Introduction aux méthodes de spectroscopie
Introduction aux méthodes de spectroscopie
Objectifs de ce chapitre
• Pouvoir prévoir si une molécule absorbe ou non dans l’ultraviolet.
• Être capable de déterminer les fonctions chimiques présentes dans une
molécule à partir de son spectre infrarouge.
• Savoir associer un spectre infrarouge à la structure d’une molécule.
• Être capable de construire le squelette d’une molécule à partir de son
spectre de RMN.
• Savoir associer un spectre de RMN à la structure d’une molécule.
• Savoir interpréter un spectre IR et un spectre RMN du proton.
146
CHAPITRE
La spectroscopie est d’une grande utilité en analyse chimique car elle permet, à des niveaux
différents, de déterminer la composition chimique d’un composé inconnu. Ce chapitre concerne
les spectroscopies utilisées pour la détermination des structures moléculaires : Infra-Rouge IR,
Ultra-Violet UV et Résonance Magnétique Nucléaire RMN.
147
CHAPITRE 9 Spectroscopies
1 Généralités
Il est indispensable de disposer de méthodes analytiques permettant d’identifier la
structure d’une molécule. En effet qu’il s’agisse de molécules naturelles (d’origine
animale ou végétale) ou de molécules de synthèse, la connaissance de leur structure
permet d’aller plus loin dans la compréhension de leurs propriétés ou de leur mode
d’action dans le cas de molécules d’intérêt biologique.
Ces méthodes ont différentes applications, comme par exemple la détection et la
quantification de polluants organiques dans le domaine de l’environnement, le
dosage de produits dopants dans le domaine sportif…
Différentes méthodes permettent d’accéder à la structure des molécules. Les plus
efficaces sont des méthodes de diffraction : diffraction des neutrons, électronique
ou diffraction des rayons X. Mais les spectroscopies Infrarouge, UV-visible et la
Résonance Magnétique Nucléaire sont plus largement utilisées en chimie organique.
Le principe des méthodes spectroscopiques est l’absorption d’énergie apportée par
une onde électromagnétique, absorption qui conduit à des vibrations (spectroscopie
vibrationnelle : IR), à des excitations d’électrons (spectroscopie électronique :
UV), à des changements de l’état de spin des noyaux (spectroscopie de résonance
magnétique nucléaire).
Définition
Une onde électromagnétique est une irradiation qui se propage dans l’espace sous forme
d’une sinusoïde. On définit sa longueur d’onde λ, sa fréquence ν et sa vitesse c.
Ces grandeurs sont reliées entre elles par la relation :
ΔE = h𝜈 = hc/λ constante de Planck h = 6,626·10–34 J· s
célérité c = 2,998·108 m·s–1
D’autre part on définit le nombre d’onde 𝜈¯ = 1/λ
n Max Planck
(1858-1947) L’énergie de l’onde est inversement proportionnelle à la longueur d’onde. On définit
ainsi le spectre électromagnétique, c’est-à-dire l’ensemble des longueurs d’onde.
Celles-ci se trouvent dans des régions identifiées, en fonction de l’énergie associée.
m
μm
pm
nm
km
m
m
1
400 nm 800 nm
Figure 9.1
Le spectre
électromagnétique
Les méthodes spectroscopiques font intervenir des énergies allant des ondes radio
(les moins énergétiques) à l’UV (les plus énergétiques).
148
■
2 La spectroscopie UV-visible
2 La spectroscopie UV-visible
La spectroscopie UV est une méthode analytique basée sur l’excitation d’électrons
par des ondes électromagnétiques appartenant à l’UV lointain (λ < 200 nm) et à
l’UV proche (λ comprises entre 200 et 400 nm). Ces électrons appartiennent à des
chromophores capables d’absorber l’énergie apportée par les UV. Un chromophore
est un groupement d’atomes comportant une ou plusieurs doubles liaisons, et
formant avec le reste de la molécule une séquence de doubles liaisons conjuguées.
FOCUS
β-carotène
O OH
Rétinal Vitamine A1
max = 222 nm
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.
Absorbance
Figure 9.2
Spectre UV de l’isoprène
(2-méthylbuta-1,3-
diène) (nm)
149
CHAPITRE 9 Spectroscopies
Un des facteurs qui a une influence sur la valeur de la longueur d’onde d’absorption
UV est le degré de conjugaison (λmax augmente lorsque la conjugaison augmente).
C=C 254
290
C=O CH3-CH=O
180
275
N=O CH3-NO2
200
Figure 9.3
Schéma d’un
spectromètre UV
Définition
La loi de Beer-Lambert met en relation l’intensité du rayon lumineux avant et après le passage
à travers l’échantillon, avec la concentration de l’espèce.
A = ε·l·c
Avec A = log I/I0 : absorbance (sans unités) ;
ε : coefficient d’extension molaire (en L·mol–1·cm–1) ;
l : distance traversée par la lumière à travers l’échantillon (en cm) ;
c : concentration (mol·L–1).
150
■
3 La spectroscopie infrarouge IR
(b)
Figure 9.4
(a) Spectres UV
à différentes
concentrations et (b)
courbe d’étalonnage C1 C2 C3 C4 C5 C6
FOCUS
3 La spectroscopie infrarouge IR
La spectroscopie infrarouge est utilisée pour l’identification des fonctions
chimiques. Les nombres d’onde électromagnétique ν̄ = 1/λ sont de l’ordre de
4 000 à 400 cm–1 et l’énergie apportée correspond à un changement de niveau
vibrationnel des liaisons.
Lorsque l’énergie apportée correspond à l’énergie nécessaire au passage de l’état
fondamental à l’état excité, la longueur d’onde est absorbée, on dit que l’énergie est
quantifiée. Seules ces longueurs d’onde sont absorbées, les autres sont transmises
ou ne sont pas retenues.
151
CHAPITRE 9 Spectroscopies
L’énergie absorbée est corrélée à l’énergie de liaison ; elle est spécifique des deux
atomes liés et du type de la liaison. Autrement dit, on observe une absorption
spécifique de la liaison A–B, différente de la liaison A=B et de la liaison A–C.
On a pu établir des tables répertoriant les longueurs d’onde absorbées selon les
fonctions chimiques.
4000 3500 3000 2500 2000 19001800 1700 1600 1500 1000 900 800 700 cm-1
C C H
X-H C-H C X C X
C N
N-H
C O
O-H C N
Csp-H C C
Figure 9.5
Csp2-H
Échelle des longueurs
d’onde Csp3-H
symétrique asymétrique
P P P P
152
■
3 La spectroscopie infrarouge IR
Figure 9.6
Longueurs d’onde de
liaisons des fonctions
chimiques
oui non
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.
oui non oui non oui non oui oui oui oui oui
O O O H
R C R C R C R OH R NH2 C C
OH NH2 H
R NHR'
C-H C-H
3100 cm-1 3300 cm-1
O oui non
oui non
R C
R' H
C C H C C R
153
CHAPITRE 9 Spectroscopies
FOCUS
L’oxymètre
Il s’agit d’un dispositif médical permettant de déterminer le taux d’oxygène dans le sang
(oxyhémoglobine).
L’oxymètre émet deux lumières, une infrarouge et une lumière rouge, un capteur permet
d’analyser le coefficient de saturation selon l’absorption de la lumière. La lumière rouge
(λ = 66 nm) et la lumière infrarouge (λ = 950 nm) traversent la peau. La transparence qui
en ressort permet de quantifier le taux de saturation sanguin en oxygène selon le rapport
entre la concentration en oxyhémoglobine (CHbO2) dans le sang et la concentration totale
d’hémoglobine (CHb) dans le sang.
Pourtant, tous les noyaux ne sont pas observables. Seuls, les noyaux ZA N présentant
des propriétés magnétiques le seront. Il s’agit des noyaux présentant un spin I
(quatrième nombre quantique) non nul :
Soit I = ½ (A est impair) tels que 11 H, 136 C , 157 N, 199 F , 15
31
P;
Ou I = 1 (A est pair et Z impair) tels que 1 H, 7 N, 15 P .
2 14 32
Les noyaux sont de petites particules chargées, en rotation. Par conséquent, ils
possèdent un moment magnétique et se comportent comme des aimants.
–– Hors champ magnétique, les moments magnétiques sont orientés aléatoirement (a).
–– En revanche, plongés dans un champ magnétique B0, ils s’alignent dans l’axe
de B0, et ils définissent deux populations égales selon les deux orientations
possibles (b).
154
■
4 La résonance magnétique nucléaire RMN
–– On définit alors une aimantation macroscopique M, comme la somme des
moments magnétiques. Il se trouve que cette somme n’est pas nulle car une
petite différence de population existe (c).
Figure 9.7
Alignement des
moments dipolaires
Lorsque l’on applique un champ B1, perpendiculaire à B0, dans un temps bref, il
s’ensuit un basculement et un mouvement de rotation du spin autour de l’axe de
B0. C’est la précession de Larmor dont la fréquence ω0 est reliée à la valeur du
champ magnétique pour un noyau donné (γ rapport gyromagnétique) :
ω0 = γB0
Figure 9.8
Aimantation
macroscopique
Transformée de Fourier
Figure 9.9
Transformée de Fourier
du FID (Free Induction temps (s) fréquence (Hz)
Decay)
155
CHAPITRE 9 Spectroscopies
FOCUS
Le spectromètre de RMN : un outil indispensable au chimiste
organicien
L’appareil est constitué d’un aimant dont le champ magnétique est généré par une bobine
supraconductrice qui nécessite d’être maintenue à très basse température dans l’hélium
liquide (−269 °C). Afin de limiter le réchauffement du système, l’ensemble est refroidi par
de l’azote liquide (−196 °C).
Le blindage (ou déblindage) rend compte des effets électroniques donneurs (ou
accepteurs) d’électrons. Si l’on considère un proton à proximité d’un groupe
électroattracteur, sa densité électronique est plus faible, son signal se déplace vers
les champs faibles, il est déblindé (σ important) ; dans le cas contraire, le signal
se déplace vers les champs forts, le proton est blindé.
Définition
Pour simplifier, on définit une grandeur, le déplacement chimique, comme étant :
δppm = (ni ‑ nTMS/n0) 106 où ni est la fréquence du noyau considéré
nTMS est la fréquence du TMS (référence)
n0 la fréquence du champ magnétique
L’intérêt est que cette grandeur est indépendante du champ magnétique, de sorte
que le signal d’un proton donné sera toujours le même quel que soit l’appareil
utilisé. Le déplacement chimique est donné en référence à un composé : pour la
RMN du 1H la référence est le tétraméthylsilane TMS (CH3)4Si. Celui-ci présente
quatre groupements méthyle identiques et donc douze protons équivalents dont le
156
■
4 La résonance magnétique nucléaire RMN
déplacement chimique est déplacé vers le champ fort, puisque l’atome de silicium
électropositif blinde les protons.
Figure 9.10
Échelle des
déplacements
chimiques en partie par
million (ppm)
Définitions
Le déblindage correspond à un déplacement chimique plus fort à cause d’une densité
électronique faible (écrantage faible). Il traduit des effets électroniques attracteurs à proximité.
À l’inverse, le blindage correspond à un déplacement chimique plus faible par rapport à une
référence, à cause d’une densité électronique plus forte, traduisant des effets électroniques
donneurs.
R-COOH
acides Ph-OH phénols R-OH alcools
R-NH2 amines
R-CHO H
aldéhydes acétyléniques
H HC N
H
HC O HC Csp3-H
aromatiques éthyléniques O alcanes
10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0 ppm
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CHAPITRE 9 Spectroscopies
H
H
5 à 7 ppm 2 à 3 ppm
4.3 Intégration
Définition
L’intégration correspond à l’aire d’un signal. Elle est proportionnelle au nombre de protons
équivalents qui résonnent à un même déplacement chimique et cela quelle que soit la multiplicité
du signal.
Par exemple, les trois atomes d’hydrogène d’un groupement méthyle sont des
noyaux équivalents qui résonneront ensemble, ne formant qu’un signal. Il en est
de même pour un CH2.
CH3
H3C C Cl 1 signal de 9H
CH3
H H
C C 3 signaux d’intégration 1H, 1H et 1H : les 3 protons éthyléniques
H Cl sont magnétiquement inéquivalents car dans des environnements
chimiques différents
H H
Figure 9.12
Exemples de protons Br Cl 2 signaux d’intégration 2H et 2H
équivalents dans des
molécules organiques H H
Si le groupement CH2 est proche d’un carbone asymétrique les deux atomes
d’hydrogène sont alors diastéréotopiques, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas équivalents
et que chacun d’eux aura son propre signal.
On retrouve ce même phénomène dans le cas de molécules cycliques dans lesquelles
la libre rotation autour des simples liaisons est empêchée ce qui rend les protons
d’un même CH2 non-équivalents.
158
■
4 La résonance magnétique nucléaire RMN
C *C
C C
Ha Ha Ha Hb
OH O
COOH
Ha Ha
Ha O
Hb
Figure 9.13
Exemples de protons 2H équivalents 2H non-équivalents
non-équivalents 1 signal de 2H 1 signal par H
4.4 Multiplicité
Définition
Les signaux se complexifient par le couplage spin-spin entre les noyaux. Il s’agit d’interactions
qu’un proton donné peut avoir avec d’autres protons voisins, distants de trois liaisons (ou de
deux dans certains cas).
Si l’on considère un proton, il interagit avec chacun des deux états de spin + ½
ou ‑ ½ de tous ses voisins. S’il a un voisin, son signal sera dédoublé par les deux
états de spin de son voisin. En retour, le voisin sera lui aussi dédoublé par le proton
considéré :
H H H
H
H
H
Figure 9.14
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.
Définition
La multiplicité correspond au nombre de pics dans un signal. Elle dépend du nombre de
noyaux voisins équivalents et non équivalents.
On peut ainsi établir la relation qui permet de calculer la multiplicité m d’un signal en fonction
du nombre de voisins et de leur nature :
m = (2nI + 1) (2n’I’1)
n, n’ correspondent au nombre de voisins équivalents ;
I, I’ correspondent au spin des voisins considérés.
159
CHAPITRE 9 Spectroscopies
3 3
3
Ja Ja Ja
3 3
1 1 3
Jb 3
Jb Jb Jb
3
1 1 1 1 Jc
1 11 11 11 1
3 3
3
Ja Ja Ja 3
Jb
3
Jb
3
Jc
d dd ddd
Figure 9.15 H H H
Arborescences Hc *
expliquant la
multiplicité d’un signal Ha Hb Ha Hb Ha
0 1 1
1 1 1 2
2 1 2 1 3
3 1 3 3 1 4
4 1 4 6 4 1 5
Figure 9.16
Triangle de Pascal 5 1 5 10 10 5 1 6
160
■
4 La résonance magnétique nucléaire RMN
La distance entre les pics s’appelle le couplage et est notée J. Elle s’exprime en Hertz
(Hz) puisqu’elle correspond à une différence de fréquence. D’une manière générale, les
valeurs des constantes de couplages sont de l’ordre de 1 à 15 Hz entre deux protons.
H H H
1 1
1 2 1
1 3 3 1
J J J
J J
J
H
n=2 triplet 1 2 1
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.
C CH2
H
C CH3 n=3 quadruplet 1 3 3 1
H
H2C C CH2 n=4 quintuplet 1 4 6 4 1
H
H2C C CH3 n=5 sextuplet 1 5 10 10 5 1
161
CHAPITRE 9 Spectroscopies
Définition
On appelle constante de couplage la différence de fréquence entre deux pics d’un même
signal. Cette valeur est exprimée en Hertz et est notée J. Il a été montré par Karplus qu’elle
est corrélée à l’angle dièdre θ de deux liaisons C-H.
Ha
θ = 0 ou 180° 3J > 8 Hz Hb
θ = 90° 3J = 0 Hz
L’indice en haut devant J correspond au nombre de liaisons séparant les deux H voisins.
H H H H H
H CH3 H
2J 3J 3J 3J
gem = 0-3 Hz allyl = 4 -10 Hz cis = 7-12 Hz trans = 13-18 Hz
H
H Ha Ho
HeHe
H Hm
Ha
Hp
3J 3J
3J = 6-8 Hz a,a = 8-14 Hz ortho = 7-10 Hz
3J 3J
a,e = 0-7 Hz meta = 1-3 Hz
n Martin Karplus, né en 3J
e,e = 0-5 Hz
3J
para = 0-1 Hz
1930 à Vienne, professeur
à l’Université d’Harvard Figure 9.18 Quelques constantes de couplage
depuis 1979 (chaire à
l’Université de Strasbourg)
est un physico-chimiste aus-
tro-américain qui a reçu le
prix Nobel en 2013 pour ses
4.5 Analyse de spectre
travaux sur la modélisation. L’analyse par résonance magnétique nucléaire d’une molécule permet au chimiste
Sa contribution en réso- de confirmer, ou de trouver sa structure, mais aussi d’obtenir des renseignements
nance magnétique nucléaire
date de 1958 et établit une sur sa stéréochimie. Comment analyse-t-on un spectre RMN ?
relation entre le couplage
vicinal et l’angle dièdre des Méthode Comment aborder l’interprétation d’un spectre de RMN ?
protons couplés. Son équa-
tion a été confirmée par La difficulté dans l’analyse, mais aussi le grand intérêt d’un spectre de RMN, résident
l’étude des couplages dans dans le nombre important d’informations. En effet, alors qu’un spectre IR donne une
les dérivés glycosylés, ce qui relation simple et directe signal/fonction, le signal en RMN possède trois niveaux
a contribué à l’identification d’informations : quel est l’environnement électronique du ou des protons sous le
structurale de cette famille signal (déplacement chimique), combien y a-t-il de protons équivalents sous le signal
de composés (glucose, ga-
lactose, mannose…). (intégration), quels sont les voisins (multiplicité) ?
162
■
4 La résonance magnétique nucléaire RMN
3H
2H
2H
Figure 9.19
Le spectre de RMN
comme un puzzle 4 3 2 1 0
intégration
s
O
© Dunod. Toute reproduction non autorisée est un délit.
multiplicité
O t
Figure 9.20
Spectre de RMN 1H de déplacement
l’acétate d’éthyle chimique
163
CHAPITRE 9 Spectroscopies
intégration
O s
multiplicité
Figure 9.21
Spectre de RMN 1H du déplacement
propanoate de méthyle chimique
164
Ce qu’il faut retenir
•• L a spectroscopie UV-visible permet •• En RMN 1H, le déplacement chimique
de mettre en évidence la présence de est corrélé à la densité électronique :
chromophores dans les molécules des groupements attracteurs diminuent
organiques. La méthode est quantitative la densité électronique et déblindent le
et permet de mesurer la concentration des signal du noyau considéré.
espèces dans les échantillons. •• En RMN 1H, un signal est dédoublé par
•• Un spectre IR est constitué de bandes un H voisins.
d’absorption correspondant à l’énergie •• La valeur de la constante de couplage
nécessaire pour provoquer des vibrations dépend de l’angle dièdre et du nombre
atomiques au sein des liaisons de liaisons séparant les protons couplés.
•• L es bandes sont caractéristiques des •• L a non-équivalence magnétique est
liaisons et renseignent sur les fonctions provoquée par une perte de libre rotation
chimiques de la molécule ou la présence d’un centre asymétrique.
165
Exercices
Corrigés page 180-181 d.
b.
c.
166