Biographie
Étienne de La Boétie est un écrivain humaniste et un poète français, né le 1er novembre 1530 à
Sarlat, il vit une vie malheureusement courte et meurt le 18 août 1563 à Bordeaux, fils d’Antoine
de la Boétie, Etienne de la Boétie grandit dans une famille de magistrats avec un entourage
principalement composé de bourgeois cultivés. La Boétie fut également Conseiller au Parlement
de Bordeaux dès l’âge de 23 ans. Il écrit son premier et plus célèbre ouvrage pendant ses
études à l’université d’Orleans, Discours de la Servitude Volontaire, son manuscrit est publié
premièrement en 1574 mais il est rédigé par un jeune homme érudit d’environ 17-18ans.
Contexte
La Boétie dénonce la tyrannie à travers ce réquisitoire qui prend le contrepied de l’œuvre de
Machiavel, Le Prince, il pense que à l’état de nature, les hommes sont libres et naturellement
égaux, qu’ils peuvent défendre leur liberté avec passion. Il essaye alors d’aérer les esprits de
l’homme. Ce texte s’intéresse le plus au peuple, qu’il voit responsable de leur soumission qu’au
tyran. Il s’appuie beaucoup sur des exemples empruntés à l’Antiquité pour éviter la censure. Ce
texte lui permet de critiquer la condition politique de ses temps. Il soutient une thèse originale :
la puissance du tyran repose exclusivement sur le consentement populaire. Une fois que le
peuple refuse cette puissance, le pouvoir du tyran s’écroule.
Démontre,
La Boétie démontre que les hommes ont perdu la mémoire de la liberté, que le peuple se
soumet au totalitarisme et le roi est puissant par le pouvoir que le peuple lui donne, par simple
habitude. Il pense que si les hommes ne souhaitent pas être dominés, seules la contrainte ou
la tromperie peuvent expliquer le passage de la liberté à la servitude. Mais une fois cette liberté
perdue, son sens oublié, l’homme s’habitue jusqu’au point de servitude. L’homme se soumet
alors à un statut d’esclave. Puis si on ne fait rien pour se libérer de ces habitudes, alors la
servitude ne cessera jamais
Arguments.
Selon la Boétie, il nous faut se remémorer de sa liberté originelle, qu'il faut s'éduquer pour nous
reconstruire, il insiste sur le pouvoir qu’a l’imagination des Humanistes, dont l’esprit et la raison
ont la puissance, qui permet de se remémorer à un passé qu’ils n’ont jamais connus, revenir à
un état dont ils n’ont pas eu l’expérience. Une mémoire qui se base sur l’imagination et de
raison et pas d’expériences comme pour les gens qu’il dit « ordinaires ». Il en déduit que c’est
par l’effort de l’imagination de l’intellect, qui s’appuie sur le savoir et de connaissance, que la
raison sera l’influence qui entraine au dégout naturel de la servitude et à vouloir s’en libérer.
Enfin, La Boétie argument a la façon dont le tyran manipule le peuple en mettant des obstacles
à la pensée et en satisfaisant les autres besoins et désirs le plus bas du peuple. Il dit que le
tyran donne au peuple des distractions qui lui procure des plaisirs tout en l’éloignant de tout
désir de rébellion. A cela s’ajoutent la religion et la superstition, auxiliaires indispensables du
pouvoir. Il nomme « les théâtres, gladiateurs, médailles, spectacles etc… » des « les outils de la
tyrannie. »