Sources et Mesure de la Croissance Économique
Sources et Mesure de la Croissance Économique
Introduction : La croissance économique commence au début du 19ème siècle dans les pays
européens avec la Révolution industrielle (on parle de décollage économique). La production
économique augmente alors significativement et durablement.
Qu’est-ce que c’est précisément ? Comment la mesurer ? Et quelles sont ces sources ?
A – La croissance économique
1) Définition et mesure
PIB : Produit Intérieur Brut, c’est la croissance des richesses produites en une année dans un
pays, il s’exprime en milliards d’euros.
La croissance est l’accroissement sur une longue période de la production économique
réalisée dans un pays. C’est donc la hausse durable des quantités de biens et services
produits dans un pays. Elle se mesure par l’évolution annuelle du PIB en volume (en %). La
croissance est une hausse significative de la production globale, c’est un phénomène de
longue période.
La croissance économique est la clé de l’amélioration du bien-être matériel dans un pays car
elle permet la hausse du niveau de vie moyen.
Niveau de vie moyen : On le calcule en faisant PIB (du pays concerné) /Population (du pays
concerné). Il est exprimé en dollars par habitants
En France, le PIB par habitant vaut environ 30 000 euros. Les pays les plus riches ont un PIB
par habitant supérieur à 50 000 euros par habitant (dont le Luxembourg et le Qatar). Les
pays les plus pauvres ont un PIB par habitant inférieur à 100 euros par habitant.
Remarques :
- Pour faire des comparaisons internationales, il est nécessaire de calculer des PIB en
dollars PPA. Le PIB/hab en dollar PPA est préférable car les comparaisons sont plus
fiables car il corrige les inégalités de pouvoir d’achat entrer les pays.
Exercice :
1. Non, le PIB a augmenté de 0,1 % en 2012 par rapport à l’année dernière ou il avait
augmenté de 2 %, la croissance est donc plus faible.
2. Nous pouvons voir qu’en grande partie, la croissance du PIB augmente chaque année. On
peut voir par exemple qu’en 1950, le PIB a augmenté de plus de 8 %. En 1972, le PIB a
augmenté de plus de 4 % par rapport à l’année précédente. Néanmoins, le PIB connait
quelques baisses, comme en 1976 ou il diminue de 1 %. Il connaît une plus forte baisse en
2009 ou il diminue de 2 % à la suite de la crise économique de 2008.
3. On peut remarquer plusieurs périodes, notamment lors des 30 Glorieuses, de 1950 à 1973
que la croissance économique est forte, le PIB augmente chaque année d’environ 5 %. Après
1973, la croissance est faible. Par exemple, en 2016, le PIB augmente de seulement 1 %.
A RETENIR
Pour la croissance en Europe : Elle commence au 19ème siècle avec la Révolution industrielle,
mais la croissance économique est perturbée par les 2 guerres mondiales et la crise des
années 30.
- Les 30 Glorieuses : Forte croissance économique régulière
- Depuis 1975, la croissance économique est faible
La révolution industrielle (18 et 19ème siècle) ne concerne que l’Europe et les Etats-Unis, à
partir de cette date les écarts de richesse se creusent dans le monde.
Mais certaines économies émergent à partir des années 1980 comme l’Asie ou encore
l’Amérique latine : Il y’a un rattrapage. L’Afrique reste en retard pour la croissance et le
développement.
Les écarts de richesse restent très importants dans le monde.
1. Le PIB ne mesure pas toutes les richesses créées dans une économie
2. Certaines mesures d’activités incluses dans le PIB sont contestables :
- La production non marchand (éducation, soins) est incluse dans le PIB, mais c’est une
estimation contestable : Elle est mesurée par les coûts de production mais une baisse des
dépenses par exemple dans l’enseignement va apparaître comme une baisse de la
production de services non marchands.
- Le PIB ne prend pas en compte les externalités positives ou négatives générées par les
activités productrices : Effets positifs ou négatifs sur les autres d’une activité économique.
Exemples : Activité polluante (externalités négatives qu’on ne sait pas mesurer), organisation
d’un évènement sportif ou innovation ont des externalités positives qu’on ne sait pas
mesurer.
Les activités polluantes induisent des activités comme les soins, la dépollution font
paradoxalement augmenter le PIB
3. Le PIB mesure mal le bien-être
Le PIB ne renseigne pas sur les inégalités / la pauvreté. Sont ignorés dans le PIB (et le PIB /
habitant), les inégalités mais aussi l’état de santé de la population, son instruction, ses
libertés…
2) D’autres indicateurs
IDH : Indicateur de développement humain, c’est un indicateur alternatif au PIB construit par
le PNUD depuis 1990.
Présentation de l’IDH (p24 doc.2) c’est un chiffre entre 0 et 1 qui prend en compte 3
dimensions :
1. On peut voir qu’en Norvège, l’IDH est beaucoup plus élevé qu’au Niger du fait d’un indice
de santé, d’éducation et de niveau de vie supérieur en Norvège par rapport au Niger. En
effet, nous pouvons constater qu’en Norvège, l’espérance de vie à la naissance est de 81,6
années en moyenne, ils vivent jusqu’à 82 ans alors qu’à l’inverse, au Niger, celle-ci est de
61,4. Il y’a ainsi un écart de 20 points (années) entre ces 2 pays. De même pour la durée
attendue de scolarisation, celle-ci est supérieur en Norvège par rapport au Niger avec 17,5
ans contre 5,4. Pour la durée moyenne de scolarisation, celle-ci est de 12,6 ans en Norvège
contre 1,5 ans seulement au Niger, il y’a là aussi un grand écart de plus de 10 années.
Concernant l’indice de niveau de vie, la différence est ici très flagrante puisqu’en Norvège,
pour le RNB / habitant, celui-ci est de 64 992 $ PPA 2011 alors qu’au Niger, il est de
seulement 908 $ PPA 2011, soit une différence de plus de 64 000 $ PPA 2011 entre les 2
pays. A travers toutes ces données, nous pouvons donc constater que l’IDH est de 0,944 en
Norvège contre 0,348. Cela fait donc un écart de plus de 0,500 pts et cela prouve donc que la
Norvège a un développement humain beaucoup plus fort qu’au Niger.
2. Concernant la Centrafrique et le Niger, nous pouvons remarquer que ces 2 pays font
partie de la même catégorie de développement. Ce sont 2 pays à faible développement
humain et leur IDH sont quasi égaux. Le développement humain au Niger est moins bon car
il est défaillant.
BILAN :
L’IDH permet de prendre en compte des dimensions non prises en compte dans le PIB
(aspects sociaux et humains), il est multidimensionnel et mesure le développement humain,
mais l’IDH n’est pas parfait… (voir dernière colonne du tableau)
Il existe d’autres indicateurs qui ajoutent une dimension sociale, environnementale,
humaine pour compléter ces 2 indicateurs :
Pour produire des richesses (de la VA), il faut combiner les 2 facteurs de pn : le (facteur) W
(travail) : La main d’œuvre et le (facteur) K (Capital) : Bâtiments, matériel, équipements
La production globale (Le PIB) augmente grâce à l’accumulation de ces 2 facteurs
en augmentant la Q de W effectuée : Plus d’heures de travail et / ou plus d’emplois et en
investissant c’est l’augmentation du( fact) K : Achat de matériel, de biens durables, agrandir
les bâtiments mais ,cela ne suffit pas :la croissance eco est susceptible de ralentir : c’est la loi
des rendements décroissants ,c'est-à-dire qu’une hausse continue de la Quantité de travail
par ex avec capital en quantité inchangée provoque bien une hausse du PIB mais de plus en
plus faible
Ainsi la croissance serait susceptible d’être de + en +faible, ce sont les gains de productivité
qui permettent la poursuite de la croissance
Rappel : productivité du travail :VA/ nb d’heures, c’est la valeur ajoutée en euros créée en 1
h, elle mesure l’efficacité d’une heure de travail.
Le progrès technique prend des formes très diverses : C’est l’ensemble des innovations de
produits :
- Téléphones mobiles, enceintes, nouvelles voitures
- Les nouvelles organisations du travail plus efficaces : Robotisation, travail à la chaine
- Du matériel plus performant : Ordinateur (nouvelles fonctions), transports plus
rapides, matériel agricole
Le progrès technique permet des gains de productivité : Il permet de produire plus avec la
même quantité de K et de W (voire moins) ; il permet une hausse de la productivité globale
des facteurs (PGF)
Croissance
démographique
Accumulation du
capital (matériel)
Progrès technique
La croissance française sur cette période s’explique pour une part sur une hausse du capital
(investissement). La hausse du capital explique 0,7 pts sur les 1,8 % de croissance sur la
période (1985-2010). C’est d’avantage que le travail, l’augmentation du travail contribue peu
à la croissance, en effet, il représente 1 pts sur les 1,8 % de croissance annuelle. C’est le
progrès technique qui permet en grande partie la croissance, en effet, il représente 1 pts sur
les 1,8 % de croissance.
A l’inverse, en Irlande, nous pouvons voir que les 2 facteurs (travail + capital) sont très
importants dans la croissance du PIB. En effet, le facteur capital et le facteur travail
représentent 0,9 pts sur les 4,4 % de la croissance. On peut voir également que le PGF est
beaucoup plus important qu’en France, celui-ci représente 2,7 pts sur les 4,4 % du PIB.
L’Irlande a ainsi un meilleur PIB par rapport à la France, car ce pays a plus de main d’œuvre
et plus de matériel (plus de capital et de travail) contrairement à la France. Plus les facteurs
sont importants, plus le PIB augmente, les facteurs contribuent ainsi à la hausse de la
croissance économique.
Croissance extensive : la croissance est due essentiellement à l’augmentation du travail et du
capital (la croissance italienne)
Croissance intensive : La croissance est due essentiellement au progrès technique et aux
gains de productivité (la croissance coréenne et française)
Mais comment le progrès technique (et les gains de productivité qu’il permet) stimule-t-il la
croissance ? Les gains de productivité ont plusieurs effets qui ensemble vont être bénéfiques
pour la croissance
Dans une entreprise, celle-ci fait des gains de productivité car elle réduit ses coûts. Elle
réussira à exporter car elle est plus compétitive. Les gains de productivité permettent de
mieux rémunérer les salariés car ils sont plus efficaces. La hausse des salaires stimule la
consommation.
Enfin, les gains de productivité permettent une hausse du profit de l’entreprise, puisque ces
volumes de ventes ont augmenté suite à la baisse des prix et elle est donc plus efficace.
Grâce au profit, les entreprises peuvent plus investir.
La hausse des exportations, des consommations et des investissements contribue à stimuler
la demande globale, ce qui favorise la croissance.
C – La croissance endogène
C’est une théorie des années 80 : Des économistes américains (P. Romer, R. Barro)
proposent une nouvelle manière d’analyser le progrès technique. Jusque-là, l’origine du
progrès technique est perçue comme exogène, il vient de la recherche scientifique, son
origine est extérieure à la sphère économique.
Capital fixe (physique) : Ensemble des biens de production durables (matériel, machines,
bâtiments)
Capital humain : Niveau d’éducation et de santé de la population
Capital technologique : Ensemble des connaissances relatives à la production (organisation
du travail, recherche d’innovations, matériel, qualité des productions…)
Capital public : Ensemble des infrastructures financées par l’Etat comme les routes, ports,
réseaux écoles, hôpitaux, etc…
La hausse du capital fixe s’obtient par l’investissement de matériel dans les entreprises, et
on a des + sur la croissance car il y’a une hausse du nombre de biens productifs, ils
permettent de produire plus et plus efficacement (ils permettent des gains de productivité)
et donc une hausse de la PGF, cela permet donc à la croissance d’augmenter.
La hausse du capital humain s’obtient par l’investissement d’humains (augmentation du
niveau de santé et d’éducation), et on a des + sur la croissance car il y’a une hausse du
nombre d’emplois dans la PGF, la population est plus efficace au travail, moins absente, plus
polyvalents, plus capables d’innover, d’autre part ces dépenses ont des externalités
positives, il y’a donc une hausse de la PGF, cela permet donc à la croissance d’augmenter.
La hausse du capital technologique s’obtient par l’investissement dans la recherche et le
développement (Etat et entreprises), et on a des + sur la croissance car les entreprises
deviennent plus efficaces, plus compétitives, plus innovantes, il y’a du progrès technique et
gains de productivité, donc une hausse de la PGF. Ces dépenses ont aussi des externalités
positives : Les innovations se diffusent à l’ensemble de l’économie.
La hausse du capital public s’obtient par l’investissement public (financement fait par l’Etat
dans les infrastructures, transports en commun), et on a des + sur la croissance car cela
permet d’être plus rapide, plus efficace dans la communication, les déplacements, il y’a donc
une hausse de la PGF, cela permet donc à la croissance d’augmenter.
BILAN :
L’accumulation de ces capital (fixe, humain, technologique et public) permettent le progrès
technique, une hausse de la productivité (PGF) et des externalités positives donc la
croissance.
Or c’est la croissance de l’activité économique qui permet l’accumulation de ces capitaux :
Pour investir dans ces 4 domaines, il faut de l’argent
La croissance devient donc endogène et autoentretenue, la croissance génère la croissance
Plus un pays croit, il accumule les 4 capitaux et plus il a de chances de continuer à croître : La
croissance engendre la croissance. Et le progrès technique dans cette optique est à la fois
une cause et une conséquence de la croissance :
Croissance du PIB engendre le progrès technique, le progrès technique est donc une
conséquence de la croissance.
Les 4 sources de la croissance sont interdépendantes. La croissance est donc un phénomène
cumulatif : Les différentes formes de capitaux cumulent leurs effets positifs sur la PGF et la
croissance (doc 3 p.33)
De trop fortes inégalités génèrent des tensions, des trafics. Trop de pauvreté réduit la
consommation.
A l’inverse des institutions de ‘’mauvaise qualité’’ sont un frein à la croissance économique.
La croissance a donc de multiples sources interdépendantes
Introduction : La croissance n’est pas régulière, elle est instable. Cette instabilité se repère
dans les statistiques économiques. Les économies subissent des crises : Elles sont
récurrentes mais ont des caractéristiques différentes. Cette instabilité de la croissance a
plusieurs explications du côté de l’offre ou de la demande ou des crédits.
I – La croissance est instable
A – Définitions
On appelle fluctuations économiques l’ensemble des mouvements de ralentissement ou
d’accélération du rythme de la croissance économique.
La notion de cycles économiques renvoie à l’idée que les fluctuations sont assez régulières,
c’est-à-dire qu’il y’a alternance régulière de ces mouvements ascendants et descendants
Production
Crise Récession
Dépression
Expansion Reprise
Temps
Quelles sont les phases d’un cycle économique ? Comment distinguer récession et
dépression ?
Phase descendante du cycle pour les 2
Récession : Le rythme de croissance diminue : La production augmente plus lentement
Dépression : La production globale diminue et les prix aussi (déflation)
Expansion : Phase ascendante du cycle, le rythme de croissance augmente
La crise de 2008 (subprimes) : Un prêt subprime est un prêt immobilier accordé par les
banques à des ménages précaires, ils se sont multipliés dans les années 2000 : Les ménages
emprunteurs hypothèquent leur maison. De plus en plus de ménages américains sont en
défaut de paiement (insolvables), trop de maisons hypothéquées sont mise en vente en
même temps, les cours de l’immobilier s’effondrent et les banques sont en difficulté,
certaines sont en faillite (Lehman Brother)
Ces faillites bancaires provoquent une panique boursière, les cours boursiers chutent, les
agents économiques ont des difficultés à se financer auprès des banques, il y’a des
licenciements qui engendrent une baisse de la consommation, l’économie réelle entre en
crise y compris en Europe et en Asie. Il y’a des phénomènes cumulatifs
Bulle spéculative : A l’origine de la crise de 2008, il y’a la création d’une bulle spéculative
dans l’immobilier. C’est la hausse excessive des valeurs des prix des maisons. Cependant, au
bout d’un moment, la bulle éclate : Les coûts chutent fortement et brutalement.
II – Comment expliquer l’instabilité de la croissance ?
3 types d’explications : Chocs d’offres, chocs de demandes et cycle du crédit
A – Chocs d’offre et de demande
1) Chocs de demande
C’est un évènement modifiant la demande globale dans l’économie et qui va impacter la
croissance, c’est-à-dire être à l’origine d’une expansion ou d’une récession.
Demande globale : Consommation + investissement (FBCF) + Exportations
Un choc de demande peut être positif ou négatif (la courbe de demande se déplace)
Les chocs de demande négatifs peuvent conduire à une récession : La demande globale
diminue, les entreprises ajustent leur production de biens et services à la baisse. L’activité
économique augmente plus faiblement, certaines entreprises font faillite faute de demande,
certaines vont licencier, l’économie entre en récession, les prix ont une tendance à la baisse
(déflation).
Exemples de chocs de demande négatifs :
- Crise financière (krach boursier), en effet, il provoque un appauvrissement des
investisseurs (les entreprises, banque, ménages), ils réduisent leurs achats
(investissement et consommation en baisse)
- Forte hausse des impôts ou des taux d’intérêt (politique de rigueur et d’austérité) :
Moins de consommations, moins d’investissement, moins de revenu disponible,
moins d’emprunt possible
- Récession dans les pays ou l’économie exporte : En 2008, une récession en Europe
suite à la crise, ça été un choc de demande négatif pour l’économie chinoise : Les
exportations chinoise sont en baisse, la croissance chinoise ralentit.
Les chocs de demande positifs peuvent conduire à une expansion : La demande globale
augmente, les entreprises ajustent leur production de biens et services à la hausse. L’activité
économique augmente plus fortement. Un choc de demande positif impulse une dynamique
de la croissance et une hausse des prix (inflation).
- Politique de relance : Hausse des dépenses publiques, baisse des impôts, hausse des
revenus sociaux, diminution des taux d’intérêts.
Questions p.56
1. Elle se déplace vers la droite car le pouvoir d’achat des consommateurs est en hausse,
donc les agents économiques vont plus consommer, il y’a une hausse de la consommation et
donc une hausse de la quantité. Il y’aura également une hausse des prix (inflation)
2. Choc de demande négatif : La production diminue et les quantités aussi
Choc de demande positif : La production augmente et les quantités aussi
3. Choc positif de demande : Politique monétaire de baisse des taux d’intérêts, reprise dans
les pays extérieurs
Choc négatif de demande : Politique d’austérité, baisse des revenus sociaux, krach boursier
En 2009, le PIB a baissé de 2,9 % car les exportations et l’investissement ont contribué à une
baisse de celui-ci : En effet, nous pouvons voir que l’investissement contribue à une baisse
de 2,1 pts sur les -2,9 % de la croissance en 2009. De même que pour les exportations :
Celles-ci contribuent à une diminution de 3,1 % sur les -2,9 %.
Choc d’offre négatif : Les prix sont en hausse, les quantités diminuent
Un évènement fait augmenter les coûts de production : Les entreprises sont moins
compétitives, moins productives, il y’a un risque de récession car les entreprises sont en
difficulté : Elles ont des difficultés à vendre (prix + élevés que la concurrence) ou elles
réduisent leurs marges : Certaines font faillite, licencient. Il y’a un risque de récession ; les
prix ont tendance à augmenter car l’offre peut devenir insuffisante.
Exemples : Le choc pétrolier de 1973 qui se traduit par une forte hausse des prix du pétrole,
une hausse des coûts pour les entreprises, les marges des entreprises sont réduites, plus de
difficultés à investir. Les salaires augmentent pour compenser l’inflation, cela aggrave les
difficultés des entreprises. Certaines entreprises licencient car elles ont des difficultés à
vendre moins cher que les concurrents. Au final, l’activité économique diminue, l’économie
entre en récession.
Toute période pendant laquelle les prix du pétrole sont en hausse constitue un choc d’offre
négatif.
Ou cas extrême : Le tsunami en mars 2011 au Japon, les Bahamas (ouragan en 2019), les
entreprises ne peuvent plus produire et échanger : l’offre diminue.
Choc d’offre positif : Les prix sont en baisse, la quantité est en hausse.
D’après J.A Schumpeter, des grappes d’innovations et technologies nouvelles sont à l’origine
des phases d’expansion car elles permettent des gains de productivité importants (ceux
permettent aux entreprises de produire moins cher, elles peuvent augmenter les salaires ou
vendre moins cher ou faire plus de bénéfice et investir) l’innovation est source de croissance,
elle stimule la demande globale.
Exemples : L’exploitation du gaz, pétrole de schiste actuellement aux USA car le pétrole est
devenu bon marché pour les américains. Le fordisme pendant les 30 glorieuses car les
nouvelles organisations du travail permettent de produire plus et de faire des gains de
productivité. Les TIC aux USA dans les années 90, des nouveaux secteurs se développent, il
y’a du progrès technique et des gains de productivité : La consommation a été stimulée
(équipement des ménages, l’investissement des entreprises aussi).
Faire le point p.55
Productivité
Demande
Prix Droite
2. Sur la production, les conséquences d’un choc d’offre positif font que celle-ci produisent
plus et qu’elles gagnent des gains de productivité. Sur les prix, les conséquences font que les
prix diminuent, il y’a déflation.
Les conséquences d’un choc négatif sur la production font que celle-ci produisent moins
efficacement. Sur les prix, cela génère l’inflation.
Les chocs d’offre et de demande sont des explications exogènes aux crises : Un évènement
survient et explique le retournement du cycle.
En revanche, les variations du crédit donnent une explication endogène aux fluctuations
économiques. L’octroi des crédits connaît, comme l’activité économique, des cycles, ce qui
permet de comprendre les cycles économiques.
1. Quelles fluctuations économiques peut-on expliquer par le biais du crédit ?
Expansion, crise et récession
[Link] les banques prêtent-elles en grande quantité aux agents économiques en
période d’expansion ?
Les banques sont confiantes, elles prêtent facilement.
3. Pourquoi l’octroi de crédits en grande quantité favorise-t-il la croissance économique ?
Les ménages et les entreprises dépensent (consommations et investissements), cela favorise
la croissance, il se crée une bulle spéculative dans l’immobilier ou sur les marchés financiers
4. Pourquoi la phase d’expansion peut-elle se retourner et déboucher sur une phase de
récession ?
Problèmes d’insolvabilités des ménages, des entreprises, priorité au désendettement et
réduction des dépenses ce qui freine la croissance, il y’a éclatement de la bulle spéculative
(chute des cours immobiliers et des cours boursiers)
C’est le désendettement des agents économiques, les entreprises et les administrations ne
vont plus investir, et les ménages vont moins consommer et s’endetter
5. Comment les banques restreignent-elles leur offre de crédits ?
Les banques deviennent très prudentes, elles prêtent moins et plus chers, elles se protègent.
6. Pourquoi la restriction du crédit renforce-t-elle la phase de récession, voire de dépression
économique ?
Il y’a moins d’argent disponible dans l’économie, moins de consommations et
d’investissements, cela freine la croissance.
Le crédit amplifie l’expansion, il est la cause d’excès (bulle spéculative) qui provoquent la
crise. Enfin, il amplifie la récession (puisque les banques réduisent leurs crédits pendant la
récession). Le crédit un joué un rôle majeur dans la crise de 2008 (également en 1929).
La régulation du crédit est indispensable : Trop de crédits génère un surendettement et la
création d’une bulle spéculative. Trop peu de crédit rend difficile l’investissement et la
consommation, cela pénalise l’activité économique.
Conclusion :
Les causes des crises sont multiples : Choc de demande, choc d’offre et le cycle du crédit.
Ainsi, la crise actuelle s’explique à la fois par un choc de demande et une crise du crédit,
mais certains estiment que le problème fondamental repose sur l’offre (les entreprises
françaises manqueraient de compétitivité)
Conclusion :
Avec la soutenabilité faible, il peut donc y’avoir compatibilité entre la croissance
économique et le développement durable à condition que les effets néfastes de l’activité
économique sur certains capitaux notamment le capital naturel soient compensés par
l’investissement dans d’autres capitaux.
La soutenabilité faible est ainsi une approche libérale de la théorie de la Main invisible
(Adam Smith) qui explique qu’il faut laisser faire les marchés, ils sont sans surveillance et on
retrouve le principe de l’économie libérale.
Soutenabilité forte :
La soutenabilité forte considère qu’il faut préserver constamment le stock de capital naturel.
Par conséquent, il faut reconsidérer notre modèle de croissance.
Cela implique 3 facteurs : D’une part, il ne faut pas utiliser les ressources renouvelables à un
rythme supérieur à leur capacité de renouvèlement. D’autre part, il ne faut pas émettre
davantage de déchets ni de polluants que la Terre ne peut en absorber, il faut donc
respecter les capacités d’absorption.
La soutenabilité forte nous apprend qu’il ne faut pas consommer les ressources naturelles
plus vite qu’elles ne se renouvèlent.
Ex : La pêche. Nous pouvons pêcher des poissons mais il ne faut pas pratiquer la surpêche
puisque la surpêche c’est une pêche qui se fait à un rythme supérieur aux capacités de
renouvèlement des bancs de poissons. Ils vont donc arriver à leur épuisement.
La soutenabilité forte nous apprend qu’il ne faut pas émettre davantage de déchets,
pesticides et polluants que la Terre ne peut pas en absorber. Ex : Les pesticides, lorsque les
agriculteurs utilisent des pesticides, ils polluent la Terre, car ils vont s’infiltrer dans la terre et
la polluer ; Donc ils polluent la planète, ce qui peut engendrer de graves dégâts naturels. Il
faut interdire certains produits : C’est le principe de précaution
La soutenabilité forte nous apprend également qu’il faut, à mesure que l’on utilise des
ressources non renouvelables, les substituer par des ressources qui seront renouvelables.
Ex : L’énergie nucléaire, charbon, les énergies fossiles seront remplacées par l’énergie
éolienne, solaire ou hydraulique.
Conclusion :
La soutenabilité forte est plus problématique que la soutenabilité faible, puisqu’il faut
employer des moyens économiques pour que les 3 facteurs puissent avoir un effet positif :
- A petite échelle : Challenges sur les réseaux sociaux de ramassage et nettoyage des
plages, effort des foyers, des ménages pour réduire leur consommation (électricité,
eau…)
- A grande échelle : Les lois votées par le gouvernement pour la protection de
l’environnement, réglementations, taxations, marché de quota d’émission de CO2
Il faut donc préserver le capital naturel car il n’est pas substituable et sa destruction est
irréversible.
CONSEQUENCES
Le capital L'épuisement : Il faut
physique et/ou des ressources maintenir
humain n'est pas naturelles est constant le stock
substituable au problématique de capital
capital naturel en soi naturel, c'est la
soutenabilité
forte
La dégradation du capital naturel peut être compensée par l’amélioration du capital humain
et physique : Soutenabilité faible
Le capital naturel est complémentaire des autres capitaux : Soutenabilité forte
Le progrès technique n’est pas toujours une solution satisfaisante pour préserver
l’environnement : Soutenabilité forte
Le principe de précaution est un obstacle au bien-être humain parce qu’il limite l’innovation :
Soutenabilité faible
La préservation de l’environnement passe par la décroissance : Soutenabilité forte
II - une polit climatique est-elle nécessaire ?
A - l’impuissance du marché
Les ressources naturelles (eau, foret, ressources halieutiques, air...) Sont des ressources
communes,(on parle aussi de biens communs) c’est à dire sans propriétaire privé dc
difficilement excluable (difficile d’exclure quelqu’un qui ne paye pas pour utiliser la
ressource, ressource gratuite) L’environnement est un bien commun international.
Chaque agent économique cherche à maximiser son avantage individuel et se comporte en
passager clandestin mais le résultat est la disparition de la ressource .
Ex la surpêche et l’atteinte à la biodiversité. On parle de «tragédie des biens communs»
De même toutes les formes de pollution y compris les émissions de GES sont des externalités
négatives, la aussi le marché est défaillant : L’agent éco fait un raisonnement individuel :
Pour décider (produire, se déplacer, jeter…) il prend en compte uniquement le cout
individuel sans tenir cpte de ceux qu’il fait subir à la société.
Cela justifie l’intervention de l’Etat car si on laisse fonctionner les marchés (principe du
laissez faire) bcp de pollution, épuisement des ressources communes, perte de biodiversité,
réchauffement climatique et donc dégradation du bien être pour les générations futures....
Politique climatique : moyens mis en œuvre par les pouvoirs publics pour faire face au
changement climatique. L'objectif principal de la politique climatique est donc de réduire les
émissions de GES : 3 moyens d’agir
- S’ils ont des comportements polluants, ils payent. Enfin, comme toute mesure, cela
incite à l’innovation car les agents économiques vont chercher à baisser leur cout et
auront recours pour cela à des techniques moins polluantes.
Les recettes de la taxe reviennent à l’Etat, cet argent peut servir à des aménagements
écologiques (dépenses favorables à l’environnement). Ex : Mettre en place des
infrastructures tels que le tram.
Parmi les inconvénients de cette taxe, on peut dire qu’une partie de la population a tout de
même du mal au niveau de l’acceptation de la taxe : La fiscalité écologique apparaît comme
des taxes en plus : Le ras le bol fiscal. Le taux optimal est difficile à obtenir. Il y’a un gros
risque de dumping (concurrence entre les états en matière fiscale) Ex : Les USA n’ont pas de
fiscalité écologique, les entreprises perdent de la compétitivité. Elle a également des effets
anti redistributifs : La taxe carbone va frapper d’avantage les populations les plus
défavorisées, ex : Populations moins développées qui ont plus de véhicules diesel (les plus
polluantes) car elles n’ont pas forcément le choix : Sentiment d’injustice.
La taxation risque donc de peser sur les agents économiques du fait des inégalités
économiques déjà existantes entre eux.
Conclusion :
La taxation peut donc être un outil efficace pour préserver l’environnement. Toutefois,
une telle taxe soulève certains problèmes : Perte de compétitivité, de pouvoir d’achat des
agents économiques, difficulté à instaurer au niveau mondial une telle taxe. De fait, cet
outil doit donc être compensé par deux autres instruments à la disposition des pouvoirs
publics : Les mesures réglementaires et les marchés de quotas d’émission.
2. La réglementation
La réglementation regroupe l’ensemble des normes juridiques fixées par les pouvoirs
publics.
Norme nationale : Les normes sont élaborées par un organisme national de normalisation
(ONN) ou un membre de cet organisme. Il identifie tout d’abord le besoin du marché pour
l’établissement d’une norme.
Les instruments réglementaires reposent sur la contrainte. Il s’agit ici d’interdire ou
d’autoriser certains comportements au moyen de règles et des normes. Ces instruments ne
laissent aucun choix aux agents à qui ils sont imposés. En cas de non-respect, ces derniers
subissent des sanctions administratives ou judiciaires. Parmi ces normes, on retrouve :
- Les normes d’émissions ou de rejet qui définissent des seuils à ne pas dépasser ou à
respecter sous peine de sanction. Il y’a ici une obligation de résultat.
- Les normes de procédés imposent l’utilisation de technologies spécifiques pour
empêcher la pollution ou dépolluer. Ce sont des obligations de moyens. Ex : Pot
catalytique, recyclage des déchets, etc…
- Les normes de produits qui imposent des caractéristiques et des exigences
particulières pour un produit. Ex : Phosphates dans les lessives, teneur en souffre des
combustibles, interdiction des gaz CFC dans les bombes aérosols.
- Les normes de qualité qui précisent les caractéristiques souhaitables du milieu
récepteur des pollutions (niveau de bruit maximum, concentration maximale de
nitrates par litre d’eau, etc…)
Les intérêts de ces normes : Elles sont relativement simples à mettre en œuvre. Elles
peuvent atteindre rapidement un objectif précis de dépollution. Enfin, la norme peut-être et
inciter ainsi à l’innovation.
En Europe : Paquet énergie-climat, il faut réguler les émissions de CO2 des véhicules
routiers : Ne pas émettre plus de 130g de CO2 par km.
Au Canada : Loi sur la protection de l’environnement en Antarctique, il s’agit de contrôler les
circulations antarctiques. Il est obligatoire de demander le permis pour l’exploitation de la
zone pour les navires canadiens.
Au Japon : Standard de qualités environnementales pour la production du sol, il s’agit de
contrôler la composition des sols et de protéger la santé humaine en vérifiant par exemple la
présence de Chrome ou d’Arsenic.
Les limites de la réglementation :
Les 3 principaux instruments sont : Les mesures réglementaires, les taxes et marchés de
quotas d’émissions.
Les mesures réglementaires : Il est difficile d’évaluer le moment ou on doit interdire ou non.
Les sources de pollution sont nombreuses et les coûts de contrôle peuvent être élevés.
Il y’a l’existence de normes uniformes et de normes pas incitatives : Elles sont plus difficiles
à respecter pour certains que pour d’autres.
3. Le marché des quotas d’émissions de CO2 (marché incitatif et efficace si le plafond de
quotas attribués est assez bas)
Principe du marché carbone : En 2005, l’UE met en place le système des marchés de quotas
d’émissions de CO2 dans le but de réguler et de diminuer les rejets de carbone. Il y’a un
système de titres appelé ‘’quotas’’ qui est partagé aux industries par l’Etat dans le but de
pousser les entreprises à passer à des modes de production durable et des techniques (-
sombres en carbone. La valeur d’un quota doit être importante afin d’encourager les
entreprises à avoir des moyens moins polluants tout en restant correct afin de ne pas
ralentir leur croissance.
L’Union Européenne donne un nombre de quotas par entreprises. Si l’entreprise dépasse le
nombre de quotas lors du bilan annuel, elle a 4 mois pour racheter le nombre de quotas
pour englober le surplus de G.E.S rejetés car sinon elle fera face à une lourde amende. A
l’inverse, si l’entreprise a rejeté moins de G.E.S par rapport à son nombre de quotas
possédé, celle-ci va pouvoir soit revendre ses quotas restants à des entreprises en besoin,
soit les conserver pour compenser leurs besoins lors du prochain bilan.
Celles qui ont trop pollué ont un coût supplémentaire et celles qui ont peu pollué peuvent
gagner de l’argent.
Les limites du marché du quotas d’émission : Il y’a premièrement la difficulté à fixer les
quotas. De plus, si le quota est trop élevé, cela bloquera le marché de la production car il
devient inutile, il n’y a pas d’incitation à la réduction de production. Il y’a un risque de
spéculation puisque comme sur tout marché, le prix dépend de l’offre et de la demande.
Ainsi, si y’a peu de tonnes vendues, il peut y’avoir spéculation afin de faire monter les prix.
Bilan :
Marché des quotas - Bien adapté aux gros - Difficulté à fixer les
d’émission pollueurs quotas : Pas trop
- Bonne acceptabilité élevé sinon trop
- Incitation à moins contraignant, pas
polluer et à trop bas sinon pas
l’innovation incitatif
- Affecte la
compétitivité des
entreprises
Conclusion : Ainsi les inégalités interagissent entre elles : Certaines catégories cumulent les
avantages et d’autres les handicaps (Il y’a aussi un cumule d’inégalité selon le genre)
C – La mesure des inégalités
Plusieurs outils : Les quantiles, la courbe de Lorenz (+ le taux de pauvreté)
- Déciles et quartiles, quintiles, centiles
Il mesure la dispersion, c’est-à-dire les inégalités dans un groupe
Un décile désigne généralement le revenu ou patrimoine ou niveau de vie (en euros) qui
sépare du décile suivant.
D1 = 10500 euros pour le niveau de vie, cela signifie que 10 % des ménages gagnent moins
que 10 500 euros.
D9 = 37500 euros, cela signifie que 10 % des ménages (les plus riches) ont un niveau de vie
plus élevé que 37 500 euros.
D5 désigne la médiane : 50 % des ménages gagnent plus que D5
Le rapport inter décile d9 / d1 (37500 / 10500) est 3,5. Attention pas d’unité : Le décile le
plus riche est 3 fois plus élevé que le D1.
Doc 2 p.176
En 2002, les 10 % de la population les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10 330
euros de 2011. Entre 2002 et 2012, le premier décile a augmenté de 0,87 %. Le niveau de vie
médian atteint en 2012 : 19 520 euros de 2011. La moitié de la population française a un
niveau de vie inférieur.
En 2012, les 10 % de la population les plus riches disposent d’un niveau de vie annuel
minimum de 37 090 euros de 2011 soit une hausse de 5,8 % entre 2002 et 2012.
Le rapport inter décile est de 3,40 en 2002 : Le niveau de vie des 10 % les plus aisés est 3,4
fois plus élevé que le niveau de vie maximal des 10 % les plus modestes.
Entre 2004 et 2012, le rapport D9/D1 augmente car D9 augmente plus vite que D1 : Les
revenus des plus riches ont augmenté plus vite.
Retenir : Les inégalités s’aggravent sur les années 2000 (par le haut), c’est le cas depuis
environ 15-20 ans.
Cela constitue une inversion de tendance historique : Depuis les années 50, les inégalités
se réduisaient car les plus modestes ‘’s’enrichissaient’’.
ATTENTION : Dans certains docs, il y’a 10 déciles (D1 jusqu’à D10) dans ce cas, la lecture
diffère : D1 désigne non plus le seuil de revenu qui sépare de D2 mais le revenu moyen des
10 % des plus pauvres et D9 est le revenu moyen des 10 % les plus riches.
Courbe de Lorenz :
La courbe de Lorenz se fait dans un graphique : En abscisse, la population classée en déciles
des plus pauvres vers les plus riches. En ordonnée, on place les ressources cumulées en %
(Patrimoine). La droite représente la répartition égalitaire des richesses. Plus la courbe est
éloignée de la droite, plus la répartition des richesses est inégalitaire.
Il y’a une répartition inégalitaire des richesses et une concentration.
Questions :
8. En 2010, selon l’INSEE, les 20 % des ménages les plus riches détenaient 100 –70 = 30 %
des revenus disponibles et possédaient 100 – 34,9 = 65,1 % du patrimoine total.
9. On voit que la distribution du patrimoine est plus inégalitaire que celle des niveaux de vie
car la courbe est plus creusée que celle des niveaux de vie.
10. Etant donné que les plus riches peuvent épargner plus, et viennent souvent d’un milieu
riche, alors les revenus de l’épargne et les héritage sont plus importants que ceux des plus
pauvres alors que les plus riches cumulent les richesses.
Indice de Gini :
C’est un indicateur synthétique des inégalités de richesses. Il varie entre 0 et 1. 0 est la
situation d’égalité parfaite, et 1 est la situation d’inégalité.
13. On peut voir qu’en France, on est dans la moyenne par rapport à la moyenne
européenne avec un indice de Gini égale à 0,305. En Allemagne, l’indice de Gini est égale à
0,283 cela signifie que l’Allemagne a moins d’inégalités de revenu par rapport à la France par
exemple. La Lettonie possède le plus grand indice de Gini qui est égale à 0,357.
Taux de pauvreté :
C’est le pourcentage d’une population qui vit en dessous du seuil de pauvreté, sachant qu’il
y’a plusieurs façons de calculer le seuil de pauvreté. Plus couramment : Seuil de pauvreté =
60 % du revenu médian.
Le document qui nous est proposé est un tableau représentant en France le niveau de vie
médian (exprimé en euros 2011), le taux de pauvreté (en %) et la répartition du taux de
pauvreté (en %) selon le statut d’activité pour les 18-29 ans, 30-49 ans, 50 ans et plus et pour
l’ensemble de la population en 2011. Nous allons maintenant comparer le taux de pauvreté
des 18-29 ans par rapport aux autres tranches d’âge.
Nous pouvons voir que chez les 18-29 ans, le taux de pauvreté est beaucoup plus élevé que
dans les autres tranches d’âges. En effet, on peut voir qu’en France, en 2011, 19,4 % des
jeunes sont en dessous du seuil de 60 % de revenu médian. A l’inverse, chez les 50 ans et
plus, on peut voir que le taux de pauvreté est plus faible dans cette catégorie : Seulement
environ 10 % des personnes sont en dessous du seuil de pauvreté, il y’a un écart de plus de 9
pts.
Différences :
- Marx a une vision réaliste (les individus ont conscience d’être une classe) alors que
Weber a une vision nominaliste (le sociologue qui construit les classes sociales en
regroupant des individus de même niveau économique)
- Pour Weber, il y’a 3 dimensions dans la société (économique, social et politique)
alors que chez Marx, il y’en a qu’une (éco). Marx a une vision unidimensionnelle lors
que Weber a une vision tridimensionnelle.
- La définition d’une classe chez Marx est plus simple (Un seul critère est utilisé :
Posséder ou non les moyens de production) alors que Weber utilise plusieurs critères
économiques (Le revenu, le patrimoine, la consommation, le métier
B – Existe il encore des classes sociales ?
Peut-on encore parler de classes sociales aujourd’hui en France ? Débat entre sociologues
Que signifie avoir une vision de la structure sociale en termes de classes sociales ?
Aujourd’hui, il y’a une vision inégalitaire de notre société : Fortes inégalités de richesse,
d’accès à l’emploi… Groupe dominés / privilégiés. Il y’a l’existence de groupes qui se
mélangent peu, il y’a peu de mobilité sociale. Il y’a des groupes qui défendent leurs intérêts.
1. Théorie de la moyennisation de [Link] (1927-2003)
Les 30 Glorieuses ont bouleversé la structure sociale, et depuis selon Mendras on ne peut
plus parler de classes sociales dans la société contemporaine.
Théorie de la moyennisation : Idée selon laquelle on assiste dans les années 1960 à 1980 ou
il y’a une atténuation des clivages sociaux (frontières entre groupes qui sont de moins en
moins nettes) accompagnée d’un accroissement des catégories intermédiaires ou
‘’moyennes’’, les professions intermédiaires et les employés, cadres, alors que le nombre
d’ouvriers et de paysans traditionnels diminue : ‘’La société prend du ventre’’, elle a une
forme de toupie.
1. D’après Mendras, il y’a une moyennisation de la société française entre 1965 et 1984 car
de nombreuses évolutions économiques et sociales ont eu lieu : La classe ouvrière en forte
décroissance, la disparition des inégalités de salaire ainsi qu’une progression de l’emploi
féminin ont permis d’après l’auteur à l’existence d’une classe moyenne dans la société
française
2. Au cours de cette période, les inégalités économiques ont diminué.
Il y’a une homogénéisation des modes de vie et des pratiques sociales : Habillement moins
marqué socialement, école pour tous, vacances pour tous, médias pour tous, propriétaires
du logement, équipements du logement, travail de femmes concerne toutes les catégories
sociales
Pour Mendras, il est préférable de parler de strates, il y’a un ‘’brouillage’’, plus de groupes
homogènes clairement séparés.
2. Vers un retour des classes sociales ?
Louis Chauvel, sociologue français a relancé le débat sur l’existence des classes sociales. La
fin des Trente Glorieuses, donc le ralentissement de la croissance, s’est accompagné d’un
renforcement des inégalités (hausse du chômage et des emplois précaires). Il y’a également
un malaise des classes moyennes (frustrées, exposées au déclassement). Cela lui permet de
parler d’un retour des classes sociales et donc remet en cause la moyennisation.
Attention : Pour certains sociologues l’effacement des frontières entre les groupes sociaux
reste d’actualité : Même si les inégalités augmentent depuis les années 80, la société reste
moyennisée, homogénéisée (la moyennisation fait débat)
Pour montrer la pertinence du concept de classe dans la société actuelle, on peut
s’intéresser à 2 groupes sociaux.
Le nouveau prolétariat
Pour Louis Chauvel, on peut parler d’une nouvelle forme de prolétariat (doc 4 p.181)
9. Une main d’œuvre à disposition des employeurs, soumis aux employeurs notamment
pour les horaires, ils sont payés au minimum, horaires très contraignants
10. Ils n’ont pas de considération de la part des autres, ils sont comme invisibles (esclaves)
11. Il n’y a aucun syndicat pour les défendre car il n’y a pas de conscience de classe, ils n’ont
pas conscience d’avoir des intérêts communs, ils sont isolés.
Les ghettos du Gotha (Michel Pinçon et Monique Pinçon – Charlot) Vidéo Pearltrees
Pourquoi constitue-t-elle une classe réelle : Pour soi ?
Il y’a un sentiment d’appartenance, de propriété. Ils défendent leur patrimoine et leurs
privilèges. Entre soi dîners, fêtes. Il y’a l’homogamie (mariage entre aristocrates). Il y’a une
lutte des classes à l’envers
Mode de vie spécifique : Vêtements, langage, façon d’être, sujet de conversation
Niveau de vie très élevé (patrimoine)
Le nouveau prolétariat regroupe les individus dominés : Certains ouvriers, les travailleurs
précaires des services, les chômeurs, les bénéficiaires du RSA, tous ceux qui ont le sentiment
d’être en bas de l’échelle...ils st domines économiquement et culturellement. Mais ce n’est
pas une classe pour soi . La classe ouvrière pendant les 30 Glorieuses avait un sentiment
d’appartenance, de fierté, de puissance.(conscience de classe) Aujourd’hui il n’y a plus de
classe ouvrière, plus de classe réelle,au sens marxiste en bas de l’échelle. Il n’y a pas de
mobilisation« en bas. «comme le prouve la dispersion du vote ouvrier, le déclin des
syndicats ouvriers
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot montrent que la grande bourgeoisie/aristocratie
présente toujours des caractéristiques conformes à la définition marxiste de la classe sociale.
elle se caractérise par l’importance de ses avoirs économiques, notamment en termes de
patrimoine ,(richesse) et une forte conscience d'elle-même,un « entre soi », , une forte
homogamie. , une légitimité elle défend ses privilèges , ...la bourgeoisie/aristocratie serait
aujourd'hui la seule classe réellement mobilisée. Elle parvient à maintenir sa position
dominante
1. B
2. A
3. B
4. A
5. A
6. B
2. Pourquoi ces informations renforcent-elles la thèse d’un « retour » des classes sociales ?
Les riches s’enrichissent, il y’a aggravation des inégalités.
Ce document illustre la fin des classes sociales : Une moyennisation. Il y’a un déclin
numérique des ouvriers : Moins de 6 millions d’ouvriers en 2008. Presque la moitié des
ouvriers ont un sentiment d’appartenance à la classe moyenne, il y’a donc un déclin de la
conscience de classe ouvrière, de la solidarité. Les ouvriers subissent les changements, leur
taux de chômage. Les ouvriers subissent les changements : Le taux de chômage est élevé,
c’est un groupe défavorisé dans la société. Il y’a un ‘’embourgeoisement’’ des ouvriers : Ils
ont les moyens de s’équiper comme tout le monde, il y’a une homogénéisation des modes
de vie, ex : 88 % des ouvriers ont une voiture.
L’équipement des ouvriers, leurs vacances diffèrent des autres au-delàs des statistiques.
C – Comment analyser la structure sociale actuelle ?
1. De multiples critères de différenciation
Il existe de nombreux critères qui génèrent des appartenances et des inégalités : L’âge, le
genre, l’origine ethnique, le lieu de résidence ou encore la génération.
L’âge (la génération) est un critère de différenciation sociale, on observe des clivages
importants entre les générations : Louis Chauvel parle de ‘’lutte des âges’’ :
- Il y’a une fracture numérique entre les jeunes et les plus âgés
- Etudes plus longues pour les jeunes générations
- Accès plus difficile à l’emploi stable pour les jeunes générations malgré les études
- Les anciennes générations ont bénéficié d’un Etat-providence généreux
La lutte des âges désigne la ‘’rivalité’’ entre les générations pour les postes les plus valorisés
ou ils sont en concurrence (politiques et économiques)
Même chose selon le genre : Les salaires sont inégaux à travail égal, les postes à
responsabilité sont plus difficiles à atteindre pour les femmes (le plafond de verre)
Les taches ménagères restent inégalement réparties. Certains métiers restent masculins par
rapport à d’autres féminins (ségrégation sexuelle des métiers)
Pour étudier la structure sociale, il ne suffit pas d’étudier aujourd’hui les inégalités entre les
catégories sociales (caractérisées par la profession, le revenu, la richesse), on peut observer
des groupes et des inégalités selon l’âge, le genre, l’origine, le lieu d’habitation…
Cette multiplicité des critères de différenciation sociale a tendance à brouiller les frontières
de classe. En effet, si on regroupe les individus selon leur génération, leur genre, et même
certains se ‘’battent’’ pour faire reconnaître leurs différences religieuses, régionales,
ethniques ou d’orientation sexuelle.
Est-ce que cela a encore du sens de les regrouper par classe sociale ? C’est un clivage qui
peut aujourd’hui paraître secondaire…
2. L’analyse contemporaine de Pierre Bourdieu
Pierre Bourdieu (1930-2002) est un sociologue français qui considère qu’il existe des classes
dans la société française actuelle
Pour Bourdieu, la place d’un individu dans la société dépend de la possession de 4 types de
capitaux (doc 1 p.180)
Capital économique : Niveau de richesse (patrimoine et revenu)
Capital culturel : C’est le niveau culturel, c’est l’ensemble des ressources culturelles :
Diplômes, biens culturels, niveau d’expression, de langage (l’éducation)
Capital social : Les réseaux sociaux, les relations de l’individu
Capital symbolique : Reconnaissance, considération, prestige dont bénéficie l’individu
On trouve ici un point commun avec Max Weber : Le prestige est utilisé pour ‘’classer les
individus’’. Il a une analyse multidimensionnelle pas seulement basée sur la richesse :
- La place d’un individu dans la hiérarchie sociale dépend d’un volume de capital global
(axe vertical du schéma) mais aussi de sa composition (axe horizontal) doc 2 p.180
Ex : Les professeurs + les patrons sont tous 2 dans les catégories qui ont un capital important
mais les professeurs ont un capital culturel plus élevé (les patrons se caractérisent par leur
capital éco élevé)
- Les pratiques sociales d’un groupe reflètent ce qu’il possède comme capitaux : Par
exemple, le foot ou vin rouge pour les catégories populaires, équitation et campagne
pour les catégories dominantes.
- Comparable (PCS différente de celles des parents mais statut social comparable) :
Mobilité horizontale. Ex : Fils d’ouvrier devenu employé
Exercice :
1. Si un agriculteur devient cadre, de quel type de mobilité s'agit-il ? Mobilité sociale
verticale ascendante
2. Si un fils d'agriculteur devient cadre, de quel type de mobilité s'agit-il ? Mobilité
intergénérationnelle verticale ascendante
3. Si un fils d'agriculteur devient ouvrier, de quel type de mobilité s'agit-il ? Mobilité sociale
intergénérationnelle horizontale
[Link] type de la mobilité sociale est étudiée par l’INSEE à partir des PCS ? Mobilité
intergénérationnelle
7,3 12,7
11.
12. Les fils d’agriculteurs deviennent majoritairement des ouvriers (33,5 % d’entre eux) ou
agriculteurs (24,5 % d’entre eux)
Sur l’ensemble des fils, 2,5 % seulement sont devenus agriculteurs (colonne ensemble) alors
que ¼ des fils d’agriculteurs sont devenus agriculteurs donc ils ont plus de chances que la
moyenne de devenir agriculteur
Tables de recrutement :
79,4 : 79,4 % des agriculteurs soit des hommes de + de 30 ans avaient un père agriculteur
16. 21,1 % des fils de PI avaient un père de PI ou 34,6 % avaient un père ouvrier.
17. Les personnes en reproduction sociale sont surreprésentées dans toutes les CPS
Lecture : En 2017, 63,4 % des hommes de plus de 30 ans ont été mobiles par rapport à leur
père
En 2017, 1/4 des hommes âgés de plus de 30 ans mobiles ont eu une mobilité structurelle
Doc 1 p.206
1. En 2012, 64 % des hommes âgés de plus de 30 ans ont été mobiles par rapport à leur père
tandis que 36 % ont été immobiles.
4. Le taux de mobilité a augmenté de 16 pts de 1953 à 1993. Mais depuis, il stagne.
Cependant sur les années récentes, la mobilité a diminué.
MAIS une société plus mobile n’est pas forcément une société ou l’égalité des chances
progresse, d’où la notion de fluidité sociale
Fluidité sociale : C’est l’étude des flux de mobilité indépendamment de la taille des groupes,
une société fluide c’est une société dans laquelle les individus on la même probabilité
d’accéder à une position sociale donnée, indépendamment de leur origine sociale et en
neutralisant l’effet de l’évolution de la taille des groupes, c’est une société ou il y’a égalité
des chances
Ex : Pour les fils d’agriculteurs, la mobilité observée est forte. En effet, la plupart des fils
d’agriculteurs sont dans une PCS autre qu’agriculteurs (puisque ce groupe décline)
MAIS la plupart des agriculteurs d’aujourd’hui (peu nombreux) sont fils d’agriculteurs (table
de recrutement). La probabilité de devenir agriculteur quand on est fils d’agriculteur est
donc plus forte que pour les autres fils : Tous n’ont pas la même chance d’accéder à cette
catégorie : Au regard de cette catégorie : La fluidité sociale est faible
Idem dans une moindre mesure pour la catégorie ouvrière, ce sont 2 catégories en déclin
La fluidité sociale est mesurée avec l’odds ratio : Rapport des chances relatives
Plus le rapport des chances est grand, plus l’inégalité des chances est forte, et la fluidité
sociale faible
Doc 1 et 2 p.208 questions
1. Non, la structure ne reste pas identique, elle est modifiée
2. La fluidité sociale exprime la force du lien entre l’origine sociale et la position sociale,
abstraction faite de la structure sociale
3. a) Si le rapport des chances relatives vaut 1, la position sociale n’est pas liée à l’origine sociale
b) Un fils de cadre a 10 fois plus de chances de devenir cadre qu’un fils d’ouvrier
c) Les fils de cadre deviennent cadres 4 fois plus souvent que les fils d’ouvrier
4. En 1977, un fils de cadre avait 20 fois plus de chances de devenir cadre qu’un fils d’ouvrier
En 2012, un fils de cadre avait 10 fois plus de chances de devenir cadre qu’un fils d’ouvrier
5. La fluidité sociale a augmenté sauf sur la période la plus récente (années 2000)
III – Quels sont les déterminants de la mobilité sociale ? (Quels sont les facteurs de la
mobilité sociale ? Qu’est ce qui favorise et freine la mobilité sociale ?)
Il y’a 3 déterminants principaux à la mobilité sociale : La structure sociale, la famille, l’école
A – Le rôle de la structure sociale
La structure de la population active des pères et celle des fils sont différentes. Rappel : Les
agriculteurs et les ouvriers perdent des effectifs (ACCE), les autres augmentent. Les besoins
de l’économie évoluent, la mécanisation réduit les besoins en main d’œuvre agricole ou
ouvrière.
Une partie de la mobilité sociale est engendrée par ces modifications de la structure des
emplois entre deux générations, c'est la mobilité structurelle.
Ainsi, les effectifs d'agriculteurs diminuent à chaque génération : tous les fils d’agriculteurs
ne peuvent pas devenir agriculteurs, une majeure partie doit changer de PCS. Idem pour les
ouvriers dont les effectifs déclinent depuis 1975.
Inversement les groupes en expansion doivent nécessairement recruter parmi les enfants
des autres groupes : Les PI recrutent des fils d’ouvriers
Cela permet de comprendre la mobilité observée pour les hommes de plus de 35 ans en
2013, elle est essentiellement ascendante : beaucoup de fils d'agriculteurs et d'ouvriers sont
dans une PCS « supérieure », dont les effectifs augmentent.(cpis ou PI)C'est une mobilité «
forcée » par les évolutions de la structure sociale, qui n'implique pas une égalité des
chances.
Conclusion : Les évolutions de la structure sociale impliquent donc des flux de mobilité qui,
en France , sont essentiellement ascendants MAIS les créations d’emplois de CPIS, PI,
employés sont moins importantes, donc la mobilité structurelle ascendante est moins
importante.
Retenir p211
B – Le rôle de l’école dans la mobilité sociale ?
Doc 1p.212
1. Orienter / préparer à la vie professionnelle : L’école favorise la mobilité sociale
2. Mais à l’école, l’inégalité des chances persiste : L’école freine la mobilité
L’école permet la reproduction sociale : On peut voir que l’école freine la mobilité sociale car
57 % des élèves SEGPA ont des parents employés ou ouvriers, cela va donc les emmener vers
des études courtes et professionnelles donc vers le même type d’emplois que leurs parents.
L’école permet la réussite de tous, donne sa chance à tous : Mais l’école favorise aussi la
mobilité sociale car sur 100 enfants d’agriculteurs en 6ème en 2007-2008, 55 % sont en 1ère
générale en 2012-2013, cela va donc les emmener vers des études longues et donc pas
comme leur père et deviendront alors CPIS, PI, etc… et auront donc une mobilité
ascendante.
Doc 3 p.213 Dans quelle partie l’utiliser ? Quels chiffres ? Comment utiliser la notion de
capital social
Dans le deuxième document, reproduction sociale
Pour les enfants de milieu modeste, leur origine sociale pèse encore sur leur recherche
d’emploi, on peut voir qu’en 2009, 50 % des fils ayant un père ouvrier vont être cadres 5 à 8
ans après alors qu’ils sortent de l’enseignement supérieur long tandis que 70 % des fils ayant
un père cadre supérieur vont devenir cadre 5 à 8 ans après alors qu’ils sortent d’un
enseignement supérieur long, ils vont utiliser leur capital social pour trouver un emploi. Les
enfants de milieux aisés valorisent mieux leur diplôme sur le marché du travail : l’école ne
parvient pas à corriger l’inégalité des chances.
Peut-on utiliser les notions de capital économique et culturel ? Comment ? Et le paradoxe
d’Anderson ?
Oui, on peut utiliser le capital culturel car ils peuvent favoriser la réussite scolaire dans les
milieux aisés. On peut aussi utiliser le capital économique car dans la poursuite après le bac,
les poursuites d’études seront difficiles pour ceux qui n’ont pas assez de capital éco.
Doc.2 : Comment l’utiliser pour quel point de vue ?
Il faut utiliser le doc.2 dans le premier paragraphe qui est en faveur du rôle de l’école dans la
mobilité sociale. D’après Nassim, l’école est comme un ‘’passeport’’, l’école a un rôle dans la
mobilité sociale et c’est grâce à l’école que les jeunes réussissent ensuite dans la vie
professionnelle, c’est grâce à l’école que les jeunes peuvent avoir une mobilité sociale
ascendante !
Parcours scolaire Diplôme
Emploi
Capital social
Synthèse :
1. L’école peut favoriser la mobilité sociale
C’est le principe démocratique et méritocratique : L’école doit rétablir une certaine égalité
des chances, une certaine fluidité sociale. Elle peut jouer le rôle d’ascenseur social pour les
enfants des milieux modestes s’ils réussissent bien à l’école (le diplôme est un passeport
pour réussir). Pour cette raison, il y’a eu en France à partir des années 50 une scolarisation
de masse (ou massification scolaire) d’abord au lycée puis à partir des années 80 dans
l’enseignement supérieur. Les enfants de tous les milieux sociaux vont au lycée et font des
études : Le but est de donner sa chance à chacun quelque soit son origine sociale (c’est pour
cela que l’école est gratuite). L’école a ainsi permis la mobilité ascendante des enfants
d’ouvriers, d’agriculteurs ou d’employés (qui ont plus + 40 ans aujourd’hui).
2. L’école ne favorise pas toujours la mobilité sociale
Mais l’école ne favorise pas toujours la mobilité sociale : C’est la vision de Pierre
Bourdieu qui montre que l’école favorise une certaine reproduction sociale car la réussite
scolaire dépend fortement de l’origine sociale. Les enfants des milieux aisés arrivent à l’école
avec un capital culturel élevé : Ils ont un héritage culturel et des connaissances et aptitudes
acquises dans leur famille. Il y’a une proximité entre la culture de l’école et celle de la
famille. Pour cette raison, ils ont tendance à bien réussir à l’école , font des études longues
et valorisées et donc atteindront des positions sociales élevées. A l’inverse, les enfants de
milieux modestes suivent plus souvent un cursus scolaire court et reproduisent souvent la
situation de leurs parents : Le paradoxe d’Anderson va aussi dans ce sens : Avoir un diplôme
plus élevé que ses parents ne garantit pas forcement une promotion sociale (car le nombre
de diplômés est supérieur au nombre d’emplois) l’école joue moins son rôle d’ascenseur
social. Il y’a aussi le rôle du capital social. Les familles les mieux dotées en K social mobilisent
leur réseau pour faciliter l’accès à l’emploi. Ainsi pour un même diplôme obtenu les jeunes
issus de familles aisées sont favorises par rapport à ceux qui viennent de milieu plus
modeste (moins de réseaux). Pour toutes ces raisons l’école a du mal à améliorer la fluidité
sociale.
C – Le rôle de la famille dans la mobilité sociale
La famille favorise la reproduction sociale : Elle freine la fluidité.
La famille peut aussi influencer l’ambition des enfant (ambition + modeste pour les enfants
d’ouvriers et + grande pour des enfants de CPIS)
Mais certaines familles modestes ont une socialisation anticipatrice : Ils veulent transmettre
une ambition mais cela dépend de la motivation de l’élève.
1. La famille peut freiner la mobilité sociale
On retrouve ici les principaux arguments : L’école ne parvient pas à assurer l’égalité des
chances. L’origine familiale pèse sur la réussite scolaire et même sur la réussite
professionnelle par la transmission du capital culturel, par la mobilisation du capital social et
par la facilité (ou pas) à financer des études avec le capital économique. Raymond Boudon
montre que les familles modestes sont beaucoup moins ambitieuses dans leurs vœux
d’orientation : Il suffit qu’il y ait un mieux par rapport à leur propre diplôme, la poursuite
d’études apparait plus risquée par rapport aux familles aisées (calcul cout/avantage) alors
que les familles aisées ont une stratégie de reproduction sociale : Les enfants doivent faire
des études.
2. La famille peut favoriser la mobilité sociale
Mais certaines familles facilitent la mobilité sociale : Certaines familles modestes ont une
stratégie d’ascension sociale avec une socialisation anticipatrice : Gout des études ambition,
implication, sacrifices financiers. Les parents peuvent se mobiliser pour la réussite scolaire.
Bernard Lahire a montré que les configurations familiales influencent le rapport à l’école ou
à la culture dans les familles populaires : Présence d’une grande sœur étudiante, d’un grand
père ayant un capital scolaire qui voit souvent ses petits enfants (à l’inverse le peu de temps
passé avec les enfants peut faire qu’il n’y a pas de transmission de capital culturel dans les
familles aisées.
En France, l’Etat assure l’égalité des droits, des chances et réduit l’inégalité de situations
(Aides financières pour les plus démunis, impôts élevés pour les plus riches)
Discrimination positive : Inégalités de traitement pour une égalité des chances. Ex : La loi sur
la parité en politique, quotas de travailleurs handicapés, quotas ethniques dans les
universités aux USA
Il y’a aussi les REP en France (écoles ayant plus de moyens car élèves en difficulté)
Conclusion : Les politiques publiques vont plus ou moins loin selon la culture de l’histoire du
pays, il n’y a pas de conception unique de la justice sociale.
Conception française : Les politiques publiques s’attaquent aussi aux inégalités de situations
(revenus, accès aux soins)
II – Comment les pouvoirs publics peuvent-ils contribuer à une plus grande justice sociale ?
Quels sont les moyens d’action de l’Etat pour plus de justice sociale ?
Pour avoir une plus grande égalité et une plus grande justice sociale dans la société, l’Etat
effectue une redistribution des revenus.
Les revenus primaires sont modifiés : Ils font l’objet de PO (Impôts, taxes, cotisations) puis
ces PO sont redistribués sous forme de revenus de transferts (allocations) et de services
collectifs.
Comment les pouvoirs publics peuvent-ils rendre la société plus juste ? (Moyens d’action)
Texte 3 p.291
12. Le versement de prestations sociales sans contrepartie se justifie par le fait que les
individus n’ont pas forcément les ressources nécessaires pour contribuer à l’échange de ce
service. Il y’a une volonté d’être solidaire envers les plus démunis et de réduire la pauvreté.
Il y’a aussi la volonté d’accorder à tous l’accès aux soins et le droit de vivre dignement.
13. C’est l’assistance sociale, car elle permet de porter secours aux personnes les plus
démunis. En aidant ces personnes, l’assistance sociale réduit les inégalités sociales et
économiques de la population.
Doc 2 p.292
Les services collectifs regroupent des services non marchands mis à disposition des
ménages. Ils sont produits par l'État mais aussi par d'autres organisations comme des
associations (Ex : Transports publics, éclairage public, éducation, soins, médiathèque) Ils
permettent de réduire les inégalités dans la population. Ex : Restos du cœur, La croix rouge.
Ce sont une forme de redistribution car ces services sont fournis à la population qui en a
besoin par l’Etat, c’est l’Etat-Providence. Chacun peut bénéficier de ces services
gratuitement.
Doc 3 p.293
6. Le niveau du taux de redistribution pour le premier décile de revenus est relativement
élevé car les 10 % de la population les plus modestes ont un revenu primaire bas, donc ils ne
payent pas de prélèvements obligatoires et perçoivent des prestations sociales. Ils sont donc
gagnants à la redistribution.
7. Le système socio-fiscal opère une redistribution verticale car les 10 % les plus aisés ont un
taux de redistribution de -21,5 %, c’est-à-dire qu’ils payent des PO (comme les cotisations
sociales et impôts directs) et ne perçoivent pas de prestations sociales. Ils sont perdants à la
redistribution. Leurs prélèvements obligatoires vont aux 10 % les plus modestes et eux
pourront ne pas payer de PO. Globalement, la redistribution réduit les inégalités de richesse.
Conclusion :
La redistribution en France réduit les inégalités de situation grâce aux PO, aux allocations et
aux services collectifs :
- Les prestations d’assistance (CMU, RSA, minimum vieillesse…) permettent à chaque
individu de couvrir des besoins fondamentaux (minimum de revenu, accès à la santé)
Elles assurent donc en plus une égalité des droits.
- Les services collectifs avec par exemple la gratuité de l’école ou des soins cherchent à
assurer en plus une certaine égalité des chances.
B – La fiscalité, un outil en faveur de la justice sociale
Fiscalité : Ensemble des impôts, taxes et cotisations (charges sur les salaires payés par les
employeurs et les salariés)
Quelles différences entre impôts et cotisations ?
Les cotisations permettent de se constituer des droits par les impôts. La fiscalité est un outil
en faveur de la justice sociale : Elle fait partie de la redistribution des revenus primaires.
Il y’a 3 types d’impôts :
Il y’a l’existence de niches fiscales pour l’impôt sur le revenu en France : Dons aux
associations, travaux d’isolation thermique, garde d’enfants, cotisations à un syndicat,
salarié à domicile…
Au final, l’impôt sur le revenu en France n’est pas très progressif : Il est aussi très concentré
car plus de la moitié des français ne payent pas cet impôt
10 % des ménages les plus riches (Décile 9) paient à eux seuls 70 % de l’impôt.
Conclusion :
La fiscalité française est peu redistributive : Les PO corrigent faiblement les inégalités de
richesse car elle est constituée essentiellement d’impôts proportionnels, or ceux-ci sont
neutres. L’impôt sur le revenu pourrait réduire les inégalités mais il y’a trop de niches
fiscales qui réduisent sa progressivité (optimisation fiscale).
La redistribution réduit les inégalités de revenus (de situations) grâce aux allocations
d’assistance (certains PO, services collectifs)
Cependant, la redistribution effectuée est essentiellement horizontale (vers les plus âgés, les
chômeurs, les femmes enceintes, les familles, les malades, les invalides)
C – Les mesures pour lutter contre les discriminations
Il ne s’agit plus de redistribution, la redistribution ne suffit pas, elle ne peut pas assurer
l’égalité des droits.
L’Etat adopte depuis une vingtaine d’années des mesures anti-discriminations : On dit que la
lutte contre les discriminations est mise à l’agenda politique.
Discrimination : Inégalités de traitement d’un individu ou d’un groupe social en raison de ses
caractéristiques physique ou sociale. Ex : Discrimination à l’embauche (Ne pas embaucher
une personne trop âgée), discrimination envers l’orientation sexuelle (homosexuels)
Lutte contre les discriminations envers les femmes :
Exemples de la lutte envers les discriminations envers les femmes : Il y’a des lois
antidiscriminatoires comme le droit du travail : Il est interdit toute distinction entre les
salariés en raison de leur religion, couleur de peau, genre, handicap… pour l’embauche,
l’avancement, le salaire.
Loi sur la parité en politique pour garantir l’égal accès des hommes / femmes aux postes
politiques (forme de discrimination positive)
Il y’a aussi la loi sur l’accessibilité des bâtiments publics et la loi pour le mariage pour tous.
Autres exemples de moyens :
Campagnes de préventions dans les écoles, campagne de pub (violences faites aux femmes y
compris sur les réseaux sociaux) + numéros d’appels, créer des ministères ou secrétariat
chargé de lutter contre les discriminations.
Il y’a également des mesures pour faciliter la garde des enfants et donc permettre aux
femmes de concilier vie professionnelle et familiale.
Congé paternité ou maternité avec obligation pour l’employeur de la reprendre au même
poste.
Lutte contre les discriminations envers les homosexuels :
Plusieurs lois sont mises en place par l’Etat : Protection contre les discriminations en raison
de l’orientation sexuelle introduit dans la loi en 1985, insultes homophobes pénalisées
depuis 2004, loi sur la légalisation du mariage homosexuel (mariage pour tous) en 2013.
L’Etat agit là encore par d’autres moyens comme les manifestations contre la discrimination
envers les homosexuels. Créations d’associations comme SOS Homophobie.
Au lycée, les professeurs en parlent en cours et il y’a des campagnes de prévention et de
sensibilisation.
Journée du 17 mai contre l’homophobie, la transphobie.
Conclusion : Pour plus de justice sociale, les pouvoirs publics redistribuent les revenus
primaires dans le cadre de la protection sociale : Ils effectuent des PO qui financent des
prestations assurance / assistance et des services collectifs.
Mais aussi dans le cadre de la lutte contre les discriminations : Ils utilisent d’autres moyens,
le principal étant le droit (la règlementation). On le retrouve ainsi d’ailleurs pour réduire
d’autres types d’inégalités : Le SMIC, l’école obligatoire et mixte.
EC2 Pearltrees :
Le document qui nous est proposé est un tableau montrant la croissance (exprimée en %) du
volume des exportations de marchandises et du PIB de 2005 à 2012. Il date de 2013 et
provient d’une œuvre de l’OMC ‘’Statistiques du commerce mondial’’.
Nous pouvons voir que de 2005 à 2007, les exportations sont en hausse. Par exemple, en
2006, nous pouvons constater que les exportations mondiales de marchandises ont
augmenté de 8,5 % par rapport à l’année 2005 ou elles avaient augmenté de 6,5 %. Nous
pouvons voir que l’augmentation des exportations se répercute sur le PIB mondial. En effet,
on peut constater que la hausse des exportations induit une hausse du PIB mondial : On peut
voir qu’en 2006 comme la hausse des exportations est plus forte qu’en 2005, le PIB mondial
a lui aussi augmenté plus fortement : Il a augmenté de 3,5 % par rapport à l’année 2005 ou il
avait augmenté de 3 %. En 2010, le total des exportations annuelles de marchandises atteint
un record : En effet, il a augmenté de 14 % par rapport à l’année 2009 ou il avait diminué de
12 %. Là encore, le PIB a lui aussi augmenté en 2010 de 4 % par rapport à l’année 2009 ou il
avait diminué de 2,5 %. Avec la crise économique de 2009, les exportations et le PIB ont
fortement chuté, il y’a eu une baisse de la demande globale qui a conduit à une récession
économique.
Cependant, nous pouvons voir aussi
Doc 4 p.79
10. En 2012, le taux moyen de la France est de 30,5 %, ce qui signifie qu’il représente 30,5 %
du PIB, il y’a 30,5 % d’importations et d’exportations par rapport au PIB. Calcul du taux
d’ouverture : EX/PIB X 100 ou IM/PIB X 100
11. Nous pouvons voir que le taux d’ouverture mondial passe de 20 % environ en 1980 à 31
% en 2012, soit une évolution d’environ 11 pts en 32 ans. Cela montre donc que le taux
d’ouverture mondial a progressé d’environ 11 pts en 32 ans. Cela montre que le commerce
international a progressé.
12. Nous pouvons voir que les pays les plus ouverts sont : L’Irlande, les Pays-Bas et les pays
d’Asie du Sud-Est. Les pays les moins ouverts sont : La France, la Chine et les USA. Les
économies les moins ouvertes sont les plus riches, plus puissantes et elles sont plus
autonomes. Le montant de leurs échanges (Exportations + Importations) est faible par
rapport à la puissance de leur PIB (Chine + USA)
Doc 1 p.80 :
Doc 4 p.81
1. Echange intrabranche
2. Echange interbranche
3. Echange interbranche
4. Echange intrabranche
- Les pays ont volontairement libéralisé les échanges par des accords internationaux :
Depuis 1947 de plus en plus de pays du monde négocient une réduction des barrières à
l’échange : Dans le cadre de l’OMC mais aussi dans le cadre d’accords régionaux (UE, ASEAN,
ALENA + MERCOSUR). Il y’a une libéralisation des échanges, elle se concrétise notamment
par une baisse des droits de douanes et des autres restrictions aux échanges.
- Enfin si les échanges internationaux se sont autant développés, c’est parce que les
pays se sont spécialisés.
2. La spécialisation en fonction des avantages comparatifs
L’essor du commerce international s’explique aussi par la spécialisation des économies et
des territoires.
Spécialisation : Elle se concentre sur certaines activités et certaines activités sont
abandonnées, les productions sont alors importées.
Ex : En France, l’industrie du charbon, le textile ont été ‘’abandonnées’’, ces productions sont
importées et l’économie française s’est spécialisé dans l’industrie automobile,
agroalimentaire, le luxe, le tourisme…
Il s’établit alors une DIT (Division Internationale du Travail) : La spécialisation rend l’échange
nécessaire, chaque pays est spécialisé dans une ou deux activités et échange avec les autres.
Ex : Le Brésil est spécialisé dans l’agriculture et l’agroalimentaire, la Chine était spécialisée
dans l’industrie, le Bangladesh dans l’industrie du vêtement.
Mais pourquoi cette spécialisation ? Plusieurs économistes ont démontré l’intérêt de
l’échange et de la spécialisation : Adam Smith (18ème siècle) et Ricardo (19ème siècle), ce sont
des économistes libéraux.
- L’échange est expliqué par l’avantage comparatif :
Il s’agit d’expliquer l’essor du commerce international en faisant référence à plusieurs
théories qui montrent qu’il y’a des gains à l’échange pour les pays qui se spécialisent
Pour Smith, la spécialisation d’une économie est fondée sur l’avantage absolu (ici le Portugal
est plus productif dans les deux domaines, il produit vin et drap moins cher). Cependant,
avec ce point de vue, l’échange est impossible.
Avantage absolu : Un pays dispose d’un avantage absolu dans une production s’il produit
moins cher.
Il suffit donc de comparer les coûts de production pour chaque produit.
Avantage comparatif : Chaque pays dispose d’un avantage comparatif, il faut comparer les
couts relatifs en interne (ici le cout relatif du vin en drap)
En Angleterre, il faut renoncer à la production de 1,2 unité de drap pour produire 1 unité de
vin (120/100). Au Portugal, il faut renoncer à produite 80/90 soit 0,88 unité de vin pour
produire 1 unité de drap. Ainsi, le coût relatif du vin est plus faible au Portugal qu’en
Angleterre. Le Portugal a un avantage comparatif dans le vin et l’Angleterre a un avantage
comparatif dans le drap car le coût relatif du drap est plus faible en Angleterre.
Flux entrants : Montants des IDE qui arrivent dans le pays d’accueil
Flux sortants : Montants des IDE qui ont pour origine des firmes du pays
10. Pour le pays A, c’est un IDE sortant. Pour le pays B, c’est un IDE entrant
11. En 1970, les IDE entrants ont coûté 13343,69 millions de dollars, tandis qu’en 2013, ils
ont coûté plus de 1451965 millions de dollars. Entre 1970 et 2013, le montant des IDE
entrants ont augmenté très fortement entre les 2 années.
12. La part des IDE entrant dans les pays autres que développés sont de 60 % en 2013 contre
30 % en 1970, les pays émergents accueillent donc de plus en plus d’IDE.
13. Les firmes originaires des pays développés font le plus d’IDE dans les années 1970.
Toutefois en 2013, les pays qui font des IDE sont pour une grande majorité les économies
développés d’environ 60 % mais aussi les économies en développement qui représentent
environ 30 % des IDE sortants. Les firmes chinoises et des économies en transition
commencent à investir aussi dans le monde.
Conclusion : Les principales destinations des IDE aujourd’hui sont les économies émergentes
mais aussi les économies développées (IDE entrants)
Ils sont effectués majoritairement par des FTN originaires des pays développés mais de plus
en plus de Chine et des autres économies émergentes… (IDE sortants)
Nous pouvons voir que le poids économique des FTN est beaucoup plus important en 2013
qu’en 1990. En effet, entre 1990 et 2013, le chiffre d’affaires des FTN a augmenté de
presque 30 000 milliards de dollars. Il en est de même pour les emplois des FTN qui sont de
plus en plus nombreux. En 2013, il y’a 70 726 milliers d’emplois contre 20 625 milliers en
1990. En 1990, elles créent 4 % du PIB mondial et en 2013, 10 %.
Commerce intra firme : Ce sont des échanges qui transitent dans les FTN, entre filiales.
DIPP : Décomposition Internationale des Processus Productifs (DIPP). Répartition de la
production des composants d’un produit final dans différentes filiales spécialisées à travers
le monde. Ex : Les composants des téléphones, les voitures, les ordinateurs, produits
électroménagers
Le commerce intra firme et la DIPP ont un lien : Plus il y’a une décomposition de la chaîne de
production, plus les échanges intra-firmes vont être importants.
Les FTN réalisent donc une part importante du commerce international, notamment parce
qu’elles réalisent une DIPP, ce qui génère un important commerce intra-firme.
B – Les stratégies de compétitivité prix des FTN
Quels sont les déterminants de l’internationalisation de la production ? Pourquoi les
firmes s’internationalisent elles ?
Les FTN en s’implantant à l’étranger cherchent à améliorer leur compétitivité
Compétitivité : Capacité à faire face à la concurrence
La compétitivité a de multiples facettes : Compétitivité prix / hors prix
Pour améliorer sa compétitivité prix (capacité à proposer des prix inférieurs aux concurrents)
La FTN cherche à produire moins cher (réduire ses coûts) pour réduire le coût lié au travail :
Elles s’implantent dans les pays ou les salaires et les charges sont bas, pour réaliser la
production ou une étape de la production.
Ex : La Bulgarie (atelier de l’Europe pour les vêtements), la Tunisie, le Bangladesh, l’Inde, les
Philippines, les Maquiladoras (firmes américaines qui s’implantent à la frontière mexicaine).
Pour cela il peut y’avoir délocalisation (transfert d’activité).
ATTENTION : Tous les IDE ne sont pas des délocalisations
Cependant, ce n’est pas le seul moyen d’augmenter la compétitivité prix (donc de réduire les
coûts) :
Les FTN prennent aussi en compte la productivité du travail pour choisir leur lieu
d’implantation
9. Le salaire minimum est élevé, les salariés français sont chers, donc les filiales risquent de
devoir vendre plus cher et donc de prendre des marchés : Elles risquent d’être moins
compétitives sur leurs prix.
10. En termes de coût horaire, c’est la Bulgarie qui est la plus attractive : En termes de
travail, une heure de travail coûte 3,7 euros. En termes de coût salarial unitaire, c’est la
Norvège. En Norvège, le coût d’unité est bas : Une unité coûte 0,7 [Link] y’a une forte
productivité en Norvège. A l’inverse en Bulgarie, la productivité est basse.
12. Un coût salarial élevé peut-être un inconvénient si la main d’œuvre n’est pas productive.
Mais si la productivité horaire est élevée, cela peut compenser le salaire élevé.
S’implanter dans un pays à salaire élevé ne signifie pas forcément produire plus cher.
Les FTN prennent aussi en compte la fiscalité pour choisir leur implantation (il ne s’agit plus
de coût de production au sens strict), c’est l’optimisation fiscale (réduction d’impôts).
Les FTN sont implantés partout en Europe mais déclarent leur bénéfice dans les pays ou la
fiscalité sur les bénéfices est faible (Irlande).
C – Autres stratégies des FTN et attractivité des territoires
Chercher à améliorer la compétitivité prix n’est pas la seule motivation des FTN : Il y’a
d’autres déterminants à l’internationalisation des firmes, les FTN ont des stratégies
hybrides :
Elles s’implantent aussi dans les pays où elles veulent vendre cela leur permet d’améliorer
leur compétitivité hors prix (ainsi elles s’adaptent mieux aux goûts des consommateurs, elles
sont plus réactives, elles ont une image de producteur local et en plus elles limitent le
transport et évitent le protectionnisme. Elles réduisent aussi les délais de livraison : Toyota à
Valenciennes ou la stratégie de l’Oréal dans les pays émergents (différenciation) Kwid de
Renault en Inde et Louis Vuitton au Texas.
L’innovation est aussi un déterminant des IDE. La FTN peut s’implanter dans les pays riches
pour effectuer les DRD près des pôles de recherche comme la Silicon Valley pour les TIC ou la
Cosmetic Valley en France(technopole). Pour bénéficier de la qualité de l’enseignement
supérieur, de la maitrise technologique et ainsi améliorer sa compétitivité hors prix.
Enfin il y a d’autres déterminants dans les choix de localisation des FTN (Cf schéma
doc4p99) : Stabilité politique, santé, éducation, infrastructures performantes, climat social
L’attractivité d’un territoire (sa capacité à attirer les FTN) ne dépend donc pas seulement du
montant des salaires. Dans ce pays, il est important d’être attractif pour les emplois que
créent les FTN.
Conclusion : Les stratégies de localisation des FTN ne se réduisent donc pas à la recherche de
coût du travail bas.
III – Le taux de change : Une variable économique importante
A – Taux de change et marché des changes
Taux de change : Prix ou cours d’une devise par rapport à une autre
Ex : Janvier 2015 : 1 euro = 1,14 USD, janvier 2017 : 1 euro = 1,07 USD
30 janvier 2020 : 1 euro = 1,11 USD
Entre janvier 2015 et 2017, l’euro perd de la valeur : Son prix en dollar diminue, l’euro se
déprécie, le dollar s’apprécie (il prend de la valeur).
Entre janvier 2017 et fin janvier 2020, l’euro a pris de la valeur par rapport au dollar, il
s’apprécie.
Le prix de la devise (appelé taux de change) se détermine sur un marché fictif ou s’échangent
les devises (appelé marché des changes). Les taux de change varient librement sur le marché
des changes : On parle de changes flottants. Il dépend de l’offre et la demande de cette
devise, il varie instantanément.
Offre : Vente de monnaie nationale contre une devise étrangère : Vente d’euros / Achat de dollars
Demande : Achat de monnaie nationale contre une devise étrangère : Achat d’euros et vente de
USD
Les acteurs :
Les entreprises qui importent ou exportent, touristes, investisseurs en IDE et surtout sur les
marchés boursiers. Il y’a aussi les banques et banques centrales.
3. De l’époque 1 à l’époque 2, l’Euro a pris de la valeur par rapport au dollar, il s’apprécie
4. L’Euro a pris de la valeur car la demande d’euros a augmenté à l’époque 2 par rapport à
l’époque 1
5. Les européens achètent moins de produits US, pour se procurer des produits US, il faut
offrir des euros (vente d’euros pour les convertir en dollar), l’offre d’euros diminue, la
courbe d’offre se déplace vers la gauche : Le prix augmente, l’euro prend de la valeur.
Depuis sa création, comment l’euro a-t-il évolué par rapport au dollar ?
De 1999 (année de naissance de l’Euro) à 2002 : L’Euro perd de la valeur par rapport au
dollar : En 2001, 1 euro = 0,85 dollars puis de 2002 à 2008, le prix de l’euro augmente pour
atteindre 1 euro = 1,6 dollars (c’est son cours le plus haut). Depuis 2009, l’Euro a une
tendance à la baisse avec des irrégularités mais sans retrouver ses valeurs d’avant 2002.
Aujourd’hui, 1 euro = 1,11 dollar.
Les banques centrales peuvent influencer le taux de change (pas la BCE) : Elles interviennent
sur le marché des changes, elles peuvent modifier l’offre ou la demande de l’euro (pour la
BCE).
Quand une banque centrale veut soutenir sa monnaie : Faire augmenter son prix
(appréciation de la devise) : Elle achète sa monnaie sur le marché (Plus de demande) en
vendant des autres devises
C’est la politique de change fort
Quand elle veut faire baisser le taux de change (dépréciation de la devise) : Elle vend sa
monnaie sur le marché (Plus d’offres) en achetant d’autres
C’est la politique de change faible
Remarque : La BCE laisse faire le marché des changes pour fixer le cours de l’euro.
B – Quels sont les conséquences des variations du taux de change sur l’économie ? Quels
sont les déterminants de l’offre et de la demande de devise ?
Ces variations des taux de change ont des effets sur les échanges extérieurs et plus
largement sur l’économie du pays :
Effets d’une monnaie faible ou en baisse Effets d’une monnaie forte ou en hausse
(dépréciation) (appréciation)
- Une Union Douanière est une zone de libre-échange à laquelle on ajoute un critère
supplémentaire. Dans une ZLE chaque pays reste souverain pour ses échanges
commerciaux avec les pays tiers / dans une UD, les pays membres harmonisent leurs
législations douanières avec le reste du monde : Il y’a mise en place d’un tarif
extérieur commun par rapport au reste du monde. Exemple : Mercosur en Amérique
du Sud
- Elle devient une Union économique et monétaire (UEM) quand les pays membres, se
dotent d’une monnaie unique, cela nécessite d’harmoniser leurs politiques
économiques. En 1999, la mise en service de l'euro (même si les pièces et billets
n'entrent en circulation qu'en 2002) marque la transformation de l'Europe en Union
Economique et Monétaire avec une BCE qui fixe des taux directeurs pour toute la
zone euro
2) En quoi la construction européenne est-elle originale ?
Voici les étapes de l’intégration européenne :
Il y’a eu une intégration par le marché (par les échanges) puis une intégration monétaire.
L’UE est aujourd’hui une union économique et les 19 pays de la zone euro forment une
Union économique monétaire.
Les pays membres ont renoncé à certaines de leurs compétences pour les transférer à l’UE
(transfert de souveraineté) : Politique agricole + aéronautique commune (Aides aux
agriculteurs + Airbus), mises en place de normes communes, protectionnisme commun, la
BCE décide des taux d’intérêts directeurs pour toute la zone.
En quoi est-elle originale ?
Il y’a des institutions communes : Parlement européen + Commission européenne, conseil
européen des ministres
C’est un marché commun : Il y’a des politiques communes pour toute l’UE : Politique de
cohésion et rattrapage (aides pour les pays les + en retard) ou la PAC.
Mais l’UE ne fonctionne pas comme un Etat fédéral : Il y’a pas d’armée commune, pas de
représentation extérieure (pas de diplomatie commune).
C’est l’ensemble régional le plus abouti : Mais tous les pays n’en sont pas au même stade
dans cette union régionale, c’est une intégration à géométrie variable
Conclusion :
Marché unique : C’est la libre circulation des biens, des services, des capitaux et du travail.
Pour les entreprises
- Elles peuvent investir librement d’autres pays de la zone
- Elles ont accès facilement à des composants moins chers, de la main d’œuvre
- Elles font des économies d’échelle, elles réduisent leurs couts de production
Il y’a une suppression des coûts et risque de change : Il n’y a plus à convertir les monnaies
européennes, il n’y a plus d’incertitude sur leur valeur et plus de frais pour changer de
monnaie : Les échanges sont plus simples.
Il y’a une confiance dans l’euro sur le marché des changes alors qu’avant les monnaies
nationales se dépréciaient régulièrement sur le marché des changes : Franc, Peseta, Lire
Italienne… Le Deutschemark prenait de la valeur.
Il y’a une comparaison des prix plus facile : L’euro intensifie la concurrence, mais il la rend
aussi plus saine, les pays ne peuvent plus utiliser la faiblesse de leur monnaie pour être plus
compétitif. Avec les monnaies nationales, certains pays étaient avantagés pour leur
compétitivité, les pays qui avaient une monnaie faible avec l’euro : Compétition à armes
égales.
Finalement, la monnaie unique apporte plus de concurrence, plus d’échanges, plus de
confiance donc ça stimule la croissance et l’enrichissement, c’est une optique libérale. La
monnaie unique complète le marché unique.
Conclusion : La monnaie unique a amené les Etats membres à coordonner leur politique
budgétaire : Les objectifs de stabilité des prix de l’Euro nécessitent des finances publiques
saines (sans trop de déficit)
Mais la coordination des politiques budgétaires et la convergence des situations
économiques sont difficiles. Les règles strictes du PSC privent les Etats de souplesse et de
possibilité de relance keynésienne ambitieuse.
Mais le dispositif est critiqué : La crise de 2008 a montré les limites de la zone Euro.
B – Une gouvernance défaillante dans la zone euro
Gouvernance : Pilotage de la Zone Euro
C’est la BCE qui gouverne mais aussi les institutions européennes (commission, parlement), il
y’a aussi chaque Etat.
1) La zone Euro : Une zone de stabilité et de croissance ?
Rappel : Les Etats membres de l’UE ont signé un PSC (objectifs du pacte sont la stabilité des
prix, de l’euro et de la croissance économique).
La croissance économique dans l’UE présente de gros écarts : Mais dans l’ensemble, aucun
pays n’est en récession. Par exemple, la France est dans une croissance faible (en dessous de
2 % du PIB). Les prévisions de croissance sont mauvaises, en 2020, le PIB stagne dans la zone
Euro.
Concernant le chômage, il est de 7,4 % des actifs contre 6,2 % dans l’UE. Le chômage risque
d’augmenter dans la zone Euro avec les mauvaises prévisions du devenir de la croissance
économique.
Pour l’inflation, dans la zone Euro, on peut voir que les prix ont augmenté en moyenne de
1,57 % par rapport à l’année dernière. Globalement, l’inflation dans l’UE reste faible dans les
pays de la zone Euro.
La situation de l’UE à propos du déficit public est diverse : On peut voir que le déficit public
Pour la dette publique, la dette dépasse 60 % du PIB. Elle représente en Grèce ou en Italie
181 et 134 % du PIB.
Conclusion :
La zone Euro est une zone sans inflation. Les dettes sont en baisse mais restent élevés dans
certains pays : La croissance était revenue mais les prévisions pour 2020 sont à la baisse, le
chômage baisse mais il y’a des performances et l’économie est moins bonne par rapport aux
USA. Il y’a un risque de déflation dans la zone Euro.
La Zone euro est hétérogène : Les pays de la zone Euro ont des résultats économiques
différents : Les déséquilibres se sont creusés entre les économies (les économies ne sont pas
convergentes).
De plus, les pays de l’UE ont aussi des modèles sociaux différents : Ce qui génère une
concurrence à armes inégales. Il y’a un coût horaire de la main d’œuvre très différente et des
régimes sociaux très différents dont les FTN profitent.
Enfin il y’a une fiscalité très différente : En 2015 pour l’impôt sur les bénéfices les taux
s’échelonnent de 10 % (Bulgarie) ou en Irlande. Elle est à 38 % en France, on peut parler de
concurrence fiscale.
La faible solidarité entre les pays européens ne favorise pas leur convergence. Les aides sont
insuffisantes (financées sur le budget européen) pour résorber les écarts (politique de
rattrapage et de cohésion).
Conclusion :
La crise de 2008 a obligé l'Union européenne à innover et à reformer :
- Mise en place d’un mécanisme de surveillance de BK européennes appelé union
bancaire (elles ont une responsabilité ds la crise de 2008) sous la direction de la BCE
+création d’un fonds commun alimenté par les BK utilisé en cas de liquidation
- La crise des réfugiés est aussi un défi pour l’Europe plusieurs pays ont rétabli les
contrôles aux frontières
1. Faux
2. Vrai
3. Vrai
4. Faux
Chapitre 9 : Comment s’articulent le marché du travail et les organisations dans la gestion
de l’emploi ?
Introduction : L’emploi est défini comme un travail rémunéré, il peut être salarié ou
indépendant. Les organisations sont un ensemble d’individus regroupés dans une structure
commune, hiérarchisée avec des objectifs : Entreprises, associations, lobbys et partis,
syndicats. Nous allons nous concentrer ici sur les entreprises.
Le travail a une dimension marchande (approche économique) : Le nombre d’emplois et le
salaire se décident sur le marché du travail.
Mais cette approche est insuffisante, il faut aussi une approche sociologique : Les relations
du travail sont encadrées par des normes et des institutions, il y’a des règles d’origine
étatique. Ex : Salaire min (SMIC), obligation de payer des congés (5 semaines), code du
travail, loi sur les 35 h, lois anti-discriminations, et aussi des règles issues des négociations
entre partenaires sociaux (syndicats et employeurs).
L’emploi et les salaires dépendent donc d’une part du marché du travail (offre et de la
demande du travail), d’autre part des négociations et de l’Etat.
I – L’emploi : Une relation marchande
A – Fonctionnement du marché du travail dans l’analyse néoclassique
Les économistes néoclassiques sont des économistes libéraux du 20ème siècle. Ils décrivent le
fonctionnement d’un marché du travail parfaitement concurrentiel. Dans cette optique, le
travail est une marchandise comme les autres, elle s’échange sur un marché concurrentiel
respectant des hypothèses de CPP et son prix se fixe sur le marché.
Offre de travail : Ce sont les actifs, ceux qui proposent leur travail
Demande de travail : Elle vient des entreprises, des employeurs qui recrutent.
Dans cette optique, le prix du travail (le salaire) est déterminé par le marché, il résulte de la
confrontation de l’offre et de la demande. Aucune entreprise, aucun salarié ne maîtrise le
prix : C’est une donnée extérieure. L’employeur ne fixe pas le salaire : Il dépend du marché.
L’employeur est price taker : il s’aligne sur les salaires pratiqués par les concurrents (sinon il
aura des difficultés à recruter, beaucoup de concurrence).
On appelle salaire réel le salaire corrigé de l’inflation (c’est le pouvoir d’achat du salaire) et le
taux de salaire réel c’est le salaire réel par travailleur ou par heure (pour une unité de
travail).
L’analyse néoclassique du marché du travail repose sur une approche microéconomique à
partir de calculs coût/avantage réalisés par les demandeurs et les offreurs de travail
individuellement (arbitrage). Il y’a aussi un raisonnement à la marge (marginaliste), on
s’intéresse à la dernière unité.
1) La demande de travail
Elle vient des entreprises. Qu’est ce qui détermine la demande de travail (Quels sont les
déterminants, qu’est ce qui influence la demande de travail ?)
La demande de travail dépend de l’arbitrage (le calcul coût/avantage) effectuée par
l’entreprise.
C’est un arbitrage entre ce que coûte un travailleur supplémentaire (taux de salaire réel en
euros) et ce que lui rapporte ce salarié supplémentaire (la productivité marginale).
Tant que le supplément de production apporté par le dernier travailleur embauché (sa
productivité marginale) est supérieur à ce qu’il coûte (le taux de salaire réel), alors
l’entreprise embauche
Sinon, l’entreprise va plutôt investir, c’est-à-dire qu’il y’a une hausse du capital au détriment
du travail : L’entreprise effectue donc aussi un arbitrage capital/travail, elle peut aussi se
délocaliser.
Les déterminants de la demande de travail sont donc : Le coût du travail (taux de salaire
réel) et la productivité marginale.
Si le marché fixe le salaire à S1, alors Q1 est le nombre d’embauches par les employeurs. Si le
salaire passe à S2 (s’il baisse), alors Q2 (le nombre d’emplois demandés) augmente.
2) L’offre de travail
Quels sont les déterminants de l’offre de travail ? Elle résulte d’un arbitrage entre le travail
et les loisirs : Le ménage travaille davantage tant que l’heure de travail lui rapporte plus
(c’est le taux de salaire réel) qu’elle ne coûte
Ce que coûte le travail est appelé la désutilité du travail, c’est-à-dire les désagréments et les
dépenses liés au travail : Sacrifice du temps libre, fatigue, problème de santé, déplacement,
garde des enfants.
Quel impact a la présence de revenu de remplacement sur l’arbitrage entre travail et loisirs ?
Si on propose à la personne un salaire proche de son allocation, elle ne propose pas son
travail donc ces allocations désincitent aux travail (optique libérale), cela favorise l’inactivité
(trappe à inactivité).
Si le salaire se fixe à S1 sur le marché, alors la quantité de travail proposée par les offreurs
est Q1.
Si le salaire augmente (S2), la quantité de travail proposée passe à Q2, donc la quantité
augmente.
Donc, si le salaire augmente, il y’a plus d’offres et si le salaire diminue, il y’a moins d’offres.
Cela varie donc dans le même sens.
3) L’équilibre sur le marché du travail
Si le salaire est parfaitement flexible et le marché parfaitement concurrentiel, alors le
marché du travail s’autorégule : Il parvient toujours à l’équilibre.
Salaire d’équilibre : C’est le salaire qui permet l’égalité entre l’offre et la demande, tous ceux
qui veulent travailler sont embauchés (pas de chômage).
Salaire
d’équilibre
Niveau d’emploi
d’équilibre
Un déséquilibre comme le chômage n’est pas durable : Il y’a retour à l’équilibre, le salaire va
diminuer, avec ce nouveau salaire, il y’a moins d’offres (travailleurs intéressés) et plus de
demande (embauches), le chômage se réduit.
Si le salaire baisse trop (en dessous de l’équilibre), il n’y a pas assez d’offreurs par rapport
aux besoins des entreprises, le salaire va finir par augmenter et ainsi il y’aura plus d’offreurs.
La pénurie de main d’œuvre comme le chômage ne peut pas être durable quand le marché
est parfaitement concurrentiel.
Que provoque une baisse de l’offre de travail (choc d’offre négatif) ?
Il y’a moins de main d’œuvre dans l’économie : Explications démographiques (vieillissement
de la population ou études plus longues ou une guerre) alors le salaire réel augmente car les
travailleurs deviennent plus rares.
Que provoque une hausse de la demande de travail ? Les entreprises ont un besoin accru de
main d’œuvre lié à une hausse de l’activité économique, les salaires ont tendance à
augmenter car il faut inciter les personnes à travailler.
Demande 2
Offre
Taux de
salaire réel
Demande de travail
Productivité
marginale
1. Supérieure
2. Diminue
3. Droite
4. Volontaire
Conclusion :
Pour les économistes néoclassiques, le travail est une marchandise comme une autre et le
marché du travail fonctionne selon les mêmes mécanismes que le marché des biens et
services c’est-à-dire selon les conditions de la concurrence parfaite à savoir : Homogénéité,
atomicité, transparence de l’information, mobilité parfaite
L'analyse néoclassique de base du marché du travail repose sur une approche
microéconomique à partir de calculs coûts/avantages réalisés par les offreurs et les
demandeurs de travail. Les offreurs de travail sont les ménages. Ils opèrent un arbitrage
entre le travail et le loisir en fonction du salaire réel. Le salaire réel représente le pouvoir
d’achat du salaire nominal, c’est-à-dire la quantité de biens et de services qui peut être
achetée avec un salaire nominal donné alors que le taux de salaire réel est le prix unitaire du
travail (il s'obtient en divisant le taux de salaire nominal par l'indice des prix) et le coût
d'opportunité du loisir. Ils seraient davantage désireux de travailler (c'est-à-dire renoncer au
loisir) à mesure que le salaire augmente. Cela se traduit graphiquement par une courbe
d’offre de travail croissante en fonction du salaire réel.
Les demandeurs de travail (entreprises) effectuent un calcul en comparant le coût que
représente l’utilisation d’une unité supplémentaire de travail (qui correspond au ...taux de
salaire réel...) et ce que leur rapporte l’utilisation de cette unité supplémentaire du travail (la
productivité marginale du travail). Tant que le supplément de production apporté par le
dernier travailleur embauché est supérieur à ce qu’il coûte, l’entreprise continue
d’embaucher. Comme la productivité marginale du travail est décroissante (loi des
rendements décroissants), la courbe de demande de travail est également décroissante en
fonction du salaire réel. A l’équilibre, la demande de travail est égale à l’offre de travail, ce
qui détermine conjointement un salaire et un niveau d’emploi d’équilibre.
Pour un taux de salaire supérieur à celui d’équilibre, l’offre de travail est supérieure à la
demande, ce qui correspond au chômage. Pour retrouver l’équilibre, le taux de salaire réel
doit baisser. Comme sur n’importe quel marché, c’est la flexibilité du prix (ici du travail) qui
permet de résoudre les déséquilibres entre offre et demande. Le marché s’autorégule s’il
fonctionne en respectant les conditions de la concurrence parfaite.
Selon ce modèle néoclassique, si le chômage persiste c’est qu’il est volontaire, une partie de
la main d’œuvre refuse de travailler au taux de salaire réel d’équilibre du marché. Le
chômage peut également être causé par des rigidités structurelles dues à l’intervention de
l’Etat qui empêche le taux de salaire de diminuer en instaurant, par exemple, un salaire
minimum. Le niveau de ce dernier crée un déséquilibre entre offre et demande de travail qui
ne peut être résorbé car les entreprises n'ont pas le droit de proposer des taux de salaires
inférieurs. Pour résoudre le chômage, les économistes néoclassiques préconisent donc une
plus grande flexibilité des salaires passant par une suppression des différentes rigidités
institutionnelles susceptibles de l’entraver.
Exercice : A partir de la vidéo sur le site de l’académie de Versailles cours inverses
- Parfaite mobilité des facteurs de production ici du travail (et capital) : Fluidité
Pour vérifier la bonne compréhension de ces hypothèses : Faire les questions sur doc1p318
1. Non, ils ne disposent pas de ce pouvoir : Le salaire est fixé suite à la confrontation entre
les offreurs et les demandeurs mais il ne peut être modifié. Comme ils ne peuvent pas
modifier le salaire, les agents économiques sont price taker (s’ils pouvaient le modifier, ils
seraient alors price maker)
2. Dans l’analyse néoclassique, il y’a unicité du travail car tous les travailleurs sont identiques
et peuvent être substituables (ce qui est faux dans la réalité, car chaque travailleur est
différent : Certains produisent plus et sont plus diplômés que d’autres, ils ont un meilleur
taux d’alphabétisation).
3. Pour les néoclassiques, il y’a une transparence de l’information : L’information est parfaite
et elle est sue par les offreurs et les demandeurs. L’information n’est pas absente, elle est
présente.
En réalité la relation salariale est spécifique, cela signifie que le salaire n’est pas un prix
comme les autres : Il ne dépend pas seulement du marché du travail : Il ne dépend pas
uniquement de la confrontation entre O et D de travail. Les néoclassiques montrent que les
hypothèses posées qui aboutissent à une autorégulation du marché ne correspondent pas à
la réalité.
1) Asymétrie d’information et salaire d’efficience
Qu’en est-il de la transparence (info parfaite des salariés et des employeurs) ?
En réalité, la relation salariale présente des asymétries d’information au détriment de
l’employeur : L’employeur manque d’infos sur le salarié avant de l’embaucher : Sera-t-il
efficace ? Motivé ? A-t-il vraiment les compétences nécessaires ? Quel sera son niveau de
productivité ? Le futur salarié, lui, a ses infos sur lui-même d’où le terme asymétrie.
Les employeurs peuvent certes mettre en place des procédures de contrôle et surveillance,
mais elles sont coûteuses et pas toujours efficaces (elles peuvent brider l’autonomie et
l’initiative des salariés). Ils cherchent d’autres moyens pour réduire l’asymétrie
d’information : C’est la théorie du salaire d’efficience
Lire doc1+2 p322 sur doc1 il n’est pas nécessaire de comprendre le texte en détail mais de
savoir répondre aux questions ci-dessous :
1. Montrer que le diplôme est un moyen de réduire l’asymétrie d’information pour
l’employeur
Le diplôme permet à l’employeur de mieux connaître l’individu qu’il va embaucher ou non, il
permet de savoir des informations concernant le profil de l’offreur de travail comme par
exemple son niveau de qualification et les études qu’il a mené avant d’entrer dans la vie
active. Le diplôme permet donc de réduire l’asymétrie d’information car grâce à lui,
l’employeur sait à quel type d’individu il a affaire (individu motivé et rigoureux ou à l’inverse
fainéant et peu productif). Un individu ayant le bac par exemple sera embauché plus
facilement qu’un autre n’ayant aucun diplôme.
2. Pourquoi les employeurs peuvent-ils avoir intérêt à verser un salaire d’efficience c’est-à-
dire un salaire supérieur au salaire d’équilibre ?
Ils peuvent proposer de verser un salaire d’efficience car cela permet là aussi aux
employeurs de mieux connaître le profil de l’individu qu’ils ont embauchés : En versant un
salaire d’efficience, cela permet au travailleur de faire ses preuves et de montrer sa capacité
à produire efficacement. Si le salarié ne réalise pas le niveau d’effort attendu, l’employeur
peut alors décider de le virer et de le remplacer par un autre travailleur plus expérimenté et
efficace.
8. Nous pouvons voir que l’instauration du 5$ a day a permis à partir de 1914 aux USA de
réduire le taux de rotation : En 1914, pour un effectif moyen de 100 salariés, 54 salariés ont
été recrutés ou ont quitté volontairement l’entreprise. Un an plus tard, il n’y a plus que 16
salariés qui ont été recrutés ou qui ont quitté volontairement l’entreprise. Le ‘’5$ a day’’ a
permis pour Ford durant le fordisme de garder les salariés efficaces mais aussi de réaliser
des gains de productivité pour l’entreprise : Les gains de productivité ont permis une hausse
de la consommation et une augmentation de la demande globale.
Conclusion :
Le diplôme certifie certaines compétences du salarié. Les employeurs peuvent utiliser le
salaire comme instrument de motivation.... C’est la logique du salaire d’efficience (salaire
fixé plus haut que le salaire du marché) afin de stimuler la productivité.
Le salaire ne dépend donc pas uniquement du marché du travail, les employeurs ont parfois
intérêt à fixer un salaire supérieur au salaire d’équilibre du marché, ils ne sont pas price
taker dans cette optique. Ils ne pratiquent pas le même salaire que les autres.
Tout d’abord, les critères de différenciation des travailleurs sont basés sur des critères
comme l’âge, d’après le document 4, 29,6 % des moins de 25 ans sont rémunérés au SMIC
alors 4,8 % des 30-39 ans sont rémunérés au SMIC, ou par rapport au genre, 13,9 % des
salariés femmes sont rémunérés au SMIC contre 8 % des salariés hommes, mais aussi par
rapport au type de contrat, 9,6 % des salariés en CDI sont rémunérés au SMIC contre 23,1 %
en CDD. Les études et le capital humain génèrent des différences de salaires, plus nous
avons un capital humain élevé, plus notre salaire est élevé d’après le document 3. Alors que
les critères des entreprises sont la taille, 28 % des salariés qui travaillent dans une TPE sont
rémunérés au SMIC contre 5 % des salariés qui travaillent dans une grande entreprise, puis
le secteur d’activité, 39,3 % des salariés dans l’hôtellerie, restauration sont rémunérés au
SMIC contre 3,1 % des salariés dans les banques et assurances.
p.320 :
1. La segmentation du marché du travail signifie que le marché n’est pas unifié et qu’il y’a
plusieurs marchés du travail : Il y’a des différences faites entre les joueurs, il y’en a 2 types, il
y’a les offreurs avec de très bonne qualification et ceux-ci sont très rare, ne sont pas
substituables et sont privilégiés, très recherchés puis il y’a les offreurs avec des qualifications
moyennes, ceux-ci sont plus nombreux, il y a donc plus de concurrence et eux sont
substituables.
2. Le dualisme signifie qu’il y’a l’existence de 2 marchés du travail : Comme il l’est dit il y a
deux catégories de joueurs, ceux très forts, rares, principalement recherchés avec des
salaires négociés élevés puis ceux avec un niveau moyen, ils sont comme banal, il y a donc
une forte concurrence et eux leur salaire est donc beaucoup plus bas.
Doc.2 :
5. Les employeurs ont besoin d’un personnel stable (CDI) mais aussi d’un personnel recruté
pour une durée plus courte (pour faire face aux fluctuations de l’activité ou pour des
remplacements)
6. Le marché secondaire fonctionne comme le décrive les néoclassiques, les travailleurs sont
substituables et le salaire dépend du marché, c’est la logique marchande. Les salariés du
marché primaire échappent à cette logique, leur salaire augmente avec l’ancienneté et leur
emploi est stable
7. En 1982, il y avait 93,6% de salariés en CDI, les CDI dominent dans l’emploi total
8. Entre 1982 et 2012, nous pouvons voir que parmi l’emploi salarié total, il y’a moins de
CDI : En 2012, il y’a 86,5 % des emplois qui sont des CDI contre 93,6 % en 1982. De plus, le
pourcentage pour les autres emplois augmente : Parmi l’emploi salarié total, en 2012, il y’a
9,6 % des emplois qui sont des CDD et contrats saisonniers contre 4,9 % en 1982 et 2,2 % qui
sont des emplois intérims en 2012 contre 0,5 % en 1982. On peut donc dire qu’entre 1982 et
2012, en France, le marché du travail tend à se segmenter
Conclusion :
La segmentation du marché du travail prend la forme d’un dualisme : Il existe 2 marchés du
travail (2 mondes du travail), ce marché n’est pas unifié.
On peut considérer que le marché primaire est le marché de la carrière alors que le marché
secondaire est le marché de la ‘’galère’’. Le marché secondaire se rapproche le plus de
l’analyse néoclassique, il y’a une forte concurrence entre les salariés pour avoir un emploi, ils
sont relativement substituables, il y’a du chômage (Offre > Demande) donc les salaires sont
faibles.
Evolution du SMIC depuis 10 ans : Il s’agit du SMIC brut (avant les cotisations)
Nous l’avons dit beaucoup de ces avancées sociales sont obtenues suite à des conflits, des
luttes ouvrières. Les conflits du travail n'ont pas disparu, mais ils se sont aussi
institutionnalisés et il y a plus de place pour la coopération / négociation.
Négociation collective : discussion organisée entre employeurs et représentants des salariés
dans la perspective d'un accord. Cet accord peut prendre la forme d'une convention
collective.
Conventions collectives : accord qui résulte de la négociation entre employeurs et syndicats,
portant sur les conditions de travail (rémunération, durée de travail...).
Ainsi, les négociations doivent permettre d'aboutir à des accords plus favorables au droit des
salariés que la loi en vigueur : La convention collective peut-être signée au niveau
interprofessionnel (concerne tous les salariés), de la branche d'activité (concerne les salariés
de la branche, ex : Automobile), ou de l'entreprise (ne concerne que les salariés de
l'entreprise où l'accord est signé). Les représentants des salariés et des employeurs ont des
intérêts antagoniques et ils peuvent rentrer en conflit.
Cependant, avec l'institutionnalisation des conflits et le développement de la négociation,
les acteurs du conflit se reconnaissent mutuellement comme légitimes et coopèrent pour
trouver une solution ‘’raisonnable’’, qui puisse satisfaire à la fois les syndicats et les
employeurs. Les représentants des employeurs et des salariés sont ainsi appelés des
partenaires sociaux (avec ce terme partenaires, on a l’idée de coopération)
Syndicats de salariés
Partenaires sociaux
Collectives
7. Nous pouvons voir qu’entre 1983 et 2012, les accords de négociations collectives en
France interprofessionnel au niveau national ont diminué de 18 pts, passant de 47 accords à
29. Le nombre d’accords a quant à lui augmenté durant la même période au niveau des
branches, passant de 901 à 1236 accords en 2012, soit une hausse de 335 pts. Pour les
accords d’entreprises, on peut voir qu’ils ont augmenté, passant de 1955 accords en 1983 à
38 799 en 2012, ils ont été multipliés par 20 !
8. On peut parler d’une décentralisation de la négociation collective car celles-ci varient :
Elles ont différents thèmes et elles ne sont pas qu’au niveau interprofessionnel, elles sont
aussi au niveau des branches.
9. En 1990, 3 % des accords de négociations collectives portent sur l’emploi. En 2012, 9 %
des accords de négociations collectives portent sur l’emploi, ils ont augmenté.
10. Les accords ont diminué pour la plupart des thèmes, hormis pour l’emploi : 3 % des
accords portaient sur l’emploi en 1990 contre 9 % en 2012, il y’a une hausse de 6 pts.
11. Le SMIG est le salaire interprofessionnel minimum garanti, il fut créé en 1950. Il est
devenu le SMIC en 1970 (Salaire minimum interprofessionnel de croissance) afin que les plus
bas salaires puissent participer au prix de la croissance et afin que le pouvoir d’achat des
ménages augmente, le pouvoir d’achat du SMIG stagnant et étant plus faible par rapport au
salaire moyen.
12. Il augmente en 1981 de 10 %, il a augmenté afin qu’il y’ait plus d’emploi et moins de
chômeurs.
13.
Les années 1945-1975 (les 30 Glorieuses) correspondent à ce que de nombreux auteurs ont
désigné comme un type de société « salariale » (Robert Castel, 1995). Après la Seconde
Guerre mondiale jusque dans les années 1970, on pouvait parler en France de société
salariale, elle est à son apogée au moment du choc pétrolier (1973) et elle se caractérise par
une population active salariée en immense majorité et une “condition salariale solide”, c’est-
à-dire norme de l'emploi salarié à temps plein et en contrat à durée indéterminée,
correctement rémunéré. On parle d'emploi typique car après la deuxième guerre mondiale,
c’est la norme d’emploi qui est dominante, la forme d'emploi "normal’’. Non seulement
(quasiment) tout le monde a un emploi salarié stable, mais à cet emploi est associé une série
de droits. Autrement dit, le statut de salarié donne des droits : Droit du travail, protection
sociale (sécurité sociale), etc…
A partir de 1975, on peut parler avec Robert Castel d'effritement (remise en cause) de la
société salariale, qui se caractérise par plusieurs évolutions parallèles :
- Développement des emplois atypiques (= remise en cause la norme d'emploi
typique) : Le marché du travail devient de plus en plus dualiste
Conclusion :
Malgré l'effritement de la société salariale depuis les années 1980, la relation salariale reste
socialement encadrée, elle est institutionnalisée, le salariat est ainsi devenu un statut
associé à des droits et à une protection sociale. Les négociations entre partenaires sociaux
(précédées ou pas de conflits) peuvent déboucher sur la signature d’accords qui eux aussi
encadrent la relation salariale et portent sur de nombreux aspects de la relation salariale (le
salaire mais aussi le temps de travail, les emplois, l’égalité professionnelle...).
L’emploi, le temps de travail, le niveau de rémunération, relèvent d’une logique économique
d’efficacité, mais pas seulement : Ils relèvent aussi d’une intervention de l’Etat et d’une
logique de coopération (négociation) et de conflit entre les partenaires sociaux.
Chapitre 10 : Quelles politiques pour l’emploi ?
I - Définitions et statistiques
Population active : C’est une partie de la population qui est impliqué dans une activité : 29.6
millions de personnes sont actives, dont 26.6 millions ont un emploi.
Chômage selon l’INSEE (ou BIT) : Le chômage est la situation d’une personne qui souhaite
travailler et ayant la capacité de le faire, se trouve sans emploi, malgré ses recherches. C’est
un actif sans emploi : Au quatrième trimestre de 2018, il y’avait 2,5 millions de personnes
qui étaient au chômage en France.
Taux de chômage : c’est le rapport entre le nombre de chômeurs par rapport à la population
active (y compris les chômeurs) : Au quatrième trimestre de 2018, 8,8% de la population
active était au chômage en France.
Taux d’activité : Il correspond au nombre d’actifs rapporté à l’ensemble de la population en
âge de travailler (les personnes âgées de 15 à 64 ans). Cet indicateur est exprimé en
pourcentage pour chaque tranche d’âge : Le taux d’activité des personnes de 15 à 64 ans
s’établit à 71.4% en 2016 en France : 71% des personnes en âge de travailler sont actives
(donc sur le marché du travail)
Taux d’emploi : Le taux d’emploi est le rapport entre la population active occupée et la
population en âge de travailler (toutes les personnes âgées de 15 à 64 ans). Le taux d’emploi
est de 65.9% en 2018. 65.9% des personnes en âge de travailler ont un emploi.
Evolution du taux de chômage depuis 1975 en France : Depuis 1980 le taux de chômage avait
fortement augmenté jusqu’en 2014, en 1980 le taux de chômage est de 5.1% des actifs et en
2014 il était de 9.9% des actifs, aujourd’hui en janvier 2019 le taux de chômage est de 8.8%
des actifs. Il a baissé sur les dernières années.
On peut calculer un taux de chômage par catégorie : Celui des jeunes, des femmes. Idem
pour les taux d’activité ou taux d’emploi.
Le chômage longue durée est un chômeur est considéré de ‘’longue durée’’ dès lors qu’il est
sans emploi depuis plus d’un an. Le taux de chômage de longue durée est de 44% des
chômeurs en 2017 selon l’OCDE, ce qui signifie que 44% des chômeurs n’ont pas d’emplois
depuis au moins un an.
Halo du chômage : Ensemble de personnes en situation intermédiaire entre l’emploi, le
chômage et l’inactivité comme les chômeurs découragés (inactif ou chômeur ?), les
travailleurs effectuant peu d’heure et souhaitant travailler plus (en emploi ou au chômage ?)
chômeurs en formation (chômeurs ou inactif ?).
Exercices :
Chapitre 11 : Quels liens sociaux dans les sociétés où s’affirme le primat de l’individu ?
Introduction : Les liens sociaux sont toutes les relations nouées entre une personne et les
groupes sociaux auxquels elle appartient. Les liens sociaux se créent dans la famille, groupe
religieux, au travail, à l’école, dans des associations, etc…
Ces liens créent un sentiment d’appartenance au groupe, ils permettent de développer des
valeurs, normes communes : Ils permettent l’intégration. Pour être intégrer, il faut des liens
avec les autres.
Le primat de l’individu est la montée de l’individualisme. Les choix de la personne (l’intérêt
particulier) priment sur les valeurs, les normes du groupe. Les libertés individuelles
progressent, le principe d’égalité aussi et les individus acceptent de moins en moins que
leurs choix soient dictés par des institutions sociales contraignantes : La famille, la religion, le
syndicat ou le parti par exemple. Ils veulent décider par eux-mêmes : Par exemple, libre de
choisir le conjoint qu’on veut, se marier ou pas, se séparer, libre choix du métier que l’on
veut exercer, etc….
Problématique : Nos sociétés sont marquées par une montée de l’individualisme (le primat
de l’individu s’affirme). Quelles conséquences pour les liens sociaux, pour la cohésion
sociale, pour l’intégration sociale ?
Cohésion sociale : Elle correspond à la situation d'un groupe fortement solidaire et intégré.
En découlent l'existence de buts communs, l’attraction des individus les uns par rapport aux
autres et enfin l'attachement des individus au groupe : C’est le ciment de la société
Liens sociaux : Ensemble des relations qu’entretiennent les membres d’une communauté et
qui les amènent (ou non) à développer un sentiment d’appartenance à un même groupe.
Intégration sociale : C’est le processus qui permet à une personne ou à un groupe de
personnes de se rapprocher et de devenir membre d'un autre groupe plus vaste par
l'adoption de ses valeurs et des normes de son système social.
Quels sont les liens et les nuances entre ces notions ? Pour être intégré, l’individu doit avoir
des liens avec les autres : La notion d’intégration concerne l’individu ou un groupe (l’individu
est plus ou bien intégré dans la société) alors que la notion de cohésion sociale, c’est l’état
d’une société (il existe une faible ou forte cohésion dans cette société.
Forte Affaiblie
a) Faux
b) Vrai
c) Vrai
d) Faux
e) Vrai
1. a)
2. c)
B - Maintien de la solidarité mécanique dans les sociétés modernes
Il s’agit ici de montrer que la solidarité mécanique perdure dans une société où s’affirme le
primat de l’individu :
Le primat de l’individu est la montée de l’individualisme, c’est-à-dire que les choix de la
personne priment sur les valeurs, les normes du groupe et que les libertés individuelles
progressent. La solidarité mécanique selon Durkheim se caractérise par la similitude entre
les individus, on est passé de la solidarité mécanique à la solidarité organique où il y a une
forte division du travail, où chacun à un rôle dans la société, ce qui augmente la
différenciation entre les individus et donc la montée de l’individualisme.
Néanmoins, la solidarité mécanique perdure dans tous les groupes qui rassemblent des
individus qui partagent des croyances, des causes communes ou des groupes qui partagent
des liens forts (une famille). Il y’a dans ces groupes une similitude de passion, d’objectifs ou
de vie (ce sont souvent des liens électifs, choisis). Par exemple, dans un groupe d’ados amis,
les individus se ressemblent (même âge, même vie (le lycée), même centre d’intérêt et les
liens sociaux sont toujours présent. La famille correspond aussi à une solidarité mécanique :
Même quotidien, liens forts, souvent même valeurs et même opinions politiques.
On observe dans les sociétés actuelles que beaucoup de liens sociaux contemporains
entretenus par des groupes, des mouvements relèvent de la solidarité mécanique. Par ex :
Les groupes de supporters : Ils partagent une même passion, ils disent faire partie de la
même famille, ils se réunissent régulièrement, ils affichent leur passion. Autres exemples :
Les bandes des cités, les groupes régionaux (corses), les membres d’une association. Il s’agit
de groupes qui rassemblent des individus qui partagent des croyances, des causes
communes à tel point que le groupe l’emporte sur l’individu. Enfin les liens familiaux
relèvent aussi d’une solidarité mécanique : Ce sont des liens forts, il y’a une proximité, une
ressemblance entre les membres d’une famille (même quotidien souvent même valeurs),
une solidarité aussi.
Les liens familiaux sont essentiels pour Le rôle intégrateur de la famille est fragilisé
l’intégration sociale car : car :
Conclusion : La famille est essentielle pour l’intégration mais elle a des difficultés à faire face
à la montée de l’individualisme
- Le rôle intégrateur de l’école : Sortie trop tôt de l’école, elle a des difficultés à avoir
un emploi stable
Laetitia est désaffiliée : Elle s’est progressivement éloignée du monde du travail et des autres
et elle est disqualifiée (‘’sur la touche’’) car devenue dépendante des aides sociales avec
un ressenti de culpabilité.
On comprend aussi avec cette histoire que le processus d’exclusion est cumulatif et
progressif : Laetitia cumule des difficultés familiales, scolaires, de santé…
Chapitre 12 : La conflictualité sociale : Pathologie, facteur de cohésion ou moteur du
changement social ?
Introduction : Le conflit social est un conflit entre groupes sociaux aux objectifs (intérêts)
divergents. Les individus d’un groupe s’estiment victime d’injustice, ou s’opposent à un
projet et s’organisent ensemble : Ils mènent des actions collectives, ils se mobilisent pour
faire avancer leurs revendications. Les modalités d’actions collectives sont diverses :
Manifestations, blocage, grève, pétition, opération escargot, créer un parti, une association,
actions choc.
Exemples de conflit social : Mai 36 (le front populaire), Mai 68, les gilets jaunes, les
manifestations contre le 80km/h, mobilisation des jeunes pour le climat, contre la réforme
des retraites ; manif contre le mariage pour tous.
4. Cet individu s’estime victime d’une administration judiciaire qui attribue dans la très
grande majorité des cas la garde de l’enfant à la mère et non au père en cas de divorce. Il a
de plus été privé du droit de visite.
5. Ce moyen d’action est spectaculaire, il a pour avantage de retenir très rapidement
l’attention des médias, qui peuvent ainsi faire de belles images (un homme seul, en haut
d’une grande rue, affichant une grande banderole) pour raconter une histoire qui peut
émouvoir. Les médias diffusent ainsi son message et ses revendications à très large échelle.
6. Cet individu n’est pas seul dans son action, Il est soutenu par une association de 16 000
adhérents qui organise son ravitaillement et répond aux questions des journalistes.
7. Ce conflit est social, car il met en jeu deux groupes sociaux aux intérêts divergents, entre
un groupe social regroupant des pères privés de la garde de leurs enfants et organisés en
une association, SOS Papa, et les autorités publiques qui donnent une forte préférence à la
mère pour la garde de l’enfant en cas de divorce pour des couples avec enfants.
I - Les différentes interprétations sociologiques des conflits sociaux
Il y’a 3 interprétations : Les conflits (plutôt la surconflictualité) sont une pathologie sociale
(un problème, un dysfonctionnement), ou le conflit est une forme normale des relations
sociales sans danger pour les sociétés.
A - La conflictualité : Une pathologie sociale
C’est le point de vue d’Emile Durkheim
Doc 1p262 faire une courte présentation d’[Link] +répondre aux q à coté
Emile Durkheim est un sociologue français né en 1858 et mort en 1917. Il est notamment
connu pour quelques œuvres comme ‘’De la division du travail social’’. Il a également
distingué dans les conflits sociaux le normal et le pathologique : Le normal assure la cohésion
de la société et sa reproduction dans le temps alors que le pathologique remet en cause la
cohésion et la reproduction de la société.
1. Durkheim étudie ici les conflits entre les maîtres et leurs ouvriers à partir du XVIIIème
siècle, que l’on appelle le mouvement ouvrier
2. La division du travail social désigne une répartition et une spécialisation des tâches
économiques, et sociales nécessaires à la production de biens et de services entre les
individus ou les groupes dans une société donnée.
3. Les conflits ouvriers apparaissent à partir du moment ou les maîtres et patrons
s’accaparent exclusivement les moyens de production, la spécialisation.
4. Un certain niveau régulier de conflits entre patrons et ouvriers peut paraître normal,
notamment sur la gestion de l’entreprise au quotidien ou sur la répartition des profits. Mais
quand la séparation se fait nette entre les ouvriers et les patrons en faveur de ces derniers,
les conflits deviennent bien plus nombreux et peuvent se transformer en ‘’guerre’’ pour
obliger le patron à partager un peu plus les profits amassés par l’entreprise. C’est le signe
d’une absence de ‘’solidarité’’ entre les 2 groupes, c’est le signe d’un fossé, d’une hostilité.
Pour Durkheim, une société marquée par un excès de conflits est ‘’malade’’ (il compare la
société à un corps humain), ces conflits sont le signe de dysfonctionnement grave dans la
société. Par exemple, Mai 36 et mai 68 illustrent ce point de vue en raison de l’ampleur des
conflits (surconflictualité), idem pour le conflit des gilets jaunes.
Ces conflits peuvent illustrer le point de vue de Durkheim car ils sont révélateurs de fortes
inégalités dans la société, le groupe mobilisé se sent victime d’injustices, réclament des
changements pour corriger les injustices, les groupes mobilisés se sentent « oubliés »
pas entendus par la société, ils se sentent mal intégrés, en marge.
B – Le conflit : Facteur de cohésion sociale
C’est un autre point de vue sur les conflits. Selon Georg Simmel, un des fondateurs de la
sociologie allemande, le conflit permet de construire des relations sociales entre ceux qui
sont en conflit : Il ne conduit pas à la ‘’destruction’’ de l’adversaire, il permet la mise en
œuvre de solutions négociées entre ces adversaires. C’est le premier pas vers le compromis.
Participer à des conflits sociaux est un facteur d’intégration sociale, dans la mesure où
militer ensemble renforce le sentiment d’appartenance à un groupe car on rencontre des
individus partageant les mêmes convictions, il se crée des relations sociales dans le groupe.
Exemples : Le mouvement ouvrier illustre ce point de vue. Aux Etats Unis dans les années
1960 : Mouvement des noirs pour les droits civiques (MLK).
Ces conflits ont obligé leurs ‘’adversaires’’ à prendre en compte leur revendications et à
négocier, ils obtiennent une certaine reconnaissance sociale et ces conflits ont créé un
sentiment d’appartenance, une cohésion, un sentiment de force, le groupe s’affirme et ne
subit plus. Il se sent plus légitime la mobilisation et crée une cohésion, une unité autour
d’une cause, des liens, le groupe en se mobilisant retrouve une fierté, obtient une certaine
reconnaissance sociale.
C – La conflictualité sociale : Moteur du changement social
On parle de changement social pour désigner une transformation durable de l'organisation
sociale et de la culture (normes et valeurs notamment) d'une société. Ex : Montée de
l’individualisme, urbanisation, industrialisation, féminisation de la population active,
‘’libération’’ des mœurs, recul de la religion.
Les conflits : Moteur du changement social
C’est l’optique de Karl Marx :
Rappels : Marx décrit la lutte des classes entre les prolétaires et les bourgeois (les
capitalistes) qui devait selon lui mener à une révolution prolétarienne et à la disparition de la
propriété privée et du capitalisme.
Le conflit décrit par Marx : Les luttes ouvrières n’ont pas conduit à une révolution mais ont
amené des changements importants. Exemples : Les congés payés en 1936, la réduction du
temps de travail, salaire minimum, et surtout la création de la sécurité sociale (1946). Le
mouvement de Mai 68 (p265 doc3) apporte des changements majeurs : Changements dans
les écoles, dans les universités, dans le travail (Hausse des salaires). Dans le droit des
femmes (Simone Veil avec l’IVG). Changements politiques : Démission de De Gaulle.
C’est un conflit majeur : Les oppositions et les affrontements entre groupes sont à l’origine
de nombreux changements économiques et sociaux : Les conflits visent à établir des règles
plus justes pour la catégorie sociale mobilisée, le conflit est un moyen de se faire entendre,
de faire changer les choses, on peut citer le mouvement féministe surtout les années 1960
et 1970. Il y’a aussi le mouvement homosexuel à partir des années 1980.
Ces groupes se mobilisent, manifestent pour de nouveaux droits, une reconnaissance et
obtiennent des changements (lois, mentalités)
Durkheim
Simmel
Marx
Pathologie
Changement
Socialisation
Régulation
1. Simmel
2. Durkheim
3. Marx
1) Quel est le mode d’action utilisé dans ce texte pour protester ? Le mode d’action utilisé
est la grève (grève de la faim).
2) Quel est ici le rôle du conflit social pour les individus ? A quelle interprétation sociologique
peut-on rattacher ce texte ? Le rôle est de ‘’ reconquérir une identité publique aux yeux de la
population’’ et de ne pas avoir une ‘’mauvaise image des SDF par rapport à leur statut
antérieur’’ : Les SDF doivent affirmer leurs droits et ils combattent l’injustice. D’après le
texte, les grèves de la faim semblent ainsi avoir fonctionné comme des lieux de socialisation
des protestataires’’. On peut rattacher ce texte à l’idée sociologique de Simmel.
On observe aussi des modalités plus diversifiées des conflits du travail : La grève n’est pas la
seule forme d’action collective dans le monde du travail. Il y’a aussi les manifestations, le
débrayage, la pétition, grève courte…
De plus, l’évolution de la société, des valeurs ont fait évoluer les conflits sociaux : Il y’a de
nouveaux enjeux, nouveaux acteurs, nouvelles formes. A partir des années 60 de nouvelles
revendications, de nouveaux enjeux apparaissent (donc de nombreux conflits sociaux
apparaissent en dehors de la sphère du travail).
Il y’a de nouveaux enjeux, acteurs : Mai 68 avec les étudiants (Volonté de plus de liberté,
plus de reconnaissance), mouvement féministe : Pour des droits comme l’IVG au départ
contre les violences faites aux femmes. Aujourd’hui, il y’a une mobilisation des jeunes pour
l’environnement (Greta Thunberg), mobilisation des gilets jaunes (trop d’impôts, volonté
d’avoir plus de pouvoir d’achat, sentiment d’être oublié, plus de reconnaissance...)
Il y’a aussi la mobilisation des homosexuels (égalité des droits, reconnaissance, droit au
mariage) et il y’a de nouveaux moyens d’actions moins conventionnels : Les réseaux sociaux,
pétition, flash mob, banderole dans des lieux normalement interdits, occuper une place
publique, installer des tentes... Il faut médiatiser l’action.
Attention ces mouvements sociétaux n’ont pas remplacé les conflits du travail, d’ailleurs
beaucoup de conflits sociaux sont à la fois des conflits du travail et des conflits sociétaux. Ex :
Le conflit des agriculteurs (contre l’agriculture trop intensive, trop polluante mais aussi
mieux gagner leur vie).
Conclusion :
Graph 5 p.276 :
1. Nous pouvons voir que le taux de syndicalisation en 1969 était d’environ 22 % : Il y’avait
en 1969 22 % des salariés qui étaient syndiqués en France.
2. En 2013, nous pouvons voir qu’environ 8 % des salariés (soit une différence de 14 pts par
rapport à 1969) étaient syndiqués.
3. Il a été divisé par 2,5 entre 1969 et 2013
4. Taux de variation : Valeur d’arrivée – Valeur départ / Valeur départ X 100
= 8 – 22 / 22 X 100
≃ -63,63 %
Il y’a eu une baisse de 63 % du taux de syndicalisation entre 1969 et 2013. On remarque
donc que le nombre de salariés syndiqués a fortement diminué durant cette période, on
assiste à une désyndicalisation des salariés (déclin du syndicalisme, il y’a moins d’ouvriers et
de personnes syndicalisées).
Graph 6 :
Mots texte à trous (dans l’ordre) : Syndicalisation, 26,3 % , taille, pondérée, Etats-Unis,
faible, écart type, moyenne, pays, 13,67 points
Nous pouvons voir qu’en 2010, en France, 7,9 % des salariés français sont syndiqués. On
peut observer des similitudes dans certains pays comme en Estonie et en Turquie ou le taux
de syndicalisation est assez proche par rapport à celui de la France : En Estonie, on peut
constater que 8,1 % des salariés sont syndiqués et en Turquie il y’a 5,9 % de salariés
syndiqués. On assiste dans ces pays à une désyndicalisation, il y’a une baisse du nombre
d’ouvriers et de moins en moins de salariés sont syndiqués.
A l’inverse, on peut voir que dans beaucoup de pays, le taux de syndicalisation est plus fort
comme en Belgique, au Danemark, en Finlande, en Norvège et en Suède : Pour la Belgique
par exemple, on peut voir que 50,6 % des salariés sont syndiqués. Au Danemark 67,6 % et en
Finlande 70 %. La Finlande est le pays ou il y’a le plus de salariés syndiqués.
Il y’a des chiffres très variés selon les pays car il n’y a pas la même taille de population. En
effet, on peut constater que les pays faiblement peuplés sont des pays fortement
syndicalisés (Finlande, Danemark, Suède). A l’inverse, des pays fortement peuplés ont des
taux de syndicalisation bas (France, Allemagne, Turquie, Estonie).
Le document est un graphique en courbes datant de novembre 2007 de la DGAFP. Il provient
des Bulletins mensuels des statistiques du travail et représente le nombre de journées
individuelles non travaillées pour 1000 salariés dans le secteur privé, les transports et la
fonction publique d’Etat
Lire p.268-269
B - L’intensification des conflits de résistance
Il y’a de plus en plus de conflits sociaux qui sont des conflits de résistance : Ce sont des
conflits défensifs : Il s’agit de s’opposer à un changement à venir juger défavorable voire
inacceptable par un groupe. Ici c’est le changement qui provoque le conflit. Il s’agit souvent
d’une résistance à la ‘’modernisation’’ voulue par l’Etat ou les entreprises.
Exemples de conflits de résistance : Les altermondialistes s’opposent à la société de
consommation, à la mondialisation actuelle, un de leur slogan est ‘’Un autre monde est
possible’’. Il y’a aussi la mobilisation contre les fermetures de maternité, d’hôpitaux.
Mobilisation contre une délocalisation ou une fermeture d’usine.
Autre exemple : Les mouvements NIMBY doc 3p271 ‘’not in my back yard’’. Il y’a aussi des
mobilisations contre un projet éolien, contre une salle de shoot, déviation ou extension
d’autoroute (projets générateurs de nuisance pour les riverains), ces conflits de résistance
sont le révélateur de conceptions du monde différentes voire d’intérêts divergents.
Exercice :