0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
62 vues3 pages

Exercices sur les idéaux en algèbre

ghhjkkk

Transféré par

nvv6mccnms
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
62 vues3 pages

Exercices sur les idéaux en algèbre

ghhjkkk

Transféré par

nvv6mccnms
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Université Lille I Année 2008-2009

Master 2ème année Feuille 1

Ensembles algébriques affines

Exercice 1 (Radical d’un idéal)

1. Soit I un idéal d’un anneau A. Si an et bm sont dans I montrer que (a + b)n+m ∈ I.


2. Montrer que Rad I est un idéal, et même un idéal radical.
3. Montrer qu’un idéal premier est radical.

Exercice 2 (Idéal maximal)


Montrer que si I est un idéal de A (I 6= A) alors il existe un idéal maximal M tel que I ⊂ M ⊂ A.
En particulier tout anneau A contient un idéal maximal.
Indication : on pourra se limiter au cas où A est Noethérien. Pour le cas général utiliser le
lemme de Zorn (qui est une version de l’axiome du choix) : Soit S est S un système non-vide
d’ensembles, tel que pour toute chaine I1 ⊂ I2 ⊂ I3 . . . de S l’union i Ii est encore dans S.
Alors tout élément de S admet un élément maximal (pour l’inclusion).

Exercice 3
Considérer un idéal I dans un anneau R et π : R → R/I la projection canonique.
1. Montrer que pour chaque idéal J 0 ⊂ R/I on a que π −1 (J 0 ) = J contient I. Montrer que
pour chaque idéal J ⊆ R contenant I l’image π(J) est un idéal et que ceci donne une
bijection des idéaux de R/I et des idéaux de R contenant I.
2. Montrer que J 0 est un idéal radical si et seulement J l’est. Montrer les assertions analogues
pour les propriétés d’être premier ou maximal.
3. Montrer que J 0 est engendré par un nombre fini d’éléments si J l’est. Montrer que R/I est
Noethérien si R l’est déjà. Chaque anneau de la forme K[X1 , . . . , Xn ]/I est Noethérien.

Exercice 4
Supposons que K est un corps infini. Alors un polynôme F de K[X1 , . . . , Xn ] qui s’annule pour
tous les points (a1 , . . . , an ) ∈ Kn est déjà le polynôme zéro. Indication : Utiliser la récurrence
sur le nombre de variables.

Exercice 5 (Corps finis)


Montrez que si K est un corps fini alors tous les sous-ensembles de Kn sont algébriques.

Exercice 6 (Ensembles algébriques de K)


Montrez que les sous-ensembles algébriques de K sont les ensembles finis et K lui-même.

Exercice 7
Montrez que l’ensemble
(t, t2 , t3 ) ∈ K3 | t ∈ K


est un ensemble algébrique.

1
Exercice 8
Montrez que les ensembles suivants ne sont pas algébriques :
1. {(x, y) ∈ R2 | y = sin(x)}
2. {(x, y) ∈ C2 | |x|2 + |y|2 = 1}. Ici x 7→ |x| est le module du nombre complexe x ∈ C.
3. {(cos(t), sin(t), t) ∈ R3 | t ∈ R} .

Exercice 9
Considérons un polynôme F dans l’anneau K[X1 , . . . , Xn ]. Soient a1 , . . . , an des éléments de K.
1. Montrer qu’on peut écrire F sous la forme
X
F = λ(i) (X1 − a1 )i1 . . . (Xn − an )in
(i)

où les coefficients λ(i) sont des éléments de K.


2. Supposons qu’on a un point (a1 , . . . , an ) ∈ Kn tel que F (a1 , . . . , an ) = 0. Alors on a
n
X
F = (Xi − ai )Gi
i=0

avec des polynômes Gi dans l’anneau K[X1 , . . . , Xn ].


3. Montrez que l’idéal I = (x1 − a1 , . . . , xn − an ) ⊂ K[x1 , . . . , xn ] est maximal et que l’ho-
momorphisme canonique K → K[x1 , . . . , xn ]/I est un isomorphisme.

Exercice 10
Montrez que pour un idéal I ∈ K[x1 , . . . , xn ] on a V (I) = V (Rad(I)) et Rad(I) ⊂ I(V (I)).

Exercice 11 (Topologie de Zariski)


Soit F ⊂ Kn . F est un fermé de Zariski si F est un ensemble algébrique de Kn . Un ouvert de
Zariski est le complémentaire d’un fermé de Zariski. Montrer que l’on définit ainsi une topologie
sur Kn . Comparer-la avec la topologie usuelle (pour K = R ou K = C).

Exercice 12

1. Montrer que V (y − x2 ) ⊂ C2 est irréductible et que I(V (y − x2 )) = (y − x2 ).


2. Donner les composantes irréductibles de l’ensemble algébrique

V (y 4 − x2 , y 4 − x2 y 2 + xy 2 − x3 ) ⊂ C2 .

3. Trouvez les composantes irréductibles de V (y 2 − xy − x2 y + x3 ) dans R2 et dans C2 .

Exercice 13 (Ensembles algébriques de R2 et de C2 )

1. Montrer que tous les ensembles algébriques de R2 sont de la forme V (F ) pour un polynôme
F ∈ R[x, y].
2. Décrire les ensembles algébriques de C2 .

Exercice 14
Le théorème de zéros de Hilbert est-il vrai dans R2 ?

2
Exercice 15
Soit R = K[X1 , . . . , Xn ], où K est un corps algébriquement clos, et soit V = V (I). Montrer
qu’il y a une correspondance biunivoque entre les ensembles algébriques contenus dans V et les
idéaux radicaux de R/I et que les sous-ensembles irréductibles et les points correspondent aux
idéaux premiers et aux idéaux maximaux respectivement.

Exercice 16
A partir du théorème des zéros de Hilbert faible montrer le théorème des zéros de Hilbert fort.

Vous aimerez peut-être aussi