Affectation du résultat
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Donc premier élément à vérifier dans la clôture des capitaux propres, c'est l'affectation
du résultat. Il arrive que ce soit oublié. Et quand ça se trouve comme ça en fin
d'exercice, alors qu'on n'a même pas comptabilisé l'affectation du résultat.
Donc il faut vérifier ça. Il faut récupérer le procès verbal de l'assemblée générale des
actionnaires ou alors des associés qui ont statué sur les comptes de l'entreprise, qui les
ont approuvés. Parce que dans ce procès verbal, on va retrouver une résolution qui
définit clairement comment le résultat doit être affecté.
Donc absolument important, premier point à vérifier sur les capitaux propres, c'est cette
affectation du résultat. Cette affectation du résultat de l'exercice N-1, il faut vérifier que
c'est bel et bien comptabilisé et que les capitaux propres traduisent bel et bien l'image
fidèle du patrimoine de l'entreprise. Donc dans cette partie, je vous présente comment
de manière théorique le résultat de l'entreprise devra être affecté.
Donc on a le résultat. Ce résultat peut être bénéficiaire ou non. S'il est un bénéfice, ça
c'est une bonne chose.
Le bénéfice va donc recevoir diverses affectations possibles. Mais si le résultat est une
pète, il y a une seule affectation qui reste possible, ce sera le report à nouveau. On va le
mettre en report à nouveau.
S'il vient retrouver un report à nouveau qui était important, un report à nouveau crédité,
tant mieux, il sera absorbé. Mais s'il vient trouver un report à nouveau qui n'existait pas,
on va se retrouver avec un report à nouveau négatif et ça va amoindrir les capitaux
propres de l'entreprise. De toutes les manières, le résultat de l'entreprise pour être
distribué, on va prendre en compte le report à nouveau des exercices antérieurs.
Parce que le report à nouveau des exercices antérieurs, c'est en fait une partie des
bénéfices d'avant et donc l'affectation a été renvoyée pour plus tard, a été renvoyée à
un autre exercice. Donc ces deux éléments vont donc recevoir trois destinations
possibles. La première destination, ce sera d'affecter le résultat en réserve.
On met donc le résultat en réserve, on constitue des réserves afin de renforcer les
capitaux propres de l'entreprise, afin d'accroître la solidité financière de l'entreprise. Et
le fait d'avoir des réserves importantes, d'avoir des capitaux propres importants, ça
renforce la stabilité financière de l'entreprise. Ce qui fait qu'elle est à même de se servir
des bénéfices qu'elle a constitués, de la trésorerie également qu'elle a constituée, pour
s'autofinancer, pour financer elle-même ses investissements, pour financer également
pourquoi pas son besoin en fonds de roulement.
Donc c'est une option intéressante pour les actionnaires qu'il faut bien entendu
envisager lorsqu'ils affectent le résultat, de mettre une partie conséquente en réserve
afin de renforcer les capitaux propres de l'entreprise. Ce qui permet à l'entreprise d'être
autonome, de pouvoir par elle-même financer ses propres investissements, de financer
donc sa stratégie de croissance, de financer également le besoin qui peut être généré
par l'exploitation de l'entreprise. Dans la deuxième option possible pour l'affectation du
résultat, ce sera les dividendes.
Les actionnaires bien entendu ont pris des risques, ils ont investi de leurs fonds et cette
prise de risque doit être rémunérée sous la forme d'une distribution de dividendes. Et
enfin, il est possible tout simplement de prendre une partie du résultat qu'on a effectué
et de le reporter à nouveau. En réalité, ça vient également accroître les capitaux propres
et renforcer ainsi la stabilité financière de l'entreprise.
Mais l'idée derrière c'est qu'on pourrait plus tard utiliser ça pour payer les actionnaires,
ça permet parfois de lisser la distribution de dividendes et de faire que si jamais l'année
d'après, les résultats ne sont pas très bons, ne sont pas très bons par rapport à ce qui a
été escompté, que les actionnaires puissent quand même avoir quelque chose. Donc
quand on parle de réserve, on a quatre types de réserve qu'on peut avoir. On aura les
réserves légales.
Les réserves légales, c'est les réserves rendues obligatoires par la loi. Par exemple, dans
l'environnement OADA, le droit des sociétés va prévoir que les sociétés de capitaux, là je
parle des salles, je parle des SAC, doivent constituer chaque année une dotation au titre
de la réserve légale qui va correspondre à 10% du bénéfice qui a été réalisé diminué
éventuellement des pertes antérieures. Donc 10% du bénéfice, c'est pas mal quand
même, un dixième qui va renforcer les réserves légales, ça c'est obligatoire, c'est rendu
obligatoire par la loi.
Ce ne sera plus obligatoire à condition qu'on ait en fait un cumul des réserves légales qui
font le cinquième du capital social. Voilà, lorsqu'on atteint le cinquième, là ce n'est plus
obligatoire. Donc voilà, il y a 10% qui va dans les réserves légales.
Le deuxième type de réserve qu'on peut constituer, c'est les réserves facultatives. Donc
là, c'est à la libre appréciation des actionnaires, c'est eux qui en décident librement. Ils
le décident de manière délibérée.
Ils peuvent donc décider de mettre une partie du résultat en réserve facultative. C'est
les réserves libres qui peuvent faire l'objet d'une distribution ultérieure. Ensuite, on aura
les réserves statutaires.
Là, c'est quand les statuts prévoient qu'on puisse mettre une partie du résultat en
réserve. Donc, ce n'est pas tous les statuts des entreprises qui vont le prévoir. Certains
associés à la création d'entreprises vont donc prévoir que les statuts vont définir qu'on
va mettre une partie du résultat en réserve.
Et quatrièmement, on peut avoir des réserves qui sont réglementées. Donc là, c'est les
réserves qui vont être constituées généralement parce qu'on veut bénéficier d'un
avantage fiscal. Donc ça, c'est pour avoir une vue d'ensemble des destinations possibles
de l'affectation du résultat.
Mais l'idée, c'est qu'il faut absolument récupérer ce procès-verbal de l'assemblée qui
statue sur les comptes de l'entreprise afin de comptabiliser l'affectation du résultat. On
va donc voir un cas pratique. Là, c'est la troisième résolution du procès-verbal de
l'assemblée de la société Compta LTD.
Et là, on dira que les associés décident d'affecter les bénéfices de l'entreprise au clos. Le
31 décembre, de la manière suivante, on a un bénéfice net de 66 millions. On a
l'affectation de la réserve légale, ce sera 10%, comme on était en train d'expliquer tout à
l'heure.
On a donc le report à nouveau des exercices antérieurs, ce qui nous permet d'avoir ici
une base de bénéfices distribuables de 88 millions. Et puis, les associés décident que sur
les 88 millions, ils vont mettre 40 millions en distribution d'estats de dividendes. Et il
restera un report à nouveau de 48 millions.
Donc, l'assemblée décide de distribuer un dividende global de 40 millions, soit un
dividende brut unitaire de 4 000 pour chacune des 10 000 actions composant le capital
social, déduction faite de l'impôt sur le revenu des capitaux immobiliers de 15%, ce qui
correspond à un dividende net unitaire de 3 400 francs. Le dividende sera mis en
paiement à compter du 1er juillet de l'année N. La résolution est adoptée à l'unanimité.
Ce procès verbal, lorsqu'on arrive en date de clôture, en fin d'année, il faut le récupérer
pour le comptabiliser comme étant l'affectation du résultat N-1.
Qu'est-ce qu'on va faire? On va déterminer le montant de l'augmentation du report à
nouveau. Donc, il était à 28 millions en N-1. Il augmente pour passer à 41 millions de
l'augmentation de 19 millions.
C'est ça qu'on va traduire dans les comptes. Le dividende net que les associés vont
recevoir, puisqu'on va faire une retenue à la source de l'impôt sur le revenu des capitaux
immobiliers, appelé encore IRCM, ce qui fait qu'ils vont recevoir uniquement 85% du
dividende qui doit leur revenir. On retient à la source de l'impôt pour reverser ça à l'État.
Par conséquent, ils vont recevoir en net 34 millions. Ensuite, on a l'impôt IRCM qui est
calculé et qui vaut 6 millions. Quelle écriture allons-nous passer pour constater cette
affectation du résultat? Eh bien, notons qu'en N-1, lorsqu'on clôturait les comptes, on a
donc viré tous les comptes de charges et de produits.
On les a mis à zéro. On les a virés dans ce compte de résultat net, n'est-ce pas, pour 66
millions. Donc, on va le débiter pour mise à zéro.
Ensuite, on va créditer le compte de réserve légale et on va y mettre la valeur qui a été
décidée par l'assemblée des actionnaires. Le report à nouveau, on va comptabiliser
l'augmentation de ce report à nouveau au crédit. Le compte associé va être crédité
également de 34 millions pour le montant qui est dû aux actionnaires.
Et enfin, on va comptabiliser l'IRCM pour un montant de 6 millions. Voilà l'écriture qu'il
faut passer. Donc, souvent c'est oublié et c'est en faisant des exercices comme ça que,
dans le cadre des travaux de clôture, on va se rattraper pour comptabiliser cette
opération.
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