Recherche sur les baoulé
Les Baoulés sont un peuple de Côte d'Ivoire, vivant pour sa grande majorité au
centre du pays, près des villes de Bouaké et de Yamoussoukro.
Histoire
guidés par la reine Abla Pokou en 1770, elle mena le peuple baoulé du territoire de
l'actuel Ghana vers celui de l'actuelle Côte d'Ivoire. La légende nous raconte
qu’elle aurait sacrifié son fils unique pour traverser une rivière. Le mot
« Baoulé » par lequel on désigne désormais les descendants du peuple qu'elle
conduisait provient de l'épisode du sacrifice de son fils unique. Après
l'immolation de ce dernier, elle déclare « Ba-ouli », ce qui signifie « l'enfant
est mort », d'où le nom « Baoulé ».
Les Baoulés se sont établis entre les fleuves Bandama et Comoé.
Félix Houphouët-Boigny puis Henri Konan Bédié ont été considérés par les Baoulé
comme leurs chefs de file politiques.
Il existe une vingtaine de sous-groupes appartenant à des aires géographiques
spécifiques mais nous allons en cité quelques un tels que: les
Akouè à Yamoussoukro, les Saha à Toumodi, les Agba à dimbokro, les ouéllé à daoukro
etc.
Ces sous-groupes parlent la même langue, avec quelques variations surtout dans le
ton et la prononciation.
Certains peuples qui ont subi la domination des Baoulés ont tendance à se
considérer aujourd’hui comme des Baoulés, tels que les Ouan (Tiéningbué,
Kounahiri), les Ngain (M'bahiakro).
Dans l’Organisation politique traditionnelle
Les femmes ont toujours joué un rôle central dans la société baoulée, de façon
exceptionnelle dans la région, d'autant que leur influence s’exerce aussi bien sur
les décisions familiales que communautaires. Des femmes deviennent même parfois
cheffes de village, et à Sakassou, fief du royaume baoulé, le palais est ainsi
occupé par une reine, Akoua Boni.
Fête culturelle
Paquinou est une fête célébrée à Pâques dans les villages pendant trois jours, du
vendredi au dimanche. Il s'agit d'une fête incontournable pour cette communauté à
l'occasion de laquelle les Baoulé qui ont émigré, pour beaucoup en ville ou même à
l'étranger, reviennent dans leurs villages d’ici le vendredi. Le samedi est la
journée des palabres, pour régler les différends au sein de la communauté. Enfin le
dimanche, après une nuit de fête en plein air, on exhibe le masque Goli qui ne sort
que lors de grandes occasions, un masque en forme de tête de buffle surmonté de
cornes aux couleurs des Baoulé rouge-blanc-noir. Le danseur, avec une chevelure en
raphia et une peau de bête, se déplace dans tous les sens aux sons des tambours et
bénit ainsi le village.
Traditions
A chaque fête des ignames, on met du foutou mêlé à de l'huile rouge dans un coin,
sous un canari, à l'intention des morts.
Au niveau de la danse
Nous avons quelques danse très prisées tels que: le Goli, l’adjémlé, le kôtou,
l’adjoss qui est dansé dans toutes les régions baoulé. Le goli remplace peu à peu
toutes les danses masquées, qu'elles soient sacrées ou de divertissement.
Au niveau de l’Artisanat
Les Baoulé sont d'habiles sculpteurs, tisserands et orfèvres.
Les objets emblématiques de l'artisanat baoulé sont les poids à peser l'or, les
bijoux, les objets décorés en or de toutes sortes ; les Baoulé vouent "un culte" à
l'or qui est symbole d'héritage, d'opulence, de pouvoir, et qu'il faut éviter de
voler mais mériter.
Nous avons aussi les Pagnes baoulé
Les pagnes baoulé "wawlé tanni" sont très prisés pour leur qualité et leurs motifs
éclatants. Tissés exclusivement par les hommes, ces vêtements de cérémonie sont
portés par les femmes. Les Baoulé des régions de Yamoussoukro et de Tiébissou en
sont les producteurs les plus réputés.
Cinq types principaux de pagnes sont produits : le blénou tani, le golikplo,
l’ahoukpoa, le kpêta et le nankanfian. En 2019, l'Etat ivoirien a lancé le
processus de reconnaissance des pagnes baoulé en Indication géographique protégée.
Ainsi 272 motifs de pagnes baoulé ont été protégés en les déposant à l’Organisation
africaine de la propriété intellectuelle. Aussi, Depuis 2015 se tient chaque année
le festival Tchin Dan (« grand jour » ou « jour de fête » en baoulé) de Tiébissou,
le festival du pagne et de la tenue traditionnelle.
Chez les Baoulé, le nom de famille est patronymique : le père donne son prénom
comme nom de famille à ses enfants. Cette pratique est toutefois amenée à
disparaître avec l'état civil moderne.
Les prénoms sont fixés selon plusieurs déterminants[8].
Les noms selon le jour de naissance (garçon / fille)
• Lundi : (Kouassi / Akissi)
• Mardi : (Kouadio / Adjoua)
• Mercredi : (Konan / Amlan)
• Jeudi : (Kouakou / Ahou)
• Vendredi : (Yao / Aya)
• Samedi : (Koffi / Affoué)
• Dimanche : (Kouamé / Amoin)
Les noms selon la position dans la fratrie
• Le troisième enfant d’une succession d’enfants de même sexe : N’guessan
(N’san)
• Le quatrième enfant d’une succession d’enfants de même sexe : N’dri
• Le neuvième enfant d’une même mère : N’goran (N’glwan)
• Le dixième enfant d’une même mère : Brou (Blou)
• Le onzième enfant d’une même mère : Loukou
• Le douzième enfant d’une même mère : Toungbin/Abonouan
Les noms selon les circonstances de naissance
• Enfant né pendant que la mère était hors de la maison : Atoumgbré
• Enfant né la tête tournée vers le sol : Ahoutou
• Enfants jumeaux : N’da
• Enfant né à la suite des jumeaux : Amani
• Enfant inspirant la quiétude / né dans la paix : Allaly
• Enfant né dans le désespoir : N’gonia (en fait pour conjurer le mauvais
sort)
• Enfant prématuré : Atiman
• Enfant rouquin : Djaha
• Enfant albinos : Gbamlé, Fri
• Enfant né après deux enfants de même sexe : Kindoh
Les noms en référence aux éléments naturels, aux plantes, aux animaux
• Akpoué : roche.
• Allah : iroko (chloroflora excelsa)
• Assiè : terre
• Béra : touraco
• Bla : fontaine
• Django : figuier
• Djué : poisson
• Faitai : lac
• Frondo : baobab
• N’go : huile de palme (personnes de teint clair)
• N’zué : l’eau
• Kondro : loloti (arbre médicinale à écorce épaisse)
• Kongo : vallée
• Lomé : espèce de palmiste spécialement rouge (teint clair)
• M’mé : palmier
• Oura : ordure, nom donné pour conjurer la mort de l’enfant.
• Oka : montagne
• Yobouet : caillou, pierre.
• Zougou : chenille, nom attribué aux personnes particulièrement velues.
Les noms religieux
• Allangba : fétiche protecteur
• Allou : fétiche guerrier
• Assoh : fétiche de Bocanda à Konan-Elekro (région et village de Côte
d’Ivoire)
• Bohoussou : Génie des forêts.
• Déla : fétiche
• Diby : fétiche d’origine kweni
• Djê : masque d’origine gouro (peuple de Côte d’Ivoire)
• Djézou : fétiche- Doh : masque d’origine gouro
• Gbangbo : fétiche reconnu seulement chez les Baoulé de Tié’ndékro
• Goly : masque d’origine Wan (peuple de Côte d’Ivoire)
• Gnanmien : souffle de vie / Dieu
• Kangah : esclave ; de nos jours ce nom est attribué à un enfant dont
les précédents sont décédés pour conjurer le mauvais sort.
• Kra : fétiche
• Kramo : marabout
• M’bra : Danse fétichiste
• N’gatta
• Saraka : Sacrifice
• Souaga
• Tanou : fétiche
• Zouzou : nom d’origine Wan adopté par les Godé de Béoumi
Les noms modernes ou forgés
Ils sont plus formulés selon le vécu, un témoignage, les circonstances, etc.
• Akloundjouè : apaisement
• Ananganman : divine providence
• Aoundjouè : paix, reconfort
• Asséna : action de grâce, remerciement
• Batiyé : enfant est bon
• Moyé : bénédiction, chance
• Elafihossou : Tu as notre confiance
• Kanvou-Jésus : Loue Jésus
• Miensah : la main de Dieu
• N’zrama : étoile
• Soulafilè : foi
• Souralè : bénédiction
• Viah Soubo : le soleil brille
• Famien : roi
• Mienwah: enfant de Dieu
Les noms des villes, villages, hameaux et campements chez les Baoulé sont en
général formés avec le nom du fondateur + kro (originellement klô)
Ainsi : Kouassikro (ville, village, hameau ou campement dont le fondateur est
Kouassi), Kouadiokro, Konankro, Yaokro, Koffikro, Kouamékro, Klêmêkro, Ouendé-
Kouassikro, Yamoussoukro, Bouaké (déformation de Gbêkêkro), Dimbokro
(originellement Djimgbôklo), Daoukro (Daou étant une déformation de Lagoun)
Sinon, le nom est créée en référence à la position du village par rapport un
élément naturel particulier : une rivière, un fleuve, une butte, un arbre, une
forêt etc