0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
42 vues18 pages

Documentf

Transféré par

kaba.fanta
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
42 vues18 pages

Documentf

Transféré par

kaba.fanta
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Évaluation de projets

CHAP1 : DÉFINITION DES CONCEPTS

Introduction :
L’évaluation de projet a recours au calcul économique pour apprécier différents
choix de projets alternatifs et décider de celle à adopter et mettre en œuvre.
Le calcul économique est une branche appliquée de la théorie économique qui
permet de comparer les choix possibles en matière d’utilisation de ressources rares
pouvant servir à la réalisation de différents projets d’investissement publics ou privés.
Dans sa démarche, toute étude de calcul économique simule un processus de
décision jugé rationnel d’un décideur qui entre divers projets alternatifs retient
Pour le secteur public comme pour le secteur privé, tout processus rationnel de
décision s’efforce de comparer les avantages et inconvénients de chaque action
envisagée.
Cela doit permettre d’une part de réaliser une meilleure allocation possible des
fonds publics et d’autre part d’obliger l’Etat à expliciter ses préférences et à vérifier la
cohérence des actions programmées.
Il existe de nombreuses méthodes et techniques d’aide à la décision dont le but
fondamental est d’aider un décideur ou un groupe de décideurs à parvenir à la décision
la plus souhaitable.

• Le cadre logique :
Il est un outil incontournable dans la gestion de projet. Il présente de façon synthétique
la cohérence globale du projet en faisant le lien entre objectifs, les moyens, les activités
et les résultats attendus. Il s’agit d’une boussole qui permet de ne pas se perdre dans la
réalisation du projet et de suivre une certaine logique pour garder ses repères et suivre
un fil conducteur. Le cadre logique est ainsi très important pour l’activité de suivi-
évaluation du projet.

• Projet valorisable et non valorisable :


Projets à produits valorisables sous forme monétaire
« Il s’agit essentiellement de projets de production de biens et de services faisant l’objet
d’une commercialisation effective ou pour lesquels il existe un marché ; fournis
gratuitement aux bénéficiaires, ou dont la vente n’obéit pas à une logique commerciale,
mais qui concourent principalement à des activités dont la valorisation des avantages est
raisonnablement aisée ».
Projets à produits non valorisables sous forme monétaire
« Il s’agit de projets qui ne sont pas valorisables monétairement de façon fiable sans
dépasser le temps et les ressources dont disposent généralement les analystes ou encore
sans faire appel à un corps excessif d’hypothèses ou sans en dénaturer l’objectif
spécifique ».

• Les acteurs, agents ou parties prenantes du projet :


« La mise en œuvre de projets/programmes (de développement) s'appuie sur des agents.
Il s'agit de Personnes physiques (artisan, paysan, commerçant, consommateur...) ou de
personnes morales (entreprise, banque, administration, organisme de développement...)
dont les fonctions économiques consistent essentiellement à produire et / ou
commercialiser des biens et des services, distribuer des revenus, financer des activités,
consommer des biens. On peut appeler les agents « acteurs », « entités de base » ou «
parties prenantes ».
Les parties prenantes sont susceptibles d’affecter ou d’être affectées par le processus et
les produits des projets ou programmes, et ce de manière directe ou indirecte, positive
ou négative.

• Notion de flux :
L’analyse des projets/programmes repose sur l’étude des flux de biens, de services et
d’argent qui sont échangés entre les agents :

• Variantes et alternatives :
Une variante d’un projet donné atteint le même objectif spécifique que le projet initial
en utilisant d’autres moyens et mettant en œuvre d’autres activités que le projet initial.
Il faut éviter de restreindre trop rapidement le nombre de variantes à prendre en compte
lors de la préparation du projet. Il est recommandé de conduire une analyse financière
et économique pour chaque variante/alternative prise en compte.
En fonction des étapes de la GCP, le niveau de variante diffère :
• L’analyse coût avantage vs coût-efficacité
L'Analyse Coûts - Avantages est utilisée uniquement pour les projets à produits
valorisables ; et l’Analyse Coûts – Efficacité pour ceux à produits non valorisables et
valorisables. Il est toujours possible d’effectuer une analyse financière et économique
même si certains avantages sont non valorisables monétairement. Comme la plupart des
projets comprennent tant des avantages valorisables que non valorisables, les deux
méthodes d’analyse devraient normalement être appliquées. Même les projets générant
des avantages valorisables devraient être soumis à l'analyse coûts - efficacité, pour
s'assurer que les principaux coûts unitaires sont raisonnables par rapport à des projets
semblables. L’analyse coût-efficacité se concentre sur les coûts par unité d’avantage, et
les compare aux coûts similaires constatés ailleurs. Elle est généralement spécifique à
un secteur et/ou à une zone géographique, puisque les comparaisons ne sont pas valables
entre les secteurs et/ou les zones géographiques.
L’analyse coût-avantage valorise les avantages par calcul direct ou par
approximation (« proxy ») : c'est-à-dire en utilisant des indicateurs ou des facteurs
représentatifs qui donnent une valeur plus ou moins fiable. Elle permet en compte les
mécanismes de recouvrement des coûts (contributions des utilisateurs pour bénéficier
des services) lors de l’élaboration du Cash-Flow, l’analyse de la solvabilité et de la
viabilité. Il est important de comparer les contributions aux revenus des ménages ou à
toute statistique disponible pour vérifier si les groupes cibles et parties prenantes sont
en mesure de payer ces services (« affordability »). L’analyse coût-avantage permet de
calculer des critères de rentabilité qui montrent la proportion entre les coûts et les
avantages. Ceux-ci peuvent être utilisés pour choisir entre différents projets possibles
ou différentes variantes.
L’analyse cout- efficacité permet d’analyser les avantages non valorisables par un
calcul direct ou par approximation. Elle se concentre sur les coûts par unité d’avantage,
et les compare aux coûts similaires constatés par ailleurs. Elle est généralement
spécifique à un secteur et/ou à une zone géographique, puisque les comparaisons sont
seulement valables dans un secteur (la santé, l'enseignement...) et non entre les secteurs
et/ou les zones géographiques.

I. LE CYCLE DE PROJET
Le cycle de vie d’un projet est composé de 6 étapes dont : la programmation
(souvent regroupé avec) l’identification, l’instruction, le financement, la mise en oeuvre
et l’évaluation ex-post.
Même si l’évaluation prend en compte toutes les étapes du projet, sa mise en
œuvre effective se situe principalement entre les phases d’identification et d’instruction.
L’évaluation s’intéresse à toutes les étapes du cycle de vie d’un projet. Les étapes
du cycle de projet :
• L’étape de Programmation (souvent regroupé avec l’étape d’identification)
• L’étape d’identification du projet (à travers différentes sources d’infos…)
• L’étape d’Instruction ou d’analyse de la faisabilité
• L’étape de financement
• L’étape de mise en œuvre ou d’implémentation
• L’étape d’évaluation ex-post ou rétrospective
Même si l’évaluation prend en compte toutes les étapes du projet, sa mise en œuvre
effective se situe principalement entre les phases d’identification et d’instruction

A. Programmation et identification :

• Identification par les besoins :


L’idée de projet née en réunissant une foule d’information sur les besoins et la manière dont ils
sont satisfaits. On se rendra compte qu’il y a des besoins mal satisfaits ou qui ne le sont pas du
tout. Un certain nombre de procédures peuvent permettre d’identifier de tels besoins :
l’analyse des activités existantes, l’analyse des données démographiques, l’analyse de
l’évolution socio-économique.
• Identification à partir des possibilités de production
La découverte de projets potentiels est d’abord la découverte de biens susceptibles d’être
produits. Il suffit alors de vérifier qu’il existe des besoins susceptibles d’être satisfaits
par ces produits.L’identification peut se faire à partir de l’inventaire des ressources
disponibles sur les potentialités de certains secteurs
• Identification par les plans nationaux de développement
On y trouve des secteurs prioritaires ou des incitations existantes pour attirer des
investissements. Les autorités peuvent inciter les investisseurs à s’installer dans des
domaines déterminés en leur accordant des facilités.

B. Etape de l’étude de faisabilité ou instruction

Les phase de formulation et identification sont suivie d'une étude de faisabilité qui prend
en compte :
• L’étude de marché et la projection de la demande
• Les études de faisabilité, technique, financière, économique, sociale,
organisationnelle, institutionnelle, légale environnementale
• La description de l’ensemble des activités du projet ;
• L’organisation et le fonctionnement du projet ;
• Le coût total sur sa durée ;
• Le plan de financement (contribution des parties prenantes, autres bailleurs,
parties prenantes)

Sur base de l’étude de faisabilité, une décision est prise quant à l’intérêt de mener le
projet et d’en rechercher le financement.
• L’étude de marché et la projection de la demande :
On se pose ici la question de savoir s’il existe des débouchés présents et futurs suffisants
pour absorber la production pendant toute la durée du projet. L’étude de marché et la
projection de la demande devront aboutir à un plan de marketing approprié pour le
projet.
• La faisabilité technique :
On étudie les modalités techniques d’exécution du projet en s’interrogeant sur la
possibilité technique de réaliser le projet. Cette question est hautement pertinente s’il
s’agit d’un produit nouveau. Elle n’est pas pour autant superflue pour un produit qui
existe déjà dès lors qu’il existe généralement plusieurs méthodes pour produire le bien
envisagé.
• L’étude de marché et la projection de la demande :
On se pose ici la question de savoir s’il existe des débouchés présents et futurs suffisants
pour absorber la production pendant toute la durée du projet. L’étude de marché et la
projection de la demande devront aboutir à un plan de marketing approprié pour le
projet.
• La faisabilité technique :
On étudie les modalités techniques d’exécution du projet en s’interrogeant sur la
possibilité technique de réaliser le projet. Cette question est hautement pertinente s’il
s’agit d’un produit nouveau. Elle n’est pas pour autant superflue pour un produit qui
existe déjà dès lors qu’il existe généralement plusieurs méthodes pour produire le bien
envisagé.
• La faisabilité sociale :
Elle concerne l’acceptabilité du projet par les populations, soit la phase de recherche et
de consultation préalable, la phase d’information, d’évaluation et de consultation, la
phase de réalisation et la phase d’exploitation.
• La faisabilité institutionnelle :
Elle tend à s’assurer qu’il y a des institutions et des organisations capables de porter le
projet et qui respectent les loi et règles, notamment professionnelles en vigueur.
• La faisabilité environnementale :
Elle cherche à intégrer les enjeux environnementaux question qu’on se pose à ce niveau
est celle de savoir si la mise en œuvre du projet est conforme aux lois et règlements du
pays.
Exemple : projet de fabrication et de commercialisation de drogue ; projet à effet
hautement négatif sur l’environnement, etc.
• La faisabilité financière :
Cette étape vise à déterminer si le promoteur du projet pourra rentabiliser les fonds
investis. Si les avantages privés sont supérieurs aux coûts privés engagés, on dira que le
projet est financièrement rentable ou faisable. On aboutira à cette conclusion après avoir
identifié, évaluer les coûts et les avantages du projet.
• La faisabilité organisationnelle :
Elle étudie la structure d’organisation la plus appropriée pour le projet. Selon la taille de
l’exploitation, il y a beaucoup de types d’organisations possibles pour le projet.
L’analyse doit identifier la plus appropriée parmi toutes compte tenu de l’objectif
d’efficacité visé.
• La faisabilité économique :
Elle vise à déterminer si le projet a une influence nette positive sur l’économie nationale
en termes de valeur ajoutée, d’emplois et d’entrée de devises. Les coûts économiques
du projet (sortie de devises, perte d’emplois, etc.) feront-ils contrebalancés par les
avantages attendus par la collectivité (entrée de devises, création d’emploi, etc.). Si tel
est le cas, on dira que le projet est économiquement rentable. L’analyse sociale qui se
dissocie des fois de l’analyse économique prend en compte le problème de la répartition
du revenu ;
• La faisabilité légale :
La question qu’on se pose à ce niveau est celle de savoir si la mise en œuvre du projet
est conforme aux lois et règlements du pays.
Exemple : projet de fabrication et de commercialisation de drogue ; projet à effet
hautement négatif sur l’environnement, etc.

C. Etape de financement

• La recherche des sources de financement :


On se pose ici la question de savoir comment le projet sera financé : par
autofinancement, par emprunt, par fond propre ou par combinaison des deux.
L’expérience a montré que sous certaines conditions, le recours à l’emprunt peut avoir
un important effet de levier sur la rentabilité du projet.
• L’étape d’évaluation financière ex-ante :
Elle est le fait du partenaire financier du projet. Il s’agit d’une révision critique, des
calculs et hypothèses qui ont été faits dans l’étude de faisabilité pour vérifier s’ils sont
corrects avant que des montants élevés d’argent ne soient engagés.

D. Etape de mise en œuvre ou d’implantation

Il s’agit de l’exécution du projet. Elle se divise en deux sous étapes :


• La période d’investissement ou de construction : c’est dans cette phase que les
constructions et aménagements sont réalisés, les équipements mis en place etc.
• La période d’exploitation : c’est la période qui couvre l’exploitation à proprement
parlé. C’est dans cette période que la production peut atteindre sa vitesse de
croisière.

E. Etape d’évaluation ex-post ou rétrospective

Dans l’étude de faisabilité, les données utilisées sont prévisionnelles et ne sont pas
forcément celles qui vont prévaloir au moment de l’exécution du projet. O refait les
calculs mais cette fois avec des données réelles. Cette étape vise à mettre en évidence
les déviations éventuelles par rapport aux prévisions faites et à les corriger le cas
échéant.

II. LA MATRICE DES RISQUES

La matrice de risque permet d’anticiper et de prévenir les risques pour mieux les gérer.
Gérer des risques consiste à les identifier et les anticiper plutôt que de les subir. Tout
projet quelle que soit sa nature ou sa taille présente des risques et des imprévus : Il est
indispensable de les prendre en compte.

A. L’intérêt de la matrice des risques :


• Accroitre les chances de réussite du projet grâce à une meilleure compréhension
et identification des risques.
• Disposer d’une meilleure connaissance du niveau d’exposition aux risques
• Faciliter la prise de décision et la définition des niveaux de priorité.
• Se doter d’une meilleure maitrise du projet.
• Organiser la réactivité face aux événements imprévus.

B. Utilisation de la matrice :
A partir des objectifs fondamentaux, dégager les risques et pour chacun d’eux se poser
les questions suivantes :
• Est-il peu, moyennement ou fortement probable que le risque apparaisse et
devienne un problème ?
• Si le risque se produit quel sera son impact ?
• Puis lui affecter une gravité de répercussion et sa probabilité de se produire, le
placer sur la matrice.

C. Dispositions à prendre face aux risques :


• Mettre en place des dispositions offrant un maximum de réactivité, notamment
pour les risques les plus graves (maladies, décès, intégrité des personnes etc).
• Prévoir un pilotage plus proche des actions, un suivi plus précis de l’avancement
et plus de communication dans la gestion de projet.
• Réévaluer régulièrement en cours de projet pour prendre en compte les évolutions
et déceler les nouveaux risques.
• Définir les responsabilités de chacun et contractualiser les obligations mutuelles
avec les prestataires externes.
• Prendre en compte aussi les risques engendrés par le livrable et ceux liés à la
gestion du projet associés à la réalisation du livrable.

D. Les pièges à éviter :


• N’identifier qu’une partie des risques en début de projet
• Omettre le suivi des risques en cours de projet
• Faire fi des compétences nécessaires à un travail d’équipe pluridisciplinaire
• Négliger les remarques des autres acteurs
• Ne pas prendre en compte les risques associés aux intervenants externes.

CHAP 2 :
LES ÉLÉMENTS DE BASE DE L’ÉVALUATION
FINANCIÈRE

OBJECTIF DU CHAPITRE
L’évaluation financière doit déboucher sur le calcul d’indicateurs de rentabilité,
Une multitude d’informations doivent être rassemblées et analysées.
L’objectif de ce chapitre sera de passer en revue les divers outils de l’évaluation
financière : le principe de l’actualisation et les techniques de remboursement des
emprunts.
I. LE PRINCIPE D’ACTUALISATION
L’évaluation financière consiste à comparer des flux d’investissement et des flux de
bénéfices qui échoient à période de temps différentes. Pour avoir une bonne base de
comparaison, tous les flux doivent être ramenés à un même échelon temps.
Le principe de l’actualisation est l’outil qui permet de convertir des flux futurs en flux
actuels.
Le principe de l’actualisation n’a rien à voir avec le principe de l’inflation. Le marché
financier permet de donner un sens objectif au principe de l’actualisation.
Un projet d’investissement suppose un arbitrage entre le présent et le futur. Or les sujets
économiques préfèrent généralement une satisfaction immédiate à une satisfaction à
venir. On parle à cet égard de préférence pour le présent. Indépendamment de toute
dépréciation monétaire, un franc tout de suite est préféré à un franc plus tard. Ainsi, faut-
il payer le coût de la renonciation du futur au profit du présent.
Supposons une somme So placée sur le marché financier au taux d’intérêt i. cette
somme va rapporter au temps :

Sn est interprété comme la valeur future de So. S0 est interprété comme la valeur actuelle
de Sn, disponible à l’année n.

C’est le terme qui permet d’actualiser une somme disponible à l’année n.


Si on suppose que l’on perçoit la même somme Sn de l’année 1 à l’année n.
On peut calculer la valeur actuelle So de ce flux constant de revenu :
II. LES TECHNIQUES DE REMBOURSEMENT DES
EMPRUNTS

Les techniques de remboursement des emprunts varient et dépendent des conditions de


prêts. Ces conditions sont principalement : le taux d’intérêt, la durée de l’emprunt ou de
remboursement, différé de paiement ou période de grâce.

Hypothèses posées :
• Nous ne retiendrons que les méthodes standards de remboursement
• Seul l’intérêt est considéré comme élément de coût
• La période de remboursement retenue est l’année

Les tableaux de remboursement des emprunts fournissent à chaque période les


informations suivantes :
• Le solde de la dette en début de période (SDDP) ou dette vivante en début de
période (DVDP),
• Le principale échu (Pe) qu’on appelle aussi amortissement,
• L’intérêt échu (Ie), qui représente le coût de l’emprunt,
• Le service de la dette (SD), appelé repaiement ou remboursement. Il est égal à la
somme Pe et Ie
• Le solde de la dette en fin de période (SDFP)

Les tableaux de remboursement se présentent sous cette forme :

Deux méthodes de base de remboursement existent :


- principal échu constant
- service de la dette constant
Lorsqu’il y a une période de grâce, on peut envisager deux cas de figure :
- intérêts sont capitalisés (avec Pe ou SD ct)
- intérêts non capitalisés (avec Pe ou SD ct)

A. LES MÉTHODES DE BASE

1- Le principal échu constant


Dans ce cas, le Pe (amortissement du capital de l’emprunt) est constant sur toute la
période remboursement.
Pe =E0/n
Illustration : supposons un emprunt de 100.000 contracté au taux de 10% pour une
période de 5 ans remboursable par annuité constante du Pe.
Le tableau de remboursement se présente comme suit :
Pe =1000000/5 = 20000

On doit toujours vérifier que :


- la somme des Pe est égale au capital de l’emprunt,
- La somme des SD est égale à la somme des Pe et des Ie
Les intérêts représentent les coûts supportés
Le service de dette représente les montants décaissés au titre du remboursement.

2- Service de la dette constant


Dans ce cas, il faut calculer le montant constant du service de la dette en partant du
principe que la valeur d’un actif est la somme actualisée des flux de revenu qu’il génère.
Ainsi, le capital de l’emprunt E0 est la somme actualisée des flux de remboursement
(SD)
B. LES PERIODES DE GRÂCE :

1. Sans capitalisation d’intérêt


Dans ce cas seuls les intérêts sont payés durant la période de grâce. Les remboursements
au titre du principal n’interviennent que durant la période de repaiement. À partir de
l’exemple précédent supposons une période de grâce de deux ans.

• Principal échu constant


La durée de remboursement étant de 3ans : Pe = E0/3

• Service de la dette constant


SD = E0/FA3 =100000/2.487

2. Avec capitalisation d’intérêt


Dans ce cas, ni le principal ni les intérêts ne sont échus durant la période de grâce.
L’assiette n’est plus constante et le capital de l’emprunt s’accroît chaque année du
montant des intérêts qu’il a produit. Les intérêts non échus sont dus. Ils sont capitalisés
et augmentent la valeur du capital en début de la période de remboursement

• Principal échu constant


Pe = 121000/3
• Service de la dette constant
SD = 121000/FA3 = 121000/2.487

L’évaluateur de projet va s’intéresser principalement aux colonnes Ie et SD. En


comparant les différents tableaux établis, on peut se rendre compte que plus il y a des
facilités de paiement, plus le coût de l’emprunt augmente. Les négociations des
conditions de remboursement se feront alors en tenant compte de l’objectif de rentabilité
et de la capacité de remboursement du projet.

CHAP3 :
LES INDICATEURS D’ÉVALUATION FINANCIÈRES

OBJECTIF DU CHAPITRE
On se pose une question relativement simple : l’investissement est-il rentable du point
de vue de son promoteur ? Pour cela on peut s’intéresser à plusieurs indicateurs dont :
•Les indicateurs qui n’utilisent pas le principe de l’actualisation,
•Les indicateurs qui font recours à l’actualisation.

I. INDICATEURS UTILISANT L’ACTUALISATION


A. DELAI DE RÉCUPÉRATION DU CAPITAL INVESTI (DRCI)

Le calcul de la rentabilité repose sur l’évaluation du temps nécessaire pour que les
bénéfices (hors amortissement) du projet soient égales au montant des dépenses
d’investissements.L’investissement sera dit rentable s’il est récupéré dans un délai assez
bref.
Pour ce faire, le promoteur du projet fixe d’abord un délai de récupération maximale
supportable. Si le délai effectif est inférieur à ce délai maximum, le projet est accepté.
Dans le cas contraire, il est rejeté parce que considéré comme non rentable. Trois
méthodes de calcul sont utilisables.

1. Les méthodes de calcul


• Méthode du cash-flow moyen

On prend en considération la moyenne arithmétique des divers cash-flow net.


Ex : un promoteur envisage de réaliser un investissement de 100 millions rapportant sur
5 ans les cash-flow nets suivants :

Le capital investi est récupéré au bout de 3 ans et 4 mois


Si le délai maximal est de 4 ans d ‹ d max, le projet est donc accepté.
Il n’est conseillé d’utiliser cette méthode que lorsque les cash-flow sont identiques.

• Méthode du cash-flow cumulé


La méthode va consister à calculer le cash-flow net cumulé issu de l’investissement. Le
DRCI apparait lorsque ce cash-flow net cumulé s’égalise avec le montant du capital
investi. Le capital sera récupéré ici entre la 3ème et 4ème année.
• Méthode graphique :
Elle est identique à la méthode du cash flow cumulé, elle utilise toutefois le calcul
graphique. En portant en abscisse le temps et en ordonné le cash flow cumulé, une
simple projection du montant du capital investi permettra de lire la valeur de d sur l’axe
des abscisses.

2. Avantages et inconvénients :
La méthode présente un avantage certain dans sa facilité et sa clarté. Elle favorise
systématiquement les investissements qui permettent les rentrées d’argent les plus
rapide. Or tout investissement se traduit par une immobilisation de liquidité et toute
entreprise est constamment aux prises avec les besoins pressant de liquidité
.
L’inconvénient majeur de la méthode tient au fait qu’elle ne prend pas en compte le
rendement effectif du capital. Les recettes encaissées postérieurement à ce délai sont
totalement négligées. Un investissement caractérisé par de fortes rentrées d’argent à la
fin de sa durée de vie sera automatiquement pénalisé alors qu’il peut s’agir de
l’investissement le plus rentable financièrement.

3. Cas d’utilisation :
Le critère de délai de récupération permet de minimiser le risque de perte des capitaux
investis. On l’utilisera dans les situations de grandes insécurités :
•Insécurité dans le pays d’implantation
•Investissement dans une branche à mutation technologique rapide
•Investissement dans une branche où la demande évolue rapidement
B. RATIO DE L’UNITÉ MONÉTAIRE INVESTI (RUMI)

Le RUMI correspond au quotient du montant cumulé des avantages nets par le coût total
des investissements et renouvellement des investissements. C’est donc un ratio
avantages sur coûts.
Ce ratio donne ce que rapporte en termes de richesse une unité d’investissement.
L’utilisation de ce ratio risque de favoriser les petits projets nécessitant un faible
investissement. Il peut toutefois être utile quand la contrainte de financement est forte.

II. INDICATEUR N’UTILISANT PAS L’ACTUALISATION

A. VALEUR ACTUELLE NETTE (VAN)


La VAN peut être calculé sous plusieurs angles :
Selon que l’on tienne compte ou non de l’emprunt (VAN après financement ou VAN
avant financement).
Selon qu’on se place du seul point de vue des actionnaires (VAN du seul du seul point
de vue des actionnaires).

1. VAN avant financement


La VAN avant financement est calculée en supposant que le projet est entièrement
financé par fonds propres.
Supposons qu’un projet se traduit par les données suivantes :

Pour chaque année de fonctionnement, nous pouvons calculer le cash-flow brut du projet
et
CFBt = Rt – Ct
Nous appellerons valeur actuelle (VA) du projet la somme algébrique des CFB actualisés
:

La VAN du projet sera la somme obtenue en déduisant le capital investi de la valeur


actuelle :
Avec n, la durée de vie du projet, i le taux d’actualisation

Dans le cas général, l’investissement sera lui-même un flux actualisé lorsque les
dépenses d’investissement s’échelonnent sur plusieurs années.

N Lorsque la VAN est positive, la somme actualisée des avantages nets est supérieure à
la somme actualisée des valeurs des capitaux investis.
L’investissement est alors considéré comme rentable. D’où :
• VAN ›0 projet rentable
• VAN ‹ 0 projet non rentable (rejetté)
• Pour connaître la décision à prendre dans le cas particulier ou la VAN est nulle, il
faut connaître l’interprétation de la VAN.
Considérons un agent économique qui dispose d’une somme I et qui envisage deux
situations : soit placer cette somme au taux d’intérêt i soit, engager la somme dans un
projet d’investissement.
La VAN s’interprète comme le gain supplémentaire de celui qui investit dans un projet
par rapport à celui qui se contente de placer son argent. Une VAN égale à zéro, signifie
que le projet rapporte exactement le même gain que le placement.
En conséquence, aucun entrepreneur qui tient compte des risques ne réalisera un projet
d’investissement dont la VAN est nulle.
En conclusion :
VAN = 0, projet rejetté

2. VAN après financement


Lorsqu’on tient compte de l’emprunt et du service de la dette, la VAN calculée est
appelée VAN après financement
On l’obtient comme suit :

E, l’emprunt et SD le service de la dette

En pratique, la VAN est calculée en se référant au compte d’échéancier des flux


financiers et en faisant la somme actualisée des cash-flow. S’il s’agit de la VAN avant
financement, on exclut du calcul du CF l’emprunt et le service de la dette.
La VAN avant financement peut être supérieur, inférieur, ou égale à la Van après
financement, selon que le taux d’intérêt est supérieur, inférieur ou égal au taux
d’actualisation. Supposons que la VAN après financement soit supérieure à la VAN
avant financement.
Supposons que la VAN après financement soit supérieure à la VAN avant financement,
alors nous pouvons écrire :

• Si r ‹ i, l’emprunt coûte relativement moins cher. Dans ce cas, la VANapf › VANavf


et on dit que l’emprunt joue un effet de levier sur la rentabilité financière.
• Si r › i, dans ce cas, la VANapf ‹ VANavf, mieux vaut financer par FP
• Si r = i, VANapf = VANavf

B. TAUX DE RENDEMENT INTERNE (TRI)

Il existe une VAN pour chaque taux d’actualisation. Le TRI est le taux d’actualisation
qui annule la VAN. Il est solution de l’équation suivante :

Le calcul du TRI ne constitue qu’une étape dans l’évaluation de la rentabilité de


l’investissement. Le TRI doit être comparé à un terme de référence. Ce terme sera le
coût de financement du projet qui est une moyenne pondérée des coûts des diverses
sources de financement.
Ce coût du financement est le taux d’actualisation utilisé pour évaluer la VAN et le terme
de référence auquel on va comparer le TRI. Le TRI se présente comme l’efficacité
marginale de l’investissement c’est-à-dire le rendement des capitaux investis.
Si nous appelons x en %, le coût de financement, nous avons :
• Si TRI › x%, l’investissement est rentable
• Si TRI ‹ x%, l’investissement est non rentable
On peut calculer le TRI avant ou après financement selon le même principe que le calcul
des VAN et RAC avant et après financement.

Vous aimerez peut-être aussi