Introduction à l'économie
Introduction à l'économie
Support de cours
Module : Introduction à l’économie
Semestre 1
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Plan du cours
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Introduction
On peut lier la naissance de la science économique à l’apparition de la
vie organisée en société.
Aujourd’hui,comme avant, tout problème auquel sont confrontés les
individus organisés en famille ou en société, comporte toujours une
dimension économique, souvent combinée avec d’autres aspects de la
vie, tels que le politique, le social, l’environnemental, le culturel…
A titre d’exemple, lorsqu’on considère les deux guerres mondiales
qu’a connues le 20 ème siècle, on trouve que ces dernières avaient
parmi ses origines des crises économiques qui ont poussé les grandes
puissances de l’époque à déclencher la guerre et de coloniser un grand
nombre de pays.
L’économique ne provoque pas toujours des problèmes, mais il est là
en priorité pour les résoudre. L’économie est censée aider à trouver
des solutions adéquates à des situations délicates.
L’objectif de ce cours d’introduction à l’économie est d’initier les
nouveaux étudiants et les nouvelles étudiantes à cette science en
exposant les notions de base devant les aider à bien débuter leur
cursus en économie.
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Chapitre 1 : La science économique.
Une autre définition est présentée par L. Robbins dans les termes « l’économie
et la science qui étudie le comportement humains en tant que relation entre fins
et moyens rares à usage alternatif ».
Cette définition met l’accent sur la notion de choix. Pour satisfaire ses besoins,
l’Homme est invité à faire des choix. Un consommateur disposant d’un budget
limité peut l’utiliser pour acheter un bien X ou un d’un bien Y. De même pour
produire, une entreprise peut utiliser plusieurs combinaisons de facteur de
production. L’agent économique, quel soit consommateur ou producteur est
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souvent donc appelé à faire des choix à chaque fois qu’il est confronté à une
situation comportant plusieurs possibilités : c’est ce qu’on appelle l’arbitrage.
Les choix sont de deux types : les choix individuels (exemple : voyager en train
ou en voiture) et les choix collectifs (construire une route ou une école).
Trachen propose aussi dans son ouvrage une quatrième définition dans les mots
suivants : « l’économie politique est l’étude des mécanismes de production,
d’échange, de consommation dans structure sociale donnée… »
Cette définition met en évidence les trois faces de l’activité économique à savoir
la formation des biens (production) leur circulation (échange) et leur disparition
(consommation).
I- La notion de besoin.
Un besoin est un sentiment de manque qui doit être satisfait au moyen d’effort.
Les besoins peuvent être :
- Physiologiques : ce sont les besoins qui sont relatifs au corps humain tels
que par exemple : manger, boire, s’habiller etc.
- Sociaux : manger dans un restaurant réputé, avoir des relations d’amitié
etc.
Les besoins ne restent pas figés mais évoluent dans le temps et dans l’espace.
- Les mentalités.
- L’innovation technologique.
- Les phénomènes de mode.
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L’évolution des besoins dans l’espace est fonction de :
- Les croyances.
- Les catégories socioprofessionnelles.
- Le lieu d’habitation.
Les besoins peuvent être ressentis par un individu. Dans ce cas on parle d’un
besoin individuels (exemple : se nourrir). Par contre les besoins ressentis par un
groupe sont appelés besoins collectifs (exemple : les infrastructures).
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Les biens économiques utilisés pour satisfaire les besoins de l’Homme
peuvent être différenciés de plusieurs manières :
Les biens de consommation, comme les aliments, les vêtements sont des biens
utilisés directement pour satisfaire un besoin. Ils sont alors détruits par l’usage.
Certains biens peuvent échanger de nature selon l’usage qu’on en fait. Ainsi une
voiture achetée par un fonctionnaire est considérée comme un bien de
consommation. Cependant s’elle est achetée par chauffeur de taxi est considérée
comme un bien d’investissement.
Deux biens sont dits substituables lorsque on peut utiliser l’un des deux à la
place de l’autre (exemple : le poisson et la viande, le bus et le taxi).
Un bien privé c’est un bien utilisé à titre individuel pour satisfaire un besoin
privé.
Un bien collectif est un bien utilisé collectivement par un groupe. C’est le cas
des hôpitaux, de la route, de l’université … . Un bien collectif permet donc de
satisfaire un besoin collectif.
Les biens matériels sont des produits tangibles (exemple : nourriture, vêtement )
Alors que les biens immatériels sont de produits intangibles : c’est ce qu’on
appelle aussi les services.
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5) biens durables et bien non durables :
Les biens durables sont des biens dont l’utilisation peut s’étaler dans le temps
(exemple : les machines, l’immobilier, les appareils électroménagers…).
Les biens non durables sont des biens détruits dès leur première utilisation
(exemple : bien alimentaires).
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Comment les économistes raisonnent ? Comment produisent-ils les
connaissances. Quelles sont les approches utilisées à cette fin ? Cette section
essaie de donner des réponses à ces questions.
Pour produire les connaissances, les sciences suivent une démarche qui consiste
à décrire, expliquer et prévoir les faits afin d’orienter l’action humaine .En
économie cette démarche passe par les étapes suivantes :
La démarche scientifique
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Observation
------- induction
Modification de la
Hypothèses théorie
-------- déduction
Vérification de la
théorie Théorie
validée
Politique
économique
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Pour compléter, on donne un exemple concret.
Pour traiter ce sujet, la démarche scientifique sera faite en respectant les étapes
suivantes :
- Après un effort d’abstraction, on constate qu’il existe des liens possibles entre
la croissance d’une part et les recettes et les dépenses de l’autre part.
-Pour comprendre ces liens, on avance une hypothèse : les dépenses publiques
encouragent la consommation privée.
-Un ensemble de théories ou lois que l’on veut vérifier à l’aide d’un modèle
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1) Les variables.
Une variable est une grandeur pouvant prendre différentes valeurs possibles
(exemple : le prix, le taux de croissance, inflation …).Il existe deux types
variables :
2) Les hypothèses :
Une hypothèse est un énoncé qui cherche à expliquer comment deux variables
sont liées entre elles.
3) Les modèles :
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A titre d’illustration les questions du genre : quels sont les facteurs qui
expliquent l’augmentation du chômage ? Pourquoi l’inflation persiste ? Sont
des questions qui relèvent de l’économie positive.Alors que des questions du
genre : quelles sont les politiques à mettre en œuvre pour réduire le chômage,
comment peut-on maitriser l’inflation, sont des questions de l’approche
normative de l’économie.
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L'activité économique représente l'ensemble des actions que doit accomplir
l’Homme afin de satisfaire ses besoins grâce à la production et à la
consommation de biens et de services. L’analyse de l’activité économique se fait
à travers l’étude des agents économiques, les opérations économiques, les
marchés et le circuit économique.
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- Les agents résidents qui sont :
* Les ménages.
* les sociétés non financières (SNF);
* les sociétés financières (SF);
* Les administrations publiques (APU);
- Un agent non résident qui est :
* L’extérieur.
1) les ménages.
1-1 - Définition
Un ménage est une cellule sociale homogène composée d’un ou de plusieurs
individus qui vivent sous le même toit et qui mettent en commun leur revenu en
vue de la consommation.
1-2 - Activités des ménages
Les ménages participent à l’activité économique en fournissant le travail et / ou
le capital. En contrepartie, ils reçoivent un revenu sous forme de salaire,
d’intérêt ou de profit. Les revenus des ménages sont utilisés à des fins de
consommation. Le reste est épargné sous forme de dépôt ou de thésaurisation.
1-3- Classification.
Les ménages sont généralement classés par rapport aux professions qu'ils
exercent. Or puisque chaque profession détermine la classe sociale à laquelle on
appartient, on préfère utilisés le terme catégories socioprofessionnelles.
2-1- définition
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L’entreprise (ou société non financière) est une unité économique qui combine
des facteurs de production en vue de produire des biens et des services pour les
vendre sur le marché afin de réaliser un bénéfice.
2-2- activités
Les entreprises utilisent des facteurs de production pour produire des biens et
des services destinés à la vente.Le chiffre d'affaires réalisé sera réparti à tous
ceux qui ont participé au processus de production. Ainsi, l'entreprise rémunère
les salariés, paye les dettes des fournisseurs, les intérêts bancaires, les impôts de
l’Etat etc.
La différence entre le chiffre d'affaires et l'ensemble des charges constitue un
bénéfice. Ce dernier sera soit distribué sous forme de dividendes aux
actionnaires, ou réinvestit. Dans ce dernier cas on parle d'autofinancement.
2-3 - Catégories
Plusieurs classifications peuvent être effectuées. Nous allons-nous limiter à la
classification juridique qui se base sur la propriété du capital.
-les entreprises privées : ce sont des entreprises qui appartiennent à des
particuliers.
- les entreprises publiques : ce sont des entreprises qui appartiennent à l’Etat.
-les entreprises semi-publiques : c'est une association entre le capital privé et le
capital étatique. On les appelle aussi société d'économie mixte.
3-1- Définition.
Les institutions financières sont des entreprises de type particulier, dans la
mesure où elles ne jouent que sur le flux financier. La fonction principale des
institutions financières et le financement de l'économie.
3-2 – Activités.
Les opérations auxquelles se livrent ces unités se résument en:
- la réception de fonds, la gestion des moyens financiers et l'octroi de crédits
(activités de type bancaire);
- la collecte des primes et versements des prestations ou de capitaux (assurances
dommages et assurances vie);
- la collecte des cotisations et le paiement de retraite et de rente (organismes de
retraite).
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3-3- Catégorie.
On peut distinguer entre cinq catégories :
4) l’administration publique.
4-1- Définition.
L’administration publique est un organisme qui accomplit des tâches d’intérêt
général sans but lucratif.
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4-2- Activités.
Le secteur des administrations publiques comprend toutes les unités
institutionnelles dont la fonction principale consiste à produire des biens et
services non marchands destinés à la consommation individuelle et collective
et/ou à effectuer des opérations de redistribution de revenu et de la richesse
nationale.
Les ressources des administrations publiques proviennent essentiellement de la
fiscalité (impôts directs et indirects). Ces ressources sont utilisées pour couvrir
les dépenses de fonctionnement (traitements des fonctionnaires, fournitures etc.)
et éventuellement les dépenses d'équipement (construction de barrage,
construction de routes, école etc.).
4-2- Catégories.
Le secteur des administrations publiques regroupe ainsi toutes les entités
administratives situées sur le territoire économique pouvant appartenir soit aux
services des pouvoirs publics centraux (législatif, judiciaire ou exécutif), soit
aux pouvoirs publics locaux, soit à des organes chargés des régimes de sécurité
sociale.
L’administration publique est composée de :
1. Administration centrale : les ministères
2. Administrations locales : collectivités locales, commissariat de police, école
publique, palais de justice etc.
3. Administrations de sécurité sociale : unités dont l’activitéprincipale est de
fournir des prestations de retraites. Ex Caisse Nationale de Sécurité Sociale,
Caisse Marocaine de Retraite, organismes Mutualistes (Les sociétés mutualistes
sont des groupements à but non lucratif dont l'objet principal est de mener des
actions de prévoyance sociale et de solidarité).
5) L’extérieur.
L’extérieur ou le reste du monde (RDM) est un agent économique particulier
dans la mesure où il regroupe l'ensemble des agents économiques non-résidents.
Les agents économiques nationaux entretiennent plusieurs relations avec
l'extérieur comme les exportations, les exportations, les prêts, les
investissements, les transferts des économies sur salaires, les rapatriements des
revenus du capital.
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Agent économique Activité principale
Ménage Consommation de biens et services
Entreprise Production de biens et services
Institution financières Financement de l’économie
Administration publique Production de services non marchands
Extérieur Echange de biens et services avec l’économie
nationale.
1) la production:
La production est définie comme une activité socialement organisée des unités
résidentes pour créer des biens et services, échangés sur le marché, à partir des
facteurs de production. La science économique distingue entre deux types de
production:
- la production marchande: il s'agit de la production que l'on échange sur un
marché à un prix au moins égale au coût de production.
- la production non marchande: elle correspond aux services fournis par les
administrations publiques gratuitement ou quasi gratuitement.
2) la consommation:
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La consommation correspond à l'opération d'utilisation des biens et services
dans l'objectif de satisfaire aux besoins de l'Homme. La consommation
comporte la consommation intermédiaire et la consommation finale.
a) la consommation intermédiaire: elle correspond à la valeur des biens et
services marchands consommés ou détruits au cours d'un processus de
production. On parle aussi de consommation productive. Il faut noter que la
consommation du capital fixe ne fait pas partie de la consommation
intermédiaire.
b) la consommation finale :ellereprésente la valeur des biens et services
utilisés pour la satisfaction des besoins humains individuels et collectifs. La
consommation finale est le fait des ménages.
3)l'investissement.
L'investissement peut prendre deux formes : La formation brute du capital fixe
( FBCF) et la variation des stocks.
a)la FBCF : la FBCF est la valeur des biens durables acquis par les unités de
production pour être utilisés au moins pendant une année dans le processus de
production.
b)les stocks :ils concernent tous les biens autre que les équipementsdétenus par
les unités de production à un moment donnée pour être utilisés au vendus
ultérieurement.
4) Les opérations avec l'extérieur.
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- les subventions d’exploitation qui présentent des transferts effectués par
l'administration publique aux entreprises pour les encourager à produire.
- les opérations d'assurance : Elles comprennent les primes versées par les
assurés et les indemnités payées par les entreprises d'assurance aux assurés.
Le marché de biens et services est donc le marché sur lequel s’échangent les
biens et services marchands, c’est-à-dire qu’il représente l’ensemble de l’offre et
demande de biens et services à un moment donné.
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La confrontation entre l’offre et la demande permet de fixer un prix d’équilibre
et une quantité d’équilibre.
L’offre du travail est faite par les ménages.La demande du travail provient des
entreprises.
Le marché des capitaux est le marché où l’offre de fonds est allouée aux agents
qui désirent emprunter. C’est la raison pour laquelle ce marché est également
appelé « marché des fonds prêtables ».
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Dans une économie capitaliste, la plupart des relations qui se nouent entre les
agents transitent par des marchés. On porte alors d’économie du marché.
L’activité des ménages et des entreprises génère des revenus qui sont en partie
prélevés par les administrationspubliques.Les prélèvements obligatoires
effectués par les administrations publiques servent à financer la distribution de
revenus de transfert aux ménages (salaires des fonctionnaires, pension de retraite
...) et laproduction de biens service non marchands à tous les agents
économique.
Les ménages qui ne dépensent pas l’intégralité de leurs revenus ont la possibilité
de placer leur épargne auprès des sociétés financières ou sur les marchés
financiers(achat d’action,obligation).
Les ménages ne sont pas les seuls à exploiter les possibilités fournies par les
marchés financiers. Les entreprises utilisent aussi ce marché pour financer leurs
investissements et pour faire des placements.L’Etat utilise aussi le marché
financier pour financer son déficit budgétaire.
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En fin, l’économie est souvent largement ouverte sur l’extérieur : le reste du
monde. A ce titre, de nombreux biens et services transitent par les marchés
mondiaux.
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penseurs arabo- musulmans ont produit des réflexions économiques sur certains
phénomènes économiques (Al farabi, Ibn sina, Ibn khaldoun…).
Dans ce cours, nous allons présenter une brève synthèse des courants de pensée
économique libérales et Marxistes.
I- La pensée classique.
Ces auteurs avaient des centres d’intérêt communs comme la théorie de la valeur
et des prix, la théoriede la répartition, la théorie des crises et l’évolution à long
terme du système capitaliste.
Les travaux de l’école classique ont vu le jour dans un contexte caractérisé par
beaucoup de mutations, notamment en Angleterre :
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3) les principaux domaines de la pensée classique
La valeur est l’une des notions auteur desquelles se sont opposées les
économistes.
Dans son ouvrage « Recherche sur la nature et les causes de la richesse des
nations » publié en 1776. A .Smith distingué entre deux types de valeurs :
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nécessaire à la production de ces biens. C'est à dire à la valeur du travail
incorporé.
3-2 : La théorie de la répartition
La théorie de la répartition distingue trois grandes catégories de revenu:
- la rente
- le salaire
- le profit.
a) la rente
Elle représente la partie du produit de la terre que l'on paie au propriétaire pour
avoir le droit d'exploiter sa terre.Comment évolue la rente le produit global ?
Dans tout pays la terre est limitée en quantité et en qualité. Avec l'accroissement
de la population, le pays est obligé de cultiver plus de sols et donc d'exploiter
des terres de moins en moins fertiles. Ceci dit que les producteurs agricoles
doivent payer davantage de rentes pour les propriétaires : la part de la rente dans
le produit augmente.
b) le salaire
Le salaire est le prix du travail, c'est donc la rémunération du facteur travail.
Selon Ricardo, le travail à un double prix: un prix naturel et un prix courant.
- le prix naturel du travail est celui qui fournit aux ouvriers les moyens de
subsistance pour vivre. Ce prix naturel varie dans le temps et dans l'espace.
- le prix courant ou le prix du marché est celui que reçoit le travailleur et qui
déterminé par la situation de l'offre et de la demande. Ricardo estime que le
prix courant aura tendance à se rapprocher du prix naturel du travail. De plus
lorsque la population se double, il aura une forte demande sur les denrées
alimentaires qui fait augmenter le prix naturel du travail.
c) le profit
Le profit est la fraction du produit qui rémunère le capital. C'est donc la
partie de la richesse captée par les capitalistes. Le profit est un revenu
résiduel: c'est ce qui reste du produit de la terre une fois payé les salaires et
les rentes.
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en résulte que le profit, qui constitue un revenu résiduel, baisse. Cette
diminution du profit limite la capacité d'expansion du système.
A la limite, le taux de profit s'annule et la totalité du produit est transformé en
rente et salaire. Les capitalistes ne sont plus motivés à investir et on débouche
alors sur un état stationnaire.
La baisse du taux de profit (conduisant à l'état stationnaire) est
autrement le résultat de la loi des rendements décroissants. Cette loi stipule que
lorsqu’on applique un nombre croissant de travailleurs à une surface de terre
donnée sans changer la méthode de culture, la production totale obtenue
augmente moins vite que le nombre de travailleurs. Lorsque les rendements sont
décroissants, le coût de production sont croissants ce qui réduit les profits.
Les classiques recommandent l’utilisation du progrès technique et le
commerce internationale pour combattre la baisse du taux de profit échapper à
l’état stationnaire.
Le progrès technique permet d’éviter les rendements décroissants alors
que le commerce international permet d’importer de l’extérieur les produis
alimentaires devenus chères localement.
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« malthusienne ». La politique Chinoise de l’enfant unique est l’exemple le plus
connu.
En conclusion, Malthus a enrichit la connaissance économique en
intégrant les faits sociaux (la population) dans l’analyse économique.
La loi des débouchés est due à J.B Say ( 1767-1832) qui est considéré
comme l’économiste classique le plus optimiste. Elle constitue le fondement du
modèle macroéconomique classique.
Cette loi postule que la production permet de réaliser l’équilibre sur le
marché des biens et services puisque la production (offre globale crée sa propre
demande). Ceci parce que :
- l’offre globale (production) permet de générer une distribution des
revenus qui sont soit consommés ou épargnés.
- L’épargne se transformant en investissement, elle constitue aussi une demande
donc il y a forcément égalité entre l’offre et la demande.
Ainsi toute production supplémentaire générera un flux de revenu de
même valeur qui reviendra aux producteurs sous forme de demande. Selon la loi
de Say, les crises de surproduction sont impossibles.
La loi de Say est illustrée ainsi :
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II - La pensé néoclassique
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Bien qu’elle soit un prolongement de la pensée classique (défenseurs du
libéralisme économique), l’école néoclassique marque une rupture dans
l’évolution de la théorie économique : la science économique devient la science
de la rareté et de l’allocation des ressources.
- L’école de Vienne :
Les principaux auteurs de cette école sont : Karl Menger (1840-1921),
Böhm Bawerk (1881-1914) et Von Wieser (1851-1926).
Menger, chef file de cette école, s’est intéressé à la théorie de la
marchandise et à la théorie de la valeur. La marchandise doit son existence au
besoin formulé à son égard. Quant à la valeur, elle est déterminée par
l’importance qu’accorde le consommateur à la marchandise.
- L’école de Lausanne :
Elle est représentée par Léon Walras (1834-1910) et Vilfredo Pareto
(1848-1923).
Walras s’est intéressé à la théorie de la valeur et l’équilibre économique
général. La valeur est déterminée par deux éléments : la rareté et l’utilité. Cette
dernière est procurée par la consommation de la dernière unité (l’utilité
marginale).
Quant à l’équilibre général, Walras estime que les équilibres partiels
(sur des marchés distincts) aboutissement à l’équilibre général.
- L’école de Cambridge :
Stanley Jevons (1835-1882) et Alfred Marshall (1842-1924) constituent
les principaux représentants de cette école. Jevons a critiqué la théorie de la
valeur des classiques et de Marx qui veulent que la valeur est déterminée par la
quantité de travail incorporée dans la marchandise. Pour cela, il donne l’exemple
d’un pêcheur qui au lieu de sortir un poisson de l’eau sort une perle. Peut-on
considérer que la valeur de cette perle est le temps consacré à la pêche d’un
poisson ?
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Marshall a étudié les situations d’équilibre partiel qui selon lui plus
commode que l’équilibre général. Il s’agit d’étudier l’équilibre d’un agent
économique individuel (consommateur ou producteur) ou d’un marché isolé.
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- La parfaite transparence de l’information (l’information est disponible à
tous) ;
- La parfaite mobilité des facteurs de production.
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pense que le capitaliste exploite le travailleur en lui arrachant une plus-value
(c’est le sur travail non payé).Ainsi, on note :
Par ailleurs, Marx considère que la force du travail (définie par l’ensemble
des facultés physiques et intellectuelles d’un individu) elle-même est devenue
une marchandise, qui a une valeur comme toute autre marchandise. Ainsi,
l’exploitation s’explique par le fait que la force de travail crée plus de valeur que
celle pour quoi elle est payée.
2) La dynamique du capitalisme :
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paupérisation ouvrière, la baisse tendancielle du taux de profit et les crises du
capitalisme.
= Pl / (c + v) = (Pl/v) / ((c+v)/v)
Pour Marx, le rapport c/v augmente plus vite que le taux de plus-value (Pl/v), ce
qui résulte une tendance à la baisse du taux de profit.
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Surproduction (offre > Baisse des
Baisse Baisse des
demande) Problème des investissements
des prix profits
débouchés (blocage de
l’accumulation)
Baisse de la
Chômage
production
appauvrissement
des ouvrires
Licenciement et
chômage
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