient dans le manuel de Müller et Pietzker de précieuses indi-
cations et de riches matériaux pour rendre leur enseignement fécond et
intéressant. (J. N.)
Cours de mécanique à l'usage des Candidats à l'Ecole polytechnique par
CH. MICHEL, Professeur de Mathématiques spéciales au lycée de Douai , Paris ,
de Rudeval, 1903 (Un volume in 18 de 130 pages). Prix : 3 fr.
Voici comment le prospectus de l'éditeur fait connaître le caractère particulier
de ce Cours : « L'auteur s'est proposé de développer, sous le plus petit volume
et, en même temps , avec toute la clarté désirable, le nouveau programme de
mécanique introduit au concours d'admission à l'Ecole polytechnique. Il a eu
soin d'éviter les longueurs et d'écarter les détails oiseux qui souvent encom-
brent les livres de mécanique. Il lui a paru inutile de donner, pour la résolu-
tion d'une question, plusieurs méthodes qui ne sont, presque toujours, que les
diverses formes d'une seule et même méthode ; il a donné le plus souvent la
préférence à la forme analytique comme répondant en général le mieux , à la
double nécessité de la simplicité et de la rigueur . »>
Dès les premières pages l'auteur suppose connues la géométrie analytique à
deux et à trois dimensions , l'analyse infinitésimale et la géométrie vectorielle
sans cependant faire de celle-ci un usage étendu . La brièveté de la rédaction
nous a paru, par ci et par là , nuire à la clarté. Quoi qu'il en soit, le livre de
M. Michel peut être consulté avec fruit par les élèves de nos écoles spéciales
- 253
Leitfaden der Projektionslehre. Ein Uebungsbuch der construierenden
Stereometrie von C. H. MÜLLER und O. PRESLEN. Ausgabe A : vorzugsweise
für Realgymnasien und Oberrealschulen. Leipzig und Berlin , Teubner, 1903
(cartonné ; 320 pp . in-8° et 233 figures ) . Prix : 4 marcs.
Voici un livre que nous recommandons vivement à nos professeurs de
géométrie descriptive ou de dessin . Les auteurs se sont inspirés de cette idée
que les élèves en passant de l'enseignement moyen à l'enseignement supérieur
ne soient pas seulement aptes à comprendre les représentations des corps dans
les principaux modes de projection , mais qu'ils puissent exécuter eux-mêmes
les dessins y relatifs . Conformément aux programmes prussiens de 1901 , ils ont
aussi cherché à ouvrir à l'enseignement mathématique un plus riche domaine
d'exercices en développant une foule d'applications empruntées à la géométrie
solide (représentation raisonnée des figures qui se présentent dans les démon-
strations, polyèdres réguliers, etc. ) , à la minéralogie (rhomboèdre, scale-
noèdre, etc. ) à la cosmographie (carte terrestre, carte céleste , etc. ) , à la physique
(photomètre , réfraction et polarisation , etc. ) , etc.
Le manuel est divisé en deux sections : I. Projection oblique . II . Projection
normale. Cet ordre des matières est contraire à nos habitudes et paraît, au
premier abord, présenter des inconvénients dans un enseignement scientifique ;
mais les auteurs ont très bien su présenter la projection oblique en premier lieu.
Dans la seconde section, ils ont développé avant tout la représentation de
figures limitées sans cependant négliger ce qui est relatif aux droites et aux
plans illimités ; cette partie comprend également une théorie des ombres et une
théorie de la projection centrale rattachée à la projection-orthogonale . (J. N.)
SOLUTIONS DE QUESTIONS PROPOSÉES .
Question 973 .
(Voir Mathesis, (2) IV, p . 216. )
Sur deux rayons rectangulaires OA , OB d'une sphère on donne deux
R
points C, D situés à la même distance OC = OD = d < √½ du centre .
Les plans menés par ces points perpendiculairement aux rayons OA , OB
partagent la surface de la sphère en quatre parties . Calculer les aires de
ces parties par la géométrie élémentaire .
Soient A' , B' les points diamétralement opposés à A, B ; EF , GH les
cordes du cercle ABA' perpendiculaires à OA en C , à OB en D ( E , G
appartiennent au quadrant AB) ; I le point de rencontre de ces cordes ;
KL la corde de la sphère perpendiculaire en I au plan AOB .
On a à calculer les aires sphériques projetées en EIG , EIH, GIF, Hif .
Il suffira de calculer la première ; car en la retranchant de la calotte
254
projetée en EAF on obtient les aires projetées en EIH , GIF, et en
retranchant l'une de celles-ci de la calotte B'HG on obtient la quatrième
aire .
Le grand cercle mené par K et L est perpendiculaire au milieu M de
l'arc EG . Nous allons calculer l'aire limitée par les arcs de grands
cercles KM , ME et par l'arc KE du petit cercle situé dans le plan KIE ;
elle est le quart de l'aire KEL.GK. Menons encore le grand cercle AKA ' ;
l'aire KEM est la différence entre les aires AKE , AKM .
Le rayon de la sphère étant pris pour unité de longueur et l'arc AE
étant désigné par ∞ , on a OC =
: CI = cos α, CE = sin a .
L'aire AKE est une partie de la zone AEKF comprise entre deux arcs
de grand cercle passant par le pôle A et terminé au cercle de base . Elle
est à cette zone comme l'angle sphérique EAK est à quatre droits .
Représentons par ẞ l'arc de grand cercle qui mesure l'angle EAK et
aussi l'angle KCI ; nous aurons
IC = CK cos ß, d'où cos B = cot α,
B
aire AKE = 2π AC = (1 cos a) B.
27
L'aire AKM est celle d'un triangle rectangle formé par trois arcs de
grands cercles . Soit y l'arc de grand cercle qui mesure l'angle sphérique
AKM ; alors
aire AKM = π B + y + 1 π- π = -
14π
Par conséquent ,
=
aire KEMπ - 7 - ẞ cos x.
La relation cos ß:- cot a donne
B = arc cos (cot x) = ½ π arc sin (cot a) .
Du triangle MAK , on déduit
cot a cos α
cos a cot ẞ cot y = cot y == cot 7,
VI - cot² a sin² a --- cos² α
de sorte que
coty- 1
cot y = sin ' a ― cos² α , cos 2y = cota a,
cot² 7 + 1
2y + arc sin (cot² a) .
255 -
On a donc définitivement
=
aire KEMπ - π cos a + cos a arc sin (cot a) - — arc sin (cot² ∞) .
2. La question 973 nous a été communiquée par M. G. Cesàro , avec
une solution par le calcul intégral dont nous modifions un peu la fin .
Prenons pour axes coordonnés OA , OB et la perpendiculaire en O au
plan AOB. Au point N (x, y , z) de la sphère qui se projette en P sur le
π
plan wy , le plan tangent fait avec le plan ay un angle =
—— 2 NOP , et
l'on a sin NOP = z = √/ 1 — x² — y² . Par conséquent, l'aire KEG a
pour expression
sin a x2 sin a
1 - x2
dy y
dx da arc sin
VI .- - y2 Vi - x² cos α
cos a cos a
sin a
Π cos α
- ― arc sin
= (sin a -―― cos α) dx.
vi x2
cos a
Une intégration par parties donne
COS a cos a x² cos a dx
arc sin dx = arc sin
Sar /1 - x² (1 -- x³)
1 - x2 +Sa sin² a -- x²
Remplaçons au numérateur de la dernière fraction ― x² par
(1 — x²) — 1 ; la dernière intégrale devient
dx cos α . dx
cos a (1)
Vsin² a - x² e (1 - x²) sin² a - x2
X
Le premier terme de ( 1 ) a pour valeur cos a arc sin sin a le second
terme, par la substitution = sin a sin Ф devient
cos a · do =
cos a do
- sin² a sin² cos² a sin² + cos² Ф
et la substitution cos a tg = z, le ramène à
x cos a x cot a
arc tg (cos a tg q) = arc tg = arc sin
(Vsin² a - X2 √1 - x²
En introduisant les limites des intégrales on trouve le même résultat
que dans la première méthode .
256 -
3. En coordonnées semipolaires (r , 0) on a pour l'aire KEM :
Ο 1 α
rdr sin² a - sin2 0
do do . (2)
1 cos
cos a
π Π
сов в
Si l'on pose
sin a cos ❤
sin 0 = sin a sin q, d'où de dp.
сов в
on obtient
sin² a - sin2 0 sin² a cos² q
de - do .
Cos 1 -- sin² α
a sin² ዋ
Remplaçons le numérateur de la dernière fraction par sin a
(1 -
— sin³ q) ou par ( 1 - α sin² ) - cosa ; cette fraction pourra se
- sin² a
ramener à
cos² α Cos² α
1
1 sin² a sin³ q sin² + cos² sin² a sin² 9
cos² a
1
cos² a sin² + cos² &
et l'intégration pourra s'achever comme ci - dessus .
4. Les paragraphes précédents étaient déjà rédigés lorsque M. Cesaro
nous a rappelé que dans son Mémoire sur l'application du Calcul des
probabilités à la Pétrographie (Mémoires in- 4 · des membres de l'Académie
de Belgique, t . LIII) , il a traité des questions plus générales .
Supposons que dans la figure précédente l'angle AOB soit quelconque
et que les distances OC, OD soient inégales ; en menant les arcs de
grand cercle AK, BK, nous aurons
aire KAB + aire KEG aire AKE + aire BKG .
Les aires AKE, BKG sont des parties de zone comprises entre deux
arcs de grands cercles menés du pôle vers le cercle de base (de telles
parties pourraient être appelées secteurs de zone) ; l'aire KAB est celle
d'un triangle formé par trois arcs de grand cercle . Ces trois aires
peuvent être calculées si l'on se donne l'angle AOB et les distances OC,
OD (ou les arcs AE , BG) ; on pourra donc trouver l'aire KEG.
(J. N. )
Pour les aires sphériques limitées par des arcs de petits cercles , le lecteur
peut consulter un article de M. Wasteels , Mathesis, (2) II , pp. 105-113.
257
L'intégrale (2) a été traitée par Catalan , J. de Liouville, t . VI , p. 428 et Cours
d'Analyse, p. 593.
Un abonné nous avait envoyé une solution inexacte de la question 973 ;
l'erreur consistait à considérer l'aire détachée d'une calotte par un plan perpen-
diculaire à la base comme proportionnelle à l'arc de la circonférence de base
qui limite cette portion de la calotte.
Question 1411 .
(Voir Mathesis , (3) , III , p . 80) .
D'un point donné P on mène à une parabole trois normales d'angle q .
Les tangentes correspondantes forment un triangle, auquel on circonscrit
un cercle. Trouver le lieu du centre de ce cercle lorsque l'angle o varie.
(A. GOB. ) .
Solution par M. EMMERICH. La tangente au point M (m²p, 2mp) de la
parabole y²= 4px a pour coefficient angulaire 1 : m . Si nous posons tgq = t
1 + mt
le coefficient correspondant de la normale MP d'angle o sera m- -t ;
d'où l'équation de MP
( 1 + mt) (X — m²p)
Y - 2mp =
m t
ou bien
m³tp — m³p + m (Y — tX + 2tp) - (tYX) = 0,
équation qui détermine les paramètres a , b, c des pieds A' , B' , C' des
normales d'angles o issues du point P (X, Y) . On a
--
(a + b + c) tp = p , (bc + ca + ab) tp = Y − tX + 21p.
abctp = 1Y + X. (1)
Les tangentes en A' , B' , C' ayant pour équations
-
x — ay + a²p = 0, x — by + b²p = 0 , x - cyc²p = 0 ,
les coordonnées des sommets du triangle ABC qu'elles forment, sont
A: bcp, (b + c)p ; B : cap, (c + a) p ; C : abp, (a + b) p,
et un calcul facile fait connaître les équations des médiatrices :
2ax + 2y = p (2a + b + c) + pa² (b + c),
puis les coordonnées du centre O du cercle circonscrit :
2x = p (bc + ca + ab + 1 ) , 2y = p (a + b + c - abc) . (2)
- 258 -
En substituant les valeurs ( 1 ) , il vient
3xt = 3tp + YtX, 2yt - p - tY — X ; (3)
d'où, en éliminant t,
(2x - 3p + X) ( X − p) + Y (2y + Y) = 0 ,
ou bien
[(x --
− p) + (x − p) ] ² + (y + Y) ² = (x − p)² + y².
C'est donc la médiatrice de FP' , F désignant le foyer et P' le symé-
trique de P par rapport à F.
Aux normales véritables ( 90°) correspond le point
0₁ : 2x =3p - X, 2y = Y.
Si q = 45°, = 1 , les relations (3) donnent le point
02 : 2x = 3pX + Y, 2y = p - X - Y.
*Question 1418 .
(Voir Mathesis, (3) , III , p . 104. )
Une parallèle à la base BC d'un triangle ABC rencontre AB en B ',
AC en C' . Déterminer cette droite B'C' par la condition que les deux aires
AB'C', B'C'C engendrent des volumes égaux lorsqu'elles tournent 1º autour
de B'C' ; 2° autour de BC ; 3º autour de la parallèle à BC menée par A.
(J. NEUBERG .)
Solution par M. C. J. FRANÇOIS. Désignons par la distance de A
à B'C' , par h la hauteur du triangle ABC et par a la base BC et soit
B'C' = p.
1° παρ =
¦Ãæ³р — ñа (h — x) ² — ¦ π ( a — р) (h — x) ;
ax
en observant que p - on trouve
h
= h.
2º Soient S et S' les surfaces des triangles ABC et AB'C' . Le volume,
engendré par un triangle, tournant autour d'une droite extérieure étant
égal au produit de sa surface par la circonférence de cercle parcourue
par son centre de gravité, on a
-
Snh = S'.π (3h — 2x) ;
observant que S':= S on trouve
h2
x = { h, { h ( l + 13) et h ( 1-3).
259
Les deux dernières valeurs sont à rejeter , car ne peut surpasser h
ni être négatif.
3º De la même manière on a
S. 2π · h = S ' • 2π • } x
et on trouve x = hỷ T
Solutions analogues , un peu moins simples , par MM . AUDIBERT, BARISIEN ,
BASTIN, LEZ, PLAKHOVO , VAN RIJN, WEBER.
M. Emmerich généralise la question en faisant tourner un trapèze ABCD
(bases BC = a, AD = b) autour d'une parallèle B'C' aux bases .
Si les deux trapèzes ADC'B' , B'C'CB en tournant autour de B'C' doivent
produire le même volume , l'axe B'C' doit passer par le centre de gravité du
trapèze ABCD. Ce résultat, que M. Emmerich établit directement, est une
conséquence du théorème de Guldin étendu aux aires traversées par l'axe de .
révolution : le produit d'une telle aire par la circonférence que décrit le centre
de gravité est égal à la différence des deux volumes engendrés respectivement
par les deux parties de l'aire qui sont séparées par l'axe.
Si les trapèzes BCC'B' , B'C'DA tournent autour de BC et que l'on pose
B'C' = x, on trouve l'équation
f(x) = 4x³ -— 6ax² + a³ + 3ab² — 2b³ = 0, (1)
qui a toujours une solution comprise entre a et b, carf (a) < 0 , f(b) > 0.
M. Emmerich donne une discussion complète de l'équation ( 1) que le défaut
d'espace, nous le regrettons, nous empêche de reproduire.
X
*Question 1421 .
(Voir Mathesis (3) III, p. 128.)
On considère la figure formée par un rectangle ABCD et les trois
triangles équilatéraux BCE, CDF, DAG construits extérieurement sur les
côtés BC, CD, DA. Le périmètre de la ligne brisée (non fermée) BECFDGA
étant donné, quel doit étre le rapport AB : BC pour que ce pèrimètre en
tournant autour de AB engendre une surface maximum?
Solution par MM . EMMERICH et BARISIEN . Soient AB = y, BC == x ,
et désignons par S (PQ) l'aire de la surface engendrée par PQ tournant
autour de AB . On a
S(BE) + S(GA) = 2.π², 2 πως ,
S (EC) 2. πας ,
S (DG ) = 2 • § πx²
S (CF) + S (FD) = 2 (2x + ¦y √3) τу.
260
L'aire totale sera donc
T=
= π (4x² + 4xy + y² √/3)
=(2x + у) ²π + πݲ ( √/3 — 1 ) ,
expression qui se réduit à
Τ = πα + πy (V3 -
– 1) (1 )
si l'on introduit la condition
4x + 2y = 2d.
On voit ainsi que P croît en même temps que y . Le minimum лď² de
Ta donc lieu si y = 0, X = d, le maximum si y = d, x = 0. Le
maximum se produit si le triangle équilatéral avec le côté d tourne
autour de ce côté ; la valeur du maximum est îď²√³.
En роsant лd² = m
м ,, îď²
πα √3 = м,
M, l'équation (1 ) peut s'écrire
y2 -
T = m + ²² (M − m).
T étant donné arbitrairement (entre M et m) on a donc
y : x = 2 \/T ― m : VM - - m −-√ V
/TT -– m.
Réciproquement , y : a étant donné = 2 , on a
4m + 4λm + λºM
T=
4 + 42 +23
Question 1438 .
(Voir Mathesis (3), III, p. 216).
Soient P (x, y) , Q (x, y) deux fonctions telles que
др ᎧᎧ др მი
- 9
дх ду ду дх
Démontrer que les trajectoires isogonales des courbes satisfaisant
à l'équation différentielle
dQ = ƒ(P) • dP
s'obtiennent par une quadrature . (A. DEMOULIN .)
Solution par M. E. CESARO . Pour avoir l'équation différentielle des
trajectoires , sous l'angle a, des lignes représentées par l'équation diffé-
261
rentielle dQ = f(P) dP, on sait qu'il faut remplacer da et dy respecti-
vement par
cos α . dx + sin a dy, - sin a · da + cos a • dy.
En vertu des relations supposées entre les dérivées partielles de
Pet Q, cela revient à remplacer dP et dQ par
cos adP + sin a • dQ , - sin adP + cos a • dQ,
respectivement . L'équation des trajectoires cherchées est donc
sin a +f(P) cos a dP.
Q=
-S cos a -- f(P) sin a
MM. ABRAMESCU (Bucharest), A. CLAEYS ( Gand) , Rose (Nivelles) et
JANNE (Verviers) nous ont envoyé la même solution sous la forme un peu
plus développée que voici :
Soit m la tangente de l'angle sous lequel les trajectoires coupent les
courbes de la famille donnée. Si a et a' sont les angles que l'axe Ox fait
avec les tangentes à une courbe de la famille
dQ = ƒ (P) . dP (1)
et à une trajectoire , on doit avoir :
tg a - m •
tg (a ― a') =
=m ou tg a' = (2)
1 + m tg a
L'équation (1 ) donne
მი dQ ӘР ӘР
= dy= f (P) дх da +ǝy dy ;
дх dx + d y
d'où l'on tire
dQ ӘР
- ƒ(P)
дх дх
tga: до др
· ƒ (P) ·
dy dy
dy
d'autre part, tg a′ = do ·
En portant ces valeurs de tg a et tg a' dans l'équation (2) , on obtient
l'équation différentielle :
ძი др dQ др
m + mf(P)
dy дх +1(P) дх dy ду
da до др ძი др
f(P) m
ду dy дх + mf(P) дх
262 -
Mais on a
др ძი др до
-
дх dy dy дх
donc l'équation différentielle des trajectoires isogonales est
dQ - f(P) dP + mdP + mf(P) dQ = 0 ;
on les obtient par la quadrature suivante :
f(P) - m d
Q +c= P,
-Sí
1 + mf (P)
ce qui démontre la propriété énoncée .
Deuxième solution . Soumettons la figure à la transformation définie
par les équations
X = P (x, y ) , Y = Q (x , y) . (T)
A la famille donnée correspondra la famille définie par l'équation
dY = f (X) dX.
Les trajectoires isogonales de ces courbes s'obtiennent par une quadra-
ture. La transformation (T) conservant les angles, ces trajectoires sont
les transformées des trajectoires demandées , lesquelles s'obtiennent dès
lors par une quadrature . (A. DEMOULIN.)
QUESTIONS D'EXAMEN
1117. Soit ABC un triangle acutangle . On mène les hauteurs BB' , CC'
de ce triangle ; ensuite les hauteurs B'B", C'C" du triangle AB'C' ; puis
les hauteurs B" B"" , C" C""' du triangle AB"C" , et ainsi de suite. Les
orthocentres des triangles ABC, AB'C' , AB" C" ... étant désignés
par H , H ' , H " , on demande les limites des sommes BC + B'C'
+ B” C” + ……. , BB' + B'B' + B" B""' + ··· , cc' + c′c” +C" C""' +
BB' + C'C" + B''B'"' + C''' C" + … , HH ' + H'A " + H” H”” +
Réponse :
2R cot A, c cot A, bcot A.
c + b cos A R cos A
2R 9 V1 + cos² A − 2 cos A cos (B — C).
a sin²+A
1118. Calculer les trois côtés d'un triangle ABC connaissant 1 la
surface engendrée par le côté AB tournant autour de BC ; 2° la surface
263
engendrée par BC tournant autour de CA ; 3° la surface engendrée par
le côté CA tournant autour de AB.
(Baccalauréat, lettres - mathématiques ; PARIS , Oct. 1902. )
Équations du problème :
cha = a}, ah¸ = b} , bh。 = c}
2Sc 2Sa 2Sb
ou = ci, = bi,
a b с = c} ; (1)
1.3.
d'où , par multiplication, S = ¦ Va3b7c;.
De deux des égalités (1 ) on tire b et c en fonctions a et on substitue les valeurs
dans
4S = (a + b + c) (− a + b + c) (a − b + c) ( a + b — - c).
1119. Résoudre l'équation
x²√2 + 2 ∞
8x2
x² - 1/2
(LANCIA. )
En rendant l'équation entière , on trouve
x² (x -− 2 VT)² = 2 ;
extrayant les racines carrées des deux membres et résolvant l'équation résul-
tante, on obtient x= 22 ± √2.
1120. Quelles relations doit-il exister entre les coefficients de
l'équation
=0
а¸Ã² + α¹Ã³ + α¸Ã³ + α¸x² + αşÑ³ + аsæ² + αç¤ + ar
pour qu'elle admette deux couples de racines égales et de signes con-
traires ? (GATTI.)
Le premier membre doit être de la forme
(α。x³ + bx² + cx + d) (x¹ — λx² +µ).
En identifiant et éliminant entre les sept égalités de condition les indéter-
minées b, c, d, λ, μ on trouve
(a, a, a, α ) (a。ª¸ — ส¸ ) = (α。аž -
— α¸ª½) (α₂αŋ — azα¸ ) = 0 .
1121. Marquer sur la droite AB un point C tel que la tangente
commune aux deux circonférences décrites sur les segments AC, CB
comme diamètre ait une longueur donnée 7.
Si x, y sont les segments AC , CB, on a x + y = AB, xy = 1º.
1122. Résoudre et discuter le système
y - 3x -.4 4y - 4x
- t,
x + 2y - 3 3x + 5y - 2
dans lequel et y désignent les inconnues et t un nombre donné, négatif
ou positif. (Ecole Navale, 1903. )
264 -
1123. Partager un triangle ABC en deux parties équivalentes par la
-• transversale la plus courte possible . (J. de Vuibert. )
Si la transversale cherchée coupe AB en X, AC en Y et que l'on fasse
AX = x, AY = y , XY = % , on a
1
xy = bc, x² = (x − y)² + 4xy sin³¿A .
Le minimum de correspond à x = =y bc et est égal à 2bc sin' A
1
= 2S tg A ; la transversale doit être placée dans le plus petit des angles
2
A, B, C. Supposons a < b < c ; il faut encore que XY tombe à l'intérieur du
triangle ABC, ce qui exige x < oub, condition qui revient à cou = 2b et
est toujours remplie ; car, de c < a + b, a < b , on déduit c < 2b.
QUESTIONS PROPOSÉES .
1443. Trouver l'enveloppe d'une circonférence dont le centre décrit
un limaçon de Pascal et qui passe constamment par le pôle de cette
courbe. Cas particulier de la cardioïde . (E. N. BARISIEN .)
1444. Soient (S) et (S. ) deux surfaces rapportées à trois axes rectan-
gulaires . Une droite mobile, parallèle à l'axe de z, les rencontre aux
points M et M,. 1° Déterminer tous les couples de surfaces pour lesquels
les normales en M et M, se rencontrent . 2º Parmi les couples précé-
dents , déterminer ceux pour lesquels les normales en M et M, se ren-
contrent dans le plan des xy . 3° Parmi les couples définis au 2º déter-
miner ceux pour lesquels le segment MM, est vu de l'origine des
coordonnées sous un angle droit. (A. DEMOULIN.)
1445. D'un point M donné sur une ellipse on abaisse des perpendi-
culaires sur deux diamètres conjugués quelconques . Démontrer que la
droite joignant les pieds de ces perpendiculaires passe par un point
fixe M' , et trouver le lieu décrit par M' lorsque M parcourt l'ellipse
donnée.
1446. Etant donné un cercle O, on considère une tangente fixe u et
une tangente mobile v . Le diamètre passant par le point de contact de
rencontre u en un point par lequel on mène la tangente w (autre
que u). Trouver le lieu du point de rencontre des droites v et w .
(DE ROCQUIGNY .)
265
SUR L'HYPERBOLE DE FEUERBACH,
par M. le Dr H. A. W. SPECKMAN (Arnhem).
1. Soient I le centre , r le rayon et a,. ß, y les points de contact avec
les côtés du cercle inscrit au triangle ABC.
Prenons sur les droites Ia , Iẞ, Iy ou sur leurs prolongements au - delà
de I trois distances égales IQ. , IQ , IQ.; nous les désignons par nr, n
étant positif dans le premier cas, négatif dans le second . Les droites
AQa , BQb , CQc concourent en un même point Q ; lorsque n varie, Q décrit
l'hyperbole équilatère circonscrite au triangle ABC et passant par I.
Cette courbe ayant pour centre le point de contact du cercle inscrit et
du cercle des neuf points, a reçu le nom d'hyperbole de Feuerbach ; elle
a été étudiée par M. Lemoine (A. F. , Paris , 1889 , p . 203) , par M. Boutin
(J. M. S. , 1890 , pp . 104 et 124) , et MM . Mandart et Neuberg (Mathesis,
(2) , III , p . 81-89 et ( 2) , IV , p . 241).
L'objet principal de la présente note est l'étude de certaines involu-
tions sur l'hyperbole ABCI , dans le sens des recherches de M. M'Cay
sur l'hyperbole de Kiepert (Mathesis, ( 1 ) , VII , p . 208) .
Pour plus de clarté nous reviendrons quelquefois sur des notions déjà
connues.
2. Appelons x, y, z les coordonnées normales d'un point par rapport
au triangle ABC . En projetant les coordonnées y, z de Qa sur Iẞ, Iy on
trouve qu'elles sont égales àr ( 1+ n cos C) , r ( 1 + n cos B), de sorte
que l'équation de la droite AQ. est
y (1 + n cos B) = 2 ( 1 + n cos C).
En écrivant encore les équations des droites BQ , CQ. on voit facile-
ment que les lignes AQa, BQ , CQ. concourent en un point Q dont les
coordonnées sont, à un même facteur près ,
(1 + n cos A)- ', ( 1 + n cos B)- ' , (1 + n cos C) - '; (1)
le lieu de ce point a pour équation
cos B - cos C cos Ccos A cos A - cos B
- 0.
+ + (2)
00 y
La même conique est la transformée par inversion triangulaire de la
droite IO.
3. Considérons maintenant deux points Q , Q' de cette hyperbole,
21
- 266 -
correspondant aux points (Qa , Q. Qo), (Qá, Qó . Qc ) des droites Ia, Iẞ, Iy
et aux valeurs n, n' du paramètre n .
L'équation de la droite QQ'est
― cos C) x = 0 , (3)
Σ ( 1 + n cos A) ( 1 + n' cos A ) (cos B
ου
Inn' + µ (n + n') + v = 0 , (4)
après avoir posé
λ = Σ cos' A (cos B --- cos C ) x,
με= Σ cos A (cos B cos C) x,
2 = Σ (cos B - cos C) x.
Si cette droite passe par un point fixe Q″ (x, y , z) , λ , µ , v deviennent
des constantes et la forme de la relation (4 ) indique (fait connu) que les
couples de points QaQá, QoQó, Q.Qé appartiennent à trois involutions
sur les supports Ia , Iẞ , Iy. Réciproquement, lorsque ces couples
appartiennent à des involutions , la droite QQ' passe par un point fixe.
Supposons d'abord la relation (4) de la forme nn' =- k, c'est-à-dire
μ = 0, v = kλ; le point Q" est donc situé sur les deux droites
Σ cos A (cos B -cos C) x = 0, (5)
Σ (1 - k cos² A) (cos B - cos C) x = 0 . (6)
La droite (5) ne dépend pas de k ; c'est la droite HI , les coordonnées
1 1 1
des points H et I étant cos A ' cos B ' cos ) , (1 , 1 , 1 ) . Les coordon-
C
nées du point Q" peuvent donc être représentées par
1 1 1
+ n" , + n" , s + n" ; (7)
cos A cos B co C
en les substituant dans l'équation (6) , on trouve
1
n"
kcos A cos B cos C
ou en remplaçant k par nn'
1
nn'n' (8)
cos A cos B cos C
La relation (8) caractérise trois points collinéaires Q , Q' , Q" dont les
deux premiers sont arbitraires sur l'hyperbole et dont le troisième est
situé sur HI .
4. Avant de passer aux conséquences de la formule (8), il peut être
267
utile de rappeler quelques points remarquables de l'hyperbole de
Feuerbach .
Si l'on fait n = 1 , Q devient le point de Gergonne I, situé à l'inter-
section des droites Aa, BB, Cy.
L'hypothèse n = - 1 fait coïncider Qa , Q , Q. avec les points diamé-
tralement opposés à a, ß, y sur le cercle inscrit ; Q se confond alors avec
le point de Nagel v, l'anticomplémentaire de I.
L'hypothèse n = 2 donne pour Qa, Qb, Qc les symétriques de I par
rapport à BC, CA, AB ; appelons 2 le point correspondant Q.
Si l'on fait n = -2, on obtient pour Q un point d' , (le point R de
Fuhrmann ; voir Mathesis , ( 1 ) , X, pp . 105-111 ) ; est situé sur la
circonférence (I , 2r) et sur la droite IO,, c'est donc le symétrique de I
par rapport au point de contact du cercle inscrit à ABC avec le cercle
des neuf points .
1 Portons sur Ia , Iẞ, Iy à partir de I une longueur égale au rayon R du
cercle ABC et joignons les extrémités respectivement à A , B, C ; le point
correspondant Q sera désigné par . En portant la longueur R à partir
de I dans le sens opposé , on obtient un point Q que nous désignons par og.
Ce point est le quatrième point commun à l'hyperbole ABCHI et au
cercle ABC (voir Mathesis , ( 2) , III , nº 6 , où ce point est représenté
par V) ; les points v, O, σ sont en ligne droite.
5. Cela posé , si dans la formule (8) on fait n' = n, la valeur corres-
pondante de n" fixe le point de rencontre de la tangente en Q à l'hyper-
bole avec la droite HI . Ce point de rencontre étant le même pour les
valeurs net - n du paramètre, on a le théorème suivant :
Un cercle quelconque de centre I coupe Ia, Iẞ, Iy en Qa, Qb , Qo et les
prolongements de ces droites au-delà de I en Qa , Qb , Qo . Les tangentes à
l'hyperbole de Feuerbach aux points de rencontre Q , Q' des droites
(AQa, BQb, CQc), (AQa , BQb, CQ ) concourent sur la droite HI .
La corde QQ' passe par un point fixe , pôle de la droite HI .
Cette dernière propriété résulte de la théorie des pôles et polaires .
On la déduit aussi de ce que les points Q , Q ' vérifient la relation
n + n' = O,
0, cas particulier de l'égalité (4 ) pour λ = 0,0.
v Les équa-
tions A = 0, y = O représentent deux droites se coupant en ; comme
elles sont vérifiées respectivement par les coordonnées de H et de I , elles
représentent les tangentes H , I. La droite v0 passe aussi par le
centre O du cercle ABC, de sorte que l'hyperbole touche IO en I.
- 268
En particulier, les cordes Tv, σ20'.-2 , -R concourent en et les deux
tangentes menées aux extrémités de ces cordes se coupent sur HI .
Des équations à = 0 , y = 0 , on déduit les coordonnées de :
cos B + cos C, cos C + cos B , cos A + cos B.
Ce point a été signalé par M. Boutin (voir J. M. S. et Mathesis ,
loc. cit. ).
6. L'involution nn' 2 admet les solutions n - ད . n' = 2
et n =— 1, n' = 2 ; donc les droites ro, et vo₂ se coupent sur HI . On
verrait de même To, et vos2 concourent sur HI .
2R
L'involution nn' = donne
n"
2R cos A cos B cos C
R Ꭱ
elle est vérifiée par n = 2 , n' = et par n =- 2, n' =-, et le
point Q" a pour coordonnées
r + 2R cos B cos C, r + 2R cos C cos A, r + 2R cos A cos B.
Il résulte de là que les cordes R' , ' GR se coupent au milieu de HI .
7. Si l'égalité (4) a la forme
nn' + 1
=k , (9)
n + n'
on a λ == v , µ + kv = 0. L'équation = vest
Σ (1 -cos² A) (cos B -- cos C) x = 0 ; (10)
elle est vérifiée par les coordonnées des points r et v, qui sont
(1 + cos A)-' , (1 -cos A)-- ¹ , ...
Donc les cordes QQ' dont les extrémités vérifient la relation ( 9 ) ,
passent par un même point Q" de la droite гv.
Des équations 2 - v = - 0, μ + kv = 0, on déduit les coordonnées
de Q" :
1+ (cos B + cos C) + cos B cos C,
1 + k (cos C + cos A) + cos C cos A, ... (11)
Remplaçons & k par - n"" et appelons n' le paramètre du point Q''' ;
la relation (9) prendra la forme symétrique
nn' + nn'"' + n'n''' =—— 1. (12)
269
Si l'on y fait n'"' — co , elle se réduit à n + n' = O et les expressions
(11 ) sont remplacées par cos B + cos C, cos C + cos A, cos A + cos B ;
on retrouve ainsi la propriété que le point est situé Tv.
Si l'on fait n''' - 0, l'égalité ( 12) se réduit à nn' = - 1 et admet la
solution n = n' = ― 1 ; ce qui montre que les coordonnées des points
d'intersection de Tv avec HI ont pour valeurs
1+ cos B cos C, 1+ cos C cos A, 1 + cos A cos B.
Enfin , si l'on suppose
1+ Σ cos A cos B Σ cos A + cos A cos B cos C
n'":= , ou n'"'
Σcos A + cos A cos B cos C 1 + 2 cos A cos Β
on obtient pour les coordonnées de Q''' :
cos A cos B cos C 1 1 1
1 ou
sin' A sin B ' sin2 C sin ' A'sin² B ' sin² C
Q"
" est alors respectivement le réciproque de H ou de I.
8. Réduisons la relation (4) à n + n' = k, ou en posant k =-- n", à
n + n' + n" = 0 ; (13)
nous aurons alors
λ = 0, μn" + v = 0 . ( 14)
Les cordes QQ' passent maintenant par un même point Q" de la
droite H↓ ( λ = 0) . Des équations ( 14) on déduit les coordonnées de Q" :
n" cosB cos C + (cos B + cos C), n " cos C cos A + (cos C + cos A), (15)
Voici quelques cas particuliers de la relation (13) :
102 = O, n + n' = 0. Les cordes QQ ' , comme on l'a déjà vu , pas-
sent par y.
2 n" = - 1 , avec n = 1 , n' =O ou avec n = 2, n' = 1. Les
droites II et σ2v se coupent sur Hy .
30 n = 1 , avec n = 1 , n' = O ou avec n = - 2, n' = 1. Les
droites Iv et σr se coupent sur HY .
4. n'v —— -2, avec n = n' - 1 ou avec n = 2, n' := O. La tangente
en r et la droite Io, concourent en un point de Hy .
50 n = 2, avec n = n' = = 1 ou avec n = 2, n' = 0. La
tangente en vet Io, concourent sur Hy.
9. La droite qui joint au milieu M de HI est le diamètre conjugué
270
avec HI ; elle contient donc le centre de l'hyperbole . Les asymptotes
sont parallèles aux bissectrices des angles des lignes M et HI . Le
centre coïncide avec le point de contact du cercle inscrit et du cercle
des neuf points ; il est au milieu de la distance Iợ₂.
* NOTES MATHÉMATIQUES .
18. Sur le quadrilatère complet. Soit ABCD un quadrilatère complet,
AD et BC se rencontrant en E , DC et AB en F. Appelons H, l'orthocentre
de EDC, H , celui de EAB , G le milieu de AC, I celui de BD et K celui
de AD ; démontrons que H, H₂ est perpendiculaire à GI . Les distances
EH₁ , EH, sont doubles des distances des centres O₁ , O2 des cercles CED,
AEB respectivement aux milieux L1 , L2 des côtés CD, AB ; mais les
angles L, O, D, L₂O,A étant égaux à l'angle CED, on a
EH. O₁L₁ DL, KG
= =
EH , O₂L2 AL KI
Il résulte de là que les triangles EH, H2 , KGI ont deux côtés perpen-
diculaires et proportionnels ; donc ils sont semblables et les troisièmes
côtés H,H₂ , GI sont également perpendiculaires.
On prouverait de la même manière que la droite joignant deux
orthocentres quelconques est perpendiculaire à la droite joignant les
milieux des trois diagonales du quadrilatère complet .
(D'après C. A. CIKOT , Nieuw Archief voor Wiskunde, 1903 , p . 62) .
19. Sur un système d'équations . Un abonné nous demande la résolution
du système d'équations
(a , x + b₁y + c , z — 1 ) ² = r² (x² + y² + z²),
2
(ax + by + c₂z — 1 )² =·r² (x² + y² + z²) ,
(ax + by + cz≈ — 1 ) ² == r² (x² + y² + 2²).
En posant x² +y² + z² =
— u² et en convenant que r₁ , r2, rs désignent des
quantités positives ou négatives , on peut écrire
a₁x + b₁y + c₁z = 1 + r₁u , ` α₂x + b₂Y + C₂Z = 1 + r₂ų,
Asx + bsy + Csz = 1 + rsu .
De ce nouveau système on peut tirer les valeurs de x, y, z en fonction
de u :
| 1 b , c₁ | + u | r₁ b₁ c₁ || 1
Ꮖ y , etc.;
1 |
Jab₁c₁ | a₁ b₁ c₁ |
271 -
ces valeurs étant substituées dans l'équation + y² + z² = u² , on
obtient une équation du second degré en u.
Géométriquement, la question revient à déterminer l'équation d'un
plan qui touche trois sphères données dont les centres ont pour coordon-
nées (a , b , c₁) , ( α2, b2 , C2) , ( ɑs , bs , cs ), et dont les rayons sont rı , r2 , r3 .
Cette interprétation géométrique suggère l'idée de chercher l'équation
du couple de deux plans tangents touchant les trois sphères de la même
manière. (J. N.)
20. Théorèmes sur les nombres figurés. 1º En partageant la progres-
sion arithmétique
1, r + 1, •
en groupes successifs comprenant respectivement
1, 2¹ , 2¹, termes ,
on trouvera que la somme des termes du néme groupe est
3r . 2n-2 --- (3r ―- 2) . 2n− 1
S=
2
ce qui est le (2n- 1 )idme nombre polygone de (3r + 2) côtés .
3.22n-2 - 2n-1
Sir = 1 , S = = pentagone .
2
Sir2, Soctogone , etc.
2º On partage la progression arithmétique
1. r + 1,
en groupes consécutifs respectivement composés de
1, 32,3', termes .
La somme des termes du n idme groupe est
S = 3n-1 . [3n−1 . go - (~ — 1)]
et l'on reconnaît immédiatement que S est le ( 3n-1 )ième nombre polygone
de 2 ( 1) côtés.
Si l'on suppose , par exemple, r = 1
S = (3n−1) ²
et l'on retrouve une proposition déjà énoncée ( Mathesis, T. XV, 1895 ,
p. 58, quest. 14).
= 2 , S est un nombre hexagone , etc.
Si r — (DE ROCQUIGNY . )
- 272 -
BIBLIOGRAPHIE .
Sur la philosophie des mathématiques , par J. RICHARD , docteur és-sciences
mathématiques , professeur au lycée de Dijon. Paris , Gauthier -Villars ,
(250 pages in-18). Prix : 3 fr . 25.
SOMMAIRE. Première partie. La Logique. Règles de la logique . Le raisonnement
ne consiste pas en syllogismes . Notions de rang , de nombre entier . - Puissance
du raisonnement. Comment il permet de tirer des axiomes des propositions vrai-
ment nouvelles .
Deuxième partie. Principes de la géométrie . Rôle de l'intuition . Le postulatum
d'Euclide : Historique. Tentatives infructueuses de démonstration. Impossibilité
d'une démonstration .
Troisième partie. Questions diverses. L'infini. Ensembles dénombrables et non
dénombrables . Si une proposition est démontrable, on peut trouver la démon-
stration par un nombre de tâtonnements fini , mais si grand , peut-être, que
l'imagination la plus puissante ne peut s'en faire l'idée. Suites sans loi. - Le
Continu. Paradoxe de Zénon . Autres paradoxes. - Les trois dimensions de l'espace.
L'univers, la matière, l'élher. Considérations sur l'infinité de l'univers. Si l'uni-
vers est infini , les mêmes événements se répètent une infinité de fois. Considé-
rations sur la matière et l'éther. Sur la notion de temps.
Quatrième partie. Sur diverses sciences . Calcul des probabilités . Principes.
Exemple de conséquences fausses auxquelles peuvent conduire les démonstra-
tions par statistiques . Problème curieux . Sur les jeux du hasard . Aperçu
général sur la géométrie actuelle. Sur les principes de la mécanique . Sur les luis
physiques. Applications des mathématiques. Chapitre étendu sur les diverses
applications. Rôle de la science dans l'enseignement.
Note I. La géométrie dite projective établie sans faire usage de la notion de
distance. Note II . Sur la notion de Groupe . Sur les notions premières . Sur la
classification des sciences.
Petit livre excellent, écrit sans prétention, avec bon sens et réflexion , et
qui fait réfléchir. Les lecteurs les plus instruits y apprendront quelque chose.
Il est digne d'être mis à côté de l'ouvrage analogue de Poincaré : La science
et l'hypothèse.
Nous notons çà et là quelques petites inexactitudes historiques : Le
postulat attribué à Euclide est un cas particulier du vrai postulat 5 d'Euclide.
J. Bolyai n'a pas été en correspondance avec Gauss et n'est pas « russe » . La
première publication de Lobatchefsky a précédé et non suivi celle de J. Bolyai
(p . 72) . L'axiome d'Archimède n'est pas d'Archimède, mais d'Eudoxe (p.100) . Le
théorème attribué à Koenigs (p. 176 et p. 201 ) est dû à Kempe. La jolie solution
du problème de l'aiguille ( p . 159) n'est pas de Bertrand , mais de M. Barbier,
d'après Bertrand lui-même. - Nous doutons qu'on puisse établir la géométrie
projective, sans la notion de distance comme le dit l'auteur (p. 216) , parce que
l'on a besoin de cette notion dans l'étude des points fictifs ou idéaux dont il est
question dans la note de cette page . Pareille géométrie d'ailleurs ne serait plus
qu'un assemblage de numéros , n'ayant rien de commun avec l'espace . Enfin nous
ne voudrions pas signer toutes les remarques de l'auteur sur le syllogisme.
La correction typographique de l'ouvrage laisse un peu à désirer. (P. M.).
273
Principes de Géométrie , par E. DELSOL. Paris , Naud , 1903 (96 p . in 12 carré).
Introduction. 1. Du nombre. 2. De l'espace . 3. Théorie des parallèles et des
tangentes . 4. Application du calcul à la géométrie . 5. Postulatum d'Euclide.
6. La géométrie d'Euclide est la seule possible a priori . 7. Appendice . Réponse
à quelques objections tirées des géométries non euclidiennes .
L'auteur , qui ne connaît pas suffisamment les géométries non euclidiennes,
essaie de démontrer que la géométrie d'Euclide est seule possible à priori , au
moyen d'un raisonnemeut faux qui se trouve à la page 50. En appliquant ce
raisonnement aux rayons vecteurs de la courbe qui a pour équation en
coordonnées polaires
0 - ΘΕ
r= 1 + E 2π
π
où varie de 0 à 2π ( E signifie le plus grand entier contenu dans) , on prouverait
que le faisceau de ceux de ses rayons vecteurs qui sont égaux à 1 (de 0 inclusive-
ment à exclusivement ), et le faisceau de ceux qui sont égaux à 2 (de π
inclusivement à 2π exclusivement) doivent être séparés l'un de l'autre par un
rayon qui n'est égal ni à 1 , ni à 2 , ce qui est absurde . (P.M. )
Essai philosophique sur les géométries non euclidiennes , par L.-J.
DELAPORTE . Paris , A. Naud , 1903 (in-8° de 143 pages) . Prix : 5 fr.
Cet opuscule a été écrit et imprimé hâtivement, car on y trouve de grosses
erreurs relatives aux mathématiques classiques (pp. 30, 31, 68, 69, 89, 91 , 98,
103) . L'auteur ne connaît pas les travaux les plus profonds relatifs aux prin-
cipes de la géométrie non euclidienne , savoir ceux de Lobatchefsky , de De Tilly,
de Barbarin , de Hilbert, et des géomètres italiens. Par suite , il a confondu la
géométrie non euclidienne avec son interprétation euclidienne sur la sphère ou
la pseudosphère et n'a rien compris (comme il l'avoue , p. 62) à la géométrie non
euclidienne à trois dimensions . Son erreur fondamentale, c'est de croire que
l'intuition ou même les expériences les plus précises puissent démontrer les
postulats de la géométrie euclidienne .
Cet essai est donc sans valeur, non seulement au point de vue mathématique,
mais aussi au point de vue philosophique.
Nous avons cru devoir le dire pour que les philosophes non géomètres il y
en a toujours beaucoup, malgré l'antique exhortation de Platon - ne s'imagi-
nent pas que cet ouvrage puisse les initier à la géométrie non euclidienne : ils
pourraient le penser après l'accueil qui lui a été fait dans des revues philoso-
phiques justement estimées. (P. M. )
22
- 274 -
SOLUTIONS DE QUESTIONS PROPOSÉES .
Question 357.
(Voir Mathesis , (1) , IV, p. 159) .
Dans le développement de
m
(1+ + 3 +..) ,
le coefficient de xest
Sm+n − 1 , p
(m + 1 ) (m + 2) ... (m + p)
Sn,p désignant la somme des produits pà p des n premiers nombres
entiers. (E. CESÁRO) .
Soit
... + Аµ¤² + ...
Ao + A₁x + A₂ж³ + ···
le développement ; nous pourrons écrire
x2
== A。xm + А₁xm + 1¹ + ···
...
+ ¹µœm + » +
...
(~ +/2 3 +...)"
x2 x³
Si l'on suppose < 1 , la série x + + + ... a pour valeur
2 3
- (1 - x) ; par conséquent, A, est le coefficient de m + dans le
développement en série de (— 1)m 7m (1 —x) par la formule de Maclaurin .
Représentons par f(x) cette dernière quantité ; nous aurons
1
AP = ·f(m + p) (0).
1.2... (m + p)
Pour calculer aisément les dérivées de f(x), nous suivons la méthode
indiquée dans les Exercices sur le calcul infinitésimal par Tisserand
(p. 39).
Faisons u (1 — x) , y = · ( —1 )m um et désignons par y' , y' , ...
... les
les dérivées successives de y par rapport à ≈, et par y₁ , Y2,
dérivées de y par rapport à u. En observant que u' = - (1 - x)- ' ,
nous aurons
y' = y₁u ' —— = - (1 -− x) — ' yıا,و
=
y'' — — ( 1 -
— ∞) —²y , — ( 1 — x) ˜¹y₂u ′ — ( 1 — x) —² (Ya — Y₁ ) ,
= 2 ((11 - x) −5 (y2 -
y""' — — Y₁ ) + ( 1 -
− x) ² (ys — Y₁) u'
= − (1 − ∞) -3 [ ys - 3y₂ + 2y₁ ].
- 275 -
Si l'on convient de traiter les indices de y comme des exposants , ces
égalités prennent la forme
y' = -· (1 − x)−¹y₁ ,
y" = (1 - x)-³y, (y₁ - — 1),
— -
y''' = — (1 -— x)—³yı1 (y₁ — 1 ) (y , -
— 2) .
Nous sommes donc conduits à poser
y(n) = (— 1 )" (1 — ∞) —”Yn , (1)
Yn désignant le produit symbolique
-
y₁ (yı — 1 ) (y , -
— 2) ... (yı — n + 1 ) ,
où après avoir effectué les multiplications on remplace y par y, ou
dry
par
dur
Pour montrer que l'égalité ( 1 ) est générale , dérivons -en les deux
membres par rapport à ; il vient
dYn
- ∞)— ”
y(n + 1) = ( — 1 )" n ( 1 − x)— " − ¹Y₂ + ( — 1)″ (1 − u'
du
dY
=
− ( − 1 ) ” ( 1 — ∞)—n − ¹ ( nYn
( du
Or , dans notre notation symbolique,
dYn
= y ; (y₁ — 1 ) (y'ı — 2) ...
··· (y , — · n + 1 );
du
car dériver Yn par rapport à u revient à majorer d'une unité les indices
de y dans le produit effectué Yn . Donc
dYn
nYn -·ny、 (y 、 — 1 ) ··· (y₁ − n + 1 ) — y ; ( y , -
— 1 ) ··· (y , − n + 1
du
-- ... (y₁ — n + 1 ) (y₁ — n),
— — Y₁ (Y₁ — 1) ···
et
y(n+ 1 ) = (— 1 )" + ¹ ( 1 —
− x)− n − ¹ y ₁ (y₁ —1 ) ... (y , -
— n) .
D'après cela,
- -m - p ... -
¸f(m+p) (x) = · ( − 1 ) m+p (1 − x) −m −³y, (Y₁ — 1 ) ··· (y , — m − p + 1 ) .
Pour simplifier l'écriture écrivons S.n au lieu de Sm+p- 1, n . Alors , le
produit symbolique y₁ (y, —1 ) ... (y₁1 - m - p + 1 ) a pour expression
Ym+p - S₁ym+p- 1 + S₂ym+p-2 — ...
··· + (− 1)ºSp¥m ·•••
276
Remarquons maintenant que
y₁ = (-1 ) m mum -¹ , y₂ = ( - 1)mm (m - 1) um-2 ,
Ym == ( — 1 )mm !, Ym+1 =Ym+2 = 0.
m-1ı sont également nulles pour
Les dérivées y₁ , Y2, •• * , Ym— = 0 ; par
suite
f(m+p) (0) = (- 1 )m+r (— 1 )m+r Sp · m ! • = Sp · m ! • ,
Ар - Sp
m(m + 1 ) ...
• •• (m +p) (J. N.) .
La même question a été résolue par M. Verniory à l'aide d'un procédé plus
compliqué.
*Question 1379.
(Voir Mathesis, (3) , II , p. 184 et III, p . 98) .
Trouver sur les côtés AB, BC d'un triangle ABC des points C' , A' tels
AC' BA'
que AB = BC ' CC' = AA' .
Plus généralement, soit à trouver sur les côtés BC, B'C' de deux
BD B'D'
=
triangles donnés ABC , A'B'C' des points D, D' tels que DC D'C''
ADλ.A'D'.
Sur BC construisons le triangle ABC semblable à A'B'C' ; alors
A, D : A'D' a : a'. Le problème est ramené à trouver sur BC un
point M dont les distances aux deux points A et A, soient dans le rapport
λα
· On divisera donc la droite AA , additivement et soustractivement
a
dans ce rapport, et la circonférence qui a pour diamètre la distance des
deux points de division coupera BC en deux points qui donnent chacun
une solution du problème.
Si l'on fait BD : DC = xy et qu'on suppose = 1, on trouve
l'équation
-
(b² — b'²) ∞² + [ b ' -
— b'² + c² — c²² — (a² — a¹²)] xy + (c² — c'² ) y² : = 0 .
Comparez SCHRÖTER, Theorie der Oberflächen 2ter Ordnung, pp. 414-418.
(J. N.).
277
Question 1384 .
(Voir Mathesis, (3), II, p. 216) .
Démontrer, par des considérations purement géométriques , que les
centres isodynamiques d'un triangle et les foyers de la plus grande ellipse
inscrite sont situés sur une même circonférence, et que les tangentes
menées à celle-ci par les deux premiers points concourent sur le grand axe
de l'ellipse . (E. CESARO).
Solution par M. EMMERICH . Soient M le centre du cercle circonscrit,
G le centre de gravité, O , O' les centres isogones et Q, Q' les centres
isodynamiques du triangle donné . On sait que les triples (G, O , Q') ,
(G, Q , O') sont collinéaires, de sorte que OQ est parallèle à Q'O' ; l'axe
focal de l'ellipse de Steiner est alors la bissectrice intérieure de l'angle
OGO' = Q'GQ, et l'excentricité résulte de
GF2 = GF,2 = GO.GO' = GQ.GQ' .
En écrivant
GQ : GF = GF : GQ' , GQ : GF' = GF' : GQ ' ,
on voit que les triangles GQF et GFQ' , de même que GQF' et GF'Q' , sont
semblables . On a donc angle GFQ = GQ'F, GF'Q = GQ'F' , puis par
addition
angle GFQ + GF'Q , ou 2dr. FQF' FQ'F ',
ce qui démontre que le quadrilatère FQF'Q' est inscriptible. Comme
FQ : FQGQ : GF =GQ : GF' = F'Q : F'Q' ,
il s'agit d'un quadrilatère harmonique dans lequel les diagonales sont des
symédianes des quatre triangles traversés . En effet , en abaissant les
perpendiculaires FH, FH' sur F'Q , F'Q ' respectivement , on tire des
triangles semblables FH FH' =· FQ : FQ' = F'Q : F'Q' . Par consé-
quent F'F est une symédiane du triangle F'QQ' et passe par le point
d'intersection T des tangentes menées en Q, Q' au cercle circonscrit .
REMARQUE. Q et Q'étant des points inverses par rapport au cercle de
Brocard du triangle ABC, on conclut que TM est la polaire du point de
Lemoine K par rapport au cercle FQF'Q'.
- 278 ―
Question 1406 .
(Voir Mathesis, (3) III, p . 40. )
On joint le foyer F d'une conique à un point quelconque M de la courbe
et, par l'autre foyer F' , on mène une parallèle à FM . Trouver le lieu du
point de rencontre N de cette parallèle avec la tangente ou avec la normale
au point M. 4 (G. ANDRIEN.)
Solution géométrique par E. WEBER (Liège) . Considérons d'abord une
ellipse . Soit NMT la tangente au point M de la courbe. Les parallèles
FM et F'N nous donnent l'égalité des angles FMT et F'NT. Comme
angle FMT = angle F'MN, le triangle MF'N est isoscèle . Le rayon
vecteur F'M est égal à F'N . Prolongeons NF' jusqu'à son inter-
section P avec l'ellipse. On voit facilement que F'P = FM . Exprimant
que la somme des rayons vecteurs FM, F'M est constante et égale à
2a, on a
NF' F'P PN = 2a.
Le point N décrit donc une conchoïde du foyer F' de l'ellipse , la lon-
gueur constante étant 2a et portée vers F' .
Traçons la normale en M, et cherchons le lieu du point N', inter-
section de cette normale avec F'N. On voit tout de suite, que le triangle
MF'N' est isoscèle et que
F'N' = F'N .
Le point N' décrit donc une conchoïde d'ellipse symétrique , par
rapport au foyer F' , de celle que décrit le point N.
Quand la conique considérée est une hyperbole , les points N et N'
décrivent des conchoïdes d'hyperbole symétriques l'une de l'autre , par
rapport au foyer F' .
REMARQUES . I. Les extrémités du grand axe ( ou de l'axe transverse)
appartiennent au lieu.
II . Le cercle principal (podaire) de l'ellipse ou de l'hyperbole consi-
dérée passe par les milieux des segments , tels que MN .
III. Dans le cas de la parabole , le lieu dégénère en l'axe de la courbe.
En effet , le rayon vecteur, mené à la courbe du foyer à l'infini F, est
parallèle à l'axe de la parabole .
279
M. Barisien trouve également que les courbes cherchées sont des conchoïdes
et indique leurs équations en coordonnées polaires :
p p 2a.
p = 2a " p= (1)
1 -e cos w 1 -e cos w
Ces courbes , dans le cas d'une ellipse, ont pour aire 4лaª 3πab .
M. Audibert donne aussi les équations (1 ) .
M. Emmerich met l'équation de la courbe (N) sous la forme
a² + c² + 2ac cos w
ρ
a + c cos a
et en donne une seconde démonstration : si O est le centre, L le milieu de MN,
D la projection de L sur F'N, on a D'O = a , LF'² = a² + c² + 2ac cos ∞ , DF' — a
+ c cos ∞,
2
LF
F'N =
F'D
Le lieu (N) rapporté aux axes principaux de la conique a pour équation
a*(x² + y² -
— c²)* = (a cx) [(x + c)* + y'].
M. ROSE cherche les équations des lieux (N), (N') en coordonnées rectan-
gulaires .
M. LEZ trouve les mêmes équations et en fait une discussion soignée ; nous
regrettons que le défaut d'espace nous empêche de reproduire cette solution
accompagnée de figures .
QUESTIONS D'EXAMEN
1124. On considère l'équation du second degré en x
x² - 6x + 5 + z (x² -
— 5x + 6 ) = 0 . (1)
Quelles sont les valeurs de z pour lesquelles les racines de cette
équation sont égales ? On désignera ces valeurs par z, et z2 ; par ₁ la
valeur commune des racines de ( 1 ) pour z = 21 , et par 2 leur valeur
commune pour z = 22.
Soient maintenant c' et " les racines de ( 1 ) pour une valeur quel-
conquez, distincte de zi et de z2 ; on demande de calculer la valeur de
(x' — x₁) (x" —- 2)
l'expression - et de vérifier que cette valeur ne dépend
(20' X2) (x' 201)
pas de z. (Ecole Navale, 1903. )
Si l'on considère les valeurs de x comme les abscisses des points d'une droite,
les deux racines de (1) qui correspondent à une même valeur de z définissent un
couple de points ; tous les couples qu'on obtient en faisant varier appar-
280
tiennent à une involution qui a pour points doubles les points qui correspondent
å z égal à %, et à 22. Le segment des points doubles est divisé harmoniquement
par deux points homologues quelconques ; c'est la vérification analytique de
cette propriété qui fait le fond de la question ci-dessus .
1125. Construire un triangle ABC connaissant les pieds des hauteurs
issues des sommets B, C et sachant que ces sommets se trouvent sur une
droite donnée .
QUESTIONS PROPOSÉES .
× 1447 . La somme des nombres respectivement figurés par 1999 , 199 ,
99, 89 et 7 n'est un carré parfait dans aucun système de numération . (La
base du système est supposée égale ou supérieure à 9, et le symbole 9
a sa valeur usuelle du système décimal . ) (PAULMIER . )
1448. Trouver le poids d'un onglet ellipsoïdal compris entre les
plans z = 0, y = 0 , y = tang ẞ, et la surface
1 = x² + y² + 12 + 2 cos a cos yxz
la densité en chaque point étant égale à
1
- x² sin² α — y² -
— c² sin² y
Les coordonnées sont rectangulaires . (GAUSS . )
x1449. Démontrer la relation suivante entre les angles A, B, C
d'un triangle :
(sin B sin C ― 2 cos A) (sin A sin C - 2 cos B) sin C
+ (sin A sin C - 2 cos B) (sin A sin B - 2 cos C) sin A
+ (sin A sin B - 2 cos C) (sin B sin C - 2 cos A) sin B
sin A sin B sin C.
(E. N. BARISIEN . )
1450. Soient a1 , a2 , ... ap les racines, supposées inégales de
l'équation
F (x) = A A, == 0.
+ A₁α -¹ + ... + Ap
Former l'équation différentielle à laquelle satisfait la fonction
-
y = C₁ (x — a₁) + С2 (∞ — A₂) ™ + ... + Cp(α - αp)" ,
où C₁ , C₁, ... Cp sont des constantes arbitraires .
Cas particulier de F (x) = x² - 1 . (BOUTIN. )
TABLE DES MATIÈRES (*).
ARITHMÉTIQUE ; ANALYSE INDÉTERMINÉE .
Pages.
*Sur un nouveau système de numération 92
*Théorème sur les nombres figurés ; par M. de Rocquigny 271
XQuestion 1398 ; solution par M. G. Verheugen • 78
Question 1385 ; solutions par MM . Emmerich , Plakhovo . 118
Question 1402 ; solution par M. Prange 213
ALGEBRE ET TRIGONOMÉTRIE.
*Théorie purement analytique des fonctions circulaires d'après Seidel
(P M.) . . 81 , 109, 129
XQuestion d'algèbre . 92
>Piège . 133
*Fonctions hyperboliques et trigonométrie lobatchefskienne (P. M. ) . C 241
XSur un système d'équations (J. N.) . 270
*Question 1359 ; solution par M. Emmerich 24
Question 1372 ; solution par M. Emmerich 25
XQuestion 1383 ; solutions par MM . Cristesco, Audibert, etc. 29
XQuestion 1377 ; solution par MM. Emmerich , Rius y Casas , etc. 96
XQuestion 1413 ; solution par M. Emmerich 181
XQuestion 1423 ; solution par M. Emmerich, Dalle , etc. 237
Question 357 ; solution par M. J. Neuberg • 274
*GÉOMÉTRIE ÉLÉMENTAIRE ; MÉTAGÉOMÉTRIE .
Généralisation d'un théorème de Ed . Lucas ; par M. A. Demoulin · 16
Prix académiques 59
Deux théorèmes sur la droite d'Euler ; par J. Neuberg. 60
Problème de géométrie ; par M. Lauvernay · 61
Sur une nouvelle définition du point de Lemoine ; par M. Barisien 112
(*) Rectifications , pp . 56, 80 , 184.
Les articles marqués d'une croix n'exigent pour être compris que la connais-
sance des mathématiques élémentaires .
282 --
Pages.
Exercices de mathématiques élémentaires ; par MM . Barisien et Weber · 131
Sur le quadrilatère inscrit dans un cercle ; par M. Barisien · 162
Sur la droite de Simson ; d'après M. V. Hioux • 167
Sur les triangles automédians ; par M. J. Déprez 196, 226, 245
Géométrie des êtres plans ; par M. De Tilly • 217
Sur le quadrilatère complet ; d'après M. A. Cikot • 270
Question 1387 ; solutions par MM . P. Bastin, Déprez, etc. 32, 134
Question 1368 ; solutions par MM . P. Bastin, Emmerich, etc. 50
Question 1316 ; solution par M. Emmerich 69
Question 1373 ; solutions par MM. Emmerich, P. Bastin 94
Question 1377 ; solution par M. Emmerich . 97
Question 1379 ; solutions par MM. J. Neuberg et Déprez 98
Question 1395 ; solution par MM. Bastin, Déprez, etc. . 100
Question 1392 ; solutions par MM. Rose , Déprez, etc. 120
Question 1399 , solution par M. Bastin . • 146
Question 1405 ; solution par MM . Bastin , Emmerich, etc. 178
Question 1391 ; solutions par MM. Bastin , Emmerich , etc. 205
Question 986 ; solution par MM . Déprez et Emmerich . 232
Question 973 ; solutions par MM . J. Neuberg et G. Césaro 253
Question 1418 ; solution par M. François . • 258
Question 1421 ; solution par MM . Emmerich et Barisien 259
Question 1379 ; solution par M. J. Neuberg . 276
COURBES ET SURFACES DU SECOND DEGRÉ ; GÉOMÉTRIE PROJECTIVE.
Notes de géométrie ; par M. H. Van Aubel 22
Relations entre deux systèmes d'axes ; par M. C. Servais . 41
La construction de Nicollic pour le problème de Halley ; par M. G. Fontenė 42
Sur les asymptotes des coniques ; par M. Ad . Mineur 44
Géométrie du triangle; par M. J. Déprez . 64
Notes de géométrie; par M. L. Casteels • · 84
Sur le centre de courbure des coniques ; par M. J. Rose 89
Sur les couples de triangles homologiques dont les sommets sont situés
sur six droites données ; par M. J. Neuberg · 105
Construction du centre de courbure de la parabole ; par MM . Barisien ,
Rose, Servais . 112, 165
Sur le complexe des axes d'une quadrique ; par M. Servais 185
Exercices de géométrie analytique ; par M. E. Barisien 193
Sur les triangles automédians ; par M. J. Déprez 196, 226, 245
Métaparallélisme et orthologie (J. N.) . 200
Sur un groupe de trois paraboles (J. N.) 249
Sur l'hyperbole de Feuerbach ; par M. Speckman 265
Question 1389 ; solution par MM. Verheugen, Andrien , etc. 38
Question 1390 ; solution par M. Cl . Servais 53
283 -
Pages.
Question 1382 ; solution par M. Stuyvaert. 74
Question 1397 ; solution par M. Audibert . 125
Question 1404 ; solution par M. Barisien • 149
Question 1353 ; solution par M. J. Déprez . 168
Question 1370 (nouvelle) ; solution par M. P. Bastin 171
Question 742 ; solution par un anonyme • · 230
Question 1033 ; solution par M. Emmerich • 235
Question 1411 ; solution par M. Emmerich 257
Question 1384; solution par M. Emmerich 277
COURBES ET SURFACES D'ORDRE SUPÉRIEUR.
Une leçon sur les cubiques gauches ; par M. Stuyvaert. · 5
Sur la définition générale des asymptotes (P. M.) • 46
La courbe horoptère ; par M. Stuyvaert • 153
Question 1380 ; solution par MM . Bastin et Emmerich . 26
Question 1388 ; solution par M. R. Van Cauwenberghe 36
Question 1376 ; solution par M. Déprez • 71
Question 1381 ; solution par M. P. Thonet • 72
Question 1382 ; solution par M. Stuyvaert 73
Question 1360 ; solutions par MM. Rose et Demoulin 93, 138
Question 1396 ; solution par M. Déprez • 101
Question 1394 ; solution par MM. Emmerich et Bastin . 123
Question 1386 ; solution par MM . Emmerich et Déprez 144
Question 1403 ; solution par M. P. Thonet . 174
Question 1352 ; solution par M. J. Rose • 204
Question 1406 ; solution par M. E. Weber . 278
CALCUL DIFFÉRENTIEL ; CALCUL INTÉGRAL ; THÉORIE DES SÉRIES .
Note sur quelques séries ; par M. A. Boutin . · 57
Intégration d'une équation différentielle du deuxième ordre ; par G. Piron-
dini . 91
Démonstration du théorème de J. Bernoulli. Sur une intégrale considérée
en calcul des probabilités ; par M. P. Mansion . Supplément pp . 1-24
Question 1140 ; solution par M. Couvert · 202
Question 882 ; solution par M. Hacken 230
Question 1437 ; solution par M. E. Cesáro . 238
Question 1438 ; solution par MM. E. Cesáro, Rose , etc. 260
BIBLIOGRAPHIE .
R. FRICKE. Diff. und Integral . Rechnung (J. N. ) . 19
M. STUYVAERT . Surfaces algébriques (Cl. S. ) 20
Annuaire du bureau des longitudes . 21
284 -
Pages.
E. ESTANAVE. Nomenclature des thèses 21
Abhandlungen zur Geschichte der math. Wiss . 47
E. GELIN. Résolution des problèmes. - Problèmes . 47
O. STOLZ u . GMEINER. Arithmetik . 48
R. BETTAZZI. Aritmetica . 48
A. CAPELLI. Aritmetica 48
G. PEANO. Aritmetica e Algebra . 48
P. BACHMANN. Zahlentheorie . 48
E. NETTO. Combinatorik . 48
E. BARDEY. Algebraische Aufgaben 49
SCHUSTER . Trigonometrie . Aufgaben 49
J. NEUBERG. Algèbre supérieure 49
C. ALASIA. Recente geometria 69
C. ALASIA. Complementi di geometria . 87
VERONESE e GAZZANIGA . Geometria . 87
A. FAIFOFER. Géométrie 87
H. MANDART. Trigonométrie (M. Stuyvaert) 87, 195
J. PIONCHON. Grandeurs géométriques . 87
APPELL et CHAPPUIS . Mécanique 87, 113
88, 116
G. LORIA. Spezielle ebene Kurven
C. GUICHARD . Géométrie. Compléments (J. N.) 136
E. PASCAL. Calcolo infinitesimale (P. M. ) . · 137
G. VIVANTI. Complementi di matematica (P. M. ) 137
L. KIEPERT. Differential Rechnung • 138
CH. DE LA VALLÉE POUSSIN. Analyse infinitésimale . 138
F. KLEIN. Principen der D. u. I. Rechnung . 138
GODEFROY. Séries 196
ED. FOUET. Fonctions analytiques . 196
J. et P. TANNERY . Notions de mathématiques (J. N.) 250
BAUER . Algebra . 251
MÜLLER U. PIETZKER. Rechenbuch . 252
CH. MICHEL. Mécanique 252
MÜLLER et PRESSLER. Projektionslehre (J. N.) 253
J. RICHARD . Philosophie des mathématiques (P. M.) 272
E. DELSOL. Principes de géométrie (P. M.) . 273
L.-J. DELAPORTE. Géométries non euclidiennes (P. M. ) 273
QUESTIONS D'EXAMEN.
Questions 1078-1081 , 1082-1087 , 1088-1096, 1097-1104, 1105-1109 , 1110-1116 , 1117-
1123, 1124-1125 : pages 54, 79, 101 , 126, 183, 214, 262, 279.
École polytechnique de Paris . Concours d'admission en 1903 . • -151
Question de géométrie analytique. Concours général de 1903, Belgique • 239
- 285 -
SUPPLÉMENT .
Démonstration du théorème de Jacques Bernoulli ; Sur une intégrale considérée
en calcul des probabilités ; par P. Mansion . page 1-24
QUESTIONS .
Solutions de questions posées dans les deux premières séries .
(1) IV (2 )..IV
357 15 . 274 973 216 • 253
986 263 222
232
(2) I
742 . 240 230 (2) V
1033 . 215 235
(2) III (2) VII
882 240 . • 230 1140 . 237 • 202
Questions résolues et non résolues des tomes I, II et III de la
troisième série .
NR Non résolue .
Tome I
POSÉE RÉSOLUE POSÉE RÉSOLUE
1311 88 NR 1338 240 NR
1313 88 NR X1339 240
*1316 • · 112 69 1344 264
1335 215
Tome II
POSÉE RÉSOLUE POSÉE RÉSOLUE
1352 32 204 1382 184 . 74
1357 56 X1383 216 29
X1359 56 24 1384 216 · 277
1360 56 93, 138 1385 216 • • 118
1363 80 168 1386 216 144
1365 104 NR 1387 216 32, 134
*1368 104 50 1388 216 36
1370(nouvelle) . 240 171 1389 240 38
1371 . 128 NR 1390 240 53
*1372 128 25 1391 240 205
X1873 152 94 1392 240 120
1374 152 1393 264
×1375 152 96 1394 264 123
1376 152 71 *1395 264 100
X1377 184 97 X1396 264 101
1378 184 • NR 1397 280 125
*1379 184 98, 276 1398 280 78
1380 • • 184 26 1399 280 146
1381 184 72 1400 280 • NR
286
Tome III
POSÉE RÉSOLUE POSÉE RÉSOLUE
1401 • 40 1426 • 152
*1402 • 40 · 213 1427 184
1403 40 • • 174 1428 184
1404 40 • · 149 1429 184
×1405 40 • 178 X1430 184
1406 40 278 1431 215
1407 56 1432 216
1408 56 1433 216
1409 56 x1434 216
×1410 56 1435 216
1411 80 257 X1436 216
X1412 80 1437 216 238
×1413 80 181 1438 216 260
1414 80 1439 240
1415 = 1393 104 1440 -240
1415bis 128 1441 240
1416 104 ×1442 240
1417.. 104 1443 261
*1418 104 . • 258 1414 264
1419 128 1445 264
1420 128 1446 264
×1421 128 259 ×1447 280 NR
1422 128 1448 280 NR
x1423 152 237 ×1449 280 NR
1424 • 152 1450 280 . NR
1425 152
Questions des deux premières séries résolues , mais non publiées.
(I-X) 95, 353, 597. ( XI-XX) 892bis, 953, 1046 , 1057, 1079, 1087, 1101 , 1107, 1177,
1275, 1287.
Questions non résolues des deux premières séries.
(I-X) 513, 598. ( XI-XX) . 778, 825, 876 , 905, 1133, 1147 , 1179 , 1220 , 1225 , 1228, 1233,
1240, 1246, 1247, 1271 , 1297.
TABLE DES NOMS .
(Cette table ne renferme pas tous les noms cités dans les comptes-rendus
d'ouvrages) .
Abramescu , 261. Barisien , 38, 54, 56, 72, 79, 80, 92, 101 ,
Alasia, 69, 87. 112 , 122, 132, 146, 149 , 152 , 162, 168,
Andrien, 38, 40, 53, 56, 216 , 278. 178, 182, 193, 202, 214, 215, 216 , 240,
Anonyme, 230. 257, 264, 279 , 280.
Apollonius, 89. Bastin, 27, 32, 38 , 51 , 71 , 72, 94, 97,
Appell, 88, 113. 100, 101 , 123, 148, 151 , 171 , 178 , 205,
Audibert, 31 , 125, 158 , 259, 279. 259.
Bachmann, 48. Bauer, 251.
Bardey, 49, 127, 252. Bertrand (J.) , 272.
287
Bettazzi, 48. Gascó, 241 .
Biddle, 126. Gatti , 263.
Björno, 47. Gauss, 280.
Bolyai, 272. Gelin, 47 .
Bopp, 47. Gmeiner, 48.
Bosmans , S. J. , 116. Gob, 40, 56, 80 , 128 , 140 , 149, 257.
Boutin, 57, 128 , 144, 265, 280 . Godefroy , 196.
Brocard, 96 , 104, 118, 198 , 201 , 227, 240. Greenstreet, 230 .
Buysens, 158. Guichard , 136.
C (A. ) , 134, 173, 240. Hacken, 230.
Cadenat, 92. Halley, 42.
Candido , 102. Haton de la Goupillière , 57.
Canon, 39. Haussner , 237.
Capelli , 48. Helmholtz , 153.
Caronnet, 177. Hervey, 61 .
Casteels , 84. Hioux, 268.
Catalan, 57, 257. Hire ( De la) , 42.
Cay (M') , 265, Housel, 43.
Chappuis, 88, 113. Janne, 261 .
Chasles, 15, 18, 227. Jeřabeck, 158.
Cesaro (E.), 96 , 204 , 230 , 238,267,274,277 . | Joachimesco , 126 .
Cesaro (G ), 255. Joachimsthal , 192.
Cikot, 270. Kempe, 273.
Claeys , 39, 239, 261 . Kiepert, 138, 198, 227, 285.
Clebsch , 15 . Klein (F. ) , 20 , 138, 153 .
Collette , 93, 138, 143. Konigs , 185, 272.
Couvert, 29, 101 , 128, 202. Laisant, 230.
Cremona , 15. Lancia, 263.
Cristesco (V. ), 29, 32, 104, 134. Lauvernay , 61 .
Dalle, 38 , 237. Leboucq, 38.
Degueldre, 166. Legendre , 219.
Delahaye, 33, 88, 100. Lemoine. 59. 68, 100 , 112 , 198, 217.
Delambre, 237. Lez, 31 , 91 , 100, 101 , 122, 238, 257.
Delaporte, 273. Lindemann, 15 .
Delsol, 273. Lobatchefsky, 218, 272.
Demoulin, 16, 40, 139, 152, 174, 178 , Longchamps (G. de) , 226.
216 , 238, 240, 260, 262, 261. Loria (Gino ), 88, 116.
Déprez, 22, 27 , 29, 33, 38, 52, 64, 71 , 96, Lucas, 16 , 57.
99, 100, 101 , 104, 120, 123, 144, 169 , Ludwig, 153.
196, 205, 215, 226, 232, 245. Mac-Alister-Loup, 120 .
Desprets , 237. Mac-Leod , 127.
De Tilly, 217. Malengreau, 32, 38, 74.
Drach, 15. Mandart, 78, 87, 195, 214, 265.
Droz Farny, 237. Mansion , 47 , 84, 112, 131 , 137, 204, 217,
Duran Loriga, 201 . 245, 272, 273.
Emmerich, 24, 25, 27 , 32, 33, 38, 50 , 69, Massau, 36.
78, 94, 97, 100, 101 , 118 , 120 , 123, 144, Michel , 252.
146, 178, 181 , 205, 232, 235, 237, 238, Mineur, 44.
257, 259, 277, 279. Mirea ( St. N. ) , 40 , 54, 184.
Estanave, 21 . Moebius, 5 .
Euclide, 60 , 218, 227. Müller (C. H. ) , 253 .
Faifofer , 87. Müller (Conradt) , 138 .
Feuerbach , 202, 265. Müller-Kutnewsky, 252.
Fontené, 42. Netto , 48 .
Fouet, 196. Neuberg, 20 , 36, 40 , 49, 52, 53, 56, 61,
François, 38, 258. 68, 69, 74, 80, 99, 103, 104, 105, 136,
Frégier, 193. 137, 146 , 149, 151 , 152 , 167, 174, 178,
Fricke, 19 . 184, 196 , 201 , 205, 216 , 250, 251 , 252,
Fuhrmann, 50, 265. 253, 256, 258, 265, 276.
- 288
Newton, 42. Schur , 153.
Nicollic , 42. Seidel, 81 , 109.
Ocagne (d') , 59. Servais, 15, 21 , 23, 41, 53, 168, 171 , 185,
Ots, 180, 182. Simson, 167, 199.
Pascal (E. ) , 137, Sondat, 52.
Pasquier , 116. Soons, 71 , 94.
Paulmier, 118, 128, 280. Speckman , 265.
Peano, 48. Staudt (von) , 15.
Pesci , 152 , 237. Steiner, 158, 199, 226.
Petit-Bois , 36. Stolz, 48.
Pietzker, 49, 127, 252 , Sturm ( R. ) , 15, 21 .
Pionchon , 87. Stuyvaert, 5, 20, 74 , 105, 153, 184. 195.
Pirondini , 91. Suter, 47.
Plakhovo, 100, 119 , 120 , 182, 238 , 259. Tannery (J. ), 138, 250.
Poincaré, 272. Tannery (P. ) , 250.
Popovici, 216. Tarry, 199, 217.
Prange, 32, 182, 213, Thonet, 72, 174.
Presler, 253. Thiry, 120.
Retali, 71 . Tisserand , 274.
Reye, 16, 21 , 185. Tucker, 100, 232, 235.
Richard , 272. Vallée-Poussin (de la) , 138.
Riemann, 196. Van Aubel (H. ) , 22, 201 .
Ripert, 97, 171 . Van Cauwenberghe , 36 .
Rius y Casas, 31 , 97. Van Rijn, 237 , 259.
Rocquigny (de) , 113, 264, 271 . Verheugen, 32, 38, 78, 97, 151 .
Rose, 32, 38, 54, 71 , 74, 89, 93, 99, 101 , Verniory, 276.
120, 151 , 168, 204, 239, 261 . Veronese, 87.
Salmon , 15 . Vivanti , 137 .
Sauerbeck, 47. Wasteels , 256 .
Savary, 231 . Weber (Emile ) , 133, 180, 259.
Scheffers . 176 . Weierstrass , 196.
Schröter, 15, 276. Zeeman Gz. , 60.
DÉMONSTRATION
DU
THÉORÈME DE JACQUES BERNOULLI
PAR
P. MANSION
Professeur à l'Université de Gand
THÉORÈME. La somme P des valeurs de Tm = C*upm qm, où m est
compris entre up — µl, µp + µl, µ étant égal à m + n et au moins
égal à dix, p et q des quantités positives telles que p + q = 1, pq,
1 1
l'inférieur ou égal à 2 2, μ Σ e , est supérieure à
q ,
T
t2 dt - 3 μ
T =ι 2
2pq
et a l'unité pour limite quand µ croît indéfiniment (*).
(*) Nous avons publié une esquisse de la présente démonstration dans les
AKTEN DES FÜNFTEN INTERNATIONALEN KONGRESSES KATHOLISCHER GELEHRTEN ZU
München von 24. bis 28. september 1900 (München, 1901 , Herder und Co.)
pp. 427 et 428. Laplace ( Théorie analytique des probabilités, Livre II, nº 16,
pp. 275-284 de la troisième édition) donne des limites plus rapprochées que les
nôtres, mais il n'a pas vraiment évalué les termes qu'il néglige. Il se contente de
dire (p. 279) : Il serait facile, par l'analyse précédente, d'avoir égard aux termes
de l'ordre et des ordres supérieurs „ . En réalité, ce n'est pas du tout facile.
Le produit mn des deux quantités m et n , dont la somme est la
constante μ , est d'autant plus petit que m -- noun- m est plus
grand. La valeur la plus petite de mn correspondra donc à l'une ou
l'autre des valeurs extrêmes que peuvent prendre m et n, savoir,
-
au plus, upµl, µð — µl pour m , µq - — µl, µq + µl pour n . Or
= με
(up + μl) (µg — μl) — µ² [pq — (p − q) l — l²] ,
- -
(up — µl) (µg + µl) = µ² [pq + (p − q) 7 -
— l²] .
Le produit 12mn est donc égal ou supérieur à
-
12 (up + μl) (uq — µl) = 12µ² (p + l) (q — 1).
Le produit 12 (p + 1) (q -1) est aussi d'autant plus petit que
la différence pq + 27 entre les deux facteurs pl, q - l
est plus grande . Or, la plus grande valeur que puisse prendre l est
1
29. Par suite,
1 1
12 (p + l) (q −- ) ≤ 12
12 ((p
p +
+ 2 4) (29)
3 (1p) q > 3. 2p. q = 6pq.
On a donc
μ μ 1
1 1
12mn 12μ (p + 1) (q — 1) 6μpq
et enfin
1 1
Im >
Tut tm•
π μια 6μρα,
3. On a tup + 1 < tup ou 1. En effet, posons, en général,
tm - u
9
m n
и
* = (m + 1 ) log (1 ) + ( n + 1 ) log (мя) .
20
-
Si l'on fait
m = μp + x, n = μα X,
on a
x X
u = μp + μα - -
µp
[ + x + )
1 1log ( 1+ (µg — x + 1) 10g ( 1
= (up t (1 up мя
Pour x = 1 , on trouve
- -
up + 3 ) log μα
u, − (μp 108 ( 1 + 1 ) + ( µg − 1 ) 108 ( 1 − 1 ) ,
et, d'après les inégalités (3) et (4),
3 1 1 1
- -
κι > μ +2 uq 2 +
up 2u2p2 μα ―
2µ³q² (1.
に
3 - 1 3 1 1 1 1
1 + - 1+
+
2up Ωμη 2uq 2 (ug - 1 ) 4μg (ug - 1)
1 3 1 1
= ― 2 2 - - 1)
με 4μα (μα
3 1 1 1 1
= 1 - + -- ·
4μp up 4μ p q (uq
1
D'après ( 10) , up est supérieur à 1 , et 1 - est positif. On a
up
aussi
1 1
- 0.
――
Ρ 9 (uq 1)
En effet, d'après (10) encore, µg - 1 est positif. La précédente
inégalité peut donc s'écrire successivement
- - µq² — p − q = 0,
q (µg 1 ) — p ≤ 0,
μq² = 1,
6
ce qui est conforme à l'une des hypothèses de l'énoncé du
théorème.
On a donc
u , > 0, e-" < 1 , ou tup + 1 < tup.
4. La fonction tup + x a un seul maximum, soit pour x = 0,
soit pour une valeur comprise entre x = 0 et x = p. De l'égalité
x
и =
1/2 ) + ( μα
up + x + 1 ) log ( 1 + μη µg − x + 1) log ( 1 μα
on déduit, par dérivation,
X 1
u' = log 1+ ―
08 ( 1 + 1 ) — log ( 1 − μα
1 ,) + 2 x μα
1 ( p +3-12-3).
1 1 1 1 1 1
u" - 1 + 1
μp + x 2 μp + x μq X 2 μη X
1
Six est positif, même pour x =μl et l = 19, 2 (ug - - x)
=·2μg - µg µq est égal ou supérieur à 2 ; donc u" est une
μα
quantité positive. Si x est négatif, même pour sa valeur extrême,
X= με —— 1 μα,
2 µg , 2 (up + x) = 2µp — µq est égal ou supé-
rieur à µp, lui-même égal ou supérieur à 2 d'après ( 10) ; donc
u" est encore une quantité positive. Par suite, u' est une fonction
croissante .
Si p = q = 1 , pour x = 0, u' = 0 ; u' , qui croît sans cesse ,
passe donc du négatif au positif pour x = 0 ; u a son minimum en
X = 0, et tup = a sa valeur maxima, savoir 1 , aussi pour
X com 0.
Si p est supérieur à q, on a, pour x = 0,
1
u' = - < 0.
με μα,
-
Pour x = p , on trouve après quelques transformations,
1 1 1
u' = + -
log ( 1 + μα μp + p uq -P
Donc, d'après (3),
1 1 1 1 1 1
u' > + 2 0.
- 2 μp + p
2 μα P up + p мя P
Ainsi u ' passe du négatif au positif, quand x varie de 0 à p ; u a
donc un minimum et tup +x - e-", un maximum pour une valeur
X de x comprise entre 0 et p.
REMARQUE (*). La valeur maxima de tup + x est inférieure à Ve,
supérieure à 1 , quand p est > q. En effet, la valeur minima de u,
correspondant à x = X, s'obtiendrait en éliminant X entre les
relations
X
Uminima
(up + X + 1 ) log ( 1+ up
X
+ μα ― x + 1) log (1 -
μα
X
u's = 0 - log (1 +
1) - log (1 μα)
1 1
+ 2 X - 19
47 + 8
1 (~ -
μα = X
8)⋅
L'élimination complète est impraticable, mais en éliminant
X
log 1 - entre les équations, il vient
μα
X
Uminima (µp + 1) log ( 1 + up
12
1 1
1-114 2 (uq x + 3
1/1
)) - X up + X
мя
1 1 1
- x + 1/12 •
121
мя )
мя -- X up + X
(*) La démonstration du théorème de Bernoulli ne repose nullement sur
cette remarque curieuse, mais, comme on le voit, assez difficile à démontrer.
-- 8 -
Je dis que l'on a
1 1
― X < 1.
мя x + 1/2:) (ug ―+ X
up + X
En effet, cette inégalité , après quelques transformations, devient
up + 4µgX + 2X ( 1 — X) < 2µ³q² + µq.
On a uq² 1 , ou µq² = 1a, a étant positif ou nul ; X < p
a pour conséquence 4µqX < 4µpg < 4u. 1 ou μ, et, par suite,
=μẞ, ẞ B étant positif; X ( 1X) est inférieure à 10 ou
4uqX
1
de la forme r, r étant positif. L'inégalité à vérifier peut
4
s'écrire
μp + μ − B / − 2r < 2µ ( 1 + a ) + µg,
1
B + 1/2
c'est-à-dire
2 < 2µg + 2µa + B + 2r.
Mais on a, d'après la formule ( 10), µg 2. Donc l'inégalité devient
1
2 < 4 + 2μa + B + 2r ,
laquelle est évidente .
1
Il en résulte que la valeur minima de u surpasse la
29
1
valeur maxima de — u est inférieure à ½ , et , par suite, celle de
2
tup+x est inférieure à Ve.
Dans le cas actuel où u est > q, elle surpasse d'ailleurs tup ou 1,
puisque X n'est pas nul.
5. Transformation de la somme des tm et des Tm. Si up est
entier, les valeurs de m à considérer dans P =
-ST,
m sont, E(x)
désignant le plus grand entier contenu dans x,
up + 1, UP +2 , μp + E(μl)
up et
με - 1,
. μη - 2, 9 up E(ul)
Dans ce cas ,
x = E (μl) x = E (µl)
Stm =
·tμp +xS= 1 [ tup+ x + tup - x] > x S
=1 [ tμp + x + tμp - x] .
Si up n'est pas entier, il y aura entre up et up + 1 un seul
entier r. On aura
t, > tup +1,
puisque la fonction tup +x a sa valeur minima , pour x = 1 , dans
l'intervalle de x = 0, à x = 1 , d'après les nos 3 et 4.
On devra donc donner à m les valeurs
( r + 1, r +2, r + 3, etc.
r et
r — 1, r - 2, r ―― 3, etc.
comprises entre up - ul, up + µl.
La fonction t décroît de part et d'autre à partir de sa valeur
maxima comprise entre et tup +pi donc
tr - 1 > tup - 1 , tp > tup + 1 ,
tr_2 > tup — 2, tr+ 1 > tup+ 2,
tr_3 > tup--3 ' etc. tr+2 > tup + 3 , etc.
Par suite, la somme de tous les tm à considérer sera supérieure à
x = E (μl)
S
x=1 [ tμp+x + tup - x] ·
On a donc aussi
1 1 Stm
P > -
[ 6μρα 2π μια
1 1 x =E (μl)
- S
6μρα 2πμρα [tμp + x + tμp - x]·
=1
― 10 -
6. Transformation de la dernière somme. Posons
y3x = tμp+xx tμp-
La moyenne arithmétique de deux quantités est supérieure ou
égale à leur moyenne géométrique (*) . On a donc
μπ - x24x1
up x + tμp
tμp+
J 1 2 x= E (μl)
P1 - S Yx .
6μα V 2π μια « Ξ1
Soit
y
de sorte que
)+ (
| dr) =
v -
µp + x + 1) log ( 1+ μp +11)
up — x + log (( 11
) log )
х
-
+
+ ( Mq
µg +
+ x
x++-11) uq − x + 1) 10g ( 1
) log (( 11 +
+ μα
1)) + (μg (1 μα)
On trouve, en dérivant deux fois par rapport à x,
x 1 1
v' - log 1
log ( 1+ + μη -X
up up 2 μp + x
X X 1 1
+ log ( 1+ log 1 — -
μη uq + 32 μg+x μα ― X
1 1 1 1 1 1
v" :- + - x
up + x μη 2 (µp + x)² 2 (up - x)²
1 1 1 1 1 1
+ -
μq + x + μα - x 2 (µg + x) ² 2 (µq — x)² °
(*) Nous avons déjà fait connaître cette transformation dans les ANNALES DE
LA SOCIÉTÉ SCIEntifique de BruXELLES, 1892, t. XVI, 1re partie, pp. 85-87, ou
dans nos Mélanges mathématiques ( 1883-1898), pp. 79-80.
- 11
La dérivée v" est inférieure au second membre où l'on ne laisse
que les termes positifs. On a donc
1 1 1 1
びく + + +
μp + x μη X μq + x - X
μα
2μp 2uq
+
µ²ð² — x² µ²q² -
—x²
Or
21
2μη 1 2 x4
-
μέρε x² με 1 x2 up 1+ MED
μέρε ++
μέρε ...]
μερα
2 2x2 x2 204
+ 1 + + •
up μέρε μέρε μέρα + ...]
Puisque x a tout au plus la valeur μl égale ou inférieure à
2 up,
x2 1
de sorte que est égale ou inférieure à , on a
μέρε
2μp 2 2x² 1 1 2 8x2
+ 1+ + 16 + = +
µ²р². x² με 4 μη 3 μέρε
De même,
2μg 8 x²
IM
+ 3
µ³q² — x² μα µ³q³ °
Par suite ,
2 2 8 x² 8 x² 2
v" + + + + 8 x² (p³ + q³) ,
up μα 3 μέρε μια 3 uზები 8
et, puisque på + q³ est inférieur à (p + q)³ = 1 ,
2 8 x2
′ <
ひ +
μια 3 µ³µ³q³
- 12 -
On déduit de là, en intégrant deux fois de 0 à x,
2x 8 x3 x2 2 x4
v' < + 9 v <
μια μια +5
puis,
x² 1 x4
ვ.ვ.
2μpq
ง x2 1 х4
Yx = е > e 2µpq 9 µ³µ³q³ ,
et, d'après (5),
Yx Zx
si l'on pose
x2
1 X4
Zx = e 2μpq 1 -
9 μέρη
Si l'on introduit ≈ à la place de y dans l'inégalité relative à P
donnée au début de ce numéro , elle devient
1 2 * = μί
P > 1
1 S 2x.
6μρα, 2πμρ9
-1
Pour x ==
0, 201 ; pour x croissant, 2 décroît. On a donc ,
d'après la formule (9), en observant d'ailleurs que E(ul) + 1
surpasse ul,
x== E (μl) E (μl) + 1 μι
20 + S 2x zx dx > zx dx ,
x =1
μι
x =E (µl)
SZx Zx dx ---
x =1 (“ 2, dr — 1 .
Donc enfin
μι
1 2
P > zx dx -
[1 - S upαy
6μρ 2π upα
in μι g -1).
- 13 -
7. Première estimation de la limite inférieure de P. On a
μι μι x2
1 x4
2:2 dx e 2up ( 1 - dx
- (1 9
μι x2 x2
1 x4
e 2µpq dx e 2μpq dx.
9 µ³µ³q³
-IS
Posons
x2 μεζε
= t2, - Tou T == 1, μ
2μpq 2μpq 2pq
La première intégrale du second membre de la dernière égalité
deviendra
V2μpq e dt.
La seconde prendra la forme
4
tª dt,
9μpq √24pq S
Şo
et est égale, d'après la formule (8) , à
4 3 1 ν 2π μια .
V2μpq • 8 V π = 16
9upq μια
Donc enfin
μι T
1 2π μрq
zxdx2upq dt -
Šade 5. μpq
Il en résulte, pour P, d'après la dernière formule du nº 6, la
relation
1 2 1 2
P > - dt
[1 6μρα ινπ 3upq 2π μια
14 --
et, à fortiori,
T
2 1 1 2
P > dt - dt -
Π 6μμα Υπ 3μρα
0
Or, on a
∞
e dt < dt = 1.
0 Υπ 0
Donc enfin ,
1 1
P > dt
6μρα 3μpq 2π μια
ou
T 2
1
P > dt -
Σμρα 2π μια
8. Seconde estimation de la limite inférieure de P. Si µ est au
moins égal à 10, on a
1 1
2μpq 2π μια
En effet, cette inégalité équivaut à la suivante :
π < 2µрq.
-
Or, d'après ( 10), µg = 2 + d , d étant positif ou nul, p = 1 — q
2+8
1 . Par suite, l'inégalité à vérifier devient
μ
= 2+8 2+
■ < 2 (2 + d ) ( 1 − 2 + 5 ) — 2u. 2 + (1 - 2 +
μ 5) .
μ
Le produit du second membre est minimum quand les deux
derniers facteurs diffèrent le plus possible. La différence entre ces
- 15 ―
2+ 8
deux facteurs est 1 ― 2 dont la valeur maxima correspond
μ
2 2
à d- 0. Alors q = 9 =1 - et l'on a
μ
2μpq = 41 - ·
(1
Cette dernière expression, pour μ10 (hypothèse dont nous
ne nous servons qu'ici) a une valeur égale ou supérieure à
2 1
ou 3 , donc supérieure à π. On a donc
4 (1 – 10 5
1 1
2μpq 2πμρα
et, par suite, la dernière inégalité du nº précédent donne
2 3
P > dt
V2μpq
9. Théorème de Jacques Bernoulli. On a évidemment
- 1.
P < (p + q)μ
Pour μ croissant indéfiniment, T croît aussi indéfiniment ; on
déduit des inégalités
T 12 3
1 >P > e dt
0 √2μpq
pour μ =
2
lim P = e dt =- 1 ,
Υπ 50
c'est-à-dire le théorème de Jacques Bernoulli.
- 16 -
Note sur la valeur approchée de tµp ± x
Dans les traités de Calcul des probabilités, on admet que l'on a
très approximativement, pour de grandes valeurs de μ,
x2
tμp+x = = 2upg
tup- x
Nous allons chercher une limite supérieure et une limite infé-
rieure de ces expressions afin de voir jusqu'à quel point est justi-
fiée l'approximation dont il vient d'être question.
x X
· Les valeurs extrêmes
1. Limites de ( 1++ up
1) + ( 1 + μα,
1) +
х x 1
de 9 sont o et cette dernière valeur correspondant au
up μα 2'
cas où 2x = p = 9 - 21. Cherchons quelle valeur on peut don-
ner à jet k dans la double égalité
1 -· je = ( 1 + e) ¯¹ ≤ 1 — ke
1
Є, quantité inférieure ou égale à représentant ou G
|
2' μη Ազ
La première inégalité devient successivement
-
1 − ( 1 + €) ( 1 − 2je + j³é³ ) = 1 + € ( 1 − 2j) + € ² (− 2 j + j³ ) + j²e³
-
01 − 2j + je (− 2 + j) + j²e² — 1 — 2j — je (2 — j — je) .
On voit d'abord que j ne peut surpasser 1. La valeur minima
du second membre, pour une valeur donnée de j , correspond à
la valeur maxima de je (2 — j— je) , laquelle s'obtient en don-
1
nant à e sa valeur maxima གྭ་ L'inégalité devient alors
3
―
0 ≥ 1 — 2j — ¹j (
(2 3j + ₁j² .
2 — j − 1j) — 1
1
On peut supposer j même un peu plus grand .
3' ou
17 -
La seconde inégalité devient de même
1 = (1 + €) (1 − k€)² = 1 + € ( 1 − 2k) + €² ( − 2k + k²) + k²€³ ,
01 - 2k ― ke (2 - k - ke).
Si l'on fait k = , l'inégalité est vérifiée pour toutes les valeurs
1 1
de e de 0 à
à ; pour k < ½
2', l'inégalité n'est plus vérifiée quand e
1
est très petit. La valeur k = est donc la plus petite que l'on
puisse donner à k.
Nous écrirons donc
1 -·
1
1 12
€ = ( 1 + €)
59
112
1 x x 1 x
1 ----- 1 + 1
3 up μη μη
1 x X 1 x
1 51 -
3 μα ( 1+ μα 2 μη
II. Limites de (1 ) , (1 ) On trouve , de même ,
par les calculs élémentaires que nous supprimons . pour abréger,
5 1
1 + - e)
= (1 − 1+
2 E,
5 x x 1 x
51+
1 + 6μ up 2 με
5 x X 1 x
1 + 1 - 51+
6 μα 2 μα
х
III . Limites de w₁ - (up + x) log ( 1+ + (up - x).
μα
2
18 ―
x
log 1 x étant nul ou positif. On trouve, pour les dérivées
μα
première et seconde de w₁ ,
X
wi log ( 1+ -log (1
up μα),
1 1
w" + -
μη + α μα X
Or
1 1 1 1 X x²
1 +
up + x με 1 + х up up μp (up + x)
up
1 x X2
= +
με μέρε μ²р² (μp + x)
1
Mais up est compris entre up et up
2 up ; donc
1 1 X x2
< +
μp + x up μέρε μέρα
1 1 Xx 2 x2
+
μp + x up μέρε 3 μέρε
De même ,
1 X x²
+ +
μα x μα μ²q² (µg - x)
1
L'expression uq - est comprise entre uq- 2 uq et µg; done
1 1 х x2
< + +2
μα x мя μ2q2 мада
µ³q³¹
1 1 X x2
uq- X uq + μ'α + µ³ ³
De ces diverses inégalités , on tire
1 x x² 1 X x2
w" < + + + +2
up μέρα µ³q³ μα μ²q² µ³q³
1 x2 x2
+ (p q) + (2p + q³) ;
μpq µ²p²q²
- 19 -
2 x2
X 1 x x2
wi + + + +
up μέρε 3 u³ μα µ³q² μηδ
1 X x2 2
-
+ (p − q) + p³ +
μια μέρη" марадз
On déduit de là, en intégrant deux fois de 0 à x, w₁ et w, étant
nuls pour x = 0,
x2 x3 X4
w₁ < + (p . q) + u
2μpq 6μ2p2q2 12 *p *q= (2p* + q*) ;
x³ x4 2
W1 + (p − q) + p³ + 3 ივ
2μpq 6μ2p2q2 12µ³µ³q³
X
IV. Limites de w₂ = (up -
x) log 1 + ( qt ).
up
x
log 1 + 9 x étant positif. On trouve de même, en changeant
μα
p en q et q en p, dans les calculs précédents ,
x2 x4
W2 (p g) + (p³ + 2q³) ;
2μpq 6µ³p²q² 12µ³µ³q³
x2 x3 X04
w' 2 -
2μpq
(p − q) +
12µ³p3q3 p3 + ga).
6μερ?q
V. Limites de tup +x , tup - x . On a d'abord
х -μp + q— 1 x \ — up -q -
tμp + x = 1+ 1 -
μη μα
x w1
= 1 +
up μα
Par suite, d'après I , II, III ,
1 x X
tup -X
-- 1 +
3 μμ, 6 με
x2 x3 X4
(p - g) 12µ³p3q3 (2 ²+
Хе 2μpq 6μ2p2q2 (23 + 2393)
1 x 1 X
1 +
> (1 2 up. 2 μα,
x2 x2 x4
(p − q) (2p³ + g³) .
Хе Qupq 6μ²p²q 12µ³p3q3
--- 20 -
De même ,
X x \ — up -q -1
tup - x 1+
up μα,
X X 12
= 1 - 1+ e
up μα
Par conséquent, d'après I , II, IV,
5 x -
tup -X 6 ) ( 3 μα)
(1 + 1 (1 −1
x2 x3
+ (p q)
хе 2μpq 6μ2p2q2 12µ³p³q³ (3 p² +9³)
1 x 1 x
1 + 1 -
2 μη 2 μα
32 x3 204
+ (p − q) - (p³ + 2q³)
хе Диом 6μ2p2q2 12µ³µ³q³
VI. Conclusion. On voit d'après ces calculs combien il est diffi-
cile de justifier la formule classique
x2
2μpq .
= e
tμp ± x =
X X
Pour qu'elle soit admissible, il faut supposer : 1º très petits
μη μα
ιι
comparés à l'unité, c'est-à-dire que - soient des fractions très
p q
x2
petites puisque x peut prendre la valeur extrême μl ; 2º doit
μ²p2q2
x2 X
être très petit comparé à 9 ou comparé à 1 , c'est- à- dire
upq μpq
que doit aussi être une fraction très petite.
pq
En résumé, comme la seconde condition implique la première ,
on doit supposer / très petit par rapport à pq.
- 21
Sur une intégrale considérée en calcul des probabilités
On peut trouver une valeur approchée de l'expression
m
+1 1
μ
Р = 2m (1 -
— 2)" dz : (1-2)" dz,
m
de la manière suivante. Posons pour abréger ,
m
p
* == 1 -- Р =
q
puis, faisons dans la première intégrale,
2 - p + x, 1 - 2 ― x.
Cette intégrale deviendra
+1 +1
X m n
(p + x)" (g- x)" dx = p" q" 1 + 1 dx.
q
Pour fixer les idées, nous supposons / tout au plus égal à la
moitié de q et p égal ou supérieur à q.
On a, comme on sait ,
X m -
n m n
--
(1 + P
1)™" (1 − 1 )˜¯ + (1 − 1 )" (1 + ;
)"
x2 m n
2 1 1 ―
qa
= 2
2pe up log ( 1 )+ ug log (1 ).
Or, si a est inférieur à l'unité,
a²
l ( 1 − a) > - α 2 (1
a)
- 22 -
Donc
x2
1 up log ( 1203
2 ) + 1 μg log ( 1
p²
surpasse
1 x4 x2 X4
-
2 up + 9 μα
92 --
p)
2p¹ (1-2 29+ (1
μχ MOCA μχ2 Мах
2p 4p (p² - x²) 2q 4q (q² — x²)
Мах μχ4 1 1
= ―
2pq 4 { p ―
x (p² —= x²)
25) + q (q² = 25) })
On a
1 1
' (p² -
p x²) + q ( q² -
= 2º) -—— 2º)
p³ + g³ -- x2 1
Pq (p² x²) (q² - x²) pq (p² — 1²) (9² — 1º) ·
Par conséquent, on a
m Маха μ.χ.
n 2
> e 2pq e 4pq (1)² -
— 1²) (g² — 1²)
p² q2
α
et, puisque e est > 1 α,
Моха
x2\ m x2 \n
2pq 1 MX4
1 > e
( q 4pq (p² — l²) (q² — 1²),
Il en résulte que l'on a
+1 Mx2
Моха
pmqn e 2pq dx
P> し 4pq (p² — 1²) (q² — l²),
zm ( 1 − 2)" dz
L'intégrale eulérienne du dénominateur est égale à
[ ( m + 1 ) 5 ( n + 1 ) - 1. 2. 3. ... m . 1. 2. ... n 1
(μ + 2) 1. 2. 3. ... μ 1
- 23
Posons dans l'intégrale du numérateur,
M.x2 = μ
T =
2pq 2pq
elle deviendra
T
2pq - pq
dt 1 t2
μ -T µ (p² — 1²) (q² – - 12)
supérieure à
+T •+∞0
pq t2 12pq pq
e dt ― t dt.
VEN S µ µ (p² — 1²) (q² — 1²)
T
Or, en faisant t - Vu , on trouve
+∞ 3
u 2 5 3 15
-t² t4 dt = e и 2du - ୮ ୮ =
2S 2 22 2 4
81 00
On a donc enfin
1. 2. 3. ... μ μ+1
P > 1.
2.3 .... m.1.2. ... n pign μ
V2μpq
T
15 πρα
X 2 e ·t2 dt ――
4 μ (p² - 1²) (q² -
– 1²)
Au moyen de la formule de Stirling, on prouve assez facilement
l'inégalité suivante :
1.2.3
1. 2. 3.. ... μ 1 1
1.2.3. ... m . 1. 2. ... n. pmq" 2πμνη 12μ (p + 1) (q
Le facteur qui précède la parenthèse dans l'inégalité relative à P ,
est donc supérieur à
μ+ 1 1 1
--
μ π 12µ (p + 1) (gl).
1
1 -
12μ (p + l) (g +
24
On a donc
P > e t2 dt
2 ·t2 dt .
1 15pq
- -
12µ (p + 1) (q − l) 4µ (p² – 1²) (q² – 1º)
Or
T 00
2 t2 dt -
е ·t2 dt < 1,
1
-
12 (p + 1l)
) (q − 1) > 12 (p + 2 9 ) (q − 2
1 9) = 3 ( 1 + p ) q > 6pq,
9
— 1²) (q² — 1º) > ( p² -
(p² — =
q2 16 p² q².
Par suite,
2 1 15pq. 16
P > t2 dt ---
Όμρα 4μ . 9. p²q²
T
1 20
= dt -
6μρα 3μpq
Comme
11:
20 41
=
0
+
b 3 6
est inférieur à 7, on a enfin
T
7
P > t2 dt
μια
MAR 1 7 1921
UNIVERSITY OF MICHIGAN
3 9015 03459 2595