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Cours D'oals

Isidore bakadi,Cours d'oals Eddy Mitchell kananga

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UNIVERSITE PEDAGOGIQUE DE KANANGA

UPKAN

Notes de cours d'O.A.L.S.


ORGANISATION, ADMINISTRATION ET LEGISLATION
SCOLAIRE

Ass2 Phostin Tshikuta Babatumanyi


Contact: 0993658708 / 0812619070

PLAN DU COURS

O.GENERALITES
1. QUELQUES DEFINITIONS
• LEGISLATION SCOLAIRE
• ADMINISTRATON
• ORGANISATION SCOLAIRE
• GESTION SCOLAIRE
2. OBJECTIFS DU COURS
Ière PARTIE : LE PASSIF DE NOTRE SYSTEME EDUCATIF
CHAP. I. ORGANISATION DE L’ENSEIGNEMENT PENDANT L’ETAT
INDEPENDANT DU CONGO (E.I.C)
• Actes internationaux
• Fondation des premières écoles
• Les objectifs des colonies scolaires
• Buts
• Charge coloniale
• Ecole Rurale, centrale et d’Instituteur
• Programme des colonies scolaires et ses horaires
CHAP. II. L’ORGANISATION DE L’ENSEIGNEMENT PENDANT LA PERIODE
COLONIALE (CONGO BELGE)
2.1. Création et Liberté des écoles
2.2. Travaux préparatoires à l’Organisation de l’enseignement
2.3. L’organisation de l’enseignement subsidié
2.3.1. Disposition Législative
2.3.2. Les programmes de 1929
2.3.3. Nouvelle réglementation de 1939
2.3.4. Expiration de la convention de 1929
2.3.5. Enseignement professionnel de 1941
2.3.6. Convention de 1948
2.3.7. Amendement à la réglementation de 1948

IIème PARTIE : L’ACTIF DE NOTRE SYSTEME EDUCATIF


CHAP.I. ORGANISATION DE L’ENSEIGNEMENT APRES L’INDEPENDANCE
• Nécessité d’une réforme de l’enseignement
• Les objectifs de la réforme de 1961
• La réforme de l’enseignement primaire
• La réforme de l’enseignement secondaire
CHAP.II. ORGANISATION ACTUELLE DE NOTRE ENSEIGNEMENT
2.1. Organe central de l’enseignement
CHAP.III. ADMINISTRATION SCOLAIRE: LES DOCUMENTS
PEDAGOGIQUES ET ADMINISTRATIFS
BIBLIOGRAPHIE
• CAPELDE.J., Education et politique, P.U.F. 1974.
• DEPERRITI, A ; Les contradictions de la culture et de la
pédagogie. Ed. EDP. Paris 1969
• DECONSTER, La science de l’éducation, U.L.B. 1990
• EKWA. M., L’école trahie, Kinshasa, Ed. du Cadrececo 2004.
• EKWA. M., Pour une société nouvelle, l’enseignement national,
Kinshasa, Ed. du B.E.K. 1960, 1970.
• Louis François, les droits à l’éducation, UNESCO, 1962.
• ERNY, P. ;Enseignement dans les pays pauvres, Ed. HARMATTAN,
1977.
• HUSEN. T.,L’école en question, Bruxelles, Ed. Pierre Marda, 1977.
• MINEDUC, Evolution et organisation de l’éducation.
WEBOGRAPHIE

0. GENERALITES

1. QUELQUES DEFINITIONS
1.1. LEGISLATION SCOLAIRE
La législation est l’ensemble des lois qui régissent
l’enseignement d’un pays.
Le mot « loi » est au sens large. Il est synonyme d’un
texte dont les dispositions sont susceptibles de s’imposer au citoyen
ou à une catégorie des citoyens. Elle englobe dans notre pays :
• Les lois proprement-dites qui sont votées au parlement ;
• Les ordonnances-loi signées dans les circonstances
exceptionnelles concernant l’enseignement ;
• Les règlements administratifs : décisions et circulaires des
secrétaires généraux, des directeurs généraux, des chefs de
divisions et de sous-divisions et des coordonnateurs qui dirigent
l’enseignement, chacun dans son domaine concernant les
problèmes d’enseignement ;
• Les arrêtés (au niveau national ou provincial).

1.2. ORGANISATION SCOLAIRE


Elle désigne la structure (composition) du système
d’enseignement dans un pays. Le système scolaire est l’ensemble
d’écoles de ce pays mais organisées. Dans notre pays, notre système
scolaire comprend :
• L’enseignement maternel ou pré-primaire
• L’enseignement primaire
• L’enseignement secondaire
• L’enseignement supérieur et universitaire (LMD : licence,
maîtrise, doctorat).
On peut alors dire que notre enseignement est
systématique (organisé, méthodique), échelonné et programmé ; et à
chaque échelon correspond un programme bien déterminé. Notre
enseignement est aussi spécifique ; car il y a aussi l’enseignement
secondaire général et l’enseignement technique professionnel.

1.3. ADMINISTRATION
Elle est la fonction qui consiste à prévoir, commander,
organiser, diriger et contrôler le fonctionnement d’une entité, d’une
institution etc.
1.4. GESTION SCOLAIRE
La gestion scolaire est l’art de gérer les écoles : c’est
l’approvisionnement, la conservation et l’entretien des fournitures
(meubles et immeubles) et des fonds destinés au bon déroulement des
activités scolaires.
• OBJECTIFS DU COURS
Les problèmes éducatifs engagent l’avenir de toute la
nation car, l’enseignement prépare les agents du développement de la
nation ; et entant que tel, ils concernent les étudiants, les parents et
gestionnaires de l’enseignement. Toutes ces catégories doivent les
connaitre et les maîtriser.
Donc, ce cours a pour but, la formation des cadres de
haut niveau dans les problèmes qui concernent la législation et
l’organisation des systèmes éducatifs.
Ce cours a aussi pour objectif, la formation des
chercheurs dans le même domaine pour le développement harmonieux
de l’éducation. C’est ce développement harmonieux qui peut
contribuer à l’amélioration des conditions de vie de l’humanité.
En ce qui concerne les étudiants en LMD2…, ce cours a
pour but de les initier aux grands principes de la législation et de
l’organisation scolaire de n’importe quel système éducatif.
N.B. : Notre législation a un caractère particulier car, elle
est constituée par l’ensemble des lois de notre pays et par les
dispositions internationales qui régissent certains services de l’ONU
tels que : UNICEF, UNESCO, OMS, PNUD…
Il faut noter que chaque pays a sa propre législation ;
donc, autant des pays, autant des législations scolaires.

PREMIERE PARTIE : LE PASSIF DE NOTRE SYSTEME EDUCATIF.


CHAP.I. L’ORGANISATION DE L’ENSEIGNEMENT PENDANT
L’E.I.C.
La législation scolaire d’un pays doit refléter son système
politique, car, elle lui permet d’atteindre ses objectifs en matière de
l’éducation de la jeunesse.
Ainsi, la législation scolaire d’un pays colonisé doit être
différente de celle d’un pays indépendant qui s’évertue à former l’élite
intellectuelle devant s’occuper de tous les secteurs du développement
en vue d’éviter les importations des étrangers qui coutent cher.
Exemple de la Belgique qui donnait l’instruction élémentaire et
procédait à l’évaluation promotionnelle pour avoir des personnes
pouvant travailler à partir de 1960 ; mais actuellement ce n’est pas le
cas.
L’E.I.C. : du 30/04/1885 au 18/10/1908. Avant l’arrivée des
blancs, il n’y avait pas d’organisation scolaire dans notre pays.
L’éducation était traditionnelle, les adultes préparaient les jeunes à la
vie sociale en leur inspirant les connaissances historiques et pratiques
dans le domaine de l’agriculture, la pêche, la chasse, en art militaire et
médical et dans les habitudes de comportement moral suivant les
règles communautaires.
Retenons cependant qu’avant cette période, les Portugais
semblent avoir dispensé l’enseignement du type occidental, mais on
ne dispose d’aucun document là-dessus. Mais la pénétration des
blancs dans le continent a nécessité des actes internationaux.
• LES ACTES INTERNATIONAUX
Les actes internationaux dont il est question, concernent
les dispositions internationales prises pour asseoir les institutions et
entreprises créées dans les Etats des signataires et leurs colonies. Les
actes internationaux c’est synonyme des lois internationales ayant
pour but de stabiliser les institutions. Ils favorisent aussi l’organisation
scolaire de ces Etats qu’ils créent.
• L’ACTE GENERAL DE BERLIN : du 26/04/1885.
L’article 6 de cet acte stipule : « Toutes les puissances
exerçant le droit de souveraineté ou d’influence dans le passé
conventionnel prendrait l’obligation de concourir à la suppression de
l’esclavage et surtout à la traite des Noirs, de favoriser, d’aider les
travaux des missions et des institutions servant à instruire les
indigènes, à leur faire comprendre et apprécier les avantages de la
civilisation occidentale ».
Toutes les puissances exerçant le droit de souveraineté ou
d’influence dans ledit territoire s’engagent à veiller à la conservation
des populations indigènes et à l’amélioration de leurs conditions de vie
sur le plan moral et matériel, à changer leurs conditions d’existence et
à concourir à la suppression de l’esclavage et surtout de la traite des
noirs ; et protéger et favoriser sans distinction de nationalité et de
culture toutes les institutions et entreprises religieuses, scientifiques et
charitables, créées et organisées à ces fins ou tendant à instruire les
indigènes et à leur faire comprendre et apprécier les avantages de
l’occident et de sa civilisation. Ces textes ont fait des missionnaires des
savants, des explorateurs, des escortes des avoirs et collections
d’objets ; jouissant d’une protection spéciale. De même la liberté de
conscience et la tolérance religieuse sont expressément garanties aux
indigènes comme aux nationaux et aux étrangers. Il en est de même
pour la liberté de culte, le droit d’ériger les édifices religieux et
d’organiser les missions appartenant à tous les cultes qui sont sans
restriction.
• ACTE GENERAL DE BRUXELLES : du 02/07/1890.
Il a le même sens que l’acte de Berlin
• CONVENTION ENTRE LE SAINT SIEGE ET LE
GOUVERNEMENT DE L’E.I.C. : du
25/05/1896.
Le Roi Léopold II ayant appris l’exploration de Stanley a
usé de ruses pour gagner les grandes puissances à l’exploitation du
Congo à la conférence géographique de Bruxelles le 12/09/1876 et
fonda ce qu’on appelle, l’A.I.A. (Association Internationale Africaine).
Alors le 08/08/1880 : les pères du Saint Esprit fondèrent les premières
missions à BOMA et ouvrirent les premières écoles à la même date.
Les missionnaires protestants qui entreprirent
l’évangélisation du Congo étaient surtout les Baptistes et Méthodistes
Anglais et Américains. Alors le Roi Léopold II estima que la présence
des missionnaires protestants était un danger, il sollicita et obtint du
Pape Léon III le pouvoir de ne confier l’évangélisation du Congo qu’aux
missionnaires Belges. Cette mission fut confiée aux Pères de Scheut,
Congrégation fondée en Belgique en 1862 par le père VERBIST, car le
roi voulait faire du Congo un pays surtout catholique.
Le 20/05/1906, l’EIC conclut une convention entre le saint
siège et le gouvernement de l’Etat. Selon cette convention, en vertu
des articles 2 et 3, l’Etat concédait des terres de 100 à 200 hectares
aux missions nationales Belges ; celles-ci s’engageaient à créer des
écoles. Elles devraient soumettre les programmes d’études au contrôle
de l’Etat, les branches d’enseignement devraient être fixées de
commun accord entre l’Etat et la mission.
• TRAITE DE SAINT GERMAIN EN LAYE : le 10/09/1919.
Ce traité a remplacé l’acte de Berlin par les puissances de
l’entente et par celles qui faisaient partie de la Société des Nations
(SDN), et qui adhéraient à la convention de saint Germain en LAYE.
Voici le contenu de l’article 10 : « Les puissances signataires
reconnaissent l’obligation de maintenir dans la région relevant de leur
autorité l’existence d’un pouvoir et des moyens de police suffisant
pour assurer la protection des personnes et des biens et le cas échéant
la liberté du commerce et du tourisme, de transit, elles favoriseront et
protégeront sans distinction de nationalité, de culte, des institutions,
des entreprises religieuses, scientifiques ou charitables créées par les
ressortissants des autres puissances signataires et des Etats membres
de la SDN à la présente convention qui tend à conduire les indigènes à
la voie du progrès et de la civilisation ».
Les missions, leurs matériels seront aussi l’objet de
sécurité. La liberté de conscience et l’exercice de tous les cultes seront
garantis à tous les ressortissants des puissances signataires et à ceux
des Etats membres de la SDN qui deviendront membres de la présente
convention. Comme on le voit, tous ces actes et toutes ces
conventions ont permis aux missionnaires et aux Etats de circuler et
implanter librement les missions et les écoles au Congo sous la
protection des autres membres de la convention et de la SDN.
• FONDATION DES PREMIERES ECOLES PAR L’ETAT
En date du 12/07/1890, le roi pris un décret qui permit la
création des premières écoles à MULUEBA (Lac Tanganyika) et à BOMA
(au Congo Central ). Ces écoles étaient appelées colonies scolaires.
Un autre décret du 04/05/1892 autorisa les associations
religieuses et philanthropiques de s’occuper des enfants abandonnés
et d’assurer leur formation. Alors les religieuses créèrent à MOANDA la
première école pour fille orphelines dont la plupart était des
mulâtresses non reconnues par leurs pères.
En 1906, un décret du roi créa les écoles professionnelles
annexées aux ateliers de l’Etat à BOMA, Léopoldville et Stanleyville
pour avoir la main d’œuvre. Et la formation donnée dans ces écoles était
centrée sur la menuiserie, la maçonnerie et la plomberie.
Une école des candidats commis était créée à BOMA. Les
missionnaires avaient les écoles à chaque poste de mission.Cependant,
il faut noter que les missions n’étaient pas acceptées dans tous les
villages, mais là où elles étaient acceptées, là, les écoles étaient
solidement installées. Dans beaucoup de villages, les indigènes ne se
confiaient pas aux blancs, ils croyaient que les écoles étaient un
moyen de les approcher de blancs anthropophages (mangeurs
d’hommes).
• OBJECTIFS DES COLONIES SCOLAIRES
• BUTS
Ces écoles avaient pour but d’encadrer les enfants des
indigènes, leur assurer une formation élémentaire pour former une
main- d’œuvre bon marché ; c’est-à-dire qu’elles leur donnaient les
quatre opérations fondamentales et les aider à savoir lire et écrire pour
occuper les postes d’exécution dans le commerce, l’administration et
le service militaire.
• LA CHARGE COLONIALE ET L’INSTRUCTION PUBLIQUE
L’Etat colonial supportait entièrement l’instruction de la
jeunesse : il payait le personnel, équipait les écoles et les élèves,
toutes les fournitures des bureaux, des objets classiques étaient payés
par l’Etat. De plus ces écoles dirigées par le personnel militaire qui
était à la disposition du roi Léopold II. Ces militaires dirigeaient ces
écoles selon les instructions précises reçues du roi propriétaire de
l’E.I.C.
• L’ECOLE RURALE, CENTRALE, D’INSTITUTEURS ET DE
COMPTABLES
Les écoles centrales sont celles qui étaient dans les
missions (Exemple : à TSHIKULA, DEMBA, BUNKONDE,…)
Dans chaque poste de mission on créait des écoles rurales
et dans chaque village qui accueillait les missionnaires et acceptait
l’église.
On organisait les petites classes 1 ère et 2ème primaires (et
là on mettait les instituteurs).
• PROGRAMME ET HORAIRE DES COLONIES SCOLAIRES
Le roi et les missions, en créant les écoles, avaient pour
objectif de former les agents d’exécution dans le commerce,
l’enseignement, l’administration et le service militaire. Ainsi leur
programme visait la formation de ces types d’hommes. Les
programmes étaient élémentaires, ils étaient établis d’un commun
accord avec le gouvernement et soumis à l’inspection officielle. Ils
amenaient les élèves à lire, écrire, compter et faire les quatre
opérations fondamentales.
L’instruction de base qui était donnée dans ces écoles
était complétée par l’enseignement d’art manuel (maçonnerie,
couture, etc.).
Les écoles qui étaient organisées par les missionnaires
bien formés bénéficiaient d’une instruction convenable, c’est le cas de
pères de JESUITES. Dans ces écoles on formait les Caporaux, des
Sergents différents de commandants. On formait aussi des vendeurs
(service de commerce). On formait aussi des enseignants différents de
directeurs ou préfets.
Dans ces écoles, pas d’algèbres, pas de politique, pas
d’enseignement de qualité, les enfants vont se révolter contre les
colons.
Avec la philosophie coloniale, les Belges avaient
l’exploitation de tout le Congo. Personne entre indigènes ne savait
quelle quantité d’Uranium était produite ni moins son utilité.
L’organisation scolaire de cette période était butée à deux
grandes difficultés :
• Manque de personnel compétent,
• Insuffisance de subventions pour mieux faire.

• HORAIRE GENERAL DES COLONIES SCOLAIRES


Cet horaire contenait :
• 3 heures d’instruction militaire
• 3 heures d’éducation intellectuelle et religieuse
• 2 heures d’activités manuelles.
Le séjour à la colonie durait trois ans. Ils devraient aider à
connaître certains métiers pour se débrouiller dans la vie et améliorer
les conditions de vie
• OBJECTIFS SPECIFIQUES DES COLONIES
SCOLAIRES
A la fin de la formation, ils devraient connaître certains
métiers pour se débrouiller dans la vie et améliorer les conditions de
vie de leurs milieux : c’est-à-dire devenir agent de développement.
En 1895, les missionnaires ont organisé les écoles pour
grouper les enfants baptisés autour d’un catéchiste qui devrait assurer
leur instruction.
Ajoutons aussi qu’une école professionnelle pour infirmier
a été créée la même année à BOMA. Pour cette école, le programme
comprenait l’enseignement théorique et pratique.
Les mêmes types d’écoles étaient créés à Léopoldville,
Stanleyville, Coquilathville, ainsi que les écoles d’accoucheuses.
Le 27 Juillet 1908, l’école d’agriculture d’EYALA fut créée à
BANDAKA pour initier les indigènes aux activités agricoles et surtout à
la culture du caoutchouc qui était beaucoup exploité et donnait
beaucoup d’argent au Congo.
CHAP. II. ORGANISATION DE L’ENSEIGNEMENT PENDANT LA
PERIODE COLONIALE (CONGO BELGE) DU
18/10/1908 au 30/06/1960.
2.1. LA LIBERTE ET LA CREATION DES ECOLES
Le 20 Novembre 1907, l’Etat Belge sous Léopold II conclut
avec l’E.I.C. les traités qui faisaient de la Belgique souveraine de toutes
les terres du Congo avec tous les droits et obligations y relatifs (statut,
loi pour les congolais). Mais le Congo jouissait d’une personnalité
juridique distincte de celle de la Belgique, et le parlement Belge vota le
18/10/1908 une loi particulière qui devrait régir le Congo-Belge : « La
charte coloniale » du Congo Belge.
L’article 2 de cette charte garantissait la liberté de
l’enseignement, c.à.d. que tout enfant congolais devait étudier dans
une école de son choix, et tout congolais capable pouvait organiser un
enseignement.
Tandis que l’article 5 imposait au gouvernement de
favoriser et de protéger sans distinction de cultes, de nationalité, des
institutions et entreprises religieuses, scientifiques et charitables
tendant à civiliser les Noirs.
En 1919, il y avait quatre écoles de gradés comptables à
LISALA, à KINSHASA, à KONGOLO et LOKANDA. On avait organisé les
écoles officielles dépendant du service territorial dans les milieux sans
missions.
Les premières écoles officielles furent fondées à BOMA et
d’autres suivirent à KINSHASA, KISANGANI et à BUTA. On les appelait
« GROUPES SCOLAIRES » parce que les études primaires étaient
complétées par les sections professionnelles. La durée de ces écoles
officielles était de 3 ans. Ces écoles créées étaient dirigées par les
congrégations et on les appelait « ECOLES OFFICIELLES
CONGREGATIONNISTES ». Elles étaient entièrement prises en charge
par l’Etat mais dirigées par les congrégations religieuses.
Exemples :
• Les pères de Charité ont pris les écoles de LUSAMBU en 1911 et
le Collège de KABINDA en 1912.
• Les pères MARISTES ont pris les écoles de KISANGANI en 1911.
• Les pères SALESIENS ont pris les écoles de BUTA en 1913 et
celles de LUBUMBASHI en 1911.
Ces écoles avaient un caractère professionnel, donc utilitaire.
(C’est-à-dire qu’on y apprenait les métiers aux élèves).
Grace à la charte coloniale, les écoles des missions
étrangères virent le jour.
Les grandes lignes de la politique scolaire coloniale sont :
• Création des écoles par les missionnaires nationaux et étrangers
et leurs subsidiassions (financement),
• Création des écoles par l’Etat ;
• Approbation du programme d’étude par l’Etat ou élaboré par
l’Etat.
C’est dans ces écoles que les missionnaires formaient les
agents auxiliaires dont le gouvernement Belge avait besoin pour
exploiter le Congo.
Grâce à la collaboration entre les missionnaires et l’Etat,
la scolarisation se développa jusqu’à la période de la première guerre
mondiale (1914-1918).
A la fin de 1920, il y avait 9 écoles congrégationnistes
comptant 1.861 élèves et 20 écoles libres comptant 20.311 élèves sur
l’ensemble du pays.
2.2. TRAVAUX PREPARATOIRES A L’ENSEIGNEMENT ORGANISE
(Organisation systémique)
Après la guerre, la Belgique s’est vue obligée d’organiser
systématiquement l’enseignement soit en accordant les Subsides
(finances) aux écoles auxquelles elle devrait imposer le programme et
soumettre au contrôle, soit étendre l’enseignement officiel. Alors trois
groupes furent les études et fournirent leur rapport ; on a :
2.2.1. RAPPORT PHELPS STOKES FUND en 1921.
Le PHELPS STOKES FUND est une fondation Américaine
ayant pour but d’améliorer les conditions de logement des familles
pauvres et de favoriser l’éducation des noirs de l’Amérique aussi bien
que ceux de l’Afrique. Le docteur THOMAS JESSE JONES, président de la
mission envoyé en Afrique, remis à FRANCK, alors ministre Belge des
colonies rapport dont voici résumés les points essentiels :
• Collaboration entre l’Etat et la mission,
• Nomination d’un directeur de l’enseignement ;
• Adaptation de l’enseignement au milieu ;
• Langues d’enseignement : il suggéra que la première langue de
l’enseignement soit le dialecte de la tribu, la deuxième langue,
une langue intertribale, et la troisième langue soit le Français ;
• Il insistait sur l’éducation de la masse ;
• Il recommandait la formation des instituteurs et des dirigeants
indigènes du pays ;
• Multiplication des écoles des missions.
2.2.2. RAPPORT DU BUREAU PERMANENT DU CONGRES
COLONIAL NATIONAL SUR LA QUESTION DE
L’ENSEIGNEMENT AU CONGO.
Le premier congrès colonial national fut tenu à Bruxelles
du 19 au 21/12/1920. Son objectif était de mieux faire connaître la
Belgique et son entreprise coloniale. Ce travail fut confié à un comité
permanent qui, en 1922, publia un rapport qui reprenait en quelques
lignes les points du PHELPS STOKES FUND. Néanmoins le bureau
permanent insista sur les points suivants :
• L’enseignement doit tendre à perfectionner les Noirs pour eux-
mêmes (formation de l’élite),
• Imposition des minervals (contribution des parents) ;
• Organisation scolaire à trois degrés, l’enseignement doit
s’adapter aux milieux, à la capacité des Noirs et à leurs
mentalités ;
• Pas d’éducation livresque, savante (une éducation
encyclopédique) ;
• Ne pas aller plus loin ;
• Il faut chercher à atteindre la masse ;
• Relation entre l’Etat et les missions doit exister.
2.2.3. RAPPORT FRANCK
Ce rapport fut élaboré par une commission constituée le
10/07/1922 et présidé par FRANCK lui-même. Elle utilisa comme
document de base. Les deux rapports précédents, un exposé de la
situation de l’enseignement au Congo Belge par DE JONGHE et un
projet de réglementation libre au Congo élaboré pendant la première
guerre mondiale à Londres. Le rapport Franck reprend les deux
premiers rapports et ajoute particulièrement ceci :
• 4 langues intertribales sont retenues pour jouer le rôle des
langues véhiculaires dans l’enseignement : KIKONGO, TSHILUBA,
LINGALA et SWAHILI.
• Une langue d’Europe sera enseignée aux seuls Noirs destinés à
vivre au contact étroit avec les Blancs dont ils seront les
auxiliaires.
• Opposition d’un système des subsides et d’avantages en nature
accordés aux missions.
Les sociétés des missions nationales qui remplissaient ces
conditions ont signé la convention avec l’Etat pour 20 ans, mais il
semble que c’étaient les missions catholiques qui avaient signé le
contrat et les autres missions avaient évolué selon leurs propres
moyens.
Alors les principes de la commission FRANCK ont été mis
en application. Dès lors on distinguait trois catégories d’écoles :
• Les Ecoles Officielles : que l’Etat se réservait le droit et qu’il
confiait par convention à des congrégations enseignantes et dont
le frais de fonctionnement était à sa charge.
• Les Ecoles subsidiées par l’Etat mais qui sont des missions
nationales
• les Ecoles libres : Non subsidiées par l’Etat car ne remplissant pas
les conditions de la réglementation Franck.
Eu égard à tout ce qui précède, on peut dire que
l’enseignement était placé dans les mains de l’église (Missionnaires) et
surtout des Belges.
L’Eglise catholique, mieux favorisée, tend au monopole en
matière d’enseignement, elle devenait donc une puissance dans le
pays.
En 1946, le ministre libéral GODDING accorda le subside
aux missions non nationales (protestantes)
2.2.4. ORGANISATION DE L’ENSEIGNEMENT SUBSIDIE AU
CONGO-BELGE
2.2.4.1. DISPOSITIONS LEGISLATIVES A L’ENSEIGNEMENT
• Enseignement Primaire
• Premier degré (1ère et 2ème années)
Matières obligatoires : Religion, Lecture, Ecriture, Hygiène, Chant,
Gymnastique, Calcul, Système métrique, Langue maternelle,
Causerie et travail Manuel.
• Deuxième degré (3ème, 4ème et 5ème années)
On ajoute aux matières obligatoires : Géographie, Agriculture,
Calligraphie.
N.B. : le français est obligatoire au centre urbain (dans les
missions)
• Enseignement post-Primaire.
• L’Ecole des candidats commis : 3 à 4 ans
• L’Ecole professionnelle :
• Menuiserie : 3 à 4 ans
• Agriculture : 3 à 4 ans
• Apprentissage pédagogique : 4ans
• Ecoles ménagères : 2 ans.
N.B. : les Belges insistaient sur la formation du caractère par la
religion, la morale et par les branches scientifiques et littéraires.
2.2.4.2. LE PROGRAMME DE 1929.
Ce programme nous le voyons à l’école primaire à deux
cycles (EP du 1er degré et EP du 2ème degré).
• Ecole du 1er degré dite école rurale ou école chapelle, dirigée par
les catéchistes.
• L’Ecole du 2ème degré dite école centrale (urbaine) ; ayant 3ème,
4ème et 5ème primaire dirigée par les missionnaires blancs.
• Ecole spéciale des candidats commis, d’instituteurs, des chefs
d’ateliers, d’ouvriers qualifiés qui étaient dans les centres
urbains.
• ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET SUPERIEUR.
Il y avait le petit et le grand séminaire pour des futurs prêtres
éduqués en français parce qu’ils devraient vivre avec les blancs.
• LA SITUATION DES ECOLES NORMALES A CETTE PERIODE.
Avant la réglementation de 1924, la formation du maître
était presque la même que celle des finalistes des écoles
primaires. Parce que les blancs formaient les agents auxiliaires.
La réglementation de 1924 visait à désigner à la
formation du maître les objectifs présentés en 3 groupes :
• Par rapport aux élèves que le maître devrait enseigner,
• Par rapport à la condition de vie du maître ;
• Par rapport à l’adaptation au milieu.
En ce qui concerne les élèves, le maître devrait s’occuper
de beaucoup d’élèves en insistant sur l’éducation morale, religieuse et
le travail manuel.
Quant aux conditions de vie, il devrait être un modèle
pour les élèves et pour l’entourage à tous égards. Il servait
d’animateur rural en apprenant aux autres à construire les maisons, à
cultiver les légumes et à planter les arbres fruitiers et aussi à élever les
animaux domestiques.
Une des langues vernaculaires devrait servir de langue
d’enseignement à l’école normale. Ces écoles normales étaient
également rependues dans les provinces :
• Province du KASAÏ : Comptant 7 écoles normales
• Province de l’EQUATEUR : 2 écoles normales
• Province ORIENTALE : 6 écoles normales
• Province du KATANGA : 4 écoles normales
Les meilleurs de ces écoles étaient : ECOLE NORMALE DE
TUMBA dirigée par les frères des écoles chrétiennes et l’école normale
de LULUABOURG (MIKALAYI) dirigée par les pères des SCHEUT
• LA NOUVELLE REGLEMENTATION de 1939
Compte tenu du développement quantitatif des écoles et
du progrès constaté sur terrain, la réglementation de 1924 a été revue.
La nouvelle règlementation distingue les types d’écoles et
l’orientation d’études qui a séparé les écoles des filles et celles des
garçons en 1935.
Dans les écoles rurales, les travaux manuels et agricoles
étaient très importants. Les écoles primaires du 2 ème degré gardaient le
double objectif :
• Pour les élèves qui n’iraient pas loin ; la formation reçue
contribue à l’amélioration à leur vie.
• Cette formation doit être en mesure d’orienter les élèves mieux
doués vers les études spéciales.
D’où cette réglementation prévoyaitune 6ème primaire
comme classe préparatoire aux différentes écoles spéciales.
Pour les filles, la durée des études primaires se limitait à 5
ans. Les écoles des candidats commis étaient supprimées et
remplacées par les écoles moyennes dont les buts étaient :
• Préparer les élèves à l’enseignement professionnel spécialisé,
• Préparer à la profession d’employés des bureaux : CLERCS
(secrétaires).
• EXPIRATION DE LA CONVENTION DE 1926.
Cette convention signée pour 20 ans devrait prendre fin
en 1946. Mais la 2ème guerre mondiale n’a pas permis le bon
déroulement des travaux et l’élaboration de la nouvelle convention.
A cause de la nécessité, les écoles médicales furent
ouvertes ; ce fût aussi le cas des écolesdes auxiliaires de service
médical dont le frais était supporté par FOMULAC (Fondation Médicale
de l’Université de Louvain en Afrique Centrale).
En 1943, 3 associations missionnaires ouvrirent les
premiers collèges : Pères de JESUITES, Pères SCHEUTS et Pères des
Ecoles Chrétiennes.
Le 06/10/1945, le ministre des colonies, GODDING
instaura l’enseignement officiel laïc en créant 3 Athénées pour les
enfants blancs, à Léopoldville, Elisabethville et Stanleyville.
Leministre WIGNY détermine les conditions de subvention
des écoles des missions non nationales de la manière suivante :
• Obligation pour ces missionnaires de séjourner en Belgique pour
étudier la Pédagogie ;
• Nécessité pour eux de connaitre les langues Belges ;
• Un instituteur devrait être porteur d’un diplôme délivré par une
école normale établie au Congo.

• ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL DE 1941


Il s’agit de :
• L’Enseignement Agricole,
• L’Enseignement professionnel et technique des métiers.
On distingue alors :
• ENSEIGNEMENT SCOLAIRE
• Ecoles moyennes Agricoles : 4 ans pour former les assistants
agricoles et les assistants gardes vétérinaires.
• Ecoles professionnelles : pour former les moniteurs agricoles :
4ans.
• Enseignement Post-Scolaire
• Centre d’enseignement pratique agricole (20 à 25 séances) pour
donner une formation agricole rapide.
• Perfectionnement des instituteurs et des moniteurs agricoles (30
à 40 jours
• Enseignement professionnel technique des métiers.
On distingue :
• Les Ecoles artisanales qui organisaient les sections : Bois,
Bâtiment et Cordonnerie.
• Enseignement technique avec les sections : Menuiserie,
Charpenterie, Electricité, Mécanique et Ébénisterie.
• LA NOUVELLE CONVENTION DE 1948.
En 1945, la 2ème guerre mondiale prit fin.Le Congolais y
avait participé pour le compte des Belges. Il y a gagné le contact avec
les autres Africains, Asiatiques, Européens, Américains et l’ouverture
de l’horizon. Il s’était rendu compte qu’il était aussi intelligent, aussi
fort que le Belge qui le fouettait, même plus résistant que lui aux
intempéries et à la faim.
Il était évolué, l’homme idéal qu’il fallait former par le
Belge. D’où, le besoin d’adapter l’enseignement à ce nouvel homme
devenait impérieux (c.à.d. une nécessité) et la nouvelle convention
indispensable pour former l’élite intellectuelle, qui, dans l’organisation
des Belges, devait les aider à exploiter le pays car il n’occupait que les
fonctions inférieures et les vrais cadres étaient eux-mêmes.
• NOUVELLE STRUCTURE SCOLAIRE
La réforme de 1948 qui modifiait la structure de
l’enseignement primaire avec deux objectifs :
• Préparer l’indigène moyen à réformer son milieu en servant ses
intérêts et ceux de sa communauté.
• Sélectionner les éléments susceptibles de constituer l’élite
intellectuelle.
• STRUCTURE DE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE
Les élèves faisaient un tronc commun de 2 ans,après
lesquels intervenait la sélection : ceux qui réussissaient en 2 ème degré
sélectionné faisaient 4 ans après lesquels ils entraient, en cas de
réussite, à l’enseignement secondaire.
Les moins aptes entraient en 2ème degré ordinaire. Ils
faisaient 3 ans après lesquels ils restaient dans leurs milieux
coutumiers pour améliorer leurs conditions de vie.
Toutefois, ces élèves du degré ordinaire qui étaient admis
à l’enseignement secondaire, devraient faire deux ans, la 6 ème et la
7ème année préparatoire.

6ème
7ème
E.S.
5ème
6ème
Préparatoire
4ème

5ème
2ème degré
3ème
4ème
De Métiers sélectionné
3ème

Ordinaire Sélection
2ème

1ème

1948
Comme on le voit, cette structure de l’enseignement avait
un caractère anti-pédagogique qui faisait que cette sélection s’opère à
la fin de la 2ème année primaire.
Pourtant ce n’est pas à cet âge que l’on peut découvrir les
aptitudes fondamentales servant de base à l’orientation d’un enfant,
c’est plutôt vers 14 ans.
Dans cette sélection on tenait compte des capacités
intellectuelles, de la conduite morale, de l’âge et même de la conduite
morale des parents.
L’enseignement secondaire était appelé vocation.
• LA STRUCTURE DE L’ENSEIGNEMENT POST-PRIMAIRE ET
SECONDAIRE
• Enseignement Post-Primaire à caractère Professionnel
(qui durait 2ans) et qui comprenait :
• Atelier d’apprentissage des métiers
• Ecole d’apprentissage pédagogique (EAP)
• L’enseignement secondaire à caractère utilitaire (4
ans) :
Ce sont les écoles moyennes où l’on formait les employés
de bureau (agents de bureau).
Il s’agissait des écoles moyennes agricoles, des écoles de
moniteurs, des écoles professionnelles et des écoles ménagères à
MERODE, à LUBUMBASHI et à MBANZA NGUNGU.
• L’enseignement secondaire proprement dit,ayant deux
objectifs que voici :
• assurer aux élèves une bonne formation, leur permettre
d’occuper les emplois intéressants ;
• Préparer les élèves capables d’entreprendre les études
supérieures.
• LES DIVISIONS DE CET ENSEIGNEMENT
• ECOLES LATINES : Humanités modernes créées en 1952
• ECOLE SECONDAIRE MODERNE : Humanités modernes créées en
1952 et ayant les divisions suivantes :
• Administrative et commerciale
• Normale (Pédagogie)
• Géomètre (Arpenteur : service de cadastre)
Pour les filles, il y avait les écoles moyennes ménagères
qui préparaient les femmes dignes d’être mariées. Il y avait les écoles
du soir pour permettre aux intellectuels d’entretenir leurs
connaissances et de combattre l’analphabétisme.
En 1948, quelques enfants Asiatiques et métis furent
admis dans les écoles réservées aux Blancs.
En 1950, quelques enfants Congolais furent aussi admis
dans les écoles des Blancs après un jury central.
En 1954, Monsieur Auguste BUISSERET, ministre Belge
des colonies, instaura l’enseignement officiel pour les enfants
Congolais à Léopoldville, à Elisabethville et à Luluabourg qui
comprenait une école de moniteur et une école primaire.
Alors les missionnaires formèrent le bloc contre les écoles
officielles et les discréditèrent.
• L’enseignement supérieur
En 1925 il eut création de FOMULAC comme enseignement supérieur,
on y formait les infirmiers indigènes et les assistants médicaux
jusqu’en 1936 pendant 4 ans.
En 1932, la création de CADULAC (Centre Agronomique de l’Université
de Louvain en Afrique Centrale) on y formait des assistants agricoles
indigènes.
En 1947, création d’une école Météorologique.
En 1957, l’Université Louvanium fut créée.
En 1956, Création de l’Université officielle de Lubumbashi.
En 1956, Création de l’Institut Supérieur de l’Enseignement Social
(ISES).
En 1959, Création d’une école normale moyenne à Lubumbashi.
En 1958, Création d’une école des cadres pour former les animateurs
sociaux.
• AMANDEMENT A LA REGLEMENTATION de 1948
Etant donné le rapport d’enseignement établi par la
commission française de modernisation des territoires d’outre – Mer en
1948 selon lequel le programme d’études de1948 pratiqué au Congo
jusque-là, ne pouvait favoriser le développement de ce pays et qu’il
devrait être considéré comme minimum, il fut accordé aux
missionnaires un délai de 5 ans pour se mettre en ordre concernant les
qualifications des indicateurs du programme à exécuter dans les
nouvelles écoles créées.
Alors les Congolais réclamèrent à cor et à cri les écoles à
programme Belge.
C’est ainsi qu’en 1955, il eut ouverture :
• D’un Groupe Scolaire à MBANDAKA
• Trois Athénées interraciaux à Elisabethville, Luluabourg et
Stanleyville.
En 1956, Auguste BUISSERET imposa aux écoles officielles
le programme Belge. Les écoles catholiques s’imposèrent aussi ce
programme. A cette même date, le ministre décida la création de
l’U.O.C. (Université officielle du Congo) dont l’année préparatoire était
à BUJUMBURA.
On a noté aussi la création des trois écoles
d’administration dont l’une à TSHIKAJI. On a remarqué aussi la création
des bureaux d’enseignement pour traiter avec l’Etat.
• BEC : Bureau d’Enseignement (Ecoles) Catholiques.
• BEP : Bureau d’Enseignement (Ecoles) Protestants
• BEK : Bureau d’Enseignement (Ecoles) Kimbanguistes.
Ainsi que les Bureaux de l’enseignement libre.
En 1958, on adopte simplement et sûrement le
programme métropolitain qui permet aux étudiants Congolais d’entrer
à l’Université sans année préparatoire, malheureusement à la porte de
l’indépendance.

IIème PARTIE : L’ACTIF DE NOTRE ENSEIGNEMENT.

CHAPITRE I : ORGANISATION DE L’ENSEIGNEMENT


APRES L’INDEPENDANCE.
Le 30 Juin 1960, notre pays accéda à l’indépendance
malgré sa pauvreté en cadres universitaires.
En effet, le 30 Juillet 1960, 136 élèves des humanités
étaient diplômés ainsi que 17 de l’enseignement supérieur dont 12 à
l’étranger et 5 au pays. 200 étudiants étaient inscrits à l’Université à
cette période.
• REFORME DE L’ENSEIGNEMENT EN 1961

• NECESSITE D’UNE REFORME DE L’ENSEIGNEMENT


Il fallait donner la même chance à tous les étudiants par
rapport à la structure de 1948. Il fallait aussi mettre à la disposition des
enfants un programme adapté à leur milieu de vie plutôt que le
programme métropolitain adapté au milieu occidental.
• OBJECTIFS DE LA REFORME

• Unifier les structures et les nombre d’années d’études pour tous


les enfants afin que l’enseignement soit identique ;
• Elaborer le programme qu’il faut adapter au niveau des enfants
et à leur milieu.

• REFORME DE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE


Cette réforme consistait à :
• Introduire un contenu africain dans le programme,
• Fixer l’âge d’entrer et de sortie à l’école primaire à 6, 7 ans ;
• Limiter le redoublement à une seule fois ;
• Faire du Français l’unique langue d’enseignement.
Le 29 Juin 1964, le président de la république signa
l’ordonnance portant l’orga nisation de l’inspection de l’enseignement
primaire et la façon d’y accéder.
• REFORME DE L’ENSEIGNMENT SECONDAIRE
A partir de Janvier 1961, une commission d’étude fut instituée et a
commencé les travaux selon lesquels :
• L’Enseignement secondaire Congolais devrait être du niveau
international,
• Les diplômes des humanités devraient donner accès aux instituts
d’enseignement supérieur de n’importe quel pays ;
• Le programme doit être conçu en fonction des réalités et des
contingences Congolaises et donc s’inspirer dans sa structure des
besoins économiques, sociaux et culturels de la société.
Les promoteurs de cette réforme sont arrivés à des
réalités suivantes :
• Structure promotionnelles qui offrit à chaque élève la possibilité
de monter le plus haut possible à l’échelle de l’enseignement
post – primaire et secondaire en écartant :
• La sélection prématurée de 1948,
• Les sections sans issues qui arrêtent la promotion.
• Le plan d’étude qui facilite la concentration en début de la
scolarité sur un contact de formation générale : langues et
sciences.
• Une modernisation du programme adapté à la culture congolaise.

• STRUCTURE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE


Tout enseignement du 2ème degré débute par un tronc commun appelé
cycle d’orientation suivi par :
• Deux ans de formation professionnelle repartis entre l’école et
l’organisme d’intégration professionnelle.
• Soit quatre ans des humanités littéraires, scientifiques et
pédagogiques ou techniques.
En 1967, a eu lieu pour la toute première fois l’examen
d’Etat. Dès lors, le nombre d’années et des structures d’écoles
restèrent stables jusqu’à 1971, date de la nationalisation de
l’enseignement et de la création de l’UNAZA.
En 1974, il y eut la nationalisation de l’école primaire et
secondaire qui ne dura que 3 ans pour penser à la rétrocession des
écoles en Février 1977. Après que l’Etat eut constaté son incapacité
de gérer les écoles en signant la convention scolaire avec les églises
catholiques, protestantes, islamiques, Kimbanguistes. Mais il faut noter
aujourd’hui que depuis l’an 2000, l’Eglise de réveil du Congo est
devenue gestionnaire des écoles.
Cette convention détermine les charges de l’Etat et celles
de l’Eglise en matière de gestion des écoles. Mais, on constate que de
part et d’autres, les signataires ne respectent plus la convention en
tous ses articles.
Exemple : - la suppression des écoles par SECOPE n’a suivi ni le
processus établi par l’article 20 de ladite convention ni la démographie
d’autre part, le licenciement des enseignants par les chefs des églises
et leurs coordonnateursne suit pas non plus l’esprit de la convention.
Pendant ce temps, les écoles ont poussé comme des champignons
avec la complicité des chefs ecclésiastiques et Etatiques : secrétaires
et directeurs généraux et représentants légaux. On a vu les écoles
agréées fonctionnant sur papier, d’autres en dessous des manguiers,
d’autres dans les vieux bars, les maisons d’habitation juste pour avoir
l’argent.
Les écoles étaient mécanisées mais l’argent envoyé
ailleurs (dans d’autres provinces). Cette situation malheureuse a
perduré jusqu’au 21 Janvier 1986, date de la création de SECOPE
(Service National de Contrôle de la Paye des Enseignants). Ce service a
réellement maîtrisé les effectifs fictifs consciemment déclarés pour
détourner les fonds au profit des dirigeants en défavorisant les pauvres
enseignants qui demeurent plusieurs années impayés car les liquidités
étaient envoyées ailleurs.

CHAPITRE.II :ORGANISATION ACTUELLE DE NOTRE


ENSEIGNEMENT.
Il est question ici de l’enseignement pré- primaire,
primaire ; secondaire et supérieur.
La signature de la convention qui octroyait aux
associations professionnelles et religieuses le droit de gérer les écoles
a eu comme conséquences les classes pléthoriques avec tout autre
phénomène comme :
• Corruption à l’inscription,
• Incapacité de contrôle de la part des enseignants ;
• Bavardage, etc.
D’après la convention, il y a les écoles conventionnées
catholiques, protestantes, Kimbanguistes et les écoles non
conventionnées dirigées par l’Etat lui-même sous la supervision du
PROVED et SOUS PROVED.
• ENSEIGNEMENT PRE-PRIMAIRE
Bien avant 1977, les écoles maternelles ont été
organisées à travers la république sans respecter les principes
proprement dits de ces écoles.
Le 07 Février 1994, le Commissaire d’Etat MBULA MOKO a
signé une circulaire ayant pour objet : ouverture des écoles gardiennes
pour réglementer et en limiter l’ouverture.
Le 10 Janvier 1977, le directeur général MUILAMBU a, lui
aussi, signé une circulaire transmettant aux organisateurs de ces
écoles le guide du personnel et le plan d’activités des écoles
maternelles.
Le 01 Juin 1982, le secrétaire d’Etat à l’EPSP a diffusé la
circulaire n°DEP/EPS/840/0006/3482 pour imposer l’application
obligatoire du programme national de l’enseignement maternel.
2.1.2. ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ET
SECONDAIRE
La structure de l’enseignement primaire est restée la
même : 6 années d’études, mais l’entrée dans le Cycle d’Orientation
créée en 1963 est conditionnée à un test de sélection.
L’enseignement secondaire a eu, à part les 2 années du
C.O. le cycle court professionnel, pédagogique ; et le cycle long
technique et aussi des sections générales.
En 1981, la décision d’Etat n°8/CC/81 du 09/06/1981 a
supprimé le Cycle d’Orientation en décidant la création de beaucoup
d’autres structures qui n’ont jamais été appliquées jusqu’au
22/09/1986, date de la promulgation de la Loi-Cadre de notre
enseignement.
L’organisation la plus récente de notre enseignement est
celle déterminée par la loi cadre.
T.P. : Découvrir le contenu de la nouvelle loi cadre : combien d’articles
au total ; combien de titres, donner le lieu et la date de sa
promulgation. Ecrivez les contenus d’un article au choix et faite les
commentaires.

CHAP.III : ADMINISTRATION DU SYSTEME EDUCATIF


CONGOLAIS.
• Etat de la question
L’éducation nationale en RDC est sous tutelle d’un des
ministères du conseil dénommé : Ministère de l’éducation nationale.
Ses compétences et ses attributions sont bien définies. Elles
correspondent d’ailleurs à son appellation.
Si l’organisation est une façon dont un ensemble est organisé,
structuré en vue de son fonctionnement et d’un rendement escompté,
l’administration est perçue de sa part, comme un ensemble des
services et agents chargés de gérer ou bien dont la fonction consiste à
assurer l’application des lois et la bonne marche des services publics
ou privés.
L’administration comme on le sait, est toujours liée à
l’organisation qui en est sa composante principale. Elle est née du
souci de l’homme de structurer, de mettre de l’ordre au sein d’un
système pour sa survie et son développement.
L’éducation nationale congolaise est constituée de
l’enseignement maternel, secondaire et professionnel ainsi que
l’enseignement supérieur et universitaire auxquels se rattache la
recherche scientifique et technologique (cfr. LMD : Licence Maitrise
Doctorat…) Ces entités sont chargées de la transmission aux jeunes
générations des savoirs, savoir-faire et savoir-être acquis ; d’accroître
ceux-ci dans toute mesure du possible ; de donner aux apprenants la
maîtrise d’eux-mêmes et de les disposer à s’insérer aussi
harmonieusement que possible dans la société.
Lorsque l’on déballe ce ministère de l’éducation, il se dégage
des services et leur fonctionnement. Ce dernier peut être saisi à
travers trois catégories de services diffé rents selon qu’ils sont
opérationnels, généraux et spécialisés ou les organes de liaison.
Dans le premier groupe, on peut ranger sous l’appellation du
secrétariat opérationnel les trois secrétaires généraux : celui de
l’enseignement primaire, secondaire et professionnel, celui de
l’enseignement supérieur et universitaire et celui de la recherche
scientifique et technologique. Ces secrétaires constituent des
directions générales chargées d’exécuter, de collaborer aux missions
assignées au cabinet politique.
Dans le second groupe, on peut faire figurer sous le nom des
services généraux, toutes les directions qui ne participent pas
directement à la réalisation des tâches du ministre de l’éducation
nationale mais permettent aux secrétariats opérationnels et aux
services spécialisés qui ne sont chargés d’atteindre les objectifs en
mettant à leurs dispositions des moyens dont ils ont besoin. Ce sont
des services d’appui ou logistiques.
En raison de leur nature, ces services ne sont pas spécifiques au seul
ministère de l’éducation nationale, ils sont généraux puisqu’ils ne sont
pas au seul service dudit ministère.
Enfin, le troisième groupe comprend les services spécialisés
qui donnent au ministère sa raison d’être. Ces services exercent non
pas une partie des attributions alloués au ministère de l’éducation
nationale mais leur totalité.
En outre, on trouve certains organes de liaison qui donnent au
ministère de l’éducation nationale non seulement sa cohésion interne
mais aussi établissent ses relations extérieures et le mettent à même
de poursuivre son action.
Voyons en détail cette organisation de l’administration scolaire
congolaise.
• Organisation de l’éducation nationale au niveau central
L’administration scolaire congolaise, en respectant le principe
de l’unité de commandement et de direction se situe à deux niveaux.
• Au niveau de commandement
Il est constitué des fonctions politiques et politico-
administratives. Son siège est à Kinshasa, la capitale du pays.
Le premier organe central de l’éducation nationale est le
conseil de ministres présidé par le Président de la République dans le
régime actuel. C’est ce conseil qui décide de la politique de l’éducation
définie par l’Etat et que le ministre de l’éducation nationale et son
cabinet doivent faire exécuter. C’est donc le cabinet politique du
ministre de l’éducation nationale qui assume les fonctions politiques de
l’éducation nationale.
Le cabinet politique du ministère de l’éducation nationale
comprend actuellement, outre le ministre, deux vice-ministres, l’un
chargé de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel et
l’autre de l’enseignement supérieur et universitaire ainsi que d’un
service administratif placé sous la direction du directeur de cabinet.
Les secrétaires généraux qui, en principe font partie du
cabinet politique du ministre, sont chargés des fonctions politico-
administratives, politiques puisqu’ils sont membres du cabinet
politique du ministre, ils sont administratifs puisqu’ils sont les chefs de
l’administration de ce ministère. Ce sont eux qui équipent en moyens
administratifs les différentes directions du ministère qu’ils soient du
niveau central ou provincial. Ils font exécuter les décisions
ministérielles.
Les secrétaires généraux doivent travailler en pleine harmonie
avec le cabinet politique, car les intérêts politiques priment sur les
intérêts administratifs.
• Au niveau d’exécution
Les points de relais de ce niveau se trouvent soit à Kinshasa,
soit dans les provinces. Comme dans tous les ministères, celui de
l’éducation nationale dispose des directions administratives dépendant
hiérarchiquement des secrétaires généraux. Les directions constituent
des services purement administratifs, leur compétence est large sur le
plan national. Sous ces directions fonctionnent, aux niveaux central et
provincial, des directions et des bureaux.
• Organisation de l’enseignement primaire, secondaire et
professionnel
• Au niveau central
Les structures organisées de différents services centraux de
l’EPSP qui gravitent autour du secrétariat général se constituent :
• des services centraux ;
• des services spécialisés ;
• des services généraux et techniques.
d'établissements et des enseignants. Il participe à la conception et à la
mise à jour des moyens d’enseignement, et des directives
pédagogiques. Il assure également une évaluation continue de
l’enseignement, le contrôle de production intellectuelle des élèves et
conçoit les critères de passation des classes par les élèves ainsi que
les titres scolaires. Il conçoit et organise les examens d’Etat et
détermine les critères d’équivalence des titres scolaires, etc.
• Au niveau provincial
Dans les provinces administratives se trouvent des divisions
provinciales. Elles disposent de mêmes services qu’au niveau national
et son répartis comme suit :
• Des divisions provinciales de l’EPSP
• Des établissements de l’enseignement supérieur et universitaire
• Des instituts de recherche scientifiques et technologie.

• Organisation de la division provinciale de l’EPSP


L’Administration de la division provinciale participe à la
gestion provinciale de l’EPSP. Cette gestion qui semble aller de soi est
essentiellement professionnelle.
Fonctionnaire de la fonction publique par la force des choses
bureaucratisées, les administratifs de l’EPSP au niveau provincial sont
chargés d’exécuter ou de faire exécuter les directives émanant en
général des échelons plus élevés que celui dont ils dépendent
hiérarchiquement.
A ce niveau, nous avons un chef de division provincial
(PROVED) qui est l’autorité réelle de l’EPSP en province. Il constitue un
relais entre les services centraux et provinciaux. Son pouvoir
d’initiative est fort limité. Le statut qu’il possède au niveau de la
province apparaît comme une extension de la direction au niveau
national.
La division provinciale a les attributions suivantes :
- Coordonner et superviser l’ensemble des services qui relèvent de
l’EPSP dans la province
- Instruire les services dépendant de son secteur concernant le travail
a exécuté conformément à la politique du ministère de tutelle et de la
province.
- Faire rapport à l’autorité de tutelle et locale sur le fonctionnement de
l’EPSP.
• Organisation de la sous-division provinciale de l’EPSP
Dans le cadre de la décentralisation de services provinciaux
de l’EPSP, la RDC a créé les bureaux de sous-divisions au sein des
entités administratives de la province.
En tant que bureau servant de relais entre la division
provinciale et les établissements scolaires, son pouvoir est très fort
limité, pourtant celui-ci devrait être remarquable.
• Organisation de l’administration scolaire provinciale de l’EPSP
Elle se présente de la manière suivante :
• De la division provinciale de l’EPSP.
• Chef de division provinciale de l’EPSP.
• Bureaux
• 1er bureau : bureau du personnel
• 2e bureau : bureau de gestion financière
• 3e bureau : bureau de l’enseignement préscolaire et primaire
• 4e bureau : bureau de l’enseignement général et normal
• 5e bureau : bureau de l’enseignement secondaire technique et
professionnel
• 6e bureau : bureau de perfectionnement des maîtres
• 7e bureau : bureau de l’orientation scolaire et professionnelle
• 8e bureau : bureau de l’antenne de plan et statistiques scolaires
• 9e bureau : bureau de maintenance
• 10e bureau : bureau de l’éducation et la famille
• 11e bureau : bureau des services de contrôle et paie des
enseignants
• 12e bureau : bureau de documentation et médias
• 13e bureau : bureau de l’enseignement privé
• 14e bureau : bureau du Secrétaire du Proved

• Bureau du sous Proved


• Organisation d’un établissement scolaire de l’EPSP
Un établissement scolaire est considéré comme un bureau
pour l’enseignement primaire et comme une division pour
l’enseignement secondaire. Il comprend :
• Le bureau du chef d’établissement
• Le service d’enseignement ou d’études
• Le service de discipline
• Le service d’orientation.

• Organisation de l’enseignement supérieur et universitaire

Les services spécialisés sont :


• L’intendance Générale (IGE)
• La Presse Universitaire du Congo (PUC)
• Le CIDEP : Centre Interdisciplinaire pour le Développement et
l’Education Permanente
• Le Bureau d’Etudes Post - Universitaire du Congo (BEPUCO)
Les services centraux sont :
• La direction des services généraux
• La direction des services académiques
• La direction de l’informatique
• Les conseils d’administration de l’Institut Supérieur Pédagogique
(ISP),
• Instituts Supérieurs Techniques (IST) et universités.

• Organisation de la recherche scientifique


Le Secrétariat Général de la recherche scientifique et
technologique compte :
• Le conseil d’administration des Instituts de Recherche
Scientifique et technologique
• La direction des services généraux
3.2. La mise en œuvre de l’administration de l’enseignement en RD Congo
3.2.1. Objectifs spécifiques :
Le chef d’établissement doit être capable de (d’) :
• Citer les documents administratifs qu’il doit avoir ou tenir pour
mieux administrer son école,
• Acheter, créer et/ou actualiser différents documents ;
• Mettre chaque chose (dossier, document) à la place qui convient ;
• Traiter convenablement et efficacement des dossiers ;
• Exploiter judicieusement les documents ;
• Exécuter chaque tâche à son temps ;
• Etablir le rapport de rentrée scolaire ;
• Etablir le rapport de fin de l’année scolaire ;
• Etablir le palmarès ;
• Etablir les rapports circonstanciés.
3.2.2. Définition des termes clés
3.2.2.1. Document : En général, un document est tout ce qui,ayant une
forme matérielle, livre une information. Au sens restreint, il se réduit à
un écrit servant de preuve, de renseignement ou encore de
témoignage.
3.2.2.2. Dossier : Une farde chemise ou une enveloppe dans laquelle
est (ou sont) classé (s) ou placé (s) un (ou des) document (s) relatif (s)
à un agent, un problème, une situation ou domaine bien déterminé.
C’est encore l’ensemble des pièces relatives à une affaire et placées
dans une farde chemise.
3.2.2.3. Gérer un dossier : C’est savoir le constituer, le suivre, le
régulariser, l’actualiser, le consulter et le protéger. Ce qui est essentiel
consiste à y accéder ou savoir en tirer les bénéfices potentiels ; c’est-
à-dire savoir exploiter :
• Connaitre son existence,
• Savoir ou pouvoir y accéder ;
• Savoir s’en servir.
REMARQUE : les termes « tenu » et « gestion » se confondent et on a
l’habitude de prendre l’un en lieu et place de l’autre.

Le Chef d’établissement doit néanmoins bien connaitre la


différence entre tenue et gestion des documents.
La tenue des documents est leur mise à jour, tandis que la
gestion des documents comprend outre leur tenue, le classement,
l’ordre, l’exploitation et l’arrangement.
3.2.2.4. Rapport : Est un compte rendu, un témoignage d’une activité
menée ou vécue.
3.2.2.5. Etablir un rapport : C’est rendre compte (ou témoigner) de
l’exécution d’une activité, la manière dont elle a été menée ou
exécutée.
3.2.2.6. Palmarès : Est un document dans lequel les élèves sont classés
suivant leur mérite, après correction des examens (semestriels,
annuels).

3.3. Documents et dossiers tenus par le chef d’établissement


Pour mieux gérer administrativement son école, le chef
d’établissement est appelé à tenir, acheter ou recevoir, à initier et/ou à
actualiser un certain nombre de documents.
Un Chef d’établissement gère administrativement, la
pédagogie, les finances, le patrimoine, etc. Il doit savoir bien les
classer, les disposer afin de pouvoir y accéder facilement, s’en servir, y
retirer ce dont il a besoin, etc. Ainsi, sans un bon classement, sans un
bon ordre ; son travail sera rendu pénible surtout pour des besoins de
consultation ou lors des contrôles, etc.
Voilà pourquoi, le Chef d’établissement doit avoir cette
compétence, car il va de l’efficacité de son travail et par surcroit, de sa
cotation.
3.3.1. Documents administratifs d’un Chef d’établissement
• Dans la gestion du patrimoine :
• Fiche de contrôle,
• Fiches des inventaires.
• Dans la gestion de la pédagogie
• Programmes,
• Prévisions des matières ;
• Instructions officielles ;
• Dossiers des procès-verbaux des réunions pédagogiques, Conseil
des professeurs et cellule de base, leçons de démonstration ;
• Attributions des classes ;
• Horaires ;
• Listes des manuels et de matériel didactique utilisés ;
• Dossiers des devoirs, interrogations et examens ;
• Dossiers des activités parascolaires ;
• Dossiers d’inspections scolaires (C3, F2, F3,…) ;
• Dossiers de contrôle de l’enseignement : dossiers de visite des
classes, cahiers de rapports, de remarques (contrôle des
documents pédagogiques), etc.
• Dossiers de formation et encadrement du personnel ;
• Dossier d’évaluation ; P.V. de délibération, orientation des
élèves etc.
• Dans la gestion de l’Administration :
• Loi – cadre n°14/004 du 11 Fév. 2014,
• Instructions officielles ;
• Calendrier scolaire ;
• Règlement intérieur ;
• Actes juridiques (arrêtés d’agrément, ordonnances) ;
• Dossiers de remise et reprise ;
• Dossiers de communication (Notes de service, courrier, affichage,
cahier de transmission, etc.) ;
• Dossiers des rapports (de rentrée, de fin d’année,
circonstanciés) ;
• Dossiers de palmarès (y annexer le manuscrit et les minutes des
P.V. de délibération) ;
• Dossier d’assurance scolaire (SONAS) ;
• Dossier médical ;
• Dossier d’inscription administrative (C2, C1, F1);
• Dossier du personnel : mise en place, dossier individuel de
l’agent, attribution du personnel, présence et absence du
personnel,… ;
• Dossiers des stagiaires ;
• Dossiers des élèves : registre d’inscription, registre matricule,
dossier individuel de l’élève, fiches des élèves, liste par classe,
registre d’appel ;
• Dossier de discipline : P.V. de Conseil de discipline, des registres
de sanction, Règlement Intérieur ;
• Dossier d’évaluation : P.V. de délibération (y annexer les
manuscrits) ;
• Dossiers des pièces scolaires : copies des bulletins, émission des
titres (registres), retrait des pièces (registres) ;
• Plan du travail et agenda du chef d’établissement ;
• Dossier de partenariat : P.V. des assemblées des parents et
autres ;
• Livre d’or de l’école, etc.
• Dans la gestion financière :
• Dossiers des prévisions budgétaires,
• Cahier de perception des contributions ;
• Dossiers comptables : reçus, décharges, listings, fiches de
paiement, rapports comptables, livres de caisse, etc. ;
• Dossiers autres recettes : cahier d’enregistrement (argent, dons,
legs, etc.) ;
3.3.2. Etablir des rapports
Le Chef d’établissement mène beaucoup d’activités prescrites
par l’Etat dans une institution appelée « Ecole ». Il doit rendre compte
de ses activités auprès de Représentants de l’Etat pour témoigner qu’il
travaille effectivement et ce, dans les normes édictées. C’est à travers
divers rapports qu’il rend ce témoignage.
3.3.3. Types des rapports
Dans l’exercice de ces fonctions, le Chef d’établissement
dresse les types des rapports ci-après :
3.3.3.1. Rapport administratif, ayant trait à la gestion courante de
l’école.
Exemple : Rapport de la rentrée scolaire, rapport de fin d’année
scolaire y compris le palmarès, son annexe ;
3.3.3.2. Rapport pédagogique, ayant trait aux enseignements à l’école.
Exemple : Rapport sur l’utilisation du matériel didactique, sur l’étude
du programme ; le respect du programme.
3.3.3.3. Rapport financier, relatif à la gestion des fonds de l’école.
Exemple : Rapport comptable ;
3.3.3.4. Rapport circonstancié, relevant des circonstances et des faits
particuliers ou spécifiques relatifs à l’école.
Exemple : Rapport sur le déroulement d’une enquête, sur un accident
survenu à l’école, etc.
3.4. Description de quelques rapports
• Rapport de rentrée scolaire
Ce rapport permet au Chef d’établissement de faire l’état
des lieux de son école à la rentrée scolaire, en ce qui concerne :
• La parcelle, les bâtiments et l’environnement,
• Les mobiliers, matériels de travail, ateliers ;
• Les programmes, moyens d’enseignement et de formation ;
• Les effectifs par classe conformément aux structures existantes
et aux instructions en vigueur ;
• Le personnel (enseignant, technique et ouvrier), en y indiquant
aussi les postes à pourvoir.
• Les finances de l’école au moment de la rentrée, en établissant
les prévisions pour l’année qui commence ;
• L’administration et la pédagogie en mentionnant le nombre de
réunions tenues et à tenir (périodiquement), les actions de
formation et d’encadrement souhaitées compte tenu des
carences pédagogiques constatées l’année précédente, etc.
• Rapport de fin d’année scolaire
Il reprend les enseignements essentiels ci-après :
• La population scolaire ;
• La fréquentation scolaire (les moyennes) ;
• Les élèves admis dans la classe supérieure ;
• Les inventaires de l’école :
• Locaux,
• Mobiliers ;
• Manuels scolaires et autres auxiliaires pédagogiques ;
• Fournitures des bureaux et autres ;
• Le personnel de l’école ; les finances de l’école ;
• Les inspections ;
• Les visites des classes ;
• Les difficultés rencontrées ;
• Les solutions apportées ;
• Les projets d’avenir.
• Palmarès (annexé au rapport de fin d’année)
Ce document qui classe les élèves d’après les points obtenus aux
examens comporte les rubriques ci-après :
• Les renseignements administratifs :
• Timbre de l’école ;
• Classe ;
• Année scolaire ;
• Nom du professeur responsable de la classe.
• Les rubriques du palmarès :
• Les élèves qui passent dans la classe supérieure, avec des
colonnes ci-après : numéros d’ordre, noms et post-noms des
élèves, points obtenus (en %) ;
• Les élèves qui doublent la classe (avec les mêmes colonnes) ;
• Les élèves qui ont échoué (avec les mêmes colonnes) ;
• Les élèves non classés (avec les mêmes colonnes : numéros
d’ordre, noms et post-noms, motifs).
3.5. Rapport circonstancié
C’est un rapport établi à l’occasion de la réalisation d’une
activité quelconque relevant de ses attributions ou lui conférée par la
hiérarchie. Le Chef d’établissement peut aussi estimer nécessaire
d’informer sa hiérarchie des conditions dans lesquelles l’activité a été
réalisée, les aspects négatifs et positifs de l’activité. Il dresse ainsi un
rapport dit circonstancié.

Common questions

Alimenté par l’IA

Un chef d'établissement devait gérer une gamme de documents administratifs et pédagogiques, s'assurer de la tenue et de la mise à jour de ces documents, et organiser le classement pour faciliter l'accès et l'utilisation . Il devait établir divers rapports administratifs, pédagogiques, financiers, et circonstanciés pour rendre compte de la gestion courante et des situations particulières à l'école . En outre, il devait prévoir les besoins en fonction des structures existantes et définir un système efficace de gestion pédagogique et financière .

Les écoles missionnaires avaient pour but principal la diffusion de l'éducation élémentaire, fondée principalement sur l'apprentissage de la lecture, de l'écriture et du calcul, avec l'ajout d'éducation religieuse et manuelle . Elles étaient généralement dirigées par des congrégations religieuses qui intégraient des programmes approuvés par l'État, mais avec une grande autonomie . Les écoles coloniales, en revanche, étaient directement financées et équipées par l'État et servaient principalement à former des agents d'exécution pour le commerce, l'administration, et le service militaire. L'instruction y était axée sur l'utilitaire, visant à produire une main-d'œuvre peu coûteuse et semi-qualifiée .

Les 'colonies scolaires' avaient pour objectif principal d'encadrer et éduquer les enfants indigènes en leur offrant une formation élémentaire, centrée sur les opérations fondamentales, la lecture et l'écriture, pour qu'ils puissent occuper des postes d'exécution dans le commerce, l'administration, et le service militaire . Elles avaient pour but de former une main-d'œuvre bon marché et de diffuser la culture européenne .

Les écoles normales ont joué un rôle essentiel dans le système éducatif colonial congolais en formant des enseignants locaux pour améliorer la qualité de l'instruction et encadrer les élèves. Géographiquement, elles étaient réparties dans plusieurs provinces, avec 7 écoles normales dans le Kasaï, 2 dans l'Équateur, 6 dans la Province Orientale, et 4 dans le Katanga . Les meilleures écoles, comme l'École Normale de Tumba et l'École Normale of Luluabourg, étaient dirigées par des congrégations reconnues pour leur pédagogie .

Le programme d'enseignement professionnel et technique mis en place en 1941 visait à préparer les élèves à l'agriculture, aux métiers techniques, et à des rôles d'employés de bureau . Il était structuré pour offrir un enseignement agricole à travers des écoles moyennes agricoles sur une durée de quatre ans, axé sur la préparation des élèves à contribuer aux secteurs industriels et agricoles du Congo colonial . Les écoles professionnelles et techniques complétaient cet enseignement en formant une main-d'œuvre locale capable de répondre efficacement aux demandes industrielles locales .

Le ministre Wigny a défini des critères de subvention pour les écoles des missions non nationales en exigeant que les missionnaires séjournent en Belgique pour étudier la pédagogie, connaissent les langues belges, et qu'un instituteur soit détenteur d'un diplôme délivré par une école normale établie au Congo . Ces critères visaient à garantir la qualité et la cohérence de l'enseignement dispensé par les missions .

La charte coloniale a facilité l'essor des écoles missionnaires étrangères en autorisant et finançant la création d'écoles par des missionnaires nationaux et étrangers. Elle a permis aux congrégations religieuses d'établir des réseaux éducatifs tenus par les missions, et d'assurer leur prise en charge par l'État, marquant ainsi une expansion significative et systématique de l'éducation missionnaire . La charte a aussi imposé des lignes directrices pour approuver ou élaborer des programmes, garantissant une collaboration structurée entre l'État et les entités religieuses .

La collaboration entre l'État et les missions a été cruciale pour le développement de la scolarisation au Congo, car elle a permis l'ouverture d'écoles dans des zones où l'État avait peu d'accès direct. Les missions ont joué un rôle significatif en formant des agents auxiliaires nécessaires à l'exploitation belge du Congo, et cela a conduit à l'expansion de l'éducation même pendant la période perturbée de la Première Guerre mondiale . Cette alliance a aussi permis la création d'un réseau d'écoles secondaires et professionnelles soutenues par l'État mais dirigées par des congrégations .

La réglementation de 1939 a séparé les écoles des filles de celles des garçons, prenant en compte les besoins spécifiques de chaque genre . Elle a introduit une sixième primaire comme classe préparatoire aux études spécialisées, indiquant une orientation éducative plus distinguée pour les élèves plus doués . Cela a conduit à une structuration plus ciblée des études, avec une réduction d'une année dans la durée des études primaires pour les filles, limitant ainsi leurs opportunités éducatives en comparaison avec les garçons qui avaient davantage de perspectives dans les écoles spéciales .

Le Phelps Stokes Fund a influencé le système éducatif au Congo Belge en recommandant des réformes vitales, telles que la collaboration accrue entre l'État et les missions, la nomination d'un directeur de l'enseignement, et l'adaptation des programmes éducatifs au contexte local en utilisant des langues vernaculaires comme langues d'enseignement . Ces recommandations faisaient suite à une mission dirigée par le docteur Thomas Jesse Jones, dont le rapport a souligné la nécessité d'améliorer les conditions de l'éducation pour les Africains .

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