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Exercices Thermodynamique MP* 2024-2025

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1 – Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique Sciences Physiques MP* 2024-2025

Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique


A. Application des principes
1. Comparaison réversibilité - irréversibilité
Une mole d’un gaz parfait de capacité thermique à volume constant CV = 5R/2 est contenue dans un cylindre
vertical calorifugé comportant un piston mobile calorifugé de section S = 0, 01 m2 en contact avec une atmo-
sphère extérieure à pression constante p0 = 1 bar. Initialement, le gaz est en équilibre et sa température vaut
T0 = 300 K ; on donne g = 9, 81 m · s−2 .
1. On pose sur le piston une masse M = 102 kg et on laisse le système évoluer. Déterminer sa pression p1
et sa température T1 lorsqu’on atteint un nouvel état d’équilibre (1).
2. L’état d’équilibre (1) étant atteint, on supprime la masse M et on laisse évoluer le système. Déterminer
sa pression p2 et sa température T2 lorsqu’on atteint un nouvel état d’équilibre (2). Commenter.
3. Calculer la variation d’entropie ∆S01 et commenter.
Pour ramener le système dans son état initial, on supprime la surcharge et on déplace lentement le piston
pour faire subir au gaz une détente 1 → 2 réversible dans le cylindre calorifugé, jusqu’au volume V2 = V0 .
On bloque le piston, on supprime l’isolation thermique du cylindre et on met le système en contact avec
un thermostat à la température T0 : il évolue de manière isochore jusqu’à un état d’équilibre E3 .
4. Déterminer la pression et la température dans les états E2 et E3 . Calculer les variations d’entropie ∆S12 ,
∆S23 , ∆S13 du gaz et l’entropie créée au cours de l’évolution 1 → 3. Commenter.

2. Transformations polytropiques
On appelle transformation polytropique une transformation réversible au cours de laquelle les transferts de
travail et thermique vérifient δW = kδQ, où k est une constante. On étudie de telles transformations pour un
gaz parfait à coefficient γ = cte.
1. Établir la relation liant p et V le long de cette transformation, sous la forme pV n = cte. Déterminer les
différents cas particuliers.
2. L’air de l’atmosphère est en équilibre polytropique ; en déduire la loi de variation de la température avec
l’altitude. On considérera n 6= 1, on notera g l’accélération de la pesanteur et on songera à appliquer la
loi de la statique des fluides.
3. Évaluer la hauteur totale de l’atmosphère si n = 1, 2, l’atmosphère étant de l’air (M = 29 g · mol−1 ) de
température au sol 0◦ C, avec g = 9, 8 m · s−2 .

3. Travail de séparation

1. Quelle est l’expression du travail minimal nécessaire pour séparer de façon isotherme un mélange idéal
(température T0 , pression P0 ) de deux gaz parfaits A et B en ses constituants purs (nA moles de A séparées
des nB moles de B, toujours sous P0 ) ? On fera intervenir les fractions molaires initiales respectives des
gaz A et B, notées xA et xB , dans le résultat ainsi que la température T0 , nA et nB les nombres de moles.
2. On admet que le résultat précédent permet une évaluation correcte du travail minimal de séparation d’un
mélange quelconque. Chiffrer ce travail dans les cas suivants (masse initiale de 1, 0 kg à T0 = 300 K et
P0 = 1, 0 bar) :
— Air (en ne considérant que O2 et N2 ).
— Mélange de U235 F6 (1%) et U238 F6 (99%).
— Eau de mer (pour enlever le sel).
3. Quel est l’intérêt de la séparation de chaque mélange précédent ? Citer pour chacun d’eux au moins une
méthode pratique de séparation existante.

4. Chauffe-eau au gaz
De l’eau dont la capacité thermique est c = 4, 18 kJ · kg−1 · K−1 entre à T0 (14 ◦ C) dans un chauffe-eau et en
ressort à la température Tf (33 ◦ C). Pendant 5 minutes, il a circulé 10 L d’eau pour une consommation de 27 L
de gaz. Le gaz possède un pouvoir énergétique P E = 10, 4 kWh · m−3 .
1. Calculer le rendement du chauffage.
Le rendement du chauffage n’est pas de 100% car il s’effectue entre l’eau chaude et l’extérieur (qu’on
suppose toujours à la température T0 ) un transfert thermique modélisé par la puissance transférée sui-
vante :
Ppertes thermiques = α(T − T0 )
2. Calculer α.

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2024-2025 Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique – 2

5. Compresseur refroidi
Pcomp
On étudie un compresseur simple (figure ci-contre) qui fait passer réversi-
blement de l’air de l’état (TE = 550 K, pE = 15 bar) à l’état (TS = 450 K,
pS = 150 bar). Le débit massique est D = 0, 1 kg · s−1 . Pour l’air, on prendra
r = 287 J · kg−1 · K−1 , cp = 1 kJ · kg−1 · K−1 et γ = 1, 40. On négligera les (pE , TE ) (pS , TS )
variations d’énergie cinétique. Déterminer la puissance du compresseur ainsi
que la puissance thermique en sachant que le transfert thermique s’effectue
avec un thermostat à T0 = 300 K.
Pth
6. Turbine à vapeur
On considère une turbine à vapeur qui fonctionne en régime permanent. Cette turbine, considérée comme
parfaitement calorifugée, possède deux sorties. La sortie haute pression s’effectue sous p1 = 10, 0 bar alors que la
sortie basse pression est, elle, sous p2 = 0, 5 bar. À l’entrée, on a une pression pe = 30, 0 bar. Le débit massique
d’entrée est Dme = 85, 0 kg · s−1 . Dans le tableau qui suit, on donne les caractéristiques de la vapeur en entrée
et en sortie.

Enthalpie massique ( kJ · kg−1 ) Vitesse ( m · s−1 )


Entrée 3 231, 6 105
Sortie 1 2 844, 1 180
Sortie 2 2 682, 4 80

On précise que le débit massique sur la sortie basse pression est Dm2 = 78, 6 kg · s−1 .

1. Calculer la puissance mécanique que cette turbine fournit à un alternateur destiné à produire de l’élec-
tricité.

7. Optimisation d’une compression


On considère deux types d’installation visant à comprimer de l’air de la pression P1 à la pression P2 = aP1 avec
a = 25. a est le taux de compression. La température d’admission est T1 = 300 K et le débit massique d’air
Dm = 1 kg·s−1 . La première installation utilise un seul compresseur, la seconde deux compresseurs et un élément
réfrigérant qui permet les transferts thermiques entre les fluides le traversant sans se mélanger. Dans la seconde
installation, on décompose la compression en deux étapes pour arriver à la même pression finale. Sur la première
étape, le taux de compression est r < a. Le refroidissement du fluide qui suit la première compression ramène
l’air à la température initiale à savoir T1 = 300 K. L’air est considéré comme un gaz parfait diatomique. Chaque
compresseur est supposé idéal et la transformation subie par le gaz est supposée adiabatique et réversible.
L’échangeur thermique est aussi considéré comme idéal. On rappelle la valeur de R = 8, 314 J · K−1 · mol−1 et
la valeur de la masse molaire de l’air Mair = 29 g · mol−1 .

1. On commence par étudier le dispositif à un seul compresseur. Calculer la température T2 de l’air en


sortie. Déterminer la puissance nécessaire à l’opération de compression.
2. En discutant la réponse uniquement de façon qualitative, des deux systèmes lequel vous apparaı̂t le moins
coûteux ?
3. Exprimer la puissance nécessaire à la compression en deux étapes en fonction de a et r en particulier.
4. Déterminer la valeur de r qui minimise la puissance nécessaire à la compression.
5. Comparer numériquement les coûts de fonctionnement des deux dispositifs en considérant que l’eau
utilisée pour le refroidissement est gratuite.
6. Pour protéger l’environnement, l’eau qui circule dans le réfrigérant y entre à la température T0 = 283 K
et ne doit pas en ressortir à une température supérieure à Tmax = 293 K. Quel débit massique d’eau
minimum imposer dans le réfrigérant sachant que la capacité thermique massique de l’eau liquide est
ceau = 4, 18 kJ · kg−1 · K−1 ?

8. Détente dans une tuyère


Une masse d’air assimilée à un gaz parfait arrive à l’entrée d’une tuyère avec une température T0 = 293 K et une
vitesse d’ensemble v. La tuyère la conduit dans un très grand réservoir où elle se disperse et où sa température
est Tf = 500 K. La tuyère et le réservoir sont parfaitement calorifugés. L’air sera assimilé à un gaz parfait
diatomique de coefficient γ = 1, 40, la constante des gaz parfaits est r = R/Mair = 287 J · kg−1 · K−1 . Calculer
la vitesse v de l’air à l’entrée de la tuyère.

JR Seigne Clemenceau Nantes


3 – Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique Sciences Physiques MP* 2024-2025

9. Chauffage d’un solide


Dans une enceinte adiabatique, on fait passer un solide, de capacité thermique constante C, de la température
T1 à la température T2 en deux étapes :
— contact avec un thermostat de température Ti ;
— contact avec un thermostat de température T2 .
Déterminer Ti pour minimiser l’entropie créée.

10. Détente dans le vide


L’air atmosphérique est assimilé à un gaz parfait diatomique, de pression et température constantes (1 bar,
20 ◦ C). On fait le vide dans un récipient à parois bien isolées sur le plan thermique, indéformable, de volume
égal à 1 L. Il peut communiquer avec l’extérieur au moyen d’un robinet de petites dimensions.
1. On ouvre un bref instant le robinet, faisant entrer de l’air dans le récipient. Le robinet est ensuite refermé.
Quel est la température de l’air entré dans le ballon ? Quelle est l’entropie créée par cette opération ?
2. On attend ensuite longtemps, de sorte que l’équilibre de température se refasse entre l’intérieur et l’ex-
térieur. Quelle est l’entropie créée par cette transformation ?

11. Chauffages d’un gaz


On considère un réservoir à parois calorifugées séparé en deux parties par un piston calorifugé et mobile sans
frottement. Initialement, chaque compartiment contient une mole du même gaz parfait diatomique, à la pression
P0 = 105 Pa et à la température T0 = 290 K. Grâce à une résistance électrique, on chauffe progressivement le
gaz dans le compartiment de gauche, jusqu’à y obtenir la pression P = 2 P0 . Voir la figure 1 à gauche.

Po

E E
k

Figure 1 – Deux dispositifs avec chauffage d’un gaz

1. Déterminer l’état du gaz dans chacun des deux compartiments.


2. Calculer l’énergie thermique Q apportée au gaz de gauche par l’intermédiaire de la résistance, ainsi que
le travail W échangé entre les deux gaz.
La mole du gaz parfait considéré précédemment est maintenant contenue dans un cylindre calorifugé
fermé par un piston, lui-même calorifugé, de section S = 0, 05 m2 , retenu par un ressort de raideur
k = 25.103 N · m−1 . Il n’y a pas de frottement. Le gaz est dans le même état initial que précédemment,
et il est à nouveau chauffé progressivement jusqu’à la pression P = 2 P0 .

3. Calculer l’état final du gaz. Que peut-on dire de la relation P (V ) au cours de ce chauffage ?
4. Calculer l’énergie thermique Q1 fournie au gaz par la résistance, ainsi que l’énergie absorbée par le ressort.

12. Transformation monobare et monotherme


On considère le dispositif de la figure 2. Le compartiment de gauche contient un gaz parfait dans les conditions
initiales V0 , T0 , Pi = 2 P0 . À droite du piston, l’air extérieur est â pression constante P0 et â température
constante T0 . Initialement, le piston est complètement â gauche et on néglige le volume du petit tuyau de
communication. On ouvre le robinet et on laisse le système évoluer. L’ensemble est perméable â la chaleur.
Les capacités calorifiques Cv et Cp sont supposées constantes. On rappelle que la variation d’entropie de n
moles de gaz parfait, de rapport de capacités calorifiques γ constant, d’un état (Ti , Vi ) â un état (Tf , Vf ) est
nR Tf Vf
∆S = ln + n R ln .
γ−1 Ti Vi

1. Montrer que G∗ = U − T0 S + P0 V est le potentiel thermodynamique de la transformation de tout le


gaz. En déduire l’état final du gaz.
2. Déterminer le travail fourni par le gaz â l’extérieur. Le comparer â la diminution de la fonction F ∗ =
U − T0 S. Conclure.

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2024-2025 Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique – 4

Po
Pi

Figure 2 – Transformation monobare monotherme d’un gaz

13. Étude d’une équation d’état  a 


On compare le fluide de van der Waals d’équation d’état molaire p + 2 (V − b) = RT à un gaz parfait.
V
1. Lors d’une transformation réversible, un fluide reçoit le transfert
 thermique δQrév = Cv dT + ℓdV . En
∂p
exprimant dU et dS, établir l’expression de ℓ en fonction de .
∂T V
   
∂U ∂ (p/T )
2. En déduire l’équation de Helmholtz, = T2 .
∂V T ∂T V
3. Expliciter, sous forme d’une intégrale portant sur le volume, la différence entre l’énergie interne d’une
mole de fluide de van der Waals et l’énergie interne d’une mole de gaz parfait pris tous deux à la
température T et dans le volume V .
4. Quel est le comportement d’un gaz de van der Waals dans une détente de Joule–Gay-Lussac ?
5. Comparer les capacités thermiques molaires à volume constant des deux gaz.

B. Machines thermodynamiques
14. Système de climatisation
On étudie l’installation de climatisation d’un wagon. On néglige les variations d’énergie cinétique. Un moteur
entraı̂ne un compresseur puisant de l’air dans le wagon à la température θA = 20 ◦ C et à la pression pA = 1 bar.
La compression est adiabatique et réversible. A la sortie l’air est dans l’état θB , pB . Il perd ensuite de l’énergie
par un transfert thermique isobare au profit de l’air extérieur au wagon qui est à 37 ◦ C. Sa température est alors
θC . Il effectue ensuite une détente adiabatique et réversible dans une turbine, à la suite de quoi il est rejeté dans
le wagon à la pression pD = 1 bar et à la température θD = −5 ◦ C. Le compresseur et la turbine sont sur le
même axe. Pour l’air, on prendra r = 287 J · kg−1 · K−1 , cp = 1 kJ · kg−1 · K−1 et γ = 1, 40. On raisonnera pour
un kilogramme d’air.
1. Quelle est la valeur minimale que l’on peut espérer atteindre pour θC ? En déduire la valeur minimale
pB que le compresseur doit imposer. On donne pB = 1, 7 bar, calculer θB et θC .
2. La puissance de climatisation est définie comme la puissance thermique échangée par l’air qui entre
refroidi dans le compartiment et qui en ressort à 20 ◦ C. Déterminer cette puissance sachant que la
puissance thermique rejetée à l’extérieur, est de 5 kW. (On calculera le nombre de kilogrammes d’air qui
doivent être puisés chaque seconde dans le wagon.)
3. Dans le cadre de la question précédente, calculer la puissance fournie au compresseur, celle récupérée
dans la turbine, celle globalement fournie par le moteur. Calculer l’efficacité de l’installation définie par
e = Pclim /Pmoteur . On justifiera cette définition de l’efficacité.

15. Moteur d’avion à réaction


Dans un moteur à réaction, un gaz, assimilé à de l’air supposé parfait, parcourt un cycle réversible. Il pénètre
dans le réacteur à la pression p1 = 1 bar et à la température T1 = 290 K. Il est ensuite comprimé adiabatiquement
jusqu’à la pression p2 = 5 bar. Sa température vaut alors T2 . Il passe dans une chambre de combustion isobare,
sa température devient T3 = 1300 K. Le gaz subit ensuite une détente adiabatique dans une turbine jusqu’à p4
et T4 . Cette détente est telle que la puissance fournie à la turbine compense exactement celle que consomme le
compresseur entre (1) et (2). Enfin le gaz se détend dans une tuyère adiabatique, sans parties mobiles jusqu’à
p1 et T5 . Le gaz est rejeté avec la vitesse v (ce qui assure la propulsion) dans l’atmosphère où il se refroidit de
manière isobare jusqu’à T1 . On considérera qu’on a un système en écoulement mais que la vitesse du gaz est
partout négligeable sauf à la sortie de la tuyère. On raisonnera sur l’unité de masse et pour l’air, on prendra
γ = 1, 40 et cp = 1 kJ · kg−1 · K−1 .
1. Déterminer T2 .
2. Quelle est l’énergie fournie à l’unité de masse de gaz qui traverse le compresseur ?
3. Quel est le transfert thermique dans la chambre de combustion ?
4. Déterminer T4 et T5 .

JR Seigne Clemenceau Nantes


5 – Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique Sciences Physiques MP* 2024-2025

5. Quelle est la vitesse du gaz à la sortie de la tuyère ?


6. Quel est le rendement du moteur ?
7. Représenter l’allure du cycle dans le diagramme de Clapeyron (p, V ).

16. Cycles thermiques


1. Association de cycles dithermes.
On compare ici deux dispositifs de chauffage d’une pièce maintenue à la température de 300 K, l’extérieur
de l’habitation étant supposée à 270 K.
(a) Un moteur réversible reçoit le transfert thermique Q d’une chaudière à 600 K et fournit q à une source
froide à la température de 270 K.
Le travail fourni par le moteur sert à faire fonctionner une pompe à chaleur réversible qui pompe q ′
à la source à la température de 270 K et fournit Q′ à la pièce à chauffer, à la température de 300 K.
Calculer η1 = −Q′ /Q ; commenter.
(b) On change le dispositif, le moteur étant maintenant placé dans la pièce à chauffer et utilise donc
celle-ci comme source froide. On appelle maintenant Q′′ le transfert thermique total fourni à la pièce
par le moteur et par la pompe à chaleur.
Calculer η2 = −Q′′ /Q ; commenter.
2. Cycle tritherme.
En l’absence d’alimentation électrique par le réseau, on peut utiliser un ✭✭ réfrigérateur à gaz ✮✮. La
flamme du brûleur à gaz chauffe un évaporateur à 127 ◦ C. Celui-ci contient une solution d’ammoniac
dans l’eau. À chaud, l’ammoniac est peu soluble dans l’eau et les vapeurs d’ammoniac montent, suivent
une canalisation et subissent une condensation plus loin au contact avec l’atmosphère extérieure à la
température ambiante (27 ◦ C). Ensuite, il faut redissoudre l’ammoniac dans l’eau, ce qui ne peut se
faire qu’à plus basse température, dans l’absorbeur, situé à l’intérieur (froid) du réfrigérateur. En régime
permanent, on atteint ainsi une température intérieure de 8 ◦ C.
On suppose le fonctionnement idéal. Calculer l’efficacité du réfrigérateur. Comparer à un réfrigérateur à
compresseur (ditherme) classique.

17. Rendements. . .
On considère un moteur thermique fonctionnant fonctionnant entre deux thermostat aux températures T1 et
T2 < T1 .

1. Donner l’expression et la définition du rendement du moteur thermique.


2. Déterminer l’expression du travail maximal Wmax que la machine peut fournir pendant un nombre de
cycles entier. Définir son rendement dans ce cas de figure que l’on notera η0 .
Une machine plus réaliste
La source chaude est constituée par un solide à la température T1 que l’on considérera comme constante.
Cette énergie est transmise à un fluide caloporteur de température T3 avec T3 < T1 , qui circule en
contact avec la source solide. On suppose T1 et T3 uniformes et indépendantes du temps. On note Q
l’énergie fournie par la source solide au fluide caloporteur pendant la durée τ d’un cycle. On indique
que la puissance thermique qui traverse l’interface source chaude - fluide caloporteur est donnée par
Gth (T1 − T3 ).

3. Donner l’expression de Q en fonction de τ , T1 et T3 et de la conductance thermique Gth de l’interface


supposée fixée.
4. Le fluide caloporteur constitue la source chaude d’une machine thermique ditherme dont la température
froide est à la température T2 . Il restitue à cette machine thermique l’énergie Q fournie par la source
solide. On suppose par ailleurs que cette machine thermique fonctionne à son rendement maximal. En
déduire la dépendance du travail W qu’elle fournit en fonction de τ , T3 , T1 , T2 et Gth .
5. Tracer l’allure de la variation de la puissance extraite en fonction de T3 pour T1 et T2 fixées. Que vaut
la puissance extraite lorsque le rendement est maximal ? Commenter ce résultat.
6. Déterminer la valeur de T3 qui maximise la puissance extraite de la machine thermique pour T1 et T2
fixées. On exprimera cette valeur optimale de T3 en fonction de T1 et de T2 .
7. On note η1 la valeur du rendement correspond à cette valeur de T3 . Exprimer η1 en fonction de T1 et T2 .

JR Seigne Clemenceau Nantes


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8. Exprimer η1 en fonction de η0 et représenter sa variation. Comment cette expression se simplifie-t-elle


dans la limite où η0 ≪ 1 ?
9. On revient au cas général d’une machine thermique cyclique ditherme dont les sources chaude et froide
ont les températures T1 et T2 . On note toujours Q l’énergie fournie par la source chaude pendant la durée
Σ
τ d’un cycle. On suppose maintenant qu’une entropie Sc = est créée au cours du cycle, où Σ est un
τ
coefficient indépendant de τ . Commenter cette modélisation. Quel est le signe de Σ ?
10. Déterminer le travail W fourni pendant un cycle en fonction de Q, T1 , T2 , Σ et τ .
11. Montrer que pour Q fixé, la puissance est maximale pour une valeur de τ qu’on déterminera et qu’on
notera τ2 .
12. Calculer le rendement de la machine thermique lorsque la puissance est maximale. On le notera η2 .
13. Le réacteur nucléaire anglais Sizewell B est le plus grand réacteur nucléaire à eau pressurisée construit
au Royaume-Uni. Il couvre environ 3% des besoins en électricité du Pays. Les températures des sources
chaude et froide pour ce réacteur sont T1 = 581 K et T2 = 288 K. Son rendement est η = 0, 36. Commenter
cette valeur à la lumière des résultats obtenus avant.

18. Pompe à chaleur


Une pompe à chaleur cyclique ditherme fonctionne réversiblement entre une patinoire de dimensions 20 m ×
50 m × 30 cm et une piscine de dimensions 20 m × 50 m × 3 m.
À l’état initial la piscine et la patinoire sont remplies d’eau liquide à température T0 ; à l’état final la glace de
la patinoire est à T1 .
On connaı̂t t0 = 12 ◦ C, t1 = −5 ◦ C, les capacités thermiques massiques ce = 4, 18 kJ · kg−1 · K−1 (eau liquide)
et cg = 1, 9 kJ · kg−1 · K−1 (glace) et la chaleur latente de fusion de l’eau Lf = 334 kJ · kg−1 .
La masse volumique de l’eau (liquide ou solide) est ρ = 1 000 kg · m−3 .
1. Calculer alors la température T1′ de la piscine.
2. Calculer le travail minimal à fournir pour parvenir à cette situation.

19. Centrale nucléaire


Une centrale nucléaire fournit une puissance de 1 000 MW. Elle est installée au bord d’un fleuve dont la tem-
pérature, lors d’une canicule l’été, est de 300 K. En France, il s’agit la plupart du temps du Rhône ou de la
Loire. Le débit d’eau du fleuve utilisé par la centrale nucléaire est Dvol = 400 m3 · s−1 . Comme le fleuve est à un
niveau bas du fait de la canicule, environ 80% du débit total du fleuve est utilisé par la centrale. La température
de la source chaude en rapport avec le cœur du réacteur est de 700 K. Le rendement de la centrale nucléaire
est d’environ 60% du rendement maximal de Carnot. On donne la capacité thermique massique de l’eau à
pression constante : cp = 4, 18 kJ · kg−1 · K−1 .

1. Quelle est l’élévation de température du fleuve entre l’amont et l’aval de la centrale nucléaire ?
2. Commenter le résultat.

20. Turbomoteur
Un moteur thermique à air fonctionne en régime permanent ; on néglige les variations d’énergie potentielle et
d’énergie cinétique de l’air lors des diverses transformations. L’air, assimilé à un gaz parfait (M = 29 g · mol−1
et γ = 1, 40) subit les transformations suivantes :
1-2 Compression adiabatique réversible, le compresseur étant actionné par une partie du travail fourni par
la turbine ;
2-3 Chauffage isobare réversible dans un récupérateur de chaleur ;
3-4 Chauffage isobare par un thermostat à la température tc = 1 200 ◦C ;
4-5 Détente adiabatique réversible dans la turbine (phase motrice) ;
5-6 Refroidissement isobare réversible dans le récupérateur de chaleur ;
6-1 Refroidissement isobare par un thermostat de température ta = 0 ◦ C.
On donne p1 = 1 bar, p2 = 4 bar, le débit massique de l’air Dm = 10 kg · s−1 , t1 = 15 ◦ C et t4 = 875 ◦ C.
1. Établir la relation liant T1 , T2 , T4 et T5 .
2. Déterminer la température et la pression de l’air aux points 2, 3, 4, 5 et 6 du cycle.
3. Pour chacune des transformations du cycle, donner l’expression littérale de la variation d’entropie mas-
sique. Représenter l’allure du diagramme (T, s) de ce cycle.

JR Seigne Clemenceau Nantes


7 – Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique Sciences Physiques MP* 2024-2025

4. Définir et calculer le coefficient de performance η de ce moteur à turbine.


Que devient ce coefficient lorsque le récupérateur de chaleur est supprimé, toutes autres choses restant
égales par ailleurs ?
5. Calculer dans les deux cas (avec et sans récupérateur) l’entropie créée par unité de temps. Conclure.

21. Tuyère
Dans une tuyère d’axe Ox, de section S(x), un fluide s’écoule de manière stationnaire. On note S1 et p1 les
section et pression à l’entrée x = 0 de la tuyère, S2 et p2 les mêmes grandeurs à la sortie.
On note ρ(x), w(x) et h(x) les masse volumique, vitesse et enthalpie massique du fluide à l’abscisse x. M désigne
la masse molaire du fluide.
La quantité d’énergie apportée sous forme de transfert thermique à l’unité de masse de fluide lorsqu’elle passe
de x = 0 à x est q(x).
1. Relier w(x), h(x), w1 = w(x = 0), h1 = h(x = 0) et q(x).
x
dp
Z
2. On suppose maintenant que l’évolution est isentropique. Exprimer w(x) en fonction de w1 et de .
0 ρ
3. Exprimer w(x) pour un gaz parfait si w1 ≃ 0 ; on donne γ = cp /cv .

22. Parc éolien en montagne


Une ville de montagne a installé un parc éolien capable de fournir une puissance maximale de 15 MW. Afin de
pouvoir stocker l’excédent d’énergie produit à certaines périodes, il est accompagné de deux réservoirs d’eau
séparés par un dénivelé de 750 m, d’une station de pompage de l’eau et d’une centrale hydro-électrique pour
produire de l’électricité en cas d’absence de vent. L’étude porte sur la station de pompage.
Pendant une période d’excédent d’énergie produite par le parc éolien, de l’eau du réservoir inférieur, à une
température de 18 ◦ C, est transvasée de façon continue (écoulement stationnaire) dans le réservoir supérieur.
La température de l’eau à son arrivée dans le réservoir supérieur est de 16 ◦ C. La station de pompage permet
de transvaser l’eau entre les deux réservoirs par une tuyauterie de section constante avec un débit maximal
Dm = 700 kg · s−1 . Le système de pompes de la station permet de transmettre à l’eau une puissance maximale
Pm = 8 MW.

1. Calculer les débits volumiques Dv,1 et Dv,2 de l’eau, exprimés en L · h−1 , respectivement à la sortie
du réservoir inférieur et à l’entrée du réservoir supérieur. Peut-on considérer le débit volumique comme
constant ?
2. Déterminer la puissance thermique Pth transférée à l’eau lors de son passage d’un réservoir à l’autre.

Données :
— Masse volumique de l’eau à 18 ◦ C : ρe = 998, 6 kg · m−3
— Masse volumique de l’eau à 16 ◦ C : ρ′e = 998, 9 kg · m−3
— Capacité thermique massique de l’eau à pression constante : cp = 4 182 J · kg−1 · K−1
— Accélération de la pesanteur : g = 9, 81 m · s−2
— On néglige la variation d’énergie cinétique de l’eau lors du transvasement.

C. Utilisation du diagramme H-ln(P)


23. Patinoire olympique
Une patinoire olympique possède une couche de glace d’une épaisseur d’environ 10 cm et une surface d’environ
1 800 m2 . La glace doit être maintenue à environ −5 ◦ C. Pour y parvenir, on fait passer sous la couche de
glace environ 100 km de tuyaux parcourus par de l’ammoniac NH3 à la température de −10 ◦C. La patinoire
dispose d’une réserve de 50 tonnes d’ammoniac. Pour maintenir la glace en bon état, il est nécessaire d’avoir
une puissance frigorifique Pf r = 150 kW. L’ammoniac est le fluide frigorigène d’une machine cyclique, il possède
le nom de code R717. Son diagramme enthalpique est fourni. L’ammoniac évolue selon le cycle suivant :
• Dans l’état A, l’ammoniac est à l’état de vapeur saturante sous la pression PA = 2, 8 bar et la température
TA = −10 ◦ C. Il subit une compression adiabatique que nous supposerons réversible pour l’amener dans
l’état B.
• L’état B est défini par une pression PB = 10, 0 bar.
• Pour atteindre l’état C qui correspond au liquide saturant, le fluide subit, depuis l’état B, un refroidis-
sement et une condensation isobare. Le processus est possible par transfert thermique avec l’atmosphère
ambiante qui se trouve à la température de 20 ◦ C.

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2024-2025 Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique – 8

• La transformation C → D est une détente isenthalpique ramenant le fluide à la pression PD = PA =


2, 8 bar.
• L’ammoniac est ramené dans l’état A par une évaporation isobare. Celle-ci s’effectue par transfert ther-
mique au contact de la glace à −5 ◦ C.

1. Placer les points A et B sur le diagramme enthalpique. Déterminer la valeur du travail massique de
compression nécessaire pour cette étape du cycle.
2. Placer les points C et D et déterminer l’état précis du fluide pour le point D.
3. Définir l’efficacité de la machine frigorifique utilisée pour la patinoire. Justifier.
4. Calculer l’efficacité de cette machine. Comparer cette efficacité à celle d’une machine idéale de Carnot
fonctionnant avec les mêmes sources chaude et froide. Commenter.
5. Quel débit massique Dm doit-on assurer pour maintenir la patinoire en bon état ?

24. Terminal GNL de Dunkerque


Le  juillet  le terminal méthanier de Dunkerque fut réellement mis en service avec l’arrivée du premier
méthanier le Madrid Spirit, battant pavillon espagnol, en provenance du Nigéria, qui a déchargé 130 000 m3 de
gaz naturel liquéfié (GNL). Ce terminal recevra ensuite le GNL de Norvège, premier importateur de gaz naturel
en France. On utilisera le diagramme enthalpique du méthane de nom de code R50.
On désire étudier le procédé de Linde de liquéfaction du méthane, utilisé par exemple dans l’usine de Snohvit en
Norvège, schématisé à la figure 3 avec les différents états du fluide numérotés de 0 à 10, permettant d’obtenir un
débit massique Dm10 de méthane liquide saturant à la pression P10 = 1 bar à une température T10 = −161, 7 ◦C
(état 10).

2 3 4 5 6
E1 E2 E3
méthane

moteur
C1 C2 C3
Mél
9
Dm 0 1 7
S
8 7bis
D
10
1bis R

Figure 3 – Installation de Linde de liquéfaction du méthane

Pour cela, on introduit un débit massique Dm = 1, 0 kg·s−1 de méthane gazeux à la température T0 = 7, 0 ◦ C et à


la pression P0 = 1, 0 bar (état 0). Trois compresseurs C1 , C2 et C3 fonctionnant de façon adiabatique et réversible,
solidaires d’un même arbre entraı̂né sans perte par un moteur M , ainsi que trois échangeurs de chaleurs isobares
(systèmes de refroidissement) E1 , E2 , E3 permettent d’obtenir en l’état 7 du gaz à la pression P7 = 100 bar
et à la température T7 =) − 63 ◦ C. Les pressions intermédiaires sont P2 = 5, 0 bar et P4 = 25 bar. L’enthalpie
massique du fluide dans l’état 3 est h3 = 866 kJ · kg−1 et dans l’état 5 h5 = 840 kJ · kg−1 . Un régénérateur
R, échangeur thermique globalement calorifugé et fonctionnant de façon réversible, permet de refroidir le gaz
comprimé non plus à −63 ◦ C mais à −82 ◦ C (état 7bis). Ce gaz refroidi est détendu isenthalpiquement de 100 bar
à 1 bar par le détendeur D jusqu’à l’état diphasé 8 de titre massique en vapeur x = 0, 61. Les phases liquide et
gazeuse sont séparées dans le séparateur isobare S. La vapeur saturante sèche sortant du séparateur est recyclée
dans le régénérateur R. Mél est un mélangeur globalement calorifugé, sans partie mobile et fonctionnant de façon
isobare. La pression en 1 vaut donc P1 = 1 bar. On se place en régime permanent d’écoulement. On négligera
toute variation d’énergie mécanique du fluide.

1. En exploitant le diagramme enthalpique, montrer que pour condenser totalement du gaz naturel assimilé
à du méthane gazeux pur à la pression de 1 bar, il faut se placer à une température d’environ −162 ◦C.
Quel est alors le volume massique du GNL ? Expliquer en quoi le transport du gaz naturel sous forme
GNL constitue une bonne alternative au transport par gazoducs ?
2. On note respectivement les débits massiques de fluide Dm1 et Dm1bis aux états 1 et 1bis. En utilisant le
titre massique en vapeur x dans le séparateur, établir une relation entre Dm1 , Dm1bis et x.

JR Seigne Clemenceau Nantes


9 – Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique Sciences Physiques MP* 2024-2025

3. Déterminer graphiquement les enthalpies massiques aux états 7 (P7 = 100 bar et T7 = −63 ◦C), 7bis
(P7bis = P7 et T7bis = −82 ◦C) et 9 respectivement notées h7 , h7bis et h9 . En effectuant un bilan
énergétique au niveau du régénérateur R globalement calorifugé et ne comportant pas de partie mobile,
déterminer l’enthalpie massique h1bis .
4. On admet qu’au niveau du mélangeur Mél, il y a conservation du débit d’enthalpie. Calculer h1 .
5. La transformation au niveau du compresseur C1 étant supposée isentropique, déterminer graphiquement
la valeur de l’enthalpie massique h2 à l’état 2. En déduire la puissance Pu1 fournie par le moteur au
compresseur C1 . On commencera par positionner le point 1 sur le diagramme.
6. Placer l’ensemble des points du processus sur le diagramme enthalpique. Tracer l’ensemble des étapes.
7. La puissance totale délivrée par le moteur est égale à 1, 8 MW. En supposant que le moteur est électrique,
estimer le coût de revient de la compression d’une tonne de GNL. Pour estimer ce coût, on considérera
que le prix d’un kilowattheure électrique est de l’ordre de 15 centimes d’euros. Commenter sachant que
l’obtention d’une tonne de GNL nécessite une dépense d’environ 250 kWh. Le pouvoir énergétique d’une
tonne de méthane est d’environ 15 000 kWh.

25. Pompe à chaleur pour un bâtiment


Afin de chauffer un grand bâtiment, on utilise des pompes à chaleur identiques qui possèdent comme fluide
frigorigène le fluide de code R407C. En fait, il ’agit d’un mélange de plusieurs fluides. Son graphique h − ln P est
fourni. Il est nécessaire de porter à 70 ◦ C une réserve d’eau qui sera ensuite utilisée pour chauffer le bâtiment.
Les pompes à chaleur fonctionnent avec l’air extérieur à la température de 7 ◦ C. Le cycle suivi par le fluide dans
chaque pompe à chaleur est le suivant :
— 1-2 : compression isentropique de vapeur surchauffée à 10 ◦ C sous une pression de 6 bar jusqu’à une
température de 90 ◦ C
— 2-3 : refroidissement isobare et liquéfaction isobare totale au contact de la source chaude
— 3-4 : détente isenthalpique jusqu’à atteindre la pression de 6 bar
— 4-1 : vaporisation isobare et surchauffage isobare au contact de la source froide

1. Déterminer le COPrev (coefficient de performance) d’une pompe à chaleur idéale de Carnot fonctionnant
entre deux thermostats à 7 ◦ C et 70 ◦ C.
2. Tracer le cycle thermodynamique sur le diagramme (p, h) du fluide R407C.
3. Évaluer le COP de chaque pompe à chaleur.
4. Pour chaque pompe installée, des mesures ont montré que le COP réel est de 4, 0. Commenter.
5. L’eau chaude sort de la réserve à 70 ◦ C et chauffe le bâtiment en parcourant les tuyaux et les radiateurs
de l’installation. Elle doit fournir une puissance de Pch = 900 kW pour maintenir le bâtiment à la
température de 19 ◦ C. Sachant que la puissance absorbée par une pompe est Pm = 30 kW. Combien
faut-il de pompes à chaleur pour le chauffage du grand bâtiment ? Déterminer le débit massique qui
passe dans chaque pompe à chaleur, on le suppose identique dans chacune d’elles. On prendra cp =
4, 18 × 103 J · kg−1 · K−1 comme capacité thermique pour l’eau.

D. Statique des fluides


26. Récipients communicants
Sur le système de la figure 4, initialement au repos, on coupe l’extrémité supérieure du tube central. Que se
passe-t-il ?

Proposition de réponses :

a) L’eau jaillit du tube central.


b) Le niveau d’eau baisse dans le tube central.
c) Rien.
d) On ne peut rien dire : il manque une donnée.

27. Entre deux eaux !


Un bloc flotte dans un mélange eau/huile selon le schéma suivant : 1/5 du bloc est immergé dans l’huile et les
4/5 restant dans l’eau. La masse volumique de l’eau est de 1 000 kg · m−3 et celle de l’huile est de 900 kg · m−3 .
Quelle est la masse volumique de ce bloc ?
Proposition de réponses :

JR Seigne Clemenceau Nantes


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Figure 4 – Récipients communicants

a) 920 kg · m−3 b) 980 kg · m−3 c) 950 kg · m−3 d) 995 kg · m−3

28. Pression au fond d’un récipient


On dispose d’un récipient cylindrique de section S = 50 cm2 dans l’air, de pression Patm = 1, 013 × 105 Pa, qui
contient un volume d’eau Veau = 1 L (de masse volumique ρeau = 1 × 103 kg · m−3 ) sur lequel repose un piston
mobile verticalement de masse m = 2 000 g. On suppose que l’eau est une phase incompressible et indilatable.

1. Quelle est la pression Pf ond dans le fond du récipient ?

Proposition de réponse :

a) Pf ond = 1, 01 × 105 Pa b) Pf ond = 1, 03 × 105 Pa


c) Pf ond = 1, 05 × 105 Pa d) Pf ond = 1, 07 × 105 Pa

29. La fosse des Mariannes


La fosse des Mariannes est la plus profonde fosse océanique avec une profondeur h = 11 034 m. Dans un
premier temps, on adopte un modèle où l’eau de mer est considérée incompressible de la masse volumique
ρ0 = 1, 030 × 103 kg · m−3 , isotherme et au repos dans le champ de pesanteur uniforme g = 9, 810 m · s−2 . À la
surface, la pression atmosphérique est P0 = 1, 013 × 105 Pa.

1. Que vaut la pression au fond de la fosse des Mariannes ?


2. On adopte maintenant un nouveau modèle où l’on tient compte dela compressibilité
 de l’eau de mer,
1 ∂ρ
caractérisée par son coefficient de compressibilité isotherme χT = que l’on suppose constant.
ρ ∂P T
Établir la loi donnant la masse volumique en fonction de la pression.
3. En déduire l’expression de la pression en fonction de la profondeur z.
4. Faire l’application numérique avec χT = 5 × 10−10 Pa−1 . Déterminer l’écart relatif entre ces deux esti-
mations de la pression. Commenter.

30. Ballon sonde


La troposphère est la zone de l’atmosphère pour des altitudes comprises entre 0 et 11 km. On observe dans cette
zone une diminution linéaire de la température T avec l’altitude z : T (z) = T0 (1 − az) où a est une constante
positive. La pression atmosphérique au niveau de la mer vaut P0 = 1, 0 bar. La masse molaire de l’air vaut
M = 29 g · mol−1 .

1. En considérant l’atmosphère au repos dans le champ de pesanteur uniforme g, déterminer l’expression


de P (z).
2. La température au niveau de la mer est de 20 ◦ C, et au sommet du Mont-Blanc à 4 807 m de −20 ◦C.
Que vaut a ? Que vaut la pression au sommet du Mont-Blanc ?

JR Seigne Clemenceau Nantes


11 – Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique Sciences Physiques MP* 2024-2025

3. Un ballon sonde sphérique, de volume fixe V = 3, 0 L, est gonflé à l’hélium de masse molaire MHe =
4, 0 g · mol−1 à la pression de P0 = 1 bar et à la température T0 = 293 K. L’enveloppe du ballon est en
aluminium et a une masse m = 2, 0 g. La pression au niveau du sol vaut P0 = 1 bar et la température
vaut T0 = 293 K. La température varie en fonction de l’altitude selon la loi affine étudiée avant. On lâche
le ballon. Jusqu’à quelle altitude s’élèvera-t-il ?

31. Étude d’un barrage


Dans cet exercice, les solides et les liquides sont plongés dans le champ de pesanteur uniforme g. Le référentiel
terrestre est supposé galiléen. On se réfère au schéma de la figure 5. Le barrage est formé d’un solide indéformable,
en forme de pentaèdre de base rectangulaire. Sa section est un triangle isocèle, de hauteur h, de demi-angle au
sommet égal à α. Sa masse volumique est ρ. Il est posé sur le sol horizontal et permet de retenir l’eau d’un lac
dont la masse volumique est égale à µ. On suppose que les seules forces qui interviennent sont liées à la pression
des fluides (eau et air), au poids du barrage et aux forces de contact exercées par le sol. La longueur L du
barrage est suffisamment grande pour que l’on puisse négliger les forces de liaison intervenant à ses extrémités.
On appelle p0 la pression uniforme de l’air au voisinage du barrage.
z

air

h
α eau

x
sol
Figure 5 – Barrage

1. Exprimer la pression de l’eau en fonction de l’altitude z, de p0 , µ, g et h.


2. Calculer la force exercée sur la face immergée. En déduire la force exercée sur la face émergée.
On admet que ni l’air, ni l’eau ne peuvent pénétrer sous le barrage. On considère que ce dernier ne tient
alors en équilibre sur le sol que par l’action de la force de frottement solide. Dans ce cas la réaction du sol
sur le barrage est représentée par : une composante normale N verticale ascendante et une composante
tangentielle T horizontale qui s’oppose au glissement du barrage. L’équilibre statique n’est garanti que
si |T | ≤ f |N |, expression dans laquelle f est un coefficient constant, appelé coefficient de frottement
statique du barrage sur le sol. On définit aussi l’angle de frottement ϕ tel que tan ϕ = f . Cet angle
représente l’inclinaison maximale de la réaction du sol par rapport à la verticale.
3. Déterminer les forces N et T .
4. En déduire la valeur minimale du coefficient de frottement, pour que le barrage reste en équilibre sur le
sol, sans glisser.
π
5. Montrer que si α + ϕ > , alors le barrage reste en équilibre.
2
6. On suppose que h = 10 m, g = 10 m · s−2 , ρ = 2 × 103 kg · m−3 , µ = 103 kg · m−3 , α = 45◦ . Calculer la
valeur limite de f .
7. Que se passe-t-il si l’air peut s’infiltrer sous le barrage et exercer la pression p0 sur la base ? Quelle est la
nouvelle valeur limite du coefficient de frottement f ?
8. Que se passe-t-il si l’eau peut pénétrer sous le barrage ?

32. Jouons avec un verre d’eau


On remplit complètement un verre cylindrique de rayon r = 3 cm et de hauteur h = 10 cm avec de l’eau. On
pose sur ce verre un disque de plomb de rayon r′ = 4 cm et d’épaisseur e. En tenant le disque bien en place avec
sa main, on retourne le verre la tête en bas. La densité du plomb est d = 11, 3.

1. Calculer l’épaisseur critique ec du disque de plomb pour laquelle le disque tombe (et le verre se vide. . . )
lorsqu’on enlève la main.

33. Demi-sphère partiellement remplie


On introduit par l’orifice A un liquide de masse volumique ρ dans la demi-sphère de rayon a, de masse volumique
ρ1 et d’épaisseur e ≪ a. Le liquide ne fuit pas par le contact entre la demi-sphère et le plan horizontal sur lequel
elle est posée (cf. figure 6).

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2024-2025 Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique – 12

e 2a
Figure 6 – Demi-sphère partiellement remplie

1. Déterminer la force exercée par l’eau sur la demi-sphère.


2. Déterminer la résultante des forces de pression exercées sur la demi-sphère.
3. À partir de quelle hauteur h0 de liquide la demi-sphère se soulève-t-elle ?

34. Eau dans un entonnoir retourné


Un entonnoir conique transparent, de masse M , est constitué d’un cône de hauteur h = 10 cm dont la base est
un cercle de diamètre 2R = 10 cm. Il repose par sa base sur un plan horizontal. On le remplit d’eau par le tube
mince sans masse qui le surmonte.

1. Quelle doit être la masse minimale de l’entonnoir pour que le niveau de l’eau versée atteigne la hauteur
zm = 8, 0 cm ?

35. Film liquide sur une paroi


Une paroi est confondue avec le demi-espace z < 0, un gaz remplissant a priori le demi-espace z > 0. Le gaz est
assimilé à un gaz parfait, mais la paroi exerce sur un atome situé en un point M de cote z > 0, une force de la
forme f~a = − 4Cz4 ~
ez où C est une constante positive. On néglige les forces de pesanteur.
1. Sachant que la pression loin de la paroi vaut p(z = ∞) = p∞ , que la température est uniforme et qu’il y
a équilibre du gaz, établir l’expression de la pression p en tout point du fluide en fonction de p∞ , z, kB ,
T et C.
2. En déduire que la paroi se recouvre d’un film liquide et exprimer son épaisseur e en fonction de p∞ , kB ,
T , C et de la pression de vapeur saturante psat (T ) à la température T .
3. Dans une expérience réelle avec de l’hélium, on a p∞ = 1, 2 Pa, T = 0, 8 K, psat (T ) = 1, 52 Pa et
C = 5, 1 × 10−51 N · m4 . La densité moléculaire de l’hélium liquide vaut n = 2, 7 × 1028 m−3 . Calculer
l’épaisseur e du film liquide et la distance moyenne a entre deux atomes dans l’hélium liquide. Le film
liquide est-il réellement présent ?
4. On chauffe la paroi. Montrer que l’évolution de la température au voisinage de la paroi permet de
distinguer le cas où le film liquide est présent du cas où le film liquide est absent.

36. Instabilité thermodynamique d’une étoile


Une étoile de masse M est une sphère de rayon R constituée d’hydrogène (assimilé à un gaz parfait) ; la
GM kB T
température, supposée homogène, de ce gaz est donnée par la relation = κ où m est la masse de
R m
l’atome d’hydrogène, G la constante de la gravitation universelle et κ une certaine constante et kB la constante
de Boltzmann, kB = R/Na où Na est le nombre d’Avogadro. Pour cette étoile, l’énergie potentielle et
l’énergie cinétique sont liées par la relation : Ec = −Ep /2.
1. Quelle est l’unité de mesure de κ ?
2. Déterminer la variation de température ∆T associée à un effondrement de l’étoile caractérisé par une
variation de rayon ∆R.
3. Exprimer la capacité thermique à volume constant de l’étoile. Commenter.
4. On considère un système isolé formé de deux étoiles dont le rayon est constant. On note Ui , Si et Ti
respectivement les énergies internes, entropies et températures de chaque élément de ce système isolé
(i = 1, 2). Exprimer les relations imposées par les deux principes à dU1 , dU2 , dS1 et dS2 .
5. En l’absence de toute variable autre que la température T , exprimer ces relations en fonction de dT1 et
dT2 .

JR Seigne Clemenceau Nantes


13 – Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique Sciences Physiques MP* 2024-2025

6. Montrer que, à l’équilibre thermodynamique, T1 = T2 mais que ce système est thermodynamiquement


instable.

37. Débordement d’un liquide


On considère un récipient de forme cylindrique de rayon R et de hauteur H tournant autour de son axe de
symétrie Oz (qui est aussi la verticale) à la vitesse angulaire ω. Ce récipient contient de l’eau de masse volumique
µ. Lorsque ω = 0, la hauteur d’eau dans le récipient est h < H. On note g la valeur du champ de pesanteur. La
pression atmosphérique est notée p◦ . On suppose qu’un régime permanent s’est établi.
1. Établir l’expression de la pression au sein du fluide en un point M de coordonnées (r, z).
2. Quelle est l’équation de la surface libre de l’eau en contact avec l’air ?
3. Déterminer la condition sur la vitesse de rotation ω pour que le fluide soit toujours présent au centre du
récipient. Déterminer la condition sur la vitesse de rotation ω pour que le fluide déborde.

38. La sève dans un arbre


On assimile la sève de l’eau liquide considérée comme un fluide incompressible. Dans un premier temps, à la
question 1., on considère uniquement un problème de statique des fluides. Dans les questions suivantes, on se
penche plus particulièrement sur l’écoulement dans la sève dans les canaux prévus à cet effet, canaux appelés
xylèmes. La sève s’écoule dans les xylèmes qui présentent un rayon moyen R = 100 µm à des vitesses de l’ordre de
un mètre par heure. Pour l’écoulement de la sève, on adopte le modèle dit de Poiseuille qui donne l’expression
de la vitesse d’écoulement à l’intérieur du tube cylindrique constituant le xylème :

R2 dp r2
 
~v (r) = − 1 − 2 ~ez
4η dz R
où η = 10−3 SI est la viscosité dynamique de la sève qui traduit les dissipations d’énergie par frottements dans le
dp
fluide et le gradient de pression assurant l’écoulement que nous considérerons comme indépendant de z. Ce
dz
gradient de pression n’est pas à confondre avec le gradient hydrostatique. Il est encore appelé pertes de charge.
Voir le schéma de la figure 7.

M b

r ~v (r) R
b

O z

Figure 7 – Écoulement de la sève dans un xylème

1. Rappeler la valeur de la masse volumique de l’eau liquide. Déterminer la valeur de la pression nécessaire
pour maintenir la sève au sommet d’un arbre d’une hauteur de 30 m. Commenter la valeur obtenue.
2. Déterminer l’unité de la viscosité dynamique η.
3. Expliquer le signe − présent dans la formule de Poiseuille donnant l’expression de ~v (r). Représenter le
profil des vitesses et en faire un commentaire physique.
4. Déterminer l’expression du débit volumique Dvol de la sève dans les xylèmes.
5. On considère que la vitesse moyenne de l’écoulement est vmoy = 1 m · h−1 , la vitesse moyenne est encore
appelée vitesse débitante. Déterminer la valeur numérique du débit volumique Dvol . En déduire la perte
de charge, la comparer à la variation de pression hydrostatique entre le bas et le haut de l’arbre.

39. La Mer de Glace


Du fait de leur plasticité, les glaciers s’écoulent lentement sous l’effet de la gravité avec une vitesse d’écoulement
très variable selon la pente, la topographie du lit rocheux ou l’épaisseur de la glace. La vitesse moyenne est
de l’ordre de quelques centimètres à quelques dizaines de centimètres par jour, le record revenant au glacier
Kangerdlugssuaq dans le Groënland où la vitesse moyenne atteinte est de 14 kilomètres par an. Par ailleurs,
les glaciers ne sont pas des masses compactes de glace. Ils sont traversés par un réseau hydrographique de
canaux qui collectent et véhiculent l’eau liquide formée en surface. Cette partie propose d’étudier, sur la base
du modèle de Poiseuille, l’écoulement d’un glacier sous l’effet de la gravité et d’interpréter certains aspects du
réseau hydrographique interne au glacier grâce au modèle de Roethlisberger.

JR Seigne Clemenceau Nantes


Sciences Physiques MP* 2024-2025 Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique – 14

On considère l’écoulement stationnaire d’un fluide visqueux newtonien de viscosité dynamique η, incompressible
de masse volumique ρ, dans une conduite cylindrique horizontale de rayon R et d’axe de symétrie de révolution
dp
Ox. Il règne dans la conduite un gradient horizontal de pression noté , supposé indépendant de x. En un
dx
point M de l’écoulement, la vitesse de l’écoulement du fluide s’écrit ~v (M ) = v(r)~ex où r est la distance entre
le point M et l’axe Ox. Voir la figure 8. On admet que le fluide adhère aux parois de la conduite, ce qui se
traduit par v(r = R) = 0. On peut montrer dans ce contexte que la vitesse dans une telle conduite suit la loi de
Poiseuille :

r2 − R2 dp
~v (M ) = ~ex
4η dx
La force de viscosité f~v que le fluide situé à l’extérieur du cylindre de rayon r, de longueur L et d’axe Ox exerce
dv
sur le fluide contenu dans ce cylindre s’écrit : f~v = 2πrLη ~ex .
dr

M b

r ~v (r) R ~ex
b b

O x

Figure 8 – Écoulement de Poiseuille

dp
1. Calculer l’expression du débit volumique Q en fonction de R, η et .
dx
2. En déduire la dimension de la viscosité dynamique η en fonction des dimensions fondamentales suivantes :
longueur, masse et temps.
Les glaciers du massif du Mont Blanc s’étendent en France, Suisse et Italie ; ils couvrent quelque 150 km2
(dont 110 km2 en France). Le plus grand glacier des Alpes françaises est la Mer de glace : 12 km de
longueur et 40 km2 de superficie. La Mer de glace naı̂t sur le plateau du Géant (de 3 600 m à 2 800 m
d’altitude) et descend jusqu’à une altitude de 1 500 m. Sa pente moyenne est voisine de 11%. La répartition
des vitesses en surface et dans une section transversale du Glacier du Tacul (tronçon de la Mer de glace
à l’aplomb du refuge de l’Envers des Aiguilles) est représentée sur la figure 9.

Figure 9 – Répartition des vitesses dans une section transversale du Glacier du Tacul

3. On choisit de modéliser l’écoulement de la Mer de glace par l’écoulement de Poiseuille stationnaire d’un
fluide visqueux newtonien incompressible s’écoulant dans la moitié inférieure d’une conduite cylindrique
dp
sous le seul effet de la gravité, ce qui impose de remplacer dans l’expression de la vitesse d’écoulement
dx
par −ρg g sin α où ρg est la masse volumique de la glace, g l’accélération de la pesanteur et α l’angle qui
mesure la pente moyenne de la Mer de glace. Justifier ce choix. À partir de l’analyse de la figure 9, proposer
au moins un argument en faveur et au moins un argument en défaveur de ce choix de modélisation de
l’écoulement du glacier par un écoulement de Poiseuille.

JR Seigne Clemenceau Nantes


15 – Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique Sciences Physiques MP* 2024-2025

4. En utilisant les données quantitatives disponibles, proposer une estimation de l’ordre de grandeur de la
viscosité dynamique de la glace. Comparer l’ordre de grandeur obtenu avec la valeur estimée usuelle de
la viscosité de la glace de l’ordre de 1013 Pa · s. Commenter.
L’eau liquide provenant de la fonte glaciaire et des précipitations est collectée en surface du glacier et
pénètre en son sein. L’eau émerge au terminus du glacier par un petit nombre de conduits incisés à sa
base. Il est tentant de supposer que ces conduits se prolongent dans la profondeur du glacier, le long de
sa base. Un conduit isolé rempli d’eau à l’intérieur du glacier a tendance à se refermer sous l’effet de la
pression qu’exerce la glace environnante, à moins que l’écoulement de l’eau dans le conduit ne dissipe
suffisamment d’énergie pour faire fondre les parois du conduit et le maintenir ainsi ouvert. Röthlisberger
a présenté en  la première analyse hydraulique et thermodynamique de l’écoulement stationnaire
dans un canal de drainage, communément appelé canal de Röthlisberger. Röthlisberger fait l’hypothèse
que la puissance dissipée par viscosité dans l’écoulement permet non seulement d’éroder le canal par
fusion des parois de glace mais aussi de maintenir en tout point du canal l’équilibre thermodynamique
entre la glace et l’eau liquide.

5. On considère le système constitué de la masse de glace de la paroi du canal comprise entre les rayons
R et R + dR et entre les abscisses x et x + dx. En raison de la dissipation d’énergie par frottement
visqueux dans l’écoulement, cette masse fond pendant la durée dt. Exprimer la variation d’enthalpie dHg
du système qui résulte de la fusion de la masse de glace considérée entre les instants t et t + dt en fonction
de R, dR, dx ℓf (enthalpie de fusion de la glace) et ρg .
6. Identifier dans un diagramme pression-température les domaines de stabilité des phases liquide, gazeuse
et solide de l’eau, et les délimiter en représentant leurs frontières. Placer les points particuliers et les
définir. Placer un point E représentatif d’un équilibre thermodynamique entre l’eau liquide et la glace.
7. On considère le système fermé constitué, à l’instant t, de l’eau qui se situe dans le volume du canal
compris entre les abscisses x et x + dx et de l’eau qui entre dans ce volume pendant la durée dt. Montrer,
en explicitant le raisonnement, que la variation d’enthalpie dHl de ce système fermé, entre les instants t
et t + dt s’écrit :

dT
dHl = ρl Qcl dxdt
dx

L’hypothèse d’équilibre thermodynamique entre l’eau liquide et la glace impose des variations liées de
la température et de la pression de l’eau liquide en écoulement dans le canal. Compte tenu de cette
hypothèse, on admet que la relation précédente prend la forme suivante :

T (x) ρg − ρl dp
dHl = Qcl dxdt
ℓf ρg dx

1
8. Röthlisberger estime dans son modèle que dHl = dHg . En déduire l’expression de la vitesse d’érosion
  2
dR dp
du canal en fonction de cl , Q, R, ℓf , T (x), ρl , ρg et .
dt érosion dx
 
dR
9. Contrôler le signe de .
dt érosion

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Sciences Physiques MP* 2024-2025 Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique – 16

JR Seigne Clemenceau Nantes


Annexe 4 : Diagramme pression – enthalpie massique du corps pur méthane

2017-03-20 [Link] Page 11/11


Question 37

Figure C Diagramme enthalpique du fluide R407c

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